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 A normal life ▬ Phaedre

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MessageSujet: A normal life ▬ Phaedre   Mar 31 Mai 2016 - 15:50

►A normal life◄
Phaedre & James


Lundi 13 Avril ▬ Matinée

Je ne m’y attendais pas, je suis même plutôt surpris d’entendre cette nouvelle. Ou peut-être pas. Une réaction à la fois illogique et compréhensive que de laisser ses gamins sortir pour deux semaines de vacances. Mais soit, laissons les respirer avant de revenir comme des idiots, affronter l’horreur. J’ose espérer qu’au retour des vacances, les effectifs seront amoindris. A moins qu’ils n’aiment vivre dans la paranoïa et l’angoisse.
Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’ils puissent laisser toutes personnes sortir de ce château tout en sachant qu’à l’intérieur, réside une taupe. Si j’étais cette taupe, je profiterais de cette occasion pour m’immiscer dans la faille et partir. Ou alors mieux… Je profiterais de l’absence du personnel pour mettre en place un réel attentat pour cette fois, les atteindre en plein cœur.
Effectivement. JE suis cette taupe. Mais je ne fonctionnerais pas ainsi pour la simple et bonne raison que la deuxième option est le meilleur moyen pour me mettre en faute. Avec un effectif réduit, il sera bien plus évident de trouver un coupable parmi les présents pendant que d’autres seront loin d’ici.

Ma décision est spontanée, presque évidente.
Je pars d’ici, pour mieux revenir. Besoin de prendre l’air, de jouer les maris qui devra malgré tout se recueillir sur la tombe de sa défunte femme, mais aussi jouer les épris et emmener sa future ailleurs qu’entre ces murs car si j’en crois les dires de Dimitri, Phaedre n’est jamais sortie d’ici… ni n’est partie en vacances. Je vois là le moment opportun, presque évident, de faire plier son cœur pour de bon. Une bonne fois pour toute.
Elle sera mienne, elle sera mon bras droit, celle qui ne sera pas à l’arrière-plan mais en avant, tout comme moi, à régner sur leurs pauvres existences. Puisqu’après avoir soumis son cœur au mien, c’est de son esprit que je me chargerais.
La faire changer de camp ne devrait pas être si compliqué pour peu que l’on s’y prenne avec la bonne méthode.

Réunion avec Lancaster. Autorisation de sortie pour nous aussi, les gardiens, à condition de faire un roulement juste et équitable. Il n’a pas tort lorsqu’il nous explique si tous les gardiens partent en même temps, plus personne ne sera là pour assurer la sécurité du château. Il est alors convenu de profiter seulement d’une semaine sur les deux ce qui est pour moi, largement suffisant.
Je m’arrange avec un collègue pour partir dès la première semaine et discute un petit temps avec Owen qui ne semble pas décidé à vouloir quitter le château. Je ne manque pas de lui faire comprendre que si jamais il change d’avis, qu’il n’hésite pas à me contacter. Pourquoi ne pas se voir à l’extérieur ? Dans un contexte plus sain, comme dirait certain.  

Je suis déjà devant la porte de sa chambre mais cette fois, ne prend pas la peine de tendre le poing pour frapper. Je sais qu’elle m’a sentie, qu’elle m’a « vu » et comme à mes habitudes, j’attends simplement son autorisation pour entrer dans son antre, au sein de son espace vitale qu’elle m’a laissé foulé quelques fois. Pas de dérapage, de simple baiser, parfois tendre, parfois plus enflammé mais sans jamais franchir la limite. Je n’ai fait aucune tentative, la laissant prendre les commandes lorsqu’elle le désirera. Je serais un menteur – ne le suis-je pas déjà ? – si je disais que je ne suis pas impatient de la découvrir tout entière mais je sais me montrer patient. Et puis, Phaedre en vaut la peine, alors je peux bien attendre encore quelques semaines s’il le faut.

Je pousse la porte, sourire aux lèvres avant de la fermer juste derrière moi.
Phaedre est assise devant sa coiffeuse, se défaisant de ses boucles d’oreilles avant de se retourner vers moi, tout aussi souriante. J’ai la sensation que de me voir est toujours un plaisir pour elle, et ce plaisir, est partagé. Sans artifice, sans mensonge. Passer du temps avec elle est toujours agréable, particulier. Quelque chose d’unique finalement.

- Comment vas-tu ?

Je m’approche, me penche vers elle et dépose un léger baiser sur ses lèvres avant de me redresser, sans jamais la quitter du regard. Mes yeux parlent pour moi, je sais qu’elle interprète avec une facilité déconcertante le langage du corps et tout en moi cri au bonheur, à la liberté. Parce que je suis sincèrement heureux à l’idée de pouvoir quitter les murs souillés de ce château violé par ce sang si impur. Au moins pour quelques jours.

