AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Wake up, it's time - John

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 296
Date d'inscription : 09/11/2015
Crédits : Me
Double Compte : Keza, Charleen, Mateo, William, Margo, Leiv & James



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3456-leni-m-wistinghausen
MessageSujet: Wake up, it's time - John   Ven 27 Mai 2016 - 18:25

►Wake up, it’s time.◄
John & Leni


Mercredi 8 Avril – Tôt le matin

- Heho, le chat.

Le chat. Elle se refuse de l’appeler par ce prénom ridicule que John lui a affublé. Hyppolite. Sérieusement. Qui donnerait un nom aussi … présomptueux et vieux jeu à son animal, à part le psychomage ?
Il y a beaucoup de chose que Leni déteste et les animaux de compagnie en font partie. Ils sont pour elle la représentation de la solitude humaine et vu la façon dont John s’occupe du sien avec tout cet amour débordant, il faut croire que Kingsley est affreusement seul…

Mais cela ne change rien aux faits. Leni est dans le bureau de son collègue entrain d’essayer d’appeler ce fichu animal pour qu’il vienne à elle parce que Monsieur refuse de ce nourrir.
Pourquoi a-t-il fallut que ça soit elle qui soit entrain de l’appater avec une croquette et pas Leiv ?
Ah oui, ça lui revient.
Manque de temps. Manque de personnel. Et puis, vous lui devez bien ça après la tempête glacière que vous lui avez fichu le soir du bal ?
Encore cette histoire ? A quel moment les hommes vont-ils cessez d’être aussi rancunier. D’autant plus qu’elle a d’autres choses à foutre que de nourrir cette espèce de grosse boule de poil qui refuse de se montrer.
Et s’il était mort de chagrin et de faim ? Au moins, ça règlerait la question…

Elle pousse un soupire désabusée. Une part d’elle aimerait partir et faire comme si elle s’était vraiment assurée de son bien être… mais son esprit psychorigide se refuse cet écart. Leni est peut-être dépourvue d’émotions concernant les animaux de compagnie, elle reste malgré toute une femme de parole. Même si là, actuellement, elle n’a que pour envie de les envoyer se faire voir avec cette histoire de chat dépressif.

- Bon, tu te montres oui ou non ? Je n’vais pas passer la nuit à te chercher dans ce fichu bureau.

Fais chier.

Elle se penche de temps en temps pour jeter un œil sous les meubles mais rien… Il ne s’est pas enfui tout de même, si ? Non, elle a prit soin d’ouvrir et de fermer rapidement la porte derrière elle, comme indiquée. Alors quoi ?
Leni s’approche d’une bibliothèque et un chuintement reconnaissable entre mille attire son attention. Elle lève lentement les yeux et le trouve là, percher sur son trône comme si ce chat était le Roi de cette pièce. Et visiblement, Monsieur n’aime pas voir cette présence qu’il juge ennemi.

- Te voilà enfin. Allez, elle fait un geste de la main, pressant. Descend maintenant.

Comme si cette chose allait lui obéir. Elle ne sait pas tellement comment lui parler, Leni n’a pas l’habitude de se taper la conversation avec un animal, pas comme John qui pourrait passer des heures à parler à son chat de tout et de rien.
Elle agite une croquette sous son nez mais non, il s’en fou. Pire, il ouvre grand la bouche et essaie de l’intimider.
Leni arque un sourcil.
Toi, le chat. Tu vas m’intimider ? Quelle blague.

Elle trouve un petit escabot qu’elle ramène vers la bibliothèque et se met debout dessus. Elle n’a pas froid aux yeux et se fout de savoir si le chat n’est pas content de la voir, Leni veut simplement qu’il descende afin qu’elle l’amène à Leiv pour qu’il puisse s’assurer qu’il se nourrisse au moins auprès de son maitre.

Elle tends les mains, s’arrête dans son geste. Le chat plaque ses oreilles et crache un peu plus.

- Dis, tu n’vas pas faire ton capricieux en plus de ça. Moi non plus j’ai pas envie de te voir.

Elle tend malgré tout ses bras pour le prendre sous les pattes…

- Kurat!*…  ‘Chier…

Grand fracas. Livres qui tombent. Chat qui griffe. Poignet cassé.
Le seul point positif dans tout ça c’est que Leni ne ressent rien d’autre qu’un méprit ignoble pour ce foutu animal.




Ø




Mercredi 8 Avril – Matinée

Ordre de Mlle Caldéron Llanos, Leni doit laisser tomber ses cours du matin. A cause de quoi ?
On vous l’demande…
Mais la mission est malgré tout réussit. Hyppolyte est là, prêt de son maitre, les yeux grands ouverts et fixés sur Leni. Une bataille visuelle est engagée, comme s’il lui refusait tout accès au territoir de son maitre.

- N’ai crainte saleté, je ne compte pas empiété sur ton territoire. Et tu ferais mieux de ne pas jouer les héros, je te rappelle que le destin d’Hyppolyte connaît une fin tragique…

Ce ne sont que de menaçants murmures lancés entre ses dents serrées qu’elle se peut entendre.
La voilà qu’elle parle à un chat elle aussi… C’est d’un ridicule.

Qu’est-ce qu’elle fait assit ici ? Au chevet de John ? Elle même n’en sait trop rien. D’autant plus qu’à cause de « lui », elle écope d’une fracture du poignet, d’un énorme griffure sur le dos de sa main droite et d’une hanche déboitée que Katherine a dû lui remettre d’un geste sec. Leni a dû passer cinq bonnes minutes à la rassurer, pour finir par lui dire d’un ton un peu sec que, bon sang NON, elle n’aura pas mal. Est-ce que nous pouvons en finir maintenant ?
Elle boude un peu, mais tant pis. La courte patience de Leni lorsqu’elle est préalablement agacée n’est pas une légende. La botaniste est aussi épuisée que ses collègues mais se refuse à le montrer. Elle garde cette prestance qui n’appartient qu’à elle, ce regard parfois un peu froid mais qui sait se radoucir lorsque cela est nécessaire.
Mais pour le moment, elle est un peu grognon mais reste malgré tout auprès de son collègue. Elle glisse un regard vers lui.
Teint blafard, trait tiré, John semble pourtant dormir paisiblement. Leni se souvient aux détails près de ce qu’il s’est produit sous ses yeux et il lui arrive parfois d’en faire des cauchemars. Pas que cela l’angoisse outre mesure mais l’état de John l’a marqué mais surtout, l’a sincèrement inquiétée. Peut-être que finalement, derrière ses airs de papa chat et de caractériel refoulé, le psychomage a réussi à s’attirer la sympathie de la sorcière qu’elle pouvait être parfois.
Bras en écharpe le temps que la fracture se résorbe suite à la potion que Katherine lui a donnée, Leni retourne à sa lecture.

La psychologie par l’art.
Un livre qu’elle s’est permise de prendre dans la bibliothèque du psychomage. Après tout, il lui devait bien ça.


*Merde ! [/b]
[/b]
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: Wake up, it's time - John   Mer 15 Juin 2016 - 23:02

LENI & JOHN
INFIRMERIE
MERCREDI 8 AVRIL 2016

Des flashs. C’est tout ce qui lui revient. Du sang, des voix, tout un tas d’émotions diverses et variées qui lui passent par la tête. Tout se mélange il n’y a aucun ordre. Derrière les paupières du psychomage se joue un théâtre sordide. C’est un cauchemar continuel, plus de temps ni d’espace, John se sent perdu, entre deux mondes, l’inconscience et la conscience. Et puis au fil des heures, des jours, des mois… Il n’en sait rien, derrière le rideau noir du sommeil, John perçoit les tensions apaisées, les mouvements s’espacer, la lenteur du temps reprendre le pas sur l’insupportable dynamisme du chaos.

Quarante-deux ans. Ce n’est pas vieux ça, quarante-deux ans, pour mourir. Il ne veut pas mourir. Il n’a pas peur, mais il ne veut pas. Sa vie plus ou moins paisible lui convenait pour l’instant malgré les galères que rencontre l’école depuis un certain temps maintenant. Pourquoi voudrait-il renoncer à ses petites habitudes, à son chat ? Il n’a pas fini son travail, il le sait, des enfants ont encore besoin de lui à Poudlard alors il se doit d’ouvrir les yeux. En plusieurs jours, ce sont là, la totalité des pensées qui lui ont traversé l’esprit, s’égrenant à une lenteur immuable.

C’est comme un déclic, inconscient, comme si la teneur de son sommeil avait mué en quelque chose de moins sourd, de moins lourd, moins noir. Ses yeux semblent reprendre conscience qu’ils peuvent s’ouvrir, mais ils n’y arrivent pas tout de suite.

Quel jour est-on ?
C’est la première question qui lui passe par l’esprit.

Que s’est-il passé ?
La deuxième.

John émerge avec une lenteur égale à celle qui a rythmé ses idées durant ses jours de coma. Comme s’il traversait couche par couche les étapes du sommeil, comme s’il se débattait avec une masse noire un peu trop imposante, il grimpe les échelons de la conscience jusqu’à se sentir assez fort pour ouvrir une première fois les yeux de manière furtive, agressé par la lumière. Une autre fois, il réessaie, force sur ses paupières avec la peur de réveiller des douleurs. Des douleurs, mais de quoi ? Il ne sait pas, tout ce dont il a conscience c’est que s’il bouge autre chose que ses paupières, il le sentira passer.
John a les yeux ouverts, en silence. Il se sent intimement effrayé et pourtant tout son corps et son visage sont sereins. La panique ne lui brûle pas les veines, il met d’abord un temps incroyable à reprendre conscience de ses membres. Il observe, sans oser faire un autre geste, sans ouvrir la bouche, le monde autour de lui, autant qu’il le peut. Sa poitrine se soulève un peu plus, il regarde et les pièces de puzzle floues commence à se dessiner plus nettement, mieux encore à s’emboiter. Première chose, la masse duveteuse contre sa hanche, près de sa main, semble être son chat. Les nombreux et longs poils d’Hyppolite lui touchent la main. Il se sent presque émerveillé de pouvoir ressentir cette sensation. Mais si son chat est là, où est-il lui ? Coup d’œil vers le plafond. Il est à l’infirmerie. D’ailleurs, maintenant qu’il y pense il sent cette odeur caractéristique de l’infirmerie dans laquelle évolue Katherine. Ce n’est pas l’odeur des antiseptiques qui règne, non, davantage celle d’un encens, de la menthe, de l’orange parfois, selon les goûts de l’infirmière qui a réussi à obtenir cela de ses collègues masculins.

