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 Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon ▬ William

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MessageSujet: Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon ▬ William   Mer 28 Sep 2016 - 13:51

Mercredi 6 Mai 2015 – Pendant l’heure du diner
Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon



Cameron & William

19h. L’heure du crime. Surtout l’heure où toute la population de Poudlard – ou presque – converge vers une même destination : La Grande Salle. Me remplir la panse comme tout le monde ? Non, ça n’est pas ce que je compte faire ou en tout cas pas tout de suite parce que j’ai en tête quelque chose d’autre, de relativement différent mais tout aussi important. Et pour ça j’ai besoin d’un partenaire de crime, mais pas n’importe lequel. J’ai bien pensé à Dim étant donné qu’on a souvent partagé le calumet de la paix – comme il appelle ça – avant de me souvenir qu’en plus d’être encore Prof à temps partiel il est surtout Gardien. Clairement, ça ne le fait pas, et puis de toute façon la personne que j’attends tranquillement pas loin de la porte dans le Hall m’apparait comme une évidence. Notre merveilleuse histoire a commencé le jour où j’ai failli lui envoyer une porte en pleine tête tout en risquant sa descendance à cause d’un coup de pied rageur justement destiné à la dite porte. Y a pas à dire, ça créé des liens.

« Compatriote, j’ai une mission commando à te confier. »

Il n’aura suffi que d’un signe de tête pour lui faire comprendre que j’avais un truc à lui dire et le voilà à présent devant moi. Je me détache du mur, mains dans les poches, sourire conspirateur sur le visage. En l’état je me sens comme un gosse prêt à faire une connerie … ce qui est plus ou moins le cas. Disons que j’ai l’impression de retourner un peu en arrière, d’être moins sérieux, et ça me plait. L’enjeu n’est pas capital, il est néanmoins important, et je laisse tout le reste de côté. Certains trucs ne m’ont pas échappé, m’ont un peu fait grimacer c’est vrai, mais je sais faire la part des choses et ça n’est de toute façon pas du tout le sujet pour l’instant.

« Un truc classé top secret, à prendre au sérieux et surtout à garder sous silence sous peine de représailles … auxquelles ne j’ai pas encore réfléchis pour l’instant. »

Est-ce que je suis sérieux ? Evidemment que non. Pour la simple et bonne raison, en priorité, que je lui fais totalement confiance à ce niveau-là. On ne se connait peut-être pas comme si on avait grandi ensemble mais le feeling est évident depuis qu’on a commencé à s’adresser la parole il y a de ça quelques mois. Je ne dirai pas que j’ai cerné le personnage parce que je n’ai simplement pas essayé de le faire mais ça m’apparait simplement comme une évidence. Maintenant, entrons dans le vif du sujet.

« Y a quelques temps j’ai planqué, et planté, des graines dans une serre abandonnée près du Potager. Et entre temps, pour je ne sais quelle raison étrange, j’ai zappé. »

Je ne parle pas de graines de Citrouille, je pense qu’il l’aura tout à fait compris.

« J’ai bidouillé ça avec de l’engrais magique que j’ai récupéré de façon tout à fait légale tu t’en doutes bien et j’ai l’intention d’aller voir où ça en est, de récolter si c’est mûr – à mon avis c’est le cas – tout ça sans se faire choper. »

Regard à droite, regard à gauche, tout ça fait ultra discrètement par habitude – j’ai des années de pratiques derrière moi et quasiment aucun échec à mon actif ou en tout cas je m’en suis toujours sorti sans dommage. Ma main gauche se pose solennellement sur son épaule. Pour un peu la droite irait se poser sur mon cœur.

« J’ai besoin de ton aide voisin. »

Pour faire le guet … Vous l’avez ? Prononce à voix haute si tu l’as pas. Je tiens quand même à signaler que Cameron ne penserait jamais une chose pareille, c’est juste sa créatrice qui a un humour de merde et qui est un putain de TROLL !

« T’auras ta part du gâteau, évidemment. Et l’idée c’est d’y aller maintenant, tant que tout le monde ou presque est occupé à manger. La Prof de Bota est déjà dans la Grande Salle, je viens de la voir y entrer. »

Je ne me sers pas de lui, qu’on se le dise, c’est simplement un service que je lui demande, d’ami à ami, parce que c’est comme ça que je le considère. On n’est peut-être pas aussi proches qu’il peut l’être avec d’autres, tout comme c’est le cas de mon côté, mais oui, pour moi ce type est un ami et je sais que je peux compter sur lui en cas de besoin. Il me l’a encore prouvé pendant les vacances alors qu’il nous a dépannés avec Ems pour nous permettre de remettre un pied dans le monde magique histoire de rentrer au Royaume-Unis. Pour cette expédition botanique j’aurai pu demander à d’autres personnes, Mateo par exemple, mais en dehors de Dimitri c’est à lui que j’ai pensé, comme une évidence finalement.

« T’es partant ? »
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MessageSujet: Re: Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon ▬ William   Dim 16 Oct 2016 - 22:47

Mon sac passe de mon épaule à mon pieu alors que je m’y jette comme un gros.
Soupire de soulagement et je m’étire sur mon matelas, main sur le visage. Réviser avec Macy n’est pas toujours de tout repos, pas quand elle est surexcitée comme une puce d’avoir un rancard ce soir avec un type dont j’ai déjà oublié le nom.
Non, c’est faux. Parce que je n’oublie jamais rien.
Nouvelle cible de ma frangine : Preston. Un jaune qui à l’air con comme un manche, benêt au possible et assez timide pour rougir face à sa propre queue. Mais c’est ce qui fait visiblement tout le charme de ce jeune homme qui aurait invité Macy à « dîner » ce soir.
Je sors une clope de mon paquet et me la glisse entre les lèvres… J’suis bien curieux de voir quel manège il va lui sortir et s’il saura l’occupée suffisamment longtemps pour ne pas qu’elle se fasse chier. J’aurai du parier avec Vargas sur la durée de ce « dîner ».

Je fouille dans ma poche, toujours allongé, pour sortir mon briquet… mais il n’y est pas. Je tâte chacune d’entre elles, fouille dans celles de ma veste puis dans la poche de mon sac mais rien… Jusqu’à ce qu’une ampoule s’allume au fin fond de mon crâne.

- Petit malin.

J’ai ma petite idée sur la question et mon sourire s’élargit. Je me lève, débraillé et me dirige vers le lit de Dean en trainassant des pieds. Il doit bien en avoir un en rab à me dépanner…

- Oh bah tiens. J’arque un sourcil, alors que mon sourire s’agrandit face à la grande brune – qui fait bien une tête et demi de plus que moi – qui sort du lit de Dean, cheveux légèrement défaits. On est venu rendre une petite visite à Dean Jr ?

Maxime s’arrête et me regarde toujours de cet air blasé, les yeux roulants vers le plafond.

- Putain mais qu’est-ce que t’es lourd.
- Non mais t’inquiète, aucun problème. J’comprends qu’il faut que tu rattrapes le temps perdu.
- Ta gueule.
- Tant d’amour, j’suis ému. Je la dépasse en la poussant légèrement, clope non allumée entre mes lèvres. Allez fait pas la gueule.
- Tu pues Jackson.

Je m’arrête une fraction de seconde, renifle mon gilet et la regarde avec un air de teubé.

- Eh, chacun sa petite visite crapuleuse chez Junior hein.
- J’veux pas en entendre plus. Elle grimace en me poussant du doigt. Va t’laver.

Je ricane alors que Dean passe sa tête au travers les rideaux et me jette son briquet. Je le remercie d’un signe de tête, allume ma clope et déserte le dortoir sous le regard presque accusateur de Maxime alors que je refuse de suivre sa directive.
Oui, il se peut que j’ai pu rendre une petite visite à Ryans, du style : J’te coince dans les chiottes condamnées pour la demi-heure à venir. J’aime bien me détendre après une longue après-midi de devoir. Pas qu’il soit mon exutoire – bon, peut-être un peu – mais je ne peux pas grand chose contre l’attraction qu’il me provoque. Et comme je n’suis pas du genre à montrer une quelconque résistance face à ce genre de chose…

19 heures. L’heure du repas. Je suis entrain de descendre les dernières marches qui me mène vers la grande salle alors que je termine ma clope et que je finis par la jeter dans un cendrier non loin de moi.
C’est alors que je croise son regard clair, charmant, frappant. Celui qui me fera chavirer le cœur, qui me ravivera ma flamme… Celui qui me fera devenir aimant, amant, fou de son sourire à la fois retenu et expressif…
J’déconne. C’est juste Cameron qui me fait signe de venir vers lui pour me parler.

- Compatriote, j’ai une mission commando à te confier.
- Reçu 5/5, quelle sera la victime ?

Le genre d’entrée en matière que j’affectionne particulièrement et que j’accueille à bras ouverts. A voir son sourire malicieux et son regard brillant, j’ai pas l’impression que la mission sera simplement de foutre un laxatif dans la boisson de quelqu’un.
Putain, voilà ce que j’aurai dû proposer à Kezabel pour se venger de l’autre thon des mers.
Cameron se détache du mur, je suis face à lui.

- Un truc classé top secret, à prendre au sérieux et surtout à garder sous silence sous peine de représailles … auxquelles ne j’ai pas encore réfléchis pour l’instant.
- La meilleure attaque c’est l’improvisation. On est des gars comme ça nous, adaptable à toutes situations. Je tire un trait invisible sur mes lèvres. Mais motus et bouche cousue. Je t’écoute.

A aucun moment je ne me dis que je ferais mieux de lui poser la question de savoir ce qu’on va foutre d’abord avant d’accepter de conspirer avec lui. C’est Cameron, Démolition Man qui a faillit réduire en morceaux toute ma descendance avec son 43 dans les bijoux de famille. Je lui fais confiance, c’est un compatriote, un frère du pays. Alors je signe tout de suite.
Et puis un peu de divertissement ne fait jamais de mal dans un château où les décors et situations sont répétitifs.

- Y a quelques temps j’ai planqué, et planté, des graines dans une serre abandonnée près du Potager. Et entre temps, pour je ne sais quelle raison étrange, j’ai zappé. ’ai bidouillé ça avec de l’engrais magique que j’ai récupéré de façon tout à fait légale tu t’en doutes bien et j’ai l’intention d’aller voir où ça en est, de récolter si c’est mûr – à mon avis c’est le cas – tout ça sans se faire choper.


Il regarde à droite, à gauche, et moi j’esquisse un sourire qui en dit large sur ce que je pense.
Je n’suis pas con, je sais bien que les graines ne sont pas celle du conte « Jack et le Haricot magique »… Quoi que, ça pourrait coller. Mains dans les poches, je l’invite à poursuivre d’un signe de tête, attendant d’en savoir un peu plus même si la mission paraît cependant assez claire.

- J’ai besoin de ton aide voisin. T’auras ta part du gâteau, évidemment. Et l’idée c’est d’y aller maintenant, tant que tout le monde ou presque est occupé à manger. La Prof de Bota est déjà dans la Grande Salle, je viens de la voir y entrer.  
- J’aime ton sens du suicide à vouloir jouer ce tour sous le nez et la barbe de l’une des profs les plus flippantes de ce château.

On pourra dire ce qu’on veut, elle te fout la trouille d’un regard de glace. Un seul suffit pour te geler le cul sur ta chaise et te plonger dans une profonde angoisse à te demander mille fois si elle n’va pas finir par te tuer sur le tas.
Mais je ne me défais pas de mon sourire, j’suis pas le genre à me défiler. Plus le défis paraît suicidaire, plus j’suis content de participer à ce genre de connerie. Enfin, connerie est un bien grand mot. C’est plutôt une opération de sauvetage pour les soirées de détente. Sa came est bonne, de qualité et ça m’ferait vraiment chier de faire une croix dessus.

- T’es partant ?

D’un air solennel, je claque ma main sur son épaule avant de lâcher.

- On n’laisse jamais bébé dans un coin. T’es moldu, tu dois connaître tes classiques vieux. Bien évidemment que j’suis partante, j’adore les challenges. C’est une question de vie et de mort sinon nos soirées sont foutu. Et on n’abandonne jamais un frère d’armes.


Ou un frère du pays. Comme on veut.
C’est vrai que le terme « frère » est un peu fort nous concernant mais on se comprend. Nous ne sommes pourtant pas très proche. En tout cas, pas comme je peux l’être avec Enzo.

Non, mauvaise comparaison.
Pas comme je peux être proche de Vargas, voilà. Pourtant ce type, je l’aime bien. Cameron est d’une force tranquille, un peu comme moi, à n’pas se prendre la tête pour rien, pour des conneries et à se laisser vivre avec son temps. Le genre de mentalité que j’apprécie particulièrement.

- Alors, qu’est-ce qu’on attend ? Chaque seconde compte Bro’.

Prend ça comme mon accord définitif.
Il ouvre la marche et je le suis, en silence. Enfin, pas pour très longtemps. Nous arrivons au parc, l’air de rien, l’air tranquille, histoire de ne pas avoir l’air suspect face aux gardiens.

- Comme ça tu te la joues Jack et le cannabis magique ? Je marque une légère pause avant de lâcher. Dis comme ça, c’est presque tendancieux.  

Je chasse mes mots d’un geste de la main. Désolé, j’ai la connerie là où il faut aujourd’hui.

- Tu comptes revendre ou garder ça dans ta petite réserve secrète ?

Parce que mine de rien, il pourrait se faire un putain de business avec ça. Faut pas croire que nous sommes tous des saints dans cette école, parfois faut bien tuer le temps.
Je le suis toujours et nous arrivons rapidement à destination, face à une serre où Cameron me guide. Je tire sur la manche de mon vieux pull pour frotter l’un des carreaux dégueulasses, jetant un œil à l’intérieur.

- Jesus, Marie, Joseph et ses 12 Apôtres. Murmure souriant qui s’échappe d’entre mes lèvres alors que je contemple l’œuvre derrière la vitre. Moi qui pensait que le paradis était une connerie inventée pour calmer les plus froussard d’entres nous.

Parce que ce que j’ai devant moi est d’une beauté qui m’émerveille.
Putain, sans déconner. T’as de la beuh pour combien d’années là dedans ? Je sais pas quel engrais il utilise mais c’est suffisamment efficace pour avoir toutes ces belles pousses qui ne demande qu’à être cueilli.
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MessageSujet: Re: Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon ▬ William   Mar 25 Oct 2016 - 13:15

Et sa main claque sur mon épaule alors qu’il arbore un air solennel … Je sens qu’on va bien se marrer, comme toujours, en toute simplicité en plus de ça.

« On n’laisse jamais bébé dans un coin. »
« J’te préviens si tu me dis de cesser de courir après mon destin comme un cheval sauvage je te renie. »
« Bien évidemment que j’suis partante, j’adore les challenges. C’est une question de vie et de mort sinon nos soirées sont foutu. Et on n’abandonne jamais un frère d’armes. »

Est-ce que j’ai douté une seconde de son implication dans mon plan ? Pas une seule. On ne se connait pas comme si on avait grandi ensemble et nos échanges sont la plus part du temps bercé par la Botanique – ahem – mais je cerne un peu le personnage et sans parler d’herbologie, ce type est un petit malin qui aime faire des conneries sans jamais se faire choper en prime. En fait, on se ressemble pas mal sur certains points, il me fait parfois un peu penser au branleur des rues que j’ai été pendant des années.

« Alors, qu’est-ce qu’on attend ? Chaque seconde compte Bro’. »

Alors c’est parti, direction l’extérieur de la manière la plus naturelle possible, mains dans les poches, sourires présents sans être suspect. L’heure du couvre-feu n’est pas arrivée, il fait encore jour et sauter un repas n’est pas de l’ordre du crime contre l’humanité ou même de la dérogation au règlement intérieur alors c’est en toute légalité qu’on sort du Hall pour prendre la direction des Serres.

« Comme ça tu te la joues Jack et le cannabis magique ? »

Il bloque une seconde, je ne comprends pas la subtilité, mon cerveau n’étant pas câblé de cette façon, avec ce genre de pensées.

« Dis comme ça, c’est presque tendancieux. »
« J’veux bien être Jack mais j’te laisse le haricot magique, ça m’fait plaisir. Considère ça comme une avance sur ton cadeau de Noël. »

Le cannabis magique par contre … Je partage avec grand plaisir mais hors de question que je fasse l’impasse dessus, ça c’est sûr. Et je ne veux pas savoir ce que tu vas faire avec ce haricot ! Ni même à qui il a appartient. On ne va pas se mentir, j’ai ma petite idée sur la question mais c’est pas le sujet encore une fois.

« Tu comptes revendre ou garder ça dans ta petite réserve secrète ? »
« J’sais pas, j’ai quand même un peu de scrupule à faire du business dans une école. »

Haussement d’épaules. J’ai navigué dans le business pendant des années, je connais le sujet sur le bout des doigts, je ne vends que de la bonne came et c’est très difficile de négocier avec moi. Cela étant, j’ai les idées à la bonne place et il faut croire que la raison s’est frayé un chemin en moi au fil du temps. Cette came que j’ai ramenée l’hiver dernier, celle qui a failli me tuer, qu’est ce qui se serait passé si je l’avais vendu à quelqu’un ici et qu’elle s’était retrouvée entre les mains d’un gosse ? Je ne me le serai jamais pardonné. Mais je ne tourne qu’au naturel, le reste ne m’intéresse pas. J’ai testé beaucoup de choses étant plus jeune et je connais les effets de pas mal de drogue, suffisamment pour savoir ce qui est « acceptable » ou non quand on respecte son corps.

Et nous voilà à destination, à l’abri des regards indiscrets – chose dont je m’assure alors que Will est déjà affairé à regarder à l’intérieur de la serre que je lui ai indiqué d’un signe de tête.

« Jesus, Marie, Joseph et ses 12 Apôtres. »
« On est obligé de garder Judas ? »

C’est sorti tout seul.

« Moi qui pensait que le paradis était une connerie inventée pour calmer les plus froussard d’entres nous. »

Là je fronce les sourcils, réellement intrigué par sa réaction, mais quand j’essuie la vitre à mon tour et pose mes mains de chaque côté de mes yeux pour regarder …

« Oh putain ! »

… Ma réaction et surtout le large sourire de gosse qui étire mes lèvres ne tardent pas. C’est même immédiat. Je reste comme ça un moment, quelques secondes, totalement stupéfait – vous êtes stupéfait ? Donc vous avez des stupéfiants. Vous êtes en état d’arrestation ! Lili, tu sors avec tes références. C’est un putain de délire. Ce qu’on a sous les yeux est à peine croyable et j’étais loin de m’imaginer tomber nez à nez avec une forêt vierge qui envahi quasiment la moitié de la serre. Petite serre, certes, et déjà  pas mal encombrée par la végétation qui a repris ses droits, mais quand même.

« Joyeux Noël en avance mon pote !!! »

Je ris, c’est plus fort que moi. Ma main sur son épaule, j’arrive pas à m’arrêter de sourire comme un con heureux … Oui, je sais, on ne devrait pas être fiers … Mais c’est notre truc, c’est comme ça, et on le vit bien.

« Viens. »

D’une pression sur l’épaule je l’invite à me suivre et nous voilà entrain d’entrer dans ce lieu sacré comme deux explorateurs qui découvrent un temple Aztèque après des années de recherches intenses mais non fructueuses. C’est … Magistral.

« Putain de merde … »

Bouche entrouverte, l’odeur en plein dans les narines, je n’arrive pas à réaliser ce que j’ai devant les yeux tellement c’est improbable et tellement je ne m’attendais pas à ça.

« Ouais, c’est le paradis, j’crois qu’y a pas d’autres mots. Elles sont magnifiques. »

Si au départ j’ose à peine faire un pas de plus je ne tarde pas à m’avancer lentement, en silence, dans l’allée centrale. Puis mes doigts effleurent les feuilles en douceur, mon sourire ne me quitte pas et je passe aux têtes. Elles sont … parfaites.

« J’comprends même pas que personne ne soit tombé dessus jusqu’ici. »

Sérieusement. Ou alors c’est le cas et cette personne s’est bien gardé de le dire mais aucune récolte ne me semble déjà avoir été faite. Mais ... C'est louche, presque trop facile pour être vrai. Je ne sais pas si je crois réellement à la chance hormis celle qu'on provoque soi même. En réalité, si, j'y crois, parce que sinon je ne serai surement plus en vie aujourd'hui.
Une alarme fini par s’activer dans ma tête et je m’active en accord avec. C’est dangereux de rester là à bailler d’admiration devant ce chef d’œuvre, on n’est pas du tout attentifs et je me méfie trop de la Magie. Qui nous dit que ça n’est pas un piège pour savoir qui a planté ces petites merveilles ici ? La méfiance est ce qui m’a toujours permis de ne pas finir au poste. Ça et mes jambes, aussi, parce que je courrais plus vite que les flics si j’avais le malheur le me faire griller et que je me faufilais partout. De toute façon, j'imagine qu'on sera rapidement fixé.

« Sers-toi, fais le plein et garde tout ce que t’arrive à mettre dans tes poches. T’en feras ce que tu veux, ça me fait plaisir. Après on se trouve un coin pénard pour tester la marchandise. »

Je crois que là-dessus on va être unanime.
La soirée s’annonce bien, moi je vous le dis.

« Et je te propose qu’on efface nos traces. Je suis d’accord, c’est du gâchis, mais … Au pire on sait comment s’y prendre pour recommencer. »

Si on se fait choper, c’est direction la sortie sans sommation et peu importe si on s’entend bien avec la Directrice Adjointe … Chose que je comprends tout à fait. Si j’ai fait le choix de revenir au château ça n’est pas pour me faire virer comme un branleur qui a commis une faute – on ne va pas se mentir, faire pousser de la beuh dans une école c’est quand même pas terrible. J’assume qu’à moitié, à vrai dire, mais je suis trop content du résultat et des soirées que ça présage pour laisser ma conscience prendre le dessus. Alors je m’y mets, je rempli mes poches en récoltant les têtes avec attention et délicatesse. Will en fait autant de son côté.

« Pour ce qui est du business, j’te disais, j’ai des scrupules à faire ça ici. Je l’ai déjà fait, ça m’arrive occasionnellement mais vu tous les gosses encore présent j’ai vraiment pas envie que ça tombe entre de mauvaises mains qui iraient leur refiler alors j’en fournis uniquement à des gens en qui j’ai confiance. Toi, Mateo, quelques autres, mais c’est tout et la plus part du temps c’est pour dépanner parce que vous avez-vous aussi vos adresses ou vos réserves donc en faire un commerce … Bof, ça me fait plaisir de faire plaisir à mes amis. »

Oui, Dimitri fait partie de ces « quelques autres » mais même si j’ai entière confiance en William, je ne vais pas pour autant lui balancer que son ancien Prof d’EDM consomme. Bien qu’il doit s’en douter.

« Ceci dit, j’suis pas crésus et avoir un peu de thunes de côté c’est pas mal quand même donc … »

Donc je vais peut-être envisager de considérer quand même un minimum la question, histoire de préparer l’avenir. On va dire ça comme ça.

« T’as fini l’Ecossaise que je t’ai ramené au fait ? »

C’est les vendanges les copains ♫
Profitez en parce que tout doit disparaitre.
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MessageSujet: Re: Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon ▬ William   Mar 15 Nov 2016 - 22:53

Le haricot magique ? Je ne choquerais personne ici présent en précisant à quoi je pense.
Oui à quoi. M’faites pas vos effarouchez, s’il vous plait. Un peu d’honnêteté.

- Judas, tu l’as déjà ici présent.

Ça va j’déconne ! C’était juste pour dire qu’aux yeux de Dieu j’étais un paria, hum, bref.
Qu’est-ce qu’on s’en fout de toute façon puisqu’en cette seconde je suis bien trop occupé à fixer cette merveille sous mes yeux et cette merveille en question n’est d’autre que Marie-Jeanne qui s’est agréablement épanouie dans le monde merveille de la Serre Magique. Les plantes sont immenses et m’ont l’air de sacrées bonnes qualités en plus de ça… J’sais pas si Cameron imagine à quel point on pourrait se faire un max de blés avec ça. Ça n’est certainement pas la première pensée qui lui vient en voyant ce miracle.

- Oh putain !

J’te l’fais pas dire dude. Un vrai miracle j’vous dis !
Il est aussi ébahi et surprit que moi, nous sommes comme deux gamins devant les vitrines de Noël.

- Joyeux Noël en avance mon pote !!!
- T’es un père Noël foutrement généreux, si j’avais su ça avant…

Mon sourire rejoint le sien, piétinant presque sur place, une petite montée d’adrénaline dans le creux du ventre.

- Viens. Et je n’vais pas me faire prier alors qu’il m’invite à le joindre d’une pression sur l’épaule. Putain de merde…

Les mots me manqueraient presque tant cette végétation inattendue est complètement démentielle. Jamais je n’ai vu une plantation aussi … immense. Enorme. Incroyable. Et cette odeur, bordel, ça m’donne envie de me fumer une feuille là, tout de suite. J’ai les yeux grands ouverts, brillants comme jamais, mains dans les poches.

- T’as gagné le jackpot mon vieux.
- Ouais, c’est le paradis, j’crois qu’y a pas d’autres mots. Elles sont magnifiques.
- Une pure merveille tu veux dire. Est-ce que tu visualises pour combien t’en as là ? T’as de quoi être tranquille pour un petit moment, c’est moi qui te le dis.

Je n’suis pas la tête penseuse de notre famille pour rien. J’imagine sans peine le nombre de dollars au dessus de chaque plantation, sourire aux lèvres.
Ca va, j’sais qu’on ne va pas non plus se mettre à vendre de la maji dans le bahut… Mais merde, quand même !

- J’comprends même pas que personne ne soit tombé dessus jusqu’ici.
- Nous n’sommes pas tous des experts comme nous.

Mon sourire, toujours large, se dirige vers Cameron.
Ce que j’entends par là c’est que dix ans plus tôt, je n’aurai pas été foutu de faire la différence entre une feuille de chêne et de beuh… Non mauvais exemple parce que c’est faux. C’que j’veux dire c’est que tout le monde ne sait pas ni son odeur, ni sa forme naturelle.

- Sers-toi, fais le plein et garde tout ce que t’arrive à mettre dans tes poches. T’en feras ce que tu veux, ça me fait plaisir. Après on se trouve un coin pénard pour tester la marchandise.
- Sérieux ? Putain t’es encore mieux que le père noël, Bro.

Le mec vient de me proposer l’affaire du siècle. Venir récolter avec lui et en plus de ça, emporter un maximum de marchandise que je peux ? J’vous jure que je vais remplir aussi bien mes mes chausettes que mon calbart !

- Et je te propose qu’on efface nos traces. Je suis d’accord, c’est du gâchis, mais … Au pire on sait comment s’y prendre pour recommencer.


C’est pire que du gâchis, c’est un putain de meurtre.
Mais ouais, j’suis d’accord avec lui. Inutile de laisser nos preuves derrière nous pour ensuite se faire coincer par je ne sais quels profs aux instincts un peu trop développer. Et si Cameron pense que l’on sait comment s’y prendre, il se trompe sur un point : On le sait, certes, mais la prochaine fois, ça sera encore mieux. Parce que je compte bien garder un échantillon de cette petite merveille pour comprendre ce qu’il s’est passé pour faire quelque chose d’encore plus grand et merveilleux. Tout ça pour mon pote ricain parce qu’il le vaut bien.
Et parce que ça m’amuse.
J’peux me rouler dedans ?

- Pour ce qui est du business, j’te disais, j’ai des scrupules à faire ça ici. Je l’ai déjà fait, ça m’arrive occasionnellement mais vu tous les gosses encore présent j’ai vraiment pas envie que ça tombe entre de mauvaises mains qui iraient leur refiler alors j’en fournis uniquement à des gens en qui j’ai confiance. Toi, Mateo, quelques autres, mais c’est tout et la plus part du temps c’est pour dépanner parce que vous avez-vous aussi vos adresses ou vos réserves donc en faire un commerce … Bof, ça me fait plaisir de faire plaisir à mes amis.

J’acquiesce tout en exécutant le cadeau qu’il m’a fait : remplir mes poches. Et je fais en sorte de le faire de manière méthodique et logique pour gagner le plus de place possible. J’suis pas un profiteur mais je pense que Cameron serait d’accord pour dire qu’il faut profiter d’en récupérer un maximum et que ça serait du gâchis si ça n’était pas le cas…
Bref, le business. J’comprends ce qu’il veut dire et que sa conscience humaine n’a pas tellement envie d’être responsable de la connerie d’un autre. Surtout quand ça concerne des gamins et qu’on n’sait pas ce qu’ils sont capables d’en foutre.

- Ceci dit, j’suis pas crésus et avoir un peu de thunes de côté c’est pas mal quand même donc … T’as fini l’Ecossaise que je t’ai ramené au fait ?
- Si tu parles de Riley, j’crois que tu t’adresses à la mauvaise personne…

Désolé, celle-là était trop tentante et surtout trop facile. PATAPE !

- Je l’ai pas fini, je la déguste. Un vrai bonheur, une vraie escapade pour un chant de cornemuse sur les terres du pays. Sans le port de kilt même si ça en ferait plaisir à certains.

Je ne vise personne en particulier, c’est une phrase balancée comme ça même si au fond, un visage s’impose dans mon esprit avant que je ne le chasse d’un sourire. Il n’est pas une obsession mais une évidence, je n’suis pas connu pour me voiler la face.
Pour en revenir au fait, la came que m’a filé mon confrère était un pur bonheur et j’essaie au maximum d’en profiter et d’en faire profiter Maxime, Macy et Dean.

- T’as qu’à vendre à ceux en qui tu as le plus confiance, non ? Tu sais quoi, j’pourrais même t’aider à faire en sorte que les jeunes n’puissent pas fumer ta came ?

Je suis entrain de terminer de remplir mes poches avant de sortir ma baguette et de jeter un sort sur ces dernières mais aussi sur celle de Cameron.

- Histoire de gagner un peu plus en profondeur.

Clin d’œil. T’as qu’à plonger ta main dedans pour comprendre que t’as au moins gagner la largeur d’une main. Et quand nous avons la chance d’être face à un cadeau pareil, on en profite merde !

- Donc j’te disais. Tu pourrais vendre ça sous forme de joint déjà fait et moi j’pourrais y mettre un sortilège pour que tous les gamins de moins de 17 ans ne puissent en profiter. Tu sais, un truc qui détecterait leur âge par la salive et qui rendrait le joint impossible à allumer.

Mon cerveau tourne à plein régime, j’aime les problématiques et les résoudre. Encore plus lorsque je peux jouer de mes neurones en béton armés pour mettre en place un sort aussi compliqué. Un peu de magouille et de lecture par-ci, par-là et le tour sera jouer sans problème.
Je continue d’enfourner mes poches jusqu’à arriver au trop plein, laissant apparaitre une petite bosse de chaque côté de mon jean.

Non, ça n’est pas ce que vous croyez !

- J’peux même t’aider à améliorer l’engrais que t’as utilisé. Je me tourne vers lui en m’étirant, étirant mon tous mes vêtements par la même occasion qui laisse voir la tête de mes poches avec des morceaux de marijuana qui y dépassent. En gros, j’peux être ton p’tit chimiste, gratos en plus parce que j’t’aime bien.

C’est sincère, il le sait, pas besoin de faire une démo. N’empêche j’trouve qu’il a meilleur mine qu’avant, un peu plus chaque jour.

- T’es prêt à tout détruire ?

Je le vois foutre une dernière feuille dans ses poches et m’arme de ma baguette, prêt à suivre ces ordres pour foutre le feu à cette merveille qui, je le jure, renaitra de ses cendres tel un Phoenix. AINSI SOIT-IL MES FRERES.
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MessageSujet: Re: Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon ▬ William   Mer 23 Nov 2016 - 17:51

« Si tu parles de Riley, j’crois que tu t’adresses à la mauvaise personne… »

… Oui, je l'admets, ça ne monte pas tout de suite au cerveau mais quand ça le fait je pointe mon index vers lui, sourire en coin.

« Bien vu l'aveugle. »

Non seulement je me plante de personne mais surtout je risque ma peau je pense. Je ne peux pas dire que je connaisse parfaitement Mateo mais du peu que j'en sais, j'irai pas marcher sur ses plates-bandes. Enfin il ne s'agit pas de moi mais de Will or je crois que Riley n'est pas tellement son genre mis peut-être que je me trompe. Elle aurait pu être le mien, je crois que j'ai été le sien, pourtant il ne s'est jamais rien passé entre nous. On a été très proches, aujourd'hui l'entente est redevenue bonne mais ça n'est plus comme avant. Ça nous va à tous les deux, c'est toujours agréable quand on se croise. Je crois qu'on s'est trouvés à une période où j'avais besoin de quelqu'un comme elle et réciproquement. On a fait notre temps « ensemble », comme deux pansements l'un pour l'autre, et ça n'a rien de péjoratif ou négatif.

« C'est valable aussi pour ma frangine mais si là tu m'dis que j'me plante pas on va avoir un problème. »

Oui, je suis du genre grand frère ultra protecteur qui grimace à l'idée que sa petite sœur est une vie sentimentale, ou pire, sexuelle. Pitié, que personne ne me dise un jour qu'il ou elle a « fini l'Écossaise » dans ce sens-là. J'ai pas envie d'aller en taule après avoir réussi à y échapper pendant 23 ans. Et pourtant le Voisin du Dessus sait que je devrais être entrain d'y croupir. Je pense simplement qu'il me fait payer ma dette d'une manière différente, ça ne m'empêche pas de morfler mais tout le monde à son lot d'épreuves. Et non je ne parlerai pas de Ricardo. Ni du fait que j'évoque le Voisin du Dessus comme si j’avais recommencé à croire en lui. Est-ce que j’ai réellement arrêté un jour ? Peu importe, ça n’est pas comme si je comptais sur lui de toute façon mais s’Il est là alors … soit.

« Je l’ai pas fini, je la déguste. Un vrai bonheur, une vraie escapade pour un chant de cornemuse sur les terres du pays. Sans le port de kilt même si ça en ferait plaisir à certains. »
« Désolé Vieux mais après une telle déclaration d'amour t'es obligé de faire péter le Kilt pour réellement lui rendre hommage à cette merveille. »

Son sourire et sa remarque ne m'ont pas échappé mais ça n'est pas dans mes habitudes de rebondir sur ce genre de trucs. J'ai une réputation de Papy coincé à entretenir, souvenez-vous. Quoi qu'il en soit je suis content de lui en avoir ramené et d'autant plus quand je vois à quel point il en est satisfait.

« T’as qu’à vendre à ceux en qui tu as le plus confiance, non ? Tu sais quoi, j’pourrais même t’aider à faire en sorte que les jeunes n’puissent pas fumer ta came ? »
« Tu pourrais vraiment faire ça ? »

Je sais que je me répète mais … La Magie n'aura de cesse de m'étonner. Comment est-ce qu'on peut décemment avoir un tel contrôle sur quelque chose ? Scientifiquement, mathématiquement, je pourrais encore éventuellement l'entendre, mais Magiquement ? Où est ce que ça s'arrête au juste ?

« Histoire de gagner un peu plus en profondeur. »

Je sursaute et grimace, c’est plus fort que moi. J’ai beau avoir confiance en Will, je n’aime pas spécialement quand la Magie agit sur moi. Pour autant, ça tient plus du réflexe qu’autre chose et quand je me rends compte de ce qu’il a fait … Difficile de ne pas sourire comme un gosse coincé entre la cheminée et le sapin le 24 décembre.

« Ok, c'est Noël et toi t'es carrément le Père Noël. Merci Bro', tu gères. »

Un Père-Noël Californien, en kilt, parfaitement. Et je ne me prive pas pour profiter de ce nouvel espace qu’il m’offre pour me faire un maximum de stock. Il en fait autant, naturellement. Grande promotion ! Tout doit disparaitre avant liquidation totale.

« Donc j’te disais. Tu pourrais vendre ça sous forme de joint déjà fait et moi j’pourrais y mettre un sortilège pour que tous les gamins de moins de 17 ans ne puissent en profiter. Tu sais, un truc qui détecterait leur âge par la salive et qui rendrait le joint impossible à allumer. »

Mes gestes sont automatiques, tout comme les siens, mais mon esprit et mon attention sont totalement focalisée sur ce qu’il me dit. Même si au fond de moi, une petite voix me souffle que c’est mal ne serait-ce que d’y penser. Penser à recommencer un fonds de commerce dans le domaine … Surtout dans une école. Je risque gros en faisant ça, je le sais, mais pourtant je ne peux pas nier avoir furieusement envie de céder à la tentation.

Et mes poches sont pleines, déjà. Merde.

« J’peux même t’aider à améliorer l’engrais que t’as utilisé. »

Regardez le qui s'étire comme un gros chat. Pas de malaise, je dis pas que t'es gros, juste … plus qu'un chat quoi. Enfin on s'en fout en fait.

« En gros, j’peux être ton p’tit chimiste, gratos en plus parce que j’t’aime bien. »
« Ça m'touche. »

C’est la vérité, sincèrement. Et si je dois faire affaire avec un type, je dois dire que même si on se connait depuis finalement pas tant de temps que ça, il est le candidat idéal. Ce type a la tête sur les épaules même s’il fume comme un pompier – ça n’est pas moi qui le jugerait pour ça, je pense qu’on en est au même stade, plus ou moins. Il est calme, maitrise ses émotions pour ce que j’en sais et dans ce type d’entreprise il vaut mieux éviter de faire du business avec un mec impulsif. J’ai des années de pratiques derrière moi, tout ça c’est mon domaine, un domaine que je gère parfaitement. En plus de ça, il peut apporter une touche bien personnelle à tout ça et ça n’est clairement pas négligeable. Dans tout ça, je dois bien le dire, je trouve de vagues échos de retour en arrière mais … Est-ce que c’est vraiment si grave ? J’en sais rien.

« T’es prêt à tout détruire ? »
« Non. »

Soupir résigné.

« Mais il le faut. »

Et c’est parti. Pas la peine d’attendre trop longtemps et de prendre son temps avant de retirer le pansement sur la plaie à vif. Là encore je lui fais confiance, je sais qu’il va faire ça de façon à ne pas attirer l’attention tout en ne laissant aucune trace alors j’observe le spectacle, dépité.

« J'te jure, ça m'brise tellement le cœur. »

Mais j’ai les poches pleines, lui aussi et je sais que la fin de cette plantation n’est pas définitive si on choisit que ça ne soit pas le cas. Parce qu’on a la possibilité de repartir de zéro.
Réflexe, j’essaie de mettre mes mains dans mes poches mais souris, amusé, en me rendant compte que ça n’est pas possible. Je ne suis pas vénale, mais j’ai été élevé par l’appât du gain et quand je sens le contact de toutes ces têtes sous mes doigts il y a des dollars qui dansent devant mes yeux.
Tout ça n’est plus qu’un tas de cendres, mon comparse s’arrange pour effacer toutes les traces, y compris les olfactives, nous balance un sort à tous les deux pour planquer au mieux notre cargaison et nous voilà dehors, dans la fraicheur de la soirée, l’air un peu hagard je dois bien le dire. Ça me rendrait presque triste tout ça mais avant de sombrer dans la dépression, ma main se pose sur son épaule et je lui fais face, sourires aux lèvres.

« Considère qu'on a un deal, p'tit chimiste. »

Et les modalités, on verra ça plus tard mais … Oui, on a un deal, un business, même si ma conscience continue de tirer un peu la gueule. J’avais clairement moins de scrupules quand je vendais de la came à des fils à Papa friqués dans les ruelles de San Francisco mais ici c’est différent. Je suis différent.

« Viens dans mon Royaume, on va célébrer ça mon pote. »

Cette fois mon bras passe par-dessus son épaule et s’enroule autour, j’amorce la marche de retour et nous voilà parti pour ce fameux Royaume aka la Salle Commune des Moldus. Il n’y a que Ems, Matthew et moi à la fréquenter, je crois bien que Dakota n’y a jamais mis les pieds. Drew et Kyle ne sont plus là et je dois dire qu’ils me manquent parfois ces deux loustiques. L’un comme l’autre, chacun à leur manière, perdu dans les nuages et tout ça sans fumer, du grand art. On pourrait croire que c’est un peu vide mais comme dans toutes les autres Salles Communes, on reçoit aussi de la visite de temps en temps. Jackson lui-même a déjà posé son cul d’Américain sur le tissu des canapés, fauteuils ou autre et il y sera toujours le bienvenu en ce qui me concerne. Je sais que Emily l’apprécie, je n’ai pas l’impression que Matthew ait quoi que ce soit contre lui.
Ça ne me dérange pas, j’aime le calme de cet endroit, il est devenu presque comme un refuge à vrai dire. C’est un véritable Palace, l’endroit est petit mais cozy, on a fait ça bien et en prime on s’est bien amusé ce jour-là. Ça nous a pris comme ça avec Matthew, Enzo nous a aidé parce qu’il trainait par-là à ce moment-là et Ismaelle s’est joint à nous. Elle nous a trouvé du mobilier, on a joué les déménageurs et aménagé ça comme on le voulait. Depuis chacun y a mis sa touche. Il y a même un dessin de Kyle sur le mur, qui représente tous les Moldus installés dans les fauteuils et canapés de la pièce, comme une photo de famille.
Bref, je passe vite fait par le dortoir récupérer la petite boite dans laquelle je planque ma marchandise et l’embarque direction la Salle Commune ou on se laisse tomber chacun dans un fauteuil. C’est leur de ranger, trier, et rouler ! Et croyez-moi on sent bien les experts qui te font ça délicatement, aux petits oignons. Will jette un sort sur ma boite, son apparence ne change pas mais à l’intérieur c’est désormais comme le sac de Marry Poppins ! Puis nous y voilà, chacun son joint, un sort pour empêcher la fumée et l’odeur de s’évaporer ou s’incruster dans le tissus et la première taffe …

« Hum, putain ... »

… Bienvenue au Paradis. Le petit Jésus en culotte de velours comme dirait l'autre !

« J'connaissais déjà rien de meilleur qu'un bon joins mais alors là … C'est le Nirvana. Elle déchire. »

Je prends mon temps pour me délecter de la moindre sensation mais une chose ne m’échappe pas : J’ai l’impression d’avoir déjà la tête qui tourne au bout de trois ou quatre lattes. Et pourtant, on ne peut pas dire que je ne sois pas un habitué, mes fonctions cognitives ne me remercient pas. En attendant un sourire ravi illumine mon visage pâle de Californien aux origines Russes.

« Dans tous les sens du terme visiblement. »

J’en connais deux qui vont bien dormir cette nuit … Et c’est moi ou je commence déjà à avoir la dalle ? On a ce qui faut ici, et aussi de la musique. D’ailleurs je me lève et vais allumer le poste que Dimitri m’a filé il y a quelques mois avant de revenir m’affaler dans le fauteuil.

Soupir d’aise. Nouvelle taffe. Bonheur.

« Alors, t'as bien fait le plein de Vitamine D pendant les vacances ? »

Je sais, on est revenus depuis une dizaine de jours, on s’est croisés là-bas – en Californie – rapidement parce qu’il nous a rendu service à Ems et moi en nous permettant de retrouver le quartier Sorcier de SF et donc un moyen de rentrer au Royaume-Unis mais dans le fond, on n’a pas vraiment pris le temps d’en parler. On n’est peut-être pas de la même ville mais on est du même État. On est voisins ! Et rien n’égale le soleil de la Californie.
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MessageSujet: Cam/Will   Lun 2 Jan 2017 - 21:15

- Non.

Tu m’étonnes.

- Mais il le faut.
- Sois brave.

Et moi aussi, j’ai de la peine de détruire tout ce trésor, d’être l’assassin responsable de la mort de ces feuilles qui n’étaient que la promesse de douces soirées d’été et d’hiver. Mais comme dit mon grand-père, toutes les bonnes choses ont une fin et le point positif dans cette situation… C’est qu’on en a quand même plein les poches.

- J'te jure, ça m'brise tellement le cœur.
- Je sais. Je continue et termine d’agiter ma baguette pour terminer tout ce boulot discrètement. Dis toi qu’on en refera pousser rapidement et que maintenant que tu as la bonne recette… tu pourras t’en faire des champs entiers un de ces jours.

Je regarde les cendres se déposer doucement au sol, légère comme des plumes et ne peut m’empêcher de me dire que si Maxime ou Macy nous avaient vu faire ça, elles m’auraient certainement étranglé. Eh, y en as pour un paquet de dollar là-dedans, avec un bon carnet de contact il y a moyen de se faire de très beaux fins de mois avec tout ça.
Je me retourne vers Cameron sur qui je pointe ma baguette pour camoufler au mieux ces grosses poches. Evitons d’attirer l’attention et pour la dissimulation, disons que j’suis un pro. J’efface toute trace et lorsque nous sortons de la serre, c’est comme si personne n’y avait jamais foutu les pieds ni y avait planté quoi que ce soit. D’une démarche légère, je marche aux côtés de mon comparse, les yeux brillants. Je plane un peu, de joie et d’autre chose certainement, ne me zappant absolument pas le moral avec tout ce que nous venons de détruire. Pensons positif… Croyez-moi que je vais faire en sorte à ce qu’il puisse en produire trois fois plus et qu’en plus de ça, je trouverais une solution pour qu’il puisse tout stocker au nez et à la barbe des enseignants.
Eh, j’ai jamais dit que j’étais le meilleur exemple de cette planète.

La main de Cameron sur mon épaule me ramène à la réalité, mon regard bleu se plante dans le sien.

- Considère qu'on a un deal, p'tit chimiste.

Mon sourire s’élargit, facétieux et non mécontent.

- C’est un honneur de faire affaire avec vous, Frère Cameron.
- Viens dans mon Royaume, on va célébrer ça mon pote.

J’acquiesce et le laisse m’entourer les épaules de son bras , le suis sans broncher – moi, broncher pour aller fumer un joint ?- et me tape par la même occasion la discut’ avec lui jusqu’à leur salle commune. Et à vrai dire, c’est quand même vachement plus calme que par chez nous. La faute au sous-nombre de moldu, malheureusement. Parfois j’me dis que c’est vraiment trop con de faire des écoles divisés, de ne pas réunir les deux mondes. J’imagine une école comme Poudlard finalement, où les moldus pourraient apprendre à concocter des potions et les sorciers apprendre comment manipuler des objets magiques.
Mais il suffit d’un regard sur le monde actuel -ou précédent- pour savoir que ça serait une terrible erreur et ce, pour une unique raison : La soif du pouvoir. On sait parfaitement que quelques connards bien haut placé seraient prêt à TOUT pour pouvoir utiliser la magie à leur compte.

Je m’installe dans l’un des fauteuils, m’y laisse tomber et attend le retour de Cameron qui est parti dans son dortoir. Il y revient avec une boite sur laquelle je jette un sort. Pour quoi ?
Vous savez combien de joint nous avons à rouler ? Et on s’y met, assidument, comme des pros. Des mecs qui font ça on ne sait combien de fois par semaine avec une aisance bien particulière. A deux, ça va vite, et puis il faut bien de la réserve en cas de guerre !
Puis vient au tour de la dégustation après avoir pris les précautions nécessaire pour ne gêner personne…

- Hum, putain ...
- J’aurai pas dit mieux vieux frère.

C’est un putain d’orgasme en bouche – désolé pour les plus imaginatifs… - et je me laisse aller à cette dégustation, joint entre les doigts en reposant ma tête contre la tête du fauteuil. Un pur régale, un délice, ni trop agressif, ni trop doux, quelque chose d’agréable au point d’en vouloir encore mais sans trop abuser.
Et croyez-le ou non mais trois taff suffisent pour me sentir déjà haut dans les sphères de Marie.

- J'connaissais déjà rien de meilleur qu'un bon joins mais alors là … C'est le Nirvana. Elle déchire. Dans tous les sens du terme visiblement.
- M’en parle pas, j’ai jamais été aussi vite défoncé. Je lâche un rire amusé avant de hausser les épaules. J’ai rarement goûter une came aussi bonne, sérieux. J’ai l’impression de vivre la comparaison entre un burger maison et un bigmac. Les deux te rassassit et sont supers bons, mais tu sens que l’un te filera pas un mal de bide désagréable alors que l’autre te fera sentir aussi lourd qu’une enclume pour les deux prochaines heures.

Et si je m’écoutais, c’est à peine si je me lancerais dans un exposé sur les Bigmacs et les burgers maisons… Y a pas de doute, c’est de la bonne.
Cameron se lève pour …
Non. Tu. Déconnes.
De la musique et si j’ai mis une éternité à y être sensible, j’ai l’impression que cette fois je retrouve une bonne vieille amie, heureux souvenir des temps passés avec le groupe à me faire découvrir des morceaux. Moi, William Caleb Jackson, qui n’avait jamais écouter autres morceaux de musique que ceux de ses parents, entre classique et… classique.
Mon sourire s’élargit de bonheur alors que je tire une autre taff.
Depuis combien de temps nous n’avons pas tous été dans un état si serein ? J’ai l’impression que ça fait une paie.

- Alors, t'as bien fait le plein de Vitamine D pendant les vacances ?
- Je sais que ma tête blanche comme un cul est trompeuse mais ouais, si j’avais pu m’injecter des doses de soleil par intraveineuse, je l’aurais fait.

Mon pied bouge doucement en rythme avec la musique qui me parait beaucoup plus agréable qu’elle ne peut l’être en temps normal. J’ai toujours été un fervent du silence, que ça soit pour lire ou pour étudier, je n’écoutais jamais un seul morceau, que ça soit d’un film ou d’une mélodie, trouvant bien ma concentration dans l’absence de bruit.
Mais ici, tout est différent.
Je fais focus sur Cameron pour parler des vacances. Et qui dit vacances dit souvenirs. Qui dit souvenirs dit agréable.
Très agréable.

- J’suis resté pas mal là bas, en Californie mais j’ai passé aussi pas mal de temps à Londres. C’est là-bas qu’on a retrouvé Dean mais par contre, pas un gramme de vitamine D. A croire qu’on a jeté une malédiction à ce pays.

Je ris de nouveau, tirant toujours sur mon joint en poursuivant ma petite histoire, sur le ton de la conversation. Je lui en ai déjà parlé de Dean et je m’en souviens très bien, c’est le jour où je lui ai donné le surnom de Demolition man ! Je ne pense pas lui avoir mentionné son prénom par contre mais peut-être qu’il fera lui-même le lien.

- Ca fait du bien de retrouver ses terres, la plage, le soleil, les palmiers… C’est là bas qu’on devrait être entrain de le fumer ce joint. Mon regard suit distraitement cette fumée bleutée qui s’élève pour se dissiper grâce au sort que j’ai lancé. Sur une plage, près de la mer, sans personne pour faire chier.

Je garde toujours mon sourire, hausse les épaules.

- J’ai aussi été chez Enzo pour une journée. Ou deux en fait. J’ai passé la nuit là-bas, j’savais pas que l’Australie pouvait être aussi chouette. T’as déjà été chez lui ? C’est un vrai coin de paradis sa baraque putain.

Mes mots sortent naturellement, sans allusion ou même arrière-pensée. Je manque peut-être de délicatesse sachant que Cameron connaissait Kyle mais je n’ai jamais vraiment été au courant de leur relation à eux deux et en cet instant, ça ne me traverse pas l’esprit. Pas par égoïsme mais tout simplement parce que je suis défoncé. En plus de ça j’ai pas vraiment grand-chose à cacher. Si qui que ce soit venait à me demander s’il s’est passé quelque chose avec Ryans, je ne mentirais pas un instant. Je n’ai aucune honte à avoir céder même si, parfois, j’ai de la peine en songeant à Kyle, en me disant que ça faisait à peine 48 heures qu’ils avaient rompu. Ou peut-être plus.
Mais ais-je seulement l’habitude de lutter contre la vie ?
Pas l’ombre d’un instant.

- J’crois que je finirais mes vieux jours dans un coin comme celui-là. Une baraque, la mer, le soleil… Et un jardin fait par frère Cameron, bien évidemment.

Je lève mon joint vers lui, comme pour trinquer à ce futur qui reluit de bonheur et de chaleur.
C’est quand la retraite déjà ?

- Et toi alors, t’as fait le plein toi aussi ?
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MessageSujet: Re: Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon ▬ William   Mer 4 Jan 2017 - 19:35

« Je sais que ma tête blanche comme un cul est trompeuse mais ouais, si j’avais pu m’injecter des doses de soleil par intraveineuse, je l’aurais fait. »
« Tu m’as bien regardé avec ma gueule de Ruscoff ? »

C’est clair que lui comme moi, on a plus l’air de Norvégiens que de Californiens mais tout est dans l’esprit et ça personne ne pourra nous l’enlever. Au contraire, on sort du lot, on dénote et je trouve que c’est plutôt la classe d’être en marge. Ça nous rend presque unique. Unique à deux … Est-ce qu’on peut toujours parler d’unicité dans ce cas ? Bordel de merde, cette came est un miracle, j’en suis amoureux. Quant à la Californie, ça ne me rend pas spécialement triste mais ça me fait quand même un truc de me dire que … J’y remettrais peut-être jamais les pieds, que ça n’est plus vraiment chez moi. San Francisco en tout cas et surtout Mission D. J’aimerai pouvoir retourner voir mes frangins mais ça ne fonctionne pas comme ça, je le sais. Quand on part, si on réussit à le faire, c’est définitif. Même si je le voulais, ils ne me laisseraient pas revenir. Je n’ai plus droit de cité là-bas, c’est comme ça.

Parle-moi plutôt des palmiers de Los Angeles, vas-y, fais-moi rêver Jackson. Rien à branler d’être les cachets d’aspirine de notre État.

« J’suis resté pas mal là bas, en Californie mais j’ai passé aussi pas mal de temps à Londres. C’est là-bas qu’on a retrouvé Dean mais par contre, pas un gramme de vitamine D. A croire qu’on a jeté une malédiction à ce pays. »

Les yeux plissé par la plénitude, j’écrase un rire … pour lequel je ne trouve pas de qualificatif. Le Royaume Unis, le Royaume du gris. Et le pire c’est qu’on y reste ! On se caille les miches mais on y reste putain de merde ! Et son évocation de « Dean » ne m’échappe pas mais mon esprit semble focalisé sur la météo pour l’instant.

« Ça fait du bien de retrouver ses terres, la plage, le soleil, les palmiers… C’est là bas qu’on devrait être entrain de le fumer ce joint. Sur une plage, près de la mer, sans personne pour faire chier. »

Je suis son regard, bloque sur la fumée, un sourire de mec déjà défoncé sur le visage. La plage ? Pas tellement mon truc. Bizarre pour un Californien, peut-être, mais SF ça n’est pas LA et mes quilles c’est plutôt dans la ville que je les trainais. Ceci dit, je ne le contredirai pas, je vois où il veut en venir. On va se contenter des fauteuils moelleux de la Salle Commune pour le moment, c’est que partie remise frère. Nouvelle taffe. Mon sourire s’élargit mais il disparait peu de temps après. Il s’affaisse un peu, pour le moins. Entrain de planer, certes, mais mes idées sont toujours bien claires.

« J’ai aussi été chez Enzo pour une journée. Ou deux en fait. J’ai passé la nuit là-bas, j’savais pas que l’Australie pouvait être aussi chouette. T’as déjà été chez lui ? C’est un vrai coin de paradis sa baraque putain. »

Et moi je ne savais pas que vous étiez aussi « proches ».

J’y peux rien, ma réaction est absolument non maitrisée et malgré les effets de cette pure merveille s’envolant en volute au-dessus de nos têtes, je fronce les sourcils l’espace d’une seconde, peut-être deux. Dans ma tête les raccourcis sont simples : J’ai passé quelques jours à faire ce que je pouvais pour redonner le sourire à mon p’tit frère et pendant ce temps-là, Enzo était avec William. Foncièrement, j’en sais rien, le timing n’est peut-être pas le bon et rien ne me dit que cette visite était autre chose qu’un pote qui vient voir un autre pote, peut-être même qu’il est venu pour « réconforter » Enzo après cette rupture qui – je n’en doute pas une seconde – doit l’affecter aussi. Simplement il y a des choses qui ne m’échappent pas. Défoncé, oui, et je n’ai pas pour habitude de m’occuper de la vie des autres, mais pas aveugle pour autant. Je vois bien qu’il se trame un truc entre le Californien et l’Australien même si pas une seconde je ne m’en mêle et pas une seconde j’envisage de le faire. Pour l’instant, entre Enzo et moi c’est plutôt le blizzard et on le ressent tous les deux. Il ne vient pas me voir, je ne le cherche pas non plus, mais tout ça ne peut être que temporaire. Ce gamin je l’ai pris sous mon aile plus ou moins dès que j’ai fait sa connaissance, c’est pas Kyle mais il se rapproche presque autant de ce que pourrait être un petit frère et j’ai énormément d’affection pour lui. Seulement … J’ai besoin de temps, c’est tout. Est-ce que j’en veux à Will ? Peut-être que ça m’a traversé l’esprit l’espace d’une seconde mais je sais que je ne suis pas câblé de la même manière qu’eux sur certains sujets. Et puis ça ne me regarde pas, c’est aussi simple que ça, seulement j’ai une part d’affect là-dedans et des évidences sous les yeux que j’aimerai être capable d’ignorer. On va dire ça comme ça. Du temps, juste du temps, et ça ira. Juste ce qu'il faut pour que le grand frère se fasse à l'idée. Je les connais, ces énergumènes, ils sont loin, très loin, d'avoir un mauvais fonds. Et je sais que jamais Enzo aurait volontairement fait du tort et du mal à Kyle. Pas après tout ce qu'ils ont vécu. C'est juste ... la vie. Papy va finir par s'y faire.

« Pas encore eu l’occasion, non, mais j’te crois sur parole. »

Enzo m’en a déjà parlé, Kyle m’en a fait la description et Jillian aussi. Derek ? Pas sûr qu’il serait super content de me voir mais quelque part, en ce qui me concerne, j’me dis que ça serait peut-être une bonne chose qu’on se parle. Alors qui sait, j’y mettrais peut-être les pieds prochainement.

« J’crois que je finirais mes vieux jours dans un coin comme celui-là. Une baraque, la mer, le soleil… Et un jardin fait par frère Cameron, bien évidemment. »
« Bien évidemment. »

Nouvelle taffe. Je me détends et décide de laisser couler en mettant ces sensations derrière moi. Je passe une bonne soirée avec un pote qui en plus de ça devient mon associé, c’est tout ce qui compte en cet instant. Ça et la musique dans nos oreilles qui nous emmène planer un peu plus haut encore. Le sourire revient sans avoir besoin de forcer une seconde.

« Et toi alors, t’as fait le plein toi aussi ? »
« Plus ou moins, ouais. Avec Ems on a donc trainé quelques jours à San Francisco, c’était vraiment le pied. Je lui ai toujours promis de l’emmener là-bas, de lui faire découvrir la ville où j’ai grandi alors on s’est fait notre petit périple frangin/frangine mais ça tu le sais déjà et d'ailleurs merci encore pour le coup de main magique. »

Quand je parle de ça, quand j’y repense, le sourire revient en force. Ça faisait des lustres qu’on en parlait mais jusqu’ici j’avais des trucs à régler.

« Mon frère est enterré là-bas, c’est … ça peut paraitre bizarre mais je lui ai « présenté » Emily. Après tout, si c’est ma p’tite sœur à moi, c’est la sienne aussi. »

Je sais que je peux passer pour un cinglé quand je balance ce genre de truc mais d’une, ça me passe au-dessus de la tête et de deux, je suis certain que Will ne me prendra pas pour un illuminé. On ne se connait peut-être pas par cœur mais j’ai rapidement compris qu’il n’est pas du genre à juger les autres. Si ça me parait naturel à moi, normal, je suis prêt à parier que par conséquent ça le sera pour lui aussi.

« Quand tu nous as aidé à rentrer au Royaume Unis, on a perdu le soleil ! Et non j’parle pas de toi même si t’es absolument radieux et que t’illumine mes journées. »

Un p'tit clin d'œil pour le Monsieur.

« Bref, on a filé en Ecosse, à Édimbourg, c’est de là qu’Ems vient. Elle m’a fait visiter sa ville à son tour. Enfin, visiter un peu plus que la première fois. »

Et là encore c'était vraiment génial. On avait déjà fait un tour là-bas pour Noël, parce que même si Emily a tiré un trait sur cette vie et accepter le fait que sa propre famille ne veut pas d'elle parce qu'elle est différente, elle a encore des attaches là-bas. Alors on a rasé les murs et on est passé voir Stan. Encore une visite au cimetière … et pas la dernière. Cette fois Megan n'était pas avec nous pour refleurir les fleurs sur la tombe de l'Écossais qui manque à ma petite sœur. Cette fois c'est sa tombe à elle qu'on a été fleurir tous les deux.

« Et j’suis passé dire au revoir à Megan. J’avais pas tellement eu … le temps, l’occasion, d’le faire jusqu’ici. »

Mon sourire est toujours présent mais défoncé ou pas, il y a des choses qu'on ressent et qui ne s'efface pas y compris avec la meilleure came du monde. J'ai accepté sa mort rapidement, parce que cette garce de faucheuse m'a appris rapidement que … C'était comme ça, et c'est tout. Elle me manque, il ne se passe pas un jour sans que je pense à elle mais je me suis fait à son absence. Ceci dit, je le sens, c'est plus « facile » maintenant que j'ai pu lui dire au revoir. Ça n'a pas été très simple de trouver l'endroit où elle a été enterré et quelque part ça me donne toujours la gerbe de me dire que son père doit passer sur cette tombe comme si rien ne s'était jamais passé, comme si sa fille ne l'avait jamais rejeté, mais je me console en me disant qu'elle est avec sa mère à présent. Et que de là-haut, ou peu importe où elles sont, elles nous observent. En compagnie de Sullivan et de Stan.
Tout ça, ça fait beaucoup de morts mais j'en oublie pas pour autant les vivants alors je ne m'éternise pas et enchaine. Pas comme si de rien n'était, je ne cache pas ce que je ressens même si je ne l'exprime pas, mais y a pas besoin de mot pour ça. Ni à prononcer, ni à entendre.

« Ensuite on est passé voir Kezabel, sa belle-mère me file des tuyaux pour mon projet pro et puis c’était sympa de la voir en dehors du bahut soit dit en passant. En plus elle et Ems sont potes. Le périple c’est terminé à Londres, chez Jill et Kyle, où on a créché les derniers jours. Jill c’est la meilleure amie d’Enzo, quasiment sa sœur, il t’a peut-être parlé d’elle. C’est aussi une amie très proche en ce qui me concerne et du coup, Kyle vit en colloc avec elle maintenant. Ça fait du bien d’avoir revu le p’tit frère. On peut pas dire que sa présence était vraiment imposante et bruyante mais il me manque. J’aimai bien le voir planer dans son coin. Un des seuls mecs au monde capable d’avoir l’air défoncé sans rien prendre. Et putain ! Pourquoi se priver quand on a un tel bonheur à disposition ? »

Je me marre, presque offusqué, mais je respecte totalement et ne me moque pas une seconde. Kyle est ce qu'il est, pas toujours connecté à la planète terre, mais il fait partie de ma famille et c'est tout ce qui compte. Heureusement qu'on n'est pas tous pareil, on serait bien chier si c'était le cas, non ?

« Donc voilà, pas trop de Vitamine D mais des voyages, presque des pèlerinages en fait, des amis, la famille. C’était bien. Ça fait du bien. »

Encore une taffe, j'oscille entre la réalité et les effets de la came qui se diffusent aussi bien dans l'air que dans mon organisme puis je me laisse aller dans le fauteuil, posé. Tranquille. En paix. Et putain, je crois que j'ai jamais autant parlé, c'est que tu me rendrais presque bavard. En plus de ça je compte pas m'arrêter là visiblement.

« Dean c’est votre pote qui avait disparu, c’est ça ? »

Il m'en a parlé la première fois, je m'en souviens. Et même si on n'a pas été présenté officiellement, je crois savoir que c'est ce type qui est tout le temps avec lui, la grande brune et la p'tite blonde. Parfois Mateo aussi. Et ça me fait réellement plaisir pour eux.

« C’est cool, on a tous retrouvé nos échappés finalement. J’suis content pour vous. »

Nos ? Oui, nos. Parce que le jour où on a fait connaissance et où il m’a parlé de son pote, je venais d’éclater une porte de frustration parce qu’un type à l’époque inconnu – et qui l’est toujours pour la plus part des gens ici parce que les Ryans n’ont pas fait entrer beaucoup de monde dans la confidence – avait embarqué Enzo sous mes yeux et ceux de Kyle quelque chose comme une semaine plus tôt ou un truc comme ça. Ce p’tit con a disparu pendant un mois avant de se pointer comme une fleur un beau matin, ou plutôt en plein milieu de la nuit. Avec son frère. Avec leur traumatisme. Un de plus. Qui me semble réglé aujourd’hui, ceci dit. Même Derek, j’ai été soulagé de le revoir. Enfin, tout ça c’est de l’histoire ancienne à présent. Ça ne ramène pas ceux qui ont disparu pour de bon mais au moins, on en a retrouvé certains et c’est déjà pas mal.

« Il était pas question d’un mariage entre toi et moi, d’ailleurs ? »

Me semble bien que si …

« Et rien à voir, ou presque, mais t’as des nouvelles de Drew ? Désolé si je remue un couteau dans la plaie hein, c’est pas le but. »

Mais cet énergumène là aussi me manque et je l'avoue, j'ai rien fait pour le contacter depuis qu'il est parti. J'ai découvert qu'il ne revenait pas quand on est rentrés, ça m'a fait quelque chose j'peux pas le nier. J'apprécie beaucoup Matthew mais c'est différent, je me sens moins proche de lui. Sincèrement le dortoir n'est plus ce qu'il était depuis que les autres Américains de la bande ont pris la tangente.

« Et j’ai envie d’un BigMac. »

T’abuse mec, pourquoi il a fallu que tu parles de ça ?!
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MessageSujet: Re: Because I got high. Well … I hope I will be pretty soon ▬ William   Sam 4 Fév 2017 - 14:08

- Plus ou moins, ouais. Avec Ems on a donc trainé quelques jours à San Francisco, c’était vraiment le pied. Je lui ai toujours promis de l’emmener là-bas, de lui faire découvrir la ville où j’ai grandi alors on s’est fait notre petit périple frangin/frangine mais ça tu le sais déjà et d'ailleurs merci encore pour le coup de main magique.

J’agite la main en signe de « c’est pas la peine de m’remercier ». C’est tout naturel de leur donner un coup de pouce, d’autant plus si c’est pour les faire kiffer comme ça et d’ailleurs, il sait qu’il peut me rappeler à n’importe quel moment s’ils ont besoin.

- Mon frère est enterré là-bas, c’est … ça peut paraitre bizarre mais je lui ai « présenté » Emily. Après tout, si c’est ma p’tite sœur à moi, c’est la sienne aussi.
- Ca tombe sous le sens.

J’ai l’impression de m’entendre, sauf que j’ai pas d’frères. Ni de sœur d’ailleurs. Mais c’que je veux dire c’est qu’en parlant des potes comme ça, ceux qui deviennent votre famille et qui, pour certains, sont bien plus important que les liens du sang. Ca me fait penser à notre bande d’avant.
Enfin bref, tout ça pour dire que j’comprend ce qu’il veut dire.
Et non, j’le prend pas pour un barge d’avoir voulu présenter Emily à son frère décédé. Même si j’en parle jamais, pendant un temps je venais « parler » à Jude.

- Quand tu nous as aidé à rentrer au Royaume Unis, on a perdu le soleil ! Et non j’parle pas de toi même si t’es absolument radieux et que t’illumine mes journées.
- J’ai toujours su que t’avais un faible pour moi.
- Bref, on a filé en Ecosse, à Édimbourg, c’est de là qu’Ems vient. Elle m’a fait visiter sa ville à son tour. Enfin, visiter un peu plus que la première fois.
- D’où la disparition du soleil du coup. Sacré choc climatique, non ?

Sourire aux lèvres, je tire une nouvelle taff tout en l’écoutant, bien qu’un peu trop défoncé maintenant. Pas au point d’en perdre ma concentration, faut pas déconner mais je plane complètement et je pense que je vais faire profiter un peu de cette merveille aux copains. J’en connais une qui va faire la gueule de pas participer à notre cachette secrète.

- Et j’suis passé dire au revoir à Megan. J’avais pas tellement eu … le temps, l’occasion, d’le faire jusqu’ici.

Sujet un peu plus … disons moins joyeux ? Je vois très bien qui est Megan, je me souviens de la claque que tout ça nous a foutu et que, même si je ne la connaissais pas, ça ne m’empêchait pas de compatir avec eux. Cameron, Enzo, Keza, et d’autres encore. Nous avons nous aussi perdu un frère, un ami, dans une de ces batailles à la con.
Mais pourtant, Cameron ne perd pas son sourire. Au travers la fumée bleutée, je le vois pensif, peut-être « nostalgique » aussi de la présence de Megan. Je n’saurais pas trop dire, il en parle quasiment jamais mais quoi qu’il en soit, je ne réponds rien. Peut-être pas peur de tout péter là haut ou pour tout simplement le laisser y penser en paix.

- Ensuite on est passé voir Kezabel, sa belle-mère me file des tuyaux pour mon projet pro et puis c’était sympa de la voir en dehors du bahut soit dit en passant. En plus elle et Ems sont potes. Le périple c’est terminé à Londres, chez Jill et Kyle, où on a créché les derniers jours. Jill c’est la meilleure amie d’Enzo, quasiment sa sœur, il t’a peut-être parlé d’elle. C’est aussi une amie très proche en ce qui me concerne et du coup, Kyle vit en colloc avec elle maintenant. Ça fait du bien d’avoir revu le p’tit frère. On peut pas dire que sa présence était vraiment imposante et bruyante mais il me manque. J’aimai bien le voir planer dans son coin. Un des seuls mecs au monde capable d’avoir l’air défoncé sans rien prendre. Et putain ! Pourquoi se priver quand on a un tel bonheur à disposition ?

Je l’écoute, entre la défonce et la concentration, entre l’amusement et la gêne.
Il me parle de Keza, de son projet pro à lui et je suis curieux de savoir dans quoi il veut se lancer exactement. Mais je n’ai pas le temps de lui poser la question puisqu’il évoque Kyle. Au début, ça m’fait rien, dans le sens où j’vais me sentir gêné à chaque fois que l’on parle de lui mais lorsque Cameron me parle de lui, du fait qu’il lui manque, qu’il est comme un petit frère pour lui, étonnamment j’commence pas à me sentir mal mais un peu gêné. J’me dis que Cameron a dû salement me détester quand il a comprit – s’il a comprit – ce qu’il se passait entre Enzo et moi. Ouais, parce qu’on a pas été très fairplay en terme de « délai »… mais j’ai toujours eu pour philosophie de profiter, de vivre pleinement. Pourquoi me retenir de partager un moment avec Enzo qui a été si intense et si passionnel ? Alors que ça nous tourne autour depuis des semaines.
Mais encore une fois, je ne dis rien. Parce que ça servira pas à grand-chose de remuer le couteau dans la plaie et que c’est toujours plus plaisant d’écouter son compatriote me raconter ses vacances.
Une taff pour la route.

- Donc voilà, pas trop de Vitamine D mais des voyages, presque des pèlerinages en fait, des amis, la famille. C’était bien. Ça fait du bien.
- C’est vrai que t’as l’air quand même plus reposer. Enfin, avant que tu prennes cette merveille j’veux dire.

Parce que pour le coup, après avoir fumé ce joint… on ne peut être QUE reposé.

- Dean c’est votre pote qui avait disparu, c’est ça ?
- Ouais. C’est presque un miracle. Limite si ce con va pas réussir à m’faire croire de nouveau en Dieu.

Je ricane, avec un air un peu benêt. J’déconne, Dieu et moi c’est finit depuis un moment. Chacun son truc. Mais faut dire que les retrouvailles avec Dean avait un goût presque irréel. Presque… Je sais pas. A croire que j’étais dans un de ces films où vous êtes plongé dans un coma pour vous faire vivre une histoire complètement démentielle mais irréelle.

- C’est cool, on a tous retrouvé nos échappés finalement. J’suis content pour vous.

- J’suis content pour toi aussi compatriote. Et ça t’rendrais presque poétique.

Le joint, j’veux dire.

- Il était pas question d’un mariage entre toi et moi, d’ailleurs ?

Je bug une seconde. Il me semblait bien que si mais je me retiens de lui dire que ça me tente beaucoup maintenant de me marier avec Cameron pour fêter le retour -tardif- du mec avec qui je couche plus d’une fois par jours.
Ahem.

- Et rien à voir, ou presque, mais t’as des nouvelles de Drew ? Désolé si je remue un couteau dans la plaie hein, c’est pas le but.

J’esquisse un sourire.
Ah, le petit prince.

- T’en fais pas, on s’est quitté en très bon terme et honnêtement, c’était mieux pour lui qu’il quitte le château. J’me sens plus rassuré de le savoir loin de toute cette merde. Je lève les yeux au plafond, un peu dans le vague. J’ai des nouvelles de temps en temps ouais, des courriers par ci par là pour me tenir au courant de son périple, de ce qu’il visite etc..

Il mentionne un big mac et mon ventre se met à gargouiller à foison.

- Putain j’avais oublié à quel point ça donnait aussi faim… Je glisse une main sur mon ventre comme pour appuyer mes gestes, sourire béat aux lèvres. Si seulement on pouvait demander à Drew de nous envoyer une cargaison de McDo tiens.

Je cligne des yeux, brillants comme jamais avant d’enchainer.

- Eh, tu crois que dans la salle sur demande, si je demande très très très fort de quoi manger un big mac, elle pourra me le sortir ?

Putain j’ai la dalle, sans déconner. C’est arrivée aussi subitement qu’une envie de pisser.
- D’un côté j’me demande si ça vaut pas le coup de tenter notre chance. Puis je regarde mes pieds. Enfin, quand j’aurai moins l’impression que mes jambes sont deux tiges de marshmallow et que je pourrais me bouger. Ou on peut aussi pas bouger du tout.

Et continuer de baver sur de la grosse bouffe qu’on peut pas avoir.
Le temps s’étire en douceur, nous enveloppant dans un drap de soie ou de côton, je n’sais pas vraiment mais putain, que j’suis bien à discuter avec mon compatriote. De tout, de rien. Ou pas discuter du tout, à se laisser envelopper par ces volutes de fumée agréable, complètement déconnecté.
Et putai, Bro’, je crois que c’est la meilleure came qui existe au monde.


- FIN POUR MOI -
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