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 Holding on ▬ Aiyana

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MessageSujet: Holding on ▬ Aiyana   Lun 27 Fév 2017 - 12:44

Mardi 9 Juin 2015 – Fin d’après-midi
Holding on



Aiyana & Enzo

« Ça va être surement un peu mal venu ce que je vais dire mais je t’envie de ne pas les voir. Je supporte plus de les voir roder comme des chacals ou des vautours autour d’une carcasse. »
« Je comprends. »

Silence.

« Dis-toi juste que je vais être dans la merde s’ils réussissent à entrer. »

Il dit ça avec dérision, avec une pointe d’humour même, et ça nous fait rire tous les deux même si bien évidemment, fondamentalement, ça n’a absolument rien de drôle. Du coup j’embraye sur le même ton en posant ma main sur son épaule, faussement compatissante histoire de jouer le jeu jusqu’au bout.

« On sera là pour sauver ton p’tit cul d’américano-russe, t’en fais pas. Lukas en tête de liste avec son bélier. »

Je tiens à dire que ça n’a rien d’un jugement, c’est juste en souvenir d’un évènement passé entre ces deux-là et un Détraqueur justement.

« C’est sûr que si je dois compter sur ton loup … A part faire le beau, il sait faire autre chose ? »
« Hey ! »

Oh que non je ne perds pas mon sourire, bien au contraire.

« C’est déjà pas mal et surtout pas à la portée de tout le monde. On va pas s’excuser d’être beau quand même. Et puis est-ce que quelqu'un a déjà essayé de faire de l’œil a un Détraqueur pour vérifier qu'ils n'y sont pas sensible ? Eh y a peut-être un turc à exploiter hein ! »

Il ne le sait sans doute pas – en réalité, je pense que si – mais ce simple échange à un effet extrêmement positif sur moi et me fait énormément de bien. Verbaliser, tourner ça en dérision, faire les cons et se chambrer. Oui, ça fait du bien. J’en ai besoin. Ça va pas, pas tellement. J’ai passé une sale nuit, peuplée de cauchemars comme ça ne m’était pas arrivé depuis un moment et la journée a été longue.
J’étouffe. Je me sens … en équilibre au-dessus d’une brèche. Oh je le sais que je suis loin d’être le seul dans ce cas-là, c’est bien pour ça que je ne dis rien, que je reste dans mon coin ou au contraire que je passe du temps avec mes amis pour essayer d’oublier un peu tout ça seulement voilà, c’est là, sous la surface. Et ça fait remonter de vieilles angoisses que je pensais – sans doute naïvement – enterrées pour de bon. Je ne me sens pas comme un animal en cage, c’est encore autre chose. Mes ressentis actuels sont tout ce qu’il y a de plus humains, à vrai dire. J’ai peur, c’est aussi simple que ça. J’ai la trouille que ces saloperies fantomatiques soient l’arbre qui cache la forêt. Si ça n’était qu’eux, je pense qu’à nous tous on devrait pouvoir gérer et ça ne m’effraie pas outre mesure de devoir faire face à l’un ou éventuellement plusieurs d’entre eux même si j’espère que ça n’arrivera pas mais … Non, ce sont les hommes qui me font peur.

Les hommes et surtout ce qu’ils sont capables de faire.
Ce que certains sont capables de me faire.
Ce qu’ils sont capables de faire aux personnes à qui je tiens, entre autre pour m’atteindre moi et non ça n’a rien d’égocentrique. J’aurai préféré.

Ce sont des ressentis que j’avais clairement laissé de côté au fil du temps, les oubliant, les rangeant volontaire dans un coin de ma tête pour ne plus jamais les laisser sortir mais aujourd’hui ça revient. C’est pas constant et heureusement mais oui, j’ai peur. Peur que derrière les Détraqueurs se cachent les hommes, qu’ils entrent à nouveaux et qu’on ne réussisse pas les repousser cette fois. Peur … que le cauchemar recommence.

Parce que je sais que je n’y survivrai pas.
Pas cette fois.

Why is everything's so heavy ?

Alors oui, sourire et raconter des conneries avec Cameron et/ou les autres, c’est un peu ma bouée de sauvetage. Ça et les moments un peu différents que je passe avec Liam, bien sûr, mais je ne veux pas les associer à un besoin de chasser des angoisses. Je ne veux les associer qu’à des choses pures et simples, comme l’envie d’être ensemble tout simplement. Il n’est pas un pansement, il est mon homme. Je ne veux pas revenir en arrière à ce niveau-là non plus. Je ne dis pas que Kyle était un pansement, une barrière contre l’obscurité, mais personne ne pourra nier que notre relation a été accélérée et façonnée par tout ce qu’on a vécu, tout ce qui s’est passé. Je ne le nierai pas, en tout cas, et cette fois je n’ai pas envie que ça se passe comme ça pas plus que je n’envisage de m’éloigner de lui pour le protéger de ceux qui pourraient me vouloir du mal. Je ne veux pas penser au pire, j’peux pas, je veux juste profiter du meilleur. A chaque jour suffit sa peine même si ça n’est pas tout le temps évident de suivre ce Mantra. PS : Je n’ai pas la moindre idée de comment ni pourquoi je connais ce mot.

« Regarde-moi cette merveille de la nature, on dirait moi en plus ! »

Oui, j’ai laissé sortir mon Patronus et oui, je l’expose fièrement et en totale exagération.

« T’es irrécupérable, j’me casse. »

Effectivement, il n’attend pas une seconde de plus mais je le vois le sourire qu’il n’arrive pas à retenir et qu’il n’essaie pas de retenir de toute façon. Tout ça, de son côté comme du mien, c’est de la comédie, un moyen d’exprimer le fait qu’on est encore capables de vivre normalement sans trembler et arrêter de sourire ou de rire.

« Mais reviens ! Tu l’as pas encore vu courir ! »

Il m’adresse un magnifique fuck et moi j’éclate de rire tout en m’adossant à nouveau contre le mur, le regard désormais braqué vers ce gros loup argenté qui me regarde lui aussi, immobile face à moi. Un mince sourire étire désormais mes lèvres et c’est à ce moment-là, quand le silence et le calme sont revenus, que je la capte. Ou plutôt que je capte son regard posé sur moi.

« Salut. »

Aiyana. La fille du bal. Que dis-je ? La femme forte du bal et encore, c’est réducteur. On ne s’est qu’à peine croisé depuis mais je n’ai rien oublié de cette discussion intéressante qu’on a eu ce soir-là et c’est un sourire accueillant que je lui adresse.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Mar 28 Fév 2017 - 11:53

~Mardi 9 juin – Fin d'après-midi ~

Surtout, ne pas lâcher le cap. Les examens de fin d'année approchaient à grands pas et Aiyana n'avait qu'un objectif en tête : les passer avec les meilleures notes possibles. Il ne s'agissait pas seulement d'obtenir le passage en année supérieure mais bien d'avoir de très bons résultats. Et pour ça, elle mettait toutes les chances de son côté, comme toujours. Il y avait eu ce cours d'une année supérieure avec M. Rivers déjà... Bon même si au final la jeune femme aurait bien aimé oublier une partie de cette histoire. Elle avait encore une boule au ventre en repensant à l'abus d'autorité dont pouvait faire preuve le directeur. Mais soit, elle ne pouvait pas se laisser parasiter par ça. Alors elle continuait à avancer. Cela lui permettait aussi de ne pas être confrontée à sa solitude. Parce que oui, au final, elle était très seule ici. Il y avait bien Connor avec qui elle échangeait des théories, quelques filles qui l'appréciaient mais... Ce n'était rien comparé à ce qu'elle avait connu à Salem. Aux amis qu'elle avait eu. Ici, elle se sentait profondément seule et cela ne faisait que conforter son envie de travailler sans relâche. Aiyana était une femme forte et elle refusait de se laisser gagner par la nostalgie. Elle ne s'accordait le droit au vague à l'âme qu'au moment de se glisser dans son lit. Et encore, elle essayait d'écourter tout ça au maximum. Pour dormir vite. Le sommeil est plus qu'essentiel dans le processus de l'apprentissage et la jeune femme ne l'oubliait pas. Une bête de travail, une bête de foire sans doute pour la majorité de ses camarades. Mais ça n'avait pas d'importance. Quand elle n'avait pas le nez dans les bouquins, elle avait la tête haute.

Le cours de botanique venait de se terminer. Aiyana se leva de son siège et sortit de la serre. Dehors il faisait encore jour, cette saison était tout de même agréable... Et même si des ombres noires planaient au-dessus de leurs têtes, Aiyana appréciait de passer un peu de temps dehors. Elle laissa donc le plus gros flux de ses camarades se précipiter vers le Château tandis qu'elle marchait tranquillement dans les allées. C'était son moment de repos de la journée. Le seul qu'elle s'accordait si on oubliait les repas. Moins d'un mois avant les examens, ce n'était clairement pas le moment de rêvasser. Aiyana avançait donc tranquillement mais sûrement vers le Château. Quand elle y pénétra elle gravit le grand escalier, se dirigeant vers la bibliothèque. Elle s'arrêta seulement quelques instants dans un couloir et sortit de son sac deux abricots. Elle était proche de la bibliothèque mais elle ne voulait pas manger à côté des livres, ce n'était pas le lieu. Elle prit donc le temps de grignoter ces deux fruits pour se donner de l'énergie. C'est alors qu'elle aperçut un peu plus loin deux visages connus. Et clairement pas pour les mêmes raisons. Cameron et Enzo étaient en train de discuter et bientôt, le patronus d'Enzo apparut dans les airs. Un beau loup. Aiyana était perplexe face à cette scène. Fascinée comme elle l'avait toujours été par la magie et ce qu'elle avait de beau. Mais mal à l'aise aussi à l'idée qu'une des seules personnes avec qui elle avait eu une discussion intéressante semblait être plutôt amie avec... Quelqu'un qu'elle avait littéralement agressé. Chouette. La jeune femme jeta soigneusement les noyaux de ses fruits dans un mouchoir, se nettoya les mains avec du gel prévu à cet effet et pensa se diriger vers la bibliothèque dans un soupir. Cette scène l'avait remuée sans qu'elle ne sache réellement pourquoi. Ça n'avait pas de sens pourtant... La demoiselle allait donc reprendre la route des révisions, remettant correctement son sac sur ses épaules, elle tourna une dernière fois la tête vers les deux garçons. Il n'y en avait plus qu'un, Enzo qui avait intercepté son regard.

« Bonjour. »

C'était un peu plus froid que voulu, Aiyana s'en rendait compte et elle rendit son sourire à Enzo comme pour s'excuser. Sans trop savoir pourquoi, elle se dirigea alors vers lui. Elle aurait pu partir après s'être contentée de le saluer. D'ailleurs, c'était ce que son programme lui imposait de faire. Ne pas s'attarder et aller réviser. Mais quelque chose la poussa à aller vers Enzo. La solitude ? Sans doute. Le fait que pour une fois, quelqu'un lui adresse la parole, hors du contexte des cours et avec une simplicité déconcertante. Oui ça éveillait quelque chose en elle et Aiyana n'avait pas la force d'esquiver ce moment, elle n'en avait pas envie.

« Tu te débrouilles plutôt bien avec le sort du Patronus. Ton loup a une belle forme, il y en a tellement qui produisent des trucs informes... »

Sourire du côté de la jeune femme, un peu timide mais sourire quand même. C'était sa manière de formuler un compliment, sincère d'ailleurs. Aiyana ne plaisantait pas quand il s'agissait de la magie et elle ne dirait à personne, même pour faire plaisir, qu'un sort était bien réalisé si ce n'était pas le cas. Non clairement ce n'était pas son genre. La jeune femme avait donc vraiment trouvé le Patronus d'Enzo bien dessiné et elle l'exprimait à sa façon. Elle baissa alors le regard quelques instants. Elle se trouvait un peu ridicule en cet instant. Elle sentait bien qu'elle était un peu perturbée par cette discussion. Elle qui ne parlait presque plus à personne... pourtant à Salem, malgré son tempérament particulier, elle était plutôt sociable. Mais là tout était différent et elle se sentait un peu con. Mais elle n'allait pas se laisser impressionner par ça, si ? Aiyana releva alors la tête.

« Ça n'a pas été trop difficile de faire le chaperon au bal ? »

Aiyana sourit à Enzo, faisant référence à son ami un peu trop éméché qui avait perturbé leur conversation. Oui elle lançait une discussion. C'était pas raisonnable et ridicule mais elle sentait qu'elle en avait besoin. Prendre une besoin et avoir un contact humain. Elle se rattraperait, elle travaillerait en mangeant ce soir, ce serait déjà ça...
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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Jeu 9 Mar 2017 - 21:59

« Bonjour. »

Non, ça n'est pas ce qu'on peut appeler un salut très chaleureux mais même si ça me surprend l'espace d'une seconde, je n'en tiens pas rigueur. Je fais le choix de ne pas le faire, de ne pas … y prêter attention dans le sens où le sourire qu'elle m'adresse ensuite prend le pas sur le tout ça. Il n'est pas forcé, je le sens et je le vois, alors pas une seconde les traits de mon visage s'affaissent ou prennent une expression négative. Cette fille je ne la connais pas vraiment, c'est peu de le dire en réalité, mais j'ai réellement apprécié notre échange le soir du bal. Ça ne nous a pas unis par les liens sacrés de l'amitié et ça ne le fera peut-être jamais mais en cet instant j'ai l'impression qu'il y a comme une sorte de passerelle entre elle et moi.
Je ne change rien à mon langage corporel tandis qu'elle s'avance vers moi, pas plus que je ne redresse ou me détache du mur qui me soutien toujours. Je ne rappelle pas non plus mon Patronus qui continue de flotter dans l'air devant moi tout simplement parce que mon attention est désormais totalement focalisée sur la jeune femme et que je ne fais plus tellement attention à lui. Façon de parler, évidemment. Je n'ai pas salué Aiyana pour qu'elle vienne me voir mais ça me fait plaisir qu'elle le fasse. Peu importe si on échange simplement trois mots.

« Tu te débrouilles plutôt bien avec le sort du Patronus. Ton loup a une belle forme, il y en a tellement qui produisent des trucs informes... »

Mon sourire s'élargit mais il n'a rien du sourire que je peux afficher parfois quand mon côté sale gosse se manifeste. Oui je suis fier de réussir à maitriser ce sortilège tout comme j'ai énormément d'affection pour ce gros loup et le souvenir auquel je fais appel pour le matérialiser mais pas une seconde l'idée de faire le malin ne se manifeste en moi. Je me contente de la quitter des yeux quelques secondes pour regarder l'animal avant de replonger finalement mon regard dans celui de la jolie brune.

« Merci, c'est gentil. »

Mon ton est tout ce qu'il y a de plus calme et l'espace d'une seconde je ressens l'envie de lui demander quelle forme prend le sien. Quelque chose me retient, néanmoins. Peut-être le fait qu'on ne peut pas tellement dire qu'on soit proches et la pudeur m'empêche de franchir le pas. Peut-être plus tard. Peut-être que ça viendra d'elle. Peut-être que je ne le saurai jamais et ça n'a rien de grave.
Dans tout ça, sa réflexion sur le fait que certains produisent des trucs informes ne m'échappe pas. Est-ce que c'est une critique ou … ? Je ne sais pas trop, son sourire fausse un peu les cartes mais là encore ça n'a rien de grave. Je prends le compliment parce qu'il me fait réellement plaisir, je laisse le reste et l'observe tout en tachant de ne pas être trop intrusif ou insistant voir dérangeant. Je n'essaie pas de l'analyser même si je l'admets, elle m'intrigue. Elle me donne l'impression de ne pas être trop à l'aise, comme si elle ne savait pas vraiment quoi faire d'elle. Ça me fait sourire mais ça n'a rien de moqueur, je trouve ça presque touchant, limite attendrissant, en réalité.

Vous étiez moins timide quand vous avez déversé sur moi votre aversion pour les spécimens masculins, Mademoiselle … Si j'avais prononcé ça a voix haute, ça n'aurait pas été pour autre chose que la taquiner, pas de méprise, mais je garde le silence par instinct. Pour le moment en tout cas.
Quoi qu'il en soit je profite de ce silence et cette immobilité pour rappeler mon Patronus qui disparaît dans un filin argenté, a peu de choses près comme il est apparu, avant de ranger ma baguette dans ma poche.