Il se rappelle alors, pas totalement. Il était bien là, avec Leiv. Il se souvient de Katherine, pas de ses mots, ni même de sa silhouette, mais de sa voix. Puis trou noir. D’autres voix, d’autres cris. John ne se sent plus aussi que quelques secondes plus tôt. Il faut qu’il se rassure, alors il ouvre enfin la bouche, prend une grande inspiration. Cela le fait bouger un peu trop, alors il laisse échapper une plainte de sa voix trop enrouée à force de s’être tu.

Quelque chose bouge à côté de lui. C’est Hyppolite, qui se redresse, d’un geste qui lui paraît jeune. Le psychomage n’a jamais été aussi ravi de voir son chat à son réveil. Ses yeux se tournent vers la deuxième masse en mouvement à sa gauche et c’est à sa plus grande surprise qu’il rencontre le regard de… et bien de Leni Wistinghausen.
La voir là, à côté de lui, bien qu’il se rappelle ne pas avoir une excellente relation avec elle jusque-là, semble l’apaiser. Une collègue. Il fait calme dans l’infirmerie. Et elle est en vie. Il ne sait pas pourquoi, ça le rassure, la peur qui glissait dans ses veines semble s’évanouir petit à petit. Un mince sourire se profile sur le côté de son visage. Ça va. Il peut encore au moins émettre cette expression.

Respirer. Rester calme.

« Je dois être encore en train de rêver, vous n’êtes pas à mon chevet… »

Sa voix n’est pratiquement qu’un murmure. Il essaie de rester immobile, le plus possible, conscient que bouger lui sera douloureux et pourtant il rêve de pouvoir ne serait-ce que replacer son dos dans le lit. Il tourne son visage vers son chat qui s’est mis à miauler, ronronner, posant deux pattes sur le ventre du psychomage. Il lève un bras, et pose sa main dans la nuque de l’animal.

« Dites-moi que vous n’êtes pas venue achever le travail, au moins. »

Son petit sourire semble retomber alors qu’il retourne son visage vers la botaniste. Il est en vie. Il ne sait pas comment cela s’est passé, mais on en a intenté à sa vie et même s’il semble faire encore le malin, le psychomage se sent effrayé. Ils ont failli réussir à l’avoir, et ce n’est pas rien.

« Que s’est-il passé ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 296
Date d'inscription : 09/11/2015
Crédits : Me
Double Compte : Keza, Charleen, Mateo, William, Margo, Leiv & James



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3456-leni-m-wistinghausen
MessageSujet: Re: Wake up, it's time - John   Ven 24 Juin 2016 - 12:39

Les théories exposées dans ce livre sont intéressantes et Leni s’y plonge en ne prêtant plus attention au monde qui l’entoure. Elle se fascine de voir à quel point les enfants sont réceptifs lorsqu’il s’agit d’exprimer les maux par l’art quel qu’il soit. Que ça soit peinture, dessin, écriture, musique ou toute autre forme, il s’avère que l’efficacité de cette méthode est bien plus efficace que nous ne pourrions le penser. Leni se demande si elle ne devrait pas intégrer quelques cours au sein de la botanique pour aider les élèves à s’exprimer ou à évacuer. Ou alors peut-être proposer à Gabrieli de faire un cours là-dessus ? Vu l’imagination débordante de ce garçon, il y a peut-être quelque chose d’intéressant à tirer de ça. Ou tout simplement le proposer à John. Lui-même psychomage, il saura mieux que quiconque comment s’y prendre. Enfin, en théorie.
Elle continue de tourner les pages en silence, essayant au maximum de ne pas ignorer son bras fracturé sans douleur, afin de lui permettre de se remettre en place correctement sans qu’elle ne dérange sa reconstruction.

Un gargouillement rauque, sec, lui fait lever le nez de son livre. Hyppolite se lève à son tour, intrigué par le bruit émit de la bouche de son maitre qui est visiblement en pleine éveil. Le soulagement qui se diffuse dans les veines de Leni la dérange autant qu’il lui fait du bien. Il n’est pas mort, il ne mourra pas, maintenant, elle en est certaine.

- Vous voilà enfin.

Sa voix est calme, posée, presque douce alors qu’elle pose le livre de sa main valide sur la table de chevet.

- Comment vous sentez-vous ?
- Je dois être encore en train de rêver, vous n’êtes pas à mon chevet…
- Mieux que je ne l’aurai pensé visiblement. Vous voyez, les miracles existent.

Si le psychomage se permet ainsi de faire un peu d’humour c’est qu’il toute sa tête. Et elle aimerait aller dans son sens et lui dire qu’elle aussi, elle se pense en plein mirage d’être restée ainsi à son chevet sans de réelles raisons si ce n’est que cette inquiétude qu’elle n’avouera pas. Elle ne l’adore pas, elle le connait à peine, mais elle ne le déteste pas pour autant. Il est sympathique, incroyablement charmant mais ils ne sont pas proches pour autant.

Leni est soucieuse mais ça n’est pas le cas de ce satané chat qui se fout complètement de savoir comment va son maitre. Il miaule, ronronne, pose ses deux pattes sur le ventre de John qui se crispe un peu. Il est visiblement ravi de le voir mais la botaniste se demande si c’est simplement parce qu’il le sait désormais en vie ou si cette vermine est entrain de se dire qu’il pourra de nouveau être régulièrement nourri.

- Dites-moi que vous n’êtes pas venue achever le travail, au moins.
- Vous avez ma parole, ça n’est pas la mort qui vient vous prendre. Vous avez encore toute la vie devant vous pour sortir vos blagues stupides.

Aucune agression, juste un léger sourire en coin. De le voir réveiller lui éveille un quelque chose là, au creux d’elle. C’est à se demander si elle n’a jamais été aussi heureuse de le voir sortir ses âneries qu’aujourd’hui. Elle se rappelle avec une précision qui parfois, la dérange, la façon dont John vomissait son sang, se courbait, convulsait. Leni a bien cru le voir mourir sous ses yeux. Il s’en est fallu de peu, elle en est consciente et malgré sa quarantaine, il semble bien plus résistant que nous ne pourrions le croire.
Il esquisse un petit sourire et la botaniste ne peut qu’admirer sa force de caractère pour trouver ainsi la force de garder cette bonne humeur qui le caractérise tant.

Toujours le bras gauche en écharpe, Leni se lèvre et verse à l’aide de son bras valide un peu d’eau dans un verre et y plonge une paille. Lorsqu’elle revient vers John, il semble avoir perdu cette étincelle, subitement.

- Que s’est-il passé ?
- Vous avez été empoisonné.

Elle ne passe pas par quatre chemin, n’emprunte pas mille et une façon de le lui dire parce qu’il n’y en a pas et à part servir à le paniquer un peu plus, ça ne mènerait à rien. Elle rapproche sa chaise de son lit et lui tend le verre pour qu’il puisse attraper la paille entre ses lèvres.

- Tenez. Buvez un peu.

Elle attend qu’il le fasse, ne lui laissant de toute façon pas le choix. Elle sait à quel point le corps peut se retrouver déshydrater après un choc pareille et elle prend garde à ce que John ingurgite trois nouvelles gorgées avant de redéposer le verre sur la table de chevet.
Leni se concentre de nouveau sur le psychomage, les traits nettement plus doux que toutes les autres fois où ils ont pu échanger quelques paroles.

- Je ne sais pas comment ils y sont parvenus mais les Supérieurs ont réussi à empoisonner quelque paquet de chocolat parmi tout le lot qui était présenté dans le hall.

Elle soupçonne comme la majorité des habitants de ce château, cette fameuse taupe dont elle a déjà entendu parler par les enseignants ou même les élèves. L’idée même la met dans une rage froide et silencieuse. Cet évènement renforce ses convictions et son envie de camper ici, à aider les élèves à apprendre à se défendre pour savoir réagir au mieux face à une attaque. Si Leni déteste une chose dans ce monde, c’est bien cette intolérance fanatique.

- D’autres élèves et enseignants ont été touchés comme vous. Par chance, personne n’en est mort. Le personnel soignant a fait un excellent travail.

Et c’est même bien plus que ça. Ils ont été réactifs, efficaces, avec des gestes précis, sachant très bien ce qu’ils devaient faire. Et elle doit bien l’admettre, elle ne s’attendait pas à ce que Katherine fasse preuve d’un tel sang-froid qui, aujourd’hui, la bluffe encore même si ça n’est finalement pas une grande surprise vu le poste qu’elle occupe.
Leni se penche légèrement en avant, plongeant son regard dans celui de John, sourcils légèrement froncés. Elle est soucieuse, l'heure n'est plus aux chamailleries.

- Je dois admettre que vous m’avez fichu une sacrée trouille John. Je suis soulagée de vous voir réveillé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: Wake up, it's time - John   Dim 3 Juil 2016 - 22:09

« Vous avez ma parole, ça n’est pas la mort qui vient vous prendre. Vous avez encore toute la vie devant vous pour sortir vos blagues stupides. »

Il ne peut s’empêcher de sourire. Elle aussi a l’air d’aller et c’est très bien, il préfère ça. Leurs précédentes légères altercations n’ont pas poussé John à vouloir sa mort, au contraire, il ne souhaiterait cela à personne d’autres que ces abrutis de supérieurs. C’est alors qu’il remarque le bras en écharpe. Il se garde bien de lui demander d’où ça vient pour l’instant.

« Que s’est-il passé ?
- Vous avez été empoisonné. »

C’est comme un coup de massue. Le petit sourire qui teintait ses lèvres s’évanouit immédiatement. Empoisonné. Il ne se permet même pas de demander qui a pu faire ça, il le sait très bien, et sa colère gronde à l’intérieur de lui, il le sent, c’est immédiat. On en a attenté à sa vie, empoisonné, bon dieu mais qui d’autres à part ces connards infâmes utilisent encore ces techniques affreusement sournoises ?

« Tenez. Buvez un peu. »

Sur ces mots la botaniste se rapproche de lui pour qu’il boive et c’est ce qu’il fait avec pas mal de difficultés. Il relève la tête et sent les muscles de son cou se tendre, il ne pipe mot. La sensation de l’eau dans sa gorge lui fait un bien fou en retour. Lorsqu’il repose son visage contre l’oreiller, John ne peut nier remarquer une différence sur le visage de Leni. Elle qui arbore un air si froid d’ordinaire s’affuble aujourd’hui de traits plutôt doux. Qu’ils soient dirigés vers lui l’étonne encore plus, mais à nouveau il ne dira rien à ce sujet.

« Je ne sais pas comment ils y sont parvenus mais les Supérieurs ont réussi à empoisonner quelque paquet de chocolat parmi tout le lot qui était présenté dans le hall. »

Le psychomage fronce les sourcils. Les chocolats ?
Il force sur sa mémoire jusqu’à ce qu’il comprenne à moitié, se rappelle, doucement, il comprend les images qui lui sont restées dans le cerveau tout le temps de son coma. Peu à peu, il se rappelle, les chocolats que Leiv lui a laissé et la vitesse et la gourmandise avec lesquelles il s’est empressé de manger ces chocolats. John n’est jamais contre les sucreries, au contraire. Il en a mangé de ces chocolats, avec avidité, il était à l’infirmerie.

« D’autres élèves et enseignants ont été touchés comme vous. Par chance, personne n’en est mort. Le personnel soignant a fait un excellent travail. »

Le visage du psychomage s’assombrit et il ferme les yeux une seconde. C’est une chose de savoir pour lui, qu’il est touché, mais les gens autour de lui, les élèves de cette école… C’est comme un deuxième coup de massue, un parpaing qui tombe dans l’estomac. Il rouvre les yeux pour observer autour de lui les lits, ce qu’il n’avait pas remarqué c’est qu’ils étaient tous occupés.

« C’est pas possible… »

C’est juste un souffle, un souffle peiné qui sort d’entre ses lèvres tandis qu’il revient vers Leni. C’est quelque chose de beaucoup plus apaisant de l’observer elle, qui d’ailleurs s’est approchée. Elle plonge son regard dans celui du psychomage et même s’il ne peut sourire, il se sent bien dans cet échange. Il se sent rassuré, il n’est pas tout seul.

« Je dois admettre que vous m’avez fichu une sacrée trouille John. Je suis soulagée de vous voir réveillé. »

John l’observe toujours, son sourire revient se poser sur ses lèvres. Il semble vouloir mémoriser les traits de son visage. La voir là devant lui, c’est comme si ça lui rappelait quelque chose. Il fronce les sourcils à mesure que le flux de souvenirs s’épaissit, que les images s’imposent à ses yeux. Il a l’impression de sentir à nouveau le malaise de l’empoisonnement, l’impression de revoir la scène maintenant, quelqu’un lui tend un livre, sa vue est complètement trouble, black out. C’est tout ce dont il semble se souvenir. Excepté le fait que la personne qui lui a tendu le livre, c’est Leni. Leni qu’il a entendu dans son coma, comme un écho malheureux qu’il gardera encré en lui.

« Je pensais que rien ne vous faisait peur, Leni. »

S’il plaisante encore, un léger sourire sur les lèvres, c’est pour cacher le trouble qui lui teinte les yeux. Il a peur, il le sent, ce qui semblait s’évanouir revient au galop sous sa peau et parcourt ses veines. Il n’a plus vraiment envie de rigoler maintenant, il tourne la tête vers son chat qui a arrêté de lui grimper sur le ventre et qui s’est approche de lui pour s’agglutiner à lui, entre son bras et son torse. Hyppolite ronronne tout doucement, les yeux à moitié endormis. John rapproche sa main de la fourrure dans le dos de son animal et se concentre sur ce moment, comme pour éviter de se laisser aller à la panique. Son regard revient se plonger dans celui de la botaniste.

« Je trouverais un moyen de vous remercier, j’espère. Ma mémoire me fait défaut mais j’ai bien l’impression que si je peux encore vous débiter des blagues nulles, c’est grâce à vous. »

Il ne sait pas trop comment se comporter à ce moment-là, après tout, elle lui a sauvé la vie, enfin il le croit. Et si elle est là, encore à son chevet, il se doute que ce n’est pas simplement par bonté d’esprit de veiller sur son chat. Il montre du menton son bras en écharpe et élève à nouveau la voix.

« J’espère que ça n’est pas de ma faute au moins ? Je doute survivre à une double-dette envers vous, j’angoisse déjà à l’idée de vous en devoir une ! »

Un mince sourire se profile enfin à nouveau sur son visage, il tente de délier ses traits soucieux.

« Plus sérieusement, que vous est-il arrivé ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 296
Date d'inscription : 09/11/2015
Crédits : Me
Double Compte : Keza, Charleen, Mateo, William, Margo, Leiv & James



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3456-leni-m-wistinghausen
MessageSujet: Re: Wake up, it's time - John   Mer 6 Juil 2016 - 14:14

Leurs regards se croisent, quelque chose se passe. Electrisant mais léger, un fil remonte de ses yeux à ses veines. Ca ne dure qu’un instant, une seconde, peut-être moins. Mais pour une personne comme elle qui ne ressent rien, c’est une seconde qui la transcende presque.
La peur, elle l’a ressenti comme l’ensemble du château. Ils ne faisaient plus qu’un avec leur angoisse commune. Celle de la mort et de la guerre. Leni n’oubliera jamais le corps convulsé de John et même si la femme qu’elle est montre toujours ce visage de glace et cette droiture implacable, elle n’est pour autant pas dénuée d’humanisme.

- Je pensais que rien ne vous faisait peur, Leni.

Il la déstabilise et ses yeux la trahissent une seconde de trop. Ils sont mutuellement troublés. Probablement par le poison pour l’un, par la faiblesse éphémère pour l’autre. Leni se redresse, affichant de nouveau cet air qui lui va si bien, impassible mais presque taquin.

- Je suis un humain, pas un robot. Et de ça, je suis certaine que vous en doutiez.


Elle préfère se laisser glisser sur l’aspect taquin de la conversation pour virer ailleurs, emprunter un autre virage, plutôt que de s’étaler sur cette peur fugace et brutale qu’elle a ressentie lorsqu’elle a vu John cracher et vomir son propre sang. Puis sont venus les convulsions, la prise de conscience de ce poison sournoisement insinuer dans ces chocolats, le traitre qu’elle voyait en Leiv, en eux tous, les autres corps au bord de la mort arrivant par poignée à l’infirmerie et enfin cette nouvelle peur qu’elle n’a pas oubliée. Celle qui l’a prise aux tripes lorsqu’elle a vu cette gamine, Elijah, prête à avaler ces merdes assassines.
Une journée de trop plein, des émotions à n’en plus finir, le genre de chose qui lui manque certainement dans sa vie si aseptiser de douleurs.

John est concentré sur sa bestiole que Leni méprise toujours autant et ça n’est certainement pas près de changer. Elle ne comprend pas comment un être aussi sournois et mauvais puisse ainsi ressentir un amour inconditionnel à un être humain.
Son collègue tourne enfin son regard vers elle alors que la Botaniste est adossée sur le dossier de sa chaise, résistant à l’envie furieuse de se débarrasser de ce bandage.

- Je trouverais un moyen de vous remercier, j’espère. Ma mémoire me fait défaut mais j’ai bien l’impression que si je peux encore vous débiter des blagues nulles, c’est grâce à vous.
- Remettez-vous rapidement, ça me suffira. Les élèves ont besoin de vous, surtout après ce qu’il s’est passé. Je n’ai pas envie de retrouver l’un d’eux pendu au bout d’une corde.

Ca n’est pas du mépris, ni du dédain mais bien une inquiétude honnête et sincère. Elle n’est pas un monstre ou du moins, presque pas. La vie de ses étudiants comptent pour elle, peut-être pas de la même façon que Katherine ou qu’Ismaëlle qui est d’ailleurs elle aussi touchée, mais quand même. Ca n’est pas négligeable. Leni est même surprise de voir qu’aucune tentative de suicide n’est à déplorée après les récents évènements. Ceci dit, ça n’est pas plus mal pour tout le monde.

- Et Katherine m’a beaucoup aidée.

Humble ou non, ça n’est pour elle que pure vérité. Elle a été la première à agir et à constater la cause de cette mort qui ne demandait qu’à prendre l’existence de John mais Katherine était là pour lui apporter l’antipoison et agir à ses côtés. Et tout le monde sait que parfois, une seconde de perte peut absolument tout changer.
Elle sent son regard se poser sur son bras.
Ah oui, c’est vrai. Encore une mésaventure hors du commun. A cause de ce stupide animal de surcroit.

- J’espère que ça n’est pas de ma faute au moins ? Je doute survivre à une double-dette envers vous, j’angoisse déjà à l’idée de vous en devoir une !

Leni n’observe que maintenant à quel point il peut avoir un sourire charmant lorsqu’il se retrouve ainsi, démuni, affaiblit et sans artifice. Quoi qu’elle doute que John n’ai jamais usé de ce genre de supercherie. Mais ici, cette vision reste particulièrement touchante.

- Plus sérieusement, que vous est-il arrivé ?
- Plus sérieusement ? Elle le regarde, droit dans les yeux. Vous pouvez commencer à angoisser parce qu’effectivement, vous me devez une deuxième dette.

Enfin pas tellement. Ca n’est pas John qui l’a poussé à aller voir son chat et à le ramener ici, goutte que goutte, mais son cher et tendre ami, Leiv-Andreas. Et ça, elle le retient et ne manquera pas de le lui faire une remarque bien sentie lorsqu’elle en aura l’occasion.
Leni lâche un soupire et palpe son poignet d’un geste doux mais franc, ne craignant pas la douleur puisque cette dernière n’existe pas.

- En réalité, les deux endettés sont votre ami Leiv et votre satané chat. Elle hausse les sourcils, un poil exaspérée mais pas pour autant désagréable. Helland m’a demandé d’aller le chercher dans votre bureau puisqu’il refusait catégoriquement de se nourrir. Un regard vers le chat qui lui-même, braque son regard mesquin vers elle, comme une provocation. Mais de toute évidence, il ira mieux désormais.

Maintenant que son maitre est réveillé et qu’il peut enfin lui accordé toute l’attention qu’il réclame ingratement. Non, vraiment, elle ne supporte pas ces animaux de compagnie asservie par leur maitre OU qui asservissent eux-mêmes leurs humains. Mais soit, chacun son hobbies quotidien.

- J’ai écopé d’une fracture du poignet et d’un déboitement de la hanche, grâce à lui. J’ai bien essayé de le déloger du haut de cette armoire mais il a jugé bon de me sauter dessus et de me faire chuter. Toujours un regard vers Monsieur Hippolyte qui ne daigne même plus lui prêter attention. Peu importe, Katherine m’a donné ce qu’il faut.

La seule mission de Leni étant maintenant de ne plus trop bouger pour éviter toute malformation des os. Elle n’a pas mal certes, mais si elle pouvait éviter de devoir se faire exploser les os pour tout recommencer, elle apprécierait.

- Et je vous interdis de rire si vous n’avez pas envie que je sois réellement là pour vous achever.

Humour ou non ? Difficile de le savoir. Ce qu’elle sait en revanche c’est que si John esquisse l’ombre d’un sourire, elle ne lui en voudra pas. Pas aujourd’hui. Le plus important est la santé du psychomage qui, malgré cette fatigue intense qui barre ses traits, est au moins vivant. Et en « bonne santé ». Son regard se pose de nouveau sur lui.

- Est-ce que vous avez besoin de quelque chose ou que j’avertisse quelqu’un ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: Wake up, it's time - John   Ven 22 Juil 2016 - 21:48

« Plus sérieusement ? Vous pouvez commencer à angoisser parce qu’effectivement, vous me devez une deuxième dette. »

Il fronce les sourcils, pas sur de savoir si elle plaisante ou non et pourtant son petit rictus ne quitte pas ses lèvres. Il l’observe, elle soupire, attrape son poignet sans réellement se ménager et le médicomage en lui se demande grand dieu pourquoi elle ne vient pas de hurler de douleur. Ses yeux s’arrondissent mais il ne fait pas de commentaire pour l’instant, mémorisant dans un coin de son cerveau quelques questions à lui poser.

« En réalité, les deux endettés sont votre ami Leiv et votre satané chat. »

Le psychomage laisse échapper un rire. Satané chat. Il avait bien compris que Leni n’aime pas son Hyppolite mais tout de même…

« Helland m’a demandé d’aller le chercher dans votre bureau puisqu’il refusait catégoriquement de se nourrir. Mais de toute évidence, il ira mieux désormais.
— Oh… »

Une sorte de froid s’abat sur le visage de John qui observe maintenant son chat, à nouveau debout le regard planté vers la botaniste. Il se sent un peu coupable, pour deux choses, d’abord le fait que la botaniste se soit blessée à cause de ce chat mais également parce que savoir qu’Hyppolite ne se nourrissait pas lui brise le cœur. Cela fait des années que ce chat est avec lui, ils ont voyagé ensemble, et même si l’animal est d’ordinaire grognon, il voue un amour sans limite à son maître. John parle avec lui, estime qu’il n’est pas simplement qu’un chat sans conscience bien au contraire. Alors il déteste savoir cela. Il attire l’attention du chat en reposant sa main sur la nuque de ce dernier et celui-ci se met à ronronner. C’est son chat, son bébé.

« J’ai écopé d’une fracture du poignet et d’un déboitement de la hanche, grâce à lui. J’ai bien essayé de le déloger du haut de cette armoire mais il a jugé bon de me sauter dessus et de me faire chuter. Peu importe, Katherine m’a donné ce qu’il faut.
— Je suis vraiment désolé. Il n’aime vraiment pas grand monde à par moi. »

Et il l’est. Il observe son chat qui revient se blottir au plus proche de son être humain a.k.a. oreiller préféré en ronronnant toujours.

« Et je vous interdis de rire si vous n’avez pas envie que je sois réellement là pour vous achever. »

Un sourire vague se pose sur son visage mais il n’a vraiment plus envie de rire et après tout, il n’est même sur que Leni soit en train de plaisanter de son côté. Il relève la tête, revient planter son regard dans celui de la botaniste et elle élève la voix à nouveau.

« Est-ce que vous avez besoin de quelque chose ou que j’avertisse quelqu’un ? »

La légère tristesse dans ses traits ne semble plus vouloir s’en aller. La petite période de légèreté et d’humour semble ne plus être de mise.

« Non, je vais laisser mes parents hors de tout ça. Mais merci. Je vais vous rendre votre liberté, ou au moins avant de partir pourriez-vous me dire ce que vous pensez du livre que vous avez avec vous. Je vois qu’il vient de ma bibliothèque. »

Un sourire sans grande conviction se pose sur les lèvres du psychomage.

« Écoutez, je suis vraiment désolé. Une fois sur pied surtout dites-moi ce que je peux faire pour vous dédommager des caprices de mon chat. Je ferais ce que je peux, après vous m’avez sauvé la mise et vous vous êtes fracturé le bras pour une bestiole qui vous exaspère visiblement. »

L’air de John est doux. Il est content de voir la botaniste à son chevet. Si ce n’est pas elle, ce sera surement Leiv plus tard. Mais il apprécie sa présence à ses côtés.

« En attendant je veux vraiment savoir ce que vous pensez de ce livre. »

Il lui adresse un léger sourire, les yeux tombant de fatigue. Il n’avait pas envie de rester seul alors qu’il venait de s’éveiller mais respecterait la décision de sa collègue si elle venait à s’éloigner.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 296
Date d'inscription : 09/11/2015
Crédits : Me
Double Compte : Keza, Charleen, Mateo, William, Margo, Leiv & James



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3456-leni-m-wistinghausen
MessageSujet: Re: Wake up, it's time - John   Lun 25 Juil 2016 - 23:02

Oh ça, elle l’avait comprit que ce satané animal n’aimait personne à part lui-même et son maitre adoré. Entre son poignet fracturé et sa hanche déboitée, oui, elle avait saisit le message de l’amour précaire de cette bestiole.
Moche en plus. Avec son nez écrasé et son air grincheux.
Leni a vraiment du mal à comprendre ce qu’il peut trouver de si mignon chez cette boule de poil. Sérieusement, il a tout le temps l’air de faire la gueule.
Un peu comme elle, mais ça, plutôt mourir que de se l’avouer. Faudrait-il encore qu’elle s’en rende compte.

Elle lui raconte cette mésaventure qui lui reste au travers de la gorge mais lorsqu’elle voit John couché sur ce lit après avoir frôlé la mort, vraiment, elle n’a pas envie de le réprimander ou de lui reprocher quoi que ce soit.
Fait étrange soit dit en passant, lorsque l’on sait que son fichu caractère n’a parfois aucune limite. Mais il semblerait que quelque chose dans le regard de John touche ce cœur si froid et si rabougrit. Il a l’air si triste qu’il réussirait presque à sensibiliser cette glace qui entoure la personnalité de la botaniste.

- Non, je vais laisser mes parents hors de tout ça. Mais merci. Je vais vous rendre votre liberté, ou au moins avant de partir pourriez-vous me dire ce que vous pensez du livre que vous avez avec vous. Je vois qu’il vient de ma bibliothèque.

Ah oui, le livre, c’est vrai. Elle avait presque oubliée qu’elle l’avait choppée dans la bibliothèque bien fournie du psychomage.

- Écoutez, je suis vraiment désolé. Une fois sur pied surtout dites-moi ce que je peux faire pour vous dédommager des caprices de mon chat. Je ferais ce que je peux, après vous m’avez sauvé la mise et vous vous êtes fracturé le bras pour une bestiole qui vous exaspère visiblement.
- Sauf votre respect, le mot exaspéré est un euphémisme. Croyez-moi.

Ca n’est pas un fait nouveau : Leni déteste ces bestioles apprivoisés. Pas les animaux dans sa généralité, seulement ceux qui sont dociles et si obéissants avec leur maitre. A quoi cela sert-il si ce n’est que comblé une solitude ?
Leni capte le regard doux de John qu’elle soutient, sans ciller, cherchant la raison de cette douceur soudaine. Qu’y a-t-il ? Inspire-t-elle la pitié alors qu’il est le plus à plaindre dans cette histoire ?
Elle n’a eu qu’une fracture et un déboitement. John, lui, a faillit y passer pour de bon.

- En attendant je veux vraiment savoir ce que vous pensez de ce livre.

Toujours assise sur cette chaise, Leni jette un regard un peu en retrait, derrière le rideau où elle croise le regard de Katherine. Un haussement de sourcil suffit à lui demander si au niveau de sa hanche, elle peut au moins se permettre des mouvements normaux.
L’infirmière consulte une horloge et acquiesce d’un léger signe de tête.
C’était au moins ça de résolu.
Leni se permet alors de croiser les jambes, accordant de nouveau toute son intention sur John.

- Ce livre attire tellement ma curiosité que je serais presque tentée de vous demander des cours particuliers pour en connaître un peu plus sur votre domaine.

Elle lui dit ça le plus sérieusement du monde, sans moquerie. Leni est un gouffre de savoir. Chaque jours de sa vie est une nouvelle journée pour nourrir cette soif de connaissance, de nourrir ce besoin presque viscéral d’en apprendre toujours plus sur tout. Alors l’idée que John lui explique quelques trucs sur son domaine l’enchanterait presque.

- Je pense qu’il est de circonstance de s’y intéresser de près et j’ai déjà prit note de quelques méthodes que je compte appliquer. Elle lève un regard vers John après voir observée la couverture, quelques secondes. Même si mes cours se tourne essentiellement sur la botaniste, je n’exclue pas quelques extras. Toutes les occasions sont bonnes pour leur enseigner un peu plus que l’histoire des plantes.

Et c’est sur ça qu’elle base toute sa pédagogie.
Avec Leni, les retenues sont sévères, certes, mais jamais inutiles. Pas de lignes à recopier bêtement mais des devoirs à faire sur les centres d’intérêts des élèves coupables, histoire que ces derniers puissent au moins rentabiliser leur temps pour quelques choses qui nourriront leur matière grise.
Et lors de ces cours, elle ne se prive pas pour diverger parfois sur d’autres sujets comme l’histoire ou même la littérature.

Elle tapote ses ongles mi-longs sur la couverture du livre et ajoute, spontanément.

- Encore une fois, vous ne me devez rien… Mais si vous insistez tant, nous pouvons trouver un arrangement vous et moi. Toujours droite sur son siège, elle pose son regard de glace sur lui. Je vous propose à ce que vous me donniez dans ce cas quelques cours sur la psychologie, disons… le weekend ? Ou peut-être quelques soirs dans la semaine, si le temps nous le permet à tous les deux.

Ou plus. Ou moins.
Tout dépendra de sa facilité à assimiler ou non les cours qu'il acceptera de lui donner.

- Vous n’êtes pas obligés d’accepter mais si vous tenez tant que ça à vous racheter, cette proposition me suffira amplement. Elle hausse une épaule. Et qui mieux que vous pour ça ? Je vous ai déjà vu à l’œuvre avec certains élèves et j’admets que vous avez un certain talent pour la pédagogie.

Et ça, elle ne le niera jamais. John était peut-être un homme insupportable à ces yeux – comme la majorité des humains en fait – mais jamais elle ne dénigrerait le talent de l’enseignant en psychomagie.
Et oui, elle a dit « était ».
Avec cette discussion, elle pourrait presque oubliée dans quel contexte tragique ils se trouvent et que d'ici quelques minutes, elle devra renoué avec l'horreur et l'empoisonnement.

- Alors, deal ?

Elle lui tend son poignet fracturé sans prendre conscience de ce stupide réflexe, du moins jusqu’à ce que ce dernier laisse échapper un craquement léger mais sonore.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Wake up, it's time - John   

Revenir en haut Aller en bas
 
Wake up, it's time - John
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Autre point de vue de John Maxwell pour la defense d'Haiti
» Is Starvation Contagious? By John Maxwell
» LMDC Tag Team Championships: Floyd Mayweather & Randy Orton Vs Stone Cold Steve Austin & John Cena
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008
» John Cena

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Poudlard & ses alentours :: Hogwarts' Inside :: Septième Etage. :: ─ Infirmerie-
Sauter vers: