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 « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn

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MessageSujet: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Mar 3 Mai 2016 - 12:33



Rafael & Caitlyn
« The start of something new. »


Dimanche 05.04.2015
En soirée

Qu’est-ce qu’il avait fait de spécial pour mériter ça ? Elle n’en savait trop rien, à vrai dire. C’était venu comme ça, spontanément. Elle l’avait embrassé sur un coup de tête, sans y réfléchir à l’avance. Un peu comme elle l’avait fait avec Will un mois plus tôt, finalement. Sauf que, contrairement au Californien, Rafael n’avait pas refusé le baiser, il le lui avait même rendu, se prêtant au jeu, comme si tout ça était parfaitement normal et naturel. Elle ne cherchait pas spécialement à analyser le pourquoi du comment, elle était bien trop euphorique pour ça, mais quelque part, elle sentait que quelque chose venait de se débloquer en elle, et qu’elle venait de comprendre, d’accepter, un sentiment qu’elle avait probablement refoulé pendant plusieurs mois. Depuis qu’elle avait quitté Elias ? Depuis qu’elle avait appris la rupture de Rafael et Doryan ? Depuis qu’elle s’était fait refouler par Will ? Ce n’était pas qu’une histoire de pitié ou de manque, elle le sentait, mais elle ne pouvait pas tellement nier que, quelque part, ces facteurs contribuaient sûrement à cette vague d’émotions qui venait de la submerger. Et puis, même s’ils avaient été amis pendant des mois, elle n’oubliait pas qu’ils étaient sortis ensemble pendant longtemps à une période, et qu’ils étaient restés très proches, malgré quelques éloignements de temps à autre. Elle se sentait bien, avec Rafael, elle se sentait à la fois en sécurité et libre, car il était à la fois protecteur et tolérant, et c’était un mélange de qualités qu’elle appréciait énormément. Et puis voilà, il y avait ce quelque chose qui faisait que son cœur se serrait puis se mettait à battre plus vite et plus fort à chaque fois qu’elle le voyait, ce quelque chose qui faisait qu’un sourire radieux étirait ses lèvres et que des étoiles étincelaient dans ses yeux à chaque fois qu’elle lui parlait. Elle avait mis du temps, mais elle le comprenait enfin, et elle était heureuse.

Rapidement, le vestiaire se vida, et elle félicita ses joueurs un par un alors qu’ils partaient se doucher au château et leur donna à nouveau rendez-vous dans leur Salle Commune pour fêter leur première et seule, mais bien méritée, victoire. Pour sa part, elle comptait en profiter pour se laver tranquillement, à l’abri des regards, et prenait donc son temps pour se brosser les cheveux comme si de rien n’était. C’était devenu un réflexe presque inconscient que de s’arranger pour que personne ne puisse voir les cicatrices qui lui barraient le dos. Celle en travers de son flanc, tout le monde la connaissait. Les quelques autres, plus petites et plus discrètes, peut-être pas, mais cela ne l’avait jamais dérangée que ses amis ou même des inconnus puissent voir les marques qu’avaient laissées sur son corps les Supérieurs au cours des deux années pendant lesquelles ils avaient occupé le château. Mais les plus récentes, celles qui dataient de la bataille de Noël, ce n’était pas pareil. C’était un sentiment étrange qu’elle éprouvait vis-à-vis des séquelles physiques d’un incident dont elle ne conservait aucun souvenir, comme si elle avait honte de ne pas savoir ce qu’elle avait enduré, comme si elle était gênée à l’idée de devoir avouer qu’elle ne savait pas ce qui lui était arrivé à ceux qui lui poseraient la question. Mais il n’y avait pas que ça, il n’y avait pas que la honte ou la gêne. Il y avait la frustration, la colère, que provoquait en elle son incapacité à se souvenir, il y avait le dégoût qu’elle ressentait lorsqu’il lui prenait le besoin d’inspecter la peau irrégulière de son dos devant le miroir, il y avait la douleur de chaque geste un peu trop brusque ou un peu trop ample et qui lui rappelait qu’elle n’était pas libre de ses mouvements. Elle détestait ces traces, preuves de sa faiblesse et de sa vulnérabilité, qui la rappelaient au statut de victime. Après s’être assurée que les vestiaires ainsi que les alentours étaient déserts, elle sortit sa baguette et tenta de verrouiller la porte sans provoquer de détonation ou d’étincelles. Elle y parvint du premier coup et sourit, puis enleva son t-shirt et ses sous-vêtements, sortit sa serviette et son shampoing et se dirigea vers les douches.