« Ça n'a pas été trop difficile de faire le chaperon au bal ? »

Au départ je ne suis pas certain de comprendre à quoi elle fait référence jusqu'à ce que le souvenir de Nathan complètement soul débarque et interrompe la conversation qu'on était entrain d'avoir elle et moi. Nouveau sourire en conséquence, il est clairement amusé celui là.

« Non ça va, je pense que j'ai bien géré, suffisamment pour ne pas passer le reste de ma soirée à le surveiller sans pour autant l'abandonner à son sort. Je ne sais pas trop dans quel état il était le lendemain au réveil à vrai dire mais je pense que ça a du lui piquer un peu les cheveux. »

Et il est, à mon avis, loin d'être le seul dans ce cas de figure. D'ailleurs …

« Et pour être tout à fait honnête, j'ai pas vraiment fini la soirée dans un meilleur état que lui. »

Et je ne le regrette pas une seule seconde.

Cette fois je me marre et je le fais ouvertement. Je n'ai rien oublié de ce dont on a parlé ce soir là, y compris du fait qu'elle ne comprend pas qu'on se mette dans des états pareils juste pour s'amuser, mais je n'ai pas honte de mes amis et je ne changerai pas qui je suis. On est différents mais je respecte sa façon de voir et vivre les choses, je pars du principe qu'elle en fait autant. Elle m'a l'air d'être une fille intelligente.

Cette soirée … J'y peux rien, je me perds un peu dans mes pensées l'espace d'une seconde ou deux en y repensant, c'était vraiment mémorable, sur tout un tas de plans.

« Et toi, t'as pu t'amuser sans tomber sur un gros lourd ou une hystéro qui veut te faire rentrer dans le droit chemin ? »

Ne me remercie pas June, vraiment, ça me fait plaisir.
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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Lun 13 Mar 2017 - 17:44

Si Aiyana avait pu revoir cette scène d'un point de vue externe, elle se serait sans doute trouvée ridicule à souhait. Il fallait bien avouer qu'elle n'était au top sur ce coup. La jeune femme semblait avoir oublié comment fonctionnait les relations humaines, au début. En même temps, il s'agissait là d'un syndrome assez commun. En soit, quand on est toujours avec les mêmes personnes, dans les mêmes cercles, on vit dans le confort. Plus besoin de faire d'efforts, de se forcer à chercher les mots, à trouver les bons sujets de conversation. Quand on connait bien les gens, leur parler est une seconde nature, on ne pense plus, on ne contrôle plus. Aiyana avait été dans la même école pendant si longtemps, sans voir ses repères trop secoués qu'elle avait perdu l'habitude d'être la petite nouvelle qui doit réapprendre à connaître. Alors oui, face à Enzo elle devait avoir l'air un peu gauche. Heureusement pour elle, le jeune homme ne semblait pas pour autant s'en offusquer. Il demeura dans une attitude des plus simples, comme si de rien n'était. Et cela encouragea en un sens la jeune femme à aller de l'avant et à lancer la conversation. Elle avait besoin d'un échange humain. Elle avait beau se convaincre que seules les études comptaient, parfois la compagnie des livres se faisait bien plus pesante qu'elle ne voulait bien l'avouer.

Parler des souvenirs communs, ce n'était pas si difficile en fait ! Aiyana avait donc lancé la conversation sur le bal et leur première rencontre. Sur le petit intru qui était venu perturber leur conversation. Pas de méprise, la jeune femme n'en voulait pas à l'ami d'Enzo, elle n'allait pas faire toute une montagne de cette histoire. Mais elle se souvenait simplement qu'il avait débarqué dans un état assez... Limite dirons-nous. Apparemment l'évocation de ce souvenir faisait sourire Enzo ce qui rassura un peu la jeune femme. Un bon point. Mieux encore, il se mit même à rire en lui avouant qu'il avait lui aussi fini la soirée de manière assez mémorable. Aiyana leva alors les yeux au ciel, l'air désabusé comme à son habitude. Sauf que cette fois, en réalité, un sourire flottait sur son visage.

« Les jeunes je vous jure... Irrécupérables... »

Aiyana avait prononcé ces mots sur un ton faussement accusateur, lançant un regard qui pouvait paraître réprobateur à Enzo avant de rire doucement. Un léger rire, court, mais qui avait le mérite d'exister.

« J'espère au moins qu'il y avait quelqu'un pour prendre soin de toi, comme tu l'as fait pour ton ami. »

Cette fois Aiyana était un peu plus sérieuse. Même si elle n'appréciait pas de voir des jeunes se bourrer la gueule juste pour s'amuser, elle devait avouer qu'elle respectait ceux qui savaient prendre soin de leurs amis, comme l'avait fait Enzo, alors elle espérait qu'il avait eu un retour ascenseur. Normal. Le Gryffondor lui demanda alors quelques informations sur la suite de sa soirée. Autant dire que pour l'adolescent moyen, ce devait être bien moyen enthousiasmant que ce qu'avait vécu Enzo. Un sourire aux lèvres, Aiyana haussa alors les épaules, détachée.

« Je suis allée me coucher après notre conversation. Mais je crois que ça m'allait très bien. »

La jeune femme sourit mais détourna alors un peu le regard. Autant elle avait de l'assurance en disant cela à la base. Autant là... Elle avait vraiment l'impression de passer pour la fille pas drôle. Ok Aiyana se fichait de ce que pouvaient bien penser les autres, oui elle était fière de ses principes et n'avait clairement pas envie d'être quelqu'un d'autre. Mais ça, ce n'était pas totalement elle non plus. Elle savait s'amuser, elle n'était pas qu'une bosseuse. Elle était une femme accomplie qui savait ce qui était bon pour elle, qui savait écouter ses envies et qui protégeait son corps aussi.

« J'étais un peu plus fun à Salem mais aucun de mes amis n'est venu ici. Alors je me concentre sur les études. Au moins, j'ai pas de distraction. »

Un sourire un peu triste s'était dessiné sur les lèvres d'Aiyana. Ces amis n'étaient pas venus parce que deux d'entre eux n'avaient pas survécu. Et ça, elle n'arrivait toujours pas à le digérer. Mais non, elle ne montrerait pas ses larmes à Enzo, elle resterait forte et fière. Mais elle ne pouvait pas le nier, sa vie avait moins de saveur. Elle savait qu'elle atteindrait son objectif. Mais elle savait aussi que ses amis ne l'avaient jamais empêché d'avancer et de travailler avec sérieux. Ils lui permettaient au contraire de souffler par moment, de retrouver de la motivation dans les moments de fatigue.

« Promis, j'ai pas dit ça pour que tu t’apitoies sur mon sort. C'est vraiment pas mon genre. »

Cette fois le sourire d'Aiyana fut plus franc et elle lança un regard assuré à Enzo. Oui, elle était forte, elle gardait la tête hors de l'eau et surtout, elle ne laisserait personne la prendre en pitié. Ce serait un horrible affront. Elle était forte et fière et ça, quoi qu'il puisse arriver. Du moins, c'était ce qu'elle souhaitait.
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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Mer 15 Mar 2017 - 14:23

Est ce qu'il y avait quelqu'un pour prendre soin de moi ? J'ai la chance de pouvoir dire oui mais c'est par un sourire que je lui réponds. Oui, j'ai cette chance là, celle de ne pas être seul et de toujours pouvoir compter sur quelqu'un en cas de besoin. Ça n'a pas toujours été le cas et c'était entièrement de ma faute mais depuis un paquet de temps maintenant, je pense qu'on peut le dire, je suis devenu une personne plus que sociable. J'ai toujours besoin de mes moments à moi, passés dans le silence et la solitude ou avec les animaux mais quand je reviens à la civilisation je retrouve avec le sourire tout un tas de personnes à qui je tiens énormément et qui font partie de mon quotidien. Qui font partie de ma vie, tout simplement. Est ce que quelqu'un a pris soin de moi le soir du bal ? A vrai dire, j'en ai pas tellement eu besoin. Oui j'ai fini dans un sacré état ça c'est sur mais on était tous ensemble, pas un seul instant je n'ai été seul sauf si je l'ai choisi et une fois n'est pas coutume c'est avec Liam que j'ai fini par m'éclipser de l'anniversaire de Kezabel. Aucun de nous deux ne marchait droit, ça c'est une certitude, mais pas sur que ça n'était du qu'à l'alcool ou au pétard en ce qui le concerne ...

