AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 979
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Jeu 26 Mai 2016 - 15:54

►Holydays ¤ Part One.◄
Béatrice, Mateo & Pedro


Lundi 13 Avril ▬ Matinée

Je suis partagé entre la joie et l’angoisse de partir d’ici. Pas parce que la liberté m’effraie mais c’est plutôt ce que je devrais faire pour la vivre pleinement qui me colle la peur à la gorge. Et ça, je préfère me faire piétiner par un centaure plutôt que de l’avouer.
Alors je fais bonne figure, large sourire aux lèvres, préparant mon sac comme tout le monde à la volée. Je n’ai besoin de rien si ce n’est mes papiers, quelques fringues et ma baguette. Le reste, je m’en fou. Je toucherais pas à un bouquin en dehors, on risque déjà notre peau ici avec ces connards tout en devant étudier, alors c’est pas à l’extérieur que je me gaverais de bouquins à la con. J’ai besoin de vivre, de respirer, de profiter de la vie extérieur, d’une vie qui n’a plus rien à voir avec celle que l’on mène ici. J’ai besoin de retrouver mes repères, ma liberté, mes propres lois.

- Tu me diras comment ça se passe avec tes parents. On se voit pendant les vacances ?

Je suis avec Maxime entrain de fumer une clope. Si on se voit pendant les vacances ? Y a intérêt ouais. Hors de question que je passe deux semaines sans voir ma propre frangine. Et j’ai le soleil à lui faire découvrir. Le vrai, pas le pollué de la Californie.
La seule chose que j’espère, c’est de ne pas avoir à lui annoncer que j’suis à la rue ou devoir lui mentir en disant que tout va bien pour lui cacher que j’me retrouve à dormir sous un pont pour les vacances.

- Ouais je t’enverrais un message quand ce sera fait. Tu viendrais en Argentine ?
- Et prendre l’apparence d’un homard ? Pourquoi pas.

J’esquisse un sourire. La perspective de la savoir prête à débarquer me rassure mais idem, je n’en dis rien. La vérité c’est que je tremblerais déjà presque d’angoisse et je préfère planquer ma main dans la poche de ma veste plutôt que de le montrer. J’essaie de me focaliser sur les rues que je vais retrouver, les bars, la famille – peut-être -, la plage, la pampa… tout ce que je pourrais arpenter avec Maxime, comme on l’a souvent imaginé.

- C’est à nous ! Maxime ! Bouge ! J’en peux plus ! AAAAH !
- Ça va, ça va, j’arrive.
- Bon courage avec les grumeaux… A plus.

Je lui colle une accolade brève mais pleine de sens avant de les regarder partir, amusé. Je suis l’un des derniers sur la liste, les gardiens privilégiant les groupes pour une question d’organisation. Ma meilleure amie partie, c’est une autre personne que j’attends au tournant et que je ne tarde pas à voir arriver, accompagnée d’une tête blonde qui a bien failli y passer il y a peu.

Je jette ma clope éteinte dans une poubelle et me dirige d’un pas décidé vers Riley que je prends par la taille, dans son dos.

- Tu n’comptais pas partir sans me dire au revoir quand même.

Elle se tourne et je n’attends pas pour l’attirer contre moi, l’embrassant doucement, ma main dans son cou. Ouais, ça va, elle va me manquer. Je sais qu’on se verra mais c’est pas comme ici où je suis habitué à la voir H-24 malgré nos libertés communes. Et c’est pas comme avec Maxime où je sais que j’peux la voir quand j’veux où je veux… Riley, c’est un peu plus compliqué avec des parents comme les siens qui n’apprécieront sûrement pas de voir la gueule que j’ai, ni mon casier judiciaire.

- J’veux pas te draguer encore une fois mais va falloir que tu m’file ton numéro. J’voudrais pas que certaines parties de moi te manque un peu trop…

:gla:

- Et j’veux pas passer deux semaines sans voir les tiennes non plus.

Quoi ? Osons un peu durant notre si courte jeunesse !
Je reste un peu avec elle, discute même un peu avec Charleen qui a l’air d’être en petite forme, visage blafard mais souriante quand même.
Vient le moment à ce qu’elles partent, puis aussi au reste des groupes derrière elles. Je n’ai pas manqué de dire au revoir à mon Co-Capitain que j’irai sûrement voir une petite journée ou deux durant les vacances si possible.

- Vargas ?
- Ouais.

Monsieur Matthews, avec son visage si expressif et si enjoué de devoir transporter une centaine de chérubin chez leur famille…

- Vous n’partez pas en vacances vous ?
- Non.

Je hausse un sourcil, lâchant un ricanement mi-sarcastique, mi-amusé.

- C’est pas ici que vous allez vous délier la langue en tout cas.

J’lui dirais bien qu’il ne pratique peut-être pas assez mais j’vais éviter de me faire coller un retenue à la veille des vacances. Je hausse les épaules et attends qu’il me demande mon feu vert pour acquiescer et fermer les yeux, visualisant avec exactitude l’adresse où je vis. Un putain de crochet m’attrape le bide et je me retrouve tirer vers l’avant.
J’déteste cette sensation. J’déteste cette impression que mon corps va se décomposer d’une seconde à l’autre. Et en un claquement de doigts on se retrouve dans la ruelle de toute mon enfance. J’me sens nauséeux, j’vais gerber sur les chaussures de Matthews tellement je n’suis plus habitué à transplaner.

- C’est bien ici ?

Mains appuyés sur les genoux, je jette un œil où j’apperçois ma maison à dix mètres à peine de nous.

- Ouais, ouais… c’est là.

Je secoue la tête, on se salut et tchao bye le gardien.
Tchao bye Poudlard.
Bonjour les angoisses et la rue.

J’ai le cœur qui explose dans ma cage thoracique, l’angoisse qui me tord le ventre et ça ne sont plus les nausées du transplanage qui me foutent aussi mal. J’ai pas foutu un pieds ici depuis un an, voir plus. Je n’leur ai pas parlé depuis, j’ai même pas eu de réponse à mon deuxième hibou, même si ce dernier est partie il y a quelques jours à peine.
Et s’ils avaient déménagé sans me l’avoir dit ? S’ils refusaient catégoriquement de me voir ? S’ils me reniaient pour de bon ?
Au moins, j’serais fixé… J’ai presque envie de faire demi-tour, d’aller ailleurs pour trainer à droite à gauche le temps de me recentrer les esprits mais je sais que plus je prendrais du temps, plus je repousserais l’échéance.

Allez, prends ton courage à deux mains et vas-y.
Mes pas me guident alors que mon cerveau hurle de se tirer mais je n’en fais rien. La première chose que je fais est de vérifier le nom sur la boite aux lettres…

« Monsieur et Madame Vargas »

C’est déjà une bonne nouvelle de voir mon nom de famille encore inscrit sur cette boite mais mon estomac reste toujours plombé à l’idée de frapper à cette porte en bois brillant. Sac sur l’épaule, j’inspire une première fois. Puis une deuxième. Je pousse le petit portillon, franchit la limite et grimpe le perron.
Ne réfléchis pas, fais le. Tout de suite.

Je sonne d’un doigt tremblant et range aussitôt ma main dans ma poche. J’vais leur dire quoi ? J’suis désolé ? Bonjour ? Hola ! Ca fait un bail hein ?
J’sais pas putain, j’en sais rien.
J’me glisse une main dans les cheveux et je me surprends à vouloir appeler Maxime à la rescousse tellement j’ai le cœur qui bat avec violence.

Je n’entends rien de l’autre côté, je sonne une deuxième fois.
Puis une troisième.
Et une quatrième…
Toujours rien.
Je fais le tour de la maison, essaie de trouver une fenêtre ouverte alors que la chaleur sèche et écrasante du pays me ferait presque suffoquer. Rien n’est ouvert et je n’entends pas un seul bruit dans la maison.

- Putain mais vous êtes où… Je cogne  contre une vitre. Maman ? P’pa ? C’est moi !

Mais toujours rien.
Et j’ai beau faire le tour, je me résigne à une idée :Ils ne sont pas là. S’ils sont partie en vacances, j’suis dans la merde. Si non, j’ai plus qu’à attendre sur le pérron parce que le problème lorsqu’on est un fils indigne, c’est que les clés de chez soi, on ne les a plus.
Je pourrais forcer avec ma baguette d’un claquement de doigts mais je n’ose pas, j’aurai l’impression d’être ce gros connard qui rentre avec ses gros sabots, après avoir foutu la merde.

Non, j’vais attendre. Essayer de me calmer aussi, essayer de ralentir le tremblement de mes mains et les battements de mon cœur et essayer de lutter contre l’envie de faire demi-tour.
Une heure. Puis deux.
Toujours personnes.
Le soleil commence sérieusement à taper mais je ne bronche pas et compte le nombre de mégot à mes pieds.
Cinq. Et un sixième qui rejoindra bientôt le cimetière.
Chaque bagnole est un pavé dans l’estomac, chaque bruit de moteur ou de coup de freins est un espoir enveloppé d’angoisse. Je regarde ma montre et me fixe une horaire… Si d’ici quinze heures ils ne sont toujours pas là, je transplane chez abuela. Si elle aussi ne me fou pas dehors a grands coups de pompe.

Sac à mes pieds, je me revois avec Camélia sur ce même perron, entrain de se raconter nos journées d’école quand elle revenait pour les vacances. J’étais fasciné parce qu’elle me disait et frustré de ne pouvoir voir ce dont elle était capable puisque pas encore majeur pour utiliser la magie en dehors de l’école. J’entendrais presque son rire quand je lui ai demandé de me faire pousser un bras en plus pour faire la vaisselle plus vite…
Je sursaute brutalement lorsqu’un moteur ralenti près de la maison et lève la tête vers la rue.

Mon cœur s’écrase à mes pieds quand je reconnais la bagnole de mon père. Mon souffle s’écourte, ma cage thoracique rétrécit. Je n’ose pas me lever, je n’ose même pas respirer, j’ai peur que tout se fracasse face à moi et je n’pourrais clairement pas assumer de me faire dégager à coup de torgnoles dans la gueule.
Je serre les dents et les poings alors que j’ai l’envie de hurler et de fuir. Les secondes me paraissent être une éternité avant que je ne vois ma mère ouvrir en trombe sa portière, le regard braqué sur moi.

Elle n’a pas changée, son visage est toujours le même, comme figé dans le temps. Toujours aussi belle, toujours aussi rayonnante.
Comment est-ce que j’ai pu leur faire ça.

Je n’prends pas conscience que je suis debout, appuyé sur la rambarde du perron, les jambes tremblantes.

- Mateo ?

Ce prénom entre les lèvres de mon père m’assassine et me brouille la vue. Il est lui aussi sortie, debout, appuyé sur sa portière, main sur le front.
C’est comme revoir un mort revenir.

- J’suis désolé.

Ce sont les premiers mots qui m’échappent, gorge nouée.
C’est ma mère qui bouge la première. Ma mère qui prend les devants. Madré, qui court vers moi en claquant violemment le portillon pour m’attirer contre elle avec force.
C’est ma mère qui reçoit ma première étreinte et mes premières larmes étouffées dans le creux de son épaule.

Plus jamais je ne veux les tenir loin de moi.

 

C’est comme se retrouver à ses 7 ans après un cauchemar et ne plus vouloir quitter les bras de votre mère. Je suis resté accroché comme un con à elle, à ses bras, à son odeur que je n’avais pas senti depuis plus d’un an, humidifiant son épaule en silence.
Toute l’angoisse retombe à mes pieds lorsque c’est au tour de mon père de me prendre contre lui, murmurant des « madre dios, hijo » à n’en plus finir. C’est un rêve éveillé et quand je les vois tous les deux me trainer à l’intérieur de la maison, en silence, le temps que tout le monde digère ce qu’il vient de se passer, je me dis que c’est officiel : J’ai été le pire des connards de cette planète.

La maison n’a pas changé, mes parents non plus. Leur visage tiré par le temps retrouve une joie de vivre inattendu, une étincelle que je semble leur procurer. C’est sûrement la meilleure récompense que je puisse avoir.

- On a reçu ton courrier hier, on ne pensait pas te voir venir ici aussi vite.
- C’était pas prévu. On a eu des vacances à la dernière minute… Je me racle la gorge en toussant dans mon poing. Vous n’avez pas eu le premier le mois dernier ?
- Non. Ma mère secoue la tête, encore troublée. Je n’ai vu aucun hibou.
- Il est peut-être mort en chemin alors.
- Pas étonnant, tu l’as depuis que t’es gamins.

Mon père ricane de son rire graveleux qui me fait sentir presque en sécurité entre ces murs.

- On t’a laissé ta chambre.
- Ah ? Cool. Je les regarde tour à tour, trop mal à l’aise pour être naturel. Ca fait une demi-heure que je suis là, entre ces murs et j’ai l’impression d’être un étranger. Faut que j’vous parle de tout ça. Histoire qu’on mette les choses à plat.
- Pas maintenant, hijo. Respire un peu, refamiliarise toi avec la maison et on parlera de tout ça tranquillement après.

Ouais, t’as vraiment été ingrat putain.

- Ok. J’vais poser mon sac dans ma chambre.
- En revanche, ma mère se tourne vers moi et me lance un torchon à la figure, large sourire aux lèvres. Ca ne t’exempte pas de m’aider à faire la cuisine. Je t’attends.

Je peux lui faire tous les repas du monde pendant deux semaines si elle veut, si c’est pour qu’elle garde ce sourire tendre aux lèvres.




 



►Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend.◄
Riley & Mateo


Vendredi 17 Avril ▬ Matin

- Euh P’pa… t’as pas un truc à m’prêter ?
- Quel genre de truc ?
- Autre chose que ça par exemple. Je lui montre ma chemise trouée et froissée. Et complètement dégueulasse.
- C’est pour ta petite copine ?

Son sourire en dit large et moi j’me sens con.
Putain, j’ai plus douze ans.

- Ouais. C’est son anniversaire.
- Oooh mais ça change tout ! Viens hijo, on va aller t’acheter autre chose que ta tenue des rues.
- Tu t’es regardé ?
- Justement, moi j’peux me permettre… j’ai déjà séduit les parents de ta mère ! Toi, non. Allez, viens.

C’est pas comme si j’avais pas déjà subit une pression pour les dix prochaines années à venir Lundi, non. Il faut que je recommence en rencontrant les parents de Riley tout à l’heure. J’ai même été jusqu’à chercher un cadeau hier avec Maxime qui semble avoir repris un peu du poil de la bête et qui, je crois, est avec ma mère entrain de parler de j’sais pas trop quoi.
Je lui fais signe de nous accompagner. En une heure c’est torché et maintenant je me retrouve à la terrasse d’un café de glasgow avec Jefferson, pantalon neuf sur le cul et chemise noire sur le dos.

- Fais attention de pas te tâcher, faudrait pas que tu passes pour le rat des champs.
- J’t’emmerde.

Je lui fais un fuck malgré mon sourire crispé. Je bois d’une traite le reste de mon café, le pose sur la table et me passe une main sur le visage en regardant pour la 150ème fois l’heure de ma montre.

- Ca va aller là bas ?

Elle hausse les épaules, ne réponds pas.
Dean revenu, même moi j’ai eu du mal à la croire sur le premier coup. J’ai eu le même réflexe de penser à un canular, à un imposteur pour ensuite constater que la vérité est celle à laquelle elle a assisté lundi. Je n’sais pas si j’ai pu l’aider correctement mais j’ai fait en sorte de lui changer les idées, de lui faire prendre un nouvel air pour essayer de s’y retrouver dans ce bordel.
Dire que j’pensais que de nous deux, j’allais être celui qui allait passer les pires vacances.

- Si jamais y a un problème, tu m’appelles, ok ?
- Ouais.

Elle le fera, j’ai confiance la dessus. J’m’inquiète de savoir comment elle va gérer ces retrouvailles inattendues, le genre qu’on n’espère même pas. Finalement, dans tout ce malheur réside peut-être enfin l’espoir à ce que tout aille mieux pour elle.
Il est l’heure pour elle, une accolade et Maxime transplane jusqu’à chez elle. Par réflexe, j’effleure mon chapelet du bout des doigts comme si ça pouvait l’aider à ce que tout se passe correctement. Suffisamment bien pour qu’elle puisse éviter une nouvelle crise de nerfs.

Et en attendant, je vais continuer de me ronger les sangs en silence en attendant que Riley débarque pour me tirer dans la fausse aux lions…
Les vacances de l’épreuve, j’pourrais presque en faire une émission TV à la con.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 8044
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Mar 31 Mai 2016 - 13:45

Vendredi 17 Avril 2015 – Dans la matinée
Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend



Mateo & Riley

Lundi 13 Avril 2015 – Dans la matinée

« Premier truc que je fais en arrivant c’est te bombarder de sms qui ne veulent rien dire, ok ? Embrasse ton père et Adam pour moi. J’ai hâte de te retrouver Boulette, tu m’manques déjà. »

Un gros câlin, un gros bisou, et on se sépare. Les vacances, je crois qu’on ne les attendait plus, on ne les espérait pas même si on en rêvait tous. Quitter cet endroit, ne serait-ce que pour quelques jours, quelques semaines en l’occurrence, et puis une fois dehors … On avisera. Je ne sais pas si Charleen voudra y remettre les pieds et jamais je ne la forcerai à le faire, c’est une évidence. Je ne suis pas certaine que les parents nous laissent faire demi-tour, de toute façon, mais on verra bien. Tout ce que je vois c’est qu’on a tous le sourire, ou presque, et que c’est clairement la libération.
Je libère Kezabel, c’est son tour, un dernier coucou de la main et mon attention se cale sur quelqu’un d’autre : Une espèce de grande perche qu’on voudrait tous dans notre équipe le jour de notre déménagement.

« Salut les frangines, bonnes vacances. »
« Merci Enzo. A toi aussi. Passe le bonjour à ton frère de ma part. »
« J’y manquerai pas. A dans deux semaines. »


Son sac sur le sol, Lune dans sa caisse de transport, il continue sa route et j’en profite pour dire au revoir à Matthew, à Will, à d’autres, sans jamais perdre Charleen des yeux. On attend dans le hall, je l’admets ces derniers jours je ne sais pas vraiment comment me comporter avec elle, ça me dépasse un peu. C’est un crève-cœur de la voir dans cet état et je n’ai qu’une hâte : Qu’elle retrouve un sentiment de sécurité, chose qui n’arrivera qu’à la maison, et quand elle sera dans les bras de son père. Ce sentiment d’impuissance qui me colle à la peau n’est clairement pas facile à encaisser mais … Je fais ce que je peux. J’essaie d’être là.

Sursaut. J’en connais un qui a encore failli se manger un coup de coude réflexe mais qui a l’habitude à présent. Un sourire étire mes lèvres dès l’instant où je réalise de qui il s’agit, chose qui ne m’a pris que quelques centièmes de seconde évidemment.

« Tu n’comptais pas partir sans me dire au revoir quand même. »
« En fait si, totalement. J’me suis dit que c’était le moment idéal pour me barrer en douce et plus jamais te donner de nouvelles. »


Je me retourne et me laisse aller dans ses bras, appréciant toujours autant le goût de ses lèvres que je pourrais passer des heures à embrasser. C’est la première fois qu’on va être séparés depuis qu’on est ensemble … ça fait un peu bizarre, je l’admets, mais ça ne m’inquiète pas plus que ça. Surtout que ça ne va pas durer deux semaines …

« J’veux pas te draguer encore une fois mais va falloir que tu m’file ton numéro. J’voudrais pas que certaines parties de moi te manque un peu trop… »
« Chuuut ! Pas d’vant Charleen ! »
« Et j’veux pas passer deux semaines sans voir les tiennes non plus. »
« Bah tiens. J’te préviens, on fera rien chez mes parents. »


Je glousse … comme une gourde, une gourde amoureuse. Chut.

« Pas moyen que j’te laisse te balader devant moi sans en profiter Vargas. Dépêche-toi d’arriver. »

Ces mots ils sont prononcés dans son oreilles, alors que mes bras enroulent sa taille, pour ne pas que Charleen les entende. Hey ! Un peu de pudeur n’a jamais tué personne et puis … C’est ma petite sœur, que je considère comme une enfant innocente alors … Bref. Quelques paroles échangées, un dernier baiser, il s’éloigne …

« Hey, Gaucho. »

… mais stoppe et se retourne.

« Je sais que Maxime est là mais si jamais t’as besoin tu sais où me trouver. »

Il sait à quoi je fais référence.

« D’ailleurs, j’ai un arrangement avec elle. Elle a autorisation de tirer à vue si jamais n’importe quelle grognasse essaie de te mettre le grappin dessus. Bye bye Amor ! »

Je bats des cils et agite ma main à outrance, totalement dans le personnage de la petite amie psychopathe qui va le harceler et lui taper des crises de jalousie atroce pendant deux semaines, au téléphone. A présent c’est notre tour de partir, j’attrape donc la main de Charleen et …

« T’es prête ? »

… On rentre à la maison.

Vendredi 17 Avril 2015 – Dans la matinée

« Joyeux anniversaire ma chérie. »
« Merci Maman. »


J’aimerai que toutes les journées commencent comme celle-ci … Un câlin de ma maman, comme quand j’étais petite, et un chocolat chaud énorme qui m’attend sur la table avec des tartines … J’ai l’impression de faire un bond dans le passé, comme quand tout était simple, doux … Alors j’en profite, je la serre fort contre moi et inspire son odeur rassurante. Ça fait quelques jours qu’on est là, ça été un profond soulagement de mettre les pieds dans cette maison, dans celle de Papa, de les retrouver tous, et la routine s’est installée comme si rien ne s’était passé ou presque. Il y a eu une discussion, plusieurs même, mais aujourd’hui tout le monde presse sur pause. Maman a pris sa journée, Papa aussi, idem pour Peter, et c’est en famille qu’on va la passer. La famille ça inclus Peter, qui se tient là à côté de Maman et qui pose une main sur mon bras.

« 20 ans … Et bien, ça pousse tout ça dis donc. L’âge de la raison ? »
« Hum … Je ne sais pas s’il faut vraiment baser tes espoirs là-dessus Peter. »


Sourire taquin.
Sourire tranquille et entendu.
Sourire concerné.

« Mais rassure toi, ta fille est bien plus sage que moi. »

Il baisse le regarde une seconde, je crois qu’on se comprend sans se parler mais l’instant d’après son sourire est de retour et il dépose un baiser sur ma joue.

« Joyeux anniversaire Riley. »
« Merci beaucoup. »


Je lui rends cette bise, l’enserrant un peu de mon bas comme pour marquer le contact et prends finalement place à table pour le petit déjeuner qu’on va partager tous les quatre. Charleen vient de se lever, je sais qu’elle hésitera avant de manger, mais je sais aussi qu’on est là tous les trois pour l’aider. Je ne sais pas si elle aura la force de reprendre le chemin de l’école mais une chose est sure, jamais je ne l’y obligerai ou l’encouragerai en ce sens. C’est sa décision, je la respecterai.

~*~

Douchée, habillée, préparée et prête à lever le camp ! Cheveux détachés, secs mais ondulés, j’ai mis ma robe à fleur qui m’arrive juste au-dessus des genoux, un peu volante, un gilet, un trench par-dessus histoire de ne pas choper la grippe et des ballerines. Oui, on est en Ecosse, il fait froid, et alors ?

« Vous savez à quelle heure Papa arrive ? »
« Vers 11h30 je crois, il ramène le plat principal. »
« Son rôti de bœuf avec la sauce de grand-mère ? »
« Tout à fait Mademoiselle ! »
« Ouiiii ! Hum, miam ! Trop hâte. »


Il ramène son rôti à tomber par terre, et Lukas. Passer un de mes anniversaires sans Lukas ? Inenvisageable, bien évidemment. Idem pour Kezabel qui doit arriver en fin de matinée elle aussi.

« Bon aller, j’y vais, il doit m’attendre. A tout à l’heure ! »

Il ? Mateo. Aujourd’hui c’est le grand jour et je sais que de nous deux je suis clairement la moins stressée. On a échangé quelques messages hier soir, dont je tairais le contenu pour certains parce que c’est privé ! Mais j’ai vraiment hâte de le retrouver même si c’est pour le jeter dans la fosse aux lions. On en a discuté avec Maman et Papa, je leur ai déjà peint son portrait mais compte bien le laisser faire le reste. Est-ce que j’ai confiance ? Disons que je n’envisage pas spécialement de scenario tout tracé, on verra ce que ça donne sur place et puis c’est tout. Il y a une chose dont je suis certaine en tout cas c’est que mes parents m’aiment et qu’ils ne veulent que mon bien. Si mon bien passe par Mateo – et c’est le cas – alors ils accepteront. J’appréhende un peu certaines choses, je sais que Maman ne voit pas d’un très bon œil le casier judiciaire de mon Argentin mais en tant qu’avocate je ne pouvais pas en attendre plus de sa part.
Bref ! C’est l’heure et je ne tiens plus en place. Un bisou sur la joue de chacun, un sourire à l’adresse de Charleen qui m’encourage silencieusement, et je claque la porte derrière moi direction le point de rendez-vous.

A pieds, il me faut une dizaine de minutes pour rejoindre le café auquel il est installé et bien évidemment, comme à ma bonne vieille habitude, même si je meurs d’envie de lui sauter au cou parce qu’il m’a trop manqué même si ça ne fait que quatre jours … Ahum … Bref, je prends le temps d’arriver en douce et de me pointer, l’air de rien, très sérieuse …

« Bonjour, c’est bien ici le tournage pour la nouvelle pub Hugo Boss ? »

Mon sérieux, je n’arrive à le garder que trois secondes à tout casser mais je m’en moque, l’effet de surprise est réussi et la seconde d’après je m’assoie sur ses genoux sans m’occuper du reste ni des autres, passe mes bras autour de son cou et le serre contre moi pour m’imprégner de sa présence. Oui mon cœur bat comme celui d’une midinette mais je m’en fous ! Je suis contente de le revoir.

« T’es pas bien de te balader habillé comme ça dans la rue ? »

Un bisou sur la joue, ensuite c’est ma main qui s’y pose et cette fois ce sont ses lèvres que je cherche et trouve en douceur.

« Bonjour. »

Ma main attrape ensuite le col de sa chemise et je l’observe comme je peux alors qu’il se retrouve coincé avec un colis surprise sur les genoux depuis quelques secondes maintenant.

