AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Wild horses run in me ▬ Caem

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 18190
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Wild horses run in me ▬ Caem   Mar 17 Mai 2016 - 20:23

Samedi 11 Avril 2015 – Dans la matinée
Wild horses run in me



Caem & Enzo


Les yeux rivés au plafond, j'entends le vent mauvais dehors
Qui se remet à hurler sur les avenues et les boulevards
Avec la rage d'un ex-taulard qui ferait le tapin
Je me raconte des histoires étranges
Et puis j'essaie de penser à rien

FAUVE ▬ Sous les Arcades

Jour 5. Ils s'en sont tous tirés, y compris Isma qui naturellement est déjà sur le pied de guerre, les yeux partout, sur le front, parce qu'elle ne sait pas faire autrement. Charleen ça va, elle est encore un peu palote mais Riley a retrouvé sinon le sourire, au moins son calme. D'après ce que j'ai entendu, elle n'est passé pas loin d'exploser le crane de Melvin Tveit, je crois qu'on lui aurait tous dit merci. Kim, Zach, Raf, les autres … Ils sont tous tirés d'affaire, c'est ce que disent les bruits de couloirs en tout cas. Avant-hier j'ai enfin eu des nouvelles de Jill et Kyle, ils vont bien, ça m'a rassuré. J'ai transmis la nouvelle à ceux que ça intéressaient et puis j'ai recommencé à compter les heures. Pourquoi l'Australie c'est si loin ? D'habitude ça ne prend pas autant de temps, si ? Je respire mieux c'est vrai, je fais ce qu'il faut pour m'occuper la tête mais ce matin j'ai pas le cœur à ça, pas même à prendre ma planche et à aller taper quelques vagues pour oublier que le monde existe, me retrouver quatre ou cinq ans en arrière quand ma vie n'était qu'un long fleuve tranquille, simplement parfois agité par … Mon frère. Qui aurait pu croire qu'aujourd'hui c'est lui qui me fait défaut ? Espèce de connard, dépêche toi de m'envoyer un signe de vie sinon je défonce ces grilles et je viens les chercher moi-même.

Ce silence radio est entrain de me rendre dingue.

Il est 8h et ça fait environ une heure que je fixe le plafond sans vraiment le voir. Une main sur le ventre, l'autre sous la nuque, Lune qui dort encore au bout du lit, un bouquin en travers de ma cuisse gauche qui dépasse des draps, ma montre a portée de vue sur la table de nuit et les rideaux ouverts seulement du côté de la fenêtre. J'ai sans doute l'air d'une statue, les deux seules choses qui bougent chez moi actuellement sont ma cage thoracique qui se soulève et se rabaisse au fil des respirations et mes paupières qui se ferment et s'ouvrent à intervalles régulières. Mes pensées se mélangent, allant de Derek à … Autre chose. Stop. Lève toi au lieu de gamberger comme ça et occupe toi.
8h30. Je débarque dans la Grande-Salle qui est quasiment déserte. Qui de sensé – en dehors de ceux qui ont cours donc pas le choix – se lèverait aussi tôt un samedi matin, sincèrement ? Petit déjeuner. Ça passe, pas grand appétit mais ça passe. Je suis en tête à tête intense avec mon bol de céréales habituel quand un froissement d'ailes attire mon attention : Le courrier. Tout les matins depuis lundi c'est le même schéma : J'ai le cœur qui bat de plus en plus vite, proche de l'explosion, jusqu'à ce que tous les hiboux et toutes les chouettes disparaissent comme elles sont venues. Avant-hier j'avais du courrier … Aujourd'hui aussi. Je reconnais le hibou de mon frère et mon palpitant fait une embardée après avoir subit un raté. Le volatile ne s'arrête pas, il se contente de larguer devant moi ce qu'il tient entre ses serres et disparaît avec ses congénères. Je bloque. L'enveloppe entre les mains, je reconnais l'écriture de mon frère mais je bloque, comme si j'avais peur de l'ouvrir sans trop savoir pourquoi. Une seconde, deux, puis trois … elles me semblent interminable mais finalement je me décide et ouvre le morceau de papier pour en sortir le parchemin plié en deux et le déplier. Comme toujours avec Derek, c'est simple et concis, court, droit au but et sans m'en rendre compte je retiens mon souffle quand mes yeux se posent sur les lignes écrites à l'encre noire et que je commence à lire.

Fais attention à toi petit frère, on n'a pas besoin d'une nouvelle tombe à fleurir dans la famille. En tout cas pas la tienne. Personne ne te jugera si tu fous le camp de cet enfer et que tu rentres à la maison.
Grand-Mère s'inquiète pour toi, j'essaie d'enjoliver un peu la situation pour te sauver la mise. Elle va surement t'écrire dans les jours qui viennent.
Ici ça va, on va bien, rassure toi.

Derek


~*~

10h30. J'ai fait le tour des enclos, joué avec Fenrir, discuté un peu avec Isma qui est passée brièvement, grattouillé Mila sur le chanfrein et Taska entre les omoplates – leur endroit préféré respectif. Les abreuvoirs sont tous pleins, Patrouille ne boite plus – résultat d'une bagarre un peu musclée, mais pour jouer, avec son frère – quant à Mephisto et Fly ils ont encore foutus le bordel dans le matos et ça m'a pris une bonne dizaine de minutes pour tout ranger. Ça m'occupe la tête, dans ces moments là je ne pense plus à rien ou presque mais quand je me perche finalement sur la barrière et que les deux jeunes femelles se chamaillent derrière moi pour une pomme, je ressors instinctivement la lettre de mon frère de ma poche et la relis. Je pourrais la réciter par cœur, de tête, tellement j'ai laissé mes yeux trainer dessus. Rien d'un exploit dans le fond vu la longueur du texte mais … ça me tourne dans le crane et je n'arrive pas à savoir ce que j'en pense, ce que ça me fait. Je suis soulagé de voir qu'il va bien, évidemment, et dire que ça ne m'a pas enlevé un poids sur les épaules serait mentir mais il y a autre chose, un truc sur lequel je n'arrive pas à mettre le doigts. C'est là, juste sous la surface ... Comme si ma tête était un rouage, je pourrais presque en entendre les mécanismes qui s'actionnent et s'imbriquent les uns dans les autres sans jamais s'arrêter. Ce que je n'entends pas en revanche c'est l'arrivé d'un être humain dans mon périmètre, il n'y a que lorsque Mila et Taska se manifestent que je relève la tête et esquisse un sourire en réalisant de qui il s'agit.

Ça n'est pas un menace, c'est un Meuble de Salon.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2134
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Lun 23 Mai 2016 - 15:16

Samedi 11 avril au matin

Reprendre une vie normale, petit à petit, pas à pas. Combien de fois déjà avaient-ils dû faire cette démarche ? De tout poser pour mieux recommencer ? Beaucoup trop. Et pourtant, Caem se sentait prêt à le faire. Ne pas oublier mais continuer à avancer. Manger du chocolat comme si de rien n’était et, au-delà de la blague, continuer à avancer. Il n’oublierait cependant pas. Il faisait encore des rêves avec Eliott. Où il le voyait cracher son sang, partir entre ses bras. Ce souvenir, il l’aurait sans doute toute sa vie. Ce n’était pas la première personne qu’il avait vu mal en point et heureusement son camarade avait survécu. Mais il s’en souviendrait à jamais. Le jaune avait donc pris le temps d’aller le voir régulièrement. Mais il s’occupait aussi beaucoup de Killian. Elle avait vécu beaucoup de choses difficiles et cette nouvelle attaque était un rappel violent de leur vulnérabilité. Et puis, dans ces moments là, il se rendait compte que sa présence lui faisait du bien. Simplement, égoïstement, il sentait aussi le besoin de la prendre dans ses bras, de sentir son odeur, d’entendre son cœur battre avec force. Caem ne s’en cachait pas, il tirait aussi son énergie d’elle. Il n’était pas revenu vers elle sans aucune raison. Il sentait qu’il avait besoin d’elle et que leur histoire méritait d’aller plus loin.

Les souvenirs des derniers événements ne l’aidaient pas en tout cas à faire des nuits plus longues. Il avait fini cependant par prendre le rythme et appréciait désormais pleinement de pouvoir profiter de ses matinées. Ce samedi là n’échappait pas à la règle. Le russe avait émergé assez tôt mais il avait décidé de rester un peu dans la chaleur de ses couvertures pour bouquiner. Autant le faire bien au chaud. Quand son estomac avait fini par se manifester, il s’était levé pour prendre un petit déjeuner simple puis, après une bonne douche, avait entrepris d’aller se promener. Le temps commençait à être plus clément et il était désormais possible d’aller en extérieur sans être congelé, bien que Caem lui ne connaisse que peu ce souci. Il était donc sorti avec une veste, sa capuche glissée sur sa tête, main dans les poches. Le parc était encore calme. Il n’était pas le seul élève dehors, d’autres avaient déjà commencé à s’aventurer à l’extérieur mais le lieu demeurait encore très calme. Autant dire que toutes les conditions étaient réunies pour que le jaune se sente bien. Il laissa alors son esprit divaguer, pensant à ce qu’il pourrait faire s’il sortait d’ici pour des vacances, à son avenir, ses études, ce genre de chose. Il avançait sans trop réfléchir, sachant très bien qu’il retrouverait toujours son chemin dans le parc de l’école.

Un sourire se dessina sur ses lèvres, discret, simple lorsqu’il aperçu une silhouette familière. Il s’approcha alors doucement, surprit que la personne en question ne l’ait toujours pas remarqué. Avec ses sens plus développés que ceux des êtres humains lambda, Enzo aurait sans doute dû l’entendre arriver. Peut être qu’il était trop absorbé ? Caem s’approcha donc tranquillement et fut finalement remarqué par les deux sombrals qui se trouvaient à proximité de son ami. Ce dernier finit par se tourner vers lui et afficher un sourire. Le russe accéléra alors légèrement le pas et, quand il arriva au niveau du Gryffondor, il tendit la main, histoire de se faire un petit check d’accueil.

« Tu profites du grand air ? »

Caem sourit puis s’approcha lentement de l’enclos. Les sombrals le rendaient toujours perplexe. C’était étrange, cette sorte de malédiction qui ne les rendait visible qu’à ceux ayant vu la mort… Maintenant, tout le Château pratiquement devait pouvoir les voir. Étrange… Chaque fois, il se rappelait ça. Il essayait surtout de ne pas penser à sa mère quand il les voyait. Surtout alors que l’anniversaire de sa mort approchait à grand pas. L’année précédente, il était devenu complètement dingue ce jour-là et avait failli blesser Killian. Il espérait du plus profond de son être que cela ne se reproduirait pas. En même temps il était confiant, il se sentait plus fort, plus serein en un sens même si tout ne s’était pas arrangé. Son deuil était fait.

« On peut pas dire que je sois étonné de te voir ici mais je te pensais moins matinal que ça. »

Il fallait bien avouer que dans la bande des trois, à première vue, Caem semblait être le plus lève tôt. Mais ne pas se fier aux apparences ! Et puis malgré tout, la matinée commençait à être avancée. Mais surtout, le russe savait très bien que la période était compliquée pour Enzo. Il venait de voir deux personnes lui étant chères s’en aller, prendre le large. Le russe avait cru comprendre que c’était un choix délibéré qu’Enzo respectait. Mais forcément, il devait sentir le manque et c’était tout à fait normal. Heureusement, il pouvait compter sur ses potes pour lui changer les idées. Et oui, même avec son air austère, Caem était tout à fait capable de se transformer en joyeux luron apte à rendre l’ambiance plus sympa. Ouiouioui et même sans alcool, un vrai champion.

