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 [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William

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MessageSujet: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Lun 14 Nov 2016 - 23:19

Samedi 16 Mai 2015 – Début de soirée
Rub A Dub



William & Enzo

Spoiler:
 

« Pour qui tu te fais belle comme ça mon canard en sucre ? »
« Pour ta sœur. »
« Toujours inexistante. »

Josh. Il se vient de se pointer dans la salle de bain et se hisse sur les lavabos à côté de moi, où il s’assoit. Moi ? Je me regarde dans la glace et ajuste mon déguisement. Oui, je me fais belle, et alors ? Ce soir, je suis un Pirate. J’en suis un tout au long de l’année depuis qu’on est passé à l’abordage avec Mateo il y a … un sacré moment quand j’y repense, mais cette fois les vêtements suivent le délire. Pas réussi à convaincre Maracas d'endosser son rôle de Captain mais c'est pas grave, on se rattrapera plus tard. J’aurai aussi pu me déguiser en meuble de salon mais ça prend un peu trop de place. La prochaine fois ! D'autant que … y a franchement plus sexy qu'un fauteuil ou canapé et clairement, ce soir, je compte bien abuser un peu de ce que Dame Nature me donne dans un but bien précis.

« J’pense que c’est pour William. Et la prochaine fois, soyez plus discrets quand il se pointe dans les vestiaires. »

Bug. Blocage. Puis j'oscille entre l’envie de rire et … La surprise ? Oui et non. Josh, lui, se marre carrément. Probablement à cause de la tête que je dois faire.

« T’en fais pas, y a que moi qui l’a grillé et je sortais du bâtiment mais ton sourire en dit long, je doute qu’il soit venu pour te tendre ta serviette histoire que tu prennes pas froid quand tu sors de ta douche. »
« Mais si, tout à fait, il est très serviable et altruiste comme personne. »

Jeudi soir. Il s’est pointé dans les vestiaires du stade de Quidditch alors que le cours de sport des 6ème se terminait. Je l’admets, il m’a eu totalement par surprise, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il débarque dans ma douche et cette fois c’est lui qui m’a fait sursauter. Le simple fait d’y repenser me donne chaud et à mon avis ça doit se voir mais aucune importance. Quand on est sorti de là, le vestiaire était vide. On a juste esquivé la Prof qui fermait les lieux, je pense sincèrement que personne ne l’a vu à part Josh mais c’est vraiment super excitant de se savoir à deux doigts d’être pris en flag. Et j'aimerai vous y voir à essayer d'être discret dans ce genre de situation, soit dit en passant.
Après ça j’ai attendu avec lui jusqu’à ce qu’il aille en cours d’Astro, vers minuit, et on a passé quasiment deux heures à parler de pleins de trucs, comme souvent, entre autre de la Lycanthropie et du fait que grâce à ça, Maxime, Ever, moi, tous les autres, on ne tombe jamais malade. Notre sang se régénère sans arrêt, les virus et autres trucs dans le genre n’ont pas le temps de s’installer. Oui, c’est pratique. Autant que ça serve de douiller une fois par mois quand on se transforme et de devoir cohabiter H24 avec une autre facette, plus sauvage, de soi-même. Même si c'est des coups à finir en cage dans un labo mais ne m'en voulez pas, je préfère voir le verre à moitié plein. D'ailleurs en parlant de verre, heureusement la nature fait bien les choses parce que ça ne nous empêche pas de prendre une bonne grosse cuite de temps en temps même s'il nous en faut une bonne dose. C’est précisément ce que j’ai l’intention de faire ce soir, soit dit en passant. J’ai envie de faire la fête, de m’amuser, m’éclater, de faire n’importe quoi. Mais en tout cas cette conversation, comme toutes les autres, était vraiment cool. J’aime bien partager tout un tas de trucs avec lui, c'est pas nouveau.

« A mon avis c’est pas ta serviette qu’il t’a tendu mais bon. »
« Hey ! »

Je suis choqué ! Pas du tout.

« Mais oui, c’est pour lui que je me fais belle. Pour me venger. »
« J’crois pas que j’ai envie de savoir de quoi tu veux te venger. »
« Pourtant c'est tout à fait innocent. »

Et le pire c'est que c'est vrai. Bref. Je me tourne vers Josh et écarte les bras, c’est l’heure du verdict.

« Alors ? »
« Alors t’es beau comme un camion ! »

Camion, ravin, joie et bonheur.
AUTOTROLLAGE !

« Par contre ferme moi un peu plus cette tunique, ça frôle l'atteinte à la pudeur ton truc. On voit trop de peau ! »
« Merci. »
« Et le truc rouge là, c'est pour faire honneur à notre Maison bien sur. »
« Euh ... Oui ? Bon, tu t’habilles ? »
« Tu regardes pas ! »
« T’as peur de quoi ? Je t’ai vu à poil au moins 50 fois alors si j’avais du te reluquer le cul ou le reste ça serait fait depuis bien longtemps. Promis, je ne regarde pas ton p’tit fessard. Dépêche-toi, j’ai soif. »

Je lève les yeux au ciel, non sans perdre mon sourire, plus amusé qu’autre chose. Qu’est-ce qu’ils ont tous à penser que parce qu’on est d’un bord, d’un autre ou des deux on est forcément obligé de mater ? Désolé Josh, t’es bien mignon, mais au même titre que je ne laisse pas trainer mes yeux sur toutes les nanas, c’est pareil pour les mecs. D’ailleurs y en a qu’un seul qui attire mon regard mais ça n’est pas le sujet.
Il disparait dans le dortoir, s’enferme derrière ses rideaux et moi je vais me poser sur mon lit. Lune est là, j’en profite pour passer quelques minutes avec elle dans le silence le plus total si ce n’est ses ronrons … et les miens. Si j’étais Loup, je pourrais ronronner, sérieusement, mais en tant qu’humain évidemment non ça n’est pas le cas. J’aimerai bien mais je m’égare, encore une fois. Cette nuit je n'ai pas dormi là, elle m'en veut et je m'attends à prendre un coup de griffe à un moment ou un autre mais peu importe. Non, cette nuit j'ai passé la nuit dans le lit de Will … et j'me suis barré sans rien dire avant qu'il ne se réveille ce matin. Ça t'apprendra à me faire mariner, pas de câlin matinal ! Et en général c'est le meilleur. Un des meilleurs, enfin en tout cas un de ceux que je préfère personnellement même si je les aime tous. Parce que oui, je suis très matinal à ce niveau là mais c'est pas le sujet là encore. Je dis juste que c'est un moyen  super agréable pour commencer une journée, ça met de bonne humeur et qu'avec lui j'y ai pris goûts plutôt très rapidement. Je peux pas dire que ça ne m'a pas coûté, soyons sérieux, mais j'ai de la volonté et surtout un trop plein d'énergie à ce moment là que je suis allé épuiser en courant et en surfant avant d'entamer les jeux de la journée. Depuis on ne s'est pas croisés, je l'ai cherché vite fait ce midi pour lui rendre un bouquin qu'il m'a prêté et Macy m'a proposé de le lui rendre mais finalement je l'ai gardé et bien évidemment je n'ai pas réussi à la faire parler elle non plus. Je ne peux pas lui en vouloir, d'une parce qu'elle est trop mignonne pour ça et de deux parce que c'est sa sœur donc c'est normal qu'elle prenne son parti. Tu devrais prendre exemple sur elle Jillian ! Parce que toi je sais que tu m'aurais vendu pour un carambar. Et je me rends compte qu'elle et Macy ont le même nom de famille, c'est marrant.

Je finis par percevoir du mouvement de l’autre côté du lit voisin au mien et me redresse par réflexe, assis à présent, Lune dans mes bras, sa tête sous mon menton. Je crois que je m’étais attendu à peu près à tout …

« Tadaaaaaam ! »

… mais certainement pas à voir apparaitre une bimbo blonde aux cheveux longs avec une jupe ras la salle de jeu et des bas résilles. Blocage. Encore un. Une seconde, deux secondes, j’éclate de rire devant ce spectacle de mon Josh travesti de la sorte. Un bon gros fou rire, qui fait fuir Lune et m’oblige à me plier en deux. Un truc qui me prend des minutes pour réussir à en sortir. Je n’en peux littéralement plus, ce mec est un génie. J’en ai les larmes aux yeux quand j’arrive enfin à me calmer suffisamment pour réussir à parler, incapable de tenir sur mes jambes, affalé sur mon pieu.

« Oh merde, t’es génial. »
« T’es amoureux hein ? J’te vends trop de rêve. »
« Ah là j’avoue … »

Et c’est reparti pour un tour. Je ris à m’en faire mal au ventre et lui, il est tellement mais tellement fier de son déguisement. Il en rajoute, se pavane, me fait même les yeux doux. Je réussi à me lever tant bien que mal et titube jusqu’à son lit contre lequel je m’appuie en lâchant un profond soupir. J’avais pas ri comme ça depuis … Depuis pas si longtemps en fait mais bordel ça fait toujours autant de bien.

« Sérieusement, ça te va trop bien. »
« Merci mon chou. »

Non, sincèrement, il est trop belle. Je suis fan. Et je ne peux pas m’empêcher de faire un pas vers lui, sourire carnassier sur le visage, à fond dans le personnage.

« Et si on restait ici tous les deux … »
« J’aime pas quand tu me regardes comme ça … »

Il recule d’un pas mais tout ça c’est du cinéma. Ce type, c’est le gars avec qui je m’entends le mieux dans le dortoir parce qu’en réalité, les autres, je ne leur parle quasiment pas. Je suis resté surtout en contact avec Nathan, Aiden ou Aaron qui eux sont passés en 7ème et Josh c’est devenu un peu mon Nathan bis. On s’entend vraiment bien, il est cool comme mec, pas prise de tête, très tolérant, etc …

« Eh tiens d’ailleurs, pourquoi tu ne t’aies pas déguisé en loup ? »
« Je t’avoue que ça ne m’a même pas effleuré l’esprit mais en même temps, c’est pas tellement original. »
« Pas faux. »

Et j’aurai eu un poil chaud je pense.

« Tu veux bien être mon cavalier ? »
« J’te promets juste pas de me retenir jusqu’en bas. Tu sais l’effet que me font les blondes et … T’es vraiment trop bonne. J’te jure que si t’arrive à marcher avec ces instruments de tortures, je t’épouse. »
« Faut que tu demandes ma main à mon père d’abord ! »
« On fera les choses correctement, t’en fais pas, ou alors j’te kidnappe et on file à Vegas. »

Ces instruments de tortures ? Les talons qu’il porte parce que OUI PUTAIN il porte des pompes à talons et là je suis clairement bluffé. Avec son poil aux pattes qui dépasse du collant mais à peine, si on le voit de dos, sincèrement je pense qu’on peut confondre. Jolies gambettes ! Petit passage à nouveau par la salle de bain pour Monsieur qui pousse le vice jusqu'à se maquiller - t'as trouvé ça où au juste ? - et c’est parti pour une nouvelle crise de rire. Il est tout juste un peu plus de 19h quand on décale et les 7 étages, même plus, c’est pieds-nus, enfin sur ses bas résilles et en roulant du cul en toute distinction qu’il les descend. En chemin je ne peux pas m’empêcher de regarder partout, mes yeux glissent sur les déguisements de tout le monde. L’avantage c’est que pas de masque = aucune possibilité de passer inaperçu. Même si je suis presque certain que je l’aurai reconnu quoi qu’il arrive. Parce que oui, c’est Will que je cherche. Will. Liam. William. J’ai l’impression que je ne l’appelle jamais de la même façon, c’est Macy qui me l’a fait remarquer l’autre jour en réalité. Quand je m’adresse à lui en général je l’appelle Liam ou Doudou quand c’est l’heure de dormir mais si je parle de lui à quelqu’un d’autre alors c’est Will. Je ne sais pas s’il y a une raison à ça mais ça n’a pas tellement d’importance. On arrive finalement dans la Grande Salle, Elijah est une petite abeille trop mignonne, June est effectivement en Marilyn Monroe, Ismaelle est absolument magnifique dans sa robe du moyen âge ou un truc comme ça et Helland a trop la classe en James Bond. Il y a aussi une fleur géante, un … Spiderman ? Oui je crois que c’est comme ça qu’il s’appelle ce Super-Héros – je débarque, je sais. Bref, c'est Elias. J'aperçois Caitlyn dans une sorte de Kimono, ça lui va vraiment bien, faudra que je pense à le lui dire. Leah est là aussi, déguisée en Sorcière. Je trouve ça plutôt amusant et ne manque pas de coller une claque derrière la tête à Josh quand il se lâche un peu trop et déclare le plus naturellement du monde que ma cousine est bonne. Oh ! Bien sur qu'elle est bonne, c'est une Ryans Cool *out*

En attendant, pas de Jackson en vue. Enfin si, June, mais je m'en tape, c'est pas elle qui m'intéresse.

« T’es pressé d’le voir, hein ? »

Oui, mais tu peux toujours courir pour que je te l’accorde. Et ça n’est pas une question de fierté mal placée parce que je m’en fous, c’est la vérité, seulement par pur esprit de contradiction et pour le faire chier, j’ai pas envie de lui donner raison à cette sale fouine qui se marre comme une dinde. De toute façon, j’arrive pas à me retenir de sourire comme un con et je crois que c’est plus éloquent que tous les mots du monde, dans n’importe quelle langue. Je veux un verre de Rhum. Pleins de verres de Rhum. Une bouteille, en fait, mais je vais y aller doucement parce que je veux être en forme pour la surprise de Kezabel un peu plus tard dans la nuit, après le bal. On a tous réussi à tenir notre langue et à pas se faire griller, j'ai vraiment hâte de voir son visage quand elle entrera dans la Salle sur Demande tout à l'heure.
Sans réellement y faire attention, on se retrouve collés l’un à l’autre, Josh et moi, son bras autour de ma taille et le mien autour de ses épaules, a observer et commenter certains costumes. J’me balade pépère avec ma blonde, narmol.

« Espèce de midinette, t’as un rencard. »
« Ta gueule Pamela, j’ai pas de rencard. »

Ça n'a strictement rien à voir, j'attends simplement que le Père Noël passe, c'est tout.

« Enfin si, c’est toi mon rencard. »

Ma jolie blonde ! Maquillée comme un camion volé et sapée comme une p … personne qui a des mœurs … nocturnes. On va dire ça comme ça.
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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Lun 21 Nov 2016 - 16:27

Spoiler:
 

« Oh non je ne vous dirai pas mon déguisement les gars. Surprise du chef, vous allez adorer ! »

Caem afficha un grand sourire alors qu’il s’éclipse doucement au détour d’un couloir. Non il ne voulait pas vendre la mèche à Enzo et Mateo, ils verraient par eux-mêmes. Il était assez fier de son idée il fallait le dire et la seule personne qui avait eu le droit à un avant-goût c’était Killian. Forcément. Aussi, un peu avant le bal, Caem s’était faufilé dans la salle de bain de son dortoir et avait commencé à se préparer. Il allait lui falloir un peu de temps pour s’appliquer tout le maquillage mais ça ne le dérangeait pas. Il savait très patient. Alors qu’il se préparait minutieusement, une personne avait fini par se faufiler derrière lui et le faire sursauter. Zora. Sale gosse. La jeune femme n’avait pas l’intention d’attendre la surprise et avait donc décidé de venir voir par elle-même. Caem était loin de lui en vouloir et au contraire, il profita de sa présence. Elle l’aida autant que possible et il fallait bien avouer que le résultat était saisissant.  Le russe prit le temps de s’observer dans le miroir et de travailler sa voix et ses gestes sous le regard hilare de sa meilleure amie. Il se lâchait ce soir. Et oui, le Caem tout sage montrait un peu de son grain de folie, celui qu’il réservait d’habitude aux meubles de salon et autres. En même temps, s’il ne le faisait pas dans une occasion pareille, il ne pourrait jamais le faire ! Il avait donc enfilé son petit costume, son gant violet et était à retrouver la Grande Salle. Avant cela, il prit tout de même le temps d’aider Zora avec son déguisement. Comme elle ne faisait jamais rien comme personne, la jeune femme avait décidé de se transformer en violon. Rien que ça. Autant dire que ça n’avait pas été simple mais avec l’aide de la magie les deux compères s’en était plutôt bien sorti. Ils avaient tout donné sur ce coup !

« T’es splendide ma Zora ! »

Petite courbette de la part de Caem et les voilà qui descendent les escaliers ensemble. Ils se séparèrent au début, prenant chacun le temps de voir leurs amis, se promettant de se retrouver par la suite. Caem était d’abord aller voir Elijah, adorable dans son costume. Juste le temps de lui passer le bonjour avant de la laisser profiter avec ses amis. Ensuite il s’était dirigé vers Kezabel, et hop un charmant petit bisou d’anniversaire même s’il faisait un peu peur pour le coup… Il fit comme si de rien n’était concernant la surprise du soir, en même temps, il était plutôt bon niveau mensonges. Il alla ensuite se servir un verre de jus de citrouille. Sauf que… A peine le liquide avait-il franchi la barrière de ses lèvres qu’il le recracha aussi sec. De l’alcool. Ça c’était pas cool.

« Et bin qu’est-ce qui t’arrive ? »

C’était Leah, la cousine d’Enzo. Caem releva la tête vers elle, un peu séché. Non, il n’avait pas envie de balancer qu’il était un ancien alcoolique et que boire de l’alcool était plutôt déconseillé dans son cas. Heureusement pour lui, Zora fit son apparition, elle avait dû voir la scène. Elle attrapa alors le verre de Caem à la volée.

« Les sales gosses, ils ont encore mis de la cannelle. T’aurais pu t’en douter en même temps, je t’ai dit de sentir avant de boire, avec tes allergies c’est vraiment pas sérieux ? »

Caem adressa un sourire d’enfant pris sur le vif à Zora et Leah se mit à rire. Sauvé. Caem assumait ce qu’il était mais en parler à tout le monde c’était une autre histoire, il n’aimait pas s’étendre sur sa vie. Et sur ce coup, l’inspiration lui avait totalement manqué. Heureusement Zora était là. Encore et toujours… Il lui adressa alors un clin d’œil complice et la jeune femme s’éclipsa finalement quelques instants. Caem en profita pour discuter un peu avec Leah, savoir comment se passer son intégration dans l’école etc. Enzo lui avait demandé de l’accueillir, il prenait ça très à cœur ! D’ailleurs, quand on parler du loup. Ahem. Le russe vit son pote au loin, avec Josh… Il lui avait fallu un moment pour reconnaître le jeune homme qui était plus que bien travesti. En les voyant, un sourire carnassier s’était dessiné sur les lèvres de Caem.

« Excuse-moi, j’ai une petite mission à réaliser, je reviens… »

Sous le regard interrogatif de Leah, Caem s’était alors glissé dans la foule. Un étrange sourire, qui collait parfaitement avec son déguisement d’ailleurs, était glué sur son visage. Le plus discrètement possible, il alla se placer derrière les deux compères et sans prévenir, il avait parlé de cette voix qu’il avait tant travaillée avec Zora.

« Vous-voulez jouer à un jeu ? »

Moment de bug, ils se retournent.

« Bouh ! »

Spoiler:
 

Ne niez pas les gars, vous êtes au bord de la crise cardiaque. Caem était très fier de lui mais il ne put s’empêcher d’éclater de rire au bout de quelques secondes. Leurs expressions étaient parfaites, simplement parfaites.

« J’ai toujours su que tu me craignais Enzo… »

Oui il faisait le malin, on ne pouvait pas le nier. Cela lui donnait l’air encore plus barge et c’était parfait en un sens. Il aperçut alors Killian au loin. Sa cavalière était arrivée, il fallait qu’il aille la rejoindre ! Et il savait aussi qu’Enzo avait quelques plans pour ce soir. Il fit alors une petite courbette aux deux garçons puis s’approcha de son ami et lui glissa quelques mots à l’oreille.

« Passe le bonjour à William de ma part. »

Et pouf, il était reparti, aussi vite qu’il était venu.
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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Sam 10 Déc 2016 - 13:56

HRP:
 

« Vous-voulez jouer à un jeu ? »

Celle-là, je ne m'y attendais pas, plongé dans ma contemplation de cet environnement pleins de sourires et de légèreté. Je n'ai pas reconnu cette voix, malgré les signaux d'alarmes dans ma tête qui plane de toute façon totalement ailleurs et nulle part à la fois ce soir. Et puis, Josh et moi, on s'est retournés ...

« Bouh ! »
« Bordel ! »
« Putain t’es con ! »

A noter que j'étais à deux doigts d'avoir une réaction totalement impulsive incluant une éventuelle décharge de douleur pour lui mais je me suis contenté de plaquer ma main sur mon cœur en reculant d'un pas avant d'éclater de rire quand j'ai compris qui c'était. Et il est fier de lui en plus ce sale gosse ! En même temps, il a bien raison, parce que putain, il est réussi son déguisement. Et ce maquillage, j'en parle même pas, il est à peine reconnaissable. Encore une fois je ne connais pas la référence mais ça n'a pas tellement d'importance.

« J’ai toujours su que tu me craignais Enzo… »
« J’vois pas de quoi tu parles … »

Demandez à mon myocarde ce qu'il en pense, il est actuellement entrain de danser la Macarena dans ma cage thoracique. Oui je connais la Macarena mais pas le Joker, et alors ?!

« Il est terrible ton costume. »
« Je valide. T'es bien flippant comme Joker. »

Joker donc. Quelqu'un m'expliquera peut-être plus tard qui c'est, d'où il sort, etc … Mais j'ai bien capté que pour le moment Caem a repéré sa femme et qu'il va aller la rejoindre. Courbette de sa part, grimace d'appréciation de la mienne, Josh lui fait une sorte de … Je sais pas trop, une révérence ou un truc comme ça mais avec sa dégaine c'est … Enfin bref. Tout ce que je retiens c'est que le mot d'ordre reste présent : Sourire. Partout, sur tous les visages, sur les trois nôtres en tout cas. Et puis le Russe s'approche de moi, je penche la tête par réflexe parce qu'il a visiblement un truc à me dire. Un secret ?

« Passe le bonjour à William de ma part. »
« Bah tiens. »

NON ! Je n'ai pas rougis. Peut-être un peu. Ça va hein, j'y peux rien, c'est une réaction du corps. Réaction totalement stupide mais peu importe, j'ai juste eu chaud aux joues l'espace d'une seconde parce qu'en quelques mots il a insinué bien plus que ça mais ce fourbe est naturellement déjà parti. En même temps, j'aurai pas plus épilogué. Mais en tout cas je note, et je transmettrai au concerné. Même si c'est admettre que je parle de lui a mon meilleur pote. C'est factuel, de toute façon, j'vois pas pourquoi je m'en cacherai.
Bref, plus de Caem, toujours pas de Liam, mais une Leah qui se dirige vers Josh et moi dans son joli costume de Sorcière. Instinctivement mon bras va enrouler à nouveau les épaules de mon camarade de classe et je serre un peu plus que je ne devrais tout en lâchant quelques mots entre mes dents :

« Tiens-toi tranquille toi, j’te préviens. »
« Arrête, ça m’excite quand t’es comme ça. »

Tout ça c'est plus pour plaisanter qu'autre chose mais … On ne se refait pas. Elle n'est ni ma sœur ni mon amie mais elle fait partie de ma famille et je me surprends à m'être pris d'affection pour elle au fil des jours. Traduction : Je passe en mode relou qui se mêle de ce qui ne le regarde pas en gardant un œil sur elle et ses fréquentations.

« Je ne sais pas si je dois te dire que tu es belle ou beau … ? »
« Oh tu peux me dire que je suis belle, ça me va. Et c’est gentil, merci, tu es ravissante toi aussi. Bien plus distinguée. »

Elle sourit. Elle rougit. J'ai cette vague impression d'être la troisième roue du carrosse. Enfin la cinquième. Bref, on s'en fout.

« Alors, tu le trouves comment ton cousin ? »
« Très beau aussi ! »
« Merci Leah. J’te retourne le compliment. »
« Vous êtes venus ensemble tous les deux ou vous avez des cavalières ? »
« Enzo att…Aïeuh ! »

Non, ma main n'a pas du tout broyé son épaule. Absolument pas !

« Est-ce que je peux t’offrir quelque chose à boire, ma Sorcière Bien Aimée ? »
« Je rêve. »

J'ai dit ça tout haut ? J'en sais rien mais j'ai levé les yeux au ciel ça c'est sur. Avec le sourire, néanmoins. Ok, Josh drague ouvertement ma cousine, et après ? Je lui fais confiance, tout ça c'est juste du cinéma.

« S’il y a une référence, je ne la comprends pas … »

Bienvenu dans le monde merveilleux des Sang-Purs qui n'ont jamais mis un pied en dehors de leur cocon. J'espère que comme moi elle aura la chance de découvrir un peu plus le monde, il y a tellement de trucs à voir, à apprendre, à vivre.

« … mais avec plaisir, oui, merci. Enzo, tu viens ? »
« Non, non, allez-y tous les deux. On se verra plus tard. »

Encore un sourire, je lâche Josh et leur adresse un petit signe de la main à tous les deux alors qu'ils s'éloignent. Regard entendu entre mon colloc et moi, on n'y échappera pas. Il sait que malgré tout, il a plutôt intérêt à ne pas merder mais je doute qu'il le fasse. Qu'ils profitent tous les deux, c'est pas moi qui les en empêcheraient. Si elle lui plait, qu'il tente. Si il lui plait, alors tant mieux. Tous mes vœux de bonheur.
Caem avec Killian, Josh avec Leah, Mateo avec Riley, etc … Je l'admets l'espace d'une seconde je pense à Kyle, au fait que s'il avait été là ça aurait peut-être été lui et moi – même si les fêtes ça n'est pas tellement son truc – comme c'est le cas pour les autres mais tout ça, ça n'est plus à l'ordre du jour. Ça n'efface pas mon sourire, je n'en ressens pas vraiment de manque ou quoi que ce soit même si je laisse échapper un soupir plus par réflexe physiologique qu'autre chose. Je les suis du regard un moment puis décide de tracer ma route et d'aller vagabonder dans la salle parce que je sais que j'y rencontrerai forcément un visage familier, même plusieurs. Pas d'attaches, électron libre, ça me va bien comme ça même si une certaine personne ne sort pas de ma tête pour autant. Oui, je l'attends, j'ai  hâte de le voir, mais ça ne veut pas dire que je ne dois rien faire de ma peau jusqu'à ce qu'il se pointe dans mon champ de vision. En attendant, je n'ai pas fait un pas qu'Ofélia y entre, dans mon champ de vision. Elle se plante devant moi, me regarde des pieds à la tête, sourire en coin.

« C’est un signe ça mon grand. »

De quoi est-ce qu'elle parle ? Du fait que je sois déguisé en Pirate et elle en sirène. Apparemment il doit y avoir un lien entre les deux, j'imagine. Ça sonne plus ou moins familier dans ma tête, effectivement.

« M’en veux pas mais jusqu’ici j’ai pas une super expérience avec les sirènes … »

Regard suspicieux de sa part. Je m'égare une seconde dans mes souvenirs. Petite pensée pour toi Aileen.

« T’as pas envie de savoir. Et j’parle pas de toi, évidemment. »
« Oh je sais. »

Elle m'adresse un grand sourire satisfait qui exprime parfaitement son assurance, une pointe d'humour malgré tout là dessus. Je lâche un rire bref en la regardant à mon tour.

« T’es magnifique comme ça. »
« Merci Monsieur Sparrow. »

Et voilà, on y revient, le vide intersidéral laissé par une éducation loin du monde Sans Magie. Chose qui se voit parfaitement sur les traits de mon visage, naturellement.

« Laisse-moi deviner ? Tu ne connais pas. »

Alors elle m'explique, visiblement passionnée, me fait un résumé des quatre films sans oublier de mentionner qu'un cinquième est en préparation. Que l'une des actrices du dernier ressemble à Rina, aussi. Et moi j'écoute, souris, ris parfois, me retrouve avec un verre dans la main sans comprendre comment il est arrivé là. Aucune importance. Je ne m'ennuie pas, j'apprécie ce moment, mais dans un recoin de ma tête toujours la même pensée, la même envie, la même personne. Il passe quand le Père Noël ?
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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Dim 25 Déc 2016 - 19:49

- C’est…
- Non, tais toi ! T’es con, la règle du jeu c’est qu’il devine. Macy se tourne vers la masse de muscle surnommé Dean. Allez, cherche un peu.
- Putain, j’en sais rien moi. Un banquier ?

Je ricane, clope aux lèvres et mains dans les poches de mon pantalon.

- Un banquier, t’es sérieux mec ? J’veux bien croire que t’as disparu un an mais j’pensais pas que t’étais devenu ignorant entre temps.

Pour simple réponse, un fuck.

- Allez un effort Dean, j’te donne un indice : Il mène des enquêtes avec son fidèle coéquipier.

Et Macy se place à côté de moi, chapeau melon sur le crâne, chemise, cravate et veste sur le dos, en croisant les bras et en se tenant fièrement à côté de moi.

- Hum… Laurel et Hardy ?
- Mais tu l’fais exprès !
- Ouais.

Son seul sourire est ce petit rictus au coin des lèvres, le genre de grande expression dont est capable Dean. Si pour les autres ça ne vaut rien, pour nous, c’est déjà amplement suffisant.

- Macy, tu vois pas qu’il te fais marcher depuis déjà 20 minutes ?

Maxime est là, elle aussi, avachit sur mon lit en lisant un de mes bouquins sur ma table de chevet et lève un regard bleu clair vers la concernée qui cette fois, croise les bras, mais pour bouder.

Donc. Sherlock Holmes et Miss Watson.
Oui, Macy a voulu réinventer le rôle comme dans la série américaine où ce n’est pas un homme, mais une femme. Et si d’habitude nous allons à tous les bals ensemble, j’ai l’impression que c’est un peu comme chacun veut cette année. Dean ne viendra pas, Maxime… je n’sais pas. Peut-être qu’elle passera faire un tour au moins pour passer du temps avec Mateo. Macy a décidé de pécho un type et je l’y ai aidé -ouais, j’suis pas toujours là à casser la gueule des mecs qui veulent être avec elle-. D’ailleurs, on le rejoint en bas des escaliers mais Macy m’arrête un peu avant pour me serrer dans ses bras et me dépose un baiser sur les lèvres, furtif et tendre.

- T’es sûre que tu veux pas demander à tes parents s’ils n’ont pas oublié un bébé à la maternité après avoir accouché de toi ? J’suis sûre qu’on est de la même famille.
- P’t’être que j’ai pas envie d’une sœur comme toi moi… Une seconde de silence. Ca vaaa j’déconne. Viens là.

Je la prend contre moi malgré ses « t’es vraiment trop nul quand tu t’y mets ». Depuis combien de temps est-ce que l’on se connait ? Depuis que l’on a un an. Alors pour moi, même sang ou non, je m’en branle puisqu’elle a toujours été comme ma sœur jusqu’à aujourd’hui. C’est avec eux que j’ai appris que nous n’avions pas forcément besoin d’un lien génétique pour pouvoir ressentir un truc pareil.

- Allez, l’Asperge t’attends.

L’Asperge. Ce type fait au moins deux têtes de plus que moi. C’est à se demander s’il n’est pas aussi grand que Maxime, voir plus.

- T’façon t’es obligé de danser avec moi tout à l’heure. T’as promis.
- Ouiiii ça va. Si c’est pour toi, je suis prêt à me ridiculiser devant tout le château.

Et plus encore. Puisque de toute façon, j’m’en fous comme de l’an 40 de savoir ce que pense les autres de ma façon de danser.
Mains dans les poches, je continue ma route sans pour autant perdre mon objectif de vue.
Oui, surveiller Macy. Mais pas que.
Je cherche du regard un mec en particulier, du genre grand, baraqué, brun, gueule d’ange, foutu comme un dieu… L’avez pas vu quelque part ? Parce que j’compte bien lui faire payer ce qu’il m’a fait ce matin. C’est de bonne guerre me direz-vous et c’est pas faux. J’ai déjà ma petite idée en tête du comment j’vais le faire tourner en bourrique soit dit en passant.
En attendant, je croise une multitude de costume donc le Joker qui est foutrement flippant bordel. Des Maya l'abeille, des ... supers nanas ? Ah bah ouais.
Je le cherche des yeux et le trouve enfin dans sa magnifique tenue de pirate… autant dire que ça rehausse son sexyness d’au moins une trentaine de points.
Ouais, au moins.
Je reste légèrement en retrait, l’observe entrain de discuter avec une nana que je n’crois pas connaitre. Je fronce les sourcils, le voir rire à ses blagues, la regarder, sourire, l’effleurer parfois dans des gestes presque inconscient. Si mon sourire se fige, mon sang également. Ça ne dure pas si longtemps que j’aurai pu le croire.
Une seconde. Peut-être deux.
Je me serre un verre, histoire de faire disparaitre cet arrière-goût aigre au fond de ma gorge pour finir par m’approcher de lui mais pas trop près. J’attends de voir si mon odeur percera celle de cette jolie femme qui le boufferait presque des yeux sans le vouloir.
Une minute à peine s’écoule avant que l’attention d’Enzo capte ma présence pour me trouver là, verre à la main, l’autre dans la poche, alors que je le fixe sans aucune gêne, attendant qu’il me rejoigne.

- J’étais venu pour savoir si tu voulais qu’on aille au bal ensemble… mon regard le contourne alors qu’il me rejoint pour se poser sur le dos d’Ofélia. Je hausse un sourcil. Mais je vois que j’arrive bien trop tard.

Sourire en coin, à aucun moment Enzo ne pourra percevoir cet acidité au coin de mes lèvres. Acidité que je dissimule sous quelque chose de factice, la reniant comme un père renie son gamin à la maternité.
Ce que je lui balance de but en blanc est complètement sérieux. Ça m’a pris comme ça, comme une envie de pisser. Comme à peu près tout ce que je fais, ou presque.

- En même temps, je dois dire que le style pirate a le don te rehausser ton côté mauvais garçon.

Et mes yeux le dévorent de la tête aux pieds, d’un air absolument naturel, comme si j’en avais le droit.
Ca n’est pas le cas ?
Rien à foutre, ce droit, je me l’accorde. Grand bien vous fasse.
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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Mar 27 Déc 2016 - 22:03

Une histoire d'amour entre un prêtre et une sirène, pourquoi pas … Plus elle avance dans ses explications et plus je me dis que finalement, j'suis pas certains de regarder ces films un jour. Et puis je perds un peu le fil, quelque chose capture mon attention, l'attire ailleurs, comme une sensation, une impression : Celle d'être observé. Je ferme les yeux sans m'en rendre compte et fait appel à mes sens lupins mais il y a trop de monde concentré dans le même endroit pour que j'arrive à en tirer quoi que ce soit. Ça ne dure qu'une fraction de seconde, peut-être un peu plus le temps de trouver la concentration mais quand mes paupières se soulèvent à nouveau je tourne la tête instinctivement et trouve sans aucun mal cette présence que je ressentais comme un picotement sur la nuque depuis quelques instants. Un verre dans une main, l'autre dans la poche de son pantalon, il me fixe sans aucun détour. Mon regard reste braqué dans le sien, un léger sourire vient s'esquisser sur le coin de mes lèvres et pendant cet échange silencieux la voix d'Ofélia me parvient toujours mais comme un bruit de fond, lointaine. Je romps ce contact visuel avec lui et me concentre à nouveau sur elle, la laisse terminer sa phrase avant de poser ma main sur son bras l'espace d'une seconde comme pour attirer son attention.

« Tu m'excuses ? Y a quelqu'un que je dois aller voir. »

Que j'ai envie de voir.

« Hum, tu me fais des infidélités ? On ne peut pas vous faire confiance à vous, les hommes de la mer. Une femme dans chaque port, c'est ça ?! »

Elle a l'air sérieuse, je sais qu'elle ne l'est pas et son sourire ne tarde pas à revenir.

« Mais ne rêve pas, t'auras le droit à la fin du résumé ! »
« T'appelle ça un résumé ? J'ai même plus besoin de voir les films. »
« Rustre ! File avant que je me fâche. C'est très vilain une sirène qui se fâche et ça fait beaucoup de dégâts. »

Sans déconner … Mais j'ai pas tellement envie de repenser à ça et de toute façon mon attention est totalement accaparée par tout autre chose. Ou plutôt par quelqu'un d'autre. Quelqu'un que je rejoins tranquillement, le détaillant de la tête aux pieds, pas mécontent de pouvoir enfin avoir la réponse à la question que je lui ai posé sans arrêt et avec insistance ces derniers jours. Autant le dire, ça valait la peine d'attendre et de le laisser jouer avec moi encore et toujours. J'ai déjà commencé à me venger et je sais que je vais le payer – putain de cercle vicieux, mais quel vice …  – mais il commence à savoir à qui il a affaire et moi je commence à avoir plus de résistance à certaines de ses manigances. Ou plutôt un meilleur contrôle de moi et des arguments de contre-attaque.

« J’étais venu pour savoir si tu voulais qu’on aille au bal ensemble… Mais je vois que j’arrive bien trop tard. »

Sourcils froncés, étonné, un peu dans l'incompréhension, je suis son regard et tombe sur la longue chevelure rousse d'Ofélia qui disparaît dans la foule. Son ton à lui est neutre, son attitude l'est tout autant, presque détachée, malgré son éternel sourire en coin et je l'admets ça me déstabilise un peu, me pousserait presque à reculer d'un pas, métaphoriquement, pour me calquer sur sa façon d'être. Si c'est son état d'esprit alors je veux être sur un pied d'égalité avec lui. Ça me casse un peu dans mon délire, autant être honnête, mais soit. S'il plaisante, ça n'est pas flagrant.

« En même temps, je dois dire que le style pirate a le don te rehausser ton côté mauvais garçon. »

Je sèche. J'arrive pas à savoir si c'est positif ou non, malgré sa façon de me regarder. J'me prends pas plus la tête que ça. Disons que ce réflexe qui pourrait être le mien, je lui coupe l'herbe sous le pied. Réfléchir, analyser ? Non. J'ai pas envie ce soir. Pas envie de tricher, pas envie de me brider ou de rentrer dans un truc pleins de sous-entendus. Je suis là pour m'amuser, pour passer une bonne soirée, un bon moment et ce moment j'ai envie de le partager avec lui. Au moins en partie. Alors je l'attrape tranquillement par le haut de son gilet, sans brusquer quoi que ce soit, et dépose un baiser sur ses lèvres. Juste un impact, doux, chaud, qui s'intensifie un peu mais ne dure que quelques secondes avant que je ne m'écarte et lui offre un sourire sans pour autant le lâcher.

« C'est suffisant pour te faire comprendre que non, t'arrive pas trop tard ? »

Et qu'on y est à ce bal, ensemble. Là, maintenant, tout de suite. Les autres, ça ne compte pas. Pas pour l'instant. Pas quand c'est toi et moi. Pour moi, en tout cas.

« Désolé si t'avais d'autres plans pour ce soir, possible que je les ai fait foirer un peu. J'ai un rôle de mauvais garçon à jouer apparemment. »

Est ce que je suis vraiment désolé de l'avoir embrassé comme ça, sans prévenir, devant tout le monde ? Non, absolument pas. Je pense que mon sourire de branleur le traduit d'ailleurs très bien mais pas de malaise, j'ai pas fait ça pour marquer mon territoire. Je l'ai fait parce que j'en avais envie et sans doute en partie pour détendre cette atmosphère que trouvais presque oppressante. Il est peut-être pas sur la même longueur d'onde que moi, j'en sais rien, et si ça se trouve il a passé une sale journée mais si c'est le cas ça ne veut pas dire que ça ne peut pas changer. Ce soir on fait la fête et la fête, j'ai envie de la faire avec lui maintenant qu'il est là. Et s'il a effectivement d'autres plans … Alors soit, c'est comme ça. Les choses sont claires, les termes sont posés et acceptés des deux côtés même si je le sais, je n'y serai pas insensible. Lui ? J'en sais trop rien. Il me rend un peu perplexe avec ce qui vient de se passer mais j'arrive pas tellement à cerner tout ça. Si j'avais été dans un autre état d'esprit je suis prêt à parier que sa réaction, son comportement, sa façon d'être, de paraître presque détaché, m'aurait probablement heurté voir blessé mais c'est pas le cas. Je suis ce que je suis et je l'assume, trop sensible diraient certains, mais c'est à prendre ou à laisser. Je me suis accepté comme je suis. Tout ce que je sais en tout cas c'est que je compte bien le garder pour moi un moment si c'est ce qu'il veut lui aussi.
Encore une fois je réagis et agis sans prévenir, sans attendre sa permission et attrape son verre avant de m'éloigner juste un instant : Le temps de remplir le sien et le mien par la même occasion. Jusqu'à ras-bord ? Non. Parce qu'une fois revenu près de lui et après lui avoir rendu le sien je sors la petite flasque que je balade dans ma poche – non sans avoir vérifié que la voie était libre autour de nous – et en verse une partie du contenu – de bonnes doses – dans les deux.

« Cadeau de la maison. »

Un Pirate sans Rhum n'est pas un vrai Pirate. Mon verre va cogner contre le sien, je le regarde dans les yeux et laisse échapper un soupir satisfait après avoir bu une gorgée. Là, enfin, je m'attarde un peu plus sur lui, sur son costume qui pourrait être un habit de tous les jours et le rend … presque différent. J'aime le voir sans rien, j'aime le voir en vrac et entendre « hurler » Macy qui s'insurge de le voir sapé n'importe comment, mais là c'est encore autre chose. Le textile j'y fais pas tellement attention mais ces morceaux de tissus révèlent un truc nouveau, que je ne lui connaissais pas. Il a joué la carte du charme et de l'élégance, j'ai l'air complètement destroy à côté de lui mais ça n'a pas la moindre importance. Il me donne envie de prendre le temps … Sans être certain de réussir à conserver ce rythme lent ...

« J'te trouve vraiment très beau comme ça. C'est … Je sais pas qui ou ce que c'est censé être mais ça te va vraiment bien. »

Je ne cherche pas à dissimuler ou falsifier le sourire qui ne me quitte pas alors que je recule d'un pas pour mieux le voir en entier. J'aime ce que je vois, j'aime ce que ça procure à mon imagination et d'un point de vue totalement hors considération de ce genre, en toute objectivité, il est blindé de classe. Presque impressionnant ou intimidant en réalité. Mais je ne suis pas dupe ni stupide même si souvent à l'ouest et soumis à mes émotions. J'apprends pleins de choses en le côtoyant régulièrement … Alors je sais ce qui m'attend ou en tout cas m'en doute.

« Même si c'est contre-productif parce que ça me donne envie de défaire tous ces boutons un par un, lentement ou pas ça j'arrive pas à me décider mais je sais que tu vas probablement prendre ton pied à me faire attendre ou me stopper au pire moment pour te venger de ce que je t'ai fait ce matin. »

Oh ça oui je le sais, je ne me fais aucune illusion mais je ne pars pas désarmé face à ce qui m'attend. Et mon sourire se fait légèrement plus carnassier quand je sors ma tunique de cette espèce de morceau de tissus rouge qui m'entoure la taille pour finalement attraper sa main et la glisser avec la mienne sur ma peau, là, sur mon ventre. Sous le tissus, à l'abri des regards indiscrets.

« Ceci dit j'ai des arguments en stock. »

J'ai beau être l'initiateur de ça, mon organisme réagit tout aussi facilement de sentir sa peau sur la mienne.

« Ils ont bossé toute la journée. »

Ils ? Mes abdos, que je contracte exprès. Et sans m'en rendre compte je me suis rapproché de lui, ou peut-être que c'est lui qui s'est rapproché de moi j'en sais rien. Mon visage est penché vers le sien et je glisse mes lèvres jusqu'à son oreille.

« Pour toi. »

Juste un murmure, suspendu dans le temps. Provocation ? Un peu, mais pas seulement. C'est lui le Maitre en la matière.
Puis je retire ma main, le laissant décider de ce qu'il veut faire de la sienne. Si elle reste là où elle est, ça n'est pas moi que ça va déranger, très clairement. Je me redresse et bois une nouvelle gorgée.

« T'as passé une bonne journée ? »
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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Mar 17 Jan 2017 - 21:34

Je ne suis pas en colère ni ne m’adresse à lui d’un ton froid, j’ai juste cette petite boule d’épine qui me descend le long de la gorge, qui dégringole jusqu’à mon estomac. Pour quoi ? Pour une nana avec qui il avait l’air de s’éclater et je ne peux absolument pas lui reprocher, d’autant plus que ça n’est pas mon genre.
Tranquille et posé, mains dans mes poches, je suis absolument sincère quant à sa tenue. Tout comme mon idée première de venir le voir et de « l’inviter » au bal parce que cette soirée, j’ai envie de la passer avec lui et avec mes potes.
Et oui, je suis parfaitement conscient d’avoir fait la dissociation entre Enzo et mes potes. Je n’ai pas le temps de plus me pencher sur le sujet et sur ce « détail » qu’il m’attrape par le haut du gilet et m’embrasse. Peut-être pour me faire taire.
Un impact doux que je souhaite conserver et donc que je lui rends sans détour, qui s’intensifie, juste une poignée de seconde à peine. De quoi me faire esquisser un large sourire et de me détruire cette boule d’épine, d’un seul geste. Je capte un regard, voir plusieurs autour de nous qui nous regarde, sourcils froncés. Je sais que pour certains les questions doivent fuser mais je ne m’en préoccupe pas. Ce soir, c’est soir de fête et ça n’est pas maintenant que je compte me prendre la tête pour rien, de me gâcher la soirée qui, en vue de l’ambiance et des costumes des uns des autres, promets d’être … festive.

- C'est suffisant pour te faire comprendre que non, t'arrive pas trop tard ?
- Disons que c’est un très très bon début.

Sourire taquin au bord des lèvres, le monde n’existe plus et je ne le lâche pas du regard, me permettant de le détailler comme bon me semble.

- Désolé si t'avais d'autres plans pour ce soir, possible que je les ai fait foirer un peu. J'ai un rôle de mauvais garçon à jouer apparemment.
- Ca tombe bien, j’ai toujours eu un faible pour les bad guy. Je glisse mon doigt sur son torse avant de le pousser très légèrement. Tu penses que tu seras à la hauteur ?

Toujours dans la légèreté puisqu’il n’en est pas autrement, j’aime à le faire chier comme ça, à le faire sourire comme un sale gosse prêt à effectuer son mauvais coup. Et s’il fait allusion d’avoir éloigné toute conquête potentielle en m’embrassant comme ça, à la vue de tous, je lui fais comprendre que j’en ai absolument rien à foutre et que ça n’est pas moi que ça gênera le plus. Le pire – ou le mieux – étant peut-être que je prends un malin plaisir à le laisser faire parce que, ce geste, je l’apprécie plus que je ne voudrais peut-être l’admettre.
Il m’attrape le verre et s’éloigne, alors que je le regarde de dos. Ca n’est pas juste physique avec lui, il y a certainement autre chose que je ne nie plus depuis l’Australie. J’suis pas le genre à me mettre des œillères, à me voiler la face et ce qu’il se passe et ce qu’il vient de se passer et plus parlant que n’importe quoi d’autre. Pourtant, je ne me focalise pas dessus, trouvant ça presque normal, naturel. Alors pourquoi le repousser ? Pourquoi dire non ? On risque de crever ici, à tout moment de l’année et depuis que Dean est revenue, j’suis transporté par une sorte d’euphorie qui vous ferait presque croire que les miracles existent… Alors raison de plus pour ne me priver de rien. Je laisse juste les choses se faire tranquillement et la tournure qu’elles prennent me séduisent bien trop pour les renier.

Il revient près de moi, verres à la main… qu’il remplit avec une petite flasque. Mon sourire s’étire un peu plus, toujours une main dans la poche.

- Cadeau de la maison.
- Je vois que certain ne perde pas le nord.

On trinque sans se lâcher des yeux et je bois une gorgée, puis deux.
Excellent. Qu’aurai été cette soirée sans un peu d’alcool ? Sans compter l’anniversaire surprise de Kezabel après où je compte bien aussi en profiter là bas.
Je bois une nouvelle gorgée et ne capte que maintenant qu’Enzo me regarde, me détaille.

- Quoi ? T’aime pas ?
- J'te trouve vraiment très beau comme ça. C'est … Je sais pas qui ou ce que c'est censé être mais ça te va vraiment bien.
- Oh aller ! M’dit pas que tu connais pas le plus grand détective de tous les temps ?

J’écarte les bras comme pour appuyer mon faux désaroi pendant qu’il recule d’un pas pour mieux me regarder. Certes, j’sais bien que c’est un truc de moldu Sherlock… Mais quand même ! Même eux doivent bien le connaitre !
Et soit dit en passant, j’aime quand il me regarde comme ça. Et j’aime quand il m’dit ce genre de chose aussi. J’avais oublié à quel point quelques mots pouvaient vous faire sentir… beau. Attirant. Pas que je doute de mon sex-appeal – en réalité, j’me pose pas vraiment la question – mais c’est toujours plaisant. Sortant de la bouche d’Enzo, j’ai le droit à un crépitement au creux du ventre en plus.

- Mais merci. Il faut dire que t’es un sacré concurrent.

Parce que putain, cet air négliger me donnerait bien envie d’aller envoyer se faire foutre cette soirée.

- Même si c'est contre-productif parce que ça me donne envie de défaire tous ces boutons un par un, lentement ou pas ça j'arrive pas à me décider mais je sais que tu vas probablement prendre ton pied à me faire attendre ou me stopper au pire moment pour te venger de ce que je t'ai fait ce matin.

Il sort sa tunique de sa ceinture de tissu avant que je n’ai eu le temps de lui répondre, observant d’un œil brillant son air carnassier. Enzo m’attrape la main et la glisse sur la peau de son ventre où je sens clairement la constitution parfaite de son corps.

- Ceci dit j’ai des arguments en stock. Ils ont bossé toute la journée.
- Hm, sérieux ?

Mes doigts ne se gênent absolument pas pour caresser la douceur de sa peau incandescente qui me fout immédiatement les frissons, faisant un peu plus crépité mon ventre. Mon sourire s’élargit alors que je me rapproche de lui, volontairement, parce que ce que je sens sous ma main, je veux le sentir absolument partout. Mais aussi parce que j’aime ce qu’il est entrain de faire, ce petit jeu qu’il installe sans trop en faire, avec naturel, pour aiguiser mes sens qui réagissent aussitôt à son contact.

- Pour toi.

Un murmure qui me colle là encore des frissons, ne le quittant pas un instant des yeux.
J’ai bien l’impression qu’il sait désormais comment jouer avec moi et surtout, de quelle manière. Je repense à ce matin, je repense à toutes les autres nuits, je repense aussi aux simples moment et mon cœur tambourinant s’invite parmi les sons qui m’interpellent.
Il enlève sa main, je laisse la mienne. Hors de question que je l’y enlève.

- T'as passé une bonne journée ?
- Très bonne mais elle aurait été encore mieux si tu ne t’étais pas barrer comme un voleur ce matin.

Comme si j’allais oublier.
Parti avant même que je ne me réveille, me privant de ce qu’il m’offre à l’instant.
Mais ça m’plait.
Je bois une gorgée, puis une deuxième avant de me rapprocher.

- Et c’est bien dommage parce que j’avais un tas de projet pour nous deux.

Je glisse mes lèvres sur les siennes, l’embrasse en douceur, glissant ma main dans son dos pour le garder contre moi. Parce que j’en ai envie, parce que finalement, j’aimerai bien qu’on reste comme ça un peu. Mes lèvres glissent vers son cou que je mordille légèrement et discrètement en revenant vers son oreille.

- Mais si t’es sage, peut-être que ce soir je t’en donnerais un petit aperçu.

Une invitation ? Clairement. A lui de voir s’il compte y donner suite ou non puisqu’il parait qu’il a envie de me défaire tous ces boutons et je n’suis absolument pas contre l’idée qu’il prenne tout ce temps.
Je retire ma main qui griffait légèrement le bas de son dos et le pousse légèrement sur le torse.

- En attendant, rhabille toi délinquant ! Un peu de tenu voyons !

Je le taquine, c’est pas une surprise. J’pense que depuis il a eu le temps de connaitre un peu le personnage. Ma main se glisse dans ma poche, désignant de mon autre pouce le costume que je porte.

- Pour ton information, je suis déguisé en Sherlock Holmes. L’un des plus grands détectives fictifs de notre monde. Et normalement je suis accompagné de mon cher acolyte Watson, mais il … enfin elle avait rancard j’crois. Je hausse les épaules en posant mon regard dans le sien, l’air de rien. Moi aussi de toute façon.

Je parle de lui puisque c’était mon intention première que de débarquer comme un cheveu sur la soupe pour le lui demander. Peut-être que ça s’fait pas mais j’suis pas très regardant de c’genre de truc. Je mentionne également Macy qui doit déjà être entrain de se dandiner comme jamais sur la piste, verre à la main. D’ailleurs, j’me demande si Maxime et Dean pointeront leurs tronches ici finalement.

- Et toi ta journée ?

Parce que oui, ça m’intéresse réellement. J’suis pas un homme superficiel au point de ne m’intéresser qu’à sa plastique parce que je le sais, Enzo a beaucoup plus à offrir que ça. De toute façon, ça n’est pas la seule chose qui m’attire chez lui et j’pense qu’il le sait. Ou s’en doute. Non ?

- Après tu me raconteras le pire déguisement que t’as vu jusqu’à maintenant. Moi c’était un 8ème année déguisé en phallus avec marqué sur le torse : Je suis une tête de b*te. Je hausse les épaules en ricanant. Ouais l’amour n’a pas tellement de limite. Finalement il a troqué ça contre un costume de Super-Héros que ses potes ont trafiqués… Il ne s’est toujours pas rendu compte qu’il avait des ailes de papillon dans le dos et des antennes sur le casque.

Un rire m’échappe alors que je le revois dans les couloirs se baladant fièrement avec son costume de superman qu’il a essayé de faire tout seul, fier comme un paon.
La soirée s’échappe aussi vite que le temps. Les rires, les boissons, les échanges, les étreintes et parfois même, les danses…
Oui, ou plutôt la danse. A quel moment j’me suis retrouvé dans ses bras entrain de danser un slow ? A quel moment mon regard s’est jeté par-dessus son épaule pour voir une Maxime hilare, prête à m’en balancer plein la gueule ? Ouais, j’lui ai fait un doigt. Même deux. Même dix si j’avais pu. Et Macy que je voyais lui taper l’épaule en lui disant visiblement d’arrêter de se foutre de ma gueule, parce que pour elle, voir son wiwi danser un slow avec un mec qu’il semble kiffer … bah on s’en moque pas. Qui que vous soyez. Même quand vous vous appelez Maxime Relou Jefferson.
Tête sur son épaule, bras autour de ses hanches, j’me suis laisser porter par son rythme à lui puisque je n’en ai absolument aucun. J’crois même lui avoir écraser une ou deux fois les orteils mais il ne m’en a pas tenu rigueur, sûrement aussi occupé que moi à profiter de cet instant paisible et hors du temps, se foutant de tout et de tout le monde. Se foutant même de nous et de ce que ça pouvait vouloir signifier.
J’suis juste bien là, reposé. Rassuré. En sécurité. Ouais même des types comme moi a besoin de ce sentiment de sûreté, même si on en a pas l’air avec nos gueules de « j’contrôle la situation ». Je resserre légèrement mon étreinte, le garde un peu plus contre moi comme pour le garder encore un peu plus longtemps, sans jamais m’en détacher.

Moment de tendresse troqué par un tout autre genre de moment… Anniversaire surprise de Keza, cadeau à foison, larme à foison, alcool à foison… sexe à foison. La soirée de tous les excès et putain, je donnerais n’importe quoi pour retrouver ce rythme de vie. Ne pas se soucier de ses sales cons de supérieurs, ne pas se soucier de savoir comment on va réussir à finir l’année sans voir mourir quelqu’un. Juste faire la fête, boire, faire l’amour, fumer, suivre tranquillement nos cours, faire des conneries, retrouver Enzo, retrouver les potes. Se perdre dans ses draps, dans les miens, qu’importe tant qu’il me perd tout court.
Et c’est certainement ce genre de réflexion qui me pousse aujourd’hui à le regarder de loin entrain d’étudier au fin fond de la bibliothèque, mains dans les poches, un milliard de question qui tambourine contre mon crâne.


¥


Jeudi 21 Mai - Après les cours.

[Flashback, la veille]
– Ca s’passe bien avec Dean ?
- Et toi alors ?

J’arque un sourcil, sincèrement surprit.
De quoi qu’elle me cause la dame velue une fois par mois ?

- Quoi moi ?


Maxime me regarde, comme si j’la prenais pour une teubé et finit par ricaner.

- Sérieux. Tu crois que j’vois pas et que je n’le sens pas ?

C’est bon, j’ai compris où elle veut en venir et mon sourire s’élargit, entrant aussitôt dans son jeu.

- Ouais bah quoi ? T’aime pas son parfum ?

- Non c’pas ça… j’trouve que t’es couramment imprégné.

Maxime touche un point « sensible » et je n’ai d’autres réponses que de hausser les épaules, toujours un sourire au coin des lèvres. C’est vrai que depuis le bal -non, depuis bien avant-, Enzo et moi passons la majorité de nos nuits ensemble. Sans forcément calculer quoi que ce soit, ça se fait avec un naturel parfois désarmant. Il m’ait arrivé de lui demander de venir, de rester, inversement. Ou alors de s’endormir sans s’en rendre compte en discutant, en lisant un bouquin sur le pieu de l’un ou de l’autre.

- Bien, première fuite. Et quand tu fuis c’est que…
- Ca vaaaa ! J’fuis pas, j’m’appelle Maxime Alice Jefferson !
- En attendant c’est moi qui suis en couple…

Putain les gars, s’il vous plait, NOTEZ MOI CETTE PHRASE DANS LE CALENDRIER !!

-… et toi tu fais genre tu l’es pas alors que, merde, tu pues la fin du célibat mec !
- Je sais, j’vais aller lui dire tout à l’heure. Mais j’me dis que j’vais peut-être pas débarquer en disant « Tiens salut, en fait j’t’aime vraiment beaucoup, ça te tente d’officialiser ça ? Ouais ! Maintenant, on baise ? »
- Bah pourquoi pas…

Un silence flotte quelques secondes, je m’appuie sur le bord de la fenêtre de ma salle commune. Bah ouais, inutile de s’demander où est-ce que Maxime va pieuter hein.

- Ouais, ok… Mais sans le on baise peut-être, non ?
- Ouais, c’est mieux.

[FIN FLASHBACK]

Voilà la raison de ma présence. Les questions que je me pose et les questions que l’on me pose. Maxime n’a pas tord.. je pue la fin du célibat. Ou plutôt, je pue les sentiments à 10kilomètres à la ronde. J’dis pas que j’suis raide dingue de lui mais merde, ce gars me fait quelque chose dans le bide, que ça soit en parlant, bougeant ou me touchant et ça n’est pas que d’ordre sexuel. Ca va bien au-delà de ça et j’suis pas le genre de mec qui se voile la face éternellement. Je n’dis pas que j’ai pas le cœur qui bat comme un fout parce que me prendre un râteau est envisageable mais j’ai pas envie de tourner autour du pot pendant 15 ans.
Je m’approche de lui alors qu’il est tranquillement entrain d’étudier, concentrer sur son bouquin, presque imperturbable. Mais je sais qu’à la seconde où je vais m’approcher de lui, les battements de mon cœur ou mon odeur, vont l’interpeller.
Ou pas.
Plus que j’le regarde comme ça, plus j’me dis que j’aurai tords de pas foutre les pieds dans le plat. J’suis pas con, j’me pose aussi la question de savoir comment ça s’passe dans sa tête à lui.

Mains dans les poches, je me décolle de l’étagère au loin, près de l’entrée alors qu’il se trouve dans le coin le plus reculer de la bibliothèque.

- Tu sais que tu gagnes au moins cinquante points de sex-appeal à être concentré comme ça ?

Et je m’installe comme si j’étais chez moi, en tirant une chaise et en lui offrant un large sourire. Un bras sur la table, je jette un œil à son bouquin puis à Enzo.

- Désolé, je sais que j’dérange.

Parce que les personnes qui débarquent comme ça dans votre espace vitale alors que vous êtes concentré et qui vous demande « J’te dérange pas ? » savent que si. Question de logique.
C’est égoïste de ma part d’être là pour ce genre de discussion, égoïste de ne pas s’être dit : C’est peut-être pas le bon moment, ni le bon endroit. Merde, laisse le réviser au moins tranquille ! Mais j’suis bien trop spontané et trop peu prise de tête pour me dire « Aller, attendons encore un peu. » Pourquoi attendre, sérieusement ?

- J’ai besoin de parler d’un truc avec toi. Je me redresse et croise mes bras sur la table, sans le lâcher du regard. Tu me connais maintenant, tu sais que j’aime pas tourner autour du pot et que j’suis plutôt du genre à pas m’prendre la tête. ‘Fin c’est pas nouveau.

Reposer les bases, comme j’le fais à chaque fois. J’vais pas lui claquer tout ça dans la gueule direct, quand même.

- Ca fait un petit moment que ça me trotte dans la tête et que ça me chiffonne. Je me passe une main dans les cheveux et me gratte le crâne. On passe de plus en plus de temps ensemble et j’aime ça. Pas que pour le sexe mais ça tu l’sais déjà. Je m’arrête une seconde avant de sourire. Enfin, j’espère que tu l’sais.

En tout cas, j’le lui montre par de simple geste. Venir lire à côté de lui, passer la soirée dans son dortoir ou lui demander de venir dans le mien, manger ensemble, discuter dans le parc, faire des conneries aussi, ça arrive.

- J’aimerai que tout ça devienne permanent. Ou plutôt, officiel.

Et tout ça, avec une pointe de trac qu’il doit certainement déceler mais je ne me démonte pas, assumant parfaitement mes mots, assumant parfaitement que certains me traiteront de gros connard de débarquer aussi vite près de lui alors qu’il n’est plus avec Kyle depuis quelques semaines.

- J’ai envie de tenter le coup, de voir où ça nous mène sans se prendre la tête.

Ni plus ni moins, aveu balancer sans filtre et sans tourner je n’sais combien de temps autour du pot avec mille et une façon différente.
Toujours bras croisés sur la table, je patiente, complètement conscient que je risque un tas de truc et pas forcément que du positif. La seule chose dont je suis certain c’est qu’Enzo doit entendre sans peine mon cœur qui tambourine comme un fou dans ma poitrine.
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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Lun 23 Jan 2017 - 19:40

« Très bonne mais elle aurait été encore mieux si tu ne t’étais pas barrer comme un voleur ce matin. »

Grand sourire innocent de ma part … Enfin, innocent … ça tient plus du sale gosse ravi de son coup en réalité et oui, ça m’éclate. Et sa main reste sur ma peau, de ça aussi je suis ravi. Inutile de dire que mon sourire s’élargit alors qu’il se rapproche encore un peu plus et m’adresse un regard que je connais bien maintenant.

« Et c’est bien dommage parce que j’avais un tas de projet pour nous deux. »

Accélération du myocarde immédiate. Le contact de sa peau sur la mienne alors que ses doigts glissent jusque dans mon dos et qu’il se retrouve contre moi, celui de ses lèvres sur les miennes, tout ça m’électrise comme au premier jour. Si je garde mon verre entre les doigts, les autres vont se poser sur sa hanche mais quand il me mordille le cou je le rapproche de moi d’une pression sans même m’en rendre compte. Et j’ai envie qu’il reste là, comme ça, contre moi. C’est tranquille et ça me plait. Ça me donne des envies, bien sûr, et c’est le but, mais j’en sais rien … C’est pas … Peu importe.

« Mais si t’es sage, peut-être que ce soir je t’en donnerais un petit aperçu. »
« J’suis toujours sage. »

Bien sûr.

Frisson. Je ferme les yeux. Il me griffe et mes doigts raffermissent leur emprise immédiatement. Sur mon verre comme sur sa hanche, jusqu’à glisser jusque dans son dos pour le rapprocher un peu plus encore. Y a plus rien d’autre qui existe et j’ai pas envie qu’il retire sa main mais quand il me repousse …

« En attendant, rhabille-toi délinquant ! Un peu de tenu voyons ! »
« Hey ! »

… c’est en éclatant de rire que je réagis.

« J’y peux rien si ta proximité me donne l’irrépressible envie de me foutre à poil quand même ?! C’est presque un réflexe. Et t’es le seul responsable. C’est totalement indépendant de ma volonté. »

C’est bien évidement TOUJOURS de la faute des autres, jamais de la mienne. Concentration, c’est l’heure des explications. Et j’en profite pour le regarder à nouveau de la tête au pied, un sourire satisfait sur le visage. Ce type réveille mon côté sale môme d’une façon presque déconcertante.

« Pour ton information, je suis déguisé en Sherlock Holmes. L’un des plus grands détectives fictifs de notre monde. Et normalement je suis accompagné de mon cher acolyte Watson, mais il … enfin elle avait rancard j’crois. »

Sherlock Holmes, ok ! Déjà entendu parlé, effectivement, mais ça reste un peu vague au niveau de mes connaissances. Quant à son acolyte, je devine qu’il parle de Macy, que je cherche donc instinctivement du regard pour voir ce que ça donne mais sans succès pour le moment.

« Moi aussi de toute façon. »

Deux fois. C’est la deuxième fois en cinq minutes qu’il évoque ça ou c’est moi ? C’est … Ouais, ok, je … D’accord. Oui, ça me perturbe un peu, je l’admets. Pas de manière négative, c’est juste … Bref.

« Et toi ta journée ? Après tu me raconteras le pire déguisement que t’as vu jusqu’à maintenant. Moi c’était un 8ème année déguisé en phallus avec marqué sur le torse : Je suis une tête de b*te. »
« Ah la classe ! 8ème année tu dis ? Ça devait être Tveit et c’est pas un déguisement en fait. »

Il a vraiment une tête de b*te.
Enzo !

«  Ouais l’amour n’a pas tellement de limite. Finalement il a troqué ça contre un costume de Super-Héros que ses potes ont trafiqués… Il ne s’est toujours pas rendu compte qu’il avait des ailes de papillon dans le dos et des antennes sur le casque. »
« Faudra que tu me montres ça. »

Nouvelle gorgée pour la route.

« Très bonne journée aussi. J’ai adoré la commencer en imaginant un certain Californien tout seul dans ses draps quand il a ouvert les yeux. »

Tu le vois mon sourire satisfait là ? Bien sûr que tu le vois. La vengeance est un plat qui donne froid, hum ? En tout cas, ça ne t’a pas donné chaud ce matin. Et à moi non plus, ceci dit …
Je lui raconte ma matinée, du footing au surf parce que j’avais trop d’énergie, du basket où mes chevilles et celles de Killian ont triplé de volume au bordel qu’on a foutu sur le terrain de foot avec Sovahnn. Sans oublier la virée dans le Labyrinthe où j’ai dû faire équipe avec Connor et encore moins le fait que Josh craque gentiment pour Leah. Bonjour, je suis une balance et je le vis bien.
J’ai commencé ensuite à faire un tour d’horizon des costumes, à commenter avec lui ce que je voyais pour essayer de décerner la palme du plus mauvais – même si c’est mal – et on s’est marrés comme des cons à jouer les langues de p*tes dans notre coin, autant le dire. La soirée s’est mise à défiler tranquillement, on ne s’est pas privés pour descendre quelques verres, grignoter au buffet, discuter, rire, aller et venir pour voir d’autres personnes mais se toucher toutes les trois minutes sans même s’en rendre compte dès qu’on se retrouvait dans le même périmètre. C’est dans des moments comme ça que je capte la différence entre cette relation et d’autres mais je ne m’attarde pas sur cette pensée. Ni sur aucune autre, à vrai dire. Pas ce soir. Pas cette nuit.
Et puis sans comprendre comment ni pourquoi, sans chercher à le faire une seule seconde, il est là, sa tête sur mon épaule, ses bras autour de mes hanches et les miens qui l’enroulent dans une étreinte pleine de tendresse et de chaleur. Je le sens qui se laisse aller, comme s’il se sentait en sécurité ou quelque chose comme ça et ça me procure une sensation particulière au creux du ventre. Plus le temps passe, plus je découvre d’autres facettes de lui et même si je sais certaines de ses blessures à cause d’un évènement dont on n’a jamais vraiment reparlé, ça me fait toujours quelque chose de le sentir … presque vulnérable, là, contre moi. J’dis pas qu’il porte un masque le reste du temps parce que ça n’est pas ce que je pense mais il est comme tout le monde, après tout, et je me dis que s’il se permet ça avec moi c’est parce qu’il s’y sent bien, là, dans mes bras. Et c’est plus que réciproque. Tellement réciproque que je fais totalement abstraction du monde qui nous entoure, des regards, des rires et de tout le reste. Je m’en fous de tout ça, tout ce qui compte c’est ça, ce moment, un truc que j’explique pas et que je n’ai pas envie d’expliquer. Un truc qui réveille mon côté protecteur et me donne envie de faire rempart avec mon corps, pour … Le préserver du monde l’espace d’un instant hors du temps. Même s’il me marche sur les pieds et que ça me fait sourire. Même si j’suis pas vraiment plus doué que lui pour garder le rythme et que j’essaie pas tellement de le faire de toute façon.

L’anniversaire surprise de Kezabel, ensuite. Des litres d’alcool, des explosions de rire, quelques larmes d’émotions pour certaines, un moment … Je sais pas, j’ai trouvé ça magique. On était tous là, rassemblés au même endroit, et c’était vraiment génial. Je ne peux pas dire que je me souvienne de tout étant donné l’état dans lequel j’étais mais ce que j’ai pas oublié c’est qu’encore une fois, c’est avec lui que j’ai fini par disparaitre. Tous les deux dans le même état, tous les deux la même soif, la même faim de l’autre. Encore et toujours. Toujours plus. Les jours passent mais ça ne s’estompe pas.

Est-ce que c’est cette soirée qui a signé un véritable tournant dans cette histoire ?

#

Jeudi 21 Mai 2015 – Le matin, au réveil

« Faut que j’y aille. »

Mais j’en ai pas du tout envie, c’est un peu ça que ça veut dire. J’ouvre à peine les yeux, émerge doucement et ma main glisse lentement sur son ventre. J’embrasse son épaule, pose mon front contre celle-ci … et referme les yeux. Résultat des comptes, non je ne me suis pas rendormi mais j’ai mis pas loin d’une heure avant de réussir à quitter son dortoir. Entre les câlins et la douche, impossible pour moi de partir plus vite. Aucune envie de le faire, tout simplement. Je suis un gros bébé quand je me réveille, c’est comme ça. Matinal, oui, mais j’aime prendre le temps d’émerger et quand on est ensemble, dans son lit ou le mien, ça prend un peu plus de temps que d’habitude … C’est clairement pas un truc dont je me plains, soit dit en passant. Et j’peux décemment pas quitter son pieu sans qu’on ait fait l’amour une fois encore, surtout pas le matin. Je ne connais pas meilleur moyen de commencer une journée. Ça et quelques vagues, c’est pour moi la définition du Paradis et l’espace d’un instant je me surprends à ressentir l’envie de l’embarquer pour l’Australie.

« Bonne journée Sherlock. »

J’me sauve après avoir déposé un rapide baiser sur ses lèvres, le naturel, la complicité et l’intimité de ce geste ne me déstabilisant pas une seule seconde. Pas plus que ma main droite qui s’attarde furtivement sur sa fesse gauche.
Alors non, j’irai pas courir ce matin, ni surfer, mais il y a un truc auquel je ne dérogerai pas : Repasser par mon dortoir pour m’occuper de Lune. C’est pour ça que je descends les marches un peu à l’ouest, en vrac, les cheveux encore humides et dans tous les sens, mais tranquille et souriant, reposé, détendu, apaisé, jusqu’à la Salle Commune des Bleus où je tombe sur un visage familier. Leah. On échange quelques mots, un ouragan de poils blancs débarque finalement dès que la porte s’ouvre et me saute directement dans les bras en miaulant à m’en percer les tympans. Elle sait parfaitement où me trouver quand je ne suis pas dans mon lit et ne se prive pas pour me sentir avec un air presque réprobateur dans le regard … On dirait Maxime quand elle fait ça … PAS TAPER !
Je rejoins finalement la Tour des Gryff sous un concert de ronrons et oublie un peu le reste du monde en faisant ce que j’ai à faire jusqu’à ce que Josh se plante pas loin de moi et s’appuie contre mon lit. Je le capte mais ne m’arrête pas pour autant.

« Vous êtes ensemble ? »
« Hum ? »
« Jackson et toi, vous êtes ensemble ? »

Là je stoppe, fronce légèrement les sourcils et me retourne pour le regarder.

« Non. Pourquoi tu dis ça ? »

T’es sérieux là, Enzo ?

« C’est juste … J’aime bien passer du temps avec lui, et réciproquement il me semble, mais voilà. On est potes. »
« Ouais. »

Et c’est tout ? J’suis pas con, y a des tas de choses qui me laissent à penser que non, ça n’est pas tout, que c’est pas juste … comme ça, juste un pote, mais j’ai pris l’habitude de barricader mon esprit pour certaines choses et m’interdis – consciemment ou pas – de réfléchir à certaines évidences.

« Moi aussi j’aime bien passer du temps avec toi Enzo, et c’est réciproque aussi il me semble, mais j’dors pas avec toi toutes les nuits. Nathan, Aaron et Aiden non plus. Caem et Mateo non plus. »

On devrait essayer, pour voir si on tient à autant dans un lit.

« Et on danse pas de slow ensemble. »

Ça part direct, je ne réfléchis même pas avant de choper mon oreiller et lui envoyer en pleine face sans chercher à retenir ma force. Pas de méprise, je ne suis pas énervé et si je sens de la chaleur envahir mes pommettes et mes joues ça n’est pas dû à la colère. Le sourire que je n’arrive pas à retenir en atteste sans aucun mal.

« Putain mais tu vas me lâcher avec ça espèce d’enfoiré ?! »
« Jamais ! »

C’est parti pour le show. Il roule sur mon lit pour atterrir de l’autre côté tel un Ninja et je commence à lui courir après dans le dortoir sans tenir compte des autres.

« Vous étiez trop mignons ! J’en connais quelques-unes qu’auraient bien aimé se glisser entre vous deux. Probablement quelques-uns aussi. »

Même pas en rêve.
Oui, je l’ai pensé.

« Oh ouiiiiiiiii ! »
« Si j’te chope tu vas le sentir passer. »
« Nan, faut que tu t’occupes de ta chatte. »
« J’peux tout à fait faire les deux tu sauras. »
« A défaut de t’occuper de celles des autres. »

Stop.

« Alors ça c’est d’un classe ! »
« J’ai tort ? »
« La ferme. »

Non, il n’a pas tort. Voilà.

« Sinon, on en parle de Leah ? »
« J’vais être en retard, je file. Tchuss ! »

Échec et mat. Ou plutôt balle au centre. Et il se barre comme un voleur, me laissant planté là, au milieu du dortoir, un peu essoufflé, sourire aux lèvres, un peu ailleurs néanmoins. Y a cette petite voix dans ma tête ... Ouvre les yeux.

#

Jeudi 21 Mai 2015 – Fin de journée, après les cours

Journée hardcore, comme tous les jeudis – 4h d’affilées de DCFM on les sent passer, croyez-moi – et parce que je suis maso je file directement à la Bibliothèque après les cours où je me cale dans un coin tranquille, sans aucune distraction autour. Jusqu’à ce que quelqu’un se pointe dans ma bulle au bout d’un moment.

« Tu sais que tu gagnes au moins cinquante points de sex-appeal à être concentré comme ça ? »
« Dit celui qui me donne un mal à fou à me concentrer chaque fois qu’il m’explique un truc tellement ça le rend sexy. »

Si je n’ai pas réagi physiquement, autre que par un sourire dès l’instant où j’ai entendu sa voix, je ne l’ai pas perçu arriver. Trop concentré, sans doute. Je relève la tête et lui adresse un sourire en posant mes coudes sur la table tout en faisant tourner mon stylo entre mes doigts. C’est con mais dès que j’ai l’occasion de me servir de ça plutôt que d’une plume, j’le fais. Détail dont tout le monde se fout.

« Mais merci. »

Il tire une chaise et s’assoie, pas une seconde ça ne m’interpelle. Comme si ça me dérangeait de l’avoir prêt de moi.

« Désolé, je sais que j’dérange. »
« T’inquiète. »

Sourire tranquille sur les lèvres, je repousse un peu mes affaires et les décale pour lui faire un peu de place sur la table. Par réflexe plus qu’autre chose parce qu’il m’a l’air d’être là les mains dans les poches.

« C’est pas pour faire exploser tes chevilles ou ta grosse tête déjà bien enflée mais t’es un peu plus intéressant que la Guerre des Géants. »

Sourire en coin cette fois, je le taquine ouvertement comme toujours, encore un peu perdu dans les limbes de l’Histoire de la Magie. J’étais tellement concentré que j’en ai oublié que le monde existait alors laissez-moi juste deux secondes pour intégrer à nouveaux les codes sociaux. Et réveiller mon cerveau.

« J’ai besoin de parler d’un truc avec toi. »

C’est là que je prends conscience de son air sérieux, là aussi que je prends conscience de son cœur qui bat à un rythme plutôt rapide alors que le mien se calque instantanément dessus. Cette phrase d’accroche … Je l’ai prononcé y a un mois de ça et elle me revient en pleine tête comme un boomerang.

« Ok. »

On ne va pas se mentir, c’est bien de l’angoisse qui se pointe partout dans mon organisme et si je fronce les sourcils d’étonnement et d’interrogation l’espace d’une seconde, la suivante je me racle la gorge et recule dans ma chaise jusqu'à m’adosser complètement contre le dossier tout en tenant mon stylo avec les deux mains. Nerveusement. Il se trame un truc, je le sens, je le ressens, et je ne sais pas à quoi m’attendre. On a déjà eu des discussions sérieuses mais je ne l’ai jamais vu comme ça et autant le dire ça n’aide pas.

« Tu me connais maintenant, tu sais que j’aime pas tourner autour du pot et que j’suis plutôt du genre à pas m’prendre la tête. ‘Fin c’est pas nouveau. »

Pour seul réponse, un hochement de tête. Étant donné tout le temps qu'on passe ensemble depuis un mois, oui, j'ai eu l'occasion d'apprendre à bien le connaître. Le petit être sensible que je suis s’est plutôt bien adapté à son habitude d’être cash mais là il « flippe » un peu, le petit être sensible.

« Ca fait un petit moment que ça me trotte dans la tête et que ça me chiffonne. »

Plus il avance dans ses explications, plus mon cœur bat de plus en plus vite et de façon toujours plus irrégulière. J'ai appris avec le temps, l'expérience aussi, à réguler tout ça, à le contenir, mais ici je n'essaie même pas.

« On passe de plus en plus de temps ensemble et j’aime ça. Pas que pour le sexe mais ça tu l’sais déjà. »

Je crois que c’est à ce moment-là qu’un truc explose en moi mais par instinct de conservation, de préservation, d’auto-protection tout simplement, j’endigue immédiatement la déflagration. Pourtant son sourire est bienveillant mais en cet instant j’appréhende de ce qui va suivre. J’appréhende les effets que ça aura sur moi.

« Enfin, j’espère que tu l’sais. »

Je baisse les yeux une seconde puis les replante dans les siens. Est-ce que je le sais ? J’ai fait en sorte d’analyser le moins possible ce qu’il se passait mais faut pas être hypocrite ou aveugle, voir injuste, pour autant parce que oui, je le sais. Je le sens. Et ça me fait quelque chose de l’entendre le dire. Plus que je n'aurai pu le penser.
Non ça ne peut pas être que pour le sexe. Les jours où on ne fait pas l’amour sont quasiment inexistant c’est vrai parce que qu’on a tous les deux un appétit relativement développé à ce niveau-là et c’est par ça que tout a commencé mais non, ça ne tient pas qu’à ça. Toutes les discussions, toutes les barres de rires, toutes les conneries … Et même ces moments où il ne se passe rien de spécial, où on est juste ensemble, au même endroit … Tous ces moments de tendresse partagés ... Il y a autre chose.

Et il aime ça.
Moi aussi j'aime ça.

« J’aimerai que tout ça devienne permanent. Ou plutôt, officiel. »

BOOM. Vas-y, encaisse. Est-ce que je m’attendais à ça ? Je me sens complètement submergé par une vague de ressentis divers, c’est pas la peine de le nier, mais quelque part le fait de savoir qu’il n’est pas vraiment plus « serein » que moi – parce que oui je perçois les réactions de son organisme et m’y accroche d’une certaine façon – a quelque chose de rassurant, de réconfortant, même si c'est égoïste de ma part. Je pense que c'est une réaction humaine, alors oui ça me console un peu de savoir qu'on est tous les deux dans la même galère. Et quand je parle de galère, je me comprends.

Pourtant j’ai clairement le sentiment qu’un cadenas vient de sauter là-haut, quelque part dans mon esprit, et je n’ai pas le réflexe de vouloir le refermer.

« J’ai envie de tenter le coup, de voir où ça nous mène sans se prendre la tête. »

Nouveau déclic. Cette fois c’est Loup qui se réveille, se manifeste, et cet enfoiré ronronne de satisfaction. J’ai pas oublié sa réaction de cette nuit, j’ai pas oublié le fait qu’il l’a clairement revendiqué en imaginant que Caitlyn pouvait être là pour le voir lui – réaction totalement impulsive et animale, digne de lui. De Nous, parce qu’il est moi et je suis lui. J’ai pas oublié ce besoin brulant de ne faire qu’un avec lui dès l’instant où j’ai retrouvé ses draps, où je l’ai retrouvé.
Et l’Humain, dans tout ça ? L’Humain, il est légèrement assommé par la décharge d’émotions qui lui arrive en pleine gueule, un peu sonné. Mais l’Humain sourit, parce qu’il sait qui il a en face de lui et prend complètement la teneur de ses mots. Perturbé, oui, c’est une certitude, mais soulagé aussi, quelque part. D’une certaine façon.

« Si c’est une nouvelle technique de Prof pour m’aider à me concentrer, désolé de t’apprendre que c’est pas super efficace. »

Un rire bref m'échappe, il est nerveux mais presque amusé. Pas par la situation et encore moins par lui ou ce qu'il vient de m'avouer mais bien par ma propre réaction et le fait de me rendre compte de tout ce que j'ai enfermé dans un coin de mon inconscient pour ne pas … prendre le moindre risque de souffrir, je crois. Je ne suis pas très sûr. Pour me protéger en tout cas et de ça j'en suis certain. Vieille habitude. Réflexe humain. J’ai jamais cherché à savoir ce qui se passait dans sa tête même si j’me suis surement plusieurs fois posé la question. J’ai jamais cherché à savoir ce qui se passait dans la mienne non plus.
Mais ça, c’est terminé. Est-ce que j’aurai fini par mettre les pieds dans le plat s’il ne l’avait pas fait ? Je ne préfère pas m’avancer là-dessus. Ça n’a plus d’importance maintenant de toute façon, parce qu’on y est, il l’a fait et j’ai pas l’intention de tourner autour du pot non plus ni de le laisser dans l’incertitude ou quoi que ce soit de ce genre-là.
Je laisse échapper un long et profond soupir, mon stylo à présent posé sur la table, une main dans les cheveux et un sourire un peu fébrile sur le coin des lèvres alors que je ne le quitte pas des yeux. J’ai envie de lui attraper la main mais sans trop savoir pourquoi je ne le fais pas. Est-ce que je cherche mes mots ? Un peu mais je préfère laisser sortir tout ça sans réfléchir plus que je ne l’ai déjà fait en l’espace de quelques secondes, sans me perdre dans ma tête et mes pensées. Si c’est impulsif, ça sera le reflet exact de ce que je ressens. Ça sera peut-être maladroit mais ça sera sincère.

« J'le sais, que c'est pas que pour le sexe, enfin j'le sens. Et c'est la même chose de mon côté. »

Déjà. Je pense que c’est important de le souligner, de le formuler à mon tour pour qu’il sache que ça ne va pas que dans un sens. Je ne suis peut-être pas toujours très sûr de moi et j’ai tendance à douter parfois, à rester sur la réserve, mais faut pas déconner non plus.

« Je … Je sais aussi que ce genre de trucs ça s'annonce pas quand ça se pointe, qu'on choisit pas, que ça te tombe comme ça sur le coin de la tronche et que tu dois juste faire avec. Et je sais que c'est surement un peu con de dire que j'avais pas prévu que ça se passe comme ça mais … Enfin c'est le cas. Je m'y attendais pas. Toi, j'veux dire. Nous. C'qui s'passe, depuis des semaines. La tournure qu'on pris les choses. »

J’ai quitté Kyle parce que je ne me sentais plus capable d’être deux, je voulais retrouver mon unicité, ma « liberté » et vivre des tas de trucs sans me poser de question, profiter, expérimenter, etc … Sauf que j’ai craqué pour ce type et si au départ c’était « juste » une attirance physique, une attraction sexuelle indéniable – qui est toujours là soit dit en passant – ça s’est tranquillement transformé en quelque chose de plus. Au point qu’on en arrive à passer toutes nos nuits ensemble ou presque. Au point où je ne touche plus personne d’autre depuis un moment et que ça ne me manque pas une seconde parce qu’il n’y a que lui qui m’intéresse. Et qu’il m’intéresse pour bien plus que des relations physiques, chose qui ne m’a jamais effleuré l’esprit avec qui que ce soit d’autre depuis que c’est terminé avec Kyle. J’ai pas touché un seul mec autre que lui et ça ne m’a pas tenté un seul instant quant aux nanas, y en a pas eu des tonnes mais pour autant, même si je ne suis visiblement plus l’espèce de petit macho que j’ai pu être à une certaine époque, j’ai jamais vraiment eu de gestes d’affections envers elles ni même l’envie de partager autre chose. C’était du sexe, point barre. Dans le respect de l’autre, mais simplement du sexe et rien de plus.
Et Kyle, dans tout ça ? Bien sûr que je pense à lui, évidemment que je pense à lui. On est séparés depuis un mois à peine, c’est … pas grand-chose en terme de temps même si ça fait un moment maintenant qu’il a quitté le château et que par la force des choses, on s’est éloignés. J’ai toujours de l’affection pour lui, énormément, mais plus ? J’en sais rien et dans le fond c’est pas tellement la question. Ça me travaille un peu, c’est vrai, parce qu’une part de moi se dit que c’est trop tôt, que je ne devrais pas, que ça n’est pas juste ni réglo envers lui, etc … Une autre se demande si je suis vraiment prêt à m’engager à nouveau dans une relation alors que j’ai mis fin à la dernière parce que j’avais besoin, envie, d’être seul.

Et ça j’ai pas l’intention de le lui cacher.

« Je sais pas si j'suis prêt à repartir sur un truc avec quelqu'un aussi rapidement, j'sais pas non plus si y a …  une limite de décence pour passer à autre chose mais ... »

Mais quoi ? La vie peut être une véritable garce, elle peut te prendre des êtres chers sans prévenir du jour au lendemain et décider que s’en est fini de toi. La vie et les autres, surtout. Même si je n’y pense pas outre mesure par instinct de préservation, j’oublie pas qu’on peut tous disparaitre du jour au lendemain, j’oublie pas que j’ai déjà eu énormément de sursis et que je serais vraiment idiot de ne pas foncer dans le tas, même si ça fait peur, même si j’suis pas sûr de moi à 100%. Des raisons pour freiner je pourrais en trouver mais ça n’est pas ce que je compte faire, visiblement. La véritable question c’est de savoir ce que moi je veux, parce que c'est de ma vie dont il s'agit là. Pas celle de Kyle, pas celle de ma famille, pas celle de n'importe qui d'autre. La mienne. Et celle de Will.

Ça me prend quelques secondes de silence pendant lesquelles je regarde mon livre sans vraiment le voir mais quand je relève les yeux pour planter à nouveau mon regard dans le sien, il est déterminé.

« Y a un truc dont j'suis certain par contre, et je pense que c’est le plus important finalement, c'est que j'me sens bien avec toi. Vraiment. C'est simple, naturel et … C'est cool, tout simplement. »

On se marre bien, on discute énormément et de pleins de trucs, le sexe je crois que c’est pas la peine d’en parler tellement on a le même appétit et plus le temps passe, plus l’affection, la tendresse, s’expriment entre nous deux. Ce sont des choses simples, qui paraissent vraiment naturelles et qui font qu’aujourd’hui, je me sens proche de lui. De manière très équilibrée. C’est probablement aussi ce qui fait que je ressens des trucs pour lui. Oui, j’éprouve des sentiments pour lui, un truc qui me pousse à sourire quand je le vois parce que ça me rend heureux, tout simplement. Un truc qui s’est développé lentement mais surement avec le temps et qui m’apparait évident maintenant que je me penche sur la question. Et bordel, j’me sens un peu con d’admettre tout ça, d’y faire face, mais ça me fait crépiter le ventre comme si c’était le 26 janvier là-dedans – NDLR : C’est la fête nationale en Australie.

« Ça serait con de passer à côté de ça, non ? »

Question rhétorique, bien sûr. Je n’attends pas qu’il me dise qu’on n’a qu’une vie, que vu la façon dont tourne le monde et ce qu’on a déjà tous vécu ça serait un crime de pas en profiter à 100%. Je le sais, tout ça. Je ne me sens pas pour autant super à l’aise dans mes pompes, on ne va pas se mentir, mais on en est tous les deux à un stade où je n’ai pas peur de me montrer tel que je suis face à lui, avec mes forces et mes faiblesses. A un certain niveau en tout cas.

« Y a qu’un moyen de savoir si ça peut marcher de toute façon, c’est d’essayer. Et j'crois pas qu'officialiser ce qui se passe déjà compliquera les choses. »

Parce que dans les faits … Je sais pas mais quand tu passes toutes tes nuits avec un type sans y réfléchir une seconde, quand tu partages avec lui tout ce qu’on partage tous les deux au quotidien …

« D’ailleurs j'suis presque certain que tes potes comme les miens vont nous sortir un truc du genre : C'est pas trop tôt. »

Et bien se foutre de notre gueule au passage, bien sûr. Ça me fait rire et ça me détend, ça me décoince un peu. Oh ça oui je les entends déjà, ces enfoirés – c’est affectif. A leur place j’en ferai autant, d’ailleurs Mateo peut attester sans peine que je me suis pas fait prier pour l’emmerder à l’époque où Riley et lui se tournaient autour. Et j’étais pas le seul. Tout ça c’est de bonne guerre. C’est toujours plus simple d’ouvrir les yeux quand t’es pas le principal concerné de toute façon.

« Elle me plait cette idée de tenter le coup, de voir où ça nous mène sans se prendre la tête. J’peux pas dire que ça me fout pas un peu la trouille mais oui, c’est … j’ai l’impression que quelque part ça me soulage. Et puis c’est pas comme si on n’avait pas déjà posé quelques bases. »

Le sourire que j’esquisse à ce moment-là est surement un peu timide mais il est aussi amusé. J’sais pas si on a fait les choses à l’envers ou pas mais à vrai dire, justement, j’ai l’impression qu’on les a prise dans le bon sens si on y regarde bien. De manière absolument pas calculée, de toute façon.

Et puis y a ce truc qui m’échappe, après une légère hésitation, les doigts à présent occupés à nouveau avec le stylo que je triture sans y faire attention mais sans le quitter des yeux pour autant :

« Est-ce que ça implique que tu ne sois plus l’homme de plusieurs hommes mais juste … mon homme, à moi seul ? »

A nous.
Loup, encore.
Notre Humain.

Mon homme … C’est … Oui, ça me fait bizarre de le penser, encore plus de le prononcer mais on en est là. C’est plus la peine de tergiverser, parce que c’est de ça dont il est question. Lui et moi, ensemble. De manière officielle. Ça chatouille, j’ai envie de sourire comme un con. D’ailleurs je crois que je suis incapable de me retenir mais dans le fond, pourquoi est-ce que je le ferai ? Tout ça, c'est du positif après tout.
Et putain, j'le sais au fond de moi que j'ai pas envie de le partager mais qui sait comment lui voit les choses ? Tout le monde n'a pas la même vision du couple. Moi-même, avec ma maigre expérience en la matière, je sais pas trop où me situer ni même ce que je suis capable d'accepter, gérer ou pas. Mes perceptions ont beaucoup changé ces derniers temps, mes certitudes ne sont plus tellement figées, gravées dans le marbre. J’vais pas commencer à lui prendre la tête parce qu’il est … va être … officiellement mon mec, ça c’est une certitude, mais je crois que j’ai juste besoin d’être fixé sur ça.

« Enfin si ça me permet de légitimer le fait de t’appeler Doudou quand j’me réveille et que je réclame un câlin ou que je m’endors comme un gamin qu’attend son histoire, ouais, j’suis pas contre. »

Ça, c'est la pirouette dont j'ai besoin pour me détendre un peu. Faut pas m'en vouloir. Maintenant t’as le droit de m’embrasser pour me faire taire si tu veux mais si tu fais ça … J’suis pas certain que ça s’arrêtera là. Non, vraiment pas.
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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Ven 10 Fév 2017 - 14:45

Je n’vais pas mentir et dire que j’ai pas un peu la trouille de me manger le râteau de ma vie. Après, j’me connais. J’vais l’avoir en travers de la gorge et j’vais me voiler la face, prendre ça avec du recul, me dire que c’est pas la mort.
Mais putain, qu’est-ce que ça me ferait chier.
Ce type, je l’aime bien. Beaucoup. J’aime les moments partagés, j’aime les moments de tendresse, j’aime les moments de conneries et j’aime aussi les moments de sexe. Bref, j’aime tout. Même quand il est parfois chiant, même quand moi-même j’le suis. Alors faire une croix sur lui ? Ouais, ça m’emmerderais profondément mais j’vais pas non plus lui foutre le couteau sous la gorge.
Et j’essaierai de tuer personne par jalousie.

En attendant, je patiente, « tranquillement ».
Et il sourit. Positif ou négatif ? J’ai envie de croire que c’est bon signe alors, je me permets.

- Si c’est une nouvelle technique de Prof pour m’aider à me concentrer, désolé de t’apprendre que c’est pas super efficace.
- Tu sais très bien que j’suis plus là pour te déconcentrer que pour autre chose.

Tout dépend du moment, certes. Il peut m’arriver d’être d’un profond sérieux parce que je déconne jamais avec les études mais lorsque je sens qu’il peut se permettre un peu de lâcher prise, je ne me prive jamais de jouer de mon charme intellect pour le déstabiliser.
Mes chevilles vont bien.
En attendant, je sais pas si je peux me détendre, si ça présage bon signe ou non. Mais inconsciemment, je me relâche légèrement, parce que si Enzo n’était absolument pas d’accord avec ce que je lui ai demandé, pas sûr qu’il aurait abordé sa réponse avec un sourire comme celui qu’il tient encore, avec une blague en prime.
Il soupire, ne me quitte pas des yeux, tout en passant une main dans ses cheveux.

- J'le sais, que c'est pas que pour le sexe, enfin j'le sens. Et c'est la même chose de mon côté.

Je ne dis rien, me contente d’acquiescer, sourire aux lèvres.
C’est déjà un premier pas, c’est le genre de chose qui fait toujours plaisir à entendre.

- Je … Je sais aussi que ce genre de trucs ça s'annonce pas quand ça se pointe, qu'on choisit pas, que ça te tombe comme ça sur le coin de la tronche et que tu dois juste faire avec. Et je sais que c'est surement un peu con de dire que j'avais pas prévu que ça se passe comme ça mais … Enfin c'est le cas. Je m'y attendais pas. Toi, j'veux dire. Nous. C'qui s'passe, depuis des semaines. La tournure qu'on pris les choses.
- Si ça peut te rassurer, moi non plus.

C’est pas comme si j’étais le genre de mec à calculer son avenir, sa vie, les jours qui vont suivre. Les seules fois où je suis calculateur, prévoyant et où j’ai une longueur d’avance, c’est lorsqu’il s’agit de mettre en place des stratégies, de raisonner les copains lorsqu’ils veulent faire une énorme conneries. Entre autres. Où lorsque Macy et moi on s’amuse à pirater les comptes bancaires des plus riches pour se faire un peu de thune.
Vous n’avez rien lu.
Autant dire que non, je n’ai rien vu venir. Depuis la mort de Jude, je ne veux croire en rien de ce qui pourrait m’arriver sentimentalement, je cherche même pas à comprendre, à essayer quoi que ce soit. Je laisse faire, je laisse venir. Aujourd’hui, je ne peux plus nier l’évidence, même si ça me tourmente un peu quelque part. Même si je ne veux pas réellement me l’avouer.
Je me doute qu’Enzo non plus n’a pas vu venir tout ça. Je le crois sincère, je vois bien que c’est pas le genre de type à cumuler les conquêtes amoureuses, encore moins depuis son histoire avec Kyle que je respecte tout à fait.

- Je sais pas si j'suis prêt à repartir sur un truc avec quelqu'un aussi rapidement, j'sais pas non plus si y a …  une limite de décence pour passer à autre chose mais ...

La chute est d’une violence douloureuse. Ca doit se voir sur ma gueule, dans mon comportement, tellement je ne l’ai pas vu venir.
Je me redresse, me ferme aussitôt. Parce que je sens la violence du coup arriver. Il commence déjà à me marteler le cœur et le crâne. A trop me reposer sur mes lauriers, voilà ce que je récolte. Une bonne grosse gamelle de la tour d’astronomie au Hall de cette école. Je l’admets, son « mais », je l’occulte complètement, plus tellement lucide.
Respire Will, fallait t’y attendre un minimum. Tu l’savais.
Il regarde son bouquin mais moi je ne le lâche pas du regard, attendant qu’il m’achève, en quelque sorte. Que je puisse partir, lui dire que j’suis désolée et…

- Y a un truc dont j'suis certain par contre, et je pense que c’est le plus important finalement, c'est que j'me sens bien avec toi. Vraiment. C'est simple, naturel et … C'est cool, tout simplement.

Ok. Possibilité de dire que pour la première fois depuis un bail, j’me sens un peu largué ?
Non, j’ai pas été largué mais peut-être que je suis un futur-ex-largué, là maintenant tout de suite.
Haha.

Nos regards ne se lâchent pas, j’ai le cœur qui s’agite dans tous les sens et je fronce les sourcils.
Qu’est-ce que je dois comprendre ? Réflexe purement humain, je reste cloitré derrière mes émotions histoire de ne pas trop manger chaud.

- Ça serait con de passer à côté de ça, non ?

Et je me détends, ne peut m’empêcher de lâcher un infime soupire de soulagement.
Putain, ne me refais plus jamais un truc comme ça bordel de dieu.
J’ai un sourire qui commence à naitre sur le coin des lèvres. On sait tous d’où il provient, ce qu’il exprime.

- Oui, très con même.

Incroyablement stupide de passer à côté de quelque chose d’aussi bien, reposant et tranquille.
J’ai le droit de te faire découvrir la bibliothèque de façon plus approfondie maintenant ? Histoire d’officialiser ça.

- Y a qu’un moyen de savoir si ça peut marcher de toute façon, c’est d’essayer. Et j'crois pas qu'officialiser ce qui se passe déjà compliquera les choses. D’ailleurs j'suis presque certain que tes potes comme les miens vont nous sortir un truc du genre : C'est pas trop tôt.
- Comme si ils n’avaient pas déjà commencer à nous emmerder chacun de notre côté…

Macy, Mateo, Maxime – quand elle est de bonne humeur- et j’en passe. Kezabel parfois, Riley de temps en temps. Ce n’est que le juste revers de la médaille.
On se détend enfin, on rit même. Si j’suis soulagé ? C’est un euphémisme. Il n’y a pas deux minutes, j’avais l’impression de me prendre une énorme claque dans la gueule. Et maintenant, j’ai le droit à quelque chose de plus diffus, de plus chaud, de plus rassurant. Mon corps se détend, j’ai un sourire presque niais sur la gueule et que je n’arrive pas à une seconde à retenir. Pourquoi je me priverais d’être heureux en cet instant ?

- Elle me plait cette idée de tenter le coup, de voir où ça nous mène sans se prendre la tête. J’peux pas dire que ça me fout pas un peu la trouille mais oui, c’est … j’ai l’impression que quelque part ça me soulage. Et puis c’est pas comme si on n’avait pas déjà posé quelques bases.
- A peine.

Je pense que tout ça n’était juste une question d’acceptation vu au point où nous en étions et que finalement, ça ne changera pas grand-chose à notre quotidien si ce n’est que nous serons certains que l’autre n’ira pas voir ailleurs. Je sais que j’suis du genre amoureux du sexe et des mecs mais j’ai des principes. Lui seul me suffira amplement.

- Est-ce que ça implique que tu ne sois plus l’homme de plusieurs hommes mais juste … mon homme, à moi seul ?

Je le regarde sans rien dire, sans rien lui répondre, me contentant de sourire encore une fois. J’vais finir par avoir mal aux zygomatic.
C’était l’instant science. J’ai plus aucune logique, il faut le savoir. Parce que ce qu’il vient de me dire me touche mais me fait également naitre un réel feux d’artifice au creux du bide.

- Enfin si ça me permet de légitimer le fait de t’appeler Doudou quand j’me réveille et que je réclame un câlin ou que je m’endors comme un gamin qu’attend son histoire, ouais, j’suis pas contre.

Je lâche un rire amusé tout en continuant de l’observer, complètement relâcher.
Les choses sont désormais dites, aux clairs, non ?
Oui et je l’accueil avec plus de bonheur que je n’aurai pu le croire. Je ne sais absolument pas où tout ça nous mènera mais j’ai pas envie de me prendre plus la tête que ça, préférant laisser aller la vie et le quotidien, préférant me laisser guider par les jours qui vont défilés et m’adapter au fur et à mesure. Là, la seule chose dont j’ai envie s’est de profiter de ce nouveau « statut », de cette nouvelle liberté qui vient de naître.
Je rapproche ma chaise de lui, pour faire en sorte caler une de mes jambes entre les siennes et de poser mes mains sur ses genoux.
Ah oui, va falloir t’habituer au fait que j’me fous royalement des quelques regards que l’on peut nous balancer pour ce genre de geste.
Personne vient faire chier un couple hétéro lorsqu’il se repeint le visage en plein couloir, alors venez pas m’emmerder quand je me montre affectueux avec mon mec.
Cordialement.
Tranquille, calme, j’ai toujours ce sourire accroché aux lèvres et je crois qu’il est là pour durer un petit moment.

- Ça te permet un tas de chose, t’en fais pas. De m’appeler Doudou, de me laisser t’appeler Peluche, de me considérer comme ton mec… Entre autre. Et ça implique une exclusivité. Aussi bien pour toi, que pour moi.

Et sans prévenir, je lui fais une petite pichenette sur le front, regard faussement réprobateur.

- Par contre ne me refais plus jamais une trouille pareille. J’ai cru que t’allais me foutre le râteau de ma vie, je m’imaginais déjà noyer ma tristesse et mon humiliation dans des litres de vodka et de joints. Tu aurais eu ma dépravation sur la conscience.

J’exagère, inutile de le préciser.
Sauf pour le fait qu’il m’a foutu la trouille et ça, il a pu le constater par lui-même. Encore une fois, je ne lui en aurai pas voulu, j’aurai eu du mal à le digérer mais je n’aurai pas pu faire autrement que de l’accepter, mais je préfère mille fois la version qui se déroule en cette seconde plutôt que celle que j’ai frôlé tout à l’heure.
Je me laisse retomber sur mon siège, un peu nonchalant tout en me passant une main dans les cheveux.

- J’suis soulagé. Heureux, en fait. Je marque une légère pause avant de reprendre. J’ai pas l’intention de me prendre la tête, ni de précipiter quoi que ce soit. Le rythme que l’on a depuis le début me convient très bien. Je comprends que tu ne sois pas vraiment prêt pour tout ça et qu’il te faut du temps.

Je pense que c’est important à souligner, à dire, à lui faire comprendre que de mon côté, ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

- De toute façon, on n’est pas pressé. Et j’aime pas précipiter les choses, j’suis plutôt du genre à prendre mon temps.

Sous-entendu ou non, à lui de voir comment il veut l’interpréter.
Je jette un œil à ses bouquins et lui fait signe.

- Tu remballes ça ? J’ai un truc à te montrer avant que la bibliothèque ferme. Avec toutes ces émotions j’ai presque failli oublier qu’il fallait aussi que je te montre un bouquin que j’ai vu l’autre jours.

Sourire tranquille, apaisé, je dépose un baiser sur le coin de ses lèvres avant de me reculer et de lui laisser la place de tout ranger. Il nous reste techniquement cinq minutes avant que je lui montre le fameux bouquin et après on pourra sortir d’ici et en profiter un peu.
Profiter de cette vie, de cette opportunité nouvelle.
J’ai conscience que cette allégresse ne m’était pas arrivé depuis un bail. Pas depuis Jude, ou même Drew.
L’un est mort, l’autre est partie.
Sans vraiment en prendre conscience, j’en viens à souhaiter que la règle du « jamais deux sans trois », ne s’applique pas.

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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Sam 11 Fév 2017 - 0:34

On a l'air de deux cons à sourire comme ça mais putain, ça fait juste du bien. Oui, ça soulage et oui, ça fait du bien. J'me sens léger et j'ai qu'à le regarder pour comprendre et ressentir qu'on en est au même stade, comme deux gamins qui viennent de perdre quelques années – celles qui pesaient le plus sur les épaules. Y a plus grand chose d'autre qui existe pour moi en cette seconde si ce n'est lui, moi et l'instant présent. Et ce cap qu'on vient de franchir en laissant simplement quelques mots baliser un sentier déjà tracé tranquillement au fil des jours et des semaines. Du soulagement et un sentiment d'être libéré de quelque chose, aussi, j'ai l'impression. Dans quelques heures, je me dis que tout ça sera envolé, tout redeviendra comme ça l'est depuis quelques temps parce que les choses reprendront simplement leur cour normal et ça n'a rien de décevant, mais pour le moment j'ai ce petit crépitement dans le creux du ventre qui me donne l'impression de planer comme ça ne m'est pas arrivé depuis longtemps.
Il rapproche sa chaise de la mienne, je me tourne un peu plus vers lui pour qu'on se retrouve plus ou moins face à face et quand sa jambe vient se caler entre les miennes et que ses mains se posent sur mes genoux, je ressens qu'un geste aussi simple vient de prendre une toute autre dimension. Ça me fait sourire d'autant plus. Pas une seconde je n'ai le moindre mouvement de recul, pas une seconde je ne m'occupe de savoir si on nous regarde ou pas parce que je m'en fous. Le regard des autres, j'ai appris à ne plus y faire attention et je crois que de toute façon, à ce niveau là, il n'a jamais réellement eu d'importance pour moi. Si j'ai du me cacher au départ, ça n'est pas parce que j'avais honte mais parce que c'était une question de survie. Une fois balancé hors du placard, j'ai jamais eu aucun mal à m'afficher clairement. Avec Kyle, en l'occurrence, puisque jusqu'ici il était le seul. Les mots, parfois, oui ils m'ont heurté mais j'ai dépassé ce stade depuis bien longtemps et rien ni personne ne m'empêchera de vivre pleinement ce genre de moments alors il peut y aller, je sais que je peux en faire autant et … J'peux pas le nier, c'est peut-être con mais ça me fait du bien. Ce sont des gestes tout bête mais pour moi ils sont les plus importants. Parce qu'ils sont spontanés, naturels, donc 100% authentiques et sincères. Tout comme ma main qui se pose sur sa cuisse sans que je n'y réfléchisse une seconde.

« Ça te permet un tas de chose, t’en fais pas. De m’appeler Doudou, de me laisser t’appeler Peluche, de me considérer comme ton mec… Entre autre. Et ça implique une exclusivité. Aussi bien pour toi, que pour moi. »
« Ça, ça tombe vachement bien parce que j'ai pas envie de te partager. »

Non, j'en ai pas du tout envie et oui je suis soulagé de l'entendre me dire que pour ça aussi on est sur la même longueur d'onde. Et moi dans tout ça, est ce que je suis prêt à retrouver le cadre de l'exclusivité ? La fidélité ? Je crois que quand je m'attache à quelqu'un c'est une condition sine qua none : J'ai pas envie d'aller voir ailleurs. J'me suis amusé, j'ai apprécié ça, mais j'ai pas besoin de plus que lui maintenant qu'il est à moi. Mon mec … C'est clair, ça fait bizarre, mais je crois que je suis bien partie pour m'y habitué rapidement. Sursaut. Je rêve où cet enfoiré vient de me coller une pichenette au milieu du front ? C'est pas pour la force qu'il y a mis mais je recule dans le fond de mon siège et porte ma main à ma tête. Sous le coup de la surprise.

« Hey ! Si t'en profite pour instaurer la violence conjugale ça va pas l'faire par contre. »

Mais je me marre comme un gamin pris en flag d'une connerie, qui se fait engueuler par une personne qui a du mal à garder son sérieux. Tu peux pas m'engueuler et me sourire en même temps, ça ne fonctionne pas du tout. Je sais bien qu'il ne m'engueule pas réellement, évidemment.

« Par contre ne me refais plus jamais une trouille pareille. J’ai cru que t’allais me foutre le râteau de ma vie, je m’imaginais déjà noyer ma tristesse et mon humiliation dans des litres de vodka et de joints. Tu aurais eu ma dépravation sur la conscience. »
« Comme si t'avais besoin de ça pour être dépravé. »

Tu vas pas la fermer espèce de sale gosse ? Non, visiblement j'suis pas partie pour. Faut pas m'en vouloir, j'suis comme ça quand j'suis content, excité comme un jeune chien fou – j'suis le seul autorisé à me comparer à un chien, je tiens à le souligner – j'peux pas m'empêcher de lâcher des conneries pour emmerder mon monde.

Puis je me calme, un peu, et arbore un air un peu plus sérieux quand je le regarde droit dans les yeux.

« Pardon. »

Je ne m'excuse pas d'être un sale gosse qui prend son pied à le vanner, pas une seule seconde, mais je m'excuse de lui avoir fait peur, lui avoir laissé penser que j'allais le repousser, parce que ça n'a jamais été mon intention même si je me suis posé des questions c'est vrai. Nous deux, j'ai pas envie que ça s'arrête et la tournure que prennent les choses … J'suis déjà entrain de m'y habituer. C'est juste des mots mais ils ne sont pas insignifiants et même si dans le fond ils en changent rien, d'un certain côté ils changent tout.
Il recule dans le fond de sa chaise, je pose un coude sur la table et garde ma main sur sa cuisse parce que je trouve qu'elle est très bien là.

« J’suis soulagé. Heureux, en fait. »
« Moi aussi. »

C'est aussi simple que ça. Et entendre ça sortir de sa bouche c'est … Je sais pas, ça me fait quelque chose. Ça fait s'élargir mon sourire et je vais finir par avoir mal à ce rythme. Autant le dire clairement, je m'en fous.

« J’ai pas l’intention de me prendre la tête, ni de précipiter quoi que ce soit. Le rythme que l’on a depuis le début me convient très bien. Je comprends que tu ne sois pas vraiment prêt pour tout ça et qu’il te faut du temps. »

Je ne réponds rien mais hoche la tête, reconnaissant. Je ne sais pas du tout ce qui m'attend, je ne sais pas si ça va couler de source ou s'il y aura des obstacles – il y en aura forcément, comme pour tout le monde, mais je me comprends. Pourtant il y a des évidences qui ne trompent pas, je le sens bien que dans ma tête je suis déjà passé à autre chose même si parfois je m'en veux. Qu'est ce que j'y peux ? Qu'est ce que j'y peux si j'ai effectivement pris une décision que je ne regrette pas ? Qu'est ce que j'y peux si je me sens aussi bien avec ce type ? J'ai pas demandé à croiser sa route, j'attendais rien, j'voulais rien, pas plus que lui, et voilà où on en est aujourd'hui. On a envie d'être ensemble, c'était pas prévu mais c'est comme ça alors pourquoi se priver et s'interroger sur un truc qui est juste … naturel, presque évident ? On va quand même pas s'interdire et s'excuser d'être heureux. Ça va vite et j'en ai un peu la tête qui tourne, j'me dis que c'est sans doute un peu le cas pour lui aussi, alors à nous deux on devrait réussir à marcher droit. Suffisamment pour tenir debout, pas assez pour s'ennuyer.

« De toute façon, on n’est pas pressé. Et j’aime pas précipiter les choses, j’suis plutôt du genre à prendre mon temps. »
« T'avais pourtant l'air un peu pressé cette nuit. Et la nuit dernière. Et celle d'avant aussi. Est ce qu'on parle de dimanche après-midi ? »

Je l'emmerde, parce que j'adore ça et qu'il ne se prive pas pour en faire autant avec moi – ça aussi j'adore – mais je reste sérieux et prend cette discussion comme il se doit. Quelque part ça me rassure un peu de l'entendre dire tout ça et même si je sais qu'il est compréhensif, tolérant, etc … Dans le fond il ne me connait pas tant que ça. Enfin, il connait celui que je suis aujourd'hui mais il n'a pas tellement idée de celui que j'ai pu être, ce que j'ai pu vivre. Et je crois que quelque part c'est aussi ça qui fait qu'entre nous ça passe aussi bien. Quand je le regarde, je ne vois pas mon passé, mes blessures, non. Je vois l'instant présent et mon cœur qui bat sans arrêt à force de vouloir bouffer la vie et profiter de chaque seconde qui passe. J'me dis que c'est peut-être la même chose pour lui et tant mieux si c'est le cas mais pas la peine d'analyser tout ça. Juste ...

« Faudra pas que t'hésite à me freiner si parfois j'vais paradoxalement trop vite pour toi. »

Parce que même si j'ai effectivement pas mal évolué c'est derniers temps, je manque de point de comparaisons, mes repères sont un peu bancales et surtout je sais que je suis parfois trop intense. J'ai eu qu'une véritable histoire, le contexte était particulier, j'étais … j'avais beaucoup de choses à gérer, je m'apprivoisais et parfois on m'a empêché de le faire alors oui, j'avais un sentiment d'urgence en permanence accroché à la conscience. Aujourd'hui c'est différent. Aujourd'hui je suis plus équilibré que je ne l'ai probablement jamais été. J'ai réglé pleins de choses avec moi-même, ça fait des mois que je panse mes plaies et je crois qu'elles ont fini par cicatriser. Y aura pas de retour en arrière mais je préfère lui laisser entendre que, peut-être, il ne comprendra pas toujours ce qui se passe dans ma tête, mon comportement, mes réactions. Et peut-être réciproquement, là encore.

Mais on sait se parler, on sait se dire les choses quand il le faut, sans détour.

« Tu remballes ça ? J’ai un truc à te montrer avant que la bibliothèque ferme. Avec toutes ces émotions j’ai presque failli oublier qu’il fallait aussi que je te montre un bouquin que j’ai vu l’autre jours. »

J'ai pas vraiment le temps de quoi que ce soit qu'il m'embrasse furtivement et ça me fait sourire comme un gros gland mais je secoue la tête pour retrouver mes esprits et regarde ma montre.

« J'avais pas vu l'heure. Comme quoi j'bosse vraiment mieux quand t'es pas dans les parages. »

Je sais qu'il me le rendra au centuple, tout ce que je lui balance depuis tout à l'heure. Oh ça oui j'le sais. Et j'aime ça. J'aime tout ce qu'on partage, de toute façon. En attendant je range mes affaires, l'esprit vide de tout, un sourire qui flotte en permanence sur mes lèvres et une fois que c'est fait je me lève.

« C'est bon. »

Il attrape ma main, j'le laisse m'entrainer vers le fond de la bibliothèque mêlant mes doigts aux siens, observant ce geste avec toujours cette putain d'envie de sourire. A vrai dire, je ne fais pas tellement attention à ce qui se passe, je suis ailleurs. Il est sérieux ? Un bouquin ? Pourquoi pas. On s'en échange régulièrement et d'ailleurs faut que je lui file le National Geographic que j'ai reçu il y a deux jours.

« Tiens, viens voir c’est celui-ci. »

Il en pointe un du doigts, je suis son geste du regard et ma naïveté m'éclate en pleine face quand il me chope par les épaules et me plaque brusquement contre l'étagère, faisant éclater mon myocarde dans ma cage thoracique alors qu'il s'embarque dans une course folle. Ses lèvres s'accaparent les miennes, pas une seconde je ne résiste. Mon sac glisse de mon épaule et tombe sur le sol, mes mains se calent sur ses hanches et la passion embrase mes sens quand son bassin cherche le mien et le trouve. Bref mais intense, j'en ai déjà le souffle court quand il éloigne son visage du mien et même si les flammes dansent aussi bien dans ses yeux que dans les miens, ça n'est pas un sourire carnassier qui s'affiche sur mon visage.



« Mais ! Où est-ce que vous étiez tous les deux ? »
« Rayon anatomie. »

Et on se barre de là comme deux voleurs, éclatant de rire une fois dans le couloir. J'étais relativement léger ces derniers temps mais là … j'ai l'impression de flotter sur un nuage. Et j'ai pas envie de lâcher sa main. Quand je le fais c'est uniquement pour passer mon bras autour de son épaule avant de l'embrasser et on marche, on monte les étages, il me demande ce que j'ai derrière la tête et je ne lâche pas le morceau. Arrivés au sixième on croise Mateo et Riley qui descendent sans doute pour le repas, main dans la main – a vrai dire, j'ai pas tellement fait attention aux autres qu'on a pu croiser. A en croire la coiffure de la Serpentard et son sourire béat, je crois qu'on n'a pas été les seuls à s'amuser ...

« Hey les gars, la Grande Salle c'est dans l'autre sens hein. Vous avez décidé de vivre d'amour et d'eau fraiche, ça y est ? »

Pour seule réponse, deux majeurs tendus dans sa direction. Celui de Will et le mien. Mais deux sourires sur nos visages. Aucun de nous quatre ne s'arrête. Eux descendent, nous on monte encore un étage et là je pense qu'il comprend où je nous emmène. Oui, c'est bien la Salle sur Demande. Trois passages devant la porte, une porte apparaît, je vois bien qu'il est intrigué mais je ne lâche toujours pas le morceau. J'appuie sur la poignée, pousse la porte, on entre pour se retrouver dans une pièce pas très grande, relativement sobre, avec quelques meubles dont un lit. Rien de ce que j'ai déjà pu voir ici, ou ailleurs. C'est juste une chambre. J'observe l'espace en refermant la porte derrière nous, laisse lentement tomber mon sac sur le sol et fais quelques pas dans la pièce avant de me retourner vers lui et de glisser tranquillement mes mains sur ses hanches.

« Me traite pas de romantique. J'avais juste besoin d'un endroit où j'puisse me sentir coupé du monde et … en sécurité. »

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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Mer 15 Fév 2017 - 14:58



-  Mais ! Où est-ce que vous étiez tous les deux ?
- Rayon anatomie.

Et franchement, j’pense pas que le remplaçant ait envie de savoir quoi que ce soit de plus sur ce qu’on foutait là-bas. Je lui lance pourtant un regard qui en dit long avant me tirer avec Enzo, sa main dans la mienne, complètement mort de rire.
Mais voilà, j’suis un gars curieux moi et j’comprends pas où est-ce qu’il m’entraine. Ni ce qu’il a derrière la tête. On grimpe pourtant les étages, un a un et plus ça va, plus ma curiosité me bouffe. Rah putain j’aime pas savoir et pourtant, cette ambiance est malgré tout grisante quelque part. Etre l’inconnu et le désir de savoir à tout prix.

- Hey les gars, la Grande Salle c'est dans l'autre sens hein. Vous avez décidé de vivre d'amour et d'eau fraiche, ça y est ?

C’est Mateo, bien évidemment qui n manquera pas un seul moment pour nous faire chier maintenant qu’il a certainement compris. Et pour toute réponse, il a le droit à deux majeurs levés bien haut pour lui dire tout bas : Je t’emmerde, sale con. J’lui lancerais bien une vanne qui le foutrais mal à l’aise, mais pas le temps. Parce que je suis trop occupé à suivre dans un couloir… où il passe trois fois devant un mur.
La salle sur demande ?
Absolument.
Il ouvre la porte, je m’immisce dans la pièce plus curieux que jamais. Qu’est-ce qu’il encore entrain de mijoter celui-là ?
Mes réponses à mes questions surviennent rapidement, dès lors où je pose les yeux sur ce qui constituent la pièce. Un sourire s’étire sur mon visage alors que je me tourne vers Enzo.

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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Jeu 16 Fév 2017 - 22:29

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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   Lun 27 Fév 2017 - 15:26


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MessageSujet: Re: [Event 16.05.2015] Rub A Dub ▬ William   

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