Se glissant sous l’eau tiède, elle se dépêcha de se laver les cheveux et le reste du corps puis de se sécher et enrouler ses boucles brunes dans son essuie. Elle alla ensuite chercher les baumes hydratants et cicatrisants que lui avait prescrits l’infirmier et Directeur de sa Maison, et les appliqua consciencieusement sur son dos. C’était surtout autour de son omoplate droite que les cicatrices avaient du mal à se refermer voire se rouvraient, puisque c’était dans la main droite qu’elle tenait sa batte. Elle serra les dents alors qu’elle massait la peau de son dos pour y incorporer la crème, puis se lava les mains et se rhabilla, enfilant un t-shirt et un sweat bleus propres en plus de son jean du jour. Après avoir libéré ses cheveux et rangé sa serviette ainsi que les quelques affaires qui traînaient sur le banc dans son gros sac, elle saisit à nouveau sa baguette, déverrouilla la porte avec succès, sourit à nouveau et quitta les lieux. Même si sa baguette à elle lui manquait et même l’absence de tressaillement du bout de bois entre ses doigts ainsi que de la chaleur dans le creux de sa main lui rappelaient sans cesse ce fameux incident dont elle ne se souvenait pas, elle ne ressentait plus vraiment ce ressentiment et cette colère envers la baguette qu’on lui avait attribuée en guise de remplacement. Au contraire, elle faisait des efforts pour apprendre à l’utiliser et pour en tirer le meilleur en attendant de pouvoir se rendre chez Ollivander’s. Et ses efforts portaient leurs fruits. Elle en était toujours aux sorts de première ou deuxième année, voire troisième pour quelques-uns, mais c’était clairement un gros progrès qu’elle avait fait là et elle était satisfaite. Bon, ce n’était toujours pas suffisant pour se protéger en cas d’attaque, mais elle faisait avec les moyens du bord. Sur le chemin à travers le parc puis dans les escaliers, elle passa plusieurs fois ses doigts dans ses cheveux pour les aérer et leur permettre de sécher mieux. Plus elle montait, et plus elle entendait le bruit de la musique qui s’échappait de la Tour Ouest. Elle répondit sans trop de mal à l’énigme que lui posa le heurtoir en forme d’Aigle et entra dans la pièce où les joueurs de Quidditch se mêlaient aux autres élèves de Ravenclaw dans une joie commune.

Elle se fraya un chemin jusqu’aux escaliers qui menaient aux dortoirs pour poser ses affaires sur son lit et étendre la serviette humide, puis redescendit. Scrutant les alentours pour tenter de repérer ses amis dans la foule, elle comprit qu’un attroupement s’était formé autour de Rosalyn et sourit. La Petite Hirondelle méritait amplement toute cette attention. Rafael était naturellement auprès d’elle pour la soutenir face à tous ces gens qui l’entouraient et la félicitaient. Connor s’était probablement isolé quelque part dans un coin de la pièce, ou dans son dortoir, voire même complètement autre part. Elle aperçut encore d’autres amis à elle près d’une fenêtre, et des connaissances sur les fauteuils ainsi qu’autour d’un bar improvisé. Ce fut là qu’elle se dirigea en premier lieu, une fois l’analyse des alentours terminée. Elle reçut un verre de cocktail, accompagné de félicitations auxquelles elle répondait par des sourires rayonnants et des remerciements enthousiastes. Elle finit par se retrouver près du reste de son équipe qui l’accueillirent à bras ouverts. Elle croisa le regard de Rafael. Il allait falloir qu’ils trouvent un moyen de s’éloigner de la foule pour discuter un peu de tout ça… mais cette fois-ci, c’était à son tour de jouer !

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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Lun 16 Mai 2016 - 16:29

~ The start of something new ~
Dimanche 5 avril 2015
Caitlyn Louise Twain && Rafael A. Paley
Qu’est-ce que j'ai fait de spécial pour mériter ça, c'est réellement la question que je me suis posée, et que je lui ai posée. Une question à laquelle je n'ai pas eu de réponse. C'est un peu étrange, d'ailleurs, de se retrouver dans cette situation, drôle de miroir à ce qui nous est arrivé quelques années plus tôt. Est-ce qu'on repart vraiment comme à l'époque ? Est-ce que c'est vraiment une bonne idée, vu comme ça s'est terminé la première fois ? Ca aurait pu être pire, certes, mais est-ce que je suis prêt pour ça ? Je ne me voile pas la face, je sais qu'au fond, mes sentiments pour Doryan sont loin d'être éteints. A vrai dire, je sais pas si j'arriverai un jour à ne plus rien ressentir pour lui. Mais je sais aussi que ce qu'il a fait me reste en travers de la gorge, et le pardon a beau avoir fait partie intégrante de mon éducation, là j'y arrive tout simplement pas. Et je m'en veux, mais c'est plus fort que moi. Je me dis qu'avec plus de temps, peut-être qu'on pourra au moins à nouveau être amis. Peut-être. A vrai dire, je n'en sais strictement rien.

Quand le vestiaire s'est vidé, j'ai laissé Lynette se préparer à remonter tranquillement. Je suis pas aveugle, je vois bien qu'elle s'arrange pour être la dernière, et je vais pas aller contre ça. Je ne doute pas que certaines marques soient plus difficiles à laisser voir que d'autres, alors je me suis éclipsé comme les autres, et j'ai profité de la salle de bains des préfets, plutôt que de regagner celles communes aux bleus. Un privilège dont je me passe la plupart du temps, parce qu'il me rappelle le rouge et que c'est pas forcément ce que j'ai envie de raviver en ce moment, mais il faut croire qu'aujourd'hui est un jour exceptionnel. Ça me fait du bien de me prélasser un petit moment dans l'eau chaude.

J'ai encore les cheveux humides, un sweat bleu sur un t-shirt blanc et un jean délavé quand je remonte tranquillement vers notre tour alors que la fête a manifestement déjà commencé. Rosalyn est encerclée par un tas d'élèves euphoriques quand je pénètre dans la salle commune et se dégage comme elle peut pour se jeter dans mes bras. Difficile de pas voir qu'elle a dû pleurer encore quelques fois mais ce sont des larmes de joie cette fois et je suis vraiment heureux autant pour nous tous que pour elle. Elle a besoin de retrouver confiance en elle et j'espère réellement que c'est la première étape pour ça.

« Bien joué Babydoll... »

Du coin de l'oeil, j'ai vu Lynette se frayer un passage jusqu'aux escaliers puis redescendre faire le tour de la salle et des congratulations générales tandis que je sers un verre à Rosa, et un légèrement plus corsé pour moi au passage. Et puis mon regard a croisé le sien et j'ai levé mon verre en sa direction, la regardant fixement quelques instants. Un coup de coude dans mes côtes de la part de la petite bleue à côté de moi et un signe de tête me signifiant clairement d'aller rejoindre notre capitaine... Je me demande si elle nous a vus, dans les vestiaires. Elle était pourtant légèrement occupée à pas être étouffée sous nos coéquipiers... ou alors ce sont nos regards ?
.

« Vas la rejoindre, t'en meurs d'envie !
- Je peux aussi passer un peu de temps avec la star de la soirée... »

Elle m'a poussé pour toute réponse, enfin a essayé mais on va pas se mentir, ma grande carcasse face à ses petits bras... hum... J'ai ri, mais je me suis exécuté. Parce qu'elle a raison : je meurs d'envie de rejoindre Lynette et d'avoir une réponse à ma question restée en suspens dans les vestiaires.  

Sauf qu'elle non plus n'est pas seule. Comme Rosa est notre porteuse de victoire, elle aussi est à la fête. Ça ne m'empêche pas de m'approcher d'elle, verre en main, et de l'aborder comme si les autres n'étaient pas là.

« Ô capitaine, mon capitaine... »

Un sourire et je me retrouve face à elle, donc.

« Je crois que des félicitations sont de rigueur, n'est-ce pas ? Bien joué Lynette. »

Oui parce que notre victoire, ce n'est pas juste Rosalyn attrapant le vif d'or. C'est toute l'équipe, c'est les cognards évités grâce à sa batte, c'est les buts arrêtés par Connor, c'est ceux marqués par nos poursuiveurs, aussi, et c'est l'entraînement de notre capitaine, la cohésion de l'équipe grâce à son chef. Bref... Je me suis tourné vers les autres qui la félicitaient jusque-là.

« Je peux vous la voler ? »

J'ai pas vraiment attendu de réponse à vrai dire, je suis venu passer un bras autour de ses épaules pour l'embarquer un peu plus loin. Difficile d'être complètement à l'écart de tout le monde mais on n'est pas obligés non plus de se donner complètement en spectacle...

« Alors... Est-ce que je vais finir par avoir une réponse à ma question ?... »

Petit sourire. On s'arrête dans un coin de la salle, près d'un vitrail où je m'assois sur le rebord et l'invite à faire de même, avant de lever mon verre pour trinquer avec elle.

« À notre attrapeuse... et à sa super capitaine... »

Un léger choc entre nos verres et je porte le mien à mes lèvres, sans la quitter des yeux.


Dernière édition par Rafael A. Paley le Ven 3 Juin 2016 - 7:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Mer 1 Juin 2016 - 11:20

« Ô capitaine, mon capitaine… »

Rafael venait de la rejoindre et elle l’accueillit d’un sourire rayonnant. Elle ne faisait que s’enthousiasmer depuis tout à l’heure, donc ça n’avait rien de spécial en soi, mais ça lui faisait véritablement plaisir de le retrouver et elle sentit son pouls s’accélérer. Qu’est-ce qu’elle aurait aimé lui sauter au cou, laisser libre cours à toute cette joie et toute cette énergie qui l’habitaient depuis la fin du match, mais aussi aux sentiments qui déjà depuis quelques temps se bousculaient dans son esprit à chaque fois qu’elle le voyait et qui semblaient avoir atteint leur paroxysme ce soir ! C’était assez étrange, d’ailleurs, de se retrouver dans cette situation qu’elle avait déjà vécue et qu’elle ne s’attendait pas franchement à revivre. Depuis des mois déjà, Rafael était un ami, un ami tout particulier, un meilleur ami peut-être, mais seulement un ami. Et, récemment, elle recommençait à sentir son cœur s’emballer, son sourire s’agrandir et ses yeux s’illuminer à chaque fois qu’ils se retrouvaient, comme lorsqu’elle avait quinze ans et lui dix-sept. Elle ne comprenait pas, mais… au fond, c’était pas plus mal. Elle n’avait pas envie de se poser des questions. Après tout, elle avait bien le droit de juste de profiter, de vivre sa vie.

« Je crois que les félicitations sont de rigueur, n’est-ce pas ? Bien joué Lynette.
- Oui, bravo encore, c’était une belle victoire bien méritée !
- Merci ! »

Dire qu’elle ne ressentait aucune fierté pour le résultat du match aurait été mentir. Après avoir perdu les trois premiers, elle commençait sérieusement à remettre en question sa capacité à gérer l’équipe, même si elle avait toujours fait de son mieux pour entraîner son équipe à chaque match, les encourager, proposer des stratégies et prendre en compte celles que proposaient ses coéquipiers, ainsi que pour renforcer leur cohésion de groupe. Ce soir, ses efforts, leurs efforts à tous, avaient été récompensés et elle était littéralement aux anges. Et, plus que le prestige d’une victoire qu’ils avaient apportée à leur maison, c’était la joie et l’exaltation des personnes autour d’elle, et notamment celle de Rosalyn, qui l’enivrait et lui donnait envie de distribuer des câlins et des bisous.

« Je suis tellement contente, si vous saviez ! Franchement, vous avez tous super bien joué, j’suis trop fière de vous ! »

Elle aurait voulu les remercier encore et encore d’avoir si bien joué, de s’être donnés à fond pour ce dernier match de la saison, d’être une équipe si merveilleuse et dont c’était un plaisir d’être la Capitaine. Surtout quand les efforts portaient leurs fruits, certes, mais aussi dans les périodes difficiles. Oui, c’était complètement niais, mais c’était exactement de cette manière-là qu’elle pensait à cet instant.

« Je peux vous la voler ? »

Ils n’eurent même pas le temps d’acquiescer que Rafael s’avançait déjà vers elle, passait un bras autour de ses épaules et l’emmenait à l’écart. Heureusement, tout le monde savait que Raf et elle étaient potes, personne ne risquait de vraiment se poser des questions quant à leur pseudo-isolement. Mais intérieurement, elle sentait l’excitation l’envahir, et elle aurait tout donné pour pouvoir être réellement seule avec lui à cet instant.

« Alors… Est-ce que je vais finir par avoir une réponse à ma question ?… »

Elle eut un petit sourire malicieux et lui jeta un regard en biais.

« Patience, patience, tout vient à point à qui sait attendre… »

À la fois promesse et provocation, le tout accompagné d’un grand sourire. Elle ferait moins la maligne quand il s'agirait de lui répondre. Car oui, elle allait lui répondre. Mais pas tout de suite ! Pas comme ça, debout, en chemin, jouant des coudes pour fendre la foule. Elle voulait qu’il l’écoute et qu’il soit le seul à l’entendre, et elle voulait pouvoir l’écouter tranquillement en retour. Elle voulait de la discrétion, de l’intimité. Elle était moins gênée et mal à l’aise que ce à quoi elle s’attendait, mais elle ne tenait pas pour autant à ce que tout le monde soit au courant, et ce aussi bien si la réponse de Raf devait être négative que si elle était positive… Ce n’était pas forcément conscient, mais, au-delà de sa pudeur vis-à-vis de ses camarades, c’était bien la peur de voir le préfet devenir son point faible et risquer de souffrir à cause d’elle comme ça avait été le cas pour Elias qui la retenait de vouloir assumer une possible relation avec lui. Ils arrivèrent dans un coin de la salle et prirent place sur le rebord d’un vitrail. Jusque-là, rien d’anormal, ils n’étaient aux yeux de leur entourage que deux potes et partenaires de Quidditch qui voulaient discuter un peu plus tranquillement, sans doute à propos du match, ou du moins c’était ce qu’il y avait de plus logique. Et ce fut d’ailleurs réellement en revenant sur leur victoire que Rafael commença la conversation, levant son verre pour trinquer avec elle.

« À notre attrapeuse… et à sa super capitaine…
- À toute l’équipe, surtout, sans laquelle la super capitaine serait mal barrée. »

C’était vraiment bateau, mais c’était vrai. Sans son équipe, Caitlyn n’était rien, c’était aussi simple que cela. S’ils ne l’avaient pas acceptée en tant que capitaine, s’ils ne l’avaient pas écoutée et suivie, s’ils ne l’avaient pas soutenue et s’ils n’avaient pas arrêté de croire en elle, elle aurait beau être la meilleure capitaine du monde que cela ne lui aurait pas servi à grand-chose. Elle leva son verre en retour, trinqua avec lui et le porta à ses lèvres pour boire une gorgée. Le goût de l’alcool lui enflamma la gorge et lui réchauffa le ventre. S’apprêtait-elle à refaire la même bêtise qu’avec William ? Elle eut un sourire. Heureusement, Rafael n’était pas gay, elle était bien placée pour le savoir. Il n’était pas hétéro pour autant, suffisait de demander à Doryan, mais il n’était pas gay. Et finalement, à part l’alcool et l’euphorie, les situations ne se ressemblaient pas du tout. Elle passa une main dans ses cheveux encore humides, puis releva le regard vers lui, et, remarquant qu’il ne l’avait pas quittée des yeux, lui donna un petit coup d’épaule faussement indigné.

« Hey, arrête de me regarder comme ça ! »

Non, cela ne ressemblait pas du tout à ce qui s’était passé entre Will et elle le mois dernier. Will était taquin, charmeur, drôle, et elle aimait vraiment passer du temps avec lui – rire de sa bêtise avait été plus facile que prévu – mais Rafael était bien plus que tout cela. Était-elle en train de les comparer ? Dire non aurait été mentir, mais après tout, ce n’était pas un crime, si ? Si cela lui permettait de trouver sa place vis-à-vis de chacun d’eux, c’était même plutôt une bonne chose, non ? Elle baissa les yeux un instant, comme cherchant le courage au fond de soi, puis les releva et les plongea dans ceux de son préfet.

« C’est bizarre, j’ai cette impression de déjà-vu… »

Et ce n’était pas qu’une impression. Mais de là à dire si c’était bien ou pas… Elle ne le formulait pas, mais, clairement, elle se posait la question. Ils avaient décidé de mettre une fin à leur relation, jadis. Elle avait décidé, il avait accepté. Aujourd’hui, elle revenait sur sa décision. Accepterait-il à nouveau ?

« J’ai pas envie que tout le monde entende. »

En fait, elle voulait que personne n’entende ni ne voie rien. Si elle avait pu, elle aurait jeté un sortilège pour rendre leurs paroles incompréhensible aux oreilles des autres, mais sa baguette de substitution ne lui permettait pas vraiment d’atteindre ce niveau de magie.

« En fait, j’ai pas vraiment de réponse à ta question. Tu n’as rien fait de spécial, c’est juste que… je sais pas, je crois que je viens de comprendre un truc, tout à l’heure. T’as pas besoin de faire quoi que ce soit de spécial pour… »

Pour ?

« Pour… »

Pour être spécial à mes yeux, bordel ! Mais elle avait beau être à l'aise dans n'importe quelle autre situation, quand il s'agissait de ses sentiments, elle avait toutes les peines du monde à mettre des mots dessus.

« Enfin voilà. Mais… mais je comprendrais si c’est trop tôt, ou trop tard, ou fin juste si c’est pas possible pour une raison ou une autre. »

Et, le cœur battant la chamade, elle baissa à nouveau les yeux en haussant les épaules. Les dés étaient jetés, c’était à son tour de jouer. Again.

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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Ven 3 Juin 2016 - 7:04

~ The start of something new ~
Dimanche 5 avril 2015
Caitlyn Louise Twain && Rafael A. Paley
Son sourire, je devrais y être habitué, pourtant aujourd’hui, c'est tout particulier et sans doute que son baiser tout à l'heure n'y est pas étranger. Et je ne sais pas trop quoi en penser. On a déjà été dans cette situation et elle a souhaité y mettre un terme, choix que j'ai évidemment respecté. Est-ce qu'on est partis pour reproduire le même schéma ? Est-ce que je suis prêt à ça ? Je n'en sais trop rien à vrai dire. Pourtant, je ne me sens pas si nerveux... mais peut-être que le fait de ne pas nager complètement dans l'inconnu atténue l'angoisse de la réponse que j'attends depuis la fin du match.

Tout le monde la félicite ce soir, moi y compris, et elle se perd sans doute un peu en remerciements à tout va. Mais elle peut être fière, réellement. C'est peut-être notre seule victoire de la saison mais malgré les défaites, notre équipe n'a jamais vraiment démérité. Chacun a toujours rempli son rôle au mieux et je pense sincèrement que c'est le plus important. Et on fera encore mieux l'an prochain.

« Je suis tellement contente, si vous saviez ! Franchement, vous avez tous super bien joué, j’suis trop fière de vous ! »

Je souris, je n'aurais pas dit mieux et je crois que ce soir, on est tous sur un petit nuage. Peut-être que c'est aussi un peu de cette euphorie qui me permet de rester aussi serein et confiant comme je l'emmène un peu à l'écart. Parce que je l'attends, oui, la réponse à ma question, et même si je m'efforce d'être patient en général, je mentirais si je disais que là, les minutes passent légèrement trop lentement pour moi. Un sourire et un regard espiègles avant qu'elle ne me réponde pas tout à fait de la manière attendue, et j'éclate de rire.

« Patience, patience, tout vient à point à qui sait attendre… »

Soit, soit. Félicitations, donc. On boit un verre, tranquillement, à la victoire, à notre équipe, notre attrapeuse, et notre capitaine. Bon et ?

« À toute l’équipe, surtout, sans laquelle la super capitaine serait mal barrée. »

Echange de regards, quelque peu insistant pour ma part, j'en conviens ; je me prends un coup d'épaule inoffensif, et souris.

« Hey, arrête de me regarder comme ça !
- Pourquoi ? »

Pas de réponse. Elle baisse les yeux un instant, cherchant manifestement ses mots.

« C’est bizarre, j’ai cette impression de déjà-vu… »

Je hoche la tête, partageant son ressenti. Aucune idée de si c'est une bonne ou une mauvaise chose cependant, mais je crois que ni elle ni moi n'avons réellement la réponse à cette question. L'avenir seul pourra nous le dire, je suppose.

« J’ai pas envie que tout le monde entende. »

Un léger sourire, une seconde d'hésitation, et je me suis levé, l'invitant à me suivre, ailleurs, donc. Tout le monde fait la fête en bas, les dortoirs sont vides, le mien l'est en tout cas comme j'ouvre la porte, sans rien dire. Ca n'est en aucun cas une incitation à quoi que ce soit, seulement un endroit calme à l'abri des regards indiscrets. Est-ce qu'on nous a vus nous éclipser ? Peut-être. Sans doute, même. Je suis presque sûre que notre hirondelle a jeté de fréquents coups d'oeil dans notre direction. Mais ça n'a pas d'importance.

« En fait, j’ai pas vraiment de réponse à ta question. Tu n’as rien fait de spécial, c’est juste que… je sais pas, je crois que je viens de comprendre un truc, tout à l’heure. T’as pas besoin de faire quoi que ce soit de spécial pour… »

J'attends la fin de sa tirade, assis sur mon lit près d'elle, gardant le silence pour ne pas l'interrompre.

« Pour… »

La suite ne vient pas, mais à vrai dire, ça n'a pas tellement d'importance, elle coule presque de source, pour la peine. Un léger sourire, je m'apprête à tenter de répondre quand elle rajoute quelques mots, alors je la laisse terminer.