« Le beau temps revient, ta saison de surf va reprendre avec ? »

Caem afficha un sourire. Il n’avait pas oublié qu’Enzo devait l’initier un de ces quatre et à chaque fois qu’il y pensait, ça l’amusait. Mais surtout, il était bien pressé de voir son ami sur une planche. Sans aucune raison précise d’ailleurs. Juste parce que le rouge en mode surfeur, ça avait quelque chose d’assez fun.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 18190
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Mer 25 Mai 2016 - 7:47

« Tu profites du grand air ? »
« Ouais, parait que ça favorise la croissance et j’me trouve pas assez grand. »


Naturellement je prends un malin plaisir à le regarder de haut, sourire en coin, effet accentué par le fait que je sois assis sur la barrière ce qui me permet de le surplomber encore un peu plus. Ça n’a rien de mesquin, il le sait, c’est juste pour le chambrer un peu, parce que c’est ce qu’on fait entre potes. Qui aime bien, châtie bien. Tout le monde le connait ce refrain, non ?
Derrière moi c’est le boxon et Caem s’en rend bien compte puisque je capte qu’il observe les deux jeunes femelles déjà recentrées sur leur conflit d’intérêt : C’est ma pomme. Non, c’est la mienne. La loi de la nature finalement. Certains diraient que ça n’est pas prudent de tourner le dos à des Créatures qui peuvent s’avérer dangereuses et qui malgré tout restent semi-sauvages, imprévisibles. C’est vrai, je ne devrais pas, c’est un risque mais c’est comme ça. Croyez-moi je suis à leurs yeux bien moins attractif qu’une pomme ou encore mieux, un furet bien sanguinolent mais personne n’est à l’abri d’un dommage collatéral. Taska, la jeune Hippogriffe, est un peu plus jeune que Mila, la Sombral, ça ne l’empêche aucunement de lui tenir tête et elles s’amusent comme des petites folles. C’est  un véritable havre de paix ici, et un miracle qu’il n’ait pas été détruit jusqu’ici mais ne parlons pas de malheur, j’ai pas envie de perdre mon calme à la simple idée qu’on puisse s’en prendre à des êtres aussi innocents. Ça n’est pas leur combat, foutez leur la paix.

« On peut pas dire que je sois étonné de te voir ici mais je te pensais moins matinal que ça. »

Nouveau sourire, plus tranquille celui-là, et j’en profite pour ranger la lettre de mon frère dans ma poche. La présence du Jaune me sort un peu de mes pensées et je devrais peut-être lui dire que j’ai enfin reçu des nouvelles de Derek, que ça m’enlève un putain de poids sur les épaules, mais pour l’instant je m’abstiens, sans trop savoir pourquoi. La conversation ne va pas dans ce sens-là, pas pour le moment en tout cas.

« En temps normal je vais courir tous les matins avant d’aller en cours. Et parfois même taper la vague, à l’ancienne, comme chez moi. Je sais pas si j’suis plus ou moins matinal que toi mais en tout cas chez moi j’ai toujours été le premier levé, et c’est régulièrement le cas concernant le dortoir. Mateo lui par contre … »

Monsieur grasse matinée dans toute sa splendeur et il a bien raison. Certains sont du matin, d’autres pas, on n’est pas tous fait pareil. En même temps, dormir … C’est plutôt cool comme activité quand ça se passe bien. Et ne pas le faire tout seul c’est encore mieux mais ça c’est un autre sujet et je n’ai pas vraiment envie de me laisser glisser sur ce terrain-là. Qu’il en profite de ça aussi. Qu’ils en profitent. Et puis ça va, j’ai encore mon chat, ça me fait une présence … Ouais, bref.

« Le beau temps revient, ta saison de surf va reprendre avec ? »
« La saison de surf ne s’arrête jamais Caem, sacrilège. »


Le ton reste calme, en d’autres temps je me serais sans doute un peu plus emporté que ça – pour exagérer le truc, pas sérieusement même si un peu quand même parce qu’on ne plaisante pas avec la Vague – mais là je me contente de lâcher ça calmement en me laissant retomber sur le sol pour finalement me retourner et poser mes bras sur la barrière, le regard glissant quelques secondes sur Mila & Taska qui se chamaillent toujours. Ah les femmes … Qu’est-ce que ça va être quand ça sera le soldes ? Mais si, vous m’aimez.

« A vrai dire, j’ai juste arrêté quelques semaines parce que le Lac n’était pas tellement praticable à cause de la glace et que je ne voulais pas influencer sur le court normal des choses mais j’ai repris un peu déjà. Je pensais juste attendre qu’il fasse un peu meilleur avant de te proposer de venir avec moi mais là on devrait être bons. »

Et puis autant le dire, avec tout ce qui s’est passé, l’attaque de février, la mort de Megan, le départ de Derek puis celui de Kyle, l’empoisonnement, etc … J’ai eu besoin, envie, de garder ces moments-là pour moi, je l’admets.

« Et je sais, t’as pas peur du froid, mais c’est quand même plus sympa d’apprendre sous le soleil, non ? Si tant est que ça existe réellement dans ce pays … »

Regard faussement outré vers le ciel un peu voilé, comme toujours ou presque, malgré le soleil qui est quand même bien présent.

« Tu verras la différence quand tu viendras tester les vagues Australiennes. »

Parce que oui, un jour, il viendra. Lui, Mateo, Keza et toute la clique s’ils veulent. Je compte bien faire profiter mes amis de ce petit coin de paradis où j’ai grandi.

« Ça te dit te tenter le coup maintenant ? »

C’est vrai, je n’avais pas la tête à ça, mais maintenant qu’on en parle, qu’il est là, je me dis pourquoi pas ? Sans parler du fait que je ressens déjà partout dans mon corps ce fourmillement familier que l’excitation pré-surf me procure toujours. Bien plus qu’une thérapie, c’est carrément un art de vivre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2134
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Lun 30 Mai 2016 - 12:18

Caem fut ravi de constater dans un premier temps qu’Enzo n’avait rien perdu de son sens de l’humour. Il ne se trouvait pas assez grand le sale gosse ? Vraiment ? Le russe n’avait pas à se plaindre, il était loin d’être petit mais il fallait bien avouer que dans ce domaine, son ami dépassait pas mal de monde. Il lui adressa alors un sourire amusé puis fit comme s’il n’avait rien entendu. Attention petit garnement ! Le jaune le vit alors ranger une lettre dans sa poche. Il y jeta un rapide coup d’œil mais ne s’y attarda pas et, comme à son habitude, ne posa pas de questions. Cela ne le regardait pas ou plutôt, Enzo était bien assez grand pour décider ce dont il voulait parler ou non. Alors pas la peine de faire le fouineur, d’attaquer avec des questions indiscrètes. Il se contenta de l’écouter parler de son habituel programme matinal, sourire aux lèvres. Sourire qui s’agrandit indéniablement lorsqu’il évoqua Mateo. Celui-là alors, autant dire que quand ils se retrouvaient et qu’il n’était pas dans le coin, il en prenait toujours pour son grade. Mais avec gentillesse bien sûr ! C’était leur pote, leur frérot mais il y avait pas mal de petits points sur lequel il était au final assez facile de l’emmerder alors autant en profiter.

« Lui il est hors catégorie ! En tout cas, je comprends. J’adore le matin, c’est calme, on peut faire pleins de trucs sans se sentir oppressé. »

Caem était encore plus matinal dernièrement mais on pouvait dire que de base cela avait toujours fait partie de lui. Il aimait l’ambiance douce des lieux quand tout le monde n’était pas encore éveillé. Un bon moment pour bouquiner, courir ou faire du surf apparemment. Le russe se mit à rire quand Enzo l’accusa d’un sacrilège commis envers le surf. Il leva alors les mains en signe d’innocence. Il devait bien avouer qu’il ne connaissait strictement rien à la matière mais promis, il tâcherait de ne plus insulter les grandes vagues du surf. Son regard se porta alors sur les animaux qui se battaient pour une pomme puis son attention se retourna de nouveau vers Enzo. Ce dernier lui expliquait pourquoi il avait décidé de faire un petit break. C’était tout à son honneur, de ne pas vouloir trop perturber la nature, de la laisser dans son équilibre. Quand au fait qu’il ait attendu pour l’initier… Caem sourit. Il ne savait pas si la raison évoquée était la seule mais dans tous les cas ça n’avait pas d’importance, il n’avait pas à se justifier auprès de lui.

« Oui c’est vrai que le soleil ça peut être agréable parfois, même pour les hommes des glaces comme moi ! »

Petit sourire. Caem riait souvent des clichés sur son pays et ses habitants. Il était clairement plus résistant au froid que pas mal de ses camarades mais tenait aussi bien la chaleur. Les joies du climat continental ! Autant dire que oui, découvrir les vagues et la douceur de l’Australie le faisait d’autant plus rêvé. Il avait suffit qu’Enzo l’évoque pour qu’il se prenne à imaginer des vacances. Ils en méritaient tous et ce trip qu’ils devaient se faire entre potes, il aurait lieu. Un jour ou l’autre, sous forme de petit tour du monde. Ce serait un grand moment, à n’en pas douter. Le russe fut tiré de sa petite rêverie par Enzo qui lui demandait s’il était prêt à tenter l’expérience du surf. Caem afficha alors un sourire franc.

« Oh tu sais mois je suis toujours partant. C’est à monsieur le professeur de me dire quand il est plus avisé de placer les séances. »

Sinon, tu peux faire encore plus pompeux ? Oui, maintenant que Caem maîtrisait clairement l’anglais, il s’amusait des formulations plus soutenues. Il avait eu tendance à les employer au début sans trop s’en rendre compte. Maintenant, tout était simple et naturel. Il ne gardait que ce léger accent qui rappelait sans cesse qu’il n’avait pas grandi ici. En tout cas, sous ses airs maniérés, Caem était tout à fait prêt à suivre Enzo. L’aventure comme le calme lui convenaient comme programme pour cette matinée. Autant dire qu’il n’était pas compliqué ! Du moins pas ce jour là, parfois il pouvait l’être, indéniablement mais là, il était de bonne humeur ou plutôt, il voulait profiter de son pote. Vivre de bons moments, se rappeler qu’il y avait définitivement autre chose à vivre pour eux que l’horreur qu’on leur imposait au fil des mois.

« Sinon, quoi de neuf de ton côté ? »

Question vaste pouvant en regrouper beaucoup d’autres et aucune à la fois. Caem avait toujours envie de prendre des nouvelles de son pote mais il lui laissait le choix des sujets. De son côté, le russe se disait que sa vie était plutôt tranquille en réalité, par rapport aux multiples péripéties des mois précédents. L’attaque était bien sûr présente à son esprit mais Killian et les autres n’avaient rien eu. Il y avait eu Eliott bien sûr et il s’en souviendrait toujours mais il saurait avancer avec ça. Les cours reprenaient tant bien que mal, il commençait tout juste à se sentir moins en retard. Il voyait ses potes, sa petite amie, s’accordait quelques soirées… En soit, il commençait presque à devenir l’adolescent normal qu’il rêvait avant d’être. Et voilà qu’il songeait à changer de cap. A croire qu’il était une sorte d’éternel insatisfait ?

« Et me dis pas rien, je suis sûr qu'il arrive toujours d'incroyables aventures à un Australien ! »

C'était une connerie, bien évidemment et cela se voyait au grand sourire que Caem affichait.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 18190
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Mar 31 Mai 2016 - 21:16

Caem, un homme des glaces … A vrai dire, même s’il a eu ses moments – ça arrive à tout le monde – on fait difficilement moins chaleureux que ce gars-là. C’est de l’autodérision, je le comprends bien, chose qui me fait sourire comme à chaque fois soit dit en passant. On se taille souvent mutuellement au sujet de nos origines respectives, on se taille même personnellement face à l’autre, aux autres, chacun ses délires après tout. En attendant, je garde toujours en tête d’aller vérifier par moi-même les clichés qu’on peut se faire d’un pays à l’autre, avec lui, avec Mateo, en Russie et en Argentine, en les emmenant dans mes bagages pour leur faire découvrir l’Australie.

Enfin, en attendant, veux-tu rencontrer la Vague petit homme ?

« Oh tu sais mois je suis toujours partant. C’est à monsieur le professeur de me dire quand il est plus avisé de placer les séances. »
« Monsieur le Professeur … Mec, je viens de me prendre vingt piges dans la gueule là, ça l’fait pas du tout ! »


Ok des fois ça me soule d’avoir 18 ans et j’aimerai en avoir 5 ou 6 de plus mais à ce point-là … Non, faut pas déconner.

« Sinon, quoi de neuf de ton côté ? Et me dis pas rien, je suis sûr qu'il arrive toujours d'incroyables aventures à un Australien ! »
« Ben oui ! C’est bien connu que notre île est une île magique et que par conséquent, un Australien est un peu comme un corsaire des mers, il passe son temps à vivre d’intenses aventures ! Pendant que les Russes sont en guerre ouverte avec la Pologne pour déterminer qui fait la meilleure Vodka. »


Foire aux clichés ! Toujours. Et un sourire pour la route, après lui avoir filé une bourrade dans l’épaule.

« Attends deux secondes. »

Pourquoi attendre ? Tout simplement parce que pour surfer il faut avoir du matos et que ça n’est pas le cas sur l’instant, même si on peut toujours se débrouiller avec la Métamorphose, chose qui va quand même être un peu le cas parce que le faire débuter sur ma planche, ça n’est pas une bonne idée. Pour commencer il faut une planche plus longue, le temps de trouver son équilibre, et a priori la planche de bois que j’ai piqué il y a des mois sur la Cabane d’Isma et que j’ai pris l’habitude de transformer en Long Board doit toujours être planquée dans l’arbre à côté de mon petit spot sur le Lac, le long de la Forêt, à l’abri des regards indiscrets. Enfin quoi qu’il arrive, je sors ma baguette, la braque vers le château et suite à un Accio informulé j’attends quelques secondes, le temps que mon sac à dos se pointe par les airs. Je l’attrape avant qu’il touche le sol et le balance sur mon épaule avant de glisser une main dans ma poche alors que l’autre tient la bretelle.

« Ce truc, c’est la caverne aux trésors. »

Ce qu’il y a dedans ? Mon surf et toutes mes affaires qui vont avec : Short, combi, lycra, etc … Là, pour le coup, je dis merci à la Magie. Il y a même mon skate. Je lui filerai ma combinaison, encore une fois la Magie l’adaptera à sa taille et moi je me débrouillerai avec mon short, ça n’a pas d’importance.

« Par contre j’te préviens, ce qu’on va faire n’est pas franchement autorisé et vu la tension palpable actuellement, c’est possible qu’on se fasse gentiment ramener au château par un Gardien. Loin de moi l’idée de te dévergonder … »

Regard en coin, sourire en coin. Monsieur Innocent va enfreindre les règles ! Attention ! Je plaisante, j’en abuse, il le sait. D’ailleurs on se met en route sans même s’en rendre compte, longeant d’abord les enclos avant de se rapprocher de la Forêt, puis du lac, qu’on va longer pendant quelques minutes, une dizaine environ, avant d’arriver à mon port.

« Sinon, quoi de neuf … Hum, j’ai eu des nouvelles de Derek. Je respire un peu mieux, j’peux pas le nier, même si … Je sais pas trop quoi penser de sa lettre. C’est le genre de truc qui te pousserait presque à penser : Ok, ça suffit les conneries. J’me casse, je rentre chez moi. Quand ton frère te dit qu’on n’a pas besoin d’une nouvelle tombe à fleurir dans la famille, ça prend un peu à la gorge. Surtout quand c’est quelqu’un comme Derek. »

Quelqu’un qui n’est pas du genre à exprimer ce qu’il ressent, surtout pas quand il s’agit de moi. Et puis ça n’est pas comme si Kyle, et Jill par extension, ne m’avaient pas donné un peu la même sensation quand j’ai eu de leurs nouvelles il y a deux jours. Je comprends tout à fait, à leur place je réagirai probablement exactement de la même manière mais … Je l’admets, je suis un peu paumé là-dedans, je sais pas trop quoi penser de tout ça ni quoi faire. Je sais que certains ont voulu faire sauter les grilles du château – au sens figuré du terme – pour rentrer chez eux après ce qu'il s'est passé lundi, chose on ne peut plus normale, et je crois que quelque part je devrais faire partie de ceux là, ne serait-ce parce que mon frère et mon petit ami se baladent là dehors en étant des cibles potentielles, mais il y a un truc qui me retient ici malgré tout. Mes amis, mon avenir, mes repères, etc … Et puis sans doute une part de fierté, de combativité, pour ne pas les laisser gagner. J'en sais trop rien, tout ça c'est un peu flou. La lettre de Derek m'a clairement remué, mais elle n'est visiblement pas suffisante pour me faire plier bagage. J'imagine que je finirai par y voir plus clair avec le temps.

« Ah et j'ai embrassé Will en début de semaine. Et toi, quoi de neuf ? »

Bombe larguée. C'était pas prémédité, c'est sorti comme ça, comme si … Je sais pas, j'y pensais pas spécialement et puis ça s'est pointé, comme une envie de tout lâcher en essayant de noyer ça dans la masse sans y croire bien sur. Est ce que j'ai envie d'en parler ? J'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que repenser à ce qui s'est passé … Oui, ça me donne un peu envie d'aller m'enterrer dans un coin, c'est plutôt clair, mais si ça n'était que ça, ça serait plus simple. J'dis pas que c'est compliqué, juste que j'ai merdé, que j'aurai pas du faire ça et que je devrais me sentir atrocement coupable vu comment les choses ont tourné en une vitesse relativement record, mais … c'est pas le cas, pas totalement. Et le fait de ne pas me sentir coupable … Me fait me sentir coupable. Y a pas mort d'homme, ce sont des choses qui arrivent. J'ai pas trompé Kyle, pas totalement même si … On était claqués tous les deux, à bout de nerfs, lassés, fatigués, et dans ces moments là parfois tu fais des trucs que tu ferais pas en temps normal, parce que ton cerveau déconnecte. Est ce que j'ai cherché du réconfort en faisant ça ? J'en sais rien, peut-être. Et lui ? Tout ce que je sais, c'est qu'on ne s'est pas adressé la parole depuis, je dirais même qu'on s'évite, volontairement ou pas. Ça finira par se tasser, dans peu de temps on aura oublié tout ça. En attendant ... ça serait mentir de dire que je n'y ai pas repensé, ou que je ne me suis pas senti seul la nuit dans mes draps. Encore une fois, tout est une question de choix, j'ai fait les miens et je dois faire avec.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2134
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Mar 7 Juin 2016 - 11:19

Lui mettre quelques années en pleine face ? Oui ça l’amusait pas mal. D’autant que ce n’était pas comme s’ils avaient un écart d’âge très important. Caem regarda donc Enzo avec un grand sourire et une petite lueur dans les yeux qui semblait clairement dire : et si je continuais de t’appeler comme ça ? Il n’allait clairement pas s’en priver, vu sa réaction. Bon sans trop en abuser non plus, il n’avait pas l’intention de l’énerver. Mais il gardait soigneusement cette petite carte en main. D’autant qu’Enzo n’était pas en reste. Après la petite blague vaseuse que le russe avait fait sur ses origines autrasliennes, il décida d’entrer complétement dans son jeu et de rendre coup pour coup. Lorsqu’il lui mit une petite bourrade dans l’épaule, Caem se tourna vers lui et lui lança un regard un peu trop sérieux, se forçant à ne surtout pas sourire.

« On ne déconne pas avec la vodka. Si toi prétendre que notre vodka moins bonne que celle de la Pologne, toi vas souffrir. »

Caem avait prononcé ces mots en grossissant son accent russe. Il était resté à peu près une demie-seconde après avoir prononcé ces mots puis avait littéralement éclaté de rire. Oui la vodka et la Pologne étaient des sujets sérieux en Russie. En même temps là bas, tout était sérieux et autant dire que les dirigeants n’étaient pas du genre à avoir le sens de l’humour. Caem ne s’en rendait pas spécialement compte avant, pris dans sa vie, ne se souciant pas du reste. Mais avec le recul il réalisait et il comprenait qu’il venait d’un pays où la liberté n’était clairement pas assurée. Il espérait que ça finirait par changer mais pour le moment, il avait déjà bien assez avec ce qu’il se passait ici. Il n’était pas encore prêt à se battre sur tous les fronts. Enfin, calmant finalement son hilarité, le russe s’arrêta comme indiqué par Enzo et attendit sagement que le sac qu’il avait appelé arrive à eux. Décidément, la magie pouvait vraiment rendre la vie bien plus simple. Le jaune observa le sac de son camarade. Il n’était pas particulièrement grand mais il se doutait qu’il avait du l’ensorceler ou quelque chose pour que tout rendre. En tout cas, à la façon dont il le lui présenta, Caem comprit qu’il devait contenir tout le nécessaire pour leur petite aventure. Ils se mirent donc en route, le jaune complètement décontracté, main dans les poches, profitant de l’air et de la présence de son ami. Ce dernier le mit alors en garde contre ce qu’ils allaient faire et le russe rit légèrement. Il adorait cette petite réputation de gentille sainte nitouche qu’il avait.

« Oh mon dieu non… Enfreindre une règle… J’espère que tu te rends compte du sacrifice que je fais pour toi ! »

Caem avait pris un ton faussement outré avant de reprendre un visage plus sérieux et d’adresser un simple hochement de tête à Enzo. Il n’était pas pour enfreindre les règles sans raison, se mettre en danger pour rien. Il évitait par exemple de sortir de sa salle commune la nuit même lorsqu’il ne trouvait pas le sommeil. Par contre, faire du surf sur le lac, ce n’était pas non plus un acte horriblement dangereux. Pas plus que de simplement sortir respirer dans le parc en pleine journée. Alors il assumait. Et puis, il ressentait le besoin de vivre un peu aussi. De ne pas s’enfermer tout seul dans un carcan. Il garda donc un pas assuré et déterminé alors qu’Enzo se décida à lui parler un peu de lui. Caem l’écouta attentivement alors qu’il évoqua Derek et la lettre qui lui avait envoyé. Le russe fronça alors légèrement les sourcils, pas en signe de désapprobation, non, cela montrait simplement qu’il réfléchissait sur ce qui était dit. Son frère tenait clairement à lui, il avait sans doute peur… Est-ce qu’Enzo devait rentrer ? Il était le seul à le savoir.

« Il a peur pour toi et en un sens il a raison… Mais maintenant qu’on a baigné là-dedans, je ne sais pas où il vaut mieux être. »

Caem ne cherchait pas à être fataliste ou alarmiste. Mais il pensait sincèrement ce qu’il venait de dire. Les Supérieurs ne se contentaient pas d’attaquer cette école. Et il était certain que s’ils trouvaient la trace des anciens élèves, ils feraient tout pour éviter qu’ils ne fassent de faux pas. Le russe ne voulait pas non plus qu’Enzo s’affole pour Kyle. Il était sans doute en sécurité, après tout, il était sorti du monde magique, c’était bien ce qu’ils voulaient ?

« En tout cas, c’est ton choix, ton frère a fait le sien et même s’il s’inquiète, si ses sentiments sont louables, il ne peut pas choisir à ta place. »

Caem tourna la tête quelques instants vers Enzo avant de retourner son attention vers le lac. Lui n’avait jamais songé à partir. Peut être aussi parce qu’il ne savait pas réellement où aller. Ici il avait trouvé sa place, il était en train de se construire une famille. Il y avait bien son père et sa famille à l’extérieur mais… Ce n’était pas et ce ne serait jamais pleinement son foyer, même s’il aimait ces gens. Alors rester ici, c’était aussi rester avec ses proches. Cela pouvait paraître fou, masochiste mais… Au final Caem était persuadé que le conflit allait s’étendre s’il ne s’arrêtait pas. Il poussa un léger soupir. Ne pas penser à ça. Apparemment Enzo lisait dans ses pensées puisqu’il lâcha soudainement quelque chose qui lui fit changer de pensées en quelques secondes.

« Attends… Quoi ? »

C’était sorti de manière un peu plus vive que prévu. Caem s’était arrêté de marcher pendant quelques secondes, regardant Enzo avec des yeux de merlans frits. Il avait embrassé Will ? Le russe avait reconnu sous ce nom William, un type qui traînait souvent avec Mateo. Il ne le connaissait pas personnellement mais voyait de qui il s’agissait. Il resta quelques instants bloqué comme un con avant de réenclencher le mouvement et de rire.

« Excuse moi, je m’y attendais juste pas du tout ! Et tu m’expliques ce qui vous a amené à faire ça, petit tombeur ? »

Caem lui donna alors un coup de coude. Oui bien sûr il avait pensé à Kyle mais il se doutait qu’Enzo l’avait déjà fait pour lui. Alors il le laisserait en parler tout seul comme un grand. Pour l’instant, il se contentait de faire le pote curieux qui avait envie d’en savoir plus. Et puis… il avait bien embrassé Kevin une fois, il était bien placé pour savoir que parfois, les choses dérapent sans qu’on ait le temps de comprendre comment ni pourquoi.

« C’est pas le plus beau mec du Château mais il dégage un truc d’assez… Je sais pas, d’assez fort quand même. »

Caem avait dit ça tout naturellement. Il ne jugeait pas, il ne se permettrait pas de juger Enzo et il n’avait aucun souci à parler des mecs. Lui aussi savait pouvoir être attirés par eux et même si ça n’avait pas été le cas, rien n’empêchait d’être objectif !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 18190
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Mer 8 Juin 2016 - 22:13

Quand il appuie sur son accent comme ça, croyez-moi, avec sa gueule d’ange, ça collerait presque des frissons. Je viens peut-être de sortir de ma coquille mais je connais un peu la réputation de certains pays quand même et la Russie en fait partie. Caem m’en parle aussi, de temps en temps, et j’ai bien compris que ces gens-là ne plaisantent pas … Nous on surfe sous le soleil habillés en short à fleurs à longueur d’année, on est détendus du calbar … Faut croire que le froid endurci les mœurs. C’est peut-être un cliché ça aussi mais je pense qu’on est pourtant pas loin de la réalité. Je suis tout à fait disposé à ce qu’on me prouve le contraire et non ça n’est pas un message subliminal pour essayer de choper un mannequin russe aux jambes d’un mètre de long. Repassez dans quelques semaines, j'aurai peut-être changé de vision sur la question. En attendant je préfère me concentrer sur le sacrifice que Caem fait pour moi … Je vais te balancer à Cartwright ! Délinquant juvénile, t'as de mauvaises fréquentations. Quant à la lettre de Derek … J'ai bien entendu ce qu'il m'a dit, bien intégré, et ça m'intéresse d'avoir son point de vue sur la question. Je ne sais pas si j'ai voulu clore le chapitre aussi rapidement en balançant ma bombe, tout ce que je sais c'est que l'effet a été plutôt immédiat de son côté et que j'ai pas su m'empêcher de regarder tout et n'importe quoi sauf lui.

« Attends… Quoi ? »


Regarde comme t'es beau, poto :ga:

Surprise ! Je rejoins ton club Bro' … Y a ça aussi qui pèse dans la balance, même si je fais de toute façon totalement confiance à Caem. Je sais qu'il comprendra, qu'il ne me jugera pas, parce que d'une c'est dans sa nature et de deux, ça lui est déjà arrivé. On est humains, on peut pas toujours tout contrôler, c'est comme ça.
Il s'est arrêté, pas moi, mais il ne tarde pas à me rattraper et je tourne finalement la tête vers lui, sans intention de fuir son regard. J'y trouve une étincelle que je connais bien, ce type se planque derrière des apparences de mec sage et il adore en jouer mais c'est une véritable commère ! Et surtout, ça me détend de voir qu'il en rit, ça me pousse à dédramatiser un peu le truc même si c'est ce que j'essaie de faire de mon côté aussi. On ne va pas se mentir, un peu d'aide extérieure, ça fait du bien, malgré tout.

« Excuse moi, je m’y attendais juste pas du tout ! Et tu m’expliques ce qui vous a amené à faire ça, petit tombeur ? »

Cette fois c'est moi qui lâche un rire alors que mes yeux scrutent quelques secondes le lac tandis qu'on continue de marcher en direction du spot improvisé. Tu parles d'un tombeur … C'était pas du tout calculé, j'ai pas cherché à le faire tomber, c'est juste arrivé. J'ai posé mes gestes, impulsivement, il est entré dans mon « jeu » puis en est ressorti, me permettant d'en sortir à mon tour. Pas de méprise, je ne prends pas sa réflexion d'une manière négative, loin de là. Il en plaisante et il a raison, c'est aussi ce que je devrais faire.

« C’est pas le plus beau mec du Château mais il dégage un truc d’assez… Je sais pas, d’assez fort quand même. »

Soupir pensif.
Tout ça, ça me dépasse un peu.

« Ouais. »

Ça fait des jours et pourtant c'est encore difficile pour moi de le regarder sans repenser à ce qui s'est passé, sans ressentir au moins l'espace d'une seconde l'envie que ça recommence, qu'on s'arrête pas cette fois. Et ça, sans qu'on se retrouve à proximité. Je pourrais ressentir ça à l'égard d'Effy aussi, vu ce qui s'est passé le jour de la Pleine Lune, mais c'est pas le cas. Je sais pas, j'ai toujours eu du détachement par rapport aux nanas et si certaines sont devenues mes amies … La plus part … On peut pas dire que je me sois montré très respectueux envers elle. Très intéressé, tout simplement. Je manque de repères, c'est la première fois qu'un truc pareil m'arrive avec un mec, ma seule « référence » c'est Kyle et ça n'a rien à voir.

« Mais il a un mec, enfin j'crois, et moi aussi. »

Stop. Fin du débat. T'y toucheras pas, tous les deux vous allez garder vos mains dans vos poches. Je sais pas si de son côté c'est pareil, c'est pas parce qu'il a réagit au quart de tout que c'est forcément le cas parce que je l'ai clairement pris au dépourvu et que parfois tu te laisses … simplement porté par le moment. Ça n'a pas d'importance, parce que ça ne se reproduira pas.

« C'est juste que … Je sais pas vraiment c'qui s'est passé. On s'est croisés dans la Salle Commune, on a discuté, c'était le soir de Pâques, enfin dans la nuit en fait. La fatigue, l'ambiance générale, toutes ces émotions qu'on a tous ressenti … Je sais pas ce qui m'a pris. Il était là, devant moi, j'ai déconnecté. »

Je me souviens avoir senti sa main se poser sur mon épaule et y a un truc qui s'est déclenché chez moi, comme un électrochoc. Pourquoi ? Comment ? J'en sais foutrement rien. Je sais des choses sur lui que je ne devrais pas savoir et on fait avec. Il sait des choses sur moi dont j'aurai pas cru lui parler un jour parce qu'on se connait … pour ainsi dire pas. Le contact passe bien, je cherche pas d'explication à ça, mais je pense pas que ça ait de l'incidence sur ce qui s'est produit. C'était physique, purement physique … Et c'est peu de le dire.
On ne va pas se mentir, le fait que Kyle ne soit plus là change beaucoup de choses. Je n'ai jamais caché avoir un gros besoin d'affection, avec tout ce que ça implique, alors oui son départ a créé un manque chez moi et peut-être que j'ai simplement essayé de le combler même si j'aime pas vraiment le concept exprimé comme ça. J'ai pas sauté sur Will parce que j'étais en manque, je l'ai fait parce que j'en ai eu envie, de lui, sur l'instant. C'était complètement impulsif. Y a surement une part de recherche de réconfort là dedans, d'humanité comme il l'a dit, et je crois qu'on est d'accord là dessus tous les deux mais … Je sais pas … C'est pas un truc que je ressentais jusqu'ici mais j'ai l'impression que ce qui s'est passé sur ce canapé a soufflé sur des braises. J'imagine qu'il n'y a plus qu'a attendre qu'elles s'éteignent.

Haussement d'épaules. Si je me suis perdu un peu dans mes pensées à présent j'ai de nouveau la tête tournée vers Caem et mon attention centrée sur lui alors que je marche d'un pas relativement tranquille, mains dans les poches, au même rythme que lui.

« Je l'ai embrassé, il a fini par me stopper dans un sursaut de conscience, on s'est comporté comme des types civilisés sans en faire toute une histoire … J'imagine que dans peu de temps tout ça sera oublié. Ce sont des choses qui arrivent, hum ? »

Oui, c'est un sourire moqueur que je lui adresse, en souvenir de son péché passé. Quand je vous disais que ce type cache bien son jeu ! Je fais bien évidemment référence à ce qu'il s'est passé entre lui et Kevin. Faut croire qu'on sait pas se tenir dans ce château … Mais sans vouloir nous chercher d'excuses, je pense qu'on a des circonstances atténuantes. Et puis ce sont des choses qui arrivent, n'importe où, tout le temps, depuis la nuit des temps. C'est tout. Même avec autant de ... d'intensité.

« Y a plus qu'a espérer que Mateo fasse pas comme nous parce que je sais pas s'il y survivra vu le caractère de sa douce. »

Je me dis que si Caem a survécu à Killian il y a peut-être une chance mais … Évidemment que je ne suis pas sérieux. Ceci dit, dans le lot, je suis probablement celui qui risque moins sa peau avec un truc pareil. Est ce que je compte en parler à Kyle ? Si ça doit arriver, j'aimerai autant que ça soit en face à face et pas par écrit. Reste à savoir quand ça pourra se produire, ceci étant un autre débat.

« Paré à faire péter le short à fleurs petit Russe ? On y est dans trois minutes. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2134
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Mer 15 Juin 2016 - 16:46

Au moins, Enzo en riait. Le sujet n’était peut être pas si léger que ça et bien évidemment, pas mal de questions allaient sans doute se poser après ça. Pourtant, Caem appréciait d’entendre son ami rire et demeurait persuadé que c’était une bonne chose. Savoir aussi dédramatiser parfois, ne pas tout prendre au sérieux. Certes sur certains sujets, le russe était bien incapable de le faire mais là rien ne l’en empêchait. Il avait donc repris la route avec son ami, bien content d’avoir réussi à lui arracher un sourire. Le Poufsouffle cherchait tout de même à tout bien remettre en place dans son cerveau. Il devait bien avouer qu’il était clairement surpris par l’aveu d’Enzo. S’il n’avait pas de mal à imaginer ce qui avait pu l’entraîner vers un moment de faiblesse, il n’en restait pas moins qu’il ne l’avait jamais imaginé avec un autre type que Kyle. D’ailleurs, c’était Enzo lui-même qui lui avait dit, alors qu’ils se parlaient réellement pour la première fois, que ce n’étaient pas forcément les garçons qui l’attiraient, mais Kyle. Était-il en train de changer ? De son côté, Caem n’y voyait rien de mal, rien d’autre qu’une ouverture d’esprit mais il n’en restait pas moins que la question était en suspens. Bien sûr, il ne la posa pas et se contenta de faire une petite réflexion sur ce cher William. Bah quoi ? Il demeurait tout de même un élément essentiel de cette histoire. Le russe ne pu alors s’empêcher de se demander quel était réellement le type de mec d’Enzo… Bon ok, il était bien content que son ami ne puisse pas l’entendre penser car il se doutait que cela lui plairait complètement.

Les deux jeunes gens continuaient donc leur progression le long du lac et Enzo semblait s’être échappé dans ses pensées pendant quelques instants. Il évoqua alors le fait que William avait potentiellement un mec. Que lui aussi. Et Caem sentit bien quelque chose d’étrange dans son ton de voix. Pourtant, il ne dit rien, se contentant de jeter un regard vers lui avant de reporter son attention sur le paysage. Il eut alors plus de précision sur les circonstances du dérapage. Le jaune afficha alors un mince sourire en écoutant sa camarade. Oh, il n’avait aucun mal à saisir ce qu’il expliquait.

« Je crois que vous avez eu tous les deux une réaction des plus humaines. »

Quand tout déraille autour de soi, on a parfois besoin de retrouver des choses simples. La chaleur humaine. La chaleur réconfortante et grisante d’un corps contre le sien. Il ne s’agissait pas de réfléchir à des questions morales mais bien de se rendre compte qu’il n’y avait rien de plus humain que de céder parfois à quelque chose de doux quand on ne connaît que la violence. Caem ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’il ferait si Killian était loin. S’ils étaient séparés sans savoir quand ils pourraient se retrouver. Bien sûr, la première idée qui lui venait à l’esprit était de se dire qu’il ne la trahirait pas, pas encore une fois. Et pourtant, il savait aussi qu’il demeurait faiblement humain et que tout pouvait arriver. Son regard se perdit alors à la surface de l’eau et un léger silence s’installa entre les deux amis. Rien de gênant, rien de pesant. Ils étaient chacun dans leurs pensées. Caem appréciait ce silence. Il trouvait que c’était le plus beau signe d’amitié que de voir qu’il était capable de rester avec quelqu’un, simplement, même dans le silence. Ce fut Enzo qui reprit la parole en premier. Le russe tourna alors la tête vers lui et ne manqua rien de sa petite boutade. Il afficha à son tour un sourire.

« Oh bah oui hein, ça arrive, même si je n’ai jamais, oh grand jamais, connu cela ! »

Mauvaise foi bonjour. Caem lâcha un léger rire après avoir parlé. Oui il mentait et Enzo le savait très bien. Mais au-delà de la connerie, il savait aussi qu’il était possible de se remettre de quelque chose comme ça. De conserver une amitié et de ne pas briser une relation. Si c’était bien ce qui était souhaité. Là-dessus, encore une fois, seuls Enzo et William pouvaient avoir la réponse et le russe se doutait qu’il n’avait pas envie qu’on le questionne à ce sujet dès à présent. Il n’ajouta donc rien et se contenta de rire à l’évocation de Mateo.

« En même temps, ça pourrait lui remettre les idées en place… Ou elle lui arrache la tête direct ! »

C’était gentil, hein. Caem n’avait rien contre Riley et ne la considérait pas comme une hystérique même si c’était ce qu’on pouvait croire en l’entendant. Il admirait les femmes fortes et fières, la preuve, il ne sortait pas avec Killian pour rien. Non ce qui l’amusait beaucoup en réalité c’était de voir leur pote, lui si volage soudainement transit d’amour. Il se remit tout de même de son amusement et Enzo lui signifia alors qu’ils allaient bientôt arriver au spot surf.

« Oh oui… Bon par contre, retiens toi, je vais avoir un charme ravageur habillé comme ça, je voudrais pas te faire craquer. »

Caem afficha alors un grand sourire et adressa un clin d’œil à Enzo. Ok, celle-là elle était gratuite il devait bien l’avouer. Mais bon, il fallait bien aussi lui ramener les pieds sur terre à cet enfant ! Tout fier de sa connerie, le russe avança alors d’un pas guilleret, scrutant le lac à la recherche du spot dont son camarade lui avait parlé. Une grande inspiration… Il se sentait bien. Vraiment bien. Raconter des conneries l’aidait sans doute. Il se rapprocha alors de l’eau et trempa juste un peu sa main pour tâter la température. Il devait bien avouer qu’elle n’était pas encore très chaude, même pour un russe comme lui. Comme quoi, les Australiens étaient peut être plus résistants que ce qu’il pensait.

« Mais dis-moi, c’est d’avoir le sang chaud comme ça qui t’aide à supporter la température de l’eau ? »

Grand sourire.

« Bon ok, j’arrête ! »

Oui parce que bon, les blagues les plus courtes sont les meilleures. Alors on se calme monsieur Caem, on en fait pas le mec lourd et on passe à autre chose.

« Alors, qu’est-ce que je dois à tout prix savoir avant de me confronter à la vague ? »

Le russe fit alors craquer ses doigts, comme pour montrer qu’il était prêt à abattre, prêt à se battre contre les flots !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 18190
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Ven 17 Juin 2016 - 22:19

Une réaction humaine. C’est le terme qui ressort le plus, j’ai l’impression. Celui que Will a emprunté, celui que Caem emprunte aujourd’hui. De mon côté, ils sont les deux seuls au courant ce de ce qui s’est passé mais … Je pense que si je devais en parler à quelqu’un d’autre c’est probablement le champ lexical qui ressortirait aussi. Parce que c’est ça, exactement ça, au moins en majeure partie en tout cas. On était crevés tous les deux, blasés, épuisés, et le premier réflexe dans ce genre de moment … c’est de chercher du réconfort, non ? Je ne connais pas grand-chose de plus réconfortant que de sentir le contact d’une autre personne, en ce qui me concerne, mais je l’admets, je ne m’attendais pas à ça pour autant.

« Oh bah oui hein, ça arrive, même si je n’ai jamais, oh grand jamais, connu cela ! »

Regardez-le celui-là, Monsieur Innocent dans toute sa splendeur … On sait très bien lui et moi que c’est faux et qu’il a – à ma connaissance en tout cas – parfaitement géré la situation quand ça lui est arrivé. Il n’y a pas de raison pour que ça se passe autrement de mon côté, d’autant plus que même si on n’est pas ce qu’on peut appeler des amis comme on l’air de l’être Caem et Kevin, on en a discuté avec Will et j’ai vraiment eu l’impression qu’on était d’accord sur le concept de pas … en faire toute une histoire, un drame, et de continuer à se parler normalement. Enfin ça c’est la théorie, parce qu’en pratique … Je sais pas, on s’est pas recroisés depuis et même si ça pourrait très bien être le fruit du hasard, j’ai parfois l’impression qu’il me fuit. Pas que je cherche à le croiser mais partant du principe qu’on vit sous le même toit … Je passerai les détails sur le fait que ce comportement – s’il est avéré – a un peu trop tendance à aiguiser les sens et l’instinct du prédateur qui se balade dans mes veines. Aller, c’est rien, dans trois jours on n’en parlera plus. En attendant, parler de Mateo, c’est bien aussi !

« En même temps, ça pourrait lui remettre les idées en place… Ou elle lui arrache la tête direct ! »

Je me marre, c’est plus fort que moi, et je visualise … L’idée que Riley puisse être capable d’une telle chose ne m’affole pas plus que ça … Ce qui est un peu inquiétant si on y réfléchit bien … Cette fille est complètement hystéro mais elle est aussi une personne adorable et ça fait tout son charme. Ce qui n’est pas naturel c’est de l’avoir vu aussi immobile, triste, pendant ces quelques jours où Charleen était encore endormie. Quant à Mateo, je sais que ça fait beaucoup rire Caem de le savoir amoureux – parce que c’est qu’il est – et c’est vrai qu’il est bien la dernière personne à qui j’aurai pu penser dans ce créneau là mais je suis vraiment content pour lui. Ces deux-là vont vraiment bien ensemble, y a pas à dire. Comme quoi il n’y a vraiment pas de schéma figé, les opposés s’attirent, qui se ressemble s’assemble, etc … Quand je regarde mes deux meilleurs potes ici, et leur copine respective, clairement l’évidence saute aux yeux. Autant Mateo et Riley sont explosifs tous les deux, autant Caem et Killian … T’as Caem d’un côté, tranquille, posé, calme, et Killian de l’autre qui ne tient pas en place et fonce dans le tas sans réfléchir parfois. Une vraie Gryff dans les règles de l’art, en fait. C’est un peu pareil avec Kyle finalement, même si j’ai l’impression de m’être pas mal calmé avec le temps.

Enfin bref, entrons dans le vif du sujet, c'est-à-dire : La Vague.
Parce qu’on n’est pas venu là pour enfiler des perles …

« Paré à faire péter le short à fleurs petit Russe ? On y est dans trois minutes. »
« Oh oui… Bon par contre, retiens toi, je vais avoir un charme ravageur habillé comme ça, je voudrais pas te faire craquer. »


… Ni quoi que ce soit d’autre ! Ouais c’est ça, fais-moi un clin d’œil, t’as raison ! Je me tue à le répéter, ce type cache très bien son jeu et ce genre de trucs, il ne le fera jamais devant témoin ! C’te fouine. Ça va, je plaisante, j’en fais des caisses, mais en attendant même si ça m’a surpris et « choqué » l’espace d’une seconde, parce que j’ai très bien compris l’allusion, ça m’amuse clairement. Je sais que je n'ai pas fini d'en entendre parler, tout comme je sais qu'il ne dépassera jamais certaines limites et que tout ça, ça n'a rien de mal intentionné.

« Tu ferais moins le malin si ça arrivait vraiment ! Qui te dit que j’ai pas encore besoin d’un peu de chaleur humaine … ? »

Et comme pour accentuer ça je le regarde de haut en bas, comme si je reluquais mon futur quatre-heures.

« Mais rassure toi, j’ai pas prévu de sauter sur tout ce qui a des yeux bleus. »

Et surtout pas sur mes potes, ça serait franchement trop bizarre. On passera également sur le fait que j’avais jusqu’ici jamais envisagé d’être attiré par un autre mec que Kyle – je ne parle pas de Caem là, même si t’es tout à fait charmant Bro – et que je n’ai aucune envie de planter un couteau dans le dos de Killian. En plus de ça, le seul détenteur d’une paire d’yeux bleus sur qui je vais sauter, c’est mon mec … un jour, quand on se retrouvera. C'est-à-dire, je n’ai pas la moindre idée de quand et c’est super génial. Hashtag Ironie.

« Et puis de toute façon, histoire de palier à ce risque éventuel, j’vais te filer ma combar. Crois-moi, même le plus sexy de la terre … Nan, une combar ça n’a rien de sexy même si ça colle à la peau. Mais j’voudrais pas que t’attrape froid mon choupinet, même si ça me plairait vraiment de te border et te veiller pendant des heures. »

Dans un autre registre, on est enfin arrivés et déjà le petit Russe – oui, j’aime bien l’appeler comme ça – a déjà pris l’initiative d’aller goûter l’eau. A tes risques et périls, je pourrais avoir envie de te pousser de dedans, camarade.

« Mais dis-moi, c’est d’avoir le sang chaud comme ça qui t’aide à supporter la température de l’eau ? »

Et bim ! Non mais quel saloperie celui-là ! Est-ce que je me vexe ? Pas une seconde. Et je ne rougis pas non plus, d’ailleurs une part de moi à bien envie de bomber le torse et d’en faire des caisses mais j’imagine que j’ai pas trop intérêt à faire le malin … Ou peut-être que si, j’en sais trop rien. Il n’empêche que quand je vois son sourire …

« Bon ok, j’arrête ! »
« Non mais j’comprends ! T’es impressionné, j’comprends tout à fait. »


Pourtant, chat échaudé craint l’eau froide … Mais ça n’est pas mon cas, et même si effectivement j’ai le sang chaud … J’ai parfaitement eu le temps de me calmer depuis lundi …

« Alors, qu’est-ce que je dois à tout prix savoir avant de me confronter à la vague ? »
« Que tu risques de te péter un doigt en faisant ça et que ça serait contre-productif. »


Ce qui est totalement faux, mais c'est le premier truc qui m'est passé par la tête.

« Premièrement, faut s’échauffer, s’étirer, et pas foncer dans l’eau comme un bourrin si tu ne veux pas te prendre une belle hydrocution. La base quoi. »

Et s’assurer que tu ne viens pas de manger, tout ça, etc …

« L’échauffement c’est bon, on a marché, tes p’tits muscles ont déjà travaillé. »

Insérer ici un large sourire innocent.

« Les étirements c’est pas très compliqué. Ceux qu’on fait en sport ça marche très bien. Ensuite, le mieux c'est de s’entrainer d’abord sur le sable histoire d’avoir les mouvements de base. Tu peux te lancer directement dans l’eau mais … Je pense vraiment que c’est mieux d’en avoir un aperçu avant. Bouge pas, je reviens. Commence à t'étirer si tu veux. »

Je reviens, ok, mais parce que je vais où ? Simplement grimper dans l'arbre où j'ai pris l'habitude de planquer les pans de bois que je métamorphosais pour en faire des surfs. Il n'y a plus qu'une planche, la plus grande, celle qui se rapproche le plus d'un longboard et c'est ça que je vais chercher. Pas besoin de grimper très haut, d'autant plus que ça aide de faire une certaine hauteur de base et – sans vouloir me vanter – d'avoir une certaine force dans les bras alors je me laisse retomber sur le sol, une planche de bois entre les mains, avant de sortir ma baguette et de lui jeter le sort qui lui fait prendre la forme dont on a besoin. Jill l'a testé, Sovahnn aussi. Ensuite je reviens vers Caem et la pose à ses pieds ...

« Tu vas essayer sur celle-là. Pour débuter, vos mieux une planche relativement longue et large, c’est plus simple pour trouver son équilibre. »

… avant de fouiller dans mon sac pour sortir la mienne qui est beaucoup plus petite et de la poser à côté de l'autre. Chaque fois que je fois le dessin je pense à Kyle, et je l'admets, cette fois ça me colle une sensation assez étrange dans l'estomac. De la culpabilité, un peu, même si j'ai eu le temps de digérer ce qui s'est passé. De la culpabilité, oui, mais pas seulement. Et ces pensées, je les chasse rapidement de ma tête. On n'est pas là pour ça, on n'est là pour passer un bon moment entre potes et c'est exactement ce qu'on va faire. Pour l'instant, c'est tout ce qui compte.

« Le mouvement de base pour se lever, il est pas compliqué. Déjà faut que tu te mettes au trois quart sur ta planche, comme ça, pas trop avancé. »

Alliant le geste à la parole je m'allonge sur ma planche – chose assez ridicule quand on voit la différence de taille entre l'objet et ma carcasse si on y regarde bien, et invite Caem a en faire autant de son côté. Pour lui, c'est l'inverse. Pas qu'il soit petit, il a une taille tout à fait normale, mais la planche est vraiment grande. De ça aussi on s'en fout, l'important c'est le fun qui va suivre mais avant de se jeter dans le grand bain, il vaut bien avoir de bonnes bases. On ne plaisante pas avec l'Océan, il faut avoir de l'humilité sinon il se charge rapidement de vous faire comprendre qui est le patron et il n'y a aucun doute là dessus. Le Patron, c'est lui, il nous tolère simplement et n'a aucun scrupule à nous malmener de temps en temps. Ici ça n'est pas l'Océan, les vagues sont créées magiquement et peuvent être interrompue à tout moment, mais autant prendre le pli tout de suite.

« Et dès que t’es sur le pic de la vague, juste avant qu’elle se casse, tu pousses sur tes avants bras, sautes sur tes pieds en gardant les jambes fléchies, ton pied d’appel à l’avant, légèrement sur le côté, et tu te lèves. »

L'idée, c'est de pas hésiter, d'y aller franco et tout de suite, pour être debout le plus rapidement possible. En ce qui me concerne je suis déjà sur mes pieds, je laisse Caem prendre le rythme qui lui convient. De toute façon, ces gestes là, il n'a pas fini de les répéter, que ça soit sur le sable ou sur l'eau.

« Comme ça, quand ça bouge pas, c’est simple … Mais c’est pas tellement le même délire une fois sur l’eau, j’préfère te prévenir. Tu vas te manger de belles gamelles, c’est inévitable. Même après quasiment 18 ans de surf je m’en prends encore, si ça peut te rassurer. »

Si je dis ça en me marrant, ça n'est pas parce que je jubile à l'idée de le voir se casser la gueule mais bien parce que je me remémore facilement mes propres gamelles, qui sont plus que régulières. Plus on surf, plus on ose, et plus on ose, plus on prend des risques et repousse ses limites. Au final, et finalement c'est logique, plus on surf et plus on se ramasse. Parfois ça fait mal, personne n'a jamais dit que taper le fond était une promenade de santé, ni même se faire embarquer par un rouleau en se demandant comment on va rattraper la surface pour respirer mais … le jeu en veut la chandelle. De mon point de vue en tout cas. Le skate, c'est pareil ! Sauf qu'en général ça fait plus mal parce que la chute n'est pas amortie par l'eau mais par un truc bien plus dur comme le sol, par exemple … J'en ai fait des frayeurs à ma mère, j'en ai parfaitement conscience, mais si elle n'a pas été capable de me calmer à ce niveau là, personne ne le pourra. Jamais. Je ne suis pas en sucre, ça ne me fait pas peur d'avoir mal. Et je dois bien admettre que la Lycanthropie arrange pas mal les choses, sur plusieurs plans. Hashtag Mylife.

Bref ! Ces gestes là, on les répète plusieurs fois ou plutôt lui les répète et je le regarde, le conseille, lui donne des tuyaux, etc … Mais au bout d'un moment, il est temps de passer aux choses sérieuses. Le fun, c'est dans l'eau, et même si elle est encore franchement pas chaude, là encore ça vaut le coup.

« Prêt ? Tiens, enfile ça. Elle va s'ajuster à ta taille. »

Merci la Magie. Ça ? C'est ma combinaison que je sors du sac et que je lui lance. Je le laisse dans son coin le temps qu'il se change et en fait autant de mon côté. Le short à fleurs, il est pour moi. J'ai jamais été trop fan de la combinaison mais quand l'eau réduit significativement … certaines parties du corps et que vous ressemblez plus à un schtroumpf qu'autre chose en y entrant, ça peut aider. Là, ça va le faire, et puis quand on bouge c'est tout de suite plus acceptable de toute façon. Mais c'est qu'il est mignon le Russe tout moulé dans sa combi ! Ça va, je plaisante, je ne me moque pas, mais par contre je fais le beau en y rajoutant des caisses, faisant abstraction des cicatrices que j'ai sur le torse, quasiment à l'emplacement du cœur, et qu'il n'a peut-être jamais vu avant. C'est pas comme si j'avais l'habitude de me balader torse nu dans les couloirs à vrai dire … Quoi que … Mais c'est pas le sujet. Ça fait un an qu'elles sont là, et comme ma planche elles me feront éternellement penser à Kyle puisqu'elles sont de sa main. Il n'a pas fait ça volontairement, évidemment, et j'ai appris à m'y faire, à les oublier, à oublier la façon dont ces lignes ont été tracées. Tout ça, c'est du passé, et j'espère que ça le restera. J'aurai pu mourir ce jour là, j'en ai parfaitement conscience et je ne suis pas prêt d'oublier la douleur insupportable causée par l'argent qui entrait en contact direct avec ma chair, trop près de mon organe vital … Mais il a été là, Ismaelle a été là. Je suis en vie, celui qui a orchestré tout ça ne peut pas en dire autant et … Et je vais m'arrêter là. C'est pas le moment de repenser à des trucs pareils, non, c'est le moment de profiter de la vie. Main sur le cœur, j'affiche donc un air faussement concerné, désolé et sérieux.

« Non, Caem, n’insiste pas. Je sais que ça donne envie mais ton statut marital ne te le permet pas ! »

Et le mien non plus, oui, je sais. Admets le, t'as déjà vu des abdos pareil ? J'te vends du rêve, dis le. Qu'on me dégonfle les chevilles … ? Pourquoi faire ? Ça aide à la stabilité, au contraire !

« Tu peux regarder mais tu touches pas. Ça te permettra de faire des beaux rêves mais te trompe pas de prénom quand tu seras avec ta femme, j’tiens à ma vie. »

...

« Et à la tienne aussi, un peu, quand même. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2134
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Mer 29 Juin 2016 - 16:56

Étaient-ils incapables d’être sérieux plus de dix minutes ? A priori non, ils avaient su montrer à de nombreuses reprises qu’ils étaient capables d’avoir des discussions sérieuses et d’affronter des sujets qui ne portaient clairement pas à l’amusement. Mais une chose était certaine, ce n’était pas forcément ce qu’ils préféraient. Quand ils étaient tous les deux, ils appréciaient aussi de pouvoir faire les andouilles, se lancer des vannes sans se poser de questions et profiter d’une atmosphère légère. Simple et légère. Voilà qui leur convenait totalement. Alors avec Enzo, Caem ne se privait pas. Il n’avait pas besoin d’être l’enfant sage, il pouvait être le gamin qui cache bien son jeu et qui sait quand il peut se permettre de placer un bon mot. Autant dire que quand il s’agissait d’embêter un peu son ami, cela devenait tout de suite beaucoup plus intéressant. Le provoquer sur son petit écart de conduite était sans nul doute assez simple et vicieux et pourtant… Pourtant même si l’australien ne pu s’empêcher d’afficher un premier air outré, il en revint vite à quelque chose de plus amusé. Que ferait-il si Enzo avait vraiment envie de lui sauter dessus ? Le russe afficha un air paniqué et fit mine de déglutir avec difficultés… Juste pour rire ! Parce que dans les faits, non il n’aurait pas peur mais oui il l’enverrait promener, gentiment bien sûr. Puis Enzo le « rassura » en lui expliquant que ce n’était pas dans ses attentions. Caem rit légèrement. Il s’en doutait bien même si ses yeux bleus étaient ravageurs enfin ! Apparemment son ami doutait du fait qu’ils le soient tout autant une fois qu’il aurait enfilé une combinaison. Rien ne pouvait faire peur au Poufsouffle.

« Ca c’est ce que tu dis. Sauf que tu n’as encore jamais vu la personne la plus sexy au monde, c’est à dire moi, dans une combinaison. Impossible de savoir donc ! »

Caem regarda son ami en levant le menton, pour se donner un petit air supérieur avant de rire. Oui c’était idiot et oui ses chevilles allaient très bien. Et d’ailleurs, pour ne pas perdre le rythme, il glissa une nouvelle vanne à Enzo, affichant toujours ce petit air faussement sage. Son camarade était aussi en forme que lui et lorsqu’il déclara qu’il était jaloux, Caem explosa de rire. Mais bien sûr. En tout cas, il devait bien avouer que c’était plutôt bien envoyé. Mais passons aux choses sérieuses, les recommandations avant la vague ! Bien sûr, l’australien ne pu s’empêcher de lui dire une connerie et le russe arqua un sourcil pour faire comprendre à son ami qu’il n’était pas si naïf que ça. Ce dernier retrouva finalement un ton un peu plus sérieux et commença à lui donner de vrais conseils. Le jaune, en bon élève qu’il avait toujours été, l’écouta avec attention, hochant la tête. S’échauffer, c’était dans ses conditions. Il ne releva qu’à moitié la provocation d’Enzo sur ses soi-disant petit muscle et commença à s’étirer le temps que son camarade revienne. Il faisait pas mal de sport ces derniers temps et avait donc essayé différentes façons de faire. Il était rodé. Enzo revint finalement, après avoir joué au ouistiti et lui apporta une planche. La façon qu’il eut de la décrire résonna étrangement aux oreilles du russe.

« Pour commencer vaut mieux une longue et large… Ahem… Je vois… »

Caem avait volontairement employé un ton légèrement détaché, comme s’il disait ça par pur hasard. Mais oui, bien évidemment qu’il venait d’envoyer un gros sous-entendu à son ami, c’était trop simple sinon ! Enfin bref, concentration, monsieur le professeur avait encore bien d’autres indications à lui donner. Enzo commença donc à lui montrer comment il devait se lever sur sa planche. Le jaune s’allongea donc comme indiqué et observa son camarade tout en l’écoutant avec attention. Quand ce fut à son tour d’essayer, il se sentit con de voir avec quelle lenteur il exécutait un geste qui semblait d’apparence si simple et recommença à plusieurs reprises. Enzo l’avertit alors qu’il risquait fort de galérer encore plus une fois sur l’eau et que les gamelles seraient nécessairement au rendez-vous.

« Oh oui je m’en doute bien t’inquiète ! Déjà si j’arrive à tenir quelques secondes sur ma planche, ce sera un exploit ! »

Ne pas commencer avec trop d’ambition, avoir conscience de son niveau. Tout à fait. Caem continua donc à s’entraîner, écoutant avec attention les conseils d’Enzo jusqu’à ce que celui-ci juge qu’il était prêt à passer à l’action. Il inspecta alors la combinaison qu’il lui tendait… Oui bon d’accord, peut être qu’il ne serait pas si sexy que ça dedans… Le russe alla alors un peu plus loin, derrière un arbre et enfila le machin. Non pas qu’il était ultra pudique mais bon quand même. Le premier contact avec le moulant ne fut pas pour lui plaire et il eut un léger fou rire en voyant à quoi il ressemblait dedans. Mais soit. Il alla alors rejoindre Enzo qui lui semblait tout fier de s’exhiber. Caem se mit alors à le siffler avant de rire. Il avait remarqué les cicatrices… A croire que tous les jeunes d’ici étaient condamnés à être marqués, aussi bien physiquement que moralement… Le russe préféra cependant ne pas s’attarder sur ça et ne pas faire de remarque, pas tout de suite en tout cas. Il préféra se concentrer sur le ton humoristique de son ami qui décidément, ne ratait pas une seule occasion.

« Tu ferais pas le malin si ça arrivait vraiment hein… Si je me mettais à susurrer ton prénom en pleine nuit… »

En disant ces mots, Caem s’était approché d’Enzo, avait baissé le ton, parlant d’une voix suave, pleinement provocante. Il l’avait ensuite regardé avec un air provocateur, sourire aux lèvres, avant d’exploser de rire. Oui il pouvait être fourbe et vilain aussi, quand l’envie l’en prenait.

« Bon en attendant, avec ma super combi, je suis prêt moi ! »

Caem attrapa alors sa planche qui était toujours sur le sol. Il s’approcha ensuite du lac et attendit qu’Enzo déclenche les flots. Le russe sentit une certaine excitation. Il savait qu’il n’allait pas y arriver tout de suite mais le défi lui plaisait bien. Il attendit donc qu’Enzo lui donne le feu vert puis, il se lança. Au début, il eu bien du mal rien qu’à se placer bien comme il faut et se retrouva embarqué par les rouleaux des vagues.

« J’allais pas souvent voir la mer quand j’étais gosse ! »

Le russe avait prononcé ces mots alors qu’il sortait tout juste de l’eau, les cheveux à moitié devant la figure. Mais cela n’était pas fait pour l’arrêter. Il remonta alors immédiatement sur sa planche. Il arriva finalement à se placer sauf que comme l’avait prévenu Enzo, se mettre debout une fois à l’eau était loin d’être simple. Il se paya une nouvelle fois une belle séries de gamelles et manqua une fois de s’exploser les dents contre sa planche après avoir déjà pris quelques coups dans les tibias et autre. Pourtant, il riait comme un imbécile et semblait tout heureux.

« Je dois bien avoue que ça secoue ! »

Ni une ni deux, Caem était de nouveau debout sur sa planche. Il s’acharnait, écoutant les instructions d’Enzo et faisant de son mieux. Il sentait au fur et à mesure qu’il commençait à mieux appréhender les mouvements de l’eau. Et puis, enfin, comme par magie, il parvint à se lever, à être stable et à se faire porter par la vague jusqu’au rivage, il sauta alors dans l’eau, bras en l’air, fou comme un gosse.

« J’ai réussiiiiiii »

Oui, il était content, il faisait de grands signes à Enzo.

« T’as vu ça mec ? «

Bon ok à côté de ce que l’australien pouvait faire, ce n’était pas génial mais il avait réussi ! Il riait comme un imbécile, tout content puis remonta sur sa place et rama avec ses bras pour retourner vers mes vagues, sourire aux lèvres. Ca faisait un bien fou, de tout oublier au milieu des vagues.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 18190
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Mar 5 Juil 2016 - 18:45

« Tu ferais pas le malin si ça arrivait vraiment hein… Si je me mettais à susurrer ton prénom en pleine nuit… »

Regardez-moi cette petite vicieuse. Le pire, c’est qu’il ne fait ça que devant peu de personne si bien que nul ne se doute de son taux de perversité et que quoi qu’il arrive, il sera toujours jugé innocent. Ce mec c’est le gars gentil, pacifique, respectueux, qui ne fait pas conneries – en réalité c’est simplement parce qu’il est suffisamment malin pour ne pas se faire choper – alors forcément on ne se doute pas de ce qu’il renferme réellement … Mais moi je sais ! Et ce con arrive à me coller des frissons, chose totalement dérangeante soit dit en passant. Parce que c’est mon pote putain, alors NON, je ne veux pas qu’il susurre mon prénom la nuit. Ni même l’inverse.

« Ok, là c’est bizarre. »

Je ne suis pas vraiment choqué, ça ne m’empêche pas d’éclater de rire, non sans manquer de souligner une toute petite mini chose au passage …

« Et s’il te plait, par égard pour mon abstinence, est ce qu’on peut arrêter les allusions ? Par pitié. »

Parce que merde, ça fait un mois que je fais ceinture, et cette putain de ceinture j’ai pas la moindre idée de quand je vais pouvoir la défaire alors sans vouloir passer pour l’obsédé de service, je suis comme tout le monde, j’ai des envies et des besoins, et en ce moment c’est pas facile à gérer. Voilà. Fin de l’épilogue sur mon absence de vie sexuelle. Profitez bien de la vôtre. Amen.

« Bon en attendant, avec ma super combi, je suis prêt moi ! »

Il a déjà le longboard sous le bras, j’attrape mon surf et le rejoint au bord de l’eau.

« Attache le leash à ta cheville, pas celle de ton pied d’appel, l’autre, sinon tu risques de perdre ta planche. Ça t’empêchera pas de te la prendre sur la tête éventuellement mais au moins t’auras pas besoin de nager après et surtout t’assommera personne d’autre. »

L’instant d’après, quelques étincelles de Magie suffisent à animer les flots. Pas énormément, ça ne sert à rien de lui sortir un deux mètres pour démarrer, le but n’étant pas de le dégoûter. La grimace que je fais quand mes pieds rentrent dans l’eau n’est pas factice. Lycan, ok, mais justement. Vu la température de ma peau et de mon organisme, le contraste est un peu radical. Ça n’est pas pour autant que je compte faire demi-tour ni faire preuve de la moindre trace d’hésitation. Trois secondes plus tard, j’y suis de toute façon déjà jusqu’à la taille, non sans m'être mouillé la nuque et les épaules histoire d'éviter l'hydrocution. Et oui, tout ça, c'est une question de rituel. Chacun son truc. J'aurai pu déclencher les vagues une fois arrivés à quelques dizaines de mètres du bord … ça aurait été nettement moins fun. Sadique, moi ? Non, absolument pas. La Vague, ça se mérite, c'est tout.

« C’est bon, tu peux te lancer. J’vais pas les mettre trop fortes pour commencer. »

Et c’est parti mon kiki ! Je ressens déjà l’excitation de la glisse partout dans mon corps alors qu’il ne se passe pourtant pas grand-chose pour l’instant. Le simple fait d’être dans l’eau, sentir ce contact que j’adore, la perspective de prendre des vagues quand bien même ça n’est pas l’océan, ça me grise des pieds à la tête. Et partager ça avec un pote, même si c’est quelque chose que j’aime vivre dans mon coin la plus part du temps, ça me plait beaucoup aussi.
Dire que je ne me marre pas serait mentir et de toute façon je ne m'en cache pas mais ça n'est absolument pas pour me moquer … Si, un peu, mais ça n'est pas méchant et Caem le sait. C'est mon domaine, je le maitrise suffisamment pour avoir de bonnes bases et ne pas trop me faire chahuter ce qui bien sur n'est pas son cas, mais si les rôles étaient inversés on en serait au même stade. Il se paierait ma tête sans retenue et il aurait bien raison. Donc oui, quand je le vois se faire secouer par les vagues, je ris. Tout en restant attentif parce que le but ça n'est pas non plus de le dégoûter … Ni de le regarder se noyer ...

« J’allais pas souvent voir la mer quand j’étais gosse ! »
« Ah mais j’ai rien dit ! T’as pensé à la Natation Synchronisée sinon ? »


:gla:

« Je t'apprendrais le canard plus tard – c'est la technique qui consiste à passer sous la vague avec ta planche, ne me demande pas pourquoi on appelle ça le canard … Bref, pour l'instant essaie de passer par dessus. »

Plus facile à dire qu'à faire, on est d'accord, mais après avoir bu quelques tasses, étrangement, en général on anticipe un peu mieux. Ou alors on laisse tomber, mais ça n'est pas le cas de Caem. Rien que pour ça, je suis fier de lui.
Bien placés, assis sur nos planches respectives, face à la « plage », c'est parti pour une nouvelle série d'instruction. Je prends ça très au sérieux, sans pour autant oublier de m'amuser évidemment mais le but c'est quand même de lui donner de bonnes bases pour qu'il puisse s'éclater un minimum. Et quand je dis s'éclater, c'est dans le sens « amusement » du terme, même s'il est plus que probable qu'il s'éclate de toute façon de manière littérale et ce à plusieurs reprises. Ça n'est ni du jugement, ni de la condescendance, simplement la réalité. Je ne suis pas à l'abri non plus de me prendre une belle gamelle aujourd'hui, voir plus !

« Faut attendre le bon moment, juste avant que la vague se casse, tu dois être sur le pic. Et c'est là que tu te lances. Une fois dans la descente, faut te lever le plus rapidement possible et essayer de trouver ton équilibre. »

La Magie les créé, certes, mais pas de manière millimétrée non plus alors légèrement de biais j'observe ce qui serait le large si on était sur l'Océan. Quand je juge qu'une série probable se pointe, je lui fais signe de se préparer, c'est à dire de se mettre à plat sur sa planche et de se mettre dans le bonne axe. Quelques secondes s'écoulent, la première vague passe, une seconde puis quand la troisième se pointe je lève le bras sans réfléchir et l'agite de manière circulaire.

« Vas-y rame, rame, rame ! »

Je l'encourage, j'y crois à fond, peu importe ce qu'il se passera, la première tentative reste toujours gravée dans la mémoire. Ce genre de première tentative en tout cas. Il y a des rides qui marquent, d'autres moins, c'est comme ça. Je suis certain que celui là lui restera en tête même si réellement parler de ride pour l'instant est surement prématuré.

« Lève-toi, maintenant ! »

Et il le fait ! Pour se rétamer, certes, mais il a quand même réussi à ramer de la bonne manière et à amorcer un début de levée. Ce qui est déjà énorme, il faut le souligner. Alors oui je me marre, mais je me marre parce que je me sens bien, léger, et que ça fait foutrement du bien. Je me marre parce que je suis en compagnie d'une personne qui compte pour moi et avec qui je passe un bon moment. Parce que j'ai les pieds dans l'eau, pas que les pieds d'ailleurs, et qu'à mesure que Caem se prend des taules moi je prends des vagues. Ça me suffit pour être heureux, ça me suffit pour ne plus penser à rien d'autre que l'instant T. Faut pas croire, des taules, moi aussi j'en prends et je me marre d'autant plus.

« Je dois bien avoue que ça secoue ! »
« C’est le métier qui rentre, c’est normal, mais tu te débrouilles bien. »


Parfois je me laisse tomber tout seul, juste comme ça, pour le fun, et c'est repartie pour une nouvelle série. Rame, lève toi, recommence. Et ainsi de suite. Quand je parle du métier qui rentre, d'ailleurs … Nous y voilà. Caem est debout et il tient, jusqu'à la plage. C'est pas encore super stable mais il tient putain !

« Yeah ! »

Poing en l'air c'est super fier que je le regarde faire et quand il se retourne et me regarde, je le vois son sourire. Y a pas que moi qui suis fier en cet instant et bordel, il a bien raison.

« J’ai réussiiiiiii ! »

Il a réussi.

« T’as vu ça mec ? «
« Tu gères mon pote, bravo. T’as gagné le droit de venir tester les vagues Australiennes. »


Assis sur ma planche à plusieurs mètres du bord, j'ai les mains en porte voix pour qu'il m'entende. Il se remet finalement à l'eau et rame jusqu'à moi. Premier réflexe : Lui en claquer cinq.

« Tu vas voir, ton corps va imprimer les bons gestes, les automatismes vont se mettre en place et ça deviendra plus simple. Franchement, c’est pas le plus grand pied du monde ? »

Ça et s’envoyer en l’air. Oui, je le pense, mais pour ma santé mentale et mon bien être personnel je vais garder ça en sourdine et surtout essayer d’y penser le moins possible. J'ai mieux à faire de toute façon, à savoir prendre une vague en même temps que lui et la descendre jusqu'au bout, pour l'accompagner, pour faire ça ensemble parce que c'est le pied et c'est tout. Pour partager un truc. Et puis une fois sur la plage j'attrape mon surf sous le bras et secoue la tête comme un chien se secouerai pour enlever l'eau de ses poils. Parfaitement. Ce geste, il est traditionnel, et d'habitude je l'adressais à ma mère quand elle venait pour me faire sortir de là parce que c'était l'heure de manger. J'adorai l'arroser, c'était notre petit rituel.

« Faut pas abuser des bonnes choses camarade. D’autant que ça peut devenir dangereux. »

On n’est peut-être pas sur un Océan déchainé mais personne n’est à l’abri d’une crampe et l’eau, ça reste dangereux, ça ne pardonne pas. J’ai toujours eu un petit côté inconscient c’est vrai mais mon père m’a inculqué dès le départ le respect de son organisme et je n’ai jamais forcé. C’est bien plus vite fait qu’il n’y parait de se noyer, il suffit de pas grand-chose et même si on est deux, que par conséquent on veille plus ou moins l’un sur l’autre, j’ai pas envie qu’il lui arrive quoi que ce soit. Son corps n’est pas habitué à ce genre d’efforts, ça n’est pas un jugement mais un fait, alors vraiment, c’est pas la peine de prendre le moindre risque. Le but c’est d’en garder que le positif, il faut savoir s’arrêter à temps.

« En plus j'ai grave la dalle. »

Ce genre d'exercice, le grand air, etc … ça creuse ! Surfer, manger, b... boire ? C'est pas ce que j'allais dire mais allons y pour boire. Les petites choses simples de la vie. Tout ça, ça vous rend un homme heureux.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2134
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   Jeu 25 Aoû 2016 - 12:18

Oups l’abstinence d’Enzo. Certes il en fallait plus pour arrêter Caem quand il était avec ses amis, il appréciait de les charrier, de rire de tout et n’importe quoi. Mais il comprenait bien qu’au-delà de la plaisanterie et du sourire qu’affichait Enzo, le sujet demeurait assez délicat. Alors certes il aimait bien rire mais il n’avait en aucun cas envie de le déranger, de le mettre réellement mal à l’aise ou quoi que ce soit. Il lui adressa donc un simple hochement de tête, pour lui dire que c’était entendu et se reconcentra sur le sujet principal du moment : le surf. Les explications d’Enzo étaient suffisamment claires pour qu’un novice comme Caem ne se sente pas complètement perdu et quand il lui donna le feu vert, oui il fallait bien l’avouer, il était comme un enfant. Se jeter dans les vagues, se prendre des gadins, ça lui plaisait. Et même si Enzo se foutait allègrement de sa gueule, il était heureux. Il riait de bon cœur. Oui, la mer ce n’était pas son fort et c’était déjà bien qu’il sache nager convenablement. En même temps, ils auraient eu un souci sinon… La séance se déroula cependant plutôt bien. Enzo était un sacré bon coach. Ses instructions et ses encouragements donnaient envie à Caem de se dépasser et de réussir. L’esprit de compétition n’était pas la chose la plus présente chez lui mais en cet instant, il avait envie de se battre contre lui-même. De se dépasser, de faire de son mieux de se prouver et de montrer à Enzo qu’il était capable d’y arriver. Cette envie et les encouragements d’Enzo le poussèrent à se remettre en selle après les cascades, à ne rien lâcher et à garder le sourire. C’était agréable, intense mais agréable.

Et puis ce fut l’explosion de joie. Il faut bien l’avouer, Caem ne s’attendait pas à être aussi content. Quand il avait vu la plage se rapprocher, quand il avait fini par réaliser qu’il avait réussi à tenir debout jusque là, il s’était senti fier. Heureux et fier. Sans que cela soit malsain, empli de vantardise ou quoi que ce soit d’autre. Non, une simple satisfaction personnelle partagée par son pote. Le voir comme ça le poing en l’air le rendit encore plus fier et il bomba presque le torse. Cela fut d’autant plus accentué par Enzo qui lui validait son passeport pour l’Australie.

« Alors ça c’est plutôt chouette ! Bon même si vos vagues gigantesques risquent de me calmer un peu. »

Caem laissa alors échapper un petit rire et se mit ensuite à ramer pour rejoindre Enzo. C’était bien de parler avec autant de distance mais bon, il n’avait pas non plus envie de s’exploser la voix. Une fois au niveau de son ami, ils firent un petit check relatif à ce premier exploit.

« J’espère qu’il va s’habituer parce que même pour un peu de temps il tire déjà la tronche… Mais oui, c’est clairement une sensation assez incroyable ! »

De liberté, de se sentir léger. Même si ses muscles commençaient déjà à tirer. Certes la condition physique de Caem était plutôt bonne mais il n’était pas habitué à cet effort là alors forcément, son corps le lui faisait sentir. Enfin, cela ne l’empêcha pas de prendre une nouvelle vague aux côtés d’Enzo pour rejoindre le bord. Cette fois cependant il fut un peu moins bon que la précédente et se cassa la figure proche de l’arrivée. Mais cela ne le vexa pas le moins du monde et au contraire, il se mit à rire, sortant de l’eau à la suite de son camarade. Il le regarda alors s’ébrouer comme un chien et rit de plus belle tout en détachant doucement sa planche et se laissant tomber sur le sol. Incroyable comme l’eau ça pouvait fatiguer ! Enzo souligna ça d’ailleurs en lui expliquant qu’il valait sans doute mieux arrêter pour cette fois et que de toute façon il avait faim. Le russe sourit.

« Je dois bien avouer que je me sens légèrement rincé là ! Et ouais, mon estomac aussi commence à se manifester… J’ose même pas imaginer ce que dit le tiens du coup ! »

Oui, niveau appétit il fallait bien avouer que les deux jeunes gens n’étaient pas réellement sur un pied d’égalité. Caem se releva alors et retourna derrière son arbre pour enlever la combinaison. Autant dire qu’il galéra légèrement puisque c’était le genre de matière à bien coller à la peau. Il se sécha alors et enfila ses vêtements. Il sentit alors la fatigue se diffusait largement dans son corps. Autant dans l’adrénaline du moment il sentait l’effort mais avait l’impression d’avoir la patate autant là… Il se rendait vraiment compte de la fatigue. Il retourna ensuite vers Enzo, lui amenant le matériel et attendant ses instructions quand à ce qu’il devait faire avec, s’il fallait les rincer etc. Ses cheveux mouillés lui gouttaient encore dessus et il trouvait cela agréable. Ça lui rappelait le contact de l’eau. Il y retournerait, c’était certain.

Les deux amis prirent ensuite la direction du Château. Il était temps de calmer leurs estomacs et de redonner un peu de jus à leurs corps. Caem sentait bien que son organisme allait s’effondrer s’il ne le nourrissait pas. Mais cette fatigue était plus qu’agréable. Elle n’avait rien à voir avec l’épuisement moral qu’il n’avait que trop bien côtoyé. Là il était épuisé mais savait pourquoi et avait clairement l’impression que c’était pour une bonne raison. Il dormirait peut être mieux ce soir là et mangerait sans doute avec plus d’envie. Encore mieux que lorsqu’il s’adonnait à un simple jogging. Heureux, détendu, Caem passa donc un bras autour des épaules d’Enzo, même si ce dernier était un peu plus grand que lui, aucun souci et le chahuta légèrement, racontant des conneries jusqu’à ce qu’ils atteignent enfin la case ravitaillement. Et là, effectivement, Caem se servit allègrement dans le buffet et mangea avec envie, le sourire aux lèvres, la discussion facile. C’était ce genre de moment dont il avait besoin. Dont ils avaient besoin.

- Fin -
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Wild horses run in me ▬ Caem   

Revenir en haut Aller en bas
 
Wild horses run in me ▬ Caem
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La Toundra
» Quand on veut chanter au et fort.[PV Pépite d'Or]
» Pour elle, il nous faudra être deux. [Première rép' à Blasphème puis libre sur demande]
» Wild Horses: La Terre des Chevaux Sauvages.
» Wild Horses, la Terre des Chevaux Sauvages

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Poudlard & ses alentours :: Hogwarts' Outside :: Le Parc de l'Ecole. :: ─ Le lac.-
Sauter vers: