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 Welcome Home - Isma

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MessageSujet: Welcome Home - Isma   Sam 13 Aoû 2016 - 20:44


Welcome home
Ismaëlle & Margo



― Welcome to where time stands still. No one leaves and no one will, moon is full, never seems to change


Lundi 27 Avril – Dans la matinée

- Mlle Beaumont ?
- Oui ?

Elle s’extirpe de sa contemplation du château.
Il n’a pas bougé, n’a pas changé. Margo a la sensation de n’être jamais partie et d’avoir gardée cette part d’elle qui s’émerveille devant la beauté de cette structure aussi massive qu’impressionnante.
Si un jour on lui avait dit qu’elle reviendrait à Poudlard pour y travailler, elle n’y aurait pas cru. Dès lors qu’elle a quittée cette école pour la vie active, elle pensait garder derrière elle tous ces souvenirs d’études. Les bons comme les mauvais.
Mais aujourd’hui ? Elle y revient, par choix de surcroit.
Et Margo est tout sauf amère de revenir au sein de ce qui a été sa maison pendant 11 années consécutives.

L’homme qui se tient devant elle lui tend une main ferme qu’elle serre avec la même franchise.

- Lancaster. Chef des Gardiens.
- Enchantée.
- Venez, j’ai cru comprendre que vous étiez une ancienne élève mais je vais malgré tout vous faire faire le tour.

Elle n’en voit pas l’utilité mais s’abstient de lui dire, ravalant son manque de tact.
Margo vient à peine d’arrivée et n’a pas envie de faire tout foiré avec une confiance démesuré. Et de toute manière, ce type ne lui donne pas envie de jouer les petites malignes qui débarquent avec ses grands sabots.
Lancaster, hein ?
Grand, légèrement barbu, brun, il vous en impose d’un seul regard. Ca suffit amplement à Margo pour ressentir une once de respect vis à vis de son nouveau chef.
Nouveau Chef.
Ca lui est étrange lorsque Sully a été son mentor durant toutes ces années d’apprentissage. D’ailleurs, ces deux là n’ont rien en commun. Pas aux premiers coups d’œil.
Là où l’un se trouve être bourru mais chaleureux, voir paternel, l’autre semble être un mur de brique infranchissable et autoritaire.
Vu les circonstances, difficile de faire autrement.

- Quel est votre parcours ?
- J’ai passé un diplôme pour être Tireuse d’Elite et j’ai pratiqué trois années dans le domaine, dont deux auprès des Aurors.
- Ensuite ?
- Fonction clandestine.
- Du terrain ?
- Oui. Constamment.

Questions, réponses.
Concises, précises.
Margo se prête au jeu avec une certaine excitation au creux du ventre.
Elle a passée un tout premier entretient, rapide, avec un certains Rivers qui lui dit peut-être quelque chose mais sans en être sûre. Pourtant, ce nom de famille, ne lui est pas si inconnu que ça. Puis, elle s’est trouvée être aux mains de Lancaster qui lui fait subir la deuxième partie – et non des moindres – de l’entretient.
Le plus décisif en somme. Celui qui lui fera comprendre qu’elle peut reprendre ses valises et faire demi-tour ou partir s’installer dans sa chambre, une bonne fois pour toute.

L’homme enchaine, Margo répond sans détour. Elle n’a rien à cacher. Son casier judiciaire moldu et magique est clean. Elle n’a jamais manquée à ses devoirs et s’est toujours montré très efficace lors de ses missions.
Surtout lorsqu’il s’agissait de flanquer à un enfoiré un sort à longue distance.

- Bien. Vous commencez dès ce soir pour un tour de garde de 20 heures à 5 heures du matin. Vous serez en binôme avec Gabrieli.
- … Oh. Oui, Margo, c’est un oui. Un bienvenu. Clair et rapide. Mais un bienvenu quand même. Elle se ressaisit rapidement, lui sourit jusqu’aux oreilles. Parfait. Merci Monsieur.
- Lancaster, ça sera suffisant.

Elle acquiesce, l’écoute lui formuler deux trois formalitées et le laisse retourner à ses fonctions.

Merde alors.
Elle y est, pour de bon. De retour à la maison, comme il y a plus de dix ans.
Ca lui fiche un coup, un truc agréable qui se diffuse dans sa poitrine qui lui ferait presque oublier la raison de sa décision, celle qui l’a faite débarquer ici.
Lancaster n’a pas omit de lui apporter plusieurs précisions concernant la sécurité, le système de ronde et de garde mais aussi l’intensité du travail qui l’attend.
Mais de ça, elle n’a pas peur. Elle connaît. Les heures passées dans le froid, dans la nuit, à surveiller une cible qui ne bouge que deux jours plus tard, elle y est habituée. Et retrouver cette adrénaline, cette responsabilité, la met en joie.
Elle en aurait presque honte.

Margo se retourne, ses valises ont déjà disparues.
Visiblement, les elfes de maison sont toujours aussi présents et efficaces.

Logée dans sa veste en cuir, elle prend un moment pour faire le tour du parc, apprécier son décor, le redécouvrir et son esprit lui affiche un paquet de souvenir qui lui revienne aussi facilement que son premier amour connu sur ces bancs. Là bas.
A se bécoter a, à peine 14 ans, à croire que le monde vous appartient et que vous êtes aussi indestructible qu’un bunker en béton armé.
Elle se souvient aussi de ses peurs, celles que la forêt interdite lui à collée au creux du ventre, sans oublier ces foutus fantômes qui traversaient les murs sans prévenir. Chose qui n’a certainement pas changé et qu’elle n’a pas envie de vérifier.

Mains dans les poches de sa veste, cheveux détachés et ondulés qui retombe sur ses épaules, Margo ferme les yeux et inspire l’air, un sourire aux lèvres.
Elle a le cœur qui bat à tout rompre dans sa poitrine, se sentant étrangement vivante alors qu’elle vient de passer deux années à évoluer dans l’ombre, manquant de se faire tuer à chaque protection d’un sorcier que le Ministère jugeait un peu trop bavard ou dangereux.

Un aboiement au loin extirpe Margo de ses rêveries et la guide vers la hutte du garde chasse. Curieuse, elle se demande qui occupe les fonctions aujourd’hui. Toujours le même homme ? Comment il s’appelait déjà… Monsieur Hanterton ? Un truc dans le genre. Grand, fluet, certain le surnommait le cure-dent. Elle a un souvenir de lui assez précis, comme un homme parfois bourru mais qui s’occupait à merveille de la marmaille d’animaux qu’il avait sous la main.
Et c’est avec un léger espoir de revoir une très ancienne connaissance – qui l’aura probablement oublié – qu’elle se dirige vers les champs de citrouille, là d’où viennent les aboiements.

- Par Merlin…

Elle a mit de longues secondes avant de reconnaître la femme qui s’afférait à rependre du repousse-limace sur les plantations.
Elle a mit de longues secondes avant que ce visage, aux traits à présent bien plus adultes et bien plus femme, ne lui revienne en mémoire pour se superposer sur un autre, plus juvénile. Plus réservé.

- Ismaëlle Stoneheaven ? Je rêve ou c’est bien toi ?

Merde. Combien de temps qu’elles ne se sont pas vues ? Combien de temps qu’elles ont perdues contacte par la force des choses, de leurs vies ?
Au moins sept ans. Si ça n’est pas plus. Le cœur lui en tombe dans l’estomac pour venir tambouriner aussi vite et fort qu’une foutue machine à laver en plein essorage.

- Margo Beaumont, tu te souviens ? La nouvelle gardienne attend que tout revienne en mémoire d’Ismaëlle pour venir dans un geste spontané et chaleureux, la serrer dans ses bras. Bon sang, je suis contente de te voir ! Merde alors, regarde toi ! Tu as tellement changée.

La joie, l’intensité du bonheur qu’elle ressent, s’exprime par ses sourires, son timbre de voix aux accents français et par ses gestes alors qu’elle tient tendrement Ismaëlle par les épaules.

- Dis donc Mlle Stoneheaven, vous n’avez plus rien de la jeune fille que j’ai connue… Seriez-vous devenu une femme fatale en si peu de temps ?

Elle la regarde, yeux plissés, taquine et surtout, heureuse plus que jamais de revoir un visage familier après toutes ces années. Et ce, sans jamais décrocher ce sourire au bord des lèvres.


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MessageSujet: Re: Welcome Home - Isma   Ven 19 Aoû 2016 - 12:17

Lundi 27 avril 2015 – Dans la matinée
Welcome Home



Margo & Ismaelle

1er cours de la journée

9h ! Sur le pied de guerre ! C’est reparti pour un tour. Les vacances sont terminés, les examens sont dans deux mois, alors il va falloir bosser mes petits. La semaine commence par les 9ème année, une classe relativement tranquille dans son ensemble, des éléments bosseurs, je n’ai franchement pas à m’en plaindre. Je suis déjà sur le terrain depuis plus d’une heure, un bon petit déjeuner dans le ventre, et Fenrir accueille les élèves qui arrivent par des jappements enthousiastes. Je les regarde défiler les uns après les autres, sourire aux lèvres. Ça me fait vraiment plaisir de les revoir.

« Bonjour Maxime. Comment se porte Bobby ? »

Maxime n’est pas des plus loquaces, c’est le moins que l’on puisse dire, mais elle prend le temps de me parler quelques secondes de ce petit rat qu’elle a trouvé dans la neige il y a quelques semaines et qu’elle a fini par adopter.

« Ça va Elias ? »

Timide, introverti mais pas moins sociable pour autant, Préfet investi mais peu sûr de lui. Ce jeune homme est adorable.

« Mlle Jenkins, on se clame. »
« Pardon. »

Toujours aussi débordante d’énergie celle-ci. Trop ? Non. Je préfère largement les voir et les savoir comme ça plutôt que de croiser des mines fatiguées et éteintes.
Tout le monde arrive et s’installe tranquillement, j’attends que le calme s’impose et frappe mes deux mains l’une contre l’autre pour attirer leur attention à tous. Chose qui ne tarde pas à venir.

« Bon ! Vous avez tous passés de bonnes vacances ? »

J’ai passé des vacances ressourçantes, idylliques, et salutaires mais clairement, je suis heureuse de retrouver ce quotidien, cet endroit, les élèves et tout le reste. L’ambiance est plutôt légère en ce jour de rentrée, on en oublierait presque la menace sous-jacente.

« Aujourd’hui on va parler, ou plutôt reparler – et je sais que ça va faire plaisir à nombre d’entre vous – des Accromentules ! »

Indignation quasi générale chez les filles, éclats de rire chez les garçons et mon sourire ne me quitte plus.

#

Entre le 1er et le 2ème cours de la journée

Les 9ème année viennent de partir, les 6ème année ne vont pas tarder. J’en profite pour faire un tour dans le champ de citrouille pour voir comment poussent ces petites merveilles. Fenrir est avec moi, la rentrée le rend particulièrement enthousiaste lui aussi et il n’arrête pas d’aboyer de joie.

« Mais ! Tu vas te taire un peu toi dis donc ? Tu me casses les oreilles !!! »

Tout ça est dit avec un grand sourire, entre deux rires même.

« Viens par-là mon gros. »

Il vient se coller contre mes jambes et je lui flatte les flancs, lui grattouille la tête, tandis qu’il se dandine de plaisir, entre deux cueillettes de Repousse-Limace. Jusqu’à ce qu’il se fige sur ses quatre pattes, oreilles dressées sur le dessus du crâne, aux aguets.

« Qu’est-ce qu’il y a pépère ? Quelqu’un arrive ? »

Je relève la tête, avance de quelques pas en posant ma main sur l’encolure du chien et …

« Ismaëlle Stoneheaven ? Je rêve ou c’est bien toi ? »

… Une grande blonde m’accoste.

« Margo Beaumont, tu te souviens ? »
« Non d’un Scroutt à pétard ! Margo. »

Et trois secondes plus tard elle me prend dans ses bras, étreinte que je lui rends sans rechigner, bien au contraire. Fenrir s’est détendu à l’instant où il a compris qu’il n’y avait aucun danger et que sa maitresse connaissait la nouvelle venue. Parce que oui, c’est bien le cas. Margo Beaumont. Un visage que j’avais totalement « oublié » au fil des ans mais que je suis très heureuse de retrouver.

« Bon sang, je suis contente de te voir ! Merde alors, regarde toi ! Tu as tellement changée. »
« Mais c’est plus que partagé ! Et toi, tu t’es regardé ? »
« Dis donc Mlle Stoneheaven, vous n’avez plus rien de la jeune fille que j’ai connue… Seriez-vous devenu une femme fatale en si peu de temps ? »
« Ben voyons. Juste une bombe latine, trois fois rien. »

Je balaie ça d’un geste de la main, plein de dédain, avant d’éclater de rire parce que oui bien sûr c’est pour rire. Sans parler qu'en dehors de mes origines, je suis tout ce qu'il y a de plus Irlandaise. Et puis la seule bombe latine ici, c’est Rina Guapa !
Je m’écarte un peu et regarde la nouvelle venue de la tête aux pieds, retrouvant facilement à présent des traits familiers chez elle quand bien même en … Combien … Sept ans ? Elle a bien changé.

« Mais toi, on dirait … une de ces femmes espions qu’on voit dans les films. Grande, blonde comme les blés, qui dégage un paquet d’assurance. »

Je la vois parfaitement évoluer dans un de ces films en noir et blanc des années 30 ou 40, ne me demandez pas pourquoi.

« Qu’est-ce que tu fais là ? »

Finalement la lumière se fait avant qu’elle ait le temps de me répondre.

« Attends … Beaumont … Mais je suis bête, je n’avais pas du tout fait le rapprochement ! C’est toi la nouvelle recrue chez les Gardiens ! »

J’étais au courant mais je n’ai pas tellement eu le temps de me pencher sur la question. Lancaster gère ses effectifs à peu près comme il le sent, en ce qui me concerne il a mon entière confiance.
Si mon attention était totalement focalisée sur elle jusqu’à présent, des bruits et des mouvements attirer mon regard au loin : Les 6ème année arrivent.

« Mince, le devoir m’appelle.  On se retrouve ce soir ? Faut qu’on rattrape ces années, j’veux tout savoir ! Tu commences quand tes gardes ? »

Là elle m’explique qu’elle commence ce soir, à 20h. Ca contrecarre un peu ce que j’avais en tête mais ça n’est pas grave, on va adapter.

« Bon. Rejoins moi dans le Hall vers 18h30, on se fait un tête à tête, d’accord ? »

Ce sont des retrouvailles éclairs, pour le moment, mais c’est presque comme si on s’était quitté la veille. Et je crois qu’elle ne m’a probablement jamais vu aussi bavarde et expressive mais il faut dire que je suis aujourd’hui relativement loin de la Ismaelle qu’elle a connu. Elle, elle me donne l’impression d’être restée fidèle à elle-même, comme ça, au premier coup d’œil. En un peu plus sage peut-être ? J’imagine que je le saurais assez rapidement.
Tout en discutant on se dirige vers le terrain d’étude de SACM, les élèves arrivent tranquillement et Fenrir est déjà dans les pattes d’un certain jeune Gryffondor qui ne se fait pas prier pour donner à ma boule de poils blanche un nouveau lot de caresses et de grattouille.

« Salut Isma. »
« Coucou Champion. »

Et son regard se tourne vers Margo … Un regard qui change du tout au tout …

« Bonjour Mademoiselle. »
« Enzo … »

Je le vois ton sourire en coin, sacripant ! Il est clairement entrain de lui faire son numéro de charmeur, celui qui lui donne certes quelques années de plus mais pour moi ça reste un gosse. Et pour Margo aussi, m’est avis. En la regardant je me dis qu’elle doit avoir l’habitude de recevoir ce genre « d’attention » et … ici, elle risque de ne pas être déçue à ce niveau là …

« File. »

Il éclate de rire, fier de lui, je suis à deux doigts de lui coller une claque derrière la tête. Gentiment, évidemment, parce que la vérité c’est que ça m’amuse aussi.

« Tiens puis rends-toi utile, va chercher les Sombrals. Ils sont près du Lac, en lisière là-bas. »

Il s’éloigne sans jamais cessé de se marrer, satisfait, Fenrir sur ses talons et là, c’est le drame.

« Lukas ! Par Merlin ! Mais regarde un peu où tu marches enfin ! »

Le grand Jaune qui a toujours ou presque la tête en l’air et qui bien sûr ne regardait pas devant lui vient de percuter la petite Elijah de plein fouet. Celle-ci s’est retrouvée par terre sans rien comprendre.

« Ça va Elijah ? »
« Oui oui. »
« Pardon Eli ! Je t’avais pas vu ! »

Bienvenue à Poudlard, jolie blonde. Ou plutôt, re-bienvenue. Comme tu peux le constater, ici, on ne s’ennuie jamais. Je lui adresse un regard presque désolé bien qu’amusé alors que je m’occupe déjà de mes élèves. Elle me fait signe qu’elle va y aller, j’acquiesce et la salue d’un geste de la main.

« A ce soir ! »

#

Même jour, vers 18h30

Quand on est occupée comme l’est bon nombre de personne dans ce château, on ne voit pas les journées passer. Celle-ci a filé comme une flèche et c’est avec enthousiasme et impatience que je m’active pour terminer mon tour du soir, un peu avancé, afin de pouvoir rejoindre Margo à notre point de rendez-vous. Je suis un chouilla en retard, quand j’arrive dans le Hall mes vêtements sont … fidèles à eux-mêmes après une journée de boulot en extérieur mais je ne m’en formalise pas. D’ailleurs lorsque j’arrive à son niveau, je la prends immédiatement dans mes bras une nouvelle fois.

« Ça me fait vraiment plaisir de te revoir. »

Au même titre qu’Everett, elle a été pour moi ce qui s’approchait le plus d’une amie à l’époque. En réalité, je crois qu’elle l’était seulement j’étais trop introvertie pour laisser véritablement entrer les gens dans ma bulle. Aujourd’hui c’est différent, j’ai énormément changé au fil des années, en partie grâce à des personnes qui sont aujourd’hui mes proches. Ici, dans ce château.

« Je te propose un truc, vu que tu commences ta garde dans 1h30, on attrape quelques trucs à manger dans la cuisine et on va se poser tranquillement quelque part. Ça te tente ? »
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MessageSujet: Re: Welcome Home - Isma   Ven 26 Aoû 2016 - 11:40


Welcome home
Ismaëlle & Margo



― Welcome to where time stands still. No one leaves and no one will, moon is full, never seems to change


- Ben voyons. Juste une bombe latine, trois fois rien.

Elle rit aux éclats, approuvant par la même occasion les dires de son amie.
Ismaëlle a tout d’une bombe latine. Appelons un sombral, un sombral ! Un visage souriant, illuminé même ! Sans compter un physique proportionné avec ce qu’il faut, là où il faut. Elle n’a plus rien de la jeune fille que Margo a connu. Frêle, timide, introvertie, qui se cacherait presque sous des montagnes de vêtements pour disparaître, si elle le pouvait.

Ismaëlle s’écarte et observe Margo de la tête aux pieds.

- Mais toi, on dirait … une de ces femmes espions qu’on voit dans les films. Grande, blonde comme les blés, qui dégage un paquet d’assurance.

La nouvelle venue lui décoche un regard plein de mystère et de prestance avant de murmurer d’une voix suave.

- Mais je suis une espionne avec un paquet d’assurance.

De nouveau, un éclat de rire.
Rien de sérieux, juste une habitude à tout prendre à la légère. Ceci dit, pour ce qui concerne le paquet d’assurance, Isma n’a peut-être pas tord. Disons que dans son job elle avait tout intérêt à avoir confiance en elle si elle ne voulait pas que ses partenaires passe l’arme à gauche plus vite que prévue.

- Qu’est-ce que tu fais là ?

Margo ouvre la bouche…

- Attends … Beaumont … Mais je suis bête, je n’avais pas du tout fait le rapprochement ! C’est toi la nouvelle recrue chez les Gardiens !

… pour acquiescer face aux mots d’Ismaëlle, claquant des doigts pour confirmer les dires de la jeune femme.

- J’ai l’impression de revenir 18 ans en arrière et d’être la newbie de l’année.

Ce qui n’est pas le cas, elle s’en doute.
Quoi que.
Est-elle la seule arrivée de cette rentrée ? Elle le saura bien vite.
Un léger brouhaha s’échappe au loin et Margo tourne son regard vers la source du bruit qu’elle devine être des élèves.
Merde, quelle heure il est ? Cet entretient avec Lancaster l’a complètement désorientée et fait perdre la notion du temps et de l’espace. Si la jeune femme vient d’arrivée et est pour le moment « en repos », certains doivent assurer leurs cours.

- Mince, le devoir m’appelle.  On se retrouve ce soir ? Faut qu’on rattrape ces années, j’veux tout savoir ! Tu commences quand tes gardes ?
- J’allais te dire que j’espérais à ce que tu ai la nuit devant toi mais je commence ce soir dès 20h. Lancaster ne chôme pas.
- Bon. Rejoins moi dans le Hall vers 18h30, on se fait un tête à tête, d’accord ?
- Comment pourrais-je refuser un rancard avec vous Mlle Stoneheaven…

Son sourire est large et taquin, Margo étant plus qu’emballée de retrouver son amie ce soir. Et des choses à raconter, elle en a. Entre son intégration dans l’équipe des tireurs d’élite, celle auprès des Aurors et de toutes les conneries et rencontrent qu’elle a pu faire, elle pourrait écrire un sacré bouquin sur sa vie. Mais elle veut surtout tout savoir sur la vie de cette femme qui semble métamorphosée.
Regardez moi cette assurance, ce sourire et cette confiance. Elle n’a plus rien de la jeune femme qu’elle a connu et Margo en est presque heureuse de voir à quel point Ismaëlle semble épanouie.
La vie forge les caractères.

La discussion se poursuit jusqu’au terrain d’étude des SACM où Margo y retrouve un tas de souvenir comme ce jour où elle s’est fait poursuivre par une bestiole poilue et hideuse dont elle a déjà perdue le nom, ou alors cette chute que ce crétin d’Eric a fait du haut d’un Hippogriffe après avoir jouer le gros malin.

Elle découvre d’un œil aiguisé et brillant toute cette flopée d’élèves qui ont prit aujourd’hui sa place sur les bancs de l’école. Dix-huit ans plutôt, elle se trouvait être dans leur peau, retrouvant leur professeur pour un cours sur les créatures magiques, cours dont Margo n’était pas une experte mais où elle aimait se détendre et se perdre un peu, esprit en plein air.

- Salut Isma.
- Coucou Champion.

Margo capte ce regard avant même qu’il se pose réellement sur elle.
Un jeune homme qui doit bien faire trois têtes de plus que tous ces élèves qui l’entourent, si bien que la jeune femme se demande combien de fois a-t-il pu redoubler ses classes pour se retrouver perdu ici au milieu de ces jeunes. Ou alors ce gamin à bouffer des racines du filet du diable dès le biberon pour avoir autant pousser à son âge !

- Bonjour Mademoiselle.
- Enzo …

Margo aurait presque envie de lever les yeux au ciel d’amusement mais elle se contente de lui offrir un large sourire.
Elle aime charmée, certes, mais il ne faut pas non plus poussée Merlin dans la forêt interdite. Malgré son immensité corporelle, il reste un enfant à ses yeux mais elle serait une menteuse de dire que de le voir se muer en un jeune homme presque charmeur ne l’amuse pas.

- Bonjour jeune homme.
- File.
- Et regardez où vous allez avant de vous prendre un arbre…

Mains dans les poches de sa veste, Margo est clairement amusée par la situation que lui offre ce fameux Enzo. Bizarre mais son instinct lui murmure que ça ne sera pas la première ni la dernière fois.

- Tiens puis rends-toi utile, va chercher les Sombrals. Ils sont près du Lac, en lisière là-bas.

Le jeune homme se marre et la gardienne ne manque pas de capter cette complicité qui émane de l’élève et de son professeur. Une complicité surprenante à ses yeux mais qui ne la choque pas outre mesure. Elle sait ce qu’il s’est tramé ici ou du moins, Lancaster lui en a tiré un petit tableau concis et précis. Les évènements ont dû pousser certains à être plus proches que d’autres. A moins qu’il ne soit de la famille de la jeune femme. Après tout, Margo a au moins loupé sept wagon dans l’histoire d’Ismaëlle.

- Attention !

La jeune fille se retrouve en un quart de seconde face contre terre et Margo se précipite pour l’aider à se relever.

- Tu n’as rien ?
- Lukas ! Par Merlin ! Mais regarde un peu où tu marches enfin ! Ca va Elijah ?
- Oui oui.
- Pardon Eli ! Je t’avais pas vu !

Bordel de … Mais bon sang, qu’est-ce qu’ils ont a bouffé dans cette école pour être si grand ?  Si Enzo ne faisait pas moins d’un mètre quatre vingt dix, celui-là le dépasse presque d’une tête !

- Bon, ce n’est pas que je m’ennuie mais je vais te laisser gérer tout ce petit monde avant qu’il y en ai un qui crève l’œil d’un autre…

Tout ça lui est étranger, tous ces enfants, cette masse de petite tête aussi jeune qu’adolescent, mais qui l’amuse déjà par leur maladresse juvénile qu’elle connaît que trop bien pour l’avoir vécue avant eux.
Elle salut Ismaëlle d’un geste de la main avant de tourner les talons, le sourire aux lèvres.
Les circonstances de sont arrivées ici sont glauques, sombres et plus encore, tristes. Mais un regard vers cette jeunesse qui ne demande qu’à vivre leur vie comme tous adolescents normaux lui suffit à se sentir vivante et motivée les protéger.
Et puis ça lui changera de ces vieux cons qu’elle coffrait.



Même jour, vers 18h30

- Putain, vous êtes toujours aussi chiants.

Trois fois qu’elle essaie de descendre ces foutus escaliers qui n’ont pas décidés à lui laisser l’occasion de rejoindre le Hall. A croire qu’ils sont entrain de lui faire la fête, comme une sorte de comité d’accueil pour son retour au sein de Poudlard.
Elle y a fait un petit tour histoire de prendre quelques repères, surtout autour du parc. Il serait trop bête de s’y perdre alors qu’elle effectuera son premier tour de garde ce soir. Elle en a profitée pour rencontrer ce fameux Gabrieli, charmant jeune homme dont elle n’a pas manquée de repérer un humour à se tordre de rire.
Ca tombe bien, elle qui aime les blagues de merde risque d’être copieusement servi avec lui.
Le parc, les couloirs, les salles de cours par intermittences. Elle en aurait presque des crampes aux jambes d’avoir parcouru autant de recoins de ce lieu qui ne semble jamais s’arrêter d’évoluer. Elle se souvient de ces salles qui lui ont fait plus d’une fois péter les plombs de part leur sortilège à la con. Elle s’est vu une fois perdu en pleine jungle, persuadée de faire un cauchemars dont elle n’arrivait pas à se réveiller alors qu’elle se trouvait simplement dans une salle qui aimait particulièrement plonger leurs élèves dans des situations digne d’une aventure à la Indiana Jones.

- C’est bon, vous vous êtes décidés ?

Et les escaliers se stabilisent enfin.
C’est à se demander si elle ne pouvait pas entendre leur rire moqueur émanant tout droit des pierres qui les constituaient.
Margo descend enfin les marches d’une traite avant qu’ils ne décident à lui faire un coup en traite, histoire de l’emmerder un peu plus. Elle n’est pas non plus en retard mais pas sûre qu’elle ait une patience infinie à attendre la bonne grâce de ces escaliers.
Le Hall, la fin des cours et sa ribambelle d’élèves qui défile sous ses yeux. Appuyée contre un mur, Margo les observe tour à tour. Groupe par groupe ou parfois, tête par tête quand le flux le lui permet. Elle se dit qu’elle se doit de les connaître tous, un minimum, même si là tout de suite, ça lui paraît impossible vu le nombre qu’ils sont.
Mais tout viendra en temps et en heure.

Elle se perd dans cette observation qui lui fait perdre la notion du temps, ne remarquant pas le léger retard d’Ismaëlle qu’elle attend pourtant impatiemment. Elle n’a qu’une hâte : Que la jeune femme lui conte sa vie, ses péripéties, ses aventures et toutes choses qu’elle pourrait apprendre. Margo est une curieuse de nature, une passionnée. Tout l’intéresse chez les autres, en particuliers pour les personnes qu’elle apprécie autant que la jeune femme qui arrive dans sa direction e qu’elle serre chaleureusement dans ses bras, large sourire aux lèvres.

- Ça me fait vraiment plaisir de te revoir.
- Et moi donc. Si j’avais su que tu étais là, je me serais présentée plus tôt.

Retrouver des amis qui vous ont été si chers vous gorge toujours d’un bonheur particulier. Un peu comme lorsque vous retombez sur de vieilles photos oubliées qui vous remémore tous ces souvenirs que vous pensiez perdus.
Et de bons souvenirs, elle en avait toute une compilation avec Isma.

- Je te propose un truc, vu que tu commences ta garde dans 1h30, on attrape quelques trucs à manger dans la cuisine et on va se poser tranquillement quelque part. Ça te tente ?
- Avec les crocs que j’ai, ça n’est même plus de la tentation à ce stade. Elle rit, entamant déjà la marche vers les cuisines. Allons piocher quelques merveilles faites par les elfes de maison. Je crois que l’une des choses qui m’a le plus manqué ici, c’est leur nourriture… Rien que d’y penser, mon estomac se prend pour une machine à laver en plein essorage.

A tourner, se tordre, et tourner encore, dans tous les sens.
Parce que si la faim ne l’avait pas tenaillée jusqu’ici, la simple évocation de manger un truc et qui vient EN PLUS de la cuisine de Poudlard, a suffit à éveiller l’ogre qui se cache en elle.
Les deux jeunes femmes approchent des cuisines, Margo salut joyeusement les elfes de maison et crois même en reconnaître quelques-uns de son enfance, sans en être totalement sûre.
Ils semblent toujours si joyeux de les servir, de s’afférer pour cette école qu’ils font tourner avec une main de fer. Margo a toujours été fascinée par ses créatures à la dévotion sans limite. La jeune femme prend un petit panier en osier dans un placard et y place tout un tas de victuaille choisit par ses soins et ceux d’Ismaëlle avant de prendre la direction de la sortie.

- On mange dans un coin tranquille du parc ? Là où on pique-niquait de temps en temps au printemps ! Margo attend l’approbation de son amie avant d’entamer la marche. Et c’est aussi là où je me suis accessoirement prit un crache-limace par cette pimbêche d’Ursule qui pensait que je lui avais piqué son mec. La jeune femme lève les yeux au ciel en repensant à cette petite garce qu’elle n’a jamais appréciée. Et puis, sincèrement… Ursule ? Elle doit avoir un sacré karma de merde pour s’être vu infligée un prénom pareil.

Margo est brute de décoffrage parfois, manquant certainement de tact mais elle garde un souvenir amer de cette jeune fille qui les a emmerdé au possible. Le genre de gamine qui pense que son père est propriétaire de Poudlard.
Mais ça ne l’empêche pas de rire malgré tout, restant joyeuse, sourire aux lèvres.
L’air est doux, agréable et le soleil encore présent. Elles foulent les graviers des allées vers le coin tranquille.

- Bon, raconte moi tout de toi. Comment es-tu devenue prof ici ? Comment vont tes parents ? Je veux tout savoir dans les moindres détails.

Ou presque.
Chacun son petit jardin secret.


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MessageSujet: Re: Welcome Home - Isma   Mar 30 Aoû 2016 - 21:58

« Avec les crocs que j’ai, ça n’est même plus de la tentation à ce stade. »

Elle rit, j'en fais autant, me rendant alors compte que moi aussi je meurs de faim. Direction les cuisines, d'un pas tranquille bien que pressé par la faim, pour elle comme pour moi.

« Je crois que l’une des choses qui m’a le plus manqué ici, c’est leur nourriture… Rien que d’y penser, mon estomac se prend pour une machine à laver en plein essorage. »
« Je ne pourrais pas te contredire, je me demande d’ailleurs comment ça se fait qu’on ne prend pas tous 4 ou 5kg par mois. »

En ce qui me concerne, avec mon travail quotidien, les séances avec Owen deux à trois fois par semaine plus le stresse de la gestion, je crois que finalement ça n'a rien de très étonnant et on est plutôt nombreux dans ce cas mais cette réflexion n'a aucun intérêt. On a effectivement plus que de la chance d'avoir de tels cordons bleus pour nous bichonner comme ils le font, sans aucune forme de contrainte à présent. Ils auraient pu partir, ils ne l'ont pas fait, profondément attachés à cet endroit j'en suis convaincue. Et … Heureusement, sinon je ne sais pas comment on aurait fait pour nourrir toutes ces bouches, entre autres moult choses.
Ils sont d'ailleurs en plein rush, ça n'est clairement pas le moment de traîner dans leur pattes ou de les déranger alors Margo et moi nous affairons en vitesse, remplissant un panier en osier de tout un tas de bonnes choses, certaines atterrissant d'ailleurs dedans comme par « Magie » et j'entends par là de petites mains innocentes qui ne nous laisserons certainement pas sortir d'ici sans nous offrir de quoi nous gaver. Je parle bien sur des Elfes de Maisons.

« On mange dans un coin tranquille du parc ? Là où on pique-niquait de temps en temps au printemps ! »
« Oui, c’est parfait. »
« Et c’est aussi là où je me suis accessoirement prit un crache-limace par cette pimbêche d’Ursule qui pensait que je lui avais piqué son mec. Et puis, sincèrement… Ursule ? Elle doit avoir un sacré karma de merde pour s’être vu infligée un prénom pareil. »
« C’est vrai que même pour une Sorcière … »

Ismaelle … Sois gentille, ne te moque pas. Il n'empêche que Ursule … Bon … Voilà. Je n'épiloguerai pas mais ça ne m'empêche pas de sourire en repensant à cette fille que j'avais soit dit en passant totalement oublié.

« Elle doit probablement être mariée à un haut dignitaire aujourd’hui. »

Je ne me souviens plus de son Statut de Sang mais je me rappelle très bien qu'elle était très … comment dire ça … collet montée. Ceci dit, elle se retrouve peut-être à faire le tapin au coin d'une rue. Ismaelle ! Oops. Il n'empêche que c'est une éventualité qu'on ne peut pas écarter ! Certes le rang social ouvre bien des portes mais personne n'est à l'abri de rien il me semble. Et sans m'en rendre compte, tout s'enclenche avec Margo comme si on s'était quitté la veille. Il s'agit de deux versions différentes de nous, certes, en tout cas en ce qui me concerne puisque je n'ai clairement plus grand chose à voir avec la jeune fille que j'étais à l'époque mais l'idée est là. Et puis chemin faisant, nous voilà à destination ou presque. Fenrir nous rejoint d'ailleurs en se dandinant tranquillement, langue pendante.

« Bon, raconte moi tout de toi. Comment es-tu devenue prof ici ? Comment vont tes parents ? Je veux tout savoir dans les moindres détails. »
« Tu lui avais vraiment piqué son mec ? »

Regard suspect, très sérieux … suivi d'un éclat de rire alors qu'on s'installe. Je ne tarde pas à attraper un morceau de cake que je dévore comme si je n'avais pas mangé depuis deux semaines.

« Mes parents vont bien, très bien même. Ma Grand-Mère a quitté l’Irlande l’année dernière, elle est allée vivre « ses vieux jours » comme elle dit, au Venezuela alors du coup on a tous été y passer quelques jours la semaine dernière. Ils étaient ravis, tous les trois, et moi aussi. »

C'était vraiment un très bon choix et ça, je le dois à Leiv. Je m'estime vraiment chanceuse d'avoir rencontré cet homme, il apporte énormément à ma vie et il s'occupe très bien de moi alors que jusqu'ici, je me laissais clairement … Je ne peux pas dire que je le laissais aller, ça n'a rien à voir, mais je ne m'occupais pas vraiment de moi. Il m'apprend à le faire, j'en constate les effets chaque jour.

Maintenant, remontons un peu plus loin.

« Hum, après avoir terminé mes études, je me suis engagée dans l’armée : Les Casques Bleus. J’y ai servi pendant quatre années entières et c’est pendant une mission en Centrafrique que j’ai trouvé celui-ci. »

Celui-ci ? C'est Fenrir que je désigne d'un signe de tête tout en lui caressant le sommet du crane alors qu'il est assis à côté de moi, apparemment fatigué de sa journée à gambader partout. Et j'imagine que ça doit lui faire bizarre d'imaginer la petite Ismaelle toute timide s'engager dans l'armée.

« Il était dans un piteux état, attaché au bout d’une corde dans un village, affamé, maltraité, probablement destiné aux combats de chiens. J’ai pas pu le laisser là-bas alors j’ai fait des pieds et des mains pour le ramener et le Capitaine à céder. Je terminai mon service peu de temps après, ça tombait plutôt bien. Depuis il ne me quitte plus, c’est mon gros bébé. Il s’appelle Fenrir. »

Difficile de croire la façon dont à commencer sa vie quand on voit son état aujourd'hui et surtout la crème qu'il est devenu. Il évolue dans une école, parmi des centaines d'enfants, et il n'y a jamais eu aucun problème.

« Oh ! Je ne sais pas si tu te souviens de lui mais c’est un de tes collègues aujourd’hui. Owen Matthews. Il était chez les Gryff lui aussi, quelques années de plus que nous. Je ne l’avais pas remarqué à Poudlard mais on s’est retrouvés chez les Casques Bleus. On est devenus amis là-bas et du coup je l’ai fait recruter ici en tant que Gardien quand j'ai appris qu'il avait fait son temps chez les Casques Bleus lui aussi. »

Owen ne parle pas beaucoup, surtout pas de lui et je n'ai pas posé de question mais je sais qu'il n'a pas quitté l'armée de son plein gré et que s'il en avait eu le choix, il y serait encore. Ici il s'est adapté, professionnellement personne n'a rien à lui reprocher mais parfois je sens bien qu'il se demande à quoi il sert réellement.

« Everett. Tu te souviens d'Everett ? »

Aussi timide et coincé que moi, il était ce qui se rapprochait le plus pour moi d'un ami, à l'époque. Comme Margo finalement, le son et la vivacité en moins.

« Lui aussi a passé quelques temps ici en temps que Gardien mais il est parti en février. Nous avons perdu une de nos élèves lors d'une des dernières attaques, c'était sa cousine. »

Un instant je baisse les yeux, peut-être par respect envers Megan, par lassitude ou par tristesse je n'en sais trop rien. Ça n'est pas tabou pour moi de parler de ça, c'est dans l'ordre des choses et Lancaster a très certainement briefé Margo en lui faisant un état des lieux complets des derniers événements de toute façon. Enfin, on n'est pas là pour broyer du noir – sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit – mais bien pour rattraper ces années passées chacune de notre côté alors je poursuis sur ma lancée tout en croquant dans un nouveau morceau de cake. Légumes, dés de jambon, une merveille.

« J'ai atterri ici peu de temps avant que ça dégénère. J'avais quitté l'armée depuis quelques semaines et j'ai entendu dire qu'un poste se libérait, j'ai postulé et j'ai été accepté. Je suis presque certaine de le devoir à notre Professeur de l'époque, c'est lui qui prenait sa retraite et je pense qu'il a vraiment appuyé ma candidature. Je suis venue un peu avant la rentrée, il m'a présenté les créatures, m'a formé et puis j'ai pris officiellement mes fonctions quand les élèves ont débarqué. »

A ce moment là tout était tout beau, tout rose, malgré le stresse évidemment. Deux semaines plus tard, ceux qui ce sont auto-proclamés « Supérieurs » débarquaient. Cette page est tournée, définitivement j'espère. On fera tout pour en tout cas.

« Ensuite … deux ans vraiment compliqué et depuis … Je me retrouve à gérer cet endroit. Je t'avoue que la plus part du temps je ne sais même pas ce que je fais. »

Un rire réellement amusé m'échappe, parce que finalement c'est un peu la vérité. Avec Logan on s'est retrouvés propulsés dans la gestion d'un établissement scolaire du jour au lendemain. On n'est pas seul, c'est peu de le dire et sans les autres on n'y arriverait pas mais … C'est une sacrée expérience quoi qu'il arrive.

« Et toi, raconte moi tout. »

Je ne dis pas tout, c'est vrai que la description que je viens de lui fournir ne touche quasiment que le professionnel mais si ça doit venir dans la conversation, je pense que ça se fera plus tard. Progressivement et naturellement sans doute.
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MessageSujet: Re: Welcome Home - Isma   Mar 13 Sep 2016 - 9:58


Welcome home
Ismaëlle & Margo



― Welcome to where time stands still. No one leaves and no one will, moon is full, never seems to change


Ursule, mariée à un haut dignitaire ?
Margo a du mal à la voir avec un autre avenir si ce n’est celui de catin dans les bas-fonds de l’Angleterre. Cette femme a toujours mit un point d’honneur pour faire comprendre au monde entier que ses parents possédaient le large nécessaire pour lui assurer un brillant avenir, sans compter qu’elle avait toujours cette manie de dénicher les plus riches de la gente masculine au sein du château.
Un condensé de cliché que l’on ne verrait presque que dans les films. S’en était pathétique.

Mais comme Margo se contre-fout de l’avenir d’Ursule et de savoir qui à la tête entre ses cuisses actuellement.  Elle préfère se concentrer sur les retrouvailles avec son amie d’école qui, au passage, n’en finirait presque plus de s’embellir. Elle ne lui a jamais vu autant de sourire radieux et décomplexé qu’en cette instant.

- Tu lui avais vraiment piqué son mec ?

Margo affiche un regard à la fois étonnée et amusée.
Ismaëlle Stoneheaven, est-ce bien vous ?

- J’aurai pu mais je ne ramasse certainement pas les miettes des grognasses de son genre.

Elle a ce franc parlé qui en déconcerte toujours plus d’un mais elle ne s’en formalise que très rarement. Pourquoi changerait-elle sa façon d’être pour contenter les autres ?
Les jeunes femmes s’installent et Margo suit la même tendance que son amie : s’emparer d’un morceau de nourriture qu’elle dévore aussitôt.

- Mes parents vont bien, très bien même. Ma Grand-Mère a quitté l’Irlande l’année dernière, elle est allée vivre « ses vieux jours » comme elle dit, au Venezuela alors du coup on a tous été y passer quelques jours la semaine dernière. Ils étaient ravis, tous les trois, et moi aussi.
- Ah, le Venezuela ! Ca doit être magnifique là bas.

Elle n’a pas encore eu l’occasion d’y mettre les pieds malgré ses missions qui la baladaient un peu partout sur le globe mais Margo n’est jamais en reste d’enthousiasme lorsqu’il s’agit de découvrir le monde et ses beautés parfaites et imparfaites.

- Hum, après avoir terminé mes études, je me suis engagée dans l’armée : Les Casques Bleus. J’y ai servi pendant quatre années entières et c’est pendant une mission en Centrafrique que j’ai trouvé celui-ci.

Elle s’arrête net dans sa mastication.
L’armée ?
Ismaëlle Stoneheaven, à l’armée ?
Merde alors !
L’intention de Margo se détourne de la jeune femme pour se braquer sur le chien assit à côté d’elle. Une robe immaculée, de grandes oreilles aux aguets et il ne bouge pas d’un iota. Le genre de peluche que vous avez envie de serrer dans vos bras.

- Il était dans un piteux état, attaché au bout d’une corde dans un village, affamé, maltraité, probablement destiné aux combats de chiens. J’ai pas pu le laisser là-bas alors j’ai fait des pieds et des mains pour le ramener et le Capitaine à céder. Je terminai mon service peu de temps après, ça tombait plutôt bien. Depuis il ne me quitte plus, c’est mon gros bébé. Il s’appelle Fenrir.

Margo l’écoute sans broncher, sans l’interrompre, avide de cette curiosité qui n’est destiné qu’à son amie. Elle assimile toutes ces informations, entre la surprise et l’enthousiasme de la voir si épanouie aujourd’hui, elle qui semblait toujours vouloir rentrer dans son propre corps pour être oublier du reste du monde.

- Ca ne m’étonne pas de toi ce sauvetage. Heureusement que tu es passé par là pour le récupérer, pauvre chaton. Elle se risque à tendre les doigts vers le museau de Fenrir qui la renifle, attendant une sorte de permission pour glisser le bout de ses ongles dans ses poils, grattouillant légèrement l’arrière de ses oreilles. Je n’comprends pas que l’on puisse maltraiter ces pauvres bêtes. Parfois je me dis que l’on devrait faire subir la même chose à leurs soit disant maitre.

A l’intérieur, elle fulmine. La passion qui l’anime lui fait bouillir le sang bien qu’elle sait que la violence, entre la violence, et que ça n’est certainement pas la solution au problème.
N’empêche que ces connards méritent une leçon pour ce qu’ils infligent aux animaux de tous genres, de toutes races.

- Oh ! Je ne sais pas si tu te souviens de lui mais c’est un de tes collègues aujourd’hui. Owen Matthews. Il était chez les Gryff lui aussi, quelques années de plus que nous. Je ne l’avais pas remarqué à Poudlard mais on s’est retrouvés chez les Casques Bleus.
- Tu blagues !!

Owen Matthews ? Ce grand dadet qui était aussi séduisant que silencieux ?
Un peu qu’elle s’en souvenait.

- On est devenus amis là-bas et du coup je l’ai fait recruter ici en tant que Gardien quand j'ai appris qu'il avait fait son temps chez les Casques Bleus lui aussi.
- Merde alors ! Il faut absolument que j’aille le voir tout à l’heure.

Elle a envie de lui demander comment il est aujourd’hui, si comme Isma il s’est considérablement détendu ou s’il a toujours l’air d’être aussi coincé.
Mais elle n’en a pas le temps puisque visiblement, la famille ne s’arrête pas là.

- Everett. Tu te souviens d'Everett ?
- Si tu parles du deuxième plus coincé de notre école, oui !
- Lui aussi a passé quelques temps ici en temps que Gardien mais il est parti en février. Nous avons perdu une de nos élèves lors d'une des dernières attaques, c'était sa cousine.
- Oh.

Et ça lui coupe un peu l’herbe sous le pied alors qu’elle s’apprêtait à se réjouir et à laisser entendre que, bordel, c’est une sacré réunion des élèves anonymes qu’ils sont entrain de se faire là.
Margo sent son cœur se crisper sous l’émotion qu’elle ne laisse pas tellement paraitre, habituée à dissimuler toute trace pour les bienfaits de ses missions mais l’information la touche et surtout, elle lui rappelle le « pourquoi » de sa venue ici.
Pour que plus jamais ce genre de merde ne se reproduise.
Ce sont justes des gosses, bordel.

Isma elle-même baisse légèrement les yeux, une sorte de respect, du moins elle le suppose comme tel.
Margo attend de voir si son amie veut en parler, discuter de tout ça, lâcher un peu de lest en crachant la haine qu’elle doit cumuler vis-à-vis de la situation.
Et d’ailleurs, qu’a-t-elle elle-même vécue lorsqu’ils étaient là ? Lui a-t-on fait du mal ? Leurs retrouvailles, bien qu’elles lui gonflent sincèrement le cœur de joie, pourrait presque s’avérer être un problème. Margo n’avait pas un seul instant prévu la présence d’un proche entre ses murs et elle sait suffisamment à quel point les missions sont parfois plus douloureuses lorsqu’un ou une ami(e) entre dans l’équation. Les possibilités de tortures infligées à Ismaëlle lui fichent déjà l’estomac à l’envers.

- J'ai atterri ici peu de temps avant que ça dégénère. J'avais quitté l'armée depuis quelques semaines et j'ai entendu dire qu'un poste se libérait, j'ai postulé et j'ai été accepté. Je suis presque certaine de le devoir à notre Professeur de l'époque, c'est lui qui prenait sa retraite et je pense qu'il a vraiment appuyé ma candidature. Je suis venue un peu avant la rentrée, il m'a présenté les créatures, m'a formé et puis j'ai pris officiellement mes fonctions quand les élèves ont débarqué.

Elle écoute, toujours en silence, mâchant sans conviction le morceau de poulet qu’elle a chopé.
Ismaëlle opte pour poursuivre la conversation sur un autre sujet, quelque chose de plus léger, et ça n’est pas plus mal quelque part.

- Ensuite … deux ans vraiment compliqué et depuis … Je me retrouve à gérer cet endroit. Je t'avoue que la plus part du temps je ne sais même pas ce que je fais.

Margo rit avec elle, retrouve son étincelle et s’y accroche. Elle n’a aucune difficulté à retomber sur ses pieds, question d’habitude.

- C’est ça d’être une femme aussi polyvalente et douée que toi ! Après, tu ne t’en sors plus tellement on te demande de partout.
- Et toi, raconte-moi tout !
- Si je savais par quoi commencer…

Par le début.

- Mais avant ça… L’armée, Isma. Jamais je ne t’aurai imaginé là-bas. J’te jure que je suis fascinée par cette capacité que tu as de me surprendre. J’espère que tu leur à botter quelques culs là bas !

Margo parle de ses collègues. Elle sait à quel point les femmes doivent faire le double d’effort et de preuve pour être « accepter » dans ce milieu majoritairement masculin. Margo elle-même a dû imposer son caractère d’emblée, histoire qu’on lui foute la paix par la suite.
Pour ce qui est du reste, elle sait que les casques bleus sont plus dans la protection civile que pour le combat de front, même si cette possibilité n’est jamais exclue.

- A la sortie des ASPICS j’ai suivi des études et une formation pour être tireuse d’élite. Je savais que j’étais faite pour ça et je n’ai pas été déçue du voyage. J’ai suivi une formation intensive au ministère de la magie où, mes airs de grande et moi-même se sont faites recadrés aussi sec à mon arrivée.

Margo rit légèrement, absolument pas honteuse d’avouer à demi-mots qu’elle a débarquée là-bas avec un peu trop de confiance qu’il n’en fallait.
L’élan de la jeunesse et de l’enthousiasme. Que voulez-vous.

- Ils m’ont remis à ma place, j’ai fermé ma gueule – ou presque – et j’en ai bavé comme jamais. Mais c’était absolument génial, intense et hyper enrichissant. Ensuite je me suis spécialisée chez les Aurors, pour les accompagner sur le terrain pour les missions plus complexes. La traque des mages noirs ou des plus grands criminels sorciers, entre autre.

Et c’est là que le meilleur, comme le pire, est arrivé. Elle en tire ses meilleurs souvenirs, comme les plus vives de ses douleurs mais ne regrette son parcours pour rien au monde. Margo est faite pour ça. Pour l’adrénaline, le danger, la vivacité et parfois, la brutalité. Sa précision est hors pair et si certains cours lui faisaient défaut à l’époque, elle savait en revanche se démarquer des autres en sortilèges où chacun d’entre eux visaient leur cible en plein cœur.
Un véritable œil de Lynx.

- Puis le Ministère est devenu pourri jusqu’à la moelle, tout comme leurs dirigeants alors j’ai décidé de poser ma démission il y a presque deux ans. J’ai poursuivi ma carrière dans l’ombre, si on peut dire ça comme ça. J’ai participé à la protection de certaines personnes.

Et elle préfère ne pas déblatérer trop de détails à ce sujet. Pas par manque de confiance mais, au contraire, par soucis de protection. Elle n’est pas assez conne pour croire que des criminels qui lui en veulent personnellement viendront jusqu’ici pour l’atteindre mais elle préfère préserver Ismaëlle de toutes informations extérieurs pouvant la plonger des situations dangereuses. Et plutôt crever que d’être responsable de la moindre entaille sur le visage de son amie.

- Maintenant, me voilà ! J’ai entendu dire que vous aviez besoin de monde, ça me paraissait être une évidence que de venir vous apporter une baguette supplémentaire. Son regard glisse sur l’édifice du château. Je suis un peu en terrain connu, je me disais que c’était un avantage même si j’ai l’impression que je serais encore capable de me perdre dans les couloirs.

Parce que, bordel, il y en avait des pièces, des salles, des couloirs, des escaliers.

- Sinon mes parents vont bien, Louise s’est mariée cette fois pour de bon et Eugène est toujours aussi parano et anxieux. D’ailleurs, il ne faut pas que je tarde à lui envoyer un courrier si je ne vois pas voir débarquer la milice, le GIGN et la garde royale de la Reine.

Elle éclate de rire malgré tout, habitué aux frasques de son frère et à sa propension de tout exagérer.
Margo boit une grande gorgée de jus avant d’enchainer, sourire taquin aux lèvres.

- Et est-ce que Mlle Stoneheaven est célibataire ou est-ce qu’elle va encore me surprendre en m’annonçant qu’elle est en proie de devenir Madame ? Ses yeux vifs la taquinent, elle s’en amuse déjà. D'ailleurs, Owen est toujours aussi craquant qu'à l'adolescence ?

Il faudrait être vraiment trop con pour ne pas être sous le charme vénézuélien et irlandais de cette femme.  


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MessageSujet: Re: Welcome Home - Isma   Lun 19 Sep 2016 - 19:05

« Si je savais par quoi commencer… »

Je la comprends. Difficile de revenir sur toutes ces années durant lesquelles il a pu se passer tellement de choses dont certaines qu'on a probablement complètement oublié. L'idée ça n'est pas de faire un compte rendu détaillé, évidemment, mais parfois même le plus évident fini par nous échapper.

« Mais avant ça… L’armée, Isma. Jamais je ne t’aurai imaginé là-bas. J’te jure que je suis fascinée par cette capacité que tu as de me surprendre. J’espère que tu leur à botter quelques culs là bas ! »

J'éclate de rire, comprenant instantanément l'allusion. Elle ne parle pas des campagnes mais de mes chers petits camarades de section. Est-ce que j'ai botté des culs ? Il a bien fallut mais ça ne s'est pas fait tout de suite. Heureusement pour moi, mon caractère s'est rapidement développé et dévoilé, sans parler du fait que je suis tombée de réels bon gars, Owen en tête de liste d'ailleurs, mais j'ai dû faire mes preuves c'est une certitude.

« Les débuts n'ont pas été simples, je ne peux pas le nier, mais … J'ai beaucoup appris pendant ces quelques années, sur moi-même je veux dire. Alors oui, j'ai botté quelques culs histoire de me faire ma p'tite place ! »

J'en ai remis quelques-uns à leur place, j'en ai même fichu certains à terre, et j'ai fini par gagner le respect de la majorité d'entre eux. Tout s'est fait naturellement par la suite, on est devenu des frères d'armes et je suis un peu devenu la mascotte malgré moi. Chose qui ne m'a pas nécessairement déplu, ceci dit, mais quand une gamine coincée comme je l’étais débarque dans un monde d’hommes – parce que c’est le cas même si la tendance évolue d’année en année – c’est un peu comme jeter une gazelle effrayée dans la fausse aux lions. Oui certains ont été désobligeant, entreprenant, déplacés même parfois, mais je m’en suis sortie sans trop de dommage et j’ai réussi à me faire respecter, à gagner leur respect et le droit d’être considérée comme leur égal. Il y a eu des têtes dures, évidemment, mais j’ai appris à les ignorer et malgré eux, ils m’ont poussé à devenir meilleure encore. J’ai dépassé mes limites, pour leur montrer ce que je valais. Les remercier pour ça ? Non, il ne faut pas non plus pousser, mais ils ont leur part de responsabilité dans mon évolution c’est une certitude.

Et toi alors, raconte-moi tout.

« A la sortie des ASPICS j’ai suivi des études et une formation pour être tireuse d’élite. Je savais que j’étais faite pour ça et je n’ai pas été déçue du voyage. J’ai suivi une formation intensive au ministère de la magie où, mes airs de grande et moi-même se sont faites recadrés aussi sec à mon arrivée. »  

Elle rit, je souris, n'ayant pas vraiment de mal à l'imaginer débarquer là-bas avec sa fougue de jeune adulte ayant envie de dévorer le monde. Tireuse d'Élite, donc. Est ce que ça m'étonne d'elle ? Je ne saurai trop dire mais ça m'impressionne, c'est plutôt clair. Une chose est sure, même si je n'ai jamais été très fan des clichés et autres cases, elle n'était pas chez les Gryffondor pour rien. Je crois me souvenir également qu'elle était très précise dans ses sortilèges déjà à l'époque.

« Ils m’ont remis à ma place, j’ai fermé ma gueule – ou presque – et j’en ai bavé comme jamais. Mais c’était absolument génial, intense et hyper enrichissant. Ensuite je me suis spécialisée chez les Aurors, pour les accompagner sur le terrain pour les missions plus complexes. La traque des mages noirs ou des plus grands criminels sorciers, entre autre. »

Et Merlin sait si elle a du avoir du travail ces dernières années ...

« Puis le Ministère est devenu pourri jusqu’à la moelle, tout comme leurs dirigeants alors j’ai décidé de poser ma démission il y a presque deux ans. J’ai poursuivi ma carrière dans l’ombre, si on peut dire ça comme ça. J’ai participé à la protection de certaines personnes. »
« Et tu parlais de ma capacité à te surprendre ? »

Elle est entrain de me raconter ce qui pourrait être le scenario d'un film mêlant action et biopic, quelque chose qui force le respect et l'admiration. Je ne l'idéalise pas pour autant, chacun à son parcours, est comme il est, mais être sur le terrain comme elle l'a fait jusqu'ici, comme elle va continuer à le faire, c'est impressionnant. En tant que femme, je suis d'autant plus ravie de l'entendre m'expliquer son parcours de vie.

« Maintenant, me voilà ! J’ai entendu dire que vous aviez besoin de monde, ça me paraissait être une évidence que de venir vous apporter une baguette supplémentaire. Je suis un peu en terrain connu, je me disais que c’était un avantage même si j’ai l’impression que je serais encore capable de me perdre dans les couloirs. »
« Oui c’est très probable ça. Ce château ne cessera jamais de nous surprendre je crois ! Pour ce qui est de ta présence ici, je pense qu'on a de la chance de t'avoir mais même si je me doute que Dwayne Lancaster t'a déjà briefé, ça risque de te changer des missions que tu as du remplir jusqu'ici. Heureusement pour nous dans un sens, mais autant que tu saches où tu mets les pieds. »

Parce que les faits sont là, entre deux attaques c'est le calme plat – façon de parler. Seulement il faut être sur le qui-vive en permanence et malheureusement pour eux, les Gardiens se retrouvent parfois à jouer les babysitter, pour le plus grand plaisir d'Owen par exemple.

« Sinon mes parents vont bien, Louise s’est mariée cette fois pour de bon et Eugène est toujours aussi parano et anxieux. D’ailleurs, il ne faut pas que je tarde à lui envoyer un courrier si je ne vois pas voir débarquer la milice, le GIGN et la garde royale de la Reine. »
« Le pauvre. Ça doit être tellement épuisant d’être lui. Mais ça le rend adorable et attachant à t’entendre en parler en tout cas. »

Je ne l'ai jamais rencontré, de même que Louise, mais je me souviens que Margo me parlait souvent d'eux, spécialement de son frère qui est visiblement un sacré numéro. Adorable … J'en oublie qu'il est adulte désormais et ce terme ne colle sans doute plus vraiment mais peu importe. Je n'ai pas de frère et sœur, c'est quelque chose qui m'a manqué étant enfant mais comme tous les enfants uniques, j'ai fait avec. Néanmoins c'est un petit « manque » qui refait surface chaque fois que j'entends une personne me parler de sa fratrie. Je sais que toutes ne sont pas unies ou soudées, mais les liens du sang ne sont pas rien même si les autres peuvent être tout aussi important. Un frère reste un frère, quoi qu'il arrive, idem pour une sœur, un père, une mère, etc ...

« Et est-ce que Mlle Stoneheaven est célibataire ou est-ce qu’elle va encore me surprendre en m’annonçant qu’elle est en proie de devenir Madame ? D'ailleurs, Owen est toujours aussi craquant qu'à l'adolescence ? »
« Tellement craquant que je vais bientôt devenir Madame Matthews si tu veux tout savoir. »

C'est sorti littéralement tout seul … A tel point que ça m'a même surpris moi-même. J'ai néanmoins laissé planer le doute sur mon ancienne camarade de classe, jusqu'à ce que je ne sois plus capable de me retenir de sourire.

« Je plaisante. Owen est presque comme un frère pour moi, pas de ça entre nous. Un frère ... relativement silencieux. »

Finalement, je ne suis peut-être plus si enfant unique que ça. J'ai longtemps considéré Maxence comme un petit frère mais aujourd'hui je ne suis plus tellement certaine de pouvoir le considérer comme tel. Il s'est passé trop de choses pour qu'on puisse revenir à ce qu'on avait auparavant. Ça me fait de la peine, c'est certain, et j'ai toujours énormément d'affection pour lui mais je pense qu'on ne pourra jamais passer outre. Je crois que ça serait déjà fait si ça avait du être le cas.

Mais pour en revenir à Owen ...

« Et pour être tout à fait honnête, je ne l’avais absolument pas calculé du temps où on était élève ici. Je ne l’ai pas reconnu quand j’ai débarqué chez les Casques Bleus, on s’est rendu compte qu’on était Sorciers tous les deux au bout de quelques semaines et c’est en discutant qu’on a réalisé qu’on avait été dans la même école. Ce qui n’a rien d’exceptionnel étant donné qu’il est Anglais et moi Irlandaise. »

Quant à savoir s'il est craquant … Oui, surement, j'imagine qu'il doit plaire. Il a ce côté inaccessible qui a tendance à faire craquer les filles, et surement les garçons pour ce que j'en sais, mais j'ai comme l'impression que ça lui passe complètement au dessus de la tête.

« En proie à devenir Madame je ne sais pas mais je fréquente quelqu’un depuis quelques mois maintenant. Il s’appelle Leiv, il est Professeur de Médicomagie et Infirmier, pour ne pas dire Docteur étant donné toutes ces connaissances dans le domaine. »

Parler de Leiv me vient totalement naturellement, pas de trace de rougeur sur les joue à l'horizon, juste un sourire tranquille sur le visage.

« J'ai rencontré son fils la semaine dernière, c'est un petit garçon plein d'énergie, vraiment adorable, et le courant est très bien passé. Il a rencontré mes parents et ma Grand-Mère qui en sont totalement fans alors … Qui sait où va nous menez tout ça ? »

Je ne dirai pas qu'on prend les jours les uns après les autres, nous ne sommes plus des adolescents après tout, mais c'est pourtant un peu le cas. Néanmoins, maintenant que les familles sont impliquées, c'est certain, ça devient plus sérieux.

« Et toi ? Mariée ? Des enfants ? Un poisson rouge ? »

J'imagine qu'avec sa profession c'est sans doute compliqué mais certains y parviennent alors pourquoi pas elle ? Ceci étant, clairement, ça n'est pas dans mes habitudes ni ma zone de confort d'avoir ce genre de discussion mais ça n'est pas désagréable pour autant.
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MessageSujet: Re: Welcome Home - Isma   Dim 2 Oct 2016 - 21:37


Welcome home
Ismaëlle & Margo



― Welcome to where time stands still. No one leaves and no one will, moon is full, never seems to change


- Tellement craquant que je vais bientôt devenir Madame Matthews si tu veux tout savoir.

Margo s’arrête nette et regarde son amie retrouvée avec des yeux ronds.
Vraiment ? Ismaëlle et Owen ensembles et futurs mariés ? La gardienne n’en revient pas et surtout, ne s’y attendait pas mais une chose est sûre, elle s’apprête à se réjouir de cette nouvelle qui pourrait mettre un peu de gaité dans le cœur de certains. Il lui est encore difficile d’imaginer Owen avoir le moindre rapport humain et amoureux, et encore moins de rapport sexuel avec quiconque mais après tout, tant d’années les ont séparés et il n’est certainement plus le même homme aujourd’hui…

Ismaëlle éclate de rire. Margo comprend que tout ça n’était qu’une blague dont elle est absolument réceptive.
Ceci dit, elle l’est également même lorsque la boutade n’est pas drôle.

- Je plaisante. Owen est presque comme un frère pour moi, pas de ça entre nous. Un frère ... relativement silencieux.
- Moi qui m’apprêtait à bondir de joie ! Un instant de réflexion. Ca veut dire que je peux peut-être tenter ma chance pour venir l’intimider un peu sans risquer à ce que tu ne viennes me crever les yeux.

Elle regarde son amie, air facétieux sur le visage et gobe une nouvelle bouchée de nourriture. Margo aurait presque l’impression de perdre dix ans et de renouer avec l’époque de sa scolarité, face à une Ismaëlle plus libérée. La sensation est agréable, vraiment. Rien de tel pour se détendre avant la première heure de boulot.

- Et pour être tout à fait honnête, je ne l’avais absolument pas calculé du temps où on était élève ici. Je ne l’ai pas reconnu quand j’ai débarqué chez les Casques Bleus, on s’est rendu compte qu’on était Sorciers tous les deux au bout de quelques semaines et c’est en discutant qu’on a réalisé qu’on avait été dans la même école. Ce qui n’a rien d’exceptionnel étant donné qu’il est Anglais et moi Irlandaise.
- Le monde est quand même petit. Tu avais une chance sur un million de tomber sur lui là bas.  

Et encore. Margo croirait presque au destin avec toutes les retrouvailles qui l’attendent ici.
Mais revenons à nos sombrals puisque la jeune femme n’a toujours pas répondu à sa question. Femme célibataire ? Mariée ? Mère ? Volage ? Peut importe à Margo, tout ce qu’elle veut c’est de rattraper le temps « perdu » avec Isma.

- En proie à devenir Madame je ne sais pas mais je fréquente quelqu’un depuis quelques mois maintenant. Il s’appelle Leiv, il est Professeur de Médicomagie et Infirmier, pour ne pas dire Docteur étant donné toutes ces connaissances dans le domaine.
- Ah, nous y voilà donc. Leiv, médicomage. Je prends note.

Hors de question qu’elle reste plus de 24 heures dans ce château sans qu’elle ne sache quel visage à ce fameux Leiv. Prénom qui sonne étrangement à ses oreilles d’ailleurs, loin du Canada, de l’Angleterre ou de la France.

- J'ai rencontré son fils la semaine dernière, c'est un petit garçon plein d'énergie, vraiment adorable, et le courant est très bien passé. Il a rencontré mes parents et ma Grand-Mère qui en sont totalement fans alors … Qui sait où va nous menez tout ça ?
- Honnêtement ? Au mariage. C’est la dernière étape après la rencontre des enfants et des parents. Elle pointe son amie du bout de sa cuisse de poulet. Je te parie un restau qu’avant la fin de l’été et des vacances, tu as la bague aux doigts.

Intuition trompeuse ou non, Margo imagine sans peine Ismaëlle au bras de cet homme qui porte pour l’instant un masque flou à la place du visage. Enfin… sans peine. Peut-être pas, il lui est un peu compliqué de se dire que la femme qui se tient devant elle est tout simplement l’évolution adulte de l’adolescente qu’elle a connue. Aujourd’hui, l’enseignante paraît plus épanouie, ouverte, rieuse, bonne vivante. Peut-être pas autant que Margo qui ne cesse jamais de répandre un vent de bonne humeur autour d’elle, mais quand même.

- Et toi ? Mariée ? Des enfants ? Un poisson rouge ?

Margo se frotte les mains l’une contre l’autre avant de les agiter en signe de négation.

- Oula. Mariage et enfants ensemble dans la vie de Margo Beaumont, ça n’colle pas.

En réalité, elle n’y a jamais vraiment pensé, d’autant plus qu’elle n’a jamais ressenti l’envie d’être mère. Margo ne considère pas cela comme impossible, loin de là, sauf qu’elle ne ressent pas cette fibre comme beaucoup de femmes peuvent le ressentir.

- Je pense que le rôle de tata m’irait bien mieux que celui de maman mais après tout, il ne faut jamais dire jamais. Pour l’instant je profite de ma vie de célibataire et je butine à droite à gauche. Ca me va très bien comme ça.

Honnête et direct, Margo ne passe pas par quatre chemins pour énoncer son rythme de vie. Elle ne s’en est jamais caché et ses parents désespèrent parfois de la voir ramener un homme ( ou une femme ) avec qui elle ferait un petit bout de chemin. Au moins ça.
Mais Margo aime à se dire que rien ni personne la retient, qu’elle peut vivre sa vie comme bon lui semble. Elle ne dit pas qu’elle ne s’attachera jamais à qui que ce soit mais sa vie lui va très bien ainsi.

- Et puis, je ne voudrais pas passer à côté de tous les Owen Matthews de cette planète.

Ca c’était pour la petite blague.

- J’ai eu des poissons rouges mais ils sont tous morts au bout de quelques jours… J’espère pour moi que je serais plus doué avec ma vie sentimentale que je ne l’ai été avec la vie de mes poissons. Sinon, je crains une extinction massive de la race humaine.

Elle rit de ses conneries, s’essuyant les mains sur un torchon chopé dans le panier.

- Tu as l’air vraiment épanouie, ça fait plaisir à voir. Est-ce que tu as des projets pour la suite ? Tu veux continuer à enseigner ici ou tu vises autre chose ?

Ou non ? Ismaëlle a l’air d’avoir trouver sa place ici, au milieu de tous ces gosses, avec l’enseignement qu’elle leur donne mais aussi en dirigeant ce château aux côtés de Mr Rivers. Finalement, Margo se dit que cette place est faite pour elle, Isma ayant toujours aimé faire les choses correctement, dans le bon sens. Femme affirmée, la gardienne n’a aucun mal à l’imaginer diriger cette école. Et pourtant, elles se sont retrouvées depuis seulement quelques heures. Margo a la sensation qu’elles ne se sont quittées qu’hier.

 


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MessageSujet: Re: Welcome Home - Isma   Mar 4 Oct 2016 - 17:51

« Honnêtement ? Au mariage. C’est la dernière étape après la rencontre des enfants et des parents. »

Je rêve où elle me menace avec une cuisse de poulet ? Non, évidemment, ça n’est pas ce qui me « choque » le plus dans ce qui est entrain de se passer.

« Je te parie un restau qu’avant la fin de l’été et des vacances, tu as la bague aux doigts. »

Panique à bord. Ou pas. C’est juste … Un peu surréaliste tant elle a l’air on ne peut plus sérieuse. Le fait que je n’y ai tout simplement jamais pensé. Je ne me suis jamais imaginée avec quelqu’un – peut-être durant l’adolescence, comme tout le monde je pense, mais plus depuis un moment en tout cas parce que ça n’est pas quelque chose qui me préoccupait réellement. Et non, je ne reviendrai pas sur Jakob qui a été une exception malgré tout, avant que ça … dérape – et pourtant c’est le cas aujourd’hui. J’ignore encore beaucoup de choses sur la vie à deux, j’apprends chaque jour sans vraiment me poser de question, tout se passe très naturellement avec Leiv et les étapes, on les passe sans même s’en rendre compte j’ai l’impression. Margo met le doigt sur quelque chose : On a franchi tous les deux une grande étape pendant ces vacances. Lui a rencontré mes parents et ma grand-mère, moi j’ai rencontré son fils. C’est plutôt clair, ça n’a rien d’anodin.
Et si la prochaine étape était réellement le mariage ? Est-ce que Leiv y pense ? Est-ce que je vais me mettre à y penser ? Je l’admets, pour le moment je préfère éluder la question en détournant la conversation vers elle. Il n’empêche que l’évidence me saute aux yeux : On avance, on construit, ensemble. Et … C’est peut-être effectivement une étape qui finira par arriver, qui sait ? Avec lui tout me semble tellement naturel. Le fait est que je n’ai pas envie pour le moment de me poser de question. Je veux prendre les jours les uns après les autres et puis … Qui vivra verra, comme on dit, mais si je devais me projeter dans l’avenir – chose que je ne fais pas vraiment pour le moment – il est évident que je ne l’envisage pas, plus, sans lui. Mon homme du Nord. KING IN THE NORTH ! #Trollattack

« Et toi ? Mariée ? Des enfants ? Un poisson rouge ? »
« Oula. Mariage et enfants ensemble dans la vie de Margo Beaumont, ça n’colle pas. »

Sourire tranquille, je sors de ma propre vie pour entrer tranquillement à nouveau dans la sienne.

« Je pense que le rôle de tata m’irait bien mieux que celui de maman mais après tout, il ne faut jamais dire jamais. Pour l’instant je profite de ma vie de célibataire et je butine à droite à gauche. Ca me va très bien comme ça. »

Je ne juge pas, ça ne me choque pas, mais même si la Ismaelle qu’elle a connu a bien changé, je n’ai jamais été du genre à vivre de cette façon. On est tous différent, aucun problème avec ça, elle gère sa vie comme elle l’entend et le principal c’est que ça la rende heureuse. Et puis être Tata, ça doit être génial ! Peut-être que je le serai un jour moi aussi, par « procuration » j’entends. Je n’ai pas de frère et sœur de sang mais même si elle n’est plus dans ce château, j’ai Rina. Et Dimitri. Si c’est deux-là ont des enfants un jour – séparément ! Ne vous étouffez pas les enfants – je considèrerai leur progéniture comme mes neveux et nièces, c’est une évidence. Concernant Vicky c’est un peu différent mais j’ai tout de même hâte de voir la bouille de ce petit bout de vie qui se profile à l’horizon et dont Rina sera la marraine d’ailleurs ! Je me sens tellement chanceuse d’avoir ces personnes dans ma vie, je ne sais pas s’ils savent à quel point je tiens à eux. La distance n’y changera rien, absolument rien.

« Et puis, je ne voudrais pas passer à côté de tous les Owen Matthews de cette planète. »
« Cet innocent ne se rend même pas compte à quel point il est sexy. »

Spontané, naturel, sans tergiverser. C’est la vérité, j’ai beau le voir presque comme un frère, je ne suis pas aveugle pour autant. En plus de ça il a ce côté inaccessible qui fait craquer d’autant plus alors même si on en plaisante, même si j’entre dans le jeu de Margo, c’est simplement la vérité. Owen est un homme attirant … et associable. Mais quand on le connait et qu’il vous laisse entrer un peu dans sa vie, on découvre quelqu’un d’adorable. C’est aussi un véritable tortionnaire et je ne le conseillerai à personne comme coach de sport ! Ou peut-être à mon pire ennemi si j’en avais un. Mes abdos le remercient chaque jour …
Enfin bref, dans tout ça je pense à Rina et … Je crois qu’elle apprécierait moyennement de voir cette belle blonde tourner autour d’Owen si jamais elle le fait. Enfin, ça les regarde, mais je ne dis pas que je ne vais pas m’assurer auprès de Rina que tout va bien si jamais je sens qu’un truc se trame. J’en parlerai à Dim !

« J’ai eu des poissons rouges mais ils sont tous morts au bout de quelques jours… J’espère pour moi que je serais plus doué avec ma vie sentimentale que je ne l’ai été avec la vie de mes poissons. Sinon, je crains une extinction massive de la race humaine. »
« Alors dans ce cas, je te ferai une liste d’éventuels prétendants, d’accord ? »

Pince sans rire, j’ai l’air absolument sérieux mais bien évidemment je ne le suis pas. Je ne suis pas nourrie par la haine, elle ne m’habite pas la plus part du temps même si certains jours c’est difficile de ne pas y céder. Ici, néanmoins, c’est simplement une plaisanterie.

« Tu as l’air vraiment épanouie, ça fait plaisir à voir. Est-ce que tu as des projets pour la suite ? Tu veux continuer à enseigner ici ou tu vises autre chose ? »
« Je dois bien t’avouer que faire des projets par les temps qui courent … C’est un peu compliqué. »

On ne sait jamais ce qui va se passer, il y a énormément de choses à gérer alors l’avenir n’est pas une priorité mais je l’admets, ces vacances m’ont fait voir le quotidien d’une manière différente. Je me suis rendu compte qu’il existait autre chose, parce que clairement je l’avais oublié.

« J’aime enseigner, j’aime cet endroit, je m’y sens chez moi, à ma place. Donc oui je veux continuer à enseigner ici, à m’occuper des Créatures et j’ai d’ailleurs délégué quelques à-côtés ces derniers temps pour pouvoir garder ce temps précieux que je passe avec les élèves et les Créatures. Hors de question que je laisse ça de côté si je peux l’éviter. Ça n’est pas simple tous les jours mais je m’en sors. »

Ça m’a coûté de laisser la Direction des Poufsouffles par exemple mais je sais que j’ai fait le bon choix, d’autant que Benjamin a très bien pris le relais.

« Pour moi c’est impensable d’abandonner cet endroit pour l’instant en tout cas alors je continuerai, même si … Oui, c’est sûr, aujourd’hui je ne suis plus seule et il est possible que ça amène certaines discussions ou prises de décisions dans le futur mais on verra à ce moment-là. »

Sourire serein, haussement d’épaules. J’ai conscience que ma vie change, qu’elle va continuer d’évoluer dans une certaine direction – en tout cas je l’espère – et que mes repères sont entrain de se modifier eux aussi mais je me sens plutôt apaisée face à tout ça. Bien sûr ça n’est pas rien, c’est même tout le contraire et naturellement ça me « chamboule » un peu mais d’autres sont passés par là avant moi, non ? Mes parents en sont un exemple flagrant et ils s’en sont très bien sorti jusqu’à preuve du contraire. J’ai la chance d’être tombé sur un homme compréhensif, patient, avec qui bien souvent les mots ne sont pas utiles pour se comprendre. On apprend chaque jour à ce connaitre un peu mieux et pourtant, même si ça ne fait pas longtemps, c’est comme s’il avait toujours été là. Je sais avoir du chemin à faire encore, habituée à vivre et penser pour et par moi-même, mais ça ne me fait pas peur. Je prends les choses comme elles viennent, une par une, et tout se passera bien.
En attendant, ça me fait vraiment plaisir de retrouver Margo et de discuter avec elle ce soir avant qu’elle ne prenne sa garde. On ne va pas se mentir, le départ de Rina, tout comme celui de Vicky avant ça, me fait quelque chose alors même si bien sur personne ne prendra sa place et qu’il ne s’agit de toute façon pas de remplacer qui que ce soit, je ne suis pas mécontente de savoir mon amie de « jeunesse » entre ces murs. La discussion se poursuit le plus naturellement du monde, on a visiblement beaucoup de choses à se dire et jamais aucune de nous deux ne perd son sourire jusqu’à ce que nos chemins se séparent. Pour ce soir.

▬ FINI POUR MOI ▬
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