- Il faut que l’on discute, toi et moi. Mon sourire est rassurant, sûr de lui mais à demi-mesure. Excuse-moi d’être si pressant et si direct mais je crois qu’il est temps de poser cartes sur table.

Et elle-même sait à quel point la face d’une carte peut être révélatrice…

- Ca fait déjà plusieurs semaines que l’on se côtoie, que l’on se fréquente et ça n’est plus un secret mais je t’apprécie vraiment beaucoup. Mieux que ça, j’ai bien plus de respect pour toi que je n’en ai eu pour aucune autre femme. Je ne joue pas avec toi, je suis sincère, je n’ai pas envie que tout cela soit simplement une aventure.

Je ne tourne pas autour du pot, je sais qu’elle déteste le mensonge, les jeux de dissimulation ou même les secrets. Phaedre adore les percer à jour.
Planter devant elle, je ne cesse de lui sourire, sans jamais la quitter des yeux.

- Tu sais à quel point je suis respectueux envers les traditions et c’est pour ça que je te demande aujourd’hui d’être celle que je veux à mes côtés. Officiellement.

Et lorsque je dis « officiellement », je sais qu’elle comprend l’ampleur de ce mot. Si tous les jeunes de cette génération corrompue le formule « veux-tu sortir avec moi », s’échange un baiser, couche ensemble pour se quitter le lendemain, pour nous, le terme officiellement prend un tout autre sens.
Cela engendre le fait que Phaedre est celle que je veux pour compagne, celle que je veux présenter à mes parents, à mes proches. Celle que je veux garder auprès de moi, à mes côtés. Celle que je vois au petit matin et celle que je veux retrouver le soir où je regagne ma chambre.

- Et si tu es d’accord, de partir avec moi pour quelques jours. Hors de ce château, hors de cette pression et de cette horreur. Seulement toi et moi.
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MessageSujet: Re: A normal life ▬ Phaedre   Mar 5 Juil 2016 - 12:41

JAMES & PHAEDRE
13 AVRIL DANS LA MATINÉE
A NORMAL LIFE

« Entre. »

Ses mains agiles se délient pour défaire ses atours. Aujourd’hui, elle n’aura pas à faire cours, les enfants s’en vont, et quelque part ça l’arrange. La fatigue qui règne dans ses muscles depuis ses dernières interventions ne semble pas la lâcher. Elle va pour défaire les épingles quoi maintiennent ses cheveux en place mais la porte s’ouvre, la prophétesse se retourne alors pour accueillir son… amant ?
Il sourit, elle aussi, naturellement. Dès lors qu’il entre dans la pièce, ses pensées s’envolent et elle se concentre sur lui.

« Comment vas-tu ? »

Le gardien pose ses lèvres sur les siennes et chaque fois c’est une autre envolée. Phædre se surprend à apprécier les crépitements au creux de son ventre quand il s’approche d’elle. James se redresse, elle l’observe et comme d’habitude ce don ultra-présent ne peut l’empêcher de remarquer cette joie qui semble fourmiller sous la peau de son ami.

« C’est à toi que je devrais poser la question.
- Il faut que l’on discute, toi et moi. Excuse-moi d’être si pressant et si direct mais je crois qu’il est temps de poser cartes sur table. »

Ce sourire charmant, cette attitude détendue, cette joie qui le transporte, Phædre n’a pas peur de cette conversation, elle sait déjà qu’il ne s’agit de rien de triste. Elle ne s’attend pas ce qu’il mette un terme à leur relation, alors même si son regard se fait plus sérieux, la prophétesse garde une posture légère. Par réflexe elle referme ses bras autour de la fermeture de son gilet et en oublie ses cheveux à peine défaits.

« Ca fait déjà plusieurs semaines que l’on se côtoie, que l’on se fréquente et ça n’est plus un secret mais je t’apprécie vraiment beaucoup. Mieux que ça, j’ai bien plus de respect pour toi que je n’en ai eu pour aucune autre femme. Je ne joue pas avec toi, je suis sincère, je n’ai pas envie que tout cela soit simplement une aventure. »

Ses joues s’empourprent. Elle ne peut s’en empêcher. Phædre détesterait qu’il lui mente mais son honnêteté sans détour, bien qu’elle l’apprécie, la met mal à l’aise à cet instant précis. Elle passe une main dans ses cheveux, détourne le regard. Il a l’air dans son élément, sur de lui, toujours debout, presque conquérant. C’est le premier homme à lui avoir adressé d’autres sentiments que du désir sans profondeur. Il l’a écoutée, aidée, parfois consolée et mieux encore, il ne l’a jamais pressée. James a pris soin de laisser à Phædre le temps qu’il lui fallait pour s’ouvrir dans cette relation et avoir cet espace, cette zone de confort, se sentir entourée mais pas asphyxiée est une chose qui lui a clairement permis de souffler, de se calmer. Les frappes d’Elizaveta ont été minimes et très espacées.

« Tu sais à quel point je suis respectueux envers les traditions et c’est pour ça que je te demande aujourd’hui d’être celle que je veux à mes côtés. Officiellement. »

Dire que ça ne lui fait pas plaisir serait un bien gros mensonge. Son sourire s’agrandit. Phædre apprécie le confort des traditions, comme un garde-fou qui leur permet de ne pas déraper et qui lui laisse le temps d’appréhender cette situation nouvelle pour elle. Chaque pas qu’elle fait vers lui, elle les mesure, les discute avec elle-même et parfois aussi avec son frère qui est bien loin d’être ignorant. D’abord parce que lui et son amie espagnole sont des fouines hors pair, et ensuite parce qu’il plait à la professeure de divination d’avoir une épaule sur laquelle se reposer. Pour savoir parfois ce qu’il faut faire, dans ce genre de cas, elle qui est tout à fait ignorante des conventions de ce siècle bien qu’elle lui appartienne aussi.

Alors si elle veut être l’officielle amie de ce charmant gardien ? Bien sur. Elle ne veut pas réfléchir plus longtemps, de toutes façons son attitude parle pour elle, son cœur s’est emballé. Phædre sait très bien que James a eu son autre femme et que celle-ci est d’ailleurs décédée, sans qu’il lui dise elle l’a senti. Mais… égoïstement, elle ne veut pas y penser. S’il est prêt de son côté, Phædre ne peut pas être plus heureuse à ce sujet.

« Et si tu es d’accord, de partir avec moi pour quelques jours. Hors de ce château, hors de cette pression et de cette horreur. Seulement toi et moi. »

En revanche ceci, elle ne s’y attendait pas mais… transportée par ce soudain bonheur qui semble lui tomber sur le coin du cœur, Phædre n’a pas envie de réfléchir plus longtemps. Elle qui n’est jamais partie, pourquoi ne pas le faire avec l’homme qu’elle apprécie un peu plus chaque jour ? Son sourire, s’il le peut, s’agrandit encore et elle se relève, s’approche de son ami et vient d’elle-même déposer un baiser sur ses lèvres, tendre, communicant. Ses bras s’enroulent autour du cou de son partenaire –puisque c’est officiel- et son visage se pose sur son épaule. Elle savoure ce contact avec délectation jusqu’à ce que l’excitation reprenne le dessus.

« Je vais prévenir Dimitri et faire ma valise. »

Alors c’est un double oui.

Ø

Elle toque mais son empressement ne laisse pas la place à sa patience habituelle. La prophétesse ouvre la porte, de toutes façons elle sait qu’il est seul, et lorsqu’elle entre il est effectivement à son bureau. Elle ne sait pas ce qu’il rédige mais peu lui importe, elle est trop contente de venir le voir pour lui annoncer les différentes nouvelles. Elle ne lui laisse pas le temps de lui demander comment elle va, elle dépose un baiser sur sa joue, emportée, et lui débite assez rapidement tout ce qu’elle à a lui dire.

S’il pensait qu’elle allait s’arrêter là, et bien non, d’ailleurs Phædre n’a même pas conscience qu’elle ne s’arrête pas de parler pendant un certain temps, marchant dans toutes les directions dans la chambre de son frère. Jusqu’à ce qu’elle se rappelle qu’il lui faut faire sa valise.

« Oh ! Et je sais que tu voulais m’emmener quelque part. Je l’ai deviné en entrant. Viendras-tu me chercher après ces quelques jours passés avec James ? Je reviendrais à Londres, disons que tu y seras et je te retrouverais parce que je saurais le faire. Je n’ai pas besoin de vos téléphones. Tu viens m’aider à faire ma valise ? »

ø


Deux petites heures plus tard, l’excitation de Phædre est retombée mais c’est pour mieux ressentir la sérénité lui courir les veines. Elle discute un long moment avec son frère, lui promet deux fois qu’elle lui dira tout plus tard et il en fait de même. C’est fou ce qu’il ressemble à leur père, elle lui dit à nouveau, mais cette fois ça ne soulève pas de la peine dans son cœur mais plutôt un soulagement. A travers eux il vivra toujours.

On toque à la porte et cette fois Phædre est surprise de ne pas avoir senti le truc arriver. Trop concentrée à discuter avec son frère, la prophétesse n’a pas senti James derrière la porte, qui a du attendre un certain temps avant de penser à toquer pour annoncer sa venue, l’autorisation d’entrée ne venant pas.

« Entre ! »

Pour la deuxième fois de la journée. Phædre ne manque pas de foudroyer Dimitri du regard qui arbore un petit sourire en coin et James ouvre enfin la porte, au moment précis ou la prophétesse referme d’un geste de baguette sa valise. Son serpent posé sur le lit depuis tout ce temps, observant sa maitresse et son frère.
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MessageSujet: Re: A normal life ▬ Phaedre   Ven 8 Juil 2016 - 12:54

Son visage s’exprime au fur et à mesure qu’elle prend conscience de l’enjeu, de l’ampleur de mes mots. Et si je me fie à l’expression de son visage, ma joie est partagée. Son visage s’empourpre légèrement, son sourire n’a jamais été aussi grand qu’à ce jour. Ma fierté s’accroit, mon bonheur également car je ne vois pas l’ombre d’un refus dans son regard. Ou bien, comme moi, elle possède un don incroyable pour le mensonge et la manipulation, bien qu’ici, je ne sois que sincérité.
J’attends une réponse, même si son sourire et ses yeux merveilleusement brillants parlent d’eux-mêmes. Et cette dernière vient de ses lèvres. Là, posées sur les miennes dans un geste que je n’ai pas vu venir elle qui est si timide et parfois pudique. Tendre, un échange me communicant suffisamment de réponses que n’aurait pu le faire sa voix. Ses bras autour de mon cou, je l’attire un peu plus contre moi en passant les miens autour de sa taille, posant ma tête sur la sienne. Une étreinte que j’apprécie, dont je m’abreuve sans retenue. Certes, je suis celui qui rend leur vie impossible, horrifiante, angoissante… Mais rien ne m’empêche de prendre un réel et sincère plaisir à partager ma vie avec une femme qui a, aujourd’hui, tout mon respect et tous mes sentiments.

- Je vais prévenir Dimitri et faire ma valise.

Mon sourire s’élargit un peu plus.
Je ferais de toi, Madame Holt.


¥


- Ne t’ennuie pas trop sans moi. Promis, je reviens vite te border.

J’accorde une brève accolade à Owen avant de prendre la direction de ma chambre. Tous les élèves sont chez eux, en sécurité. Pour deux petites semaines. Je fais ma propre valise dans ma chambre, m’appliquant à ne rien oublier. Une semaine de vacance accordée sur les deux est déjà une bonne chance et ça me laissera l’occasion de mettre en place certaine chose mais aussi de profiter de celle que je peux désormais appeler ma compagne. Je compte emmener Phaedre ailleurs que l’Angleterre, lui faire découvrir d’autres terres qu’elle n’a pas vu puisque, selon son imbécile de frère, la jeune femme n’a jamais eu l’occasion de réellement sortir voir le monde. J’ai déjà quelques destinations en tête dont une que je favorise. Je vais également avoir le temps de rendre visite à mes frères, à la confrérie, rendre mes comptes, recevoir de nouveaux objectifs. Je pense notamment à Lou, Tony et Matt’ que j’ai terriblement hâte de revoir. Plus que des amis d’enfance, ils sont ma famille.

Je n’oublie rien mais fais malgré tout un troisième tour de la chambre pour ne laisser aucune trace, quoi qu’il se passe ici en mon absence. J’esquisse un sourire à l’idée qu’il puisse laisser échapper leur taupe de la sorte… après tout, si je le voulais, je pourrais faire en sorte de piéger l’ensemble du château, partir d’ici et ne plus jamais revenir pour qu’ensuite l’ensemble de cette bâtisse leur explose au visage.
Mais soyons plus subtile.

Je boucle ma valise et sors de ma chambre pour rejoindre celle de Phaedre où je reste planté devant la porte. J’entends des échos de voix mais pas d’autorisation d’entrée. Sourcils froncés, je revérifie si je ne me suis pas trompé de chambre, ce qui m’étonnerait vu le nombre de fois où je suis passé ici. Je finis par toquer trois coups secs sur le bois.

- Entre !

Je suis étonné qu’elle ne m’ait pas senti venir mais lorsque je pousse la porte et que je la vois avec son frère, je me dis que la raison est peut-être là, qu’elle s’est laissé distraire par Dimitri. D’ailleurs, je ne manque pas le regard de ce dernier, mi-amusé, mi-taquin, complètement lucide sur la situation que Phaedre a déjà dû lui partager.

- Alors comme ça, mon beau-frère emmène ma sœur en vacance…

Et nous y voilà. Si moi je ricane légèrement de sa petite remarquer malgré mon envie sincère de le pousser du haut d’une tour, Phaedre elle, n’est pas du même avis qu’elle partage d’un regard sombre.

- C’est exacte. J’essaie de l’éloigner de son petit frère pour qu’elle puisse respirer un peu.
- haha, très drôle !

C’est dit sur le ton de la plaisanterie et c’est d’ailleurs comme ça que Dimitri le prend, avec un large sourire et un clin d’œil que je lui rends.
Quel crétin.
Je me tourne vers Phaedre, rayonnante comme jamais.

- Tu es prête ?

Elle acquiesce, son frère la retient par le bras et la serre contre lui, sans pudeur, avec tendresse. S’il y a une chose que je ne peux pas lui enlever, c’est cet amour qu’il témoigne pour Phaedre. Quelque chose de sincère, de très fraternel, même s’il lui bouffe parfois un peu trop d’espace.
Du moins, à mon sens. Dommage pour elle d’avoir une tare dans la lignée des Hunt mais heureusement, elle sera là pour rehausser l’honneur.

- Profites en bien, d’accord ? Et rejoint moi dès que tu veux. Dimitri glisse son regard vers moi. Et toi, tu prends soin d’elle ! Sinon, j’te retrouve et je m’occupe de ton cas.
- Ne t’en fais pas, je préfère ne pas prendre le risque de me faire découper en morceaux.

Quelle blague. Il suffit de le regarder pour savoir que je le clouerais au sol bien avant qu’il n’ait eu le temps de lever ne serait-ce que le petit doigt.
Je garde un sourire serein et même enthousiaste alors que Phaedre termine ses préparatifs. Je leur laisse même un petit moment d’intimité en lui faisant signe que je l’attends dans le couloir. Un regard vers ma montre si spéciale. Je souris. Nous y sommes enfin.
Et une demi-heure plus tard, nous voilà dans la cours, côte à côte. Je sais qu’elle est curieuse de cette destination secrète que je me refuse de lui communiquer, voulant garder une surprise complète. Je me surprends à me prendre au jeu, à aimer ce sentiment d’excitation qui crépite dans mes veines.

- C’est partie.

Son bras autour du mien, nos valises et Céos en main, je ferme les yeux et me concentre un bref instant pour nous faire transplaner. Ca ne dure qu’une poignée de seconde avant que nos pieds ne retouchent le sol.
Et le climat nous saisit aussitôt. Nous troquons la fraicheur écossaise pour une douce chaleur italienne. Nous sommes dans une ruelle un peu sombre et pavé, à l’écart de la population pour éviter tout risque à ce que l’on nous voit. Mais maintenant que nous y sommes, j’entraine Phaedre en glissant ma main dans les siennes, nouant mes doigts au sien, lui faisant signe de me suivre d’un sourire. Quelques pas suffisent pour arriver au bout de cette ruelle où la vie nous parvient petit à petit. Des éclats de voix, de joie et même une chanson chantée du haut d’un balcon par une jeune femme qui est entrain de peindre au soleil. Ce dernier nous chauffe la peau, éclaire nos visages avec une douceur agréable que je prends plaisir à accueillir.
Nous débouchons sur une route, juste au bord de l’eau. Les trottoirs sont animés, l’architecture nous en met plein la vue et l’ambiance générale gonflerait le cœur des plus malheureux.

Large sourire aux lèvres, parfaitement détendue, je me tourne vers celle rend cette journée encore plus agréable qu’elle ne l’est.

- Je te présente Florence. L’une des nombreuses beautés sur le sol Italien.

Un baiser sur sa tempe et pour la première fois depuis plusieurs mois, je ne pense plus au château et à ses vermines.
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MessageSujet: Re: A normal life ▬ Phaedre   Dim 24 Juil 2016 - 10:36

« Tu es prête ? »

La prophétesse acquiesce tranquillement. Elle ne pourrait pas être plus prête à partir, elle qui s’est contentée de sa tour pendant tellement d’années. L’idée de rejoindre son frère après cette escapade lui semble une bonne idée pour conclure ses vacances avant de rentrer prendre ses quartiers.
Elle va pour s’éloigner mais c’est encore son frère qui la retient par le bras et qui l’enserre dans ses bras. D’abord son corps se tend puis semble se délier. Les étreintes de Dimitri n’ont pas la pudeur que préfère Phædre mais elle ne lui en veut pas, ou plus en tout cas. Elle essaie de faire des efforts, de comprendre cette invasion d’espace comme de l’amour et, étrangement, au fur et à mesure des jours elle y arrive de mieux en mieux. A son tour elle encercle en douceur le corps de son frère et profite de sa présence.

« Profites en bien, d’accord ? Et rejoint moi dès que tu veux. Et toi, tu prends soin d’elle ! Sinon, j’te retrouve et je m’occupe de ton cas.
— Je peux prendre soin de moi-même Dimitri.
—  Ne t’en fais pas, je préfère ne pas prendre le risque de me faire découper en morceaux. »

Ils ricanent tous les deux et Phædre les observe avec un air presque désabusé. Alors c’est comme ça qu’ils se parlent, du frère au compagnon ? Elle pousse un petit soupir alors que Dimitri s’éloigne et qu’elle termine sa valise. Elle passe une main légère et caressante sur le museau de son serpent de compagnie qui, de jour en jour grandit et devient plus imposant, étendu sur son lit, puis elle achève de remplir les derniers espaces de sa petite valise.

Une petite demi-heure plus tard les deux nouveaux amants sont sur le parvis de l’école. La prophétesse a l’impression de revivre en quelque sorte dès lors qu’elle passe son bras autour du gardien. Sa curiosité prend le pas sur son excitation, et la voilà calme mais rassurée de partir avec James. Peu lui importe la destination bien qu’elle préfèrerait la connaître. La prophétesse s’efforce de ne pas lire dans les pensées de son partenaire et le laisse faire, se laisse prendre au jeu de la surprise.

« C’est parti. »

Elle lui adresse un sourire et quelques millisecondes après, la prophétesse se sent accrochée par les entrailles dans une sensation qu’elle n’aime pas spécialement.

Lorsqu’ils atterrissent, le changement de température est immédiat et ravit les sens de Phædre. Arrivés dans une ruelle, la prophétesse n’est pas encore capable de reconnaître le pays, l’endroit, mais se contente de fermer les yeux une petite seconde pour percevoir les fragrances et les sons exacerbés. Ils font quelques pas et finissent par déboucher sur un chemin pavé au bord de l’eau. Les yeux de Phædre semble se ravir des couleurs et des senteurs qui lui parviennent. Ses yeux se posent sur chacun des détails qui s’offrent à elle et son cœur bat un peu plus vite alors qu’elle entend, comprend, saisit les nuances qui peu à peu s’éclaircissent.

Elle sent la main de James se nouer à la sienne et son sourire redouble d’intensité. Une légère mélodie leur parvient, Phædre respire tout doucement les odeurs qui lui semble bien plus chaleureuses que l’Ecosse de Poudlard.

« Je te présente Florence. L’une des nombreuses beautés sur le sol Italien. »

Il pose un baiser sur sa tempe dont elle profite en fermant les yeux. La prophétesse se rapproche de son amant, un gardien dont son cœur semble s’éprendre un peu plus chaque jour, sensation contre laquelle elle ne lutte pas vraiment. Florence, Italie. Première sortie du territoire anglo-saxon, et on peut dire que cela fait son effet.

Phædre observe le monde autour d’elle, les vies qui se déroulent sous ses yeux et très vite le château s’efface de son esprit. Elle pense à Dimitri, qui serait surement dans son élément à cet endroit et reconnaît, dans les tonalités de la langue parlée, les intonations que prend parfois son frère quand il décide de faire le malin en italien. Elle reste immobile quelques petites minutes puis se tourne vers James. Ses mains remonte le long des bras du gardien, finissent dans son cou et la prophétesse, plus petite, attire les lèvres de l’homme qu’elle convoite à elle pour l’embrasser avec douceur. Peu lui importe d’être à la vue de tous ou non, son attention se focalise sur le gardien qui tente chaque jour de la comprendre, patiemment, de l’attendre et l’observer faire des pas vers lui. Son baiser se veut un peu plus intense sans pour autant dépasser les limites de la décence. Un frisson se glisse le long de sa colonne vertébrale et lorsqu’elle se sépare de son ami, la prof de divination qui n’est maintenant plus qu’une femme sous le charme profitant de vacances inopinées, ses yeux sont brillants. Elle replace sa main dans celle du gardien et noue ses doigts aux siens après s’être débarrassée de son gilet puisque la chaleur le permet.

« Merci James. J’ai hâte de découvrir les secrets de Florence. »

Elle lui sourit doucement, réellement heureuse et calme. Plus de tempête dans son esprit pour l’instant. Le repos quelle goute avec douceur lui fait le plus grand bien. Elle lève son visage vers le soleil en couvrant ses yeux d’une main gracieuse.

« Quelle est notre destination du jour ? Je suis curieuse de savoir ce que nous allons faire. »

Phædre reporte son attention sur le gardien et se dit que oui, il lui faudrait des lunettes de soleil pour ne pas bruler ses yeux d’un bleu beaucoup trop brillants à cet instant.
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MessageSujet: Re: A normal life ▬ Phaedre   Ven 5 Aoû 2016 - 15:28

Je n'hésiterais sur aucun moyen à employer pour que ces courtes vacances lui soient agréables et qu'il lui en reste d'excellent souvenir.
Florence me paraît, à tout égard, être la meilleure ville pour une première excursion en couple et de voir le ravissement de Phaedre me convainc un peu plus sur la brillante idée qui m'est venu. Son sourire est là, plus grand et sincère que jamais, ses yeux n'en finissent pas d'explorer tout ce nouvel horizon qui s'offre ainsi à elle. Moi-même je me sens plus léger, plus libre, profitant enfin de quelques jours de repos parmis toute cette mascarade que j'offre à longueur de temps.
Jamais je ne rechignerais au travail, jamais je ne perdrais une seule seconde qui pourrait me permettre de fracturer un peu plus l'esprit de cette école mais je sais aussi où sont mes limites et ces quelques jours de repos m'offriront un nouveau souffle d'énergie en plus d'excellents moments passés avec cette femme que je convoite. Indéniablement.

Je laisse Phaedre profiter de tout cela, inspirant moi-même cet air chaud mais agréable avant de plonger mes yeux dans les siens tandis qu'elle me fait désormais face. Ses mains remontent le long de mes bras pour se loger dans mon cou alors que les miennes se posent délicatement sur le creux de ses reins. J'accompagne chaque geste avec sa même grâce, Phaedre m'attirant à elle pour un baiser différent de tout ce qu'elle a pu m'offrir jusqu'à maintenant. Descend, certes, mais chaud, presque brûlant. Plus intense et libre qu'elle ne se le permettait dans sa tour ou dans sa chambre. Un frisson parcours mes avant-bras pour se répandre jusque dans mon dos, mes lèvres esquissant un léger sourire lorsqu'elle s'écarte de moi. Ses yeux étincellent, elle transpire un nouveau bonheur libre.
Je noue mes doigts aux siens, la serrant un peu plus dans ma paume.

- Merci James. J’ai hâte de découvrir les secrets de Florence.
- Et je me ferais un réel plaisir de te les faire découvrir.

Une organisation rapide, certes, mais prometteuse. Difficile de pouvoir imaginer un programme de quelques jours alors que nous venons d'apprendre notre liberté provisoire... sauf lorsque nous connaissons plus ou moins cette ville pour y avoir faire une traque magistral dans les sombres ruelles, digne des plus grand polard.

- Quelle est notre destination du jour ? Je suis curieuse de savoir ce que nous allons faire.
- Tout d'abord, direction l'hôtel pour nous libérer de nos valises. Puis le reste est une surprise. Je tiens à ce que tu découvres tout notre programme, au fur et à mesure. Histoire de conserver la magie du moment.

La magie.
Quel grand mot finalement.
Je l'entraine avec moi par la main jusqu'à l'hôtel que je vois un peu plus loin. Je la guide, en silence mais légèrement, lui laissant le temps d'observer et de contempler tout ce qui l'entoure. Des habitants aux maisons, des couleurs aux odeurs, du soleil à l'eau. De mon côté, je retrace tout ce que nous ferons aujourd'hui, puis demain. Et le jour suivant.
Sale habitude d'avoir un coup d'avance.

- Et voilà. L'hôtel St Regis Florence. Je me tourne vers elle, lui accorde un sourire et lui ouvre la porte afin qu'elle puisse pénétrer dans le hall luxueux d'un des hôtel les plus réputer de la rue. Attends moi ici, je vais nous réserver une chambre.

Je dépose ma valise à ses côtés et me dirige vers le comptoir lustré et brillant où se tient un jeune homme m'accueillant d'un large sourire avenant.

- Buongiorno Senor
- Bonjour. Lui répondis-je en anglais. Auriez-vous des chambres disponibles pour plusieurs jours ?
- Il n'en reste malheureusement plus que trois. Il regarde sur un ordinateur pour consulter les disponibilités et annonce. Il reste une chambre standard et deux chambres de luxe.
- La chambre de luxe est la meilleure que vous ayez ?
- Oui, elle donne une vue direct sur l'Arno et le Ponte Vecchio. Vous avez également la climatisation, l'écran plat, baignoire, et la chambre mesure 28m². Et vous pouvez aussi avoir accès au SPA si vous le souhaitez.
- Alors je prends. Pour deux personnes s'il vous plait.
- Vous ne voulez pas savoir le prix ?

Un regard suffit pour lui faire comprendre que le prix de cette chambre m'importe peu. Nous préparons les papiers nécessaire à la réservation puis me donne les clés en m'indiquant le dernier étage. Je le remercie et rejoints Phaedre pour nous mener à la chambre indiquée. Je la laisse passer la première dans l’ascenseur, endroit légèrement exiguë.
Et il aurait été trop bête de ne pas profiter de cette occasion pour glisser une main dans le dos de Phaedre et glisser mes lèvres dans son cou, remontant le long de sa mâchoire, survolant sa peau, son parfum, puis me redresse lorsque les portes s'ouvrent. Je nous dirige vers la porte, l'ouvre à l'aide de la clé magnétique et laisse place à un espace entre le luxe et la simplicité. Un large lit, une baie vitrée donnant comme promis sur les bords d'Arno, un écran tv, une large salle de bain... Tout est réunit pour offrir un confort suffisant pour plusieurs jours.

Je me tourne vers Phaedre, lui sourit.

- Qu'en penses-tu ?

Florence nous appartient désormais.


¥


Piazza della Signoria, la Galerie des Offices, l'église Orsanmichele et la place Duomo où nous avons pu visiter la cathédrale de Florence... Chaque endroit unique, de part son architecture, ses statues, ses tableaux, son art et ses peintures. Nous avons flâner, visiter, sans jamais se quitter. Nous offrant à tous les deux une découverte somptueuse d'une partie de Florence que nous avons apprécier, chacun à notre façon. J'ai rarement vu Phaedre aussi épanouie qu'aujourd'hui, son visage rajeunissant de bonheur et de liberté, tandis que je la découvrais de mon côté sous un autre jour. Un aspect encore plus séduisant qu'elle ne l'est d'habitude.
Nous nous sommes arrêté à quelques boutiques de souvenirs, faisant le tour, repérant certaines choses et lui offrant par la même occasion un nouveau chale en soie, d'une marque italienne réputée et de qualité.
Les heures passent et je prends goût à tout ça, à ces instants partagés où je ne sais de glisser des regards vers Phaedre. Elle n'a jamais été aussi superbe qu'aujourd'hui.

Il doit être aux alentours de 19 heures alors que nous nous rapprochons de l'hôtel.

- As-tu amené une robe de soirée ? De sortie ?

Quelle question.

- Je nous ai réservé une table tout à l'heure, dans un restaurant pas très loin d'ici. Est-ce que tu es partante ?

La question mérite-t-elle d'être posée lorsque nous voyons ce regard souriant ?
Nous montons tous les deux dans notre chambre, prenons chacun notre tour une douche afin de nous apprêter pour la soirée. Je revêts un costume bleu nuit et simple, sans me défaire de cette bague que je compte garder jusqu'à la fin. Jusqu'ici, elle m'a été d'une aide qui m'a sauvé plus d'une fois la mise et je la garderais jusqu'à ce qu'elle ne me soit plus utile.
Phaedre termine de s'apprêter alors que je boutonne les derniers boutons de ma chemise et enfile ainsi ma veste. Céos me regarde dans le mémoire et je lui esquisse un sourire.
Impossible de savoir s'il me comprend ou non mais il semblerait que je ne lui inspire aucune crainte,tout comme à cette satanée pierre qu'il a d'incrustée sur le front et qui aurait pu me trahir. Je m'approche de l'animal, éprouvant une sympathie pour son espèce au caractère froid, vicieux et discret, tout comme celui qui orne mon patronus. J'effleure sa tête du bout des doigts alors qu'il se glisse légèrement sous ces derniers et me retourne lorsque la porte de la salle de bain s'ouvre.

Coup de poignard au cœur, même si certain doute de l'existence de ce dernier, ma respiration se suspend une seconde. Puis deux.
La personne qui se tient devant moi se montre d'une élégance et d'un charme gracieux, presque princier malgré la simplicité de la tenue que Phaedre arbore. Ca n'est pas la première fois qu'elle me surprend par sa beauté naturelle mais cette fois-ci, le contexte est différent et semble lui donner une nouvelle beauté.

Je m'approche d'elle, tout sourire.

- Tu es absolument ravissante. Plus que tu ne l'es déjà.

Et Merlin sait à quel point elle peut l'être.
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