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 [EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah

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MessageSujet: [EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah   Jeu 9 Mar 2017 - 0:11

►[EVENT 13.06]Extraction Point.◄
Elijah & Leni  



Samedi 13 Juin – Avant le déjeuner

Leni noircit son parchemin depuis bientôt une demi-heure, dans le silence le plus complet. Les mots lui viennent avec aisance, comme à chaque fois qu’elle doit s’épancher sur le sujet de la botanique. Mais alors que cette dernière se retrouve mêlée à la recherche médicale, le cerveau de la jeune femme n’en finit plus de fonctionner à plein régime. Elle n’a certes, aucun diplôme en médecine mais ses propres recherches lui ont permises d’acquérir une bonne base qui lui permet aujourd’hui de collaborer avec des chercheurs, des scientifiques. Si son analgésie a été un véritable fardeau pour Leni, elle lui a au moins permise d’avoir du temps à tuer pour s’abreuver de connaissance en tout genre.
La botanise s’applique donc à détailler avec des croquis, des annotations et des paragraphes en quoi l’Alihotsy dillué avec l’Empestine d’un Mimbulus permet d’atténuer les démences causer par l’âge ou par toute autre maladie. Elle bûche sur cette recherche depuis plusieurs mois déjà et Julien, scientifique français, ne tardera pas à donner une conférence pour prouver que tout ce qu’ils ont déduit depuis tout ce temps, n’est pas faux, ni risqué. Au contraire.
Elle sait que certains sont sceptique à l’idée d’utiliser une plante censé déclencher des crises d’hystéries mais Leni s’est rendu compte que cette dernière dilué avec le jus de ce cactus particulier et en ajoutant quelques gouttes d’autres plantes, les effets s’annulaient pour rendre l’Alihotsy apaisante.

Leni rage intérieurement de ne pouvoir débattre de ses recherches en face à face, comme à ses habitudes. Puisqu’en dehors de son rôle d’enseignante, elle est aussi une conférencière confirmée qui aime à exposer ses recherches mais aussi, à clouer le bec de certains de ses confrères misogynes qui ne pensent pas un seul instant que cette femme froide, voir frigide, puisse être à l’origine d’une solution plausible. Mais ces conférences ne sont pas particulières que de ce genre de personne. Au contraire. Elle y a déjà rencontré des hommes, des femmes, tous aussi passionnants les uns que les autres.

Son horloge en forme de mandragore se met à sonner. Leni lève les yeux vers la grande porte de son bureau. 11 heures, déjà. L’heure du thé à sonner. La botaniste n’a pas oublié l’invitation de son amie, Phaedre et si elle n’est pas de nature à se lier, elle ne niera jamais apprécier particulièrement la présence de la Prophétesse. Outre son charme froid et captivant, tout en elle attire Leni. Pas physiquement – bien qu’elle se serait bien laissé tenter si Phaedre n’avait pas d’yeux que pour James et si elle-même n’avait pas John dans le collimateur de ses désirs – mais culturellement parlant, elle était d’une fascination qui plongeait Leni durant des heures de discussion, de débat animé avec elle. Oh, la divination est bien abstraite pour elle mais face à Phaedre, elle ne ressent aucunement l’envie de la remettre en question. Bien au contraire, son art est avéré et passionnant.

Leni termine son paragraphe et range soigneusement son parchemin dans un de ses tiroirs qu’elle ferme à double tour pour ensuite le sceller d’un sortilège.
Méfiante ? Si peu.

Juchée sur ses talons et vêtue d’un simple pantalon en jersey et une chemise en mousseline, Leni réarrange rapidement ses cheveux coupés au carré d’un geste de la main. Un tour de baguette et la porte de son bureau est aussi sûrement scellée que le tiroir de ses recherches.
Il lui faut une bonne dizaine de minutes pour arriver à destination de la tour de Phaedre. Entre le parc à traverser et les 7 étages à monter, la botaniste a au moins fait son sport pour les trois prochaines semaines.
D’ailleurs, lorsqu’elle traverse l’étendue verdâtre, elle ne peut s’empêcher de jeter un œil vers les barrières magiques dressés par l’ensemble du corps enseignants, des gardiens et de quelques élèves. Barrières rudement mise à l’épreuve ces dernières jours lors de la venue d’une nuée de détraqueurs.
Elle se souvient la panique, l’angoisse de tous. Aucune n’a réussi à entrer et ils ne doivent cela qu’à l’énorme travail fourni par ceux qui protègent tous ces enfants aujourd’hui.

- Vargas ! N’y songez même pas.

Il est là, elle le voit, dans le coin du couloir, prêt à balancer un pot de peinture sur la prochaine victime qu’il ne pensait pas être son prof de botanique.

- Si une seule goutte de peinture n’imbibe mes fringues, je déduirais 50 points de votre maison pour chacune d’elle. Clair ?
- Oui m’dame.

Il tousse dans son poing, se gratte la barbe et retourne d’où il vient.
Petit branleur. C’est le seul terme qui lui vient à l’esprit en le regardant marcher fièrement dans le couloir malgré sa réprimande. Il n’en mène pas large malgré tout, elle le voit à sa démarche mais ce garçon lui tape sur les nerfs à bien des égards. Inattentif en cours, fouteur de merde, mariole de service, des notes proches du cancre… C’est à se demander si les cours l’ont intéressé un jour.

Leni arrive devant la petite trappe et lève le poing.

- Entrez.

Fascinant. Parfois, elle se surprend presque à envier ce don si peu commun que Phaedre possède.
Sourire aux lèvres, discret mais présent, la botaniste ouvre la trappe et pénètre dans l’antre de la prophétesse.

- Bonjour Phaedre.
- Bonjour Leni. Comment vas-tu ?

Elle est assise à son bureau, le thé en pleine préparation. Elle l’attendait déjà.

- Bien. Je viens de surprendre Vargas prêt à effectuer une énième connerie. Est-ce qu’il cessera un jour d’avoir dix ans ?

Phaedre sourit, amusée par la remarque, peut-être. Cette dernière l’invite à s’asseoir et Leni s’exécute en prenant place dans l’un des larges fauteuils de ce « salon » improvisée.  
La discussion entre les deux femmes est, comme toutes les autres, passionnées. Elles discutent de tout, des astres, de la botanique, du rapport entre ces deux matières qui sont intimement liés à certains moments de l’année. Leni ne voit pas le temps passer, Phaedre non plus, cette dernière évoque même sa grossesse déjà annoncée quelques jours plus tôt. Sujet où la botaniste n’est pas très à l’aise mais elle prend le temps de prendre des nouvelles, de se soucier de son amie.

- Veux-tu un autre thé ?
- Hum, je veux bien. Elle lui tend la tasse. Merci.

Phaedre la saisit, se lève et bloque.
Une seconde. Puis deux.
Son visage se transforme, blanchit, devient soudainement expressif.

- Phaedre ? Tout va bien ?
- Hm ? Elle cligne des yeux. Oui. Je vais te faire ton thé.

Leni le sent, elle ment. Cette fois-ci, la prophétesse n’a rien d’une bonne comédienne et la botaniste s’inquiète. Aurait-elle senti quelque chose de particulier avec le futur bébé ? Autre chose ?

- Si tu lis parfaitement les astres, tu es une bien piètre menteuse. Ton direct mais qui n’a rien de froid. Dis-moi ce qu’il ne va pas.
- Tout va bien Leni, tu veux le même thé ?

Et elle comprend presque immédiatement. Leni se lève à son tour, droite comme un « i ».

- Qu’est-ce que tu as vu ? Dans ma tasse, tu as vu quelque chose. Et ne me mens pas, s’il te plait. Je préfère autant savoir ce que tu y as vu.

Elle n’est pourtant pas du genre à aimer à ce qu’on lui lise l’avenir, à ce qu’on lui prédise sa vie. Elle préfère la vivre à son rythme, peu importe ce qu’elle y rencontrera puisqu’elle saura y faire face, comme elle l’a toujours fait. Mais cette fois, Phaedre l’interpelle. L’expression surprise et gênée de son visage ne lui permet pas de quitter cette pièce sans chercher à savoir ce qu’il se passe, ce qu’elle a lu dans cette fichue tasse.
Alors elle insiste.

- On ne demande pas ce que l’on ne veut pas savoir.

Leni se redresse, vivement, piquée au vif.
Ok. Inutile de s’emballer, inutile de se disputer avec elle. Elle VEUT juste savoir ce qu’elle y a vu.
Et pourtant, est-ce vraiment ce qu’elle désire ?

- Pourtant, c’est ce que je fais. Elle inspire, imperceptiblement, marque une pause. Phaedre, s’il te plait. Je ne pourrais pas sortir de cette pièce sans que tu m’ait dit ce que tu as vu.

Et Leni n'est pas du genre à "supplier".
Phaedre s’arrête et pose la tasse à côté d’elle, sur son bureau. Elle ne la lâche pas des yeux, la fixe. Et Leni est incapable de savoir ce qu’elle y lit, son amie est indéchiffrable.

- Tu avais quel âge lorsque tu es tombée enceinte ?

- Quoi ? Com…

Leni s’arrête. C’est un coup de massue qu’elle se prend en pleine gueule, un seau de glace qui se propage dans ses veines.
Tu avais quel âge quand tu es tombée enceinte ?
La phrase résonne durement, comme un rappel de ses pires souvenirs, de ses pires malheurs. Droite, pétrifiée, son visage évoque sûrement la plus dure des expressions. Leni sent sa mâchoire se contractée mais aucune douleur ne se propage en elle. Pourtant, elle aurait préférée, car cette dernière aurait pu lui faire oublier ce sentiment de vide, ce sentiment qu’elle a fui dès la seconde où l’infirmière lui à annoncer cette grossesse.
Comment Phaedre le sait n’a plus aucune espèce d’importance. Mais ce qui en a une, c’est de savoir le rapport entre ça et ce qu’elle a vu dans cette putain de tasse.

- 20 ans. Pourquoi.

Le ton est sec, froid. Aucune émotion ne traverse ses mots.

- D’accord. Elle réfléchit, Leni ne la lâche pas des yeux. Son cœur palpite avec force, elle le sent tambouriner contre ses côtes. Elle ne l’admettra jamais mais au fond d’elle, elle est terrifiée d’évoquer le sujet, de se souvenir, de savoir quoi que ce soit. Donc jeune, sans revenus, envie de poursuivre ta carrière. Est-ce que tu as déjà pensé à la possibilité que tu puisses revoir… la fille que tu as portée ?

La fille que j’ai portée.
La fille à qui j’ai donné la vie, que j’ai ensuite abandonnée.
Aucune honte, aucun remord. Leni est parfaitement consciente que de garder l’enfant aurait été une très mauvaise idée. Pour elle, pour l’enfant. Surtout pour l’enfant qui n’aurait jamais pu obtenir quelconque amour maternelle de sa part, elle qui n’a jamais rien ressenti.
Et pourtant, aujourd’hui, les émotions qui lui étaient 16 ans plus tôt étrangères, semblent prendre une tout autre forme. Leni est incapable de savoir exactement ce qui se trame chez elle. Son souffle est court, sa poitrine est lourde. Elle se souvient d’avoir tout fait pour s’éloigner de ce souvenir, de cette grossesse. Après l’accouchement, le refus de voir cet enfant, de voir son visage, évitant toute chance de ressentir une quelconque émotion. Puis la rupture avec Jaan, le père. Couper les ponts pour ne plus avoir à faire face.
Leni pensait ne plus JAMAIS entendre parler de cette histoire bien enfoui, dont elle seule connaissait l’existence.

- Non. Jamais.
- Il va falloir y songer.

Les mots sont durs. Violents.
Y songer ? Pour quoi faire ?
Mais Leni est loin d’être conne, d’être stupide. Elle commence à comprendre et cette fois, les émotions lui arrivent en pleine gueule. Ses yeux s’agrandissent, l’air lui manque mais elle reste droite.

- Est-ce que tu sous-entends qu’elle est ici ? A Poudlard ?

Elle lâche un rire qui tiend plus de la nervosité qu'autre chose.

- Tu es sûre que tu veux toujours savoir ?

Non, elle ne l’est plus, putain. Elle n’est plus sûre de rien, plus sûre de savoir de quoi parle les deux femmes. Plus sûre d’être elle-même. Plus sûre de savoir si c’est de sa vie dont il est question.
La sienne et celle de cette enfant dont elle ne connait ni le visage, ni le nom.
Et pourtant, si. Vu l’expression de Phaedre, vu ce putain de hasard, il y a de forte chance pour que Leni ait été en contact de cette gamine.
Ses épaules sont lourdes, un froid immense la submerge.
Un regard et elle fait comprendre à Phaedre que oui, elle veut entendre ce qu’elle a à lui dire. Qu’on en finisse, rapidement.

- Très bien. Tout ce que je peux savoir c’est que c’est une jeune fille aux environs de 16 ans, qui parle le langage des rêves, la tête dans les étoiles. Et étonnamment, fait précis, allergie notoire à l’arachide.

Chaque mot, vaut une image.
Fille de 16 ans, son cerveau fait le tri sans l’aide de personne pour se focaliser sur les 6ème années.
Qui parle le langage des rêves, la tête dans les étoiles.
C’est une foutue énigme que Phaedre lui présente. Une énigme qui trouve sa propre solution, seule, dans l’esprit affuté – bien que confus – de Leni.
Elle procède par élimination, encore. Supprime tous les jeunes hommes, ne garde que ces jeunes filles pour conserver celles qui semblent être tête en l’air, rêveuse, la tête dans les … étoiles.

- Merde.

Ce mot lui échappe, comme ce souffle qui semble être le dernier.
Etoile. Allergie aux arachides. Les images se superposent vers une seule et même personne. Une jeune femme qu’elle n’aurait jamais soupçonnée être… cette enfant.
Sa fille.
Les traits d’Elijah se dessinent doucement sous ses yeux clos alors que Leni se retient au fauteuil, mains sur le front.
Comment était-ce possible ? Quels étaient les probabilités pour que cette enfant soit entre ses murs écossais alors que Leni lui a donné naissance en Estonie ?
L’air lui manque, l’angoisse pointe.
Respire.
Impossible. Elle revoit chacun des moments passés avec cette gamine, avec une précision qui la rend malade. Ses mises en garde, ses rappels à l’ordre, cette retenue, ce devoir sur les astres, cette douceur qu’elle lui a manifester lorsqu’Elijah s’est laissé noyée par la panique. Ses gestes pour ses allergies… cette bienveillance venue de nulle part.
C’est un putain de traquenard.

- Si on en vient à avoir cette conversation aujourd’hui, c’est que les astres en ont décidé ainsi.

J’emmerde les astres, putain.

- Tu devrais te préparer à éventuellement y faire face.

Tout ce que lui dit Phaedre depuis tout à l’heure sembler annoncer une prochaine confrontation. Comme une mise en garde que, d’ici peu, la lumière se fera sur cette part d’ombre de son passé. Phaedre lui tend une petite fiole, une liqueur.

- Ca ne peut que te faire du bien. Leni tend une main tremblante… Et ne casse pas mon verre.

Elle assure donc sa prise, boit d’une traite l’alcool qui doit probablement lui brûler l’œsophage mais elle n’en sent pas l’effet.
En revanche, elle entend parfaitement le bruit qui vient de l’escalier. Sourd, précipité.
Un coup d’œil vers Phaedre suffit à lui faire comprendre qu’encore une fois, tout semble lié.
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MessageSujet: Re: [EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah   Dim 12 Mar 2017 - 23:42

Samedi 13 juin 2015 – Avant le déjeuner
Extraction Point



Leni & Elijah

Je suis motivée ! J'ai le sourire ! Je maitrise parfaitement mon Patronus donc je suis en sécurité ! Et puis je ne suis pas seule, il y a pleins de supers sorciers partout autour de moi ! Ça va aller. Parce que j'ai des amis, parce que je ne me sens plus seule comme ça a pu être le cas parfois ces derniers temps. Loin de mes parents, loin de mon frère, pas vraiment intégrée dans le fond. Elle est gentille Elijah … Hum, oui, elle est gentille, mais elle est maladroite, fatigante, épuisante même … Oh ça n'est pas grave, je n'en veux à personne parce qu'ils ont raison et … Aïe ! Non, se taper l'orteil dans un meuble n'a toujours rien d'un moment agréable. Enfin, oui, je me sens entourée, j'ai l'impression d'appartenir un peu à quelque chose de plus grand que moi grâce aux personnes que j'ai approché de plus près récemment et ça me donne envie de sourire. Charleen, Kezabel, Elias aussi même si des fois je ne comprends pas tout. Caem bien sur, oh ça oui, lui c'est encore différent. Lukas ! Même Riley qui m'impressionne mais que j'aime bien. Puis Enzo, qui accepte sans broncher, presque amusé, limite attendri même des fois j'ai l'impression, de me voir sourire bêtement quand je vois William, William qui est toujours très gentil avec moi d'ailleurs … Qu'est ce qu'il a des beaux yeux … Comme ceux de Cameron … Bref ! Je sais pas, y a comme un truc qui a changé en moi grâce à toutes ces personnes là. J'ai l'impression que le déclic s'est fait le soir du bal le mois dernier et ça me fait beaucoup de bien même si ça n'enlève rien à ma maladresse éternelle, bien évidemment. Mais ces gens là … Ils l'acceptent, ça les fait même rire la plus part du temps et ils ont toujours un petit geste envers moi pour s'assurer que je vais bien. Et puis c'est vrai que ces derniers temps, avec Charleen, on s'est beaucoup rapprochées. Sa présence m'apporte énormément, je ne saurai pas expliquer pourquoi ni comment mais je me sens comme en sécurité avec elle. Elle me rassure rien qu'en étant là et puis c'est tellement génial d'avoir une copine ! Parce que dans le fond, même si je parle à beaucoup de gens, je n'ai jamais vraiment eu d'amis proches. J'ai l'impression que c'est ce qu'elle est devenue pour moi au fil de ces dernières semaines, ces derniers mois même.

Enfin, quand on parle du loup … Non, ça n'est pas Charleen, je viens à peine de la quitter et c'est elle qui m'a aidé – une fois n'est pas coutume – à y voir plus clair sur mes interrogations. Là, il s'agit de deux garçons.

« T’as l’air d’avoir un gros problème. »

J'ai le palpitant qui s'emballe, l'envie de regarder le sol en rougissant, c'est comme ça chaque fois que je tombe nez à nez avec lui. Il m'intimide parce que je le trouve vraiment, vraiment craquant … Oui, je parle de William et son gros problème c'est la grande carcasse d'Enzo qui est littéralement accroché à lui comme un coquillage le serait à son rocher. Il l'enlace par derrière, son visage est complètement enfoui dans le cou du Serdaigle et c'est assez comique à voir vu la différence de taille entre les deux. D'autant plus qu'ils me donne l'impression d'être en train de se déplacer. Enfin … William essaie d'avancer je crois mais il a plus l'air de trainer Enzo qu'autre chose.

« Hey, j’suis pas gros. J’ai une ossature lourde, c’est pas pareil. »

Sa voix me parvient de manière étouffée et pour cause, il n'a pas levé la tête, mais son sourire s'entend sans aucun mal. Et ça me fait rire.

« T’es malade Enzo ? »
« Monsieur à la gueule de bois. »

Il se moque, je crois, mais gentiment et sa main se glisse dans les cheveux du Gryffondor dans un geste que je ressens plein de tendresse. Non, pas une seule seconde je n'ai envié mon camarade de classe, enfin ça n'est pas ce qui m'a traversé l'esprit en tout cas mais ça me fait complètement fondre …

« Faux. Je reprends ma nuit et il se trouve qu’il est super confortable. »

Enfin je vois son visage, effectivement il n'a pas l'air très réveillé mais ça ne l'empêche pas de déposer un bisou sur la joue de William avant de m'adresser un grand sourire taquin et de poser son menton sur son épaule sans le lâcher une seule seconde.

« Tu sais, je t'ai vu dans la notre Salle Commune hier soir ... »

Il avait l'air de bien s'amuser, ça c'est sur ... Avec Caem, Kevin, Casey et puis Killian qui est passé aussi. J'ai bien vu qu'ils ne buvaient pas que de l'eau, je sais que j'ai l'air à côté de la plaque la plus part du temps mais quand même. Et ça m'a donné envie un peu, d'ailleurs, parce que le soir de l'anniversaire de Kezabel ... C'était vachement drôle. J'ai eu un peu mal à la tête le lendemain mais j'ai aimé les sensations que l'alcool m'a procuré pendant quelques instants. C'était nouveau, ça m'a bien plu c'est vrai ...

« Oh, c'est quoi cette conspiration là ? »

Il a l'air outré mais je sais qu'il ne l'est pas vraiment. Enfin … Je crois ? Mais c'est vrai que c'est un peu une conspiration finalement … Le truc c'est que quand l'attention du Serdaigle se pose sur moi et qu'il me sourit comme il est en train de le faire, je perds la moitié de mes neurones. Ressaisis toi ma fille ! Et puis c'est quand même pas terrible de réagir comme ça devant son petit ami … Même s'il ne dit rien … Il n'est pas stupide ni aveugle, je sais bien qu'il s'en rend compte sauf que c'est plus fort que moi, je craque comme une biscotte. Peut-être qu'il me comprend et que c'est pour ça qu'il ne m'en veut pas … Je crois que la prochaine fois qu'on se retrouve tous les deux je vais simplement lui poser la question. J'ai pas envie qu'il m'en veuille, je l'aime bien et je n'ai pas non plus envie de lui faire de peine. Il est toujours gentil et patient avec moi alors qu'il me supporte toute la journée en cours, ça ne serait vraiment pas chouette de ma part.

Mais bon, ces yeux bleus ...

« Ça va Mademoiselle Leroy ? »
« Oui merci, très bien ! Et toi ? »

… Je m'y perds complètement et le monde cesse d'exister … Y compris Enzo – et vu son gabarit c'est difficile de passer à côté – alors qu'il se détache de William et fait quelques pas en arrière.

« J’vais vous laisser hein … »

Hein ? Que … Quoi ? Merde.

« Oh ! Non … Désolée, je … »
« Hey, Eli, je plaisante. »
« Ah. »

L'ironie, le sarcasme, le second degré, tout ça … Je ne capte pas toujours mais il m'adresse un sourire tranquille et un clin d'œil alors je me détends instantanément. Jusqu'à ce qu'il balance une bombe comme il aime bien le faire de temps en temps. Comme ça, sans prévenir : BOOM !

« Alors comment ça va avec Elias ? Ça avance ? »

Retour à la case rougissement et cette fois ça n'a rien à voir avec le sourire et les yeux du Serdaigle. Je pique un far mais ça ne dure pas très longtemps avant que je relève la tête, un rictus incertain sur les lèvres accompagné d'un soupir. Ça me surprend, je rougis, mais ça ne me dérange pas d'en parler. C'est pas la première fois que je le fais avec Enzo et d'ailleurs c'est moi qui me suis confié à lui spontanément. Le faire devant William n'est pas un problème non plus même si ça pourrait presque passer pour un paradoxe de parler d'un autre devant lui alors qu'il fait s'envoler des papillons dans mon cœur – au sens anatomique du terme – chaque fois qu'il me parle ...

« Euh … Ben … J’sais pas trop. »

Je hausse les épaules et triture le bout de mes manches sans pour autant fuir leur regard alors qu'ils se tiennent tous les deux face à moi, deux entités distinctes à présent, chacun les mains dans leurs poches respectives.

« Ça a l’air tellement simple quand on vous voit mais en fait vous êtes de la publicité mensongère tous les deux. En plus je sais pas trop de quoi j'ai envie au final. J’préfère passer du temps avec Charleen c’est moins compliqué ! Pis je crois que c’est pareil pour elle d’ailleurs parce que Ethan … »

Stop. MAY DAY ! Qu'est ce que tu viens de faire là, Elijah ? Boulette ! Et non, je ne parle pas de Kezabel et Riley. C'est donc le grand retour des joues qui rosissent et du sourire crispé.

« J’crois que j’ai trop parlé là … Encore. »

Voilà ce qui se passe quand on n'a pas de filtre alors je choisi une technique d'enfer : La fuite !

« Bon ! Faut que j’aille voir Mlle Hunt, j’ai quelque chose à lui demander et … »

… Et c'est le drame. Je ne l'ai pas vu arriver, les garçons non plus visiblement parce que aucun des deux n'a réagit mais si j'ai fait un bond en arrière d'une part à cause de l'a surprise et d'autre part pour essayer d'éviter les éclaboussures, il y en a un de nous trois qui reste complètement statique. Enzo. Enzo qui est recouvert de peinture quasiment de la tête aux pieds parce que Mateo, le copain de Riley, vient de verser un pot entier sur lui et que ça dégouline de partout. Pourtant, il ne bouge pas d'un poil et … Je sais pas trop si c'est bon signe ou pas ...

« Tu vois, en plus ça te rend aveugle. »

Je ne comprends pas vraiment, j'imagine que ça doit être une référence bien à eux, une private joke comme on appelle ça. C'est moi où le temps s'est arrêté, comme si plus rien ne bougeait, retenu dans un souffle. Quoi qu'il en soit, dans un geste que je qualifierai de démesurément lent, Enzo s'essuie le visage et dégage ses yeux avec ses mains et enfin, des mots sortent de sa bouche. Moi je ne bouge pas d'un millimètre, les mains plaquées sur la bouche, figé dans l'instant et instinct de survie enclenché. William ? J'ai l'impression qu'il se contente d'être spectateur aussi mais je crois qu'il a envie de rire. Peut-être que je me trompe.

« Maracas, t’es un homme mort. »

Je l'admets, c'est bien un frisson qui me parcoure des pieds à la tête. Je … crois que je n'ai jamais entendu son accent Australien ressortir aussi fortement et clairement … C'est bon signe ou mauvais signe ça aussi ? Parce que ce ton vraiment très calme … Et puis tout explose. Mateo se met à courir, Enzo le prend en chasse mais juste quand il est passé devant moi j'ai aperçu son sourire alors quelque part ça me rassure un peu. Ils rient en se courant après, s'envoient probablement des piques ou des provocations mais bientôt disparaissent dans les escaliers et je me retrouve donc seule avec le Serdaigle qui lui reste tranquille, juste un petit sourire sur les lèvres, mains dans les poches, complètement détendu.

« Je t’accompagne ? »
« Tu devrais peut-être t’assurer que … »

Ma phrase reste en suspens dans les airs alors que du pouce je désigne l'escalier par lequel viennent de disparaître les deux Gryffondors. Pour seule réponse j'obtiens un haussement d'épaules et même si je ne lis pas toujours très bien entre les lignes, cette fois je crois que je comprends. Il a raison, pourquoi s'en mêler ? Ça n'a rien de grave et puis Mateo et Enzo se connaissent bien. Ils ne vont pas se faire de mal ou alors pas volontairement. Je crois que ça n'est pas la première fois que je les vois s'embêter mutuellement de toute façon alors je me dis que ça doit être une habitude et que ça n'affole personne. Tant mieux ! Ok, c'était peut-être un peu trop enthousiaste et égoïste ça ...

« J’veux bien alors, merci ! »

Non je ne suis pas difficile à convaincre, je sais. On se met en route, on discute un peu en chemin de tout et rien et ce serait mentir si je disais que je ne suis pas heureuse comme une gamine. Je ne suis pas amoureuse de lui, pas vraiment, c'est juste … Je crois qu'ils appellent ça un crush, c'est tout. Et puis ça n'est pas comme si j'espérais avoir quelconque chance, ni même que j'en ai réellement envie dans le fond mais oui, passer ce petit moment seule avec lui, son attention toute focalisée sur moi et ses yeux bleus plongés dans les miens … Wow. Je suis sur un petit nuage ça c'est sur. J'en serai presque déçue d'arriver au pied de l'escalier qui mène à la Salle de Divination – Option que je n'ai pas mais c'est justement la raison de ma présence ici parce que j'envisage que ça change éventuellement l'année prochaine si c'est possible.

« Merci William, c’est gentil de ta part d’avoir fait le reste du chemin avec moi. »
« Mais je t’en prie Maya l’Abeille, tout le plaisir était pour moi. »

Là, avant qu'il ne reparte, j'ai le droit à un bisou sur la joue et comment vous dire que c'est la fête nationale dans mon petit cœur. Je suis tellement à l'ouest suite à ce geste que je reste plantée là quelques secondes, sourire béat, totalement idiote, à le regarder s'éloigner avant de fixer le vide puisqu'il n'est plus dans mon champ de vision. Je me remets en mouvement dans un gloussement digne des plus grands films pour adolescentes et me cogne bien évidemment le tibia dans la première marche quand je me retourne un peu trop vivement vers l'escalier qui mène à la trappe et donc à la salle de classe de Mlle Hunt. Je ne jure jamais, heureusement parce que mes parents ne seraient pas très content étant donné que ça arriverait a peu près toutes les trois minutes, mais je trouve des subterfuge. Du genre, le très familier : Mer....credi ! Par exemple. C'est celui-ci qui m'échappe après un simple « Aïe ! » mais ça n'est pas tellement ce qui nous intéresse ici. Le fait qu'arrivée presque en haut, alors que la trappe n'est pas refermée, j'entends des voix qui viennent de là-haut alors j'envisage de faire demi tour, un peu déçue, mais il y a ces mots qui me parviennent et qui attisent ma curiosité :

« Tu avais quel âge lorsque tu es tombée enceinte ? »
« Quoi ? Com… »

Oh. Non. Pourquoi est ce que j'ai entendu ça ? Parce que ces voix je les reconnais, il s'agit de Mlle Hunt bien sur mais surtout de Mlle W. et … Non, je ne veux pas en entendre plus. Demi tour. Trace ta route … J'ai dit trace ta route Elijah et ça ne veut pas dire s'arrêter à mi-chemin pour tendre l'oreille à nouveau parce que tu es trop curieuse !

« Est-ce que tu sous-entends qu’elle est ici ? A Poudlard ? »
« Tu es sûre que tu veux toujours savoir ? »

Oh merde … Vas t'en avant d'entendre quelque chose que tu ne devrais pas entendre triple buse parce que tu seras incapable de vivre avec un tel secret et que tôt ou tard tu finiras par éclater ! Tu le sais ! File ! Maintenant. Avant qu'il ne soit trop tard. Mais je ne bouge pas, c'est comme si j'en étais incapable, comme si une main invisible faisait pression sur mon épaule pour me maintenir assise sur cette marche. Je ne devrais pas, ça n'est pas correct, mais … Mlle W. aurait réellement une fille, ici, à Poudlard, et elle ne le saurait pas ? C'est ...

« Très bien. Tout ce que je peux savoir c’est que c’est une jeune fille aux environs de 16 ans, qui parle le langage des rêves, la tête dans les étoiles. Et étonnamment, fait précis, allergie notoire à l’arachide. »

Des jeunes filles de 16 ans il y en a quelques unes entre ces murs et parler le langage des rêves, qu'est ce que ça veut dire ça au juste ? Peut-être que je le saurai si je suivais l'option de Mlle Hunt mais ça n'est pas le cas. La tête dans les étoiles … Tout ça est bien vaste mais une allergie, ça, c'est très précis. Je me demande réellement comment fonctionne le don de cette femme, c'est fascinant. Tellement fascinant que l'évidence ne me saute pas aux yeux tout de suite. J'en suis là, perdue dans mes interrogations, essayant de savoir de qui il peut s'agir parce que c'est très probablement une personne de ma classe, quand quelque chose se passe en moi, comme un engrenage qui se met en route. Au départ il grince un peu, presque rouillé, et puis l'évidence se fait plus présente, plus oppressante surtout …
C'est comme se prendre un violent coup à l'arrière du crane, quelque chose qui vous assomme complètement sans vous épargner la douleur du choc, quelque chose qui fait battre votre cœur tellement vite qu'il donne l'impression qu'il va sortir de votre poitrine. La nausée, la migraine, le sang qui bat dans les tempes … N'importe qui aurait compris tout de suite mais pas moi, non, évidemment … Et j'aurai préféré ne jamais comprendre. Soudain j'étouffe, c'est comme si l'air ne circulait plus correctement entre l'atmosphère ambiant dans laquelle je le puisse et mes poumons. J'ai la tête qui tourne, une perte d'équilibre qui me laisse penser que je vais m'écrouler dès l'instant où je parviendrais à me relever mais rester ici ? Non. Impossible. Je ne peux pas, j'ai besoin d'air … Besoin … de m'éloigner. De ça. D'elle, tout simplement. Ça ne peut pas être possible, j'ai rêvé ce que je viens d'entendre.

Je me lève mais vacille, si j'évite la chute je ne le dois qu'au mur auquel je me rattrape sans trop savoir comment je fais. Les cris qui commencent à s'élever dans le château je ne les entends pas. Je n'entends plus rien si ce n'est un sifflement aigu et persistant qui tambourine dans mes oreilles. Je cours, je trébuche, me rattrape puis reprends ma course éperdue sans savoir où je vais. Je veux juste fuir. Fuir la réalité, fuir la vérité, fuir ces mots que j'aurai voulu ne jamais entendre. La fuir elle, tout simplement. Cette femme … Non … Impossible. Non, non, non !
Et cette silhouette drapée de noir, flottant a deux mètres du sol droit devant moi, je ne la vois pas non plus. Je lui fonce droit dessus sans faire attention, sans prendre garde à la noirceur du monde qui m'enveloppe petit à petit. Les larmes ruissèlent sur mes joues, les sanglots m'étouffent mais je ne veux pas m'arrêter. Je ne peux pas m'arrêter. Alors je fonce droit vers le danger, presque en lui tendant les bras, sans réagir, sans prendre conscience de la gravité de la situation. Et puis ces pas derrière moi … Ils me poussent à accélérer sans me retourner. A choisir entre faire face à cette réalité qui me brule les veines et m'empêche de respirer ou ce Détraqueur qui n'attend plus que quelques mètres de ma part pour aspirer tranquillement ma vitalité, j'ai visiblement décidé.
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MessageSujet: Re: [EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah   Mar 21 Mar 2017 - 22:22

L’impossible devient possible et Leni a l’impression d’étouffer, que son monde entier s’écroule.
Cette enfant, au château ? Quelles sont les probabilités pour que son passé lui revienne ainsi en pleine gueule ? C’est comme un boomerang qu’elle aurait lancé à ses 20 ans pour qu’il lui revienne des années plus tard en plein visage, pour lui rappeler qu’un jour elle a porté la vie en elle, là, au creux de son ventre. Et que son seul désir n’a été que de s’en séparer. Pour quoi ? Parce que sa vie commençait à peine, qu’il lui restait tout une carrière bâtir, qu’elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait rien offrir à cette enfant.
A Elijah.
La simple évocation de ce prénom lui retourne l’estomac tant la réalité lui parait soudainement vertigineuse et angoissante. Elle sent son cœur battre avec violence entre ses côtes et ça n’est pas l’excitation d’apprendre cette nouvelle, non.
C’est la peur. Et ce sentiment, Leni n’est pas du genre à la ressentir fréquemment. Femme sûre d’elle, en parfaite maitrise et contrôle de la situation, la peur a toujours été pour elle une faiblesse qu’elle ne s’accordait pas, refusant de plier ne serait-ce qu’un genou devant ce sentiment bien trop oppressant. Rien ne vaut la peur pour fragiliser votre être.
Et pourtant, en cette seconde, c’est ce qui l’habite. Profondément. Presque viscéralement. Les raisons, elle ne les connait pas encore, mais elle sent poindre l’appréhension lourde de revoir le visage d’Elijah qu’elle ne verra plus JAMAIS de la même façon, peu importe les stratagèmes dont elle usera pour tenter de faire abstraction, pour oublier.
Oublier…
Peut-être était-ce la meilleure solution pour elle ? Un oubliette ? Que ça soit pour Leni ou même pour Elijah, la botaniste se demande s’il ne serait pas mieux pour elle deux de ….
Non. Jamais elle ne permettrait une telle perte de contrôle

Le bruit dans l’escalier, près de la trappe, la réveille, la ramène à Phaedre qui, d’un regard, lui fait comprendre que la concernée venait de tout entendre. De tout comprendre.
Et c’est précisément ce qu’elle aurait aimé éviter. Qu’Elijah ne sache jamais cette vérité parce qu’elle n’en vaut pas la peine. Ne vaut-il pas mieux pour elle de continuer à vivre sa vie d’adolescente sans savoir qu’à sa naissance, une femme qui fut sa mère l’a abandonnée ?
C’était ça ou une vie médiocre qui l’attendait. Et à regarder cette gamine, elle ne semblait en aucun cas malheureuse…

Leni ne peut pas faire comme si de rien n’était, plus maintenant. Pourtant, elle aurait pariée sa carrière que jamais elle n’aurait relevé « ce détail ». Elle aurait parié tout ce qu’elle a construit qu’à aucun moment elle n’aurait cherché à lui courir après pour… pour quoi ? Elle ne le savait même pas. Non, sa réaction aurait été des plus factuelles, des plus simples. Ignorant toutes les conséquences qui pouvaient en découlées derrière.
Mais aujourd’hui, les choses sont visiblement différentes puisqu’elle dévale les escaliers comme une conne pour rattraper Elijah qui semble déjà pourtant loin.
La botaniste ne sait pas si c’est le poids de cette nouvelle qui la rend si … glacée, si vide, mais au fur et à mesure qu’elle court dans ce couloir, il lui semble que ses membres se gèlent, que son sang se refroidit.
Son instinct lui parle, lui dicte une conduite qu’elle ne cherche pas à contraindre … Un œil au dehors et elle constate que le temps s’est subitement métamorphosé en une pluie battante, en un ciel gris et les formes qui virevoltent ne sont pas de simples nuages noirs…

Un juron dans sa langue natale lui échappe et elle accélère la cadence avant de se figer une fraction de secondes sur la scène qui se présente à elle.
Cette image aurait pu traduire le drame de sa vie. Elijah fonce tête baissée vers un détraqueur qui salive certainement d’avance à toute la noirceur dont il pourra s’abreuver de cette jeune fille qui venait d’apprendre, au détour d’une conversation, qu’elle a été adoptée et que sa « mère » - si nous pouvions appeler Leni de cette façon… - n’était autre que sa prof tyrranique de Botanique.
Oui, un cocktail parfait pour se montre se dirigeant droit sur elle. Elijah ne semble pas le voir ou au contraire, s’y jette tête baissée. Leni n’en sait rien et ne cherche même pas à le comprendre.

- ELIJAH ! BOUGE !

Elle essaie de l’interpeller mais rien. Baguette déjà en main, la botaniste rassemble ses souvenirs les plus heureux, tâche compliquée avec ce qu’il venait de se passer. Leni a déjà sa sélection de bons moments qu’elle se garde dans un coin de sa tête. Ses voyages, ses rencontrent, ces gamines a qui elle a offert une éducation qui lueur était interdites. Et, plus surprenant encore, une nuit partagée avec John.
Une nuit particulière où elle se revoit assise sur le bord de sa fenêtre alors que son collègue dort paisiblement, sur le ventre, nu sous les draps.
Elle n’a pas cessée sa course vers la jeune fille qu’elle tire d’un geste sec par l’épaule.

- Especto patronum !

Sa voix glaciale résonne et le patronus s’échappe de sa baguette, parfaitement constitué. Une hermine blanche fait face à ce détraqueur, lui montre les dents, n’hésite pas un seul instant à cracher son mépris au visage et à l’enrouler d’une aura magique pour le repousser.
Elijah semble à la fois amorphe et tétanisée alors que Leni la tire de nouveau en arrière, essayant de la pousser le plus loin possible de ce monstre avide de noirceur, d’âmes. Un autre geste de la baguette et le détraqueur recule de plusieurs mètres, lâchant un cri guttural et terrifiant, réussissant à faire frissonner Leni qui abaisse sa baguette, aux aguets.
Ca n’est pas le premier et ça ne sera pas le dernier, elle le sait. Ces créatures ont réussi à pénétrer dans l’enceinte du château, emplissant en ce même instant les couloirs où les cris résonnent déjà.

- Viens, il faut te mettre à l’abri. Leni se tourne vers la jeune femme, braquant son regard de glace dans le sien. Maintenant.

Malgré l’hécatombe qui se manifeste au creux de son ventre, Leni affiche un visage ferme, sûre d’elle. Pourtant, des émotions diverses la traversent. Se plonger dans le déni ou faire face à la réalité qui porte désormais un visage précis. Des expressions. Un souffle. Une vie.
Qui se tient devant elle.
L’être qu’elle a portée pendant 9 mois, qu’elle a sentie bouger, se manifester, presque trop pressé de faire sa rencontre.
Elle reste là, droit et aux aguets, devant la jeune femme même si elle sait qu’elle est la dernière personne qu’Elijah souhaite voir en cet instant. Et pourtant, elle n’a pas le choix si elle veut survivre.
Pour cause… un deuxième détraqueur surgit derrière elles, sifflant l’air vers ses deux proies.
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MessageSujet: Re: [EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah   Lun 3 Avr 2017 - 21:07

« ELIJAH ! BOUGE ! »

J'ai la vue brouillée, les oreilles qui siffle et le cœur qui bat violemment dans ma poitrine, tout ce sang qui bat dans mes tempes comme un refrain assourdissant me fait tourner la tête … Mais je l'entends. Le simple fait d'entendre le son de sa voix me pousse à accélérer et la profonde tristesse que je ressens s'intensifie autant qu'elle se mêle de colère. Quelque chose de puissant, d'envahissant, d'oppressant et asphyxiant.
Il n'est plus qu'à quelques mètres, il n'existe pour autant toujours pas pour moi et mon sang de brulant passe à une rivière glacée au fil de mes pas mais tout explose quand je sens cette main sur mon épaule qui me tire brutalement en arrière. C'est instinctif, je me retourne et dans un geste rageur essaie de la repousser, les traits du visage tirés par un mélange violent d'émotions diverses.

« Ne me touchez pas ! »
« Especto patronum ! »

Cette fois c'est la surprise qui prend toute la place, je ne peux détacher mes yeux de cette lueur argentée qui sort sous mes yeux et prend forme très rapidement. Je n'arrive pas à deviner ce qu'est cet animal, il ressemble à … une fouine, quelque chose comme ça, mais sa hargne est évidente et presque impressionnante pour une si petite chose. Moins petite que ma gerbille, certes, mais beaucoup plus que le mouton de Lukas par exemple. Elias me l'a bien rappelé il n'y a encore pas si longtemps, peu importe la taille du Patronus ça n'est pas ce qui compte. Ce sont les émotions qu'on met à son service qui font la différence.
L'espace d'un instant, un bref instant, je suis subjuguée parce spectacle et oublie presque tout le reste. C'est comme si le sang dans mes veines se réchauffait, quelque chose semble me couper de cette réalité que j'ai essayé de fuir et donc m'apaise. L'animal que je n'identifie pas montre les crocs, il n'hésite pas une seconde et celle d'après une puissante aura fonce droit sur le Détraqueur qui recule dans un son atroce, le genre de bruit qui reste gravé dans vos cauchemars pendant des semaines, quelque chose qu'on oublie jamais vraiment, comme venu d'outre-tombe.

Perdue dans cette contemplation, cette fascination, je ne pense plus à rien … Et je n'ai pas envie de sortir de cet état. Je n'ai même pas réagi quand elle a posé la main sur moi à nouveau, mon regard est resté braqué sur cette scène magique. Je ne prends pas non plus conscience de ce qu'il se passe là dehors et partout autour de nous, la gravité de la situation ne m'effleure pas l'esprit que je barricade pour le protéger de plusieurs choses mais d'une en particulier. Une autre évidence. Quelque chose que je refuse catégoriquement.

« Viens, il faut te mettre à l’abri. »

Sursaut. Ma petite bulle éclate brutalement et j'ai l'impression de sentir un éboulement de roche tomber à pic et lourdement dans mon estomac alors que la froideur du regard de cette femme rencontre la glace qui est revenu dans le mien. Et mon sang repart à rythme rapide alors que mon myocarde recommence à pulser vivement. Tout explose. Tout revient. Plus violemment encore. Froidement.

« Maintenant. »

Je serre les mâchoires, je serre les poings et mes yeux ne quittent pas les siens. Ce visage impassible, distant et froid, c'est le même que tous les jours ou presque mais pourtant aujourd'hui il est différent et je sais qu'il ne sera plus jamais comme avant. La tension n'a de cesse de grimper en flèche à l'intérieur de moi, mon rythme cardiaque s'emballe, s'enflamme, et la rage revient … Presque de la haine. Oui, de la haine. Je hais cette femme de tout mon être et le nouveau Détraqueur – ou peut-être est-ce le même qui revient à la charge, ça n'a aucune importance – qui vient de se matérialiser non loin de nous

« Non. »

Le ton que j'emploie pour lui répondre est glacial, calme et ferme. Il ne laisse place à aucun doute, aucune hésitation même si mon visage doit aisément trahir l'éruption qui est entrain de faire imploser mon être. Et j'adopte exactement la même posture qu'elle sans m'en rendre compte. Droite, la tête haute, faussement impassible et absolument pas décidée à bouger d'ici. Je ne veux rien avoir à faire avec elle, je ne veux pas qu'elle me parle. Elle n'est rien ni personne. Je veux qu'elle disparaisse et ne plus jamais la revoir. Elle n'est à mes yeux qu'un Détraqueur de plus.

« J'irai nulle part avec vous, je n'ai pas à vous obéir. »

Je serre si fort mes poings que mes jointures en deviennent blanches et me font mal. Cette douleur je m'y accroche, elle me nourrit, alors que la rage que je ressens s'exprime encore une fois de manière brutal et sans détour. On ne peut plus clairement.

« Vous n'êtes pas ma mère. »

A ces mots une vague de violence comme je n'en ai jamais ressenti traverse tout mon corps et me ferait presque vaciller mais reste immobile, stoïque, mon regard braqué dans le sien et lui transmettant tout ce que je ressens à son égard.

Pourtant je le sens bien, je me fissure.

I'm walking down the line
That divides me somewhere in my mind
On the border line of the edge
And where I walk alone

Green Day ▬ Boulevard Of Broken Dreams
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MessageSujet: Re: [EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah   Mar 11 Avr 2017 - 19:38

- Non.

Ca n’est pas le moment d’essuyer un refus capricieux, pas le moment de faire face à une tête brûlée. Ni à une haine sans limite, une colère profonde. Le combat qui se joue maintenant n’a pas sa place, pas pour l’instant. Plus tard, si elle veut, elle pourra lui gueuler toute sa haine à la gueule, elle pourra lui vomir tout ce qu’elle lui en veut mais en cette seconde, Leni tente de se focaliser sur leur survie.

- Elijah, ça n’est certainement pas le moment de jouer à ça.

Et son ton est tout aussi dur et froid que la gamine.
Quelque chose se manifeste entre les deux femmes, quelque chose de nouveau, d’unique. Presque de privilégier. Et pourtant, ça n’est pas de l’amour, de la reconnaissance ou même une quelconque forme de joie. Non, c’est une confrontation. Chacune se dresse de toute sa hauteur, toutes deux fait preuves d’une froideur sans pareille. Si les parents de Leni voyaient cette scène en ayant connaissance du lien du sang qui unissait le professeur et son élève, ils auraient été capable de lâcher qu’Elijah était fait du même fer que « sa mère ». Cette même insolence, cette même rage, ce côté effronté et sûr de soi.
Cette gamine n’a rien d’un exemple d’assurance, ni de maturité. Pourtant, en cette même seconde, personne ne pourra lui enlever les cinq années qu’elle s’ajoute à tenir tête à celle que 90% de ce château craint.
Leni sent un courant d’air froid s’insinuer sous sa peau, dans ses veines. Si les Détraqueurs semblent décupler la peur chez certains, il semblerait que la haine s’éveille chez d’autres. L’enseignante et Elijah en sont le parfaite exemple.
L’une regrettant d’avoir été boire ce putain de thé chez Phaedre. L’autre haïssant celle qui l’a visiblement abandonnée pour X raisons, pour lui avoir briser sa vie de par son existence ici.

- J'irai nulle part avec vous, je n'ai pas à vous obéir.

Leni serre sa baguette en main, stoïque comme un bloc de roche. Son patronus virevolte toujours derrière Elijah, la botaniste mobilisant toute l’énergie nécessaire pour le maintenir en vie.

- Vous n’êtes pas ma mère.

La cassure ne se fait pas sentir sur le visage de Leni mais il se reflète indéniablement sur ce sortilège qui perd brutalement de l’éclat et gagne en faiblesse. Elle ne peut pas dire que cette phrase la blesse. Comment pourrait-ce être le cas lorsqu’elle n’a aucun lien particulier avec cette enfant ? Bien qu’elle commençât doucement à s’intéresser à elle de par sa curiosité insatiable et son envie d’apprendre une multitude de chose, qualités qu’elle aime chez ses élèves.
Pourtant, ça lui fait un quelque chose. Peut-être est-ce le terme « mère » qui la perturbe, peut-être est-ce tout simplement le fait qu’Elijah matérialise cette réalité entre ses lèvres qui ébranle ses défenses. Leurs regards ne se quittent plus, leurs corps ne bougent plus. Dans les yeux d’Elijah, Leni sent toute la haine qu’elle éprouve à son égard. Elle la comprend et quelque part, peut-être que ça n’est pas si mal que cette gamine la déteste autant. Pourtant, au fond, une chose la dérange.
Tout ça ne dure qu’une poignée de seconde, suffisamment pour que le Détraqueur puisse trouver une faille et foncer sur elles deux. Leni réagit vivement, rassemble aussi bien sa rage de vivre que la colère profonde qu’elle ressent de devoir faire face à ses actes passés. Pas de formulation, juste un geste de baguette et le patronus revient à la charge.

- Non, je ne suis pas ta mère et ne le serais probablement jamais. Mais en attendant, je reste ton professeur et toi, mon élève alors si, tu vas me suivre et sans discuter si tu ne veux pas mourir dans ce couloir !

Ces mots lui coûtent. De mettre une réalité sur la situation, encore une fois. De prononcer tout ça de sa propre bouche. Son timbre est d’une froideur implacable, sans autre expression que l’autorité naturelle que Leni porte. Pourtant, à l’intérieur de son crâne se joue un remake de la révolution Estonienne.

- Tu peux continuer de me regarder de cette façon si ça peut t'aider mais ça ne change rien aux rôles que nous devons tenir toutes les deux pour ta propre sécurité.

Elle ne sait foutrement pas quoi lui dire en cette seconde, elle ne sait même pas comment réagir tant la situation lui parait irréel, comme si Leni s’était retrouvé propulsé dans une autre dimension. Qui aurait pu prédire que 16 ans plus tard elle se retrouverait dans ce couloir à se confronter avec sa propre fille ? Sa chair et son sang.
La nature reprend ses droits. Intransigeante ou non, Leni ne peut pas lutter contre les mécanismes simples de la nature humaine et prend conscience que depuis tout à l’heure, ce qui la dérange en plus de la situation n’est pas forcément le détraqueur… mais la ressemblance qu’elle lit à présent dans les traits d’Elijah.
Même yeux en amande que Jaan, même bouche pulpeuse. Et ce n’est pas ce qui la frappe le plus… Car si la jeune fille semble avoir en majeur partie prit des caractères physiques de son « père » - et encore… plus elle y regarde, plus elle se voit -, Leni peut s’y retrouver sans la moindre difficulté dans l’attitude d’Elijah. Sa façon de se tenir droite, de toiser la botaniste, son répondant, ce côté effronté…
Mais pas seulement. Non, tout se passe surtout dans le regard. Elles possèdent cette même couleur qui, d’un sourire à la haine, peut devenir aussi bien agréable à regarder, que détestable, à vous pousser à le fuir. Voir, à vous coller la trouille. Parce que si Elijah fait pourtant preuve d’une incroyable douceur au quotidien, ici, en cette seconde, elle prouve d’un regard qu’elle n’est pas faite que de ça.

- Je vais t’accompagner dans la salle commune la plus proche le temps que nous réussissions à les contenir et à les éloigner.

Elle détache chacune de ses syllabes.
Leni ne sait pas quoi lui dire, ni comment s’y prendre. On ne lui a jamais appris comment réagir face à son enfant que l’on a volontairement fait adopté puisque tout ça, n’était absolument pas prévu dans ses plans. Tout comme il n’était absolument pas prévu qu’elle puisse être autant affectée par la présence d’Elijah qui, de toute évidence, passera le reste de sa vie à fuir cette inconnue qu’elle se chargera de déteste en bon et due forme.
Elle ne pourra pas tenir ce Détraqueur en respect plus longtemps, pas avec ce qui menace d’exploser sous sa cage thoracique. Cette horreur non loin d’elles ne fait qu’éveiller les pires émotions qui sommeille en Leni. Elle les sent qui gratte aux portes de son esprit, menaçant de briser chaque cadenas. Alors elle force pour la dernière fois, puise dans le puit de ses bonheurs éphémères pour donner un dernier éclat à son patronus. L’Hermine se redresse et fonce droit sur le Détraqueur qui finit par retrouver son congénère, loin de ses deux victimes.

Leni porte désormais son regard sur Elijah, attendant que cette dernière se décide de la suivre. La jeune fille pourra continuer de la haïr comme elle est déjà entrain de le faire mais tout cela ne change rien au fait que Leni se doit de la protéger en tant qu’Enseignant. Qu’elle le veuille ou non.
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MessageSujet: Re: [EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah   Jeu 13 Avr 2017 - 22:44

Imperturbable, inébranlable, froide comme la glace … Avec le temps, j'ai appris a passer outre ce que cette femme dégage, j'ai appris à l'apprécier même. Elle m'a donné envie d'apprendre, bien plus que Monsieur Wallenstein ne l'a jamais fait, elle m'a même aidé à sa façon à me canaliser un peu plus mais aujourd'hui plus rien de tout ça n'existe. Je la regarde et tout s'est envolé, je ne ressens plus que de la haine envers elle, une haine incontrôlée et incontrôlable qui est entrain de mettre le feu à mon corps tout entier. Je la hais du plus profond de mon âme et elle, elle ne cille pas. Le seul mouvement qu'elle effectue sera pour éloigner le Détraqueur dont je n'ai absolument que faire et même encore là, elle ne m'a pas quitté des yeux, pas plus que je ne l'ai fait. Je devrai sentir les effets de ce monstre, quelque part c'est surement le cas, mais j'ai l'esprit bien trop accaparé par cette femme qui … qui … Non, elle n'est personne. Elle ne le sera jamais. Et visiblement on est sur la même longueur d'onde.

« Non, je ne suis pas ta mère et ne le serais probablement jamais. Mais en attendant, je reste ton professeur et toi, mon élève alors si, tu vas me suivre et sans discuter si tu ne veux pas mourir dans ce couloir ! »

Premier craquement distinct, je pourrais presque l'entendre de même que mes genoux flanchent l'espace d'une seconde. Probablement ? Non, jamais. Si je garde la tête haute, ces mots m'atteignent plus qu'ils ne le devraient. Je n'ai pas pris le temps de mettre mes idées en ordre, j'en suis incapable, tout en moi n'est qu'émotions. Ça tourne, dans tous les sens, comme un manège lancé à pleine vitesse et devenu fou. Mélange de feu et de glace, comme une coulée de lave se jetant contre un iceberg et mon cœur menace d'exploser, de défoncer ma cage thoracique pour sortir de mon corps. Je. La. Hais.
Quelque part pourtant, dans tout ce tourbillon oppressant, se cache encore la petite fille et elle réclame une main secourable, une voix rassurante, un visage familier. Pas le sien, non, mais celui de celle qui l'a élevé depuis toujours. J'ai été en colère contre elle parce qu'elle m'a menti mais en cet instant je donnerai n'importe quoi pour qu'elle soit là, qu'elle vienne me chercher, me prenne par la main et m'emmène loin de tout ça, d'elle. C'est elle ma mère, personne ne prendra jamais sa place, peu importe ce que pourra dire le sang qui coule dans mes veines et … celle de cette femme qui se tient toujours face à moi. Et plus je l'observe, plus mon inconscient me joue des tours, à m'en faire trouver des ressemblances, des similitudes entre elle et moi. Les yeux, peut-être … Certains traits du visage … Non !

« Tu peux continuer de me regarder de cette façon si ça peut t'aider mais ça ne change rien aux rôles que nous devons tenir toutes les deux pour ta propre sécurité. »

Cette fois j'ai le cœur au bord des lèvres, une puissante nausée le soulève avec force mais je bouge pas, toujours là à serrer les poings si fort qu'ils me font mal. J'ai l'air d'un roc, peut-être, contraste effarant avec ce que je suis d'habitude, mais la vérité c'est qu'à l'intérieur tout s'écroule. Un éboulement de pierres, des morceaux de glace qui se brisent … Je ne tiendrai pas ce rythme très longtemps, c'est comme si mes forces m'abandonnaient les unes après les autres. Et la présence des Détraqueurs se fait plus évidente, j'en ressens les effets. Je crois. Passer d'un extrême à l'autre de manière aussi violente m'a épuisé, je le sens bien, mais jamais je ne lâcherai quoi que ce soit devant elle.

« Je vais t’accompagner dans la salle commune la plus proche le temps que nous réussissions à les contenir et à les éloigner. »

Chaque fois qu'un mot franchi la barrière de ses lèvres la haine regagne en intensité. C'est autant d'insulte qui la nourrit, le sens n'a pas d'importance. La suivre ? Jamais. Plutôt mourir dans ce couloir, dévorée par la tristesse qu'insuffle ces créatures sans âme.

« Qu'est ce que ça peut vous faire que je crève ici ? Qu'est ce que vous en avez à faire de ma sécurité ? »

Le ton est acerbe, tranchant, glacial. Il traduit sans peine aucune tout ce que je ressens en cet instant ou presque. Et surtout, ces mots veulent sans doute bien plus qu'ils ne le prétendent.

« J'ai pas besoin de vous. »

Et ma prison de glace cède, je m'en libère, pousse violemment cette femme que je ne veux plus jamais voir et part en courant, les larmes inondant mes yeux à me brouiller la vue, roulant sur mes joues. Plus je cours et plus je me libère, malgré cette sensation atroce de manquer d'air. Je ne me retourne pas. Je ne m'arrête pas. Et puis c'est le trou noir. Je suis tombée, je me suis effondrée, incapable de respirer. La seule chose dont je me souvienne c'est m'être réveillée à l'infirmerie, sans doute quelques heures après, et en être parti sans rien dire. Je voudrai juste disparaître, ne plus rien ressentir que le néant et son absence de tout rassurant.

You only see what your eyes like to see
How can life be what you want it to be
You're frozen when your heart's not open...

Madonna ▬ Frozen


▬ FINI POUR MOI ▬
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MessageSujet: Re: [EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah   Mar 2 Mai 2017 - 23:08

La situation la dépasse complètement et pour la première fois depuis ce qu’il lui semble être des années, elle n’a aucun contrôle. Ni sur le danger, ni sur cette enfant qui se renfrogne un peu plus à chaque mot de la botaniste. Inutile qu’Elijah ne formule quelconque phrase, Leni sent d’ici la haine qui la traverse. Elle n’enseigne pas depuis très longtemps au château mais suffisamment pour se faire une idée précise de ce qu’est la jeune femme au quotidien et ce qu’elle voit là, ça ne lui ressemble pas. Leni vient de rendre cette enfant bouillonnante de rage, rongé par la haine profonde qu’elle ressent envers sa génitrice.
Puisque c’est ce qu’elle est. Le corps qui lui a donné vie, qui lui a servi de rempart au monde extérieur pour qu’elle puisse évoluée en toute sécurité et même si Leni ne voulait sincèrement pas de l’enfant, ça ne l’a pas empêcher d’être aux petits soins de cette grossesse à partir du moment où elle a su que le nourrisson irait à l’adoption.

- Qu'est ce que ça peut vous faire que je crève ici ? Qu'est ce que vous en avez à faire de ma sécurité ?

L’acidité de ses mots lui éclatent au visage et Leni ne bouge toujours pas, raide et froide. Car si jamais elle baisse sa garde, des émotions qu’elle ne pourrait pas gérer risquerait de l’endommager plus qu’elle ne le voudrait. Mais elle ne peut s’empêcher de bouillir de colère avec l’envie profonde de lui demander sèchement de la fermer, de lui parler sur un meilleur ton et d’enfin se comporter en adulte. Au moins pour cet instant.
Mais elle n’en dit rien, parce que la réaction d’Elijah est plus que légitime et qu’une enfant de 16 ans ne peut décemment pas se comporter autrement que de cette façon lorsqu’elle vient d’apprendre et de comprendre une nouvelle de cette envergure.
Et elle aimerait y répondre, à ces questions lancées de façon si acerbe et tranchant. Lui répondre qu’elle en a bien quelque chose à foutre de sa sécurité, en premier lieu parce qu’aux dernières nouvelles, Leni n’est pas une foutue meurtrière et que toute vie d’élèves dans ce château, lui importe. Elle n’est pas venue enseignée ici uniquement pour instruire ces caboches vides mais aussi pour leur offrir une protection et une liberté qui leur revient de droit.
Et deuxièmement ? Elle ne pourra pas l’expliquer, se contentant de la vérité numéro une.

- J’ai pas besoin de vous.

De nouveau, les mots claquent dans l’air et surtout, Elijah laisse exploser sa rage en poussant violemment Leni qui ne bronche pas, se retient par elle ne sait quel miracle de la retenir par le poignet et de lui rappeler où elle se trouve et face à qui elle se trouve. Mais dès lors que l’idée lui traverse l’esprit, la vérité vient s’imposer et lui rappeler que la situation est totalement différente de celle d’une prof et un élève.
Le choc, elle le sent à peine. Aucune douleur, puisqu’elle n’en a jamais ressenti physiquement. Même pas l’ombre d’un effleurement électrique. Rien. Un peu comme ses états d’âmes en cette seconde : vide. Incapable de savoir réellement ce qu’elle ressent, ce qu’elle pense de cette situation qui lui pète à la gueule du jour au lendemain.

Elijah est déjà loin mais un autre détraqueur survient face à elle.

En fait, si. Tout est clair. La fureur la gagne et c’est dans un geste brusque, froid et tranchant qu’elle agite sa baguette pour envoyer valser le Détraqueur dans une brutalité qui lui est rare. Et c’est avec la même hargne qu’elle affrontera chaque monstre qu’elle rencontrera, comme si chacun d’eux représentait son propre cauchemar, son propre « Détraqueur » à elle. Sa propre peur, sa propre détresse, sa propre peine. Sa propre horreur, erreur.
Elle qui est si friande d’émotions fortes, de choses puissantes a ressentir à défaut de ne pas connaitre la douleur, se retrouve pourtant à regretter amèrement ce qu’il se passe.
Oui, amer. Un mauvais goût au fond de la gorge. Un mauvais son au fond de la tête. Quelque chose qu’il va falloir affronter, vers laquelle elle devra se tourner. Ne serait-ce que pour fournir une explication. Parce que cette gamine en demandera un jour. Peut-être pas ce soir, ni demain. Ni dans un mois. Mais un jour, ça lui viendra et Leni ne pourra pas esquiver, mentir, nier, fuir.
Foutaise, jamais elle ne fuira. Peu importe ce que cela coûtera.
En attendant, elle porte sur sa conscience le poids d’une âme lourde. D’une âme qu’elle involontairement écorchée vive.

- FIN -
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[EVENT 13.06]Extraction Point. - Elijah
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