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 Ils sont ivres nos bateaux - Enzo

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MessageSujet: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Ven 19 Aoû 2016 - 15:53


   
ft. Enzo & Will

   
Ils sont ivres, nos bateaux

   
   

   

   
Lundi 4 Mai – Tôt le matin

Je n’arrive pas à fermer l’œil. Impossible.
Nu comme un vers, allongé sur le dos et un bras sous la tête, j’ai le cerveau qui tourne à plein régime. J’me sens bien, du genre heureux.
Non Cam’ c’est pas grâce à ton cadeau. En tout cas, pas encore.

Mon réveil affiche 6 heures du matin et je sais que je n’arriverais plus à dormir. En réalité j’ai autre chose en tête. Je me lève, enfile un caleçon et sors de mon dortoir sans bruit. Ca n’est pas la direction de la salle commune que je prends mais celle du dortoir au-dessus et tout ça, avec un sourire espiègle sur les lèvres.
J’arrive à la porte des dixièmes années et passe la porte en silence, discrètement, comme je sais si bien le faire. Je me suis visiblement levé avec le diable au cul…
Mes yeux s’adaptent peu à peu à la peine ombre et je repère le lit que je vise, un peu plus loin.
Celui de Dean.
Dean. J’y aurai jamais cru. De le voir vivant et encore moins de le voir ici. Pourtant, quoi de plus logique quand ses trois potes de toujours décident de revenir à Poudlard ? Plutôt crever que de nous laisser y aller sans lui et question de « mort », on a déjà donné avec lui.
On avait tous les trois pariés sur son assignation à une maison. Les filles sur Gryffondors OU Serpentard et moi, pour Serdaigle. Plus par solidarité que réelle croyance.
Et cet enfoiré est bien chez nous, chez les têtes, les « intelligents ».
Macy fait encore la gueule d’ailleurs, trop vexé de voir que lui a réussit à en faire partie mais pas elle alors que, soyons lucide, elle est bien plus futée que lui.

Il y est des choix(-peau HAHA) que l’on explique pas.

J’approche de son lit, écarte doucement le rideau et m’assoit sur le matelas. Il dort paisiblement, allongé sur le ventre, bras sous l’oreiller.
N’est-il pas beau comme ça ? On dirait un gros – très grand surtout – bébé.
Je m’approche de son oreille, l’embrasse sur la tempe. Il bouge, légèrement, esquisse un sourire. Et je prend une grosse voix.

- Il est l’heure de te réveiller mon gros sucre d’orge.

Il sursaute, étouffe un juron et j’ai à peine le temps de m’écarter, au risque de me prendre une putain de beigne dans la gueule. Dean brandit sa baguette sur moi, le regard fou.

- Wowowow ! Doucement chérie, c’est moi.
- Putain Jackson. J’ai failli te tuer.
- T’as failli, comme tu dis.

Je ricane et me lance sur son pieu, m’y assoit comme si c’était chez moi. Adossé au bout, jambes croisées, je le laisse émerger en se frottant les yeux. Torse nu, crane rasé, on peut dire que c’est le genre de type qui en impose même s’il ne le voulait pas. Ajouté à ça, son manque de loquacité et son regard clair, glacial… Ouais, il n’a rien d’avenant.
Pourtant, c’est un vrai cœur mou.

Il regarde l’heure, lâche un soupire.

- Tu es sérieux ?
- Quoi ! J’arrivais pas à dormir et ça m’fait du bien d’avoir une présence masculine dans la famille.

Il me lance un regard qui se veut sévère mais j’sais qu’il ne l’est pas. Il est trop content de me retrouver, tout comme moi. Il s’assoit à son tour, s’adosse contre la tête de lit et se passe les deux mains sur son visage.

- Ca va ?
- Ouais.
- Bien dormi ?
- Ca va.
- J’avais oublié à quel point t’étais bavard, tu m’donnes la migraine.

Il esquisse un sourire silencieux.
Comme à ses habitudes. Ouais, si vous voulez vous taper la grosse discussion avec lui, vous vous plantez de personne. Mais j’aime bien ces silences, j’aime bien son calme. Il ressemble à Maxime comme ça, s’il n’y avait pas Mateo on aurait pu penser qu’il est son alter-ego.
Elle semble respirer de nouveau depuis qu’on l’a retrouvé.

- Alors, t’en penses quoi ?
- De ?
- L’école.
- Pas mal. Je préférais Salem mais on y est bien.
- Ouais.

On y est bien. C’est vrai.
On y serait mieux sans ces connards sanguinaires, mais bref. J’ai pas envie de plomber l’ambiance.
On reste là, à ne rien dire ou seulement à échanger quelques mots et ça me suffit.
Il est là, c’est tout ce qui compte pour moi.




Sept heures dix. Je quitte le dortoir de Dean pour rejoindre celui des Gryffondors. Une envie subite, née de nul part. Un pantalon lâche, un tee-shirt pourrie avec des trous dedans et je me glisse dans leur salle commune pour grimper les étages jusqu’au dortoir des 6ème années.
J’agis à l’instinct, à l’envie et peut-être même au besoin mais je pousse la porte discrètement. Je sais quel jour nous sommes mais surtout, ce qu’il se passera ce soir. Et je serais un menteur si je disais que ma présence ici, n’est pas calculée. Ou presque.
Le pieu d’Enzo, je le connais. Pourtant, je ne l’ai pas foulé depuis que nous sommes revenu au château. Je l’ai allumé, il m’a allumé, mais nous n’avons pas refranchis le cap, tous les deux trop occupés à retrouver nos marques, nos proches. Moi j’ai eu le retour de Dean et lui, l’arrivée de sa cousine. J’dis pas que nous n’avons pas échangé, au contraire. Les discussions, ça ne manque pas. Pour tout, pour rien, des choses simples et naturelles.
Mais ce matin, j’ai envie d’autre chose.
En douceur, je tire le rideau de son lit et je le trouve roulé sur le côté, torse nu, entrain de dormir. Profondément ou non, je n’sais pas mais je retire mon tee-shirt et me glisse sous ses draps.
Oui, exactement, comme si j’étais chez moi.
J’aime être un élément perturbateur.



D’un bond et avant que je ne le laisse me clouer au lit, je me lève et franchit les rideaux qui séparent l’intime des yeux du monde. Je ramasse mon tee-shirt et passe ma tête entre les tissus, puis vers Enzo.
Il peut voir mon large sourire aux lèvres, mon regard brillant d’un tas de chose qu’il pourra facilement deviné en cet instant.

- J’espère que tu as suffisamment d’imagination parce qu’on va être en retard en cours.

Et je me tire dans la salle commune en trottinant pour rejoindre la mienne, après l’avoir allumer comme un feu de cheminée en plein hiver, bien trop content de mon coup savamment calculé.



   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Ven 19 Aoû 2016 - 22:43

Lundi 4 Mai 2015 ▬ Début de matinée
Ils sont ivres, nos bateaux



William & Enzo

Sommeil agité. La Lune m'appelle déjà depuis quelques heures mais ça n'a rien d'insoutenable. Comme tous les mois depuis un moment, j'ai simplement hâte d'y être. Seul dans mon lit, je trouve Morphée par intermittence. Et puis il y a cette présence, là, derrière moi. Si je ne bouge pas, je n'en suis pas moins éveillé pour autant. Le simple fait de sentir sa présence commence déjà à faire accélérer mon Myocarde, son odeur rempli mon odorat petit à petit. Enzo et Loup se réveillent en même temps.



« J’espère que tu as suffisamment d’imagination parce qu’on va être en retard en cours. »

Cet enfoiré est hors de portée de main. Il ne me suffirait de pas grand chose pour le rattraper et j'en crève d'envie mais s'il veut jouer à ce jeu là, il va être servi. Sache que j'ai ma fierté Monsieur Jackson, et que tôt ou tard j'aurai ce que je veux. Toi. Un prédateur doit avoir de la patience pour attraper sa proie et c'est ce que tu viens de devenir. Je le soupçonne clairement de l'avoir cherché, soit dit en passant, parce que je commence à le connaître.
Ça ne m'empêche pas d'envoyer mon oreiller voler à travers le lit dans un geste rageur alors que je me laisse retomber sur le matelas. J'attends juste un peu que la chaleur redescende dans mon corps, chose un peu compliqué puisque ce salopard sait y faire pour m'enflammer en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, mais quand je me lève finalement et traverse le Dortoir direction la douche sans accorder le moindre regard à mes collocs qui se lèvent eux aussi ...

« Le Loup est dans la bergerie. Je répète : Le Loup est dans la bergerie. »

… Je crois qu'ils ont tous capté l'essentiel : Ne pas me faire chier. Oui, la frustration peut me rendre très con. Ils le savent tous. Ils ne savent pas que je suis frustré, évidemment, mais ils savent quel jour on est et reconnaissent les signes d'un bon ou d'un mauvais jour.

Douche froide.
La deuxième de la journée ...

#

Lui courir après ? Le rejoindre dans son dortoir, sous la douche ? Il peut toujours rêver. Ça m'a brûlé de le faire mais je ne cèderai pas, pas après le coup de pute qu'il m'a fait tout à l'heure. Je prends sur moi, énormément, mais Loup m'aide beaucoup, paradoxalement. Je le laisse prendre un peu plus d'espace, l'Humain disparaît tranquillement, il s'efface un peu sans jamais totalement quitter mon être. Mon Tue-Loup est efficace, je le sens, mais je sens aussi qu'il n'est pas celui de la Prof. Y a pas de court-circuit, je sais pas si c'est l'Homme qui se laisse aller à certains côté de lui … ça n'a pas d'importance. C'est à prendre ou à laisser, j'le sens comme ça, je le vivrais comme ça et pas autrement.

C'est mon jour, ma nuit.
Personne ne pourra m'enlever ça.

Pas de petit déjeuner pour moi. D'une parce qu'aller m'enfermer avec autant d'humain, de bruit, etc … C'est mort. De deux parce que je n'ai que rarement faim les jours de Pleine Lune. Faim de nourriture humaine, j'entends. J'avale rapidement un jus d'orange histoire d'avoir quelques vitamines dans le sang, j'attrape une pomme et je me tire sans m'être assis une seconde. Dans ma tête se déroule un schéma bien précis, le prédateur est en chasse, il a de la patience et de l'endurance à revendre.
Appuyé contre un large poteau, près de la porte du Hall, une jambe repliée et le plat du pied posé contre la pierre, j'attends. Comme toujours j'ai la capuche vissé sur la tête, mon sweat n'est pas fermé parce que j'ai déjà trop chaud. Mains dans les poches, regard rivé vers le sol, invisible. La vengeance est un plat qui se mange froid, y compris pour les impulsifs chroniques dont je fais partie.
La Grande Salle commence à déverser sont flux d'humains. Je ne vois pas, je perçois, j'entends. Pourquoi est-ce que je me tiens là ? Parce que je connais quelques une de ses habitudes. Parce que je sais qu'il va probablement aller fumer sa clope avant d'aller en cours. Seul ? Accompagné ? On verra bien. Ça m'est d'ailleurs arrivé de me joindre à lui en début de semaine, juste comme ça, pour discuter avant d'entamer la journée. Juste le temps de me rendre compte qu'il me fait toujours autant d'effet si ce n'est plus. Le simple fait de ne pas l'avoir touché depuis ce qu'il s'est passé chez moi à tendance à me rendre dingue. Pourquoi s'infliger ça ?

« Tu vas quelque part ? »

Je ne relève pas la tête, en l'état il ne doit pas voir mon visage donc aucune de mes expressions. Encore une fois, j'ai laissé faire mes sens, je sais que c'est lui et pas un autre. Je sais aussi qu'il est seul et que je ne me suis pas planté en supposant qu'il irait faire son tour dehors. Est ce qu'il m'a cherché entre temps ? Est ce qu'il s'attendait à me voir débarquer ? Je pense qu'il pensait effectivement que j'allais sinon le rattraper quand il a quitté mon dortoir, au moins le rejoindre dans le sien. Et bien non. Je suis pratiquement certain également de l'avoir fait sursauter à l'instant.
Je relève finalement la tête et croise son regard. Pression sur mon pied, je m'écarte du mur et m'approche de lui d'un pas lent, assuré, la tête haute, dressé de toute ma taille, pour me planter à quelques centimètres de lui sans porter la moindre attention à ceux et celles qui peuvent passer à côté de nous. Pas de Macy, pas de Maxime, pas de Dean non plus ni de Mateo. Il n'y a que pour ceux là que j'aurai fait une exception. Léger sourire en coin, plus carnassier qu'autre chose, légèrement détaché. Mes mains restent dans mes poches et je le toise.

« Tu vois, j'ai pas eu ma ration de brioche ce matin au p'tit dej, ni même depuis dix jours et ça me rend … de très mauvaise humeur, un peu irascible. »

Est ce que je suis de mauvaise humeur ? Difficile de décrire une humeur un jour de Pleine Lune. Ce qu'il m'a fait plus tôt m'a mis sur les nerfs, c'est plutôt clair, mais je ne lui en veux pas dans le sens où je lui reproche quelque chose. C'est un jeu, un jeu qui se joue à deux, et c'est de ma faute si je me suis laissé avoir. Je ne suis simplement pas connecté aux émotions humaines aujourd'hui, disons beaucoup moins que d'habitude, alors à partir de là inutile de chercher à mettre des mots sur tout ça, des qualificatifs.
C'est avec une lenteur exagérée que mon visage se rapproche du sien alors que je baisse la tête mais à aucun moment je ne le touche, mes mains restant bien sagement dans mes poches. Mon regard capture le sien, je ne suis plus qu'à quelques millimètres de ses lèvres, nos fronts se touchent presque, j'effleure sa bouche avec la mienne, son nez avec le mien ...

« A quoi tu joues Jackson ? »

… et m'écarte au bout de deux secondes sans jamais le lâcher du regard, toujours ce sourire en coin qui ne me quitte pas. Un pas en arrière, deux ...

« Hey, William ! »

… Le réflexe par de lui même. Une seconde ma main droite est dans ma poche, la suivante elle se plaque sur le torse du type qui se pointe comme une fleur pour l'empêcher de s'approcher, le coupant en plein élan, ce qui visiblement ne lui plait pas du tout. Ses états d'âmes, j'en ai clairement rien à carrer. Tout comme de lui en temps que personne. Je sais juste qu'il n'est pas un des proches du Serdaigle et ça me suffit.

« Eh ! Mais tu fais quoi là ? Ça va pas ou quoi ? Me touche pas. »

Je ne sais pas qui il est et je m'en fous. Je ne lui accorde d'ailleurs aucun regard, mes yeux restant braqués sur William. Ma main elle, reste fermement à plat sur le thorax de l'intrus – parce qu'à mes yeux c'est ce qu'il est et rien d'autre – jusqu'à ce qu'il recule pour s'en défaire. Je sens son regard peser sur moi, sa colère me percute de biais comme une vague. Elle ne m'ébranle pas une seconde.

« Je sais pas si t'as des problèmes de vue ou d'autre chose mais puisque visiblement ça t'a échappé, on parle là. »

Et je ne veux pas que tu le touches.

Méprisant, hautain, exprimant une assurance que je ne laisse pas souvent transparaitre. Froid, détaché, animal. Paradoxalement très humain. Détestable dirait probablement certains. C'est pourtant bien moi, simplement un côté que je ne laisse pas s'exprimer souvent ces derniers temps mais il reste bien présent.

« Non mais tu t'prends pour qui ? Tu m'parles pas comme ça. »
« Sinon quoi ? »

Le ton est calme, tranchant et glacial néanmoins. Là seulement je me tourne vers lui et le toise avec mépris, sans autre expression particulière sur le visage. Un pas dans sa direction, il recule, cette fois c'est l'odeur de la peur qui me parvient. En moi, le Prédateur jubile. Sur mon visage, rien ne transparait.

Why does it feel so good to be bad ♫
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Mar 30 Aoû 2016 - 22:28


   
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Ils sont ivres, nos bateaux

   
   

   

   
- Elle est où Maxime ?
- Entrain de cuver son début de pleine lune. J’enfourne mon dernier morceau de bacon avant de pointer ma fourchette vers Dean. Et crois moi, vaut mieux pas que tu la croises dans ces moments là.
- Oh t’en fais pas Will… Il a su ce que ça donnait la nuit dernière. Macy braque son regard brillant de malice vers notre meilleur pote. Hein, Dean ?

Mon sourire s’élargit et Dean ne bronche pas, comme à son habitude. Il se contente simplement de nous regarder avec ses yeux brûlants et de se tirer sans rien dire. On le regarde partir en ricanant comme deux connards, continuant de spéculer sur la nuit endiablée qu’ils ont du passé tous les deux.
J’attends que Macy termine son petit déjeuner et nous quittons la grande salle pour ensuite se séparer dans le hall. Elle vers sa salle commune, moi j’hésite encore à faire un tour dehors ou non pour fumer ma clope. Un coup d’œil sur ma montre.
Bon, vite fait alors. J’ai le temps.

- Tu vas quelque part ?
- Putain ! Je sursaute, main sur le cœur avant de tourner la tête vers ce grand gaillard au visage dissimulé sous sa capuche. Sur ma vie tu m’as fais peur. Avec ta capuche là, j’aurai presque pu croire que t’étais là pour me détrousser.

Une main dans mes cheveux, je me mets à rire nerveusement.
Sans dec’ vieux, tu m’as fais flipper. Bordel. J’en ai encore le cœur qui palpite comme celui d’un nouveau-né.
Finalement, ça n’est pas tellement une surprise de le voir là, même si je ne m’y attendais pas. Après le coup de pute que je lui ai fais ce matin, j’étais bien conscient que si ça n’était pas ce matin qu’il serait venu « régler ses comptes » ça aurait été à un moment dans la journée.
Mon regard croise le sien alors qu’il se lève de son spot – d’ailleurs, t’es là depuis combien de temps, petit pervers ? -, toujours mains dans les poches, sourire carnassier au coin des lèvres.
Si j’en suis satisfait ? Très certainement. Et j’ai presque envie de lui faire le même tour que ce matin de l’avoir là, à quelques centimètres de moi alors qu’il me toise presque.
Désolé vieux, mais j’prends ça comme une sorte de défi ce que tu me fais là.

- Tu vois, j'ai pas eu ma ration de brioche ce matin au p'tit dej, ni même depuis dix jours et ça me rend … de très mauvaise humeur, un peu irascible.
- Ah ouais ? Faudrait pas que tu meurs de faim avant tes gros efforts de cette nuit. Je hausse les épaules et ne le lâche pas du regard, amusé par son comportement. Mais c’est dommage, l’heure du p’tit dej’ est passé.

Je joue les malins sans me dégonfler, parfaitement conscient des risques j’ai pris ce matin. Ca l’a peut-être foutu réellement de mauvais poil et j’en assume les conséquences. Mais là, tout de suite, cet air qu’il affiche m’amuse dans le bon sens du terme. C’est exactement ce que je souhaitais éveiller chez lui.

Il s’approche, se penche légèrement. Je sens son souffle chaud sur ma joue, contre mes lèvres et lutte contre l’envie de me rapprocher pour l’embrasser. Il me fait languir, je l’ai cherché alors que je ravale mes envies et me tiens à carreaux malgré mon myocarde qui s’accélère. Et puis je suis toujours partant pour ce genre de jeu… Ca n’est pas nouveau et Enzo l’a très bien compris.

- A quoi tu joues Jackson ?

Il s’écarte, sourire aux lèvres.
Frustration.

- Dommage, t’étais pas loin de le savoir.
- Hey William !

Et le monde se remet à tourner autour de nous. J’en prends conscience que maintenant mais cette petite scène qui n’a duré qu’une poignet de seconde m’a complètement coupé du reste du peuple, enveloppé dans une petite bulle bouillante et frissonnante pour ensuite éclater brutalement.
Dommage. J’ai clairement plus envie d’aller en cours maintenant…
Mes yeux se portent sur Kurtis a qui je souris avant de froncer les sourcils sans comprendre ce qui est entrain de se passer.
Enzo le bloque rapidement d’une main sur le torse, l’empêchant d’aller plus loin. Je l’ai pas vu venir et je reste bloqué, surprit, voir désarçonné.

- Eh ! Mais tu fais quoi là ? Ça va pas ou quoi ? Me touche pas.

Le regard d’Enzo ne s’est pas détaché du mien et moi-même j’comprends pas ce qu’il est entrain de foutre en cet instant. La brutalité que je vois émaner de cette scène me dérange et m’intrigue à la fois. Curieux de savoir pourquoi il réagit comme ça, aussi… possessif. Comme s’il se refusait à ce que Kurtis n’approche de notre périmètre.
D’ailleurs, il n’est nullement impressionné par Enzo, sa carrure et son regard noir puisqu’il se dégage brutalement.

- Je sais pas si t'as des problèmes de vue ou d'autre chose mais puisque visiblement ça t'a échappé, on parle là.

Hautain, méprisant, je me refroidis aussitôt. Le jeu retombe comme un soufflet et je sens que tout ça va mal terminé. Impossible pour moi de savoir si c’est de ma faute si Enzo se trouve dans cette humeur de chien – sans offense – mais j’aime moyen ce que je vois et encore moins la façon dont il parle à Kurtis qui n’a rien demandé. Et d’un autre côté, il attire toute ma curiosité. Est-ce que c’est à cause de la pleine lune ? Une part de moi dirait que oui, pure logique puisqu’à l’approche de cette nuit libératrice, les émotions humaines se noient au sein de l’animal. Et cette façon possessive qu’il a de s’interposer entre Kurtis et moi m’agace autant qu’elle éveille une brutale attirance envers Enzo.
Un truc complètement contradictoire qui n’a absolument aucun sens.

- Non mais tu t'prends pour qui ? Tu m'parles pas comme ça.
- Sinon quoi ?
- Wowow. Je me glisse entre Kurtis et Enzo alors que ce dernier venait de faire un pas vers son « ennemi » du jours , tendant les mains en signe de calme. Sinon rien du tout, on se calme et on oublie la démonstration de testostérones pour aujourd’hui les gars.

Un regard vers l’un, puis vers l’autre histoire de m’assurer que personne ne va sauter sur la gueule de personne. Pas que Ryans ne serait pas foutrement sexy de jouer des poings pour ma pomme mais quand même, évitons les dommages collatéraux.
Je me tourne vers Kurtis, sourire désolé sur le visage.

- Va en cours, je te rejoins après, ok dude ? On discutera un peu plus tard.
- Ok. A toute.

Ton froid, regard assassin braqué sur Enzo. Si il avait des baguettes à la place des yeux, il l’aurait fusillé sur place sans aucun remord.
J’attends qu’il fasse demi-tour et qu’il s’éloigne de plusieurs mètres avant de me tourner cette fois totalement vers Enzo, partagé entre plusieurs sentiments. Le jeu est totalement retombé, un peu comme un flanc, mais cette histoire laisse planer un froid qui nous enveloppe lui et moi. Pas le genre de froid qui présage la prise de tête, les coups d'poings dans la gueule ou quoi que ce soit d'autre, juste l'incompréhension de sa réaction qui n'était pas tellement en accord avec ce qu'il me jouait tout à l'heure et qui avait eu le don d'affoler tous mes sens.

- J’veux bien croire que quand t’as pas eu ta brioche t’es de mauvais poil mais j’t’assure que de t’en prendre à Kurtis ne règlera pas le problème.

Je le regarde sans être froid ou brutal, j’expose simplement les faits avec simplicité.

- Qu’est-ce qu’il t’a fait ce pauvre garçon pour que tu lui en veuille comme ça? Je cherche son regard sous sa capuche, mains dans les poches. Si ça peut te rassurer, il n’allait pas me bouffer. Je hausse les épaules, lâchant avec naturel. C’est pas le genre de type à aimer la brioche au petit déjeuner.

J’ai encore du mal à saisir ce qu’il lui à prit et même si sur le coup j’ai moyennement apprécier, ça change rien à ma curiosité qu’il éveille chez moi.
Ce mec m’emmène de surprise en surprise. Ça me laisse même un peu sur le cul de le voir comme ça, agir de cette façon quand je repense aux deux jours passés avec lui en Australie. Il était… complètement différent. Calme, posé, tendre même. Le genre de truc que j’apprécie sans me prendre la tête. Je sais que la pleine lune à cet effet sur lui, tout comme il a le même effet sur Maxime qui déteste à ce qu’on ne l’approche de trop près lorsqu’elle est à fleur de peau comme ça.
J’attends patiemment une réaction de sa part, le cœur encore légèrement palpitant sans vraiment savoir pourquoi. Et de toute façon, là tout de suite, je n’me pose pas tellement la question.
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Mer 31 Aoû 2016 - 19:57

« Wowow. »

Réaction immédiate du Serdaigle qui s’interpose entre l’autre et moi. Je le sens, je freine un peu sans réellement le chercher mais mon regard ne quitte pas celui de ce type et Loup se sent défié, ce qui n’est clairement pas une bonne chose. Il a beau jouer le mec sûr de lui, me confronter sans détour, son corps ne peut pas mentir. Oui, il a peur, il ne le montre pas, c’est tout. Je sens aussi de la colère, mais ça n’a pas la moindre importance. William ? Impossible pour moi de savoir ce qui se passe dans sa tête. Je sens bien que son cœur bat à un certain rythme mais focalisé sur l’autre, je n’arrive pas à déterminer quelles émotions prédominent chez lui.

« Sinon rien du tout, on se calme et on oublie la démonstration de testostérones pour aujourd’hui les gars. »

Il ne s’agit pas que de ça.
Ou peut-être que si, j’en sais rien.

« Va en cours, je te rejoins après, ok dude ? On discutera un peu plus tard. »
« Ok. A toute. »

Deux choses : Je prends en cet instant énormément sur moi en maintenant Loup par l’échine parce qu’il meurt d’envie de remettre cet humain à sa place en lui faisant baisser les yeux pour lui montrer qui est le dominant ici. La seconde : Je ne veux pas m’éloigner du Serdaigle, pas après m’être interposé comme ça. Et je ne le nierai pas, même si je n’arrive pas vraiment à analyser l’étendue de ce que je ressens réellement vis-à-vis de ça, j’ai l’impression d’être satisfait, voir soulagé, de voir qu’il choisit de rester avec moi et non pas de me laisser ici en plan pour suivre ce type qui a l’air d’être … J’en sais rien, un camarade de classe peut-être. Aucune importance. Il aurait pu, j’imagine que je n’aurai pas été en droit de lui en vouloir après la réaction que je viens d’avoir. D’autant qu’il ne me doit absolument rien.
Le contact visuel est coupé entre ce Kurtis et moi, il se retourne et trace sa route. Je ne le quitte pas des yeux pour autant, mon regard braqué sur sa nuque, pupilles dilatées, poings serrés, mâchoires crispées. Dans ma cage thoracique mon cœur fait des loopings, ma respiration est rapide. L’animalité galope dans mes veines, à pleine vitesse.
Je fini par ressentir le regard du Californien peser sur moi alors tant bien que mal je détache le mien de cette silhouette qui finit par disparaitre dans le Hall, se fondant dans la masse, pour ancrer mes yeux dans le bleu familier de ceux de William. Il n’est pas en colère, instinctivement ça m’apaise même si je ne sais pas tellement à quoi m’attendre, oscillant à présent entre le petit garçon pris en flagrant délit et le prédateur toujours bien présent, qui n’a aucune envie de se soumettre et d’admettre qu’il a pu avoir tort. Selon des critères totalement humains, peut-être, mais ils ne sont pas les seuls à prendre en compte.

« J’veux bien croire que quand t’as pas eu ta brioche t’es de mauvais poil mais j’t’assure que de t’en prendre à Kurtis ne règlera pas le problème. »

Non, mais ça défoule. Loup. Moi, j’essaie de revenir sur terre, de reprendre mon statut d’humain, aidé indirectement par le calme dont il fait preuve. Il ne me braque pas, je ne ressens pas non plus de jugement dans sa voix et même si je n’y pense pas vraiment, ça me soulage un peu. Ça me tranquillise d’une certaine façon. J’ignore totalement si c’est instinctif pour lui ou non, s’il a l’habitude par rapport à Maxime peut-être, mais ça aide. Je monte vite, c’est une certitude, mais je redescends tout aussi rapidement, en tout cas dans ce genre de circonstances, avec de l’aide extérieure, qu’il s’en rende compte ou non. On appelle ça être lunatique.

« Qu’est-ce qu’il t’a fait ce pauvre garçon pour que tu lui en veuille comme ça? »
« Ça n’a rien de personnel. »
« Si ça peut te rassurer, il n’allait pas me bouffer. C’est pas le genre de type à aimer la brioche au petit déjeuner. »

Esquisse de sourire, vague rire nerveux alors que je baisse les yeux une seconde pour relever le menton la suivante et capter à nouveau son regard. Je devine mes yeux moins sombres, mon corps s’est détendu imperceptiblement.

« J’étouffe ici, j’ai besoin d’air. »

Le ton n’est pas froid ni agressif, c’est juste un fait. Je me débloque finalement, me passe une main dans les cheveux sous ma capuche et la laisse descendre à l’arrière de ma tête jusqu’à accrocher ma nuque. Foutre le camp et m’isoler ? Non, ça n’est pas ce que j’ai en tête. Enfin, foutre le camp, si, mais pas en m'isolant. En tout cas pas totalement.

« Tu viens marcher un peu avec moi dehors ? J’te ferai un mot d’excuse : Kidnappé par le grand méchant loup. Excuse imparable. Et je t’explique ce qui se passe dans ma tête. »

Parce que j’ai compris que c’est ce qu’il attend de moi et je ne compte pas me défiler. Pour moi aussi c’est important que les choses soient dites de toute façon. J’ai également des griefs a exposer dans cette histoire. Les cours ? Oui, je sais, j'ai dit que je jouerai mon rôle d'élève sérieux à plein temps mais là ... J'peux pas. J'ai pas envie. Et puis HDM ...
Il accepte, on se met en route et j’ai besoin d’un peu de temps pour retomber sur mes pattes alors je le prends, ce temps, et il le respecte. Mains dans les poches, capuche rabaissée à présent, je prends le temps de réellement me calmer à mesure que nos pas foulent le pavé puis finalement l’herbe, nous éloignant du château, des autres, du bruit et du mouvement. J’avais besoin de ça. Instinctivement c’est vers le Lac que je nous dirige alors qu’on marche côte à côte en silence. Et puis finalement, au bout de quelques minutes, j’ouvre les vannes après avoir pris une profonde inspiration avant de relâcher tout l’air dans un soupir.

« C’que t’as fait ce matin, je sais pourquoi tu l’as fait et surtout pourquoi spécialement ce jour-là. Et ça m’a mis sur les nerfs, comme t’as pu le constater, mais pas dans le sens où je t’en veux ou un truc comme ça. C’est juste qu’il y a des jours où je gère moins bien la frustration que d’autres. Quitte à être franc avec toi, autant dire les choses clairement : J’te voulais toute de suite, en entier, sans attendre et sans jouer. Même si je suis certain que t’en as parfaitement conscience et que c’est ce que tu cherchais en débarquant comme tu l’as fait précisément aujourd’hui. »

Là encore ce sont juste des faits, absolument pas des reproches. Le ton est tout ce qu’il y a de plus calme. Je n’ai aucun mal à dire que je le voulais, parce que c’est le cas, qu’il le sait et que je ne vois pas l’intérêt de m’en cacher. D’ailleurs, je le veux toujours.

« En plus t’avais l’odeur d’un autre sur toi, sur le coup j’ai pas capté que c’était celle de Dean parce que je la connais pas vraiment et … J’ai pas aimé. Pas aujourd’hui. »

J’ai pas honte de l’admettre, c’est comme ça, la pure et simple vérité. Ça ne veut pas dire que je suis super à l’aise pour autant de lui balancer ça mais je n’ai pas l’intention de lui cacher quoi que ce soit. Je ne dis pas que c’est bien, ni que c’est mal, j’expose juste les choses comme je les ai ressenti en ce jour qui n’est pas comme les autres pour moi.

« Quand l’autre a débarqué là, il a eu le droit aux conséquences directes de ce que t’as déclenché tout à l’heure. Je sais pas comment Maxime gère les Pleines Lunes, on ne se parle pas, jamais, mais en ce qui me concerne, c’est un jour un peu particulier dans le sens où je laisse à Loup toute la place qu’il veut, ou alors il la prend de lui-même, et il se trouve qu’il me rend particulièrement … Différent de ce que t’as pu voir de moi jusqu’ici. Tu m’as allumé et tu t’es barré. J’te jure que j’ai énormément pris sur moi pour ne pas te rattraper parce que … Oui je l’admets, question de fierté mal placée sans doute un peu mais aussi parce que ce p’tit jeu, il me plait autant qu’à toi. »

Nos regards se croisent. Nouvelle esquisse d’un sourire en coin, résigné et amusé, alors que je baisse les yeux sur le sol une seconde avant de les lever au ciel.

« Ouais, peut-être pas autant, certes. »

Là-dessus je crois qu’on est au clair tous les deux : Il est bien plus joueur que moi, beaucoup plus calculateur et manipulateur alors que je suis du genre complètement impulsif à vouloir les choses tout de suite. Je m’adapte, j’y prends goûts, parfois je subis c’est vrai mais si ça me posait réellement un problème je n’en redemanderai pas.

« Là où je veux en venir c’est que ça a attisé le prédateur, t’es devenu malgré toi sa proie, ma proie et … ça n’a rien de péjoratif, j’veux pas que tu penses que j’te considère comme un morceau de viande ou je sais pas quoi, ça n’a rien d’irrespectueux, c’est juste que j’ai vécu l’arrivée de ce gars comme une intrusion sur mon territoire. »

Ça, cet aveu, je le sais : ça passe ou ça casse.
Mais je ne peux pas être plus honnête et transparent.
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Ven 16 Sep 2016 - 15:26


   
ft. Enzo & Will

   
Ils sont ivres, nos bateaux

   
   

   

   
- J’étouffe ici, j’ai besoin d’air.

Je détends l’atmosphère malgré l’agacement qui me surplombe. J’apprécie Enzo, ça n’est plus à prouver, mais ce qu’il s’est passé là ? J’adhère beaucoup moins. Et c’est pour ça que je cherche une explication, que je cherche à comprendre ce qu’il lui est passé par la tête. Je n’ai pas pour habitude de mentir, j’ai toujours été franc et une fois encore, je le serais ici.
Mais surtout, je ne le laisserai pas partir comme ça, sans m’expliquer, sans que je ne comprenne ce qu’il lui arrive. Peut-être que quelque chose ne va pas, que c’est à cause de moi ou de X raisons.

- Tu viens marcher un peu avec moi dehors ? J’te ferai un mot d’excuse : Kidnappé par le grand méchant loup. Excuse imparable. Et je t’explique ce qui se passe dans ma tête.
- Ok. Ma curiosité envers Enzo aura ma peau mais pas ma scolarité. T’en fais pas, ma grosse tête suffit comme excuse.

Être surdoué aide sur ce point, de sécher les cours. Et si jamais je loupe un truc, j’peux compter sur Macy pour me faire un rapport détailler sur le sujet.
On entame la route vers l’extérieur, je pioche dans la poche de mon jean et en retire une clope que j’allume presque aussitôt. Réflexe, habitude, envie, peut m’importe, la seule chose qui me « préoccupe » est de savoir ce qu’il se passe. Je lui laisse le temps, profites de ce silence pour remuer la situation dans ma tête, moi qui n’aime pas ne pas comprendre. Il nous guide vers le lac, j’ai le temps de terminer ma clope avant qu’il ne reprenne la parole.

- C’que t’as fait ce matin, je sais pourquoi tu l’as fait et surtout pourquoi spécialement ce jour-là. Et ça m’a mis sur les nerfs, comme t’as pu le constater, mais pas dans le sens où je t’en veux ou un truc comme ça. C’est juste qu’il y a des jours où je gère moins bien la frustration que d’autres. Quitte à être franc avec toi, autant dire les choses clairement : J’te voulais toute de suite, en entier, sans attendre et sans jouer. Même si je suis certain que t’en as parfaitement conscience et que c’est ce que tu cherchais en débarquant comme tu l’as fait précisément aujourd’hui.

Je souris tout en l’écoutant.
Jusqu’ici, je constate qu’il commence à me cerner et qu’en plus de ça, j’ai réussi ce que je voulais : L’attiser, voir, le frustré. Pour quelque chose de plus animal derrière, je l’admet. Ca n’a rien à voir avec de la curiosité malsaine, loin de là, simplement une envie d’autre chose, de quelque chose de nouveau.
Bref, c’est pas la question. Je comprends ce qu’il me dit, je l’entends mais la suite me fait plus tiquer que je n’aurai pu le penser.

- En plus t’avais l’odeur d’un autre sur toi, sur le coup j’ai pas capté que c’était celle de Dean parce que je la connais pas vraiment et … J’ai pas aimé. Pas aujourd’hui.

Je fronce les sourcils, pas sûr de comprendre.
Qu’est-ce qu’il n’a pas aimé ? L’odeur d’un autre ? Ou le fait que ça soit celle de Dean ?
Celle d’un autre. C’est sous ce sens que tombe sa phrase à mon oreille et ça me fait étrange de l’entendre. En d’autres circonstances, ça aurait pu m’amuser, me faire sourire mais là, maintenant, ca me paraît juste étrange.

- Quand l’autre a débarqué là, il a eu le droit aux conséquences directes de ce que t’as déclenché tout à l’heure. Je sais pas comment Maxime gère les Pleines Lunes, on ne se parle pas, jamais, mais en ce qui me concerne, c’est un jour un peu particulier dans le sens où je laisse à Loup toute la place qu’il veut, ou alors il la prend de lui-même, et il se trouve qu’il me rend particulièrement … Différent de ce que t’as pu voir de moi jusqu’ici. Tu m’as allumé et tu t’es barré. J’te jure que j’ai énormément pris sur moi pour ne pas te rattraper parce que … Oui je l’admets, question de fierté mal placée sans doute un peu mais aussi parce que ce p’tit jeu, il me plait autant qu’à toi.

Je lève les yeux vers lui, fais face à son sourire qui étire le mien en douceur.
L’idée de l’avoir mit dans cet état me plait, c’est un fait. Ca m’amuse aussi, sans que ça ne soit péjoratif pour autant. Et au fond, est-ce que j’aurai résisté s’il m’avait rattrapé ?
Absolument pas.

- Ouais, peut-être pas autant, certes.

Encore une fois, je l’écoute sans broncher, ni intervenir. Je commence à comprendre doucement ce qu’il se passe mais un point reste à éclaircir.
En tout cas, à mes yeux.

- Là où je veux en venir c’est que ça a attisé le prédateur, t’es devenu malgré toi sa proie, ma proie et … ça n’a rien de péjoratif, j’veux pas que tu penses que j’te considère comme un morceau de viande ou je sais pas quoi, ça n’a rien d’irrespectueux, c’est juste que j’ai vécu l’arrivée de ce gars comme une intrusion sur mon territoire.
- Wow. Ton territoire ?

L’effet est immédiat, je m’arrête net et me tourne face à Enzo.
Si jusque là je pouvais comprendre ce qu’il m’expliquait sans problème, puisque je l’avais consciemment cherché, je comprends par contre beaucoup moins le dernier point. Cette histoire de territoire, comme si tout à l’heure Kurtis entrait en terrain conquis.
Sauf que je ne suis ni conquis, ni un terrain, ni quoi que ce soit d’autre qui appartient à quelqu’un. Pas à l’état actuel des choses en tout cas.

- J’avoue que j’ai du mal à te suivre sur ce dernier point. Mains dans les poches, à aucun moment je n’hausse le ton. J’suis pas de ce genre là, j’préfère qu’on s’explique calmement. J’assume parfaitement le fait de t’avoir foutu en rogne pour t’avoir laisser frustré comme je l’ai fais parce que oui, effectivement, c’était le but.

Je ne m’en cache pas un seul instant, je n’ai pas pour habitude de mentir ou d’entourlouper mes interlocuteurs.
Enfin, pas toujours. Mais là, la situation est différente.

- Ce qu’il s’est passé en Australie, j’en garde un très bon souvenir. Un excellent même. Et comme t’as pu le constater toi même, je n’suis absolument pas contre remettre le couvert.

C’est une autre vérité que j’expose et ça n’est plus un secret, encore moins avec ce que je lui ai fais « subir » ce matin.

- Mais ce qui me dérange par contre, c’est ce qu’il s’est passé tout à l’heure. Je ne suis pas un territoire que tu peux venir marquer à tout moment, encore moins lorsque je sais que toi-même tu t’autorises d’autres conquêtes à côté.

Mon regard se pose sur lui, sourire en coin.
Je ne suis pas stupide, je ne suis pas non plus né de la dernière pluie comme on dit et il comprendra sûrement par là que oui, je l’observe et que rien ne m’échappe.
Ou presque, j’ai pas non plus le troisième œil.
Enzo n’est pas juste un coup d’un soir et j’ai de toute façon pas de mots pour détaillés ce qu’il s’est passé ou même se passe actuellement, je ne me prends tout simplement pas la tête. Mais ça ? Cette intervention de tout à l’heure ? C’était pas dans le « contrat ». Si tant est qu’il y en est un.

- Aux dernières nouvelles, je ne pensais pas que je t’appartenais ou que toi-même, tu n’étais qu’à moi… Petit silence, mon regard dévie brièvement vers le haut avant de se reposer dans le sien. Bien que l’idée soit tentante, ceci dit.

Je ne m’en cache pas, pourquoi j’le ferais ?

- Je ne compte pas arrêter mon petit jeu, sauf si ça te pose problème… Je ne compte pas non plus dire non à tes sursauts, surtout quand tu es dans cet état. Sourire éloquent sur le visage, je ne le quitte pas un instant du regard. Mais plus de scène comme ça même si j’ai bien compris que la pleine lune était en majeure partie responsable. J’ai assez vu Maxime à l’œuvre pour comprendre que votre Loup peut parfois être … capricieux.

Je sais après avoir observé Maxime, qu’ils peuvent parfois être à cran quand la pleine lune prend naissance, quand LEUR jour arrive. Je sais aussi à quel point ils peuvent être de nature territorial mais c’est un fait, je ne lui appartiens pas et même si l’idée inverse me provoque un drôle de truc au creux du bide, ce sont les faits.
Rien de plus.
Ou presque ? Finalement, j’en sais trop rien. C’était pas tellement habituel ce qu’il s’est passé, pas tellement commun. Enfin si, on était deux mecs qui ce sont sautés dessus, naturellement, pour étancher une soif bien précise mais au fond, est-ce que c’était juste ça ? Disons que je suis conscient que quelque chose d’autre plane, quelque part.

- Mais ma question c’est de savoir comment TOI tu vois les choses, parce que ça m’intrigue. La pleine lune altère pas mal de vos sentiments humains, j’en ai conscience mais tu n’es pas dénuée de tous tes instincts d’homme… Mais même si ça avait été l'odeur d'un autre sur moi, qu'est-ce que ça aurait changé ?

En somme : Est-ce qu’une part de lui était en accord avec son Loup ? Ma logique voudrait dire que oui mais seul Enzo est le mieux placé pour me répondre à cette question posée sans détour.
Mon regard planté dans le sien, j'attends patiemment. Sa réponse m'intrigue plus que je ne voudrais l'admettre, tout comme elle soulève chez moi une volée de question.

- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Lun 19 Sep 2016 - 21:20

« Wow. Ton territoire ? »

L’effet est immédiat. Il s’arrête, se tourne vers moi alors que de mon côté je stoppe aussi mais ferme les yeux et reste statique tout en poussant un soupir. Pas un soupir d’agacement, juste … de résignation. Je le savais, ça passe ou ça casse, mais je ne perçois pour autant pas de tension émaner de lui, ni de colère ou de sensations du même type. Je fini par lui faire face à mon tour et ne cherche pas à esquiver son regard. On va avoir une discussion, comme deux personnes civilisées, parce que parler avec lui ne me fait pas peur même si je sais qu’il est capable de me mettre face à des choses que je n’ai pas forcément envie d’entendre. Je commence à comprendre que la franchise est un truc proéminent chez lui, chose que j’aurai facilement eu tendance à fuir par le passé. D’un autre côté je peux naturellement concevoir qu’on n’apprécie pas tellement d’être considéré comme un territoire, même si c’était exprimé au sens large du terme. J’ai ressenti les choses comme ça, je ne le nierai pas, mais c’est son droit le plus légitime de ne pas le tolérer.

« J’avoue que j’ai du mal à te suivre sur ce dernier point. J’assume parfaitement le fait de t’avoir foutu en rogne pour t’avoir laisser frustré comme je l’ai fais parce que oui, effectivement, c’était le but. Ce qu’il s’est passé en Australie, j’en garde un très bon souvenir. Un excellent même. Et comme t’as pu le constater toi même, je n’suis absolument pas contre remettre le couvert. »

Mais ? Parce que oui, il y a toujours un mais quelque part. Dans tout ça, je ne m’en cacherai pas non plus, c’est … ça fait quelque chose de l’entendre dire qu’il garde un bon souvenir de ce qu’il s’est passé à la maison même si ça n’est pas la première fois que je l’entends. Parce que c’est plus que réciproque, autant dire les choses clairement. Quant au fait de possiblement remettre le couvert, je crois qu’il n’y a pas de commentaire. Je l’ai constaté, oui, et je pense que lui a pu constater que là encore c’était réciproque.

« Mais ce qui me dérange par contre, c’est ce qu’il s’est passé tout à l’heure. Je ne suis pas un territoire que tu peux venir marquer à tout moment, encore moins lorsque je sais que toi-même tu t’autorises d’autres conquêtes à côté. »

Si j’ai baissé les yeux l’espace d’une seconde, le temps d’encaisser la réalité, la vérité et ses mots, je les relève aussitôt et les plante dans les siens en entendant la fin de sa dernière phrase. Ce que je croise, c’est un sourire en coin et je ne sais pas tellement comment le gérer alors je fronce les sourcils, affichant un air que je devine plein d’incompréhension ou quelque chose comme ça. D’étonnement aussi, sans doute. Ce qu’il s’est passé avec Ofélia je ne m’en suis pas caché, à aucun moment, mais je n’imaginais pas pour autant qu’il puisse être au courant ni que … ça l'intéresse, tout simplement. Je ne lui ai pas non plus parlé de Jeenah, je ne comptais pas le faire tout simplement parce que je ne vois pas bien pourquoi on se serait mis à parler de ça. Enfin je l’admets, même si c’est fait calmement et avec le sourire, j’ai un peu le sentiment d’être un gamin entrain de se faire réprimander et remettre à sa place. Soit.

« Aux dernières nouvelles, je ne pensais pas que je t’appartenais ou que toi-même, tu n’étais qu’à moi… »

Vas-y, remets en une couche, j’ai pas bien compris la première fois. Pas de méprise, je ne lui en veux pas parce qu’il a raison. Les faits sont là, on n’est pas ensemble, on a juste passé du bon temps tous les deux et ça ne me donne pas le droit de le revendiquer comme m’appartenant ni l’inverse – même si le grand spécialiste pour se voiler la face que je suis à parfaitement conscience de certaines choses latentes à tout ce qui se passe. Et même si c’était plus que ça entre nous, même si je suis à moitié animal et que ma façon d’appréhender certaines choses est particulière, ça ne me donnerait pas plus le droit de le considérer comme ma « propriété ». J’ai appris, avec le temps, l’expérience, que ce genre de choses peut s’avérer être malsain même si c’est compliqué parfois de faire la part des choses. Je ne compte pas faire deux fois les mêmes « erreurs » mais ça n’est pas le sujet.

« Bien que l’idée soit tentante, ceci dit. »

Franchise à deux vitesses. Ascenseur émotionnel. C’est comme se prendre une avalanche de roches en plein estomac, un truc qui vous tombe brutalement sur le coin de la gueule. Attends, j’suis pas certain d’avoir bien compris là, t’insinues quoi au juste ? Tu peux pas balancer ça comme ça et enchainer comme si c’était rien, parce que ça change toute la donne, ça pourrait le faire en tout cas, et là je sais plus ce que je dois penser tu vois.

