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 Does my heart will go on ? ▬ Charleen

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MessageSujet: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Jeu 21 Juil 2016 - 13:34

Lundi 4 Mai 2015 ▬ Dans la soirée
Does my heart will go on ?



Charleen & Elijah

Adoption. Née sous X. Abandon. Peu importe l'ordre, ces mots tournent en boucle dans ma tête en non-stop depuis maintenant un peu plus d'une semaine et je n'arrive pas à les en sortir. Je ne suis pas celle que je croyais être, ils m'ont menti tous les trois. Ils m'ont trahis et je ne leur pardonnerai jamais de m'avoir caché ça. En moi il n'y a plus une seule trace de confiance, le pire étant vis-à-vis de Dani parce que je n'aurai jamais imaginé qu'il puisse garder une telle chose pour lui et pourtant, pourtant il était au courant. Il n'est pas mon frère, ceux que je pensais être mes parents ne le sont pas, je ne partage mon sang avec aucun d'eux … Je les déteste et je ne sais plus qui je suis.

Ça s'est passé le dernier jour des vacances, en fin d'après-midi. Je suis montée dans le grenier pour tuer le temps avant de reprendre le chemin du château et j'ai commencé à fouiller dans les cartons qui y sont entreposés. Ça m'a valu de super fous rire, pas mal d'émotions et un paquet de souvenirs qui sont remontés surtout. Des photos, des jouets, des bulletins de notes, des ours en peluche et tout un tas de truc qui appartiennent aux parents. Quand j'ai ouvert le dernier carton j'étais bien loin de me douter que ma vie changerait à jamais, qu'elle prendrait un tournant auquel je ne m'attendais pas, un tournant violent et sans retour en arrière possible.
Ce carton il était remplis de pochettes en tout genre, sur l'une d'elle était écrit mon prénom et je n'ai pas tellement fait attention au fait qu'elle était bien cachée tout en dessous. Curieuse, j'ai attrapé et j'ai feuilleté : Sans doute la plus grosse erreur de toute ma vie. Des papiers d'adoption, un acte de naissance, ce genre de document où on ne comprend pas nécessairement grand chose mais qui ne laisse pourtant aucune place au doute. Quand j'ai compris, c'est comme si la terre se dérobait sous moi. J'ai du m'assoir sur le sol, la tête me tournait beaucoup trop pour rester en équilibre. La nausée est arrivée, pourtant mon estomac a tout gardé. Mon cœur s'est emballé, j'ai cru que j'allais m'évanouir mais me suis contenté de rester figée, prostrée, le regard bloqué dans le vide. Déchirée en plusieurs millier de petits morceaux. Je ne suis pas la sœur de Daniel, je ne suis pas la fille de ceux que je croyais être mes parents, ceux qui étaient censés m'avoir donné la vie. Ma date de naissance est la bonne, mais mon prénom ? Et si mes parents ne sont pas mes parents alors d'où est ce que je viens ?

Les questions ont commencé à fuser dans ma tête, à m'en rendre folle, puis la colère a fait son apparition. J'ai entendu … celle que j'ai appelé Maman durant toute ma jeune vie m'appeler pour savoir ce que je faisais, si tout allait bien, pour me dire aussi qu'il était bientôt l'heure, et ça m'a rendu folle de rage. J'ai entendu ses pas dans l'escalier-échelle, je n'ai pas été capable de la regarder dans les yeux tant la fureur coulait dans mes veines. Qu'est ce qui ne va pas ma chérie ? Voilà ce qu'elle m'a demandé. Je n'ai pas été capable non plus de lui répondre. Tout ce que j'ai pu faire c'est me lever brusquement, passer à côté d'elle sans un regard, sans un mot, à pas précipité, et j'ai déguerpi de cet endroit en urgence, complètement oppressée, au bord de la crise de nerf, de la crise d'angoisse aussi surement. Je n'ai pas réfléchi, j'ai couru jusqu'à ma chambre, attrapé mon sac … et j'ai quitté la maison, les yeux embrumés par les larmes, un poids dans l'estomac et une boule dans la gorge. J'ai couru, couru, sans m'arrêter, sans me retourner, le cri de ma mère résonnant dans ma tête, celui qu'elle a poussé quand elle a compris ce que j'avais découvert. C'est mon prénom qu'elle a crié … Elijah. Elijah Cassandre Leroy. Pendant 16 ans j'ai cru être cette fille, je m'étais trompé. Ils m'ont trompé.

Instinctivement j'ai rejoint l'endroit où un Gardien devait venir me chercher pour transplaner jusqu'au château. Ceux qui m'ont élevé ont débarqué quasiment en même temps que lui. Les larmes n'avaient pas cessées de rouler sur mes joues. Ils ont voulu parler, j'ai dit non. Laissez-moi tranquille. Je ne veux plus jamais vous voir. Je veux partir. Je veux rentrer au château. Ils ont essayé, de longues minutes, presque une heure je pense, mais je suis restée muette, ils ont fini par abdiquer.

Ça va faire une semaine maintenant, une semaine que j'ai passé à garder la tête haute dans les couloirs, pour m'écrouler et laisser sortir les larmes la nuit dans mon lit. Une semaine que j'ai perdu l'appétit, le sommeil, et l'envie de rire ou de danser. Certains l'ont remarqué : Caem, en tête de liste. Lukas aussi, puis Enzo qui n'a pas insisté mais s'est montré présent à sa manière tout au long des journées de cours. Je n'ai pas été capable d'en parler à qui que ce soit. Je n'ai pas envie d'en parler qui que ce soit. Je me contente de raser les murs, de baisser la tête pour ne croiser aucun regard, et je me plonge dans mes devoirs dès que j'en ai l'occasion. Ils m'ont écrit, plusieurs fois, je n'ai même pas ouvert les enveloppes et la dernière en date est entrain de bruler dans l'âtre alors que je suis recroquevillée sur moi-même dans le canapé, face au feu que je fixe sans le voir, les genoux remontés contre ma poitrine et les bras enroulés autour.

Qui je suis ? Pourquoi est ce qu'ils m'ont menti pendant toutes ces années ? Pourquoi Dani … Dehors il fait nuit, la lune est pleine, j'aurai presque envie de sortir pour aller me perdre dans la Forêt et oublier tout ça, toute cette histoire qui me ronge comme un parasite qui m'enlèverait toute joie de vivre. C'est comme si un Détraqueur avait aspiré tout ce qu'il y avait de joyeux en moi, mon essence même. J'éternue, cogne le coussin que je serre contre moi d'un geste rageur. Évidemment, il doit y avoir un chat dans le coin. Il y a toujours un chat dans le coin. Ils sont partout, tout le temps, comme la misère sur le monde. Comme les menteurs.
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MessageSujet: Re: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Lun 25 Juil 2016 - 17:07



Does my heart will go on ?
Elijah & Charleen
Lundi 4 Mai – Dans la soirée

Devant mon assiette, je fais bonne figure. Je suis enjouée, je discute avec Rosa et je suis surtout très bavarde. Le tout, en poussant de ma fourchette mes aliments, en la plantant dans un morceau de poulet, en le laissant de nouveau sur le côté, et ainsi de suite.
L’illusion que je suis entrain de manger autant qu’elle alors que j’ai du avaler, en tout et pour tout, trois ou quatre bouchée de poulet que j’ai du mal à digérer.
A tout instant je m’attends à de fortes douleurs au ventre, de violentes nausées et j’ai parfois même l’impression qu’un début de malaise me guette.

Mon quotidien est devenu un véritable calvaire à chaque moment de repas. Si le reste de la journée je réussis à me défaire de ces idées noires, de ce que j’ai vécu durant l’empoissonnement, tout me revient en pleine figure dès lors que je franchis la grande salle. Et le problème était déjà présent à la maison où je subissais de réelles angoisses à l’idée de manger quoi que ce soit et de participer à un repas. Les seuls vrais assiettes que j’ai pu avaler presque entièrement sont celles où j’ai été moi-même chercher des fruits ou des légumes que j’ai ensuite préparé par mes soins.
Tout une psychologie à avoir pour ne pas sombrer dans une psychose stupide puisque si certains pourraient penser que je n’ai pas conscience de tout ça, c’est faux.
Je sais que tout est finit, que je ne risque plus rien maintenant que toute nourriture est vérifiée par un sortilège mais le traumatisme est plus fort que ce que je ne pouvais penser. Il persiste, là, au creux de ma tête et me rendrait presque malade à chaque fois que je dois manger quelque chose. Et ça n’est pas faute de faire des efforts, d’essayer. J’ai tenté les gourmandises, les fruits, les légumes, les repas qui me faisaient le plus envie mais l’effet fonctionne une fois sur cinq.

Et ce soir est une nouvelle bataille, une nouvelle lutte contre ce dégoût qui persiste malgré les jours, les semaines, passées. Six kilos et demi en tout de perdu lorsque la fin des vacances est arrivée … Qu’elle sera le résultat dans deux semaines ? Dans un mois ? C’est un danger permanent, je le sais, mais je n’y arrive pas.
Demander de l’aide ? Pourquoi venir pleurer sur mon sort alors qu’ils ont tant à faire.

Je range mes couverts sous mon assiette après avoir mâchonner un morceau de pain trempé dans la sauce de mon plat. Et si je me force un peu plus ce soir c’est parce que je sais que tout à l’heure, j’ai sport et que je n’ai pas envie de faire un malaise ou d’être malade en cours.

- J’vais retourner dans ma salle commune pour préparer mon sac de sport. On se rejoint en cours ?

Rosalyn acquiesce et je m’éclipse rapidement, sans me rendre compte de cette présence qui rôde derrière moi et qui ne m’interpellera pas ce soir.
Je suis bien loin de me douter que d’ici quelques jours, un facteur supplémentaire se rajouterait à cette lutte quotidienne.
Mais puisque je ne veux pas faire de ma vie un enfer, pas plus qu’il ne l’est déjà, je m’attarde auprès de Riley. Juste pour lui parler, deux petites minutes, lui demander si elle n’a pas vu Circée dans les parages – loin de moi l’envie à ce qu’elle ne fugue comme la dernière fois ! – et aussi lui propose rune bataille explosive pour cette semaine.
Je n’ai aucun explication sur le pourquoi ce truc est l’un de mes jeux favoris. Sûrement l’adrénaline de savoir à quelle figure les cartes exploseront…




– Charleen, t’es toute blanche. Ca va ?
– Oui oui, je crois que j’ai juste un peu trop forcée.

J’ai des sueurs froides et en même temps, une vague de chaleur m’étouffe. Des étoiles devant mes yeux et la sensation que mes membres disparaissent ou deviennent lourdes, sans oublier mon sang qui se glace. J’inspire, l’air de rien alors que je me dépêche de terminer de m’habiller dans les vestiaires. La douche m’a pourtant requinquée mais il faut croire que ça n’était pas suffisant.

– Tiens, il me reste des bonbons dans mon sac. Prends en un, ça te fera du bien.
– Non, merci c’est gentil.

Léa en a déjà ouvert un pour le fourrer droit entre ses lèvres et mes yeux ne la quittent pas, au bord du stress.

– T’es sûre ? Ils viennent de suisse, j’te jure que tu devrais goûter.

Les secondes s’écoulent et rien ne se passe. Pas de spasmes chez Léa, pas de sueurs froides, pas de tremblement. Au contraire, elle semble en pleine forme.

– Ok Alors.
– Tiens, prends le reste j’en ai encore plein dans mon dortoir.
– Merci.

Je prends les trois derniers, en déballe un et l’enfourne aussitôt entre mes lèvres. Le sucre qui se répand sur ma langue est agréable, une sensation presque oubliée.

– On fait le chemin ensemble ?
– J’arrive oui. Je m’attache les cheveux en queue de cheval et termine de mettre mes converses. Tu as fini ton devoir d’Arithmencie pour demain ?
– Pas vraiment, je bloque sur quelques trucs. Et toi ?
– Oui. Je l’ai terminé hier, si tu veux je pourrais t’aider demain par l’histoire de la magie.
– Ouais ? Trop cool ! Merci !

Sourire en coin.
Je n’avais jamais vraiment parlé à Léa avant le retour des vacances. Allez savoir pourquoi en quelques jours nous nous entendons aussi bien, même si nous nous entendions pas non plus mal avant.
Je reprends un deuxième bonbon alors que nous entamons le chemin, les autres étant déjà partie loin devant.

– Mesdemoiselles, ne tardez pas. Il se fait tard.
– Oui M’sieur. Léa et moi accélérons le pas et la jeune fille me regarde, sourire légèrement en coin. Il est plutôt pas mal ce gardien non ?
– Eurk. Il est trop vieux.
– Vieux vieux… c’est un grand mot. Et puis, ça n’empêche pas de le trouver beau même si moi je préfère son binôme muet.

Je me retourne, surprise et constate qu’effectivement Monsieur Holt est accompagné de Monsieur Matthews…

- Il n’est pas muet Léa.
- Ah bon ? Elle se retourne à son tour, sérieuse. Mince alors, j’étais persuadé qu’il était genre… autiste ou un truc comme ça. Tu sais, ils sont associables, parfois ils n’parlent pas beaucoup etc.

Je l’écoute, intriguée et amusée qu’elle ait pu croire ce genre de chose même si le fait qu’il ne parle pas beaucoup ne justifie rien.
Arrivée dans le Hall, je prend la direction de ma salle commune alors que Léa remonte les escaliers jusqu’à la tour des Serdaigles et, après avoir fait un rapide détour en cuisine pour aller me chercher un chocolat chaud fait par mes propres soins, je pénètre dans la salle, légèrement fatiguée par notre séance de sport.
On dirait que tout le monde est déjà couché… A part Circée qui est là, fièrement assise sur une table avant de rejoindre mes jambes pour une série de câlin adorable et Elijah, qui cogne dans un oreiller de rage.
J’effleure le pelage de Circée avant de me diriger vers ma camarade de maison qui a l’air … je sais pas. C’est étrange de la voir dans un état aussi triste.
Elijah pourrait être synonyme de vie, de joie et de bonheur. Jamais je ne l’ai vu triste ou alors très rarement, mais ça ne durait jamais très longtemps. Elle est là, toujours ces sourires candides sur les lèvres mais ce soir ? Mon cœur se serre de la voir plongé dans un état de mélancolie comme celui-ci.

– Hey. Je m’impose légèrement dans son espace vitale, sourire aux lèvres. Qu’est-ce qu’il ne va pas avec ce coussin ? Pas assez moelleux ?

Je fais une tentative d’humour, essayant de dérider son visage  froncé par le souci avant de pointer la place juste à côté d’elle.

– Je peux ? J’attends son accord avant de le faire et m’installe sur le bord du canapé, soucieuse. Tiens, mon père m’a toujours dis qu’un chocolat chaud remontait toujours le moral.

Je lui tends la tasse, me disant qu’elle lui ferait plus de bien à elle qu’à moi.

– Tu veux en parler ?

Elle n’est pas obligée, elle n’est obligée de rien.
Je veux juste qu’elle retrouve ces sourires qui font tant de bien.
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MessageSujet: Re: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Mar 2 Aoû 2016 - 21:19

Comment est ce qu'on est censé faire pour retrouver la confiance, en soi, en les autres, quand on a été trahis par ceux qu'on pensait connaître sur le bout des doigts ? Je les aurai tous les trois suivi aveuglément sans me poser la moindre question, je l'ai déjà fait d'ailleurs, parce qu'ils sont ma famille, ils m'ont élevé, façonné, on fait de moi celle que je suis aujourd'hui mais … Je n'y peux rien, cette colère, elle me colle à la peau. Nerveuse, enragée presque, totalement perdue, voilà comment je me sens alors que mes yeux ne quittent pas le parchemin qui se consume petit à petite dans l'âtre. Enfin ça c'était avant que je ne me mette à éternuer et à frapper ce pauvre coussin d'un geste agacé et énervé, et avant qu'une voix plus ou moins familière ne me sorte de ma transe insidieuse et lancinante.

« Hey. »

Je relève les yeux et croise le regard de Charleen. Il est plein de … compassion ? Je ne saurais trop dire. Elle me sourit, je n'ai pas le cœur à le lui rendre. Pire encore, j'ai l'impression qu'il m'agresse, ce sourire, et je n'aime vraiment pas ressentir ce genre de choses. A l'égard de qui que ce soit, mais d'autant moins à son égard à elle.
Noyée dans mes ressentis, le fait qu'elle a perdu énormément de poids ne m'échappe pas mais c'est actuellement impossible pour moi de me concentrer sur autre chose que … très égoïstement, ma petite personne, et toutes ces émotions que je ressens sans pouvoir les contrôler. Je m'en veux, bien sur que je m'en veux, mais cette culpabilité fugace s'évapore rapidement, de même que l'inquiétude que j'aurai pu ressentir en temps normal.

« Qu’est-ce qu’il ne va pas avec ce coussin ? Pas assez moelleux ? »
« Oh si, il est parfait, mais il y a des poils de chat dessus, j'aurai du faire plus attention. »


Quand je m'entends parler, j'ai l'impression que ça n'est pas moi, ça ne peut pas être moi. Un ton sans âme, presque cassant, quelque chose qui n'est clairement pas dans mes habitudes. Pas plus que ce geste un peu sec que je fais pour me débarrasser finalement du coussin en le jetant un peu plus loin de moi. J'avais vraiment envie et besoin de serrer quelque chose contre moi. Peut-être que si je prends un antihistaminique ça aidera, surement même.

« Je peux ? »

Toujours recroquevillée sur moi-même, les genoux contre la poitrine et les bras enroulés autour, je relève le menton et la regarde. Je n'en sais rien, la douceur sur son visage a un certain effet sur moi et j'acquiesce d'un signe de tête en décroisant les bras et reposant mes pieds sur le sol juste le temps de me décaler pour lui faire un peu de place. J'étais persuadée de ne pas vouloir de compagnie, je ne dis pas que ça a soudainement changé mais … Je ne me sens pas réfractaire à sa présence. Elle s'installe, mon regard retourne se braquer sur le feu mais plus aucune de l'enveloppe ni du parchemin.

« Tiens, mon père m’a toujours dis qu’un chocolat chaud remontait toujours le moral. »

Je ne sais pas pourquoi mais ce simple geste, celui de me tendre sa tasse de chocolat chaud, me perturbe complètement. Je me retrouve là, hésitante, entrain de regarder le liquide fumant tourner tranquillement dans le récipient, sans trop savoir comment réagir. Je me sens stupide, comme si la chose la plus simple du monde devenait insurmontable, ce qui est totalement ridicule. J'attrape la tasse dans un geste hésitant, osant à peine la regarder dans les yeux, tachant de ne pas me focaliser sur le « mon père » et tout ce qui va avec.

Esquisse d'un vague sourire, merci timide.

« Tu veux en parler ? »

Blocage. C'est instantané, tout comme les tremblements qui s'emparent de moi et les larmes qui me montent aux yeux immédiatement. A nouveau mes yeux se braquent sur le feu, entre mes doigts la tasse tinte, secouée par mes mains agitées et nerveuses qui la tiennent à peine. Non, je ne veux pas en parler. A personne. Jamais.
Pourtant c'est là, sous la surface, prêt à exploser. Ça me ronge, ça me brûle et la colère revient alors qu'elle avait quitté mes veines quelques secondes, quelques minutes peut-être ? J'ai perdu la notion du temps. Comme si plus rien n'avait d'importance.

« Les menteurs ne valent pas la peine qu'on parle d'eux. »

J'ai la gorge bloquée par les sanglots mais le ton est acerbe, mes mâchoires serrées laissent à peine sortir les mots et mes doigts se crispent autour de la tasse.
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MessageSujet: Re: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Mer 10 Aoû 2016 - 15:41



Does my heart will go on ?
Elijah & Charleen
Si une personne comme Elijah ne trouve plus la force sourire, alors cette vie ne vaut plus rien.
Si même nous, celles et ceux aux cœurs encore candides, nous n’arrivons plus à trouver la force de rêver et de croire, alors où allons-nous ?
C’est ce que je me dis parfois où les journées sont plus difficiles que d’autres, où la peur me tétanise, m’angoisse, me fait parfois suffoquer au cœur de mes draps. J’essaie de m’accrocher ce à ce je suis, à ce que les personnes comme Elijah sont, pour me dire que nous devons encore garder la tête haute et garder le sourire à nos lèvres pour espérer à un monde meilleur.

Mais de voir ma camarade de maison aussi… triste, me touche. Elijah et moi ne sommes pas meilleures amies, ni proche comme je pourrais l’être d’Ethan ou de Rosalyn mais il nous est déjà arrivé de discuter ensemble, de nombreuses fois. De mon chat qu’elle apprécie seulement de loin, des cours, des multiples questions qu’elle se pose et il est toujours agréable d’être avec elle qui déborde d’énergie. Même si parfois je me perds un peu lorsqu’elle est trop vive, jamais je n’ai regretté de l’avoir dans mon périmètre.
Ce soir, j’essaie de lui redonner un sourire. Quelque chose qui pourrait illuminer son visage mais j’ai l’impression qu’une sorte de force supérieur lui à ôter toute envie d’être heureuse. Comme si un détraqueur était passer par là pour lui aspirer cette envie.

Je lui ai demandé si elle voulait en parler, je n’aurais peut-être pas dû. Parce que j’ai vu au coin de ses lèvres, un tout léger rictus qui ressemblait à un sourire avant qu’il ne s’évanouisse brutalement, comme si je l’avais ramené de force à la réalité.
Assise prêt d’elle, j’attends, patiente, me sentant déjà mieux que tout à l’heure où je me sentais trop fébrile, trop affaiblis. Et honnêtement, je préfère me concentrer sur Elijah que sur moi.

- Les menteurs ne valent pas la peine qu'on parle d'eux.

J’hausse un sourcil, surprise par ce ton si acide, si gorgé de sanglots. Que lui a-t-on fait pour qu’elle se retrouve dans un état pareil ?
Je l’observe en silence, attendant de voir si elle se décide ou non à parler mais elle n’a pas l’air de réussir à se décrisper la mâchoire. Pas suffisamment pour cracher ce venin qui semble la rendre si triste.
Circée se tient non loin de nous, à nous observer en silence.

- Les menteurs ne valent peut-être pas la peine à ce que tu sois dans cet état à cause d’eux.

Qui sont ces menteurs ? Je n’en sais malheureusement rien mais elle semble les mépriser comme la peste.
Je reste près d’elle, toujours un sourire aux lèvres, mains jointes sur les genoux. Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas mais je ne me vois pas la laisser à sa tristesse et aller me coucher en faisant comme si de rien n’était. Et si jamais vraiment Elijah souhaite à ce que je lui fiche la paix, je le ferais.
Mais pour l’instant, je reste près d’elle.

- Ils ne valent pas non plus la peine à ce que tu gardes tout ça pour toi, pour te pourrir de l’intérieur. Je tourne mon regard vers elle. Et honnêtement, je n’aime pas te voir si triste.

Mon sourire s’élargit doucement, ramenant une mèche de cheveux derrière mon oreille.

- Et peut-être que le fait d’en parler te permettra d’y voir plus clair ou au moins te sentir mieux.

Mais ça n'est pas une obligation mais ça, je pense qu'elle le sait suffisamment sans que je n'ai besoin de le lui dire.
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MessageSujet: Re: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Sam 13 Aoû 2016 - 14:55

C'est sorti sèchement, plein d'amertume. Un cri du cœur ? Oui. Non. Peut-être. Je ne sais plus. Le silence qui s'en suit n'est pas gênant pour moi, je suis au delà de ça, coincée dans un état où ce que peuvent ressentir les autres ne m'atteint pas vraiment mais je devine, je pense, avoir mis Charleen mal à l'aise au point qu'elle ne sache peut-être pas comment réagir. Un coup d'oeil sur le côté, j'aperçois Circée … Je n'ai pas envie qu'elle approche. Je n'aime pas les chats, j'y suis allergique certes mais ça n'est pas la seule raison. Ils me font peur, c'est tout, alors plus loin de moi ils se trouvent et mieux je me porte. Sans vouloir offenser qui que ce soit.
J'ai mal à la tête, mal au coeur aussi et ce dans tous les sens du terme. Je ne sais pas pourquoi je retiens mes larmes, ni même le hurlement que j'ai de coincé dans la gorge depuis des jours, plus d'une semaine maintenant. Je sais que tôt ou tard, je le devine en tout cas, tout ça explosera et probablement sur la mauvaise personne, au mauvais moment. Je n'y pense pas vraiment non plus, toutes ces émotions me rongent au delà de la raison, je n'arrive pas à les gérer.

Et puis Charleen, dont j'avais presque oublié la présence l'espace de ces quelques secondes de silence, me ramène sur terre ou en tout cas dans ma conscience des autres.

« Les menteurs ne valent peut-être pas la peine à ce que tu sois dans cet état à cause d’eux. »

Je ne la regarde pas, mes yeux restent braqués sur le feu mais ces mots débloquent quelque chose chez moi, je peux le sentir. La douceur de sa voix, le sourire que j'y perçois … Non, je n'y suis toujours pas vraiment réceptive, pas comme on devrait l'être parce que ça ne me réconforte pas c'est même tout l'inverse. En revanche, les larmes que je retenais se font plus pressentes, plus envahissantes, et j'en ai mal aux paupières d'essayer de les retenir parce que l'espace d'une seconde des centaines de souvenirs heureux et le visage de mes parents, de mon frère, souriant, m'apparait. Est ce qu'ils en valent la peine ? Parce que c'est d'eux qu'on parle et … Je ne suis pas certaine d'apprécier ça.

« Ils ne valent pas non plus la peine à ce que tu gardes tout ça pour toi, pour te pourrir de l’intérieur. Et honnêtement, je n’aime pas te voir si triste. »

Instinctivement, parce que je sens son regard sur moi, je me tasse un peu plus sur moi-même, me recroqueville jusqu'à ce que mon menton disparaisse entre mes deux genoux. Je ne la regarde toujours pas, j'en suis incapable. Elle est entrain d'ouvrir une porte et consciemment ou pas je lute de toutes mes forces pour ne pas que ça se produise.

« Et peut-être que le fait d’en parler te permettra d’y voir plus clair ou au moins te sentir mieux. »
« J'ai été adoptée. »


Les mots m'ont échappé, comme ça, brutalement, comme s'ils brulaient d'envie de sortir et je m'en veux énormément. Les vannes ont été ouvertes, j'essaie de toutes mes forces de les refermer, à m'en faire mal, mais les larmes roulent déjà sur mes joues sans que je ne lui jette toujours un seul regard. Mon corps, lui, est soudainement secoué de tremblements.

« J'ai découvert ça par hasard en fouillant dans le grenier, pendant les vacances. »

Je revis tout ça en pensée, noyée dans mes larmes mes mâchoires se crispent sous l'effet de la colère qui remonte à la surface.

« Pendant 16 ans mes parents et mon frère, même si je ne suis plus trop certaine de pouvoir les appeler comme ça, m'ont caché la vérité. Je sais plus qui je suis censé être et je leur en veux, énormément. Je comprends pas pourquoi ils ont fait ça. »

Et ça fait mal, oh oui ça fait mal. Ça fait mal de mettre des mots là dessus. Ça fait mal au cœur, à l'âme et au corps tout entier qui relâche prise. La tension qui me crispe tous les muscles depuis une semaine semble les relâcher tous en même temps et ça fait un mal de chien. Pleurer soulage il paraît ? Non, ça fait mal ça aussi. Et pour la première fois depuis le début de cette conversation je tourne la tête vers elle et la regarde droit dans les yeux.

« Je suis en colère Charleen. Très en colère. »  
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MessageSujet: Re: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Mer 17 Aoû 2016 - 21:37



Does my heart will go on ?
Elijah & Charleen
- J'ai été adoptée.

L’annonce tombe brutalement et je la regarde, entre surprise et choc.
Elijah n’est pas le genre à faire ce type de mauvaise blague et je sais à quel point elle est sérieuse. Même si tout ça explique son état… Ca ne m’empêche pas de me sentir d’un coup très bête, démunie et complètement désarçonnée.
Sa peine, sa douleur, sa colère, ses sentiments transpirent si fort qu’ils me touchent. Elle pleure et ça me fait de la peine, j’ai envie de la serrer dans mes bras, comme une petite chose que l’on protège mais c’est bien là la dernière chose à faire. Je me mets une seconde à sa place et je n’aimerai pas que l’on agisse comme cela avec moi. Pas en cet instant de faiblesse où l’on se senti sûrement oppressée par nos propres émotions.

- J'ai découvert ça par hasard en fouillant dans le grenier, pendant les vacances.
- Je suis désolée Elijah.

Je suis sincère et tout cela se ressent dans ma voix alors que je détourne le regard, juste un instant.
Comment aurais-je réagis si j’avais été à sa place ? Qu’est-ce que cela fait de découvrir, du jour au lendemain, que toute notre vie a été construite sur des bases que l’on pensaient être nos racines ? Que nos parents ne le sont pas réellement ?
Mais que surtout, quelqu’un, quelque part, nous a abandonné ? Peut-être pour de très bonnes raisons, peut-être par risque de nous rendre plus malheureux qu’heureux… Je ne sais pas. Je n’ose imaginer dans quel état se trouve Elijah, à l’intérieur de sa tête, de son cœur qui doit être en miette.

- Pendant 16 ans mes parents et mon frère, même si je ne suis plus trop certaine de pouvoir les appeler comme ça, m'ont caché la vérité. Je sais plus qui je suis censé être et je leur en veux, énormément. Je comprends pas pourquoi ils ont fait ça.

Je l’écoute en silence, n’osant l’interrompre dans cette confidence. Qu’est-ce que je peux lui dire de toute façon ? Comment est-ce que je pourrais lui dire que je comprends lorsque je ne suis pas à sa place ?
Toute sa vie a été bâtie sur un mensonge même si je pense que ses parents n’ont jamais menti sur leurs sentiments envers leur fille. Elijah avait l’air d’une jeune fille tellement heureuse qu’il aurait été difficile que ses parents soient des personnes pleines de mauvaises intentions.
Elle a même l’air de souffrir physiquement, tendu comme la corde d’un arc.
Je lève les yeux vers Elijah qui braque pour la première fois, son regard humide dans le mien.

- Je suis en colère Charleen. Très en colère.
- Je sais. Et tu as toutes les raisons de l’être.

Maintenant, je me sens mal d’avoir jugé ses parents même si ça n’était pas dans ce sens là que je voulais le dire…  Enfin, je pensais que quelqu’un lui avait fait du mal, ici. J’étais loin de penser que les fautifs étaient sa propre famille.
Mais ça ne change rien au fait qu’elle a toute les raisons d’être en colère. Qui ne le serait pas après avoir apprit ça, par hasard en plus ? Je pense que c’est une réaction logique.
Enfin, on ne réagit pas avec le sourire et avec compréhension quand nous apprenons que nous avons été adoptée, non ?

Je détourne les yeux et regarde le feu devant nous, sans trop savoir quoi lui dire puisqu’il n’y a, en réalité, pas grand chose à dire face à cette effroyable vérité.
Pourtant, ma langue se délie en douceur, d’une voix tendre.

- Qui ne le serait pas, à ta place ? C’est normal d’être si blessé dans ta situation. Et je crois même que tu le seras dans plusieurs jours encore.

Et elle n’aurait pas à culpabiliser pour ça si jamais ça devait arriver.
Et si papa n'était pas mon père ? L'idée me rend folle. Inconcevable.
Je finis par la regarder de nouveau, je ne le fais pas avec pitié, juste avec douceur.

- Je ne suis personne pour avoir un avis sur ça mais peut-être qu’ils ont voulu te le cacher par peur de te perdre justement ?

J’ai peur d’être maladroite mais finalement, je laisse mon cœur parler pour moi, mon instinct aussi.

- Tu sais, de peur que tu veuilles absolument connaître tes parents biologiques et que tu ne les délaisses… Je me tourne vers elle, pensive, essayant d’imaginer. Peut-être qu’ils se sont dit que tu ne les aimerais plus comme avant si tu l’apprenais. J’affiche un sourire triste, désolée. Même si ça n’excuse pas tout ça.

Je ne veux pas qu’elle pense que je prend leur défense ou quoi que ce soit puisque de toute façon, tout ça ne me regarde pas et je n’ai pas à prendre le partie de quiconque. J’essaie juste de l’aider peut-être à comprendre le million de pourquoi qui se bousculent dans sa tête et dans son cœur.
J’essaie peut-etre de colmater ses brèches du mieux que je peux, à défaut de pouvoir e faire avec les miennes.
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MessageSujet: Re: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Lun 22 Aoû 2016 - 22:01

« Je sais. Et tu as toutes les raisons de l’être. »

En colère et épuisée. Ça fait une semaine maintenant que je ne me nourris que de mes émotions et maintenant que tout semble exploser, maintenant que je me livre pour la première fois, j'ai l'impression que le sol se dérobe sous moi, m'entrainant dans une chute interminable dont seule la présence de Charleen me sauve. Je m'y accroche quand bien même je ne la vois quasiment plus, noyée dans mes larmes qui ne cessent de rouler sur mes joues.
Son regard se détourne du bien, je baisse la tête et ferme les yeux, tremblant désormais des pieds à la tête avec cette envie étouffante de me laisser aller contre le canapé, de m'allonger et de dormir. Juste une pause, le temps d'oublier tout ça … De faire comme si ça n'était pas ma réalité. Rien à changé, tout ça n'était qu'un mauvais rêve et il suffit que je me rendorme pour me réveiller à nouveau. Si seulement c'était aussi simple.

« Qui ne le serait pas, à ta place ? C’est normal d’être si blessé dans ta situation. Et je crois même que tu le seras dans plusieurs jours encore. »

Je ne sais pas si c'est censé me rassurer, m'apaiser, me tranquilliser, mais force est de constater que ça ne fonctionne pas du tout. La colère me maintenait debout, je suis entrain de m'écrouler à mesure qu'elle quitte mes veines de façon presque brutale, trop rapide pour me laisser la chance de trouver un équilibre. A ce rythme, je ne suis pas certaine d'être effectivement en colère les jours prochains.
A nouveau elle tourne la tête et me regarde. Je relève le menton et accroche à nouveau ses yeux, presque comme une nécessité, même si je ne sais pas tellement comment appréhender cette douceur qui transparait dans sa voix et dans ses traits. C'est injuste de ma part de penser ça, je le sais bien, mais c'est plus fort que moi : Qu'est ce qu'elle peut bien savoir de tout ça, de toute façon ? Elle ne peut pas comprendre. Le pire, c'est que je n'en suis même pas sure. Je ne connais pas la vie de Charleen, ou très peu, alors qui me dit qu'elle aussi n'a pas été adoptée ? Qui me dit qu'elle ne cache pas un autre secret douloureux au fond d'elle qui pourrait s'y apparenter ? J'ai honte d'avoir ce genre de pensées, d'autant plus quand celles-ci se remettent comme elles peuvent en place, me rappelant que ma camarade a vécu quelque chose de difficile il n'y a pas si longtemps.

« Je ne suis personne pour avoir un avis sur ça mais peut-être qu’ils ont voulu te le cacher par peur de te perdre justement ? »

Mes sourcils se froncent, je ne comprends pas où elle veut en venir.

« Tu sais, de peur que tu veuilles absolument connaître tes parents biologiques et que tu ne les délaisses… Peut-être qu’ils se sont dit que tu ne les aimerais plus comme avant si tu l’apprenais. Même si ça n’excuse pas tout ça. »

Mes … parents biologiques. J'ai l'impression qu'une enclume vient de me tomber sur l'estomac et pourtant, paradoxalement, c'est comme si tout ça me ramenait sur terre et me calmait. Presque. Le regard perdu dans le vague, quelques engrenages s'imbriquent lentement les uns dans les autres là dans ma tête. Ça me prend quelques secondes avant de revenir sur terre et de pouvoir formuler à nouveau des phrases, ma gorge étant encore très nouée par les sanglots. Les larmes cessent lentement de couleur de mes yeux, néanmoins. Enfin, j'en ai l'impression, et j'en essuie d'ailleurs une de mes joues d'un revers de la main.

« Je t'avoue que je n'avais pas du tout envisagé ça comme ça. »

J'ai pris la mouche, tout de suite. Je me suis laissée envahir par un tas d'émotions qui m'ont totalement dépassé si bien que je n'ai pas pris le temps de me calmer et d'appréhender ça d'une autre manière. Pour moi, tout ça n'est qu'une énorme trahison. Jusqu'ici, je gardais martel en tête qu'ils ne m'aimaient pas assez pour me le dire et plus j'y pense, plus j'ouvre les yeux.

« J'en ai parlé à personne jusqu'ici, pas même à Caem, j'en étais incapable, mais c'est apparemment plutôt évident que c'était une bêtise. »

Cette fois c'est ma paume qui essuie mon autre joue et je me recroqueville encore un peu plus sur moi même mais dans une position et une gestuelle bien moins fermées. Je pose mon menton sur mes genoux, resserrent mes bras autour de mes jambes et pousse un long et profond soupir alors que la migraine se pointe tranquillement. En stéréo avec une puissante vague de fatigue.

« J'ai pas vraiment pris le temps non plus de penser à mes … à mes géniteurs. C'est … Je sais pas du tout comment me sentir face au fait d'avoir été abandonnée. Je … »

Je veux voir Maman. Je voudrais qu'elle soit là. Ma vraie mère, celle qui m'a élevé et a qui j'ai tourné le dos de manière violente quand j'ai compris qu'elle m'avait cachée ne pas être celle qui m'a donné la vie. Mais qui alors ? Nouvelle prise de conscience. Nouvelles questions, par dizaine, jusqu'à ce que je me ferme volontairement à tout ça. Non. Stop. Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas … Je ne peux pas aller dans cette direction. Pas ce soir, je n'en ai pas la force. Il y a sur terre une personne, peut-être deux, qui n'ont pas eu suffisamment d'amour à me donner. Ils se sont débarrassés de moi, ni plus, ni moins. Maman, Papa, Dani … Ils ont été là eux, ils m'ont aimé, ils ont toujours pris soin de moi et m'ont donné autant d'affection que si j'avais été de leur sang …

« Il faut que je leur écrive … J'ai été … Je … J'ai surement été injuste envers eux. Je ne leur ai même pas laissé le temps de s'expliquer, je pouvais pas. J'ai même pas dit au revoir à Dani ... »

Désespoir. Voilà ce qui s'abat sur mes épaules à présent. Et le manque, le besoin de les voir, maintenant, tout de suite, pour sentir leur présence.

« Je m'en veux d'avoir douté d'eux, c'est pas bien, j'aurai pas du. »

Et les larmes remontent de plus belle, des larmes de culpabilité à présent. Par sa présence et ses mots, Charleen a débloqué tout un tas de cadenas. On en paie toutes les deux les conséquences en cet instant.
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MessageSujet: Re: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Lun 5 Sep 2016 - 12:53



Does my heart will go on ?
Elijah & Charleen
J’essaie, du plus profond de mon cœur, de l’aider à démêler tout ce qui doit se nouer dans son esprit à l’heure actuelle. Me concentrer sur Elijah et son problème me permet d’oublier les miens l’espace d’un instant. D’ignorer mes peurs quotidiennes concernant l’empoisonnement mais aussi la nourriture qui est devenue pour moi une véritable source d’angoisse.
J’essaie pourtant. Je le jure sur tout ce que j’ai de plus cher que j’essaie de faire abstraction. Mais j’ai beau forcer, essayer, me persuader, pour le moment je n’y arrive pas. J’aimerai retourner à mes cinq ans, dans cette bulle qui me semblait si douce, voir invincible contre ce monde qui me parait plus horrible que je ne l’aurai pensée. Mais au-delà d’une sincère envie de l’aider, me concentrer sur ma camarade de maison m’aide à oublier tout ce qui me pèse, à me soulager en quelque sorte. Aussi horrible que cela puisse paraitre.

Pour l’instant, j’essaie tant bien que mal de me mettre à sa place, d’essayer de comprendre ce que ça peut faire d’apprendre du jour au lendemain que l’on est adoptée. Que toutes nos racines ne sont que mensonges. J’essaie aussi de comprendre la réaction de ses parents et je ne sais pas si je vois juste mais le fait de me dire qu’ils ont cachés tout cela par peur de voir leur fille disparaitre pour l’amour d’une autre mère par exemple, me parait presque évident.
Et je crois que mes mots ont un impact sur Elijah qui fixe le vide, muette. Elle finit par essuyer ses larmes d’un geste de la main.

- Je t'avoue que je n'avais pas du tout envisagé ça comme ça.

Je ne dis rien, me contente de sourire en silence. Difficile de pouvoir envisager tout ça lorsque l’on est oppressée par toutes ces émotions qui nous rongent de l’intérieur. Je suppose que c’est comme vivre en permanence dans un gros brouillard, épais et permanent.

- J'en ai parlé à personne jusqu'ici, pas même à Caem, j'en étais incapable, mais c'est apparemment plutôt évident que c'était une bêtise.
- Ca ne doit pas être évident d’en parler, j’te comprends.

Puisque moi-même j’ai du mal à parler de ce qui me terrifie chaque jours. Parfois je me dis que de garder le silence me permettra d’oublier, pour finalement constater que ça ne fait qu’empirer les choses.
Elijah se recroqueville sur elle-même, je me tasse dans le dossier du canapé et ramène moi aussi mes jambes vers moi après avoir quittés mes chaussures.
Menton sur ses genoux, bras autour de ces derniers, Elijah pousse un soupir alors que je triture un fil de mon pantalon.

- J'ai pas vraiment pris le temps non plus de penser à mes … à mes géniteurs. C'est … Je sais pas du tout comment me sentir face au fait d'avoir été abandonnée. Je …

Je sens mon cœur se serrer lorsque je l’écoute. Les mots sont durs mais ils sont vrais, non ? Elijah a été abandonnée par deux êtres qui l’ont conçu. Pour qui, pour quoi, comment… Je n’en sais rien. Peut-être avait-il de très bonne raison de le faire, peut-être pas. Mais à ce stade, je me demande s’il est vraiment nécessaire à ce qu’elle le sache.
La seule chose que je peux faire c’est de me rapprocher un peu plus d’elle et de glisser une main sur son dos, timide et qui se veut réconfortante et de le caresser doucement, tendrement. Je ne sais pas quoi lui dire parce que je ne trouve rien à lui dire. Pas par manque d’intérêt mais parce que je ne veux pas raviver la plaie déjà ouverte sur ce sujet. Je ne veux pas faire un faux pas, dire un mot de travers, lui laisser entendre des choses qu’elle ne veut pas entendre ce soir.
Ça me rend triste pour elle, son sourire illuminé me manque.

- Il faut que je leur écrive … J'ai été … Je … J'ai surement été injuste envers eux. Je ne leur ai même pas laissé le temps de s'expliquer, je pouvais pas. J'ai même pas dit au revoir à Dani ... Je m'en veux d'avoir douté d'eux, c'est pas bien, j'aurai pas du.
- Eh. Pleure plus, allez.

Cette fois, je me rapproche un peu plus d’elle, et passe un bras autour de ses épaules pour la prendre dans mes bras. Maladroitement, un peu gauchement je crois, mais j’essaie. Pour la réconforter et lui faire sentir qu’elle n’est pas toute seule. Ou du moins, j’essaie de faire en sorte que.
Je la laisse pleurer tranquillement, sans la brusquer ni m’écarter jusqu’à ce qu’elle n’ait plus besoin de m’avoir prêt d’elle. Peut-être que ça dure une seconde, dix ou même plus mais j’attends patiemment et surtout en silence.
Je m’écarte légèrement et me place en face d’elle, gardant une main sur son bras.

- Je suis sûre qu’ils ont compris ta réaction et qu’ils doivent s’en vouloir autant que toi. J’esquisse un léger sourire, pour essayer de faire renaitre le sien. On ne peut pas te reprocher d’avoir été en colère, c’est dur comme truc à écouter, à entendre et à accepter. Ça n’est pas rien donc je suis presque certaine qu’ils ne t’en voudront pas.

Je m’avance peut-être et je ne devrais pas mais je suis spontanée et sincère. Vu ce qu’elle m’en a dit, je ne pense pas que ses parents seront en colères ou méchants avec elle. Enfin, je l’espère.

- Je me dis que le plus important maintenant est que tu leurs écrives, que tu leur explique pourquoi tu as réagis comme ça et de tout leur dire. Et puis, il vaut mieux que ça soit maintenant que jamais.

Comme ça, pas de regret. Ou presque. Je ne suis pas la mieux placé pour parler et même si ma situation avec Riley n’a rien à voir, nous nous sommes prouvé que même après des mois où nous étions dans une situation complexe, nous avons réussis aujourd’hui à s’écouter, s’entendre et s’aimer. Et je n’échangerais ma sœur pour rien au monde.

- Parfois je me dis que les liens du sang ne font pas tout. Par exemple ma sœur, Riley, on a ni le même père, ni la même mère, nous sommes juste « sœurs » par alliance mais pour moi ça n’a pas d’importance. Même sang ou non, je me battrais toujours avec le même amour pour elle.

Je hausse timidement les épaules avant d’esquisser un nouveau sourire.

- Il arrive que les liens du cœur soient beaucoup plus importants et forts que ceux du sang.

Et j’en fais la constatation chaque jour auprès de Riley.
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MessageSujet: Re: Does my heart will go on ? ▬ Charleen   Ven 9 Sep 2016 - 20:11

« Eh. Pleure plus, allez. »

Qu’on se le dise, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire mais surtout … ça fait du bien. Ça fait du bien d’évacuer même si ça fait mal de remuer tout ça, de faire face à certaines évidences qui ont tardé à me sauter aux yeux depuis que je sais. Parce que rongée par la colère, la déception et le fait d’être totalement perdue – mes repères ayant explosés jusqu’au dernier – je n’ai pas laissé le reste prendre sa place légitime. Le temps a fait son œuvre, peut-être. Oui, peut-être que j’avais besoin d’en passer par là. Je n’en sais trop rien.
Quand les bras de Charleen s’enroulent autour de moi je ne cherche pas à les repousser, pas une seule seconde, bien au contraire. A un autre moment, je l’aurai peut-être envoyé promener de manière vive – même si ça ne me ressemble pas, c’est pourtant comme ça que j’ai réagi parfois la semaine dernière – mais là c’est tout ce dont j’ai besoin.
Je ne sais pas combien de temps dure ce moment, dans le fond ça n’a pas tellement d’importance, mais je m’y laisse aller. Je me laisse aller au réconfort que m’offre Charleen par sa présence et ça me fiat beaucoup de bien. Les larmes finissent par cesser de rouler sur mes joues, l’épuisement s’abat sur mes épaules et je crois que je pourrais rester comme ça pendant des heures, parce que ça me fait vraiment du bien d’être dans les bras de quelqu’un. En cet instant, Dani me manque cruellement.

Je fini néanmoins par m’écarter, m’essuie les yeux une dernière fois, renifle, me mouche dans un mouchoir que je sors de ma poche. Charleen a la patience de me laisser retomber sur terre avant de me rappeler sa présence.

« Je suis sûre qu’ils ont compris ta réaction et qu’ils doivent s’en vouloir autant que toi. On ne peut pas te reprocher d’avoir été en colère, c’est dur comme truc à écouter, à entendre et à accepter. Ça n’est pas rien donc je suis presque certaine qu’ils ne t’en voudront pas. »

Je la regard, comme si elle était cette voix de la raison, de la sagesse peut-être, dont j'avais besoin. Sa présence est comme une bouée de sauvetage en cet instant, ses mots m'ouvrent les yeux et ça me fait du bien. Vraiment. Alors j'acquiesce, tout ça se frayant un chemin dans ma tête et dans mon cœur. Lentement mais surement.

« Je me dis que le plus important maintenant est que tu leurs écrives, que tu leur explique pourquoi tu as réagis comme ça et de tout leur dire. Et puis, il vaut mieux que ça soit maintenant que jamais. »

Nouveaux hochements de tête, plus vifs ceux là. Je reprends du poil de la bête malgré l'épuisement évident et la migraine qui commence à me donner l'impression d'avoir la tête coincée dans un étau.

« Parfois je me dis que les liens du sang ne font pas tout. Par exemple ma sœur, Riley, on a ni le même père, ni la même mère, nous sommes juste « sœurs » par alliance mais pour moi ça n’a pas d’importance. Même sang ou non, je me battrais toujours avec le même amour pour elle. Il arrive que les liens du cœur soient beaucoup plus importants et forts que ceux du sang. »

Un sourire. Juste un sourire. Ce qu'elle dit, je trouve ça beau. Et je le transpose à ma propre relation avec Dani. J'ai toujours cru qu'on avait le même sang, aujourd'hui je sais que ça n'est pas le cas mais … pourquoi est ce que ça devrait changer quelque chose entre nous ? Ça n'est pas un fluide de couleur rouge qui doit décider de nos sentiments, de notre attachement, et enfin je le comprends. Grâce à Charleen qui aime Riley comme une sœur alors qu'elle ne partage pas le même capital génétique.

« Tu as raison. Je crois que j’avais besoin d’un peu de temps pour digérer et … Après je ne savais plus comment me sortir de tout ça. Merci Charleen. »

Cette fois c'est moi qui m'approche d'elle et la serre dans mes bras, un sourire certes épuisé mais sincère sur le visage. Elle n'a pas idée du soulagement qu'elle m'a aidé à trouver. Ou peut-être que si. Je m'écarte finalement et remets une mèche de cheveux en place derrière mon oreille avant de m'assoir en tailleurs, beaucoup plus détendue que tout à l'heure.

« Dani est mon frère comme Riley est ta sœur, ça ne change rien. »

Je hoche encore une fois la tête, le regard d'abord dans le vide, c'est une affirmation pour moi-même. Je relève le menton et esquisse un nouveau sourire après avoir trouvé son regard.

« C’est égoïste mais des fois j’aimerai qu’il soit encore là, qu’il n’ait pas choisi de poursuivre ses études chez les Non-Magiciens. Tu as de la chance d’avoir Riley avec toi. »

Il est la personne dont je me sens le plus proche sur cette terre et passer d'un quotidien avec lui à plus rien c'est difficile. Je m'y suis faite, par la force des choses, mais il était un peu mon repère. Et il me manque, beaucoup.

« Et mes parents restent mes parents. Parce que ce sont eux qui m’ont élevé, depuis toujours, même s’ils ne m’ont pas donné la vie. Ils ne m’ont jamais abandonné eux. C’est ça le plus important. »

Je ne sais pas, je crois que prononcer ces mots, dire tout ça à voix haute, ça fait partie du processus. Ça me fait du bien de m'entendre dire tout ça, comme si ça rendait les choses concrètes.

« Je leur écrirais demain, à tête reposée. Là je crois que je vais aller dormir, je me sens complètement vidée. »

Par réflexe je m'essuie encore une fois les yeux alors qu'ils sont désormais secs. Ma peau tire d'ailleurs un peu mais ça n'a rien d'insoutenable.

« Merci d’avoir été là et de m’avoir aidé à comprendre, à apaiser certaines choses. Je te tiendrais au courant si tu veux. »

Sans réfléchir, je dépose un bisou sur sa joue et me lève dans des mouvements pas très stables avant de la saluer une dernière fois de la main, dans un sourire.

« Bonne nuit. »

Je contourne le canapé, commence à me diriger vers l'escalier puis m'arrête, me retourne, et prononce juste ces derniers mots, dans un énième sourire, à l'attention de ma camarade.

« Au fait. Je trouve que pour un chat, Circée est plutôt jolie et mignonne. »

Est ce que le petit rayon de soleil que je semble être va recommencer à briller ? C'est une possibilité qui ne me semble plus aussi lointaine alors que je monte les marches d'un pas rapide jusqu'à mon dortoir … sans me cogner une seule fois.

▬ FINI POUR MOI ▬
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