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 L'enfer des Révisions - Libre

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MessageSujet: L'enfer des Révisions - Libre   Ven 13 Jan 2017 - 19:57

02 Juin 2015

Bloquée. C’était la sensation qui étreignait la jeune femme en ce début de mois. Assise en tailleur, un livre sur les jambes, la belle s’agaçait de se tartiner des banalités pareilles. Pourtant, il n’y avait probablement là rien de si ennuyeux qu’il lui semblait. Oui. Oui : mais. Sovahnn avait surtout envie et besoin de bouger ! Rester là depuis des jours avec ses livres, ça ne faisait rien de moins que de la rendre chèvre. Alors, oui, les examens approchaient et elle ne pouvait pas y couper. D’ailleurs, si elle avait passé plus de temps durant l’année à s’occuper de ce genre de choses plutôt que de vivre sa vie, peut-être n’aurait-elle pas cette affreuse impression d’être totalement submergée. Certes, elle avait bossé un certain nombre de choses, cherchant assidument à se rendre maitresse de sa baguette mais  les sujets qui ne touchaient pas directement à la pratique du duel lui posaient énormément de problèmes – surtout de temps. Non, elle ne s’y était pas forcément énormément intéressée et c’était avec dépit que la jeune femme avait découvert tout ce qui lui manquait : surtout qu’elle était déjà assez en retard sur l’année dans laquelle elle aurait dû se trouver si elle n’avait pas eu un problème de coma dans son adolescence. Depuis la veille, elle s’était faite embrigadée par ses amis Serdaigles, plus sérieux qu’elle. Takuma, Aileen et Jordane l’avaient poussé à s’y mettre, à ne pas désespérer, à s’accrocher. Non, elle n’avait pas le droit de baisser les bras, et encore moins de redoubler. Au contraire, elle aurait même dû viser une année supérieure à la troisième. Il ne fallait pas rêver à son humble avis. Ainsi, depuis la veille, il lui semblait qu’ils la harcelaient littéralement, lui donnant des cours, l’interrogeant, lui indiquant ce qu’elle devait réviser en premier, ce qu’ils avaient eu comme examens à l’époque – pour ce dont ils se souvenaient – ce que Takuma avait eu comme épreuves lorsqu’il les avait toutes passées à l’aide d’un retourneur de temps, prouvant ainsi qu’il était à la hauteur et n’avait pas besoin de revenir sur des niveaux plus « bas ». Oui, mais elle n’était pas Takuma, elle n’avait pas une super mémoire ni des habiletés particulières et encore moins de retourneur de temps. Bref, elle était oppressée par les examens qui arrivaient et par la pression qui lui tombait soudainement dessus de la part de ses amis, ce qu’elle n’avait pas anticipé. Ils s’étaient entraînés à la potion, avaient revu différents sujets de botanique en l’entraînant sur le terrain avant de l’amener auprès des créatures d’Ismaelle, ce qui n’avait fait que lui foutre un cafard monstre ainsi qu’à Aileen, qui associaient toutes deux cette matière à Jake. Sauf qu’elle, elle n’avait à priori, pour la Rowe, aucune raison d’être particulièrement affectée. Et puis ils s’étaient mis à la métamorphose, à la DCFM et pour finir, aux sortilèges. Et là, ils lui avaient promis de lui poser des questions sur l’astrologie.
Alors oui, la blondinette avait fini par s’endormir sur son livre, posé en équilibre sur le matelas alors qu’elle résidait en position allongée : tout pour craquer en somme.
Ce fut donc la tête dans le brouillard et souffrant d’un merveilleux torticolis et d’une douleur au poignet – sa main s’était trouvée dans une position moyennement anatomique durant la nuit à force de « tenir » le livre – que la jeune femme avait fini par se lever, se doucher et se diriger encore endormie jusqu’à la bibliothèque où elle avait repris ses révisions de moins en moins motivée. Passant de la position « une chaise, ça a 4 pattes et non 2 » à celle du chat ensommeillée en passant par la position allongée au sol, les jambes posées sur les étagères, la jeune femme cherchait à se concentrer et à retenir quelque chose de ses fichues lectures.

Pourtant, quand quelqu’un s’était montré, la réveillant par sa présence, Sovahnn était bien toujours plus ou moins allongée, les jambes en l’air, posées sur un pan de bibliothèque… en revanche, le livre avait fini sur son visage et il n’était pas tout à fait impossible qu’un fin filet de bave soit venu faire couler l’encre. Pas tout à fait impossible non.

Les yeux plissés par la lumière de la pièce, elle mit quelque instants à reconnaître l’importun radioréveil.
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Jeu 2 Mar 2017 - 10:42

~Mardi 2 juin 2015 – Un peu avant midi ~

Les examens... Autant dire que ce n'était pas la période préférée de Keith. On aurait pu croire qu'à leur approche, les élèves se mettraient à réviser avec acharnement et que, de fait, une atmosphère calme et studieuse régnerait dans le Château. Mais non ! Ça ce n'était que de la théorie, portée sans doute par des gens n'ayant jamais travaillé avec des jeunes. Parce que ce que Keith voyait arriver, c'était un véritable cauchemar. Plus les jours allaient avancer et pire ce serait. Parce qu'au fur et à mesure, alors que le timing allait devenir serré, de plus en plus d'étudiants allaient affluer dans la bibliothèque. Des gens qui n'avaient pas forcément l'habitude de venir travailler ici et qui se rappelaient soudainement qu'ils étaient ici à la base pour étudier. Et ces gens, ils incarnaient un peu le cauchemar de Keith. Ils ne connaissaient pas les règles de la bibliothèque et agissaient clairement n'importe quoi. Rangeant mal les livres, faisant du bruit, prenant de la place pour rien... Bref, Keith était vraiment désespéré à l'approche des examens. Alors qu'ils n'étaient qu'à la fin du mois, il sentait déjà que l'ambiance était en train de changer et que petit à petit, les choses allaient se complexifier. Cela lui filait presque des frissons. Il aurait presque été capable de se porter pâle pour échapper à ce calvaire. Mais être malade sur un mois, ça devenait complexe. Il allait devoir affronter au moins un peu de cette situation. Calvaire...

C'était donc sans entrain que Keith avait commencé la semaine. Le mardi matin, il avait une fois de plus traîné des pieds et s'était posé à son bureau dans un profond soupir. Il avait rapidement sorti un livre et semblait être plongé dedans. C'était sa façon d'échapper aux élèves et de les dissuader de venir lui poser des questions. Sauf que ça ne fonctionnait pas vraiment. Si on n'était pas encore aux records d'affluence, il y avait tout de même un peu plus de monde que d'habitude et Keith dû à plusieurs reprises indiquer comment été rangés les livres. Il ne pouvait s'empêcher de lancer des regards un peu outré aux étudiants quand ils semblaient être ici depuis un bon moment et toujours incapables de trouver seul le bon livre. Affligeant... M'enfin, ce n'était que le début de la journée. La matinée lui sembla donc être extrêmement longue. Keith s'était déjà levé une fois pour aller se faire un café quand sa patience commença à le titiller. Il était bientôt midi et demie et donc la majorité des élèves allaient sans doute se rendre dans la Grande Salle pour déjeuner. Enfin une bonne nouvelle. Keith décida donc de célébrer ça avec un nouveau café. Mais tant qu'à se lever, autant faire un petit tour dans la bibliothèque pour vérifier que ces bandes de sauvages n'avait pas tout massacré.

Keith avait déjà dû ramasser un bon nombre de livres abandonnés sur les tables lorsqu'il tomba sur un spectacle fascinant. Ou plutôt écœurant, à choisir. Une jeune femme avait apparemment confondu le sol de la bibliothèque avec son lit, ses pieds appuyés sur une étagère et un livre lui servant de masque de sommeil... Et de bavoir apparemment. Keith s'arrêta et croisa les bras. La colère était en train de monter en lui. Apparemment, sa présence avait éveillé la jeune femme qui était peu à peu en train de sortir de son sommeil. Elle plissa les yeux dans sa direction.

« Je ne vous dérange pas? »

Le ton était glacial et bien sûr, s'il avait employé le cynisme, il espérait bien que la jeune femme elle saurait rester à sa place. Il devait se retenir pour ne pas exploser, pour ne pas lui hurler dessus ou encore l'attraper par les cheveux et la tirer dehors. Oui cette idée avait réellement traversé son esprit mais pour le moment, il avait encore assez de retenue pour ne pas les faire. Il ne fallait cependant pas parier sur le fait que sa relative bonne constitution dure éternellement. Il était déjà de mauvaise humeur de base, autant ne pas le pousser trop long.

« Il semblerait qu'on ait oublié de vous indiquer à quoi servait une bibliothèque. Ou alors votre irrespect n'a d'égale que votre stupidité. »

Oui bon, il ne tirait pas les cheveux mais cela ne l'empêchait pas d'être profondément méchant. Il ne fallait pas non plus trop en attendre de la part de Keith.
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Dim 5 Mar 2017 - 13:43

Dur dur d’apprendre des choses par cœur, sans arrêt, pour espérer réussir ses examens finaux. Elle ne savait toujours pas comment elle avait réussi à passer la première année sans pour autant avoir réussi à réellement manier sa magie primaire toujours autant ingérable que débordante. Elle avait apprit à faire avec, apprit à maîtriser ses émotions, à dominer ses angoisses et à savoir quand ces petits frissons électriques commençaient à craindre sérieusement et comment maîtriser un minimum ses capacités. Ainsi, la jeune femme avait finalement réussi l’année précédente à aboutir à quelques sorts, tout comme elle s’était débrouillée pour limiter la casse sur tous les sujets purement papier. Bref, elle avait fait comme elle pouvait pour ne pas se ridiculiser un peu plus… Et cette année, rebelote : la blague recommençait, il lui fallait prouver qu’elle n’était pas un cas si désespéré que ça. Et pas qu’une joueuse de Quidditch à présent. Disons qu’elle avait toujours ça pour aider sa moyenne et passer pour quelqu’un d’impliqué dans la vie scolaire du château. Toujours était-il qu’elle enchaînait les séances de révisions intensives et ses amis étaient là pour l’y aider, et l’interroger régulièrement. Assez pour qu’elle ait une certaine pression et intérêt à ne pas baisser les bras. Alors elle ne les baissait pas. Enfin sauf là. Oui, parce que là, la jeune femme qui n’en pouvait plus de ces positions toutes plus inconfortables les unes que les autres que lui offraient ses séances de boulot. Ainsi, elle s’était évertuée à changer sans arrêt de position histoire de limiter cette impression d’immobilisme inhérente aux travaux intellectuels, notamment en rapport avec des fichus livres poussiéreux. Quel rapport avec les bras ? Elle avait simplement terminé allongée au sol, les pieds posés sur une étagère, un livre au dessus de sa tête… et sa nuit courte la rattrapant. Donc oui, elle avait baissé les bras.
Au sens propre du terme.

Vous le connaissez ce moment où les bras lâchent, synonyme évident de la somnolence en approche. Ce fut le cas. Bientôt, la belle blonde avait fini par s’endormir, posée là, de manière totalement improbable. Et quoi de plus probable en revanche, dans une bibliothèque, que d’être réveillée par le bibliothécaire ?!

Une présence l’avait sortie de son sommeil et bientôt, la Poufsouffle ouvrait des yeux agressés par la luminosité pourtant toute relative des yeux, suivant la courbe des jambes du nouvel arrivant. Chaussures, mollets, genoux, cuisse, buste, épaules, visa…. Merde.

« Je ne vous dérange pas? »
« Euh… »

Si un peu.

Vu le ton, il n’était pas ravi de la trouver ici et ainsi. L’esprit encore un peu brumeux, la jeune femme avait du mal à réagir aussi vite qu’elle aurait pu le faire autrement. Laissant tomber ses jambes sur le côté – les genoux douloureux d’être restés ainsi depuis…. Elle ne savait pas réellement combien de temps – Sovahnn s’était retournée avant de se redressée, assise au sol, les neurones pas encore tout à fait assez oxygénés.

« Il semblerait qu'on ait oublié de vous indiquer à quoi servait une bibliothèque. Ou alors votre irrespect n'a d'égale que votre stupidité. »

Ouh ça pique.

« Je… désolée, j’me suis endormie. »

Merci Captain Obvious.

« Vous savez ce que c’est, les nuits courtes à apprendre en urgence avant les exams…. »

… Non ?

Punaise, elle n’avait jamais eu affaire au bibliothécaire mais manifestement il n’était pas du genre à rire. S’il savait ce qu’elle avait pu faire d’autre ici…

Ok, relève-toi ma fille.

Manifestement, non, il ne déconnait pas. S’appuyant aux étagères derrière elle, la jeune femme et sa crinière bordélique d’endormie s’étaient retrouvées dans une position plus verticale.

‘Irrespect’, ‘stupidité’, bizarrement le ton pet-sec’ de cet homme avait eu le mérité de la réveiller complètement rapidement.
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Lun 6 Mar 2017 - 12:34

C'était peut être ça son examen à lui en fait. En y réfléchissant bien, Keith se disait que ça y ressemblait clairement. Une mise à l'épreuve, une mise en situation. Voir s'il était capable de garder son calme, de rester professionnel face à des enfants qu'il avait juste envie d'étriper. Parce qu'il le savait très bien, il était sous surveillance. Si Rivers avait des méthodes pédagogiques bien à lui, il n'en demeurait pas moins qu'il ne supporterait pas que Keith s'en prenne de nouveau aux élèves. Il n'avait pas le droit à l'erreur en raison de son passif. Et si son objectif l'aidait à garder la direction, il devait bien avouer que parfois ça le démangeait sévèrement. Ces gosses... Il avait comme l'impression qu'ils se liguaient contre lui, qu'ils faisaient tout pour le faire craquer. Et en soit, ce ne serait pas si surprenant. Après tout, Keith en avait fait souffrir plus d'un et il n'y était pas allé de main morte. Alors peut être qu'ils se vengeaient vraiment... Bon peut être aussi qu'il se montait la tête en faisant une montagne de choses en soit assez futile. Mais clairement, pour lui, rester calme face à des comportements aussi irrespectueux était une véritable épreuve. Même s'il n'avait pris ce métier que par nécessité quelque part, il commençait à s'attacher avec force à ce lieu, à tous ces bouquins. Et ils ne pouvaient pas supporter que les élèves s'en servent n'importe comment.

La demoiselle en face de lui était l'exemple typique des personnes à qui il avait vraiment envie de botter les fesses. Elle était apparemment encore complètement dans le vague et fut incapable de réagir à la première prise de parole du bibliothécaire. Ce n'était pas plus mal car en vérité la question n'attendait aucune réponse. Pire encore, une réponse aurait sans doute eu le don de l'agacer. Cette hésitation était donc la bien venue. Il la regarda ensuite se remettre en position assise et ne put empêcher une réplique acerbe de sortir. Il ne connaissait pas cette élève et n'avait aucune raison de s'acharner sur elle. Sauf que Keith n'était pas un pédagogue et qu'il avait la fâcheuse tendance à se lâcher sur le premier venu. Responsable ou pas. La jeune femme finit par sortir de sa torpeur. Elle commença d'abord par s'excuser ce qui en soit était une bonne chose. Mais alors qu'elle expliquait qu'elle s'était endormie, Keith arqua un sourcil et laissa les mots sortir.

« Ah bon ? »

Froid, sec. Il n'était pas stupide et il avait bien remarqué qu'elle s'était endormie. La question c'était à quel moment elle avait pu trouver ça normal de piquer un sommer dans la bibliothèque. Encore, si elle s'était endormie les bras croisés sur sa table, comme beaucoup le faisaient, il se serait contentée de la réveiller d'un claquement sec de livre et de passer son chemin. Mais là... C'était épuisant tant c'était ridicule. La jeune femme commença alors à se justifier, cherchant à faire appel aux souvenirs de Keith.

« Non. »

Au moins, c'était clair. Keith avait été étudiant lui aussi, assez bosseur d'ailleurs. Mais non, il n'avait jamais travaillé en urgence. Il avait su s'organiser et si parfois il s'était retrouvé à veiller, il n'avait jamais utilisé cela comme excuse pour maltraiter des ouvrages. Donc non, la petite technique de la jeune femme ne marchait pas même si elle avait cherché à utiliser son ton le plus mignon. Mauvaise technique. Au moins elle s'était redressée ce qui était déjà pas mal parce que le bibliothécaire en avait un peu marre de s'adresser à une loque. Il l'observa alors de la tête aux pieds avant de laisser son regard traîner sur le bazar qu'elle avait laissé autour d'elle. Profond soupir.

« Suivez-moi. »

Le ton de Keith ne laissait la place à aucune contestation. Il n'attendit même pas de voir le moindre signe d'approbation sur le visage de la demoiselle pour reprendre son chemin. Il marcha d'un pas décidé vers son bureau. Il se pencha alors derrière celui-ci et sortit du dessous un chiffon et une potion de nettoyage. Il tendit le tout à la jeune femme.

« Vous allez me nettoyer l'ensemble des rayonnages comme apparemment vous avez pris cette bibliothèque pour votre chambre. Et bien sûr, je ne veux pas vous voir utiliser d'autre magie que celle contenue dans cette fiole. »

Ce serait trop simple sinon. Et bien évidemment, Keith avait prononcé ces mots d'une voix forte. Pourquoi ? Pour qu'elle serve d’exemple. Plusieurs élèves s'étaient retournés pour voir la cause de la colère froide du bibliothécaire. Il ne laisserait rien passer et n'avait aucunement envie de se laisser marcher dessus dans sa bibliothèque par des élèves incapables de se concentrer. Cela lui ferait prendre encore plus de retard dans ses révisions ? Tant pis pour elle. Il fallait tous qu'ils apprennent à assumer les conséquences de leurs actes. Et surtout, qu'ils lui foutent la paix parce que sinon, il allait finir par craquer. Surtout avec les migraines qui le reprenaient.
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Lun 6 Mar 2017 - 19:01

Il était sérieux ?! Non… vraiment ?! Il allait lui pondre un cake parce qu’elle s’était endormie en bossant dans une position improbable ?! Ça va, c’est une bibliothèque, pas un sanctuaire, il va falloir se calmer un peu deux minutes aussi. Ils étaient tous ici pour bosser, les examens approchaient, ils se retrouvaient tous à méchamment accélérer et pardon mon coco mais on ne peut pas tout à fait dire qu’on a fait nos études au même moment de l’existence de ce pays ! Ça t’a échappé, les machins encapuchonnés dehors ?! Les personnes disparues ? Les proches assassinés, les gens qui ont frôlé la mort cette année ? Oui, Sovahnn se réveillait un peu, estomaquée par ce ton froid et tellement solennel qu’il pouvait avoir en cet instant pour quelque chose de si… dérisoire. Non, en effet, elle n’avait pas tout à fait mis ses études en premier plan cette année, ni l’année d’avant. A vrai dire, elle cherchait surtout à exister pour rattraper le temps perdu et le temps qu’on risquait encore de lui arracher. Alors non, elle ne mettait pas totalement de côté l’idée d’être autre chose un jour qu’une greluche blonde avec une baguette dont elle savait à peu près autant se servir qu’elle réussissait à résoudre un rubixcube mais ça n’était pas forcément sa priorité première à l’heure actuelle.

Du coup… elle était sur le cul.

Enfin, non, la jeune femme avait fini par se redresser, plus pour éviter de se sentir en position de faiblesse, étalée au sol face à un homme qui la dominait que par réel respect de la bienséance, mais toujours était-il qu’elle avait retrouvé une position verticale pour encaisser les remarques désobligeantes du bibliothécaire.

Oui, « ah bon » : ah ah ah c’est drôle, j’ai fait une remarque idiote.
Bon, tentons de toucher la corde sensible de sa jeunesse pas si lointaine s’était-elle dit ! Mauvaise pioche. Très mauvaise à vrai dire puisqu’il n’avait fait que la prendre de haut en un seul petit mot : « non ». Un non qui sonnait comme « non parce que je suis bien meilleur que toi, pauvre petit cafard qui galère face à ses examens en approche, pauvre idiote ». Enfin, quelque chose du genre. Du moins, c’était ainsi qu’elle l’avait prit. Fronçant les sourcils, la belle blonde s’était pourtant tut une nouvelle fois, espérant simplement que la tempête passerait et qu’elle pourrait passer à autre chose, tout simplement. Mais s’il avait continué à la toiser, il s’était également mis à détailler tout ce qui pouvait traîner au sol : des piles de bouquins essentiellement puisqu’elle les avait entassé dans cette superbe tromperie que l’on ose souvent se faire tandis qu’on aborde tel ou tel chapitre : « aujourd’hui je lis tout ça ! » comme si on en était capable, comme si on retiendrait quoi que ce soit et comme si après un dur mais court labeur, on se réveillait le lendemain avec des connaissances plein le ciboulot. Alerte spoiler : ça ne marche jamais. Mais un peu de fantasme intellectuel ne fait de mal à personne.

Enfin, si : à lui.

« Suivez-moi. »

Elle était restée là un instant, à le fixer s’éloigner, attendant clairement qu’elle le suive… ce qu’elle fit, lançant des regards implorant au petit groupe d’élève posé sur une table non loin et qui n’en perdaient pas une miette.
Elle l’avait donc suivi jusqu’à son bureau d’où il sortit rapidement un chiffon et une petite potion.

« Vous allez me nettoyer l'ensemble des rayonnages comme apparemment vous avez pris cette bibliothèque pour votre chambre. Et bien sûr, je ne veux pas vous voir utiliser d'autre magie que celle contenue dans cette fiole. »
« Ça, ça risque pas. »

T’as raison enfonce toi. Tu peux lui filer un bâton aussi si tu veux, ou ta ceinture, ça ferait un martinet merveilleux.

« Tout… l’ensemble des rayonnages … ? »

Le visage un peu avancé, les sourcils redressés, les lèvres entrouvertes : non, elle n’en revenait pas.
Déjà parce qu’elle amputait ses nuits depuis un moment histoire de gagner un maximum de temps de révision, ce qui provoquait un certain nombre de court circuit là haut. Mais aussi parce que…

NAN MAIS T’AS VU L’IMMENSITE DE CETTE BIBLIOTHEQUE CRETIN DE TOUQUE ?!!! YA MEME DEUX ETAGES !!!!!!

Un chiffon dans une main, la fiole dans l’autre, sa baguette de toute manière inutile dans le pantalon…. Face à un nombre d’étagères assez gargantuesque, la jeune femme était resté ainsi un instant, bouche bée, fixant ensuite les élèves non loin avec une petit grimace frôlant le dégout et transpirant le désespoir.
Elle en aurait pour…. Des jours !

Nouveau regard vers le bibliothécaire. Clairement, il ne déconnait pas. En était-il seulement capable, telle était la question.


« Je me la ferme et je m’y mets vite, c’est ça … ? »

Que ces yeux froids et sans âme veulent me dire ?

Inspiration, expiration.

Munie de son chiffon et de sa potion, elle s’y était mise, calmement, décalant les livres en piles pour avoir la place de nettoyer avant de tout remettre à sa place sans mettre quoi que ce soit au mauvais endroit ce qui aurait posé des problèmes de classement. Oui, elle avait fait les choses sérieusement, mécaniquement, encore et encore et enc…. Il a le dos tourné là non ?!

La première fois, elle n’avait pas bougé, continuant docilement son manège. La deuxième, la troisième et la quatrième fois non plus d’ailleurs. Quand à la cinquième, elle n’avait même pas levé les yeux. Pas plus que la sixième, absorbée par sa tâche.

Et à la septième, elle avait disparu.

Son sac ? Laissé sur place. Les femmes et les enfants d’abord ! Déjà, la jeune femme quittait la bibliothèque et piquait un sprint dans le couloir puis les escaliers, sous les petits sourires amusés de ses camarades.

Là, normalement, c’est le moment où Enzo se pointe.

En attendant, elle n’avait cessé de speeder : direction un lieu où elle pourrait se cacher. Genre, indéfiniment. Ou du moins jusqu’à ce que les examens soient terminés. Ou que les détraqueurs se soient pointés et qu’ils soient tous morts : au choix ! Tant qu’elle ne retournait plus jamais dans cet endroit maudit… !
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Lun 6 Mar 2017 - 23:22

J'ai pas fermé l'œil de la nuit ou presque. Je ne l'ai pas laissé fermer l'œil de la nuit ou presque. Impossible, in-envisageable et surtout pas la moindre envie, de son côté comme du mien – pas de méprise. Pleine Lune oblige, j'ai les sens à fleur de peau et les émotions décuplées mais tout ça dans le fond n'est quasiment qu'un prétexte et on en a parfaitement conscience tous les deux. Une chose est sure, en ce jour qui annonce la forme la plus parfaite de cet astre qui régit ma vie entière depuis plus de trois ans maintenant, il est à moi bien plus encore que le reste du temps et je n'essaie même pas de m'empêcher de l'exprimer. Lui et moi c'est la même longueur d'onde, les mêmes rires, les mêmes envies, la même soif et la même faim de l'autre. Lui et moi c'est un sentiment nouveau de liberté, quelque chose qui permet à mes ailes de se déployer comme elles ne l'ont que très rarement fait et le mieux dans tout ça, c'est que ça devient mon quotidien. Chaque molécule qui compose mon organisme, chaque cellule, respirent d'un souffle nouveau sans en faire un affaire d'état pour autant. C'est juste … Normal, simple et naturel. Du début jusqu'à la fin. Je me sen bien, putain !
Tellement bien qu'être en cours est un véritable calvaire, je ne tiens pas en place et ne pas sourire m'est impossible. J'ai dans la tête des tas d'idées, des tas de souvenirs brulants et récents, des tas d'envies … toutes dirigées vers la même personne, évidemment. Et visiblement ça n'échappe pas à Cameron – qui nous enseigne à merveille l'Étude des Non-Magicien quasiment à plein temps depuis que Dimitri a changé de poste pour devenir Gardien. C'était censé être occasionnel et temporaire mais étant qu'il n'y a pas de remplaçant pour le moment … Sincèrement, j'en suis plutôt content et je sais rester à ma place d'élève. Ceci dit, il me connait par cœur, c'est presque comme s'il pouvait lire dans mes pensées, je le sens bien dans son regard que je ne capte qu'au prix d'un effort intense pour redescendre sur terre.

« Enzo, sérieux, va faire un tour parce que là c'est plus possible. Je pourrais presque entendre tes pensées et j'suis au bord du malaise là si tu veux tout savoir. »
« Pardon ... »

Mais pas pardon, évidemment. Et bien sur cet échange est de l'ordre du confidentiel, il a la décence de ne pas faire ça à voix haute devant toute la classe mais de s'adresser uniquement à moi. Très sincèrement, même si ça n'avait pas été le cas, j'aurai même pas relevé je crois.
Impossible pour moi de me retenir, je pars presque en fou rire et je crois que ça patience s'effrite dangereusement même si le sourire qu'il tente de retenir ne m'échappe pas. Je suis un putain d'élément perturbateur qui a trop d'énergie entre autre parce que mes hormones font des loopings et que j'arrête pas de penser à tous ces trucs indécents qui me passent par la tête, tous ces trucs que j'ai envie de faire à Liam. Avec Liam. Avec mon mec, tout simplement, parce que c'est ce qu'il est officiellement depuis quelques semaines et réciproquement évidemment. Officieusement on a arrêté de compter ... Mais une chose est sure c'est qu'on se lâche tous les deux encore bien plus depuis qu'on a eu cette discussion durant laquelle on a arrêté de se voiler la face. Et c'est le pied.

Tombe moi entre les pattes et je te mange tout cru.
Encore.
Oui, je suis un obsédé et c'est peu de le dire mais je le vis bien, je vous remercie.
Ça tombe bien, il l'est autant que moi.

« Sors. »
« T'es sérieux ? »
« Oui. »

Ça me déstabilise un peu, ceci dit il ne me faut pas bien longtemps avant de quitter la salle sans tenir compte une seule seconde du regard de mes petits camarades de classe. Ça va, c'est pas du favoritisme, il me fout dehors les gars ! De toute façon il ne reste pas longtemps avant la fin des cours, non ? On s'en fout, j'ai déjà commencé à dévaler les escaliers. Métamorphose, je crois. Premier étage, donc. J'ai trois étages pour trouver un truc qui me permettra de le faire sortir de cours et … Alerte blonde. Changement de plan. Sourire en coin, toujours, mais il n'a plus rien de celui que j'affichais jusqu'ici. Elle fonce droit devant elle, ne me voit pas mais son air amusé ne m'échappe pas et je sais pas pourquoi – peut-être parce que je la connais plutôt du genre très bien – je sens la connerie à des kilomètres à la ronde. Qu'est ce que t'as encore fait, Miss-Belle-Au-Bois-Qui-Dort ? Planqué l'espace d'un instant, l'aura du prédateur taquinée légèrement par le fait de voir un être vivant courir et donc par instinct cette pulsion primaire de courir après. Je la laisse me dépasser et mes bras la capturent par derrière, au vol – et je le sais que je m'expose à prendre des coups par réflexe le temps qu'elle capte que c'est moi, croyez-moi.

« C'est pas toi que j'étais parti pour choper mais j'perds pas au change. »

Provocateur, mon visage près du sien et ma bouche proche de son oreille alors que je me tiens toujours derrière elle, je profite clairement de cette situation avant de la relâcher et de lui adresser un large sourire quand elle se retourne vers moi. Calculé ou pas, je pense que c'est inconscient en réalité mais quoi qu'il en soit on est désormais hors de vue de l'axe principal – si on peut appeler ça comme ça. C'est un couloir quoi ...

« Tu fuis qui comme ça ? »

Parce que ça, cette vision que je viens d'avoir, elle traversant un couloir comme un ouragan, c'est loin d'être la première fois. C'est même plutôt familier à vrai dire. Ça l'a été pendant un moment et même si le contexte était loin d'être funky on en a passé des putains de bons moments. Oui, j'ai envie de dire putain toutes les trois minutes, et alors ? C'est quand je suis content ça, faut pas m'en vouloir. Pardon Maman.

« A moins que tu rattrapes ton footing matinal que t'aurais pas eu le temps de faire ? »

Parce que bien sur, ça n'est pas du tout son genre de faire des conneries. Pas du tout. Pas une seule seconde. Jamais.
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Lun 13 Mar 2017 - 14:50

Apparemment, assumer ses actes était un acte très compliqué pour les élèves de cette école. Keith était désespéré par leur immaturité et leur incapacité à comprendre qu'ils n'étaient pas là pour être servis par le personnel. Keith voulait bien faire son métier, ranger les livres, consigner les prêts, gérer les stocks et faire un peu de ménage en passant. Mais il refusait de passer derrière ceux qui n'avaient aucun respect pour lui et pour ces lieux. Vraiment, il en avait marre de ces jeunes incapables de comprendre que tout ne leur était pas dû. Oui il était clairement en train de se transformer en vieux con mais ça, c'était plutôt prévisible. Sa trajectoire de vie semblait être dessinée depuis un bon moment déjà. Alors sa réaction face à l'élève n'avait rien d'étonnant et il n'était pas prêt à entendre la moindre protestation. Il n'en avait aucunement envie. Alors quand elle lui demanda si c'était bien l'ensemble des rayonnages qu'elle se devait d'astiquer, Keith lui lança un regard perçant. Les bras croisés sur la poitrine, il ne prit même pas la peine d'ouvrir la bouche. Elle connaissait la réponse et il n'avait aucune raison d'user sa salive pour répéter l'information. Il attendit donc patiemment, la regardant toujours avec sévérité, qu'elle réalise d'elle-même que sa question était futile. Et cela ne se fit pas attendre. Apparemment, son cerveau avait décidé de reprendre sa fonction première et la jeune femme comprit même qu'elle avait intérêt à se mettre au travail vite et en silence.

« Vous voyez quand vous voulez. »

Ah le sarcasme... Keith la regarda donc s'éloigner vers les rayonnages alors qu'il se remettait de son côté au travail. Oui ce petit épisode l'avait convaincu de se remettre à la tâche de l'inventaire. Il avait devant lui la liste des ouvrages présents dans la réserve, de l'autre côté, ceux présents dans la bibliothèque. Il devait donc les vérifier et voir s'ils ne pouvaient pas en changer certains de place. Bien sûr, il ne prendrait pas de décision sans l'aval du Directeur mais il y avait clairement du tri à faire là-dedans. Keith se laissa donc aspirer par sa tâche, relevant de temps en temps la tête pour vérifier que la demoiselle était bien en train d'astiquer. Au fil du temps, il relevait la tête de moins en moins souvent. Quand Keith était concentré sur quelque chose, il pouvait vite se faire happer. Loreena le taquinait souvent à ce sujet, notamment lorsqu'il était plongé dans la lecture d'un livre qui lui plaisait et qu'elle essayait désespérément d'entrer en contact avec lui.

De très longues minutes s'étaient écouler quand Keith releva finalement la tête et constata que la jeune femme n'était plus dans son champ de vision. Elle n'était pourtant pas parti depuis longtemps, mais ça, il ne le savait pas. Il se leva, fit un tour dans les rayonnages et constata qu'elle s'était réellement enfuit. Il repéra alors un préfet dans la bibliothèque et lui fit signe de monter la garde en son absence. Il sortit ensuite en trombe de la salle et avança d'un pas décidé. Il questionna les tableaux qui se trouvaient sur son chemin. Plusieurs dirent n'avoir rien vu, vérité ou pas, il n'avait pas le temps de se battre pour le savoir. Puis, l'un d'eux finit par briser le silence et lui indiquer avoir vu une jeune femme blonde partir en courant et lui montra la direction. Keith accéléra le pas jusqu'à ce qu'il entende des éclats de voix. Tu fuis qui comme ça ? Il avait réellement entendu ça ? Keith qui s'était légèrement dissimulé dans un angle mort, sortit et se retrouva face à deux adolescents. Dont la fuyarde.

« Je crois que c'est à moi qu'elle essayait d'échapper M. Ryans. »

Oui, Keith connaissait le jeune Ryans, pour diverses raisons. Parce qu'il n'était pas du genre discret, parce qu'il avait fréquenté un moldu aussi pendant l'Occupation ce qui l'avait mis dans le viseur des Supérieurs. Mais bref, tout cela ne l'intéressait clairement pas pour le moment. Son regard se posa sur la jeune femme. Il leva alors sa baguette et d'un geste vif il sépara les deux jeunes gens, les projetant chacun d'un côté du couloir et les maintenant fermement contre le mur.

« S'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est qu'on me prenne pour un imbécile. »

Le regard de Keith était assassin. Un long frisson lui parcouru alors l'échine. Au fond de lui, une voix venait de s'éveiller. Une voix qui l'invitait à faire quelque chose qu'il savait ne devoir surtout pas faire. Il suffisait d'un sort pourtant, c'était tentant... Un sort pour forcer cette misérable petite gamine à obéir et à arrêter de se croire plus intelligente qu'elle ne l'était. Oui c'était tentant. Le visage du bibliothécaire s'assombrissait à mesure que cette voix se faisait plus forte en lui. Il ne s'en rendait pas compte mais la force magique qu'il utilisait pour maintenant les deux élèves contre le mur se faisait plus forte. Presque étouffante. Ryans n'avait rien fait et à vrai dire, Keith ne lui prêtait aucune attention. Il n'était qu'un dommage collatéral. Le regard du bibliothécaire était tout entier dédié à la jeune femme alors qu'il s'approchait d'elle, menaçant. Lui ? Il avait comme l'impression d'avoir quitté terre et à vrai, dire, il n'avait qu'à moitié conscience de ce qu'il était en train de faire. Cette voix reprenait le dessus. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas exprimée, anesthésiée par le calme relatif du Château. Alors pourquoi maintenant ?
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Mer 15 Mar 2017 - 20:22

Selon la théorie de l’évolution, dans le cas d’une agression, d’une situation oppressante ou d’un stress quelconque, deux choix s’offrent  à nous : la fuite ou la lutte. Flight or Fight ?
Flight. Définitivement, ce serait flight. Ça l’était très souvent pour la jeune femme d’ailleurs. Elle était devenue la pro des courses dans ces couloirs, c’était même devenu très rapidement l’une de ses activités favorite, voire même de ses spécialités quand les Supérieurs étaient toujours là. Ses longues jambes enfin utiles se projetant l’une après l’autre, comme si elle cherchait simplement à s’envoler loin de la menace. Seconde spécialité d’ailleurs. Son cœur projetant l’acide dans ses veines aussi fort qu’il en était capable, la belle avalait la distance, zigzagant entre les uns et les autres, se glissant plus ou moins en douceur lorsqu’elle se trouvait face à un obstacle. Elle était connue pour ça maintenant, ses pas claquant sur la pierre finissaient par alerter son entourage et elle en voyait quelques uns se projeter contre un mur, du coin de l’œil.
Absorbée par son sprint, Sovahnn ne s’était pas rendu compte de ce qui l’attendait et toutes les fibres de ses muscles s’étaient contractées avec violence en se sentant soudainement ceinturée. Premier réflex ? Enzo avait raison de l’anticiper : frapper, comme ça, au hasard, un peu comme elle le pouvait et ce jusqu’à ce qu’elle intègre à qui était la voix amusée qui s’adressait à elle.
Eh oui, Enzo, comme quoi cette situation ne pouvait qu’être associée à leur duo de choc.

« C'est pas toi que j'étais parti pour choper mais j'perds pas au change. »

Elle s’était immédiatement détendue, pivotant pour coller sa joue contre celle de son ami qui s’amusait déjà à coup de proximité.

« T’es conscient que je viens de frôler la crise cardiaque là ?! »

Une certaine impression d’être une souris dans les pâtes d’un chat finalement pas si inamical. M’enfin quand même ! Le choc est plus ou moins le même de prime abord. Le cœur battant, la jeune femme s’était laissée entraînée en dehors de vue, loin d’oublier qu’en effet, elle avait tout intérêt à disparaître.

« Tu fuis qui comme ça ? »
« Le bibliothécaire ! Nan mais il ‘va pas bien celui-là sérieusement !! Qu’est-ce qui cloche chez lui ?! »

Plus précisément : ça n’va pas bien dans sa tête ?! Bah non. Justement, ça ne va pas bien dans sa tête. Et mis à part la petite voix un peu garce qui s’y balade, là, ce qui cloche chez lui ma belle Sovahnn… bah c’est toi.

« A moins que tu rattrapes ton footing matinal que t'aurais pas eu le temps de faire ? »
« Ah oui, aussi ! Parce que j’étais trop occupée à dormir dans la bibliothèque pour courir : objet du délit. »

T’aurais mieux fait d’aller courir.

« J’ai bossé toute la nuit, j’suis allée bosser dans ce lieu consacré à ce type d’activité hautement rébarbatives… et j’ai peut-être légèrement plongé…. Allongée au sol et les pieds en l’air mais OH ! Ça va, c’est pas un crime ! ‘Ya tellement pire dans la vie, j’m’attendais pas à ce qu’il me pète un caca nerveux pour si peu ! Il est complètement à côté des réalités ce type ! »

Le type est là.
Quel type ?

« Je crois que c'est à moi qu'elle essayait d'échapper M. Ryans. »

Ce type.

Sa voix s’était élevée derrière elle, lui arrachant un frisson glacé courant le long de sa moelle épinière. Holly crap. C’était une très mauvaise cachette.

Dos à lui, elle fixait toujours Enzo avec une grimace figée et des yeux écarquillés.

« Sa vision est basée sur le mouvement… »

Comme dans Jurassic Park ? Tu sais que ça ne leur réussi pas dans ce film hein ?

Cette fois, elle s’était retournée, abaissant plus que de raison ses épaules dans un soupir court.

« Nan mais ça va, c’est pas un peu sur… »

-dimensionné comme réaction ?

Mais la jeune femme n’avait pas terminé sa phrase, bloquant sur le regard glacial de l’homme qu’elle avait en face d’elle. Peut-être n’avait-elle pas remarqué à quel point son ton était assassin. A vrai dire, elle n’avait simplement pas réagit différemment d’ordinaire. Et, oui, elle avait été tout à fait capable d’agir avec autant de désinvolture face à d’autres bêtes tout aussi dangereuses. Tout comme elle avait déchanté quelques fois déjà. Figée face à ce regard qui n’était plus tout à fait le même, les mots s’étaient éteints dans sa gorge tandis que naissait un nouveau frisson glacé dans ses reins.

Pas bon. Pas bon du tout.

« S'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est qu'on me prenne pour un imbécile. »

Il n’avait pas terminé sa phrase que déjà, elle sentit une force impalpable l’attraper et la projeter sur le mur arrière. Le souffle coupé, tant par le choc que par la peur sourde et soudaine qui s’était mise à dévorer ses trippes, la blondinette écarquillait les yeux en fixant cet homme qu’elle reconnaissait de moins en moins. En premier lieu, elle ne l’avait pas imaginé aussi sectaire. Maintenant, elle se rendait compte qu’elle n’avait surtout pas pris la mesure du danger qu’il pouvait représenter.

La force l’oppressait, appuyait sur sa poitrine, l’empêchant de respirer normalement. Ou était-ce l’angoisse ? L’angoisse de ce regard qui la perçait de part en part sans la lâcher d’un battement de cil. Il la fixait avec une telle intensité qu’elle put remarquer que ses pupilles étaient dilatées. Colère ? Drogue ? Autre chose ? Quoi que ce fût, elle aurait aimé mettre toutes ses forces pour y échapper. Mais elle était bloquée là, immobile, incapable du moindre mouvement. Incapable d’agir, de bouger un muscle, de faire un geste pour se protéger alors qu’il avançait. Lentement. Il n’y avait pourtant que ça de modéré en lui. S’il l’avait pu, ce regard l’aurait embrasé. Et il le pouvait. Il avait tout pouvoir sur elle en cet instant…

Incapable de détacher son regard de cet homme, elle soutenait son regard, dans un réflex purement instinctif : ne pas lâcher le danger des yeux. Son cœur s’emballait plus encore, ses membres tremblaient à force de chercher à se libérer et un grondement sourd montait dans sa gorge. Dans la sienne ? Celle d’Enzo ? Les deux peut-être. De son côté, c’était un vestige de cri de terreur qui se mêlait à la rage de la panique. Ses propres pupilles s’étrécirent pour se dilater à leur tour.

Autour d’eux, les murs se mirent à trembler.

pour éviter toute confusion:
 
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Mar 21 Mar 2017 - 13:22

« Ah oui, aussi ! Parce que j’étais trop occupée à dormir dans la bibliothèque pour courir : objet du délit. »

Dormir … C'est plus fort que moi, faut pas m'en vouloir mais mon cerveau est câblé d'une telle façon aujourd'hui que je ne peux pas m'empêcher de penser que ça n'est pas ce que je préfère faire faire dans cette bibliothèque et naturellement, j'ai des souvenirs et des idées pleins la tête. Vilain garçon ! T'es vraiment qu'un putain d'obsédé, c'est pas possible. La bonne nouvelle, c'est que je suis tombé sur aussi obsédé que moi et que lui aussi aime bien la bibliothèque. Ou en tout cas il a rapidement compris que – pour une raison que j'ignore moi-même – cet endroit donne de la matière à mes fantasmes et donc taquine ma libido. Et si ma libido est taquinée, c'est une bonne nouvelle pour lui. CQFD. L'espace d'une seconde, le regard perdu dans le vague, un sourire lubrique sur la face, j'oublie un peu l'instant présent. Ça ne dure qu'une seconde ! Promis. Donc bref, si j'ai bien tout capté, elle fuit le bibliothécaire parce qu'elle s'est endormie là-bas et qu'il a dû la griller. Aïe. Oui, aïe, parce qu'autant la vieille ne fait absolument pas peur, autant lui … est carrément flippant. Je préfèrerai largement me retrouver en tête à tête avec deux ou trois Accromentules que d'être enfermé quelque part avec ce type. Il a l’air … Je sais pas … Il ne m’inspire pas du tout confiance et en ce qui me concerne son statut demeure ambigu même si je ne fais pas tellement attention à lui la plus part du temps. Si Logan et Ismaelle l’ont laissé rester c’est qu’il doit y avoir une bonne raison, je me raccroche aussi à ça et je pense que je ne suis pas le seul.

« J’ai bossé toute la nuit, j’suis allée bosser dans ce lieu consacré à ce type d’activité hautement rébarbatives… »

Je peux t'en conseiller de moins rébarbatives … Enzo ! Mais ça devient pathologique ton truc hein ! Et elle a bon dos la Pleine Lune. Tu te calmes ! Douche froide. Ça suffit. En attendant ça m'étonnerait qu'elle n'y ait jamais pensé et/ou jamais testé. Oh ! Focus.

« … et j’ai peut-être légèrement plongé…. Allongée au sol et les pieds en l’air mais OH ! Ça va, c’est pas un crime ! ‘Ya tellement pire dans la vie, j’m’attendais pas à ce qu’il me pète un caca nerveux pour si peu ! Il est complètement à côté des réalités ce type ! »

J'ai le temps de lâcher un rire réellement amusé, de percevoir mon instinct m'envoyer une alerte et … C'est trop tard, il est déjà là. Et il n’a vraiment pas l'air content le Monsieur ...

« Je crois que c'est à moi qu'elle essayait d'échapper M. Ryans. »

Moment de flottement … Un blizzard est en train de passer dans l'assemblée … Mon regard oscille entre celui de l'homme et celui de Sovahnn dont le visage est resté figé dans un rictus que je ne saurais trop décrire. Ça pourrait me donner envie de rire, dans le fond c'est un peu le cas, mais croiser le regard glacial de ce type c'est comme se faire rouler une pelle par un Détraqueur : Plus aucune trace de joie de vivre à l'horizon.

On passera sur le frisson qui m’a parcouru l’échine quand il a prononcé mon nom.

« Sa vision est basée sur le mouvement… »
« J'suis pas certain que ... »

Non, je ne terminerai pas cette phrase. Et il y a surement une référence mais … On est habitué hein ! Je ne l’ai pas, évidemment. Un bras enroulé autour du torse, l’autre qui se charge de porter ma main jusqu’à ma bouche dans un geste réflexe, un sourcil arqué, j’observe. Simple spectateur pour l’instant, dans l’attente du dénouement. Est-ce que tu vas encore me faire cavaler dans tout le château et sauter par une fenêtre sur un balai jolie blonde ? Je l’admets, ça réveille un peu l’adrénaline dans mon organisme.

Pourtant, je ne le sens pas. Il y a un truc dans l’atmosphère, dans le ton que McEwen emploi et surtout dans son regard, dans l’obscurité et la froideur qui émane de lui. Instinctivement, je me rapproche d’elle, protecteur, sans lâcher l’homme qui se tient devant nous du regard. A l’affut du moindre de ses gestes.

« Nan mais ça va, c’est pas un peu sur… »
« Hey ! »

L’immobilité, puis le choc. Mon premier réflexe a été d’essayer d’attraper Sovahnn mais je n’ai pas été assez rapide. Mon deuxième réflexe ? Étouffer un grondement de douleur mais surtout de colère en tentant vainement de me débattre. Contre la Magie, ça ne sert à rien je le sais parfaitement mais le corps et l’esprit s’en foutent de ça. Ils tentent quand même. C’est clairement le bon jour pour me parquer de cette façon, c’est sûr, et ça l’est encore plus de faire subir la même chose à une personne qui compte pour moi autant que Sovahnn. Parce que c’est exactement ce qui est en train de se passer et je peux déjà lire la panique dans ses yeux.

« S'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est qu'on me prenne pour un imbécile. »

Sa voix est glaciale, presque venue d’outre-tombe, de quoi vous filer des cauchemars pour le reste de votre vie mais on en a croisé un sacré paquet de connards ici et ça, faudrait pas l’oublier. Ça n’empêche pas le frisson de se pointer à nouveau, ça n’empêche pas non plus une prise de conscience du danger sans doute un peu tardive mais la peur ? Non, elle n’est pas là. Loup est là, sous la surface, tournant déjà comme un fauve en cage, hors de lui d’être privé de ses mouvements, tandis que l’humain commence à perdre du terrain volontairement en tenant en revanche toujours les rênes. Et je me débats, encore, le regard alternant entre ce sale type dont je ne vois plus que le dos et le visage de Sovahnn qui se décompose à mesure que l’oppression se fait plus forte. J’en viens à avoir du mal à respirer, ma cage thoracique est comprimée par le poids du sortilège mais mon attention reste focalisée sur ce qu’il se passe face à moi.

Je n’existe pas pour lui.
Elle existe un peu trop.

« Arrêtez ça tout de suite. »

Pupilles dilatées, ça je peux le deviner facilement. Voix caverneuse, les mots s’échappent de ma gorge dans un grondement bestial non dissimulé. Parce que je sais. Parce que je devine ce qu’elle ressent en cet instant. Parce que je la connais et parce que je sais ce par quoi elle est passée, ses traumatismes. Peut-être pas les plus récents, j’ai peut-être raté des épisodes mais je n’ai pas oublié ceux qu’on a partagé, vécu ensemble ou non. Parce qu’un homme la maintient captive et s’avance droit sur elle de manière menaçante en la privant de ses mouvements. Prisonnière de son propre corps comme elle l’a été pendant cinq ans. Comme elle l’est encore parfois à cause de toute cette Magie non contrôlée en elle. L’impuissance et l’angoisse. Les siennes me percutent de plein fouet et la colère augmente d’un cran mais même si les insultes et autres menaces de mort menacent de sortir de ma bouche, je garde suffisamment le contrôle de moi pour réagir d’une autre manière.

« Sovahnn ! »

Ça n’est pas lui qui compte, c’est elle. C’est son attention à elle que je décide d’essayer de capter. Parce que les murs autour de nous commencent à trembler et que je sais très bien quelle en est la cause … qu’elle en est la cause. Parce que je ne supporte pas de lire cette terreur sourde sur les traits de son visage.

« Sovahnn, regarde-moi. Écoute-moi. Il n'existe pas, d'accord ? C'est juste toi et moi. Il ne va rien te faire. Il sait très bien qu'il ne peut rien te faire. »

Ces derniers mots ont été prononcés de manière très mauvaise et si j’avais ce type entre les pattes, entre les crocs, entre les griffes … Entre les mains tout simplement, ça ne se passerait pas comme ça. Si j’étais libre de mes mouvements, ça se passerait différemment. Oh je le sais bien qu’il est extrêmement plus puissant que moi, magiquement parlant, mais sans sa baguette il n’est qu’un homme et ça ils sont nombreux à l’oublier.

Mais même si j’ai envie de le mettre en pièce, c’est sur elle que je continue de me concentrer. Et j’essaie de la rassurer comme je peux. Instinctivement. Mon regard planté dans le sien, presqu’un sourire sur les lèvres.

« Respire. Regarde-moi et respire. Voilà, inspire, bloque, expire. Comme ça. Doucement. Ça va aller. Logan et Ismaelle ne sont pas loin. Et ils ne sont pas les seuls. »

Quand je m’adresse à elle le ton est calme, ma voix est douce, mais personne n’est dupe ici : Ces mots sont des menaces, c’est plutôt clair. Je n'ai pas pour habitude de me cacher derrière les autres, je n'aime pas ça et ça n'est pas vraiment ce que je suis en train de faire mais parfois c'est nécessaire. Je sais pertinemment que je ne lui fais pas peur et c'est justifié, en partie, alors lui rappeler qu'on n'est plus au temps où ils pouvaient faire ce qu'il voulait en toute impunité ne me parait pas une si mauvaise idée.
Je sais que c’est à double tranchant, qu’au lieu de freiner la revanche glaciale de ce fou furieux tout ça peut l’enflammer plus encore, mais je sais aussi qu’il n’est pas en position de se laisser aller. Parce que ça, c’est totalement injustifié et même si Logan n’a rien d’un tendre, même si certains profs qu’il a probablement lui-même recruté ne le sont pas plus, là c’est autre chose. Ça n’est pas une leçon d’humilité qu’il est entrain de lui enseigner, c’est son côté le plus sombre qui remonte à la surface. Et j’y connais un rayon en la matière, croyez-moi, alors oui je sais le reconnaitre quand ça se manifeste. Cet homme n’est plus lui-même en cet instant … Ou alors il se révèle sous son vrai jour alors qu’il le cache le reste du temps.

« Maintenant vous reculez sinon c'est tout le couloir qui nous tombe dessus. »

Un ordre ? Oui. Sans aucune trace d’hésitation dans la voix et avec un ton ferme. Je sais très bien à quoi je m’expose mais ça n’est clairement pas ce qui me semble le plus important en cet instant. J’ai déjà vu la Magie Primaire de Sovahnn à l’œuvre, j’ai déjà vu les murs prêts à céder partout autour d’elle et la chaleur que dégage la pierre autour de nous, directement dans mon dos qui commence faire la gueule à peine remis du choc qu’il a subit, ne sort pas de nulle part.

« Et vous la relâchez. »

Cette fois mon regard est clairement braqué sur lui.
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Jeu 23 Mar 2017 - 10:49

Keith était-il complètement à côté des réalités comme le soulignait cette élève ? Avait-il tendance à avoir des réactions démesurées ? Peut être. Mais c'était bien parce qu'il avait été trop proche de la réalité. Parce qu'il avait vu de près la dureté de la vie, l'horreur que pouvait porter l'être humain qu'il était désormais si en colère. Keith était la haine incarnée. Il n'y avait qu'elle qui le faisait encore avancer, encore respirer. Et rien ne semblait pouvoir l'arrêter, rien ne semblait pouvoir l'empêcher de cracher cette colère sombre au visage des élèves. Pendant un temps il s'était montré plus calme, mais plus mesuré. Mais alors qu'une barrière venait de sauter, il avait l'impression qu'il pouvait laisser couler ce flot. Ce flot qui ressemblait avant à de l'ennui, qui se noyait dans ces verres de whiskys. Pourtant, cette jeune femme n'incarnait en aucun cas ceux contre qui il souhaitait se battre. Premièrement, elle était une femme ce qui, dans l'esprit biaisé du bibliothécaire changeait beaucoup de choses. Ce n'était pas pour rien qu'il n'y avait ici que deux personnes qui parvenaient à lui parler, deux femmes. Ensuite, elle n'était pas moldue, il ne s'agissait donc pas là d'une réminiscence de ses vieux démons. Elle ne semblait pas non plus être du côté des Supérieurs. Alors pourquoi ? Pourquoi d'un coup toute cette rage ? Keith n'en avait aucune idée et il n'avait pas envie d'analyser. Non, tout ce qu'il sentait c'était qu'assouvir cette haine pouvait lui procurer un immense plaisir, une sorte de soulagement qu'il avait envie de toucher du bout des doigts. La souffrance des autres comme anesthésiant ?

Les deux jeunes gens étaient là, bloqués contre les murs. Mais pour Keith il n'y en avait vraiment qu'une seule qui comptait. Qui soutenait son regard, qui semblait ne pas vouloir se dérober. Pourtant la peur était bien lisible dans ses yeux. Et il aimait ça. Oui il se rendait compte qu'il aimait l'impression de pouvoir que ça lui procurait. L'autre derrière lui criait d'arrêter. Keith ne broncha pas, il pouvait s'agiter, cela ne l'intéressait pas, qu'il grogne même, ça n'avait pas d'importance. Pourtant, il semblait vouloir à tout prix jouer un rôle dans cette histoire. Il aurait pu tout simplement attendre que ça passe, se taire et passer entre les gouttes de l'orage. Mais non, il fallait qu'il insiste, qu'il martèle sa présence encore et encore. C'était tout de même assez fascinant comme manière de procéder. Oui Keith était surpris. Mais surtout, ce gosse parvint à le faire rire. Oui, alors qu'il parlait de manière doucereuse à cette Sovahnn pour l'apaiser, la rassurer. Keith éclata de rire. Un rire sombre et sadique. Ce rire, il l'avait laissé tomber depuis bien longtemps. Il aimait voir ça, les voir se débattre, les voir réclamer la pitié. Mais en quelle honneur ? Le rire de Keith s'arrêta net lorsque Ryans s'adressa directement à lui. Le bibliothécaire lâcha la jeune femme du regard pour la première fois pour se tourner vers lui.

« Vous me donnez des ordres ? »

Keith n'avait que faire des murs qui semblaient se mettre à trembler. Il se doutait bien qu'il s'agissait d'une manifestation magique. Le pourquoi du comment de ce flux incontrôlé ne l'intéressait pas plus que ça. Par contre, l'insolence de ce gamin, le fait qu'il ose ainsi lui donner des ordres, se sentir supérieur. Ce n'était pas un très bon calcul de sa part. Les hommes avaient tendance à le rendre bien plus vite fou que les femmes. Surtout quand ils étaient jeunes et sûrs d'eux. Cassidy en avait fait les frais plus d'une fois mais apparemment ce jeune homme ne s'était pas renseigné. Dommage.

« Si on passe l'insolence, votre petit discours a quelque chose d'intéressant... »

Keith s'était alors rapproché de Ryans. Il gagnait en un sens puisque pendant quelques temps, il n'avait plus son attention braquée sur la jeune femme. Pour autant, il n'avait toujours pas relâchée l'emprise magique qui agissait sur les deux élèves. Ils étaient toujours bien bloqués contre le mur. Keith n'appuyait pas outre mesure. Il aurait été dommage qu'ils tombent dans les pommes par manque d'oxygène. Keith s'approcha donc encore et encore jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres du jeune homme.

« Mais il y a un erreur de calcul majeure dans votre raisonnement... C'est que contrairement à vous, je n'ai rien à perdre. »

Et si Rivers le renvoyait ? Il trouverait toujours un moyen de revenir, de se venger, de faire un massacre. Même s'il s'était appliqué jusque là à respecter les règles, pour appliquer son plan, il avait l'impression qu'en cet instant ça n'avait pas d'importance. Keith était instable, il n'y avait pas d'autre mot pour qualifier ce qui se passait actuellement dans sa tête. Il avait été trop calme pendant trop longtemps. C'était comme si d'un coup tout cet ennui, toute cette lassitude qui l'avait rendu amorphe le transformait en un monstre violent. Un monstre... Cette idée revint le frapper en pleine figure. Depuis ce fameux jour, il en était devenu un. Elle aurait sans doute honte de lui...

Keith recula alors pour se placer au centre du couloir. Son regard passa de l'un à l'autre puis, sans un mot, il relâcha la pression qui maintenant jusque là les deux élèves contre le mur, les rendant libres de leurs mouvement. Mais il ne dit rien, il ne bougea pas, se contentant de promener son regard sur eux. Pourquoi ? Difficile à dire. Mais on sentait bien dans son regard, qu'il n'était toujours pas dans son état normal. Était-il en train de sombrer, comme elle, dans la folie ?
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Jeu 23 Mar 2017 - 16:27

Elle était restée la même, avec son petit sourire et ses grimaces jusqu’à ce qu’elle voit ces ténèbres qui avaient pris possession des prunelles du bibliothécaire. Ça faisait un instant déjà qu’Enzo le fixait sans vraiment réagir à ses idioties et en se tournant, la blondinette avait parfaitement compris pourquoi. Douche froide. Le danger vient de là où on ne l’attend pas. C’était une leçon qu’elle avait pourtant appris depuis bien longtemps mais Sovahnn s’était toujours révélée très douée pour répéter les mêmes erreurs, surtout si elles impliquaient de ne pas être toujours sur ses gardes. Car oui, elle continuait de s’éclater de petits moments improbables et de courses épiques. Ça aurait simplement pu être une boulette, une course drôle à travers les couloirs du château et un retour au calme avec éviction du bibliothécaire jusqu’à la fin de ses jours sous peine de se faire épingler. Et en effet, elle s’était fait épinglée, au mur, comme un vulgaire foutu post-it, démunie de toute capacité de mouvement. D’un homme manifestement sérieusement aigri et affreusement barbifiant il s’était changé en type névrosé – ou psychosé, elle ne faisait toujours pas la différence – inquiétant et profondément violent sous une surface qui se craquelait actuellement. D’un homme normal, elle avait soudainement l’impression d’avoir énervé Norman Bates.

Quand on dit qu’il y a des jours où il vaut mieux rester couchés, c’est pas des blagues.

Car bien entendu, si la situation était critique, elle réveillait surtout chez elle des démons qu’elle repoussait pourtant tous les jours depuis son réveil avec autant de hargne qu’elle possédait d’énergie. Des manières de gamines, sa joie de vivre toute fofolle s’étaient immédiatement effacées de son visage alors qu’elle s’était trouvée de nouveau prisonnière au sein de son propre corps, face à cet homme au regard glacial qui s’avançait, menaçant, à pas mesurés. Et à chaque pas, sa panique montait un peu plus.
Non, elle ne le lâchait pas des yeux et s’il ne voyait en elle que provocations, sa réaction était pourtant instinctive : ne pas quitter la source de danger, ne pas lui tourner le dos afin de la voir arriver. Et ça, pour la voir arriver, elle la voyait ! Elle se perdait même dans cette image de menace imminente.

« Arrêtez ça tout de suite. »

Mais il ne s’arrêtait pas.
Sa respiration s’était affolée malgré cette impression d’oppression sur sa poitrine, envoyant d’autant plus de signaux de détresse à tout son organisme.

« Sovahnn ! »

Sursaut.

« Sovahnn, regarde-moi. Écoute-moi. Il n'existe pas, d'accord ? C'est juste toi et moi. Il ne va rien te faire. Il sait très bien qu'il ne peut rien te faire. »

Elle ne le croyait pas, pas une seconde. Il lui avait fallu quelques minutes d’ailleurs pour comprendre qu’il s’agissait finalement là d’une menace qui ne lui était évidemment pas adressée. Mais si elle ne croyait pas au fait qu’il ne lui ferait rien puisqu’un simple regard à cet homme suffisait à comprendre qu’il n’envisageait clairement pas de leur proposer un monopoly, cette intervention avait surtout eu pour bénéfice de lui rappeler qu’elle n’était pas seule ici.

« Respire. Regarde-moi et respire. Voilà, inspire, bloque, expire. Comme ça. Doucement. Ça va aller. Logan et Ismaelle ne sont pas loin. Et ils ne sont pas les seuls. »

Il lui avait fallu quelques instants avant d’oser dévier son regard pour le poser sur Enzo, le faire revenir sur Keith quelques fois et enfin se stabiliser. Difficilement, elle se mit à focaliser sur sa voix, ses paroles, sur le fait de faire ce qu’il disait. Une nouvelle fois, il était sa bouée de sauvetage. Elle avait à peine réussi à essayer de calmer sa respiration que l’homme explosa de rire, faisant manquer un battement à son cœur au passage. Immédiatement, son regard retourna à lui, à ce type qui trouvait ça ô combien drôle. Et à la panique se mêla une rage naissante.

« Maintenant vous reculez sinon c'est tout le couloir qui nous tombe dessus. »

Là, il s’était arrêté net. D’ailleurs tout semblait s’être mis en suspens, attendant la suite.

« Et vous la relâchez. »

Il avait cessé de la fixer elle, et son attention était passée à Enzo, ce qui ne la rassurait absolument pas plus que la situation précédente.

« Vous me donnez des ordres ? »

Les mots claquaient sur la pierre dilatée, prête à exploser.
Un instant, Sovahnn ne se rendit pas compte qu’elle en avait même cessé de respirer.

« Si on passe l'insolence, votre petit discours a quelque chose d'intéressant... »

Et il s’était approché, mais sans lui prêter attention, directement vers Enzo, tandis que son cœur battait plus fort dans sa poitrine et que ses pupilles s’étrécissaient d’angoisse. Nan nan nan, éloigne toi de lui. ‘Lui fait rien !!
Un pas, puis un de plus, et un gémissement sorti de la gorge de la jeune femme. Il s’agissait d’un « non !!! », voire même, dans le meilleur des cas d’un « putain tu t’éloignes de lui tout de suite connard ! »… mais ça n’était pas tout à fait sorti comme elle l’aurait voulu.

« Mais il y a un erreur de calcul majeure dans votre raisonnement... C'est que contrairement à vous, je n'ai rien à perdre. »

En revanche, autour d’eux, les pierres avaient pris de l’ampleur brutalement, causant quelques fissures ça et là, quelques fragments tombant au sol. Le regard braqué vers les deux hommes, si sa propre panique n’était pas mise en sourdine, l’angoisse qu’elle ressentait pour son ami prenait clairement le dessus.

Lèvres entrouvertes, les protestations qu’elle s’apprêtait à hurler étaient restées dans sa gorge alors qu’il lui semblait que l’homme lui-même s’arrêtait dans son avancée. Sourcils froncés, respiration plus douce, comme si elle également s’était tue durant ce temps de flottement, elle l’avait finalement vu s’éloigner d’Enzo. Ses muscles s’étaient tendus une seconde avant de se relâcher alors qu’elle voyait qu’il s’éloignait finalement un peu d’eux deux.

Il resta là, à les fixer, l’un, puis l’autre.

Pilule bleue ou pilule rouge ?

Tension.

Et contre toute attente, elle sentit finalement la pression se relâcher de son organisme. Doucement, elle ne fut plus écrasée contre le mur et il lui sembla remettre enfin pied à terre, toucher le sol. Elle était libre. Sans oser faire le moindre mouvement, Sovahnn inspira silencieusement l’air jusqu’à emplir totalement ses poumons. On bloque. On souffle. On se calme.

Elle était restée figée, le corps tremblant à tout rompre, debout, face à cet homme au regard meurtrier. Personne ne passait donc dans ce putain de couloir ?!
Sovahnn ne pouvait s’en empêcher, doucement, elle avait mit ses muscles en mouvements, morte de trouille que ça ne déclenche la bombe qu’ils avaient face à eux, mais incapable de faire autrement. Il lui fallait sentir qu’elle avait de nouveau le contrôle de ses gestes, qu’elle n’était plus piégée dans un immobilisme venimeux. Elle n’avait pas fait de grands mouvements, juste détendu ses mains avant de les resserrer en poings, plusieurs fois de suite, et passé son poids d’une jambe sur l’autre en bougeant doucement ses doigts de pieds dans ses chaussures. C’était peu, mais ça avait suffit à la rassurer un peu, à éloigner cet état de panique sourde qui la menaçait et qui brouillait son esprit.

Et puis le temps avait passé. La Poufsouffle n’osait se tourner réellement vers Enzo, et encore moins faire de réels gestes et s’en rapprocher. Elle se sentait dans cet état d’immobilisme qui précède une course poursuite entre proie et prédateur. A l’instant où ni l’un ni l’autre ne bougent, conscients que le premier pas déclenchera très probablement la fin de la proie. Sauf que la proie, il n’y avait pas le moindre doute là-dessus, c’était elle.
Et ça s’éternisa. Et le bibliothécaire ne semblait pas le moins du monde redescendre en tension. Peut-être était-ce pire ? Peut-être s’enfermait-il dans une spirale de tension ? Alors il fallait bien tenter quelque chose.
Et elle, son truc, c’était habituellement de courir.

« C’est quoi le but alors ? »

Alors elle ne bougea pas d’un cil.

« Si vous n’avez rien à perdre, ça veut dire qu’il y a quelque chose à gagner. Qu’est-ce que c’est ? »

Faire reformuler. Réfléchir. L’amener à intellectualiser plutôt que de rester sur des sentiments bruts, froids, explosifs. L’amener à reformuler, à parler, ça fait parti des techniques les plus simples pour amener quelqu’un à dépasser un état émotionnel instable, à redescendre en pression. Elle le savait, on lui avait fait le coup un certain nombre de fois déjà et Maxence avait été celui qui lui avait appris à faire ce type de travail quand elle perdait pied. Alors elle se raccrochait à ces reflexes là. Pourtant, autour d’elle, la poussière restait en suspension, comme si chaque grain, dilaté, attendait le déclencheur pour exploser.

« Me faire mal ? Me faire souffrir parce que j’ai fait une bêtise idiote ou parce que ça veut dire quelque chose de plus ? »

C’est ça ?
L’image de ces hommes, alors qu’ils étaient encore là, de leurs envies, de leur volonté de montrer à quel points ils avaient le contrôle sur chacun de leurs gestes lui revenaient en tête. Cet homme, sur elle, qui l’écrasait de tout son poids, et ces yeux qui brillaient de vice là, plantés dans les siens, comme si elle n’était qu’un morceau de viande qu’il se ferait un plaisir de déchiqueter.

Et cette rage sourde de n’être que ça, qui amène son corps proche d’un état de rupture.

« Me mettre dans cette position là : celle de victime. Être fort, être le bourreau face à la mouche qu’il peut écraser ? Sentir mes muscles trembler, ma voix tressaillir, mes os se briser ? C’est quoi l’intérêt de tout ça ? Qu’est-ce que ça vous apporter ? »

Le regard braqué dans celui de Keith, elle maintenait toute son attention sur elle. Parce que de base, c’était elle qui s’était mise dans cette merde. C’était sur elle que se portait toute cette haine incompréhensible, toutes ces pulsions destructrices. C’était elle la responsable, elle qu’il voulait, elle sur qui il focalisait… sans plus prêter d’attention à Enzo. Enzo qui avait plus de force qu’elle – surtout en cette période – Enzo qui pouvait attaquer de loin, Enzo qui maîtrisait la magie. Du moins, c’était un peu ça le plan.

« Et surtout comment ça va se passer après ? Vous ferez quoi ? Vous vous sentirez comment ? »


Une fois qu’il lui aurait fait ce qu’il crevait d’envie de faire. Que serait l’après ? Cacher un corps ? Faire oublier des séquelles ? Enfermer une fille dans une cave ?! Effacer des mémoires ? Comment pourrait-il s’en sortir s’il faisait un pas de plus vers ce qu’il voulait ? Est-ce que ça le mènerait là où il le souhaitait ?
C’était tout ce qu’elle lui demandait. Derrière elle, le mur cliquetait mais elle n’y prêtait pas attention. Avec un peu de chance, s’il faisait un pas de plus vers la violence, il serait criblé d’éclats muraux. Et avec beaucoup de chance, Enzo et elle, non.
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Dim 26 Mar 2017 - 16:58

Un calme relatif s'était soudainement installé dans le couloir. Plus de paroles, plus de bruits si ce n'étaient ceux des respirations. Tout le monde s'était arrêté, l'espace de quelques instants, et on aurait presque pu croire que le temps lui-même avait été suspendu. Pourtant, dans l'esprit de Keith tout était différent. Rien n'était calme, rien n'était silencieux. Il avait l'impression d'être prisonnier d'une forme de brouhaha. Tout bourdonnait dans son esprit, un son désagréable, permanent l'empêchait d'aligner correctement ses pensées. Cela lui donnait même mal à la tête et il avait vraiment envie que ça s'arrête. De temps en temps, au milieu de ces bruits étranges, il captait une voix humaine. C'était la sienne, à elle. Mais il était incapable de comprendre ce qu'elle cherchait à lui dire. Il essayait de se concentrer, de faire abstraction des bruits parasites mais c'était peine perdue. La voix était toujours trop faible. Cela l'agaçait. Il voulait comprendre, il voulait entendre. Etait-il en plein délire psychotique, comme la fois où il avait cru mourir ? Peut être. Mais Keith n'avait ni l'envie ni la force de se sortir de cet état. Il voulait juste saisir les quelques mots qu'elle cherchait désespérément à lui transmettre. C'était là son seul objectif.

Keith était peu à peu en train de perdre la notion du temps et d'échapper au réel. Il aurait très bien pu rester dans ce couloir pendant des heures, en tête à tête avec son esprit. Sauf que la voix de la gamine s'était fait entendre. Le but ? Le bibliothécaire avait alors relevé la tête pour voir que Sovahnn avait le regard tourné vers elle. Elle insista, revenant sur ce qu'il avait dit plus tôt. Keith la regarda alors incrédule. Que cherchait-elle ? Mais surtout, pourquoi était-elle encore là ? Pourquoi n'avait-elle pas profité du calme relatif que Keith avait fait régner pour s'en aller. Elle ne l'intéressait plus. Sa colère, sa hargne avait changé de direction et il n'avait pas envie d'être dérangé. Mais cette demoiselle semblait plutôt tenace, ou peut être atteinte d'une forme déviante du syndrôme de Stockholm, allez savoir... Elle insistait encore et encore, lui demandant s'il cherchait simplement à lui faire mal. Keith leva alors une main dans sa direction.

« Vous ne voulez pas vous taire ? »

Les bruits parasites dans son esprit semblaient bizarrement s'être arrêtés. De même qu'il n'entendait plus la voix de sa femme. Par contre, un étrange mal de tête était en train d'arriver. Alors clairement, il n'avait pas envie d'entendre ce que Sovahnn avait à lui dire. Il n'avait pas envie de revenir sur ce qu'il s'était passé. Pourquoi ? Lui même n'en savait rien. Il savait juste qu'il avait obéit à une pulsion, à quelque chose de violent qui venait du plus profond de ses entrailles. Rien de plus, rien de moins. Et si clairement de l'extérieur cela pouvait passer pour de la folie pure et dure, il n'en avait rien à faire. Sovahnn par contre ne semblait pas supporter d'être dans le flou, de ne pas comprendre ce qui se déroulait. C'était comme si la simple idée que la situation lui échappe l'agaçait au plus haut point. Alors elle parlait, encore et encore, racontant des horreurs. Peut être pour chercher à éveiller quelque chose en lui ? Pour le pousser à bout, qu'il pète littéralement les plombs et qu'il se fasse définitivement renvoyer par Rivers ? En soit ce n'était pas une mauvaise technique. Et ça aurait sans doute pu fonctionner quelques instants auparavant. Mais désormais, tout était différent. Keith avait déconnecté. Il entendait ce qu'elle lui disait et ça ne faisait que lui donner plus mal au crâne. Mais la suite était encore plus fabuleuse. Voilà que la jeune femme se transformait en psychologue et qu'elle cherchait désormais à en savoir plus sur les pensées profondes du bibliothécaire... Affligeant. Keith poussa alors un long soupir et d'un geste vif il jeta un sort à la jeune femme pour lui coller les lèvres et l'empêcher de parler.

« Cela vous soulagerait peut être qu'il y ait une explication logique à tout ça, un sadisme profond enfoui en moi, un vide à combler... Désolé de vous le dire mais rien ne sert de vous acharner. Il n'y a ni raison, ni explication. »


Keith lui-même avait abandonné l'idée de trouver une logique dans ses agissements. Il avait compris depuis la mort de sa femme qu'il était tout simplement instable. Mais non, il n'avait pas envie de faire sa psychanalyse en compagnie d'une élève. De deux élèves d'ailleurs. Avec tout ça, Keith en avait presque oublié Ryans qui se trouvait pas très loin d'eux. Il tourna alors son regard vers ce dernier, comme pour lui intimer de ne pas bouger. C'était plus sage pour tout le monde, que chacun reste à sa place. Keith reporta alors son attention sur Sovahnn.

« Avant de chercher à me comprendre, vous devriez vous intéresser à votre cas. Pourquoi ne pas avoir pris la fuite au moment où je vous ai relâchée. Une pulsion suicidaire peut être ? »

Keith la regarda d'un air froid puis, sans ajouter un seul mot, leur tourna le dos pour reprendre le chemin de la bibliothèque. Son mal de tête commençait à être franchement dérangeant. Il allait prévenir sa collègue qu'elle allait devoir assumer seule et irait ensuite se coucher. S'enfermer dans sa chambre, dans le noir, c'était le meilleur moyen de lutter contre la migraine. Et après ? Il noierait sans doute ses souvenirs dans un verre de whisky. Il ne voulait pas y voir clair, il ne voulait pas comprendre. Il avait juste saisi qu'il fallait qu'il accomplisse sa vengeance au plus vite avant de disparaître parce que la situation lui glissait des mains.

Quand il se jugea à une distance raisonnable de Sovahnn, il fit bouger sa baguette pour annuler le sort qu'il avait lancé précédemment. Qu'elle se remette à piailler si ça lui chantait...
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Lun 27 Mar 2017 - 17:18

« Vous me donnez des ordres ? »

Absolument. Parce que c'est exactement ce dont il s'agit, ni plus, ni moins. Malin ou pas de ma part, c'est comme ça et pas autrement. J'ai toute ma conscience, malgré la présence de Loup dans mon organisme ce jour là plus qu'un autre ma réaction n'a rien d'impulsive. Est ce que j'ai peur pour moi à présent ? Bien sur, il faudrait être totalement à côté de la plaque pour ne pas en ressentir au moins l'effleurement mais ça n'est clairement pas ce qui prédomine chez moi actuellement. Et pas une seconde je ne cherche à fuir son regard. Je me sais en position de faiblesse – au moins physique – face à lui puisque je ne suis pas maitre de mes mouvements mais je ne baisserai pas les yeux ni ne le fermerai sur le danger immédiat. Qui sait ce que ce type est capable de faire ? Malgré ça, je reste confiant. D'une parce qu'elle comme moi avons déjà encaissé un paquet de choses et côtoyé pas mal de cinglés, on a de l'endurance à ce niveau-là, croyez-moi. De deux parce qu'on n'est pas seuls. Peut-être là, maintenant, tout de suite, certes, mais cet homme n'ira pas jusqu'à nous faire disparaître et ça j'en ai la certitude. Ou alors il prendra le temps de le faire, ce qui nous laisse une marge de manœuvre question timing. Néanmoins, contrairement à ce que j'aurai pu faire à une époque, Merlin sait que je l'ai fait à de nombreuses reprises en réalité, je n'irai pas jusqu'à sourire au visage de cet homme pour le provoquer. Ça serait totalement stupide.

« Si on passe l'insolence, votre petit discours a quelque chose d'intéressant... »

Est ce qu'il pique ma curiosité ? Tout ce qui m'intéresse actuellement est le fait que son attention soit totalement focalisée sur moi et non plus sur Sovahnn. Cela étant, on ne va pas se mentir, je prends énormément sur moi pour supporter cette proximité qu'il m'impose et le fait d'être toujours prisonnier de ce maudit sortilège qui me prive de mes mouvements. D'un côté, c'est peut-être un mal pour un bien. Pas sur que ça aurait arrangé les choses si je lui avais sauté à la gorge et je ne peux pas promettre que ça ne serait pas arrivé. J'ai gagné en calme et en maitrise c'est une certitude mais vous savez ce qu'on dit, chassez le naturel … Surtout un jour comme celui-ci.

« Mais il y a un erreur de calcul majeure dans votre raisonnement... C'est que contrairement à vous, je n'ai rien à perdre. »

Je me retiens de lâcher un rire bref, presque hautain et méprisant, plein de dédains, parce que ça n'est pas la peine de rajouter de l'huile sur le feu n'est ce pas ? J'ai envie de lui dire qu'il ne sait rien, qu'il ne me connait pas, mais je garde le silence. Des choses à perdre j'en ai des tas mais parfois, on passe au dessus de ça et on fonce. Je l'ai déjà fait, je m'en suis sorti de justesse, la plus part du temps grâce aux autres et je sais intrinsèquement que je ne recommencerai surement pas aujourd'hui mais ça, il n'est pas censé le savoir. Il a été parmi eux, j'ai entretenu une relation un peu ambiguë avec ces connards pendant quelques temps mais ça ne lui donne pas la prétention de savoir qui je suis et de quoi je suis capable même s'il en a probablement eu un léger aperçu. Peut-être. Ça n'a pas la moindre espèce d'importance, on est tous humain et lui aussi à ses failles même s'il pense dur comme fer n'avoir rien à perdre et donc être capable de tout. On en parle de ta liberté ? Jusqu'à preuve du contraire il existe toujours cachots ici, non ?

Alors, qu'est ce qu'on fait maintenant ?
A quel moment il se rend compte que tout ça n'a pas le moindre sens ?

Maintenant, visiblement, puisqu'à peine a t-il fait quelques pas en arrière le sort disparaît. Je récupère ma liberté de mouvement avec étonnement mais dans un soupir de soulagement maitrisé, jette un œil sur Sovahnn mais reste concentré sur lui. Et sur les battements de mon cœur annonçant la couleur : A l'intérieur de mon organisme, jusque dans mon esprit, c'est un peu la lute. Mon côté le plus animal et paradoxalement le plus humain n'apprécie pas du tout et demande réparation. Pour le moment, je garde ça sous contrôle, instinctivement convaincu que c'est la meilleur solution. A quoi ça servirait de raviver le feu ? Je ne suis plus dans ce délire là même si une partie de moi aimerait qu'il en soit autrement. Je me contente simplement de faire connaissance avec mon corps à nouveau, sans même y faire attention, serrant les poings et contractent les muscles de mes cuisses sans jamais le quitter des yeux. Et je n'aime pas spécialement ce que je vois, ce que je perçois, parce qu'il me donne l'impression d'avoir encore changé de visage. Ce type respire l'imprévisibilité et ça n'a rien de rassurant. Pas plus que l'atmosphère qui semble s'être figée partout autour de nous ...

« C’est quoi le but alors ? »

… Jusqu'à ce que la petite blonde intervienne.

« Si vous n’avez rien à perdre, ça veut dire qu’il y a quelque chose à gagner. Qu’est-ce que c’est ? »

Je l'admets, je ne comprends pas trop où elle veut en venir, je n'aurai sans doute pas eu le même réflexe qu'elle et aurai probablement attendu jusqu'à ce que McEwen s'en aille mais j'imagine qu'elle sait ce qu'elle fait. Je la sais impulsive, je sais aussi que ses émotions sont encore à fleur de peau et les particules de poussières en suspens dans les airs en attestent sans trop de mal … Et je sais aussi que mon premier réflexe quand l'homme lève la main vers elle est de faire un pas dans sa direction en fronçant les sourcils.

« Vous ne voulez pas vous taire ? »

Attentif et attentiste, j'oscille entre ces deux là sans pour autant oublier ce qui se passe autour de nous. Je le sens bien, tout peut déraper en une seconde et si ce qui se passe n'était pas aussi grave, je pourrais presque sourire d'être celui ici le plus en contrôle de ses émotions. Parce que c'est le cas. Immobile, invisible, je n'existe pas et quelque part c'est surement une bonne chose. J'observe, ne manque rien de ce qui se passe, prêt à intervenir s'il le faut. Exactement comme un putain de chien garde, si ça vous fait plaisir. Juste un truc, ne vous méfiez pas de ce que je suis ni de qui je suis mais de ce dont je suis capable. J'ai rien à prouver à personne, si ce n'est à moi-même et certainement pas dans ce domaine là si je peux l'éviter. J'ai déjà trop donné. Ou trop pris, question de point de vue. Trop perdu en tout cas, ça c'est une certitude.

« Me faire mal ? Me faire souffrir parce que j’ai fait une bêtise idiote ou parce que ça veut dire quelque chose de plus ? Me mettre dans cette position là : celle de victime. Être fort, être le bourreau face à la mouche qu’il peut écraser ? Sentir mes muscles trembler, ma voix tressaillir, mes os se briser ? C’est quoi l’intérêt de tout ça ? Qu’est-ce que ça vous apporter ? Et surtout comment ça va se passer après ? Vous ferez quoi ? Vous vous sentirez comment ? »

Seule manifestation de ma part : Je sers les poings, jusqu'à m'en faire blanchir les jointures. C'est terriblement égoïste de ma part, sans doute, mais ressasser tout ça, revenir sur ces moments qu'on a tous vécu et peu importe le degré, j'ai envie de tout envoyer promener. Je ne peux pas dire que ça n'est pas mon combat, on est tous concernés, mais en cet instant Sovahnn règle ses propres comptes et moi je me contente de rester là, sans rien dire, sans rien faire, mais toujours à l'affut du moindre geste suspect. Qui ne tarde pas, d'ailleurs, parce que même si je ne comprends pas tout de suite ce qu'il a fait, je sais qu'il a fait quelque chose. Pas de cris de terreur chez la petite blonde, pas de rire sadique chez le bibliothécaire.

« Cela vous soulagerait peut être qu'il y ait une explication logique à tout ça, un sadisme profond enfoui en moi, un vide à combler... Désolé de vous le dire mais rien ne sert de vous acharner. Il n'y a ni raison, ni explication. »

Sincèrement, je n'écoute qu'à moitié. Tout ça n'a pas le moindre sens en ce qui me concerne, j'aurai presque envie de lui dire d'aller faire un tour chez Kingsley, histoire qu'il essaie de trouver un semblant de logique à tout ça. Est ce qu'il nous balance ça comme une excuse bidon à laquelle il croit dur comme fer ? J'ai pas envie de chercher un sens à ses conneries. Tout ça parce qu'elle s'est jouée de lui ? C'est pas un peu sur-réagi ? Et ça sert à rien de me regarder comme ça espèce de guignol, j'ai compris bien avant toi que tout ce cirque ne servait à rien. Son regard je le lui rend, sans bouger, sans aucune trace de respect parce qu'il ne m'en inspire aucun. Cette situation devient ridicule, ni plus, ni moins.

« Avant de chercher à me comprendre, vous devriez vous intéresser à votre cas. Pourquoi ne pas avoir pris la fuite au moment où je vous ai relâchée. Une pulsion suicidaire peut être ? »

Et il se tire, comme ça, sans plus de cérémonie, après cette analyse psy de comptoir. Aucun putain de sens. Et surtout, une fuite, parce que c'est clairement l'impression qu'il donne en se barrant comme ça, avec ces explications à la con qu'il a servi en réponse à la Poufsouffle. J'en ai une toute trouvée moi, d'explication : T'es juste complètement à côté de tes pompes mon pauvre vieux.

« Hey, vous n'oubliez pas un truc là ? »

L'agacement transparait clairement dans ma voix et je ne cherche pas à le camoufler, à faire semblant. Il ne se retourne pas mais une onde de magie parvient jusqu'à nous et le sort est annulé. Mon attention se focalise à présent sur elle, avec ces questions en tête : Comment va t-elle et comment va t-elle réagir ? Un truc dont je suis sur en tout cas c'est que si elle essaie de le rattraper, l'interpeler, il est fort probable que je m'interpose et tente de l'en dissuader. Parce que je pense sincèrement que c'est la bonne solution. Ça ne sert à rien, de mon point de vue, d'essayer de tirer quoi que ce soit de ce gars là pas plus que ça n'est une bonne idée de tenter … J'vais pas dire le diable, il n'est rien ni personne, mais pas la peine de réveiller les p'tits voix dans sa tête, celles qui l'ont fait duriter y a pas deux minutes et qui se sont tues presque aussitôt.

Laisse le retourner parler à ses livres. Et pas une seconde ça ne me perturbe d'envisager de toucher un mot sur ce qu'il vient de se passer à Ismaelle ou Logan. Ce type est barge, qu'est ce qui se passera la prochaine fois ? Avec qui ? Il va transformer un gosse en encyclopédie parce qu'il aura trop parlé ? Si ça n'est que ça, et que c'est temporaire évidemment, ça pourrait presque être drôle mais on n'a pas réussi à foutre ces malades dehors l'année dernière pour avoir à en supporter encore un autre aujourd'hui. Son sort, j'en ai strictement rien à foutre. C'est pas mon problème. Le notre, en revanche, c'est différent.
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MessageSujet: Re: L'enfer des Révisions - Libre   Mer 7 Juin 2017 - 11:40



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