« Je ne compte pas arrêter mon petit jeu, sauf si ça te pose problème… Je ne compte pas non plus dire non à tes sursauts, surtout quand tu es dans cet état. »

Je reste stoïque, plus ou moins, sans jamais le lâcher du regard, mais à l’intérieur c’est un semblant de guerre civile qui s’installe. Est-ce qu’il se rend compte qu’il m’enchaine sans me laisser le temps de reprendre mon souffle ni mes esprits ? J’arrive plus à suivre. Dans mes veines c’est comme si mon sang accélérait sa course, tout mon organisme emmêlé dans un mélange d’émotions. Encaisser ça un jour de pleine lune, avec ce qu’il s’est passé ce matin, autant le dire, c’est compliqué alors si je serre les poings et les mâchoires ça n’est pas pour brider de la colère ou quelque chose comme ça mais simplement parce que ça me semble nécessaire. J’ai un animal sous la surface, lui ne s’encombre pas des ressentis humains et sincèrement, ses réactions éventuelles, impulsives, m’inquiètent. Alors je lui serre l’échine comme je peux, pour le garder sous contrôle, pendant que le Californien continue de me dire ce qu’il a à me dire.

« Mais plus de scène comme ça même si j’ai bien compris que la pleine lune était en majeure partie responsable. J’ai assez vu Maxime à l’œuvre pour comprendre que votre Loup peut parfois être … capricieux. »

Capricieux ? C’est vraiment ce que tu penses ? Je l’admets, ça me fait tiquer, pour ne pas dire que ça me braque un peu même. Nouvelle salve d’émotions, je resserre mon emprise invisible sur la Bête.
Je n’irai pas jusqu’à dire que ça me blesse parce que je sais qu’une personne étrangère à ça ne pourra jamais réellement en prendre la teneur mais ça n’est pas une sensation agréable quoi qu’il en soit. Non, ça ne tient pas du caprice, c’est juste un instinct différent de celui de l’Homme, quelque chose d’incontrôlable la plus part du temps même si avec les années, un profond travail sur soi, parfois de l’aide extérieure, on peut apprendre à le canaliser. Ça ne disparaitra jamais totalement, c’est un fait. C’est comme ça, c’est là, ancré dans notre organisme. Et ça ne dépend pas que de moi, qu’on se le dise. Les éléments extérieurs peuvent être un puissant déclencheur. Ce matin il a été cet élément déclencheur.

« Mais ma question c’est de savoir comment TOI tu vois les choses, parce que ça m’intrigue. La pleine lune altère pas mal de vos sentiments humains, j’en ai conscience mais tu n’es pas dénuée de tous tes instincts d’homme… Mais même si ça avait été l'odeur d'un autre sur moi, qu'est-ce que ça aurait changé ? »

Est-ce que je m’attendais à cette question ? Pas vraiment. Je crois que je me suis un peu perdu en route, occupé à contrôler mon rythme cardiaque et la gestion de mes émotions tout en encaissant ses mots alors oui, j’ai un peu perdu le fil tout en faisant face à certaines questions qui ont pointé leur nez dans ma tête en même temps. Étrangement je me détends, mes épaules s’affaissent, mes mains rentrent se caler dans mes poches et je prends quelques secondes pour faire le point, pour réfléchir et analyser ce qu’il me demande, ce que je vais lui répondre. Un soupir m’échappe, je m’attrape la nuque un instant, m’ébouriffe les cheveux et laisse ma main retrouver l’écrin de tissus encore une fois. J’ai pas l’intention de fuir ou de maquiller la vérité, non, je compte bien jouer la carte de la franchise moi aussi même si tout ça reste de l’ordre de la supposition puisque séparer le Loup de l’Homme un jour de pleine lune c’est compliqué. Peut-être que certains y parviennent très bien ? Je m’en fous, je ne suis pas les autres.

« J’aurai pas apprécié non plus, mais pour des raisons différentes je pense. Et j’aurai surement pas réagi aussi … brutalement. Je crois que je t’aurai dit que ça me dérangeait dans le sens où j’ai pas tellement envie d’avoir l’impression qu’on est trois. »

J’écrase un rire, parce que les mots peuvent rendre ça risible mais ça n’est rien de plus que la vérité.

« Je t’aurai aussi probablement dit que je ne trouve pas ça super parce que … J’en sais rien, même si comme tu le dis tu ne m’appartiens pas et réciproquement, même s’il n’y a pas de promesse entre toi et moi, ça me ferait chier d’être le second choix et que tu viennes me voir juste après avoir touché un autre type et/ou passé la nuit avec lui. »

Soit c’est tout avec lui, soit c’est tout avec moi, c’est un peu ce que je formule finalement. Il a été franc, je le suis aussi. Je ne cherche pas à fuir son regard, le ton avec lequel je m’exprime est calme. C’est vrai que … Je sais pas, y a comme un truc qui colle pas, parce que c’est plus qu’évident – au moins de mon côté parce que je ne suis pas dans sa tête – qu’il est la personne qui me fait le plus d’effet ici, entre ces murs, alors pourquoi l’avoir laissé filer lui pour expérimenter quelque chose avec quelqu’un d’autre ? Ça n’a rien de très logique quand on y repense, même si ce jeu du chat et de la souris instauré implicitement nous pousse à genre de choses. Je ne regrette rien, j’ai passé de très bons moments que ce soit avec Jeenah ou avec Ofélia, et peut-être qu’il y en aura d’autres j’en sais absolument rien, parce que les faits sont là : C’est en partie pour ça que je suis célibataire aujourd’hui. Pour découvrir autre chose, d’autres personnes, faire des expériences, passer des bons moments, etc … Mais je le sais, je le sens, concernant William c’est différent et quelque part, je dois bien l’admettre, si je prenais le temps de me focaliser là-dessus je crois que ça me ferait sans doute un peu peur. Ce qu’il fait de son côté ne me regarde pas, il ne me doit rien et je crois que pour le moment je le vis sereinement mais qui sait comment tout ça va évoluer ? Ma réaction de ce matin n’est pas sortie de nulle part même si elle était totalement lunaire, animale et impulsive. Là encore, je ne suis pas certain d’être prêt à regarder certaines choses en face.

« Mais j’ai pas l’impression que tu sois du genre à faire ce genre de trucs. »

J’apprends à le connaitre chaque jour un peu plus et qu’on adhère à la personne ou pas, on ne peut pas lui reprocher de manquer de respect à qui que ce soit. Je le pense en tout cas. Je suis convaincu qu’il ne me ferait pas un plan pareil. Peut-être que je me plante et je ne dis pas ça parce que j’estime avoir de l’importance pour lui d’une manière ou d’une autre, c’est juste … un pressentiment. Dans tout ça, j’inverse aussi les rôles. Je n’ai pas toujours été un ange c’est vrai mais tout ça me semble tellement loin et finalement pas tellement moi. Peu importe ce qu’il se passera entre lui et moi, si ça doit continuer sur la même lancée, je ne veux pas non plus – et ne le ferais pas – lui manquer de respect. Il y a selon moi des choses qui ne se font pas, c'est tout.
En cet instant, je ressens le besoin de me raccrocher à quelque chose, de focaliser mon attention sur un truc tout con comme lui a fumé sa clope tout à l’heure par exemple, mais je ne trouve rien. Si j’avais Lune dans les bras ou n’importe quel autre animal à portée de main, je choisirai ce moment pour focaliser une partie de mon attention sur un geste aussi anodin que les allers-retours d’une caresse. On est au milieu de nulle part, je n’ai rien à portée de main alors c’est sur moi que je me concentre, en attrapant un des liens de ma capuche tandis que mes pensées se dirigent vers les recoins les plus sombres de mon esprit. Ceux vers lesquels j’évite d’aller le plus possible, parce que remuer ce passé fait mal. Et si j’ai gardé le silence et regardé partout autour de moi l’espace de quelques secondes, mon regard capte à nouveau le sien quand je me lance. Le ton est toujours aussi calme, mais il est différent. J’ignore ce qu’il peut bien lire sur mon visage à ce moment-là.

« Ne nous manipules pas pour arriver à tes fins, s'il te plait. Trop l'ont déjà fait avant toi et même si je sais que ça n'a rien à voir, que tu ne fais pas ça pour me faire du mal, je … »

Mes yeux se ferment une seconde, puis deux. A la troisième je retrouve la lumière du jour et son regard à lui, dans un soupir. Mettre ce genre de confidence sur le tapis, remuer des choses qui me rendent fébriles, ça n’est jamais simple mais pour moi, en l’état, c’est important. Pour qu’il comprenne qu’il y a bien plus en jeu qu’il ne peut peut-être le croire.

« Ça laisse des marques même si elles ne sont pas nécessairement visibles. J'veux plus jamais que ça arrive. J'veux plus que qui que ce soit ait cette emprise sur moi ou se permette de le tenter. Pas … comme ça. »

Tout le monde n’est pas innocent, si lui cherche à réveiller Loup pour quelque chose de positif, ça n’est pas le cas de toutes les personnes que j’ai croisé ces dernières années. La Prof de Divination n’est qu’un exemple parmi d’autres et selon moi, pas la pire. Oui je vis comme un type de mon âge, un gosse qui se reconstruit, qui se construit même, un gars qui sourit, fait des conneries, s’amuse, etc … Mais j’ai sur la peau et dans la tête des cicatrices qui ne disparaitront jamais. Il ne sait pas tout ça, il en fera ce qu’il veut, mais pour moi c’est important de le lui faire comprendre.
Tout ça fait naitre des tensions dans mon organisme, c’est évident. Mon rythme cardiaque accélère, je sens que je perds pieds petit à petit, je sens aussi que Loup se pointe comme il le fait chaque fois qu’il me sent fébrile, presque fragile, pour me protéger, et me pousse à avoir des réactions que je n’aurai peut-être pas en temps normal. Il m’aide à ne pas céder à la panique, à certaines émotions, à reprendre le dessus, mais ce geste, je crois que l’humain l’aurait posé tout autant. Je ne calcule pas, presque absent de mon propre corps, mais quand mes doigts s’enroulent autour de sa nuque sans prévenir, lentement, et que je capture ses lèvres de la même manière, avec intensité, avec animalité, je suis bien présent. L’effet est immédiat de mon côté, ma température corporel augmente significativement, ma respiration s’emballe et le baiser que je lui donne, que je lui vole, gagne en passion, en envie, en désir et en chaleur. Pourtant je m’arrête au bout de quelques secondes, quitte ses lèvres non sans les effleurer encore un peu avant de laisser mon visage glisser contre le sien, les yeux fermés, sans lâcher sa nuque de ma main, jusqu’à ce que mon front se pose contre sa tempe et que je laisse ce murmure m’échapper près de son oreille :

« Crois-moi, t'as pas besoin de faire ça pour réveiller l'animal si c'est lui que tu veux. »

Je reste comme ça, une seconde, peut-être plus je n’en sais rien, avant de le lâcher et de m’écarter même si mon corps proteste. Tout se fait avec lenteur, chaque geste, chaque mot prononcé, et tout aussi lentement je reviens sur terre après cet aparté qui m’a plongé dans les limbes d’autre chose. D’un truc dont je n’avais pas vraiment envie de sortir, très honnêtement, mais on a encore des choses à se dire alors c’est pour ça qu’après avoir fait quelques pas je me retourne et lui refais face, les mains à nouveau dans les poches de mon jean.

« J’peux pas te faire ce genre de promesses, celle de t'épargner une « scène » comme ce matin j'veux dire. Et dans les faits ça dépend aussi de toi. J’aurai pas réagi comme ça si t’avais pas fait ce que t’as fait quand tu t'es pointé dans mon pieu pour en ressortir presque aussitôt après m'avoir clairement chauffé à blanc. C’était une réaction/relation de cause à effets. Je sais que t’as l’habitude avec Maxime, que la Lycanthropie n’est pas quelque chose d’étranger pour toi, mais on n’est pas tous fait pareil, on n’a pas tous le même vécu ni le même caractère, exactement comme des humains « normaux » au final même si l’animalité rend les choses plus intenses, impulsives et pas toujours contrôlables. La Pleine Lune aussi, évidemment. Et puis c’est pas du tout la même relation de toute façon. »

Elle, elle est sa famille, de ce que j’en ai compris. Moi je suis … J’en sais rien, mais ça n’a de toute façon rien à voir. Il n’y a pas d’ambiguïté entre elle et lui, pas d’attirance physique, voilà où je veux en venir. Est-ce que ça change quelque chose qu’elle soit une « femelle » et moi un « mâle » ? J’en sais rien. Je pense que oui.
Ceci n’est pas une leçon de morale, simplement des explications et pas une seule fois je ne hausse le ton ni ne devient condescendant. Je reste calme, j’exprime ma façon de voir et de ressentir les choses. Ni plus, ni moins. Il n’est bien évidemment pas obligé d’y adhérer.

« J’ai pas envie pour autant que t’arrête ton p’tit jeu, même si je ne te promets pas d'être toujours réceptif. J’compte pas arrêter non plus de rentrer dedans les yeux fermés même si parfois tu m’rends dingue, dans tous les sens du terme. J’crois que je serais de toute façon incapable du contraire et je vois pas pourquoi je m’infligerai ça à vrai dire parce que j’te l’ai dit, dix jours c’est déjà trop long. J’veux bien jouer mais j’ai pas autant d’endurance que toi à ce niveau-là c’est plutôt clair, surtout pas un jour comme aujourd’hui et j’comprends pas pourquoi on s’impose ça si on en a tous les deux envie mais j’accepte les « règles » implicites. »

Haussement d’épaules. C’est pas un contrat, juste un truc qui s’est installé naturellement. Je sais que je suis tout à fait à même de l’allumer moi aussi, de l’attiser pour le frustrer et ça m’arrive de le faire aussi, bien sûr, mais je suis en phase avec ce dont je suis capable ou non. Je suis prêt à travailler ma patience, ceci dit, parce que le jeu en vaut la chandelle, et dans les faits c'est déjà ce que je fais d'ailleurs.

Mon regard est braqué dans le sien, quelques mètres nous séparent, je l’observe presque avec insistance.

« Je sais que je peux te faire craquer. Je vais te faire craquer. J’aurai déjà dû le faire depuis longtemps. »

Tu l’as dit toi-même, tu ne comptes pas me dire non, mais ça n’enlève rien au challenge et ça je crois qu’on en a tous les deux parfaitement conscience. Je sais qu’il résistera jusqu’à ce qu’il n’en soit plus capable, à moi de lui montrer que je peux le faire flancher bien plus rapidement qu’il ne le pense.

« Mais j’voudrais juste revenir sur un truc que t’as dit plus tôt, parce que moi aussi j’ai envie, ou besoin je sais pas trop, de comprendre, de savoir comment toi tu vois les choses et j’aimerai bien être sûr de ce que je pense avoir compris. »

Je ne dis pas que j'étais dans ma zone de confort jusqu'ici mais là, clairement, j'en sors, sans savoir à quoi je m'expose.

« C’est l’idée de rendre ça exclusif que tu trouves tentante ? »

Je ne crois pas avoir besoin de te faire un dessin mais je l’admets, ça me fout la trouille de mettre un pied dans cette direction. Parce que si on pousse cette porte, qu’est-ce qu’on va trouver derrière ?
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Lun 3 Oct 2016 - 19:24


   
ft. Enzo & Will

   
Ils sont ivres, nos bateaux

   
   

   

   
Je balance mes idées comme elles me viennent, ne voyant pas l’intérêt de prendre des gants. Je ne manque pas de délicatesse mais j’ai toujours été de nature cash et ça n’est pas maintenant que ça changera. Certaines choses m’ont carrément déplus tout à l’heure et je le lui ai fais comprendre. Je n’suis pas son mec, nous ne sommes pas ensemble mais surtout, je ne suis pas un territoire à marquer comme un chien le ferait en pissant sur un arbre. Mais à côté de ça, une autre part de moi s’éveille, une légère étincelle sous la forme d’une excitation de le voir si… touché de sentir un autre homme dans mon périmètre.
Mains dans les poches,  j’attends sa réaction, qu’il me parle. M’explique. Que je comprenne un peu ce qu’il s’est passé là bas.

- J’aurai pas apprécié non plus, mais pour des raisons différentes je pense. Et j’aurai surement pas réagi aussi … brutalement. Je crois que je t’aurai dit que ça me dérangeait dans le sens où j’ai pas tellement envie d’avoir l’impression qu’on est trois.
- Ca s’est parce que t’as jamais essayé.

C’est sorti spontanément, avec un sourire aux lèvres en prime.

- Je t’aurai aussi probablement dit que je ne trouve pas ça super parce que … J’en sais rien, même si comme tu le dis tu ne m’appartiens pas et réciproquement, même s’il n’y a pas de promesse entre toi et moi, ça me ferait chier d’être le second choix et que tu viennes me voir juste après avoir touché un autre type et/ou passé la nuit avec lui.

Ca me surprend de l’entendre dire ça. Peut-être parce que pour moi, il est évident que je ne fonctionne pas de cette façon mais il est tout aussi évident qu’il se pose la question. Enzo me donne l’impression de ne pas avoir l’envie d’être un plan cul de secours ou une sorte de complément après une nuit passé avec un autre… Mais pourtant, n’est-ce pas ce que c’est, un plan cul ? Ne pas se poser de question, butiner un peu à droite et à gauche sans se soucier de savoir qui a été le précédent ?
Justement, c’est ici la problématique. J’ai du mal à avoir Enzo comme un simple plan cul. Quelque chose est différent, de plus naturelle et presque complice finalement. Un truc dont je n’arrive pas à mettre le doigt dessus pour l’instant.

- Mais j’ai pas l’impression que tu sois du genre à faire ce genre de trucs.
- Effectivement. C’est pas mon genre.

Il me cernera sûrement un peu mieux au fil du temps mais même si ça ne me choc pas outre mesure, je n’suis pas de ceux qui enchaine les hommes à la chaine. Enfin, je ne le suis plus.
Tout comme moi j’apprendrais certainement à le cerner avec le temps. Il cache pas mal de curiosité qui attise mon intérêt, sur bien des plans.
Le silence s’installe et je ne le brise pas. Je vois bien qu’Enzo cherche, réfléchis. A quoi ? J’en sais rien mais je n’ose pas briser le cours de ses pensées, comme s’il lui fallait du temps pour exprimer ce qu’il s’apprête à dire. Nos regards se croisent de nouveau, mes mains n’ont toujours pas bougées de mes poches.

- Ne nous manipules pas pour arriver à tes fins, s'il te plait. Trop l'ont déjà fait avant toi et même si je sais que ça n'a rien à voir, que tu ne fais pas ça pour me faire du mal, je …

Ca me fait l’effet d’une claque mais je n’en montre rien, reste presque impassible malgré moi. Je suis bloqué entre la surprise et un élan de tendresse venu de nul part qui surgit d’un coup d’un seul.
Ca lui prend des secondes avant qu’il ne poursuive et moi je suis là, à attendre. Le feu aux veines, je crois. Ses mots m’ont fait l’effet d’une catapulte dans le bide et je suis entre deux eaux.

- Ça laisse des marques même si elles ne sont pas nécessairement visibles. J'veux plus jamais que ça arrive. J'veux plus que qui que ce soit ait cette emprise sur moi ou se permette de le tenter. Pas … comme ça.

S’il ne parle qu’à demi-mots, il y a malgré tout des choses qui se sentent. Des ressentis, des douleurs qui s’éveillent au fond de son regard sombre. Je me sentirais presque mal de m’être joué de lui tout à l’heure avant de me rappeler que moi, ça n’est pas par méchanceté, par curiosité malsaine ou pour tout autre attrait négatifs. Au contraire. Je l’ai fais dans l’unique but d’éveiller cette sauvagerie que je convoites en silence, celle dont j’ai eu un aperçue pendant nos vacances, celle que je recherche de manière plus profonde, plus animale.
Un simple fantasme en somme.
Mais ce qu’il me laisse entendre là va bien au-delà de ce que j’imagine et je visualise sans mal la myriade de connards qui ont du s’amuser avec l’animal en lui. L’attiser, le dompter, l’apprivoiser, le piéger. Tout un tas de choses que jamais je ne ferais sur lui. Je sais à quel point l’humain peut être d’un vice inhumain, justement. Et je ne doute pas un seul instant qu’avec les Supérieurs comme gardes ici, Enzo a dû y passer plus d’une fois.
Je n’ose pas imaginer si Maxime avait été là aussi.

Le temps se suspend brutalement, le feu se rallume comme si l’on avait jeté un bidon d’essence sur les braises.
Enzo est d’un coup, proche de moi. Très. Ses doigts s’enroulent autour de ma nuque et mon rythme cardiaque monte en flèche en même temps que mes hormones qui s’affolent aussitôt. Ses lèvres contre les miennes et mon corps part aussitôt chercher le sien, mes mains sur ses hanches puis dans son dos pour le plaquer à moi. Et tout s’anime en vitesse, explose au creux de mon ventre, mes sens s’affolent et moi avec alors que je me gorge de cette passion subite qui me donne pour seul désir de le bloquer dans une allée, à l’abri des regards, pour l’heure qui arrive.
Mais ça ne dure que quelques secondes avant que tout se brise par l’espace qu’il impose entre nos lèvres. Ma frustration se manifeste et j’me retrouve comme un con, bouche entrouverte, brutalement ramené à la réalité.

- Crois-moi, t'as pas besoin de faire ça pour réveiller l'animal si c'est lui que tu veux.

Un frisson remonte le long de ma colonne vertébrale et je souris, amusé et piégé. En quelque sorte.
Il s’écarte, j’en ai pas envie. Je me surprend à avoir ressenti une certaine sécurité agréable contre lui et dont il me prive en cet instant. Pourtant, je ne bronche pas un seul instant, ma seule manifestation est cette grimace que je fais, fronçant mon nez, rageant intérieurement de le voir s’éloigner de moi.

- J’peux pas te faire ce genre de promesses, celle de t'épargner une « scène » comme ce matin j'veux dire. Et dans les faits ça dépend aussi de toi. J’aurai pas réagi comme ça si t’avais pas fait ce que t’as fait quand tu t'es pointé dans mon pieu pour en ressortir presque aussitôt après m'avoir clairement chauffé à blanc. C’était une réaction/relation de cause à effets. Je sais que t’as l’habitude avec Maxime, que la Lycanthropie n’est pas quelque chose d’étranger pour toi, mais on n’est pas tous fait pareil, on n’a pas tous le même vécu ni le même caractère, exactement comme des humains « normaux » au final même si l’animalité rend les choses plus intenses, impulsives et pas toujours contrôlables. La Pleine Lune aussi, évidemment. Et puis c’est pas du tout la même relation de toute façon. J’ai pas envie pour autant que t’arrête ton p’tit jeu, même si je ne te promets pas d'être toujours réceptif. J’compte pas arrêter non plus de rentrer dedans les yeux fermés même si parfois tu m’rends dingue, dans tous les sens du terme. J’crois que je serais de toute façon incapable du contraire et je vois pas pourquoi je m’infligerai ça à vrai dire parce que j’te l’ai dit, dix jours c’est déjà trop long. J’veux bien jouer mais j’ai pas autant d’endurance que toi à ce niveau-là c’est plutôt clair, surtout pas un jour comme aujourd’hui et j’comprends pas pourquoi on s’impose ça si on en a tous les deux envie mais j’accepte les « règles » implicites.

J’entends tout ce qu’il me dit même si j’ai un peu de mal à émerger de ce qu’il m’a provoqué. C’est bien mignon tout ça mais me concentrer sur tout ce qu’il me raconte avec le plus grand des sérieux alors que tout un tas d’idées peu catholiques me traversent le crâne…
Pourtant, j’écoute Enzo. Avec la plus grande concentration. Ignorant mon rythme cardiaque, mon corps en ébullition et cette douleur agréable au creux du bide.
Il n’a pas tord quand il dit que chacun est comme il est, que chacun possède sa propre façon de réagir et que finalement, il n’y peut pas grand chose. Ca ne change rien au fait que ça me plait moyen. Enfin… pas dans l’idée. Juste la façon de faire. C’est tout ce qui m’a gêné dans l’histoire.
Quand au reste… un léger sourire étire mes lèvres. Il n’a visiblement pas l’habitude de ce petit jeu, ou peut-être que je me trompe carrément mais il est vrai que si c’est un mec calme et tendre qu’il veut, voir romantique… ça n’est pas qu’il tombe mal. Mais j’aime le feu, j’aime l’excitation et l’adrénaline et surtout, j’aime lorsque les choses ne sont jamais les mêmes. La routine est importante mais pas sur le long terme, j’ai besoin de ce piment, de ressentir l’attraction de l’autre sur moi. Ca n’est pas narcissique, juste humain.
Et lorsque c’est Enzo que je rend dingue, la saveur n’est pas la même.

- Je sais que je peux te faire craquer. Je vais te faire craquer. J’aurai déjà dû le faire depuis longtemps.
- Rien que ça ? Mon sourire s’élargit, je hausse un sourcil. T'es si sûr de toi que j'attends de voir ce que t'as dans le ventre.

Pure provocation parce que c’est ce que je veux. Quitte à ce que cette histoire se termine dans l’allée cachée derrière le château, j’en ai rien à foutre.
Pire, c’est encore plus palpitant.

- Mais j’voudrais juste revenir sur un truc que t’as dit plus tôt, parce que moi aussi j’ai envie, ou besoin je sais pas trop, de comprendre, de savoir comment toi tu vois les choses et j’aimerai bien être sûr de ce que je pense avoir compris. C’est l’idée de rendre ça exclusif que tu trouves tentante ?

Je lâche un rire amusé.
Evidemment qu’il n’allait pas passer à côté de ça.  

Je me détourne d’Enzo et reprend ma route, longe les allées vers l’arrière du château, mains dans les poches. Il me suit, je le sais. Il attend une réponse et il va l’avoir, sans détour, encore une fois.

- Je sais pas, j’peux pas dire que l’idée de te savoir jaloux – appelons un chat un chat – m’a déplu parce que c’est faux. Mon sourire flotte sur mes lèvres alors que je hausse les épaules. Tu sais que finalement dans cette histoire, c’est pas tant que ça te fasse quelque chose qui m’a emmerdé, mais la façon de le faire. Après, comme tu dis, chacun à sa manière de réagir mais j’tenais juste à ce que tu le saches. J’ai pas pour habitude de baratiner.

Ca n’est pas une grande nouvelle mais passons.

- Mais disons que « j’accepterais » plus facilement ce genre de comportement si nous étions au clair sur ça, sur toi et moi. Si j’étais le seul à passer la nuit avec toi et inversement. Pas comme aujourd’hui où nous couchons un peu avec qui on veut. J’suis pas certain que tu aurais apprécier que je renvoi chier une nana ou un mec comme tu l’as fais, par soucis de conserver son « territoire ». Tu veux t’as liberté, je veux la mienne.

Mes pas continuent, Enzo toujours à mes côtés et mon regard glisse vers lui, franc et sérieux.

- On va être honnête deux secondes toi et moi. T’es pas un plan cul ordinaire, autant être clair. J’aime tout le monde, tous les hommes. Petit, moyen, gros, beaux et moins beaux, je m’en fous. Quand je couche avec un type, j’fais jamais ça comme un connard pour le jeter comme une merde derrière, c’est pas mon genre. Ils n’ont jamais été un morceau de viande à mes yeux et c’est pas maintenant que ça changera. C’est la même chose pour toi. J’aime l’idée d’être l’homme de plusieurs hommes, pour un soir, ou deux. Ou plus.

Je m’arrête cette fois, n’ayant jamais atteint ces limites du château qui me donne l’impression d’être coupé de tout et de tous. Mon regard se plante dans celui d’Enzo, tranquillement.

- Toi, j’arrêterais pas de te tourner autour et de te faire sortir de tes gonds. J’le sais, je ne me voile pas la face. Mais je n’suis pas là pour te manipuler pour arriver à mes fins. Si je le fais, c’est parce que tu me fais envie. Pas par curiosité malsaine.

J’ai bien vu qu’il se posait peut-être la question et je n’ai pas envie qu’il se sente comme moi je me suis senti après avoir couché avec Zachary. L’histoire est peut-être réglé aujourd’hui mais ça ne change rien au fait que je me suis senti clairement comme sa pute du dimanche soir.
Enzo, c’est différent. Jusqu’à quand ? j’en sais rien. Pour le moment, c’est là, j’en profite parce que j’aime ce qu’il me procure et ce que je lui donne. J’aime l’état dans lequel il me met parfois et j’aime le voir perdre la raison.

- Au delà de tout rapport sexuel, je t’aime beaucoup Enzo. T’es un type bien avec qui j’aime bien discuter de tout et de rien, de déconner, avec qui j’aime bien faire chier Mateo etc… J’veux qu’on soit clair là-dessus. Je joue, ok. Mais jamais à mal.

Je hausse les épaules en écartant les mains pour appuyer mes mots, toujours sourire en coin. Je lui déballe tout ça d’un air tranquille, plus sincère que jamais, comme à mes habitudes. Quel intérêt de lui mentir ?
Je recule de quelques pas et m’adosse contre le mur, bras croisés sous la poitrine.

- Maintenant si tu veux me prouver que tu peux me rendre dingue… Je t’attends.

Et l’invitation se manifeste d’une voix provocante et suave, déjà prêt à subir ma folie. Mais surtout dans le but de le pousser dans ses retranchements, de le pousser à faire quelque chose de fou et de spontané.
Parce que demain, peut être le dernier jour que nous passons sur cette fichue planète. Vivre à 100 à l'heure avant de rencontrer le mur d'en face.


- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Mer 5 Oct 2016 - 21:35

Je ne peux pas le nier, cette façon d'être qu'il a, de rire de tout, de tout prendre avec légèreté, elle me dépasse, me désarçonne même parfois. Là-dessus c'est plutôt clair, on est totalement différents. Est-ce que c'est un problème ? Absolument pas. Pas de mon côté en tout cas. C'est pour ça que je le suis sans réaction particulière, mes deux mains toujours planquées dans mes poches, m'attendant à toujours autant de franchise de sa part tout en sachant que je ne suis peut-être pas prêt à entendre ce qu'il va me dire mais ça n'est pas ce qui me fera fuir ni reculer. J'ai posé une question, je veux avoir la réponse. Je veux savoir ce qui se passe dans sa tête et ce que ça implique pour lui et moi. Je me doute qu'il ne va pas y aller par quatre chemins, je commence à sinon le connaître au moins le cerner un peu mieux. Il me pousse dans mes retranchements, me provoque sans cesse, à la moindre occasion, et dans une sorte de plaisir masochiste, c'est quelque chose que je me surprends à apprécier. Peut-être pas toujours sur le coup, mais à terme c'est le cas la plus part du temps.

« Je sais pas, j’peux pas dire que l’idée de te savoir jaloux – appelons un chat un chat – m’a déplu parce que c’est faux. »

Possessif, territorial, pas jaloux, mais ça ne sert pas à grand-chose de l'interrompre pour ça. Je comprends ce qu'il veut dire. Ce que j'en pense ? Ce que ça me procure ? Difficile à dire. Et toujours autant de légèreté dans son attitude. Je sais qu'il a vécu des choses difficiles, pourtant il … J'en sais rien, ça n'est pas que je l'admire d'être comme il est mais par moment il me paraît tellement … presque intouchable. Il ne l'est pas, pas plus qu'il est insensible, mais oui, son attitude, ses réactions, sa façon d'être, parfois me déroutent complètement.

Pauvre petit être fragile et sensible que je suis ...

« Tu sais que finalement dans cette histoire, c’est pas tant que ça te fasse quelque chose qui m’a emmerdé, mais la façon de le faire. Après, comme tu dis, chacun à sa manière de réagir mais j’tenais juste à ce que tu le saches. J’ai pas pour habitude de baratiner. »
« C'est enregistré. »

J'entends bien ce qu'il me dit et je le comprends, tout comme il a écouté mes explications sans les juger. Chacun a dit ce qu'il avait à dire, en somme. Donc tout va bien dans le meilleur des mondes ? Je dirais que oui. Malgré tout, certaines choses ne m'échappent pas, de son côté comme du mien. Je sais que la Pleine Lune y est pour beaucoup mais je sais aussi que je n'aurai pas réagi aussi brutalement, instinctivement, s'il avait été question de quelqu'un d'autre, d'Ofélia par exemple. D'une … femme, en fait. Je n'ai jamais eu de réaction de ce genre pour aucune d'entre elles, si ce n'est quelques dérapages amicaux à une certaine époque d'insécurité émotionnel. Les mecs ? Kyle a dû subir ça je ne sais combien de fois mais je ne suis plus le même aujourd'hui, j'ai énormément pris sur moi. Ça n'est sans doute pas flagrant en ce jour mais j'ai bien plus de contrôle sur moi, sur mes émotions, qu'il y a encore quelques temps. Et lui, il m'avoue sans détour que ça ne lui a pas déplu que je me montre sous ce jour-là vis à vis de lui. Ok. Soit. J'avance un peu dans le flou, je ne peux pas le nier.

« Mais disons que « j’accepterais » plus facilement ce genre de comportement si nous étions au clair sur ça, sur toi et moi. Si j’étais le seul à passer la nuit avec toi et inversement. Pas comme aujourd’hui où nous couchons un peu avec qui on veut. J’suis pas certain que tu aurais apprécier que je renvoi chier une nana ou un mec comme tu l’as fait, par soucis de conserver son « territoire ». Tu veux t’as liberté, je veux la mienne. »

Là encore, j'ai du mal à suivre. J'ai l'impression qu'il me dit une chose et son contraire, ça n'est pas clair pour moi. Non, ça ne répond pas clairement à ma question. Il accepterait plus facilement une réaction comme j'ai eu ce matin si on était … Quoi, d'ailleurs ? Juste exclusif, pas la peine d'extrapoler. C'est ce que je comprends. A côté de ça il me fait comprendre qu'il tient à sa liberté tout comme je peux tenir à la mienne. Comment est-ce que j'aurai réagi si les rôles étaient inversés ? Très sincèrement, je n'en ai pas la moindre idée. Est-ce que je dois comprendre que, non, il ne s'agissait pas de rendre exclusif ce qu'il se passe ? Je ne capte pas où il veut en venir.

« On va être honnête deux secondes toi et moi. T’es pas un plan cul ordinaire, autant être clair. J’aime tout le monde, tous les hommes. Petit, moyen, gros, beaux et moins beaux, je m’en fous. Quand je couche avec un type, j’fais jamais ça comme un connard pour le jeter comme une merde derrière, c’est pas mon genre. Ils n’ont jamais été un morceau de viande à mes yeux et c’est pas maintenant que ça changera. C’est la même chose pour toi. J’aime l’idée d’être l’homme de plusieurs hommes, pour un soir, ou deux. Ou plus. »

Je ne suis pas ordinaire mais il aime être l'homme de plusieurs hommes. Les contours se dessinent plus clairement à présent. Ça ne sera pas juste lui et moi, mais lui et moi c'est différent, pas ordinaire. C'est comme ça que je comprends ce qu'il me dit, ce qu'il exprime et m'explique. Je n'en ressens pas de déception, c'est autre chose, comme une sorte de détachement qui s'opère en moi. Pour me protéger ? Allez savoir. Il s'arrête, j'en fais autant. On se fait face et à aucun moment je ne cherche à fuir son regard.

« Toi, j’arrêterais pas de te tourner autour et de te faire sortir de tes gonds. J’le sais, je ne me voile pas la face. Mais je n’suis pas là pour te manipuler pour arriver à mes fins. Si je le fais, c’est parce que tu me fais envie. Pas par curiosité malsaine. »

J'ai bloqué mes émotions, je me suis refermé, je le sens bien. Pourtant, y a comme une pointe de soulagement qui se manifeste en moi quand j'entends ça. J'ai pas envie qu'il arrête de me tourner au tour, pas une seule seconde, mais tout ce qui vient de se passer me dépasse. A présent il y a comme une barricade autour de moi, je la sens, peut-être même qu'elle se voit. J'ai du mal à faire la part des choses, à … cerner ce qui découle de cette discussion. Je ne sais plus vraiment où j'en suis, pour être tout à fait honnête, où on en est, alors je tiens compte de ce qu'il dit, comme je le comprends. Pour moi non plus il n'est pas un « plan cul » ordinaire – et sans savoir pourquoi, j'aime pas ce terme. Il se passe un truc, je suis irrémédiablement attiré par lui et ça n'est pas … Je sais pas, c'est pas comme les autres, c'est tout. Il est seul mec ici à me faire cet effet là, au fond de moi je suis presque certain qu'il le restera, peu importe ce qu'il se passera de son côté ou du mien. J'aime passer du temps avec lui, pour ça comme pour le reste, mais s'il veut être l'homme de plusieurs hommes alors qu'il le fasse. Je ne dis pas que ça me fait plaisir parce que c'est pas vraiment le cas seulement quelque part je me dis que c'est très bien comme ça. J'arrive à détacher le sexe du reste, c'est pas un souci, parce que la plus part du temps il n'y a rien d'autre. Mais avec lui je sais qu'il ne s'agit pas que de ça et clairement, c'est pas le moment pour moi de foutre les pieds dans un truc pour lequel je ne suis sans doute pas prêt. Tout simplement. Mais dans le fond, il n'a jamais été question de ça, n'est-ce pas ?
Il y a deux semaines encore j'étais avec quelqu'un, avec le garçon qui a partagé ma vie pendant deux ans, un peu plus même, avec qui j’ai vécu tout un tas de trucs forts et pour qui j'ai toujours des sentiments aujourd'hui parce que même si ça faisait quelques temps que ça couvait, ça ne s'effacera pas comme ça. Et lui concernant Drew ? Je n'ai jamais posé aucune question. On ne parle pas de ça. On le pourrait j'imagine mais je crois que ça ne vient tout simplement pas dans nos conversations. Bref. J'ai ressenti le besoin de me défaire de ça, l'attachement à une seule personne, parce que j'ai eu envie de … D'être libre, de faire ce que je veux, quand je veux, avec qui je veux et c'est exactement ce que je fais actuellement alors je serai moi aussi l'homme de plusieurs … de plusieurs personnes, si l'envie me prend. On ne change rien. Je ne me voile pas la face non plus, je ne fais pas l'autruche, il y a des évidences qui sont trop nettes pour passer à côté mais je crois qu'on fait des choix là encore. Sa liberté, la mienne, ça me va. Je n'arrêterai pour autant pas de lui tourner autour moi non plus mais à présent les choses sont claires, non ? Je pense que si. Le message est bien passé.

No, let's not put a label on it
Let's keep it fun
We don't put a label on it
So we can run free
I wanna be free like you

Tove Lo

« Au delà de tout rapport sexuel, je t’aime beaucoup Enzo. T’es un type bien avec qui j’aime bien discuter de tout et de rien, de déconner, avec qui j’aime bien faire chier Mateo etc… J’veux qu’on soit clair là-dessus. Je joue, ok. Mais jamais à mal. »
« Ok. »

De ça, je n'en ai jamais douté. Qu'il n'a jamais eu pour ambition de me faire du mal. Le reste … Je n'y avais pas réfléchis, ça se passait bien, c'était naturel et ça le restera. J'apprécie le type, je l'appréciai déjà avant qu'il y ait cette attraction entre nous. A moins qu'elle ait toujours été là, sous-jacente, j'en sais rien mais de toute façon ça ne change rien. Qu'on le veuille ou non, mais peut-être que je me plante, qu'il n'y a que moi qui le ressens, une certaine … complicité est née de ce qu'il s'est passé quand il est venu à Lakes. Je ne suis pas prêt d'oublier ces deux jours, c'est tout ce que j'ai à dire.

« C'est réciproque. »

Si lui sourit toujours, ça n'est pas tellement mon cas mais ça n'a rien de négatif. Il est sincère et je le suis tout autant, affichant cet air neutre, pas franchement expressif, qui ne travesti aucune vérité mais demeure un masque malgré tout. Les choses ont été mises à plat, on sait à quoi s'en tenir, et maintenant ? Maintenant je le dévore des yeux, il n'a pas même pas besoin d'ouvrir la bouche pour me transmettre ce nouveau message éloquent.

« Maintenant si tu veux me prouver que tu peux me rendre dingue… Je t’attends. »

Instantanément mon rythme cardiaque accélère et ma température corporelle prend quelques degrés pourtant je ne bouge pas. Mains dans mes poches, immobile, un sourire en coin commence à étirer mes lèvres. Il est carnassier.

Là, je sais où je mets les pieds, je sais où je vais, je sais ce que je veux et ce que lui veut aussi. Là, je ne me pose pas question et tout le reste disparait de mon esprit en un éclair. Je suis presque certain que mes pupilles se dilatent alors que je reste là, statique, à l’observer, à le regarder droit dans les yeux. Le message est plutôt clair, les messages sont plutôt clairs même je dirais. Il n’attend que moi et même si je compte bien ne pas lui donner tout de suite ce qu’il veut, il n’empêche que la perspective de ce qui s’annonce me fait grimper dans des sphères pleines d’adrénaline et d’envie. On est seuls, coupés du monde. Il ne s’en rend peut-être pas compte mais ma façon de voir et de considérer les choses aujourd’hui n’est pas habituelle : Dos au mur, pas de solution de repli, il se trouve à ma merci. Et ça me plait.

« J'appellerai plutôt ça te rafraichir la mémoire. Entre autres. »

Mais je doute qu'il ait réellement oublié. Il n'a pas oublié nos étreintes passées, je le sais, je le sens, sinon il ne serait pas là, il n'aurait pas débarqué dans mon lit ce matin. Il me veut toujours autant que je le veux, mais si lui me rend dingue facilement, j'ai totalement conscience de l'effet que je lui fais en retour. Excès de confiance ? Non, simple fait. C'est probablement le message que lui transmet mon sourire cette fois, alors que je prends le temps de rester à distance et de le faire attendre un peu, puisant dans mes propres résistances. Coup de pression ? Non. Pas aujourd'hui. Je n'ai aucune idée de la hauteur à laquelle il a fixé la barre mais un simple retour en arrière suffit à me conforter dans l'idée que tout ça, c'est de la provocation, et qu'au fond de lui il sait parfaitement qu'il ne va pas perdre son temps.



« T'auras de mes nouvelles dans la journée. »

Visiblement, pour moi en tout cas, ça n'est pas une option …

#

Mardi 5 Mail 2015 ▬ Vers 16h

Effectivement, il en a eu, a plusieurs reprises, n'importe où, à n'importe quel moment, non sans choquer au passage un pauvre Première Année qui a eu le malheur d'ouvrir la mauvaise porte au mauvais moment ce qui nous a valu une bonne crise de rire – c'est pas comme si j'avais pas ma main dans son caleçon a ce moment là – et à ce pauvre gosse probablement un traumatisme jusqu'à ce qu'il découvre par lui même que ça n'a rien de traumatisant, bien au contraire. Je crois que c'est à ce moment là qu'on s'est décidé à tester un maximum de pièce du château, chose qu'on a d'ailleurs commencé à faire. Prochaine objectif ? Une salle de classe, n'importe laquelle, et ce que j'ai découvert comme étant visiblement un fantasme pour moi : La Bibliothèque. J'ai testé un paquet d'endroits ici mais jamais celui-là. J'en fais carrément une mission mais je l'admets, je fantasme aussi sur le fait qu'il m'entraine dans la réalisation de ce truc complètement par surprise, que ça ne soit pas un truc prévu. De toute façon des idées et des envies, j'en ai plein la tête, et pour le moment, pendant ces heures-ci où les effets de la Lune me chatouille, tout ce temps que je passe avec lui, je n'envisage pas de réaliser ça avec qui que ce soit d'autre.
C'est avec lui que j'ai passé mes derniers moments à l'intérieur avant de sortir pour changer. Sans l'envahir pour autant même si c'est plutôt clair que j'arrivai difficilement à le lâcher parce que je n'en avais pas la moindre envie. Sans empiéter pour autant non plus sur le temps et l'espace de Maxime, Macy ou Dean. Maxime … Je n'ose même pas imaginer la tête qu'elle a du faire quand son odorat encore plus affuté qu'un jour normal s'est posé sur lui. Et je sais que lui, ça l'a très certainement beaucoup fait rire. Je l'imagine en tout cas.
En sortant j'ai croisé Cameron, on a échangé un regard entendu, il m'a dit de faire attention et ça c'est arrêté là. Après avoir affronté la douleur de la transformation je me suis gorgé de ce sentiment de liberté absolue que seule la Pleine Lune me procure. J'ai été sage, vraiment, je me suis contenté de courir, de hurler à la lune, de chasser, tuer et manger, puis le jour s'est pointé. Retour à la vie d'Homme. J'ai émergé relativement tard de la Cabane d'Isma, léger détour par les cuisines histoire de me refaire un stock d'énergie, douche brulante puis Morphée est venu me récupérer.
J'ai dormi quelques heures, en me réveillant j'ai senti l'odeur de Cam dans le dortoir et j'en ai déduis qu'il a du passer pour voir si j'étais bien là, en un seul morceau. On n'a pas eu l'occasion de mettre les choses à plat tous les deux mais cette habitude qu'il n'a pas perdu me fait chaud au cœur, réellement.

13h30. Je ne sais pas bien ce qui m'a pris mais après avoir profité un peu de la présence de Lune je me suis levé, encore dans le gaz certes et probablement cernés jusqu'au nombril, encore un peu endoloris et frigorifié aussi. J'ai enfilé mes vêtements dont le gros sweat bordeaux que Grand-Mère m'a envoyé le mois dernier et je suis descendu chiner un truc à manger – encore – dans les cuisines. Trente minutes plus tard j'étais en DCFM du mal avec les autres. Pourquoi ? Aucune idée, mais quand le cours s'est terminé, c'est cassé en deux que je me suis retrouvé. Ça ne m'a pas empêché de me pointer chez les Serdaigles. Pourquoi ? Simplement parce que j'ai vu les Neuvièmes rentrer de leur cours de sport et que ça a été plus fort que moi. Oui, je l'ai suivi, à distance, sans pouvoir m'empêcher de sourire comme un con. J'ai profité du flux d'élèves pour entrer dans leur Salle Commune et pour le reste j'ai fait confiance à mon odorat et mon instinct. Humain mais encore légèrement animal sous la surface. J'ai trouvé le Dortoir des Neuvièmes sans aucun mal, après avoir attendu le temps nécessaire pour ne pas rater mon coup puis je me suis glissé à l'intérieur sans réellement faire attention à ceux qui se trouvaient là. C'est la première fois que je mets les pieds ici, je n'ai pas la moindre idée de la façon dont il vivra cette intrusion mais je l'ai fait, comme il s'est pointé chez moi hier matin. J'ai fermé les yeux et laissé faire mes sens puis une fois certain d'être devant la bonne douche j'ai enlevé mes vêtements un par un en les laissant tomber sur le sol avant de me glisser sans bruit à l'intérieur. Il est là, devant moi, dos à moi, et il ne m'a ni vu, ni entendu. Sans prévenir je m'invite derrière lui et passe mes bras autour de sa taille en douceur, l'embrassant directement dans le cou, collant mon corps nu contre le sien que je serre contre moi.

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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Mer 26 Oct 2016 - 21:10


   
ft. Enzo & Will

   
Ils sont ivres, nos bateaux

   
   

   

   
- Ok.

Simple, clair et concis.
J’me vois pas arrêter de lui tourner autour à ce type et quand j’y pense, j’ai pas tellement non plus envie qu’il arrête. Est-ce que ça veut dire quelque chose ? J’en sais trop rien, c’est pas comme si j’avais envie de débattre sur le sujet. Il me dit que c’est réciproque et ça, j’en ai jamais douté mais j’aime bien mettre les choses au clair, surtout avec Enzo où nous savons nous parler franchement sans forcément partir dans le mélodrame.

Et en plus de ça, je ne me prive pas de le provoquer un chouia.
Appuyé contre le mur, mains dans les poches, je l’attends. Il n’y a pas d’autre terme pour ce qu’il se passe dans mon crâne en cette seconde : Je l’attend, sous toutes ses formes. Mais il prend son temps, immobile, à me regarder avec ce regard qu’il sait si bien maitrisé.
Et ça me fait cramer de l’intérieur.

- J'appellerai plutôt ça te rafraichir la mémoire. Entre autres.

Cette voix suave, ce timbre, cette manière de se comporter. Cette façon de se tenir et de se comporter me fait naitre une série de frisson le long de ma colonne vertébrale alors que mon sourire s’élargit.

- T’as raison, j’oublie vite ce genre de chose.

Connerie, on le sait tous les deux mais on sait aussi pourquoi je dis ça. Un vieux prétexte à la con pour remettre le couvert.
Les secondes s’écoulent alors qu’il ne bouge toujours pas. Je ne doute pas un seul instant du fait qu’il finira par assouvir ce qu’il soulève en moi mais en attendant, la pression grimpe un peu plus, tout comme l’envie et le désir qu’il me provoque. Il sait en jouer, il sait comment en faire… Il a des ressources qui me plaisent.
Le jeu en vaut la chandelle et j’en ai jamais douté.



- T'auras de mes nouvelles dans la journée.
- J’y compte bien.



On sort de la douche, je me rhabille avec un regard un peu défoncé. Encore.
Je sais, j’ai toujours l’air défoncé.
Bref.

- Tu restes ou t’as un truc à faire ?

Je termine de boutonner mon jean avant d’enfiler mes chaussettes.

- J’voulais bouquiner un peu mais j’ai un jeu de cartes magiques dans ma valise, ça te dit de faire une partie ? J’crois que ça agit sur la couleur des cheveux ou un truc comme ça donc si tu ne tiens pas trop à ta perruque de surfer des mers…

Je ricane en ébouriffant mes cheveux encore trempés. J’aime nos moments charnels et j’pense qu’il y a pas encore 5 minutes, je le lui ai suffisamment montré pur qu’il le sache mais j’aime aussi partager des moments plus calmes, moins bestiale.

- Tu m’étonnes que tout le monde veuille te bouffer dans cette école. Je me redresse et m’étire en le reluquant sans retenue. Mais j’démords pas. La brioche et des tablettes de chocolats restent la meilleure association au monde.

Un baiser sur ses lèvres et je m’éclipse dans le dortoir une sensation étrange et profonde au fond des tripes. Un truc que je n’saurais pas encore exprimer.


- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Jeu 27 Oct 2016 - 22:49

Il a eu peur, il a sursauté … J’adore le surprendre, c’est plus fort que moi. C’est un truc que j’ai toujours aimé faire, avec n’importe qui, mais avec lui actuellement c’est une autre saveur. Un truc nouveau, grisant. J’ai pris mon pied hier après-midi, à jouer les Loups en chasse, prédateur tapi dans l’ombre, prêt à fondre sur sa proie sans qu’elle ne se doute de rien et même s’il m’engueule parce que ça fait battre son cœur plus vite je sais qu’il aime ça lui aussi. Alors ça me fait sourire, et même si je ne vois pas son visage – trop occupé à embrasser sa peau un peu partout, les yeux fermés pour mieux appréhender – je sens qu’il sourit lui aussi. Il se laisse aller contre moi, ce contact me fait débrancher de tout le reste si tant est que je sois réellement câblé sur quoi que ce soit d’autre en réalité. Je sais pas, j’apprécie ce moment, c’est tout. C’est doux, tranquille, tendre même. Complice. Et évocateur, provocateur, aussi, certes.


#

C’est mal de gaspiller de l’eau, n’est-ce pas ? Moi je n’appelle pas ça gaspiller et ma conscience écolo est légèrement en sourdine, faut pas m’en vouloir. Je plane complètement quand je sors de là en même temps que lui et son air tout aussi stone me fait sourire. Ça le rend craquant, j’y peux rien. Pas qu’il ne le soit pas en d’autre temps mais … J’aime le voir comme ça, c’est tout. Il est déjà entrain de se rhabiller, moi je ramasse mes affaires par terre et commence à en faire autant tant bien que mal, le matant au passage sans me cacher. Ne me demandez pas d’enfiler un T-shirt ou un pull là maintenant tout de suite, je serai foutu de le mettre à l’envers.

« Tu restes ou t’as un truc à faire ? »

Il boutonne son jean, le terrain de jeu est fermé …
Enzo !
Pardon. Ou pas. Moi j’en suis qu’au caleçon et j’ai tellement l’impression d’être défoncé que je resterai bien comme ça, par flemme en partie. Ceci dit j’ai froid, les effets post pleine lune sont encore présents.

« T’as pas cours ? »

On s’en fout.

« J’voulais bouquiner un peu mais j’ai un jeu de cartes magiques dans ma valise, ça te dit de faire une partie ? J’crois que ça agit sur la couleur des cheveux ou un truc comme ça donc si tu ne tiens pas trop à ta perruque de surfer des mers… »

C’est ça, ricane, sale con. On se moque de mon côté cliché ambulant ? J’aurai pu être blond, avoir les cheveux longs – ça été le cas mais on fait tous des erreurs, ne jugez pas, j’étais jeune … C’était encore le cas l’année dernière, certes, et alors ? J’étais jeune quand même. Bref, j’ai la chance d’être brun et surtout de ne pas être comme la plus part de ces types qu’on qualifie rapidement d’imbuvables parce que c’est le cas. Souvent les surfeurs sont élitistes, territoriaux et imbus d’eux-mêmes. Heureusement, comme partout, y en a aussi des « normaux » et je pense faire partie de ceux-là. Je ne joue pas de guitare au coin du feu pour attirer la plagiste, les cheveux dans le vent, mélancolique au possible et par pitié, si un jour c’est le cas, faites-moi piquer. Tout ça pour dire que sa réflexion me fait plus sourire qu’autre chose. Je mentirai si je disais que je n’aime pas ça quand il me taquine. Parce que c’est ce qu’il fait. Alors je grimace pour la forme, en rajoute un peu des caisses au passage, mon fut dans une main et l’autre qui va se loger dans mes cheveux encore humides.

« Aïe. Mes cheveux c’est sacré … Mais enfin, j’veux bien prendre le risque de les faire souffrir un peu. Juste parce que c’est toi. Ceci dit j’suis certain que le rose va mieux à Mateo qu’a moi. »

Je t’aime aussi Cap’tain Maracas. Bisou sur ta fesse gauche.

« Tu m’étonnes que tout le monde veuille te bouffer dans cette école. »
« J’suis ton Toy Boy en fait, c’est ça ? T’es tellement superficiel ! »

Insérer ici un air faussement outré … J'exige un Oscar. Sourire en coin, celui du sale môme qui s'amuse. Haussement d'épaules.

« Ça m’va. »

Mon corps t’en fais ce que tu veux, quand tu veux, et tu peux me regarder comme ça encore pendant le temps que tu veux parce que j’adore ça. Narcisse ! Oui, et j’assume parfaitement.

« Mais j’démords pas. La brioche et des tablettes de chocolats restent la meilleure association au monde. »

Je souris comme un gland, il m’embrasse et s’éclipse dans le dortoir, me laissant planté là encore à moitié à poil. Ça me prend quelques secondes avant de redescendre sur terre, je secoue la tête comme pour me réveiller et m’active. J’enfile mes vêtements en vitesse et le rejoint jusqu’à son lit sur lequel il est assis. Je sais pas pourquoi mais … J’me dis que je viendrai bien y faire un tour prochainement. Il connait le mien, les miens même, mais moi j’ai jamais visité Jacksonbed et ça me fait envie. Bref.

« J’te contredirai pas là-dessus, et j’nous trouve particulièrement raccord sur le timing étant donné que c’est l’heure du goûter. »

Remise en situation, je réponds à ce qu’il m’a dit avant de sortir de la salle de bain. Oui, je suis d’accord, brioche et tablette de chocolat … J’en mangerai à tous les repas. J’ai envie de m’affaler sur son lit mais je ne le fais pas, ça n’est pas chez moi, on ne m’a pas élevé comme ça. Pourtant le simple fait de voir un matelas me donne envie de sinon dormir au moins m’allonger, je plaide coupable. Je suis claqué, pas encore tout à fait remis de ma Pleine Lune. Petite chose en sucre va ! T’as de l’énergie quand ça t’arrange.

« T’as conscience de l’effet que tu fais aux gens ? »

Il lève le regard vers moi, je m’assoie finalement tranquillement sur son lit, face à lui. Sourire paisible sur le visage.

« Oui t’en as conscience, bien sûr que t’en as conscience vu comment tu t’en sers avec subtilité, mais là où je veux en venir c’est que … J’sais pas si « tout le monde » veut me bouffer dans cette école comme tu dis mais toi … J’suis certain que t’arriverai à faire changer de bord le mec le plus hétéro du coin. Et que tu l’as probablement déjà fait d’ailleurs. »

J’entends encore Caem me dire qu’il « a un truc » le jour où je lui ai appris que j’avais sauté sur Will dans la Salle Commune des Gryff. Il n’est pas taillé dans du marbre, peut-être, mais ce type est incroyablement sexy et sait se servir de ça pour faire tourner les têtes. Consciemment ou pas, ça c'est un autre débat. Et la joueuse tient à souligner que Enzo n'a pas DU TOUT envie d'entendre parler de Zachary *out*

« Bon, peut-être pas Mateo, quand même. »

Celui-là, on pourra toujours essayer, je doute qu’on y arrive. Et NO WAY que je tente sérieusement quoi que ce soit avec lui, ça va pas ou quoi. Ce type c’est pas mon frère mais quand même, c’est presque pas loin. Hermano, etc … Non, jamais, même s’il était ouvert sur la question. Il n’est pas attiré par les mecs, c’est pas un crime jusqu’à preuve du contraire.

« Et j’suis certain que les filles pensent que c’est du gâchis. Nan mais il a des trop beaux yeux quoi, c’est pas juste ! »

Est-ce que je viens de faire une imitation foireuse et clichée au possible de la gente féminine ? Absolument. Je fais le malin, le mariole, le con, etc … Mais je pense quand même réellement qu’il a de beaux yeux. Bref.

« Je sais, j'imite super bien et en toute conformité la gente féminine. C’est ma part de féminité plus ou moins assumée ça. »

Il y a de l'ironie dans le début de ma phrase, évidemment, quant à la fin … Allez savoir. Et en fait, je suis affalé sur son lit. J’ai perdu quelques étages en cours de route, désolé. Si Maman était là, elle me dirait un truc du genre : Enzo, un peu de tenue mon Chaton s’il te plait. Oui Maman.

« T’as un truc Jackson, j’te l’dis. »

Et un joli p’tit cul au passage, mais pas que. Loin de là même. Après, les goûts et les couleurs ça ne se discute pas, c’est comme ça, mais en tout cas moi ce que je vois ça me plait. C’est tout.

« Ça – d’un geste de la main je désigne mon corps – c’est du décor, des comme moi y en a à la pelle, mais toi t’as un truc particulier, un truc en plus, dans ton attitude, ta façon d’être. Je sais pas, tu déstabilises. Et ça n’a rien de péjoratif quand je dis ça. Au contraire. »

Je ne sais pas si ça vient de son attitude désinvolte ou quoi que ce soit dans ce genre là mais il dégage un truc qui le rend incroyablement attirant et attractif et je sais que je ne suis pas le seul à le ressentir, à y être sensible. Malheureusement ou pas, la question ne se pose pas. Quant à moi, ça n’est pas de la fausse modestie, je ne me rabaisse pas non plus parce que j’ai parfaitement conscience du piège que peut représenter un physique comme le mien pour certaines personnes. C’est juste un fait. La génétique a été sympa avec moi c’est certain donc là-dessus je n’ai aucun mérite. La Lycanthropie a aidé dans le processus et tout le sport que je fais – surtout le surf – laisse ses marques mais y a rien d’exceptionnel là-dedans si on y pense. C’est quasiment à la portée de tout le monde et encore une fois, les goûts et les couleurs … Bon, je suis incroyablement drôle, un peu touchant aussi avec ce côté sensible que je laisse entrevoir de temps en temps, etc … Enzo, tu sors. Ok. Enfin non parce que j’ai pas envie de sortir là tout de suite, je suis bien là. Il m’a demandé si je restais et la réponse est oui parce que même si j’adore ce qu’on vient de partager sous la douche, j’aime aussi passer du temps avec lui juste comme ça, sans arrière-pensées. Contrairement aux apparences je ne pense pas qu’à ça, même un lendemain de Pleine Lune. Enfin bref, peut-être qu'on le lui a déjà dit tout ça et j'imagine qu'il se connait bien, qu'il en a peut-être conscience, mais j'avais simplement envie de le souligner et c'est chose faite.

« Bon, avant que tu chopes la grosse tête, tu m’expliques les règles ? J’suis impatient de chialer sur le sort de ma déstructuration capillaire. »

#

Mes cheveux ont morflé et je suis définitivement nul à chier en jeu de cartes. C’est pas grave, je le vis bien et on s’est vraiment bien marrés. Je crois que le moins pire … C’était peut-être le bleu, ou le rouge … Non, en réalité, y a rien de mieux que toutes ces couleurs pour te péter le sex appeal et très franchement il n’y a rien d’autre que le brun qui me va. Le blond … Au secours. En tout cas je ne suis pas prêt d’oublier la tête de Macy quand elle a débarqué dans le dortoir et qu’elle nous a trouvé tous les deux en pleins fou rire. A ce moment-là Will avait les cheveux blond et rose, de mon côté ça virait au violet je crois mais du coup, il lui a dit qu’il s’était fait une teinture pour lui rendre hommage. Je les ai laissé tous les deux après avoir retrouvé ma couleur naturelle mais j’étais encore entrain de me bidonner tout seul dans les couloirs au bout de cinq minutes.
Les dernières heures de la journée sont passées tranquillement, finalement celle du repas du soir est arrivée assez vite. Je discutais avec Leah en remontant vers les dortoirs aux alentours de 22h après avoir trainé un peu chez les Poufsouffles quand arrivé entre la Tour des Bleus et celle des Rouges j’ai croisé le regard de Will qui était là et … Je suis reparti quasiment en fou rire, c’était plus fort que moi. J’ai essayé de raconter ça à Leah, il a essayé de m’aider mais on a vraiment eu du mal à se calmer et quand ça été le cas, un peu, ma cousine est partie rejoindre sa Salle Commune. Elle nous a laissé en plein débat absolument pas sérieux – même si d’un œil extérieur ça ne se voyait pas – et pleins de sous-entendus : Est-ce un crime contre l’humanité de rajouter un élément entre sa tranche de brioche et ses carrés de chocolat ?

Et puis une chose en entrainant une autre :

« Ah tiens, je voulais te demander un truc aussi. Un service, en fait. Je t’ai parlé de mon projet, en parallèle avec les études magiques. J’voulais savoir si j’pouvais venir t’embêter parfois si jamais un truc me pose trop de problème ? Tu comprends rapidement les choses et surtout tu sais les rendre plus accessibles, je t’avoue que ça me rendrait un grand service parce que tout n’est pas toujours super clair pour moi là-dedans. »

Je m’attaque à un gros morceau et je sais que je n’y arriverai pas tout seul comme ça à l’arrache même si je tente donc je prends de l’aide là où je peux en trouver et le lui demander à lui m’apparait comme une évidence. Il a réussi à rendre des trucs hyper complexes clairs comme de l’eau de roche quand on a discuté sur la plage la nuit qu’il a passé à Lakes alors …

« Aller Messieurs, c’est l’heure du couvre-feu, chacun rentre dans sa Tour respective. »

Helland. Et Mister Cool pas loin derrière. On a raté les Préfets je crois mais là c’est un cran au-dessus et j’ai pas envie de jouer les sales gosses récalcitrants ce soir. En fait si, ça m’a tenté, je l’avoue, mais je sens bien que Morphée va me choper dès l’instant où ma tête touchera l’oreiller alors autant y aller.
Pourtant … Résignés, parce que c’est l’heure, c’est comme ça, mais avec le sourire, on s’éloigne. Chacun prend la direction de sa Salle Commune mais au bout de quelques pas je me retourne et le rattrape en lui chopant la main une seconde ou deux par réflexe, pour l'arrêter.

« Hey, Liam, attends. »

Je ne réfléchis pas, c’est spontané, impulsif mais tout en douceur et avec le sourire. Un sourire tranquille encore une fois.

« Qu’est-ce que t’en dis de passer la nuit au chaud avec une Peluche qui sert de bouillotte ? »

Je sais pas, ça m’a pris comme ça.

« En ce qui me concerne, j’crois que je suis pas contre la présence d’un Doudou pour m’endormir. J’suis certain que ça m’aiderait à trouver Morphée plus facilement. C’est purement une question de qualité de sommeil tu vois. C’est important le sommeil. »

Le sommeil ? Qu’est c’que c’est ? Je sais plus. Et je m’en fous. Ouais, le Prof de Méta sera ravi de le constater demain matin quand tu t’endormiras en cours, gros malin !

« T’en fais pas, c’est pas une demande en mariage. »

J’ai juste envie de t’avoir dans mes draps, de dormir avec toi, peut-être faire l’amour jusqu’à plus en pouvoir oui c’est une possibilité parce que toi et moi dans le même lit je doute que ça finisse autrement mais c’est pas uniquement pour ça que j’ai eu cette réaction. Enfin, c’est juste une question, une proposition, la réponse peut être non. Même si je serai déçu, on ne va pas se mentir. T'as le droit de me dire que t'en as marre de m'avoir dans les pattes mais si c'est le cas, visiblement c'est pas réciproque et c'est pas l'impression que tu me donnes de toute façon. Alors dors avec moi.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Lun 21 Nov 2016 - 0:02


   
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Ils sont ivres, nos bateaux

   
   

   

   - J’te contredirai pas là-dessus, et j’nous trouve particulièrement raccord sur le timing étant donné que c’est l’heure du goûter.

Sans déconner.
Faut dire que la bouffe, c’est la vie.

- T’as conscience de l’effet que tu fais aux gens ?

Il s’assoit sur mon lit et mon regard brillant de malice se pose sur Enzo.

- Si j’te réponds que oui, j’ai l’air d’un gros prétentieux, non ?

J’déconne. Ou presque.
J’ai conscience d’avoir visiblement un certain pouvoir d’attraction sur quelques personnes à défaut d’avoir un corps parait comme celui d’Enzo par exemple. Chacun ses atouts.

- Oui t’en as conscience, bien sûr que t’en as conscience vu comment tu t’en sers avec subtilité, mais là où je veux en venir c’est que … J’sais pas si « tout le monde » veut me bouffer dans cette école comme tu dis mais toi … J’suis certain que t’arriverai à faire changer de bord le mec le plus hétéro du coin. Et que tu l’as probablement déjà fait d’ailleurs.

Dingue comme le visage de Zachary m’apparait comme premier exemple de cette petite discussion.
Et mon sourire parle pour lui et suffit amplement en guise de réponse. Enfin, concernant le détournement du plus hétéro des hétéros. Pourtant, j’ai rien de particulier. Il suffit de me regarder d’un peu plus près pour voir que j’ai pas le corps parfait, un nez un peu cabossé, une gueule bien atypique comme il faut. Peut-être que c’est pour ces mêmes raisons que j’ai rapidement apprit à jouer uniquement sur le cérébral.

- Bon, peut-être pas Mateo, quand même.
- Ne me mets pas au défi.

Ma vie est un défi.
Et plus sérieusement, je vais laisser Vargas et sa « virilité » tranquille, ne serait-ce que pour ne pas trahir Princess J. Ryans a de toute façon raison, Mateo ne sera jamais le mec aux expériences nouvelles. Pas de ce côté-là de sa sexualité et je respecte entièrement son choix puisque moi-même je n’ai jamais eu envie d’essayer le sexe opposé. Et même avec dix verres dans la gueule, je ne m’intéresse pas aux fruits de mer.
Désolé.

- Et j’suis certain que les filles pensent que c’est du gâchis. Nan mais il a des trop beaux yeux quoi, c’est pas juste !

J’éclate de rire devant cette imitation foireuse mais drôle.

- C’est que ça t’irai presque bien.
- Je sais, j'imite super bien et en toute conformité la gente féminine. C’est ma part de féminité plus ou moins assumée ça.

Je souris et ris à sa connerie qui semble avoir un besoin pressent de s’exprimer.
Ca tombe bien, j’suis hyper réceptif à ce genre de chose.

- T’as un truc Jackson, j’te l’dis.

Cette fois, ça me touche sincèrement. Pas que je doute de mon sex-appeal mais Enzo est du genre expressif mais aussi sincère. Il parle et tu l’sais qu’il ne ment pas, qu’il le pense réellement. Je n’sais pas pourquoi il veut tant me montrer ou me dire que je ne suis pas qu’un mec lambda, mais je n’en suis pas indifférent.
Disons que ça me change que de me sentir comme un vieux mouchoir usé utilisé par Disemba.
Rancunier ? Non, ça va.

- Ça, Il désigne son corps. c’est du décor, des comme moi y en a à la pelle, mais toi t’as un truc particulier, un truc en plus, dans ton attitude, ta façon d’être. Je sais pas, tu déstabilises. Et ça n’a rien de péjoratif quand je dis ça. Au contraire.
- T’es quand même dur avec toi-même. Si c’est ça le décors, moi j’veux bien devenir Artiste Peinture pour exploiter tout ça quand tu veux.

Je suis adossé contre la tête de mon lit et je commence à mélanger les cartes dans ma main, d’un air un peu absent, sourire aux lèvres.
Ce que je ressens avec ce qu’il me dit est un peu étrange, entre émois et gêne, entre rire et amusement. Je ne sais pas trop où me positionner mais je ressens clairement une flatterie qui ne me laisse pas indifférent. Entendre ce genre de chose de sa bouche à clairement son effet et mes yeux le fixent, sans retenue.
Enzo a certes un corps que tous les mecs ont dans ces fichus magazines (et je ne dirais pas lesquels, tu veux pas savoir, ni ta mère d’ailleurs *out*) mais il a quelque chose de bien plus profond que ça. Il n’est pas superficiel et ça, je le lui ai reconnu depuis le début déjà.

- Bon, avant que tu chopes la grosse tête, tu m’expliques les règles ? J’suis impatient de chialer sur le sort de ma déstructuration capillaire.

Je me redresse et sans prévenir, m’approche de lui, glissant ma main sur sa nuque pour le rapprocher de moi. Je l’embrasse sans préavis, en douceur durant quelques secondes que je ne fais pas durer trop éternellement.

- Merci.

Tout simplement.


¥


Heureusement qu’il n’est pas aussi mauvais au pieu qu’il ne l’est à ce jeu de cartes. J’aurai aimé pouvoir immortaliser cette série de couleur dans sa touffe capilaire, histoire de pouvoir lui ressortir ça à tous moments, au cas où sa mémoire lui ferait subitement défaut mais il faudra se contenter de toute cette myriade de souvenir.

- Maxime ! Regarde comme il est beau comme ça ! J’ai envie de lui lancer un sort permanent pour que ça reste.
- Même pas en rêve, déconne pas tu m’laisse pas ça sur la gueule hein.

Ca ? Un gris cendré avec des reflets bleus. Blessure de guerre de cette fameuse partie de cartes.

- Allez, ça fait bien ressortir tes yeux en plus.

Jefferson me balance un sourire qui en dit long sur ce qu’elle pense, qu’elle se fout en gros de ma gueule. Histoire de changer.
Dean n’est pas loin, il ne l’est jamais. Depuis qu’il est revenu, c’est comme s’il était devenu une grosse mère poule soucieux de prendre soin de ses petits après une trop longue absence. Et concernant Maxime, j’en parle même pas. J’sais pas ce qu’il se passe dans leur pieux mais c’est plus un an et demi de sexe qu’ils ont rattrapé mais cinq.
Fin de soirée, je croise de nouveau Ryans dans les couloirs et me marre comme un con en repensant à l’anarchie capillaire qu’il a vécue. Certaines couleurs lui ont péter son sex-appeal en mille, d’autre lui ont donné +100 points. On s’est marré, comme deux gamins et le carnage n’a pas été terminé pour moi puisque Macy a tenu à faire une partie avec moi.
Bref, fou rire et sa cousine qui n’y comprend rien. Pourtant il essaie de lui expliquer et moi avec mais nous ne sommes même pas foutus de lui dire correctement ce qu’on a fait et le pourquoi on s’marre comme deux cons. J’en ai les larmes aux yeux, surtout quand je le vois avec sa touffe blonde platine qui s’agrémente de paillettes et de violine.

Allez, un peu plus de sérieux, quand même. La jeune fille est partie, nos rires avec.
Ou presque.

- Ah tiens, je voulais te demander un truc aussi. Un service, en fait. Je t’ai parlé de mon projet, en parallèle avec les études magiques. J’voulais savoir si j’pouvais venir t’embêter parfois si jamais un truc me pose trop de problème ? Tu comprends rapidement les choses et surtout tu sais les rendre plus accessibles, je t’avoue que ça me rendrait un grand service parce que tout n’est pas toujours super clair pour moi là-dedans.

Sa demande me surprend, je n’m’y attendais pas tellement. Je me souviens qu’il m’ait parlé de ce projet effectivement et je me souviens aussi qu’il m’a dit que le monde moldu et lui, ça fait 15. Est-ce que j’ai le temps et l’envie de m’occuper de cette partie de son éducation ? Oui, pourquoi pas ? Si ça peut l’aider à faire ce qu’il veut de sa vie, j’vais pas dire non.
J’ouvre la bouche pour lui répondre mais la voix de Helland me coupe dans mon élan.

- Aller Messieurs, c’est l’heure du couvre-feu, chacun rentre dans sa Tour respective.

Et autant dire que quand Mr Helland dit qu’il faut aller se brosser les dents, se laver les mains après un pipi et dodo, on obéit sans rechigner.
On prend la direction de nos tours alors que les profs poursuivent leur ronde. Et moi j’ai toujours pas répondu à sa question que je mijote encore quelques secondes dans un coin de ma cervelle.

- Hey, Liam, attends.

Mon regard se dresse vers lui, étonné qu’il m’appelle comme ça. C’est… pas courant. Voir rare. En fait, juste ceux de la bande m’appelle comme ça. Parfois, Caleb. Et ça, seule Maxime se le permet parce que c’est Maxime et qu’elle et moi c’est différent. Bizarrement, le « Liam » venant de la bouche d’Enzo ne me choc pas.
Je garde sa main dans la mienne avec naturel.

- Qu’est-ce que t’en dis de passer la nuit au chaud avec une Peluche qui sert de bouillotte ? En ce qui me concerne, j’crois que je suis pas contre la présence d’un Doudou pour m’endormir. J’suis certain que ça m’aiderait à trouver Morphée plus facilement. C’est purement une question de qualité de sommeil tu vois. C’est important le sommeil.
- Bah tiens. Et bientôt tu vas me dire que c’est pour t’aider à te brosser les dents ?

Je ricane, glisse mes mains dans mes poches en l’observant d’un sourire taquin.

- T’en fais pas, c’est pas une demande en mariage.

Je ne lui réponds pas, l’observe simplement. Parce que j’aime bien l’emmerder et le laisser mijoter dans son jus comme ça, juste pour le faire chier.

- T’as pas honte de venir dormir dans le pieu de ton prof particulier ?

Une réponse pour deux questions, c’est gratos.

- Mais « bizarrement », l’idée de te donner des cours particuliers m’inspirerait presque pour pas mal de chose. Inutile de lui faire un dessin. Plus sérieusement Will. J’veux bien t’aider pour le côté moldus des cours, sans problème. J’pense que je pourrais me débrouiller pour t’apprendre quelques trucs et si jamais, y a toujours des bouquins que Gabrieli doit avoir garder. Il faudra juste que l’on se calle ça. Le weekend ?

Le weekend, c’est sacré, certes, mais le mercredi après-midi je m’occupe déjà de Maxime qui, d’ailleurs, a fait d’excellent progrès. Reste plus qu’à voir ce que ça donnera à nos prochains examens qui ne devraient pas tarder mais j’ai confiance même si elle, non.
Je jette un œil par-dessus son épaule avant de lui offrir un sourire.

- Tu viens ? Avant qu’ils ne reviennent pour vérifier. Le sommeil est important pour l’apprentissage, j’voudrais pas être responsable de tes mauvaises notes.

L’idée qu’il vienne dormir dans mon pieu est loin de m’emmerder, au contraire. J’prends conscience que ça n’est jamais arrivé et pour moi, il est temps d’immortaliser ce moment.


FIN POUR MOI

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MessageSujet: Re: Ils sont ivres nos bateaux - Enzo   Lun 21 Nov 2016 - 19:37

« Arrête putain, j’te déteste tellement quand tu fais ça. »

Quand il me regarde comme ça, avec ce sourire en coin, sans rien dire, me laissant patauger dans mes interrogations, laissant planer le suspense au maximum. Peu importe la situation, il prend son pied à me faire attendre, je l’ai rapidement compris. Est-ce que ça me pose réellement un problème ? Ça fait augmenter mon rythme cardiaque et ma pression sanguine, certes, mais je pense que le sourire résigné que j’affiche exprime suffisamment bien mon état d’esprit. Quand bien même je lève les yeux au ciel alors que mes mains vont se loger dans mes poches.

« T’as pas honte de venir dormir dans le pieu de ton prof particulier ? »
« Pas une seule seconde. Et puis le lit de Keza est trop loin là donc … »

Haussement d’épaules faussement détaché, en accord avec l’expression que j’arbore tout en ayant du mal à cacher mon sourire autant être honnête. Désolé Keza, je sais, c’est mal de te mêler à ça alors que t’as rien demandé mais c’est sorti tout seul. Ça, ça veut dire oui, et oui je suis content. Voilà. Pour les deux trucs que je lui ai demandé. C’est bon, passez à autre chose maintenant. Y a rien à voir ici.

« Mais « bizarrement », l’idée de te donner des cours particuliers m’inspirerait presque pour pas mal de chose. »
« Sans déconner. »

A nouveau je lève les yeux au ciel, lâchant un rire bref plein de sens, amusé. Je ne suis pas le seul gourmand dans l’histoire, c’est tout ce que j’ai à dire, parce que regardez le cet espèce d’obsédé là. Il plaisante, je le sais, mais il le pense. En même temps si je lui ai proposé de dormir avec moi c’est pas simplement pour compter les moutons, pas la peine de jouer les saintes ni touches ou les hypocrites surtout.

« J’veux bien t’aider pour le côté moldus des cours, sans problème. J’pense que je pourrais me débrouiller pour t’apprendre quelques trucs et si jamais, y a toujours des bouquins que Gabrieli doit avoir garder. Il faudra juste que l’on se calle ça. Le weekend ? »
« J’veux pas non plus abuser de ton temps. De toi c’est une chose mais … »

Y en a pas un pour rattraper l’autre.

« Plus sérieusement, j’me débrouille comme un grand tant que je peux mais si ça t’embête pas, oui, quand t’as un moment le samedi après-midi par exemple, ça serait cool. Merci. Et puis ouais, j’avais pas pensé à Gabrieli mais carrément, il doit avoir des trucs en stock. J’me suis ramené pas mal de bouquins de mon côté aussi. J’ai de la matière. »

Des trucs que j’ai trouvé à droite et à gauche. Jill m’a aidé à me constituer une bibliothèque de cours Moldus dans les branches qui m’intéressent, j’ai des munitions. Ce truc que j’attaque je ne le fais pas en touriste, c’est vraiment important pour moi et je suis motivé. Plus que ça même. Non, je ne suis pas qu’un physique de rêve, j’ai aussi un cerveau et blague à part, je compte bien réussir ce que j’entreprends. J’atteindrai mon but et je le ferai pour moi, pas pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit si ce n’est moi-même.

« Tu viens ? Avant qu’ils ne reviennent pour vérifier. Le sommeil est important pour l’apprentissage, j’voudrais pas être responsable de tes mauvaises notes. »

Arrête de sourire comme ça, Enzo, sérieusement. On dirait un gamin le jour de Noël. J’suis content, j’y peux rien ! Pourquoi je ferai le fier en prétendant que ça ne me fait rien ? Inutile et stupide. J’ai envie de passer la nuit avec lui, souhait que j’ai formulé, proposé, et il accepte en plus d’accepter de m’aider pour mon projet alors OUI je suis content et je le montre. Point. Tant pis si j’ai l’air d’un ravi de la crèche, ça ne me pose aucun problème. Et ma connerie est réveillée puissance 1 000, visiblement, parce que je n’arrive pas à m’arrêter.

« Tu m’as déjà fait arriver en retard lundi matin, t’as raison, faudrait pas prendre le risque que je fasse une troisième sixième année. J’me demande même si t’es pas une mauvaise fréquentation pour un gentil et sage garçon comme moi en fait. »

Et bien sûr, tout le monde y croit !

« Mais en fait, j’pensais plutôt à mon lit, pas le tien. Ça fait deux fois que tu t’y pointes pour en ressortir presque aussitôt, faut casser la malédiction là … Wow ! Ok. J’me tais. On fait c’que tu veux. »



▬ FIN ▬
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Ils sont ivres nos bateaux - Enzo
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