AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Rp de Bertie Crochue - N°3

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 447
Date d'inscription : 01/09/2009
Crédits : A[-]P
Double Compte : Beaucoup



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr
MessageSujet: Rp de Bertie Crochue - N°3   Mer 30 Nov 2016 - 16:05


Rp de Bertie Crochue – N° 3
Who you're gonna call ? Ghostbuster !


Jordane / Jeroen

Il n'arrêtera pas de pleurer sur votre lit tant qu'il ne trouvera pas la mort, @Jeroen van Saade . Comprenez le, il vient de perdre ses parents dans un tragique accident de calèche, sa petite amie est elle aussi morte d'une crise cardiaque fulgurante et la cerise sur le gâteau, tout le monde semble ne plus le voir, ne plus se soucier de lui. En bref, il n'a plus aucune raison de vivre, de continuer à respirer mais il a beau tenter de multiples suicides, il n'y arrive pourtant pas. Normal, puisqu'il est un fantôme. Mais ce jeune adulte ne semble pas s'en rendre compte et surtout, parait bloqué à une époque qui n'est plus la sienne. Et il se refuse à quitter votre lit qui était, auparavant, le sien, et continuera d'y pleurer, de supplier, de hurler autant de jours et de semaines qu'il le faut, tant qu'il ne trouvera pas enfin le repos. Peut-être saurez-vous le raisonner à l'aide de @Jordane Suzie Brooks  ?

 A savoir:
 
 ✦ Pas de date précise, c’est à vous de la définir.

 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4203
Date d'inscription : 19/02/2012
Crédits : Tumblr & moi
Double Compte : Drew A. Parker & Gwen Roberts-Moore



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1415-jeroen-van-saade
MessageSujet: Re: Rp de Bertie Crochue - N°3   Mar 3 Jan 2017 - 23:25

Le jeudi 14 mai 2015 ▬ dans la soirée

Les sanglots longs de l'automne, et leur chant monotone, quelque chose comme ça. Une poésie française apprise récemment par Lily qui, par voie de conséquence, n'arrêtait pas de la réciter à son grand frère dès qu'elle en avait l'occasion – par écrit, évidemment. Mais dernièrement, son père lui avait appris l’existence des beuglantes, et la gamine avait décidé qu'envoyer un courrier hurlant de la poésie moldue à son Jej' d'amour était une idée lumineuse. Ça avait bien fait rire les copains à la table du petit déjeuner, en particulier l'accent à couper au couteau et le « bisou je t'aime » tout innocent sur lequel la beuglante s'était auto-déchiquetée. Jeroen aurait trouvé ça drôle de répondre par le même biais – la petite aurait a-do-ré – mais, moral dans les chaussettes oblige, il s'était contenté d'un sourire en ramassant les miettes du courrier, tout en protégeant son oreille des attaques de sa chouette mécontente d'avoir dû apporter un courrier aussi bruyant.

Quant aux sanglots. Ah, les sanglots. Il avait essayé de se coucher tôt ce soir-là, après une heure passée en compagnie de sa Julian. Dès qu'ils le pouvaient, ils se trouvaient un coin où se faire des mamours en paix, ce qui n'était pas aisé quand on vit les uns sur les autres toute l'année, mais le château était relativement conciliant et leur mettait parfois des salles vides à disposition. Donc, après un bon moment avec sa belle, il était monté dans son dortoir pour se préparer à aller se coucher... et s'était retrouvé nez à nez avec un fantôme. En soi, c'était assez habituel et il savait composer avec ; à part avec les fantômes très à cheval sur la convenance, il pouvait même se changer en leur compagnie sans se sentir gêné, ce qui n'était pas donné à tout le monde. Celui-là était un fantôme d'élève, occupé à chouiner à côté de sa table de nuit, jusqu'ici rien d'anormal.

Le serpentard partit donc prendre sa douche, fit le décompte de ses bleus devant le miroir – entre les entraînements de Quidditch qui se durcissaient en vue du dernier match de la saison et les délires monomaniaques de l'espion des Supérieurs qui lui faisait accomplir quelques méfaits à l'occasion, il en avait toujours à la pelle – et enfila le t-shirt qui faisait office de pyjama – une espèce de sac informe mais très confortable. Lorsqu'il revint dans la chambre, le fantôme était sur son lit et pleurait comme une madeleine. Allons bon. Jeroen passa sa main dans ses cheveux humides et soupira. Il était crevé et avait moyennement envie de se faire emmerder par les malheurs d'un fantôme. En tant que vivant, il avait déjà assez de problèmes comme ça, pas besoin que les morts en rajoutent. Le fantôme marmonnait des paroles inintelligibles entre deux sanglots, installé sur les couvertures. Le jeune homme posa ses affaires en bout de lit et fit un geste en direction de la table de nuit, lorsque le fantôme lui jeta un regard perçant et profondément malheureux – aussi perçant et malheureux que ce qu'on peut attendre d'un gamin décédé.

- Quoi ?
- Ils sont morts, tu m'entends ? Morts ! Je n'ai plus aucune raison de vivre...

Eh merde. Un fantôme pas très au fait de son état, et suicidaire par-dessus le marché. Le serpentard se frotta le menton, où les poils commençaient à faire leur petit bonhomme de chemin.

- Comment tu t'appelles ?
- Theodore...
- Theodore, je ne voudrais pas être brusque, mais tu as dû le réussir, ton suicide. Je peux récupérer mon lit ?
- Ce n'est pas ton lit. Retourne dans ton dortoir.

Après vérification – vu son état de fatigue, il aurait été capable de se planter – si, c'était bien son dortoir et c'était bien son lit. Qu'il chouine sur sa vie pourrie, Jeroen s'en fichait. Mais c'était une autre histoire si cette saleté de défunt décrétait qu'il n'avait rien à faire ici. L'éternel adolescent marmonna une histoire à propos d'un accident de calèche et de lames de rasoir émoussées. Jeroen finit par s'asseoir sur le bord du lit, tentant de reprendre progressivement possession de sa couchette, mais le fantôme se mit à émettre des bruits de gorge désagréables pour chasser le vivant. Le serpentard s'arrêta dans son entreprise et souffla du nez. À la gueule de ses vêtements, le garçon devait être mort depuis un moment, c'était étrange qu'il ne ressorte que maintenant pour hanter le dortoir... et surtout, c'était vraiment pas de pot que ça tombe sur lui. Pour le virer, il fallait peut-être tenter une approche plus douce.

- Theodore, pourquoi tu es là ?
- C'est mon lit, je peux être là si je veux.
- Non, mais... pourquoi tu es là ?
- Je ne sais pas. Je voudrais être mort. Mes parents, ils sont morts. Un accident de calèche. Foutaises ! Ce sont sûrement des bandits, un assassinat. Et Elisa... elle est morte aussi, une crise cardiaque, tu imagines... Je n'ai plus aucune raison de vivre.
- Et tu es là depuis longtemps ?

Le garçon se remit à pleurer sans larmes.

- Je veux mourir...
- Besoin d'aide ?
- Mais laisse-moi mourir en paix, espèce de sang-mêlé !

Jeroen se redressa brusquement, main posée sur sa baguette en un geste réflexe. Le fantôme se mit à pleurer de plus belle. Le serpentard essaya de le repousser, secouant la couette pour l'envoyer valser mais le fantôme lui fonça dessus et entreprit de le traverser avec ses petits poings sans consistance. La sensation, extrêmement désagréable, eut raison de l'élève, qui récupéra la couette d'un geste sec et s'écarta du lit. Le fantôme se rassit dessus avec un air de conquérant dépressif. Au même moment, des gloussements surgirent depuis la porte. Ses camarades de chambrée avaient dû voir la pitoyable lutte et semblaient avoir trouvé l'action très drôle ; ils avaient les joues rougies et les mains plaquées sur les côtes. Jeroen grogna en se renfrognant un peu plus.

- Eh beh, Jerry ! Tu t'amuses bien on dirait.
- Vous pourriez pas m'aider au lieu de vous foutre de ma gueule ?
- Trop rigolo.
- Traîtres.

Mais ils étaient tellement morts de rire qu'il sut qu'il ne tirerait rien d'eux ce soir. Le serpentard s'installa sur une malle en face de son lit et lui et entreprit une lutte de regards avec le fantôme. Ce dernier montrait les dents, couinait, tout en cherchant des yeux des objets avec lesquels il pourrait tenter de se suicider. Ils restèrent ainsi plus de vingt minutes, dans un silence régulièrement interrompu par les vannes des autres occupants du dortoir qui se préparaient à dormir sans avoir à s'inquiéter de se prendre un fantôme dans le visage.

- Le karma, Jerry, le karma. Tu as fait des bêtises ? Tu caches des choses à ta copine ?

La situation s'embourba d'autant plus que les premiers camarades de dortoir commençaient à s'endormir, rendant impossible une bataille en bonne et due forme – donc bruyante et destructrice – pour récupérer son territoire. Dépité, Jeroen finit par retourner dans la salle commune en tirant sa couette sans grande dignité. Plus la force de se battre, il voulait juste dormir. Il s'installa sur un canapé, devant une cheminée où quelques flammes crépitaient encore, s'enroula dans sa couverture vert et argent et s'endormit comme une masse.

Vendredi 15 mai 2015

Une nuit horrible. Entre un ou deux élèves redescendus dans la salle commune pour chercher une plume oubliée et les dormeurs venus somnambuler autour des tables, il se réveilla aux aurores avec un mal de crâne carabiné et des cernes noirs. Lorsque l'heure fut assez décente pour se lever et que les plus matinaux partirent déjeuner, il s'enroula dans sa couverture et remonta dans son dortoir, où ses camarades ronflaient paisiblement. L'apparent calme de la pièce lui donna un espoir vite évaporé lorsqu'il ouvrit les rideaux de son lit. Ces couillons avaient lancé un sortilège d'assourdissement sur le baldaquin, et le fantôme était toujours là, pleurant et pleurant sur sa vie de merde.

Jeroen referma le rideau. Posa sa couette sur sa malle, s'habilla, cala sa baguette dans son étui au niveau de sa cuisse et se dirigea comme un zombie vers la Grande Salle dans l'optique de s'enfiler une théière entière de Breakfast tea pour tenir le coup.

- Bah alors Jerry, t'as découché ?

Regard morne au-dessus de son livre de cours. Toujours les mêmes vannes, toute la sainte journée. Chaque fois qu'il pouvait descendre dans son dortoir, il retrouvait cette saleté de merdeux vaporeux qui squattait son lit et l'envoyait paître à coup d'invectives venues d'un autre temps. Le cours de divination, c'était la cerise sur le gâteau de la débandade. Ciel couvert, pas d'observation durant laquelle il aurait pu dormir ; au final il piquait du nez dans son livre. Alors que la fin du cours approchait à tout petits petits pas, il se tourna vers Jordane, une serdaigle de l'année supérieure assise à la table d'à côté. N'importe qui pourvu que ce ne soit pas ces faux amis qui s'amusaient à le voir craquer à petit feu.

- Dis-moi, commença-t-il à voix basse. Tu saurais te débarrasser d'un fantôme suicidaire ?

HJ:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 486
Date d'inscription : 02/10/2011
Crédits : Stela
Double Compte : Marek, Takuma, Sovahnn, Alec, Maxence, Yusuke, Kazuo



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1393-jordane-s-links#79754
MessageSujet: Re: Rp de Bertie Crochue - N°3   Dim 8 Jan 2017 - 11:46

Réveil difficile chez les Serdaigles. Jordane avait mit un moment pour émerger, chose qui ne lui ressemblait que très peu. Les yeux à demi ouverts, la jeune femme était restée un instant perturbée par les sensations anormales qui lui venaient. Elle n’était pas dans le bon sens. A vrai dire, il n’y avait pas grand-chose d’habituel. Le lit n’était pas du bon côté, l’oreiller encore moins, et le mec nu sous elle n’était pas tout à fait là d’ordinaire non plus. A vrai dire, elle dormait avec quelque chose sur elle également et… là non. Lâchant une grimace, les réminiscences de la veille lui étaient remontées doucement à la mémoire. Journée de merde, alcool, déconne, gros noir. Ok. Bon bon. Bien bien. Est-ce qu’elle se poserait la question de l’identité de ce jeune homme ? Oui. Accroupie dans une position assez improbable, la jeune femme s’était penchée sur la silhouette endormie, se battant avec ses cheveux en bataille pour ne pas les lui mettre en plein visage et provoquer son réveil – chose qu’elle ne désirait pas, mais PAS DU TOUT. Ah. Jim, Tim, un truc comme ça. Bim, elle ne connaissait pas son prénom, ça partait mal cette histoire. Cherchant du regard ses affaires, la jeune femme supposa qu’elles étaient tombées au sol quelque part entre hier soir et ce matin et décida de se glisser hors des draps et des étoffes qui masquaient le lit aux regards autrui. Passant comme elle le pouvait la tête par les tentures, Jordane jeta un rapide coup d’œil, constatant que ces messieurs dormaient encore tous à poings fermés.
Tous ? Non, un petit village résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et ça, même si elle en connaissait le couplet, elle n’en avait pris conscience qu’une fois extirpée de sous la chape de draperies, cherchant comme une con ses affaires à tâtons.

Plus ou moins accroupie, elle s’était redressée fièrement, une petite culotte à la main – presque sûre qu’il s’agissait de la sienne – tandis qu’elle captait du coin de l’œil un mouvement. Eh merde…
Non, en réalité, ça n’était pas si grave puisqu’il s’agissait de Takuma, assis en tailleur, un petit sourire en coin accroché aux lèvres. Quelques échanges de regards muets, des grimaces de la part de la jeune femme signifiant « plutôt que te rincer l’œil alors que ta copine dort à côté et de te marrer comme une oie, tu ne veux pas m’aider plutôt ?! ». Bref, de la franche camaraderie. Le Serdaigle avait fini par lui balancer un t-shirt, persuadé que sa nouvelle mission était de rhabiller tout le château et avait vu son amie venir s’assoir en tailleur sur son propre lit. S’en était suivi une discussion amusée qui avait fini par réveiller Dakota surprise d’une telle visite nocturne. La suite ? Une marche en toute discrétion (pas tout à fait) jusqu’à son propre dortoir, la douche et son lit pour Jordane qui avait finalement émergé une seconde fois, plus difficilement encore, bien après l’heure où elle était censée se lever. Ce fut donc sans petit déjeuner que la belle se précipita jusqu’à son cours où elle fut relativement mal accueilli en tant que retardataire. Etouffant un grognement, elle s’était contentée d’aller s’assoir, trop embrouillée encore pour faire mieux. Sur sa chaise seulement, elle songea à retirer ses cheveux de son haut – chose très désagréable – avant d’ouvrir ses livres et de suivre le cours d’un air morne, évitant à tout prix le regard du Tim-Jim-Pim-Pérégrin non loin d’elle.

- Dis-moi, commença-t-il à voix basse. Tu saurais te débarrasser d'un fantôme suicidaire ?

Emergence. Oui, Jordane aussi trouvait qu’elle émergeait très (trop ?) souvent durant cette journée !
Jetant un regard interloqué à son voisin, elle avait mit un instant à analyser cette phrase. Il fallait dire qu’elle n’était plus réellement connectée au cours depuis un petit moment maintenant, le retour sur terre fut un peu douloureux pour ses neurones agressés par l’alcool de la veille.

« Un… quoi ?! T’as un fantôme suicidaire qui te pose problème ?! »

Pléonasme bonjour.

Sentant un regard sombre sur elle, la jeune femme avait baissé le son, se rapprochant de Jeroen.

« Mais suicidaire… c'est-à-dire ? Il ne veut plus hanter les très chers murs de notre école ou il n’est pas conscient qu’il est déjà mort ?! »

L’idée de base avait de quoi faire sourire, ce qui expliquait le petit sourire en coin de la jeune femme.

« Dans tous les cas, ne serais-ce que pour voir ça, oui, j’en suis ! »

Quoi ?! Tout est bon pour remplir une journée.
Et potentiellement pour éviter une discussion gênante !

« Pas sûre d’être super utile cela dit, mais je veux voir ça ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4203
Date d'inscription : 19/02/2012
Crédits : Tumblr & moi
Double Compte : Drew A. Parker & Gwen Roberts-Moore



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1415-jeroen-van-saade
MessageSujet: Re: Rp de Bertie Crochue - N°3   Dim 19 Fév 2017 - 18:06

Il allait clamser. Ce cours allait l'achever, ce cours mais surtout ce fantôme à la noix qui se croyait tout permis. Qui s'arrogeait le droit de l'insulter, lui, Jeroen, alors que pour une fois il n'avait rien fait de mal. Juste... son lit, bon Dieu, c'était son lit qu'il s'était fait arracher par une réminiscence bruyante du passé. Il aurait accepté de se faire traiter « d'espèce de sang-mêlé » par n'importe qui d'autre, même par l'espion qui pourrissait la vie de tout le monde au château, mais un mort... C'était improbable, mais le château semblait avoir de la ressource pour troller ses habitants. Raison de plus pour ne pas tuer son prochain : il y avait nettement trop de risques qu'ils viennent nous hanter à l'avenir ; et qu'ils nous attendent devant les portes de l'Enfer pour nous casser la gueule, accessoirement.

Il essaya de se raccrocher à quelque chose de tangible, à une épaule extérieure et matérielle, qui ne se foutrait pas de sa gueule en lui laissant le soin de se démerder avec le « jeune » Théodore. Il avait plus de chances de tomber sur quelqu'un qui l'écoute en se tournant vers un-e serdaigle, les serpentards pouvant être de sacrés têtes de cons, comme chacun le sait. Lorsqu'il posa donc la question qui lui brûlait les lèvres à sa voisine, il eut une réaction presque attendue, celle d'un autre élève en train de dormir les yeux ouverts à cette heure avancée de la nuit. Dans son état de fatigue, il ne se rendit même pas compte de l'incongruité de sa demande.

- Un... quoi ?! T'as un fantôme suicidaire qui te pose problème ?!

Elle avait parlé très fort, leurs voisins proches s'étaient retournés l'espace d'un instant. S'ils se faisaient engueuler, Jeroen n'aurait même pas la force de faire face à leur enseignant avec dignité... Mieux valait baisser d'un ton. De l'autre côté, les potes de Jeroen se mirent à pouffer comme des baleines. Il leur jeta un regard exaspéré en tendant deux doigts dans leur direction – le doigt d'honneur british version –, et ils pouffèrent plus discrètement.

- Mais suicidaire... c'est-à-dire ? Il ne veut plus hanter les très chers murs de notre école ou il n'est pas conscient qu'il est déjà mort ?!
- Il n'est pas conscient qu'il est mort. Et il essaie de se suicider avec tout ce qui lui passe sous la main. Il a visiblement eu une vie bien pourrie avant de franchir le voile.

Ah, tiens, si le fantôme persistait, il appellerait peut-être le psy du château à la rescousse pour une thérapie expresse. Ou un gardien pour l'évaporer un bon coup.

- Dans tous les cas, ne serait-ce que pour voir ça, oui, j'en suis !

Il sentit le peu d'espoir qu'il avait s'évanouir comme on souffle une bougie. Si cela était encore possible, il le tuerait de ses propres mains, le Théodore. Mais enfin, déjà, elle lui répondait de manière positive. Par rapport à ces faux amis qui s'étaient contentés de rigoler et de s'assurer une bonne nuit de sommeil en lançant un sortilège d'assourdissement au lit de Jeroen, il avait fait un net progrès.

- Pas sûre d'être super utile cela dit, mais je veux voir ça !
- Si une idée te vient en passant, je suis preneur. J'ai dormi sur un canapé de la salle commune à cause de ce con.

Les canapés étaient très confortables, il ne disait pas le contraire, mais ils l'étaient pour s'asseoir dessus. Pas pour dormir une nuit complète, avec les allers et venues incessantes de toute une flopée d'adolescents, pas quand on a un sommeil déjà léger et qu'on a des raisons de craindre des coups de poignard dans le dos à tout bout de champ.

- Il s'appelle Theodore. Un vrai adolescent, bien bête et débordant de testostérone à ne pas savoir qu'en faire. Apparemment, sa copine est morte d'une crise cardiaque, et ses parents d'un accident de carrosse. Il vient d'une autre époque. Tu connaissais des cas de fantômes revenant hanter un lieu des années après ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 486
Date d'inscription : 02/10/2011
Crédits : Stela
Double Compte : Marek, Takuma, Sovahnn, Alec, Maxence, Yusuke, Kazuo



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1393-jordane-s-links#79754
MessageSujet: Re: Rp de Bertie Crochue - N°3   Dim 5 Mar 2017 - 12:39

Son cerveau coulait de ses oreilles là non ? Non, ça n’est qu’une impression ?! Il fallait croire. Pourtant la jeune femme ne supportait plus ça. Elle qui avait été l’archétype de l’élève sérieuse était absolument incapable de tenir calmement sur une chaise. Le bois s’imprimait dans ses os, agaçait son coccyx, et semblait à deux doigts de lui filer des escarres. Et elle était là depuis… une heure ?! Une heure non mais sérieusement c’était tout ?! Ça lui semblait d’une violence affreuse, et pourtant, ça faisait un moment que la jeune femme était revenue sur les bancs de l’école. C’était comme si après cette grande pause elle s’était totalement désintoxiquée, elle s’était concentrée sur ce qui lui semblait important et là, être forcée d’être passive, et d’attendre que les choses se passent… tout ça lui semblait d’une violence affreuse.
Bref, Jordane avait la bougeotte, s’agaçait sur sa chaise et était totalement incapable de se concentrer deux minutes pour suivre ce qui se racontait. Bref ; elle avait besoin de bouger. La Serdaigle le savait, elle comprenait bien qu’elle était ridicule à réagir comme ça, comme une môme de cinq ans qu’on colle dans un théâtre pour regarder un opéra en latin.

Alors oui, qu’on attire son attention pour discuter, elle avait un peu pris ça comme…. Une planche de salut. Et… oui, elle avait peut-être parlé un peu fort. Il fallait dire qu’elle n’attendait que ça depuis un bon moment maintenant.
Tournée vers le jeune homme, elle n’avait pu manquer la bande de crétins qui s’étaient mis à se marrer comme des dindes, là, juste derrière, ni la frustration qui était passée dans le regard de Jeroen, un geste de sa part et les volailles avaient rit, mais plus doucement, toujours sous le regard sceptique de la belle rousse.

O-Kay.

Il en faut peu.

- Mais suicidaire... c'est-à-dire ? Il ne veut plus hanter les très chers murs de notre école ou il n'est pas conscient qu'il est déjà mort ?!
- Il n'est pas conscient qu'il est mort. Et il essaie de se suicider avec tout ce qui lui passe sous la main. Il a visiblement eu une vie bien pourrie avant de franchir le voile.
« Ah ben ouais j’imagine… pour en être à ce point-là…. Sa mort doit pas être passionnante non plus. »


Il tente de se tuer avec tout ce qui lui passe sous la main…. Ça peut être drôle à exploiter. Enfin, si ça n’était pas exploiter le désespoir de quelqu’un, et ce, même s’il s’agit d’un mort.

- Dans tous les cas, ne serait-ce que pour voir ça, oui, j'en suis !

Parce que déjà, ça signifiait parler de quelque chose d’un tant soit peu intéressant et que la situation la faisait rire.

- Pas sûre d'être super utile cela dit, mais je veux voir ça !
- Si une idée te vient en passant, je suis preneur. J'ai dormi sur un canapé de la salle commune à cause de ce con.
« Ah merde ! Comment ça se fait ?! Il venait te réveiller la nuit ? »

Le fantôme lourd dingue par excellence.

« Enfin cela dit j’ai un ami qui a dormi sur le canap’ des Serdaigles pendant plus d’un an… y compris avec sa copine. … Observons donc pour lui une minute de silence. »

Petite grimace. Elle déconnait, bien sûr. Pour la minute, pas pour le canapé puisque c’était réel : Takuma y avait passé un grand nombre de nuits et pendant un temps il s’était clairement accaparé les lieux. Finalement, dès qu’un lit s’était libéré, il en avait profité, ayant à présent un vrai lieu à lui.

- Il s'appelle Theodore. Un vrai adolescent, bien bête et débordant de testostérone à ne pas savoir qu'en faire. Apparemment, sa copine est morte d'une crise cardiaque, et ses parents d'un accident de carrosse. Il vient d'une autre époque. Tu connaissais des cas de fantômes revenant hanter un lieu des années après ?
« Euh… à part les maisons construites sur des anciens cimetières indiens… »

T’es con Jordane.
Tu as la dame de The Grudge aussi si tu veux partir là dedans.

« Donc Teddy a perdu sa meuf, ses parents, s’est tué et refait ça en boucle depuis quelques temps… mais tu ne l’avais jamais vu avant ? »

‘Teddy’.. ‘meuf’, oui, elle forçait le trait, ça devait venir de sa frustration scolaire actuelle.

« Il est peut-être allé hanter d’autres lieux après… j’sais pas comme un genre de pèlerinage. Ou sinon parce que d’autres ont réussi à le dégager ! L'option discussion, tu as déjà essayé je suppose ? Personne n'a pu aider dans le dortoir ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4203
Date d'inscription : 19/02/2012
Crédits : Tumblr & moi
Double Compte : Drew A. Parker & Gwen Roberts-Moore



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1415-jeroen-van-saade
MessageSujet: Re: Rp de Bertie Crochue - N°3   Mar 4 Avr 2017 - 19:33

Est-ce qu'il s'était attendu à se échanger avec une fille qui semblait bien plus à côté de la plaque que lui ? Pas le moins du monde. Ils semblaient tous les deux décalés de la réalité mais sur des plans différents, et le fait qu'ils se soient croisés relevait de l'anomalie dimensionnelle. Une sorte de voyage astral. Jeroen se dit que c'était une métaphore tout à fait pertinente pour un cours d'astronomie. D'autant plus pour parler de feu ce petit con de Théodore. Il n'était plus à ça près, au fond, et il ne s'était pas attendu à grand-chose. Il avait juste ressenti la nécessité de parler de ça avant de franchir le voile à son tour, mais plutôt celui du sommeil lourd et comateux de l'élève qui se sent plus en sécurité pour pioncer dans une salle de classe que dans sa salle commune. Grave erreur, avec certains enseignants.

Et ces couillons qui se marraient, là, derrière. Il leur ferait regretter ça d'une manière ou d'une autre. Le seau d'eau glacée en pleine nuit faisait toujours son effet, même à leur âge – il n'aurait même pas besoin de se lever, il suffisait d'un sortilège pour l'eau et de rester en garde le temps que l'autre finisse d'écouler sa rage. Mais ça, ce serait quand il serait de nouveau frais et dispo, ou du moins capable de lancer un sort sans devoir se concentrer longuement pour que sa baguette accepte en rechignant de lui obéir. Saloperie de baguette, aussi. Le monde s'était ligué contre lui.

- Ah ben ouais j’imagine… pour en être à ce point-là…. Sa mort doit pas être passionnante non plus.

Façon de parler, mais effectivement, ce genre d'adolescents vivait leur vie comme si c'était un de ces mélodrames télévisuels dont les mégères moldues raffolent. Il fallait que tout doit dramatique, grandiloquent, que ça parte en d'éprouvantes effusions de haine et de romantisme mêlés – éprouvantes pour l'entourage, car les Théodores, ça carbure à ça. Par Merlin ! Il se demandait parfois s'il n'avait pas raté son adolescence, ça avait l'air de devenir normal, ce genre de passes où les gamins pétaient un boulon en grandissant. Avec ses petites conneries par-ci par-là et sa haute estime de lui-même, Jeroen avait fait un adolescent simple à gérer. Maintenant, ça n'avait plus rien à voir, il aurait mérité un court séjour à Azkaban, mais il agissait en connaissance de cause. Prêt à assumer les conséquences.

Pas le moment de penser à ce genre de choses, vraiment. Avec l'esprit ailleurs, c'était comme pendant une cuite, il savait qu'il pouvait laisser échapper des choses qui devaient rester enfouies bien profondément sur les plages de son esprit sablonneux.

- Ah merde ! Comment ça se fait ?! Il venait te réveiller la nuit ? Enfin cela dit j’ai un ami qui a dormi sur le canap’ des Serdaigles pendant plus d’un an… y compris avec sa copine… Observons donc pour lui une minute de silence .

Un ange passa. Ce que les gens étaient capables de faire par amour... Bon, lui ne se plaignait pas, sa chère et tendre était dans la même maison et elle squattait son lit à l'occasion. Ça avait soulevé des protestations dans le dortoir, mais on ne refuse rien à Julian Neil. Donc pour le coup, ils pionçaient comme des bienheureux, collés l'un contre l'autre dans le lit un peu petit pour deux – mais qui était devenu un peu grand pour un, au final.

- Non... Il ne m'a simplement pas laissé approcher le lit. Qu'importe quand j'y vais depuis hier, il est assis dessus et il me gueule que je n'ai rien à foutre ici, qu'un sale sang-mêlé devrait retourner dans son dortoir au lieu de piquer celui des autres. Des trucs sympathiques dans le genre. Les gars ont jeté un sortilège sur mon lit pour ne pas l'entendre geindre, mais il est toujours là.

Remarque, le sortilège pourrait leur permettre de s'amuser un peu, avec Julian. Ou du moins, ça réveillerait ses envies à elle, parce que lui, faire des trucs avec les collègues à côté, même sans aucun risque de se faire prendre, ça le refroidissait aussi sec. S'il lui parlait du fantôme, elle trouverait ça très drôle de narguer le fantôme pour qu'il reste un maximum de temps et qu'elle puisse, elle, le ramener dans son lit. Ce qui était nettement moins pratique. Big up aux poignées de portes des dortoirs.

- Euh… à part les maisons construites sur des anciens cimetières indiens...

Il y avait sûrement du squelette sous les fondations du château, et des corps s'étaient rajoutés à la masse bouffée par les vers depuis sa création, mais enfin, il y avait prescription non ?

- Donc Teddy a perdu sa meuf, ses parents, s’est tué et refait ça en boucle depuis quelques temps… mais tu ne l’avais jamais vu avant ? Il est peut-être allé hanter d’autres lieux après… j’sais pas comme un genre de pèlerinage. Ou sinon parce que d’autres ont réussi à le dégager ! L'option discussion, tu as déjà essayé je suppose ? Personne n'a pu aider dans le dortoir ?
- [color=seagreen]Ça vole haut, hein. On dirait ces films qui passent les dimanches après-midi à la télévision, de ceux qui sont conçus pour s'endormir. Bon, ça fait juste l'effet inverse... En fait, personne n'a voulu m'aider. Si les gens de ses anciens lieux de pèlerinage avaient pu lui épingler un mode d'emploi dessus, ça m'aurait bien aidé.

Il serra les mâchoires avant de fermer les yeux. Ça commençait à lui donner mal au crâne. Heureusement, la fin du cours approchait, certes avec une lenteur de fin du monde, mais elle approchait quand même.

- Et... J'ai aucun tact avec les gens comme ça. La dernière fois qu'un suicidaire est venu me faire la causette, je l'ai rembarré comme du poisson pourri. Note qu'il va bien, mais bon, je ne suis pas la personne la plus à même de raisonner quelqu'un dans ce genre de moments. Vouloir mourir, ce n'est pas... naturel.

Sa mère s'était laissé mourir. Même objectif. Moyen d'y arriver différent, plus passif, mais pas moins douloureux pour l'entourage qui l'avait regardée se déliter petit à petit sans pouvoir rien y faire. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de pensée pour elle, d'ailleurs, à croire qu'il la maintenait à l'écart de sa vie actuelle ; aussi aimante qu'elle ait pu être, elle devait se retourner dans sa tombe en voyant les conneries de son deuxième fils.

- Du coup, ouais, si t'as envie de lui faire la causette ou de faire des expériences sur lui, c'est open bar.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 486
Date d'inscription : 02/10/2011
Crédits : Stela
Double Compte : Marek, Takuma, Sovahnn, Alec, Maxence, Yusuke, Kazuo



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1393-jordane-s-links#79754
MessageSujet: Re: Rp de Bertie Crochue - N°3   Sam 10 Juin 2017 - 13:01

- Non... Il ne m'a simplement pas laissé approcher le lit. Qu'importe quand j'y vais depuis hier, il est assis dessus et il me gueule que je n'ai rien à foutre ici, qu'un sale sang-mêlé devrait retourner dans son dortoir au lieu de piquer celui des autres. Des trucs sympathiques dans le genre. Les gars ont jeté un sortilège sur mon lit pour ne pas l'entendre geindre, mais il est toujours là.
« Ah chouette, raciste en plus. Mais t’as tiré le gros lot dis moi ! J’suis née moldue alors ça risque d’être beau tient ! »

Ça risquait de ne pas arranger les choses à vrai dire. Et, oui, elle le disait tout naturellement. C’était sa manière à elle de se révolter contre le racisme latent qui régnait toujours dans l’esprit de certains depuis le départ des Supérieurs. Et puis, comme ça, elle savait directement à qui elle avait affaire. Lorsqu’ils étaient ouvertement hostiles, ça l’arrangeait. Pas besoin de faire dans la dentelle. Par contre, étant donné ses compétences en matière de self défense, elle avait su en calmer certains.
Sans transitions : est-ce qu’elle s’y connaissait en fantômes ? Mis à part ceux des films d’horreur qu’elle regardait plus jeune avec des copines, puis avec sa sœur, planquées sous un plaid devant la télé et le feu de la cheminée ? Non.

- Donc Teddy a perdu sa meuf, ses parents, s’est tué et refait ça en boucle depuis quelques temps… mais tu ne l’avais jamais vu avant ? Il est peut-être allé hanter d’autres lieux après… j’sais pas comme un genre de pèlerinage. Ou sinon parce que d’autres ont réussi à le dégager ! L'option discussion, tu as déjà essayé je suppose ? Personne n'a pu aider dans le dortoir ?
- Ça vole haut, hein. On dirait ces films qui passent les dimanches après-midi à la télévision, de ceux qui sont conçus pour s'endormir. Bon, ça fait juste l'effet inverse... En fait, personne n'a voulu m'aider. Si les gens de ses anciens lieux de pèlerinage avaient pu lui épingler un mode d'emploi dessus, ça m'aurait bien aidé.
« Eh beh dit moi ils sont cools dans ton dortoir. Rappelle-moi d’aller péter la tronche à Alec en repartant ! »

Oui parce que qui dit dortoir des garçons Serpentard dit Alec. Dit aussi un certain nombre de soirées passées là bas par la belle rousse, pour cause de soirées un peu trop arrosées. Et trop sympathiques. Les gars de Serpentard peuvent l’être. Enfin… normalement. Elle réviserait peut-être sa réflexion plus tard.

- Et... J'ai aucun tact avec les gens comme ça. La dernière fois qu'un suicidaire est venu me faire la causette, je l'ai rembarré comme du poisson pourri. Note qu'il va bien, mais bon, je ne suis pas la personne la plus à même de raisonner quelqu'un dans ce genre de moments. Vouloir mourir, ce n'est pas... naturel.
« Ah… Ouais j’peux comprendre. »

Personne ne s’était suicidé, ni ne s’était laissé mourir dans son entourage, mais elle se battait avec tellement de fouge pour survivre depuis le décès de sa mère qu’elle ne pouvait que partager ce point de vue. Elle avait bien compris qu’il devait y avoir une certaine amertume dans les propos de Jeroen mais elle ne souhaitait pas lui poser la question de peur de le faire souffrir. Elle-même n’avait toujours pas parlé de ce qui l’avait amenée ici alors qu’elle était au château depuis plusieurs années maintenant. Alors elle n’était pas tout à fait du type à l’aise avec les évènements dramatiques impliquant des mamans.

- Du coup, ouais, si t'as envie de lui faire la causette ou de faire des expériences sur lui, c'est open bar.
[/color]
« Si tu m’offre en effet un verre après ça, aucun souci ! Oui parce que je sens que j’en aurais besoin moi ! »

Le cours s’était finalement achevé et la jeune femme avait bondit de sa chaise en poussant un soupire de soulagement qui en avait fait rire quelques uns. Petite grimace. Non, ça allait, elle ne s’était pas faite repérée par l’enseignant.

« Bon, allé, direction Amityville ! »

Elle s’était dirigée accompagnée par Jeroen vers son lit hanté. Une fois dans la salle commune, elle avait pu apercevoir Jayden, enfoncée dans un fauteuil.

« Hey, faire la causette à un fantôme suicidaire ça te dit ? »
« … Euh… oh non zut Alec doit pas tarder avec… enfin tu vois j’suis occupée quoi ! »

C’est un non.
Haussement d’épaules.

« Lâcheuse !! Tu lui diras qu’il fasse gaffe à ses fesses, j’ai un truc à lui reprocher ! »

Arrivés dans le dortoir. Eh oui, il y avait bien un fantôme d’ado posé sur le lit qui s’était mis à râler du retour de la présence de Jeroen ici.

« N’as-tu pas compris ce que je t’ai dit ?! Tu n’as rien à faire ici ! Il s‘agit de mon lit ! Laisse-moi à ma peine… »

« Ah ouais c’est un rigolo lui. »

En même temps il est suicidaire Jordane.

« D’aaaccord. Salut ! Tu me parait pas en grande forme, ça ne va pas ? »

Autant désamorcer leur conflit en le ramenant à ses problèmes.

« Je ne sais pas. Je voudrais être mort. Mes parents, ils sont morts. Un accident de calèche. Foutaises ! Ce sont sûrement des bandits, un assassinat. Et Elisa... elle est morte aussi, une crise cardiaque, tu imagines... Je n'ai plus aucune raison de vivre. »

Il était en boucle mais ça, elle n’en savait rien.

« Ça fait beaucoup, je te l’accorde. Les parents, les filles, ça va, ça vient… »

Il lui jeta un regard noir.

« J’crois que j’vais pas être meilleure.. »

Petite grimace désolée vers Jeroen. Comme quoi son amertume à elle était toujours présente également.

« Ok. Donc tout le monde est mort. Mais et toi ? Tu te rappelles de quoi ? »
« Nous étions …. Une calèche. Des malfrats sont arrivés de nulle part. Ils ont renversé la calèche. Ils ont…. Tous sont tombés c’était affreux… Et Elisa mon pauvre amour, fauchée par son propre cœur ! »

C’est moche.
L’empathie Jordane, l’empathie !

« Et tout ça s’est passé au même moment ? Lors de l’accident de calèche ? »
« Oui, son pauvre cœur a lâché avant qu’ils ne s’en prennent à elle. »

« Elle n’a donc pas souffert. »

Un pauvre sourire était apparu sur ses lèves alors qu’il levait vers elle des yeux emplis de larmes.

« Et pourquoi pas toi ? »
« Pardon ? »

« Pourquoi t’ont-ils laissé vivre ? »
« Je ne sais pas…. Ça n’a pas de sens… si ! Ils voulaient que je le rapporte. Mais je n’ai pas pu. Je n’ai pas pu. »

« Rapporter… quoi ? »
« Je n’ai pas pu. Je l’avais pourtant. Juste ici. Mais je n’y suis jamais retourné. Je ne les ai pas vengés. J’ai été lâche. Mais pourquoi… Oh je voudrais tellement mourir mais rien ne semble marcher. »
« Ben ouais tu m’étonnes. Le contraire m’aurait étonné. »
« Je voudrais.. »
« Oui ça va on a compris. Tu aurais voulu les venger c’est ça ? »
« LAISSEZ MOI ! CESSEZ DE M’IMPORTUNER !! »

De nouveau, les sanglots le faisaient trembler alors qu’il braquait sur elle un regard haineux.

« J’essaye juste de t’aider. Tu n’as pas pu. Tu n’étais qu’un gosse, c’est normal. Tu as fait au mieux et personne ne t’en veux… »

Ça avait eu au moins l’effet de le calmer. L’ado la fixait maintenant avec ses lèvres tremblotantes et ses yeux larmoyants.

« Je voudrais mourir… »

Demi tour, et c’était ses yeux à elle qui s’étaient mis à supplier Jeroen, en attrapant son haut, surjouant la scène pour rester dans le côté drama.

« Putain j’vais le buter. »
« Je ne comprends pas… »
« J’ai toujours entendu que les fantômes sont là parce qu’ils n’ont pas achevé quelque chose, qu’ils ont des regrets ou autre… »

Oui, dans Casper le petit fantôme. Je vous emmerde. C’est une référence comme une autre.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Rp de Bertie Crochue - N°3   

Revenir en haut Aller en bas
 
Rp de Bertie Crochue - N°3
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» C'est Chronopost qui arrive avec un colis plein de bisous et de dragées surprises de Bertie Crochue
» Entre chocolats et dragées surprises... [ pv ]
» → I know what you are. I know who you are.
» Les dragées surprises de bertie crochue
» Les Dragées surprises de Bertie Crochue

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Inside :: Catacombes et escaliers :: Salle commune des Serpentards :: ─ Dortoirs, Salles de Bains & Toilettes-
Sauter vers: