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 Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem

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MessageSujet: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Jeu 8 Sep - 19:20

Dimanche 26 Avril 2015 ▬ Dans la soirée
Oh it's been a hell of a ride



Caem & Enzo

Fin d’après-midi

« Faut pas avoir peur, ils vont te mettre un truc bizarre sur la tête. Ils appellent ça Le Choixpeaux … C’est ni plus ni moins qu’un chapeau qui parle et c’est lui qui déterminera ta Maison. »
« D’accord. »

Direction le bureau du Directeur. Mains dans les poches, regard avenant tourné vers Leah, sourire tranquille, j’essaie de la rassurer comme je peux. Elle stresse un peu et c’est normal, ici tout est nouveau pour elle. On vient à peine de débarquer d’Australie, c’est un changement plus que radical en ce qui la concerne alors je ne compte pas la lâcher tout de suite. L’objectif premier est de savoir dans quelle Maison elle va être répartie.

« T’en fais pas, tout va bien se passer. Rivers est un peu spécial et pas franchement très avenant mais Ismaelle est super gentille. Et puis je reste avec toi. »

On ne se connait pas encore très bien, c’est un fait, même si on a passé une bonne partie de notre enfance à se côtoyer régulièrement. Il y a des choses que j’hésite encore à me permettre, comme passer mon bras autour de ses épaules pour établir un contact physique entre elle et moi, dans le but encore une fois de la rassurer. Peut-être que ça viendra plus tard, ça n’a pas tellement d’importance en soi.

« Tu l’aimes beaucoup. Tu parles souvent d’elle et quand tu le fais tu as toujours un grand sourire sur le visage. »

Ce sourire, d’ailleurs, il s’élargit encore un peu plus.

« Oui, c’est vrai, elle fait partie des personnes … Tu sais, qui comptent énormément pour moi. »

Elle est observatrice, je la découvre chaque minute passée ensemble un peu plus. On a le même sang, pourtant elle est encore presque une étrangère pour moi. Est ce qu’on sera vraiment proches un jour ? On verra bien. Le feeling fera ce qu’il a à faire.
En attendant, nous y voilà, et c’est notre Professeur de SACM qui nous accueille. Ça me fait énormément plaisir de la revoir mais je me garde bien de me laisser aller comme j’aurai pu le faire si on était seulement tous les deux.

« Bonjour Leah. »
« Bonjour Mademoiselle Stoneheaven. »
« Prête ? »
« Je crois … »

Ismaelle nous fait signe d’entrer, cette fois ma main se pose sur l’épaule de Leah, en signe de soutien.

#

« 8ème année, Serdaigle. C’est cool ça ! »
« Vraiment ? »
« Oui, je connais quelques personnes dans ta classe, je vais te les présenter. Certains font partis de mes meilleurs potes. Tu verras ils sont supers et puis j’ai quelques connaissances chez les Bleus de manière générale. Tu ne seras pas perdue. »

Ça ne m’étonne pas plus que ça, même si je ne peux pas prétendre la connaitre parfaitement. De prime abord elle n’a pas l’air de coller aux Gryffondor. Poufsouffle ? Ça aurait pu. Serpentard aussi j’imagine mais je trouve que Serdaigle ça lui va bien. Selon les clichés et autres conneries dans le genre ça n’est pas la Maison la plus fun mais suffit de voir certains spécimens pour comprendre que peu importe la couleur, il y a de sacrés énergumènes un peu partout.

« C’est gentil Enzo, vraiment. Merci de t’occuper de moi comme ça. »
« Hey, c’est normal. Et puis ça me fait plaisir. »

Vous savez … La famille … Mais à aucun moment je ne me force. C’est certain que j’aurai préféré qu’elle change d’avis, parce que malgré tout cet endroit n’est pas le plus sûr de la terre, mais elle a fait son choix. Ses parents ont accepté, à partir de là je n’ai pas mon mot à dire sur la question.

« Aller viens, je t’emmène à ta Tour. Elle est juste à côté de la mienne. »

Une fois là-bas je la laisse entre de bonnes mains : celles de Caitlyn. Il se trouve qu'elle était dans leur Salle Commune quand on est arrivés, ça tombait plutôt bien puisqu'elle est dans la classe de Leah donc dans son Dortoir. Je ne peux pas les accompagner là-haut, mon chromosome Y m'en empêche, alors je les laisse monter toutes les deux et rejoint la Tour des Gryffondor pour moi aussi retrouver mes quartiers.

#

Début de soirée

18h45. J’ai donné rendez-vous à Leah entre les deux Tours et c’est là qu’elle me rejoint. On prend tous les deux la direction de la Grande Salle, c’est l’heure du repas et je l’admets, j’ai hâte de retrouver certaines personnes. J’ai eu l’occasion de croiser Cameron en arrivant, c’était … légèrement l’ère glaciaire entre nous deux. Je sais très bien pourquoi, j’imagine qu’on a tous les deux peut-être besoin de temps pour … trouver de nouvelles marques ou … En fait j’en sais rien. Pour le moment je préfère ne pas y penser, et me concentrer sur les visages qu’on croise en descendant. Jusqu’à ce qu’on arrive dans le Hall et que je lui désigne Connor Tveit d’un signe de tête.

« Lui t’oublies, c’est un crétin. Et malheureusement il est dans ta classe. Comme sa pimbêche de meilleure amie d’ailleurs. »

Enzo, on ne débine pas les gens comme ça, c’est mal. On en parle de son cousin ? Melvin, j’entends, pas Aaron ni Warren. Non, il ne vaut pas la peine qu’on parle de lui.

« Caitlyn est très gentille en tout cas. »

Voilà, c'est mieux de parler de Caitlyn, et je suis d'accord, elle est très gentille. On ne se connait pas par cœur et c'est toujours un peu étrange quand on se croise mais je l'apprécie vraiment. Et très sincèrement, même si je ne me sens pas proche de Leah, je ne l'aurai pour autant pas laissée entre les mains de n'importe qui.

« Et lui ? »
« Hum ? »

Lui qui ? Je tourne la tête vers elle puis suis son regard jusqu’à réaliser de qui elle parle. Sourire en coin, une paire d’yeux bleus que j’ai croisé pour la dernière fois il y a deux jours. William. Et je sais très exactement ce qu’il est entrain de faire. Autant le dire, c’est efficace. Son regard est éloquent, plein de provocation, de promesses éventuelles, de souvenirs plutôt récents et moi j’me fais avoir comme un insecte coincé dans une toile d’araignée. Pas très flatteur comme comparaison, ni pour lui ni pour moi, mais tout le monde a compris l’idée je pense. En attendant, l’insecte, il a lui aussi le sourire en coin qui étire ses lèvres.

« Enzo ? »
« Hein ?! »

Sursaut. Contact visuel rompu. Toute mon attention – ou presque – est de nouveau focalisée sur Leah.

« Lui, c’est un crétin aussi ? »

Quoi ? De quoi est ce qu’elle parle ? Clairement, j’ai déconnecté mais c’est bon, les connexions se refont.

« Non, non non, lui c’est pas un crétin. C’est William, il est dans ta Maison, en 9ème année. »
« Tu le connais bien ? Vous vous entendez bien ? »

Ça dépend ce que t’entends par bien connaitre, j’imagine.

« Oui, on se connait un peu. C’est un pote, il est cool. On s'entend bien. »

Est-ce qu’on se connait seulement un peu ? J’en sais rien, c’est un truc que je n’arrive pas tellement à déterminer en réalité mais est-ce qu’il faut réellement le faire ? Je ne crois pas. Ça me va très bien de simplement vivre les choses sans chercher à les qualifier. Je le connais suffisamment pour l’avoir accueilli chez moi alors que certains de mes amis n’y ont jamais mis les pieds.

« J’te le présenterai lui aussi, c’est le genre de type vraiment pas prise de tête et toujours prêt à rendre service. J’pense pas me tromper en te disant que tu peux aller voir quand tu veux si t’as besoin d’un truc. »

Et en parlant d’amis, d’ailleurs, c’est une nouvelle paire d’yeux bleus que je croise alors que je tourne la tête à nouveau sans but particulier. Le sourire que j’affiche à présent n’a plus rien à voir mais il est tout aussi sincère.

« Hey ! Bro ! »

Et j’hésite pas une seconde, bras grands ouverts, je me dirige vers Caem – parce que c’est de lui dont il s’agit – et le prends franchement dans mes bras. J’ai eu l’occasion de voir Mateo pendant les vacances, à ma connaissance Caem était partie avec Killian et oui, je suis content de retrouver mon copain ! Voilà.

« Comment il va mon Russe préféré ? »

Parce que c’est bien connu que j’en fréquente des tonnes, de Russes ! Il y a bien Cameron mais il est officiellement Américain donc ça ne compte pas. Je finis quand même par m’écarter un peu et mes mains se posent vite fait sur ses épaules.

« Tu sais quoi ? Tu tombes bien. »

Là je le lâche totalement et tends la main vers Leah pour la désigner. Elle se tient juste à côté de nous, timide, osant à peine lever les yeux.

« J’te présente Leah, ma cousine. Elle vient d’être répartie chez les Bleus et elle est dans votre classe à Killian et toi. »

Entre autres.

« Leah, j’te présente Caem. Meuble de salon de son état et accessoirement un de mes amis les plus proches. »

Je la vois tiquer un peu sur le « Meuble de salon » mais elle ne relève pourtant pas.

« Donc lui n'est pas un crétin non plus, c’est ça ? »
« C’est ça, t’as tout compris. »

Hey, mais dis donc ! Je crois qu’on vient d’instaurer notre première private joke. C’est beau ça ! Mais je m’égare.

« Enchanté Caem. »

Je la regarde replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille, lui tendre la main et s’approcher un peu plus. Acteur et spectateur en même temps. Dans les faits, je l'admets, je me sens relativement « indifférent » au fait qu'elle soit là, ça n'est pas comme si c'était Derek par exemple, mais puisqu'elle y est, autant en profiter, passer du temps avec elle, apprendre à la connaitre un peu mieux et l'aider à s'intégrer dans son nouveau quotidien. La présenter à mes amis fait parti du processus.

« Et Killian, c’est … ? »
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Lun 12 Sep - 9:44

Il arrive toujours un moment où il faut dire au revoir aux vacances. Au moment de plaisir total, à l’oubli, à la fuite. Tout le monde dans cette école avait eu besoin de repos. De faire un break, d’oublier ces murs et tout ce qu’ils portaient avec eux. Caem n’échappait pas à cette règle. Le fait de partir en vacances lui avait redonné l’énergie qui aurait pu lui manquer. Certes le Poufsouffle affichait un air bien plus serein depuis un moment et semblait avoir retrouvé une certaine paix intérieure. Pour autant, sortir de cet endroit vicieux et rempli de douleur n’était pas une mauvaise chose. Pour pouvoir en retrouver les bons aspects après, pour pouvoir se sentir encore heureux d’y vivre malgré tout ce qui avait pu se produire. Un moyen de remettre les compteurs à zéro en quelque sorte. Alors il était parti, il avait pris l’air. Il était allé faire un tour en Russie, voir la tombe de sa mère et ses amis oubliés. Ils ne posèrent pas de questions, se contentant des moments gagnés avec lui. Mais surtout, il avait passé du temps avec Killian. Après tout ce qu’ils avaient vécus tous les deux, avoir du temps pour être ensemble fut un véritable bonheur. Caem pu se retrouver lui, retrouver cette histoire dans laquelle il avait cru dès le début. Il s’était senti bien avec elle, détendu, heureux. Il avait trouvé une sorte d’allégresse longtemps oublié. Oui, ces vacances avaient été une vraie bouffée d’air frais et il aurait apprécié d’y rester encore longtemps. Mais il avait fallu retourner au Château. Le dimanche, dans l’après-midi, poser ses valises dans le dortoir. Si les premières minutes furent un peu difficiles nostalgiques, Caem se réconforta en se disant qu’il allait croiser ses amis. Les retrouver. Et Killian serait toujours là. Eux plus forts encore qu’avant, il l’espérait du moins. Cela dépendait beaucoup de lui il le savait, mais il était prêt à s’accrocher. Ressourcé, de bonne humeur, souriant.

Caem avait passé un peu de temps dans sa chambre pour ranger ses affaires. Il trouva quelques bouteilles de vodka qu’il avait ramenées exprès pour Mateo et Enzo. Les acheter avait été une étape, un défi personnel. Mais elles étaient là et il n’y avait pas touché. Il s’était promis de ne surtout pas en boire. Certes sa volonté était de pouvoir recommencer à boire comme tout le monde et il avait lu des études selon lesquelles c’était la volonté la plus fréquente désormais chez les anciens alcooliques et que les psychologues progressaient là-dessus. Sauf que le russe n’avait encore demandé l’aide d’aucun professionnel et n’osait pas prendre cette direction. Il avait certes bu un verre une fois mais préférait ne pas toucher à l’alcool de son pays, sachant le goût qu’il avait pour. Chaque chose en son temps, quelques temps de sevrage total supplémentaire ne pourraient que lui faire du bien. Il avait donc rangé les bouteilles sous son lit, en ayant informé Killian bien sûr pour ne pas qu’elle soupçonne une rechute. Après ça, il était descendu dans sa salle commune et un sourire avait immédiatement illuminé son visage. Zora était là, assise. Souriante aussi. Elle s’était levée et ils s’étaient pris dans les bras, l’un l’autre. Ensuite, ils avaient discuté un long moment, de leurs souvenirs de vacances, de tout et de rien. Caem offrit alors à la jeune femme quelques photos qu’il avait faites avec un petit appareil en Russie, pour lui montrer son pays. Ils contemplèrent, ils rirent un moment. Hors du temps. La reprise ne se déroulait pas si mal au final.

L’heure du déjeuner était venue. Zora avait apparemment promis de dîner avec d’autres personnes et Caem lui déposa un baiser sur le front avant de filer. En chemin il se promit d’aller voir Elijah. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas pris de ses nouvelles et s’en voulait un peu. Il irait donc la voir au plus vite. Il descendit donc dans la salle commune et s’assit à côté de quelques personnes de sa classe. Il n’avait pas vu Mateo et Enzo… Un peu déçu certes mais il comptait bien les retrouver après ces deux là. A moins que ce ne soient eux qui le retrouve avant… Alors qu’il levait la tête de son assiette, Caem aperçu Enzo en compagnie d’une jeune femme. Qui ? Il n’en avait aucune idée mais eu l’impression qu’il aurait vite l’explication. En effet, son ami se rapprochait de lui et bientôt ils se retrouvèrent dans les bras l’un de l’autre, dans une accolade virile, ou pas, ça n’avait pas la moindre importance.

« La forme et toi le surfeur ? T’as parfait ton bronzage pendant ton absence ? »

Grand sourire. Ça charriait en douceur entre eux, comme toujours. Et oui, Caem était content de retrouver cette complicité qu’il n’avait pas avec tout le monde. Cette possibilité de faire le pitre alors que beaucoup le prenaient encore pour le parfait petit garçon. Enzo se recula alors et lui désigna la jeune femme pour faire les présentations. Sa cousine ? Ah tiens, encore un mystère de cette famille. Caem se contenta cependant de hocher la tête et de faire une petite courbette quand Enzo le désigna comme meuble de salon, sourire aux lèvres. Leah demanda alors s’il n’était pas un crétin, apparemment sur le ton de la rigolade, sans doute en référence à ce que son cousin avait pu lui dire avant.

« Ravi d’apprendre que je ne fais pas partie de cette catégorie ! Je me demande bien qui tu as mis dedans par contre Enzo… »

Caem envoya un regard amusé et complice à son ami, il avait une petite idée sur la question. Il retourna alors son attention sur Leah qui lui tend la main. Caem lui serra alors chaleureusement.

« Enchanté aussi, si tu as besoin de quoi que ce soit pour les cours, n’hésite pas surtout ! »

Caem adressa son habituel sourire doux et rassurant. Et il était sincère. Certes le russe n’était pas que ce garçon sage et avenant mais il ne jouait pas cet aspect de sa personnalité. Et s’il pouvait aider la cousine d’Enzo il le ferait sans souci. Pour lui d’abord mais peut être petit à petit pour elle quand il la connaîtrait mieux. Leah lui demanda alors qui était Killian. Le Poufsouffle sourit et lui désigna de la main la jeune femme qui était assise avec des personnes de sa maison.

