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 Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]

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MessageSujet: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Jeu 12 Jan 2017 - 20:56

~ Samedi 6 juin – Matinée ~

La gueule de bois, vous connaissez ? Zachary plutôt bien. Mais celle qu’il s’était tapé le lendemain de son anniversaire avait été plus assassine que jamais. Le mercredi, Zach, comme à son habitude, avait décidé de faire la fête. Enfin, de faire une grosse fête parce que c’était son anniversaire. Alors il avait invité du monde dans la salle commune des Gryffondors pour l’occasion. Parce que bon, il fallait bien célébrer son approche des 25 non ? 24 ans… Déjà… Il n’en revenait pas. Mais cela ne l’empêchait pas de faire le couillon, de boire, de faire la fête. Bref, du Zachary dans toute sa splendeur. Il avait profité à fond de cette soirée. Et clairement, il avait eu un peu de mal à se lever le lendemain pour aller en cours. La tête en vrac. Mais il assumait, comme toujours. Sauf que ce qui leur était tombé sur la tête ce jour là, lui avait donné l’impression de ne s’être jamais réveillé. D’être resté dans un sale cauchemar lié à l’abus d’alcool.

Les Détraqueurs.

Zachary n’en avait jamais eu avant cela. Il les avait étudiés dans les livres, il en avait beaucoup entendu parler et n’avait pas trop de mal à imaginer ce que leur présence pouvait créer. Mais les voir lui avait provoqué des frissons. Ils s’acharnaient contre cette foutue barrière et la journée du 4 juin avait été un véritable enfer. Ils avaient passé une bonne partie du temps à regard, tremblants, baguettes en main. A se demander si, si jamais la barrière cédait, ils sauraient capables de se battre sans se faire enlever toute la joie. Puis il avait fallut réagir, se sortir de cette gueule de bois. Zachary n’avait pas hésité. Avec d’autres élèves il avait décidé de donner des cours aux plus jeunes ou ceux en difficulté. Il fallait que chacun s’entraîne encore et encore sur le patronus. Son vieil âge lui servait au moins à quelque chose….

________________________

Il était 4h30 quand une petite musique se fit entendre dans le dortoir des Gryffondors. Zachary ouvrit les yeux rapidement et cette dernière s’arrêta net. Il aurait aimé rester dans son sommeil encore mais s’il attendait trop pour ouvrir les yeux, la musique se serait amplifiée et il aurait risqué de réveiller les autres. Il se leva donc d’une traite et, aussi discrètement que possible, attrapa ses affaires pour filer sous la douche. Il resta longtemps en dessous. Les températures étaient plus agréables déjà mais si tôt le matin, il faisait encore froid et l’eau chaude était appréciable. Il enfila ensuite un jean un peu large, un T-shirt et un sweat à capuche. Caché sous cette dernière, il passa aux cuisines. Sur la table, l’attendait un café. Il sourit. Ogi avait son planning de gardes et s’arrangeait pour que, quand il était d’astreinte tôt le matin, il ait de quoi tenir. Zach laissa alors un petit mot de remerciement, prit le café et se faufilant dans les couloirs. Là, il croisa la personne qui était de garde avant lui et lui fit signe que c’était bon, elle pouvait aller se reposer. Lui, baguette à la main, café dans l’autre, concentré, se mit à arpenter les couloirs. La présence des détraqueurs alors que la nuit était encore présente n’était clairement pas rassurante. Mais quand Zachary flanchait, par fatigue ou par crainte, le visage de Layla s’imposait à lui. Alors il se reprenait. Et il menait sa garde avec plus de concentration que jamais.

9h. Zachary était assis dans la Grande Salle, prenant un petit déjeuner. Sa garde avait été longue et la fatigue commençait un peu à lui tomber dessus. Sauf que clairement, ce n’était pas l’heure de dormir. Il se concentrait donc comme il pouvait sur un roman qu’il avait commencé depuis peu. Il n’avait pas encore l’esprit assez clair pour réviser alors lire un peu, ça lui faisait du bien. Il avait donc avalé un petit déjeuner au calme assis. Mais il se rendait compte qu’à rester là il piquait du nez et qu’il avait clairement besoin de prendre l’air. Il avait donc pris son mug spécial transport qu’Ogi gardait toujours pour lui, l’avait rempli de café et avait pris la direction du parc. Il faisait encore assez frais, il fallait bien l’avouer mais l’air lui fit le plus grand bien. Il essayait tant bien que mal de faire abstraction des ombres noires au dessus de sa tête. Mais clairement, il avait connu des balades plus charmantes…

Zachary marchait dans le parc, au hasard. Il aurait aimé juste sentir le soleil sur son visage, s’étendre dans l’herbe pour regarder le ciel. Mais non, ils étaient là encore… Soupir. Zach n’était pourtant pas encore décidé à rentrer. Alors il continuait à avancer jusqu’à ce qu’une silhouette attire son attention. Une silhouette recroquevillée, là, à même le sol. Il ne fallut que peu de temps au Gryffondor pour reconnaître Chiara. Son cœur se serra. Cette fille, c’était une boule d’énergie et de bonne humeur. Et clairement, la voir ainsi, c’était… Déstabilisant. Il accéléra alors le pas jusqu’à n’être plus très loin. Il approcha alors plus doucement mais en faisant volontairement du bruit, pour avertir de sa présence, pour ne pas lui faire peur.

« Hey… »

Zachary avait brisé le silence. Enfin, le silence… Il y avait le bruit lugubre des détraqueurs qui tapaient encore et encore sur les protections du Château. C’était sans doute ce que Chiara était en train de regarder d’ailleurs. Le jeune homme s’accroupit alors à côté d’elle et lui tendit son mug de café.

« C’est du café. Chaud. Si tu veux… »

Zachary lui adressa un sourire tranquille, calme, dans le but de la rassurer. Il hésita à s’asseoir mais préféra rester accroupi. Pour montrer qu’il ne s’imposait pas, qu’il pouvait partir à tout moment si c’était ce qu’elle voulait. Même si en réalité, il n’en avait aucunement envie. Parce qu’il détestait la voir ainsi. Parce que oui, Zach le dragueur avait juste envie de la prendre dans ses bras. Mais il attendit, simplement, son café à la main et son sourire comme seule arme.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Ven 20 Jan 2017 - 14:05

Samedi 6 Juin 2015 – Dans la matinée
Comment fait-on pour sourire encore ?



Zachary & Chiara

You let your feet run wild
Time has come as we all oh, go down
Yeah but for the fall oh, my
Do you dare to look him right in the eyes?
[…]
Way down we go

Kaleo

J'comprends pas, t'as toujours le sourire Chiara. T'es toujours là entrain de raconter des conneries et exposer fièrement ta façon de vivre ta vie, de parler fort, en faisant des gestes sans limites quitte à assommer quelqu'un parce que même si tu ne le dis pas ouvertement, t'es fière de tes racines et t'entretiens le cliché. Parce que tu t'en fous de ce que pensent les autres, parce que tu sais d'où tu viens même si tu ne sais pas où tu vas. Bientôt les examens, bientôt terminée la 11ème année … Et après, qu'est-ce qu'il va se passer ? Qu'est-ce que tu voudrais qu'il se passe ? Tu prends ça à la légère, comme tout ou presque, tu balaies ça d'un geste de la main en hurlant Carpe Diem dans ton esprit. Épicurienne, bonne vivante, pas stressée pour un galion. T'étais pourtant bien là toutes ces années mais sans trop savoir pourquoi, peut-être parce que tu n'as jamais été touchée directement, peut-être parce que ton inconscient s'est barricadé et que Panpan t'as toujours protégé, t'as tenu à l'écart de tout ça … ça t'es presque passé au-dessus de la tête. Et t'as rapidement oublié. Oh bien sûr que tu n'es insensible, bien sûr que tu as eu mal pour ceux qui ont souffert parce que l'empathie ne te manque pas même si tu ne le montres pas toujours. Ton truc à toi c'est de faire du bruit, peut-être parce que dans le fond, comme ça, on ne te voit pas vraiment. Parce que lorsque tu te taies, lorsque la lumière semble éteindre, c'est là qu'on te voit le plus finalement …
Ça fait deux jours maintenant qu'ils sont là, à taper comme des abrutis contre les sortilèges de protections qui entourent le château. Ombres fantomatiques, messagers du désespoir … Aucun ne semble avoir  franchis ces barrières invisibles pour l'instant et pourtant c'est comme si l'un d'entre eux avait déjà aspiré ma joie de vivre. L'école tourne au ralenti, le premier jour tous les regards étaient braqués sur eux et puis lentement, un peu, la majorité des habitants de Poudlard a repris son quotidien. Les cours, les révisions, la préparation en cas d'attaque aussi et tout un tas d'initiatives des uns et des autres … Le silence. J'ai l'impression de les entendre dans ma tête, y compris la nuit quand je n'arrive pas à fermer l'œil. Comme un « bong » incessant, comme un pantin sans vie qui se cognerait la tête dans le mur indéfiniment.
Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme ça ? Je n'ai pas le souvenir d'avoir été aussi affectée par tout ça depuis que tout a commencé mais peut-être que j'ai oublié.

Sursaut. Instinctivement je me crispe et me tasse un peu plus sur moi-même. Perdu dans la contemplation de ces horreurs, je n’ai pas capté sa présence avant de l’entendre se racler la gorge mais il m’a suffit d’un coup d’œil sur le côté pour me rassurer. Ça été instantané. Alors je n’ai pas bougé, j’ai simplement resserré l’emprise de mes bras autour de mes jambes et ramené un peu plus mes genoux contre ma poitrine.

« Hey… »

Vague sourire à son adresse. J’arrive pas à ouvrir la bouche pour prononcer le moindre mot. Je ne sais même pas si j’ai envie d’essayer à vrai dire mais l’idée de lui dire de s’en aller ne m’effleure pas l’esprit. Sa présence ne me dérange pas. J’ai, inconsciemment, eu tendance à fuir un peu les autres depuis que je me suis levée – et quand on me connait on sait que ça n’est pas normal de me voir debout à cette heure-là un samedi matin quand je n’ai pas cours. En réalité, j’ai cours. Je devrais être en Magie Noire mais … Non, pas ce matin. Je ne m’en sentais pas capable. Je n’aime pas cette matière, je n’aime pas la Prof et il y a suffisamment d’abomination comme ça autour de nous ces derniers jours. Tout ça pour dire que non, la présence de Zachary ne me dérange pas. Je crois.

« C’est du café. Chaud. Si tu veux… »

Il s’est accroupi à côté de moi et je devine qu’il me tend une tasse pleine de café. Là, enfin, je tourne la tête vers lui et lui adresse un sourire. Un vrai sourire. Même s’il n’est certainement pas aussi franc que d’habitude. Et j’attrape la tasse qu’il me tend, parce qu’à la réflexion, un peu de chaleur, je ne suis pas contre.

« Merci. »

Une gorgée, une deuxième, je ferme les yeux et lâche un profond soupir tout en gardant la tasse entre mes deux mains comme pour les réchauffer. Puis le silence, l’immobilité, quelques secondes, avant d’ouvrir les yeux à nouveau pour les braquer sur ses ombres indistinctes là-haut, loin au-dessus de nous.

« A ton avis, ça va leur prendre combien de temps encore avant de réussir à entrer ? »

C’est pas la peur qui transparait dans le ton que j'emploie, dans mes intonations. Non, c’est de la résignation, presque de la lassitude. De la fatalité. Il n'y a pas de vie dans le son de ma voix, il n'y en a pas plus dans mon regard. Et ça, ça ne me ressemble pas.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Sam 28 Jan 2017 - 11:36

Ce silence, en compagnie de Chiara, Zachary ne le connaissait pas vraiment. C’était rare qu’il n’y ait pas de bruit quand ils se croisaient. Alors dans un certain sens, ce silence pouvait être effrayant. Impressionnant peut être plus. Mais le rouge refusait de se laisser submerger par la crainte. De faiblir face à quelqu’un qui avait très certainement besoin d’un peu de chaleur, d’un peu de force. Alors il gardait ce sourire doux, ce sourire calme et assuré qu’il réservait aux moments de douceur. Ce sourire, il ne le sortait pas pour draguer. Il l’utilisait quand il était pleinement sincère. Et avec Chiara, il l’était. Alors il attendait patiemment sa réaction, voir si sa présence était ou non souhaitable. Premier signe positif, elle se tourna vers lui et lui adressa même un sourire. Un peu faible certes, moins éclatant que d’habitude mais un sourire tout de même. C’était rassurant. Zachary le lui rendit et la laissa prendre le mug de café. Ça lui ferait du bien, surtout qu’Ogi savait le préparer à merveille. Le rouge ne put s’empêcher de la regarder pendant qu’elle buvait, guettant ses moindres gestes. Il se rendit cependant compte que ça pouvait être un peu dérangeant comme attitude et fit au mieux pour rendre son regard moins insistant. Elle avait fermé les yeux. Zach lui était toujours sur le qui-vive. Puis, elle reprit la parole. Ses mots s’envolèrent doucement. Le rouge ne saurait dire ce qui transparaissait réellement dans sa voix mais une chose était sûre, ce n’était pas comme d’habitude. Il poussa alors un long soupir et se laissa tomber en arrière pour se retrouver assis à côté d’elle. Pour lui, ces mots étaient signes qu’il pouvait rester encore un peu. Qu’elle avait envie de sortir quelques mots, même de manière inconsciente. Alors il s’était assis, les bras autour des genoux. Il avait levé les yeux vers le ciel à son tour pour voir ses ombres se jeter avec violence sur la barrière magique.

« J’en sais rien… Mais j’ai beau être un incorrigible optimiste, il faut se rendre à l’évidence, à ce rythme, ils vont finir par y arriver. »

Et c’était pour ça qu’il était si important d’entraîner les plus jeunes. De leur apprendre à former un patronus correct même si cela demandait un certain niveau en magie. C’était aussi pour ça que ses gardes étaient si importantes ces derniers jours. Parce que le danger était bien là, présent, pesant. Ils ne pouvaient pas fuir la réalité. A moins que quelqu’un de l’extérieur attaque les détraqueurs, à moins que quelqu’un sorte pour aller les pousser dehors, ils allaient finir par rentrer. Et après ? Zachary savait qu’ils étaient capables de les vaincre. De les faire partir. Mais est-ce qu’ils allaient entrer seuls ? A vrai dire, sa plus grande inquiétude était là. Il ne savait pas si l’école pourrait survivre à une nouvelle attaque des Supérieurs. Il y avait encore bien trop de plaies ouvertes.


« Mais s’ils veulent aspirer ma joie de vivre, je leur souhaite bien du courage ! »


Zachary avait tourné la tête vers Chiara, lui adressant un sourire amusé. Il fallait bien rire un peu ! Il ne se permettait pas ce genre de blagues avec n’importe qui. Ils savaient très bien que certains n’étaient pas prêts à rire de ce sujet, il était trop proche, trop présent. Mais lui, il avait toujours utilisé l’humour comme rempart et il se disait que ça pourrait faire du bien à Chiara d’entendre ça. De se dire que tout n’était pas perdu et que malgré ça, ils allaient continuer à avancer. En tout cas, lui en avait bien l’attention. Mais il avait un avantage sur certains. Il y avait Layla pour lui donner l’envie de se battre et de garder la face jour après jour. Sans elle, il aurait peut être baissé les bras. Sans sa famille aussi. Les paroles de son père lors des dernières vacances l’avaient vraiment aidé à repartir.

« On est en pleine guerre, on peut pas le nier. Et ça peut prendre du temps avant qu’un des camps capitule définitivement. Mais j’y crois. On est encore là, on n’a pas survécu à toutes ces batailles pour rien. »

Zachary avait repris un ton sérieux. Il était ensuite allé chercher doucement le mug dans les mains de Chiara pour reprendre quelques gorgées de café avant de lui tendre de nouveau. Cette fois, il ne buvait plus pour se réveiller, il l’était bien assez. Mais pour se rappeler une habitude. Pour se rappeler qu’il était bien là, que certaines choses de sa vie étaient encore en place. On ne se rend pas compte comme les petits gestes du quotidien peuvent être importants. Comme, quand tout déraille, on se réfugie vite dans ce qu’on connait. Et Zachary, à force de suivre les enseignements de John, avait compris que chez lui c’était assez important comme mécanisme de défense. Enfin bref. Le jeune homme se tourna alors de nouveau vers Chiara. Il l’observa quelques instants avant de laisser son regard glisser vers l’horizon. Un peu de silence, pour voir si elle était plus décidée à s’ouvrir maintenant qu’il l’avait encouragée. Il espérait qu’elle pourrait sortir d’elle cette ombre qui transparaissait sur son visage, dans le son de sa voix. Il espérait vraiment pouvoir l’aider, ne serait-ce qu’un peu. Il ne voulait pas la voir sourire juste pour lui faire plaisir. Il voulait qu’elle retrouve cette énergie qui lui allait si bien.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Sam 11 Fév 2017 - 20:20

La douceur, le calme, ce sont en général des attitudes qui me sortent par les yeux. Je l'admets, je ne suis pas toujours très tolérante et je ne fais pas grand chose pour que ça change. Je fais du bruit, je parle fort, je n'ai en temps normal rien à voir avec la personne que je suis ce matin et depuis quelques jours maintenant. Enfin, quand je parlais de douceur et de calme c'est à Zachary que je faisais référence parce que tout dans son attitude, dans le regard qu'il m'offre, respire ces deux … Comment est-ce qu'on appelle ça, d'ailleurs ? Des émotions ? Une façon d'être, je dirai. Oui, en temps normal j'aurai peut-être levé les yeux au ciel, je lui aurai envoyé un coup dans l'épaule et j'aurai juré comme un charretier mais là, non, ça n'est pas ce que je fais et j'en ai pas du tout envie. Au contraire, je me laisse envahir par tout ça et ça me fait du bien. Tout comme le café chaud.
Il soupir, s'assoie à côté de moi et là encore, je me rends compte que sa présence me fait du bien. J'ai voulu m'isoler un peu c'est vrai mais … Maintenant qu'il est là, je n'ai plus envie qu'il parte. On n'est peut-être pas les meilleurs amis du monde tous les deux mais on s'entend bien sans forcément passer beaucoup de temps ensemble. Il est quoi qu'il en soit un visage familier même si autant être honnête, je le considère plus comme un amant d'une fois que comme un ami. Ça n'a rien de dégradant quand je dis ça, c'est juste comme ça. On ne partage pas grand chose de plus qu'une nuit passée ensemble mais même si j’enchaîne les hommes et les femmes, je ne les considère pas comme des morceaux de viandes pour autant. Quoi qu'il en soit, en cet instant, il n'est pas juste le garçon avec qui j'ai eu une aventure. Il est une présence réconfortante.

« J’en sais rien… Mais j’ai beau être un incorrigible optimiste, il faut se rendre à l’évidence, à ce rythme, ils vont finir par y arriver. »

Réconfortante ? C'était peut-être pas le bon terme en réalité … C'est con mais cette pensée me fait sourire, me fait même rire l'espace d'une seconde. Nerveusement mais avec amusement. La situation est grave, il me le confirme mais je le remercie de ne pas prendre de pincette et de simplement être sincère sur ce qu'il pense. Je ne suis pas une gamine qui a besoin d'être rassurée, après tout.

« Mais s’ils veulent aspirer ma joie de vivre, je leur souhaite bien du courage ! »

Je me permets une nouvelle gorgée et tourne la tête vers lui, lui adressant un sourire cette fois tranquille et presque … C'est pas de la tendresse, je  ne crois pas, mais ce grand gaillard est attachant. Absolument et totalement sexy mais attachant. En cet instant, c'est ce qu'il m'inspire en tout cas. On ne se connaît effectivement pas énormément mais finalement ça ne m'étonne pas de lui. Et je devrais suivre son exemple rester optimiste et souriante, ne serait-ce que pour faire un beau doigt d'honneur a tous ces attardés qui s'acharne sur nous de toutes les manières possibles et imaginables. Je ne devrais pas être assise là, seule, prostrée, mais entrain de hurler sur ces immondes créatures et les insulter. Des trucs bien grossiers qui feraient crier ma mère ! En anglais et en italien.

« On est en pleine guerre, on peut pas le nier. Et ça peut prendre du temps avant qu’un des camps capitule définitivement. Mais j’y crois. On est encore là, on n’a pas survécu à toutes ces batailles pour rien. »

Il reprend son mug, je le laisse faire et ressens la chaleur de ses mains quelques secondes. Pendant ce temps là, ses paroles tournent un peu dans la tête. Je le regarde quelques instant puis fixe à nouveau les ombres au dessus de nos têtes. Je sens également son regard sur moi mais il ne me pèse pas. En pleine guerre … Naïveté ou pas, je ne peux pas me résoudre à ouvrir les yeux et à admettre qu'il a raison. J'en sais rien, je crois que c'est ma manière a moi de me protéger de tout ça et je n'envisage pas de changer ça non plus.

« J'ai cru comprendre que tu étais sur le pied de guerre, que t’enchaînais les gardes et que tu donnais un coup de mains aux plus jeunes. C'est bien ce que tu fais. T'es un mec bien en fait, Disemba ... »

Sourire en coin. On n'est pas encore sur la Chiara survoltée que je suis d'ordinaire mais je pense avoir l'air plus vivante que lorsqu'il a débarqué il y a quelques secondes. Je le charrie, il a l'habitude, mais je sais qu'il est vraiment un mec bien. Pour ça, bien sur, mais de manière générale.

« Et ton café est super bon. »

Insérez ici un regard tout humide – oui je lui fais les yeux doux, pour être plus clair – juste pour qu'il m'en redonne un peu. Ça ne se fait pas ? Ça se saurait si je prêtais attention à ce genre de choses. La bienséance, etc … J'ai pleins de défauts et selon beaucoup je ne suis pas sortable mais ça va, je le vis bien. Et puis parce que la question me traverse l'esprit ...

« C'est quoi ton Patronus ? »

Je le regarde plus franchement cette fois, un vrai sourire sur le visage, curiosité soudainement piquée au vif. Les Détraqueurs ne sortent pas de mon esprit - difficile de faire autrement - mais Zachary a réussi à détourner mon attention. Je ne sais pas si c'est ce qu'il cherchait à faire mais je l'en remercie intérieurement, quoi qu'il en soit.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Lun 13 Fév 2017 - 16:32

Elle avait souri. Ça avait été bref mais suffisant pour faire plaisir à Zachary. Pour se dire qu’il était peut être sur la bonne voie et qu’il avait raison de continuer sur sa lancée. De chercher à lui redonner envie de sourire. Il ne s’agissait pas de lui mentir, de la prendre pour une enfant incapable de comprendre. Lui, était persuadé qu’il fallait savoir dire les choses. Rassurer les gens ce n’est pas leur masquer la vérité. C’est leur dire que malgré cette réalité, ils vont s’en sortir. Ils vont pouvoir garder la tête haute et continuer d’avancer. C’était exactement ce qu’il comptait faire avec Chiara. Et ce sourire lui avait fait plaisir. Peut être un peu trop d’ailleurs mais ça, il n’avait pas envie de s’en préoccuper pour le moment. Ce n’était pas le lieu. Il avait autre chose à faire, une autre mission que ses propres intérêts personnels et il prenait, d’une certaine manière, tout ça très à cœur. Même si, quand leurs mains s’étaient effleurées alors qu’il avait repris son mug, une étrange impression l’avait envahi. Cette fille lui plaisait et il ne pouvait pas se le cacher. Ca ne servait à rien de le faire d’ailleurs. Mais oui, quelque part, il se sentait presque vulnérable à ses côtés. Sauf que cette fois, c’était elle qui était vulnérable, en baisse de régime. Et il devait l’aider à retrouver ses esprits, à redevenir la Chiara qui n’avait peur de rien ni de personne. Cette Chiara ne semblait pas être si loin d’ailleurs. Puisque sous couvert de complimenter Zachary sur ses différentes actions des derniers jours, elle glissa une petite moquerie. Gentille. Mais ce simple « en fait » suffisait à dire bien des choses. Zach se tourna alors vers elle, amusé.

« Comment ça « en fait » ? Me fais pas croire que t’avais pas remarqué depuis le temps ! Je suis le bon samaritain de cette école, tout le monde le sait. »

Comment ça il en faisait un peu trop ? Non, à peine ! Comme si son comportement n’était en aucun cas irréprochable… Enfin bon, au moins, tout ça avait l’air d’amuser Chiara. Et elle ne perdait apparemment pas le nord puisqu’elle demanda à Zachary un peu plus de café de manière subtile et… Absolument trop mignonne. Sale gosse, elle usait de ses charmes ! Le rouge se mit à rire face à son attitude et lui tendit son mug sans aucune hésitation. Il avait toujours été du genre à partager, ça ne le dérangeait pas. Mais oui, il devait aussi avouer que face à une telle demande, aussi sous-entendue qu’elle soit, il était plutôt difficile de résister.

« N’empêche, les yeux de petit chat, c’est un peu de la triche. »

Sourire tranquille du côté de Zachary qui avait finalement reporté son regard sur le paysage qui s’offrait à eux. Mais quelques secondes seulement puisque Chiara avait reprit la parole. Cette fois c’était elle qui était à l’initiative de la conversation et c’était une bonne chose. Surtout que même si sa question était clairement liée à la présence des Détraqueurs, il y avait indéniablement quelque chose qui avait changé dans son ton. Le café pouvait faire des miracles en fait. Zach avait donc tourné son regard vers Chiara pour découvrir un joli sourire qu’il lui rendit sans hésitation.

« Excellente question mademoiselle ! C’est un suricate. »

Zachary avait dit ça sur un ton très fier. Oui il était très heureux de son patronus. S’il appréciait cet animal car il était attaché à son pays d’origine, il ne s’y était jamais autant intéressé que lorsqu’il s’était manifesté comme étant son patronus. Il avait alors entrepris d’en savoir plus sur cette petite bestiole et s’était rendu compte que sous des apparences trouillardes, c’était en fait une animal au grand cœur, un animal combattif et surtout, qui avait un grand sens de la famille. Quelque part, faire des recherches sur son patronus lui avait permis de se confronter à certains aspects de sa personnalité. Tient, il devrait peut être en parler avec John, pour voir si l’étude des patronus était un bon moyen d’en apprendre plus sur les gens. Bref, il s’égarait.

« Y’en a beaucoup en Afrique du Sud. Ils vivent en famille. Leurs pires ennemis, se sont les serpents. Ils les évitent, mais le jour où ces derniers viennent s’attaquer à leur famille, ils deviennent ultra coriaces et ils gagnent le combat quasiment à chaque fois. »

Zachary avait dit ça avec une grande fierté. Comme s’il était lui-même un suricate. Un peu ridicule peut être mais ça l’amusait. Et pas de méprise, le coup des serpents, ce n’était en aucun cas une référence à la maison des Serpentards. Il n’avait rien contre ces derniers. Il s’était juste transformé en reporter animalier l’espace de quelques instants.

« Et le tien alors ? Il ressemble à quoi ? »

Il y avait une lueur presque enfantine dans le regard du jeune homme. Pendant quelques instants, on aurait presque pu oublier qu’il parler de quelque chose lui servant à se défendre contre un danger de mort. On aurait presque pu oublier la présence des Détraqueurs. C’était souvent comme ça, quand il parlait de l’Afrique du Sud ou de choses liées à son enfance. Il faisait renaître le petit garçon curieux qu’il avait été. Qu’il était toujours aussi, caché sous ses airs de bonhomme un peu trop sûr de lui. En tout cas, il était réellement curieux de savoir ce qu’il en était pour Chiara, persuadée qu’elle allait encore le surprendre.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Lun 20 Fév 2017 - 22:36

Les yeux de petit chat … Si Coco apprend que j'ai utilisé ça sur quelqu'un d'autre que lui, il va me piquer la crise de jalousie du siècle. Faut pas s'étonner qu'on nous pense ensemble après ça, mon lapin. Tu ne viendras pas te plaindre que tu n'arrives pas à choper après ça. Et je parle comme s'il était là alors qu'il est probablement la personne que je fuis le plus ce matin mais je crois qu'il commence à me manquer. Oui, j'ai hâte de voir sa bouille et peut-être que j'irai me blottir dans ses bras comme je le fais avec personne d'autre mais pour le moment, c'est Zach qui m'intéresse.

Zach et son Patronus qui attise ma curiosité.

« Excellente question mademoiselle ! C’est un suricate. »
« Oh génial ! »

Réaction impulsive donc totalement sincère. Accompagnée d'un large sourire, qui plus est. Je ne suis pas spécialement fan ni connaisseuse en terme d'espèces animales mais j'ai toujours trouvé bien plus passionnant les patronus relativement atypiques. Bien sur on ne choisi pas mais quelque part je trouve ça plus … Enfin disons que les lions, chevaux et autres trucs super puissants et bad ass, c'est moins drôle. Un suricate, je trouve ça super mignon déjà d'une et puis merde, c'est Timon ! En plus d'être super rigolo. Est ce que ça colle à l'image que je me fais de Zach ? Je dois avouer que je suis surprise, je ne m'attendais pas à ça mais plutôt à un truc … Plus fier peut-être. Genre un étalon des plaines ou quelque chose comme ça. Enfin, encore une fois, ça n'est pas comme si je le connaissais beaucoup et même si je suis née parmi les Moldus, j'ai appris que la Magie ne se trompe jamais. On ne la comprend pas toujours, c'est tout. Et c'est qu'il a l'air d'en être fier en plus, de son suricate ! Il a parfaitement raison.

« Y’en a beaucoup en Afrique du Sud. Ils vivent en famille. Leurs pires ennemis, se sont les serpents. Ils les évitent, mais le jour où ces derniers viennent s’attaquer à leur famille, ils deviennent ultra coriaces et ils gagnent le combat quasiment à chaque fois. »

J'écoute, attentive et concentrée, visualisant un reportage sur lequel je suis tombé une fois avec les p'tits. Ils étaient fascinés, moi je faisais du babysitting – la joie d'être une grande sœur … mais je les adore alors ça passe – mais il me semble que c'était des mangoustes, pas des suricates. J'imagine que tout ça c'est de la même famille, non ? Parce que ce truc des serpents, ça me parle. Et le parallèle Gryffondor/Serpentard me monte forcément à la tête et me fait sourire quand j'y pense. Il y a surement pensé aussi.

« Et le tien alors ? Il ressemble à quoi ? »

Je le regarde et je ne dis rien. Un sourire presque tendre flotte sur mon visage parce que j'ai l'impression d'avoir un enfant devant moi et … Oui, je le trouve attendrissant. Je crois que c'est la première fois que je ressens ça à son égard, à vrai dire. Le silence et l'immobilité cesse quand je sors ma baguette de ma poche et laisse s'échapper un filin argenté de son extrémité sans prononcer un seul mot – l'avantage d'être en 11ème année et de maitriser les sortilèges informulés.

« A ça. »


« C'est une loutre cendrée. »

Et je la regarde évoluer, sourire absent sur le coin des lèvres, un peu ailleurs. C'est la première fois depuis longtemps que je laisse cette petite loutre sortir et je ne peux pas dire qu'elle m'a manqué ou que ça me provoque quelque chose de particulier, de profond, mais je ressens comme un léger picotement dans le creux du ventre. Juste quelques secondes, avant de tourner la tête vers Zachary alors que la loutre continue de nous tourner autour et l'atmosphère me semble … Plus légère.

« Très franchement, je me serais attendu à un truc bien plus … volumineux et bruyant, du genre un buffle ou un rhinocéros tu vois, quelque chose qui fonce dans le tas, mais il faut croire que je suis plus subtile que je ne veux bien l'admettre ou même le penser. »

Sincèrement, je ne me reconnais pas spécialement dans cette petite créature. C'est un fait. Je fais du bruit, j'en impose, je prends de la place …

« J'ai pas spécialement de prédilection pour l'eau … Enfin ceci dit elles vivent pas mal sur les berges plus que réellement dans l'eau. »

Et je la regarde à nouveau, haussant les épaules, sans jamais cesser de sourire.

« En plus c'est une espèce monogame alors là ... »

Cette fois, c'est clairement un rire qui m'échappe. La monogamie … Sérieusement ?

« Mais ce sont des animaux sociaux, grégaires et … vocaux. Là je m'y retrouve. »

J'adresse un clin d'œil à Zach, je pense qu'il sera d'accord avec moi. Je ne rentre pas forcément dans la masse et mais j'aime faire partie d'elle, à ma façon. C'est un fait. Une Chiara sans les autres … Non, ça ne fonctionne pas. Je ne suis jamais seule.

« Elles vivent en famille elles aussi et sont capables de mettre la misère à certains prédateurs pour protéger les leurs, comme les suricates. J'crois qu'on est fait l'un pour l'autre toi et moi, en fait. J'te regarderai te battre contre un vilain serpent … tout en jouant avec un p'tit cailloux ou un coquillage et en couinant sur la berge pour t'encourager. »

Cette fois, je ris plus franchement, plus longtemps, imaginant cette scène sans aucun mal et la trouvant absolument … mignonne et amusante. Mes épaules me semblent plus légères, le poids qu'elles portaient avant qu'il n'arrive me paraît être un lointain souvenir et les Détraqueurs … Je ne les vois plus tellement, mon regard allant et venant entre celui de mon camarade de maison et la petite loutre argentée qui continue de danser dans les airs sans jamais s'arrêter.

« Par contre je suis désolée mais il faut que tu le saches, à partir de maintenant je vais être obligée de t'appeler Timon. »

Dit-elle en lui adressant un large sourire, toutes dents exposées.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Jeu 23 Fév 2017 - 13:25

Zachary était très fier de son patronus, il ne le cachait pas. Il rappelait ses origines et surtout, si au début il avait été surpris de cet animal, il avait appris à le connaître et n’avait pas envie, pour rien au monde, que son patronus change de forme. Donc oui, il avait un peu fait le paon en le disant. Mais ce qui l’avait conforté dans cette attitude c’était aussi la réaction de Chiara. Impulsive, sincère. Oui ça lui avait fait plaisir et il avait donc enchaîné, en disant plus sur ce petit animal qui n’est pas forcément très connu ou évalué à sa juste valeur. Mais bon, le Gryffondor avait tout de même fini par se calmer un peu et à arrêter son discours envolé. On se calme garçon et on arrête de tout centrer sur soi. Zach s’était donc intéressé au patronus de Chiara et avait souri comme un enfant en voyant l’animal surgir. Sans un mot elle l’avait fait apparaître, une belle loutre cendrée. Le Gryffondor observa l’animal pendant quelques instants, sautiller et danser devant eux.

« Elle est jolie comme toute dis-donc. »

Il tourna la tête vers Chiara. Quelque chose semblait avoir un peu changé dans son regard mais pour le moment ça restait très discret, très léger. Le jeune homme ne dit donc rien, l’observant. Se perdant dans cette observation même jusqu’à ce que la jeune femme reprenne la parole. Et à cet instant, Zachary éclata de rire. Elle s’attendait à quelque chose de plus bruyant ? Oui il fallait bien avouer que c’était compréhensible. Mais Zach savait très bien que les patronus exprimaient quelque chose de plus profond, de plus enfoui. Beaucoup de sorciers étaient surpris par la forme prise par ce patronus, ne se connaissant au fond pas complètement, ou n’assumant pas certaines parties d’eux. Alors il n’était qu’à moitié surpris. Mais les explications de Chiara étaient assez épiques. Pas de prédilection pour l’eau ? Oui bon ça, ça devait s’expliquer. Quant à la monogamie… Zach avait ri de nouveau, avec sa camarade. Sociaux, oui normal. Mais vocaux ? Face à son clin d’œil, le rouge avait ri une fois de plus mais… Oui un truc bizarre avait traversé son esprit et clairement, il n’avait pas envie de s’attarder dessus.

« Ça te correspond bien je trouve. Bon, on enlève la monogamie, ça c’est le seul point vraiment problématique. »

Sourire du côté de Zachary. Pourquoi insister sur cet aspect ? En apparence, parce que c’était drôle. Mais au fond, le jeune homme savait très bien pourquoi c’était ça qui l’avait arrêté. Parce que même s’il avait un sérieux penchant pour Chiara, il devait se faire à l’idée qu’elle n’avait clairement pas envie d’une relation unique et posée. Il devait s’y faire, tout simplement. Il l’écouta donc avec le sourire, parlé aussi de l’instinct protecteur des loutres. Et rit avec elle une fois de plus. En quelques instants, la jeune femme semblait avoir retrouvé le sourire. Et honnêtement, c’était une bonne chose. Ça lui faisait du bien de voir ça, au-delà de toute autre considération.

« Bon au moins tu m’encourageras c’est déjà ça ! »

La loutre cendrée continuait à s’agiter devant eux. C’était une jolie scène et Zachary devait bien avouer que son regard était assez aspiré par ce petit animal. Une douce chaleur l’envahissait, il se sentait bien en cet instant, c’était étrange. Il n’arrivait pas à expliquer comment ni pourquoi mais il avait envie que ça continue encore un peu. Alors quand Chiara reprit la parole avec un grand sourire de sale gosse, Zachary ne fut pas vexé le moins du monde. Il en fallait beaucoup pour le vexer. Et en plus, l’atmosphère alentour était plus qu’agréable. Et quelque part, oui ce petit surnom était… Sympathique.

« Fais-gaffe, si on continue à bien rigoler ensemble tu vas devenir mon Pumba et là… »

Oui il avait osé. Et l’immense sourire qui se dessinait sur son visage montrait bien qu’il assumait. Clairement, appeler une fille pumba n’était pas recommandé pour la draguer, il le savait très bien. Sauf que Chiara ce n’était pas une petite mijaurée, loin de là. Et puis, elle avait commencé à le charrier, c’était sorti tout seul. Et puis, enfin, ce n’était pas comme s’il avait une chance alors autant se laisser aller, être naturel. Il n’avait pas envie de faire semblant avec elle. D’autant plus en cet instant où la bonne humeur avait enfin réussi à se faufiler parmi toutes ces ombres.

« La question c’est… Est-ce qu’on va manger des insectes du coup ? »

Petit sourire carnassier du côté de Zachary. Il s’imaginait déjà bien, en compagnie de sa camarade en train d’attraper des vers et autres… Ouais ce n’était pas ultra charmant mais il était sûr que sur le coup d’un pari ou quoi que ce soit du genre il serait capable de le faire. D’ailleurs, il était en train de se dire qu’évoquer cette idée face à Chiara c’était peut-être un peu risqué… Ahem.


« Je disais ça pour déconner hein bien sûr… »


Ouais, il était pas sûr que son estomac soit prêt à l’éventualité insecte là.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Sam 4 Mar 2017 - 10:08

« Fais-gaffe, si on continue à bien rigoler ensemble tu vas devenir mon Pumba et là… »
« Oh la … »

Je tourne la tête vers lui avec une lenteur affligeante, regard perçant mais sourire naissant en suspens sur les lèvres.

« T’as du cran pour traiter une nana de phacochère, mon grand … »

Surtout une nana comme moi, avec des rondeurs. Le truc c’est que ces rondeurs je les assume parfaitement et même si je laisse planer le suspense pour lui faire peur, cette réflexion m’amuse et me donne envie de rire. Timon et Pumba ! Hey, pourquoi pas. Ils s’amusent bien ces deux-là après tout et Hakuna Matata pourrait clairement être ma devise. Certes Pumba n’est pas la créature la plus gracieuse de la planète et évidemment je ne lui ressemble pas mais oui, je trouve ça drôle.

« Ou de l’inconscience. »

Je pense qu’il le sait, certaines n’auraient pas hésité à lui coller une gifle magistrale. Faut se détendre un peu Mesdames … L’autodérision et l’humour rallonge l’espérance de vie, c’est prouvé scientifiquement … Ou pas j’en sais rien mais ça ne m’étonnerait pas que ça soit le cas. On vit tellement mieux en se foutant de ce genre de choses, non ?

« Je te remercierai de m’appeler Madame Porc, dans ce cas. Si tu tiens à ton intégrité physique. »

Référence au film, bien évidemment.

« La question c’est… Est-ce qu’on va manger des insectes du coup ? »

Ma première réaction est une grimace, ma seconde … et non je ne suis pas en train de faire une charade … est un rictus qui ne tarde pas à faire réagir mon camarade toujours assis à côté de moi. On ne se connait peut-être pas parfaitement tous les deux mais je crois qu’il sait très bien que je n’ai aucune frontière ou presque et que rien ne me fait peur.

Tremble petit suricate …

« Je disais ça pour déconner hein bien sûr… »
« Il parait que c’est plein de protéines pourtant. Et puis tu devrais faire honneur à ton Patronus un peu ! Je vais aller ramasser des coquillages et pêcher pendant ce temps-là. Tu m’entendras couiner de satisfaction toutes les trente secondes parce que les cailloux c’est trop génial !!! »

Il a réussi. Il a réussi à me faire oublier la présence des Détraqueur et la noirceur que leur spectre projetait sur mes pensées depuis que j’ai ouvert les yeux. Il a réussi à faire revenir le sourire sur mon visage, à réveiller cette étincelle de vie qui me caractérise au quotidien et qui se rapproche plus d’un feu de joie que d’une simple allumette … Mais à quel prix jeune homme ? Sais-tu ce que tu viens d’éveiller ? Fuis, pauvre fou …

« Ou te faire bouffer un ver de terre directement. »

Qui a dit que Chiara Martina Brooks n’était pas sportive ? A peu près tout le monde et c’est juste, j’ai horreur de ça, mais ça ne m’empêche pas pour autant d’être vive et d’avoir des réflexes. Zachary en est d’ailleurs la victime quand je lui saute dessus sans tergiverser, sans retenu, et que je m’installe à califourchon par-dessus lui en le faisant basculer dans l’herbe, un large sourire sadique sur les lèvres. Il a de la chance, je n’ai pas de ver à portée de main et ne compte pas aller en chercher mais je me rabats sur une pâquerette qui se trouve là, au milieu de sa famille de pâquerettes – désolée de vous séparer les filles – en essayant de la lui faire manger.

« Une petite fleur ! C’est bon, c’est bio ! Aller mange petit suricate. »

Bien sûr il se débat, pare mes attaques et me retiens les bras et les mains, mais je te mets au défi de me dégager de là, Disemba. Il y a du poids à déplacer ! Plus il se débat plus j’insiste et surtout, plus j’éclate de rire, parfaitement consciente que je n’aurai surement pas le dessus très longtemps mais ça n’a pas d’importance. Ça se saurait si ce genre de trucs m’arrêtait et je compte bien profiter de l’effet de surprise autant que je peux même si je sais que je vais probablement finir par manger de l’herbe dans quelques secondes. Soyons Vegan ! C’est tendance.

Vous savez … Peut-être que les brins d’herbe aussi ont un p’tit cœur …
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Lun 6 Mar 2017 - 11:46

Est-ce que Zachary avait fait un faux pas ? Quand Chiara avait commencé à se tourner avec une grande lenteur vers lui, n'ayant laissé échapper qu'une petite exclamation... Oui clairement il avait commencé à douter. Oui le phacochère n'étant pas l'animal le plus mignon de la terre. Et oui Chiara avait des formes. Sauf qu'à ses yeux, elle était clairement une des plus belles nanas de cette école alors oui, il n'y avait aucune insulte dans ses propos. Mais elle le faisait douter d'un coup. Il savait qu'elle n'était pas susceptible mais peut être qu'il était allé un peu trop loin. Cran ou inconscience ? Zach déglutit. Ok, il doutait clairement là. Il savait qu'il y avait une possibilité pour qu'elle soit en train de le faire paniquer exprès aussi. Sauf qu'il avait dû mal à être certain que ce soit ça et du coup, ouais, il se sentait un peu con.

« Nan mais c'était juste pour la blague... Enfin tu vois quoi... »

Zachary n'avait pas pu s'empêcher de se justifier un peu. Parce que oui sur le coup il était en panique totale, ne sachant plus trop quoi faire. Jusqu'à ce que... Jusqu'à ce que Chiara reprenne la parole, lui faisant comprendre du même coup qu'elle l'avait bien fait marcher. Zachary était trop soulagé pour être rancunier et il éclata tout simplement de rire. Madame Porc. Le pire c'était qu'il serait capable de le faire. Bon après, les autres autour risquaient de pas trop comprendre et de s'en outrer mais bon... Quelque part, ça lui faisait plaisir de partager une petite connerie comme ça avec elle. Et oui son petit cœur de dragueur invétéré était sensible à ce genre de choses. Alors oui il riait de bon cœur. Jusqu'à ce que l'image des insectes lui traverse l'esprit. Enfin si, au début il riait encore mais après avoir parlé de ça, il s'était rappelé de qui il avait en face. Et là il avait un peu commencé à baliser. Bon sauf que finalement tout semblait bien se passer, elle parlait d'aller manger des coquillages pendant que lui, honorant son patronus, il se contenterait d'insectes. Il se mit à rire.

« Je vais t'offrir des cailloux à ton anniversaire, promis ! »

Et il riait de bon cœur, sans savoir ce qui l'attendait... Le rire de Zachary fut stoppé net, il avait suffit de quelques mots seulement. Lui faire bouffer un vers de terre directement ?

« Quoi? »

Pourquoi s'arrêter aussi brusquement ? Parce qu'il commençait à la connaître un peu et il savait très bien qu'elle était capable de faire ce qu'elle disait. Oh oui... Zach n'eut pas le temps de réagir à vrai dire. En l'espace de quelques secondes, il se retrouva allongé au sol comme un abruti, à la merci de Chiara qui était simplement à califourchon sur lui. Il la vit attraper quelque chose à côté de lui et bientôt, elle se mit à agiter une paquerette au-dessus de lui, cherchant à la lui faire avaler en ventant ses mérites pour sa santé, bien évidemment !

« Mais ça va pas la tête !! »

Soyons clair, Zachary était littéralement mort de rire. La situation était absurde mais il en attendait pas moins de Chiara. Bon par contre, il n'avait pas spécialement envie de manger une pâquerette, surciate ou pas. En plus, y'a même pas de pâquerette en Afrique du Sud.... Le jeune homme se débattait donc comme un lion, c'était le cas de le dire. Il faisait bien sûr attention à ne pas faire mal à Chiara mais il n'allait pas se laisser faire. Hors de question qu'il bouffe ce truc. Le combat était acharné et Zach se retrouva avec quelques morceau de tige dans la bouche. Autant dire que ce n'était pas très bon....

« Ma vengeance sera terrible !!! »

Parce que bon, c'était bien sympa tout ça mais il était hors de question qu'il se laisse faire aussi facilement. Zachary baissa alors la garde quelques secondes. Du moins en apparence seulement. Au lieu de protéger sa bouche de l'attaque de pâquerette, il se concentra sur un autre objectif. Bingo ! Il finit par réussir à attraper les poignets de la jeune femme et d'un geste vite il retourna la situation. EN quelques secondes il se retrouva confortablement installé, un genou de chaque côté du corps de Chiara, lui tenant les poignets au niveau de la tête, sourire triomphant sur les lèvres.

« Oh bah tiens... Un peu d'herbe ça te dit ? »

Un immense sourire se dessinait alors sur les lèvres de Zachary. Il chercha alors à ramener les poignets de la jeune femme au-dessus de sa tête pour les tenir à une main. Tous ses entraînements payaient, il avait quand même de la force la petit. Et surtout, maintenant qu'il était au-dessus, c'était un peu plus facile, la gravité et compagnie étaient avec lui. Il attrapa alors quelques brins d'herbe et chercha à en faire manger quelques uns à Chiara avant d'éclater de rire et de se contenter de faire tomber l'herbe en pluie sur sa tête. Pas trop méchant non plus.

« Je suis clément aujourd'hui. »

Nouveau sourire amusé. Puis... Bug. D'un coup, le jeune homme se stoppa. Parce qu'il était là, au-dessus de Chiara et qu'une idée avait traversé son esprit. Il avait faillit agir d'ailleurs. Oui, il avait eu terriblement envie de l'embrasser. C'était rare que ça lui arrive comme ça, de cette manière. Sa conscience l'avait rattrapé. Ce n'était pas une bonne idée, ce n'était pas ce qu'elle souhaitait et ça risquait de briser la bonne humeur qu'il avait réussi à amener. Alors non. Il ne fallait pas. Essayant de cacher son trouble au maximum, le jeune homme avait finalement décidé de libérer Chiara, autant pour son bien à elle que pour le sien, et s'était retrouvé assis à côté d'elle. Ok, calme ton rythme cardiaque, calme tes pulsions et surtout ne fixe pas ses lèvres parce que sinon, elle va comprendre...
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Ven 17 Mar 2017 - 14:09

« Mais ça va pas la tête !! »
« Oh mais si, au contraire ! Hum, miam, la bonne nature ! Je pense à ton bien-être ! Tu devrais me remercier, ingrat ! »

Il se débat mais je le vois bien, il fait attention à ses gestes. Je ne trouve ça ni mignon ni honteux – alerte féminisme, tu me prends pour une petite chose fragile ? Non, je ne suis pas dans ce délire-là, n’en déplaise peut-être à mes comparses – mais ça ne m’étonne pas plus que ça de lui et je ne lui en veux pas, d’aucune façon, ni n’envisage de le remercier. Neutralité totale à ce niveau. Moi, je ne prends clairement pas de pincette et hop, par la tige la pâquerette ! Il pourrait se débattre plus que ça et m’en empêcher, ne soyons pas dupes, mais il ne le fait pas alors c’est son problème, pas le mien !

« Ma vengeance sera terrible !!! »
« Tu crois que tu me fais peur … Timon ?! Aaaah ! »

Et bim ! Retournement de situation. Oh je m’y attendais, évidemment, et je crois qu’au fond je l’attendais tout simplement. C’est l’intérêt de ce genre de trucs, non ? De toute façon rien n’est réfléchit dans tout ça, rien n’est calculé ou prémédité et ces questions, ces pensées, ne m’effleurent pas vraiment l’esprit. Je suis captive dans l’instant présent et ça me va très bien comme ça. C’est ma façon d’être de toute façon, prisonnière volontaire du moment.
En attendant mes poignets se retrouvent bloqués entre ses doigts et il me fait basculer jusqu’à ce que je me retrouve à mon tour sur le dos. Cette fois, c’est qui embarque par-dessus moi et se venge allègrement. Fais gaffe … Je pourrais y prendre goût … Pour être tout à fait honnête, cette idée, ce genre d’idées, ne me traversent pas vraiment l’esprit en cet instant. Je ne ressens que de la joie et ça fait du bien, le genre de joie que l’on ressent quand on est gamin et qu’on joue à la bagarre. Je pense immédiatement à Eilian et Jonas, ces petites crapules me manquent et j’ai tendance à ne pas vraiment m’attarder sur le sujet pour m’en rendre compte d’habitude. Alicya ? On n’a jamais vraiment été très proches, ce genre de trucs ça n’est pas vraiment son délire mais elle reste ma grande sœur alors si, d’une certaine façon, je ne serai pas contre la voir débarquer elle aussi. Et les parents, bien sûr.

En attendant, ils ne sont pas là mais Zach lui par contre …

« Oh bah tiens... Un peu d'herbe ça te dit ? »
« Non ! »

Et ce salaud arrive à me maintenir les deux mains avec une seule des siennes ! En soi, ça n’a rien d’étonnant. Il est bien plus grand que moi et surtout très sportif mais les muscles ne font pas tout mon petit monsieur. Zachary, pour faire clair, c’est un peu le mec qu’on voit torse nu dans les magazines à la page publicité pour un parfum. Il est taillé comme un dieu, on pourrait presque croire qu’il est photoshopé à vrai dire. Enfin ça n’est pas le sujet et loutre ou pas, je me débats comme une lionne à mon tour. Oh ! Gryffondor ou pas ?

« Arrête ! Non ! Zach ! Stop ! »

Je détourne le visage comme je peux, ferme les yeux, bouge mes jambes pour le dégager – un vrai cheval qui se cabre si vous voulez mon avis ! Mais quand il éclate de rire et se contente de faire tomber les brins d’herbe au-dessus de moi je le fusille du regard … avec un sourire mal planqué quelque part sur le coin de mes lèvres.

« Je suis clément aujourd'hui. »
« Merci pour votre Clémence ô grand roi des suricates. »

Je me calme, lui aussi, j’ai le souffle court et je regarde le ciel mais son sourire qui s’affaisse presque brutalement ne m’échappe pas. Est-ce que j’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Je ne crois pas mais il y a des signes qui ne trompent pas de toute façon et son trouble, même s’il est maitrisé, ne passe pas inaperçu. Et je sais que j’en suis la responsable. La situation en est la responsable.
Il me libère, je souffle sur mon propre visage pour faire partir les brins d’herbe et me redresse à mon tour avant de m’assoir et de secouer la tête. J’en ai plein les cheveux, ça me fait sourire.

« Je suis certaine qu'il y a un style à développer. »

Le bio, la nature, le sans gluten et les pousses de soja. Et les brins d’herbe dans les cheveux !

« Je t’ai connu moins farouche. »

Ça n’est pas offensif ni provocateur, pas plus que le sourire tranquille que je lui adresse, tête penchée sur le côté, mais le regard qui cherche le sien sans détour. Rien n’est tabou pour moi, je sais pertinemment que ça met certaines personnes mal à l’aise mais je m’en moque totalement et peut-être que je me trompe sur ce que j’ai cru percevoir – même si j’en doute – mais ça m’intrigue un peu j’ai l’impression.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Sam 18 Mar 2017 - 12:21

Quand il s'agissait de petits combats de ce genre, Zachary n'était clairement jamais le dernier. Premièrement, parce que ça n'avait échappé à personne, il demeurait un grand gamin. Il ne s'en cachait pas et même s'il était capable d'avoir mille responsabilités sur les épaules, il prenait un malin plaisir à se comporter comme un enfant de huit ans dès qu'il en avait l'occasion. Deuxièmement, Zach était un compétiteur et ça non plus, ce n'était un secret pour personne. Perdre, ça ne faisait pas vraiment partie de ses principes alors même s'il s'agissait là que d'une petite lutte futile, il n'allait pas se laisser faire aussi facilement. Alors oui, il avait lutté jusqu'à reprendre le dessus. Mais une fois que c'était fait, il avait aussi profité de cette sensation. Il n'avait pas écouté les protestations de Chiara, enfin, qu'à moitié. Mais le regard qu'elle lui avait lancé quand il s'était contenté de faire tomber l'herbe en pluie sur elle était tout simplement... Magique ! Et le rire qu'il avait laissé échapper en témoignait bien. Et puis bon, grand roi des suricates, c'était pas trop mal comme statut, non ? Zachary avait donc apprécié cette plongée en enfance et ça aurait pu durer encore longtemps. Sauf que son cerveau et ses émotions en avaient décidé autrement.

Assis à côté de Chiara, Zachary essayait de reprendre de la contenance. Tout ça était ridicule, il était ridicule et le savait très bien. Mais c'était plus fort que lui. Les images s'étaient imposées à lui et c'était comme si d'un coup on l'avait mis sur la douche froide. Ça avait été rude, abrupte. Mais il ne pouvait pas laisser ça dominer. Alors quand Chiara fit une réflexion sur toute l'herbe encore présente dans ses cheveux, il tourna la tête vers elle et afficha un sourire aussi naturel que possible.


« En plus j'ai l'impression que c'est pas mal la mouvance en ce moment, le naturel... Ça pourrait te rapporter gros. »


Nouveau sourire du côté de Zachary. Mais il fallait bien avouer que le cœur n'y était pas, pas complètement en tout cas et cela devait se sentir. Depuis le début d'ailleurs puisque Chiara le souligna avec douceur. Elle l'avait fait avec classe, c'était certain, pourtant, le cœur de Zach avait loupé un battement. Il n'avait clairement pas envie de lui expliquer clairement ce qui avait terni son sourire. Est-ce qu'elle s'en doutait ? Il n'en avait aucune idée. Ils n'avaient jamais vraiment parlé de ça.

« Oui désolé. Je crois que ça m'a rendu nostalgique tout ça. »

Cette fois, Zachary ne chercha pas à transformer son sourire, laissant y apparaître une pointe de mélancolie.

« Je faisais souvent ce genre de conneries avec Layla et je sais pas.. Ça a du me rappeler que notre maison est loin, que les choses changent... »

Il mentait. Complètement. Zachary n'avait pas envie, à la base, de raconter des bobards à Chiara. Mais sur le coup, c'était la meilleure défense qu'il avait trouvée. Il ne pouvait pas, il ne voulait pas lui dire de but en blanc qu'il avait perdu son sourire parce qu'il avait eu envie de l'embrasser. Pas forcément pour coucher avec elle, parce que ça, en un sens, ça n'aurait pas été réellement un souci. Au pire, il se serait pris un refus dans la tête et il aurait fait comme si de rien n'était. Du moins avec une autre fille ça aurait été comme ça. Mais là il avait eu envie de l'embrasser différemment, avec tendresse. Et ça le faisait chier. Parce qu'il savait qu'elle ne voulait pas de ça. Parce que lui au final, ne savait pas non plus trop ce qu'il voulait. Mais il était clair qu'il avait des sentiments, du nature différente pour elle. Et ce n'était pas possible, pas avouable comme ça. Alors mentir était la meilleure solution. Pardon Layla de t'utiliser.

« Mais bon ! On va pas se laisser abattre hein ! »

Zachary ne savait pas si son mensonge avait prit sur Chiara. Mais une chose était sûre, il ne fallait pas lui laisser l'opportunité de trop approfondir le sujet. Ce serait dangereux pour lui. Ce serait s'exposer. Alors il prenait la fuite, littéralement. Honnêtement, il y aurait eu beaucoup à dire sur son comportement. Plus qu'à prier que John n'ait pas l'idée de fouiller sur cette question lors de son prochain cours parce que sinon, clairement, il allait se sentir très con. Enfin, autant pour lui que pour Chiara, Zachary chercha donc à tourner l'attention sur autre chose, dans l'espoir que ça marche. Et il ne trouva rien de mieux à faire que de sortir sa baguette sans prévenir et de faire jaillir un jet d'eau en plein dans le visage de Chiara.

« Ne relâche jamais ton attention, parole de Grand Roi des Suricates ! »

Et c'était reparti pour le sourire de couillon. L'auto-persuasion, parfois, ça pouvait fonctionner après tout...
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Mer 29 Mar 2017 - 11:56

« Oui désolé. Je crois que ça m'a rendu nostalgique tout ça. »

Tête penchée sur le côté, sourire en coin mais tranquille, je ne cache pas ma perplexité. Nostalgique ? Je crois qu’on ne parle définitivement pas de la même chose mais je sais ce que j’ai ressenti et là-dessus, je ne me trompe jamais. Oui, j’ai cette prétention, mais ça n’a pas vraiment d’importance puisque cette nostalgie en question je la ressens. Il émane de lui une sorte de mélancolie venu de je ne sais trop où et c’est assez étrange de le voir comme ça. J’ai l’habitude de voir ce grand gaillard sûr de lui, dans la provocation, absolument pas farouche effectivement mais il me démontre depuis tout à l’heure qu’il n’est pas juste cet homme-là. Et quelque part, même si je ne m’attarde pas sur ce genre de choses la plus part du temps, je crois que ça me touche un peu qu’il se permettre ça en ma compagnie. Attentive, sentant qu’il n’a pas fini de se livrer, je m’assoie en tailleur à côté de lui et ne quitte pas son visage du regard. On en apprend beaucoup sur les gens en les observant, surtout dans ces moments-là. Je pense qu’il triche un peu, d’un certain côté, mais qu’il est totalement honnête de l’autre. C’est comme si … comme s’il essayait de brouiller les pistes en mélangeant les cartes. Soit, c’est son choix et je n’ai pas l’intention d’insister ni de le mettre mal à l’aise. Pas ce matin.

« Je faisais souvent ce genre de conneries avec Layla et je sais pas.. Ça a du me rappeler que notre maison est loin, que les choses changent... »

Je le trouve … Touchant, sincèrement, et je pense que ça se voit sur mon visage puisque ça non plus je ne cherche pas à le cacher. Je ne cherche jamais à cacher quoi que ce soit, sauf à Panpan parfois pour ne pas l’inquiéter, comme ce matin par exemple. C’est donc le grand-frère qui se trouve à présent « face » à moi et ça me fait d’autant plus sourire. Ça n’a rien d’un sourire moqueur ou amusé, loin de là, ça n’est pas non plus un sourire compréhensif parce que je ne crois pas avoir la même relation avec mes petits monstres que lui avec sa sœur. C’est plutôt un sourire … compatissant ? Presque tendre j’ai l’impression. Je n’ai aucun mal à percevoir toute l’affection qu’il éprouve pour elle ni cette quasi déception de la voir grandir. Et non, ça n’est plus comme avant, ta sœur devient une femme – une femme magnifique au demeurant – et elle n’est plus une petite fille même si elle le restera toute sa vie à tes yeux. Les hommes – et les femmes, ne soyons pas sectaires – tournent autour d’elle, la regarde différemment, et ça j’imagine que pour quelqu’un comme lui c’est difficile à supporter. Il est protecteur, ça c’est plus qu’une évidence, alors j’imagine sans aucun mal la bataille qui doit avoir lieu parfois dans sa tête et le nombre de fois où il a massacré en pensées les petits merdeux qui rodent trop près de Layla. J’ai deux petits frères et une grande-sœur, je ne pourrais jamais réellement appréhender les choses à sa façon mais ça ne m’empêche pas d’imaginer. Oui, les choses changent, les gens changent, ils grandissent, évoluent. Nous y compris, non ? Parfois je me pose la question, en ce qui me concerne je n’en suis pas toujours très sure. Quant à la maison … D’un point de vue typiquement Moldu, c’est vrai que c’est particulièrement étrange d’envoyer ses enfants dans une école pendant des mois sans aucune possibilité de les voir mais on s’habitue. Tous. Ça n’empêche pas le mal du pays parfois et visiblement il est en plein dedans.

Il y a quand même une question qui me taraude : Qu’est-ce que tu cherches à planquer derrière tout ça, Monsieur Disemba ?

« Mais bon ! On va pas se laisser abattre hein ! »
« T’as raison ma Brenda. »

Et tandis que je lui claque la cuisse, je me prends un jet d’eau en pleine face.

« Ne relâche jamais ton attention, parole de Grand Roi des Suricates ! »

Stupeur et tremblements. J'ai les yeux fermés, le visage figé dans l'instant et la surprise alors que l'eau dégouline le long de mes joues, glissent contre mon cou et descend dans mon décolleté sans aucune forme de pudeur. Je ne le vois pas mais je sais qu'il est bien là, ce sourire sur son visage …
Dans un geste démesurément lent, je porte mes mains à mon visage et essuie l'eau qui continue d'y ruisseler. Si je suis en colère ? Le sourire qui commence a étirer mes lèvres atteste parfaitement du fait que ça n'est pas le cas.

« Tu m'as eu en traitre Timon, c'est très mal. »

Et là seulement j'ouvre les yeux pour les planter dans les siens. Tu viens d'actionner le bouton « sadisme » mon petit, tu vas souffrir …

« Tu sais, si tu voulais lancer un concours de T-shirt mouillés, t'étais pas obligé de procéder comme ça. Suffisait de proposer ça aurait été un plaisir. »

Une petite provocation pour la route, histoire de le déstabiliser un peu parce que je sais ce qui lui fait de l'effet. Ne me prends pas pour une idiote Zachary, s'il te plait. Pas pour ce genre de choses en tout cas, j'ai bien trop d'expérience dans le domaine.

« Expelliarmus ! »

Ah tu ne l'as pas vu venir celle-ci, hum ? Bien trop occupé à reluquer mon décolleté ruisselant. Pervers va ! Tu peux continuer si tu veux, ça faut le détour, je comprends. En attendant, je suis debout et le surplombe avec un grand sourire carnassier, haussant les sourcils de manière frénétique, sa baguette dans la main.

« Maintenant je peux faire de toi ce que je veux. »

Je prends une moue hésitante, en fait des caisses et puis finalement braque ma baguette dans sa direction sans prononcer un seul mot. L'instant d'après son T-shirt se soulève pour laisser apparaître ses abdos et je lui tire la langue sans jamais cesser de sourire. Si je mate ? Oui, bien sur, mais en réalité je me rapproche plus en cet instant de la gamine qui s'amuse que de la femme fatale qui joue à une autre forme de jeu.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Mar 4 Avr 2017 - 9:30

Brenda ? Tiens, un nouveau surnom à son arc. Ce n'était pas forcément celui auquel il se serait attendu mais bon... Blague mise à part, ce petit trait d'humour de la part de Chiara aurait pu le déstabiliser pourtant, le jeune homme resta profondément concentré sur sa connerie. D'ailleurs, ça aurait pu mettre la puce à l'oreille de la jeune femme s'il n'avait pas agi aussi vite. En quelques instants seulement il avait dégainé sa baguette et sa camarade s'était retrouvée toute mouillée. Il fallait bien avouer que le doute s'était glissé dans l'esprit de Zach l'espace de quelques secondes. Est-ce qu'il n'était pas allé trop loin ? Est-ce qu'il ne l'avait pas vexé ? En réalité c'était peu probable, Chiara avait suffisamment d'humour pour ne pas prendre cette petite attaque mal. Mais oui, il y eut un doute, peut être provoqué par la lenteur de la réaction de la jeune femme, de ces gestes. Et finalement... Un sourire ce dessina sur le regard de la demoiselle. Traître ? Oui pour le coup, il n'avait même pas l'audace de nier. Parce que clairement, il avait agi en traître de A à Z. Il se contenta donc d'un petit sourire faussement désolé alors que Chiara ouvrait les yeux. Leurs regards se croisèrent et une petite voix dans la tête de Zachary lui rappela qu'il ferait mieux de pas baisser la garde. Sauf que bien sûr elle parla de concours de T-shirt mouillé et bien évidemment, le jeune homme ne put s'empêcher un moment de faiblesse. Ses yeux glissèrent le long de son cou, suivant le parcours d'une des gouttes d'eau jusqu'au décolleté de la demoiselle qui, clairement, était attirant.

« Ah je note pour la prochaine fois... »

Zachary avait prononcé ces mots avec un petit sourire. Il n'avait pas besoin de cacher son côté ami de la chair, ce n'était pas nouveau. Mais par contre, il aurait mieux fait de se concentrer deux secondes plutôt que d'observer ce magnifique décolleté. Zach releva brutalement la tête lorsqu'il sentit sa baguette lui échapper des mains pour atterrir dans celle de Chiara.

« Oups. »

Oui oups petit malin. Elle t'a bien eu sur ce coup. Autant dire que Chiara avait su exactement comment réagir pour déstabiliser Zachary et surtout, le prendre en fourbe à son tour. Se doutait-elle de quelque chose ? Difficile à dire, après tout, plusieurs auraient pu envisager de le déconcentrer en lui montrant un joli corps. Enfin bref, pour le moment, ledébat n'était pas là. Non, ce qui attirait son attention c'était Chiara qui se tenait là devant lui, le sourire aux lèvres. Lorsqu'elle lui lança qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait de lui, Zachary déglutit. Ok, concentre toi garçon parce que clairement, ce genre de propos, ça pouvait allumer une petite flamme en lui et ce n'était clairement pas le moment. Sauf que Chiara ne faisait rien pour l'aider. Voilà qu'elle soulevait doucement son haut pour révéler ses abdos qu'elle prit un malin plaisir à observer. Elle sourit, elle tire la langue... Ok Zachary, elle s'amuse, elle déconne, elle fait l'andouille. Alors respire et ne fonce pas parce que sinon tu vas lui sauter dessus, la rouler dans l'herbe et l'embrasser sans plus attendre.

« Dites donc mademoiselle... Ce n'est pas très chaste comme comportement. Une demoiselle comme vous ne devrait pas se laisser aller à ce genre de choses. »

Zachary avait prit un ton faussement moralisateur, modifiant légèrement sa voix pour qu'elle corresponde à l'image qu'elle pourrait avoir de quelqu'un qui dirait ça. Une vieille peau sans nul doute. Il savait très bien que ça pourrait l'agacer. Parce que non seulement c'était puritain mais en plus sexiste. Une demoiselle comme vous... Un sourire moqueur s'était dessiné sur le visage de Zachary. Oui il était très fier de sa connerie. Et puis, il en avait besoin parce que sinon oui vraiment, son attirance pour Chiara allait éclater au grand jour. Peut être qu'elle s'en doutait, peut être que son application pour éviter ça était aussi suspecte. Après tout, Zachary était un chaud lapin, tout le monde le savait... Mais là, il faisait ce qu'il pouvait.

« Mais bon... Si tu voulais que j'enlève mon haut, il suffisait de le demander... »

Zachary lui adressa alors un clin d'oeil. Oui, il était trop sage jusque là alors il avait laisse filtré un peu de son tempérament d'allumeur. Il essayait d'agir le plus naturellement possible et d'un côté c'était ce qu'il faisait. Parce qu'il n'avait pas envie de foutre en l'air ce moment et qu'au final, il se sentait très bien en cet instant. Mais oui, au fond de lui, il y avait du trouble. C'était rare que Zachary se sente aussi déstabilisé, qu'il ne soit pas parfaitement à l'aise avec quelqu'un. Se cacher dans le jeu... C'était sans doute la meilleure solution. Alors, tandis qu'il gardait ce petit sourire dragueur, il cherchait à se rapprocher discrètement de Chiara pour récupérer sa baguette qu'elle tenait toujours en otage.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Jeu 6 Avr 2017 - 18:43

Est ce que je prends un malin plaisir à le provoquer comme je le fais depuis quelques secondes ? Ce serait mentir si je prétendais le contraire quand bien même il y a une réelle part d'innocence dans ce que je ressens et exprime. Je m'amuse, en partie comme une gamine mais plus je ressens son trouble plus j'ai envie d'accentuer cet effet que j'ai sur lui. J'ai appris depuis longtemps à jouer de ce que Dame Nature m'a donné, c'est quelque chose que j'assume totalement et ce depuis mon très jeune âge à vrai dire. Femme fatale ? Je peux l'être, tout comme je suis capable d'être un véritable garçon manqué. Je ne suis pas de ces filles qui passent des heures devant le miroir pour paraître plus belle qu'elles ne le sont en réalité, je ne suis pas non plus de celles qui font attention à ce qu'elles mangent par peur de prendre un seul gramme. Oh non, je ne triche pas, ne me prive pas, ne cache rien. A quoi bon ? Je suis ce que je suis, c'est à prendre ou à laisser. J'aime profiter, de tout, des bonnes choses comme on appelle ça. Pourquoi se priver quand on ne peut pas le faire ? Je n'ai pas toujours une morale très reluisante, mettre la pagaille dans les couples m'est arrivé régulièrement mais qu'est ce que j'y peux si certains ne sont pas capables de garder leurs mains dans leurs poches ? Ça n'est pas mon problème. Si je vois quelque chose qui me plait, je fonce sans tergiverser même si j'aime également beaucoup jouer. Ici, c'est un peu différent.

« Dites donc mademoiselle... Ce n'est pas très chaste comme comportement. Une demoiselle comme vous ne devrait pas se laisser aller à ce genre de choses. »
« Chiara ça veut dire chaste en Italien. »

Ne cherche pas à noyer le poisson mon grand, tu n'y arriveras pas et ça n'est pas ton faux air détendu qui va me persuader que tu as le contrôle. Je ne parle pas de la situation, ça n'est pas la question, mais bien de lui-même.
Je n'ai pas vraiment d'arrière-pensées, juste cette envie incroyable de le pousser dans ses retranchements. C'est trop tentant ! Zachary a une réputation qui n'est plus à prouver mais le voir comme ça, presque déstabilisé, oui, c'est jouissif. Je n'agis pas pour avoir le dessus sur lui ni dans un but mesquin, qu'on se le dise, seulement plus il tentera de faire comme s'il ne se passait rien, comme s'il n'était pas perturbé ou troublé, plus je pousserai plus loin.

Avec toutes les armes que j'ai en ma possession.

Je ne cesse pas de sourire, croise à présent les bras sur ma poitrine et le regarde droit dans les yeux, sa baguette et la mienne toujours entre les doigts. Les Détraqueurs au dessus de nos têtes ne sont clairement plus qu'un souvenir et je sais que c'est à lui que je le dois mais l'ambiance n'est plus du tout la même, c'est plutôt clair.

« Mais bon... Si tu voulais que j'enlève mon haut, il suffisait de le demander... »

Ce sourire, il s'élargit. Je ne peux pas dire que je ne ressens pas une petite étincelle parce que croyez-moi, ce sourire enjôleur ne me laisse pas plus indifférente qu'une autre. Un corps de rêve selon les critères universels – chose que je considère comme une connerie soit dit en passant – le regard rieur, l'attitude, il a tout pour plaire c'est plutôt clair mais je n'ai pas vraiment de style particulier. J'aime tout le monde, les hommes comme les femmes, qu'ils soient brun, blond, roux ou chauve, multicolore, de toutes nationalités confondues etc …
Quand je le vois faire un pas vers moi je comprends ce qu'il est entrain de faire ou en tout cas le devine, l'imagine : Récupérer sa baguette. Se venger, probablement, mais ça n'est pas ce qui va se passer, je ne lui en laisserai pas le temps. Nos deux baguettes finissent dans une des poches arrières de mon pantalon et je m'approche de lui, franchi les derniers pas qui nous sépare sans jamais le lâcher du regard, sans jamais cesser de sourire.

« Je pensais que tu le savais. »

Et une fois devant lui je lui retire son sweat sans qu'il n'est le temps de broncher, attrape son T-shirt par le bas et l'enlève avant de glisser mes mains à plat sur son torse sans aucune gêne ni aucune considération pour l'endroit où on se trouve. Ça se saurait si j'étais du genre à prêter attention aux regards des autres, peu importe la situation.

« Je ne demande pas, je me sers. »

Mes mains se portent cette fois de chaque côté de son cou et je l'attire à moi jusqu'à l'embrasser sans hésiter une seule seconde. Tout ça dans la légèreté et la bonne humeur, il n'y a pas de quoi en faire un drame ou une cérémonie officielle après tout. Tout ça parce que j'en ai eu envie, tout simplement. Pourquoi demander ? Ça n'est pas comme si je ne savais pas qu'il en a envie. Ça n'est pas comme si c'était la première fois, non plus. Je connais aussi bien son corps qu'il connait le mien, y compris ses lèvres. Tu le sais pourtant que je ne suis pas une de ces midinettes qui hésitent pendant des mois avant de se lancer. J'ai dépassé ce stade depuis bien longtemps.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Lun 10 Avr 2017 - 13:48

Chiara, chaste ? C'était sans doute la blague la plus drôle qui avait été prononcée jusque là. Cette fille était tout sauf chaste et clairement, c'était loin de poser un problème à Zachary, bien au contraire. C'était sans doute une des parties de sa personnalité qu'il aimait le plus. Cette capacité qu'elle avait de prendre les choses avec légèreté, de profiter de la vie sans soucier des codes moraux ou de ce que la société pouvait penser d'elle. Parce qu'il fallait bien l'avouer, ils n'étaient pas tant que ça sur un pied d'égalité. Zach avait conscience qu'en tant que garçon, son comportement d'allumeur passait bien mieux que chez les femmes. Dès qu'une nana osait faire comme lui, les murmures allaient bon train. Et si Zachary n'était pas toujours le meilleur représentant des féministes, sur ce point, ça l'agaçait profondément. Il aimait cette liberté qu'il se donnait et ne voyait pas pourquoi les femmes n'y auraient pas droit. Alors oui, il aimait que Chiara soit une femme libre et libérée, fière de son corps et capable de profiter de la vie. Non, elle n'était pas chaste mais c'était loin de lui déplaire.

Zachary était en un sens presque envoûté par Chiara, surtout alors qu'elle le provoquait de la sorte avec une forme de décontraction qui lui était propre. Il avait donc tout intérêt à se concentrer sur un objectif pour éviter de lui sauter dessus. Récupérer sa baguette, voilà la seule chose qu'il devait avoir en tête. Le rouge essayait donc de se focaliser là-dessus en se rapprochant le plus discrètement possible. Bon sauf qu'a priori il fut bien moins discret que ce qu'il imaginait. Chiara alla vite ranger leur baguettes dans sa poche d'intérieur et le métis esquissa une grimace. Cramé. Mais c'est quoi ce sourire qu'elle affiche ? Et pourquoi elle est si proche ? Est qu'est-ce qu'il était censé savoir ?



Alerte. Le cerveau de Zachary venait clairement de buguer. Son sweat et son T-shirt étaient entrés en contact avec le sol avant même qu'il ait le temps de réagir. Les mains de Chiara se trouvaient alors sur son torse et un long frisson lui parcouru le corps alors qu'elle les faisait glisser sur sa peau. Il gardait son sourire mais clairement, on pouvait y lire son trouble. Qu'elle se serve. Zachary n'avait ni la force ni l'envie de se débattre. Il resta donc immobile, tâchant tant bien que mal de garder la face. Mais lorsque ses mains se trouvèrent autour de son cou et qu'elle l'embrassa... Il avait complètement perdu pied. Un de ses bras était venu s'enrouler autour de la taille de la jeune femme pour l'attirer contre lui, l'autre s'était posée sur sa joue. Il avait répondu à son baiser avec un plaisir non dissimulé. Elle avait éveillé beaucoup de choses en lui et si s'était elle qui provoquait l'échange, pourquoi refuser... ? Pourquoi résister si elle était à l'initiative du baiser ? Zachary avait fermé les yeux et il aurait pu l'embrasser pendant des heures encore. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, il croisa le regard de Chiara et resta immobile et silencieux quelques instants. Il ne souriait plus. Parce que ce qu'il ressentait en cet instant était plus fort que ses habituels amusements. C'était... Différent.

« Qui a osé dire que les femmes ne savaient pas ce qu'elles voulaient... »

Sourire en coin du côté de Zachary. Il savait que cette phrase pouvait carrément tout gâcher mais c'était presque fait exprès. Chiara l'avait embrassé sans doute parce qu'elle en avait envie, il ne remettait pas ça en cause. Mais il savait que ce qui était derrière n'avait rien à voir avec ce à quoi lui pensait. Alors il avait besoin de casser un peu la situation pour se rappeler à la réalité. Pour empêcher cette partie de son esprit qui était clairement en train de s'emballer. Il avait envie de l'embrasser encore mais n'osait pas. Avec n'importe qui d'autre il aurait agit, acceptant bien sûr un refus. Mais là, il avait l'impression que la situation lui échappait. Il était comme un gosse maladroit qui fait des blagues pourries dans l'espoir de se donner un peu de contenance. Il détestait hésiter comme ça mais ne savait clairement plus quel comportement il se devait d'adopter.

« Et tu vas prendre quoi maintenant ? »

Le sourire maladroit de Zachary était de retour. Sa main n'avait pas bougé de la joue de Chiara, il y passa même son pouce dans un geste extrêmement doux. Son regard lui était plongé dans celui de la jeune femme. Il la sentait là contre lui et n'avait aucunement envie de bouger. Non, il ne voulait pas se défaire de cette étreinte, il voulait la sentir encore plus près. Il avait besoin qu'elle dise un truc, qu'elle rompe cette situation. Il était en train de s'emballer et c'était mauvais. Mais tant qu'elle ne s'en irait pas ou qu'elle ne lui dirait pas texto que c'était juste pour l'amusement, il s'accrocherait à cette situation. Et ça le rendait fou. Comme le fait de voir ses lèvres si proches... Il avait envie de l'embrasser, encore... Son visage s'approchait alors doucement du sien, incapable de se retenir plus longtemps.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Lun 10 Avr 2017 - 21:18

Je la sens sa peau qui frisonne sous mes paumes et son cœur qui s'emballe quand mes lèvres capturent les siennes. Et je sens aussi mon propre myocarde qui accélère sa course parce que tout ça me procure des sensations, bien évidemment. Je ne perds pas mon sourire, jamais, surtout pas quand je ressens cette chaleur familière, ce crépitement du à l'excitation qui réveille chaque parcelle de mon être. Parfois, il ne se passe rien, c'est comme ça. Là, ça n'est pas le cas, simplement parce que le jeu m'entraine dans un état d'esprit qui suffit à lui-même à provoquer ce genre de choses chez moi mais aussi et tout simplement parce que l'homme que je suis entrain de toucher et d'embrasser ne me laisse absolument pas indifférente. Physiquement, Zach me plait. Pas plus ou pas moins qu'un ou une autre, il me plait et c'est tout. Pourtant en cet instant je sens que ça va au delà de ça, il y a un petit quelque chose en plus, quelque chose qui ne m'affole pas et dont je me délecte, tout comme ce bras solide qui enroule ma taille et me ramène contre sa peau électrisée par notre échange. Et cette main, sur ma joue, elle a un je ne sais quoi d'étrange. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle me perturbe mais c'est un geste auquel je ne m'attendais pas. Puis ce silence alors qu'il me regarde, sans la moindre trace d'un sourire. L'espace d'un instant je m'interroge sur ce qu'il peut bien se passer là-haut dans sa tête. J'ai la prétention de savoir lire entre beaucoup de lignes mais cette fois, quelque chose m'échappe et son air grave m'intrigue. J'en perds moi-même mon sourire pendant une seconde.

« Qui a osé dire que les femmes ne savaient pas ce qu'elles voulaient... »
« Un imbécile. »

Le voilà de retour, son sourire. C'est un sourire en coin et mes mains se posent sur ses avants-bras sans que je n'y réfléchisse réellement alors que la sienne reste sur ma joue. Le moment de flottement qui nous a tous les deux projeté dans l'immobilité, le silence et en ce qui me concerne l'interrogation, semble être passé. Néanmoins, et parce que je ne le lâche pas du regard, je sens bien que quelque chose est toujours là. Je trouve son comportement étrange et la vérité c'est qu'une petite voix dans ma tête m'envoie des messages que je leur claque la porte au nez. J'ai l'habitude de le voir sur de lui, branleur au possible, conscient de l'effet qu'il fait à beaucoup dans ce château, mâles et femelles confondus. Là, il me semble presque vulnérable, c'est déstabilisant. Ça n'est pas le genre de situation que j'ai l'habitude de gérer et sa paume toujours sur ma joue me perturbe plus que je ne le souhaiterai. C'est un geste presque tendre, vraiment pas quelque chose dont j'ai l'habitude non plus. Simplement parce que ça n'est pas ce que je cherche, sauf avec Coco de temps en temps mais lui c'est différent. Ça l'a toujours été.

« Et tu vas prendre quoi maintenant ? »

La poudre d'escampette, mes jambes à mon cou, si tu continues à te comporter comme ça, Zachary. Son pousse caresse ma joue et me sort de plus en plus de ma zone de confort. C'est bien la première fois que je ressens l'envie de fuir dans de telle circonstances mais son langage corporel et son regard m'envoient trop de signaux et son sourire qui sonne à moitié faux n'arrivera pas à donner le change. Cette situation me déstabilise de plus en plus et c'est bien la première fois que je « fuis » un baiser parce que clairement, son visage qui s'approche du mien, je ne pense pas que ça soit pour regarder mes yeux de plus près. Le pire dans tout ça, c'est que ça n'est pas parce que je n'ai pas envie de remettre ça. C'était agréable, pourquoi se priver ?

« Moi, je sais pas, mais toi, c'est froid que tu vas prendre. Espèce d'exhib. »

Sourire.
Pas aussi franc qu'il ne devrait l'être.
Rire, même, alors que je le pousse légèrement.
Et je recule d'un pas.

« Moi aussi, ceci dit, et on aura plus qu'à partager une couverture sur un des canapés de la Salle Commune, devant le feu, avec le nez qui coule. »

Parce que je suis encore trempée par sa petite blague mais que j'ai eu tendance à l'oublier ces dernières secondes, c'est vrai, tout comme j'ai complètement oublié la présence des Détraqueurs autour de nous. Loin, de l'autre côté de la barrière magique mais bien présents.
Je n'aime pas ce qui est entrain de se passer, cette sensation d'avoir perdu en assurance et en légèreté. Peu de choses me prennent au dépourvu, je crois que je viens d'en trouver une nouvelle et je l'admets, je ne sais pas comment me comporter. Ça ne m'arrive jamais et quand je dis jamais ça n'est pas exagéré. En cet instant, j'en voudrai presque à mon camarade d'avoir déclenché ça. Son seul tort est d'être sincère, je peux le sentir, mais je crois que j'aurai préféré qu'il ne le soit pas, qu'il joue, fausse, essaie de m'avoir et tente de me manipuler. Et parce que ça commence à devenir vraiment trop cérébral pour moi, je sors sa baguette de ma poche et là lui tends.

« On sait jamais, si une armée de jeunes filles en fleurs débarquent pour se jeter sur tes abdos, ça pourra toujours te servir. »

Pas vraiment froide mais pas aussi chaleureuse que j'ai l'habitude d'être, pas vraiment distante mais moins « proche » également, souriante malgré tout, je m'efforce d'essayer de nous sortir de là tous les deux puisque ni lui ni moi ne sommes à l'aise où je ne m'appelle pas Chiara Martina Brooks.
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Mar 11 Avr 2017 - 11:19

Le temps était comme suspendu, Zachary le sentait dans tout son corps. Il vivait chaque seconde avec plus d'intensité que jamais, il sentait chaque souffle de vent sur sa peau, chaque frisson lui parcourant l'échine. Son cœur battait vite, peut être trop, plus que les fois où il était mu simplement par le désir. Il avait conscience de tout ça et pourtant, il n'avait aucunement envie de reculer. Une partie de lui, raisonnable et craintive, sans doute, envisageait de prendre la fuite. Mais elle n'arrivait pas à se faire entendre, elle était bien trop faible face à l'autre. Celle qui s'était perdue dans le regard de Chiara, celle qui ne cessait de se rapprocher de son visage avec l'envie de l'embrasser encore. Zachary ne voulait pas renoncer à ce moment. Les secondes étaient longues et peut être que tout allait s'effondrer brutalement mais il s'accrochait encore à l'espoir qu'elle accepte de l'embrasser une fois de plus. Pourtant c'était la pire chose à imaginer. Après ça il n'arriverait pas à reculer et il savait que la chute serait forte, rude. Pourtant, il continuait de s'approcher d'elle, avec à l'esprit le souvenir de ses lèvres, de leur baiser précédent... Mais aussi des étreintes qu'ils avaient déjà partagées. Il se souvenait de son corps, de son souffle, du son de sa voix...

« Moi, je sais pas, mais toi, c'est froid que tu vas prendre. Espèce d'exhib. »

Ce fut comme un électrochoc. Zachary laissa retomber ses bras le long de son corps au moment même où Chiara le poussa légèrement et qu'elle reculait. Son sourire, son rire... Tout ça n'était pas habituel, n'avait rien de normal. De même que le visage complètement éteint de Zachary. Il devait se reprendre, il ne pouvait pas lui montrer ce visage trop longtemps, c'était bien trop dangereux, bien trop stupide. Pourtant, il fut incapable de réagir pendant un temps, accusant le coup, réalisant que son corps n'était plus contre le sien et qu'il se trouvait désormais torse nu, comme un con, face à elle, incapable de parler. Où était passé le Zachary si sûr de lui ?

« Moi aussi, ceci dit, et on aura plus qu'à partager une couverture sur un des canapés de la Salle Commune, devant le feu, avec le nez qui coule. 

Ce serait en effet dommage de se retrouver projeter au stade vieillesse avancée si rapidement... »

Zachary esquissa alors un sourire. Il s'était repris, il avait répondu aussi vite qu'il avait pu pour cacher le trouble qui s'était emparé de lui. Mais c'était trop tard, il le savait, il le voyait. Tout dans l'attitude de Chiara lui laissait entendre qu'elle avait compris. Ou que du moins, elle avait saisi quelque chose. Elle avait dû ressentir que quelque chose n'allait pas, qu'il n'était pas exactement comme d'habitude. Voilà qu'elle lui rendait même sa baguette...

« En effet ça peut servir ! Il faut dire que ça m'arrive tellement souvent d'être harcelé de la sorte. »

Nouveau sourire mais comme celui de Chiara, il n'était plus aussi convaincant. Zachary rangea alors sa baguette dans la poche arrière de son pantalon puis il alla ramasser son T-shirt et son sweat. Il les enfila, cherchant dans ce geste à retrouver un peu de contenance, un peu d'assurance. Mais il sentait bien que quelque chose venait de sauter, il se sentait faible, démuni et c'était profondément agaçant. Mais le pire dans tout ça, c'était sans doute l'impression qu'il aurait du mal à regarder Chiara en face. Et ça, ça le rendait fou...

« J'ai une tonne de boulot et je vais sans doute avoir plus de gardes à faire... Tu devrais rentrer pour te changer aussi. »

Zachary ramassa alors son thermos de café qui était toujours dans l'herbe. Vide. Mais pour le moment, Zach était persuadé qu'il n'en avait clairement pas besoin. Il était bien réveillé et presque persuadé que la fatigue ne reviendrait pas l'attaquer tout de suite. Peut être dans quelques heures mais là maintenant, il avait juste envie d'oublier ce qui venait de se passer. Sauf que ça tournait encore et encore dans sa tête. Il avait besoin d'en parler. Mais à qui ? Josh n'était plus là, Ora non plus... Clairement, il n'avait personne vers qui se tourner pour raconter cette histoire, personne de qui il se sentait assez proche et ça ne faisait qu'ajouter au poids qui s'était formé dans le creux de sa poitrine. C'était ridicule. Il y avait des choses bien plus importante dans la vie, il était bien placé pour le savoir. C'était crétin de faire tout un monde pour une histoire pareille. Pourtant, sur le coup, Zachary avait un sacré coup de blues. Il ne manquait plus que Kinglsey décèle tout lors de leur prochaine séance d'entraînement et là, ce serait le pompon.

« Et garde le sourire surtout... Parce que si même Chiara Brooks n'a plus la patate, on est mal barrés ! »

Zachary se força alors à croiser son regard, l'espace de quelques instants. Une boule se forma dans sa gorge mais il garda sur le visage un sourire impeccable. Il était petit à petit entrain de reprendre le dessus mais il avait besoin de prendre ses distances, au moins quelques instants. Il lui fit donc un signe de la main puis repris la direction du Château. Il allait essayer de travailler un peu, jusqu'au déjeuner et peut être qu'il s'accorderait une sieste après avoir mangé. Mais avant, il allait écrire à Ora. C'était idiot mais il avait besoin de lui parler. Il aurait préféré le faire en face, les lettres ne faisaient pas tout mais c'était mieux que rien. Pourquoi avait-il fallu qu'il craque sur elle ?
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MessageSujet: Re: Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]   Sam 15 Avr 2017 - 13:15

« En effet ça peut servir ! Il faut dire que ça m'arrive tellement souvent d'être harcelé de la sorte. »

Je ne comprends comment ni pourquoi on en est arrivés là mais la situation devient vraiment inconfortable et je crois que l'un comme l'autre, même si on sourit et tente de sauver les meubles et surtout les apparences, nous ne sommes pas dupes.
Je le regarde se rhabiller mais cette fois ça n'a plus rien à voir. Je ne mate pas, je ne me rince pas l'œil, je fini même par détourner le regard pour observer le lac sans bouger d'un millimètre si ce n'est pour ranger ma baguette dans ma poche à mon tour. J'ai le sentiment de ne plus avoir aucun repère et ça me dérange, profondément. D'habitude tout est simple, jamais je ne me prends la tête, jamais je ne perds mon sourire ou presque et surtout jamais je ne me laisse déstabiliser mais son attitude m'ébranle et je ne peux pas le nier. Y a comme un mur entre nous deux à présent, il s'est érigé en un éclair et j'ai comme l'impression qu'on va tous les deux chercher à prendre la fuite.

« J'ai une tonne de boulot et je vais sans doute avoir plus de gardes à faire... Tu devrais rentrer pour te changer aussi. »

En temps normal, je lui aurai répondu quelque chose, probablement d'un ton provoquant avec un sourire aguicheur mais là … Rien. Je le laisse s'affairer, je fuis la situation en fermant les yeux sur son ton qui n'est plus du tout le même, en niant les évidences les unes après les autres. En les rejetant, même, sans pour autant être capable de faire semblant. Il fuit mon regard, je le sens bien, mais quelque part ça m'arrange. Je l'ai bien vu ce sourire faux qu'il n'arrive même plus à garder.

Et merde.

« Et garde le sourire surtout... Parce que si même Chiara Brooks n'a plus la patate, on est mal barrés ! »

Nos regards se croisent, nos sourires aussi et j'ai l'impression qu'il a récupéré un je ne sais quoi qu'il m'a semblé avoir perdu l'espace d'un instant.

« Promis. »

Il a réussi à me le rendre alors que j'étais totalement accaparée par la présence des Détraqueurs puis il me l'a fait perdre mais maintenant que je le sais, je le sens, nos chemins vont se séparer, je le retrouve de nouveau avec plus de facilité. Oui, je suis soulagée qu'on se sépare, qu'on s'éloigne, parce que tout ce qui vient de se passer, c'est hors de ma zone de confort. De toute façon je crois qu'on a tous les deux besoin d'espace, d'être loin de ça. J'aimerai dire que ça n'a rien de personnel mais c'est faux et quelque part je m'en veux de ressentir ce soulagement mais difficile pour moi en cet instant de faire autrement. J'ai lu trop de choses dans son regard même si je les nie.
Il m'adresse un signe de la main, je le lui rend, et tandis qu'il s'éloigne et entreprend de rentrer vers le château, j'attends un peu qu'il soit hors de vue pour en faire autant. Si je n'avais pas ressenti émaner de lui certaines choses, on serait peut-être encore là tous les deux, laissant faire notre nature d'être humain. Oui, ce baiser, cette tentation, tout ça aurait pu aller beaucoup plus loin et en toute simplicité. J'aime les bonnes choses de la vie, le sexe en fait partie et pour avoir déjà goûter aux échanges avec Zachary j'aurai foncé les yeux fermés mais … A présent c'est comme si inconsciemment mon corps et mon esprit m'envoyait le même message : Plus jamais. C'est trop dangereux.

Quelques minutes se passent, je sèche mes vêtements grâce à la magie et rentre à mon tour. Mon premier réflexe est de remonter chez les Rouges – en espérant ne pas y croiser le beau métisse – et quand j'y trouve Panpan, je lui saute sur le dos et m'accroche à lui comme un koala à son eucalyptus, quitte à le faire tomber par terre à cause de mon poids.

« Tu t'marieras jamais. Tu resteras avec moi toute ta vie. T'as pas le choix. »

Et voilà de quoi lui casser ses plans encore une fois, je sais très bien qu'il va râler mais me rendre mon câlin dans la seconde. Quand je finis par le quitter au bout d'un long moment c'est pour remonter dans ma chambre et écrire à mes petits frères, aux parents aussi, même à Alycia. Ça ne m'arrive pas souvent mais cette conversation avec Zachary m'en a donné l'envie.

▬ FIN ▬
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Comment fait-on pour sourire encore ? [PV Chiara]
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