« Je suis allée me coucher après notre conversation. Mais je crois que ça m'allait très bien. »
« Dormir c'est plutôt cool en même temps. »

Pas autant que le sexe évidemment – ne me faites pas croire que ça vous étonne encore de ma part – mais le sommeil c'est plutôt cool quand il se passe bien. Tout ça pour dire que je ne juge pas, si c'est ce qu'elle avait envie de faire sur le moment, pourquoi s'en priver ? Il n'y a pas de jugement à avoir de toute façon. Chacun fait ce qu'il veut de sa vie, quand il le veut, tant que ça n'interfère pas sur celle des autres. Je me comprends.

« J'étais un peu plus fun à Salem mais aucun de mes amis n'est venu ici. Alors je me concentre sur les études. Au moins, j'ai pas de distraction. »

Est ce que je trouve ça triste ? Oui … Et non. Oui parce que ma perception des choses et ma façon de vivre est différente mais parfois on n'a pas tellement le choix. Ce que je trouve triste en revanche c'est la lueur qui passe dans ses yeux l'espace d'une seconde et le sourire qu'elle affiche. Salem. Je n'étais pas là quand ils ont débarqué ici, je suis arrivé bien longtemps après, un peu plus d'un mois si je ne me plante pas, mais même si personne ne m'en a réellement parlé ouvertement – pas même Will et je respecte ça – pas besoin d'être Merlin pour savoir et comprendre qu'ils ont beaucoup souffert et qu'il y a eu des pertes de leur côté aussi. En plus de ça, certains ici ne les ont pas tellement bien accueilli visiblement. Comme s'ils avaient besoin de ça. Est ce qu'elle a perdu quelqu'un ? Je ne poserai pas la question mais quoi qu'il en soit, peu importe la raison – et là on s'entend, je ne minimise rien – ses amis ne sont pas là et je devine qu'ils doivent beaucoup lui manquer. Je sais ce que c'est que débarquer dans un endroit où on ne connait personne, à des milliers de kilomètres de ses repères. Ça fait longtemps maintenant mais je n'ai pas oublié alors même si les circonstances ne sont pas les mêmes, je compatis. J'ai beau m'être adapté à la vie au Royaume Unis et à Poudlard, mon chez moi me manque énormément. Sans doute encore plus maintenant que Derek n'est plus là et que j'ai des rêves et des ambitions pleins la tête.

« Promis, j'ai pas dit ça pour que tu t’apitoies sur mon sort. C'est vraiment pas mon genre. »
« C'est pas ce que je pense. »

Et c'est on ne peut plus sincère.

« Les études c'est important, c'est pas une mauvaise chose de s'y consacrer. »

Là encore, je le pense réellement malgré le sourire amusé qui étire mes lèvres et le rire bref qui m'échappe sans retenue.

« Et oui ! C'est bien un Gryffondor qui te dit ça ! »

Je sais qu'on passe souvent pour des … Pour des quoi d'ailleurs ? Enfin le fait est que contrairement aux autres Maisons on n'est pas vraiment encensés pour notre côté scolaire mais on ne se résume pas qu'à ça, au même titre que les Serdaigles peuvent être extrêmement fêtards par exemple. J'en connais un spécimen plutôt flagrant d'ailleurs.

« Maintenant, si les distractions te manquent ou si tu as envie de retrouver un peu de fun et peut-être … rencontrer de nouvelles personnes pour aider dans le processus, j'peux t'en présenter tout un tas de super. »

Je souris toujours mais de manière plus tranquille cette fois. Et non, ça n'est en aucun cas de la prise en pitié, loin de là. J'aime bien cette fille, si je peux l'aider à ma manière ça sera avec plaisir.

« Moi, pour commencer, évidemment. »

Quand même. Sérieux, oui, mais pas trop.

« T'es en 9ème année, non ? Rien que dans ta classe, je pense à quelques noms. »

Je ne connais pas tout le monde mais une bonne partie. A commencer par mon Californien de petit ami – ça sonne sexy dit comme ça je trouve mais enfin c'est pas le sujet – mais il n'est ni le seul ni le premier. Je pense à Rafael, Elias, Riley bien sur, etc … Elle les voit tous les jours, c'est peut-être aussi qu'elle n'a pas d'affinités particulières avec eux si elle ne les côtoie pas plus que ça. Et ça n'est pas un crime.

« Tu connaissais Will, Macy et Maxime avant d'arriver ici ? J'imagine que vous étiez sans doute dans la même classe. »

Au moins pour Macy et William puisque Maxime est là depuis la rentrée mais à vrai dire je ne sais pas trop comment ils fonctionnaient là bas. C'était une grosse école, il y avait peut-être plus de classe qu'ici.

« Tiens, Cameron ! Tu connais Cameron ? Le gars qui était avec moi il y a trois minutes. »

Oui, je suis bien parti pour te faire tout mon répertoire. T'as le droit de stopper mon enthousiasme, je ne me formaliserai pas.
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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Sam 18 Mar 2017 - 11:59

Ils ne se connaissaient pas. C'était un fait, Aiyana et Enzo ne se parlaient que pour la seconde fois et la jeune femme ne prétendait pas le connaître. Simplement, lorsqu'il affirma qu'il ne pensait en aucun cas qu'elle cherchait à attirer sa pitié, elle le crut sans hésitation. Et cela lui fit du bien, de voir qu'il ne se méprenait pas sur elle. C'était idiot mais c'était une forme de soulagement. Tout le monde se méprenait sur elle et si cela ne l'empêchait en aucun cas d'avancer, de temps en temps, il était agréable de sentir un peu de compréhension. Alors Aiyana se sentit plus détendue, plus à même à échanger. Pour combien de temps ? Elle n'en savait rien mais elle chercha à débrancher son cerveau l'espace de quelques instants pour se laisser porter par la situation. Autant dire que pour une jeune femme comme elle, c'était loin d'être une tâche évidente. Aiyana avait l'habitude de tout contrôler, aussi bien dans sa vie que parfois dans celle de ses proches. Son emploi du temps était millimétré et elle avait toujours un coup d'avance, prévoyant ce qu'elle allait faire après, cherchant à savoir quel moment était le meilleur pour quelle activité... Bref, l'improvisation et le laisser-aller n'étaient pas vraiment ses maîtres mots. Alors se laisser porter par une conversation avec une personne à peine connue, ce n'était pas vraiment quelque chose d'évident. Mais ce jour-là, une petite voix la poussait à le faire.

La Serpentarde hocha la tête quand Enzo déclara que les études étaient importantes. Impossible à nier, il n'avait pas la tête du parfait bûcheur et Aiyana se doutait bien qu'il n'y mettait pas autant d'acharnement qu'elle. Mais il ne la contredisait pas, il ne se moquait pas ouvertement de cet aspect de sa personnalité. Il acceptait et ça, c'était chouette. Alors quand il fit une petite blague sur sa maison, la jeune femme se laissa aller à un rire franc. Certes, elle n'était à Poudlard que depuis peu de temps mais elle avait très vite compris les différentes attributions de chaque maison, de la même manière qu'avec les Covens à Salem. Elle avait donc très rapidement compris que les Gryffondors étaient considérés comme les moins travailleurs de tous. Les Serdaigles étaient brillants, les Poufsouffles acharnés et les Serpentards ? Cela dépendait mais Aiyana avait bien compris que l'ambition pouvait être un moteur pour en faire d'excellents travailleurs, comme elle. Bref, c'était de l'humour qu'elle comprenait et rire ainsi lui fit du bien.

« Débarrassons-nous des préjugés, voyons ! »

Nouveau sourire du côté d'Aiyana. Sa phrase avait été prononcé sur un ton léger, montrant bien qu'elle n'était pas dans la même ambiance que lors de sa dernière diatribe féministe. Le sourire flottait donc sur son visage et quand Enzo déclara qu'il pouvait lui présenter des personnes, elle secoua la tête, amusée. Elle ne savait pas trop quoi répondre à ça. Une petite pointe de gêne s'était peut être montrée en elle mais quand il se cita en exemple de personne à présenter, le rire et l'amusement reprirent le dessus.

« Ah les Gryffondors et leur légendaire modestie... Oups, qu'est-ce que je venais de dire au sujet des préjugés? »

Et Aiyana rit de nouveau. Son visage était bien plus joli quand elle ne lui donnait pas cet air sévère et renfrogné. Sauf que cette beauté, elle s'en fichait un peu comme de sa dernière chemise et clairement, elle n'y prêtait pas attention bien que son père lui ait répété de nombreuses fois. Aiyana était donc détendue et laissa Enzo continuer sur sa lancée. Sauf qu'il suffit de quelques secondes pour que son sourire disparaisse. William, Macy et Maxime ? Parmi tous les élèves, il les avait cités eux ? Cela signifiait forcément qu'il les connaissait un peu, qu'ils étaient amis. Aiyana cherchait dans sa tête un moyen de faire une pirouette mais le pire était à venir. Cameron. La jeune femme déglutit et se mit à fuir le regard d'Enzo. C'était comme si la vérité venait de lui éclater à la figure soudainement.

« La bande des trois ne m'aime pas trop. Et c'est réciproque. Je crois qu'on se hait cordialement depuis toujours. »

Aiyana s'était toujours senti en compétition avec William. Il l'insupportait clairement. Ce type brillant qui n'en foutait pas une et gâchait son intelligence en prenant tout à la légère et en consommant des substances nocives pour ses précieux neurones. Et le pire, c'était qu'il arrivait à avoir des notes supérieures aux siennes dans certaines matières. Maxime ? Entre ces deux là, c'était glacial. Maxime ne supportait pas la façon d'être d'Aiyana et réciproquement. Leurs échanges étaient toujours glacials. Et bien sûr, Maxime lui en avait voir de toutes les couleurs. Macy ? Elle suivait ses deux là comme un chien fidèle alors forcément, aucune chance que ça fonctionne. La mine sombre, Aiyana releva finalement le regard vers Enzo.

« Quant à Cameron... »

Un rire sec et bref l'avait secouée.

« Il t'expliquera sans doute mieux que moi. »

Aiyana n'avait pas honte de ses pensées, de son raisonnement, de sa façon d'être. Mais en cet instant, elle était amer. Enzo et elle étaient sur des planètes complètement différentes et elle avait été stupide de croire, même pendant quelques minutes, qu'ils pourraient discuter de temps en temps, simplement. Être des connaissances cordiales tout simplement. La jeune femme remit alors son sac convenablement sur son épaule et regarda la moindre qu'elle avait au poignet.

« Il faut que j'aille à la bibliothèque, j'ai déjà pris pas mal de retard sur mon planning. »

Aiyana tourna alors son regard vers la bibliothèque toute proche avant de retourner son attention sur Enzo. Il ne devait certainement pas comprendre mais quand il aurait parlé à la bande des trois ou à Cameron, il se dirait sans doute qu'il n'aurait jamais dû parler à cette fille et que cela ne se reproduirait plus. Cela semblait logique, clair comme de l'eau de roche. Au-delà de son inimitié pour les trois de Salem, c'était son amitié avec Cameron qui soulevait de vraies questions. Qui mettait en lumière une véritable incompatibilité idéologique.

« Bonne fin de journée à toi. »

C'était froid oui. Mais si on s'y intéressait de plus près, on pouvait entendre cette pointe de déception, ce fatalisme qu'Aiyana se sentait obligée d'adopter. Il n'y que peu de gens ici avec qui elle pourrait s'entendre, elle devait s'y faire.
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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Sam 18 Mar 2017 - 22:57

Les préjugés, c'est mal ! Mais ils sont là, tout le temps, partout, ancrés dans nos mœurs. Je crois que personne n'y échappe, qu'on en soit la victime ou celui qui « juge » mais je pense sincèrement qu'on peut tous être éduqués. Après, c'est une question d'environnement peut-être mais surtout de volonté. Essayer de voir plus loin que le bout de son nez, parfois, ça peut être bien. C'est ce qui permet de ne pas rester sur le fait que les Gryffondors sont tous des branleurs qui foncent sans réfléchir, ne pas penser dur comme fer que les Serdaigles passent leur temps à travailler et qu'ils ne savent pas s'amuser, ne pas prendre pour argent comptant le fait que les Serpentards sont des pourritures prêtes à marcher sur ceux qui se mettent sur le chemin pour arriver au sommet. Et ne pas penser que les Poufsouffles ne servent à rien … Je digresse sur nos Maisons mais tout ça c'est valable pour tant d'autres choses et si là on en plaisante, c'est quelque chose de très important pour moi.

La tolérance.

Et si l'ambiance était détendue et légère jusqu'ici, je sens bien qu'un truc se brise à mesure que je prononce certains prénoms. Ça ne me saute pas au visage tout de suite mais non, ça ne m'échappe pas sur la longueur : Elle se ferme totalement. Envolé le sourire qui rend son visage si lumineux et son regard fuit clairement le mien. Bien sur, je fronce les sourcils mais c'est simplement par incompréhension. Et interrogation, évidemment. Est ce que c'est juste une personne dans le lot ? Toutes ? Et surtout, pourquoi ? Je ne dis plus rien, j'attends. Avec impatience certes mais sans me braquer.

« La bande des trois ne m'aime pas trop. Et c'est réciproque. Je crois qu'on se hait cordialement depuis toujours. »

Pas d'affolement sur mon oscilloscope, je ne suis pas là pour juger. J'aimerai juste … comprendre ? Je ne dis pas que ça me fait plaisir bien sur mais sincèrement, pas une seconde je ne me braque. De la haine, carrément ? Et réciproque en plus de ça. Oui, ça m'intrigue, m’inquiéterai presque mais il ne s'agit pas de moi et je n'envisage pas une seule seconde d'interférer. Ils ont sans doute un passé, ou même un présent je n'en sais rien, auquel je n'appartiens pas et peu importe les liens que je peux avoir avec les uns et les autres, non, ça ne me concerne pas.

Enfin, elle relève les yeux vers moi.
Je soutien son regard tout en restant on ne peut plus calme.

« Quant à Cameron... »

Ce rire ... sec, bref … Je me redresse sans même m'en rendre compte, fronçant les sourcils à nouveau. Je ne sais pas, ça me semble différent, pas comme avec Will, Macy et Maxime, et je ne suis pas certain que ça me plaise tellement.

« Il t'expliquera sans doute mieux que moi. »

Pas besoin d'en dire plus, je comprends à son langage corporel comme au ton qu'elle emploi que la discussion est terminée, de son coté en tout cas, et qu'elle n'envisage sans doute pas tellement de me laisser y ajouter quoi que ce soit. C'est comme ça et c'est tout ?

« Il faut que j'aille à la bibliothèque, j'ai déjà pris pas mal de retard sur mon planning. Bonne fin de journée à toi. »

Je reste là comme un con, un peu secoué, presque assommé, je ne peux pas le nier. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que la discussion prenne cette direction, qu'un blizzard s'abatte presque violemment dans l'atmosphère et la rende aussi froide et définitive.

« Wow. »

Abasourdi, oui, mais ça ne dure pas longtemps. Je secoue la tête et la rattrape en quelques foulées.

« Aiyana, attends ! S'il te plait. »

J'ai pas envie de la laisser partir comme ça, c'est … frustrant. Une seconde j'ai ce réflexe de lui attraper le bras pour l'arrêter mais me retiens au dernier moment. Pas de contact physique. Quelque chose me dit que ça n'est pas la chose à faire. Je me contente donc de la dépasser légèrement et de me tourner vers elle une fois que c'est fait. Lentement, calmement, mon regard cherche le sien.

« On peut discuter, non ? »

Ça n'a rien d'offensif ni d'agressif, je ne souris pas pour autant mais j'ai l'impression d'être relativement doux dans mon comportement et ma façon de parler. Et oui, j'aimerai assez qu'on discute, qu'on ne laisse pas la situation comme ça, juste en fermant la porte parce qu'elle l'a décidé.

« Je suis avec Will, c'est mon copain. »

Naïveté de ma part ou pas, je ne pense pas une seconde au fait qu'elle fait peut-être partie de ceux qui ne tolèrent pas ou ne comprennent pas les relations entre personnes du même sexe. C'est tellement normal et naturel pour moi - ça l'est tout court mais on n'est pas là pour soulever le débat même si ce débat ne devrait pas exister. Bref - que j'ai sans doute tendance à penser que ça l'est pour tout le monde même si je sais pertinemment que ça n'est pas le cas.

Débarrassons-nous des préjugés, hum ?

« J'apprécie beaucoup Macy et les rapports sont plutôt cordiaux entre Maxime et moi. Quant à Cameron, il est … quasiment de la famille. C'est une personne très importante pour moi et on s'entend très bien. »

Tout ça, c'était histoire de poser les bases.

« Mais jusqu'à preuve du contraire j'ai mon libre arbitre et surtout pas l'habitude de juger les gens et de me faire une idée sur eux ou sur la relation que je devrais avoir avec eux en fonction des autres, même si ce sont des personnes à qui je tiens et dont je me sens proche. Vous avez sûrement vos raisons de pas vous entendre, ça ne me regarde pas »

C'est un fait. C'est pas parce que mon mec s'embrouille avec quelqu'un que je dois en faire autant et réciproquement, par exemple. On ne s'entend pas tous, c'est comme ça, et alors ? A moins d'un truc grave, je n'envisage pas une seconde de me ranger d'un côté ou de l'autre. J'ai mon propre côté.

« On ne se connaît pas vraiment tous les deux mais tu m'as donné l'impression d'être une fille intelligente, intéressante aussi, et je trouvais que le courant passait bien. Si tu veux fermer la porte parce que t'apprécies pas mes fréquentations, soit, je m'en remettrais. Mais je trouverai ça dommage. »

C'est aussi simple que ça.

« En revanche, j'te cacherai pas que j'suis étonné pour ce qui est de Cameron. Et ça m'intrigue. »

Pour ce qui est des autres ça m'a tout l'air d'être une incompatibilité de caractères ou quelque chose comme ça et l'effet de groupe ne doit sans doute pas aider, mais Oncle Sam ? Je ne comprends pas et ça me travaille réellement. Elle peut effectivement me dire de voir ça avec lui mais là, c'est son point de vue à elle qui m'interpelle et que j'aimerai avoir. Il y a réellement un truc que je trouve étrange, comme une sensation.
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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Lun 20 Mar 2017 - 14:44

Autant dire que pour Aiyana, la conversation était terminée. La jeune femme avait tendance à tout contrôler, aussi bien dans sa vie de tous les jours que dans ses relations avec les autres. Aussi, alors qu'elle prenait la direction de la bibliothèque, il lui semblait évident que son échange avec Enzo avait touché à sa fin. Elle sentait bien que son cerveau n'était qu'en partie d'accord avec ça. Elle sentait bien qu'une partie d'elle allait continuer à faire tourner ça dans son cerveau encore et encore. Mais elle, elle avait envie d'oublier, de passer à autre chose et de se mettre au travail. Parce que ce qu'il venait de se passer était blessant, vexant. Elle avait senti, une fois de plus, qu'elle avait commis une erreur d'appréciation et elle détestait ça. Alors elle avançait, le visage fermé, défait de toutes les marques de douceur qu'elle avait pu montrer auparavant. Aiyana avançait tête baissée et elle n’entendit qu'à moitié la voix d'Enzo qui lui demandait d'attendre. Elle serra sa main sur son sac et continua d'avancer. A quoi ça pouvait bien servir qu'ils discutent de toute façon ? Sauf qu'apparemment son camarade ne l'entendait pas de cette oreille et la jeune femme fut bien obligée de s'arrêter alors qu'il se retrouvait là, planté juste en face d'elle. Discuter ? Aiyana lui lança un regard froid. Elle savait très bien que cette discussion n'apporterait rien de bon. Elle savait ce qu'il y avait à trouver. Elle s'apprêtait donc à lui dire cela lorsqu'il lui avoua que Jackson était son petit copain. La jeune femme ouvrit alors de grands yeux. Celle-là, elle ne s'y attendait pas. Oh, elle se fichait bien qu'il aime les mecs, clairement, aucune importance à ses yeux. Mais la situation en devenait juste encore plus grotesque.

« Il aurait dû te prévenir alors de ne pas trop t'approcher de moi. »

C'était amer, clairement. William et elle, ça n'avait jamais collé et elle était certaine que ça ne le ferait jamais. Elle avait donc craché ça au visage d'Enzo de manière plus froide que jamais mais lui continuait. Lui expliquant ses liens avec le reste de la bande. Autant dire que ça n'arrangeait pas les choses. Mais ce qui l'acheva clairement ce fut lorsqu'il lâcha que Cameron était comme un membre de sa famille. C'était comme si une chape de plomb venait de lui tomber dans l'estomac. Son regard se fit alors fuyant quelques instants avant qu'elle ne se ressaisisse et regarde Enzo de nouveau dans les yeux. Lui, lui expliquait qu'il se fichait qu'elle ne s'entende pas avec ses amis et que ça ne les empêchait pas de discuter. Le poids dans son estomac se fit plus fort alors que les mots semblaient être bloqués dans sa gorge. Enzo lui insista. Intelligente ? Intéressante ? Au-delà de flatter son orgueil, ces mots lui faisait plaisir, indéniablement. Pourtant, ils ne rendaient que la suite plus difficile à entendre. Malgré ce qu'elle lui avait dit, Enzo aurait souhaité qu'ils continuent à bien s'entendre ? Pourtant... Pourtant il touchait du doigt le nœud du problème. Intrigué par sa mésentente avec Cameron ? Avait-il compris que tout le problème était là ou jugeait-il son ami difficile à détester ? Dans tous les cas, il venait de mettre en lumière le point qui risquait de les séparer définitivement. Aiyana resta silencieuse pendant quelques instants, le regardant, se demandant s'il avait compris. Puis, elle laissa échapper un soupir.

« Dommage, je te trouvais intéressant aussi. »

Aiyana avait pris un ton mesquin pour prononcer ces mots. Se faire passer pour la méchante, accepter pleinement ce rôle de salope de l'histoire, voilà ce qu'elle était en train de faire. Aiyana venait de tout verrouiller, de barricader ses émotions derrière une carapace bien solide. Parce qu'elle en avait marre des déceptions, parce qu'elle en avait marre de cette solitude qui au fond, était en train de la dévorer.

« C'est un Non-Magicien. Il n'a rien à faire ici. Il ne devrait pas être ici. »

Aiyana avait prononcé ces mots en regardant Enzo droit dans les yeux, les mâchoires serrées. Qu'allait-elle voir sur son visage ? Du dégoût ? De la déception ? Très certainement. Et c'était peut être justement pour ça qu'elle ne reculait pas, qu'elle ne fuyait pas tout de suite. Parce qu'elle voulait voir ces émotions, elle voulait voir la colère qu'il allait d'un coup ressentir contre elle.

« Et si tu veux tout savoir je l'ai même attaqué, le jour où des élèves ont été empoisonnés. Je l'ai attaqué alors qu'il était venu m'aider. »

La tête haute, le menton relevé, Aiyana ne décrochait pas son regard de celui d'Enzo. Sa voix était sombre, froide, tranchante. Chaque mot était comme un coup porté avec violence. Rien à voir avec le visage qu'elle avait montré à Enzo auparavant. Mais cette colère, cette hargne faisaient réellement partie d'elle. Et en cet instant, elle avait juste envie de l'exposer aux yeux d'Enzo. Sans en comprendre réellement les raisons, sans saisir le mécanisme qui était en train de se faire en elle.

« Et maintenant ? »

Aiyana regardait calmement Enzo. Comme si elle attendait sa colère, son châtiment, prête à le recevoir, prête à encaisser. Comme si cela allait l'aider à avancer, allait nourrir sa haine encore et encore. La jeune femme sentait que la bascule qu'elle attendait depuis longtemps en lisant les documents fournis par Connor était en train de se faire. Elle sombrait du côté de la haine et les idées qui auparavant auraient pu lui paraître floues devenaient de plus en plus claires.
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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Mer 29 Mar 2017 - 22:07

S'il aurait du me prévenir ? Vaste blague. Il ne surveille pas plus mes fréquentations que je ne surveille les siennes, manquerait plus que ça, et je sais que là dessus on est sur la même longueur d'onde. C'est pas parce que je ne m'entends pas – hypothétiquement – avec un ou plusieurs de ses potes que je vais lui dire quoi que ce soit et réciproquement alors je ne vois pas pourquoi il m'aurait prévenu et à vrai dire, j'ai même pas le souvenir d'avoir entendu le prénom de la Verte sortir de sa bouche une seule fois depuis qu'on se connait de toute façon. Bien sur que je ressens une part de curiosité, je me demande ce qui a bien pu se passer entre eux – et par extension avec les filles aussi mais on ne va pas se mentir, je pense surtout à lui – mais je ne poserai pas la question. Pas maintenant en tout cas. Quand je dis que ça ne me regarde pas, je le pense, curiosité ou pas. Quoi qu'il en soit la jeune femme que j'ai à présent devant moi n'a plus rien à voir avec celle que j'ai rencontré le soir du bal, ni celle avec qui la conversation s'est engagé un peu plus tôt. Plus de sourires, de rires, rien de tout ça mais un ton presque acerbe, des paroles amères et un regard glacial. Les choses ont dégringolé si rapidement que ça en est d'autant plus frustrant et ça l'est encore d'un cran au dessus quand je me dis que ça n'est même pas moi le problème mais les gens que j'apprécie, qui font partie de ma vie et avec qui je traine.
En attendant, j'ai dit ce que j'avais à dire, le fond de ma pensée et ce le plus calmement du monde, peut-être dans l'optique d'arranger les choses. J'en sais trop rien. Ce silence qui s'en suit je le respecte, sans la lâcher du regard pas plus qu'elle ne le fait, mais je comprends bien vite que ce soupir qu'elle laisse échapper n'est pas annonciateur d'amélioration de la situation.

« Dommage, je te trouvais intéressant aussi. »

Le ton est mesquin, je prends ça comme une attaque personnelle cette fois et ne cherche pas à cacher ce que je ressens. C'est donc un rire sec qui m'échappe mais il n'a strictement rien d'amusé, naturellement. Je ne suis pas blessé, déçu peut-être un peu voir atteint dans mon amour propre par ce qu'elle sous-entend, mais certainement pas blessé. On s'est parlé deux fois, je ne vais pas me mettre à chialer si ça ne se produit plus jamais mais je veux comprendre, c'est plus fort que moi. Je ne veux pas laisser cette situation dans un flou qui commence à m'agacer. Et j'ai bien l'impression qu'on est deux à s'agacer, si j'en crois les infos que renvoient son langage corporel.

« C'est un Non-Magicien. Il n'a rien à faire ici. Il ne devrait pas être ici. »

C'est tranchant, incisif, le genre de trucs qui sort du fond des tripes sans laisser la moindre place au doute et pourtant … Je ne l'achète pas totalement, instinctivement. Elle me regarde droit dans les yeux mais y a comme une fissure dans le fond de son regard malgré toute l'impulsion, et sans doute la sincérité, qu'elle met dans ses mots. C'est donc ça, le fond du problème. Encore et toujours, même si je pensais que ce château était à présent débarrassés de ce genre de … d'avis ? A vrai dire je ne sais même pas comment qualifier ça. Le sang pulse dans mes veines, fait accélérer mon rythme cardiaque mais je reste calme, très calme, pas trop certain de ce que je ressens en réalité. Peut-être un peu de lassitude, clairement de la déception. De la colère ? Je ne saurai trop le dire.

« Et si tu veux tout savoir je l'ai même attaqué, le jour où des élèves ont été empoisonnés. Je l'ai attaqué alors qu'il était venu m'aider. »

Cette fois j'ai l'impression qu'elle cherche à me provoquer, à provoquer ma colère ou quelque chose comme ça. Pourquoi ? Pour rendre les choses plus faciles ? C'est comme si elle cherchait sciemment à se faire détester mais même si je peux mettre en doute certaines choses, la hargne avec laquelle elle énonce ça, presque fière, ne peut – je pense – pas être feinte. J'ai le sentiment d'être un peu sous le choc, en réalité, alors je me contente de rester là, statique, mon regard planté dans le sien.

« Et maintenant ? »
« Me balance pas ta haine et ton mépris au visage parce que t'aime pas les personnes avec qui je partage ma vie. Ne te sers pas de moi comme conducteur. »

Parce que c'est l'impression que j'ai en cet instant, qu'elle se sert de moi pour … Pas justifier mais canaliser ces idées qui ressortent brutalement au grand jour. Je sais que Connor n'est pas le seul à penser de cette façon, loin de là, mais venant d'elle … Non, je ne m'attendais pas à ça et ça me frustre d'autant plus.

« Tu ne me regardais pas comme ça avant de savoir tout ça, ça n'aurait pas changé si t'avais pas su. Ces Statuts de Sang c'est de la connerie, on est tous foutus pareil et si ces tarés n'avait pas décidé que c'était justement pas le cas, les Non-Magiciens n'auraient jamais mis un pied ici, histoire de remettre les choses à leur place. La plus part d'entre eux n'ont plus nulle part où aller à cause de ces absurdités. »

Et visiblement, le cadenas a sauté là haut dans ma tête mais si le ton reste plus ou moins calme malgré le sang qui bat cette fois dans mes tempes et résonnent partout dans mon organisme. Ça n'est pas de la colère, c'est … Un mélange de lassitude, d'agacement et de déception mêlée à de la frustration. Simplement parce que je ne comprendrais jamais qu'on puisse penser de cette façon.

« T'as le droit d'avoir tes convictions même si clairement on n'a pas les mêmes et que je ne comprendrais jamais qu'on puisse considérer des êtres vivants de cette façon mais … Putain ! »

Cette fois je hausse le ton, laisse cette frustration s'exprimer alors que mes deux mains vont se planquer dans mes cheveux une seconde avant de laisser mes bras retomber le long de mon corps. Je m'agite, sous tension, et je déteste ça. C'était pas censé se passer comme ça.

« Ça va au delà de toute cette merde, c'est juste une question d'être Humain ! »

Poudlard est devenu – un peu paradoxalement – un refuge et pas seulement pour ceux qui n'ont pas de pouvoir. Un refuge et une place forte dans une guerre à la con, plus le temps passe et plus je me dis qu'on est largement plus en sécurité dehors d'ailleurs mais c'est pas le sujet. Et puis merde, comment est ce qu'on peut décider de détester les autres simplement parce qu'ils ne sont pas comme nous ? Je sais que c'est utopiste de croire qu'il y a une raison à ça et que je suis probablement encore très naïf sur le sujet mais j'espère sincèrement que ça ne changera jamais à vrai dire.

« T'as devant toi un Lycanthrope au Sang-Pur qui a été avec un Non-Magicien pendant plus de deux ans et qui considère l'un deux quasiment comme un frère. Question jugement j'en connais un rayon, ils en connaissent un rayon, t'es loin d'être la première sur la liste mais tu sais quoi ? Ça ne fait pas de nous des personnes méprisables. Ça fait de nous des personnes qui s'en foutent de ces carcans à la con et je crois qu'on en est d'autant plus comblés et chanceux d'être là les uns pour les autres sans se préoccuper de tout ça. »

Oh ça oui j'en connais un rayon, j'en ai bavé pour cet « affront » et eux aussi, que ça soit à cause des autres enfoirés ou bien de ma famille. J'ai le souffle court mais c'est un soupir de résignation que je finis par laisser échapper tout en secouant la tête. Et le ton redevient calme, lassé, blasé, peut-être même un peu triste.

« Tu sais quoi, t'as raison. »

Et maintenant ?
Maintenant rien, tout ça c'est stérile.

« J'te souhaite une belle vie Aiyana, j'espère pour toi, sincèrement, que t'ouvriras les yeux un jour. Si ça arrive, n'hésite pas à venir me voir, je serai content de te montrer qu'on est bien plus heureux dans son existence quand on ne la passe pas à haïr des gens simplement parce qu'ils sont différents. »

Peut-être que j'extrapole mais dans son comportement, elle n'a laissé que très peu de place au doute.

« Bonne chance pour les examens. »

Un dernier signe de tête et c'est à reculons que je fais les premiers pas pour m'éloigner d'elle, comme pour être certain que j'ai pas rêvé ce qui vient de se passer et malheureusement je sais pertinemment que ça n'est pas le cas. Nouveau soupir et je me retourne pour prendre une direction au hasard. J'ai pas envie de rester seul après ça, tout ce que je veux c'est retrouver les personnes qui comptent pour moi et oublier cet épisode, l'oublier elle tout simplement. Ça ne devrait pas me mettre dans cet état, elle n'est rien ni personne pour moi mais je ne l'explique pas : Ça me frustre et me déçoit énormément. Sans parler de cette sensation persistante, celle qu'un truc m'échappe. Elle … Peu importe.
Sans trop y réfléchir je me dirige vers les escaliers avec en tête de rejoindre William. Certainement pas pour parler d'elle, juste pour passer du temps avec lui, avec Macy si elle est là, Mateo et Riley, Kezabel, Caem et Killian … Jouer à ce jeu à la con qui me défonce mon sex appeal capillaire à chaque fois, faire du skate dans les couloirs, rire, sourire, raconter des conneries, vivre et ne plus penser à tout ça. Juste être avec ceux qui prennent cette place importante dans mon existence, avec qui je partage mes valeurs.

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MessageSujet: Re: Holding on ▬ Aiyana   Ven 31 Mar 2017 - 11:42

C'était comme si un verrou avait soudainement sauté en elle. Aiyana était là, face à Enzo. Elle n'avait pas bougé, il n'y avait rien eu de magique, rien de puissant, aucun sort pouvant provoquer quelque chose dans son esprit. Pourtant, en l'espace de quelques secondes seulement, tout avait basculé. Au début, il y avait eu de la déception. Une tristesse profonde qui lui avait vrillé les entrailles, qui lui avait donné l'impression que le monde se retournait sur lui-même. Oui, Aiyana s'était retrouvée la tête à l'envers, à chercher à remettre de l'ordre dans toutes ces émotions contradictoires. Pourquoi s'attacher autant aux relations d'Enzo ? Pourquoi le fait qu'ils ne fassent pas partie du même monde la contrariait autant ? Parce qu'elle avait vu en lui une lueur d'espoir. La possibilité d'une sympathie partagée. Sans même parler d'amitié, simplement des moments d'échanges qui se profilaient. Et cela lui avait fait un bien fou, lui avait rappelé ce qu'elle pouvait vivre à Salem. Elle était très différente de ses amis, elle le savait et ça n'avait pas empêché que des liens forts s'établissent entre eux. Alors peut être qu'Enzo avait été le reflet de tout ça. Alors oui, ça avait été comme un douche froide. La tête à l'envers, elle avait cherché à se redresser, à tout remettre en place. Mais elle voyait bien que les cases ne correspondaient plus. Que plus rien n'avait sa place à moins d'efforts surhumains. D'efforts qu'elle n'était pas capable de mener. Alors elle avait tout verrouillé, d'un geste sec, sans espoir de retour.

Le regard fier, le cœur battant certes un peu trop vite, Aiyana tenait tête à Enzo. Il était resté plus silencieux qu'elle ne l'aurait cru alors qu'elle cherchait délibérément à provoquer sa colère. Sa première réaction fut d'ailleurs assez surprenante. Avant même de hurler au scandale par rapport à ce qu'elle avouait au sujet de Cameron il s'énervait sur le rôle qu'elle lui donnait. L'utiliser comme conducteur ? Aiyana ne voyait pas les choses ainsi mais elle ne dit rien, le laissant continuer. Apparemment, ce qui l'énervait dans cette histoire c'était le fait qu'elle le juge par rapport à ses relations. Mais accepterait-il vraiment de discuter comme si de rien n'était avec une personne qui haïssait l'essence même de ses amis ? Elle en doutait fortement alors. Alors elle le laissait se débattre mais n'en trouvait pas moins que sa réaction était logique. Quant à ses explications sur la présence des Non-Magiciens ? Aiyana refusait clairement d'entendre ses arguments. Ou plutôt, elle refusait de les accepter. Ils étaient là parce que leur espèce était en train de souiller la race magique et qu'il fallait faire quelques choses. Oui, maintenant, tout devenait plus clair dans son esprit.

« T'as le droit d'avoir tes convictions même si clairement on n'a pas les mêmes et que je ne comprendrais jamais qu'on puisse considérer des êtres vivants de cette façon mais … Putain ! … Ça va au delà de toute cette merde, c'est juste une question d'être Humain !  » 

Il s'agite et Aiyana est un peu surprise au début. Son vocabulaire a changé, son expression corporelle aussi. La jeune femme ne s'attendait clairement pas à cette réaction et l'espace de quelques instants cela pu se lire clairement sur son visage. Elle ne pensait pas que ça l'atteindrait autant. Il devait avoir entendu ce genre de discours des centaines de fois alors pourquoi s'agacer autant en l'entendant le prononcer ? Aiyana le regardait donc surprise, cherchant aussi à comprendre ce qui créait une telle agitation en lui. Dans sa tête, elle mettait en même temps en place les phrases qu'elle pourrait prononcer quand il serait un peu moins agité. Oui elle n'allait pas rester silencieuse éternellement mais elle préparait ses pions. Les mots avaient de l'importance et elle ne voulait pas perdre complètement le contrôle. Elle sentait déjà qu'une partie d'elle-même lui échappait en cet instant, elle ne pouvait pas accepter que ce soit l'ensemble. Enzo par contre semblait être submergé par un ensemble assez varié d'émotions. Sa voix se fit entendre une fois de plus et Aiyana le fixa avec une froideur qu'elle ne lui avait que peu dévoilé jusque là. Un loup-garou ? Aiyana n'en avait jamais croisé auparavant et elle ne pouvait nier que ces êtres magiques faisaient naître en elle une certaine crainte. Mais dans le cas présent, cette information passa à la trappe ou plutôt, elle ne s'attarda pas dessus. Il avait été avec un Non-Magicien ? Bien... Quant à la suite ? Un sourire mauvais s'était dessiné sur le visage de la jeune femme.

« Tant mieux. »

C'était méprisant, il n'y avait pas d'autre mot. Voilà ce qu'elle faisait du petit discours d'Enzo, se son envolée. Elle la broyait avec une violence dont elle ne se croyait pas capable jusque là. Mais pourtant, elle ne bougea pas, elle assuma ses propos pleinement, le regardant bien en face, se refusant de ciller, se refusant de céder. Enzo par contre semblait fatigué par ce combat. Parce que oui, leur conversation anodine ressemblait bien plus désormais à un affrontement qu'autre chose. Elle avait raison ? Une nouvelle fois, Aiyana ne s'attendait pas à ça mais elle resta silencieuse, sachant bien qu'une suite allait venir. Et elle ne fut pas déçue. Le petit discours d'Enzo continua, dans la même lignée que ce qu'il avait pu dire précédemment et ce fut cette fois au tour de la demoiselle de laisser échapper un rire sec. Celle là, elle était osée. Il se permit même de lui souhaiter de la chance pour les examens. Dans un autre contexte elle lui aurait signalé que cela n'avait rien à voir avec de la chance mais elle n'était pas d'humeur à ça. Elle le regarda alors faire quelques pas en marche arrière, comme s'il attendait quelque chose puis enfin se retourner. Il y eut quelques instants de réflexions du côté d'Aiyana puis un léger pas en avant et une voix forte et assurée.

« Ce serait plus simple pour toi que je ne sois qu'une personne solitaire qui se réfugie dans la haine pour se sentir mieux. Mais crois-moi tu te trompes complètement. Mes pensées sont réfléchies comme chacun de mes actes et je suis parfaitement heureuse. »

Aiyana se tourna alors pour se diriger vers la bibliothèque mais elle fit un dernier volte-face.

« Et je n'ai pas besoin de chance pour les examens. Je vais les réussir comme toujours. Je te retourne donc l'adresse. »

Et cette fois, elle lui tourna le dos pour de bon. Finalement, elle avait eu envie de sortir cette petite phrase qui rendait ses amis fous en général avant chaque examen. Est-ce qu'elle était réellement heureuse ? Difficile à dire. Aiyana ressentait réellement un vide, un creux au fond d'elle. Et même si sa solitude récente avait clairement accéléré son assentiment vers les pensées des Supérieurs, pour une fois dans sa vie, elle décida d'occulter un fait. De ne faire comme s'il n'existait pas parce que oui, c'était bien plus confortable.

- Fini pour moi -
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