« T’es beau comme ça, j’vais pas te laisser repartir ça c’est sûr. »

Nouveau bisou sur la joue, mon sourire ne me quitte pas, mes bras repasse autour de son cou et je suis presque sure d’avoir couiné …

« Le répète à personne mais tu m’as manqué. »

Juste un murmure, là, dans son oreille, alors que je le serre encore plus fort. Le garçon se pointe, je ne bouge pas des genoux de Mateo mais me détache un peu de lui et adresse un sourire au pauvre homme qui a l’air un peu mal à l’aise.

« La même chose s’il vous plait. Merci. »

Peut-être qu’il n’ose pas déranger les retrouvailles de deux jeunes amoureux … Tu es si cruche Riley, c’est beau … Mais non je ne compte pas changer de place si jamais vous vous posez la question. Le type repart, il reviendra dans quelques minutes avec un café et en attendant je profite de mon Gaucho sur qui toute mon attention est à nouveau focalisée à présent.

« T’as l’air incroyablement stressé mais paradoxalement très serein, ça me fait plaisir de te voir comme ça. »

Je sais pourquoi il est stressé, tout comme je sais pourquoi il est serein.

« Pas pour le côté stressé hein ! Je suis une peau de vache mais quand même pas à ce point-là. Même si ça te rend incroyablement mignon. »

Là, clairement, je le taquine et exagère, à deux doigts de lui pincer la joue. Je fini par me relever pour m’assoir sur la chaise à côté de la sienne, pas trop loin mais suffisamment à distance pour qu’on soit l’un en face de l’autre. Ma main vient se poser sur la sienne en douceur alors que je remets une mèche de mes cheveux derrière mon oreille avec l’autre.

« Raconte-moi. »

Minute papillon !

« Hum ! Attends, avant que j’oublie. »

C’est l’illumination ! J’te fatigue déjà à bouger tout le temps comme ça, n’est-ce pas ? C’est pas grave. Tu m’aimes comme ça, je le sais. Je me relève donc, le contourne pour attraper le sac que j’avais en arrivant et que j’ai laissé derrière sa chaise sans trop y faire attention, me rassoie et lui temps un paquet cadeau, déjà entrain de me dandiner, excitée comme une puce.

« Joyeux Anniversaire Gaucho. »

C’était le 8 avril, je lui ai souhaité le jour même bien sûr mais avec Charleen a l’infirmerie … Disons que je n’ai pas vraiment pris le temps de me concentrer sur autre chose qu’elle. Ensuite, on a quitté Poudlard mais hors de question que je passe à côté de ça. En réalité, il y a deux paquets, mais je garde le second en réserve le temps qu’il ouvre le premier … qui contient trois chemises noires à sa taille mais surtout un message subliminal et en l’occurrence, une blague. Dès qu’il comprend l’allusion j’éclate de rire. Il a parfaitement compris à quoi je faisais référence, à cette promesse que je lui ai faite de bruler sa chemise noire, celle qui me rend folle, qui n’est pas celle qu’il porte aujourd’hui puisqu’elle semble neuve – toute aussi efficace soit dit en passant. Comme ça il en aura de rechange … Parce qu’on sait très bien tous les deux que des pétages de plombs je n’en aurai pas qu’un seul …
Je fini par lui tendre le deuxième paquet, une fois calmée, plus tranquillement donc. Dans celui-ci se trouve un livre sur le thème du tatouage, les différentes méthodes, l’histoire, et pleins d’autres informations potentiellement utiles et intéressantes. Un cadeau que j’espère personnalisé et qui lui plaira mais si c’est un flop, ça n’est pas grave. On ne se connait pas encore par cœur et puis surtout … Tout ça c’est matériel, ça n’a pas d’importance.

« C’est pas grand-chose mais … J’me suis dit que ça te plairait. Si c’est pas le cas j’peux toujours l’échanger, t’en fais pas. J’me vexerai pas. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 979
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Lun 13 Juin 2016 - 11:15

Glasgow. C'est pas l'endroit le plus chaud de la planète mais si je n'avais pas ce "stress" sur les épaules, je pourrais presque pleinement apprécier cette douce chaleur qui me caresse la peau alors que je suis entrain de boire un café en terrasse. J'attends Riley, le plus patiemment possible et lunettes de soleil vissées sur le visage, je scrute mon environnement. Femmes, hommes, enfants, personnes âgées, peut importe, j'observe le décors, le monde qui m'entoure et je prends conscience à quel point ce dernier me parait moins terne depuis que j'ai revu mes parents. Tout me paraît plus simple, plus colorés et moins prise de tête.
J’aurai aimé en dire autant pour Maxime… mais visiblement, même si à terme la situation finira certainement par s’arranger, je n’suis pas certain qu’elle soit au meilleur de sa forme en cet instant.
Téléphone portable en main, je check les textos. Sait-on jamais qu’elle m’appelle de nouveau à l’aide… J’suis content pour cette histoire avec Dean, content qu’elle ait pu retrouver celui qui flinguait toute sa vie par son absence, la seule chose à faire maintenant est de l’acceptée et ça, elle y arrivera. Elle a en a vue des pires, faut simplement lui laisser un peu de temps.

- Bonjour, c’est bien ici le tournage pour la nouvelle pub Hugo Boss ?

Je me redresse et me retourne pour me prendre l’effet d’un coup de poing au ventre. Un quart de seconde et Riley est déjà assise sur mes genoux pour me serrer contre elle, étreinte que je lui rend avec la même force.

- C’est ici et vous êtes actuellement assise sur la star de la firme.

Je glisse lentement mon nez dans son cou dont j’en respire le parfum, sourire aux lèvres. Ca ne fait que… quoi, allez, trois jours que je ne l’ai pas vu ? Et je prends conscience qu’il est bon de l’avoir contre soi, près de soi.
Encore mieux si ça peut se passer à l’extérieur du château et j’avoue que dans un contexte pareil, j’ai la sensation que tous ressentis se décuple en masse. Une sorte de liberté qui vous pète tous les cadenas de votre inconscient.

- T’es pas bien de te balader habillé comme ça dans la rue ?
- J’avais peur que tu n’me reconnaisse pas sans mon sex-appeal.

Et on en parle de ta tenue ? De ta robe ? Y a pas une ruelle tranquille dans le coin ?
Non parce qu’être aussi jolie et attirante, ça devrait interdit.
Ou pas.

Je lui rends son baiser avec la même douceur, une chaleur apaisante m’enveloppe. Je crois que je me suis rarement senti aussi bien entre les retrouvailles de mes parents, les quelques jours avec Maxime auprès de ma famille et retrouver Riley aujourd’hui… J’aurai jamais cru dire ça un jour mais j’me sens comblé.

- Bonjour.
- Hola, amor.

Je sors le grand jeu, retrouvailles avec la famille oblige, mon accent ressort légèrement et rend mon espagnol encore plus prononcé.
Je ramène mes lunettes sur ma tête histoire de pouvoir la regarder correctement alors qu’elle est entrain de regarder ma chemise, les yeux brillants.

- T’es beau comme ça, j’vais pas te laisser repartir ça c’est sûr.
- Merci, mes yeux glissent sur sa robe, de sa poitrine à ses jambes. Et moi, je n’vais pas pouvoir m’empêcher de kidnapper une femme aussi jolie. Et en plus, j’demande même pas de rançon.

C’est beau ce romantisme.
C’est l’effet soleil et café. Rien à voir, j’vous emmerdes.

Elle m’agrippe de nouveau entre ses bras, les miens s’enroulent dans son dos et je glisse un baiser dans son cou, puis sur sa mâchoire avec, je l’admets, le pure plaisir de la sentir mais aussi d’attiser certaines choses quand on ne s’est pas touché depuis trois jours.
Eh, pour un mec comme moi, ça paraît énorme.

- Le répète à personne mais tu m’as manqué.

Mes lèvres glissent près de son oreille et je lâche, avec le même murmure.

- Toi aussi.

Je ne pensais pas que les choses pourraient devenir si simples même si j’ai encore du mal à m’exprimer parce que j’suis un manche et gauche comme pas deux. Mais l’instant qui se déroule me semblerait presque hors du temps, un truc que je ne pensais pas connaitre, qui n’était clairement pas fait pour moi. Le gars que j’étais il y a un an se serait foutu de la gueule de ce couple qui se câline et qui se susurre des trucs doucement con. Le mec que j’suis aujourd’hui y prend goût et prend conscience à quel point cette nana le rend heureux et serein. Ca ne change rien à ce que je suis, ça ne change rien au fait que je continuerais probablement à faire mille et une connerie avec Maxime, ca ne change rien au fait que je me prendrais certainement d’autre cuite avec Enzo mais ça change la vision que j’avais de ma vie et d’un probable futur que j’ai toujours imaginé très court.

Riley est entrain de passer commande, adresse un haussement d’épaule au serveur comme pour lui dire « Promis, on essaie de pas faire ça sur la table, devant tout le monde » et détourne mon attention sur Riley.

- T’as l’air incroyablement stressé mais paradoxalement très serein, ça me fait plaisir de te voir comme ça. Pas pour le côté stressé hein ! Je suis une peau de vache mais quand même pas à ce point-là. Même si ça te rend incroyablement mignon.

Dès lors qu’elle me rappelle le pourquoi je suis ici, mon cœur me tombe dans l’estomac. Son arrivé, ses retrouvailles, m’ont fait perdre le fil de ma venue : Ses parents. Enfin, son anniversaire. Qui est aujourd’hui et j’lui ai toujours pas souhaité parce qu’elle ne m’a pas laissé en placer une mais c’est une habitude à prendre lorsque nous sommes en compagnie de Mlle Jenkins.

- J’suis pas stressé. Menteur. Et j’suis complètement serein. Egocentrique. Je suis le gendre idéal, c’est pas une nouveauté.

Grosse blague. J’ai des nœuds à l’estomac, j’ai le cœur qui tambourine comme un fou furieux à l’idée de rencontrer sa mère. C’est même pas son père qui me met le plus en doute mais bien sa mère avocate qui, et ça j’en suis foutrement certain, a déjà été voir mon dossier juridique aussi long que sa carrière.
Respire vieux. Reste toi-même.

Riley descend de mes genoux avant de venir s’assoir à côté de moi alors que je me rapproche de la table. Je prends sa main dans la mienne, bois ma dernière gorgée de café et dépose mes lunettes de soleil sur la table.

- Raconte-moi. J’ouvre la bouche, je sais ce qu’elle attend de savoir et je m’apprête à lui raconter, bien plus léger que je ne l’aurai cru. Hum ! Attends, avant que j’oublie. Je me ravise, ferme la bouche et fronce les sourcils en la regardant s’agiter un peu dans tous les sens. En un claquement de doigts elle se rassoie, me fil un paquet cadeau… Un paquet cadeau ? Joyeux Anniversaire Gaucho.

Je la regarde, sincèrement surpris. Je ne m’attendais pas à ça et à vrai dire, je n’attendais même rien pour cet anniversaire qui tombait salement au mauvais moment. Deux jours après les empoisonnements, on a quand même connu mieux en termes de fête pour son anniversaire. Surtout avec Charleen à l’infirmerie, l’ambiance en générale…
J’me sens con, n’ose pas prendre le paquet tout de suite mais finit par le faire, sourire aux lèvres mais mal à l’aise. J’ai pas l’habitude de ce genre de truc, ça m’rends toujours un peu nerveux.

Je finis par l’ouvrir et découvre une boîte avec trois chemises noires. Il me faut que quelques secondes pour comprendre et de ricaner, sincèrement amusé.

- J’espère que tu as fait en sorte à ce que les boutons soit plus résistants que les précédentes…

Grosse allusion au fait que, lorsque Riley est prise dans le tourbillon d’un désir que je déclenche souvent par fourberie et qu’elle n’a pas envie de « perdre de temps » à défaire une chemise bouton par bouton, la plupart de mes chemises se retrouvent sans attache après… ‘fin bref. J’vais pas non plus faire un dessin.

- Merci. Je m’apprête à l’embrasser pour lui dire merci mais me retrouve de nouveau prit de court par … un deuxième paquet. Ah, c’est pas fini ? C’est Noël ?

Je la taquine mais c’est surtout pour camoufler le nouveau malaise qui me gagne, ma main glisse dans mes cheveux et je prends le deuxième paquet entre mes doigts. Plus lourd que le précédent mais plus petit. J’ouvre le papier…

- C’est pas grand-chose mais … J’me suis dit que ça te plairait. Si c’est pas le cas j’peux toujours l’échanger, t’en fais pas. J’me vexerai pas.

Je glisse mes yeux sur la couverture extrêmement bien foutu mais surtout qui attire l’œil, le séduit et mon esprit lui-même est entrain de s’imaginer entrain de graver sur la peau d’autres personnes ces images, ces dessins qui sont incroyablement expressif.
Qui aurait cru que je puisse être aussi sensible à cette forme d’art ? Qui aurait même pu croire qu’un jour je serais aussi curieux et heureux à ce qu’on m’offre un bouquin ? Riley a visé juste et j’en suis agréablement surprit avant de prendre conscience que si elle a su viser juste, c’est peut-être pas mon cas avec ce qui se trouve dans la poche de mon jean. D’un coup, j’crains à ce que j’ai foiré mon coup et que mes cadeaux soient complètement… à la ramasse.

Je me recentre sur ce que je tiens entre les mains et mon sourire est toujours là, sincèrement content de ce qu’elle m’a offert. Et je le lui montre en glissant une main sur sa nuque pour l’attirer en douceur vers moi et l’embrasse lentement, tendrement, prend mon temps me foutant complètement du monde autour de moi, de ceux qui nous regarde ou qui ne le font pas, puisqu’en cet instant il n’y a qu’elle.

- C’est parfait, merci beaucoup amor. J’esquisse un sourire et dépose une dernière fois mes lèvres sur les siennes en reprenant face à moi le livre de tatouage. C’est con, j’vais être obligé de m’en refaire d’autre avec ça. Ca m’donnerait presque envie d’y aller demain.

Presque ? J’suis juste pas entrain de préciser que, finalement, j’irai très certainement demain me faire tatouer pour la énième fois un morceau de peau non recouverte. Ou peut-être avant de reprendre les cours histoire de pouvoir profiter du soleil.

- Et j’fais quoi pour la chemise ? J’me change ou tu préfères n’prendre aucun risque ? Ça ferait désordre chez tes parents.

Sourire de lover, j’en joue terriblement et la taquine ouvertement. Et encore une fois, c’est pour oublier ma propre angoisse. Parce que l’heure tourne et qu’après avoir discuté un peu, on ne tardera sûrement pas à prendre le chemin de son chez elle.
Fais chier, j’aime pas être aussi nerveux, c’est complètement con.

- Désolé, j’suis toujours un peu mal à l’aise avec les cadeaux. J’ai pas l’habitude. Nouvelle main dans les cheveux. J’suis impressionné de voir à quel point tu as visé juste. C’est moi ou j’suis plus du tout l’homme mystérieux et sexy que j’étais au tout début ?

De nouveau, de l’autodérision comme à mes habitudes. Le serveur arrive avec deux cafés, j’ai pas le souvenir de lui en avoir demandé un mais j’ai l’impression que ce garçon est foutrement perturbé parce qu’il voit. Quoi, c’est ma meuf qui t’mets dans cet état ou quoi ?
Je cligne des yeux, Riley s’occupe de la communication pour moi, c’est-à-dire de lui dire merci, au revoir, bisou et ma concentration revient vers elle.

- Ca s’est bien passé. Je passe du coq à l’âne, suivant du regard le serveur qui s’efface au sein même du café. Avec mes parents je veux dire. J’avais raison sur au moins un point : Mon hibou n’est jamais arrivé à destination. Sûrement mort en route. Il est grognon mais il est cool, ça m’emmerde un peu.

Niveau expression des sentiments, on peut faire mieux, je sais, mais j’suis comme ça, j’y suis pour rien. En réalité, ça me fait vraiment chier. J’l’aimais bien cette bestiole, d’autant plus que je l’avais depuis mes premières années de cours. Je joue avec le petit sucre enveloppé dans son papier en le manipulant entre mes doigts avant de poursuivre.

- Ils étaient contents de me voir. J’ai toujours cru que mon père allait être tellement en pétard que j’allais m’en manger une en rentrant mais finalement, non. J’ai le sourire et j’m’en rends pas compte, les revoir a été un véritable bol d’air frais, sans parler de leur réaction dont celle de ma mère qui était au-delà de mes espérances. Ca me fait du bien de les avoir revu. J’comprends pas pourquoi je l’ai pas fait avant.

Les choses auraient pu être moins compliquées si j’avais arrêté de jouer au con depuis plus longtemps qu’aujourd’hui même si je sais que ça ne changera rien de penser comme ça. Le plus important c’est que tout ce soit arrangé et que nous sommes maintenant au clair avec à peu près tout.
Je bois une gorgée de café et esquisse un sourire.

- Et avant te demander comme ça s’est passé de ton côté et que tu crois que je t’ai oublié avec tout ça… Je plonge la main dans la poche de mon jean et en sort une petite boite puis sort de sous la table un autre paquet de taille moyenne. Je les mélange derrière mon dos, sans la lâcher du regard avant de lui demander, Gauche ou droite ?

Je la laisse réfléchir pour faire son choix qui la portera soit vers la droite où se trouve le plus petit paquet contenant un double bracelet en vrai cuir. Rien d’extraordinaire, quelque chose de très simple, mais elle qui m’appelle en permanence Gaucho apprendra que ces derniers sont expert en ce qui concerne le cuir et qu’ils en font un tas de choses. Dont des bracelets.
Donc, soit vers la droite, soit vers la gauche qui, elle, dissimule le paquet qui contient un attrape-rêve. Rien de très original dit comme ça, je sais merci. Mais j’ai pas été n’importe où pour aller le chercher et je l’ai même fait personnaliser avec ses couleurs favorites mais surtout, j’y ai fait mettre plusieurs petites pierres à la place des perles dont une plus grosse en son centre. La rhodochrosite, pierre typique d’argentine qui chasse les peurs et les cauchemars…

Je n’sais pas si mes cadeaux seront aussi judicieux que les siens mais ça se tente. Et j’ai de toute façon pas le choix que d’attendre de voir qu’elle sera sa réaction.
Et ça aussi, ça m’rend foutrement nerveux.

Elle finit par choisir, je lui tends l’un des paquets.

- Joyeux anniversaire. J’esquisse un sourire tendre avant d’enchainer. Tu auras le deuxième que si je survis à la rencontre avec tes parents.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 8044
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Lun 20 Juin 2016 - 11:08

Je crois que jamais je n'ai imaginé que quelque chose comme ça puisse m'arriver. Je n'y pensais pas, je ne m'y attendais pas, j'adorais ma vie comme elle était et puis … Parfois il se passe des choses, vous croisez des chemins et tout change. Non, tout n'a pas changé, ça n'est pas vrai. J'avais déjà tout pour être heureuse même si parfois le monde peut s'avérer vraiment moche, c'est peu de le dire. Des parents en bonne santé, qui ont fini par se réconcilier et parvenir à une nouvelle relation apaisée, un beau-père absolument adorable, une petite sœur que j'ai enfin accepté et que j'adore, que j'espère pouvoir aider à aller mieux – peu importe si ça se fait rapidement ou pas. Des amis supers, une meilleure amie … qui se trouve être mon âme sœur plus qu'une amie. Et puis maintenant, lui, Mateo. Aujourd'hui j'ai 20 ans, personne ne sait de quoi demain sera fait et personne ici n'a prévu de se projeter dans l'avenir mais si je fais le compte, je n'ai pas le souvenir d'avoir espéré ressentir tout ce que je ressens aujourd'hui. Ce garçon apporte quelque chose à ma vie, en sa présence je me sens légère, heureuse, parfois hystérique certes mais … Je me considère extrêmement chanceuse quand je vois à quoi ressemble ma vie aujourd'hui. Je n'ai rien à demander de plus, sincèrement. Surtout pas quand tous ces gens que j'aime se trouvent être réunis comme ça va être le cas dans peu de temps.

Voilà, je voulais souligner tout ça, c'est chose faite. Maintenant on passe aux choses sérieuses ! Je plaisante, ça va, même si ce qui est entrain de se passer est à mon sens … Non, ça n'est pas le terme sérieux que j'emploierai, mais ça n'a pas la moindre espèce d'importance. Je ne suis pas stressée, il n'empêche que je ne sais pas trop sur quel pied danser devant son air surpris … Bonne pioche ? Mauvaise pioche ? Les chemises, ça tape dans le mile et … Oui, clairement, j'ai déjà hâte de les tester ! Hey ! On ne s'est pas touché depuis quatre jours, c'est super long ! Sa peau me manque, si je m'écoutais je n'aurai pas lâché ses lèvres mais chaque chose en son temps et puis surtout, on est quand même en pleine rue, il y a du monde partout. Un peu de pudeur, ça n'a jamais tué personne.
Le livre … Il l'observe, le détail, et je n'arrive pas tellement à déchiffrer ce qu'il peut bien en penser alors j'attends, patiente – ça m'arrive – et le laisse prendre connaissance de l'objet sans rien dire. Il sourit, sans rien dire mais il sourit, c'est plutôt bon signe, non ? Je me serais contenté de ça, j'aurai accepté qu'il me fasse comprendre d'une manière ou d'une autre que ça n'était pas forcément quelque chose qui le transcende, mais quand il enroule ses doigts autour de ma nuque, en douceur, et qu'il m'embrasse, mes yeux se ferment immédiatement et le reste du monde cesse d'exister. Ma main se pose sur sa joue, le temps se suspend quelques secondes et quand il s'écarte, un sourire étire mes lèvres. Je ne me lasserai jamais de ça ...

« C’est parfait, merci beaucoup amor. »

Encore un baiser, s'il continue je fonds sur place. Est ce qu'on parle des papillons qui s'envolent dans mon ventre chaque fois qu'il m'appelle Amor ? Son accent me rend folle, clairement. J'y suis complètement accro à mon Hidalgo.

« C’est con, j’vais être obligé de m’en refaire d’autre avec ça. Ca m’donnerait presque envie d’y aller demain. »
« Owiiii ! Mon prénom dans un cœur !!! »


Dit-elle en tapant dans ses mains, affichant un air de cruche notoire sur son visage. Évidemment que je ne suis pas sérieuse, mais j'aime abuser de ça, quitte à lui faire quelques frayeurs parfois … En réalité c'est encore meilleur quand il ne sait pas si je suis sérieuse ou pas mais comme il me connait de mieux en mieux ça devient plus compliqué de semer le doute chez lui. Pas de problème ! Je suis prête à redoubler d'effort ! Et il me donnerait presque envie avec ses tatouages … Le fait qu'il s'en fasse un autre, ou même plusieurs si ça lui chante, et quand bien même je n'ai pas mon mot à dire sur la question puisque c'est son corps et qu'il en fait ce qu'il veut, ça ne me pose aucun problème. Ça lui va bien, c'est … sa personnalité, un moyen de s'exprimer je pense. Parfois, souvent en fait, je m'amuse à en tracer tous les contours avec mon index. Ce sont des moments que j'adore, surtout quand ça le fait sursauter parce que ça chatouille. En général ça se fini en bagarre et ça aussi j'adore.

« Et j’fais quoi pour la chemise ? J’me change ou tu préfères n’prendre aucun risque ? Ça ferait désordre chez tes parents. »
« Mets la de côté pour plus tard. »


La réponse est plutôt ferme et catégorique, immédiate, alors qu'il arbore un air sur de lui qui ferait tourner bien des têtes. Je sais qu'il en joue et même si ça me donne envie de le lui arracher cet air, je ne nierai pas qu'il me fait quand même de l'effet. Tout ça pour dire que j'ai hâte qu'on se retrouve tous les deux et j'ai soudainement envie qu'il me kidnappe et qu'on disparaisse sans laisser de trace pour passer ne serait-ce que quelques heures rien que lui et moi. Sur une île déserte.

« Désolé, j’suis toujours un peu mal à l’aise avec les cadeaux. J’ai pas l’habitude. J’suis impressionné de voir à quel point tu as visé juste. C’est moi ou j’suis plus du tout l’homme mystérieux et sexy que j’étais au tout début ? »
« Les femmes ont un sixième sens, c'est pour ça. »


Air sérieux. Une seconde, deux secondes … sourire en coin.

« T'en fais pas, t'as absolument rien perdu de ton sex-appeal Monsieur le vendeur de Tacos et si tu veux tout savoir, j'ai mis du temps avant de trouver un truc que je pensais a peu prêt convenable, qui serait susceptible de taper dans le mile ou au moins pas trop loin. »

Je le répète, tout ça c'est matériel, je ne pense vraiment pas que ça soit le plus important. Ce qui compte c'est le geste, il y a pleins de façon de faire plaisir aux personnes qu'on aime, a qui on tient, et c'est ça le plus important. Quant à son mystère, bien sur qu'il en a perdu une part puisqu'on s'est beaucoup ouvert l'un à l'autre ces derniers temps et que par la force des choses on se connait chaque jour un peu mieux mais sincèrement, ça ne le rend pas moins attirant pour autant. Bien au contraire.
Intrusion dans le périmètre ! J'en avais oublié le reste du monde, je l'avoue, et donc le garçon qui vient de nous apporter deux cafés. Je lui offre un grand sourire et le remercie, je crois qu'il est un peu mal à l'aise avec nous et ça me fait rire en réalité. Bien sur comme je suis une punaise j'en joue et lui adresse un sourire qui le ferait presque rougir avant de me souvenir que Mateo est probablement le type le plus jaloux de la terre et que si c'était une femme et qu'il faisait la même chose j'aurai probablement déjà crevé les yeux de cette greluche au moins trois fois dans ma tête. Et les siens, à lui, au passage.

Je suis entrain de mettre du sucre dans ma tasse quand la conversation reprend, mon attention se focalise complètement sur lui à nouveau.

« Ca s’est bien passé. Avec mes parents je veux dire. J’avais raison sur au moins un point : Mon hibou n’est jamais arrivé à destination. Sûrement mort en route. Il est grognon mais il est cool, ça m’emmerde un peu. »

Première gorgée, je hoche la tête, attentive. Je connais les grandes lignes, on a eu l'occasion d'échanger un peu par message ces derniers jours même si chacun a profité des retrouvailles familiales de son côté. C'est bien plus fort du sien, pour des raisons plus qu'évidentes, mais ça ne sert à rien de comparer ce qui n'est pas comparable. Une chose est sure en tout cas, je suis vraiment heureuse pour lui, qu'il ait pu renouer avec eux. Je fais partie de ceux qui considèrent la famille comme une notion très importante et … Son attitude parle d'elle même, ça saute aux yeux qu'il est bien plus serein qu'il ne l'était seulement quelques jours auparavant.

« Ils étaient contents de me voir. J’ai toujours cru que mon père allait être tellement en pétard que j’allais m’en manger une en rentrant mais finalement, non. Ca me fait du bien de les avoir revu. J’comprends pas pourquoi je l’ai pas fait avant. »

Je ne ferais pas de commentaire, il sait déjà ce que je pense de tout ça, à savoir qu'il avait peut-être besoin de temps et que de toute façon personne n'a le droit de juger si ce n'est lui même ou ses parents. Tout ce qui compte, c'est qu'ils se soient retrouvés. D'après ce qu'il a pu m'en raconter, ils ont l'air d'être des personnes … Entières, de bonnes personnes. Je me garderai bien de le dire mais j'ai une pensée pour Camélia, je me dis qu'elle doit être heureuse de voir ça, d'où elle se trouve.

« Et avant te demander comme ça s’est passé de ton côté et que tu crois que je t’ai oublié avec tout ça… »

Il farfouille je ne sais trop quoi, je fronce les sourcils.

« Qu'est c'que tu fabriques Vargas ? »
« Gauche ou droite ? »


Ses mains sont planquées derrière son dos, j'ai soudainement quatre ans alors que je réalise et que les connexions se remettent en place dans mon cerveau. Grand sourire surexcité, je me dandine sur ma chaise et croises mes mains sous mon menton en réfléchissant l'espace de quelques secondes. Comme si ça servait à quelque chose de peser le pour et le contre quand le hasard mène le jeu … Je pince les lèvres, regarde son bras gauche, puis le droit, avant de relever les yeux vers lui et de finalement me prononcer.

« Hum … Droite ! »

Il tend la main vers moi, je constate qu'il s'agit du petit paquet qu'il a sorti de sa poche. Et ce qu'il a devant lui en cet instant c'est une gamine qui ne tient pas en place … Je vais essayer de ne pas te faire honte ! Non, en fait, je m'en tape complètement de te faire honte tout simplement parce que je m'en moque royalement du regard des autres, qu'ils n'existent de toute façon absolument pas.

« Joyeux anniversaire. Tu auras le deuxième que si je survis à la rencontre avec tes parents. »
« Pas grave, j'irai fouiller tes poches quand tu seras étendu sur le pavé. »


Et le pire, c'est que cette phrase est prononcée sur un ton magistralement sérieux. Je ne le pense pas, évidemment, mais même si c'est de l'humour, c'est sorti tellement spontanément que ça pourrait presque faire peur.

« Merci Gaucho. »

Sourire plus calme, bisou sur sa joue, et j'ouvre l'écrin – Tu me demandes en mariage ? Ça va, je plaisante !

« Anh il est trop beau ! »

L'avantage en ce qui me concerne c'est que mon visage et mes réactions en général reflète immédiatement et sincèrement tout ce que je pense. Tout est spontané chez moi, je ne peux pas cacher ce que je ressens, alors ce cri de … d'appréciation ? Il est plus que sincère. J'aime ce que je vois, c'est peu de le dire. Un double bracelet, fait dans ce qui semble être du cuir, simple. La simplicité, c'est exactement ce que j'aime. Le bracelet que je partage avec Keza l'est, celui que Dimitri m'a fabriqué pour accroché la pierre magique l'est aussi, et celui-là … Non sans parler du fait qu'il représente forcément quelque chose de spécial puisqu'il vient de Mateo, je le trouve vraiment magnifique. Tellement magnifique que je le sors déjà de la boite et le pose sur mon poignet pour l'attacher … Chose que je n'arrive pas à faire donc je commence à m'énerver mais me résigner à tendre le bras vers lui en exposant toutes mes dents dans un semblant de sourire crispé qui veut dire : T'as vu, je prends sur moi pour ne pas tout faire péter parce que je m'énerve toute seule pour rien et je demande de l'aide. Il se marre, je grimace pour la forme, et trois secondes plus tard je lève un peu plus le bras pour admirer le résultat. Je ne suis peut-être pas la fille la plus féminine de la terre, surtout par mes attitudes, mais j'ai un truc avec les bracelets, c'est une certitude, et en ça lui aussi a tapé dans le mile.

« Il est vraiment génial, je l'adore. Merci beaucoup ! »

J'aurai pu me jeter sur lui, ça n'est pas ce que j'ai fait. J'y suis allée en douceur, autant que faire se peut quand on s'appelle Riley Sarah Jenkins, et j'ai passé mes bras autour de son cou avant de l'embrasser pour le remercier. Je n'analyse pas chaque moment, je les vis, à 100% … et celui-ci, je sais qu'il restera gravé dans ma mémoire. Ce bracelet, au même titre que celui que je partage avec Keza, au même titre que celui de Dimitri, au même titre que le collier que je porte autour du cou et qui m'a été offert par mon père, je ne l'enlèverai que si c'est vraiment nécessaire.

~*~

« Bon. Quand faut y aller ... T'es prêt ? »

Mes doigts jouent avec les siens, je lui adresse un sourire tranquille, sans en faire des caisses. On vient de passer de longues minutes à discuter, à profiter d'un peu de temps rien que tous les deux. Il m'a expliqué d'où vient le bracelet qu'il m'a offert, le rapport avec la culture Argentine, les Gauchos et j'ai écouté, passionnée par tout ça, essayant d'imaginer à quoi ce pays peut ressembler. J'ai tendance à oublier qu'il est Américain, enfin qu'il a grandi et que ses parents vivent au Texas, mais j'ai clairement le sentiment que sa véritable patrie, c'est l'Argentine. Et évidemment que ça me fait voyager et rêver quand il m'en parle.

« T'en fais pas, ils sont prévenus, s'ils sont trop relous j'passe en mode harpie et personne n'a envie de voir ça, crois-moi. »

A ma façon, même si je suis sincère dans ce que je viens de dire, j'essaie de détendre un peu l'atmosphère. De mon côté aussi le stress commence à monter un peu, c'est surement pour ça que j'enclenche le mouvement. Les cafés sont payés, le garçon salué, et c'est main dans la main qu'on marche en direction de la maison : Celle de Maman et Peter. C'est un joli quartier, tranquille et paisible, résidentiel. La maison l'est tout autant, jolie je veux dire. C'est ici que j'ai grandi, mais mon foyer c'est autant chez Papa qu'ici. On s'arrête devant la main, j'attrape les pans de sa chemise et le regarde dans les yeux avant d'embrasser sa joue. L'instant d'après, on monte les marches, sa main dans ma mienne, et j'ouvre la porte ...

« On est là ! »

Et eux aussi, naturellement. Maman nous guettais pas la fenêtre, je l'ai vu, alors bien sur ils sont déjà là tous les trois, dans le couloir de l'entrée, qui s'avère être un peu étroit pour nous cinq soit dit en passant. Si ma main lâche celle de Mateo c'est uniquement pour faire les présentation. Et je me lance.

« Maman, Papa, Peter … Je vous présente Mateo. Mateo, voilà mes parents, Moïra et David, et Peter, le père de Charleen. »

J'ai l'air détendue, naturelle, moi-même … En réalité j'ai le cœur qui tambourine dans la poitrine face à la solennité de ce qui est entrain de se passer. Lukas doit être là, sans doute avec Charleen, et Kezabel n'est pas encore arrivée puisqu'elle attend mon feu vert. C'est suffisamment oppressant comme ça, je ne voulais pas qu'il y ait trop de monde. Juste les parents, c'est bien. Et c'est Papa qui brise ce silence qui finalement n'aura duré qu'un quart de seconde. Jusqu'ici il avait les bras croisés, un air presque dur sur le visage alors que cet homme est pour moi la douceur incarnée. A présent il tend la main vers Mateo ...

« Bonjour jeune homme. »

… et garde la sienne prisonnière quand ils se la serrent ...

« J'espère que tu traites bien ma petite fille. »
« Papa ! »


Insérer ici un air outré.

« Je plaisante, ça va, calme toi ma bichette. »

Ma bichette ? Il est sérieux là … ?! Très, et il éclate de rire. Mes yeux doivent lancer des éclairs même si mon sourire ne tarde pas à venir. Je n'en attendais pas moins de lui. On en a suffisamment discuté, je ne lui ai rien caché concernant ce garçon qui est mon petit ami, mais … ce qui se passe actuellement est un énorme pas en avant.

« Enchanté Mateo, heureux de faire enfin ta connaissance. »

Je sais qu'il est sincère tout comme je pense vraiment que ça pourrait très bien coller entre ces deux là. Maintenant, autre « problème » … La Maitresse de maison aka Maitre Moïra Montgomery – bientôt Thomson … Qui détaille mon latino avec un air pincé cachant bien mal son jugement ...

« Maman ... »

C'est comme si je la sortais d'une profonde réflexion et son sourire soudain est bien trop sec pour être sincère. Elle tend néanmoins la main vers Mateo, moi je reste près de lui pour lui apporter mon soutien, faussement calme, puisqu'à l'intérieur je bouillonne. Je me doutais que ça pourrait arriver, je connais ses principes et malgré tous les efforts qu'elle veut bien consentir à faire … Il reste un délinquant à ses yeux. Je ne dis pas qu'il n'est que ça, seulement ça fait partie du tableau. J'ai quand même du lui certifier que je ne sortais pas avec lui uniquement pour la faire tourner chèvre ...

« Enchantée jeune homme. »

Nouveau sourire pincé de sa part, je perds ma patience et fonce dans le tas.

« Bon, j'vais mettre les pieds dans le plat directement comme ça, tout le monde sera dans le même bain. Oui elle a checké ton casier et fait des grimaces que je ne saurais même pas te refaire. »

Mon regard va de Mateo à ma chère Maman a qui j'offre un sourire large, très large, insistant et pleins de messages subliminaux.

« Mais elle sait aussi qu'elle peut faire confiance à sa fille quant au choix de ses fréquentations, n'est ce pas Maman ? »

Personne ici n'a envie d'assister à un conflit entre nous deux … C'est sans doute pour ça que Papa et Peter se sont – volontairement ou pas – éloignés d'un pas ou deux. La tension est palpable, néanmoins, on n'est pas au bord de l'explosion. Qu'ils se tranquillisent. On a simplement toutes les deux un fort tempérament et parfois, c'est étouffant pour les autres. Elle prend sur elle, j'en fais autant.

« Je suis … simplement concernée par ce qui se passe dans la vie de ma fille, c'est tout. Je me suis renseignée, c'est vrai. Et je vous « félicite », c'est … impressionnant pour un garçon de votre âge. »

Je l'admets, j'appréhende un peu la réaction de Mateo. Je lui fais confiance, ça n'est pas la question, mais je sais à quel point il est sanguin. Maman ne lui manque pas de respect, néanmoins, elle … souligne des faits avec certes un peu d'ironie mais quand nos regards se croisent, je comprends qu'elle se détend, alors j'en fais autant. J'esquisse un sourire, mon bras s'enroule autour de celui de l'Argentin.

« Mais aujourd'hui je ne suis pas Maitre Montgomery, je suis Moïra, la mère de cette jeune fille au tempérament qui ne sort pas de nulle part. »

Cette fois c'est un regard complice qu'on échange et quand elle se concentre à nouveau sur Mateo, c'est un sourire sans aucun préjugés qu'elle lui adresse.

« Qu'est ce que vous … Tu veux boire, Mateo ? »

D'un geste, elle nous invite tous à passer au salon. Je ne dirais pas que c'est dans la poche, mais c'est en bonne voie. Papa me fait un clin d'œil, Peter reste en retrait mais ne manque pas de saluer notre invité pour autant. Il considère peut-être qu'il n'a pas à entrer dans le « débat » mais en ce qui me concerne, il est comme … oui, comme un deuxième père pour moi alors sa présence est tout à fait normale. Et puis c'est chez lui, après tout.
Est ce que c'est l'heure de l'interrogatoire ? On est tous là pour quelques heures, bien sur ils vont lui poser des questions, peut-être qu'il leur en posera en retour, mais … J'ai le sentiment que ça va bien se passer. Alors je dépose un baiser rapide sur ses lèvres et le pousse gentiment à suivre le mouvement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 979
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Jeu 30 Juin 2016 - 14:59

Et ça sera le bracelet en cuir.

- Anh il est trop beau !

On serre les dents et on se contente de sourire pour cacher son gros soulagement de voir autant de joie s’exprimer sur son visage. Elle ne le sait peut-être pas mais elle est la première nana à qui j’offre réellement quelque chose. Un vrai cadeau j’veux dire, pour son anniversaire certes… mais quand même. C’est notable, non ? Pas étonnant que j’me foute une pression pareille même si je sais que Riley n’est pas du genre à exiger monts et merveilles. Je sais aussi que j’suis pas vraiment très doué pour ça, pour offrir des cadeaux et tout le reste alors de voir que je ne me suis pas foiré sur au moins un des deux cadeaux, ça fait plaisir. Et de la voir essayer de le mettre déjà me complait dans ce soulagement. J’me rends même pas compte que j’ai un sourire probablement niais et con sur la gueule depuis qu’elle a laissé exploser sa joie.

Elle se débat, s’énerve en silence et finit par tendre son bras vers moi pour que je le lui mette.

- T’as enfin compris que j’avais un meilleur doigté que toi.

Sans commentaire.
Je le lui attache délicatement et regarde Riley contempler son premier cadeau, yeux brillants.
J’aimerais imprimer cette image quelque part, pour ne jamais l’oublier.

- Il est vraiment génial, je l'adore. Merci beaucoup !

Je n’ai le temps que de lui sourire avant de rencontrer ses lèvres et de la serrer légèrement contre moi. Tout me semble tellement léger que ça frise l’irréel, comme si j’allais finir par me réveiller dans la seconde pour finalement me trouver dans mon dortoir. Alors je profite, en silence. De tout. Des sons, de ses bras autour de moi, de sa peau, de son parfum, des odeurs du café, des clopes et de la bouffe. Je m’imprègne et me dis que finalement, la vie n’est pas si mauvaise que ça parfois.




- Bon. Quand faut y aller ... T'es prêt ?
- Ouais.

Non.
Non, j’le suis pas. J’panique pas, je stresse pas, j’suis pas entrain de transpirer comme un fou mais par contre, je suis entrain de me demander si tout ça est une bonne idée.
Merde, c’est son anniversaire alors c’est forcément une bonne idée.

- T'en fais pas, ils sont prévenus, s'ils sont trop relous j'passe en mode harpie et personne n'a envie de voir ça, crois-moi.
- Moi l’premier.

Sourire en coin, je ramène mes cheveux en arrière d’un geste de la main et me retiens comme jamais de prendre une clope. Evitons de sentir le tabac froid pour une première rencontre avec ses beaux-parents. Si ça tourne mal, j’fais quoi. J’me connais, sois je gueule, sois j’me casse. Ou les deux. Mais j’peux pas faire ça à Riley, parce que même si je ne le lui ai dit qu’une fois et que j’ai encore du mal à m’faire à l’idée parfois, je l’aime alors j’peux bien fermer ma gueule un peu.
Je me concentre sur sa main, en silence, essayant malgré tout de détendre un peu l’atmosphère mais dès lors que je vois la maison au loin et que je comprends que nous sommes déjà arrivé, une boule prend naissance au creux de ma gorge. Nous nous arrêtons devant son lieux de vie, celui où elle a probablement grandit et qui laisse entrevoir que sa vie n’a jamais été vraiment compliquée. En tout cas, pas d’apparence. Je n’juge pas, c’est juste l’impression que ça me donne.
Son visage entre dans mon champ de vision, je lui souris, elle me dépose un baiser sur la joue. Quand faut y aller… hein ?

L’allée, les marches, la porte, j’inspire à fond. T’es réglo mec, te fais aps d’bile. T’as au moins le mérite d’avoir un casier haut en couleurs.

- On est là !

Putain. Moi qui pensais avoir au moins le couloir pour me préparer psychologiquement… Mon cul. Ils sont là. Tous. Ou presque. Mais surtout, ils sont trois. Trois adultes dont les regards se braquent aussitôt sur moi. Mes tatouages me brûlent la peau même si une partie est recouverte par les manches de ma chemise. Pourquoi ?
Sur les trois, j’en ai un qui croise les bras, visage dur et impassible, et une autre qui reste légèrement en retrait et qui me passe au crible d’un regard clair et de glace. Chaque détail est analysé, ajouté à sa banque de donné. Et je les suppose être ses parents alors que le troisième est plus en retrait encore, tranquille et posé. J’ai presque envie de le prendre dans mes bras.

- Maman, Papa, Peter … Je vous présente Mateo. Mateo, voilà mes parents, Moïra et David, et Peter, le père de Charleen.

J’fais quoi ? J’ai pas le temps de réfléchir. Jenkins Père me tend une main que je serre aussitôt.

- Bonjour jeune homme.
- Bonjour Monsieur.

Et j’ai aucun moyen de retirer ma paume de la sienne puisqu’il la tient prisonnière. Concours de force pour imposer ? J’en sais rien mais ok, je joue le jeu. Je le regarde droit dans les yeux et reste ainsi, visage impassible. Comment voulez-vous que j’sois à l’aise, sans déconner.

- J'espère que tu traites bien ma petite fille.
- Papa !
- Autant qu’il se doit.

Autant. Qu’il. Se. Doit.
Fais chier.

- Je plaisante, ça va, calme toi ma bichette.

C’est un énorme porte ouverte pour s’immiscer dans une situation plus détendue et quand j’le vois éclater de rire en lâchant ma main, je m’y engouffre et glisse un large sourire, à deux doigts de lâcher un ricanement amusé. Parce que Jenkins Père est entrain de se détendre, ses traits s’adoucissent et laisse placer à une jovialité qui me rappelle celle de mon père.
Putain, sans déconner faut pas m’faire des trucs comme ça hein.

- Enchanté Mateo, heureux de faire enfin ta connaissance.
- Moi aussi Monsieur.

Je n’aurai jamais autant prononcé « Monsieur » en si peu de temps de toute ma vie.
Et j’suis sincère d’être enchanté parce qu’il me donne envie de l’être, justement.
Ok, étape numéro une passée.
Next ?

- Maman ...

Concentré sur le père de Riley, je n’avais pas capté ce regard qui me jaugeait depuis tout à l’heure. Je le capte et me braque aussitôt face à ce sourire hypocrite que je connais si bien. Je me redresse par instinct de protection, prêt à encaisser et surtout, à fermer ma gueule. Mon sang est déjà entrain de bouillir, de crépiter dans mes veines et en d’autres circonstances je ne me tiendrais pas si « tranquille ». Ses continuent de me sonder et de me percer de part en part et je ne lâche pas son regard un seul instant.
Et ne v’nez pas m’dire que la tension n’est pas palpable.

- Enchantée jeune homme.
- De même, madame.

J’ai le discours de mon père qui passe en boucle, encore et encore. Sois poli, respectueux, use des Monsieur et des Madame sans trop en faire et efface moi cet air de petit con que tu as quand t’es contrarié.
Oui padré. Mais son sourire pincé est un véritable verre d’acide que je digère.

- Bon, j'vais mettre les pieds dans le plat directement comme ça, tout le monde sera dans le même bain. Oui elle a checké ton casier et fait des grimaces que je ne saurais même pas te refaire.
- Pardon ?

Ma voix se perd dans le vide, dans un souffle et un murmure rauque. Ca n’passe pas, j’le sens. Et j’ai beau me souvenir d’avoir fait le con à ce sujet, en disant que j’savais pertinemment qu’elle le ferait, j’ai conscience maintenant que je ne me prenais pas moi-même au sérieux. Mon regard passe de Riley à sa mère. J’ai clairement l’impression que mon intimité a été violée. Un casier judiciaire ne regarde que moi et le juge si j’dois m’présenter face à lui. Et puis… Putain, elle l’a vraiment fait. J’espère qu’elle est ravie de voir que j’ai dégradé des biens publics, que j’ai été 150 fois en cellule de dégrisement pour violence sur voie publics et que j’ai été chopé quelques fois pour vols. Ah et n’oublions pas la possession de shit aussi. Histoire de.

- Mais elle sait aussi qu'elle peut faire confiance à sa fille quant au choix de ses fréquentations, n'est ce pas Maman ?

N’explose pas. Serre les dents. Ne dis rien. Ne fout pas tout en l’air Mateo.
J’me suis presque humilié, je sais qu’à chaque regard elle verra a liste de délit que j’ai commis imprimé en gras sur ma gueule.

- Je suis … simplement concernée par ce qui se passe dans la vie de ma fille, c'est tout. Je me suis renseignée, c'est vrai. Et je vous « félicite », c'est … impressionnant pour un garçon de votre âge.
- Merci, mes parents sont du même avis. Heureusement pour moi qu’ils ne se sont pas arrêtés à ça.

J’emprunte le même ton et la même ironie qu’elle, sans jamais lui manquer de respect. Je ne suis pas désobligeant, je lâche juste ces mots pour lui faire comprendre qu’elle peut, elle aussi, ne pas s’arrêter à ça, histoire que sa fille ait un véritable anniversaire sans que nous ayons à se jeter de l’acide à la gueule.

- Mais aujourd'hui je ne suis pas Maitre Montgomery, je suis Moïra, la mère de cette jeune fille au tempérament qui ne sort pas de nulle part.

Elles échangent un regard complice que je ne partage pas, encore muré dans colère pour la première fois silencieuse. Je fais de mon mieux pour garder un sourire sur le visage et pour paraitre décontracté. En réalité, j’ai le cœur qui va exploser et ma vue ne cesse de se rétrécir sous une tension qui va me filer des ulcères.

- Qu'est ce que vous … Tu veux boire, Mateo ?

Une pinte. Une bouteille de vodka. Un tonneau de vin. Tout ce que tu veux si ça peut m’aider à ne plus me sentir sale et jugé.
Depuis quand j’y prête autant d’intérêt ? J’ai toujours mis un point d’honneur à me foutre de ce genre de catégorisation mais les choses sont tellement différentes aujourd’hui. Faire mauvaise impression face aux parents de Riley est une sorte d’échec personnel à mes yeux. J’ai presque envie de lui demander qu’elle me dise clairement les choses, histoire qu’on mette carte sur table d’un coup et qu’on en parle plus.

- Un coca, si vous avez. Por favor

Mon espagnol m’échappe parce que je suis mal à l’aise. Parler cette langue m’offre un réconfort, une sorte d’assurance que j’ai perdue en partie à l’entrée de cette maison. Peter me salut gentiment, sourire aux lèvres, j’en fais de même avec un certain soulagement de croiser un regard plus serein.
Je vais me détendre, j’le sais, faut juste me laisser le temps de digérer tout ça, de tout… encaisser. Riley me dépose un furtif baiser sur les lèvres et me pousse vers le salon.
Une grande table est installée, les couverts sont déjà mis mais pas les plats. Je sens d’ici l’odeur alléchante d’un bon repas qui, pour le moment, est refusé en bloc par mon estomac. L’endroit est spacieux, agréable, chaleureux même et j’admets ne pas savoir où me foutre, là tout de suite. Mon corps est devenu d’un coup trop étroit pour moi.
Des pas dans l’escalier attirent mon attention.

- Salut Mateo !
- Hey, ça va Charleen ?

Putain, tu n’sais pas à quel point j’suis content de te voir. Je l’ai jamais autant été.
Elle se dresse pour me faire la bise et je prends conscience d’un truc qui m’interpelle.

- Oui et toi ? Tu as passé l’étape des trois dragons ?
- Et ça n’est pas finit, attend un peu qu’il passe l’interrogatoire de Maitre Jenkins.

HAHAHA.
Le père de Riley est plein d’humour et je n’sais pas s’il a conscience qu’il n’a pas tout à fait tort.
Nous sommes un peu plus à l’écart, le temps d’échanger un peu avec Charleen et Lukas qui est aussi présent. Mais ce qui me saute aux yeux pour l’instant est la pâleur de la sœur de Riley. Sois j’suis tellement stressé que j’m fais des films et j’vois tout comme un film de Tim Burton, soit Charleen a perdu du poids. Et sur une personne déjà fine de base, ça saute aux yeux.

Je ne sais pas si c’est une conséquence de l’empoisonnement mais je sais par Riley qu’elle a un peu de mal à s’en remettre mais surtout, à manger. Résultat d’un traumatisme certain avec ces putains de chocolat. J’me sens presque dans le devoir de faire de l’autodérision, comme si ça pouvait lui redonner un peu de couleur.

- Je t’avoue que j’ai un peu l’impression d’être au tournoi des trois sorciers mais ça va, je gère.
- T’en fais pas, ils ne sont pas méchant. Riley est pire.

Elle éclate de rire face à sa sœur avec qui elle se chamaille légèrement. C’est toujours ça de prit et surtout, c’est bon à voir. Charleen finit par entrainer Lukas je ne sais où et je me tourne vers Riley.

- Tu peux me dire où sont les toilettes ?

Je la laisse me guider de quelques mots et d’un geste de la main, je la remercie d’un sourire et d’un clin d’œil rassurant et m’enferme dans les chiottes.
Et là, c’est la mort.
Décompresse. Respire. Tout va bien s’passer tu vas finir par t’intégrer dans ce petit monde. Chaque chose en son temps. Le problème c’est que j’me dis que j’ai rien à foutre là, j’ai l’impression de faire tâche, que j’en suis qu’au début du parcours. Pourtant, je suis content d’être là pour Riley, pour son anniversaire, pour passer du temps avec elle.
Je m’assois sur les chiottes et dégaine mon portable.

« J’suis toujours en vie mais j’sais pas pour combien de temps. Sa mère a fouillé mon casier judiciaire et j’ai eu le droit au regard du Jugement Dernier. »

Maxime. C’est la première personne à laquelle je pense pour trouver un peu de soutient, y chercher une petite force quelque part même si je sais que c’est pas l’bon moment et j’en suis désolé.
Je n’m’attend pas à avoir une réponse tout de suite et pourtant mon portable vibre presque aussitôt.

« Lis bien ce message parce que c’est pas tous les jours que ça arrive que j’te dise ça mais : Boucle là. Tu te tais, tu encaisses et tu dis rien. Fous pas tout en l’air, compris ? »

Je me passe une main sur le visage en lâchant un soupire. J’sais qu’elle a raison mais j’fais quoi si elle insiste un peu trop sur ce que j’ai fait hein ?

« Et relis ce message à chaque fois que t’as envie d’ouvrir ta gueule. Courage vieux. »
« Ok. Merci. »

Sors tout de suite. Histoire que ça n’fasse pas trop suspect. Je tire la chasse d’eau pour faire genre et sors des toilettes pour me laver les mains dans le petit lavabo de la petite pièce.
Maintenant, on y retourne.

Et tu fais un effort. Je reviens dans le salon où tout le monde parle, ris et Riley m’accueil avec un large sourire pour revenir vers moi, en même temps que sa mère.

- Tiens Mateo, voilà ton coca.
- Merci. Je lui offre un sourire, tranquillement. Est-ce que vous avez besoin d’aide pour quelque chose ?
- Oui, j’ai besoin d’un peu d’aide dans la cuisine.

Sourires échangés, je la suis, buvant une gorgée de coca frais tout en lançant un regard vers Riley, qui se veut encourageant. J’arrive dans la cuisine, dépose mon verre et suis les directives Moïra qui sont de sortir trois saladiers du frigo.

- Alors, tu as des projets Mateo ?
- Des projets ?
- Oui, d’avenir. Que veux-tu faire après l’école et ton diplôme ?

Piège. Cette cuisine est un piège.
Mon regard se glisse vers le sien alors que je sors le deuxième saladier du frigo. Pourtant, elle prend l’air de rien. J’deviens fous, c’est ça ? J’m’imagine des trucs ?
J’me sens pas trop à l’aise mais prends sur moi.

- Je n’y ai pas tellement réfléchis, pas encore.
- Tu dois être à l’université maintenant, non ? Riley m’a dit que tu avais 23 ans.
- Non… Je suis en dixième année.
- Oh.

Je fais mine que tout cela est normal, que ça n’est pas grave mais je sais que ça n’est pas comme ça qu’elle voit mon double redoublement. Ca sent pas bon, je n’sais pas quoi lui dire. Je n’sais pas si j’ai envie d’avoir une discussion sur le fait que j’vais sûrement galérer à trouver quelques jobs avec un casier comme celui-ci. Je ne suis pas là pour ça, mais pour ma petite amie a qui on fait son anniversaire.
Je sors le dernier saladier et aperçois Riley qui entre dans la cuisine. En cette seconde, elle représente pour moi ce qui ressemble à un sauveur d’une situation qui présageait être merdique.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 8044
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Ven 8 Juil 2016 - 23:57

« Un coca, si vous avez. Por favor. »

Il est tendu. Je sais qu’il fait ce qu’il peut pour le masquer et à elle, ça lui échappe totalement, mais moi je le sens. Je le ressens. Je n’ai pas la prétention d’affirmer le comprendre totalement, de le lire comme un livre ouvert, mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’on passe beaucoup de temps ensemble et que par la force des choses, et aussi et surtout parce qu’on en a envie, on se connait chaque jour un peu mieux. Là, je peux le sentir, il est noué par la tension et je pense savoir pourquoi. Je n’aurai sans doute pas du sauter à pieds joints dans le plat comme je l’ai fait mais … Je crois que c’était important que chacun sache à quoi s’en tenir. En attendant, je me rends bien compte à quel point il prend sur lui et je l’admets, je ne sais pas quoi faire pour désamorcer tout ça. Je le laisse découvrir visuellement l’intérieur de la maison, restant prêt de lui, me disant que ça peut peut-être aider un peu s’il me sent physiquement. C’est sans doute ma manière à moi de lui apporter mon soutien, aussi, alors que je me laisse un peu dépasser par les évènements là dans ma tête.

« Salut Mateo ! »
« Hey, ça va Charleen ? »


Sauvés par le gong ? L’apparition de Charleen détourne l’attention en tout cas et j’ai presque envie de la remercier pour ça. J’ai beau la voir tous les jours, j’ai l’impression qu’elle a encore maigrie.

« Oui et toi ? Tu as passé l’étape des trois dragons ? »
« Et ça n’est pas finit, attend un peu qu’il passe l’interrogatoire de Maitre Jenkins. »
« Ah. Ah. Ah. »


Lukas se pointe lui aussi, je lui claque un bisou sur la joue alors qu’il se penche et serre la main de Mateo.

« Je t’avoue que j’ai un peu l’impression d’être au tournoi des trois sorciers mais ça va, je gère. »
« T’en fais pas, ils ne sont pas méchant. Riley est pire. »
« Hey dis donc toi ! »


Bonjour, je monte sur mes grands chevaux …

« Ceci dit … T’as raison. »

… Et j’en redescends aussitôt. Avec un sourire carnassier sur les lèvres. Les deux p’tits s’échappent en riant, Mateo se tourne vers moi.

« Tu peux me dire où sont les toilettes ? »
« Bout du couloir, à droite. »


J’essaie de ne pas le mettre plus mal à l’aise qu’il ne l’est déjà alors je ne compte pas faire de commentaire, je ne compte pas lui dire ou lui faire comprendre que je sens bien qu’un truc coince. Je ne sais pas si c’est juste la pression ou bien s’il digère vraiment mal le fait que Maman ait été fouiller dans son casier. Chose que je comprendrais, soit dit en passant, parce que je me suis mise en colère quand elle me l’a dit et que j’ai crié plus fort qu’elle afin qu’elle ne me parle pas de ce qu’elle y a lu. Ça le regarde lui, c’est sa vie privée, s’il avait envie que je le sache – et je sais certaines choses – alors il m’en parlerait de lui-même. Point.
Sans trop faire attention je l’ai suivi du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse de mon champ de vision. Prenant conscience du fait que je reste bêtement plantée seule au milieu du couloir, je secoue la tête et me dirige vers le salon où Lukas m’accueille, Charleen à ses côtés.

« Hey ça l’air de bien se passer ! »
« Hum. »


Oui, je sais, j’ai l’air super convaincue … Lukas et sa tête en l’air ne perçoivent pas les tensions, et tant mieux. Charleen, je pense que si. Je décide de ne pas en faire un drame, et pour ça je tends le poignet vers elle pour lui montrer le bracelet que Mateo m’a offert tout à l’heure.

« Regarde. J’suis fan, il est trop beau. »

Elle m'attrape le poignet et l'observe, se moque un peu de moi, mais surtout elle sourit et ça, pour moi, ça n'a pas de prix. Ça n'est pas tous les jours faciles, on ne va pas se le cacher ni se mentir, alors rien qu'un sourire … Parfois ça fait toute la différence. Elle a perdu énormément de poids, elle est par la force des choses pâle comme un linge et les parents sont morts d'inquiétudes mais ici chacun fait ce qu'il peut pour ne pas … Faire de ça un drame. Pas dans le sens où on ne prend pas ça au sérieux – ils m'ont suffisamment sondé pour savoir si de mon côté ça allait, si je ne cachais pas des angoisses, quelque chose comme ça – mais plutôt … Pour ne pas faire de Charleen une victime, pour ne pas la braquer ni qu'elle se sente montrer du doigts. Ça en passe aussi par partager ce moment avec elle, sans parler du fait que je le sais, elle apprécie Mateo. On ne peut pas dire qu'ils soient proches tous les deux mais ils s'entendent bien.

D'ailleurs, quand on parle du Gaucho, le voilà qui revient alors naturellement je me dirige vers lui mais Maman me vole la priorité ...

« Tiens Mateo, voilà ton coca. »
« Merci. Est-ce que vous avez besoin d’aide pour quelque chose ? »
« Oui, j’ai besoin d’un peu d’aide dans la cuisine. »


Ils échangent des sourires, moi je reste septique et je pense que ça se soit. Je n'ai jamais été très douée pour masquer ce que je ressens, sans parler du fait que je n'essaie pas vraiment mais je laisse faire. Mateo m'y encourage par un sourire rassurant. Soit. Je les regarde partir tous les deux vers la cuisine et décide de les laisser mais … Non, je n'y arrive pas, c'est au dessus de mes forces. Je connais ma mère, je connais Mateo, je connais mon instinct. Ça ne me prend pas plus de trente secondes pour leur emboiter le pas, et si je reste discrète, cachée à côté de la porte, au début, ça ne dure pas longtemps. Pas quand je me prends une nouvelle vague de tension en pleine poitrine. Pas quand j'entends ces mots qui pourraient simplement être une conversation banale.
J'entre, sans détour, sans hésitation, mais pas comme une Tornade énervée. Non. J'entre d'un pas calme et posé, néanmoins décidé, le menton pas trop levé, concentrée. Je passe devant Mateo mais ne m'arrête pas. L'instant d'après je suis appuyée contre l'évier de la cuisine, bras croisées sur la poitrine, mon attention toute focalisée sur celle qui m'a donné la vie sans avoir l'air menaçante ou désagréable. Pour autant, ce que j'ai à dire, ce que mes tripes me hurlent de laisser sortir, je sais que ça peut très bien être quitte ou double. Le tout, c'est de garder son calme, alors c'est ce que je tente de faire. Stoïque. Neutre.

« Tu sais Maman, je comprends que je n’ai pas toujours été facile ces dernières années, que je t’ai fait vivre un Enfer la plus part du temps de manière injuste mais il y a un truc que je tiens à te dire, avec tout mon respect et tout mon amour. »

Elle est totalement figée, je sais que ça ne présage rien de bon mais j'ai capté toute son attention. D'un signe de tête, je désigne Mateo qui doit probablement avoir la sensation d'être enfermé dans une cage, coincé entre deux dragons prêts à se sauter à la gorge.

« Tu vois ce garçon ? Regarde le bien. »

A aucun moment je ne hausse le ton.
A aucun moment elle n'essaie de m'interrompre.

« Ce garçon n’est pas un moyen supplémentaire pour te rendre la vie difficile, si par le plus grand des hasards l’idée t’aurait effleuré l’esprit. »

Fut un temps, j'en aurai surement été capable.
C'est un fait.

« Cet homme, je l’aime. C’est mon homme, il est à moi et je tiens énormément à lui. Si tu veux tout savoir au début on ne s’entendait pas du tout, je ne pouvais pas le voir en peinture et c’était réciproque parce que de prime abord on est très différents, voir pas compatibles. »

L'espace d'une seconde un sourire m'échappe, un sourire amusé, teinté de nostalgie, puis je me ressaisie. Linéaire.

« Pourtant tu vois, j’ai eu l’occasion de creuser sous la surface, de ne pas m’arrêter à cet aura de voyou qu’il peut dégager comme ça au premier regard et pourtant t’es loin du compte, tu sais pas à quel point il prend sur lui, tous les efforts qu’il fait en cet instant. J’ai fini par me rendre compte que c’est un homme bien, un homme qui me traite bien, avec qui je suis heureuse. Et tu sais ce qui me rendrait encore plus heureuse ? Que toi aussi tu laisses tes préjugés de côté et que tu acceptes d’apprendre à le connaitre parce que je n’ai absolument pas l’intention de le laisser s’éloigner de moi. Vous êtes tous importants pour moi dans cette maison, chacun à votre façon. Aujourd’hui c’est mon anniversaire, j’ai 20 ans, et le seul cadeau que je veux vraiment c’est que ça se passe bien. »

Clair, net et précis. Et pas un mot plus haut que l'autre, pas une seule trace d'agression. Pas besoin de me connaître par cœur pour savoir à quel point je suis volcanique et impulsive mais quand quelque chose ou en l'occurrence quelqu'un me tient à cœur, je suis parfaitement capable de rester droite dans mes bottes. Si je la braque on part au clash, je n'ai pas envie de ça. Pour personne. Il y a trop en jeu.

« Alors s’il te plait Maman, arrête de le mettre mal à l’aise, accepte que tout ne soit pas linéaire et lisse. Il a des parents tu sais, et même si je ne les connais pas je sais qu’ils ont très bien élevé leur fils, d’accord ? Tu n’as pas à le juger, si quelqu'un à le droit de le faire, ce sont eux. »

Je décroise mes bras et avance d'un pas vers elle, puis d'un autre, jusqu'à être suffisamment proche pour attraper sa main avec les miennes. J'esquisse un sourire, un sourire un peu stressé c'est vrai parce que je le suis, il ne faut pas croire, mais je sais ce que je veux. Je suis déterminée à faire passer le message. Je ne la laisserai pas le mettre mal à l'aise. Je veux juste qu'elle lui laisse sa chance.

« Je t’aime ma petite Maman, énormément. Je te fais confiance. Tu ne le connais pas encore et je ne te demanderai pas de lui accorder ta confiance à lui comme ça en un claquement de doigts mais s’il te plait, à moi, fais-moi confiance. Et laisse-moi vivre ma vie, laisse-moi prendre des risques, laisse-moi prendre mes décisions et accepte les. Laisse-lui sa chance, je t'assure qu'il en vaut la peine. »

Personne ne sait de quoi demain sera fait. C'est un peu bateau de dire ça mais c'est pourtant la vérité. J'ai un chemin relativement tracé dans ma tête d'un point de vue personnel, professionnel surtout et j'ignore si Mateo fera partie du voyage au même titre qu'il ne le sait pas non plus en ce qui me concerne. Et alors ? Aujourd'hui il est là, l'idée c'est qu'il y soit encore demain, et après-demain, et ainsi de suite. A 23 ans elle savait déjà ce qu'elle voulait faire de sa vie, à 20 ans c'est aussi mon cas même si ça a le temps de changer encore, mais ça n'est pas celui de Mateo. Et alors ? On n'avance pas tous au même rythme. On n'a pas tous la même histoire. J'ai eu la vie facile, je crois que c'est le cas de Maman aussi, relativement, alors j'imagine que c'est tout de suite plus facile de se projeter dans ce genre de cas de figure. Je ne parlerai pas pour lui, il est suffisamment grand pour le faire lui-même et ce que je viens de faire, c'était simplement une petite mise au point. C'est tout.

« Au fait, j’ai décidé de suivre tes traces et de tenter le Barreau. »

Ça, je l'avoue, c'est un peu ma carte Joker, ma carte Maitresse même, celle que j'ai gardé précieusement dans ma manche en cas de besoin. C'est le moment idéal pour la sortir, et je le vois dans son regard, ça prend le pas sur tout le reste. En rester là ? Non, hors de question. A nouveau je désigne Mateo de la tête, lui adressant à lui un sourire plein de tout ce que je ressens pour lui, me faisant la réflexion que j'aime le voir dans cette cuisine et que j'espère que cette fois ne sera pas la dernière, l'unique.

« Et celui-là, il me soutient à 100%. »

Ce qui est vrai, malgré l'amour évidement – c'est ironique – qu'il porte aux règles et à l'autorité. Je crois que ça veut dire bien des choses. Je ferais tout ce que je peux, à ma façon, pour le soutenir lui aussi comme il le fait pour moi. Parce que c'est ce qu'on fait quand on tient à quelqu'un.

Alors voilà, j'ai dit ce que j'avais à dire, et sans prévenir, je la prends dans mes bras. Ça n'est pas quelque chose qu'on a l'habitude de faire elle et moi, c'est encore un peu maladroit, mais c'est sincère. J'ai dit ce que j'avais sur le cœur, ce que j'avais à dire, et elle n'a pas bronché. Je me doute qu'on en rediscutera plus tard mais pour le moment, elle pose sa main sur ma joue gauche et un bisou sur la droite. Ses yeux sont brillants, je le vois, et les miens s'humidifient aussi. Ça ne dure qu'une seconde, l'instant d'après elle me contourne et met un saladier dans les mains de Mateo en lui adressant un sourire.

« Direction la Salle à Manger, jeune homme. »

#

« iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih MA BOULETTEUH !!! »

Ceci est un cri d'hystérie. Et il ne sera pas le seul. Dans le couloir de l'entrée c'est deux folles furieuses qui sautent dans tous les sens mais jamais je ne me contrôlerai quand il s'agit de la joie que je ressens quand je retrouve Kezabel. Oui, c'est vrai, quatre jours ça n'est rien, et ?! Ensuite c'est l'apéro, puis on passe à table. Mateo est assis à ma droite, Charleen à ma gauche. Ma main droite est régulièrement posée sur la cuisse du Texan qui me sert de petit ami, ou carrément dans la sienne, mais cette fois c'est celle de la petite blonde que j'attrape avec la gauche, quand je m'aperçois qu'elle fixe son assiette sans réussir à y toucher. Elle angoisse, je peux le sentir, alors je me penche vers elle, discrètement, la conversation battant son plein entre tout le monde, pour murmurer à son oreille ces quelques mots :

« Ça va aller, fais ce que tu peux. »

Un sourire qui se veut rassurant, un clin d'œil, un bisou sur sa joue et je garde sa main dans la mienne quelques instants, jusqu'à ce qu'elle juge qu'elle n'en a plus besoin. Tout ça, à l'abri du regard des autres si ce n'est celui de Kezabel juste en face, à qui rien n'a échappé.
La journée s'écoule comme ça plus ou moins tranquillement, entre rires et phases plus tranquilles. La fin d'après-midi se passe dans le calme. Les parents sont partis se balader, Lukas, Charleen et Keza joue aux cartes, moi j'ai entrainé Mateo dans ma chambre. Étendus sur mon lit, ma tête posée sur son torse, je me blottis contre lui.

« J’ai pas envie que tu partes déjà. »

Si on est tous les deux habillés, ça n'était pas le cas il y a encore quelques minutes. Ça ne regarde personne mais on avait aussi besoin de se retrouver physiquement, c'est comme ça. En douceur, je me coule sur lui et l'embrasse. Lentement, longuement, profitant de chaque seconde qui passe, jusqu'à immobiliser mon visage au dessus du sien.

« Merci d’être venu, ça me touche beaucoup. Je sais tous les efforts que t’as fait pour ça. »

Dans quelques heures il ira retrouver ses parents, à l'autre bout de la planète, ou peut-être Maxime ? Mais pour l'instant c'est avec moi qu'il est et je compte bien en profiter jusqu'au dernier moment.

#

Mercredi 22 Avril 2015 – Vers 22h

« J’suis claquée, je vais me coucher. Bonne nuit vous deux. »
« Bonne nuit ma puce. »


Je sais, on ne se couche pas à 22h quand on est en vacances … ET BEN SI ! Jusqu'à preuve du contraire, on fait bien ce qu'on veut. Non mais oh. Bref. J'ai regardé la télé avec Peter et Maman jusqu'à être soulé par l'émission un peu trop politique qu'ils regardaient. Un bisou sur la joue de chacun et je monte les marches quatre à quatre. Demain je retourne chez Papa pour passer la fin de semaine. Le temps passe trop vite … ou pas assez quand on tient compte du fait que certaines personnes me manquent. Avant de rejoindre ma chambre je vais frapper à celle de Charleen. Une petite voix fluette m'indique d'entrer, je m'exécute sans avoir l'intention de m'attarder. Je me contente simplement de traverser l'espace qui nous sépare pour lui poser un baiser dans les cheveux.

« Bonne nuit p’tite belette. Tu sais où me trouver si besoin, n’hésite pas. »

Ma main s'attarde un peu sur sa tête, je lui offre un sourire qui n'a rien d'un sourire plein de pitié.

« Je t’aime. »

Les mots sortent d'eux-même, je ne force rien, ne retiens rien, pas plus que je ne retiens le clin d'œil que je lui adresse avant de disparaître de sa chambre comme j'y suis entrée. Direction la mienne. Débarbouillage dans la salle de bain. Débardeur, shorty, et c'est parti ...

« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!! »

… Ou pas. Présence non identifié dans mon espace vitale, le cri et les coups sont partis, naturellement. J'ai le cœur qui bat à cent à l'heure et ne m'arrête qu'une fois que j'ai réalisé que cet étranger qui se tient dans ma chambre n'est autre que Mateo Esteban Vargas. Est ce que je me calme ? Non, c'est pire. D'ailleurs je n'essaie même pas de me retenir de lui envoyer mon poing dans l'épaule.

« Non mais ça va pas bien dans ta tête ?! »

Je n'ai pas le temps de m'énerver plus que ça, des bruits de pas précipités résonnent déjà dans l'escalier alors je lui attrape le bras et le pousse jusque dans mon placard, sans ménagement. Furax, je suis. Sous le coup de l'adrénaline. Je ne réfléchis pas, mon instinct me souffle simplement de le planquer aux yeux de ma mère qui ne sera pas ravie de le trouver là. Idem pour Peter je pense, parce que c'est chez lui.

« Planque-toi, vite ! Tu ne bouges pas, tu ne dis rien, sinon on est morts tous les deux. Et toi tu mourras deux fois, j’te préviens. »

Index accusateur dans sa direction. Je ferme le placard … et le rouvre aussitôt ...

« Et t’aurais pu répondre à mon message, soit dit en passant. »

… pour finalement lui claquer la porte au nez alors que derrière moi celle de ma chambre s'ouvre à la volée pour laisser entrer ma mère et Peter totalement paniqués, suivis de Charleen légèrement en retrait.

« Riley, qu’est ce qui se passe ? Ça va ?! »
« Oui, oui, pardon … J’ai cru voir un truc voler et … En fait c’était juste une ombre, j’suis désolée ... L’effet de surprise, tout ça … »


Insérer ici un large sourire crispé alors que je me tiens debout en plein milieu de ma chambre, dansant d'un pied sur l'autre, tout en tachant de ne pas regarder vers le placard et en priant pour que Mateo ne fasse pas de bruit.

« Tout va bien, je vous assure. J’me sens juste un peu stupide. »

Ça prend un peu de temps pour réussir à les faire partir mais une fois assurée qu'ils sont redescendus, je verrouille magiquement la porte de ma chambre, insonorise la pièce et me précipite vers le placard. J'ouvre brutalement la porte, parce que oui, son entrée fracassante m'a mise sur les nerfs à cause de l'effet de surprise qui m'a fait peur et ...

« Je rêve où t’es bourré ? Mais tu viens d’où ? »

Ouais, hein, t'étais où pour pas avoir le temps de me répondre au juste ? En réalité je le sais, il me l'a dit, je suis simplement tellement partie sur mes nerfs que les connexions ne se font pas là haut. Bras croisés, lèvres pincées dans un rictus qu'il connait par cœur, je le confronte, tête haute, prête à lui prouver par A+B que NON je ne boude pas. Alors qu'en fait si. Tout ça en ayant encore le cœur qui bat comme un train lancé à grande vitesse.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 979
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Dim 17 Juil 2016 - 23:42

Elle se plante devant sa mère, bras croisés. Je sais pas ce que va engendrer cette intervention subite mais connaissant Riley, j’suis pas certain que ça soit pour savoir si son gâteau d’anniversaire est prêt. J’sais pas si elle a entendu quoi que ce soit de cette conversation et honnêtement, peu importe, la seule chose que j’voulais c’est que l’on me tire de cette situation à chier, ce véritable traquenard où j’me sens comme un idiot et un bon un rien que n’fera jamais rien de sa pitoyable vie.
Ca va, je sais que j’ai un putain de casier judiciaire qui laisse planer l’ombre d’un doute quand à savoir si j’vais réussir à me ranger mais je n’suis pas là pour mettre sa fille dans des situations merdiques ou pour la faire plonger avec moi.

Pourtant, j’ai pas l’impression que ça s’arrête là. Je connais suffisamment Riley pour savoir que tout dans sa posture présage une grande conversation.

- Tu sais Maman, je comprends que je n’ai pas toujours été facile ces dernières années, que je t’ai fait vivre un Enfer la plus part du temps de manière injuste mais il y a un truc que je tiens à te dire, avec tout mon respect et tout mon amour.

Et moi, malgré tous ces mêmes sentiments, je n’ai qu’une envie c’est de partir de cette cuisine où j’me sens prit au piège comme un rat. J’devrais pas assister à cette conversation, si ?

- Tu vois ce garçon ? Regarde le bien. Ce garçon n’est pas un moyen supplémentaire pour te rendre la vie difficile, si par le plus grand des hasards l’idée t’aurait effleuré l’esprit.

Le bad-boy qui est criblé de tatouage, qui a eu plus de gardes à vue que de bonnes notes à l’école, avec cet air un peu rebelle et qui emmerde les lois ? Tu m’étonnes que j’suis l’gendre idéal pour faire péter les plombs des parents.
J’assume cette image qu’on me donne mais ce que j’aime moins c’est que l’on puisse se contenter de ça pour jauger la confiance que l’on peut m’attribuer parce que putain, j’suis certainement plus fiable qu’on n’le pense.
J’suis entrain de m’agacer tout seul. Ca n’a pas d’sens.

- Cet homme, je l’aime. C’est mon homme, il est à moi et je tiens énormément à lui. Si tu veux tout savoir au début on ne s’entendait pas du tout, je ne pouvais pas le voir en peinture et c’était réciproque parce que de prime abord on est très différents, voir pas compatibles.

Je redescends en pression, mon regard se braque sur cette nana qui est entrain de me défendre comme une lionne face à sa propre mère. Et si en d’autres circonstances j’aurai probablement grogné que j’suis encore capable de me défendre tout seul, ici les circonstances sont complètement différentes.
Et j’peux pas nier que ce qu’elle dit de moi me touche quelque part. En vrai, j’ai carrément envie de l’embarquer ailleurs qu’ici, pour lui montrer à quel point nous sommes sur la même longueur d’onde, elle et moi.
Ca me touche, ça me fait étrange de l’admettre mais c’est le cas. Je sais que Riley a vu au-delà du p’tit Caïd qui se la jouait dans les couloirs avec des manières insupportables et c’est ce qui est le plus important pour moi. Mais si sa mère pouvait en faire de même… ça simplifierait bien des choses. J’ai pas envie d’être le mouton noir que l’on regarde de travers à chaque repas de famille.
Et j’remercie silencieusement Riley d’avoir ommit de préciser que j’ai quand même vendu ses petites culottes dans les couloirs de poudlard…

- Pourtant tu vois, j’ai eu l’occasion de creuser sous la surface, de ne pas m’arrêter à cet aura de voyou qu’il peut dégager comme ça au premier regard et pourtant t’es loin du compte, tu sais pas à quel point il prend sur lui, tous les efforts qu’il fait en cet instant. J’ai fini par me rendre compte que c’est un homme bien, un homme qui me traite bien, avec qui je suis heureuse. Et tu sais ce qui me rendrait encore plus heureuse ? Que toi aussi tu laisses tes préjugés de côté et que tu acceptes d’apprendre à le connaitre parce que je n’ai absolument pas l’intention de le laisser s’éloigner de moi. Vous êtes tous importants pour moi dans cette maison, chacun à votre façon. Aujourd’hui c’est mon anniversaire, j’ai 20 ans, et le seul cadeau que je veux vraiment c’est que ça se passe bien.

Je suis … soufflé.
Je décroise mes bras de sur ma poitrine, me redresse, croise le regard de sa mère. Riley est entrain de peindre un tableau de moi que je ne me connaissais pas. Que je ne voyais pas forcément. Je ne dis pas que je ne remarquais pas que je rendais plus ou moins Riley heureuse… ou en tout cas, rien indiquant le contraire ne m’avait interpellé. Je vivais, tout simplement. Comme je l’ai toujours fait et sans me poser de question.
Mais d’entendre tout ça de sa bouche, ça m’laisse pas indifférent. Je sais même pas comment décrire toute cette tornade d’émotion qui m’arrive droit sur la gueule.

- Alors s’il te plait Maman, arrête de le mettre mal à l’aise, accepte que tout ne soit pas linéaire et lisse. Il a des parents tu sais, et même si je ne les connais pas je sais qu’ils ont très bien élevé leur fils, d’accord ? Tu n’as pas à le juger, si quelqu'un à le droit de le faire, ce sont eux.

Parce qu’en plus de sauver mon honneur, elle se charge de celui de mes parents qui, effectivement, auraient sûrement prit un malin plaisir de l’envoyer chier s’ils avaient entendu ça. Et si mon père est impulsif, personne n’a encore vu ma mère défendre ses gosses devant ce genre de réflexion.
Croyez-moi Madame Jenkins, j’ai eu suffisamment de pression ces derniers jours avec le jugement de mes parents pour toutes les conneries que j’ai fait… J’ai clairement pas envie de me retrouver de nouveau prit au piège par mes propres défauts.

Riley prend les mains de sa mère dans les siennes et cette fois, j’me dis que c’est peut-être le moment de partir et de leur laisser cette intimité qui leur revient. Sauf que non, parce que j’suis encore le sujet que l’on met à table pour éviter à ce que je ne me fasse dépouiller avant la fin de la journée.

- Je t’aime ma petite Maman, énormément. Je te fais confiance. Tu ne le connais pas encore et je ne te demanderai pas de lui accorder ta confiance à lui comme ça en un claquement de doigts mais s’il te plait, à moi, fais-moi confiance. Et laisse-moi vivre ma vie, laisse-moi prendre des risques, laisse-moi prendre mes décisions et accepte les. Laisse-lui sa chance, je t'assure qu'il en vaut la peine.

Je suis partagé entre l’amertume de devoir en arriver là pour défendre ma cause devant sa mère, parce que j’aurai clairement préféré qu’on n’en vienne pas là, mais aussi entre … la fierté. Tout simplement. De voir ma nana ne pas hésiter un seul instant à s’interposer face à sa mère pour lui dire les 4 vérités de cette relation, de lui faire comprendre que ça sera comme ça et pas autrement et que finalement, j’suis pas un mauvais gars comme pourrait laisser penser mon casier judiciaire.
Tout ça rajoute un peu plus de sérieux et de concret à ce qu’on est entrain de vivre et même si ça me fait sincèrement flippé, j’ai pas non plus envie de fuir parce que j’compte pas lâcher Riley demain. Ni après-demain. Quand je le regarde débattre comme ça, elle ne fait qu’accroitre mes sentiments envers elle.
Je n’suis pas le genre de gars qui va se poser la question du « Est-ce que je vais vivre avec elle dans 10 ans ? Dans 20 ans ? ». Non. Je vis, je me laisse faire et porter par les jours sans forcément penser à l’avenir parce que j’ai toujours fonctionner comme ça mais s’il y a une chose que je peux certifier à ce stade c’est que cette femme, je la veux avec moi, pour moi, le plus longtemps possible.

- Au fait, j’ai décidé de suivre tes traces et de tenter le Barreau. Elle se tourne vers moi, sourire rayonnant aux lèvres à m’en faire défaillir le myocarde dans cette putain de cuisine. Et celui-là, il me soutient à 100%.
- Vous avez ma parole que je ne le fais pas dans le but à ce qu’elle efface tout mon casier judiciaire.

« Si généreux » C’est ce que j’ai failli ajouter. Mais je vais m’abstenir. Ne pétons pas tous les espoirs dans l’œuf, ça serait sympa.
J’essaie simplement de détendre l’atmosphère et comme la dit Riley, tout ça me coûte énormément à m’en faire un ulcère. J’dis pas que la colère est complètement retombée mais encore une fois, j’suis pas là pour batailler mais pour fêter l’anniversaire de Riley et la combler un peu plus.

Le fait que Moïra – putain, ça fait bizarre merde, c’est ma belle mère – dépose un baiser sur la joue de sa fille est plutôt bon signe non ? Ca veut dire que personne ne va mourir les entrailles à l’air ?

- Direction la Salle à Manger, jeune homme.

J’ai le droit au saladier dans les mains, un sourire en prime… L’heure de ma mort n’est pas arriver.
Un regard vers Riley qui en dit long sur ce que je pense et je retourne dans la fausse aux lions où, bizarrement, l’arène est largement moins oppressante que lorsque je suis arrivé.




Je lui ai rarement fait l’amour avec autant de passion que tout à l’heure. Un besoin pressant de laisser mes émotions s’exprimer sous une autre forme qu’un sourire ou qu’un je t’aime, de laisser aller ce qu’elle m’a fait ressentir plus tôt lors de la conversation avec sa mère. J’ai retrouvé le contact de mes fringues mais j’admets que j’aurai préféré passer encore une bonne heure, peau contre peau, avec elle, perdu dans l’espace temps comme si rien d’autre n’existait que nous.
Silencieux, je ferme les yeux pour apprécier cet instant où étrangement, je me sens presque libre. Allégé d’un poids. Ca fait combien de temps que j’me suis pas senti aussi serein ? Je ne me souviens même plus. J’ai toujours ce goût amer des regrets, ceux où j’ai conscience d’avoir perdu un temps fou à jouer les gros cons comme si le monde m’appartenait alors que j’passais mon temps à le fuir.
J’aimerai que Camélia soit là pour vivre ça, avec moi.

- J’ai pas envie que tu partes déjà.

Elle me ramène à la réalité, celle où j’avais oublié la présence de Kezabel, Charleen et Lukas, là, en bas.
Je la serre un peu plus contre moi, sourire aux lèvres.

- Je sais. On se revoit vite, promis.

Je n’ai pas non plus envie de partir déjà. Mon idéal aurait été de pouvoir passer la nuit avec elle, dormir contre sa peau mais il ne faut pas non plus trop en exiger de Maman Jenkins.
Mes bras l’encercle lorsqu’elle se glisse sur moi, l’embrassant en prenant tout mon temps, lentement et longuement, profitant de ce contact qui m’électrise toujours autant.

- Merci d’être venu, ça me touche beaucoup. Je sais tous les efforts que t’as fait pour ça.

Je lui souris, une nouvelle fois.

- Ca en valait la peine, il fallait bien qu’on passe par là. Je l’embrasse de nouveau. J’pensais pas en arriver là un jour mais je n’suis pas mécontent de l’être. Merci pour ce que t’as fais tout à l’heure, tout ce discours avec ta mère, sur moi, mes parents…

Encore une fois, j’suis pas un as pour m’exprimer mais j’pense qu’elle à saisit l’essentiel. Elle m’a donnée une image que j’pensais être morte, inexistante. Elle me donne cette chance que d’autre non pas de recommencer sur de meilleur base, sans l’étiquette sur la gueule.
Peut-être que c’est l’année d’un renouveau, pour Maxime et moi. Pour une fois, j’ai presque envie d’y croire.




- Euh… Scusez moi. J’voudrais… un burger. Et un coca. Por favor.
- Frites ?
- Non, moi c’est Mateo.
- … Non, est-ce que vous voulez des frites avec votre menu monsieur.
- AH ! Ouais. Frites, allez, soyons fou.

Sourire bourré, démarche bourré, gestes bourrés.
Je n’suis absolument pas frais.

- Vous avez pas l’impression que la nuit est interminable ?
- Elle vient tout juste de commencer …
- Non non. Il y a pas cinq minutes j’étais en Australie, il était 7 heures du mat et là j’reviens, il est quoi… 22 heures ?

Le mec me regarde, haussant un sourcil, partager entre l’envie de dire au vigile de me dégager de là, vite fait bien fait ou de se foutre de ma gueule. Quoi qu’il fasse, je m’en branle. J’veux juste manger un truc.
Je lui glisse de la monnaie pour réceptionner mon menu et pars m’asseoir à une table près de la fenêtre pour gober ce que j’ai acheté. J’ai une de ces dalles, le genre de truc qui vous creuse un cratère dans l’estomac. Frites, burger, coca, tout y passe en un quart d’heure, essayant de freiner le rythme pour éviter à ce que je ne dégueule dans la salle.
Et d’ailleurs, je n’pense pas que ça arrivera puisque visiblement, la nourriture m’aide à éponger tout ce que j’ai ingurgité il y a quelques heures avec Ryans. Qui doit encore être entrain de dormir d’ailleurs.
C’était une putain de bonne soirée, parfaitement celle dont on avait besoin après tout ce qu’il s’est passé. Ca faisait une éternité que nous nous n’étions pas retrouver tous les deux pour discuter, boire, faire les cons.
Ca fait du bien.

Je quitte les lieux, marche vers la maison de Riley – oui oui, de Riley – , tout en mâchonnant un chewing gum goût mentol, où la lumière est allumée dans le salon et dans une des chambres. J’crois que c’est la sienne. Je sais plus. Enfin si.
Je ne cherche pas à savoir si ce que je fais est bien ou non, si c’est le moment ou même si c’est convenable. Je m’en fous, même. J’agis par simple spontanéité de vouloir la voir. L’embrasser. La sentir. Quelque chose qui m’enflamme et me consume de l’intérieur. Aussi bien physiquement que sentimentalement parlant.

J’évalue les possibilités d’accès et je ne songe pas un seul instant à venir frapper à la porte d’entrée. On va éviter de se montrer fin bourré devant belle maman… c’est encore trop tôt.
Une gouttière me permet d’accéder à unepremier toit qui me fera office de balcon pour atteindre la fenêtre de Riley et je suis déjà en pleine action. Manquant de ma casser la gueule – voir la jambe – deux fois mais ne désespère pas pour enfin arriver devant la fenêtre et toquer le plus doucement possible. Ou presque.

- Merde !
- Mais qu’est-ce que tu fais ici !

De 1) J’ai failli me casser la gueule quand j’ai vu Charleen ouvrir la fenêtre.
De 2) Elle est si pâle que j’ai l’impression qu’elle va nous faire une syncope, là, dans sa piaule, mains sur le cœur.
De 3) J’me suis trompé de chambre.

- J’croyais que c’était la chambre de Riley, j’suis désolé.
- Elle va te tuer si elle te voit ici comme ça.
- Mais non, un peu d’aventure n’a jamais fait de mal à personne. Elle est où ?
- Dans sa salle de bain… Sa chambre, c’est celle d’à côté.
- Super. Merci bouton d’or…
- Non pas CE côté Mateo, l’autre ! Elle se penche en avant pour me retenir dans l’élan, accrochant ma chemise. C’est celle des parents là bas.
- Ah merde. Merci ! Bonne nuit !

Elle me regarde faire, partagée entre l’inquiétude et l’amusement pour ensuite refermer sa fenêtre.
T’en fais pas Charleen, je gère la situation comme un chef. Je prend ma baguette, ouvre la fenêtre et me glisse dans la chambre de Riley, titubant légèrement en avant pour me rattraper au montant du lit.
Ma copine n’est toujours pas là et de toute façon je me suis perdu dans la contemplation d’une photo d’elle et de Keza, accrochée à côté d’un miroir, prise je n’sais quand mais avec un arrière plan de montagne. Sûrement les vacances de Noël.

- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!
- Puta de mierda !

Je sursaute, trébuche sur une basket, me rattrape à la chaise de bureau qui chute lourdement sur le sol et moi avec. Avec en prime, une douleur fulgurante dans le bas du dos.
C’est pas tellement l’entrée que j’avais prévu, mais c’est pas grave.
J’me relève, à moitié entrain de rire parce que la situation me rend hilare mais Riley, elle, n’a pas envie de blaguer. Absolument pas.
Et nom de dieu que t’es sexy dans cette tenue à vouloir ma mort.

- Non mais ça va pas bien dans ta tête ?!
- Ca va mieux maintenant que j’te vois.

J’ai un sourire jusqu’aux lèvres, complètement boosté par l’interdit. Les bruits de pas qui se précipitent dans l’escalier ne sont pas le fruit de mon imagination puisque Riley monte en pression presque aussitôt.
Qu’est-ce que vous avez tous à avoir l’air aussi affolé ? J’suis pas la CIA, on respire !

- Planque-toi, vite ! Tu ne bouges pas, tu ne dis rien, sinon on est morts tous les deux. Et toi tu mourras deux fois, j’te préviens.
- Amor… Je fixe son doigt pointé sur moi. Si c’est toi qui m’tue, j’suis partant pour mourir dix fois s’il le faut.

Paie ton romantisme et ton sourire qui en dit large sur tes idées perverse qui te traversent l’esprit.
T’façon, j’ai pas le temps d’argumenter un peu plus qu’elle me claque une porte au nez. Celle de l’armoire.
Quand est-ce qu’elle m’a fourrée dedans d’ailleurs ?

- Et t’aurais pu répondre à mon message, soit dit en passant.

Encore une fois, pas le temps de répondre. Juste celui de sourire bêtement. C’est vrai que j’aurai pu répondre mais j’avais pas envie. Pas parce que j’voulais pas lui répondre mais parce que j’voulais lui faire une surprise. Là. Maintenant. A débarquer comme ça, à l’improviste avec en plus de ça, un cadeau. Parce que ouais, dans notre folle étreinte de la dernière fois, on en a oublié le deuxième cadeau…

- Riley, qu’est ce qui se passe ? Ça va ?!
- Oui, oui, pardon … J’ai cru voir un truc voler et … En fait c’était juste une ombre, j’suis désolée ... L’effet de surprise, tout ça …

C’est mal venu si j’ouvre la porte pour m’annoncer comme étant l’effet de surprise ?
J’ai le cœur qui bat à 100 à l’heure, un fou rire qui grimpe le long de ma gorge et l’envie furieuse de le laisser s’échapper. Mais je me retiens, mort mon poing pour ne pas me trahir, presque à en avoir les larmes aux yeux.

- Tout va bien, je vous assure. J’me sens juste un peu stupide.

Si vous voulez bien vous donner la peine de quitter cette chambre pour nous redonner le peu d’intimiter auquel nous avons eu le droit depuis nos vacances… s’il vous plait.
Avec tout mon amour alcoolisé.
Vargas.

Ca va faire dix jours que nous sommes en vacance et nous avons passé que quelques heures ensemble.
Elle me manque. J’peux pas le nier, encore moins dans cet état et quand elle ouvre la porte avec son air boudeur, bras croisés sur la poitrine, j’ai envie de le lui dire qu’il faut pas m’en vouloir. Dix jours, c’est long. Sans sa peau. Sans son sourire. Sans ses grands airs de furie. Sans qu’elle ne me gueule dessus.
L’alcool, rien de mieux pour se désinhiber de tout handicap sentimental.

- Je rêve où t’es bourré ? Mais tu viens d’où ?

Elle n’a pas envie de rire. Pas envie de m’voir peut-être, ou en tout cas, pas comme ça.
J’esquisse malgré tout un sourire, appuyé sur le bord de l’amoire que j’y suis toujours à l’intérieur. Mains dans les poches, à moitié débraillée, chemise défaite, cheveux défaits, pas rasé, j’suis loin d’avoir l’allure d’un type propre et parfait sur lui. Et j’ai ce putain de sourire qui ne décolle pas de mes lèvres alors que je la regarde, regard brillant.

- Je sais que tu fais la gueule et que t’es en pétard de m’voir débarquer comme ça. Et non, j’suis pas bourré. Par contre, je suis entrain de décuver.

Ce qui fait que plus les heures passeront, moins je serais ivre. Et honnêtement, je suis en bien meilleur état que tout à l’heure.
Gloire au Sacrosaint Burger.

- J’étais chez Enzo, on a passé la soirée autour d’un feu sur la plage à parler. Et à boire. Et à parler. De sa vie sexuelle, entre autre, mais t’as pas envie de savoir.

Je me redresse et fini par sortir de l’armoire, toujours ce sourire qui ne se décide pas à se défaire de mes lèvres.

- J’pensais pas qu’un pyjama pouvait te rendre aussi sexy. Sérieusement. Et je n’exagère rien, elle me connaît suffisamment pour le voir à mon regard et à mon visage. J’avais envie de te voir, ça fait dix jours qu’on est en vacance et j’ai eu une seule et unique occasion de faire ça. Je m’approche d’elle, en douceur, glisse ma main sur sa hanche pour glisser mes doigts sur sa peau et l’effleurer, alors que mes lèvres parcourent de la même façon son cou, au risque de me prendre une grosse tarte dans la gueule mais je marche à la spontanéité, j’peux rien faire contre ce qui est dans ma nature. Et sincèrement, tu me manques. Même cette tronche de pas contente me manque. J’avais envie de faire quelque chose d’imprévu et d’interdit. Surtout d’interdit en fait.

Sans filtre. Comme toujours. Je laisse les mots sortirent comme ils viennent même si là, ce soir, tout sortira sans le minima de contrôle que je m’accordais au quotidien.

- J'ai pas eu le temps de te donner ça l’autre fois. Je fouille dans la poche de mon jean pour en sortir un paquet un peu usé. J’ai pas eu le temps de refaire l’emballage mais joyeux anniversaire en retard, amor.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 8044
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Lun 18 Juil 2016 - 20:41

Il n'y a pas de « Amor » qui tienne ! Et ce sourire … Mais ce sourire ! Arg, qu'il m'agace quand il fait ça ! Quand il arbore cet air détendu, je m'en foutiste au possible, un air qui le rend totalement craquant et avec cette dégaine de mec négligé c'est encore pire. Ça fait des mois, il me fait toujours autant d'effet et même si je suis clairement en mode chieuse qui boude, j'adore chaque moment, chaque seconde qu'on passe ensemble, y compris ceux-là qui sont devenus presque des rituels entre nous.

« Je sais que tu fais la gueule et que t’es en pétard de m’voir débarquer comme ça. Et non, j’suis pas bourré. Par contre, je suis entrain de décuver. »

Je fronce les sourcils encore un peu plus, laissant apparaître la ride du lion entre mes sourcils. Mes bras, eux, se serrent un peu plus autour de ma poitrine et je change de pied d'appui. Vas-y, fais-moi rêver, dis moi où t'étais et avec qui surtout ?

« J’étais chez Enzo, on a passé la soirée autour d’un feu sur la plage à parler. Et à boire. Et à parler. De sa vie sexuelle, entre autre, mais t’as pas envie de savoir. »

Je le savais. Oui je le savais, et alors ? M'en fous, je vais continuer à bouder, pour la forme. Voilà. Dans les faits, je me détends un peu, mais il ne faut pas le dire parce que je n'assume pas.

« Hum, je sais pas si j'ai envie de savoir si vous avez parlé de la tienne … Mais effectivement j'ai pas tellement non plus envie de savoir ce qu'il fabrique avec Kyle quand ils sont tous les deux. »
« J’pensais pas qu’un pyjama pouvait te rendre aussi sexy. Sérieusement. »
« Mais ! »


Et bim, ma paume atterri sur son épaule et je recule d'un pas. Je sais très bien ce qu'il est entrain de faire et … Je ne peux même pas dire que c'est de la manipulation parce que c'est évident, il ne calcule pas ce qu'il est entrain de faire. Fidèle à lui-même, il est spontané et laisse sortir tout ce qui lui passe par la tête sans le moindre filtre. En attendant ça détourne mon attention, et ça, c'est mal. Très mal. Parce que je suis censée bouder là ! Merde à la fin.

« J’avais envie de te voir, ça fait dix jours qu’on est en vacance et j’ai eu une seule et unique occasion de faire ça. »
« Crois pas que tu vas t'en sortir comme ça ... »


Bien sur qu'il va s'en sortir comme ça. Quand il me parle et me touche comme ça, je n'ai plus aucune trace de volonté. Le contact de ses doigts sur la peau de ma hanche m'électrise. Ses lèvres qui effleurent mon cou, je n'en parle même pas. Pour la forme, j'essaie de rester stoïque mais mes bras ne tardent pas à se décroiser et mes yeux se ferment dans un soupir alors que mon cœur s'emballe. Mes doigts, eux, attrapent le pan de son haut et s'y accrochent. Je meurs d'envie de le repousser, histoire de jouer les fières comme je sais si bien le faire, seulement … c'est complètement peine perdue.

« Et sincèrement, tu me manques. Même cette tronche de pas contente me manque. J’avais envie de faire quelque chose d’imprévu et d’interdit. Surtout d’interdit en fait. »
« Hum, hum ... »


Je me laisse complètement aller, ça craint. La tête penchée sur le côté, les yeux toujours clos, je recule d'un pas et me sens partir telle une guimauve. Riley Sarah Jenkins, réveille-toi ! Tu ne vas quand même pas le laisser s'en tirer comme ça ?! Si … ?

« J'ai pas eu le temps de te donner ça l’autre fois. J’ai pas eu le temps de refaire l’emballage mais joyeux anniversaire en retard, amor. »

Je m'écarte un peu, surprise, alors qu'il me tend un paquet un peu fripé. Je le regarde, les yeux pleins d'interrogations, jusqu'à me rappeler que le jour de mon anniversaire il m'a ramené deux cadeaux et que je n'en ai ouvert qu'un puisqu'on a tous les deux eu la tête à autre chose pendant cette journée riche en émotions. J'attrape le paquet mais ne l'ouvre pas tout de suite, le regardant pendant de longues secondes avant de finalement délier mes lèvres.

« J'te déteste. »

Quand je relève le menton pour faire face à Mateo, c'est un sourire que je lui adresse. Un sourire agacé, certes, mais un sourire quand même.

« T'as pas le droit d'être aussi insupportable et aussi mignon en même temps, c'est pas du jeu ! »

Pour la forme, un coup de poing dans son épaule, parce que si lui reste fidèle à lui même c'est aussi mon cas. Je n'ai pas une force de mouche malgré mon épaisseur, mais il est parfaitement capable d'encaisser sans parler du fait que je n'ai pas frappé comme une bourrine non plus. C'était presque un geste de tendresse à vrai dire, de la tendresse façon Tornade. L'instant d'après je me blotti dans ses bras, passe le mien autour de sa taille et l'embrasse dans le cou en profitant quelques secondes de ce contact. Finalement, je me décide à ouvrir le paquet pour y trouver un attrape-rêve. Mon sourire n'avait pas disparu, il s'agrandit alors que je détaille l'objet que je tiens entre mes doigts. Je reste comme ça, silencieuse, un petit instant, avant de briser à nouveau le dit silence.

« Merci, je l'adore, il est super. Je vais l'accrocher au dessus de mon lit. »

Un bisou sur la joue, un autre sur ses lèvres et je m'exécute. L'attrape-rêve trône désormais au dessus de mon lit, côté tête. Je redescends du lit d'un bond et observe Mateo, un air sournois sur le visage, le détaillant des pieds à la tête ...

« Dommage, si j'avais crié un peu plus fort j'aurai vraiment pu te faire les poches après ta mort. »

… puis sans prévenir ...

« Viens par là Vargas. »

… mes mains attrapent son col et je le traine jusqu'au lit sur lequel je le pousse avant d'embarquer sur lui  et de m'assoir à cheval sur son bassin. J'ai totalement oublié la présence de Peter et Maman. S'ils tentent de débarquer ici ils trouveront une porte verrouillée … et trouveront ça louche. Aucune importance.

« Maintenant que t'es là, autant que tu serves à quelque chose. »

Sans attendre une seconde de plus je me penche et pose mes deux mains à plat sur le matelas, de chaque côté de sa tête. Mes lèvres capturent les siennes sans détour. Et comme je sais très bien ce qu'il a dans la tête et que ça m'éclate de ne pas lui donner tout, tout de suite, juste parce qu'il a décidé de débarquer à l'improviste, je passe en mode pipelette. Alors je me redresse et reste assise sur lui, mes doigts jouant tranquillement avec le tissus de son vêtement, non sans manquer d'effleurer sa peau bien entendu.

« L'Australie, l'Argentine, le Texas … T'as la belle vie toi hein. Vous avez la belle vie en fait. Toi, Enzo, Will, Macy et Drew avec leur Californie, Cameron aussi … Et nous on a les 15° syndical, c'est pas tellement juste tout ça. Comment tu veux que j'arrive à bronzer un peu histoire de pas être pâle comme un drap. A ce rythme tu vas te trouver une Miss Équateur au teint hâlé et tu vas laisser l'Écossaise dans sa grisaille, c'est sur. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 979
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Ven 22 Juil 2016 - 17:43

Elle n'est plus en colère.
Ou alors, elle fait semblant. Je sais pas, c'est pas grave. Parce que j'ai cet effet sur elle qui me plaît et qui ne fait qu'attiser ce désir profond qui est déjà en ébullition depuis quelques heures. Je n'suis pas là que pour ça, ça va de soit mais ça n'est pas un détail à négliger non plus.
L'alcool me donne toujours un peu plus d'ailes pour tout et n'importe quoi.
Pour le moment, j'en suis à l'étape cadeau. Celui que j'ai oublié de lui donner la dernière fois, trop préoccuper par Maman Jenkins et tout le reste. Pas sûr que ça lui plaise autant que le bracelet mais je tente ma chance. D'ailleurs, elle l'a toujours au poignet, ça veut peut-être dire que j'me suis pas autant foiré que je ne le croyais.

Elle me regarde, je soutiens son regard même si j'ai pas l'air très frais et mon sourire s'esquisse en même temps que le sien.

- J'te déteste.
- Le mensonge te va presque bien.

Mains dans les poches, je joue avec mes grands airs sans abus, ceux du badboy que je suis toujours quelque part au fond de moi.
Sans l'ingratitude, la condescendance et l'irrespect que j'avais avant.

- T'as pas le droit d'être aussi insupportable et aussi mignon en même temps, c'est pas du jeu !

Ça, amor, c'est tout un art que je manipule presque un peu trop bien depuis longtemps. Et si j'en use même avec Riley, ça n'est évidemment pas pour les mêmes raisons.
Ca n'est pas comme si elle-même n'abusait pas de son côté un peu peste parfois et de ses yeux de biches pour me faire céder.
J'encaisse son coup dans l'épaule, simulant une grimace pour la forme et dans la seconde, c'est dans mes bras qu'elle se trouve, ses lèvres dans mon cou. J'esquisse un sourire, profitant de ce contact que j'apprécie particulièrement alors que je la garde contre moi, mes mains sur ses hanches. Le genre de truc qui vous plonge dans un état de stase, entre désir et bien être. J'pensais pas vivre un truc pareil, encore moins avec Riley, surtout à l'époque. Puis toute cette guerre c'est mué en évidence et maintenant qu'elle est là, qu'elle est à moi, j'échangerais ma place pour rien au monde.

Elle se décide enfin à ouvrir le paquet et si la semaine dernière j'aurai été nerveux, ici je suis tellement pompette que je ne m'inquiète pas, me fiant à mon instinct et à ses expressions.
De toute façon, j'le saurais très vite si elle n'aime pas.
Son sourire s'agrandit et je crois que le mien avec, presque bêtement. Ou plutôt content de voir que là encore, j'ai peut-être réussi à lui faire plaisir avec quelque chose d'aussi bête et d'aussi simple.

- Merci, je l'adore, il est super. Je vais l'accrocher au dessus de mon lit.
- De nada.

Je réceptionne ses baisers, toujours avec ce même sourire alors qu'elle part exécuter ses mots : L'accrocher comme il se doit.

- La pierre au milieu c'est une rhodochrosite. C'est typique de l'argentine, elle chasse les mauvais rêves.J'me suis dis qu'elle avait toute sa place ici.

Si j'y crois ? J'ai été élevé dans une culture où Dieu existait et même si ma foi a disparu en lui, certaines choses restent ancrés.
Mon regard s'égare sur l'attrape rêve qui est désormais accroché au-dessus de son lit avant de glisser sur Riley, un air que je connais trop bien sur le visage alors qu'elle me dévisage de la tête aux pieds.
Ouais, j'sais. J'suis absolument pas présentable mais c'est pas grave, hein ?

- Dommage, si j'avais crié un peu plus fort j'aurai vraiment pu te faire les poches après ta mort.

Je ricane, amusé.
Vile personne.

- Viens par là Vargas.

Je ne l'ai pas vu venir, mes sens bien trop endormis par l'alcool qui coule encore dans mes veines bien que mon repas de tout à l'heure m'ait fortement aider à éponger tout ça, mais Riley me chope par le col avant de me jeter sur son lit, grimpant à califourchon sur mon bassin.
Et je me laisse entièrement faire, sourire carnassier aux lèvres, appuyés sur mes coudes.

- Maintenant que t'es là, autant que tu serves à quelque chose.
- Je vois que Mlle Jenkins n'est plus si en colère que ça.

Des mots murmurés alors que mes lèvres se retrouvent scellés par les sienne dans un baiser équivoque et qui transporte vers des contrées aussi incandescente les unes que les autres. C'est certainement l'une des choses parmi une très longue liste qui me rappelle pourquoi je l'aime autant.
Mes mains glissent sur ses hanches alors que je lui répond avec cette même ferveur.
Quelque chose de particulier règne ici, dans cette pièce et tout ça me stimule. Inutile de chercher plus loin lorsque l'on sait que ses parents se trouvent un étage plus bas...
L'adrénaline de l'interdit et du danger. Rien de tel pour me pousser au vice avec elle.

Elle se redresse me laissant sur une touche d'inachevé et de frustration, allongé alors qu'elle se décide à laisser durer le plaisir, voir, le suspens.

- L'Australie, l'Argentine, le Texas … T'as la belle vie toi hein. Vous avez la belle vie en fait. Toi, Enzo, Will, Macy et Drew avec leur Californie, Cameron aussi … Et nous on a les 15° syndical, c'est pas tellement juste tout ça. Comment tu veux que j'arrive à bronzer un peu histoire de pas être pâle comme un drap. A ce rythme tu vas te trouver une Miss Équateur au teint hâlé et tu vas laisser l'Écossaise dans sa grisaille, c'est sur.

Je ricane, amusé, mes bras sous ma nuque alors que je la regarde d'un œil brillant.

- Miss Equateur... c'est pas le surnom que t'utilise pour Daniela ? T'essaie de me pousser dans ses bras ou quoi ?

Et avant qu'elle ne réagisse, je glisse mes mains sur ses hanches et la fait basculer d'un geste du bassin, inversant les rôles en la plaquant contre le matelas. Appuyé sur mon bras, là, juste à côté de son visage, mes autres doigts se chargent de glisser son le haut de son pyjama, effleurant sa peau d'une façon insupportablement lente.

- Désolé mais j'ai déjà jeté mon dévolu sur les terres écossaises. Je murmures ces quelques mots à son oreille, glissant mes lèvres dans son cou, ne faisant qu'effleurer sa peau de mon souffle pour arriver juste sous son menton. J'ai encore un tas de chose à découvrir là bas.

Mes lèvres remontent sur son menton et viennent mordiller les siennes, d'un geste lent, doux et surtout, invitant à la plus pure des invitations lorsque le reste de mon corps effectue quelques gestes outrageux.


Je me redresse, coupant court à toute imagination et vient m'installer à côté d'elle, sourire provocateur aux lèvres alors que je suis appuyé sur un coude, ma main rejoignant la peau de son ventre à découvert.

- Mais si ce n'est qu'une question de bronzage, ça peut s'arranger.

Quitte à être spontané, autant continuer sur ma lancé. Cet état euphorique ne me quitte pas, d'autant plus que je suis à ses côtés, la retrouvant enfin après de long jours d'absence. Ma ma main glisse sur sa hanche pour la retourner vers moi, afin que nous nous fassions face.

- Tu viens avec moi au Texas et en Argentine ? Ma demande sortie de nulle part est sérieuse malgré mon sourire. Surtout en Argentine en fait. Disons pour 3-4 jours ?

Je lui demande ça sur un coup tête. Parce que j'en ai envie. Parce que j'ai envie de l'emmener là-bas même si c'est pas une grande nouvelle. Il n'y a pas question d'être prêt, plus maintenant. La rencontre avec mes parents ne m'angoisse pas, je sais que ça se passera bien et vu leur hâte à la rencontrer, je sais que je n'me trompe pas.

- Alors, t'en dis quoi ? T'es prête à venir rattraper tout ton retard question bronzage ? Juste toi et moi. Ca n'tiendrais qu'à moi, je t'embarquerais tout de suite sans vraiment demander ton avis mais j'ai peur de me retrouver avec la CIA et SWAT au cul.

Ne jamais sous-estimé la colère d'une mère. Encore moins celle de votre belle-mère.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 8044
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Mar 26 Juil 2016 - 18:28

« Miss Equateur... c'est pas le surnom que t'utilise pour Daniela ? T'essaie de me pousser dans ses bras ou quoi ? »
« Je t'ai déjà dit que j'essayais de me débarrasser de toi … Elle est mon seul espoir, que veux-tu. »


Tu rêves, pétasse. Il est à moi le Gaucho, comprendes ? Hey ! J'aurai du me douter que ça ne durerait pas, parce que ce regard, je le connais par cœur. Je sais parfaitement ce qu'il veut et ça tombe bien, parce que je le veux aussi même si je compte bien le faire chier un peu avant. Alors c'est dans un éclat de rire que je me débats quand il me plaque sur le matelas. Mon corps, lui, il se cambre déjà sous son toucher.

« Désolé mais j'ai déjà jeté mon dévolu sur les terres écossaises. »
« Tu t'prends pour William Wallace ? FREEEEEEEDOOOOOOOOOOOOM !!! »


:gla::
 

C’est ça, fait ta maligne Riley Sarah Jenkins. Je me marre comme une gamine, c’est un fait, mais ça ne dure pas bien longtemps tout simplement parce qu’il me procure des sensations qui font mouche à chaque fois.
Je lâche un soupir, mes yeux se ferment et mes mains vont se plaquer sur ses fesses. J’adore sentir son poids sur moi. Les mois passent, il me fait toujours autant d’effet, c’est même en réalité encore pire à présent et quand je dis pire, ça n’a rien de négatif, bien au contraire. Forcément, on apprend à connaitre les moindres failles de l’autre, les points les plus sensibles.

« J'ai encore un tas de chose à découvrir là-bas. »
« Ah oui ? »


Même si j’essayais de jouer à celle qui ne ressent rien, ça serait mission impossible. Je ne suis pas de ceux et celles qui masquent ce qu’ils ressentent, j’en suis incapable, mais de toute façon les réactions du corps sont presque indépendantes si on y réfléchit bien. Mon cœur tambourine dans ma poitrine, le sang pulse rapidement dans mes veines et une douce chaleur s’enroule autour de moi. Un sourire étire mes lèvres, je me laisse aller à son contact, une de mes mains se glissant dans ses cheveux alors qu’un soupir m’échappe.

« Et énormément de visite à faire... »

Des promesses. Voilà ce qu’il est entrain de me faire. Des promesses que je connais par cœur et dont je ne me lasse pas. Mon corps et le sien se sont totalement apprivoisés, je sais l’effet qu’il me fait, je sais aussi qu’il a parfaitement conscience que certaines choses me rendent totalement folle, des choses pour lesquelles il est particulièrement efficace. Sans parler du fait que ces moments physiques entre nous ne sont de toute façon que du bonheur, peu importe leur intensité et la forme qu’ils prennent. Plus il descend, plus je me cambre et plus mes soupirs sont rapprochés. L’un d’entre eux m’échappe, plus audible que les autres, alors que ma jambe gauche se repli le long de son corps tandis que la droite s’enroule autour de lui.

Et puis c’est le drame.

Riley pas contente. Riley bouder quand son Gaucho faire ça. Il me laisse plantée là, comme une cruche, après m’avoir électrisée comme il sait si bien le faire, fier de lui en plus de ça ! Je sais que ça le faire rire, que ça l’amuse énormément et que cette moue boudeuse que j’arbore alors qu’il me sourit comme un sale con sûr de lui, le satisfait pleinement.

« Mais si ce n'est qu'une question de bronzage, ça peut s'arranger. »
« Hein ? »


On ne dit pas hein, Mlle Jenkins, c’est moche.
On dit pardon, à la rigueur.

Résister quand il pose sa main sur ma hanche pour me tourner vers lui ? Oh que oui j’en ai envie … mais j’accompagne pourtant son mouvement comme si son corps était un aimant pour le mien. Ce qui suit, je ne m’y attendais pas du tout.

« Tu viens avec moi au Texas et en Argentine ? Surtout en Argentine en fait. Disons pour 3-4 jours ? »

Passage en mode Magicarpe … avec un peu plus de classe et de sex-appeal, quand même. Quoi que.

« Tu … Attends, t'es sérieux là ? J'disais pas ça pour ça, je ... »
« Alors, t'en dis quoi ? T'es prête à venir rattraper tout ton retard question bronzage ? Juste toi et moi. Ca n'tiendrais qu'à moi, je t'embarquerais tout de suite sans vraiment demander ton avis mais j'ai peur de me retrouver avec la CIA et SWAT au cul. »
« Je crois que tu peux aussi compter sur l'armée de sa Majesté et probablement le FBI. »


Je réponds mais en vérité, ce sont plus des automatismes qu’autre chose puisque je suis totalement sous le choc de ce qu’il vient de me proposer. Avec ce sourire, je pourrais douter de son sérieux, mais avec le temps j’ai également appris à les différencier et là, je sais qu’il est parfaitement sérieux. Il me faut un petit temps avant de réagir, de sortir de mon état de surprise …

« Je … Mais … Oui ! »

Tu te calmes Riley, il t'a pas demandé en mariage non plus.

« Comment tu veux que je dise non à ça ? »

J’ai déjà la banane jusqu’aux oreilles alors que je m’assoie en tailleurs à côté de lui. Ma main attrape la sienne et joue avec.

« J'aimerai trop que tu me fasses découvrir les endroits où t'as grandi. »

Je ne sais pas vraiment à quoi ressemble l’Argentine, ni même le Texas d’ailleurs, mais ça ne m’empêche pas d’y être déjà dans ma tête, avec ce sourire qui ne me quitte pas. Je pense à ses parents, ça m’angoisse un peu si jamais il décide de me les présenter mais en même temps je crois que j’adorerai les rencontrer. Ils ont l’air tellement … Je sais pas, ça me plairait juste de faire un pas dans sa vie, un pas de plus, et de faire la connaissance de ceux qui lui ont donné la vie, de voir sa maison, et l’Argentine … Tout ça m’emballe puissance 1 000 … Jusqu’à ce que je revienne sur terre parce qu’un léger tout petit mini détail me saute aux yeux … Et me fait grimacer alors que je regarde dans le vide.

« Bon, le truc c'est qu'il faut passer la barrière des parents … Va falloir que je sois une gentille fille irréprochable avant de leur demander, ce qui veut dire : Pas de garçon en douce dans mon lit ! »

Sans prévenir je lui saute dessus, le pousse, sauf que je ne suis pas dans le bon sens et que je  ne peux donc pas le pousser hors du lit mais contre le mur donc ça fausse un peu l’effet. Lui, ni une, ni deux, rentre dans le jeu et commence à se lever. Je l’attrape au vol, le tire par la manche et le refais tomber sur la couette.

« Non mais tu restes là, t'es fou. »

Je suis une chieuse invétérée, j’ai boudé, râlé, frappé, mais pas une seule seconde je n’ai envie qu’il quitte cette pièce. Pas une seule. Je veux qu’il reste dormir avec moi, là, dans mon lit, dans ma chambre, au nez et à la barbe de Maman et Peter.

« Je leur demanderai demain matin, faudra juste que d'ici là t'aies pris la poudre d'escampette … »

Voilà comment se retrouver dans l’interdit devient encore un peu plus grisant. Attendez, soyons honnête cinq secondes. Quand le garçon qui vous colle des papillons dans le ventre rien qu’en pensant à lui débarque en douce dans votre chambre, après avoir escaladé la maison soit dit en passant parce qu’il n’aurait pas pu transplaner à l’intérieur sans autorisation, mais que la maison l’accepte quand même puisqu’il y a déjà mis les pieds une fois – bien sûr qu’il y a des sortilèges de protections. Bref. Ce genre de truc à l’ancienne, oui, c’est grisant, ça m’excite comme une puce et je ne tiens pas en place mais … Il a le don pour savoir me calmer, ça n’est plus à prouver. Il suffit que ses mains se posent à nouveau sur ma peau et qu’il m’embrasse avec douceur pour que j’oublie tout ça, pour me concentrer uniquement sur lui. Sur nous.

#

Jeudi 23 Avril 2015 - Début de matinée

Je ne peux pas dire que la nuit ait été courte. Soyons réaliste, Monsieur s'est pris une cuite d'enfer avec son pote la veille - qui était en fait le même jour mais pas sur le même continent - et n'avait que très peu dormi les dernières heures alors non, on n'a pas fait de folies toute la nuit parce qu'en plus de ça moi aussi j'avais envie de dormir, collée à lui comme un coquillage à son rocher. Seulement une partie, parce que merde, fatigués ou pas, il m'a manqué, je lui ai manqué, on avait juste envie tous les deux de se retrouver et je dois bien l'admettre, je doute qu'il me contredise, le fait de savoir les parents juste à côté ... Comment dire ... ça décuple les sensations.
Il est parti il y a une demi-heure environ, c'est le temps que ça m'a pris pour tergiverser dans ma tête et réussir à me décider. Une grande inspiration, une hésitation quand j'ouvre la porte et arrive sur le pallier parce que je pense à Charleen et même si clairement, j'ai besoin et très envie de cette virée rien que nous deux, loin de tout, ça ne m'enchante pas pour autant de la laisser seule. Elle ne sera pas seule, je sais bien, mais c'est difficile pour moi de la laisser dans l'état où elle est. La visite d'Ethan lui a fait un peu de bien, ça m'a fait plaisir de la voir sourire comme ça. Le sourire elle l'avait aussi l'autre jour quand Keza est passée, ces visites lui changent les idées. Maintenant, je ne peux pas non plus mettre ma vie entre parenthèse et puis ... ça n'est que quelques jours. Tout ira bien ? Tout ira bien. Je secoue finalement la tête et descend les escaliers pas à pas, plutôt lentement, chose qui ne me ressemble pas du tout.

« Maman ... »
« Oh, toi tu as quelque chose à me demander. »


C’est instinctif, elles ont un sixième sens. Je suis à peine réveillée – comédie – les cheveux en pétard, le pas timide et trainant, les yeux à peine ouverts – manipulation – toujours en pyjama … Ou plutôt de nouveau en pyjama parce que je n’ai pas dormi avec et je me pointe dans la cuisine où elle se trouve, prête à partir au travail. J’hésite, tergiverse, danse d’un pied sur l’autre et puis finalement me lance.

« Voilà. Mateo m'a proposé de venir passer quelques jours chez lui. Et j'ai vraiment envie d'y aller. »

Un ange passe … Et il prend son temps …

« Quand est ce qu'il t'a parlé de ce projet ? »
« Au téléphone, tout à l'heure. »


La la la. Elle sait. JE LE SENS ! Elle sait. Elle sait qu’il a passé la nuit-là, c’est comme si elle pouvait sentir sa présence … Et c’est flippant. Moi je me sens toute petite et j’essaie de ne pas éviter son regard parce que plus louche il n’y a pas mais …

« Écoute, il faut qu'on en discute avec ton père. »
« Oui d'accord. »


J’ai 20 ans il parait, mais je vous jure qu’en cet instant j’ai l’impression d’en avoir minimum 5 de moins.

« Mais a priori, de prime abord, je ne suis pas contre. »

Bug.

« T'es sérieuse ? »
« Oui ma fille. »
« Anh merci Maman t'es trop géniale ! Je t'adore !!! »


Impulsive un jour, impulsive toujours. Je saute au cou de ma mère et ses bras s’enroulent autour de moi alors qu’une immense vague de joie m’envahit des pieds à la tête. Non seulement c’est une super opportunité de voyage – et ma Boulette, ça n’est que le début, TMTC ! On va faire le tour du monde toi et moi – mais c’est surtout … Nos premières vacances en amoureux. Je suis presque certaine d’avoir les yeux qui brillent, pleins d’étoiles, parce que cette perspective me rend totalement légère et incroyablement impatiente – plus que d’habitude j’entends. En prime, c’est son univers qu’il va me faire découvrir et ça, ça n’a juste pas de prix. Nous deux c’est du sérieux, ça n’est plus à prouver, et c’est d’une simplicité presque désarmante tellement c’est évident – y compris quand on se prend la tête comme deux cons trop bornés et impulsifs – mais ça … c’est une étape de plus qu’on va franchir, j’en ai bien l’impression.

Je me calme, au moins en apparences, et fini par la lâcher. Elle dépose un bisou sur ma joue et j’en fais autant, sautillant sur place sans même m’en rendre compte.

« Comment je peux te refuser ça après le discours engagé que tu m'as servi l'autre jour. »
« Hey, elle était classe ma plaidoirie hein ? »


Je ne pensais pas que ça serait aussi simple, ça me chamboule totalement. Je m’étais presque préparée à une guerre sans merci, à devoir négocier, etc … Et même pas. Ça me touche énormément, je sais que c’est une belle preuve de confiance et pas une seconde je ne compte la décevoir.

« Je te laisse en parler à ton père ? »
« Je fais ça tout de suite ! »


Et je ne perds pas une seconde de plus avant de courir hors de la cuisine, non sans me taper la hanche dans le coin de la table et de lâcher une belle injure au passage, pour monter en quatrième vitesse dans ma chambre et me jeter sur mon téléphone. Trois sonneries plus tard, il décroche, mon enthousiasme est probablement palpable.

« Allo Papa ? »
« Salut ma Bichette, ça va ? »
« Oui très bien, et toi ? »
« Impeccable. »
« T'es au boulot là ? »
« Oui. Je pars sur un chantier. »
« Ah pardon, j'vais pas te déranger longtemps. J'ai un truc à te demander. »
« Vas-y je t’écoute. »
« Est ce que tu serais d'accord pour que je partes quelques jours avec Mateo ? Il m'a proposé de venir chez lui et … j'aimerai vraiment beaucoup. »


Silence.

« Je vois. »

Je crois que je préférai le silence.

« T'en as parlé avec ta mère ? »
« Oui, et étrangement … elle est d'accord. »
« Riley ... »
« Oui pardon, désolée. Pas cool. Mais j'étais super étonnée qu'elle me dise oui tout de suite. »


J’aurai pensé faire face à plus de scepticisme, même si ça s’est finalement bien passé le jour de mon anniversaire.

« Je repasserai par là avant la rentrée bien sûr, pour qu'on se voit. »

La rentrée … Mouais. Je sais que je suis une bonne élève et que j’adore apprendre, etc … Mais je n’aurai pas dit non à quelques semaines de plus.

« Bon écoute, je vais t'épargner les sermons habituels type : Sois prudente, etc … Mais d'accord, je suis d'accord. Vous allez chez ses parents ? »
« Oui. Et en Argentine aussi. »
« Tu seras joignable en tout temps ? »
« Oui, promis. »
« Alors amuse toi bien ma puce. »
« Merci Papa, t'es le meilleur !!! »
« Riley, les décibels … »
« Pardon ! J’suis juste trop contente. Je t'aime. Travaille bien. »
« Je t'aime aussi ma chérie. A très vite. »


Je raccroche … et me roule sur mon lit en poussant un cri d’hystérie étouffé, la tête cachée par mon oreiller … qui porte encore l’odeur de Mateo et je me retrouve entrain de le respirer, un sourire tendre sur le visage. Partir avec lui, juste lui et moi … L’oreiller dégage et j’attrape à nouveau mon téléphone pour envoyer un message à Mateo.

« C'est ok !!! On part quand ? »

Hey, minute papillon, tu te calmes un peu là ?
Non. Enfin si, oui, pardon.

« PS : Je t’aime. »

Je me sens d’humeur amoureuse et même si ça n’est pas un truc qu’on se dit souvent, sans doute un peu par pudeur mais aussi parce qu’on n’a pas besoin de mots la plus part du temps, j’ai ressenti l’envie de le formuler, sans attendre une seule seconde un retour de sa part. Le simple fait qu’il m’invite à venir découvrir son univers, univers qu’il vient juste de retrouver, est suffisamment éloquent.

Et juste après naturellement j'envoie un sms à ma Boulette d'amour, en mode hystéro :

« JE PARS EN ARGENTIIIIIIIINE !!! Avec mon Gaucho. J'te kiffe ma Boulette, on se capte quand je rentre. PS : J'ai recroisé le type de l'autre jour, celui du Coffee Shop ... Il m'a pas calculé donc je pense vraiment que c'était tes boobs qu'il reluquait comme ça. Coquine va. Héhé ! :ga: »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 979
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Lun 8 Aoû 2016 - 0:55

- Je crois que tu peux aussi compter sur l'armée de sa Majesté et probablement le FBI.

C'est pas la réponse que j'attendais, mais je prends note. Quoi que je n'ai jamais rencontré sa Majesté, peut-être que ça serait l'occasion pour le faire.
Mais Riley à l'air ailleurs, buguant probablement sur ma demande qui n'est pas pour le mariage mais pour venir en Argentine, avec moi. Rien que tous les deux, ce que font tout couple normal mais avec un truc en plus pour moi. C'est la première fois que ça se produit, je ne laisse pas facilement rentrer quelqu'un dans mon cercle familial, encore moins une petite amie mais là ça me paraît aussi simple qu'évident.
Je veux l'amener là bas, lui montrer, lui faire découvrir ce qui a fait mon enfance. J'suis presque comme un gamin à Noël. La faute à l'alcool.

- Je … Mais … Oui !
- Tu commençais à me foutre le doute là...
- Comment tu veux que je dise non à ça ? Elle s'assoit en tailleur juste à côté de moi et attrape ma main. J'aimerai trop que tu me fasses découvrir les endroits où t'as grandi.

Cette fois, c'est moi qui sourit largement, toujours allongé sur le côté.
J'suis bien là, avec elle. Tout est calme et reposé, tout est normal. Pas de prise de tête. Pas de risque de mort. Pas de risque de débarquement de fou furieux.
Juste elle et moi et le calme.
Et j'suis content qu'elle accepte. Si ça n'tiendrais qu'à moi, nous y serions déjà... mais j'crois que je n'suis pas encore prêt pour rencontrer sa Majesté.

- Bon, le truc c'est qu'il faut passer la barrière des parents … Va falloir que je sois une gentille fille irréprochable avant de leur demander, ce qui veut dire : Pas de garçon en douce dans mon lit !

J'hausse un sourcil et me sens poussé vers l'arrière, contre le mur alors qu'elle tentait l'exacte inverse : De me jeter hors de son pieu.

- Bon... Si Mlle Jenkins insiste pour que je parte de cette chambre, pour qu'elle puisse passer la nuit toute seule dans ses draps froids...

Je lui offre un regard faussement désolé, encore un sourire un peu ivre au bord des lèvres.
Riley réagit dans la foulée, me tire par la manche et me jette de nouveau sur son lit.

- Non mais tu restes là, t'es fou.
- J'préfère ça.
- Je leur demanderai demain matin, faudra juste que d'ici là t'aies pris la poudre d'escampette …
- T'en fais pas. Je serais partie avant même que tu ne t'en rende compte.

Elle est au-dessus de moi et mes mains glissent sur sa peau, sous son tissu tout en attirant ses lèvres aux miennes. Je n'ai aucune envie de dormir, aucune envie de discuter plus longtemps, sans offense. J'ai besoin d'elle, de la sentir, porté par l'enthousiasme des jours à venir.
Et étrangement, pas un seul instant je ne me dis que ses parents pourraient refuser demain et pourtant, j'aurai toutes les raisons de me poser ce genre de question. Mais là, tout de suite, j'ai pas envie. Grisé par tout ça, par ma venue à l'improviste, par l'alcool, par mon amour pour elle et par mon besoin pressant de la sentir contre moi, peau contre peau, j'oublie les probables obstacles.
Au moins pour cette nuit.




- Madré, Padré !
- Dans le jardin !

Je suis la voix de ma mère, passe par la baie vitrée de la maison et la vois installée à la petite table de jardin, triant ses dernières photos.
Je me frictionne la joue, encore un peu endormie et m'affale sur une chaise, comme un tas de rien, café tout chaud à la main dont je tend la deuxième tasse à ma mère.

- Merci. J'en connais un qui a eu une dure soirée.
- On va dire ça comme ça ouais.
- C'était bien ?
- Au top. J'étais en Australie voir un pote, on a fait un barbecue sur la plage c'était assez cool ! Puis à Glasgow voir Riley.
- Et tout ça en 48 heures... un vrai globe-trotteur.
- Merci le transplanage.

Et putain, ça fait des économies.
Je m'étire de tout mon long, reposant mes bras sur la table pour regarder de plus près ses photos.

- Ce sont les dernières que tu as faites ?
- Oui, au Mexique.
- Elles sont superbes. J'en prends deux entre mes mains, faisant attention de ne pas les dégueulasser et contemple la nature qui s'offre sous mes yeux. Tu continue de faire quelques expos ?
- De temps en temps. Quand j'ai le temps et surtout l'occasion. Elle prend la tasse entre ses mans et me sourit. J'avais oublier à quel point cette simple expression venant d'elle m'apaisait à ce point. J'ai retrouvé quelques photos de Camélia, si tu les veux.

Une main dans mes cheveux, je me pose contre le dossier de la chaise en acquiesçant en silence.
Camélia n'est pas un sujet qui a encore été abordé depuis que je suis rentré, trop concentré sur mon retour, sur nos retrouvailles.

- Maman ? Je baisse le regard sur mes genoux, me frottant le bout du nez. Je suis désolé, pour tout ce qu'il s'est passé après Camélia.
- Je sais. Moi aussi. Elle pose sa tasse sur la table, me regarde d'un air que je traduis de triste. Ca a été … dur Mateo. Pour ton père et moi et même si je ne te cache pas que j'aurai préféré plus que tout au monde que tu viennes cracher ta haine au visage plutôt que de t'enfuir comme ça, je comprends ta réaction. J'ai mis du temps mais maintenant, je le comprends.

J'ai une boule dans la gorge que je me refuse d'admettre, me retrouvant dans une position trop sensible et délicate à mes yeux. Pourtant, c'est moi qui ait mit les deux pieds dedans alors à moi d'assumer jusqu'au bout.

- C'était compliqué. J'voulais plus rien avoir avec ce qui pouvait me rappeler Camélia. J'ai été un connard avec papa et toi. Un vrai sombre connard.
- Ne sois pas si dur avec toi-même. Tu as perdue ta sœur.
- Et vous avez perdu votre fille. Puis votre fils.

Nerveux, presque angoissé, je me passe pour la énième fois une main dans les cheveux. On a évoqué le sujet, quelques fois mais pas comme ça.

- J'suis désolé de vous avoir infliger ça.


Elle pleure. Je ne l'entends pas, ne la vois pas, mais je le sais.
Cette grande brune si droite, si fière, si imposante, pleure devant son crétin de fils qui a tout fait foiré pendant de si nombreux mois. Fils honteux que je suis en cette seconde.
Ma mère se lève, elle me pousse à en faire autant, avant de me prendre dans ses bras. Sans un mot.
L'amour d'une mère est chère et me dire que j'ai lâchement abandonné ce bien si précieux me fout la boule au ventre.

- L'important c'est que tu sois de retour Mateo. C'est tout ce qui importe aujourd'hui.

Je ne bronche pas, me contente de la serrer contre moi.
J'suis là maintenant. Un regard vers le ciel, j'effleure mon chapelet.
Il serait peut-être temps de tenir la promesse faite à Camélia avant qu'elle ne parte. Comme il serait temps de jouer enfin mon rôle dans cette famille.




- Vous venez avec nous ?
- Oui ! Je n'ai pas vu madré depuis longtemps ! Et ça nous fera quelques jours de vacances pour faire connaissance avec ton amor !

J'en connais une qui va pas être déçue du voyage quand elle va rencontrer mon père.
Tout du moins, si elle en a l'autorisation.
Mon père vient de rentrer et moi j'attends toujours un signe de vie de Riley pour savoir si ses parents sont ok ou non.

Ma poche vibre, je sors mon portable.

C'est ok !!! On part quand ? PS : Je t’aime.

J'dois avoir l'air d'un con parce que mon père me fixe avec un sourire moqueur sur les lèvres.
Je lève les yeux au ciel, balayant tout ça d'un geste de la main.

- J'vais la chercher !
- A tout de suite !

Je transplane presque aussitôt dans la ruelle à côté de chez elle, la même que j'ai utilisé il y a quelques heures pour venir la voir.
Et putain, de passer du jour à la nuit, de la nuit au jour, du matin à l'après midi et de l'après midi au matin en même pas 48 heures va me faire péter les plombs.
Je réponds aussitôt à Riley, sourire en coin.

Tout de suite ! Je suis là, j't'attends au café d'à côté. Fais signe quand t'es prête.
Je t'aime.


J'ai plus rien à voir – ou presque – avec le type de tout à l'heure à moitié débraillé et décoiffé. Douché et propre, mains dans les poches, je suis déjà attablé au café d'à côté, attendant son feu vert.
Et j'suis pas patient. Je trépigne en réalité. Parce que je veux partir d'ici dans la seconde, avec elle. L'amener chez moi, voir mes parents et retrouver les terres argentine avec elle. J'y susi sdéjà aller depuis mon retour chez mes parents mais tout ça prote une saveur différente maintenant. Et puis merde, on a tellement de truc de prévu que de rester ici à attendre me rendrait presque dingue.
Un café.
Puis un deuxième.
J'échange quelques textos avec Maxime entre temps, m'assurant que tout va bien de son côté avec le retour de Dean qui, j'espère, a été digérer depuis.
Mon portable vibre.
Feu vert.
Go. Vers chez elle, vers chez ses parents. Histoire de faire les choses biens et qu'ils n'aient pas l'impression d'un kidnapping parce que même sobre, j'suis toujours pas prêt de rencontrer sa Majesté.
Je paie le serveur, me lève et me dirige vers la maison de Riley, manches relevées sur mes tatouages. J'ai enfilé l'une des chemises qu'elle m'a offerte pour son anniversaire. Et non, ça n'est pas dans l'unique but de la rendre barge.
Ou peut-être un peu.

Je passe le portillon, marche sur le perron.
Et je n'ai pas le temps de sonner que la porte s'ouvre à la volée.
Je l'admets, l'espace d'une seconde je me suis attendu à une folle hystérique qui me saute au cou pour me pousser vers la sortie avec un sac en main mais à la place, j'ai le droit à la version adulte et mère de famille qui plante aussitôt son regard dans le mien.

- Bonjour jeune homme.
- Bonjour Madame Jenkins. Sourire d'enfant poli. Je viens...
- … Chercher ma fille, oui. Elle devrait pas tarder à être prêtre. Entre, je t'en prie.

Je la remercie d'un signe de tête et pénètre dans le couloir de l'entrée, attendant patiemment que Riley déboule comme une tempête.

- Alors comme ça, l'Argentine hein.
- Oui, mon père est d'origine du pays. On en profite pour voir toute la famille là bas.

Elle acquiesce, souriante.
Depuis la dernière fois, j'ai l'impression que chaque regard est là pour me sonder alors que, pourtant, tout en elle dégage une sympathie que je n'aurai pas cru voir avant que Riley ne débarque avec ses grands sabots le jour de son anniversaire pour mettre les points sur les 'i'.
Maintenant sa mère semble me traiter avec un peu plus de confiance et d'égard que je n'aurai pu le croire.

Des bruits sourds de pas précipités attirent notre oreille.
Mère Jenkins hausse les yeux, toujours souriante.

- Je crois que là voilà...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 8044
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Mar 9 Aoû 2016 - 21:38

« Tout de suite ! Je suis là, j't'attends au café d'à côté. Fais signe quand t'es prête.
Je t'aime. »


Cette réponse arrive quelques minutes après l'envoi de mon message et je reste comme une conne, le sourire aux lèvres, à regarder mon téléphone. Une conne amoureuse. Cette immobilité se fissure dès l'instant où je prends conscience de l'évidence : Je pars en Argentine. Genre … Maintenant. Je pars en vacances avec mon homme, à l'autre bout du monde … Et je suis toujours en pyjama. Riley, active toi bordel ! J'ouvre la porte de ma chambre à la volée et redescends les marches, braillant ma question avant même d'avoir atteint la cuisine où se trouve toujours ma mère.

« Maman ! Tu crois qu'il fait quel temps en Argentine ? Je sais pas quoi emmener ... »

Elle est entrain de se faire une salade pour son repas du midi je crois mais s'interrompt pour me répondre.

« Alors là c'est une bonne question … D'ailleurs pourquoi tu ne la lui pose pas ? Il est quand même le mieux placé pour le savoir, non ? »
« ... »


Des fois je me dis que je suis vraiment une sacré cruche.
Voilà ce que c'est d'agir avant de réfléchir.

« C'est pas faux. »

Je repars comme je suis venue, me cognant l'orteille dans la dernière marche au passage, poussant un jurons en sautant sur mon pied valide jusqu'à ma chambre où je me laisse tomber sur mon lit et appuie sur une touche raccourcis. Ça sonne une fois, deux fois, trois fois ... Et ça n'est pas Mateo qui décroche parce que ça n'est pas lui que j'appelle finalement.

« Hey Boulette ! J'te dérange ? »
« Je suis en tête à tête avec Adam Levine, t'abuse ! Mais je réponds parce que c'est toi … »
« Oops, pardon Mme Levine. Mais ça fait pas un peu bizarre qu'il porte le même prénom que ton frère. Au pieu ça doit être particulier, non ? Oh oui, Adam ! Oui ! »
« Pétasse ! »
« Moi aussi je t'aime. Dis, t'as internet là devant toi ? »
« Euh, attends. »


Je l'entends qui marche, se déplace, puis s'assoie. Je n'ai aucun mal à la visualiser et je prends conscience du fait qu'elle me manque bien plus que ce que je ne pensais.

« Vas-y c'est bon. Tu as besoin de quoi ? »
« Tape Adam Levine nu. »


Une jambe en l'air, le regard rivé sur le plafond, son silence me fait éclater de rire.

« En fait je me demande quel temps il fait en Argentine à cette période de l'année, pour savoir ce que je mets dans mon sac. »
« Bouge pas, je regarde ! »
« Merciiii ! T'es trop géniale, j'te kiffe, t'es la meilleure. »


Oui parce qu'on n'a pas internet ici. Chez Papa, oui, mais pas chez Maman qui n'est pas super emballée par le monde Moldu. Je respecte ça, la télé a déjà été une grande concession pour elle et elle tolère que Charleen et moi ayons des téléphones portables. Le mien n'a pas internet, je m'en contente parfaitement.

« Alors ! Ils disent, pour Buenos Aires en tout cas, une vingtaine de degrés, peu de pluie apparemment et … pas trop de vent non plus. Tu peux y aller en culotte, c'est bon ! »
« Ouais, j'suis sure que ses parents vont adorer ! J'vais faire trop bonne impression et tout ! »


Je suis maintenant debout, tire mon sac de sous mon lit et commence à fouiller dans mes tiroirs en balançant des vêtements sur mon lit ou par terre en fonction de ce que j'envisage d'emmener ou non. J'ai pas encore pris ma douche, ni mangé quoi que ce soit alors que quand on me connait on sait que c'est un crime contre l'humanité sauf que Mateo m'attend le pauvre.

« Hey, Boulette. »
« Oui ? »
« C'est pour quand le mariage ? Non parce que bon, ça sent l'officialisation tout ça hein. Tes parents, les siens, ouh la la ! »
« Et on en parle de Warren ? Parce qu'il t'attend toujours sur le Chemin de Traverse pour boire une Biere-Au-Beurre hein ! Le pauvre, il doit être momifié depuis. »


MOUAHAHAHAHAHAHA !!!
T'as envie de me jeter un truc, hein ? Mais tu peux pas !

« Je t'aime ma Boulette, tu m'manques. On se voit quand je rentre ? »
« Oui ! Tu rentres quand d'ailleurs ? Quand le quatrième sera en route ? »
« Et le cinquième, ça sera des jumeaux. »


Ni vu, ni connu, je t'embrouille et un ensemble de lingerie noir fini dans mon sac.

« Je sais pas trop, on est jeudi, y a le décalage horaire même si c'est que 4h, je pense être là samedi soir au plus tard. J'ai promis à Papa de passer du temps avec lui avant de rentrer à Poudlard. J'te jure, deux semaines c'est pas assez ! Ils abusent. »

On trime comme des bêtes en risquant notre peau, tout ça pour deux petites semaines. Bref, pas le temps pour un coup d'état, je sais pourquoi j'ai signé.

« Faut que j'aille dire à Charleen que je m'en vais, je vais devoir te laisser. »

J'ai envie de lui faire un gros câlin mais j'peux pô.
Ça me rend triste.

« Keza, si t'as un peu de temps pendant que je serais pas là, tu crois que tu peux passer voir Cha' quelques heures ? »
« Oui bien sur, pas de problème. »
« Merci beaucoup. Je t'aime ma Biatch, on se voit vite. »
« Je t'aime aussi. Profites en bien ! »
« C'est promis. Passe le bonjour à ton père et Sharon, et un gros bisou à Adam ! »


Je mime un gros bisou, avec le son, et raccroche. Je rempli mon sac avec ce que je juge nécessaire, pas la peine de prendre une valise pour quelques jours. Direction la douche, rapide, toilette de chat tout aussi rapide incluant le brossage de dents. Bim, la trousse de toilette casée dans le sac, je m'habille en enfilant ma robe rouge à petits pois blanc et sors de ma chambre. Une seconde plus tard, je frappe à celle de Charleen et l'ouvre en passant la tête à l'intérieur.

« Charleen ? Je vais y aller. »

Sourire tranquille, qui se veut détendu, même si je marche sur des œufs chaque fois que je m'adresse à elle ces temps-ci. J'ai toujours peur de faire une gaffe. Pourtant mon sourire ne faibli pas quand j'entre et me dirige vers elle. Elle est installée sur le rebord de sa fenêtre, avec un livre et Circée sur ses genoux.

« Je sais pas trop encore ce qu'on va faire mais j'essaie de te ramener un souvenir. »

Je me penche et dépose un bisou sur sa tête, avec dans le fond du ventre une certaine peur, je ne le nierai pas. J'ai peur pour elle, peur qu'elle m'échappe, qu'elle nous échappe. Peur qu'on m'annonce un matin qu'elle a été hospitalisée en urgence ou pire. J'essaie vraiment de ne pas laisser tout ça transparaitre mais je ne peux pas le nier, le fait de prendre un peu le large me soulage un peu. J'ai honte de ressentir ça mais je ne suis pas infaillible.

« A très vite p'tite sœur. »

Un clin d'œil, un signe de la main, je ressors et referme. Un soupir m'échappe une fois dans le couloir, je passe une main dans mes cheveux puis sors finalement mon téléphone de ma poche pour envoyer un message à Mateo.

« C'est bon, j'suis prête. »

Une bretelle de mon sac sur le dos je descends et me dirige dans le salon puis dans la véranda où Monkey gazouille sous le soleil dans sa grande cage. Je l'ouvre, vérifie que tout est à sa place, qu'il ne manque de rien puis l'attrape. Je l'admets, ces temps-ci je ne suis pas la meilleure humaine du monde pour lui mais j'ai toujours beaucoup d'affection pour lui. Je le grattouille, lui donne quelques miettes du gâteau qu'il préfère. On sonne, je le remets dans sa cage non sans lui avoir parlé un peu, sans avoir déposé un bisou sur son pelage grenade, jamais trop certaine d'où se trouve la tête sur ces machins là vu la quantité de poils.
Quand j'arrive dans l'entrée, sac sur les épaules, Mateo se tient là, avec Maman qui lui a ouvert la porte. Je souris en les regardant et en approchant. J'ai l'impression que ça se passe plutôt tranquillement et ça me fait plaisir. Quand j'arrive à leur hauteur ma main va se loger immédiatement dans celle de mon Gaucho et je dépose un bisou sur sa joue avant d'accorder mon attention à Maman.

« Tu m'envoies un sms a ta sœur pour nous dire que tu es bien arrivée ? »
« Promis. D'ailleurs j'ai demandé à Keza si elle pouvait passer la voir ces jours-ci. Elle a dit oui. »
« D'accord. C'est une bonne idée. »


Maman adore Keza. Peter l'apprécie beaucoup aussi, de même que Papa. Pour moi, elle fait partie de la famille. D'ailleurs son père et le mien sont devenus amis j'ai l'impression et ça c'est super cool. Je lâche finalement la main de Mateo pour serrer ma mère dans mes bras, étreinte qu'elle me rend encore plus fort.

« Fais attention à toi ma chérie et surtout profites en bien. »

Un bisou sur ma joue, on s'écarte, elle pointe un index faussement accusateur vers Mateo, sourire en coin sur les lèvres.

« Toi, je te la confie. Prends soin de ma fille. »

Sa main se pose sur un des bras de mon petit ami, pile sur un de ses tatouages, elle ne bronche pas. Je souris, le cœur réchauffé par cette vision. Non sans me dire que j'aurai le droit à un savon si je rentre avec un tatouage moi-même.

« Et bonjour à tes parents. Ils sont la bienvenue ici quand ils veulent. J'aimerai beaucoup les rencontrer à l'occasion. »

Ah ouais … On en est là … Wow.
Ça fait bizarre quand même !

« Au revoir ma puce. Amusez vous bien les amoureux. »
« Merci Maman. A dans quelques jours. »


Dernier signe de la main, on sort et elle nous regarde partir, bras croisés sur le perron. Charleen la rejoint, elle nous adresse un coucou qu'on lui rend tous les deux avant de disparaître au coin de la rue. Là, j'attrape Mateo par le bras et le pousse à s'arrêter pour me faire face.

« Attends. »

Ma main attrape la sienne, l'autre se pose sur sa joue et je l'embrasse. Un baiser plein de tendresse, de douceur, d'amour.

« J'ai l'impression que tout s'accélère, que ça devient encore plus officiel et tout ça. J'ai pas l'impression que ça te donne envie de fuir, et tant mieux parce que de toute façon je te pourchasserai à travers tout le globe. Mais ... »

Dans ma poitrine je sens mon cœur qui tambourine.

« Je suis heureuse. Si y avait un bouton « Like » pour nous deux je cliquerai sans hésiter. »

Un rire amusé et ironique quant à cette comparaison merdique m'échappe. L'instant d'après on est dans les bras l'un de l'autre puis quelques minutes plus tard, après une sensation désagréable bien que familière, j'ouvre les yeux – encore un peu secouée par le voyage express – sur un paysage inconnu. Première réaction :

« Oh … Wow ... »

Parce que clairement, je ne trouve pas mots. Tout ça, ce que j'ai devant les yeux, autour de moi, ce sont des bruits, des odeurs nouvelles. J'adore l'Écosse, elle regorge de beaucoup de merveilles dont certaines qui pourraient me rappeler un peu cet endroit mais ici tout me semble immensément plus grand. En dehors de cet hiver avec Keza, en France, je n'avais jamais voyagé aussi loin de chez moi.

« C'est … »

Je tourne sur moi-même, observe le moindre mouvement, attiré par tout ce qui passe devant mes yeux. Ma main n'a pas quitté celle de Mateo, j'ai l'impression d'être une enfant qui découvre le monde mais qui a besoin malgré ça de son point d'ancrage, quelque chose qui la rassure. L'aventure, d'accord, mais pas sans un visage familier et rassurant. Et parlant d'avoir besoin d'être rassurée … Lorsqu'une voix s'élève non loin de là, je me colle instantanément contre mon Gaucho.

« J'ai peur. »

Je suppose que ça doit être son père et soudainement je me sens toute petite. Minuscule et impressionnée, sans même les avoir encore vu, lui et sa mère. Je ne suis pas transie de crainte, évidemment, c'est un peu exagéré mais je cherche son regard, j'en ai besoin. Ce qui se passe, ça n'est pas rien.

« Et si jamais je leur plais pas ? »

Ben quoi ? Ça peut arriver, on sait pas !

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 979
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Dim 14 Aoû 2016 - 20:41

Riley apparaît, tout sourire, autant que moi et je réceptionne sa main dans la mienne alors qu’elle m’embrasse sur la joue. J’ai un peu de mal à me dire que d’ici quelques minutes nous serons partie pour l’Argentine, chez mes grands-parents, elle et moi. Tout ça c’est décidé sur un coup de tête, comme à peu près toutes les décisions de ma vie soit dit en passant.

- Tu m'envoies un sms a ta sœur pour nous dire que tu es bien arrivée ?
- Promis. D'ailleurs j'ai demandé à Keza si elle pouvait passer la voir ces jours-ci. Elle a dit oui.
- D'accord. C'est une bonne idée.

Je les écoute en silence, ne manquant pas de noter cette information concernant sa sœur qui, si j’ai bien compris, n’est toujours pas vraiment sortie de cette spirale infernale suite à son empoisonnement.
En même temps, comment le lui reprocher ? Elle a faillit y passer et puis ces connards savent parfaitement s’y prendre pour planter la petite graine de la peur dans nos cerveaux. J’la connais pas très bien, voir peu, mais j’lui souhaite d’aller rapidement mieux. Ne serait-ce que pour l’avoir vu à l’anniversaire de Riley, j’ai bien capté que Charleen avait un teint fantomatique malgré ses pâles sourires.

Je laisse la mère et la fille Jenkins se prendrent dans les bras, attendant légèrement en retrait.

- Fais attention à toi ma chérie et surtout profites en bien.

Elle se tourne vers moi, me pointe du bout du doigt avant de lâcher, sourire en coin.

- Toi, je te la confie. Prends soin de ma fille.
- Comptez sur moi.

C’est vachement plus agréable quand on vous fait confiance et qu’on ne vous considère pas QUE comme un délinquant.

- Et bonjour à tes parents. Ils sont la bienvenue ici quand ils veulent. J'aimerai beaucoup les rencontrer à l'occasion.

Je bug une fraction de seconde, sourcils froncés.

- Ok ok, j’leur dirais. Merci.

Ouais, c’est foutrement bancal comme réponse mais j’suis un peu sur le cul. J’pensais pas qu’on en serait là aussi rapidement. Le pire est qu’elle a l’air la plus sérieuse du monde alors qu’elle nous appelle « les amoureux » et qu’elle nous souhaite de nous amusez.
J’ai presque envie de demander à Riley si c’est un miracle ou si elle lui a annoncé qu’elle va me quitter à la fin de notre séjour.
C’est moche d’être aussi défaitiste. J’suis pas encore habitué à tout ça, ça viendra.

Nous sommes déjà dehors, parce que maintenant j’ai hâte de me tirer pour rejoindre l’Argentine avec Riley. Y retrouver mes parents qui doivent déjà y être, sans compter mes grands-parents. J’ai été les voir la semaine dernière avec Maxime, histoire de lui faire prendre l’air et de l’aider à décompresser face au retour de Dean et maintenant, c’est avec Riley que j’y vais, sourire confiant aux lèvres.

- Attends.

Elle m’arrête dans mon élan et me pousse à lui faire face. Je la tiens dans mes bras alors qu’elle m’embrasse tendrement, en douceur et j’en profite tout autant qu’elle, léger comme jamais.

- J'ai l'impression que tout s'accélère, que ça devient encore plus officiel et tout ça. J'ai pas l'impression que ça te donne envie de fuir, et tant mieux parce que de toute façon je te pourchasserai à travers tout le globe. Mais ... Je suis heureuse. Si y avait un bouton « Like » pour nous deux je cliquerai sans hésiter.

A une époque, j’aurai pris la fuite dès notre « je t’aime », dès lors que je me serais rendu compte à quel point Riley prenait de la place dans ma vie et dans mon crâne, à la seconde où je me serais senti jaloux de voir un autre type l’approcher.
Si j’pensais rendre un jour une nana aussi heureuse ?
Non. J’ai jamais pensé avoir la faculté de faire ça et encore moins y trouver un quelconque intérêt mais visiblement, les choses ont foutrement changées puisque son bonheur me contamine comme une grippe.
Mais en mieux.
Et si j’suis heureux ?
J’crois pouvoir dire que oui.

- J’préfère pas prendre le risque de me retrouver émasculer par la folle furieuse que tu es.

Je pose mon front contre le sien, la garde contre moi et l’embrasse en douceur.

- Prête ?

J’attends son feu vert, la serre contre moi et transplane dans la seconde.

- Oh… Wow…

Je la laisse contempler ce qui se présente face à elle alors je reste à côté, mains dans les poches.
C’est sûr que comme première vision des choses, ça t’en fout pleins les yeux. Mes grands parents on pu trouver une petite maison éloignée de la grande ville, entre les bords de l’agitation de Buenos Air et le bord de la pampa qui s’étend comme une immensité devant nous. Un truc infiniment grand, qui vous en foutrait presque le vertige.
Derrière nous la pampa. Devant nous la vie Argentine sous sa plus belle forme. Des gamins qui galopent, des mères et des pères qui gueulent avec passion, des marchants et tout un tas de vies qui se manifestent un peu plus loin à quelques rues d’ici.
Et les couleurs me choquent. Entre Glasgow et Buenos Air, il y a définitivement pas mal de ton chaud de différence.

- C'est …
- Grand. Je sais. Bienvenue à Buenos Air, amor.

Je la laisse tranquillement s’imprégner de tout ce qui se passe sous ses yeux, sous son nez pendant que moi-même j’inspire l’air tiède du pays et y retrouve une odeur que je connais que trop bien.
La bouffe de ma grand-mère.
Je bave déjà.

J’entends la voix de mon père, juste derrière nous, dans le jardin d’abuela. Riley se colle instinctivement à moi.

- J’ai peur.
- Mais non, ça va le faire, t’en fais pas.
- Et si jamais je leur plais pas ?

Je souris, amusé.

- Chacun son tour !

Je la taquine, riant déjà de ma propre connerie avant de me planter face à elle, mes mains sur ses hanches.

- Si ça doit arriver, chose dont je doute, ça changera rien à nous deux. OK ? Et t’en fais pas, avant que mes parents détestent quelqu’un, crois moi, faut y aller. A croire que j’ai été adopté.

Bon, en réalité ma mère est clairement plus dure que mon père. Un coup d’œil et elle est capable de savoir si oui ou non ça passera avec une nouvelle arrivée dans la famille. Mais j’vais éviter de lui en parler histoire d’éviter des pressions inutiles.

- Allez, on y va. Dis toi qu’on a passé la plus grosse étape. Je prends le temps de l’embrasser en douceur. Prête ?

Non, elle ne le sera jamais réellement.
Je garde sa main dans la mienne et la guide vers la maison colorée qui se tient devant nous, ouvre la petit portillon et j’entends déjà d’ici les accents si familiers qui s’élèvent. Mon cœur gonfle quand je reconnais la voix fatiguée mais chantante de ma grand-mère et j’entraine Riley derrière la maison en faisant le tour, là où tout le monde doit se trouver.

- Aaah vous voilà ! Pile à l’heure pour l’apéro !

Mon père se lève, bras ouverts et un sourire jusqu’aux oreilles.
Ma mère se tourne vers nous, le regard d’un coup brillant de revoir son fils auprès de sa petite amie.
Puis il y a ma grand-mère qui s’agite dans tous les sens, trop heureux de nous voir débarquer ici, dépassant mon père de ses petits pas rapides.
Depuis le temps qu’elle voulait connaître celle qui a fait fondre le corazon de son cher petit fils, comme elle dit…

- Mi hijo !
- Hola Abuela !

Elle vient me serrer dans ses bras et passe aussitôt à Riley qu’elle tient par les épaules, sans aucune hésitation et avec beaucoup moins de convention que Jenkins mère.

- Madré de Dios !/i] Quelle jolie femme que tu nous ramènes là ! Elle lui fait la bise en l’étreignant brièvement mais chaleureusement. Antonella, enchantée de te rencontrer [i]chica

Mon grand père arrive juste derrière et c’est la vague familiale.
Il la prend également par les épaules et c’est partie pour le même procédé. Légère étreinte, la bise.

- Manuel, le grand-père de cet espèce de gredin. Le gredin c’est moi, à qui il ébouriffe les cheveux au passage. Ravis de te rencontrer … ?
- Riley.
- Ah oui, Riley ! Pardonne moi ma mémoire sénile de vieux papy.

Puis il cède sa place aux deux monuments de ma vie.
Mon père et ma mère. Se tenant silencieusement à l’écart le temps que les présentations se fassent avec une Riley que je devine entre le stress et l’enthousiasme. Ca me rappelle moi devant sa mère, son père et son beau-père.
Vous essayez de vous focalisez sur à peu près tout le monde, comme on peut.

- Papa, Maman, je vous présente Riley. Riley, voici mes parents…
- Pedro ! Pas de Monsieur Vargas, je suis déjà trop vieux. Il lui fait là aussi la bise, la serrant dans ses bras. On est des chaleureux dans la famille, fallait voir la gueule de Maxime quand ça lui ait arrivé. Je vois que mon fils a autant de goût que son père.
- Pedro…
- Quoi, Mija regarde moi cette jolie jeune femme. Une vraie fleur de la pampa.

Il s’écarte, je le regarde avec des yeux du genre « Papa, t’es sérieux là… » et il lève les mains, signe qu’il abdique alors qu’il se marre, trop heureux de faire rougir Riley et de la mettre légèrement mal à l’aise.
C’est là que je me rends compte que putain… entre les présentations de ses parents et les miens, ça n’a rien à voir. Pas que je critique, bien au contraire mais ça doit faire un choc quand même.

- Excuse-le, c’est un expressif, certains disent que l’on s’y habitue mais même après autant d’année de mariage, il m’étonnera toujours. Ma mère lui fait également la bise et lui serre la main en même temps, chaleureuse comme elle l’a toujours été, armée de son plus magnifique sourire. Béatrice. Ravis de te rencontrer enfin.

Et durant toutes ces présentations, je n’ai pas lâché Riley, agissant comme une sorte d’assurance, pour lui montrer qu’elle n’est pas toute seule et que je ne comptais pas la larguer dans le grand bain sournoisement.
Au contraire. Je reste là, mains dans les poches, souriant face à toute cette animation familiale à laquelle Riley est désormais mêlée. Et ce tableau est à la fois étrange et plaisant. A croire que je vais vite y prendre goût.
Je glisse une main dans le creux de son dos et la guide avec moi, lui accordant un clin d’œil rassurant.
Un détail me saute aux yeux, un détail que je digère au plus vite.
Camélia manque à l’appel et ça me fiche un coup.

- Venez venez ! Installez-vous, ne restez pas debout tous les deux !

Mon père présente une chaise à Riley alors que je m’installe à côté d’elle et à côté de mon père qui revient à ma gauche, me donnant une petite tape sur l’épaule.
Une petite tape que je connais bien. Ma mère s’installe à la droite de Riley et mon grand-père, face à nous.

- Que voulez-vous boire ? J’ai du Soda, du sirop…
- Madré, il te reste du punch ?
- Si ! Un tout frais d’hier soir, je vous apporte ça tout de suite.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 8044
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Mer 17 Aoû 2016 - 21:41

« Chacun son tour ! »

Merci, Amor, pour ce soutien indéfectible. Oui cette pensée est ironique, bien évidemment, mais elle n'est absolument pas sérieuse. Je ne souris pas pour autant, bien trop coincée dans cet espèce de stress qui s'empare de moi alors que je m'apprête à rencontrer sa famille. Il m'en a dépeint un portrait qui donne clairement envie de faire leur connaissance mais n'essayer pas de me faire réagir rationnellement actuellement, je suis bien trop occupée à me mettre la pression toute seule comme une grande. Et je l'admets, l'espace de trois secondes j'ai oublié la présence de Mateo qui se rappelle à moi en posant ses mains sur mes hanches, planté là, face à moi. Son regard capte le mien, je m'y accroche presque comme à une bouée de sauvetage. Sincèrement, je ne pensais pas que ça m'angoisserait à ce point. Je dirais que c'est surtout une montée d'adrénaline, mais soit.

« Si ça doit arriver, chose dont je doute, ça changera rien à nous deux. OK ? Et t’en fais pas, avant que mes parents détestent quelqu’un, crois moi, faut y aller. A croire que j’ai été adopté. »
« T’es bête. »


Dans un geste légèrement absent, tout autant que ma réaction, je lui cogne lentement le torse. Mon regard a déjà dérivé d'où provient la voix que j'ai entendu il y a quelques secondes.

« Allez, on y va. Dis toi qu’on a passé la plus grosse étape. »
« C’est mes parents que tu traites de gros ? »


Les mots sortent d'eux même, nerveusement, autant dire sans filtre puisque je ne suis pas vraiment là. J'écoute, j'entends, mais mon attention est totalement focalisée sur autre chose donc tout ce que je laisse sortir n'a pas tellement de sens. Il m'embrasse, je réponds à se baiser par réflexe sans être totalement là. A ne surtout pas prendre personnellement, évidemment.

« Prête ? »
« Non. »


Mais je ne résiste pas quand sa main attrape la mienne et qu'il commence à nous diriger – j'avais écrit digérer – vers une maison aux couleurs chaudes … comme a peu près tout le reste de cet environnement que je découvre tout juste. Mes doigts se serrent un peu plus autour des siens, je m'en remets totalement à lui en cet instant tout en essayant de respirer correctement pour me calmer. Tout ça n'a pas de sens, pourquoi est-ce que ça ne se passerait pas bien au juste ? En tout cas, je l'admets, c'est surtout le premier contact avec sa mère qui m'impressionne le plus. Malgré tout ça, derrière ces émotions qui tourbillonnent, j'ai vraiment hâte même si ça n'est sans doute pas évident.

On contourne la maison, les voix se font plus fortes et … C'est parti.

« Aaah vous voilà ! Pile à l’heure pour l’apéro ! »
« Mi hijo ! »
« Hola Abuela ! »


Ok. Ça bouge dans tous les sens, un sourire étire timidement mes lèvres alors que je les observe tour à tour en mémorisant leur visage. Son père, sa grand-mère. Ces deux là viennent vers nous. Sa mère est en retrait et … elle est absolument magnifique. Il se dégage d'elle quelque chose de vraiment fort. Elle n'a d'yeux que pour son fils, je ne peux pas l'en blâmer, d'autant moins quand je sais qu'elle vient tout juste de le retrouver après des mois de silence.

« Madré de Dios ! Quelle jolie femme que tu nous ramènes là ! »

Partie dans mes pensées et ma « contemplation » je n'ai pas le temps de comprendre ce qu'il se passe. Ma main n'est plus dans celle de Mateo, et devant moi une petite femme m'attrape les épaules. Elle me claque la bise, je me retrouve entrainée dans un tourbillon de vie.

« Antonella, enchantée de te rencontrer chica. »
« Moi aussi Madame. »


Me voilà brièvement dans ses bras sans le temps de comprendre, même chose quand son grand-père débarque à son tour. Le moins que l'ont puisse dire c'est que cette rencontre, ces présentations, n'ont pas grand chose à voir avec celles auxquelles Mateo a eu le droit chez moi. Ça ne me choquait pas, ça n'est toujours pas le cas d'une certaine façon, j'imagine que c'est ce qu'on appelle la chaleur latine ? C'est sur qu'en Écosse, on est moins démonstratif dans l'ensemble. Il a du être déçu ...

« Manuel, le grand-père de cet espèce de gredin. Ravis de te rencontrer … ? »
« Riley. »
« Ah oui, Riley ! Pardonne moi ma mémoire sénile de vieux papy. »


J'esquisse un sourire toujours aussi timide, les mots ont de la peine à sortir de ma bouche. Pour une fois, ça change ! Je ne vis pas mal ce moment, loin de là même, c'est juste vraiment intimidant de se retrouver être le centre de l'attention comme ça.
Et puis … Non pas que ses grands-parents n'aient pas d'importance, loin de là, mais ses parents c'est encore autre chose. J'appréhende énormément leur réaction, spécialement celle de sa mère qui jusqu'ici s'est contenté d'observer en retrait, gardant le silence, sans laisser transparaitre quoi que ce soit sur visage qui pourrait être un indice sur ce qu'elle ressent. A l'exception du regard dont elle couve son fils, celui d'une mère, tout simplement.

Grande inspiration, sourire toujours sur les lèvres même si je le devine un peu crispé, nous y voilà. Autant le dire, la présence de Mateo est pour moi un point d'ancrage primordiale.

« Papa, Maman, je vous présente Riley. Riley, voici mes parents… »
« Pedro ! Pas de Monsieur Vargas, je suis déjà trop vieux. »


Un rire amusé m'échappe, néanmoins je retrouve ma timidité presque instantanément. Non sans accepter sa requête d'un signe de tête. Lui aussi me fait la bise et me prend dans ses bras, je commence à m'y familiariser … et me sens clairement minuscule dans les bras de cet homme. Sa carrure est impressionnante, il a un sacré charisme, et pourtant une certaine douceur transparait de lui.

« Je vois que mon fils a autant de goût que son père. »
« Pedro… »
« Quoi, Mija regarde moi cette jolie jeune femme. Une vraie fleur de la pampa. »


Bonjour, une paire de joues rosies pour la 12 ! D'une parce que le compliment me met mal à l'aise mais dans le bon sens du terme, d'autre part parce que sa mère s'avance vers moi et que mon cœur fait une embardée alors que j'ai envie de baisser les yeux comme pour disparaître, me faire toute petite, mais me retient. Je la regarde, dans les yeux, sans défit pour autant évidemment. J'ai l'impression que tout va se jouer maintenant et je n'ai pas envie de faire planter mes chances de lui donner une bonne image de moi. Elle veut ce qu'il y a de mieux pour son fils, c'est normal, je suis prête à passer le test. Parce que moi aussi je veux le meilleur pour lui.

« Excuse-le, c’est un expressif, certains disent que l’on s’y habitue mais même après autant d’année de mariage, il m’étonnera toujours. »

Elle sourit, de ces sourires qui mettent en confiance instantanément et l'effet qu'il a sur moi doit probablement se voir puisque je ne suis pas de ceux qui cachent ce qu'ils ressentent. Même si je le voulais, j'en serais incapable mais à quoi bon dans ces circonstances de toute façon ? Mon sourire s'élargit, mes épaules s'affaissent légèrement, lestée de soulagement je crois. Elle me fait la bise elle aussi et serre ma main dans la sienne. La première chose qui me vient à l'esprit : Par Merlin, qu'est ce qu'elle est belle.

« Béatrice. Ravis de te rencontrer enfin. »
« C’est partagé, vraiment. »


Criant de sincérité, bien que je ne sois pas capable d'agrémenter.
Pas pour l'instant.

« Venez venez ! Installez-vous, ne restez pas debout tous les deux ! Que voulez-vous boire ? J’ai du Soda, du sirop… »
« Madré, il te reste du punch ? »
« Si ! Un tout frais d’hier soir, je vous apporte ça tout de suite. »
« Merci. »


Polie, calme, gentille et douce. S'ils savaient … J'imagine que Mateo a du leur parler de mon caractère explosif mais ici, il n'est pas prêt de se manifester, c'est plutôt clair. Et je ne vois honnêtement pas pourquoi il le ferait d'ailleurs.

« Alors Riley, dis-nous tout, parle nous un peu de toi. »
« Ouh la. Par quoi commencer ? »


Un rire nerveux m'échappe, leur attention à tous est focalisée sur moi mais je me lance, leur peint un portrait de moi, agrémenté de leurs questions tout en évidant soigneusement de leur raconter comment j'ai accroché leur fils à un lustre bien entendu. Je garde ça en stock pour plus tard ! Et quand vient sur la table mes ambitions professionnels, Monsieur Vargas lance une réflexion concernant un certain casier judiciaire d'un certain jeune homme assis autour de cette table. Résultat ? Ça nous fait tous rire. Au bout d'une heure je me rends compte que j'ai complètement oublié d'envoyer un sms sur le portable de Charleen, et celui de Papa d'ailleurs, pour leur dire là bas que je suis bien arrivée ... Oops.

#

Première nuit sur place. J'aurai pensé avoir du mal à trouver le sommeil, pour plusieurs raisons, mais j'ai littéralement écrasé comme une souche. Changement d'air, d'atmosphère, beaucoup d'émotions surtout, et tout ça a eu raison de ma peur du noir, du fait qu'on a tous en général un peu de mal à dormir profondément la première fois qu'on se couche dans un endroit inconnu ou simplement hors de son propre lit. La présence de Mateo a grandement aidé, c'est sur, mais ça n'est pas la seule raison. Je suis une grosse dormeuse, quoi qu'il arrive, tout comme une grosse mangeuse, mais une fois debout je dépense toute l'énergie accumulée par le sommeil et la nourriture, en mode Tornade la plus part du temps.
Dans la maison il y a des photos de Camélia, chose normale, et je ne me lasse pas de la regarder quand bien même je le fais discrètement. J'aurai tellement aimé la rencontrer elle aussi, sans trop savoir pourquoi je me dis qu'on se serait bien entendues. Et que son frère en aurait pâti, probablement. Tout comme leur mère, elle était absolument magnifique, mais les hommes de cette famille n'ont pas à pâlir pour ça, c'est plutôt clair. Ils se dégagent d'eux tous un charme particulier, quelque chose de réellement chaleureux. Mateo a l'air tellement heureux parmi les siens, ça me touche en plein cœur de le voir comme ça.

Puis la Pampa, juste lui et moi, loin de tout … Je ne me suis pas sentie aussi calme, reposée et apaisée depuis … En fait je n'arrive pas à m'en souvenir. J'ai l'habitude de tout faire à 100 à l'heure, c'est dans ma nature, mais là … Non. On a fait du camping sauvage en pleine nature, autant dire que j'ai eu la trouille de ma vie à chaque fois qu'un bruit – même un simplement craquement d'insecte ou je ne sais trop quoi – résonnait dans l'obscurité. On a fait les fous, on a profité de ce temps tous les deux comme il se doit … Et puis on s'est fait réveiller au petit matin par la Police. Moment gênant, surtout quand Mateo s'est énervé alors que l'un d'eux laissait un peu trop trainer ses yeux sur moi – Faut dire que j'étais pas vraiment habillée à ce moment là même si le sac de couchage me cachait en partie. Je l'ai tranquillisé comme j'ai pu, j'ai discuté avec ses charmants messieurs en leur promettant qu'on ne le referait plus et qu'on allait partir incessamment sous peu. C'était grisant, je n'ai pas honte de le dire, si bien que dès qu'ils ont foutu le camp et après avoir éclaté de rire, j'ai poussé Mateo dans la tente et il a dit bonjour à l'Écosse comme il se doit. On n'a sans doute pas profité du paysage autant qu'on l'aurait du, je l'admets ...

C'est passé bien trop vite, j'ai l'impression de n'avoir fait qu'apercevoir cette endroit mais ses parents, et ses grands-parents m'ont fait promettre de revenir les voir – chose que j'ai accepter bien évidemment. J'ai eu l'occasion de beaucoup discuter avec sa mère, elle m'a conforté dans l'idée qu'elle est exactement le modèle de femme que je recherche – toi aussi Maman, ne t'en fais pas. Elle m'a montré quelques uns de ses clichés, j'ai eu l'impression de ressentir son aval par ce geste, quant à son fils. Son père m'a fait rougir un nombre incalculable de fois mais à la fin du séjour je me sentais très à l'aise – néanmoins toujours un peu sur la réserve, ne serait-ce que par éducation ou correction – parmi eux.
Il a fallu se dire au revoir. A eux. A lui. Je n'ai pas vécu ça comme un déchirement, pas en sachant que je retrouverai mon Gaucho d'ici quelques jours. Quant à eux, peut-être cet été ? Personne ne sait de quoi demain sera fait mais oui, je me projette facilement jusque là. De même que je n'envisage pas le mariage de Maman et Peter sans Mateo avec moi.
Je suis rentrée par Portoloin, pour des grandes distances comme celles ci je préfère, d'autant plus que c'est fait dans les règles. Non, je n'envisage pas de risquer ma carrière en jouant les clandestines même si ça m'a fait rire d'enfreindre les règles pendant ces quelques jours. J'ai retrouvé mes parents, Charleen, Keza, des souvenirs pour eux tous dans mes bagages. Et puis dimanche, dans l'après-midi : Bonjour Poudlard ! Tu m'as manqué, un peu quand même, mais je n'aurai pas refusé quelques semaines de plus.

▬ FINI POUR MOI ▬
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 979
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   Jeu 25 Aoû 2016 - 10:33

Je la vois bien qui n’est pas à l’aise, qui n’sait pas où donner de la tête avec toutes ces personnes qu’elle rencontre rapidement. Grand père, grand mère, papa, maman… Et encore. Elle n’a pas fait la connaissance de mes cousins, cousines, oncles, tantes, amis de la famille… Ouais, on est une grande et belle famille.
Je reste légèrement en retrait et les regardes faire connaissance avec Riley, celle que j’annonce être ma petite amie, et c’est foutrement étrange tout ça. De la voir là, leur parler, rire avec eux, se mêler dans ce décor comme si tout était si naturel. Je n’ai pas l’habitude, je crois qu’elle est la première et la seule que je présente de façon si officielle et contrairement à ce que j’aurai pu croire, j’apprécie cette image, cette situation que j’aimerai voir se réitérer une nouvelle fois cet été, et pourquoi pas, dans les années à venir.

Une heure passe. Puis deux. On passe à table, Riley commence doucement à se débrider. Je croise le regard de ma mère une demi-seconde et aperçois un léger sourire sur le coin de ses lèvres.
Madame Vargas vient en quelque sorte de me donner son approbation.




Elle a hantée mes rêves la première nuit, en Argentine. Riley à mes côtés, la maison silencieuse, Camélia s’est invitée au creux de mes songes. Sans paroles, sans gestes. Juste un sourire, comme une présence bienveillante dans cet endroit où l’on peut trouver quelques photos de ma sœur sur les meubles.
Elle me manque. J’aurai aimé qu’elle soit là, avec nous, pour combler ce trou béant qu’elle laisse chaque jours par son absence. Qu’elle rencontre Riley. Que je réentende son rire éclater contre les murs face aux blagues à chier de mon père. Accepter sa mort est une chose, vivre avec tous les jours c’est autre chose. Faire face à l’impossibilité de l’apercevoir, de la sentir, idem. Et en ce jour où nous sommes tous réunis pour la première fois depuis tant de temps, ça me creuse un trou au cœur du torse.
J’apprends à vivre avec et c’est pendant ces vacances que je me rends compte à quel point la présence de Riley a été bienfaitrice dans ma vie. Comme si cette nana débarquée de nulle part venait de colmater certaines brèches que je m’étais moi-même infligé.
Et la reconstruction n’aurai jamais pu aboutir sans celle de Maxime et de toute la clique de potes que je me suis fais là-bas.
Si c’est ça commencer une nouvelle vie, ça n’est finalement pas si moche que ça. Un regard vers Riley qui est plongée en plein sommeil suffit pour confirmer un peu plus cette constatation.

La Pampa c’est comme retrouvé une vieille pote que t’as pas vu depuis un bail.
Nature à perte de vues, recoins secrets qu’elle t’offre comme ça, sans raison.
Coup de tête, je propose du camping sauvage et Riley est bien évidemment partante. Si j’ai bien une chance avec cette nana c’est que j’peux proposer presque n’importe quoi d’un peu fou, elle sera partante. Aussi tarée que moi, vive et spontanée.
Loin de l’école, l’esprit se libère de toutes nos chaines et ça fait foutrement du bien. Rire, faire les cons, se foutre de la gueule de Riley quand elle sursaute pour un craquement de branche ou contre un insecte un peu trop gros qui s’écrase contre la tente
Je lui ai fais découvrir paysage, recoin où nous avons pu nous baigner avant de faire la rencontre des flics pour ne pas avoir le droit de camper ici. Rien de dramatique jusqu’à ce que connard d’enfoiré reluque Riley comme s’il allait la choper sous mon nez, comme si elle était sa petite friandise de la journée.
Espèce de connard.
Renouer avec mes anciens amis de l’autorité n’est pas tellement une chose qui m’avait manqué mais j’vois que j’ai toujours pas perdu la main question répartie. Si Riley n’avait pas été là pour calmer le jeu, j’aurai sûrement revu ma chère et tendre amie garde à vue.
A la place, j’ai renouée avec l’Ecosse. Riley est du genre généreuse avec moi. Et faut dire que je suis un cancre, alors il faut s’y reprendre à plusieurs reprises.

Les jours se sont écoulés, j’ai rien vu passé. Ni nos moments passés ensemble, ni ceux avec mes parents au Texas. Quelques jours prit à la volée, comme ça. J’ai l’impression que la famille l’a déjà adoptée et j’serais un menteur de dire que ça ne me soulage pas. Même si leurs avis n’auraient rien changés à ma situation avec elle, autant dire que j’préfère quand tout se passe bien. Et encore une fois, Riley au cœur du tableau familiale, moi ça m’va.
Je l’ai laissé discuter avec ma mère qui lui a montrée quelques uns de ses clichés, avec mon père qui n’a pas arrêté de la charier, toujours fidèle à lui-même. On parle de la faire revenir cet été, on le lui fait promettre et de toute évidence, elle n’aura pas tellement le choix.
Passer ce moment avec elle, hors du château, des cours, des élèves que l’on voit et croise tous les jours fait un bien fou. Je la vois sous un autre jour, une autre façon, l’aime d’une manière plus libératrice, plus sereine aussi. Ca me donnerait presque envie d’arrêter les cours, de me trouver un job dans le coin et de lui demander de faire pareil.
Chose que j’ferais pas, je sais à quel point elle tient à ses études – bien plus que moi – et que retourner là-bas lui tient à cœur. Pas que ça soit pareil pour moi mais j’y ai tous mes potes et les abandonner avec des malades mentaux qui risquent de débarquer à tout moment, très peu pour moi.
Pourquoi y retourner pourtant ? Quand justement on sait que ces tarés risque de revenir. On pourrait tous se tirer, faire nos études ailleurs, sans cette histoire de magie dans l’équation et profiter réellement de la vie comme toutes personnes de notre âge.
Au lieu de ça, on y retourne. Sans vraiment savoir pourquoi au fond.

- A lundi. Je la tiens dans mes bras alors que nous sommes non loin de chez elle. Passe le bonjour à tout le monde. Et pleure pas, je sais que c’est insoutenable sans moi.

Je me prends un léger coup sur l’épaule avant de l’embrasser. Je prends le temps de le faire avant de la laisser partir en lui accordant un dernier geste de la main.

- Et voilà. J’suis passé voir papa et maman avant, ils m’ont demandés quand est-ce que je comptais me marier avec.

Assis sur l’herbe, juste en face de la pierre tombale, je termine mon récit comme si je l’avais face à moi.
J’me suis senti con les premières minutes, puis ça s’est dissipé au fur et à mesure que j’ai entamé ce long récit qui ressemble à une histoire piochée dans un livre.
J’aime pas parlé au tombe, encore moins aux morts mais j’me suis dis pourquoi pas ? Après avoir vu Camélia à Poudlard dans cette salle d’illusion, j’me dis que finalement elle ne doit pas être très loin.

- Y a des chances pour que tu te sois bien entendu avec Riley. Vous auriez sûrement passé votre temps à vous foutre de ma gueule… Alors j’imagine même pas si t’avais rencontré Maxime.

Maxime qui a retrouvé Dean. Résurrection inespérée d’un mort parmi le monde des vivants.
J’donnerais n’importe quoi pour avoir cette chance avec ma propre sœur.
Je me frotte le visage et me passe une main dans les cheveux avant de reposer mes bras sur mes genoux, fixant ce nom et prénom gravés sur cette pierre qui est clean comme jamais.
Sûrement ma mère qui vient ici tous les jours pour que l’endroit reste propre et entretenue. J’y ai ajouté des fleurs sur l’herbe, des camélias piochés dans le jardin. Mes parents en refont poussés depuis quelques temps. Du moins, j’ai cru comprendre.

- J’y retourne. Chapelet dans la main, je triture les boules de bois qui orne le collier. J’commence à me sentir vraiment con. Je me lève, remet le collier autour de mon cou et effleure la pierre du bout des doigts, comme si ça allait me brûler les phalanges.

Je fais demi-tour, mains dans les poches.
Faudrait pas qu’on m’prenne pour un skyzophrène.

- FIN -
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Hello, Happy Birthday, I’m the fucking boyfriend. ▬ Riley.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 04. Happy Birthday, Cat.
» 19 mai 1962: Happy Birthday to you mister president...
» ♪ Happy Birthday Sir ♪
» Happy birthday my love, from mum xx
» Happy birthday Mona and Rainer ♫♥

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Autour du monde :: Grande Bretagne-
Sauter vers: