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 Still Going Strong - Keza'

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MessageSujet: Still Going Strong - Keza'    Ven 24 Juin 2016 - 19:55

4 avril - soirée - début nuit

Une bouteille d’eau ? Voilà tout. Simplement une bouteille d’eau. C’était tout ce que Logan lui avait donné après la véritable branlée qu’il venait de se prendre. Brisé, éreinté, cassé, bousillé, braqué. Tant d’adjectifs qui lui venaient en tête alors qu’il respirait difficilement le dos appuyé contre le mur froid. Lâché là, comme ça, seul, par son cousin qui cherchait à l’endurcir et qui faisait ça à la manière d’un véritable et authentique vrai Rivers. Un sale sourire sur le visage, il but quelques quelque gorgées après quelques hésitations tant chacun de ses muscles lui faisaient mal, y compris ceux de son bras. Il l’avait suivit, il l’avait écouté, il avait rit avec lui, l’avait encouragé, l’avait écouté et soutenu. Il lui avait fait confiance et là, le visage en sang, ses membres lui semblant tous brisés tellement chacun était bourré d’une douleur improbable… plongé dans son mal-être intérieur, il doutait en cet instant de la véracité de tout ça. Est-ce qu’il ne cherchait finalement pas à se débarrasser de lui, petit microbe gênant dans son plan fou pour les sortir tous des la merde ? Après tout, il était foutu. Il le savait. Ils l’avaient tous identifié. Il était celui qui sait. Celui qui a des informations sur celui qui peut ouvrir les portes du château. La cible. La taupe. Celui qu’il faut attraper, enfermer, torturer assez longtemps pour être sûr que les informations issues de ses gargouillis informes ne sont autres que la pure vérité. Les véritables failles. Les craquelures du directeur, celles qui permettent de faire se fissurer les murailles du château pour laisser entrer le fléau.
Tombent les plaies d’Egypte. Brulent les citées Incas. Coulent Nautilus, Beagle et derniers espoirs. L’entrée du Choléra, de la peste. Les pustules pullulent sur chaque bras, chaque jambe. Les poumons sifflent, les respirations s’amenuisent.
A quand la grande apocalypse de leur sécurité incertaine ?

Le jeune homme avait sursauté, entendant une porte claquée. En cet instant, il se rendait soudainement compte qu’il avait fini par tellement dériver qu’il avait dû s’assoupir ou délirer totalement là, assis, adossé contre le mur de la salle de duel qu’il n’avait toujours pas quitté. La bouteille à la main, celle-ci n’avait pas terminé sa course au sol, renversée, il en déduisait donc qu’il n’avait pas dû perdre pied longtemps.
Perdre pied. Lâcher prise.
Il lui sembla un instant qu’il se trouvait de nouveau dans ce couloir froid où les cris de Mack résonnaient contre les murs, le plafond, symptômes désespérants d’un vide sidéral. Il n’y avait personne. Personne pour les aider, ni lui, ni elle. Personne pour l’épauler, lui dire que tout irait bien. Lui montrer quelle femme forte elle avait toujours été, lui prouver qu’elle était capable d’avancer, qu’il soit là ou non. Lui donner la main, l’aider à se relever, à mettre un pied devant l’autre. Même si lui n’était plus là.

« Pour cacher le corps, repassez un peu plus tard. L’adolescente n’a pas encore succombé. »

Il s’était surpris à entendre une voix tant étranglée que profondément amusée sortir de sa gorge.
Oui, c’était ça. Probablement Grasham ou Hoswell qui revenaient. Ou bien Logan, sait-on jamais. Peut-être se disait-il qu’il fallait… va savoir ? L’aider ? L’achever ? Il n’avait pas encore tout à fait tranché sur la question. Il fallait avouer que tout ça était sujet à controverse. Après tout il ne finirait probablement pas l’année, parti comme il l’était alors autant régler la question rapidement non ? Tout ça était ridicule, totalement. Cela dit, lui hors course, ses propres proches auraient probablement plus de chance de s’en sortir plus ou moins indemnes. Il les mettait en danger, au même titre que sa filiation et son attachement auprès de Logan lui dessinaient une cible sanglante là, juste sur le front, au centre parfait de son visage.
Une balle ou une flèche serait bien plus rapide que les méthodes magiques qu’il risquait de vivre. Peut-être les moldus tant décriés actuellement étaient plus magnanimes à ce sujet-là ?

Dites-donc ?! Serait-il à nouveau parti dans son délirium complet ?
Oui.

Menton sur la poitrine, Alec avait fini par lâcher la bouteille qui se vidait doucement au sol. Une nouvelle fois, il était parti.
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Lun 4 Juil 2016 - 17:46

STILL GOING STRONG
Alec & Kezabel




Samedi 4 Avril, Début de nuit.

Le corps endoloris, la fatigue pesante, je commence à me dire que faire une petite garde de nuit dans le château n’est peut-être pas l’idée du siècle après avoir vécu deux heures de magies noires et deux heures de Self défense approfondis. Cameron me met à l’épreuve et je lui en voudrais de ne pas le faire et de me ménager car même si je ressors là-bas couverte de bleus et criblée de courbature, je ne me sens jamais aussi vivante qu’après une de ces séances qui me prouvent toujours un peu plus que je ne suis pas un animal apeuré piégé dans les phares d’une voiture.
Je me passe une main sur ma nuque tendue et endolorie. doit me rester deux bonnes heures de gardes avant d'aller me coucher, j’ai l’impression d’être un médecin qui surveille l’état de santé de ses patients et là, en l’occurrence mes patients se retrouvent bloqués dans un cadre d’un tableau ou sont des êtres déjà mort passant au travers les murs.

D’ailleurs, l’un des fantômes ne me quitte plus depuis dix bonnes minutes. Pas que la présence de cet ancien chevalier me dérange mais je n’en peux plus de l’entendre raconter ses aventures qui, dans un autre moment, j’aurai pu trouver passionnante si je n’avais pas dix kilos de fatigue sur les épaules.

- Et je suis arrivé, galopant au travers les plaines tel une bourrasque révolutionnaire ! Savez-vous ce que j’ai trouvé Damoiselle Hasting ?
- Non, Chevalier Lorras. Mais je ne vais sûrement pas tarder à le savoir.
- Cette sale trogne m’attendait, là, à me faire la nique et prêt à me pourfendre de son épée indigne d’entrer en lice contre moi ! Dire qu’il m’a rapiné ma bien aimée Odile.

Et le voilà à se morfondre, me partageant entre la pitié et l’abattement. Je reste aussi attentive que je le peux, tenant ma baguette en main tout en essayant de ne me pas me focaliser sur le trou béant de son torse, là où devait se trouver son cœur autrefois.

- Ne désespérez pas. Peut-être qu’un jour, elle vous reviendra.
- Quenini ! Elle a trépassée avec son amour de toujours, disait-elle. Je n’étais qu’une vaste erreur. Regardez, je m’en suis arraché le cœur de chagrin…

Je serre les dents pour ne pas lui hurler de dégager de ma vue et m’éviter ainsi ce trou béant luisant d’un sang argenté, laissant entrevoir quelques morceaux d’organes déchiquetés. Mon regard se détourne l’air de rien alors que je lui adresse un sourire triste.

- J’en suis désolée Chevalier.

Il pousse un long soupire de lassitude et se détourne de ma présence, le « cœur » en peine, me souhaitant bonne soirée alors que je passe à côté du club de Duel, presque soulagée de le voir ainsi partir, même si je culpabilise un peu…
Chevalier Lorras traverse le mur et à la seconde où je me sens enfin tranquille et en paix pour poursuivre ma garde, ce dernier revient, levant son index en l’air, comme pour me rappeler quelque chose.

- Excusez-moi Damoiselle, mais il me semble qu’un jeune est lui aussi entrain de trépasser dans la salle de Duel. A moins qu’il ne soit qu’un sac à vin et un houlier.

Et l’air de rien, il repart, haussant les épaules.
Je bug une bonne seconde avant de comprendre ce qu’il est entrain de me dire et je me précipite aussitôt vers le club de Duel, baguette à la main, prête à riposter. Parce que la première pensée qui me vient est celle de la présence d’un Supérieur. Si un élève est entrain de mourir dans cette salle, qu’est-ce que je risque d’y trouver d’autre ?
Accrochée à la poignet, le cœur battant comme jamais, je prend une inspiration alors que mon cerveau passe en revue tous les sorts de protection que je connais.
Allez. A trois.
Je tremble déjà, inspire. Expire.

Je pousse lentement la porte, m’attendant à un sort mais rien. Et plus j’avance, plus je me demande si tout ça n’est pas un piège. Pourtant, rien ne se passe.
Mais le jeune homme en question, je le vois au loin. Avachis contre le mur, à deux doigts de s’étaler sur le sol.

- Pour cacher le corps, repassez un peu plus tard. L’adolescente n’a pas encore succombé.
- Alec ?

Puisque c’est bien lui que je trouve là, évanouis ou presque. J’accours, jurant tout bas de le voir dans un état pareil. Est-ce qu’il a été attaqué entre traitre ? Est-ce qu’il a fait un malaise ? Non. Pas à en voir son visage contusionner et marqué par quelques plaies sèches. Une bouteille d’eau termine de se vider à ses côtés. Je n’sais pas ce qu’il m’a raconté tout à l’heure, presque amusé de ce qu’il était entrain de me raconter mais j’essaie pour l’instant d’en faire abstraction.

Je le maintiens par les épaules et tente de le redresser mais s’avère bien plus lourd que je ne l’avais cru. Je l’accompagne alors au sol pour éviter qu’il ne se fasse mal et l’allonge en douceur, n’ayant pas le choix que de l’étendre pile où l’eau s’est déversée. Tant pis, au pire, ça le réveillera.

- Alec, réveille toi. Je le secoue légèrement par les épaules, lui collant une petite gifle sur la joue. Tu m’entends ? Je glisse ma main dans la sienne, chaude et un peu humide, comme après un gros effort. Si tu m’entends, serre moi la main.

Soucieuse, sourcils froncés, je n’arrive pas à s’avoir s’il m’a vraiment effleuré ou si c’est moi qui ait bougé. Tout comme je n’arrive pas à savoir s’il est simplement évanouis ou non. Je ne vois aucune trace de sang, aucune trace de plaie.
Bon, le tout pour le tout. Je prends un élan et lui colle une deuxième gifle plus sentie sur le visage pour qu’au moins, il cligne des yeux ou fronce les sourcils. Et oui, je m'inquiète. Vraiment.

Allez, arrête de faire l’idiot s’il te plait... J’en ai marre de te retrouver à moitié mort à chaque fois.
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Mer 6 Juil 2016 - 1:23

Les étoiles peuvent-elles encore tourner ainsi longtemps dans la voie lactée ? C’est idiot, elles ne tournent pas, après tout, elles fuient, et nous avec. Pourtant, il ne lui semblait pas fuir, pas ainsi, pas maintenant. C’était peut-être le cas pourtant finalement. Il fuyait sa condition, ses peurs et ses faiblesses, s’abrutissant tantôt dans un manque flagrant d’activité et tantôt dans un affrontement quasi pathologique de ses propres défaites. Il cherchait à aller de l’avant, peut-être bien. A ne pas être cet animal prit dans les phares d’une voiture, comme le pensait justement il y avait quelques minutes Kezabel. Il cherchait à se rendre le contrôle, à retrouver le pouvoir sur sa propre existence. Se donner une chance. Ne pas être qu’une pauvre proie qui attends son heure sans possibilité ni de fuite ni de combat. Il voulait avoir cette possibilité là. Fuir ou combattre. Un peu des deux probablement même s’il avait une tendance très nette pour la seconde solution. Il fonçait, sans arrêt et souvent tête baissée, et qu’importe les conséquences. Après tout, il ne s’appréciait pas assez pour s’en soucier. Ses blessures n’étaient ni neuves ni guéries alors une de plus une de moins… quelle importance ? Non, ce qui en avait, c’était les autres, ceux qui avaient encore une voie, encore une chance. Peut-être qu’il en avait finalement, sinon il ne se battrait pas avec tellement de hargne mêlée d’allégresse. Il est peut-être sain de se sentir exister, même si pour cela il nous est dit de saigner ?

- Alec ?

Il en avait vu d’autres avancer. Il avait vu sa sœur se relever, faire une croix sur le passé, et ce même si cela voulait dire faire une croix sur lui. Il l’avait vu mettre un pied devant l’autre, respirer, se relever, accepter ses fautes et ses erreurs, accepter celles des autres et se construire une vie. Et il avait toujours été jaloux de cette faculté qu’elle avait de construire plutôt que de détruire, comme s’il avait hérité de la mauvaise partie de leurs capacités. Même malade, elle avait accepté les choses, elle s’était battue encore et encore, toujours plus forte face à l’adversité. Elle ne se plaignait jamais, ne semblait pas souffrir, pas dans ce plan si banal de l’existence qui était le leur. Non elle avait toujours semblé… plus forte que ça. Plus forte que tout et que lui. Ça déclenchait chez lui une fascination à la fois morbide et éblouissante. Elle semblait capable de tout traverser, sans flancher, sans être mesquine ou grotesque, juste avec une humble facilité.

- Alec, réveille toi.

Le monde bascule une nouvelle fois et il lui semble se raccrocher à quelque chose, il laisse la douceur des traits de sa sœur.

Tu m’entends ?

Un fracas de peine s’était précipité dans sa conscience, le baladant une seconde dans un état léthargique entre l’éveil et l’irréel.

Si tu m’entends, serre moi la main.

Se raccrocher. Lâcher sa sœur, elle n’était pas là. Pas physiquement, il le savait parfaitement. Elle était loin, en sécurité peut-être. Plus que lui, probablement. Mais il y en avait d’autres ici. D’autres à qui il tenait. Elle avait même été foutue d’y apporter la plus importante, protectrice inavouée qu’elle était !

La main… serrer la main : une notion très terre à terre soudainement alors qu’il avait l’impression de s’arracher à l’univers du métaphysique. Où était-il partit là au juste ? Il lui semblait avoir sévèrement déliré…

S’était-elle serrée, là, sa main ? Difficile à dire. Oui.. Oui, il lui semblait mais il aurait dû y avoir une réaction plus importante de celle qui la lui tenait non ? À moins qu’il ne replonge.

« Hm, quelle horrible compagnie pour commencer la nuit… »

Ses paupières s’étaient entrouvertes quelques secondes pour apercevoir Kezabel. Oulah donc oui, il était parti loin de toute évidence puisqu’il n’avait pas réellement conscience d’avoir entendu quelqu’un approcher. D’ailleurs il lui fallu quelques secondes avant de se souvenir des récents événements.
Mouvements de la mâchoire, qui se mit à craquer, puis des muscles du dos, qui crièrent pitié, et du cou qui émit un bruit sourd un peu inquiétant, arrachant un froncement de sourcils perplexe à son détenteur.

« Je suis à l’ouest depuis longtemps ? »

Retour de la voix pâteuse. Il lui semblait tout à la fois avoir dormi des heures tout en ayant l’impression de n’avoir laissé son esprit divaguer que quelques secondes.

Reposant sa tête sur le sol, il ne sentit rien d’étrange dans ses cervicales, supposant donc que tout devait plus ou moins aller, il aurait probablement sentit quelque chose de désagréable dans le cas contraire. Ou une absence de sensation. Bref, ça n’était pas le cas : un bon point.

« Tu noteras que les femmes peuvent être de vraies furies quand elles s’y mettent. »

Petit clin d’œil à son état physique, dirigé notamment vers leur très chère enseignante de magie noire, il avait surtout cherché à détendre l’atmosphère. On l’avait bien trop souvent regardé avec un air de panique ces derniers temps.

« Quoi ? J’ai l’air si piteux que ça ? » avait-il lâché dans un petit rire moqueur. Mieux vallait en rire non ? Il ne lui restait plus des tas d'autres barrières de toute manière.

D’après la douleur dans chaque fibre de son corps, y compris celles dont il avait oublié l’existence depuis longtemps… : oui. Et ses os qui se mettaient à craquer à chaque mouvement ne pouvaient que souligner son propos.
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Lun 11 Juil 2016 - 11:58

- Hm, quelle horrible compagnie pour commencer la nuit…
- Merci du compliment… Rappelle-moi de te gifler plus fort la prochaine fois.

Alec dans toute sa splendeur mais je ne lui en tiens pas rigueur vu l’état dans laquelle il se trouve. Et le voir ouvrir quelques secondes les yeux est un réel soulagement alors que je pensais qu’il s’était fait attaqué en traire par un Supérieur ou même quelqu’un d’autre. Toujours à genoux près de lui, je veille à ce qu’il ne replonge pas dans une inconscience, par peur qu’il ait subit un traumatisme crânien où je n’sais quoi d’autre. Et puis, qu’est-ce qu’il fout là à une heure pareille ? Il craque sa mâchoire, le dos, la nuque. Je grimace, réprimant un frisson mêlé de dégoût et d’inquiétude.