« La demoiselle qui est juste là ! Elle est dans la même maison qu’Enzo, membre de leur équipe de Quidditch. Pareil, si tu as besoin d’aide, je suis sûre qu’elle saura te guider. Et surtout si t’as des ennuis, fais lui savoir, elle t’appuiera avec efficacité ! »

Caem échangea avec Enzo un regard complice. Il y avait beaucoup d’amour dans la façon dont il avait décrit Killian. Parce qu’il aimait ce côté fort de sa personnalité, cette capacité qu’elle avait à se battre contre l’injustice. Longtemps cela lui avait fait peur, à l’époque des Supérieurs. Mais maintenant il comprenait comme c’était essentiel chez elle, comme cela la rendait encore plus belle que jamais. Un sourire flottait sur le visage du russe et il se reconcentra finalement sur les deux cousins juste à côté de lui.

« Vous venez vous installer avec moi pour manger, comme ça on aura l’occasion de discuter ? »

Tout en parlant, Caem désigna des places à côté de lui. Il savait que ses camarades n’y verraient aucun problème. De toute façon, l’amitié entre Enzo et Caem n’était secrète pour personne et beaucoup savaient que ce n’était pas la peine d’emmerder ses deux là. Ils pouvaient être terribles quand ils le souhaitaient. Le russe attendit que les deux compères prennent place avant de se rasseoir à son tour.

« Alors Leah, ta première impression de Poudlard ? »

Il fallait la mettre à l’aise. Caem avait mille questions à poser à Enzo sur ses vacances mais il voulait d’abord montrer à la jeune femme qu’elle avait tout à fait sa place dans la conversation. Ensuite il passerait à l’attaque !
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Lun 12 Sep - 19:17

Mon bronzage ? C’est pas évident ? Regarde-moi ça, doré comme un p’tit poulet, tout caramélisé ! Prêt à être mangé ! J’ai passé des heures dehors, entre l’Angleterre et l’Australie certes, mais malgré le fait que ça soit le début de l’hiver chez moi, le soleil était suffisamment présent pour que ma peau en prenne les marques. Il me suffit de quelques heures sur ma planche et la prise de couleur est immédiate. Résultat je fais le cake, le coq, le mariole qui se pavane. J’en use, en abuse et ça me fait marrer, non sans nier mon côté Narcisse prononcé. On ne se refait pas. Pourquoi est-ce qu’on le ferait, au juste ?
Parmi ce flot de conneries, je me rends compte à quel point je suis content de retrouver Caem. Quand on a l’habitude de vivre avec certaines personnes au quotidien, ça fait bizarre quand ça s’arrête du jour au lendemain. Globalement, je suis plutôt content d’être de retour au château même si ma maison me manque déjà tout comme l'océan et les vagues, même si je sais que je ne vais pas revoir Grand-Mère, Derek, Jill et même Kyle d’ici au moins deux mois, même si personne ne sait ce qui peut encore nous tomber dessus dans cet endroit. Pour le moment je préfère me concentrer sur l’instant présent et arborer un air extrêmement innocent quant au fait de placer certaines personnes dans la catégorie des crétins. Parlons de Killian ! C’est très bien. Qui elle non plus n'en fait pas partie de cette catégorie, au demeurant.

« La demoiselle qui est juste là ! Elle est dans la même maison qu’Enzo, membre de leur équipe de Quidditch. Pareil, si tu as besoin d’aide, je suis sûre qu’elle saura te guider. Et surtout si t’as des ennuis, fais lui savoir, elle t’appuiera avec efficacité ! »
« D’accord, merci. »

Je lâche un rire bref, c’est plus fort que moi. D’une parce que je vois très bien à quoi faire référence le Jaune quand il parle du fait que la Rouge pourra « appuyer Leah avec efficacité » et de deux parce que mon p’tit Russe est tellement mignon quand il parle de sa dulcinée. Je ne me moque pas ! Je sais que je suis particulièrement mal placé pour ça étant donné mon taux de niaiserie à ce niveau-là. C’est juste que j’aime vraiment trop le charrier, et réciproquement. J’en profite pour me pencher légèrement vers Leah tout en regardant tour à tour Killian et Caem, large sourire de branleur sur les lèvres.

« C’est sa copine. C’est pour ça qu’il a l’air si amoureux quand il parle d’elle et qu’il la regarde. »
« Oh d’accord ! »

T’es mignon mon fauteuil ! Ou canapé. Je ne m’en souviens jamais. Il n’empêche que ces deux-là sont très importants pour moi et que je ne m’amuserai pas autant de la situation si ça n’était pas le cas.

« Et une très bonne amie à moi aussi, soit dit en passant. Comme sa sœur jumelle, Ever, mais je ne la vois pas pour l’instant. »

Non, pas d’Ever à l’horizon.

« Vous venez vous installer avec moi pour manger, comme ça on aura l’occasion de discuter ? »
« Oui avec plaisir, c’est gentil. »
« Yep. »

Vous savez quel est le chemin le plus court entre un point A et un point B ? La ligne droite. Voilà pourquoi au lieu de contourner la table, je passe par-dessus – sans poser les pieds dessus ! Respect de l'hygiène s'il vous plait. Je sais, c’est mal, mais j’ai eu la bienséance de laisser à Leah la place à côté de Caem et moi je vais poser en face d’eux.

« T’as rien vu. »

L’innocence même sur les traits, toujours, et en ce qui la concerne, elle va rapidement comprendre que le Enzo qu’elle a côtoyé pendant les réunions de famille jusque là n’a pas grand-chose à voir avec le sale gosse qu’il est ici la plus part du temps. Surprise ! Je suis un Kinder. Sans huile de palme.

« Alors Leah, ta première impression de Poudlard ? »
« C’est … Immense. »

Tranquille, je les observe, écoute … et commence à manger parce que mine de rien il commence à faire faim. Ça doit être le décalage horaire mais peu importe. Je me rends compte que j’ai été à sa place il y a de ça … presque trois ans maintenant et j’ai l’impression que c’était à la fois hier et il y a une éternité. Il s’est passé tellement de choses depuis que le temps me donne l’impression d’être une notion complètement abstraite.

« Et très joli. Ça me change beaucoup de la maison et de l’institut où j’ai suivi mes cours jusqu’ici, même chose pour le climat apparemment, mais c’est justement ce que je cherchai alors … Je pense que je vais me plaire ici. »

Une Australienne qui n’aime pas la chaleur, vous y croyez ça ?!

« Même si j’ai déjà oublié la moitié des noms et prénoms des personnes dont Enzo m’a parlé jusqu’ici. »
« Ce que tu dois retenir c’est que Connor Tveit est un crétin. »
« Oui ça je l’ai enregistré, c’est bon. »

On se marre tous, je croise le regard de Caem.

« Oui, oui, je sais ! Ça vire à l’obsession mon truc. »

Que veux-tu, c’est l’amour fou, la passion, tout ça quoi !
Restons léger.

« Est-ce que vous ne devez pas respecter l’ordre des Maisons pour les tables ? »
« Au départ, si, de même qu’on avait de supers uniformes obligatoires jusqu’à l’année dernière mais maintenant, disons qu’on est un peu plus libres sur certaines choses. Tu peux manger où tu veux et avec qui tu veux. C’est un peu moins sectaire. »

Et c’est vrai. A l’époque j’avais déjà pris l’habitude de squatter un peu où je voulais et quand je voulais mais depuis que les autres enfoirés ont été foutus dehors, ça se démocratise. Il y en a toujours certains que ça fait grimacer, d’un côté je les comprends aussi puisque ce sont des traditions ancestrales qui ont été mises à mal mais en ce qui me concerne, les uniformes ne me manquent absolument pas par exemple. Et j’aime pouvoir m’assoir à n’importe quelle table pour manger avec mes potes, toutes maisons confondues.

« Et te pointer en cours déguisé en Pirate si ça te chante. Ou en fauteuil/canapé/autre mobilier de ton choix. »



« Non, j’plaisante. Je doute que les Profs te laissent entrer dans leur classe comme ça. »

Instinctivement je doute que ça soit son genre de toute façon mais qui sait, peut-être qu’ici, au contact de certains, elle se dévoilera à un autre aspect de sa personnalité qu’elle ignore jusqu’ici.

« Quoi que, certains si, surement. »

Haussement d’épaules. Dans ma tête, le regard légèrement perdu dans le vague, je suis entrain de faire la liste des Profs qui pourraient éventuellement nous laisser faire ça et la discussion continue tranquillement pendant tout le repas.

#

« J’étais ravie de faire ta connaissance Caem. On se voit demain en cours alors. Bonne soirée les garçons. »
« A demain Leah. »

Un dernier signe de la main alors qu’elle s’éloigne tranquillement vers les escaliers pour rejoindre son Dortoir et continuer de s’installer, prendre ses marques, etc … De mon côté j’en profite pour choper Caem et passer mon bras autour de son épaule alors qu’on déambule dans le Hall sans destination fixe. Enzo a l'estomac plein, il est content. Une seconde je jette un coup d’œil pour voir si Mateo est dans le coin mais pas de trace de lui. Il doit être avec sa clique, ou sa femme, ou les deux.

« Toi tu restes avec moi. Tu m’as trop manqué grand fou, j’te lâche plus. »

Est-ce que je pousse le vice jusqu’à lui coller un bisou sur la joue ? Évidemment ! Il peut toujours essayer de se débattre, me coller des coups de coude ou ce qu’il veut, je resterai accroché à lui comme un coquillage à son rocher parce que ça m’éclate. Un vrai gamin. Mais un gamin contente de retrouver son ami, que voulez-vous. Un gamin qui saura gentiment s'éclipser si une certaine Lionne débarque pour récupérer son homme. Je ne fais pas le poids, je m'incline … en échange d'une partie de basket dans les jours à venir.

« Alors, raconte, ces vacances en amoureux ? »

Si je ne me plante pas, c’était les premières ? En plus de ça, après ce qu’ils ont traversé tous les deux en fin d’année dernière jusqu’à il n’y a pas si longtemps, ça a dû leur faire le plus grand bien. Je n’oublierai jamais nos premières vacances avec Kyle, la première fois qu’on a pu évoluer en dehors du château, c’était un pur sentiment de liberté, quelque chose qui nous a énormément rapprochés. Aujourd’hui les choses sont ce qu’elles sont, la vie a fait son chemin, mais j’en garderai toujours un souvenir impérissable, un bon souvenir.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Sam 17 Sep - 12:18

Non, Enzo ne pouvait pas s’empêcher de le charrier quand il en avait l’occasion. Est-ce que cela le dérangeait ? Pas le moins du monde ! Oui il était amoureux de Killian et oui, sans doute était-il un peu niais quand il parlait d’elle. Mais ce n’était pas grave, elle le méritait. Cette fille était exceptionnelle, après ce qu’elle avait subi, après ce qu’il lui avait fait subir. Alors il assumait totalement de parler avec un air un peu gaga. Bon, pas trop non plus sinon ça deviendrait insupportable. Mais juste un peu ! Il se contenta donc de faire un signe de tête à Leah pour confirmer les propos d’Enzo, affichant un sourire amusé. Le russe avait pensé à contre-attaquer en parlant de Kyle mais quelque chose le retint. Il aborderait le sujet plus tard. En réalité, Caem ne savait pas s’il avait parlé de sa relation avec Kyle avec sa famille. Et ne voulant pas faire d’impair, il préféra ne rien dire. Pas la peine de créer un scandale dès maintenant ! La joyeuse petite troupe décida donc de retourner à table. Enzo, comme à son habitude, refusa de faire comme tout le monde et passa littéralement au-dessus de la table. Caem leva les yeux au ciel, en réalité plus amusé qu’agacé et rit à la réflexion de son camarade, levant les mains comme pour signifier qu’en effet, il n’avait rien vu. La discussion se lança alors tranquillement tandis que chacun mangeait. La première réflexion de Leah sur Poudlard amusa Caem. Oui il avait eu à peu près la même impression. Elle parla ensuite du climat et le russe ne pu s’empêcher de rire.

« C’est marrant, j’ai l’impression que la météo dans ce lieu est un sujet important pour beaucoup d’élèves. Enzo lui trouve qu’il fait trop froid mais ça c’est parce qu’il est un peu fragile le garçon… »

Grand sourire de la part de Caem. Oui il se foutait un peu beaucoup de sa gueule. En même temps, il attendait avec tellement d’impatience le jour où Enzo allait découvrir l’hiver Russe. Franchement, ce serait sans doute à filmer. Leah expliqua ensuite qu’elle avait oublié presque tous les noms et Enzo revint sur le cas Connor. Caem lui fit un petit regard réprobateur, se rappelant de leur léger accrochage mais sourit tout de même. Non clairement il n’aimait pas Connor mais si Enzo pouvait éviter de découper des têtes, ça l’arrangeait pas mal. Oui ça virait à l’obsession et en même temps il pouvait le comprendre. Alors pas plus de réflexion là-dessus. Ils parlèrent ensuite des traditions qui avaient changé, notamment sur les uniformes et les tables des maisons.

« Ça permet aux non-sorciers d’avoir vraiment leur place. On aurait pu leur créer une maison en même temps, ça aurait fait hurler Connor ça. »

Bon ok, cette fois c’était lui qui remettait le Serdaigle sur la table. Mais il avait trouvé l’occasion trop tentante. Mea Culpa. Enzo enchaîna en disant qu’on pouvait aller en cours déguisé en pirate ou en meuble de salon et cette fois encore, Caem se mit à rire. Ils devraient le faire un jour. Avec Mateo. Franchement, c’était presque un scandale qu’ils n’y aient pas encore pensé. Oui, c’était Caem qui pensait à ça. Le gentil petit garçon sage. Les profs tomberaient sans doute sur le cul de le voir ainsi déguisé. Mais c’était juste un petit truc, ce n’était pas méchant. Et oui, le russe était persuadé que certains professeurs apprécieraient la touche d’humour !

******************

Le reste du repas c’était déroulé dans la bonne humeur, la discussion allant bon train. Caem espérait sincèrement que ça permettrait à Leah de se sentir à l’aise. Elle faisait partie de la famille d’Enzo alors oui, il se sentait un peu responsable de sa bonne intégration ! En tout cas, quand ils se quittèrent, elle semblait plutôt contente.

« J’étais ravi aussi. Si tu as besoin de quoi que ce soit demain, hésite pas. Bonne soirée ! »

Le russe laissa la jeune femme s’en aller avant de se tourner vers Enzo. Apparemment, ils pensaient à peu près à la même chose puisque son camarade l’attrapa par les épaules en lui faisant comprendre qu’ils n’allaient pas s’en aller si facilement et que leurs vrais retrouvailles commençaient maintenant. Caem afficha un large sourire qui se mua en rire quand Enzo lui déposa un petit bisou sur la joue. Non cela ne le dérangeait pas le moins du monde, ça l’amusait même. Certes mecs verraient peut être ça comme un manque de virilité ou quoi… Caem était très loin de ce genre de considérations. Mais vraiment très loin. Il se laissa donc entraîner dans les couloirs par son acolyte alors qu’il lui en demandait un peu plus sur ses vacances.

« C’était super. Ça nous a fait beaucoup de bien je crois. On avait besoin de se retrouver, d’être un peu ensemble loin de tout ce qu’il se passe ici… »

Et de tout ce que ces murs leur rappelaient. Caem n’était pas du genre à s’apitoyer, à ressasser les aspects sombres du passé mais oui, parfois quand il se promenait ici il voyait les moments les plus difficiles. Partir un peu lui avait fait du bien. Lui avait permis de ne voir que du bonheur pendant un temps. De se concentrer sur Killian, sur leur histoire et de se sentir bien.

« J’aurais presque eu envie de rester en vacances… Mais bon célébrer mon retour avec toi, ça me rappelle pourquoi je suis revenu. »

Petit clin d’œil à l’adresse d’Enzo. Il jouait dans le côté mielleux mais en même temps c’était vrai. Retrouver son pote cela lui faisait comprendre que rentrer à Poudlard c’était aussi retrouver de belles choses, de bons moments.

« D’ailleurs, je vous ai ramené de la bonne vodka de chez moi. Pour que toi et Mateo vous sachiez enfin ce que c’est vraiment ! »

Parce que bon, il fallait qu’ils arrêtent avec leur débouche toilette dans ce pays ! Nan mais franchement, chaque fois qu’il ne faisait que sentir la vodka qu’ils proposaient ici, Caem sentait son estomac se soulever. Enfin, ça n’avait pas toujours été le cas mais bref. Toujours était-il que ce qu’ils proposaient ici n’avait vraiment rien à voir avec ce qu’on pouvait boire là-bas. Alors le temps qu’ils puissent venir découvrir par eux-mêmes, il en avait ramené dans ses bagages.

« Et toi alors, raconte moi tout ! Enfin tout, on se comprend… »

Sous-entendu, j’ai pas besoin de connaître les détails de tes galipettes avec Kyle. Non non, Caem n’était pas franchement intéressé par les détails, il préférait leur laisser ça, à leur intimité, c’était bien mieux. Ils continuaient donc à déambuler, le sourire du russe ne disparaissant pas. Ils croisèrent un groupe de mec qui se mit à rire en les voyants comme ça. Rire plus ou moins bienveillant. Le russe, d’humeur joueuse leur adressa un grand sourire avant de mettre une main aux fesses à Enzo. Ils se turent, Caem retira sa main et ils repartirent joyeusement. Le russe n’était pas du genre à faire des scènes, à se mettre en avant mais de temps en temps, il fallait faire taire les gens. Et puis, surtout, quand il était avec Enzo ou Mateo, ils faisaient ressortir ces aspects de personnalités qu’il gardait habituellement pour lui. Ce côté enfant joueur qu’il avait dû brimer pendant trop longtemps et qui parfois, avait bien envie de ressortir.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Mar 20 Sep - 14:00

« C’était super. Ça nous a fait beaucoup de bien je crois. On avait besoin de se retrouver, d’être un peu ensemble loin de tout ce qu’il se passe ici… »
« J’comprends oui. »

Sourire tranquille. Oui, c’est quelque chose que je comprends parfaitement et après ce qu’ils ont traversé ça me fait vraiment plaisir de savoir qu’ils ont pu profiter de ce moment à l’extérieur pour consacrer un peu de temps à eux. Caem est quelqu’un d’important pour moi, de très important, et c’est aussi valable pour Killian alors clairement, l’idée de les savoir heureux tous les deux, d’entendre le Jaune me dire ça et surtout de lire tout ce qui se passe sur son visage et qui est tout aussi éloquent, ça me rend heureux aussi. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est content. Allons lâcher des colombes quelque part maintenant. On a tous vécu des choses difficiles ici alors c’est certain que pouvoir sortir fait énormément de bien. Sortir à deux quand on est avec quelqu’un, ça permet aussi de voir une facette différente de la relation. Pour ce que j’en sais, ça rapproche, et je pense que c’est effectivement le cas pour ces deux là.

« J’aurais presque eu envie de rester en vacances… Mais bon célébrer mon retour avec toi, ça me rappelle pourquoi je suis revenu. »
« Aaaaaanh il est mignoooooon ! Tu m’as manqué aussi. »

On plaisante, on fait les cons, mais c’est sincère. Oui, il m’a manqué, mais je n’avais aucun moyen de le joindre. Pas rapidement en tout cas. J’aurai vraiment aimé qu’il soit là lui aussi quand Mateo a débarqué. Ça ne s’est pas fait cette fois, on s’arrangera pour que ça ne nous échappe pas la prochaine. On doit être maso pour être content d’avoir retrouvé cet endroit qui a longtemps été un Enfer et peut encore nous faucher n’importe quand mais c’est comme ça, on s’y sent bien, malgré tout. On y a nos repères, les gens à qui on tient et avec qui on a partagé des choses que seuls eux peuvent comprendre. Certains ont décidé de quitter ce château pour reprendre le cours de leur vie à l’extérieur, j’ai moi-même vraiment hésité à le faire mais de toute façon, tôt ou tard, je l’espère en tout cas, on finira tous par s’en aller.

« D’ailleurs, je vous ai ramené de la bonne vodka de chez moi. Pour que toi et Mateo vous sachiez enfin ce que c’est vraiment ! »
« Sacrilège ! Jamais tu ne me feras boire de la Vodka ! »

Oui, ça c’est pour la forme, parce que même si la Vodka n’est pas spécialement un truc que j’aime, je crois Caem sur parole quand il me dit que celle de chez lui n’a rien à voir. Et puis, au même titre que ce que je leur ai ramené cet hiver, c’est un cadeau, alors ça change toute la donne.

« J’ai hâte d’y goûter, sincèrement. Ça nous fera un avant-goût de la Russie. »

Je ne fais pas de commentaire sur le fait qu’il ait acheté de l’alcool, pourtant je me doute bien que ça a dû être un pas important pour lui. Est-ce qu’il y a touché ? S’il l’a fait, est ce que c’était avec modération ? Il m’en parlera s’il en ressent l’envie mais c’est possible que je lui pose moi-même la question plus tard, juste pour savoir où il en est avec ça. Parce que ça m’intéresse, que c’est important. Ça n’est pas rien et je veux être certain de ne pas passer à côté de quelque chose.

« Et toi alors, raconte moi tout ! Enfin tout, on se comprend… »
« T’y échappera pas pourtant, tu l’sais, j’aime trop te raconter des trucs qui te choquent mon lapin. »

Vrai ? Pas vrai ? J’en sais trop rien mais des fois ça sort tout seul. Et plus il grimace, plus ça me fait rire. Et sans réellement comprendre ce qui m’arrive, je me retrouve avec une main au cul : La sienne. Au départ je ne comprends pas tellement, jusqu’à ce que je me rende compte de la présence de quelques types non loin de là, qui nous regardent. Je tourne la tête et constate le sourire en coin de Caem, les connexions se font dans ma tête alors je me colle un peu plus à lui et resserre l’emprise de mon bras autour de son épaule, rentrant totalement dans le jeu à mon tour. On les dépasse, ma fesse droite redevient orpheline, je fini moi aussi par lâcher le Russe.

« Admets-le, t’as toujours rêvé de faire ça. »

Après tout, qui ne rêverait pas de me tâter le fessier ?
Ça vaut le détour.

« T’es au courant qu’ils vont faire tourner ça dans le château ? Et si ça arrive aux oreilles de ta femme, on est cuit tous les deux. »

J’ai pas tellement envie de me prendre une lionne enragée sur le coin de la tronche … Evidemment que tout ça c’est de l’humour et encore une fois je constate que Monsieur Kaliayev ici présent n’a rien du petit innocent qu’il montre à tout le monde. En attendant, d’ici quelques heures notre histoire d’amour aura fait le tour de Poudlard grâce à Radio Papote. Préparez les grains de riz, je pense que d’ici la fin du mois on est mariés. Et la fin du mois, c’est dans trois jours …

« Mais j’te pardonne, ça valait le coup de prendre le risque. D’ailleurs tu veux pas recommencer ? J’aime bien. »

Regarde comme j’ai l’air absolument sérieux, ça te fout le doute hum ? Evidemment si je n’éclatais pas de rire au bout de trois secondes ça serait plus crédible.
On est toujours là, déambulant dans les couloirs dans but fixe, et ça me plait. Je me sens détendu, mains dans les poches, tout en prenant conscience qu’à mon tour je vais lui raconter mes vacances, incluant certaines choses qui sont encore … en cours de digestion, on va dire ça comme ça. Une fois un peu plus calme, je fini donc par me lancer.

« Le moins qu’on puisse dire c’est que je ne me suis pas ennuyé pendant mes vacances. J’ai fait quelques allers-retours entre Londres et Lakes, histoire de voir tout le monde, toute la famille, régler certains trucs avec eux, etc … J’suis même allé rendre visite à mon Grand-Père histoire de mettre les choses à plat et … »

Un pas en avant, je me mets face à lui sans pour autant cesser de marcher et écarte les bras.

« Tadaaaam ! Il m’a laissé repartir, comme tu peux le constater. »

AHAH ! Super marrant ça, Enzo. C’est pas comme si t’avait été kidnappé par ta propre famille pendant un mois et que tes potes s’étaient fait un sang d’encre. Mais oui, je tourne ça en dérision, parce que tout s’est bien terminé même si ça n’effacera jamais ce qu’il a fait. Aujourd’hui je pense pouvoir dire qu’on est en bon terme. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il a toute ma confiance mais c’est plus serein pour tout le monde et c’est précisément ce que je cherchais. J’accepte enfin de le considérer comme mon Grand-Père, le père de ma mère, et plus comme le Vieux.

« J’ai joué franc jeu avec tout le monde et c’est plutôt bien passé à vrai dire. J’suis pas mécontent de ça, même plutôt content en fait. Avec Derek ça s’est bien passé aussi, on a même été faire un p’tit tour en Tasmanie tous les deux, c’était cool. J’étais content de le revoir parce que mine de rien, c’est la première fois qu’on est géographiquement séparés depuis que j’ai moi aussi commencé l’école de Magie et même si j’ai parfaitement conscience que ça nous fait du bien à tous les deux, ça me fait bizarre de plus l’avoir dans le décor. »

Ce sale con me manque parfois, c’est vrai, mais je sais qu’on a aujourd’hui une relation bien plus saine et équilibrée qu’on ne l’a jamais eu et que l’éloignement y est pour quelque chose.

« J’ai profité de l’océan, de la maison, tout ça. J’ai même fait un peu le touriste à Londres, c’était cool aussi. Tiens d’ailleurs j’ai croisé Kevin ! »

Regard éloquent de ma part, c’est trop bon de le charrier même si je sais qu’il a des cartes en main pour me balancer un bon retour de bâton. Et encore, s’il savait … Mais c’est pas le moment de parler de ça.

« Je lui ai promis de m’occuper de son cas d’ailleurs. Non pas comme toi tu l’as fait mais pour mettre un peu de fun dans sa vie parce que le pauvre, c’est pas permis de ne pas s’amuser à ce point-là. J’en fais presque une mission. Tu pourras m’aider si tu veux, vous êtes toujours potes de toute façon, non ? »

Je ne crois pas que Killian y verra un inconvénient, après tout on peut quand même faire les cons entre mecs. Et je doute que Caem dérape une nouvelle fois mais ça les regard tous autant qu’ils sont.

« Et puis Jill et Kyle sont venus passer quelques jours à la maison, c’était assez sympa de vivre sous le même toit tous les quatre. Il s’éclate dans sa nouvelle école, ça fait vraiment plaisir à voir et à entendre quand il en parle. »

Et nous y voilà, ce moment que je qualifierai de … Pas gênant, non, mais un peu délicat. Alors histoire de ne pas tergiverser pendant trois heures je lâche l’info, léger sourire neutre au coin des lèvres.

« Mais hum … On s’est séparés. »

Voilà, ça, c’est fait. Je hausse les épaules dans un geste plus réflexe qu’autre chose, regardant à présent droit devant moi. Je ne peux pas dire que je ne ressens rien, c’est même tout le contraire, mais je constate que je suis toujours en phase avec ça alors que quelques jours ont passé depuis qu’on s’est dit au revoir. Il me manque, je ne peux pas dire le contraire, mais j’ai toujours le sentiment d’avoir pris la bonne décision même si je n’ai pas la moindre idée du chemin que j’emprunte à présent. Je crois que c’est justement un peu ce que je cherchais.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Sam 24 Sep - 19:47

Ils se sont manqués. Et parfois, c’est bien de savoir le dire. Certes les deux jeunes garçons déconnaient, certes ils souriaient comme des gosses et disaient cela sur le ton de la rigolade. Mais Caem était sincère et il savait qu’Enzo l’était aussi. Et ça faisait du bien. C’était crétin peut être pour certains, mais ça faisait plaisir au russe de savoir qu’il avait vraiment un ami ici. Qu’il avait retrouvé ce qu’il avait pu avoir en Russie. Des gens sur qui s’appuyer mais avec qui rire aussi. Avec qui passer de bons moments, avec qui avoir envie de se battre avec la vie. C’était son pote. Sans doute son meilleur pote ici. Une grande bouffée d’air. Caem savait comme les gens pouvaient partir vite. Alors autant savoir leur dire parfois qu’ils étaient essentiels, que sans eux rien n’était pareil. Bon pas trop non plus hein ! Il fallait savoir doser. Le jeune homme avait donc embrayé sur le petit cadeau qu’il avait ramené de chez lui. Il lança d’ailleurs un regard outré à son ami quand il déclara qu’il ne boirait jamais de vodka. Puis lui fit une petite tape dans le dos quand il confessa qu’en vrai, il était pressé de goûter. Ils se feraient une belle soirée pendant laquelle Caem boirait du jus de citrouille en les regardant découvrir le patrimoine culturel de son pays ! Et peut être qu’Enzo raconterait ses petites histoires… Ahem. Caem ne pu s’empêcher de rire. Son lapin ? Sérieusement, les gens ne devaient pas trop comprendre à les entendre.

Et la suite ne fut pas pour aider. Caem n’avait pas hésité une seule seconde. Parce qu’il était fatigué, épuisé par l’intolérance. Parce que ça commençait vraiment à le rendre dingue. Alors il avait posé sa main sur les fesses d’Enzo. Ce dernier avait marqué un temps. Puis, il avait resserré son emprise sur son épaule. Ils s’étaient rapprochés et le sourire en coin, légèrement vicieux de Caem ne faisait que s’agrandir. Il était fier de sa connerie. Très fier. Puis ils furent assez loin de la bande d’abrutis et ils se séparèrent. Cette fois, le russe ne se retint plus et il éclata de rire. Comme un mioche. Son rire ce fut encore plus sonore quand Enzo déclara qu’il devait toujours avoir rêvé de faire ça. Incapable d’articuler tant il riait, Caem, à moitié plié en deux, secoua le doigt pour dire que non, enfin quand même ! Il réussit tout de même à respirer un peu mieux alors que son ami lui disait que bientôt, tout le Château allait être au courant. Et Killian aussi sans doute. Caem haussa les épaules, sourire aux lèvres.

« Oh tu sais, j’imagine bien une commère venir vers elle et puis là… Elle se foutera bien de sa gueule en apprenant que c’est toi le mec avec qui je suis censé lui faire des infidélités ! »

Certes Caem avait fait des erreurs. Mais il était sûr que Killian avait confiance en lui maintenant et surtout elle devait se douter que lui et Enzo c’était… Autre chose. Elle le savait même. Alors elle allait sans doute bien rire en entendant les rumeurs, comme la majorité de leurs amis. Caem était donc assez serein de ce point de vue là. Par contre, Enzo semblait bien décidé à lui mettre des doutes dans la tête. Sauf qu’à force, Caem était habitué à ses petites conneries et ne fut pas étonné de l’entendre rire juste derrière. Il rit avec lui d’ailleurs alors qu’ils reprenaient leur déambulation.

« Fais gaffe Enzo, tu sais que c’est dangereux de me dire ce genre de choses ! »

Petit clin d’œil. Et oui, le Caem coquin était prêt à sortir de sa boîte à tout moment. Mais il fallait redevenir sérieux quelques instants alors qu’Enzo était parti pour expliquer ses vacances. Le russe sursauta quand son camarade se planta devant lui pour montrer que son grand-père ne l’avait pas séquestré cette fois-ci. Caem sourit en secouant la tête.

« Sale gosse ! »

Sourire mais moins éclatant que précédemment. Ils avaient tous eu peur cette fois là. Caem n’était clairement pas dans le meilleur état d’ailleurs. Ils avaient cru qu’ils ne reviendraient pas. Et si Enzo avait raison d’en rire, de dédramatiser, Caem se rendait compte qu’il avait un peu plus de mal. Chaque jour il avait l’impression de voir partir trop de monde, avec les attaques et autres… Mais bref, hors de question de se laisser bouffer. Le russe raccrocha les wagons en écoutant Enzo. Ca allait mieux avec sa famille, ce qui était une bonne chose, et même avec Derek ! Le russe n’avait jamais douté que la distance ferait du bien à ces deux là et ça se confirmait. Ils avaient besoin d’être loin pour se rappeler qu’ils tenaient l’un à l’autre. Mais le russe comprenait le manque que pouvait ressentir son ami et il lui serra l’épaule quelques secondes. Le rouge enchaîna ensuite, expliquant qu’il avait croisé Kevin pendant les vacances. Lorsqu’il fit allusion à leur petit baiser imprévu, Caem lui lança un regard faussement désapprobateur. Il assumait et heureusement, cette histoire ne créait plus de remous maintenant.

« Oui carrément. J’ai un peu pété un plomb sur lui quand ça allait pas trop mais c’est vraiment un type bien et un pote de Killian alors ouais carrément ! Ca me ferait plaisir de l’aider et puis, je suis certain qu’on peut bien s’amuser tous les trois. »

Cette fois, c’était au tour de Caem de faire un vieux sous-entendu. A moitié volontaire il fallait bien l’avouer. Il se mit ensuite à rire doucement. Au-delà de la blague, il pensait vraiment qu’ils pouvaient bien s’amuser et oui, cela ferait du bien à Kevin. A force de se cacher, il gâchait une partie de sa vie et c’était dommage. Il méritait mieux, sincèrement. Une nouvelle mission pour les supers meubles de salon ! Quelle belle équipe… Mais bref, continuons sur les vacances d’Enzo ! Il évoqua alors Jillian, que Caem ne connaissait que peu et Kyle. Instinctivement, le russe afficha un sourire, les trouvant toujours mignons tous les deux. Et puis bim. Stop. Caem s’était arrêté de marcher avant de se reprendre et de le suivre. Ok, ça il ne s’y attendait pas.

« C’était un commun accord ? »

Caem avait parlé doucement, mesurant ses mots. Il avait vu le regard un peu fuyant d’Enzo mais entendu son ton assuré aussi. Il les avait toujours connus ensemble. C’était un peu un des couples emblématiques de cette école alors oui, ça l’étonnait. Pour autant, il n’avait pas à commenter. C’était leur histoire. Mais il avait envie de comprendre bien sûr, pour savoir dans quel état d’esprit était son ami. Pour savoir ce dont il avait besoin aussi.

« On peut aller faire un tour dehors si tu veux. »

Pour parler. Ou juste pour se taire si t’as pas envie. Ou pour raconter des conneries. Caem s’était de nouveau arrêté de marcher et regarder son ami. Sérieusement pour une fois. Il était inquiet pour lui bien sûr. Soucieux de son état clairement. Mais il était prêt à rire aussi, à faire la fête si c’était ce dont il avait besoin. Il était là pour lui, comme lui l’avait été.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Lun 26 Sep - 21:07

« C’était un commun accord ? »

Vaste question.
Ou pas du tout.

« Oui. Enfin … J’pense que j’étais plus d’accord que lui à vrai dire mais c’était une décision commune, en tout cas on en a longuement discuté. »

Mains dans les poches, j’ai la tête un peu basse et les yeux qui fixent le sol. Je crois qu’il me faudra un peu de temps avant de parfaitement assumer tout ça. Je me sens coupable mais je travaille à accepter la situation.

« On peut aller faire un tour dehors si tu veux. »
« C’est gentil, mais ça va, t’inquiète pas. »

La tête à présent relevée et tournée vers lui, c’est un sourire tranquille et touché que je lui adresse.

« Ceci dit ça te dit d’aller faire un tour sur les toits ? Ça fait longtemps. »

Sur les toits. Pour un type qui vient d’annoncer que sa grande histoire d’amour est terminée, c’est probablement un peu suspicieux de faire une telle proposition. Je m’en rends compte et me justifie, quand bien même Caem n’y a peut-être pas pensé une seconde.

« J’te jure que ça va, c’est pas pour faire une connerie ou quoi. Promis. »

Non je ne vais pas me jeter dans le vide. Les toits, c’est un endroit où j’aime aller me poser de temps en temps pour réfléchir ou au contraire faire le vide. Je m’y assoie et je regarde partout au tour de moi, ça me fait du bien, j’y trouve le calme dont j’ai besoin et c’est un truc que j’ai déjà partagé avec le Jaune. J’attends donc de voir ce qu’il en pense et enchaine sur quelques explications quant à cette rupture qui a eu l’air de le surprendre même s’il a pris sur lui pour rester neutre. Je l’ai ressenti et je le reconnais bien là. C’est sa manière de me faire sentir qu’il est là sans pour autant s’imposer, et j’apprécie vraiment. Le retrouver me fait vraiment du bien, c’est une évidence.

« En fait, je pense que ça faisait un moment que ça couvait. Son départ a été difficile mais t’es pas aveugle, t’as bien vu que je me faisais plutôt bien à son absence. »

Oui, ça on l’a bien vu oui. Incapable de garder tes mains dans tes poches garçon … Mais il ne s’agissait pas que de ça, j’en ai parfaitement conscience. J’ai eu envie d’aller voir ailleurs et je ne le nierai pas mais ça n’est pas la seule raison de cette séparation et heureusement. Je commence à m’y faire, à ne plus me considérer comme un immonde connard qui a largué son mec pour aller voir si l’herbe est plus verte dans le champ d’à côté.

« Et puis petit à petit il y a des trucs qui m’ont sauté aux yeux, c’est comme si je réalisais que … Qu’il y avait autre chose, d’autres personnes, et que j’avais vécu enfermé dans une bulle pendant tout ce temps. Une bulle agréable, à ce niveau-là en tout cas, et une bulle dont je ne ressentais pas le besoin de sortir jusqu’ici mais faut croire que la séparation physique, celle-ci précisément, a changé la donne. Entre autres. »

J’ai ouvert les yeux, je crois que ça résume assez bien la situation. Puis j’ai ressenti le besoin d’avancer, de me détacher de certaines choses, de vivre des trucs nouveaux, de m’éloigner du passé aussi. Je m’en veux simplement d’avoir considéré Kyle ou en tout cas notre relation comme faisant partie des « choses » dont j’ai souhaité me détacher mais je n’y peux rien. Ce genre de ressentis ne se contrôle pas et fermer les yeux sur tout ça aurait été pire. Et injuste.

« Je … Je sais plus trop ce que je ressens, pour être tout à fait honnête, et j’ai vraiment du mal à me dire qu’on puisse tirer un trait comme ça sur une telle histoire mais les faits sont là. Il me manque, je suis toujours très attaché à lui et je n’ai pas l’intention de couper les ponts sauf s’il me demande de le faire. Je l’aime encore mais je ne sais pas si je l’aime toujours comme on aime la personne avec qui on a envie d’être, tu vois ? J’ai eu un mois pour m’y faire, pour y penser, et quand on s’est retrouvé à nouveau ensemble, physiquement, je crois que c’est devenu évidant pour moi. J’ai plus envie d’être en couple. Pas pour le moment en tout cas. J'ai besoin de me sentir libre, à tous les niveaux il faut croire, même si j'aime pas employer ces termes que je trouve ... péjoratif le concernant. »

Je n’ai pas fait semblant quand on s'est retrouvé, je ne pense pas avoir été distant et j’étais vraiment heureux de passer ces moments avec lui mais il planait au-dessus de ma tête cette évidence : C’est éphémère. Dans deux semaines on sera de nouveau séparés. Et dans mon être certaines choses avaient déjà fait leur chemin. C’était trop tard, tout simplement. J’ai envie de m’amuser, d’être libre de faire ce que je veux, quand je veux, avec qui je veux aussi – autant le dire – sans rien devoir à personne, sans dépendre de qui que ce soit et sans que personne ne dépende de moi. Dis comme ça, ça pourrait laisser penser que cette relation était une torture alors que c’était loin d’être le cas. J’adore Kyle, j’ai aimé être avec lui mais aujourd’hui j’ai besoin et envie de n’être plus que moi, de vivre pour et par moi. De ne penser que par et pour moi, aussi, même si ça peut sembler très égoïste. C’est comme un besoin de relâcher la pression, je pense que c’est ce qui se manifeste chez moi, après tout ce que j’ai pu vivre ces dernières années.

« Jill m’a aidé à y voir plus clair, on en a beaucoup parlé quand elle est venue à la maison et même si je ne suis pas fier de ça, je sais que j’ai pris la bonne décision. Il mérite que je sois honnête envers lui, la dernière chose dont j’ai envie c’est de lui faire du mal même si c’est pourtant ce que j’ai fait d’une certaine manière. »

C’est la vie, c’est comme ça. Je pense que ça aurait été pire de me voiler la face, aussi bien pour lui que pour moi. J’aurai fini par le trahir, par lui mentir et ça c’était hors de question. J’ai trop de considération pour lui alors j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai fait ce que je devais faire.

« Mateo est passé à la maison le soir-même et j’aurai vraiment aimé que tu sois là aussi parce que … Malgré tout, c’était pas une partie de plaisir pour autant. J’veux dire, ça me rend triste, ça me fait un peu peur aussi parce que c’est … Enfin c’est un gros changement même si je suis sûr de moi et donc, ouais, on a besoin de ses potos dans ces moments-là. »

Je me rends compte que j’ai la boule dans la gorge en parlant de tout ça, là, comme ça, avec lui, et ma voix s’en trouve un peu cassée. Les émotions sont là, je ne cherche pas à les dissimuler, pas devant lui, mais c’est comme se reprendre à nouveau l’évidence en plein visage. J’ai oublié tout ça l’espace de quelques jours. Je me suis senti bien pendant ces quelques jours, ça serait mentir de dire le contraire même si je ne me sens pas très fier d’avoir pris ce bon temps aussi rapidement, sous mon toit, un endroit que Kyle commençait à connaitre par cœur et où on a partagé beaucoup de choses. Pour autant je ne regrette rien, absolument rien, et si c’était à refaire je replongerai de la même manière, mais j’ai par moment ce sentiment d’être un peu tiraillé entre l’ange et le diable assis chacun sur l’une de mes épaules.

« Jill m’a fait acheter un téléphone portable, c’est comme ça que j’ai pu contacter Mateo parce que j’ai récupéré son numéro par personnes interposées sauf que pour toi, j’ai pas pu le faire. Et puis, sans vouloir dire que ça n’est pas grave de déranger Mateo pendant ces vacances, ça aurait été dommage de te gâcher tes premières vacances avec ta Lionne. »

Il serait venu, je le sais. Si j’avais eu l’occasion de le joindre, il serait venu. En plus de ça, vu la carafe qu’on s’est pris tous les deux au coin du feu, Mateo et moi je veux dire … Je sais pas si ça aurait été correct pour Caem. Je sais qu’il s’adapte, mais quand même, et très franchement j’avais besoin de ça. Une bonne grosse cuite à vous en faire pleurer le foie et la tête le lendemain matin. Avec une livraison à domicile de Californien en guise d’aspirine quelques heures plus tard …

« Mais t’es là maintenant, c’est ce qui compte. J’peux pleurer sur ton épaule toute la nuit. »

D’ailleurs pour illustrer ça je passe à nouveau mon bras autour de ses épaules et me pli un peu pour poser ma tête sur l’une d’elle, un air faussement triste sur le visage. Je ne tourne pas tout ça à la dérision mais la vie continue. On fait tous des choix, on prend tous des décisions, c’est comme ça.
Finalement je lui colle un nouveau bisou sur la joue – je ne peux pas m’en empêcher visiblement, gros nounours pot de colle et emmerdeur que je suis – et m’écarte pour qu’on continue notre balade dans le château.

« Et la prochaine fois on se débrouille pour pouvoir se joindre plus facilement qu’avec des hiboux, d’accord ? De toute façon faut que tu viennes tester les vagues Australiennes. Ça me ferait plaisir de t’avoir à la maison. »

Will l’a bien souligné, la maison est grande, trop pour le peu de personne qu’elle héberge aujourd’hui alors la remplir de gens qui comptent pour moi c’est vraiment un truc auquel j’adhère et qui me ferait plaisir. Avec l’accord de Derek, bien sûr, parce que c’est chez lui aussi. Même plus que chez moi ces dernières semaines puisque lui y vit en continu désormais. Tant mieux, elle a besoin de vivre cette maison. Elle le mérite.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Mer 28 Sep - 16:51

Enzo souhaitait plus cette séparation que Kyle ? Il y a quelques temps, Caem n’aurait jamais imaginé une chose pareille. Il avait bien vu comme il y était attaché, comme il vivait avec lui, comme il avait su lui donner le sourire. Pour autant, il se contenta de hocher la tête. Parce qu’il ressortait des propos de son ami, c’était qu’il avait suivi ce que son cœur lui disait, que ce n’était pas dû à une dispute, à un coup de tête. Il lui proposa tout de même d’aller prendre l’air. Parce que l’extérieur fait toujours du bien. Enzo semblait vouloir le rassurer. Caem sourit. Il le croyait mais il continuerait à s’inquiéter, toujours un peu. C’était dans sa nature. Il ferait sans doute de son mieux pour ne pas lui montrer, pour ne pas lui faire sentir. Et surtout, il n’allait pas travestir son comportement. Être là pour lui, lui montrer son soutien mais ne pas se transformer en espèce de nounou atroce. Le monde ne s’était pas écroulé aux yeux de son ami alors Caem n’allait pas tomber dans le pathos. D’ailleurs, quand le Gryffondor le rassura sur ses intentions sur le fait de se rendre sur le toit, il afficha un petit sourire en coin.

« Tout ça c’est parce que tu veux que je te retienne par la taille, en te serrant comme ça… »

Joignant le geste à la parole, Caem entoura la taille d’Enzo de ses bras. Il lui adressa alors un petit regard aguicheur puis éclata de rire et prit la direction du toit. Oui il était fier de sa blague. Et non il ne voyait pas ce qu’il y avait de mal à faire une blague, même si le sujet de base n’était pas drôle. Le jaune reprit cependant une attitude neutre, main dans les poches, il avançait, Enzo à ses côtés. Ce dernier reprit alors la parole. Oui Caem avait bien vu qu’Enzo vivait correctement l’absence de Kyle et ce n’était pas un mal. Il n’aurait pas aimé le voir ravagé, écroulé. Kyle non plus n’aurait sans doute jamais souhaité cela. Nouveau hochement de tête, il laissa son camarade poursuivre. Le russe ne pu s’empêcher de sourire quand il utilisa la métaphore de la bulle. C’était indéniablement, il avait vécu dans un petit monde lors de sa relation avec le moldu. Ce n’était pas un jugement, une constatation simplement. D’ailleurs, le même sourire continuait de flotter sur le visage de Caem alors qu’il écoutait attentivement son camarade. Un sourire tendre et affectueux. Parce qu’il comprenait ce qu’il ressentait. Qu’il se rendait compte aussi par les propos de son ami qu’ils grandissaient tous. Emotionnellement parlant. Ils prenaient des décisions raisonnables et non pas dans un sens négatif. Ils apprenaient à s’écouter, à se comprendre et à faire ce qui était bon pour eux même si ça pouvait être douloureux ou mener sur un chemin d’apparence sombre.

« Tu tires pas un trait sur cette histoire. Elle fera toujours partie de toi, quel que soit le chemin que tu prennes après. Kyle a eu un rôle important dans ta vie et ça tu ne peux pas l’effacer. Et avancer, te rendre compte que tu as besoin d’autre chose ce n’est pas trahir ça. »

Avancer mais ne pas oublier. Accepter que la vie est pleine de surprises, que les sentiments peuvent évoluer, que certaines histoires durent toute une vie, que d’autres doivent s’arrêter. Mais ne pas oublier les gens, parce que c’est impossible. Parce qu’ils nous marquent, que ce soit en bien ou en mal, qu’on le veuille ou non. Et cette histoire avec Kyle était trop importante pour Enzo pour qu’il tire un trait dessus. Il s’écoutait simplement. Enzo évoqua alors Jillian et le fait qu’il était persuadé d’avoir pris la bonne décision. Caem acquiesça.

« Tu lui aurais fait bien plus de mal en restant avec lui sans en avoir profondément envie. C’est différent d’abandonner face aux difficultés et de comprendre qu’il est temps de passer à autre chose, que ça ne nous convient plus. »

Caem aurait sans doute un peu discuté avec Enzo s’il lui avait dit qu’il abandonnait à cause de la distance. Mais ce n’était clairement pas ça. Son ami avait fait un point sur lui-même, sur ses propres besoins et ça ne pouvait être que respecté. Personne ne pouvait juger à sa place, mieux savoir que lui ce qu’il ressentait. Oui il était fier de lui dans un sens et soulagé d’apprendre que cette rupture émanait d’un chemin personnel plutôt que d’autre chose. Enzo lui confia alors que Mateo l’avait rejoint le soir même. C’était une bonne nouvelle. Il l’écouta alors parler de ses émotions et de leur amitié. Caem fut touché, profondément, même s’il était difficile de le voir. Il était pudique. Faire le con oui, montrer de manière abrupte ses émotions, c’était plus compliqué. Pour autant, une de ses mains vint se poser sur l’épaule de son ami qu’il serra doucement. C’était sa façon de lui montrer que ce qu’il venait de lui dire, ce n’était pas anodin.

« Killian aurait compris je pense mais je suis sûr que Mateo s’est bien occupé de toi. »

Il s’était peut être mis une sacrée miurge. Et c’était sans doute ce dont Enzo avait besoin à ce moment là. Mais oui, Caem était là maintenant et à son service ! Il le laissa donc s’installer sur son épaule même s’il riait comme une nouille. Le bisou sur la joue ne fit qu’accentuer son hilarité et ils poursuivirent leur chemin comme deux gros idiots. Et ça lui allait bien.

« Oui surtout que j’ai encore un téléphone qui traîne dans mes affaires. Et oui, ces vagues, j’ai bien l’intention de m’y confronter… Après que tu te sois bien rétamé sur la glace pour que je me sente moins seul. »

Grand sourire moqueur de Caem alors qu’il gravissait les dernières marches les menant au toit. Une fois là haut, le russe prit une grande bouffée d’air et profita un peu de la vue avant de s’asseoir. Cet endroit, il avait du sens aussi pour leur amitié et ça l’amusait qu’ils se retrouvent de nouveau ici. A croire que c’était là qu’ils se devaient d’affronter toutes les épreuves. Une fois qu’il posa ses fesses sur le sol, il ramena légèrement ses genoux vers lui, les entourant de ses bras, son regard perdu dans l’horizon.

« Je suis sûr que ma mère t’aurais fait un thé et qu’ensuite elle t’aurait dit de t’asseoir à côté du piano. D’écouter la musique, de laisser tes émotions te submerger, de les laisser sortir et d’ensuite, réattaquer la vie avec un grand sourire. »

Prendre le thé de s’exprimer, prendre le temps de tout lâcher pour ensuite être prêt à repartir. Caem n’avait pas toujours suivi ce conseil mais en grandissant, il se rendait compte à quel point il était précieux. Un sourire flottait sur son visage. Il ne parlait jamais de sa mère. Parce que ça faisait mal. Mais là, c’était venu tout seul, naturellement. Il sortit alors une photo de sa poche et la tendit à Enzo. Son père lui avait filé, ils étaient tous les trois dessus. Caem avait deux ans, souriant. Sa mère était magnifique à ses yeux, son père la serrait tendrement contre lui.

« J’avais une vraie tête de winner avec mon magnifique pull Mickey… »

Caem se mit à rire. Il envisageait d’aller demander à prendre une photo de la salle des trophées. Son père était là-bas, pour ses exploits de Quidditch. Il voulait ramener la photo à son demi frère et sa demie sœur. Oui lui aussi avançait. Accepter son père, reparler de sa mère, c’était sa façon de montrer qu’il allait bien, qu’il avait fait du chemin. De montrer tout en discrétion à Enzo qu’il n’avait plus à avoir peur.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Ven 30 Sep - 13:21

Sages paroles. J’écoute, attentivement, transposant sur mes émotions, cette histoire, sa fin, sans renier la boule que j’ai dans la gorge malgré la sérénité avec laquelle je gère ça. C’est simplement la vie, elle suit son cour et moi avec, comme on le fait tous. Qui sait de quoi demain sera fait ? Personne n’en sait rien. A part Mademoiselle Hunt, peut-être, et je crois que je n’aimerai pas être à sa place.
Nous voilà donc entrain de déambuler dans les couloirs, direction notre petit spot sur les toits où on se retrouve parfois, chaque fois pour une raison un peu spécial quand on y pense. Le chemin se fait avec le sourire, sur le ton de la confidence, accompagné de rires. Et d’une nouvelle invitation à venir découvrir les vagues Australiennes.

« Oui surtout que j’ai encore un téléphone qui traîne dans mes affaires. Et oui, ces vagues, j’ai bien l’intention de m’y confronter… Après que tu te sois bien rétamé sur la glace pour que je me sente moins seul. »
« Juste retour des choses, je m’incline. »

Qu’est-ce qu’il croit le p’tit Russe ? Qu’on n’a jamais de neige ni de glace en Australie ? Cliché ! La neige je connais, je glisse dessus depuis que je sais surfer ou presque avec un autre type de planche – un snowboard tout simplement – mais marcher sur la glace, ou pire, faire du patin à glace ? Ahahahaha. Non. Jamais. Aucune chance de me voir perché là-dessus. Marcher sur la glace, ok, mais pas de patin. On mettra ça au clair en temps et en heure. Si je peux esquiver bien sûr que j’esquiverai ! Je sais, c’est mal. Non en réalité j’imagine que je me laisserai prendre au jeu, comme il l’a fait avec le surf. Mon égo démesuré s’en remettra. Et mon coccyx aussi.
C’est sur ces pensées qu’on arrive à destination. L’air est frais, il fait déjà presque totalement nuit et techniquement on n’a pas vraiment le droit d’être là mais ça se saurait si c’était quelque chose qui nous retient ou nous arrête. Après avoir pris une profonde inspiration je m’assoie tranquillement, Caem en fait autant. Un léger silence s’installe, c’est lui qui finit par le briser alors que nos deux regards sont braqués sur l’horizon.

« Je suis sûr que ma mère t’aurais fait un thé et qu’ensuite elle t’aurait dit de t’asseoir à côté du piano. D’écouter la musique, de laisser tes émotions te submerger, de les laisser sortir et d’ensuite, réattaquer la vie avec un grand sourire. »

Quand je tourne la tête vers lui c’est en affichant un sourire tranquille, presque touché, parce que sans trop savoir pourquoi cette image, oui, elle me touche réellement. Il ne parle pas souvent de sa mère, c’est une douleur et une pudeur que je connais et respecte alors ça ? C’est quelque chose de fort. Un partage. Un message presque. Enfin c’est l’impression que ça me donne en tout cas.

« Je ne suis pas tellement branché eau chaude et j’ai pas vraiment l’âme d’un mélomane mais je crois que j’aurai adoré ça. En fait j’en suis certain. »

Premièrement parce qu’il s’agit de sa mère, deuxièmement parce que cette situation qu’il décrit … Sans vouloir taper dans le cliché de l’orphelin en manque de ces propres parents – c’est pourtant ce que je suis, tout comme lui, tout comme pleins d’autres – ça me réconforte un peu. C’est sa mère, pas la mienne, mais c’est une mère. Qui n’est malheureusement plus là elle non plus aujourd’hui. On s’habitue, on fait avec, ça devient moins difficile et douloureux avec le temps mais le manque, lui, ne disparait jamais je crois. Il se manifeste par des petites choses la plus part du temps, ça prend parfois quelques secondes pour se dire : Non, c’est vrai, ça je ne pourrais pas le partager avec elle. J’aurai aimé que Caem rencontre mes parents au même titre que j’aurai été heureux de pouvoir faire la connaissance de sa mère. Ça ne se fera jamais, en parler est peut-être une manière de le faire malgré tout. En attendant, je l’observe, sans intrusion, sans insister, et je me rends compte qu’il est vraiment serein. Il y a des choses qu’on ne dit pas, je sais le Russe plutôt pudique sur ce qu’il ressent, alors je sens bien qu’un truc a changé, s’est débloqué, pour qu’il me parle d’elle comme ça. Jusqu’ici c’était très rare, pour ne pas dire exceptionnel voir inexistant. Chose que je respecte totalement. Et je ne peux pas m’empêcher de penser à Jillian, qui m'a parlé de sa sœur au bout de nombreux mois. A Mateo aussi qui m’a parlé de Camélia il n’y a pas si longtemps. Il n'y a aucune obligation d'en parler, évidemment, et ça n'a rien à voir avec moi mais avec eux. On ne gère pas tous de la même manière, voilà où je veux en venir. Des exemples comme ça il y en a plus qu’il ne devrait y en avoir mais la vie est comme ça, elle nous prend des êtres chers, on n’y peut pas grand-chose. Heureusement elle nous en fait croiser d’autres et s’il n’est pas question de remplacer qui que ce soit ni de combler des vides ou des manques, ça aide à avancer néanmoins.

Et puis cette photo qu’il me tend, que j’attrape … Elle me sort de mes réflexions philosophiques en un éclair.

« J’avais une vraie tête de winner avec mon magnifique pull Mickey… »

Sincèrement, ça me prend quelques secondes avant d’être capable d’articuler un mot tellement ma bouche est coincé dans un rictus laissant imaginer le fou rire qui se pointe.

« Oh t’as toujours une tête de winner, avec ou sans ton pull Mickey. »

Grand sourire à son adresse alors que je relève les yeux une seconde avant de les baisser à nouveau sur la photo. Là, j’éclate de rire à mon tour.

« Mais j’avoue que, putain de merde, t’as une sacré touche ! J’espère que tu l’as gardé parce que je veux te voir avec un jour. »

Je me doute bien qu’il ne rentre plus dedans, merci, mais un p’tit coup de baguette et le problème est réglé ! Il est là, sous mes yeux, tout petit, avec son magnifique pull Mickey. C’est génial. Et s’il savait le nombre de dossiers qui traine chez moi … Sauf qu’il ne le sait pas et que pour le moment il n’y a pas mis les pieds donc je peux allègrement me payer sa tête – en toute amitié – sans complexe. Chose que je compte bien faire, soit dit en passant.
Passé ce côté « on se moque gentiment » je finis par me calmer un peu et observer la photo avec plus de sérieux, léger sourire tranquille sur le visage. Ils ont l’air heureux là tous les trois, j’adore ce genre de photos.

« Elle est géniale cette photo. Tu lui ressembles beaucoup. A ta mère j’veux dire. »

Il a aussi de son père, bien sûr, mais j’en sais rien, ça me frappe plus chez sa mère. Dans un soupir que je lui rends sa photo, un soupir qui n’a rien de lassé, c’est juste une réaction du corps, comme si une certaine pression s’évanouissait.

« Comment ça s’est passé avec ton père et les p’tits ? »
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Dim 2 Oct - 18:03

Un simple sourire et quelques mots qui font chaud au cœur. Qui rappelle que malgré les épreuves, malgré les pertes, les bons souvenirs ne s’effacent pas. Ils restent là, au fond de nous, bien présents. Caem n’oublierait jamais les sourires de sa mère. Sa façon douce de le prendre dans ses bras, de lui faire oublier que la vie pouvait être difficile. Il n’avait aucune difficulté à l’imaginer en train de réconforter Enzo. Parce que c’était sans doute ce qu’elle aurait fait, cela lui convenait parfaitement. Et le fait que son ami apprécie l’image le touchait. C’était idiot peut être mais on ne partage pas ce genre de pensée avec n’importe qui. On n’explique pas à tout le monde comment on se figure une scène avec sa défunte mère. On ne le fait qu’avec ceux qui peuvent comprendre. Qui sont prêts à recevoir cette douceur toute particulière. Et Enzo l’avait accepté, avec le plus grand naturel. Simplement. Il avait prit cette image, l’avait faite sienne. Caem lui avait donc adressé un sourire avant de replonger quelques secondes dans ses pensées. Il voulait juste profiter encore un peu de cette chaleur réconfortante. Revoir son foyer, sa mère, le piano… Cela faisait un moment qu’il n’avait pas joué. Il le faisait de manière très irrégulière maintenant alors qu’avant cela faisait partie de ses habitudes. Il en parlerait à Zora, pour qu’ils aillent profiter d’un moment de musique ensemble. Et puis, il pourrait jouer quelque chose pour Killian aussi. Son anniversaire approchait, cela pourrait faire une belle surprise. Un bel hommage aussi. Oui, il allait réfléchir à la question.

Les bons souvenirs ne doivent jamais empêcher les rires. Caem avait donc sortit cette photo de sa poche et l’avait tendue à Enzo, sourire déjà aux lèvres. Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi les parents s’acharnaient toujours à habiller leurs enfants de manière très étrange. A moins que ce soit lui qui ait exigé de porter ce pull à cette époque… Aucune idée. Cependant, une chose était sûre, face à cette photo, difficile de rester de marbre. Le visage d’Enzo s’était figé dans une sorte de rictus. Il allait se foutre de sa tronche d’ici quelques instants. Juste un petit commentaire et les deux jeunes gens se mirent à rire ensemble. Comment ça il avait toujours une tête de winner ? Nan mais oh ! Caem n’était pas trop du genre à se soucier de son physique en réalité même s’il entendait souvent dire qu’il n’était pas désagréable à regarder. En tout cas, la réflexion de son ami l’amusait sincèrement et oui, plus il regardait cette photo plus il se disait que ce pull était vraiment improbable.

« Je crois pas l’avoir encore… Désolé mon vieux mais il doit traîner chez moi quelques photos de mon enfance en Russie et autant te dire que niveau vestimentaire, on a atteint des sommets ! »

Ils n’avaient pas beaucoup d’argent alors forcément, ils se débrouillaient comme ils pouvaient. Caem n’avait jamais souffert de ça. Parce que sa mère savait tourner ça en amusement, parce qu’elle était là et que ce n’était pas bien important de ne pas avoir les dernières fringues à la mode. Il devait donc y avoir chez son père une sacrée collections de photos dossier qu’il avait ramenée de Russie. Ils pourraient s’y plonger un de ces quatre… Enzo de son côté s’était replongé dans la contemplation de la photo qu’il avait dans la main et signala à son ami qu’il ressemblait à sa mère. Cela le fit sourire instantanément.

« Merci. »

Il aimait qu’on lui dise ça. Il aimait se dire qu’il ressemblait à sa mère. Tout simplement. Caem récupéra alors la photo et s’accorda encore quelques secondes pour la regarder avant de la ranger. Pendant longtemps il avait bloqué inconsciemment les souvenirs de cette époque, en Irlande avec son père. Maintenant qu’il était en paix avec tout ça, certains lui revenaient. Approximatifs, flous mais tout de même. Et quand il regardait cette photo, c’était une étrange vague qui l’envahissait. Pas de souvenir précis, non juste celui d’une sensation de bien être, de bonheur. Un sourire flottait sur son visage, témoin de cette impression qui ne trouvait pas les mots pour s’expliquer. Il contemplait la vue devant eux quand Enzo lui demanda comment cela s’était passé avec sa famille.

« Mon père a encore parfois un peu de mal à être naturel avec moi… Je sens qu’il calcule un peu tout, il a toujours peur de faire un faux pas mais tout va bien. Et les petits, ils ne changent pas, toujours aussi dynamiques et souriants. Je crois que j’aime bien le rôle de grand frère. »

Caem aurait sans doute apprécié les voir grandir. Pas de regret pour autant. La vie était ainsi faite. Mais chaque fois qu’il les voyait, il se sentait obligé de veiller sur eux, de prendre soin d’eux. Et ça le rendait heureux. D’être là pour eux et de voir leurs sourires. Alors tout n’était pas toujours simple et comme tous les gosses, parfois ils n’étaient pas de bonne humeur. Mais Caem pardonnait vite. Leur mère semblait apprécier cela et c’était tant mieux. Cette famille n’avait pas besoin de se déchirer mais juste de trouver la paix. Son père avait besoin de trouver la paix.

« J’ai toujours eu peur de faire les mêmes erreurs que mon père mais… Au fond de moi, je crois que j’ai envie d’avoir une famille plus tard. »

Une famille il en avait certes déjà une. Il entendait par là des enfants. Alors pas de panique, Caem n’était pas décidé à être papa tout de suite. Non pas vraiment. Mais il sentait au fond de lui ce besoin, cette envie profonde. Il en avait toujours eu peur mais il comprenait maintenant que sous cette grande peur se cachait un besoin presque vital. Enfin… Le russe se mit à rire.

« Mon dieu, je parle comme un vieux ça va plus du tout. »

Il était trop sérieux ! Voilà qu’il faisait des plans sur sa future famille, non mais franchement Caem. Il s’allongea alors sur le toit, main derrière la tête, observant le ciel qui changeait de couleur alors que le soleil arrivait proche du terme de sa course. Il se disait, au fond de lui, que c’était bon signe d’avoir de telles envies. D’entrevoir l’avenir malgré tout ce qu’ils vivaient. Ça leur montrait que l’espoir était toujours là. Serait toujours là et que l’heure du renoncement n’était pas encore arrivée.

« Mes gosses je les déguiserai en meubles pour halloween. »

Ah voilà qui était mieux !
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Mar 4 Oct - 19:26

Les photos, on se dit souvent que c'est tout ce qu'il nous reste. C'est faux, les souvenirs sont dans la tête, dans un son, un lieu, une odeur, mais il est vrai que me concernant en tout cas, ces petits morceaux de papiers qu'ils soient animés ou pas représentent un truc particulier. J'ai toujours une photo de mes parents sur moi ou presque, j'en ai une de mon frère et moi aussi, et puis une de nous quatre. Elles sont dans mon portefeuille. Les autres, parce qu'il y en a des tas, d'autres personnes aussi, sont dans ma table de chevet ici à Poudlard ou bien un peu partout dans la maison à Lakes. C'est important pour moi de pouvoir revoir ces visages qui me manquent, comme si j'avais peur parfois qu'ils m'échappent, disparaissent de ma mémoire. J'ai passé beaucoup de cap, des étapes, mais ça j'y tiens alors je comprends, j'imagine en tout cas, l'affection que Caem porte à celle qu'il vient de me montrer.
Rien ni personne ne remplace une mère mais il a encore la chance d'avoir son père, des frères et sœurs aussi, et c'est quelque chose de précieux je pense. Ça m'intéresse, alors je pose des questions. Si jamais je pousse trop loin je ne doute pas une seconde qu'il me fera comprendre que c'est peut-être trop pour lui mais pour le moment ça ne semble pas être le cas et le sourire qu'il arbore en me répondant est assez parlant. Ça n'a pas toujours été simple avec son père, pour plusieurs raisons, mais j'ai comme l'impression que les choses vont beaucoup mieux aujourd'hui et ça me fait réellement très plaisir pour lui. Ça n'est pas de l'envie, juste … Je suis heureux pour mon ami, c'est tout. Il n'y a rien de plus simple et plus pur.

« Mon père a encore parfois un peu de mal à être naturel avec moi… Je sens qu’il calcule un peu tout, il a toujours peur de faire un faux pas mais tout va bien. Et les petits, ils ne changent pas, toujours aussi dynamiques et souriants. Je crois que j’aime bien le rôle de grand frère. »

Hochement de tête de ma part, je pince un peu les lèvres dans un rictus sans importance et visualise un peu la situation. J’imagine que tout ça est normal, que ça leur prendra du temps à l’un comme à l’autre mais ils me semblent tous les deux partis sur une bonne pente et c’est l’essentiel. Pour l’avoir vécu moi-même ces derniers temps, c’est agréable de sentir qu’on a une famille, qu’on est un maillon d’un truc plus large. Il y a eu des hauts et des bas aussi de mon côté mais aujourd’hui, j’ai l’impression que tout ça est derrière moi, derrière nous. Je sais que certaines choses continueront de faire grincer des dents certains, moi y compris d’ailleurs, mais je pense qu’on a tous les idées à la bonne place et sans être nécessairement très proches, on fait partie d’un même clan. C’est comme ça que je le ressens en tout cas. Ça me fait sourire de l’entendre parler de son statut de grand-frère et pour le coup, là, je l’envie un peu. On ne peut pas dire que mon expérience fraternelle ait été de tout repos jusqu’ici et même si j’ai tissé des liens assez forts avec Cleo à l’époque où elle était là, même si elle s’est approché au plus prêt pour moi de ce qu’aurait pu être une petite sœur, c’est vrai que c’est quelque chose que j’aurai aimé vivre. La vie est comme ça, ça ne s’est pas fait et ça ne se fera jamais mais je découvre mes petits cousins et même si je ne les vois pas souvent, ça me procure le genre de sensation que j’ai pu chercher sans réellement m’en rendre compte. Et puis il y a Derek, malgré tout, qui est comme il est mais qui reste mon grand-frère. Une des personnes les plus importantes pour moi. Caem est leur Derek – façon de parler – alors tout ce que je leur souhaite c’est qu’il se montrera un plus fraternel avec eux que Derek ne l’a été avec moi quand on était plus jeunes mais ça, je n’en doute pas une seconde.

« J’ai toujours eu peur de faire les mêmes erreurs que mon père mais… Au fond de moi, je crois que j’ai envie d’avoir une famille plus tard. »

Surprise ? Pas surprise ? J’en sais trop rien mais je pense avoir tourné la tête vers lui relativement calmement quoi qu'il en soit. Caem, Papa ? L’image me fait sourire, le fait qu’il en parle me fait sourire, et pas de ces sourires moqueurs que j’affiche parfois. Ceci est une conversation sérieuse et j’appréhende ce qu’il me confie en tant que tel. Moi-même j’ai pensé à l’avenir, surtout quand j’étais avec Kyle a vrai dire, alors j’imagine que c’est une chose normale quand ta vie se construit petit à petit. Est-ce qu’il l’envisage avec Killian ? Je ne crois pas qu’on en soit à ce stade, pour le moment ça me semble juste être de l’ordre d’un futur lointain sans savoir de quoi demain sera fait ni projeter quoi que ce soit mais … J’aime cette idée. Et cette conversation. Parce que pour lui, c’est un grand pas en avant que d’envisager ce genre de choses, y penser, non ? Si. Je le pense réellement.

« Mon dieu, je parle comme un vieux ça va plus du tout. »

Il rit, moi aussi, mais ça n’est pas pour se donner bonne figure. Je crois que ça nous amuse réellement d’en arriver là en réalité et avant qu’il ne s’allonge sur le toit, ma main se pose sur son épaule une seconde dans un geste plein de compassion. T’en fais pas mon pote, ça arrive aux meilleurs !

« Mes gosses je les déguiserai en meubles pour halloween. »
« Ils feront un costume groupé avec les miens. »

C’est spontané, alors que je reste assis tranquillement et continue d’observer les alentours. Un soupir m’échappe, je tourne finalement à nouveau la tête vers lui, sourire en coin. Sourire calme.

« Ouais, j'crois que moi aussi j'ai envie d'avoir une famille. »

En fait, j’en suis quasiment sur et même si j’ai « clamé » mon besoin de liberté ça ne change rien aux faits. Ça n’est pas pour tout de suite, on en est même très loin, mais c’est quelque chose que je garde en tête sans vraiment y penser. On a le temps de changer d’avis, on n’a de toute façon aucun moyen de savoir comment la vie va se dérouler ni même si on sera encore là demain mais ça ne nous interdit pas pour autant de penser à ce genre de trucs. Cette sensation d’avoir une famille m’a fait défaut ces dernières années, voilà ce qui en a découlé même si pour pas mal de raison, je ne sais pas si ça sera possible. Ne serait-ce qu’avec la Lycanthropie parce que je ne tiens pas à transmettre cette particularité à qui que ce soit et encore moins à mon propre sang. Il y a d'autre option, mais chaque chose en son temps de toute façon.

« J'suis comme toi, le rôle de grand-frère ça me plait, enfin en l'occurrence de cousin mais j'adore avoir les p'tits dans les pattes et … Oui, je crois que j'ai vraiment envie de construire ce que mes parents m'ont offert les 15 premières années de ma vie. »

C’est beau ce que tu dis Enzo …
Oh ça va hein.

« En plus si j'attends que Derek me fasse des neveux et nièces … J'ai le temps de les faire moi-même les mômes. »

Ça, c’était gratuit ! De rien, vraiment j’insiste. A force je vais finir par me faire trucider par Jill et Derek à cause de ça mais … C’est pas grave. Ça me fait trop marrer pour que j’arrête. Et un jour je les aurai mes neveux et nièces ! J'y tiens et j'y crois.

« On parle pas comme des vieux mec, on parle comme des hommes, des types matures, c'est différent. »

C’est dit sur le ton de l’humour mais en réalité je le pense. On fait les cons, c’est vrai, mais ce sujet n’a rien de stupide ou dérisoire. Enfin c’est mon avis en tout cas et c’est pas parce qu’on n’a pas encore la vingtaine qu’on n’a pas le droit d’y penser ni d’en parler. C'est pas non plus parce qu'on est des mecs qu'on doit toujours se comporter comme des brutes épaisses qui ne pensent pas à ce genre de choses. L'avenir il est pour tout le monde, sans distinction et ça n'a rien d'interdit d'y songer de temps en temps même s'il reste très abstrait. Au moins à certains niveaux.

« Et puis je suis certain que tu feras un super Papa. D'ailleurs j'espère bien que je serais le parrain de l'un d'entre eux. »

Insérer ici un large sourire et un regard plein de malice.

« En tout cas compte sur moi pour lui ou leur apprendre un max de conneries. Je prends ça comme une mission ! »

Tu verras, je serais un super parrain, un super tonton, tu ne le regretteras pas. Oui parce qu’il est obligé de dire oui, bien sur.

« En attendant je m'occupe de mon chat, c'est déjà pas mal. »

Et le premier qui dit qu’elle est mal élevée je le noie. On n’élève pas un chat, de toute façon.

« Et de toi. »

Et hop, un nouveau sourire de petit branleur pour la route. Le pire, c’est que c’est vrai ça aussi, et réciproquement, quand bien-même c’est là encore dit sur le ton de la connerie. Et sans partir dans le sentimental, ça fait du bien de savoir que certaines personnes sont là, qu’elles veillent au grain. Caem fait clairement partie de cette catégorie. Je sais qu’il est là pour moi tout comme il sait que je suis là pour lui. Cette amitié j’y tiens énormément.
On fait les cons, on chahute, puis ça se calme. Le silence s’installe, je reste assis, les genoux repliés, avant-bras posés par-dessus et ma main droite retient mon poignet gauche alors que la nuit tombe de plus en plus. Un soupir m’échappe, je me sens tranquille, bien, détendu.

Et puis au bout d’un moment les mots m’échappent, toujours aussi paisiblement.

« William est passé à la maison en fin de semaine. »

Je ne le regarde pas, les yeux braqués en direction de la Forêt cette fois, mais ça n'est pas pour fuir sa réaction ou le sien, de regard. Pas d’émotion particulière dans ma voix ni dans mon langage corporel. Ce type est mon meilleur pote, si je ne lui parle de ça à lui, à qui je le ferai ? Il est au courant de mon dérapage d’avant les vacances, c’est simplement une suite logique finalement. En attendant, vu la situation et les circonstances, je me verrai bien avec une bière à la main. Est ce que je demande la lune ? Non, je sais qu'elle ne tardera pas, merci.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Sam 29 Oct - 15:36

Cela pouvait paraître anodin, que ces deux grands dadets se mettent à parler d’une possible famille. Mais pour Caem c’était un grand pas en avant. La preuve qu’il voyait désormais un avenir distinctement, qu’il se sentait prêt à affronter ce qui lui avait toujours fait peur. Son père avait su se relever de ses erreurs et devenir un homme bien. Peut être le jaune serait-il enfin capable de se concentrer là-dessus. De se dire qu’il pouvait peut être lui ressembler uniquement sur ce point là et être capable d’apprendre de ces erreurs. Malgré tout le mal qu’avait fait son père, il admirait ce trait de caractère chez lui, il était obligé de l’admettre. Alors oui, parler de son envie d’une famille c’était peut être aussi accepter qu’il pouvait avoir aussi pris les bons côtés de son père et qu’il serait prêt à contrecarrer ses fantômes. Alors le sujet était plus important, plus sérieux qu’il n’en avait l’air. Pour autant, Caem n’avait pas l’intention de tomber dans un pur moment d’émotion et d’oublier que ce qu’il appréciait avec Enzo, c’était la capacité de passer du sérieux au fou rire en quelques secondes seulement. Il évoqua alors les costumes meubles de salon et la réponse du tac au tac de son ami le fit rire. Ils passeraient sans doute pour des pères indignes, ou tarés, mais ce serait franchement très drôle ! Après le rire, Enzo confirma que lui aussi souhaitait avoir une famille. Le russe afficha un sourire. Ca ne l’étonna pas plus que ça. Il le voyait bien en papa prévenant, comme il le disait. Certes il faisait des conneries, comme tous les jeunes de leur âge mais ça ne voulait pas dire qu’ils avaient pas cet instinct de protection des plus jeunes, cette envie aussi de transmettre parfois.

« C’est une belle façon de faire vivre leur héritage. »

Faire vivre le souvenir des parents en apportant à d’autres enfants une partie de ce qu’ils ont enseigné, de leurs valeurs… Caem comprenait tout à fait ce qu’Enzo soulignait. Lui aussi voulait transmettre la joie que sa mère avait su lui apporter, toutes ces choses qu’elle lui avait insufflé année après année et qui faisaient de lui l’homme qu’il était désormais. Le russe se perdit dans la contemplation des étoiles, ce qui ne l’empêcha pas de rire quand son ami évoqua le fait que son frère, Derek n’était pas prêt de lui faire des neveux et nièces. Il ne le connaissait que peu mais n’avait aucun de mal à croire ça ! Alors que eux, les types matures… Caem avait un sourire amusé sur le visage, qu’il n’arrivait décidément pas à effacer, surtout avec ce qu’Enzo ne cessait de sortir.

« Je sais pas si on est matures mais pour ce sujet… Peut être qu’on a quelques trains d’avance ! »

Parce qu’il fallait bien l’avouer, sur certains sujets, ces deux là pouvaient se comporter comme de vrais gamins. Mais ce qu’ils avaient vécu, chacun de leur côté et ici, dans ce Château, les avait changé. Et sur certains points, sur certains sujets tels que la vie et l’avenir, ils avaient sans doute pris une très grande maturité, peu habituelle pour leur âge. Parce que quand tout se détruit autour de vous, on apprend à penser différemment. Caem fut flatté qu’Enzo considère qu’il serait un bon papa. Au-delà de la taquinerie, il savait qu’il disait ça sincèrement et ça le touchait. Parce que ça demeurait un sujet sensible. Quant à Enzo parrain ? Oui c’était ça exactement, il savait qu’il allait leur apprendre un maximum de conneries, là-dessus aucun doute ! Le russe laissa échapper un léger rire.

« Tonton Enzo qui a toujours de supers idées pour rigoler… Ça promet ! »

Caem s’était tourné vers son camarade avec un sourire. Ça promettait, mais pas que pour de mauvaises choses. Enzo savait très bien s’occuper de son chat et de lui comme il le soulignait. Caem rit de nouveau. Certes il le taquinait mais encore une fois la double lecture s’imposait. Le rouge prenait vraiment soin de lui, depuis ce jour où il avait montré le pire de sa personnalité. Et ça, il ne l’oublierait jamais. C’était quelque chose de trop important.

« Et ouais, en plus, je suis pas le plus sage des gamins ! »

Sur ces mots, Caem se redressa d’un geste vif et vint donner un coup d’épaule à Enzo. Juste histoire de rire, pas trop fort non plus il n’avait pas spécialement envie de le faire voler du toit. Non ce n’était pas au programme. Encore un rire et puis Caem retourna se perdre dans la contemplation des étoiles. Le silence s’installa légèrement mais cela ne le dérangeait pas. Il avait toujours aimé le calme et il ne se sentait pas gêné avec Enzo. Ils n’avaient pas besoin de parler en non stop, parfois, partager un moment sans un mot c’était aussi important. Juste sentir qu’on est pas seul et vivre simplement. Le silence ne dura pas éternellement cependant et ce fut Enzo qui le brisa. Caem tourna immédiatement la tête vers lui et prit le temps de l’observer alors qu’il intégrait ce qu’il venait de dire.

« Tu veux que je me mette en mode copain moralisateur ou biatch qui veut tous les détails ? »

C’était bien sûr une blague et Caem ponctua sa phrase d’un immense sourire malicieux comme pour le prouver. Il avait rompu avec Kyle et si William lui avait apporté un certain réconfort ou simplement de l’amusement, il n’était nullement là pour juger. Bon il s’emballait peut être un peu, après tout Enzo n’avait rien dit. Mais vu comme il lui avait parlé de lui la dernière fois… Caem tourna son regard vers le ciel de nouveau, pour ne pas donner l’impression à Enzo qu’il l’épiait, qu’il cherchait la moindre faille.

« Alors, est-ce que c’est un bon coup ? »

Rire étouffé. Toussotement.

« Pardon. C’était une blague de mauvais coup. Je m’excuse aussi auprès de toi William ! »

Caem fit alors un petit mouvement de tête vers l’avant, comme pour s’incliner devant un Serdaigle qui n’était absolument pas là… Non non, il n’avait rien bu. Il n’avait juste aucunement envie de faire de la révélation d’Enzo un événement. C’était un fait, pas la peine de dramatiser.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé entre vous ? »

Voilà Caem, une vraie question, sérieuse mais pas trop, appelant à une réponse mais pas à mille détails non plus hein. En progrès le petit.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Lun 31 Oct - 21:06

Papa, Tonton, … Est-ce qu'un jour on en verra la couleur de tout ça ? J'aime y croire, j'ai envie d'y croire, même si ça n'est pas quelque chose qui me préoccupe la plus part du temps. On a vécu ce qu'on a vécu, certes, mais ça n'est pas pour autant qu'on ressent l'envie ou le besoin de foncer dans l'urgence et de faire en peu de temps ce qu'une vie entière nous demanderait ou nous offrirait. J'ai pu le penser, à certains moments, mais c'était fugace. On s'est tous accrochés à ce qu'on pouvait, à ce qu'on avait, ce qu'on a été capable de construire tant bien que mal, aux personnes qui ont été là, qui le sont toujours pour certaines, parfois simplement de manière différentes. On s'est construit comme on a pu, je trouve qu'on s'en sort pas si mal tous autant qu'on est étant donné … pas mal de choses. Parfois je m'arrête l'espace d'une seconde et je me prends en pleine gueule tout ce que j'ai pu vivre ces dernières années. Je me sens réellement chanceux d'être celui que je suis aujourd'hui malgré tout ça, parce que je sais au fond de moi que ça aurait pu très mal tourner, de manière définitive. Ça ne s'est pas passé comme ça et à présent je me fais presque un devoir de profiter de la vie à 100%, de vivre chaque seconde comme si elle était précieuse sans pour autant en faire quelque chose de grave, un truc sur lequel se focaliser, presque une mission finalement. Le passé est le passé, par définition il n'est plus là. Le futur ? C'est trop abstrait mais rien n'interdit d'y penser un peu, de se projeter à travers certaines choses et dans certaines directions. Le présent, c'est là dessus qu'on doit se concentrer et ce moment que je partage avec Caem a des goûts de petit bonheur simple.

Le présent c'est aussi cette discussion que je viens d'amorcer, je crois. Est ce que j'ai envie ou besoin d'en parler ? Oui.

« Tu veux que je me mette en mode copain moralisateur ou biatch qui veut tous les détails ? »

J'écrase un rire et le remercie intérieurement d'être celui qu'il est, sérieusement. Pas besoin de me tourner vers lui pour sentir son immense sourire et … Je suis quasiment certains qu'au fond de lui il n'est sans doute pas très étonné. Enfin, si, peut-être que sur le coup ça le surprend mais … Je me comprends. Et comme toujours, pas la moindre trace de jugement ni dans son regard que je sens braqué sur moi, ni dans le ton qu'il emprunte.

« Alors, est-ce que c’est un bon coup ? »
« Hey ! »

Cette fois c'est impulsif, je sors de mon immobilité et me tourne vers lui pour lui claquer le côté de la cuisse avec le revers de ma main, un sourire presque gêné sur le visage. Et puis d'abord qu'est ce qui te fait croire que … Oui, bon, d'accord.

« Pardon. C’était une blague de mauvais coup. Je m’excuse aussi auprès de toi William ! »
« Excuse toi ouais, non mais oh. »

Est ce que le Bleu s'en formaliserait ? Instinctivement je ne pense pas mais je ne le connais pas assez pour l'affirmer et je ne me permettrais pas de le faire. De mon côté, c'est du cinéma, pas une seconde je ne m'offusque réellement ou simplement parce que je me sens … Je sais pas, un peu gêné, oui. Le processus d'acceptation est encore en cours, on va dire, et sincèrement je suis à deux doigts de rougir. Chose totalement ridicule, au passage. En fait, je crois que je rougis déjà mais peu importe, avec le bronzage et l'obscurité qui se pointe ça ne se voit pas.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé entre vous ? »
« On a été voir une super conférence dont le thème était la situation géopolitique mondiale en 1946, suivi d'un débat vraiment très intéressant animé par un grand enseignant chercheur et historien d'Harvard. C'était fascinant. »

Pause. J'ai l'air super sérieux, très concentré et … Le pire, c'est que ça pourrait être plausible. Ce type est une encyclopédie et de ce que j'en ai vu il s'intéresse à tout un tas de sujets différents et je ne suis pas le dernier des curieux non plus alors sincèrement, oui, ça aurait pu être plausible mais, non, ça n'est pas ce qui s'est passé.
Un soupir m'échappe, une grimace traverse mon visage et se termine par un vague sourire un peu gêné alors que je me passe une main presque nerveuse dans les cheveux. Je fini par me racler la gorge comme pour reprendre un peu de consistance et tourne la tête une seconde vers Caem avant de trouver que le bracelet de ma montre est un truc super intéressant à regarder et à tripoter.

« Il m'a envoyé un message le soir où Mateo était là, pour savoir s'il pouvait passer pour … voir si l'Australie valait vraiment le coup, enfin plus le coup que la Californie, un truc comme ça. »

Est ce qu'en parler, y repenser, me colle des frissons ? Un peu. La surprise, le fait que son message m'ait pris totalement au dépourvu parce que je ne m'y attendais pas, j'y pensais même pas. Pas à ce moment là en tout cas. Puis l'attente jusqu'à ce qu'il arrive … Je n'ai pas oublié les sensations.

« J'vais pas mettre ça sur le dos de l'alcool ni sur la force de persuasion de Maracas parce que ça serait hypocrite mais bref, j'lui ai dit oui, il est arrivé le lendemain matin et ... il est reparti le surlendemain soir. Vendredi. »

Parce que j'avais pas envie qu'il parte et lui n'avait rien contre l'idée de rester un peu. Voilà, voilà … J'en suis encore tout retourné visiblement parce qu'en cet instant, en parlant de tout ça, chose que je n'ai pas fait jusqu'ici, ça me balance entre accélération du myocarde et … Je sais pas, je ne suis toujours pas très fier du timing. On va dire ça comme ça. J'oscille entre grimace et envie de sourire, autant être honnête. Pour ma défense, c'était il y a seulement deux/trois jours ...

« Derek était pas là, Jill et Kyle étaient partis la veille, Mateo en début de matinée, on était juste tous les deux. Il s'est passé ce qui devait arriver, j'lui ai sauté dessus au bout de deux minutes. C'était plus fort que moi et cette fois il ne m'a stoppé. »

Je ne baisse plus le regard, il est bien droit dans celui de Caem alors que j'ai la tête tournée vers lui. J'assume totalement ce que j'ai fait, si on fait abstraction de la culpabilité que je ressens un peu vis à vis de Kyle mais … ça me paraît évident que ça ne pouvait pas se passer autrement, pas après ce qui c'était passé dans la Salle Commune des Rouges quelques semaines plus tôt, à peine deux en réalité. Il m'a évité jusqu'à ce qu'on parte en vacances, je sais que ça n'est pas parce qu'il regrettait ce qu'on a failli faire tous les deux cette nuit là mais … Parce que comme moi, il ne se faisait pas confiance. Il n'aurait suffit que d'une étincelle, la première occasion, pour que ça recommence, je le sais. Je le sens.

« Est ce que ça fait de moi un véritable connard ? »

Question plus ou moins rhétorique, ponctuée par un haussement d'épaules. Oui, j'ai sauté sur Will alors que Kyle était à peine parti mais connard ou pas, pas une seconde je ne considère ce qu'il s'est passé comme une erreur. Pas une seconde je regrette. C'était rapide, peut-être, mais j'étais officiellement célibataire et lui aussi. On n'a rien à se reprocher, je n'ai rien à me reprocher. Le problème il est juste dans ma tête si tant est qu'il y en ait un. Rien qui ne puisse pas passer avec un peu de temps, à mon avis. J'avais envie de lui, qu'est ce qu'il y a de plus naturel que ça ? Envie plus que partagée, de ce que j'en ai ressenti. Le soulagement je n'ai pas été le seul à l'exprimer quand mes mains se sont posées sur lui et qu'on s'est retrouvés l'un contre l'autre.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Jeu 3 Nov - 20:00

Est-ce que Caem était content de son petit effet ? Oui il devait bien l’avouer ! Un peu d’humour, ça ne fait jamais de mal et le rire d’Enzo venait de lui prouver qu’il avait eu raison de ne pas être trop sérieux. Attention, en aucun cas le russe ne prenait le sujet à la légère. Loin de là. Il trouvait cela très sérieux et très intéressant. Mais il était persuadé que son ami avait aussi besoin de sentir que ce n’était pas la fin des temps. Que quoi que cette histoire puisse impliquée, on pouvait toujours en rire. Alors oui, Caem était très fier de lui. Bon peut être un peu trop si bien qu’il n’avait pu s’empêcher de continuer sur sa lancée et de poser une question légèrement… intime ! Bon certes ce n’était pas grave et c’était drôle, mais tout de même… Encore une fois, la réaction d’Enzo ne se fit pas attendre. Une claque sur la cuisse.

« Aouuuh ! »

Petit cri super virile de la part de Caem. Franchement, dommage que personne n’avait de quoi enregistrer parce que c’était vraiment mythique. Le russe se mit d’ailleurs à rire et plaqua sa main sur sa bouche, lui-même surprit du son qu’il avait laissé échapper. Il n’avait pas eu mal mais avait été surpris et c’était sorti tout seul. Bref, il avait été puni par le bon Dieu pour son audace. Ce qui ne l’empêcha pas de s’excuser. Heureusement pour lui, le rouge était indulgent. Amusé sans doute aussi. Mais il était temps de reprendre un peu son calme. Le visage de Caem changea donc rapidement. Il était assez fort pour ça, passer d’une émotion à l’autre, devenir impassible en un claquement de doigt. Cela pouvait s’avérer être très pratique. Le regard perdu vers le ciel, il demanda donc plus calmement à Enzo ce qu’il s’était passé entre lui et William. Enzo répondit assez vite mais autant dire que ce n’était pas ce à quoi il s’attendait. Caem arqua un sourcil. William était une grosse tête, ça il l’avait entendu. Mais il n’y croyait pas une seconde.

« Et il vous a parlé de cette magnifique domination américaine et du péril rouge … ? Pardon, habitude de russe. »

Caem sourit. Il se moquait gentiment de son camarade. Il ne rajouta cependant pas un mot, attendant simplement qu’Enzo se sente prêt à dire autre chose. Le soupir, le raclement de gorge, le regard furtif et l’objet qui devient fascinant. Son comportement ne trompait pas, ça allait venir, il fallait juste un peu de temps. Et il se lança finalement. Commençant par lui expliquer les circonstances. William avait donc lancé le premier appel ? Intéressant tiens. Caem se contenta de hocher la tête. Il esquissa un mince sourire en imaginant Mateo, un peu rond, en train d’expliquer à Enzo pourquoi il devait accepter qu’il vienne. Ça devait être cocasse. Mais soit, le russe se doutait bien que son ami n’avait pas été forcé, et encore heureux ! Il était donc resté un peu. Suffisamment de temps en tout cas pour qu’ils ne se racontent pas juste deux trois futilités. Caem attendit. Enzo continua, lui expliquant cette fois que les deux jeunes gens étaient restés tous les deux et qu’ils n’avaient pas fait qu’enfiler des perles. Enzo soutenait cette fois franchement le regard de Caem qui lui adressa un petit sourire.

« Petit chaud lapin va ! »

Celle-là, il la méritait bien pour le coup ! Ahem. Mais la question que posa Enzo lui fit froncer un sourcil. Son haussement d’épaule le rassurait un peu, de même que son ton. Il osait espérait qu’il ne pensait pas vraiment être un connard mais tout de même. Il avait prononcé le mot et ce n’était sans doute pas un hasard. Caem pouvait comprendre ce qu’il ressentait. C’était une situation délicate, il sortait tout juste d’une relation alors forcément beaucoup de questions se posaient. Mais Caem était persuadé d’une chose : Enzo était loin d’être un connard et il n’en démordrait pas si facilement.

« T’es pas un connard mec… Ce n’est pas parce que tu as et auras encore toujours de l’affection pour Kyle que tu peux pas avoir d’autres envies. Et les périodes d’abstinence après les ruptures et les deuils c’est fini depuis longtemps tu sais… »

Et heureusement d’ailleurs ! Il n’y avait pas de règle. Chacun faisait comme bon lui semblait. Il avait rompu avec Kyle, il ne l’avait pas trompé. Certes il venait juste de le faire mais c’était ainsi. Il n’avait pas trompé Kyle, il n’avait pas abusé de William. Alors quoi ? Coupable d’avoir des désirs ? Ah ça oui il l’était mais bon hein, si on devait condamner les gens pour ça, on était mal barré.

« Avoir des relations entre adultes consentants c’est pas une mauvaise chose. »

Petit sourire du côté de Caem. Certains semblaient oublier ça parfois. Les relations sexuelles étaient aussi l’expression de quelque chose de beau. Sans parler nécessairement de sentiments ou de quoi que ce soit du genre. Simplement du fait que deux personnes se donnant l’une à l’autre c’était loin d’être une abomination. Ça devait être vu à sa juste valeur. Alors arrêtons les blâmes inutiles. William et Enzo avaient eu raison de profiter de ce moment. Peut être que Kyle n’aimerait pas forcément le savoir, ce qui pouvait se comprendre. Mais en aucun cas ça ne remettait leur histoire en cause, Caem n’en doutait pas.

« Je suis déçu quand même que tu n’ais pas cédé à mon charme alors que tu cèdes à celui de William… »

Nouveau sourire de la part de Caem. Il voulait vraiment dédramatiser la situation. Il était hors de question pour lui qu’Enzo se bouffe, se rende malheureux avec tout ça. La fin de son histoire avec Kyle allait l’affecter c’était certain et sain, mais il ne devait pas se rajouter de la culpabilité en plus pour rien. Non vraiment pas.

« Et maintenant ? »

Parce que malgré tout, la question lui brûlait les lèvres.
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Mar 8 Nov - 18:04

Je l'admets, je me retrouve un peu comme un con perdu entre ce que je ressens. D'un côté je culpabilise, un peu, et surtout je me demande si … Enfin si ça fait de moi quelqu'un de pas très classe – parce que je le pense, sincèrement. D'un autre côté, je le dis et je le répète, je ne regrette absolument pas ce qui s'est passé avec Will et si c'était à refaire je n'hésiterai pas une seconde. Je crois que le sourire que je n'arrive pas à lâcher quand j'en parle en dit long, parce que oui, c'était … Bien, mieux que ça même. Je ne m'étais pas lâché comme ça depuis des lustres alors oui ça me colle le smile d'en parler, d'y penser, parce que je ressens encore les chatouilles que ce genre de trucs te provoque dans le bide. Sans parler de cette sensation, cette impression de se sentir libre … C'est exactement ce que je cherchais. Pendant deux jours j'ai oublié le reste du monde, je me suis laissé vivre au fil de mes envies et ça fait énormément de bien.
C'est juste le temps de s'y faire, j'imagine, et je pense que ça viendra rapidement même si ça me fait du bien de mettre des mots là dessus et d'en parler avec Caem. Je sais qu'avec lui – avec d'autres aussi, je dis pas, mais … c'est Caem, c'est tout – je peux parler de tout et dire sans sourciller tout ce qui peut se passer dans ma vie ou dans ma tête alors voilà, c'est chose faite.

« T’es pas un connard mec… Ce n’est pas parce que tu as et auras encore toujours de l’affection pour Kyle que tu peux pas avoir d’autres envies. Et les périodes d’abstinence après les ruptures et les deuils c’est fini depuis longtemps tu sais… »

Vague sourire amusé, je n'en suis pas moins touché pour autant. Je ne cherche pas à ce qu'on me dise que je suis un type bien et que ce que j'ai fait ça n'est pas grave mais on ne va pas se mentir, ça fait quand même du bien de l'entendre. Ça réconforte. Ces mots, j'avais besoin de les entendre, point.

« Avoir des relations entre adultes consentants c’est pas une mauvaise chose. »

Il sourit tranquillement, profondément convaincu de ce qu'il avance et je ressens tout le sérieux qu'il met dans cette affirmation. Ce sérieux il me le transmet et sans vraiment m'en rendre compte j'acquiesce d'un signe de tête avant de replonger mon regard dans une contemplation silencieuse de la nuit qui tombe. Tout est calme, paisible, moi y compris. Il a raison, si on fait abstraction d'un décor plus large, ça n'a rien d'une mauvaise chose. C'est un partage, quelque chose de voulu, un truc entièrement positif.

« Je suis déçu quand même que tu n’ais pas cédé à mon charme alors que tu cèdes à celui de William… »

Cette fois mon sourire se transforme en rire bref, un rire qui secoue mes épaules et mon corps tout entier alors que je secoue la tête de droite à gauche et de gauche à droite avant de chercher son regard à nouveau.

« J'suis désolé, vraiment. J'crois que j'ai ouvert les yeux trop tard et … On s'est ratés. C'est simplement une question de timing parce que sinon t'aurais déjà la bague au doigt chéri. »

D'abord un clin d'œil puis un air profondément triste pour illustrer ce timing foireux. Caem et moi ? Sérieusement, je pense que même si je me mets à coucher avec d'autres types que Kyle, lui et moi on a passé un stade d'amitié qui nous empêche d'avoir ce genre de considération l'un envers l'autre. Je pourrais pas et lui non plus, j'en suis persuadé. Et puis bien sur il y a Killian dans l'équation. Ça ne nous empêche pas d'en plaisanter régulièrement et ça ne s'arrêtera pas, j'en doute. Tant mieux, parce que ça me fait vraiment rire. C'est notre truc à nous … Et à la réflexion c'est un peu le cas aussi entre Killian et moi … ça va se finir en ménage à trois ce truc moi je vous le dis !

« Et maintenant ? »
« Maintenant c'est toi qu'est casé ! A croire que tu l'fais exprès pour qu'on y arrive pas. Merde. »

A fond dans mon délire, j'ai vraiment l'air de m'énerver mais bien sur ça n'est pas le cas et surtout j'ai très bien compris le sens de sa question. Je sais que c'est de l'intérêt qu'il me porte parce qu'il est mon ami et ce qui se passe dans ma vie l'intéresse par conséquent mais … ce type est une commère, il adore les potins ! Et ça peu de gens le savent. Fourbasse va.

« Maintenant … Je sais pas. Rien. Enfin j'veux dire on s'est pas fait de promesse ou quoi que ce soit donc sincèrement j'en sais rien mais c'est plutôt clair que si ça doit se refaire j'y mettrais pas de frein. »

Pourquoi est ce que je le ferai ? J'ai trop pris mon pied pour lui dire non, c'est aussi simple que ça. Et si ça ne vient pas de lui, s'il ne me provoque pas, qu'est ce qui m'empêche moi de le faire ? On verra bien, à l'instinct, sans se prendre la tête, comme là-bas. Tout simplement.

« Il m'a jeté un putain de regard dans le hall tout à l'heure, si j'avais pu le déshabiller sur place je l'aurai fait. Ce mec est une véritable allumeuse de compet. »

Hum, pardon.
Je m'égare.

« J'ai envie de m'amuser, de faire ce que j'ai envie de faire quand j'en ai envie, de profiter, etc … Y a de plan à faire sur aucune comète, je prends les choses comme elles viennent sans me poser de question. Ceci dit hors considération purement sexuelle, j'apprécie vraiment ce type, on s'entend bien, on se marre bien, il est intéressant donc clairement, j'vais pas le fuir parce qu'on a couché ensemble et je doute qu'il soit dans cet optique là lui non plus. C'est devenu un pote et j'espère bien qu'il va le rester. Et s'il se passe plus rien … Soit, c'était cool, j'aurai pas de regrets. »

C'est aussi simple que ça, non ? Si.

« Après … si ça devient un pote avec un p'tit extra … J'ai jamais eu l'occasion d'être dans ce délire là, enfin jamais régulièrement, mais là, comme ça, à chaud, j'dirai que ça me déplairait pas. »

Haussement d'épaules. Non, clairement, je crois que je n'y verrais absolument aucun inconvénient. En fait j'en suis certain mais peu importe. J'ai accepté quasiment tout de suite d'être attiré par lui alors que jusqu'ici ça ne m'était jamais arrivé avec un autre mec que Kyle donc tout ce qui pourrait coincé n'a pas lieu d'être. De mon côté en tout cas.
A ce moment là je repense à un truc et j'essaie de retenir mon sourire mais c'est peine perdu. C'est le sourire d'un sale môme à moitié fier de sa connerie même si ça n'a rien d'une connerie. Enfin pour certaines choses si, mais je me comprends. Je repasse juste en mode sale gosse et les vannes s'ouvrent à nouveau.

« J'ai passé une partie de la nuit dernière avec ma voisine, aussi. Celle qui m'a pris ma p'tite fleur à l'époque. Visiblement elle avait encore des trucs à m'apprendre … Et mon frère pense que je couche avec Mateo parce que j'ai rien fait pour nier quand il s'est mis ça dans le crane. Ça me faisait trop rire et d'ailleurs faut que je dise ça à notre Latino, il va être ravi. »

Le sourire s'élargit … Je regarde Caem et … J'éclate de rire en m'allongeant à mon tour, les mains croisés sur le ventre, mort de rire.

« Putain de merde, en quatre jours j'suis devenue une vraie p'tite salope. »

Et je t'interdis de dire que c'était déjà le cas avant ! Même si c'est vrai et que je n'avais probablement pas eu le « loisir » de laisser s'exprimer ce côté là de moi mais passons. La vérité c'est que je n'ai pas le souvenir de m'être autant amusé, de m'être senti aussi vivant et libre, depuis une éternité.

« Pardonnez moi mon Père, j'ai pêché, mais t'en fais pas, j'compte pas être Papa tout de suite. J'me protège. »

Derniers soubresauts de rire, je me calme petit à petit et à nouveau le silence s'installe brièvement. Les étoiles commencent à apparaître, la lune se présente elle aussi doucement derrière les nuages. Premier quart. Bientôt ma belle, bientôt, et j'ai hâte. Vraiment.

« Ça manque un peu de ressac et de l'odeur de l'Océan mais … On est pas mal là, hum ? »

Sérieux, tranquille … enfin presque.

« C'est tellement romantique ! Ça m'donne envie d'te pécho ! »

Et sans prévenir je me redresse et le chope comme je peux, m'affalant à moitié sur lui. Pour rire, évidemment. Insupportable, je suis. Excité comme une puce, aussi. Le premier qui me compare à un jeune chien fou … Et bien il aura raison, voilà. Quelqu'un a une baballe ?

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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Jeu 10 Nov - 11:22

Vous cherchez les rois de la connerie ? Plus la peine de remuer ciel et terre, ils sont là, juste en face de vous. Les biens nommés Enzo Ryans et Caem Kaliayev ont tous les outils en mains pour vous raconter un maximum de conneries à la minute. Et ils étaient encore en train de le prouver. Le russe ne put s’empêcher de rire quand Enzo évoqua le mauvais timing de leur rencontre. Ils devaient paraitre bizarres à toujours faire des vannes là-dessus mais leur amitié comprenait ça aussi et ça les amusait beaucoup. Non clairement, c’était inenvisageable de les voir ensemble maintenant, Caem ne trahirait pas Killian, c’était proscrit. Il l’avait retrouvée et était heureux avec elle. Mais oui, imaginer Enzo lui passer la bague au doigt c’était drôle. Surtout quand celui-ci décidait de jouer le comique de répétition. Non Caem voulait savoir ce qu’il advenait de William et lui enfin bon ! Cela ne l’empêcha pas de rire avec son ami. Il aurait bien fait travailler ses zygomatiques au moins, un bon point ! Enzo reprit cependant son sérieux et répondit à la question originelle du Poufsouffle. Ce dernier hocha doucement la tête en l’écoutant. Il avait raison de penser ainsi à ses yeux. Attendre de voir et suivre ses envies. Il pouvait se permettre de profiter un peu, de se laisser couler pour une fois. Caem ne lui jetterait pas la pierre, les gens ici l’ignoraient mais avec ses amis en Russie il n’était pas en reste et avait su aussi profiter des plaisirs charnels. Et oui, le petit garçon gentil était plein de surprises. Mais bref, il n’était pas le sujet pour le moment. Non, le sujet c’était Enzo qui se tenait à côté de lui et qui ne put s’empêcher de lui dire comme il aurait aimé déshabiller William au milieu d’un couloir.

« Oh mon dieu… »

Pas prude certes, mais Caem n’avait pas forcément envie d’imaginer Enzo en plein ébat sexuel. William une allumeuse ? Il le croyait même s’il n’avait jamais vu cette partie de sa personnalité et ça semblait normal, non ? Enfin bref. Enzo expliquait alors au russe comment il se plaçait vis-à-vis de William et vis-à-vis de lui-même aussi. Cette envie de vivre pleinement, qui pouvait le blâmer ? C’était une réaction tellement humaine. Le Poufsouffle hocha la tête une nouvelle fois. Enzo et William sex-friends ? Pourquoi pas après tout ! Encore une fois, le jaune n’était pas du genre à juger et tout ce qu’il voyait c’était qu’Enzo avait retrouvé le sourire et semblait se sentir à l’aise dans ses baskets, pour lui c’était l’élément le plus important. Il espérait juste que Kyle allait bien aussi bien sûr.

« Bon les gars par contre faudra nous dire quelles pièces vous avez l’intention de baptiser histoire qu’on est pas de mauvaises surprises. »

Merci Caem pour ce moment de poésie. Il lança alors un regard amusé à Enzo, assez fier de sa connerie. Sur ce que venait de dire Enzo il n’avait rien à commenter, il approuvait. Alors autant dire des conneries. Oui, ce soir-là il était particulièrement en forme et ça fusait. Et d’après le sourire qui était en train d’apparaître sur le visage d’Enzo, celui-ci n’était pas en reste. Caem arqua légèrement un sourcil, intrigué par ce qui allait suivre. Et il ne fut pas déçu. Alors là ! Strike ! Enzo avait eu une vie plus que trépidante pendant ces vacances ! Petite salope ? Non quand même pas. Mais oui c’était drôle et le russe partagea l’hilarité de son ami.

« Alors là sérieusement, tu me vends du rêve Enzo. Déjà que tu es retrouvé ta première fois, c’est quand même assez fou. A croire que tu l’avais marqué, pas mal pour tes débuts ! »

Pause rire. Non mais sérieusement, Enzo, quel tombeur !

« Et que ton frère pense que tu te tapes Mateo… Alors ça c’est la meilleure ! Je veux être là quand tu vas lui dire, sérieux ça va être juste mythique ! »

Non parce que bon, Mateo n’était clairement pas du même bord que les deux joyeux lurons qui étaient en train de rire sur le toit. Alors oui, il se demandait bien comment il allait réagir. Sa tête serait sans doute à immortaliser. Pauvre petit Mateo, il allait en voir de toutes les couleurs avec ces deux là. L’avantage étant qu’ils savaient très bien tous les trois à quel moment se liguer avec qui pour en faire baver le troisième. D’ailleurs, Caem n’avait jamais été ciblé par Mateo et Enzo, il devait peut-être se méfier…

« Tu es absous de tes pêchés mon fils par la sacro-sainte confession ! »

Oui bonjour, Caem en prêtre ceci est tout à fait pas du tout crédible. Mais soit, on faisait avec. Et puis, ils n’étaient plus à un blasphème près ! Le russe, sourire aux lèvres, se laissa alors envelopper par la douceur de l’ambiance. Enzo avait raison, ils étaient bien là, très bien même. Retrouver ses potes, était toujours un moment particulier. Joyeux. On oublie tout, même les petits accrochages qui auraient pu avoir lieu. Pour ne garder que le meilleur, le plaisir d’être ensemble. Plaisir débordant d’ailleurs ! Enzo eu à peine le temps de prévenir et voilà qu’il se trouvait affalé sur Caem. Ce dernier se mit à se débattre en riant.

« Aaaaaaaah, au secouuuuurs ! »

Caem avait pris sa voix la plus virile pour exprimer ce petit cri. Il se débattait faussement face à son ami, secouant vivement la tête. Ce type était fou. Ils étaient tous les deux fous. Et c’était peut-être aussi ce qui faisait que leur amitié marchait si bien. Ils s’étaient trouvés en un sens. Et ils en avaient fait du chemin, pour le meilleur et pour le pire comme qui dirait.

« Je vais dire à ma femme que t’essayes de me violer ! »

Exagération ? A peine ! Mais Caem se plaisait dans ce rôle de petit être martyrisé qui devait appeler sa chérie au secours. Parce que c’était un peu elle la force du couple et il n’avait aucune honte à le dire. Et puis là, il avait honte de rien, il était juste heureux, détendu et prêt à reprendre le train train quotidien, en espérant que tout reste calme…

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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   Jeu 10 Nov - 13:15

Pas de filtre. Oui, je l'admets, je me lâche un peu encore une fois et je balance tout ce qui me passe par la tête super librement mais … Soyons sérieux, c'est Caem. Je sais qu'il a l'air prude, sage et tout ce qu'on veut mais c'est une putain de couverture ! Alors certes je me doute bien qu'il n'a pas spécialement envie d'imaginer ce que ça pourrait donner si je me mettais à déshabiller William dans le hall ou n'importe où ailleurs mais je sais que ça ne le choque pas. Lui aussi a une vie sexuelle, et puis vous savez ce qu'on dit non ? C'est ceux qui en parlent le moins qui en mangent le plus. C'est tout ce que j'ai à dire sur le sujet. Quant aux pièce à baptiser … Toutes ? Mais enfin ne mettons pas le Sombral avant la carriole, qui a dit que ça se reproduirait ? Même si personnellement je n'ai rien contre la reproduction et OUI, OK, je sors.
J'y peux rien, cette discussion, tous ces trucs évoqués, ça m'entraine dans une spirale de conneries et de bonne humeur ambiante. J'arrête pas, je déballe, ça le fait rire et moi ça m'émoustille. Je me sens bien, c'est tout, et ça fait du bien. En attendant je compte bien attendre que Caem soit là pour balancer à Mateo qu'il est mon nouveau mec sans le savoir. Je revois l'expression de Derek quand il s'est mis ça dans le crane, quand le doute l'a traversé alors que je passais en mode « Petite Garce Manipulatrice » … Sincèrement c'était à mourir de rire et je suis presque certain que Vargas fera potentiellement la même tête. Quant à Jeenah, oui, c'était vraiment particulier. Un truc presque scolaire même si ça fait bizarre dit comme ça mais enfin je me comprends. J'avais pas touché le corps d'une femme depuis des lustres, j'ai aimé retrouver ces sensations et en découvrir des nouvelles, clairement. Surtout avec elle parce que … Oui, je sais pas, peut-être que ça vient du fait qu'elle a été la première mais c'était réellement particulier. Pour être tout à fait honnête je ne compte pas m'arrêter là et même si ça fait de moi un obsédé aux yeux de certains ça me passe carrément au dessus de la tête. Pourquoi se priver de si bonnes choses ? Aucune raison valable.

Enfin, tout ça me met dans un état proche de l'hystérie – dans le bon sens du terme – et voilà ce qui se passe, je ne me tiens plus et je saute littéralement sur ce pauvre Russe qui se débat comme il peut. Seulement quand on se prend une vague Australienne sur le coin de la tronche, c'est difficile de s'en dépêtrer, hum ? Mais t'aimes ça ! Je le sais.

« Aaaaaaaah, au secouuuuurs ! »
« Tu peux toujours crier, pourquoi tu crois que je t'ai entrainé ici ? Parce que personne ne peut t'entendre ! »

Il se débat, il se marre, je me marre aussi et je le chatouille. Un truc super viril en somme, comme le cri qu'il vient de lâcher vous en conviendrez, mais qu'est ce qu'on s'en fout ! On s'amuse comme deux gosses insouciants parce que c'est exactement ce qu'on est en ce moment. Des gosses, des jeunes adultes qui pressent sur pause et profite de leurs derniers instants de vacances certes mais aussi et surtout d'un moment passé ensemble. Il n'y a qu'avec ce type que je pourrais faire un truc pareil, je le sais, parce que c'est comme ça qu'on fonctionne ensemble tous les deux. Comment j'ai fait pour me passer d'un pote comme toi pendant autant de temps, tu peux me dire ? Vas-y, chope la grosse tête, tu peux.

« Je vais dire à ma femme que t’essayes de me violer ! »

Blocage. J'arrête et m'écarte aussitôt, les deux bras levés vers lui, paumes dans sa direction en signe de reddition.

« Ouais, bon, ok. J'arrête. Laisse Killian en dehors de ça. »

Ce sérieux dure trois secondes avant que j'éclate de rire et lui aussi, à nouveau. Je fais le malin, on se marre, etc … Mais très sincèrement, je n'aimerai pas être celui ou celle qui tente quoi que ce soit avec Caem parce que je la connais la Lionne, elle n'y irait pas quatre chemins et j'ai beau être costaud … Mais plus sincèrement, on sait tous à quoi s'en tenir dans cette histoire.
Le reste de la soirée se passe plus calmement, on discute de tout et de rien, y compris des cours, jusqu'à ce qu'un Gardien vienne nous déloger et nous fasse gentiment comprendre qu'il est l'heure de rejoindre nos dortoirs respectifs. On obtempère sans broncher, gentils et sages garçons, mais c'est sur une énième connerie qu'on se sépare. Je crois que je n'aurai pas pu rêver meilleur retour au bercail.

▬ FIN ▬
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MessageSujet: Re: Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem   

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Oh it's been a hell of a ride ▬ Caem
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