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 She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.

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MessageSujet: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Mar 29 Nov 2016 - 20:08

She could never be closer, but i can fail
Nuit du 16 au 17 Mai.
Emily & Kezabel.




Danser. Se perdre. Rire. S’épanouir. S’essouffler. Changer. Respirer. Vivre.
Mon corps est la continuité de mon esprit qui s’éveille à chaque note de musique où je m’y plonge à corps perdu. Yeux fermés, sautant sur place, cheveux lâchés, je m’agite, danse, m’exprime au milieu de tous les autres corps encore présents cette nuit qui ne finit pas et qui ne finira jamais. Un souhait que j’aimerais exaucer, réaliser. Le temps n’existe plus, les ombres malheureuses non plus. Pour la première fois depuis ce qui me semble être une éternité, je me lâche complètement, désinhiber de toute réalité et e toutes responsabilités.
Plus de préfète, plus d’entrainement, plus de garde, plus de rappel à l’ordre. Plus de cours, plus de devoirs, plus d’école, plus de tuerie, plus de Supérieurs. Juste la vie qui me consume jusqu’aux bouts des doigts, jusqu’au bout du cœur, ce myocarde qui bat avec une frénésie palpitante, résonnant avec volonté entre mes côtes jusqu’à s’évader en écho au creux de mes tympans.  
Ce soir, cette nuit, plus rien n’existe. Rien. Si ce n’est que cette euphorie qui me consume jusqu’à en être ivre. Ivre de bonheur, de vie, de tout. Me sentant complète, en phase avec moi-même comme rarement je ne l'ai été.

Les heures s’écoulent, ceux que j’aime tant rejoignent tour à tour leur dortoir, plus ou moins imbibés d’alcool. Je ne les remercierais jamais assez pour avoir organiser tout ça, pour m’avoir fait cette surprise qui à elle seule aurait suffi à me combler de bonheur de les voir tous ainsi réunit. Et je ne parle même pas de leurs présents absolument… incroyable. La veste, le cadre, le bracelet, le dessin, cette lettre, les étreintes, les sourires… tout était parfait. De la petite à la plus grande des intentions.
J’ai serré Riley un nombre incalculable de fois dans mes bras et il me semble l’avoir vu s’échapper il n’y a pas dix minutes avec son Argentin. Enzo s’est évadé avec William – comme si je ne les avais pas vu ces deux-là…- et d’autres encore, pour prolonger cette euphorie commune de cette vie qui nous a si farouchement habitée.
Et cette vie en question, ne me quitte pas. Besoin urgent de poursuivre ce que j’ai commencé en mettant un pied ici, besoin urgent de ne plus réfléchir, de profiter, de se sentir encore plus vivante à chaque décision.

Il ne reste presque plus personne et je crois que je suis pompette. Même pas saoul, juste pompette grâce aux multiples verres que j’ai bue tout le long de cette soirée en mon honneur pour avoir pris un an de plus.
21 ans. Déjà. Tout passe à une vitesse vertigineuse, au point de ne plus se souvenir de la veille, de ce que l’on a fait durant tout ce temps. Je ne commencerais pas à faire un bilan de ma vie parce qu’il n’y en a pas besoin. Pas ce soir en tout cas où seul l’instant présent compte. Seule la seconde qui s’écoule est importante.

- Encore merci pour tout. Je serre Lucy dans mes bras alors qu’elle s’apprête à s’échapper. Vous êtes les meilleurs.
- On sait ! Tu n’vas pas te coucher ?
- Si si, mais pas tout de suite.

Elle acquiesce, sourire aux lèvres et s’échappe à son tour. La salle est pratiquement de nouveau en ordre, juste un coup de baguette suffit pour tout ranger, ce n’est pas ce qui me prendra le plus de temps.
Le sourire jusqu’aux oreilles, mes yeux se posent sur Emily non loin de moi et c’est d’ailleurs la dernière qui reste encore avec moi.

- Je n’sais pas toi, mais moi j’suis pas fatiguée.

Baguette en main, un tour de poignet et la musique repart de plus belle, lumières avec.
Je la range au creux de ma poche, les joues en feu et le cœur résonnant en rythme avec les basses.

- On remet ça ?

Invitation à danser ? Complètement. Emily est loin d’être épuisée visiblement et ça tombe bien, moi non plus. Et nos corps dansent, bougent en rythme alors que j’éclate de rire pour me moquer d’elle, la taquiner. Emily est une personne que j’apprécie énormément et avec qui j’ai un passif… particulier. Quelque chose qui nous a rapproché, quelque chose de commun finalement, où nous nous sommes retrouvés dans le cœur de l’autre. Elle est d’une beauté que personne dans ce château ne peut nier, d’une joie de vivre communicative et d’une gentillesse sans égale. Un caractère bien trempé mais qui ne vous laisserait jamais tombé, quoi qu’il arrive.
Combien est-ce que l’on passe de temps comme ça à s’épuiser ? Dix minutes ? Trente ? Plus encore ? Chaque chanson est un appel à la vie que l’on accueil à bras ouverts avec une complicité nouvelle.
Je m’arrête un instant, tout en braquant mes yeux dans les siens, mes humeurs encore légèrement imbibées d’alcool.

- Merci d’être venue, je suis contente de te voir ici.

Ma sincérité n’est plus à prouver, elle le sait. Nous avons passé de nombreuses fois à discuter de tout et de rien, sans forcément grand tabou et j’ai appris à l’apprécier à sa juste valeur.
La musique continue sa danse et moi je reprends doucement mon souffle alors que mes yeux ne la quittent pas, écoutant son brin de voix couvrant les notes d’un pop agréable.

Besoin urgent de vivre.
Besoin urgent de ne plus réfléchir.
Transporter par l’adrénaline, transporter par l’émotion d’une seconde, d’une beauté éprouvée. Libre de toute chaine, désinhiber de toute obligation.
Un pas franchis, un seul, puisqu’elle n’est pas loin de moi.
Une main tendue venant se loger dans le creux de son cou, mes lèvres sur les siennes.
Besoin urgent de ne plus réfléchir.
Besoin urgent de vivre.

Répondre aux envies les plus vives et neuves, sans jamais se poser la moindre question.
A aucun moment mon geste n’est calculé, tombé de nulle part ou presque. Je ne saurais pas dire d’où ça me vient, d’où cette spontanéité a prit naissance. Juste ce regard m’a suffit pour me soulever une émotions, une image qui sublime le visage d’Emily, qui lui réhausse cette beauté si atypique qu’elle arbore avec un charme indéniable. Une sorte d’attraction née depuis le premier jour où l’on s’est réellement confronté, elle et moi. A aucun moment je me suis dit que c’est peut-être la pire erreur que je viens de faire pour le premier jour de mes 21 ans. Et pourtant, aucune once de regret alors que mon cœur s’emballe furieusement à ce contact chaud, doux, agréable. Une myriade d’étincelle me crispe le ventre, fait naitre en moi un volcan d’émotion, de sensation nouvelle. Quelque chose de violent, comme une bourrasque qui vous porte.
Mes doigts glissent sur sa nuque, mes lèvres effleurent de nouveau les siennes.
Et peut-être à la clé un brutal retour sur terre.
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Ven 2 Déc 2016 - 14:23

Cette soirée, c’était un appel à la vie et à la liberté. Un cri lancé haut et fort par des centaines de jeunes. Ils voulaient continuer à rire et à danser. Ils voulaient continuer à vivre. Le bal avait été phénoménal et Emily en garderait sans nul doute un excellent souvenir. Elle avait ri et même réussi à tromper un peu ses habitudes. Au lieu de rester qu’avec les mêmes, elle avait su aller un peu plus vers les autres. Et puis il y avait eu l’anniversaire de Keza. Son sourire, ses larmes, ça lui avait fait plaisir. La jaune était heureuse de cette surprise et faisait tout pour en profiter au maximum. Ems avait entendu qu’elle soit moins entourée pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, une fois de plus. Elle avait ensuite profité, avec ceux en présence, croisant Cameron ou encore Enzo. Divaguant, ne se bloquant pas à une personne et dansant comme jamais. La jeune cramcolle était déchaînée ce soir-là. Comme si elle n’avait jamais dansé de sa vie. Comme si chaque mouvement était une violente bouffée d’air frais et qu’elle ne pouvait plus s’en passer. Elle oubliait tout, tout ce qui la rongeait de l’extérieur et l’empêchait d’avancer. Tout ce qui venait frapper ses épaules quand elle croyait avoir enfin réussi à aller de l’avant. Mais pas ce soir. Ce soir elle était joyeuse, heureuse.

La soirée avait filé vite. Trop vite. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas fait la fête de la sorte. Emily venait tout juste de s’asseoir sur une chaise, un verre à la main. Petite pause. Elle remarqua alors que la pièce était clairement en train de se vider. Kezabel prenait Lucy dans ses bras, la remerciant. En fait, il n’y eut plus personne dans la salle en quelques secondes seulement. Emily se leva alors de sa chaise, termina son verre et le posa sur ce qui servait de bar. Tout était redevenu calme, c’était assez étrange. Pourtant, en elle, elle sentait encore les vibrations de la musique. Son cœur battait encore en rythme et c’était toujours l’animation la plus vive dans son esprit. Elle n’avait pas envie que tout s’arrête aussi brusquement… Le regard de la cracmolle croisa alors celui de son amie. Sourire. Fatiguée ?

« Je suis en pleine forme ! »

Emily sourit de plus belle et quand Kezabel fit redémarrer la musique, ses yeux pétillèrent. Oui, encore un peu. Ems n’attendait qu’un mot de la part de la jaune et elle se remit à danser. Bondissant dans tous les sens, y mettant toute sa folie, toute son énergie. Keza n’était pas en reste et si elle se moquait gentiment d’elle, rien ne pouvait arrêter Ems. Au contraire, elle y mettait encore plus d’ardeur, caricaturant parfois certaines manières de danser, riant de bon cœur, se défoulant. Elle crachait tout ce qu’elle avait en elle, elle se vidait littéralement de son énergie et ça faisait un bien fou. Elle avait juste besoin de ça. De tout oublier, de tout envoyer valser et de danser encore et toujours. Elle aurait pu rester des heures entières à danser avec Kezabel, hors du temps, loin de tout. Elles étaient bien toutes les deux, pas besoin d’une foule, pas besoin de dix mille personnes. Juste elles, c’était déjà beaucoup. Kezabel s’arrêta alors quelques secondes et Emily la suivit, reprenant son souffle en riant. La remarque de Kezabel coupa son rire. Mais pour la bonne cause.

« Merci… Je suis très contente aussi, c’est tout à fait ce dont j’avais besoin. »

Cette soirée n’avait pas de prix à ses yeux pour de multiples raisons. Quand elle avait appris qu’elle était invitée, elle avait sauté de joie. Parce qu’elle se sentait enfin exister dans les yeux des autres. Participer à cet anniversaire c’était faire partie d’une famille, d’un cercle d’amis. Et ça regonflait le cœur, ça aidait à tout surmonter. Emily était heureuse et ça se voyait sur son visage, dans ses yeux. Kezabel se rapprocha d’elle et Ems ne réagit pas à ce geste. Il n’était pas agressif, il n’était pas perturbant. Elle avait un peu bu, c’était certain et de fait, elle n’avait plus honte de grand-chose, elle était plus légère. Et puis Kezabel se fit encore plus proche.

Ce fut comme une décharge électrique. Comme une vague qui la submergeait. Une chaleur douce se répandit doucement dans son corps. Emily ferma les yeux et se laissa envahir. Sans chercher à comprendre, elle rendit son baiser à Kezabel. Cette main dans sa nuque la faisait frissonner et ses lèvres sur les siennes… C’était doux, chaleureux. Les bras d’Emily vinrent se placer autour du cou de la jeune femme alors qu’elle ne cherchait en aucun cas à interrompre leur échange. Son cerveau était débranché. Elle ne pensait plus. Elle avait juste le cœur affolé, les joues rougies, et ce sentiment de bien-être qui se diffusait en elle. Alors elle en profita, aussi longtemps que possible, savourant, se laissant aller.

Leurs lèvres se séparent, Emily ne recule pas tout de suite. Juste assez pour voir le visage de Kezabel. Elle l’observe, le détaille avec un mince sourire aux lèvres. Cette fille est simplement magnifique. Emily l’avait toujours pensé, depuis leur première rencontre. Elle était juste splendide et en cet instant, elle l’était encore plus. Alors elle se contenta de la regarder un temps. Peu à peu, son cerveau se remis en marche. Elle l’aurait bien laissé débranché encore mais malgré l’alcool, il finissait par se manifester. Les bras de la cracmolle tombèrent alors doucement le long de son corps.

« Que me vaut cet honneur ? »

Un sourire, un ton amusé. Oh elle n’était pas devenue du jour au lendemain pleine d’assurance même si ce qu’il s’était passé avec Ora l’avait aidé à franchir certains caps. Mais en cet instant elle était à l’aise. Cette fois c’était sans doute l’alcool qui l’aidait. Alors même si elle avait rougi, même si elle ne comprenait pas grand-chose à ce qui venait de se passer, elle arrivait à en parler, avec un calme parfait, avec douceur. Comme si la tornade avait soudainement ralenti.
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Ven 6 Jan 2017 - 0:22

Je ne m’attendais pas particulièrement à ce qu’elle me rende mon baiser, je ne m’attendais à rien mais de sentir Emily me rendre ce baiser et sentir ses bras s’enrouler autour de ma nuque enflamment mes sens, mes esprits. Mon cœur bat à cent à l’heure et mon corps lui répond immédiatement. Je me rapproche un peu plus, glisse cette fois mes mains sur ses hanches et une série de frissons remontent le long de ma colonne vertébrale. Son parfum me chatouille les narines, mon cerveau se focalise sur la douceur de ses lèvres, sur ce contact chaud, là contre elle. Contact qui me donne l’envie d’avoir plus, de sentir plus auprès d’elle.
Emily a toujours eu un charme qui était pour moi insaisissable qui ne m’a jamais vraiment laissé insensible sans pour autant me tourmenter. Pourtant, en cette seconde, je me laisse envelopper par les sensations qu’elle me provoque, sans réfléchir à quoi que ce soit. Pourquoi le faire ? Pourquoi briser ce moment magique avec des questions inutiles ?
A la place, je m’égare, me laisse transporter par les lèvres d’Emily qui ne cessent de m’enflammer et de me faire perdre peu à peu la raison. Je ne sais pas combien de temps dure cet échange, une minute, dix secondes, une éternité, peut m’importe mais lorsque nos lèvres se séparent à la recherche d’un peu d’air, un sourire s’y dessine. Un peu béat je crois.
Je la contemple sans rien dire parce qu’aucuns mots ne me viennent, encore un peu sonné parce que je viens de faire mais aussi droguée à l’endorphine qu’elle m’a transmise. Je planerais presque. Mon regard glisse sur les traits de son visage que je trouve plus séduisant que jamais et prenant conscience de mon geste, mes joues s’empourprent légèrement sans pour autant me défiler.
Je ne sais pas réellement ce qu’il m’a pris mais pourtant, je ne ressens pas l’ombre d’un regret, d’une gêne.

Elle finit par laisser retomber ses bras mais je n’arrive pas à défaire mes mains de sa taille. Aucune raison particulière à cela, j’y suis juste bien.
Son sourire est radieux, rehaussant l’éclat de son regard qui pétille alors qu’elle me regarde.

- Que me vaut cet honneur ?

Je lâche un rire amusé, un peu intimidée alors que je baisse mon regard une fraction de seconde.

- Je ne sais pas si on peut appeler ça un honneur tu sais…

Si je suis surprise de voir Emily réagir de cette façon ? Oui, je l’admets. Avec du recul, j’aurai pensé qu’elle se serait écartée, surprise, gênée, en bafouillant qu’elle était désolée mais que non, ça n’était pas son truc. Pourtant, quelque chose plane au-dessus de nous, quelque chose que je sens palpable et qui m’aide certainement à me sentir plus à l’aise que je ne devrais l’être. Peut-être est-ce aussi parce qu’elle a répondu à mon baiser avec la même ferveur que la mienne.

- Ce sont certainement mes 21 ans qui me montent à la tête.


Je hausse les épaules avant de retirer doucement mes mains des hanches d’Emily sans pour autant m’écarter plus d’elle. Je n’ai pas tellement envie de quitter cette proximité que j’ai – avais ? – avec elle mais je ne veux pas non plus la mettre mal à l’aise. Peut-être que ça n’était rien de plus pour elle qu’un échange fun avec une amie, le genre de truc que l’on fait tous lors de ce genre de soirée…
Pour moi ? Rien de particulier, je ne cherche pas un sens à tout ça, juste que la jeune femme devant moi me séduit suffisamment pour avoir le cœur qui s’emballe à mille à l’heure et pour ressentir l’envie furieuse de poursuivre ce que j’ai commencé. Poursuivre pour plus, pour sentir sa peau sous mes doigts et cette seule idée suffit à parcourir ma nuque d’un long frisson agréable. Plus je la regarde, plus je sens un désir crépité au creux de mon ventre.

- Ou alors, c’est toi qui me monte à la tête.
Je glisse une mèche de mes cheveux derrière mon oreille pour me donner un peu de contenance avant de poursuivre. Pour une fois que l’on peut décompresser sans penser à tout ce qu’il s’est passé, je voulais juste ne pas me prendre la tête, répondre à mes envies, me laisser aller.

Mon regard qui ne la quitte pas est assez parlant, suffisamment pour ne pas avoir à formuler des mots sur ce qui fait battre mon cœur si vite depuis tout à l’heure. Pourtant, je ne bouge pas, n’osant pas non plus m’imposer à Emily, me contentant juste de la regarder en silence.
Tout n’est que vérité et l’alcool ingurgité m’aide très certainement à parler de cette façon sans être trop intimidé ni trop mal à l’aise. Je lui dis tout ça avec le sourire aux lèvres, lâchant parfois un ricanement presque nerveux. Il est arrivé tellement de chose en si peu de temps que mon anniversaire et cette fête est un cadeau en lui-même. Je n’avais pas décompressé comme ça depuis une éternité, c’est à se demander si je n’avais pas oublié ce que ça faisait de se perdre de cette façon, sans penser à rien. A rien d’autre qu’au positif, à ce qui vous fait envie, à ce qui vous fait vivre.
Mon intention reste focalisé sur Emily à qui je souris toujours, toujours autant charmé par ce regard sombre de félin.
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Sam 7 Jan 2017 - 12:20

La vie est parfois pleine de bonnes surprises. Il suffit peut être de rester ouvert. De ne pas s’enfermer et d’accueillir ce qui arrive, tout simplement. Emily avait passé trop de temps à se replier. Oh certes cela ne se voyait pas nécessairement. Mais elle avait tellement peur de souffrir, de reperdre quelqu’un qu’elle ne s’ouvrait plus aux opportunités. Qu’elle ne cherchait plus à croiser le regard de quelqu’un, à effleurer des lèvres juste pour le plaisir. Juste pour profiter de ce petit cœur qui battait encore. Et c’était indéniablement grâce à Ricardo qu’un truc s’était débloqué en elle. Qu’elle avait accepté que les aléas de la vie, les petites histoires pouvaient aussi lui apporter de bonnes choses. Et c’était que maintenant qu’elle le réalisait. Ce qu’il avait fait pour elle, tout en douceur. Comme il avait accepté aussi de la laisser partir alors qu’elle s’était toute seule enfermée dans une spirale nocive. Oui elle le réalisait peu à peu et c’était une bonne chose. Il faudrait qu’elle aille lui dire, qu’elle aille lui en parler. Il méritait tellement plus que ce qu’elle avait pu lui cracher au visage. Oui, maintenant qu’elle réapprenait peu à peu à laisser la vie faire elle le comprenait. Peut être que c’était un peu tard. Mais elle irait jusqu’au bout. Elle lui parlerait, elle mettrait ça au clair. Et elle accepterait les reproches. Mais pour le moment, il y avait autre chose dans son esprit. D’autres sensations qu’elle ne voulait pas laisser passer. Qu’elle ne devait surtout pas laisser passer.

Ce baiser qu’elle avait échangé avec Kezabel… Il était complètement inattendu, surprenant. Et pourtant, elle l’avait accepté. Au lieu de rejeter par crainte, elle s’était d’abord laissée porter. Ensuite viendrait les questions. Elle savait que son naturel la rattraperait de toute façon. Mais grâce à l’alcool, grâce à tout ce qu’elle avait vécu ces derniers temps, elle avait tout de même accepté de lâcher prise quelques instants et de simplement profiter de ce que la vie lui offrait. Et c’était clairement bien mieux ainsi. Elle avait profité de cet échange, de cette douceur qui lui était donnée. Et quand ses lèvres s’étaient séparées de celle de Kezabel, elle avait le sourire aux lèvres. Elle avait trouvé la force de faire de l’humour, d’être dans ce décalage, cette absence de sérieux qu’elle avait souvent eu du mal à trouver. Elle avait ri. Ça lui allait bien de rire.

« Tu n’es pas obligée de te dévaloriser tu sais. »

Et Emily avait souri. Kezabel était une fille magnifique, dans tous les sens du terme. Elle faisait partie de ces gens que la cracmolle admirait en un certain sens. Même si leur rencontre avait été plutôt violente. Elle faisait partie de ceux qui gardent le sourire, qui irradient autour d’eux, tout simplement. Qui vous donne envie de croire encore en l’espèce humaine. Qui semblent réussir à vaincre la haine. Et ça, Ems l’admirait. Alors oui, un baiser d’une personne comme ça, ça restait un honneur à ses yeux. Kezabel ôta alors finalement ses mains des hanches d’Emily en lui disant que c’était sans doute son âge qui lui montait à la tête. La cadette se mit à rire. Peut être.

« Tu devrais avoir 21 ans plus souvent alors ! »

Emily avait dit cela en riant. Parce que c’est toujours plus facile de dire les choses quand on rit, l’autre est alors libre de les recevoir comme il l’entend, comme il le souhaite. Et puis, il y avait besoin de légèreté dans cette pièce. Elles ne devaient pas se laisser envahir par la crainte, par le malaise. Rester légères. Emily n’était pas sûre d’y arriver jusqu’au bout, elle savait que ce qu’il s’était passé était déjà un grand pas pour elle. Mais l’alcool aidant, elle espérait conserver cette sensation d’allégresse aussi longtemps que possible. Emily prit le temps d’observer Kezabel tant qu’elle était encore capable de le faire. Elle était belle. Et Emily ressentait l’étrange envie d’être dans ses bras. D’être piégée contre elle, pour profiter de cette douceur, de cette chaleur qui pouvait parfois lui manquer. Elle souriait alors en pensant à cela. C’était complètement incongru mais c’était là alors pourquoi le chasser ? Pourquoi le rejeter ? Ça n’aurait aucun sens. Et puis son aînée reprit la parole et cette fois, Emily se mit à rougir et elle détourna le regard quelques instants. Elle qui lui montait à la tête ? Elle avait tellement de mal à y croire…. Heureusement, Kezabel enchaîna, parlant de l’instant, de son envie de profiter. Ce qui permit à Ems de ressaisir et de relever la tête pour la regarder de nouveau. Ses joues étaient encore un peu rougies mais elle pouvait toujours mettre ça sur le dos de l’alcool et de son sang asiatique.

« Je crois qu’on est trop nombreux à avoir oublié qu’il fallait parfois juste saisir l’instant… Et je vais pas te blâmer de l’avoir fait. »

Nouveau sourire de la part d’Emily. Elle se perdit alors pendant quelques instants dans le regard de Kezabel. Fixant ses yeux, s’y noyant littéralement. Elle ne put dire combien de temps ça avait duré, combien de temps elle s’était laissée happer par ce regard. Quand elle se rendit compte de cette absence, de ce moment hypnotique, elle eut un rire nerveux. Elle s’écarta alors de la jeune femme et se mit à marcher dans la pièce. Pour retrouver un peu ses esprits même si elle avait l’impression que c’était peine perdue.

« C’est fou parce qu’avant Ricardo, je n’avais eu aucune histoire ici… Rien. Parce que j’étais pas prête, parce que j’avais tellement peur de lâcher prise. Parce que j’avais peut être oublié ou jamais appris vraiment comment faire. »

Pourquoi est-ce qu’Emily sortait tout ça ? Parce que dans son cerveau c’était un mélange sans nom. Un vrai bordel. Tout se bousculait et les émotions que Kezabel faisaient naître en elle ne l’aidaient pas à dessaouler, bien au contraire. Elle était dans une sorte de flou artistique total, elle déambulait dans la pièce, faisait comme si elle marchait sur un fil. Un fil qui n’existait pourtant pas.

« Et là, j’ai trop bu, tu me fais délirer du coup j’vais dire un truc que je devrais surement pas dire mais tu vois… Avant j’étais fermée, je laissais personne m’approcher de cette façon. Et puis j’ai pété les plombs, j’ai tout laissé exploser. Et j’ai croisé la route d’Ora. Puis la tienne. Et c’est fou mais, j’ai l’impression que je recommence seulement à vivre. Comme si une partie de moi était éteinte depuis trop longtemps. »

Emily s’arrêta alors de marcher net. Dos à Kezabel. Elle sentait ses yeux qui la brûlaient légèrement. Et pourtant, elle avait un grand sourire sur les lèvres. Elle ferma les yeux, quelques instants. Elle sentit la présence de Stan derrière elle. Elle laissa une larme couler, une seule. Qui se sécha rapidement. Et puis, elle fit un petit bond et se retourna pour pouvoir voir Kezabel de nouveau. Elle lui fit un grand sourire.

« Je crois que je ferais mieux de me taire parfois. »

Et elle rit. Emily dans toute sa splendeur. Cette capacité de passer du tout au rien. Ce côté enjoué et versatile qu’elle n’osait pourtant pas montrer à tout le monde. Ce côté enjoué profondément lié à sa fragilité. Les gens ne voyaient habituellement que son énergie, son côté fort. Et pourtant, ce qui faisait qu’elle souriait autant c’était profondément parce qu’elle était sensible, sans doute trop.
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Lun 6 Fév 2017 - 12:36

Je ne me dévalorise pas, je ne me considère tout simplement pas comme une personne plus spéciale qu’une autre mais ça ne change rien au fait que les mots d’Emily me touchent. Mon sourire s’élargit lorsqu’elle me dit que je devrais avoir 21 ans plus souvent. Qu’est-ce que je dois comprendre par là ? Qu’elle a autant apprécier que moi cette soudaine spontanéité ? Je ne saurais toujours pas expliquer le pourquoi et le comment de mon geste, si ce n’est que l’envie de vivre et de profiter a subitement prit possession de mes gestes et qu’en cette seconde, mon cœur tambourine toujours aussi fort dans ma poitrine. Parce que l’envie de recommencer reste toujours brûlant, présent, presque hurlant sous ma peau et cette dernière se décuple à la seconde où Emily se met à rougir de mes mots, ajoutant à son charme naturel une beauté nouvelle.
Des images se glissent entre mes pensées, mes songes, se manifestent par flashs, par désir, par fantasme. Mon sourire se perd, mon cœur s’emballe, mon sang bouillonne.

- Je crois qu’on est trop nombreux à avoir oublié qu’il fallait parfois juste saisir l’instant… Et je vais pas te blâmer de l’avoir fait.

Je ne lui réponds pas, trop occupé à la regarder alors qu’elle se trouve encore près de moi, presque contre moi. Est-ce qu’elle m’en voudra si je goute de nouveau à ses lèvres ? Est-ce qu’elle m’en voudra si je la saisi fort entre mes bras, sans jamais la lâcher avec ce besoin brutal de la sentir plus proche, plus près, plus… vivante.
Nos regards ne se lâchent plus, le silence s’installe et j’ai l’impression que le rythme tambourinant de mon cœur résonne en écho dans la salle. Mon visage s’approche d’un millimètre, à peine, prête à replonger dans les abysses savoureux de ses lèvres, de son souffle et son toucher. D’où me vient ce besoin soudain de la sentir de cette façon ? De … Non, ça n’est pas que l’alcool. Peut-être autre chose, une sensibilité, je n’en sais trop rien. Emily ne m’a jamais vraiment laissé indifférente mais ce soir, quelque chose se décoince quelque part, comme si vous acceptiez enfin une part de vous.

Et tout se brise ou du moins s’atténue lorsqu’Emily s’écarte, rire nerveux au bout des lèvres. Je me redresse, tousse contre mon poing et serre mes bras autour de ma poitrine. Son corps me manque déjà et je me mords l’intérieur de la joue pour ignorer cette pensée un peu trop imposante à mon goût.

- C’est fou parce qu’avant Ricardo, je n’avais eu aucune histoire ici… Rien. Parce que j’étais pas prête, parce que j’avais tellement peur de lâcher prise. Parce que j’avais peut être oublié ou jamais appris vraiment comment faire.

Je la regarde allez et venir dans la pièce, essayant de contrôler ce feu et cette force presque inconnue qui m’entoure, comme un mur de braise, alors que je l’écoute parler, que je la regarde bouger.
Ces mots résonnent en écho chez moi, me rappelant qu’avant oser passer le cap avec Maxime, je n’avais jamais vraiment osé me lâcher réellement. Pour une histoire d’un soir, d’une nuit. Ou pour plus, parfois. Je n’ai absolument aucun regret, ayant parfois vécu des échanges vivants et exceptionnels.
Je ne m’offusque pas lorsqu’elle me parle de Ricardo, je ne sais plus très bien où ils en sont et je crois d’ailleurs qu’ils ne sont plus ensembles… ou presque ? Je dois avouer que je ne le sais même pas et que dans l’état où je suis, je n’arrive pas à culpabiliser de ce que je viens de faire. Encore moins quand Emily est aussi réceptive.

Elle s’arrête de marcher, dos à moi, à quelques mètres à peine. Mon regard n’arrive pas à décrocher de sa nuque, de sa chute de reins, de son corps tout entier et mes bras retombent doucement le long de mon corps.

- Et là, j’ai trop bu, tu me fais délirer du coup j’vais dire un truc que je devrais surement pas dire mais tu vois… Avant j’étais fermée, je laissais personne m’approcher de cette façon. Et puis j’ai pété les plombs, j’ai tout laissé exploser. Et j’ai croisé la route d’Ora. Puis la tienne. Et c’est fou mais, j’ai l’impression que je recommence seulement à vivre. Comme si une partie de moi était éteinte depuis trop longtemps.

Pas un mot de ma part, je l’écoute seulement. Touchée par ce qu’elle me dit, souriant lorsqu’elle évoque Ora qui me manque aujourd’hui atrocement et perturbée par ce qu’elle me dit. Est-ce que je dois en conclure que je fais partie de ceux qui l’aide à se sentir un peu plus vivante ? Que je bouscule en cet instant ses pensées au point de la perturber ?
Mon sourire glisse au coin des lèvres, face à cet anniversaire bien particulier.
Emily se tourne brusquement vers moi, mon sourire s’élargit.

- Je crois que je ferais mieux de me taire parfois.

Je ris avec elle, amusée ou perturbée, allez savoir. Je n’sais même plus ce que je ressens précisément en cet instant. D’un geste de la main, je balaie ses mots.

- Non dis pas ça, au contraire. Je m’arrête un instant. Il n'y a pas de honte à raconter tout ça, crois moi, je pense qu'on est plus que tu ne peux le croire à être dans cette situation.

Je hausse les épaules, lui faisant toujours face.

- Il n’y a rien de mal à me dire tout ça, on ne va tout de même pas te reprocher d’enfin te sentir vivante. Encore moins avec les temps qui court, au contraire, je pense qu’on en a tous besoin au fond.

Pourquoi se brider avec tout ce qu’on a fait fasse ces derniers temps ? J’ai failli péter les plombs, moi la première, incapable de gérer toutes ces émotions, tout ce qu’il se passait et aujourd’hui je suis passé à un stage nouveau, un stade où j’ai envie de changer les choses.
Et c’est ce que j’essaie de lui expliquer alors que je glisse mes mains dans les poches arrière de mon jeans.

- Je suis certaine que tu te souviens très bien dans quel état tu m’as retrouvé il y a quelques mois. Personnellement, c’est après ça où j’ai eu besoin de ne plus autant réfléchir que je ne le faisais avant. J’ai envie de changer les choses, de ne plus me prendre la tête stupidement, pour des détails qui m’auraient avant bloqué. Je hausse les épaules. Je pense que nous sommes tous à un stade où on a envie de vivre autre chose. Tout ce qu’il s’est passé au château nous aura au moins servi à ça.

Lorsque nous faisons face à la mort plusieurs fois en si peu de temps, je pense que tout cela est simplement une réaction normale de notre part à tous.
Je finis par balayer tout ça d’un geste de la main. C’est mon anniversaire, jour de fête, on ne va quand même pas pourrir l’ambiance avec un sujet aussi glauque ? Difficile de le faire avec une personne comme Emily dans la pièce, qui me donne l’impression de recevoir un léger courant électrique au creux du ventre, soulevant une série de frisson silencieux le long de mes avants bras.

- Tout ça pour dire que je comprends et que ça n’est pas moi qui t’empêcherai d’enfin profiter, de vivre et de faire des choses que tu n’as pas l’habitude de faire.

Mon regard se lève vers elle, croise ses yeux sombres et je ne sais pas si c’est moi qui fabule, mais une nouvelle tension criblée de désir me traverse la nuque jusqu’au creux du ventre. Ce n’est pas une perche… enfin presque ? Ce que j’éprouve en cet instant n’est plus à analyser. Depuis la seconde où mes lèvres se sont posées sur les siennes, je n’ai que pour envie de recommencer. Pourtant, je ne bouge pas de ma place.
Au lieu de ça, ce sont les mots qui se manifestent, sans que je ne les voie venir.

- Et je t’avoue que la seule chose dont j’ai envie en cet instant, c’est d’encore ressentir ce que tu m’as provoqué tout à l’heure.


Pour faire clair. Pour faire simple.
Ressentir ce frisson, cette vie, ce quelque chose de nouveau qu’elle m’a influée tout à l’heure de part son baiser, ses lèvres. Ses bras autour de mon cou.
Et mon regard ne se détache pas du sien. Peut-être est-ce le fait que nous soyons « isolées » qui m’aide à lui sortir ça, ou l’alcool. Un peu des deux, sans aucun doute.
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Lun 13 Fév 2017 - 15:56

Emily ne saurait dire pourquoi d’un coup elle avait ressenti le besoin de parler. Pourquoi surtout cela lui avait semblé être aussi facile. Ce n’était pas inhabituel que des mots lui échappent. Mais là, elle avait clairement exprimé des sentiments profonds. Fait ressortir d’elle des choses qu’elle avait tendance pourtant à enfermer le plus possible. Et là, elle avait simplement laissé les mots glisser dans sa bouche. Guidée par cette présence qui ne la lâcherait plus jamais. Elle le savait, Stan était son fantôme et le serait toujours. Mais alors qu’avant sa présence lui bloquait la gorge et l’empêchait de frôler les lèvres de qui que ce soit, maintenant il l’aidait à avancer. Il lui donnait l’autorisation. Il lui faisait comprendre qu’elle devait vivre. Pour lui, pour elle aussi. Qu’elle n’était plus prisonnière de ce passé. Que c’était à elle de décider quand aller de l’avant et pas un vieux souvenir. Ora lui avait montré la voie et maintenant, aux côtés de Kezabel elle ressentait encore cette envie. Elle savait qu’elle serait encore timide, encore un peu apeurée peut être. Mais elle avait envie de sentir encore et encore cet air circuler dans ses poumons. Peut être que parler était une façon pour elle de tout débloquer. De faire encore un pas en avant. Elle avait besoin de se rassurer, d’être honnête avec Kezabel, de lui montrer comme elle laissait tout glisser sans rien calculer. Et l’idée que Kezabel puisse mal le prendre au début ne l’avait pas vraiment effleurée, tant les mots étaient sortis avec simplicité. La jolie blonde en face avait aussi accepté ses mots aussi simplement. Et qu’elle dise à Ems qu’elle avait le droit de vouloir vivre ne fit que conforter la métisse dans sa démarche. Et la faire sourire. Un pas en avant vers elle. Oui, elle se sentait prête à vivre. Elle écouta Kezabel parlait d’elle, tout en pudeur, avec un sourire. Oui elle se souvenait de leur rencontre. Emily avait d’ailleurs envie d’en savoir plus sur tout ça mais pas tout de suite. Elle se contenta d’un nouveau pas en avant vers elle et de garder ce sourire. Ce sourire plein de tendresse qu’elle n’avait en aucun cas envie de réprimer ou de dissimuler. Qu’elle arborait même fièrement.

« On est devenus des sortes de défenseurs de la joie de vivre. Parce qu’on sait comme tout peut être sombre quand on n’a plus ça. »

Emily n’avait pas dit ça sur un ton pesant ou prophétique. Mais avec un sourire presque amusé, sur un ton léger. Oui cela se voyait qu’ils voulaient tous vivre encore plus fort. Ils faisaient la fête à n’en plus finir, ce Château était rempli d’histoires d’amours et d’amitiés fulgurantes. Et c’était important, ils avaient une énergie que personne ne pourrait leur enlever. Du moins, c’était ce en quoi ils voulaient croire. Emily avait donc envie d’écouter Kezabel alors qu’elle lui disait qu’elle devait suivre cette voix qui la poussait à faire. Ne plus être spectatrice de sa propre vie mais accepter de franchir des barrières, de se laisser porter. Leurs regards se croisèrent et Ems sentit un frisson parcourir sa nuque. Il se passait quelque chose dans cette pièce. Quelque chose qu’elle n’avait pas prévu, qu’elle n’avait pas vu venir. Mais c’était là et elle n’allait pas fuir. Et lorsque Keza lui déclara, sans détour, ce dont elle avait envie, Emily eut le souffle coupé quelques secondes. Ça l’avait prise, ça l’avait scotchée. Mais pour une fois, ce souffle court était agréable. Elle resta alors quelques secondes immobile, à fixer sa camarade. Jusqu’à ce que son sourire s’agrandisse et qu’elle fasse un nouveau pas vers elle.

« Je crois que c’est le moment où on arrête complètement de réfléchir… »

Emily s’adressait autant à elle-même qu’à Kezabel. Elle avait décidé d’avancer encore et de débrancher son cerveau. Son pas s’accéléra et bientôt, la distance qui la séparait initialement de la jeune femme n’était plus qu’un lointain souvenir. Ses mains vinrent alors se poser sur le visage de Kezabel et leurs lèvres se retrouvèrent. Cette fois, Emily fut bien plus aventureuse, bien plus fougueuse. Il y avait quelque chose dans sa poitrine qui tambourinait. Elle sentait le désir irradiait l’ensemble de son corps. Elle n’était pas sûre d’elle mais elle n’avait pas peur. Et ce baiser était en train d’enflammer tout son corps. Elle le fit durer autant que possible jusqu’à ce que son visage recule. Légèrement, juste assez pour qu’elle puisse voir Kezabel. Pour qu’elle puisse la regarder. Elle laissa alors retomber ses bras le long de son corps. Son souffle était court. Elle avait l’impression qu’elle n’arriverait plus à respirer normalement. Mais ce n’était pas grave. C’était même agréable, délicieux. Et elle ne voulait pas que ça s’arrête.

« On pourrait croire… Que je suis ton cadeau d’anniversaire. »

Emily avait prononcé ces mots dans un chuchotement. Les joues légèrement rougies parce qu’elle disait. Elle osait parce que l’alcool, parce que la situation la poussait à ne pas trop réfléchir. Mais elle gardait encore et toujours cette part de timidité. Même si elle avait envie de la vaincre. Même si… Sa main s’était alors accrochée à celle de Kezabel et elle l’attira vers elle, reculant jusqu’à sentir le mur contre son dos. Elle attira alors la jeune femme tout contre elle et rapprocha de nouveau ses lèvres des siennes. Elle les effleura, jouant avec, voulant faire monter la tension. Sauf que se prenant à son propre jeu, elle ne put résister plus longtemps et retourna l’embrasser avec ardeur. La serrant contre elle. Elle aimait cette idée d’être bloquée contre elle, d’être coincée dans ses bras, de la sentir contre son corps. Et son cœur qui ne se calmait pas. La tête commençait presque à lui tourner alors qu’une de ses mains vint se glisser sur la hanche de Kezabel, sous son haut. Elle effleura sa peau. Combien de temps allait-elle survivre à ce désir qui la retournait complètement ?
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Jeu 16 Fév 2017 - 12:14

J’ai le cœur qui palpite, qui tambourine contre mes côtes alors que je lâche mes dernières paroles. Sa réaction sera quitte ou double et peut-être que je me suis complètement plantée en me disant que quelque chose flottait dans cette pièce, que cette boule d’énergie et d’envie était partagée. Je me sens à la fois intimidée et mal à l’aise et d’un autre côté, presque trop sûre de moi. Je lui dis la vérité, je lui énonce ce que je ressens réellement, peut-être de façon un peu trop direct…
Emily fait un pas vers moi… et n’a absolument pas l’air choquée.

- Je crois que c’est le moment où on arrête complètement de réfléchir…

Je n’ai pas le temps de réfléchir plus, effectivement. Ni de répondre, ni de sourire. Ses deux mains sur mon visage, ses lèvres contre les miennes et je perds de nouveau la raison, pour des secondes entières. Son baiser se fait plus fougueux, plus osé et j’y réponds avec la même veine. Mes deux mains glissent sur ses hanches, puis sur son dos pour la conserver contre moi. Cette douceur qui émane d’elle mêlée à cette fougue me transporte, m’apaise et me fait du bien. J’ai le cœur qui repart dans une course folle et je n’essaie pas de le calmer. Cet échange dur, encore et encore et je ne veux que jamais il ne s’arrête. C’est comme reprendre son souffle après de très longues secondes d’apnées, comme une dose incroyable d’adrénaline dans les veines après avoir pris un risque, après avoir frôlé le danger.
Emily est mon danger, mon apaisement, là, en cette seconde. Mes mains se crispent dans son dos, je n’en finis plus de me rapprocher d’elle jusqu’à ce que son visage s’écarte. J’ai le souffle court, bon sang. Du feu dans les veines, un véritable volcan au creux du ventre mais je ne m’étais pas senti aussi vivante depuis tellement de temps.

- On pourrait croire… Que je suis ton cadeau d’anniversaire.
- C’est peut-être le cas.

Même chuchotement, même pudeur et je me laisse entrainer vers Emily qui s’appuie sur le mur et m’attire contre elle. Je repars dans un tourbillon de saveur électrique, volcanique. Mais cette fois, un jeu s’installe. Ses lèvres effleurent les miennes sans jamais vraiment les toucher et mon rythme cardiaque continue de s’accélérer, à n’en plus pouvoir. La tension monte, je pose une main contre le mur, l’autre sur la hanche d’Emily et je résiste plus que jamais pour ne pas obtenir plus que ce que je n’ai déjà du bout des lèvres. Et pourtant, je la veux. Là, contre moi. Contre ma peau. Contre mon souffle.
Tout éclate enfin. Je renoue avec le goût de ses lèvres, avec l’effervescence qu’elle me procure. Emily me serre plus fort contre elle, je lâche un soupir de soulagement, passant mes bras autour de son cou. Sa main glisse sur ma hanche, sous mon tissu et à l’instant où ses doigts frôlent ma peau, un long frisson de plaisir me traverse la colonne vertébrale. Mes lèvres dérivent en même temps que ma raison et je migre vers sa mâchoire que j’embrasse, puis l’intérieur de son cou que je respire, où mes lèvres s’y déposent. Mes deux mains glissent de ses épaules, le long de ses bras, puis trouvent le creux de ses hanches où je m’accroche, mes lèvres effleurant toujours sa peau parfaitement douce.
Je passe sous sa couche de vêtement et effleure à mon tour ses hanches, son ventre, le creux de son dos. Mes doigts contre sa peau, ses frissons répondant aux miens, vifs, intenses. Je perds la raison, c’est certain. Je ne suis plus à Poudlard, je ne suis plus à l’école. Je ne suis plus une préfète, ni une demie-gardienne. Je suis juste une femme affamée par la vie, avec le besoin vital de me sentir légère, de me sentir vivante.

Je sais que personne ne pourra rentrer dans cette salle mais je préfère prendre mes précautions, dans un élan de lucidité, en fermant la porte à clés d’un coup de baguette. Je n’ai pas tellement envie qu’un membre de cette soirée d’anniversaire décide de revenir sous un coup de tête. Pas maintenant où Emily me rend dingue, complètement folle.
Ma baguette tombe sur le sol après avoir tamisé la pièce, ma main revenant effleurer sa peau et ses courbes, mes lèvres lui affligeant mille et un supplice dans le creux du cou avant de revenir l’embrasser de manière bien plus significative.
Je me laisse noyer dans ce tourbillon de désir qui m’électrise de part en part, me laisse noyer par tout ce qu’Emily me provoque.


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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Ven 17 Fév 2017 - 11:39

Emily n’entendait plus que son souffle et celui de Kezabel. C’était comme si soudainement une bulle s’était déposée au-dessus d’elles. Elle avait l’impression presque d’être sous l’eau, d’être coupée des bruits extérieurs et de ne pouvoir accéder qu’à ce qui se passait juste à côté d’elle. Contre elle. Et cela lui allait complètement. Elle avait envie d’oublier cet endroit. Poudlard était devenu sa maison maintenant et quelque part, elle l’aimait. Elle avait vécu l’enfer ici mais elle y réapprenait aussi à vivre. Mais en cet instant elle voulait être ailleurs. Elle voulait que le lieu reflète toute la liberté qu’elle pouvait ressentir en elle. Alors, la jeune femme laissait son esprit voguer, laissait son imagination agir. Avec l’alcool, avec le désir et ce souffle qui devenait de plus en plus court la pièce autour d’elle était comme déformée. Plus rien n’était réel à part les lèvres de Kezabel contre les siennes. Lèvres qui glissèrent doucement le long de sa mâchoire, dans son cou… Emily rejeta alors la tête en arrière. C’était son point faible, son point sensible. Elle sentit un violent frisson la parcourir, si fort qu’elle cru qu’elle n’y résisterait pas. Elle serra alors les dents alors que les mains de Kezabel arrivaient sur ses hanches. Tout son corps était tendu mais par ce plaisir qui était littéralement en train de lui couper le souffle. Et la jolie blonde en face d’elle n’était pas là pour l’aider à retrouver le souffle. Ses doigts sur sa peau, cette douceur, cette délicatesse. Son souffle allait s’arrêter, c’était l’impression qui la dominait en cet instant.

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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Lun 27 Fév 2017 - 16:38

Pourquoi réfléchir, pourquoi penser. Pourquoi se prendre la tête quand tout peut être si simple, si plaisant si vivant. Je suis tellement loin de tout, du monde, de Poudlard, de moi-même. Je ne suis plus qu’un corps en ébullition, une vie qui ne demande qu’à s’exprimer, qu’à toucher, sentir, découvrir. Qu’à respirer. Mes sourires s’enchainent, ma joie n’est pas factice. Elle bat, là, entre mes tempes. En même temps que mon sang qui est propulsé à une vitesse vertigineuse tant mon cœur martèle ma poitrine à une vitesse ahurissante.
Emily est belle, l’une de ces beauté naturelle, fantastique et sublimé par un rien. Elle me fait penser aux jardins de ma mère, ceux où j’aime à me perdre. Une sorte de fleur qui ne cesse de s’embellir à chaque éclosion. A chaque printemps.
Sa peau sous mes doigts, cette chaleur, ces soupires.
C’est un anniversaire particulier, une nouvelle année qui semble prendre un nouveau tournant, de ceux que l’on n’attend pas. Pour peu que l’on en attende un.


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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Jeu 2 Mar 2017 - 11:57

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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Mar 21 Mar 2017 - 22:16



Je cherche mon souffle, sourire extatique alors que mes yeux se perdent de nouveau sur ses courbes que je souligne du bout des doigts. Je me sens… bien. Tout simplement, bien. Heureuse, même. Presque complète avec ce sentiment étrange que rien ne pourra gâcher ce moment que je juge parfait.
Mon regard s’attarde dans celui d’Emilie alors que je suis allongée à ses côtés. Je l’embrasse, me permet de le faire. Longuement, en douceur. Je prends mon temps, savoure de nouveau avant de la regarder de nouveau, reprenant à peine mon souffle.

- Je me suis rarement senti… aussi bien.

Une demi-vérité. Quelque part c’est faux dans le sens où lorsque je suis avec Riley, je suis bien. Parfaitement même. Quand je suis avec mon père et mon frère, même chose. Quand je partage des moments avec mes amis, mes proches, idem… mais ici, tout est différent. C’est autre chose, une autre sensation qui me comble et je m’en abreuve les yeux fermés.
Mon sourire ne me quitte pas alors que me main se pose sur sa hanche, tout naturellement, mon corps encore emmêlé au sien.

- Si c’est ça fêter ses 21 ans, je veux bien le faire plus souvent.

Un rire m’échappe, complètement shootée à l’endorphine. Si je pouvais m’endormir contre elle, là tout de suite, je le ferais sans hésiter.
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Jeu 23 Mar 2017 - 11:33



Emily regardait le plafond. Fermant par moments les yeux, savourent de savoir Kezabel là contre elle et de sentir sa main jouer avec ses courbes. Elle n'avait aucun mot pour ce qu'il venait de se passer mais n'avait pas envie d'en trouver. Son regard croisa bientôt celui de son amante et elles s'embrassèrent de nouveau. Avec douceur, délicatesse. C'était exactement ce dont Ems avait envie, de la douceur. Rarement sentie aussi bien ? Emily ne répondit pas mais son bras vint passer derrière les épaules de Kezabel pour l'attirer encore plus contre elle et la serrer avec tendresse, sa main se promenant sur son épaule nue. Ems ferma les yeux encore quelques instants. Elle ressentait une forme de plénitude qu'elle n'avait en aucun cas envie de rompre. Les mots de Kezabel la firent à son tour, et, instinctivement, elle vint déposer un baiser sur le front de la jeune femme.

« Encore joyeux anniversaire. »

Emily adressa alors un sourire amusé à Kezabel. Elle laissa ensuite le silence s'installer pendant quelques minutes. Ce silence n'avait rien de gênant. Emily sentait la main de son amante sur sa hanche, son corps contre le sien et continuait de glisser ses doigts sur son épaule, distraitement. Elles étaient bien dans cette bulle. La jeune femme avait peur de rompre ce qui venait de se créer à chaque instant. Oui, elle ne voulait pas que ça s'arrête de manière trop brutal. Elle avait peur de tout gâcher en laissant ses instincts reprendre le dessus, ses vieilles habitudes. Pourtant, après quelques instants, elle finit tout de même par oser parler.

« Si tu trouves que le sol c'est pas confortable... Je suis toute seule dans ma chambre, Dakota n'y dort jamais. Si tu veux te reposer tranquille, juste cette nuit. »

C'était impressionnant comme, en quelques secondes seulement, Emily avait perdu toute son assurance. Elle n'était plus aussi assurée que lors de leur étreinte. Les paradoxes de son naturel reprenait le dessus. Elle craignait d'avoir tout gâché en proposant cela. Mais une petite voix en elle l'avait poussé à le faire. Elle n'y voyait rien de particulier. Simplement, cette nuit leur appartenait à toutes les deux à ses yeux et elle avait envie de s'endormir à ses côtés. Se réveiller avec elle ? Elle n'en savait rien, Emily ne voyait pas plus loin que ce moment.
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Mer 5 Avr 2017 - 2:33

Pour seule réponse, son bras autour de mes épaules et son corps contre le mien qui me serre un peu plus. Je n’en demande pas plus, me laisse happer par ce petit bout de bonheur, par ce petit moment de plénitude profonde et sincère. J’apprécie en silence cette peau douce et chaude contre la mienne, attentive à sa respiration que j’aime à écouter en cette seconde.
Ses doigts qui se promènent sur mon épaule me tire un léger frisson agréable, surprenant même, mais je ne vais certainement pas m’en plaindre. Je ferme les yeux, passe mon bras autour de sa taille pour raffermir à mon tour cette étreinte et laisse mes doigts glisser sur le creux de sa colonne, paisiblement.

Un baiser sur mon front et mon sourire s’élargit.
Si on m’avait dit que cette soirée d’anniversaire se terminerait comme ça, je crois que je me serais foutu de la gueule de celui ou celle qui me l’aurai annoncé. A aucun moment je ne me serais vu franchir ce pas avec Emily, bien trop occupée ces derniers temps pour penser à quoi que ce soit d’autres que mes cours, les gardes, mon rôle de préfète et mes moments passés avec mes proches.
Mais maintenant que le cap est passé, tout me semble différent. Presque nouveau.

- Encore joyeux anniversaire.

Mon sourire n’en finit plus de s’agrandir alors que je dépose un léger baiser à la naissance de son cou qui dérive sur sa clavicule en guise de merci silencieux.
Et la plénitude revient – si tant est qu’elle nous ait quitté à un moment donné – avec le silence pour seul bagage.
Un silence tranquille, presque bienvenue. Je prends conscience que je pourrais passer des heures comme ça, contre elle, enfermée dans cette petite bulle de douceur, de plaisir, de désir. De rêves aussi. Comme si nous étions totalement coupées du monde.

- Si tu trouves que le sol c'est pas confortable... Je suis toute seule dans ma chambre, Dakota n'y dort jamais. Si tu veux te reposer tranquille, juste cette nuit.

J’ouvre les yeux, surprise, avant de me redresser légèrement sans vraiment me détacher d’Emily pour finalement m’appuyer totalement sur mon coude, faisant face à Emily. Je mets quelques secondes à comprendre ce qu’elle me demande, à ce qu’elle me propose.
Dormir avec elle ? Cette nuit ?
Je ne m’attendais absolument pas à cette proposition, trop focalisée sur ce qu’elle me fait ressentir, sur le fait que le simple contacte de ses doigts sur ma peau suffit à me faire frissonner et à éveiller des soupçons de flammes au creux du ventre.
J’affiche un sourire, entre la tendresse et la taquinerie.

- Si tu me prends par les sentiments… Difficile de te dire non à ce type de proposition.

Je l’attire un peu plus à moi et capture de nouveau ses lèvres, la faisant légèrement basculer sur le dos, glissant ma main dans son cou avant d’écarter légèrement mon visage du sien, effleurant une nouvelle fois ses lèvres.

- Avec grand plaisir.

Un murmure, un souffle.
Après tout, pourquoi pas ? Pourquoi pas se laisser aller, prolonger la continuité de ce désir brûlant de vivre, de ne répondre qu’à des envies pures et simples ? En cette seconde, je suis bien avec elle. Terriblement bien. Je n’ai absolument pas l’envie de briser ce moment, de me défaire de son corps encore brûlant. Je ne saurais l’expliquer, le comprendre mais ce soir, cette nuit, j’ai décidé de vivre. Jusqu’au bout.
Nous retrouvons nos vêtements, sourires intimidés aux lèvres avant de prendre la direction de son dortoir. Un coup de baguette et la salle retrouve l’ordre qu’elle possédait avant notre étreinte, avant cette fête et je suis Emily jusqu’à sa chambre. Sur le chemin, nous discutons de tout. Une conversation banale mais passionnante, entre rires et blagues, taquinerie aussi, sur les costumes de chacun ce soir, sur les actes des autres. Je ne vois pas le temps passer, je l’écoute me parler, la regarde sourire et rire et il y a quelque chose chez cette jeune femme qui me touche, qui m’évoque un tas de sensations que j’apprécie une à une. En particulier lorsqu’elle rit. Une image s’ancre dans mes souvenirs, comme à chaque fois où, à mes yeux, l’être semble se sublimer par sa spontanéité de vivre.
Je sais d’ors et déjà que cette image finira couchée sur un parchemin demain.

Je pénètre dans la pièce, à la suite d’Emily, après avoir traversée la salle commune des moldus que je vois, d’ailleurs, pour la première fois.
Un regard circulaire, personne. Pas un chat. Nous sommes seules et un nouveau feu brûle dans mes veines, dans l’ensemble de mon corps. Emily me parle, me fait faire rapidement le tour du « propriétaire ».
Mes lèvres lui volent ses derniers mots alors que je la plaque doucement contre le pilier de son lit, mes deux mains sur ses hanches, mon corps retrouvant le sien.

- Désolée.

Faussement, désolée.

- Juste une dernière fois.

Parce que tu es magnifique, particulièrement ce soir.
Mes lèvres de nouveau sur les siennes, un peu plus en douceur. Mes mains sur sa peau que je cherche, que je trouve, qu’elle m’offre. Comme ce corps que j’ai découvert pour la première fois tout à l’heure. Corps que je tiens entre mes mains, sous ses draps, à l’ombre de ses soupirs, de ses mots, avant de lui offrir les miens. Des cambrures, des yeux clos, des sourires, des jouissances. Encore des minutes ou des heures, peu m’importe.
Je me perds aux bras d’Emily jusqu’à l’apothéose de cette étreinte avant de sombrer dans un sommeil lourd, profond et cotonneux.
Dans un sommeil qui n’avait plus été si reposant et si sécurisant depuis maintenant plusieurs mois.

- FIN POUR MOI -
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MessageSujet: Re: She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.    Mer 5 Avr 2017 - 10:12

Emily avait eu le courage de poser la question mais alors qu'elle sentait Kezabel bouger à côté d'elle, une pointe de panique s'empara d'elle. Et si elle avait rompu tout ce qui faisait le charme de ce moment ? Et si elle avait transformé une superbe soirée en un passage profondément gênant ? Cette idée l'effrayait complètement. Ems n'était pas à l'aise dans les moments intimes, elle n'avait pas confiance en elle autant qu'on pourrait le croire. Alors oui en cet instant, elle paniquait un peu. Son regard se perdit dans celui de sa camarade et le temps lui sembla être particulièrement long. Puis, un petit sourire naquit sur les lèvres de Kezabel. La cracmolle commença tout juste à se dire qu'elle pouvait peut être relâcher un peu la pression, que la situation était peut être pas aussi horrible que ce qu'elle pensait... Puis ce fut le soulagement. Elle acceptait. Emily resta encore immobile quelques secondes, essayant de se rassurer, de se dire qu'elle avait eu raison d'affronter sa gêne pour poser une question somme toute assez simple. Mais ce qui la rassura complètement, ce qui lui permis d'oublier son stress stupide ce fut ce baiser qu'elles partagèrent, une fois encore. Kezabel lui réaffirma ensuite qu'elle serait enchantée de venir dormir dans son dortoir. Ems embrassa alors la jeune femme une dernière fois avant de se décider à se lever. C'était étrange de s'habiller ainsi, de quitter cette pièce. Ems regarda Keza tout remettre dans l'ordre, main dans les poches. Et si toute la magie s'en allait au moment même où elles allaient franchir la salle sur demande ? Et si au final, ce n'était qu'une étincelle ? Ce ne serait pas grave en soit. Emily ne faisait pas de plan. C'était juste que son habituelle tendance à craindre les choses reprenait le dessus. Mais tout cela fut bien vite balayé.

Sur le chemin, la conversation alla bon train entre les deux jeunes femmes. Emily riait sans retenue jusqu'à ce qu'elle se rappelle qu'elles n'étaient pas censées être dans les couloirs à cette heure là et qu'elle essayait désespérément de se faire taire. Ce qui la faisait d'autant plus rire... La conversation était simple, elle se concentrait sur des événements simples et pour Emily, c'était plus que précieux. Ils vivaient ici une vie qui n'avait rien de normal, rien d'habituel. Alors forcément, il leur arrivait souvent d'avoir des conversations un peu surréalistes, un peu trop sérieuses. Pouvoir être dans la simplicité, c'était précieux. Emily oublia tout l'espace de quelques instants, ses angoisses, ses peurs, ses vieilles habitudes. Elle se sentait bien, elle était à l'aise et ce fut avec un grand sourire qu'elle embarqua Kezabel dans la salle commune des moldus.

Les deux jeunes femmes traversèrent la pièce discrètement pour ne pas réveiller les garçons qui devaient dormir un peu plus loin. Elle l'entraîna ensuite dans le dortoir des filles ou plutôt, sa chambre. Parce que même s'il y avait plusieurs lits, seul le sien était réellement occupé. Emily montra son coin à Kezabel et ne put s'empêcher de laisse échapper une petite plaisanterie.

« Si mon lit ne te plait pas, il y 'en a d'autres. »

Ems afficha alors un grand sourire de sale gosse. Elle n'eut cependant pas le temps de continuer sa petite plaisanterie. Kezabel s'approcha d'elle et leurs lèvres se trouvèrent une fois de plus. Emily fut presque surprise de voir que les papillons au creux de son ventre s'étaient réveillés systématiquement. Les excuses de Kezabel la firent sourire.

« Mais bien sûr... »

Elle n'était pas désolée, elle le savait. Et Emily était quelque part bien contente que ce ne soit pas le cas. Une dernière fois ? Plusieurs ? Ems n'en savait rien et elle n'avait pas envie de réfléchir. Elle serra Kezabel avec force contre elle et l'entraîna sur son lit. De la douceur, de la délicatesse, du plaisir... C'était tout ce qui comptait en cet instant, tout ce qu'Emily ressentait. Les émotions étaient fortes mais aussi simples. C'était comme s'il n'y avait pas besoin de réfléchir, de se poser des questions. Simplement profiter... Et quand elles se retrouvèrent de nouveau le souffle court, l'une contre l'autre, Ems était envahi par un parfait sentiment de plénitude. Elle sentit que pour une fois, elle n'allait pas avoir de difficultés à s'endormir. Oui, le sommeil s'empara d'elle avec une facilité déconcertante. Parce qu'elle se sentait bien, parce qu'avec Kezabel elle était à l'aise et que ce moment partagé avec elle était tout ce dont elle avait besoin. Serait-il unique ? Peut être mais ça n'avait pas d'importance. Il suffisait de vivre, d'accepter les choses telles qu'elles venaient et d'arrêter de tout calculer, de tout planifier. De vouloir tout contrôler...

- Fini -
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She could never be closer, but i can fail. - Ft Emily.
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