- Je suis à l’ouest depuis longtemps ?
- Je n’sais pas, tu étais déjà dans cet état quand je suis arrivée. Il se redresse légèrement et je le pousse doucement sur les épaules. Ne bouge pas trop, je n’sais même pas ce qu’il t’es arrivé, je n’ai pas envie d’être responsable de ta tétraplégie.

Pourtant, il a l’air de tout sentir chez lui, aucun signe d’inquiétude ne traverse son visage. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je n’en sais rien mais c’est inquiétant de le voir ainsi évanoui dans cette salle à une heure pareille. Le seul avantage à cette situation est l’adrénaline que l’inquiétude m’a injectée droit dans les veines, balayant toute trace de fatigue chez moi.
Toujours à genoux près de lui, je le détail en silence et je l’ai rarement vu aussi pâle et aussi creusé du visage.

- Tu noteras que les femmes peuvent être de vraies furies quand elles s’y mettent.
- Ca c’est parce que tu passes ton temps à les emmerder à faire ton beau-parleur.

Un léger sourire taquin étire mes lèvres alors que mon regard glisse de son visage au reste de son corps. On dirait qu’il vient de parcourir un long marathon jusqu’à ce qu’il s’en évanouisse.

- Quoi ? J’ai l’air si piteux que ça ?
- Honnêtement ? T’es pas beau à voir.

Je dois bien être l’une des rares à ne pas marcher dans ses charmes et entourloupe de beau parleur, cette réputation qui lui colle à la peau. Peut-être parce que quelque chose de plus… disons profond, nous relie, lui et moi.
Marcus.
Je n’oublie pas qu’Alec m’a probablement sauvée d’un viol l’été dernier, je n’oublie pas ce qu’il a fait pour moi ni la discussion que nous avons eu. Et si lui m’a aidé à ce moment-là, je me trouve cette fois à « prendre soin de lui ». Entre Marcus, Halloween et ce soir… A croire que nous sommes condamnés à vivre uniquement ce genre de chose lui et moi.

- Tu peux te redresser ? Je le regarde après avoir sonder avec ma baguette ses os pour vérifier que tout aille bien – Merci Katherine. Je vais t’aider, attends.

Je joins le geste à la parole et l’aide à s’appuyer au moins sur le mur alors qu’il grimace probablement de douleur. Ses os craquent, s’en est presque écœurant mais je ne laisse rien paraitre, trop concentré à l’aider à s’installer correctement.

- Je vais finir par croire que le seul moment où l’on se fréquente, c’est quand l’un d’entre nous est en mauvaise posture.  

Mon regard le détail brièvement, repensant de nouveau à ces jours où nous avons tous les deux été dans un état qui laisse à désirer.
Toujours soucieuse, je tente de capter son regard fatigué malgré ce même sourire goguenard qu’il affiche, présent presque par fierté. C’est tout Alec ça. Prend les choses à la légère, même quand la mort lui pend au nez et qu’elle rôde autour de lui. Sûrement sa manière à lui de gérer les choses, je n’en sais trop rien et je me concentre surtout sur son état actuel, me demandant ce qu’il a bien faire pour terminer dans un état pareil ce soir.

- Qui t’as mis dans cet état ? Il va falloir que je t’amène à l’infirmerie, parce qu’à part soigner quelques bleus, je peux rien faire de plus. Tu peux bouger?
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Ven 15 Juil 2016 - 18:51

- Hm, quelle horrible compagnie pour commencer la nuit…
- Merci du compliment… Rappelle-moi de te gifler plus fort la prochaine fois.

L’humour, la pseudo-séduction, la provocation, c’étaient chez lui des réflexes conditionnés qui sortaient systématiquement lorsqu’il était en position de faiblesse plus ou moins marquée. Là il savait parfaitement ce qu’il s’était passé et si son corps défaillait, il n’était pas particulièrement en danger et le savait parfaitement. Le pire était passé. Maintenant, il devait soigner ses blessures, se relever. Et recommencer.
Il avait rit à la réflexion de la jeune femme. Du moins, avait tenté, sentant que deux trois choses dans son organismes coinçaient un peu. Comme de fait, en étirant les différentes parties de son squelette, il avait pu entendre quelques craquements sinistres venant faire grimacer Kezabel.

- Je suis à l’ouest depuis longtemps ?
- Je n’sais pas, tu étais déjà dans cet état quand je suis arrivée.

Indéterminé donc. C’était toujours mieux que l’assurance d’avoir tourné de l’œil un long moment. Il n’avait peut-être dérivé que quelques instants, justement à l’arrivée de la jeune femme. De toute façon, Alec était trop épuisé pour avoir eu conscience du facteur temps après le départ des enseignants. Cherchant à se redresser, le jeune Serpentard avait vu son ébauche de mouvement arrêtée par Kezabel.

Ne bouge pas trop, je n’sais même pas ce qu’il t’es arrivé, je n’ai pas envie d’être responsable de ta tétraplégie.
« Ça va… »

Oui, il allait bien. Ça n’était pas forcément une évidence en cet instant mais il savait qu’il n’y avait rien de grave, Logan ne l’aurait pas laissé comme ça si ça n’avait pas été le cas. Il était simplement épuisé de la séance immonde qu’il venait de passer. Ce ne furent clairement pas de bons souvenirs qui virent s’entrechoquer dans son esprit alors.
Pas besoin de s’éterniser là-dessus.

- Tu noteras que les femmes peuvent être de vraies furies quand elles s’y mettent.
- Ca c’est parce que tu passes ton temps à les emmerder à faire ton beau-parleur.

Cette fois, il avait rit franchement, grimaçant légèrement alors que certaines douleurs jusque là assoupies s’étaient rappelées à son bon souvenir. Il avait eu en têtes quelques reliques mais celles-ci sonnaient glauques à ses oreilles. ‘Oui mais elles le réclament aussi’. On aurait cru un mauvais plaidoyer de violeur, d’où le fait qu’il avait ravalé ces paroles idiotes et déplacées.
Il n’était pas si lourd que ça hein ? Inquiétude fugace. Normalement, non. Quoi qu’il ait été dit pendant un temps, il lui semblait faire attention aux sensations des autres également et s’effaçait quand, clairement, il n’avait rien à faire là. Bon, il y avait les cas comme celui de Jordane qui ne rentrait dans aucune catégorie. Elle jouait avec lui bien autant qu’il s’amusait avec elle, donc, oui, il continuait de tenter sa chance, conscient d’être manipulé et conscient d’apprécier ce qu’il y avait entre eux malgré tout. Bref.

- Quoi ? J’ai l’air si piteux que ça ?
- Honnêtement ? T’es pas beau à voir.
« Bah j’te remercie, ça fait plaisir ! J’te trouve très dédaigneuse quant à mon aspect physique ces derniers temps ! »

C’est toujours sympathique à entendre non mais vraiment ! Il fallait dire que ce genre de choses arrivaient un peu trop régulièrement ces derniers temps. Alors oui, il en jouait parce qu’il fallait bien dire ce qui était, ils avaient assez tendance à se croiser dans des circonstances assez particulières. Imaginez une photo prise à chaque fois et exposée dans un album. Ils auraient probablement des tronches à faire peur. Il détenait certes probablement la palme mais elle n’était pas en reste.

« Tu fais quoi ? »

La jeune femme avait lancé un sort, faisant glisser sa baguette à quelques centimètres de son corps. Il devrait pourtant connaître tous les sorts classiques dans ce genre de situations. Ça n’était pas le cas fallait-il croire. Et ça n’était pas une bonne chose. Et s’il arrivait quelque chose à ses proches ? Et s’il n’était pas capable de réagir ?
Ceci était une pique d’humour noir, merci bonsoir.

- Tu peux te redresser ?
« O-oui. »
Normalement.
Je vais t’aider, attends.

Fait donc.

Ainsi, Alec s’était bientôt retrouvé une nouvelle fois adossé au mur d’où il avait glissé quand la Poufsouffle était arrivée.

« Tu vois : Pas de tétraplégie. » Fit-il en agitant les pieds avec un sourire idiot.

Un peu d’humour en ce monde de brutes enfin ! Bon, dans la réalité, il lui avait semblé une seconde que sa peau s’était embrasée, restes probablement encore marqués de la petite séance à laquelle Sloane s’était adonnée.

- Je vais finir par croire que le seul moment où l’on se fréquente, c’est quand l’un d’entre nous est en mauvaise posture.
« C’est juste une impression… Faudrait songer à se faire une bouffe un soir au calme. »

L’idée l’amusait assez. A côté de tout ce qu’ils avaient pu traverser, il fallait avouer que ça avait quelque chose de franchement cocasse.
Des fourmies semblaient grouiller sous ses doigts, ses orteils et sa peau entière. Se frottant les doigts les uns contre les autres, il lui vint à l’esprit qu’il s’agissait peut-être d’un signe qu’un nerf était bloqué quelque part et la perspective de la tétraplégie grinça quelques secondes à son esprit. Mais déjà il semblait distinguer des flashs devant ses yeux tandis que ses oreilles bourdonnaient. Il s’était redressé, peut-être un peu vite, et le sort de Sloane se rappelait à sa conscience, laissant évidemment quelques symptômes qui s’estomperont au fur et à mesure du temps passé.
Il grogna en se massant les tempes.

- Qui t’as mis dans cet état ? Il va falloir que je t’amène à l’infirmerie, parce qu’à part soigner quelques bleus, je peux rien faire de plus. Tu peux bouger?
« Oh, rien que mon cousin et ses sbires. C’est ceux de la cour des grands qui m’ont tapé ! »

Ce qu’aurait pu dire un enfant dont le cousin, plus âgé, aurait des sacrés tendances au harcèlement.

Raclement de gorge, nouveau grognement. Les sensations désagréables passaient.

« Logan, Hoswell et Grasham. Combo gagnant dans une magnifique séance d’entraînement en clair de lune. Très sympa. »

Vu l’état dans lequel il se trouvait, Kezabel pouvait probablement aisément imaginer.

« Il faut chérir sa famille, c’est indispensable. »

C’était amer ça ? Un peu.

« Non sérieusement, tu vois, rien de grave si ce n’est que nos profs sont tous des psychopathes en puissance. Notamment mon cousin. Surtout mon cousin. Et un peu sa garce de copine. »

Oui, il l’avait mauvaise, cette petite séance de terreur nocturne.

Il fallait avouer que seul face à trois sorciers expérimentés comme ils l’étaient, il n’avait aucune chance et ça n’avait posé aucun problème à personne - sauf éventuellement à lui.

« D’ailleurs, connaissant le zigoto, il y a peut-être quelque chose de planqué dans le coin pour me faire regagner du poil de la bête. Enfin sauf si l’autre sadique l’a pulvérisé quoi. »

Une fiole. Un truc.

« Enfin cela dit, si c’est le cas, c’est probablement une nouvelle épreuve qui m’est destinée… Un piège, un serpent, un truc qui te mets les nerfs en pelottes si c'est l'autre. Enfin un truc sympa quoi. »

Oui, il préférait le préciser tout de même, sait-on jamais.
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Jeu 21 Juil 2016 - 21:41

- C’est juste une impression… Faudrait songer à se faire une bouffe un soir au calme.
- Attention, je pourrais te prendre aux mots. Gros malin. Ca sera toujours mieux que de te voir en pièce détachée.

Un repas avec Alec ? Pourquoi pas. L’idée n’est pas si mauvaise quand on y pense et quand on sait que ce nous vivons ensemble à chaque fois.
Au moins, ça changerait des larmes, du sang et des blessures qui ne se voient pas.

Mais avant de discuter bœuf bourguignon et pudding, j’essaie de savoir ce qu’il lui est arrivé. Un règlement de compte ? Une altercation ?

- Oh, rien que mon cousin et ses sbires. C’est ceux de la cour des grands qui m’ont tapé !

Mon regard se fige sur Alec, presque interdite.
Le Directeur, donc ? Sérieusement ? Je n’dis pas que je suis surprise de le savoir sadique – les cours de DFCM me montre suffisamment qu’il ne vaut mieux pas se tourner les pouces dans sa classe – mais je suis surprise de voir à quel point il est capable de s’acharner sur un membre de sa propre famille pour… Pourquoi d’ailleurs ? Le forger ?
Je n’arrive pas à comprendre cette méthode, de croire dur comme faire que c’est en vous malmenant que l’on vous forge. Certes, l’impact est là mais pas forcément de manière la plus positive qui soit.

- Logan, Hoswell et Grasham. Combo gagnant dans une magnifique séance d’entraînement en clair de lune. Très sympa.
- Ce n’est plus de l’entrainement à ce stade, c’est de la maltraitance.

Mon ton est froid, sec. Rien à voir contre lui. Juste contre eux.
Hoswell ? Elle me fait froid dans le dos. Comme Phaedre. Deux entités qui savent de quoi elles parlent, qui sont des maitres en leur matière et qui sont de très très grandes sorcières… mais avec qui je n’aimerai pas me retrouver coincer entre quatre murs.
Alec n’a visiblement pas eu cette chance. Trois pour le prix d’un.

- Il faut chérir sa famille, c’est indispensable. Non sérieusement, tu vois, rien de grave si ce n’est que nos profs sont tous des psychopathes en puissance. Notamment mon cousin. Surtout mon cousin. Et un peu sa garce de copine.

Je l’écoute tout en ramenant l’eau dans la bouteille d’un coup de baguette magique et en arrachant un morceau de tissu de la manche de son vêtement déchiré.

- Tu permets. Je tire d’un coup sec et l’agrandit d’une formule avant de l’imbiber. Bouge pas et laisse moi faire.

T’enlever ce sang sur le visage et essayer de nettoyer un minimum tout ça. Même si ça n’est rien, quelques coupures, mais au moins ça m’occupe et ça me focalise sur autre chose que cette colère brûlante que de l’entendre me raconter tout ça.

- D’ailleurs, connaissant le zigoto, il y a peut-être quelque chose de planqué dans le coin pour me faire regagner du poil de la bête. Enfin sauf si l’autre sadique l’a pulvérisé quoi. Enfin cela dit, si c’est le cas, c’est probablement une nouvelle épreuve qui m’est destinée… Un piège, un serpent, un truc qui te mets les nerfs en pelottes si c'est l'autre. Enfin un truc sympa quoi.
- On va le savoir très vite.

Je me lève et lui tourne le dos avant de faire quelques pas en avant, baguette toujours en main.
Des pièges dit-il ? On va voir ça.
Si je suis en colère ? C’est un euphémisme.

- Aparecium.

Un coup de poignet en arc de cercle et le sort se diffuse dans l’ensemble de la pièce.
Mon sang ne fait qu’un tour, mon estomac se crispe et j’ai tout juste le temps de faire un mouvement de bras, un seul.

- CONFRINGO !

Le cognard ayant surgit de nul part explose là, à peine à un mètre de moi alors qu’il me fonçait droit sur le visage. Les bras devant moi par protection alors que les projectiles s’éclatent un peu partout, mon cœur tente vainement de se calmer face à ce coup d’adrénaline qui me martèle le sang à mes tempes.

- Un COGNARD ! Sérieusement !

J’écarte les bras, énervée au possible, complètement ahuris alors que je me tourne vers Alec.

- Bordel Alec, j’veux bien croire que l’on essaie de nous forger si jamais ils reviennent mais trois professeurs de leur rang contre un élève, t’appelle ça de l’entrainement ? T’aurais pu te le prendre en pleine gueule et mourir d’une commotion avec le crâne explosé.

J’ai peut-être rien à dire et ça ne me regarde peut-être pas non plus mais le fait est que c’est moi qui l’ai trouvé dans cet état et que Rivers a beau être notre Directeur comme les deux autres ont beau être nos profs, ça ne change rien au fait que … merde. C’est de la torture. C’est de l’abus.
C’est tout SAUF un entrainement. Pas ce stade.
Alec est un ami, je tiens à lui et même si deux mondes bien différents nous séparent, ça ne change rien à tout ça alors si je peux éviter de le retrouver mort un soir de garde, là, dans un coin de couloir, vraiment, ça m’arrangerait.

- T’as peut-être un certain talent avec ta super famille de psychopathe mais ça ? Non. Sont même pas foutus de faire un entrainement équitable en plus de ça.

Douceur incarnée mais même les paysages calment réservent parfois leur volcan au bord de l’éruption.
Je lâche un soupire, me glisse une main dans les cheveux et reviens m’agenouiller près de lui, reprenant mon bout de tissu entre les doigts. Je le glisse sur son front pour nettoyer doucement une première écorchure, essayant de retenir cette colère qui ne cherche qu’à fuser dans tous les sens, aussi vite que ce fichu cognard.

- Je ne sais pas comment tu fais pour supporter tout ça mais j’ai comme l’impression qu’on ne te laisse pas tellement le choix.

Et après on nous demande de faire confiance à Rivers ... Là tout de suite. J'n'ai pas envie.
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Ven 22 Juil 2016 - 8:44

- C’est juste une impression… Faudrait songer à se faire une bouffe un soir au calme.
- Attention, je pourrais te prendre aux mots. Gros malin. Ca sera toujours mieux que de te voir en pièce détachée.
« C’est pas faux. On se fait ça dans la semaine ? »

Il ne savait pas vraiment lui-même s’il était sérieux ou non. Il était vrai qu’ils ne se connaissaient qu’à travers les états d’urgence, comme s’ils n’étaient faits que pour gérer ensembles les situations critiques ou l’un ou l’autre étaient destinés à s’effondrer. C’était ainsi qu’ils s’étaient connus, d’une manière finalement bien plus transparente que ce qu’ils auraient pu obtenir avec tous les diners du monde. Cela dit, s’en contenter était, il fallait l’avouer, foncièrement triste. Alors après tout, pourquoi pas ? Et c’était en envisageant cette possibilité que l’impossibilité de sortir du château renait un nouveau goût amer. Besoin de changer d’air, de quotidien, d’environnement. Mais ils faisaient tous avec les cartes que la vie leur donnait.
Et telle était leur réalité.

Telle était sa réalité. Se faire tabasser par son cousin et ses collègues. Il avait vu la fureur barrer le regard de la jeune femme alors même qu’il expliquait la situation, lui-même affecté par celle-ci.

- Ce n’est plus de l’entrainement à ce stade, c’est de la maltraitance.

Hausser des épaules. Oui, c’était tout ce qu’il avait trouvé à redire à ça. Peut-être que c’était de la maltraitance, il avait des références assez floues sur le sujet. Alors, oui, peut-être. Toujours était-il qu’il en avait besoin donc il n’y avait pas à chercher si loin que ça. Il était juste épuisé, voilà tout. La séance avait été rude, tant physiquement que moralement, c’était ce qui faisait qu’il s’était écroulé. Voilà tout. Ça passerait.

- Tu permets.

Il permettait. L’air furieux de la jeune femme l’interpelait un peu. Ça n’était pas une attaque donc tout allait bien. Juste un cours. Musclé, certes, mais encadré. Rien qu’un cours, rien qu’un entraînement. Il l’avait donc observée arracher une partie de sa chemise pour en faire un tampon qu’elle utilisait mouillé afin de nettoyer le sang qui maculait par endroit son visage. Ainsi, le jeune homme avait fini par changer de sujet, lui signifiant que connaissant son cousin, il y avait probablement quelque chose pour l’aider à se remettre, dans la pièce. Et, connaissant son cousin, celui-ci serait sûrement protégé.

- On va le savoir très vite.

Et, en effet, ils avaient su. Très rapidement, un bruit sourd s’était fait entendre et une masse sombre s’était vue projetée vers la jeune femme. Dans un sursaut, Alec avait cherché à se relever, attrapant sa baguette : une réaction tout à fait inutile puisque Kezabel avait royalement fait explosé l’ovni. L’objet en question n’était autre qu’un cognard, comme l’insinuait en douceur la Poufsouffle.

- Un COGNARD ! Sérieusement !

En douceur.

Se laissant de nouveau couler contre le mur (oui, couler est le terme), le jeune homme l’avait observée avec une petite grimace. A la voir, elle enrageait sérieusement.

- Bordel Alec, j’veux bien croire que l’on essaie de nous forger si jamais ils reviennent mais trois professeurs de leur rang contre un élève, t’appelle ça de l’entrainement ? T’aurais pu te le prendre en pleine gueule et mourir d’une commotion avec le crâne explosé.
« Calme-toi, tu veux ? Tout va bien, c’est pas arrivé ! »

Entendant ce merveilleux argument, il n’avait pu s’empêcher de grimacer. Il fallait avouer que ça n’avait pas grand-chose d’une bonne plaidoirie. Certes, ça n’était pas arrivé, mais probablement parce que c’était Kezabel qui avait agit, vu le reflex merveilleusement lent qu’il avait eu, il n’était pas tout à fait impossible qu’il se soit fait avoir s’il avait agit à la place de la préfète. D’un autre côté, il s’était peut-être également détendu parce qu’elle était là. Sans sa présence,  il aurait probablement été plus efficace.
Beaucoup de conditionnel tout ça.

- T’as peut-être un certain talent avec ta super famille de psychopathe mais ça ? Non. Sont même pas foutus de faire un entrainement équitable en plus de ça.
« C’est pas un combat Kezabel, juste un entraînement. Ya pas de question d’équitable ou non. »

Ce qu’il ressentait en cet instant ? Il n’en savait rien. Jusque là, il était en colère, lui aussi. Pourtant, depuis, il ne faisait que les défendre alors qu’il n’avait eu qu’une envie un peu plus tôt : les étrangler, tous autant qu’ils sont. Alors pourquoi ce revirement de situation ? Pourquoi tenter d’apaiser la jeune femme ?
Elle s’était de nouveau accroupie pour recommencer son œuvre, le regard noir de rage.

- Je ne sais pas comment tu fais pour supporter tout ça mais j’ai comme l’impression qu’on ne te laisse pas tellement le choix.
« Pas vraiment. »

Un instant, il était resté silencieux avant de reprendre.

« Tu sais. Il y a deux mois, j’ai sévèrement frôlé le drame. Tout ça parce que je ne l’ai pas vu venir. J’aurai dû être meilleur que ça. Si j’suis pas capable de me protéger moi, qu’est-ce qui peut se passer pour les autres ? Logan cherche juste à me protéger, et à protéger ceux qu’il aime et ceux que j’aime au passage. Si j’suis pas solide… j’pourrais être celui par qui passerait les infos… j’pourrais … j’sais pas. Je suis son cousin. Le cousin de la seule personne qui peut ouvrir ou non les portes de ce maudit château. Si on me capture, comme Jake, il se passe quoi ? Si on me torture, si je craque et que je leur donne la clé pour entrer ? S’ils tuent des gosses par ma faute ? S’ils tuent ma seule famille.. Si je ne suis pas capable de me protéger moi, comment je fais pour tenir pour les autres ? S’ils attaquent Mack par exemple ? »

Il ne savait pas à quel point il avait raison. En effet, dans leur dos, à ce moment-même, l’empoisonnement se mettait en place. Le lendemain ; Mack tomberait.

« C’était un entraînement. Rien d’autre. J’avais le droit de dire stop. Mais j’peux pas faire ça. Alors non j’ai pas le choix. Et oui, c’est dur mais eux ne le seront pas moins avec moi. J’ai vu l’état dans lequel était Logan après qu’ils l’aient torturé… »

Et, oui, chaque nuit, il s’y projetait. Et chaque nuits, il imaginait un de ses proches dans cette situation.

« Regarde, derrière toi, ya une fiole derrière l’estrade. »

Là où le cognard était sorti.

Et,  oui, il savait qu’il avait sérieusement l’air fataliste et qu’il voyait probablement son avenir un peu trop noir… mais comment imaginer les choses autrement ? Ça faisait un moment qu’une énorme cible avait été tracée sur son torse. Et celui-ci s’était déjà trouvé perforé quelques fois. Et, oui, la suite le terrifiait.
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Jeu 4 Aoû 2016 - 12:04

- C’est pas un combat Kezabel, juste un entraînement. Ya pas de question d’équitable ou non. 

L'affreuse impression de vivre dans un monde à l'envers où toutes normalités se trouvent être inversées.
Juste un entraînement ? Entre deux adultes maîtrisant la magie plus que dix élèves de 11ème années réunient mais c'est juste un entraînement ?
Je nage en plein délire. Ou alors Alec, nage en plein délire après un trop gros effort ou un mauvais coup sur le crâne.

En quoi, tout ça semble normal ? En quoi tout cela devrait être justifié ?
Parce que nous avons les Supérieurs non loin de nous, dans le château, autour, ou presque.
Certes. Argument valable. Mais pas au point de mettre une branlée à un élève.

Je ne suis pas objective. Peut-être par fatigue, par incompréhension ou tant d'autres raisons où ma conscience ne me laisse pas concevoir ce genre d'actes.

-  Pas vraiment.

Pas vraiment le choix. Je m'en serais doutée.
Pas vraiment le choix que d'accepter et de subir.
Pas vraiment le choix que de se plier et se prêter « au jeu ».

- Tu sais. Il y a deux mois, j’ai sévèrement frôlé le drame. Tout ça parce que je ne l’ai pas vu venir. J’aurai dû être meilleur que ça. Si j’suis pas capable de me protéger moi, qu’est-ce qui peut se passer pour les autres ? Logan cherche juste à me protéger, et à protéger ceux qu’il aime et ceux que j’aime au passage. Si j’suis pas solide… j’pourrais être celui par qui passerait les infos… j’pourrais … j’sais pas. Je suis son cousin. Le cousin de la seule personne qui peut ouvrir ou non les portes de ce maudit château. Si on me capture, comme Jake, il se passe quoi ? Si on me torture, si je craque et que je leur donne la clé pour entrer ? S’ils tuent des gosses par ma faute ? S’ils tuent ma seule famille.. Si je ne suis pas capable de me protéger moi, comment je fais pour tenir pour les autres ? S’ils attaquent Mack par exemple ?

Je l'écoute sans rien dire. Partagée entre la colère de savoir qu'il a en partie raison et l'incompréhension de le voir soudainement défendre celui qu'il semblait mépriser quelques secondes plus tôt.
Mais il y a une chose qu'Alec semble oublier au creux de toute cette histoire, une chose essentiel à sa propre survie malgré sa dévotion à vouloir sauver un paquet de personne en étant plus résistant, plus à même de tenir le coup face à un kidnapping improvisé par ceux qui ne font que nourrir ma haine un peu plus chaque jours.

-  C’était un entraînement. Rien d’autre. J’avais le droit de dire stop. Mais j’peux pas faire ça. Alors non j’ai pas le choix. Et oui, c’est dur mais eux ne le seront pas moins avec moi. J’ai vu l’état dans lequel était Logan après qu’ils l’aient torturé…

Tout ça nous ramène à une époque que l'on essaie d'oublier pour ne pas sombrer dans une profonde dépression ou même frôler la tentative de suicide. Parce que parmi toute cette prise de conscience qu'il faut effectivement se forcer à être suffisamment solide pour leur face, nous oublions les fragments psychologiques éparse d'un grand nombre d'élève qui erre dans ce château.
Je reste face à lui, silencieuse, bouillante de colère, d’incompréhension et de frustration.

- Regarde, derrière toi, ya une fiole derrière l’estrade.

Je suis ses indications par réflexe et me tourne pour apercevoir effectivement une fiole, presque pile de l'endroit où est sortie le cognard qui a manqué de me fracasser le crâne en cinquante morceaux. Je lâche un soupire, glisse une main dans mes cheveux alors que l'autre se pose sur ma hanche.
Une fiole piégé qui se déclenchera dès lorsque nous franchirons la porte ? Un remède ? Un poison ? Un micro-bombe ?
Tout un tas de possibilité s'offre à moi maintenant que je sais de quoi les deux adultes sont capables.

- Il fallait prévenir si c'était le parcours du combattant par ici.

Histoire de désamorcer un peu la pression, de redescendre un peu avant que je n'explose moi-même de colère. Impulsive au possible, je ne peux pas toujours être dotée d'un self-contrôle imparable.
Je me retourne vers lui et m'accroupis pour terminer ce que je faisais, nettoyer son sang sur ce visage légèrement meurtri et endolori, digérant en silence les mots d'Alec avant de laisser tomber le morceau de tissu, travail finit.

- J'veux bien croire que tout ça ne soit qu'un entraînement et que tu es, malgré toi, une cible privilégié des Supérieurs. Je le regarde, droit dans les yeux avant de poursuivre. Mais il ne faut pas oublier une chose importante. Quel que soit l'énergie déployée, tu ne peux pas sauver tout le monde Alec. Tu pourras passer des heures avec Rivers et Hoswell pour t’entraîner et à subir les pires sorts pour te rendre plus résistants et plus puissant que la moyenne, ça ne changera rien au fait que tu ne puisses pas être partout à la fois. On le sait tous suffisamment pour savoir que s'ils veulent frapper plus sournoisement, nous n'y pourrons rien.

Et cette évidence fait presque aussi mal que de comprendre qu'Alec puisse à tout moment servir de souffre douleur pour obtenir des informations sur le château ou sur son cousin lui-même.
Mes émotions transparaissent sur mon visage et je secoue la tête légèrement alors que je m'assoie, face à lui. Soudainement lasse. Soudainement fatiguée.
Nous pourrions lâcher prise après tout, se laisser aller à nos « A quoi bon ? », puisqu'ils semblent toujours avoir une longueur d'avance sur nous, prêt à nous fissurer un peu plus chaque jours. Pourtant, nous préférons souffrir au combat que de les laisser nous envahir si facilement. Mais jusqu'à quand ?

- J'ai conscience que tout ça est fait pour t'aider, pour éviter la catastrophe ou pour te permettre d'être plus résistant si jamais ils essaient de t'extirper des informations mais tu n'peux pas me reprocher d'être en colère face à ça. Nous en bavons déjà suffisamment, au quotidien. Tous les jours, nous avons le risque de les voir débarquer, alors certes, c'est pour « ton bien » mais je ne peux pas aller contre mon humanité.

On ne peut pas me reprocher d'être en colère, de voir tout ça d'un mauvais œil. Les choses sont vécues et vues de différentes façon entre lui et moi, et si je conçois qu'il doit subir un entraînement particulier, nous pouvons aussi concevoir que de mon côté, il y a des limites à ne pas franchir.

- Et apprend à te reposer sur les autres, Monsieur le Cowboy solitaire. Je me lève et l'aide à se relever, passant son bras par-dessus mes épaules. Un jour tu vas nous péter une durite et tu iras de toi-même tout balancer aux Supérieurs... je serais alors obligée de te tuer et j'ai pas envie.

J'essaie de détendre l'atmosphère malgré cet arrière goût amer au fond de la gorge.

- Plus sérieusement, apprend à t'appuyer sur les autres. Tu ne peux pas porter ça tout seul. Je ne suis pas là juste pour faire décors dans ta vie qui ressemble aux Orphelins Beaudelaires.

Si vraiment il doit subir tous ces supplices, autant qu'il puisse se reposer sur une autre personne que Mack, celle-là même qu'il souhaite tenir à l'écart et protéger plus que quiconque.
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Mar 30 Aoû 2016 - 14:59

Cette situation n’aurait pas dû être habituelle. Elle aurait dû le mettre en colère, elle aurait dû le révulser, lui donner envie de se battre contre ceux qui se disaient ses enseignants, contre celui qui l’aimait d’une manière difficilement plus violente. Mais ça n’était pas le cas. La réaction de Kezabel lui semblait tellement loin de ce qu’il pouvait ressentir, assez loin pour lui montrer qu’en effet, il y avait un problème dans sa manière de voir la réalité. Mais il ne pouvait transformer le monde dans lequel il vivait. Et ce monde avait des règles auxquelles il tentait de se conformer ; pour pouvoir aller de l’avant. Pour pouvoir survivre. Alors oui, il savait qu’il aurait dû avoir sa réaction, elle n’avait d’ailleurs pas manqué de se pointer à chaque coup, à chaque injustice. Mais c’était lui qui avait réclamé tout ça. Il affrontait ces « cours » volontairement et ce, même s’il ne les demandait pas réellement. Lui et Logan avaient un peu parlé de tout cela. A vrai dire, la question était abordée assez régulièrement et ce, même s’ils faisaient ça à leur manière. Alors, non, ça n’était pas plaisant et, s’il était en colère contre son cousin, il avait parfaitement vu son regard. Et encore, il en avait loupé la majeure partie. Mais il souffrait de le voir dans ces positions. Pire encore, il s’en voulait car il se savait responsable de la situation, le jeune homme la lui avait déjà largement assez reprochée. Mais il savait à quel point cet homme si dur pouvait en réalité vaciller, ne supportant de savoir à quel avenirs ils risquaient de se frotter alors que le présent n’avait lui-même rien de réjouissant. Il était parfaitement conscient qu’il en était en grande partie responsable même si, d’après lui, les responsables étaient ces gosses de la résistance. Mais, justement, ils n’étaient que des gosses. Des gamins qu’il avait prévenus, à sa manière, à plusieurs reprises. Sauf qu’ils n’en restaient pas moins des enfants. Des enfants qui avaient fait une grosse connerie, se mettant tous horriblement en danger. Les mettant tous, tous les résidents de l’école, en danger de mort. Mais c’est ça les enfants, ça fait des conneries, ça apprends, ça tombe et ça se relève. Sauf qu’ils risquaient tous de ne plus se relever. Alors il avait agit. Trop vite, avant d’avoir tout géré, bien avant ce qu’il avait prévu et à moitié sur un coup de tête. Il lui avait semblé leur sauver à tous la vie ce jour-là, pour un petit temps. Il ne savait toujours pas actuellement s’il n’aurait pas mieux valu ne rien faire. Les laisser se démerder. Les laisser se faire tuer, pour plus tard agir comme il le fallait, de manière réfléchie et parfaitement pensée. Mais ça aurait revenu à laisser des gosses idiots se faire tuer pour en sauver d’autres.
Alec savait parfaitement le point de vue de son cousin. Et il connaissait parfaitement les risques auxquels il s’exposait à le connaître ainsi. Mais que faire d’autre ?!

À voir ce qui s’était passé récemment, il avait parfaitement compris le message : il était ciblé et clairement incapable de se défendre. Tout comme Aileen et bien d’autres comme Maxence. Rien de bien joyeux en soi. Alors oui, il encaissait et tentait de s’améliorer et ce même s’il devait terminer dans un état absolument pitoyable comme cette nuit-là.

Alors c’était compliqué à expliquer, et prononcer ces mots à voix-haute avait quelque chose d’affreusement déprimant. Il défendait l’indéfendable et avait parfaitement conscience de cette position d’avocat du diable. Pourtant il lui semblait que les règles avaient changé et que la normalité devait être tout à fait repensée. De plus, chose plus dramatique encore, Alec avait parfaitement conscience que sa propre notion de normalité en matière d’éducation ou d’apprentissage n’avait strictement rien de bien… normal. Son père n’avait jamais été tendre et son précepteur moins encore. Alors un peu plus un peu moins… à vrai dire ça ne le changeait pas réellement.

Quoi que si, il y avait une différence majeure qui changeait tout : son consentement.

- Il fallait prévenir si c'était le parcours du combattant par ici.
« C’est vrai ça, pourquoi j’ai pas été prévenu de ce détail… ? »

La séance était prévue avec Logan au début…. Ainsi, elle aurait probablement été bien plus soft. L’arrivée de Grasham avait déjà sévèrement corsé les choses et le jeune homme s’était vite fait trouvé physiquement éprouvé mais avec l’autre tarée en plus, il avait été immédiatement clair qu’il aurait le droit à un traitement de choc dès le lendemain pour se remettre de sa nuit.

Raison de plus pour que Logan ait pensé à cacher une fiole à son intension. Il espérait ne as se tromper à son sujet…

Quoi que si ça n’était pas le cas : ‘laissez tombé les cas ! Pas besoin de me torturer, je ne le connais pas en fait ! Oubliez-moi ! ‘

La fiole était là.

"D'ailleurs à me voir là, t'aurais dû avoir un doute. De base, ma présence signifie des ennuis, c'est simple comme principe !"

La jeune femme avait fini par souffler et revenir vers lui, s’accroupissant de nouveau pour se remettre à sa tache : à savoir nettoyer les marques de maltraitance sur son visage. Au vu de l’état du tissu, il ne devait pas être très sympathique à regarder. Il n’avait pas osé l’arrêter ou reprendre son plaidoyer. Ce qu’il avait dit devrait suffire, et si ça n’était pas le cas, il n’avait pas mieux dans son chapeau.

- J'veux bien croire que tout ça ne soit qu'un entraînement et que tu es, malgré toi, une cible privilégié des Supérieurs.

Ah ben je suis content que tu me croies dit donc !

A vrai dire, il allait sortir une connerie de cet acabit et son petit regard brillant de malice (ou d’inflammation ? Allez savoir !) en disait long. Cependant, à voir la manière dont la jeune femme avait plongé son regard droit dans le sien, le Serpentard s’était forcé à ravaler son idiotie, la laissant continuer.

Mais il ne faut pas oublier une chose importante. Quel que soit l'énergie déployée, tu ne peux pas sauver tout le monde Alec. Tu pourras passer des heures avec Rivers et Hoswell pour t’entraîner et à subir les pires sorts pour te rendre plus résistants et plus puissant que la moyenne, ça ne changera rien au fait que tu ne puisses pas être partout à la fois. On le sait tous suffisamment pour savoir que s'ils veulent frapper plus sournoisement, nous n'y pourrons rien.
« Ouais, j’avais remarqué. J’te remercie de me rappeler mon impuissance, c’est toujours sympa pour un homme. »

Oui, bon, d’accord, il n’avait pas forcément ravalé toutes les conneries qu’il avait à dire.
Et oui, il le savait bien, mais cette réalité-là, il n’était pas capable de l’affronter, pas pour l’instant peut-être, parce qu’elle signifiait bien trop d’angoisses. Il n’avait pourtant rien d’un super héro, loin de là, mais peut-être que quelque part, c’était bien ce qu’il faisait : chercher à sauver tout le monde. Allez savoir pourquoi. Il n’avait pourtant pas grand monde qu’il voulait réellement mettre à l’abri… mais ça n’avait pas forcément très bien marché jusque là, alors oui, la belle blonde touchait un point sensible qu’il était encore loin d’accepter.

Le jeune homme eu l’impression de voir à travers son expression toute sa propre lassitude, sa propre fatigue alors que la préfère secouait la tête, comme assaillie par la réalité de ses propres paroles. La belle s’assis en face de lui, lui permettant de se rendre compte qu’il la mettait lui-même, à travers toute cette situation, face à bien des choses compliquées à gérer.


- J'ai conscience que tout ça est fait pour t'aider, pour éviter la catastrophe ou pour te permettre d'être plus résistant si jamais ils essaient de t'extirper des informations mais tu n'peux pas me reprocher d'être en colère face à ça. Nous en bavons déjà suffisamment, au quotidien. Tous les jours, nous avons le risque de les voir débarquer, alors certes, c'est pour « ton bien » mais je ne peux pas aller contre mon humanité.

Petit sourire, pas vraiment amusé, un peu désabusé ; Alec laissa sa tête se poser contre le mur derrière lui quelques secondes, fixa le plafond terne un moment.

« J’te le reproche pas. C’est plutôt une bonne chose même. J’me rend compte que… c’est assez triste en fait comme acceptation. »

Mélanger les points de vue permet d’avoir une vision moins tronquée de la réalité non ?

- Et apprend à te reposer sur les autres, Monsieur le Cowboy solitaire.

Cette fois, son sourire s’était un peu déridé, amusé par la réflexion de la jeune femme qui s’était relevée, entreprenant déjà de l’aider à se redresser à son tour.

Un jour tu vas nous péter une durite et tu iras de toi-même tout balancer aux Supérieurs... je serais alors obligée de te tuer et j'ai pas envie.

Rire franc à présent.

« Quelle joyeuse perspective d’avenir ! »
- Plus sérieusement, apprend à t'appuyer sur les autres. Tu ne peux pas porter ça tout seul. Je ne suis pas là juste pour faire décors dans ta vie qui ressemble aux Orphelins Beaudelaires.
« Ouay. C’est à tenter. »

Sa voix ne semblait pas vraiment convaincue et lui non plus. A vrai dire, il ne pouvait qu’imaginer les gens sur lesquels il pourrait envisager s’appuyer, eux-mêmes utilisés contre lui. Situation inextricable.
En marchant, il avait avalé le contenu de la fiole, sentant quelques minutes plus tard certaines de ses blessures en cours de guérison, et son état général s’améliorer doucement alors que sa fébrilité diminuait un peu.

« Maxence va me tuer lui-même à force ! »

Il ne l’appréciait pas, et ça rendait la situation plus cocasse encore.

« Mais au fait… c’est qui ça, les orphelins Baudelaire ?! »


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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Lun 19 Sep 2016 - 10:26

- Ouay. C’est à tenter.

J’ai connu plus convaincant mais je n’en tiens pas rigueur. Nous ne pouvons pas changer du jour au lendemain et même si je ne suis pas aussi proche d’Alec que peut l’être Mackenzie, je sais qu’il ne lâchera pas prise de sitôt.
Et je suis mal placée pour juger, moi qui ait attendu de littéralement exploser avant d’admettre que je ne pouvais pas gérer tout, toute seule. Caractère solide ou non, nous restons humain et le point de rupture n’est jamais très loin.

Nous sommes debout, marchons vers la sortie alors qu’Alec boit le contenue de la fiole dissimulée. J’en juge que ça n’est pas un ultime piège mais bien de quoi le remettre d’aplomb.

- Maxence va me tuer lui-même à force !
- Si Katherine ne le fait pas avant.

Une femme adorable et solaire qui n’hésite pas à nous grogner dessus si nous sommes un peu trop téméraire en terminant ensuite avec des blessures que nous lui présentons.
Entendre le prénom de Maxence me provoque une drôle de sensation dans le creux du ventre. Une trace d’un souvenir oublié, d’une sensation que j’aurai aimé ne plus jamais connaitre et d’un rappel. Comme une piqûre nous rappellerait la sensation de douleur.

- Mais au fait… c’est qui ça, les orphelins Baudelaire ?!

J’esquisse un sourire.
Quelque fois, j’oublie qu’Alec et le monde moldu, ça n’est pas trop ça.

- Une série de bouquin qui raconte l’histoire d’un frère et de deux sœurs qui vivent l’enfer. Leurs parents sont morts et ils se voient prit en charge pas un type malsain au possible qui tente de les tuer pour toucher leur héritage.

Je ne les ai pas tous lu mais j’ai souvenir de certains passages assez … glauques.

- En gros, ils ne sont jamais tranquilles et se retrouvent confrontés à des situations assez… déplorables. Un peu comme toi.

Plus ou moins. Question « je m’attire toujours les pires emmerdes du monde », Alec était le champion de sa catégorie.
Nous sortons de la salle et nous nous dirigeons vers les salles communes qui se trouvent à proximité l’une de l’autre. Mais la nuit n’est pas terminée pour moi, loin de là.

- J’ai encore deux heures de garde devant moi, est-ce que tu as besoin que je te tienne la main pour te raccompagner ou tu peux rentrer tout seul ?

Je le taquine, un sourire aux lèvres alors que je récupère ma baguette au creux de la poche de mon jean. Je ne sais pas si c’est la potion, mais Alec se tient plus droit et de manière moins douloureuse. En tout cas, c’est ce qu’il me semble.

- Prend le temps de te reposer et prend du temps pour toi, aussi. Si possible. Je le regarde, de la tête aux pieds et revient à son regard. Et ça serait bien que l’on essaie réellement de se côtoyer hors tragédie. Histoire de ne pas me donner l’impression que Kezabel + Alec n’est pas égale à catastrophe, mort ou tentative d’agression.

Tentative de viol serait plus juste, mais les mots me brûlent la gorge, les lèvres et je suis incapable de les formuler.
Mon épisode avec Marcus est encore vif mais je le gère bien mieux qu’il y a quelques mois. Grâce à la présence de Riley, de mes proches, des cours de Cameron et de tout un tas d’autre chose qui entrent en ligne de compte.
Avancer, chaque jours un peu plus, réside comme une sorte de victoire pour soi.
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MessageSujet: Re: Still Going Strong - Keza'    Jeu 29 Sep 2016 - 13:11

- Maxence va me tuer lui-même à force !
- Si Katherine ne le fait pas avant.
« Probablement, mais jusque là, j’ai surtout saoulé Maxence. J’ai du mal à varier les plaisirs tu vois. J’le travaille jusqu’à ce qu’il craque ! Quoi que c’est déjà fait, il m’a envoyé chier la dernière fois avec Jayden. T’as raison, je devrais varier avant le drame ! »

Ou comment tourner en dérision un moment qui aurait vite fait pu tourner au tragique ! Mais après tout, elle n’était qu’un cas mineur alors ils devaient tous totalement exagérer la situation voyons ! Voit-on qu’il l’a toujours mauvaise concernant cet épisode ?!

- Mais au fait… c’est qui ça, les orphelins Baudelaire ?!

Petit sourire de sa part. Eh oui, il avait beau avoir essayé à un moment de son adolescence de faire un petit tour dans le monde moldu, s’il avait apprit un grand nombre de choses, il restait totalement décalé sur la majorité. Oui, il manquait furieusement de références et cela se faisait largement sentir très régulièrement. Au moins, ses manques de références ne lui risquaient pas de le mettre en danger, ce qui était le cas pour les nés moldus qui, souvent incultes sur un grand nombre de basiques du monde magiques, risquaient à tout moment la boulette face au Supérieurs. Spéciale dédicace à Sovahnn qui, dans ces situations délicates avait parfois fait preuve de grande voltige ! Et parfois… cela avait marché. Pas toujours.

- Une série de bouquin qui raconte l’histoire d’un frère et de deux sœurs qui vivent l’enfer. Leurs parents sont morts et ils se voient prit en charge pas un type malsain au possible qui tente de les tuer pour toucher leur héritage.

« Hm hm.. »
- En gros, ils ne sont jamais tranquilles et se retrouvent confrontés à des situations assez… déplorables. Un peu comme toi.
« Génial ! Ça parait joyeux comme bouquins. J’suis content d’y être associé dit donc ! Ne parlons pas de la fortune de mes parents malheureusement toujours vivants alors ! »

Pardon, c’était méchant – pas tout à fait démérité, mais méchant. Surtout que tout le monde n’a pas forcément la chance d’avoir toujours sa famille. Cependant, non, ça ne lui était pas venu à l’esprit. Rien à voir avec un manque d’empathie et de considération envers les autres pour le coup, simplement que… plus il avançait en âge et moins il doutait qu’ils lui manquent le moins du monde s’ils disparaissaient. Janie et Logan étaient la seule famille, le reste de ses proches étaient des amis ; seul ce cercle importait et s’il était cynique, ça n’était que vis-à-vis de ces « adultes qui auraient dû le protéger », comme Kezabel avait dit en d’autres temps et d’autres lieux. Cela dit, elle ne pouvait connaître le reste de ses histoires familiales déplorables, ses termes restaient donc assez maladroits.  

- J’ai encore deux heures de garde devant moi, est-ce que tu as besoin que je te tienne la main pour te raccompagner ou tu peux rentrer tout seul ?

Retour vers les salles communes, la fin de la journée était enfin proche !

« Oh oui, raccompagne moi jusqu’à mon lit ! »

La tête penchée vers elle, avec des grands yeux suppliants. S’il n’avait pas le corps en vrac, un petit sourire en coin et un manque violent de sérieux, ça aurait PRESQUE pu faire vrai.
Conneries mises de côté, il fallait bien avouer qu’il se sentait un peu mieux. Chose rassurante : le corps enseignant n’avait pas totalement tenté de l’assassiner.


- Prend le temps de te reposer et prend du temps pour toi, aussi. Si possible.
« Tutafay. » Disons cela.
Et ça serait bien que l’on essaie réellement de se côtoyer hors tragédie. Histoire de ne pas me donner l’impression que Kezabel + Alec n’est pas égale à catastrophe, mort ou tentative d’agression.
« C’est une idée. A force ça risque de devenir Pavlovien en effet ! .. Hey tu vois que j’ai des références moldues ! »

Médicales. Etonnant pour quelqu’un qui avait traîné sur le campus de médecine moldue pendant quelques mois.

« D’ailleurs, ça n’est pas uniquement dramatique là : j’ai réussi à la toucher l’autre garce ! Avec un peu de pot, elle gardera quelques cicatrices quand même de mon intervention. Je vais chérir son air surpris toute la nuit. »

Traduction : je vais oublier bien vite et m’endormir comme une souche, me réveiller à chaque fois que je tenterai de bouger, comme un boulet, réveillant ainsi la douleur, puis me rendormir de nouveau en grognassant jusqu’à ce que Mack débarque et grille mon état, moment lors duquel je me prendrai une rouste =D.

« Donc, on fêtera ça la prochaine fois ! Blesser une prof sadique et intouchable, ça reste un exploit. Même si elle m’a foutu la misère. »

A vrai dire, il fallait qu’il revienne sur tout ça à tête reposé car la soirée avait été tellement riche qu’il ne retraçait plus précisément le fil des évènements.

« Allé, bonne nuit Keza, merci pour tout ! Et la prochaine fois, on se fait un truc non tragique ! »

Oui, une fois de plus, il avait préféré l’humour plutôt que de focaliser sur les dits évènements tragiques. Il ne savait d’ailleurs pas où la jeune femme en était de tout ça et il n’avait pas la moindre idée de comment aborder le sujet sans faire plus de mal que de bien. Elle-même n’était jamais revenue sur ses drames à lui. Ça resterait peut-être comme ça un moment. Pour ce soir, c’était le cas du moins car les jeunes gens avaient fini par se quitter et la nuit du Serpentard s’était passée exactement comme prévue : sommeil agité, Mack, infirmerie forcée, journée classique. Et le lendemain, Mack manquait d’y passer.

Bon, d’accord, il y avait eu un léger imprévu aux prévisions du jour…

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