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 How I love that no one knows - Riley

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MessageSujet: How I love that no one knows - Riley   Dim 23 Oct 2016 - 23:08

HOW I LOVE THAT NO ONE KNOWS
RILEY & CHARLEEN


Dimanche 3 mai - Matinée.

Une sensation de ne pas réussir à respirer correctement, comme si la pièce ne comportait pas assez d’air malgré tout l’espace qu’elle m’offre. Et d’ailleurs, où est-ce que je suis ? Chez moi ? A Poudlard ? Ailleurs ? J’ai l’impression que c’est un peu un mélange de tout, je reconnais le décor de mon salon mais avec les grandes tables de la grande salle. Il n’y a personne. Juste moi. Je suis assise face à une assiette remplie de nourriture et la chose qui m’interpelle en cet instant n’est ni l’ombre face à moi, ni le fait que je ne peux absolument pas bouger de ma place… Seulement cette sensation de faim horrible qui me creuse l’estomac à en avoir mal. Et j’ai envie de manger, d’engloutir toute cette nourriture qui me fait saliver.

Je ne tarde pas à plonger ma fourchette dans ces morceaux de poulet qui trempent dans une sauce juteuse et dans une purée de carotte dont l’odeur ne fait que creuser cette sensation de faim intarissable. L’ombre devant moi ne me semble ni dangereuse, ni chaleureuse, à vrai dire je n’y prête pas grande intention, trop concentrée sur ma tâche que j’effectue de bon cœur. Les bouchées se suivent et j’ai l’impression de ne pas avoir mangé de cette façon depuis une éternité. C’est un soulagement que je ressens, comme un second souffle de vie et d’ailleurs, ce dernier semble m’être revenue au fur et à mesure que j’enfourche cette nourriture à la texture moelleuse.

Puis la douleur me frappe violemment, sans prévenir, sans que je ne la vois venir. Tout commence par des coups aigües dans l’estomac, puis dans les intestins. Les sueurs froides roulent le long de ma colonne et de mon front alors que je me plie en deux, hurlant de douleur, front contre le bois froid. Un rire glacial résonne tout autour de moi et c’est entre mon regard brouillé de larme que j’aperçois ce visage sans vraiment le reconnaître. Entre brume et traits, je ne le reconnais pas mais je le sais malveillant. Et mes craintes grandissent lorsque je le vois verser un liquide blanchâtre dans ma nourriture qui s’écoule d’une petite fiole qu’il tient entre ses doigts.
La douleur n’arrête pas de grandir, d’être plus violente à chaque seconde et j’aperçois le visage de Riley en larme, qui me demande de me réveiller, de ne pas mourir. Celui d’Ethan qui reste là, silencieux, pâle comme la mort à me regarder tomber au sol, hurlant de douleur et me tordant dans tous les sens jusqu’à ce que la phase finale s’annonce, se prononce. Une violente nausée me prend à bras le corps, le cœur au bord des lèvres. Je n’entends pas mon prénom résonner au loin, comme une demande, un appel venu d’un autre monde.

- Charleen ! Réveille toi, ce n’est qu’un cauchemar aller !

Je me réveille en sursaut, raide entre mon matelas et mes draps alors que je transpire sous mon tee-shirt qui me colle au dos. Mes yeux fous cherchent un point d’accroche avec la réalité alors que je me plie soudainement en deux, prise d’une violente douleur imaginaire, comme si celle de mon cauchemar se transposait sur ma réalité.

- Ca va ? Tu ne te sens pas bien ?

Et la nausée, elle, est réelle.
Je pousse Stacy sans le vouloir alors qu’elle tentait de me réveiller, pour courir jusqu’aux toilettes. J’ai tout juste le temps de soulever la cuvette pour vomir un jet de bile brûlant qui m’irrite la gorge et qui ne fait que soulever mon estomac vide un peu plus. Mes cheveux se mêlent à tout ça, sans que je ne fasse attention, trop surprise et à la fois concentrée à expulser tout ce poison imaginaire, qui n’existe déjà plus, hors de moi, de mon corps, de tout ce que je constitue. La peur et la douleur me font tremblées, me font transpirer un peu plus.

- Cha ? Tu veux que j’appelle un infirmier ?

La voix de Stacy résonne en écho avec mes derniers vomissements alors que j’essuie les dernières larmes sur mes joues.

- Non. Ma voix tremble alors que je crache mollement. Ca va aller, j’ai dû attraper un coup de froid.

Je mens, en quelque sorte. Je crois. Je ne sais plus très bien de ce que je fais ou non ces derniers temps. Assise contre le mur, je ramène une mèche sale derrière mon oreille et grimace. Je me suis écorchée le genou en glissant contre le sol pour vomir à temps dans la cuvette.
J’ai à la fois froid et chaud, et le regard de Stacy ne me quitte pas.

- Tu veux que je t’aide ?
- Ca va aller. Je me relève difficilement mais fais bonne figure, comme depuis quelques semaines déjà. Je vais prendre une bonne douche et ça ira mieux.
- T’es sûre ? J’peux aller chercher ta sœur si tu veux.
- Non non, pas la peine de l’inquiéter pour rien.

Et plus qu’elle ne l’est déjà.
Ils pensent que je ne vois rien, que je ne sais rien. Pourtant, je sens parfois leurs regards discrets. Et je les remercie pour ça, pour ce qu’ils font pour moi et même si je ne réussi pas à faire tous les efforts qu’il faut, j’essaie d’aller au-dessus d’un tas de peur que je n’avais jamais connu jusqu’ici.
Je pense particulièrement à Riley que j’essaie de ne pas inquiéter plus qu’elle ne l’est déjà. Je sais qu’elle se fait du souci et je ne veux pas qu’elle se rende malade par ma faute.

Stacy finit par m’apporter des affaires propres pendant que je suis sous une douche brûlante qui a moins l’effet de me faire du bien, de me donner l’impression d’être de nouveau propre. Mais elle n’élimine pas la peur qui est là, sous jacente, prête à s’éveiller à la seconde où je me retrouverais devant mon petit-déjeuner.
Et c’est ce qu’il se passe ce matin devant toute cette nourriture qui me donne la nausée aussitôt. Je me force à avaler un morceau de bacon que mon estomac menace de renvoyer sur le champ dans mon assiette.
Alors je dupe mon entourage, le monde, non sans culpabilité. En réalité, je m’en mords les doigts comme à chaque fois que je fais ce que je suis entrain de faire. Glisser des morceaux de nourriture discrètement dans un sac en plastique que j’ai logé dans mon sac de cours.
Pourquoi ? Pour ne pas inquiéter certains regards qui pourraient se charger de vérifier que je me nourrie correctement. C’est ce que j’essaie de faire et malgré ce sourire un peu factice que j’affiche, je ne peux m’empêcher de vouloir pleurer, pathétique que je suis. Si je fais ça, ça n’est pas par manque de volonté, j’essaie, je me force, je lutte à chaque repas et même si ces derniers temps certains me paraissent plus faciles que d’autres, il y en a d’autres qui sont tout simplement plus compliqués, voir, infaisable.

Je sors de table, ne m’attarde pas plus après avoir avaler difficilement quelques gorgées de jus de citrouille bien frais. L’une des seules choses qui passent sans me donner la nausée. Je fais quelques pas vers la sortie et la voix de Riley ralenti mon pas alors que je me tourne vers elle, affichant un sourire maladroit.
Nous n’avons pas passé notre enfance ensemble, nous n’avons pas été tout de suite proche elle et moi mais je commence à la connaître par cœur. Je sais d’avance que ce regard noir ne présage rien de bon.
Encore moins pour moi qui sais presque d’avance, comme une intuition, qu’une tornade écossaise est entrain d’éclore face à moi.
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MessageSujet: Re: How I love that no one knows - Riley   Jeu 27 Oct 2016 - 20:05

Dimanche 10 Mai 2015 – Au petit déjeuner
How I love that no one knows



Charleen & Riley

J'ai mal dormi. Cauchemars, agitation, agacement, insomnie. J'avais déjà pas trop le moral hier dans la journée, les nerfs à vif, mais le fait de ne pas réussir à trouver Morphée a aggravé les choses. L'impression d'être une bombe à retardement me colle à la peau. Je suis sorti du Dortoir en plein milieu de la nuit, discrète autant que possible, pour traverser le château de bas en haut, direction la Tour des Gryffondor. Besoin de lui, pour me calmer. De sa présence pour m'apaiser. Kezabel, la pauvre, a fait ce qu'elle pouvait dans l'après-midi, dans la soirée qu'on a passé ensemble, mais je n'y arrive pas. Autant que possible j'ai fait ce que j'ai pu pour sauver les apparences, conneries très honnêtement parce que voilà le résultat, mais il n'est ni aveugle ni stupide. Il sait le mal qui me ronge, cette inquiétude qui est entrain de me rendre folle, qui jour après jour se transforme en colère. Ni plus, ni moins, sauf que cette colère est dirigée contre la mauvaise personne. Celle qui en a le moins besoin, soit dit en passant. J'ai failli frapper June Jackson hier matin et tout ça pour quoi ? Parce que son rire aiguë m'insupportai.
Quand je me suis glissé dans ses draps, que j'ai retrouvé sa peau chaude, son corps, ses lèvres, j'ai réussi à me sortir de tout ça l'espace de quelques heures. Il m'a demandé si j'avais envie de parler, j'ai dis non. Je lui ai demandé de me faire l'amour, il a hésité considérant que je n'étais pas dans mon état normal peut-être, inquiet, mais je ne lui ai pas laissé le choix. Oui, ça m'a fait du bien, j'avais besoin de ça et en aucun cas il ne m'a servi d'exutoire. Ça n'a rien à voir. J'avais besoin de le sentir, de perdre pied, de débrancher l'espace de quelques instants rien qu'à nous. Ensuite il m'a pris dans ses bras et j'ai pleuré. Il m'a consolé, caressé les cheveux, la peau, et j'ai fini par m'endormir en l'écoutant me parler en Espagnol. Je ne sais pas pourquoi, ça m'apaise, ça me berce. La partie de la nuit que j'ai passé dans ses bras a été bien meilleur que celle où je me suis entêté trop longtemps à rester dans mes draps et j'ai eu du mal à émerger quand le matin s'est pointé. Câline, silencieuse, accrochée à lui comme à une bouée de sauvetage. On a fini par se lever et jamais ma main n'a quitté la mienne. J'ai besoin de passer les prochaines heures avec lui, uniquement avec lui, et si on pouvait je lui demanderai de m'emmener dans la Pampa à nouveau. Seuls au monde, au milieu de nulle part. Au lieu de ça, on se retrouve à prendre le petit déjeuner dans la Grande Salle, en tête à tête, c'est mieux que rien. Nos doigts entrelacés, toujours, et ce mutisme dans lequel je suis enfermée. J'ai conscience de ne pas avoir grand chose de très positif à lui offrir en ce moment et je m'en veux mais il est solide comme un roc, il me passe mes humeurs et n'hésite pas à me remettre à ma place quand j'en ai besoin. Soutien inébranlable. Je ne sais pas comment je ferai sans lui. Lui et Kezabel sont les deux êtres qui m'empêchent d'exploser.

Enfin … Jusqu'ici.

Le regard perdu sur mon assiette, je pousse mes œufs brouillés avec le bout de ma fourchette sans réellement y faire attention. Un soupir m'échappe. Je ne relève les yeux que pour le regarder lui, refusant catégoriquement de faire attention au reste, aux autres. Cette pièce est devenu un supplice, je la hais, elle est comme un boulot accroché à ma cheville depuis quelques temps. Je sais que mes pensées sont dures, sans doute injustes, mais j'en suis à ce stade dans mes ressentis.
Mais c'est instinctif, pourtant aucun lien de sang entre nous mais dès l'instant où elle entre quelque part je la capte. Elle a une mine affreuse, pâle comme un linge, probablement encore un kilos en moins. Elle sourit, ça sonne faux, je m'agace et mes doigts se serrent autour de ceux de Mateo qui comprend instantanément ce qui se passe. Alors il me parle, il capte mon regard pour essayer de me distraire, me calmer, même s'il sait pertinemment que c'est perdu d'avance et que je vais passer les prochaines minutes à épier le moindre de ses faits et gestes à elle. Cette fois c'est pire et surtout la goutte d'eau qui fait déborder le vase quand je me rends compte de ce qu'elle est entrain de faire. Mon sang ne fait qu'un tour, je me crispe totalement et la colère s'insinue dans chacune de mes veines. Lentement, insidieusement, froidement.

« J'peux plus. »
« Riley ... »
« J'peux plus supporter ça. »
« Amor, attends ! »

C'est trop tard. Elle a quitté l'endroit et je suis déjà debout. J'ai lâché la main de Mateo, il n'a pas eu le temps de me rattraper et j'enjambe le banc, le regard fixé sur un point droit devant moi. Mes pas sont rapides, incisifs. Les nerfs tendus au maximum, je percute quelqu'un sans y faire attention et ne m'arrête pas quand la personne en question me fait une remarque. Elle ou il n'existe pas. La seule personne qui existe en cet instant est ma petite sœur, cette silhouette qui fuit là devant moi tout en sentant probablement déjà mon regard sur sa nuque.

« Charleen. »

Elle se fige une seconde puis se retourne et m'adresse un sourire. Je m'en veux tellement de ressentir toutes ces émotions qu'elle fait naitre en moi, j'aimerai être capable de plus de patience, de plus de compassion, mais j'ai épuisé mon stock. C'est trop tard et elle le sent, elle le comprend, presque instantanément je pense. Pas un mot de plus, une fois près d'elle j'attrape son sac sans lui laisser la chance de résister et je sors de la Grande Salle en vitesse pour ne pas exploser devant tout le monde. Parce que je sais que c'est ce qui va arriver et personne n'a besoin de voir ça. Je ne veux pas l'exposer, mais c'est tout ce que je suis encore capable de maitriser puisque dès l'instant où je fouille dedans et que je tombe sur la nourriture qu'elle a caché, en moi tout explose définitivement. Alors je me retourne, glaciale en surface, magma en fusion sous l'écorce qu'est ma peau, mon regard planté dans le sien et le sac en plastique dans la main droite, levé et exposé à son attention. Je suis furieuse, autant contre elle ne nous prendre autant pour des idiots que contre moi de ne pas être capable de gérer ça d'une autre façon.

« Tu comptes faire ça jusqu'à en mourir ? En fait j'aurai du te laisser dans ce couloir ce jour là, c'est ça ? Le résultat aurait été le même. »

Les mots m'échappent, je les regretterai surement plus tard mais je suis pour l'instant trop aveuglée par mes émotions pour m'imposer un filtre.
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MessageSujet: Re: How I love that no one knows - Riley   Dim 20 Nov 2016 - 1:30

- Charleen.

Sourire alors que le ton de sa voix est sans appel. Comme pour noyer le poisson sous l’eau, se cacher les yeux face à une difficulté qu’on ne veut pas affronter.
Riley est une jeune femme qui ne sait pas cacher ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives. Peut importe les efforts qu’elle fait, ses traits sont trop expressifs pour dissimuler quoi que ce soit. En cette seconde, il émane d’elle une colère noire, profonde et mon être entier se rétracte par instinct de défense, se sentant aussitôt en « danger ».
Elle m’a vu. C’est la première chose que je me dis et lorsqu’elle s’empare de mon sac, je sais que ce qui va suivre ne va être qu’une représentation de ma propre vie actuellement : un chaos. Riley me traine brutalement dans le Hall, dans un couloir à l’abri du regard de qui que ce soit. Je balbutie quelques mots, essaie de me manifester mais elle ne m’en laisse pas l’ombre d’une occasion.
Angoisse. Peur. Culpabilité. Colère.
Je me ferme aussitôt, croise les bras sur ma poitrine, incapable de faire le moindre mouvement que celui que je manifeste : un pas en arrière. Riley fouille mon sac, y trouve bien évidemment ma nourriture cachée quelques minutes plus tôt.
Murée dans un silence de plomb, d’acier, je serre les dents, entre la colère brûlante et la culpabilité honteuse.
Elle se retourne et je me prends un mur de glace en plein visage, de quoi me fragmentée un peu plus que je ne le suis déjà. Le sac plastique brandit devant moi, elle me crache d’un regard toute la haine et la colère qu’elle peut ressentir en cet instant.

- Tu comptes faire ça jusqu'à en mourir ? En fait j'aurai du te laisser dans ce couloir ce jour là, c'est ça ? Le résultat aurait été le même.

Mon corps se redresse, je suis piquée au vif.
Avez-vous déjà eu la sensation que l’air se raréfiait autour de vous ? Que soudainement un mur de béton vous écrasait de part en part, vous étouffait jusqu’à l’implosion. Que vous n’étiez qu’un animal prit au piège avec aucun échappatoire et avec pour seule option de faire face « au danger ». Que vous ne le vouliez ou non.
Mais surtout, la sensation de sentir votre cœur tomber à vos pieds, si fort que vous percevez ce bruit lourd, brutale, fracturée. Ses mots viennent m’assassiner, m’enfoncer un peu plus dans la léthargie de vie dans laquelle je me noie, essayant vainement de m’en sortir.

Ce que j’entends, moi, en cet instant avec mon avis faussé par mes peurs et mes angoisses, c’est qu’après tout, pourquoi faire autant d’efforts pour rien ? Me laisser mourir aurait régler bien des problèmes.
Et ça, je ne le digère pas. Ne prenant pas conscience de ma perception biaiser. Ses mots me blessent bien plus que ce poison que j’ai parfois l’impression de sentir encore dans mes veines.
Je m’approche d’elle, d’un pas furieux, honteuse, humiliée, coupable et lui arrache le sac plastique de mes mains tremblantes en récupérant mon sac à dos.

- T’as raison, tout aurait été beaucoup plus simple pour tout le monde.

Si c’est ce que tu veux entendre, voir, ressentir. La mort ne m’aurait pas donnée ses éternels cauchemars, ses éternelles douleurs invisibles qui m’oppressent continuellement. Si je suis aveugle face aux efforts de mon entourage ? Non. Au contraire. S’il y a bien une chose sur laquelle je suis lucide, c’est ça. D’où cette culpabilité humiliante de savoir qu’effectivement, je les trahis purement et simplement par ce simple geste.
Ma vision se rétrécit, mon cœur s’emballe brutalement dans ma poitrine. Ma colère, certainement.
Ma faible santé, assurément.
Je n’ai pas mangé depuis quand déjà ? Ce matin ? Hier soir ? Hier midi ?
Combien de kilos perdus contre combien de nuits cauchemardesques ? Six ? Huit ?
Combien de tonne de larme et d’angoisse contre la volonté de paix.
Combien d’heures de folies oppressantes à me demander comment j’allais m’extirper de cette phobie soudaine d’avaler quoi que ce soit sans mourir dans la seconde ?
J’ai la sensation que tous ces faux sourires, toutes ces fausses assurances n’ont fait qu’enterrer le problème un peu plus profondément. La confrontation brutale et frontale de Riley me le renvoi en pleine figure, m’obligeant à y faire face.
Et me revoir vomir comme ce matin m’aide à recevoir un électrochoc.

- Tu crois que c’est si simple que ça ? Que c’est aussi évident ? Je lui fais face, quelques pas nous sépare et c’est à mon tour de brandir ce sac en plastique plein de nourriture qui me répugne, qui me donne la nausée. Je ne le contrôle pas ! Ne me balance pas ça comme si je le faisais volontairement pour vous emmerder ou me faire remarquer !

Je balance le sac au sol, rageusement, les larmes au bord des yeux.
Les médecins diront qu’un manque aussi prononcé de nourriture et de sommeil exacerbe nos émotions et l’expression de ces derniers.
L’angoisse frappe à toutes mes portes et mon regard ne se pose jamais vraiment sur ma sœur qui se tient droite devant moi, que j’ai cruellement déçu. Quoi qu’elle dise, je le vois dans ses yeux, son regard.
Et si Riley pensait réellement ce qu’elle disait ? Qu’elle aurait dû me laisser dans ce couloir, me laissant mourir ? Après tout, elle aussi souffre de tout ça, non ? Je n’sais plus où je suis réellement.

- J’essaie, d’accord ?! Je fais déjà ce que je peux.


Peut-être trop.
Peut-être pas assez.

- T’as pas le droit de dire des trucs pareils.

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MessageSujet: Re: How I love that no one knows - Riley   Lun 28 Nov 2016 - 21:58

Je n'aurais pas du. C'est sans doute ce qu'on est censé se dire dans ce genre de circonstances et je sais que ce sont mes émotions qui se manifestent, qui parlent pour moi. Cependant, si une partie de moi regrette, l'autre reste campée presque froidement sur ses positions parce qu'au stade où sont rendus les choses, c'est tout ce qui me reste. J'aurai beau dire qu'il ne s'agit pas de moi et quelque part c'est le cas, ça n'est pas totalement la réalité. Je ne suis pas celle qui a failli mourir à cause d'un chocolat empoisonné, je ne suis pas celle qui lute contre une partie d'elle même depuis des semaines, mais je suis de ceux qui en souffrent tout autant. Parce qu'elle est ma sœur, parce qu'elle l'a toujours été même si les premières années se sont passées dans le conflit ou bien plus souvent l'indifférence de mon côté. Aucune famille n'est parfaite. Personne n'est parfait.
Et sous cette marée violente qui percute le récif de mes sentiments et heurte les siens, sous cette colère qui transforme mon sang en magma ou en glace, se cache la peur. Celle de la perdre. Alors si la blesser est ma dernière arme, oui, je suis prête à l'utiliser quand bien même tout ce qui vient de se passer est totalement du à l'impulsivité.

Le temps semble se suspendre et pourtant je le sais, il ne s'agit que de secondes. Autour de nous plus rien ni personne n'existe, émanant d'elle c'est une onde de choc que je me prends en pleine poitrine mais pour autant ne cille et ne vacille pas. Je le sais, je le sens, je lui fais du mal. Blessée, trahis, déçue, en colère, j'imagine que c'est un panel relativement exhaustif de ce qu'elle doit ressentir en cet instant.
Puis tout ce débloque, elle se débloque. Je ne bouge pas d'un millimètre lorsqu'elle s'approche de moi d'un pas laissant exprimer toute la furiosité qu'elle ressent envers moi. Envers la situation, peut-être aussi. Je ne cherche pas à la retenir quand elle m'arrache son sac des mains et ses mots me claquent au visage la seconde d'après.

« T’as raison, tout aurait été beaucoup plus simple pour tout le monde. »

Stoïque, glaciale, il n'y a que ma lèvre supérieure qui se manifeste en un rictus nerveux. Mon corps est bloqué dans cette immobilité qu'il ne semble pas prêt à quitter mais mon cœur, lui, explose et je m'effondre à l'intérieur. Mélange de culpabilité et d'éventualité. Si je voulais une réaction de sa part alors c'est réussi mais rien de tout ce qui se passe n'est calculé. Je l'ai poussé à faire face, je me retrouve à devoir en faire autant et … Je réalise que je n'étais peut-être pas aussi prête et assurée que j'aurai pu le penser. A présent c'est trop tard, la machine est lancée, pas de place pour les regrets. Crache, vas-y, laisse tout ça sortir. Arrêtons de faire semblant, on l'a déjà trop fait.

« Tu crois que c’est si simple que ça ? Que c’est aussi évident ? »

Elle braque le sac sous mon nez, je ne le calcule pas, gardant mon attention totalement focalisée sur elle. Sur les traits de son visage si émacié. Je ne supporte plus de la voir comme ça mais non, je ne pense pas que ça soit si simple, si évident. Pas une seule seconde, quand bien même je n'en prends surement pas la teneur à hauteur de ce que je devrais le faire. Ça ne tient pas à de la mauvaise volonté si je ne peux pas me mettre à sa place et la comprendre à 100%.

« Je ne le contrôle pas ! Ne me balance pas ça comme si je le faisais volontairement pour vous emmerder ou me faire remarquer ! »

Sursaut. La violence de son geste me surprend mais je tente de rester droite, pas impassible mais solide. Camouflage. Mes yeux sont aussi humides que les siens et mes poings serrés à m'en faire pâlir les jointures n'y changeront rien. Elle souffre déjà suffisamment comme ça, je me hais de lui faire encore plus de mal mais je ne le regrette pas pour autant si ça peut … Ne serait-ce que la faire réagir, débloquer un cadenas, n'importe quoi. Je suis prête à tout, y compris à ce qu'elle me déteste, si ça peut l'aider. Si ça peut la sauver.

« J’essaie, d’accord ?! Je fais déjà ce que je peux. T’as pas le droit de dire des trucs pareils. »

Hold on it’s a marathon
Run fast, run fast
Like the rivers run, got it
[…]
I'm not made of stone
It hurts

Emeli Sandé

J'ai mal. Chaque muscle, chaque tendon, chaque veine. La tension me brûle, mon corps tout entier hurle, c'est comme si je le retenais en otage. Si j'en envie de hurler, je n'en ferai rien.

« Et toi t'as pas le droit de dire que ça aurait été plus simple pour tout le monde. »

Oui je lui en veux. Je m'en veux. Je nous en veux. Je le sais que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, ça n'est pas parce que je n'ai pas personnellement vécu autant de choses que d'autres que je n'y connais rien. La dernière fois que j'ai ressenti une telle blessure en plein cœur date du jour où Maman m'a annoncé qu'elle quittait Papa. Ça n'a rien à voir, j'ai côtoyé « pire » depuis ce jour là et j'en ai fait mon deuil mais aujourd'hui c'est face à l'image d'un véritable deuil que je me trouve. Parce que oui, il s'agit de ça, de la mort comme résultat potentiel et je ne peux plus supporter les sourires derrière lesquels on la camoufle.

« Tu vas aller voir Kingsley. »

Et ça n'est pas négociable.

« Ton père, ma mère, Keza, Ethan, moi … On essaie mais on ne t'aide pas. Lui il peut, c'est son métier. »

J'ai l'air dur, je le suis, intransigeante, d'apparence sans cœur peut-être alors que c'est tout le contraire. A la seconde même où cette conversation se terminera, je m'écroulerai, peut-être, mais pas avant. Parce que je dois être forte pour deux, c'est comme ça. Parce que je ne peux pas la laisser tomber. Peut-être qu'elle ne comprendra pas, qu'elle me haïra, je suis prête à l'accepter si c'est le prix à payer pour qu'elle aille mieux. Faire semblant, sourire, lui laisser le temps, on a déjà essayé et ça ne fonctionne pas. C'est sa vie qui est en jeu, les états d'âme passent en second plan.

« Mais ne pense pas une seule seconde que je t'abandonne ou que je laisse tomber Cha, parce que je te jure que tu vas m'avoir sur le dos encore bien plus qu'avant. Pas pour te coller la pression ni te forcer à quoi que ce soit mais je serais là, matin, midi et soir. On ira manger toutes les deux dans la cuisine, dehors, n'importe où si tu veux. On fera le tour des Potagers, on discutera avec les Elfes pour savoir d'où vient la nourriture et comment ils préparent les repas, on fera nos repas nous même si ça peut t'aider, mais à chaque étape, je serais là. Tu pourras me repousser, me hurler dessus, me détester, ça m'importe peu. Je serais là. Jusqu'à ce que toi comme comme moi on retrouve la confiance. »

Au sens large du terme. Je tremble, si elle a les larmes aux yeux les miens n'en mènent pas beaucoup plus large. Mes poings sont toujours serrés mais pas une seconde je ne cherche à éviter son regard.

« Parce que je t'aime, parce que tu es ma sœur et parce que je ne te laisserai pas mourir. Je n'ai pas pu empêcher ce qui s'est passé, rien n'effacera la cause, mais on peut encore faire quelque chose pour les conséquences. Tu vas réapprendre ce qui jusqu'ici était aussi simple et automatique que respirer, on prendra le temps qu'il faudra pour y arriver et on y arrivera. Tu y arriveras. »

Cette larme qui roule sur ma joue, je ne cherche pas à la retenir. Pas une seule seconde mon regard ne quitte le sien. Je n'ai pas bougé d'un millimètre.
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MessageSujet: Re: How I love that no one knows - Riley   Lun 2 Jan 2017 - 22:05

Peut-être que Riley a raison.
Peut-être que j’ai raison.
Peut-être avons-nous toutes les deux torts.
Je n’en ai pas la moindre idée, les larmes sont pour le moment mes seules vérités. Je tremble, mes jambes deviennent deux tiges de cotons qui menacent à tout instant de céder sous mon poids alors que mon environnement se met à tourner par à-coup. Comme un avertissement.
Et je l’ignore, focalisée sur mes émotions, sur celle de ma sœur en face de moi. Focalisée sur cette envie brûlante de tout envoyer en l’air, d’hurler, de cracher cette colère qui me grignote chaque jour à défaut de ne pouvoir manger quelque chose.
Vexée et blessée, je me tiens toujours face à elle, tremblante, le visage baigné de larme et pour la première fois de ma vie, hors de moi. Ses mots résonnent encore quelque part, ne me laissant aucun répit.

- Et toi t'as pas le droit de dire que ça aurait été plus simple pour tout le monde.

Si, j’en ai le droit. Tout comme toi tu t’es approprié celui de dire un telle chose. N’est-ce pas ce qu’elle m’a fait comprendre ? Que de me laisser mourir et ma situation actuelle revenait au même ?
Toujours cet avis faussé, biaisé par mes humeurs, par mon angoisse, par mon manque de lucidité.

- Tu vas aller voir Kingsley.
- Non.

La réponse claque comme un fouet, aveuglée par la rage, aveuglée par la honte. Un non qui n’est même pas convaincant ni convaincue. Kingsley, cet homme qui s’est montré si doux et si tendre envers moi alors qu’il venait lui-même de frôler la mort ? Comment pourrais-je venir me plaindre à lui alors que lui-même doit faire face à son propre traumatisme ?
Et pourtant, les mots de Riley résonnent en moi comme un écho d’espoir. Formuler par soi, cette phrase n’est qu’une représentation réelle de son problème et donc, l’envie de le fuir se manifeste. Mais formuler par un être cher, par Riley, c’est me mettre au pied du mur, ne plus me laisser le choix d’avoir peur, d’hésiter. Et c’est peut-être ce qu’il me faut.
Je me refuse encore de l’accepter, tremblante, pleurant, bras croisés, à deux doigts de tomber.

- Ton père, ma mère, Keza, Ethan, moi … On essaie mais on ne t'aide pas. Lui il peut, c'est son métier.

Faire face, encore. A l’évidence.
Après avoir eu conscience de mon problème durant tout ce temps, pourquoi est-ce si dur aujourd’hui d’entendre ça ? De l’entendre de sa bouche ?
Je sens mes défenses se brisées une à une face à son air si sévère, face à ce visage si dur. Est-ce seulement une façade ou m’en veut-elle à ce point ? Je sais qu’ils essaient de m’aider et j’ai honte de ne réussir à rien d’autre qu’à les décevoir, raison certaine de ma colère en cette seconde.

Et mes défenses s’effondrent comme un château de sable engloutie par l’eau salée de ses larmes.

- Mais ne pense pas une seule seconde que je t'abandonne ou que je laisse tomber Cha, parce que je te jure que tu vas m'avoir sur le dos encore bien plus qu'avant. Pas pour te coller la pression ni te forcer à quoi que ce soit mais je serais là, matin, midi et soir. On ira manger toutes les deux dans la cuisine, dehors, n'importe où si tu veux. On fera le tour des Potagers, on discutera avec les Elfes pour savoir d'où vient la nourriture et comment ils préparent les repas, on fera nos repas nous même si ça peut t'aider, mais à chaque étape, je serais là. Tu pourras me repousser, me hurler dessus, me détester, ça m'importe peu. Je serais là. Jusqu'à ce que toi comme comme moi on retrouve la confiance.

Mon regard ne quitte pas le sien malgré ce torrent de larme qui s’écoule, que ma vue est complètement brouillée et que ses mots remuent autant de douleur que de soulagement.
Je me sens tiraillé par d’innombrables sentiments, entre le refus total d’admettre que j’en suis à ce point et l’envie d’un abandon complet, de m’écrouler sur les pavés et de me laisser aller, sans plus aucune résistance.
Cette fois, me main glisse sur mon visage, tenant mon front alors que mon autre bras supporte mon coude. Ses solutions me paraissent faisables, se manifestent comme une sorte d’espoir et à la seconde où je drôle le mur de tous les possibles, la peur revient au galop, me clouant au sol.

- Parce que je t'aime, mes larmes redoublent d'intensité. Parce que tu es ma sœur et parce que je ne te laisserai pas mourir. Je n'ai pas pu empêcher ce qui s'est passé, rien n'effacera la cause, mais on peut encore faire quelque chose pour les conséquences. Tu vas réapprendre ce qui jusqu'ici était aussi simple et automatique que respirer, on prendra le temps qu'il faudra pour y arriver et on y arrivera. Tu y arriveras.

Vivre dans cette horreur m’a rendue aveugle au point d’en dissimuler le danger, de rendre ça factuel, évident mais inévitable. Entre la peur et le déni, à se dire que nous risquons de mourir mais que peut-être, ça n’arrivera jamais.
Je me revois vomir ce matin après mon cauchemar, je me revois au bord du malaise après un cours de sport, je me revois luttant pour avaler quelques bouchées. Me trouvant hideuse face à cette glace après avoir pris conscience du poids perdu.

- Et si j’y arrive pas ? Si ça me reste tout le temps comme ça ?

Je passe mes deux mains sur mon visage alors qu’elles glissent dans mes cheveux, au bord de la crise de nerf, penchant dangereusement vers elle.

- A chaque fois j’essaie, je me fais violence mais c’est toujours la même peur qui me retourne l’estomac. Toujours le même pressentiment qui me pousse à ne pas le faire, persuadée qu’il y a encore du poison quelque part. T’as vu ce qu’ils ont fait, ce qu’ils font et ce qu’ils feront encore ! S’ils l’ont fait une fois, ils peuvent recommencer !


Ce que je dis n’a certainement aucun sens mais pour moi, ça n’a pas d’importance, pas en cet instant où j’ai l’impression de ne plus savoir gérer mes émotions. Les mots de Riley me touchent, sa présence, son amour fraternel, sont sûrement les seules choses qui me tiennent encore debout en cet instant.
Ou presque.
Je ne sens pas mon corps partir vers l’avant, pas tout de suite. Je ne sens pas mes jambes se dérobées sous mon poids, incapable de supporter plus longtemps cette vague d’émotion qui puise dans mes dernières forces. Je ne sais pas non plus ce qui me retient, si c’est Riley ou le mur, mais mon corps lâche prise et mon esprit avec. Mes sanglots éclatent. J’ai envie de me blottir quelque part, de tout effacer comme on efface un tableau.

- J’voudrais tout oublier Riley, qu’on n’soit plus là. Que tout ça n’ait jamais existé.

Mes mots entre deux sanglots et l’impression que mon sang se refroidit, que mon corps entier est plongé dans un bac de glace. Ma conscience vacille entre l’évanouissement et l’éveil, cherchant quoi que ce soit à se raccrocher.

- J'suis désolée, je n'sais plus comment faire. Je n'sais plus quoi faire.

Parfois je voudrais juste disparaitre.
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MessageSujet: Re: How I love that no one knows - Riley   Mar 10 Jan 2017 - 21:32

« Et si j’y arrive pas ? Si ça me reste tout le temps comme ça ? »

Je n’ai malheureusement pas de réponse miracle à lui apporter alors je garde le silence. Lui dire que tout ira bien, qu’elle s’en sortira, qu’elle y arrivera … Qu’on y arrivera … Je n’en ai pas la certitude, personne ne l’a, alors oui, je préfère garder le silence même si j’ai envie d’y croire. Besoin d’y croire, en réalité. Aussi bien pour elle, pour moi que pour nos parents. On est tous un peu passés maitres dans l'art de cacher des choses à nos familles, d'édulcorer la réalité, et je ne crois pas que Peter et Maman se doutent réellement de l'état dans lequel est Charleen en ce moment. On essaie de les protéger mais en faisant ça on inverse les rôles et je ne suis pas certaine que ça soit une si bonne idée que ça.

Si elle semble s'effondrer, malgré mes larmes, je reste stoïque. Presque faite de marbre. Loin d'être insensible pour autant, mais si je m'écroule, qui la retiendra ?

« A chaque fois j’essaie, je me fais violence mais c’est toujours la même peur qui me retourne l’estomac. Toujours le même pressentiment qui me pousse à ne pas le faire, persuadée qu’il y a encore du poison quelque part. T’as vu ce qu’ils ont fait, ce qu’ils font et ce qu’ils feront encore ! S’ils l’ont fait une fois, ils peuvent recommencer ! »

Oui, j'ai vu ce qu'ils ont fait, ce qu'ils font et ce qu'ils feront encore mais je le sais, cette question est rhétorique. Elle garde en elle un sac rempli d'angoisses, comme une nuée d'insecte qui la ronge. Il faut que tout ça sorte. Il le faut. Et moi dans tout ça ? Est ce que j'ai peur de ce monde de fous qui nous entoure et de la mort, la violence, la douleur, qui rodent à nos portes comme un charognard ? Bien sur. Je m'en sors peut-être mieux que d'autres dans ce domaine mais oui, elle est bien là cette peur, parce que je n'ai rien d'une guerrière malgré les apparences. Kezabel est bien plus battante et combattante que moi, bien plus engagée dans tout ça. Elle a des raisons que je n'ai pas même si elle en parle peu, peut-être, mais son caractère semble se développer dans cette voie là de toute façon. Et bordel oui j'ai la trouille de savoir ma meilleure amie dehors en pleine nuit, en première ligne si jamais ils débarquent à nouveau, mais la supplier de ne pas le faire c'est comme … comme si essayer de changer la femme qu'elle est, qu'elle devient, et ça, ça n'arrivera jamais.
Mais pour l'instant c'est ma petite sœur qui est là, devant moi, et qui perd pied, rongée par ce monde qui tourne dans le mauvais sens, à nous en faire perdre l'équilibre. Et comme si son corps souhait illustrer parfaitement cette métaphore, elle lâche prise. Je la rattrape, je la soutien, jamais je ne la laisserai tomber et ce dans tous les sens du terme. Pleure petite sœur, vide toi de toutes les larmes de ton corps, laisse sortir toute ce mal qui te ronge de l'intérieur depuis trop longtemps.

Et je la serre dans mes bras. Je la serre fort, avec toute la force qui me reste, sans essayer d'arrêter les larmes qui roulent aussi bien sur ses joues que sur les miennes.

« J’voudrais tout oublier Riley, qu’on n’soit plus là. Que tout ça n’ait jamais existé. J'suis désolée, je n'sais plus comment faire. Je n'sais plus quoi faire. »
« Vas-y, lâche prise. T’en as besoin. Je suis là, j’bouge pas. Je suis là. »

Un baiser dans ses cheveux puis s'en suit un long et profond soupir alors que je scrute le vide derrière elle sans vraiment le voir. Je me sens froide, glacée, comme si c'était ce froid qui me permettait de tenir debout.
Le silence, durant quelques secondes, puis mes jambes vacillent à leur tour alors je nous rapproche du mur et l'aide à s'assoir par terre contre ce dernier. Je n'attends pas plus longtemps pour m'assoir à côté d'elle et la prendre à nouveau dans mes bras. Ne regarde pas le monde, ne l'écoute pas, ne le ressens pas, juste l'espace d'un instant. Je suis là, c'est tout ce qui compte. Et ces secondes, ces minutes, j'en ai besoin moi aussi alors je les prends, jusqu'à retrouver un semblant de … présence, je crois. Nouveau soupir. Je ferme les yeux, les ouvre à nouveau puis m'écarte infimement pour essayer de trouver son regard. Mes yeux ont cessé de laisser couler les larmes. J'esquisse un vague sourire mais c'est difficile, on ne se mentira pas.

« On n’effacera pas ce qu’il s’est passé et oui, c’est une possibilité, ils peuvent revenir n’importe quand, recommencer, peut-être même en pire. Malheureusement, on n’y peut rien. Même en se préparant comme des petits soldats, ça ne changera rien. »

Je n'ai pas envie de devenir un petit soldat. Je veux juste … être une étudiante normale, qui apprend, prépare son avenir. C'est peut-être utopique, voir égoïste d'une certaine façon, mais je ne laisserai pas ces tarés décider pour moi de la façon dont je vis chaque jour qui passe. J'ai des buts, des objectifs, des rêves et non, je ne ferme pas les yeux sur toutes ces évidences qui nous font tous frissonner, je reste lucide, mais je fais des choix. Selon certains il s'agit d'une guerre, soit, pour moi Poudlard reste avant tout une école.

« Tu n'y arriveras pas toute seule Cha' alors s'il te plait, arrête de te cacher comme ça et laisse les autres t'aider. Au moins essayer. »

Si je me suis montrée dure jusqu'ici, cette fois mon ton se veut doux. Il l'est. Calme. Tout comme mes gestes à son égard.

« Je te propose deux solutions : Tu tentes avec Kingsley, parce qu'il est le plus à même de réellement t'aider ici. »

Doux, calme, mais ferme.
Là dessus elle n'aura pas le dernier mot.

« Ou alors tu rentres à la maison. »

Elle a souhaité revenir mais force est de constater que cet endroit de l'aide pas alors oui, c'est peut-être une solution à envisager.

« Ce choix c'est à toi de le faire. Quoi que tu décides, je te soutiendrais. »

Et si elle décide de partir, est ce que je la suivrais ? Au fond de moi je sais que je connais déjà la réponse.
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MessageSujet: Re: How I love that no one knows - Riley   Lun 6 Fév 2017 - 16:36

- Vas-y, lâche prise. T’en as besoin. Je suis là, j’bouge pas. Je suis là.

Je n’attends pas ses derniers mots pour pleurer, évacuer, sangloter comme rarement je ne l’ai déjà fait. Je sens nos corps bouger, se blottir, ses bras autour de moi et je lâche un peu plus prise à chaque seconde où je m’accroche à Riley comme à une bouée de sauvetage. Dans mes larmes, je perds la notion du temps, du lieu, de tout ce qui m’entoure. La seule chose qui compte est le corps de ma sœur contre moi qui m’apporte une chaleur contre ce froid glacial qui m’habitait de part en part. Le malaise s’atténue pour laisser place à la peur et au lâcher prise.
J’aimerais ne plus avoir peur, j’aimerai rester debout, pouvoir arpenter ses couloirs sans craindre le retour de ceux qui m’ont détruite. Qui NOUS a détruits. J’aimerai ne plus faire ces cauchemars, j’aimerai ne plus regarder mon repas comme une torture, comme un supplice.

Est-ce que tout cela changera un jour ? Est-ce que j’arriverai demain à me lever sans la peur au ventre, sans craindre n’importe quelle forme de nourriture ? Est-ce que j’arriverais à me retrouver ?
L’espace d’une seconde, là, dans les bras de Riley, je me dis que finalement… tout ça n’est pas si terrible à exaucer. Que finalement, il suffira simplement qu’elle soit à mes côtés pour que je réussisse à me remettre debout mais ma conscience me rappelle toutes ces fois où, malgré la présence de Riley ou d’Ethan, je flanchais.
En attendant, je laisse mes larmes s’évacuer et un profond soulagement éclot dans ma poitrine. Je ne sais pas combien de temps nous durons ainsi mais je sens Riley qui bouge.
Non, pars pas. Garde-moi comme ça, contre toi. Encore quelques minutes.

Je reste accroché à ses vêtements et seul mon visage se décolle légèrement de son épaule pour croiser le regard qu’elle cherche. Ses yeux sont rougis, ses joues légèrement humides. Pardonne moi de te mettre dans des états pareils.

- On n’effacera pas ce qu’il s’est passé et oui, c’est une possibilité, ils peuvent revenir n’importe quand, recommencer, peut-être même en pire. Malheureusement, on n’y peut rien. Même en se préparant comme des petits soldats, ça ne changera rien.

Ses mots sont la brutalité d’un boulet de canon en plein ventre. L’angoisse se décuple face à cette réalité que je connais pourtant déjà.
Je sais que Riley a raison, je sais qu’ils peuvent surgirent à n’importe quel moment et que c’est justement pour ces mêmes raisons que je n’arrive pas à tourner la page. C’est pour ces mêmes raisons que chaque matin je me demande si la peur disparaitra un jour, si j’arriverais à m’y faire. Mes yeux s’embuent de nouveau de larmes mais je ne dis rien, me mord l’intérieur de la joue pour ne pas éclater en sanglot une nouvelle fois.

- Tu n'y arriveras pas toute seule Cha' alors s'il te plait, arrête de te cacher comme ça et laisse les autres t'aider. Au moins essayer.

Mes yeux se plantent dans les siens, je suis seulement capable de l’écouter, de me laisser envahir par la douceur et chaleur de sa voix.

- Je te propose deux solutions : Tu tentes avec Kingsley, parce qu'il est le plus à même de réellement t'aider ici.

Je retiens mon souffle, attendant avec peur la deuxième solution, même si je la vois venir de loin.

- Ou alors tu rentres à la maison.

Le vide sous mes pieds, percevoir l’espoir au bout du tunnel, suivit de près par une profonde culpabilité.

- Ce choix c'est à toi de le faire. Quoi que tu décides, je te soutiendrais.

Combien de fois ais-je envisagée cette possibilité sans jamais réussir à me décider ? A la seconde même où j’imaginais rentrer à la maison, je me retrouvais prise au piège entre milles et une questions, sentiments de culpabilité, de remise en question. Est-ce que c’est le bon choix ? Est-ce que je réussirais à vivre correctement sachant Riley ici ? parce qu’une part de moi me dit qu’elle ne partira pas. Il y a Mateo, Kezabel et tant d’autres personnes en qui elle tient…
Mon regard embué dévie du sien pour se planter dans le mur d’en face, comme si ce dernier pouvait m’apporter une quelconque solution. Dans mon cerveau et ce, malgré le manque de sommeil te de force, ça tourne à plein régime.
Quelle solution choisir, quoi faire, comment et quand ?
Je serre les dents, mes doigts s’agrippent aux vêtements de ma sœur contre qui je me serre un peu plus. L’idée de revoir mon père, de retrouver la sécurité de mon chez moi me pousse à foncer vers ce halo de bonheur qui m’attend. Tout serait tellement plus simplement, tellement plus facile si j’acceptais et si je partais demain sans me retourner.

Le cœur de Riley résonne sous mes doigts et me rappelle à une réalité. Je sais qu’elle pourrait se défendre sans moi, qu’elle n’a pas besoin de moi pour réussir à s’en sortir mais je sais aussi que cette idée ne me soulage en rien.
Je ne sais pas combien de minutes s’écoulent alors que je fixe le mur comme ça, combien de seconde ou d’heure mais mes lèvres articulent un semblant de mots qui ne sortent pas, ma voix complètement éraillée par le silence. Je tousse dans le creux de mon poing et articule de nouveau.

- Je crois que je vais d’abord essayer avec Kingsley.

Je déglutis, gorge sèche et corps ankylosé.

- J… Je vais aller lui parler, mais pas tout de suite. Je veux encore un peu de temps, pour…

Pour ? Je ne saurais lui expliquer, d’où le pourquoi je ne finis pas ma phrase, mon regard croisant le sien avant de retrouver le mur d’en face.
Est-ce que c’est la bonne décision ? Je ne sais pas. Pleurer m’a fait du bien, avoir Riley près de moi aussi. Est-ce que tout ça qui m’aide à entrevoir autre chose que la fuite ? Mon cerveau est trop embrumé pour que je puisse moi-même comprendre.

- Si jamais ça marche pas, je rentrerais à la maison. Moment de silence. Promis.

Cette fois je me redresse en douceur, sans jamais la lâcher pour autant et la regarde de nouveau, yeux brillants.

- Mais je ne peux pas te promettre de réussir tout d’un coup.
Je fais référence à la nourriture et je pense que je n’ai pas besoin de le préciser pour qu’elle le comprenne. Je vais faire du mieux que je peux, encore plus que d’habitude.

C’est une autre promesse, elle sait que je ne lui ferais pas faux bond même si je ne suis pas très sûre de moi pour l’instant. Ma résolution est prise, aussi incertaine soit-elle, je me dis que c’est toujours mieux que rien, non ? D’avoir un soupçon d’envie, d’avoir une pointe d’espoir quelque part qui vous pousse à vous dire que peut-être, on pourra se sortir de tout ça.

- Est-ce que je peux dormir avec toi ce soir ? Après… que tu m’ai emmené aux cuisines ?

Nouvel effort surhumain de ma part, malgré la terreur qui sonde déjà mes veines à m’en donner la nausée.
Je sais que nous sommes loin d’être l’heure d’aller dans nos dortoirs mais je ne sais pas si je supporterais une nuit de plus seule dans mon lit, entre quatre murs de cauchemars.
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MessageSujet: Re: How I love that no one knows - Riley   Lun 6 Fév 2017 - 22:33

Lui laisser le temps. Je lui ai déjà laissé des semaines, elle peut bien prendre quelques secondes ou quelques minutes de plus pour encaisser ce que je viens de lui, quelques jours pour y réfléchir réellement. Mais tôt ou tard, plus tôt que tard, elle devra la prendre, cette décision. Rester ou partir ? Sincèrement, une part de moi espère la voir prendre le chemin de la maison. Ça n'a rien d'égoïste, c'est même absolument tout le contraire, parce que je sais que là bas elle sera en sécurité, loin de ces murs qui nous rappellent à tous chaque jour ce qu'il s'est passé ici ces dernières années. J'ai eu peur de la perdre, j'ai cru la voir partir, et si la mort de Megan m'a affecté, qu'est ce qu'il en sera si je dois affronter celle de ma petite sœur ? Elle commence à peine sa vie, elle ne peut pas la terminer ici, dans ce château, maintenant. Pas plus que moi, pas plus que n'importe qui ici de toute façon, mais je le sais, je ne me fais pas d'illusion : Je ne serai pas capable de la protéger. Les gardiens, les Prof, certains élèves aussi surement, mais moi ? Non. Je suis lucide.

Est ce que tout ça se terminera un jour ? Autrement que dans la peur et la souffrance. Même à l'extérieur, est-ce qu'il y a encore une chance de vivre en pleine inconscience ? Dans un soupir, les yeux braqués dans le vide, je la serre un peu plus contre moi par réflexe. Ces pensées m'obstruent, elle obscurcissent et étouffent mon goût pour la vie. Chaque chose en son temps et pour l'heure, ce qui m'importe réellement, ça n'est pas le sort du monde qu'il soit magique ou non mais bien celui de Charleen dont les sanglots semblent se calmer au fil des minutes. Le silence, rien que le silence. Juste nos deux cœurs qui battent bien plus vite qu'ils ne le devraient.

Puis elle le brise, ce silence.

« Je crois que je vais d’abord essayer avec Kingsley. »

Cette option ou l'autre, c'est tout autant de soulagement que je ressens à l'intérieur de tout mon être.

« J… Je vais aller lui parler, mais pas tout de suite. Je veux encore un peu de temps, pour… »

Pour quoi ? Oui, bien sur que je me pose la question et bien sur que ma première réaction est de vouloir la lui poser mais je m'abstiens et me contente de caresser son bras en resserrant un peu mon emprise sur elle. Je ne veux pas la braquer, pas après en être arrivées là. Si elle a besoin de temps alors soit, le simple fait qu'elle accepte de l'envisager est déjà un premier pas et j'ai envie de lui faire confiance.

« Si jamais ça marche pas, je rentrerais à la maison. Promis. »
« D'accord. »

Un simple mot et je me rends compte à quel point ma voix est tout aussi enrouée que la sienne. Détail futile, sans importance, mais c'est une réflexion que je me fais, comme pour laisser un peu de lest à mon esprit. Je me sens épuisée, c'est peu de le dire, presque vidée de toute énergie et incapable de la moindre réaction.

« Mais je ne peux pas te promettre de réussir tout d’un coup. Je vais faire du mieux que je peux, encore plus que d’habitude. »

Juste un sourire, pas le moindre mot. Je la crois, je lui fais confiance et même si je devrais l'encourager, la booster, pour l'heure je ne m'en sens pas capable. Je crois encore qu'il faut que ça vienne d'elle, pour l'instant, même si je serai là. Je l'ai promis, je ne la lâcherai pas, ça ne me traverse pas les pensées une seule seconde.

« Est-ce que je peux dormir avec toi ce soir ? Après… que tu m’ai emmené aux cuisines ? »

Et puis le voilà, enfin, le sourire qui étire mes lèvres. Un sourire encore timide, presque fragile, mais plein d'espoir.

« Bien sur. Autant de nuit que tu voudras. »

Mateo comprendra, je le sais. Ma priorité, c'est Charleen, jusqu'à ce qu'elle aille mieux et si pour ça je dois passer toutes mes nuits avec elle pendant des jours, je le ferai. Trop, ça ne serait pas l'aider, mais un peu bien évidemment que je serai là. La nuit, pendant les repas, à n'importe quelle heure du jour comme de la nuit. Une étape après l'autre, peu importe le temps que ça prendra, mais pour l'instant ... Juste un peu de répit, qu'on reprenne notre souffle toutes les deux. Ça ira.

▬ FIN ▬

HRP:
 
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