« Enfin voilà. Mais… mais je comprendrais si c’est trop tôt, ou trop tard, ou fin juste si c’est pas possible pour une raison ou une autre. »

Tu me laisses des options pour que je puisse te rembarrer de façon moins rude, là, c'est ça ? A vrai dire, j'en ai pas vraiment envie et en même temps, honnêtement, je ne sais pas trop comment répondre. Elle baisse le regard, hausse les épaules. Et je lâche un soupir un peu embarrassé.

« On m'a toujours inculqué qu'il était jamais trop tard pour bien faire, c'est un peu resté à force... »

Donc non, trop tard, ça n'est pas l'idée, et j'ai pas vraiment envie que ça soit pas possible en soi, c'est juste que...

« Quant à trop tôt, ou pas possible... honnêtement, je sais pas trop quoi te répondre. Je te mentirais si je disais que je ressens plus rien pour Doryan, et je sais pas si ça changera vraiment un jour... »

Deux mois et ça me bouffe toujours autant. Je suis pas capable de pas m'inquiéter pour lui, et je suis pas capable de le voir sans avoir envie d'exploser la gueule de celui qiu se l'est tapé dans mon dos - qui prend invariablement les traits de Connor, même si j'ai aucune certitude et que donc, dans le doute, je ne m'en prends pas à lui.

« Ce que je sais, en revanche, c'est que je tiens énormément à toi et que ton baiser tout à l'heure ne m'a pas vraiment laissé indifférent, loin de là même... »

En même temps, je crois que tu t'en es rendu compte, vu comme je te l'ai rendu sans trop me poser de question...

« Je sais pas quoi te dire de mieux... J'ai pas envie de te faire souffrir, et en même temps, j'ai très envie de t'embrasser à nouveau... »

Alors j'ose pas, parce que je veux pas forcer les choses et que tu finisses par être blessée. Je pourrais attirer ton visage vers le mien et poser mes lèvres sur les tiennes, mais je m'en voudrais si ça se termine mal, et je reste immobile, mon verre à la main, à te regarder. Mais à vrai dire, je crois qu'il suffirait de presque rien pour que je me laisse aller...
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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Jeu 30 Juin 2016 - 14:32

Monter dans les dortoirs seulement tous les deux alors que tout le monde faisait la fête dans la salle co, pas sûr que ça soit la meilleure idée pour passer inaperçus, et sans doute que cela intriguerait tous ceux qui l’auraient remarqué, mais, sachant ce qu’ils avaient à se dire, c’était toujours mieux que de rester en bas. Elle espérait que les doutes, si doutes il y avait, se dissiperaient rapidement, et qu’aucune rumeur ne courrait à propos d’eux. Après tout, ils étaient potes depuis une éternité maintenant, ce n’était pas un secret, et il n’y avait jamais rien eu d’ambigu entre eux, donc ça n’avait rien d’étrange qu’ils veuillent passer du temps ensemble. D’autant plus qu’elle le considérait comme son co-capitaine, et ça non plus ce n’était pas un secret, donc il était tout à fait normal qu’ils aient des choses à se dire après leur victoire de cet après-midi, et le fait qu’ils discutent puis s’éclipsent ensemble n’avait rien de compromettant en soi.

Bien sûr, en réalité, leur petit manège était loin d’être très innocent, et, une fois installés sur le lit de Rafael, elle brisa le silence qui régnait dans le dortoir, essayant tant bien que mal de lui expliquer ce qu’elle ressentait. C’était étrange, et elle était clairement mal à l’aise. Ils avaient déjà tenté, tous les deux, ensemble. Ils s’étaient quittés en de bons termes, mais avec la certitude, du moins aux yeux de Caitlyn, qu’ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre. Pourtant, aujourd’hui, elle voyait ses sentiments pour lui ravivés et elle avait du mal à comprendre ce qui lui arrivait.

« On m’a toujours inculqué qu’il n’était jamais trop tard pour bien faire, c’est un peu resté à force… »

Elle releva les yeux vers lui, buvant ses paroles avec la boule au ventre. Jamais trop tard pour bien faire… c’était bon à savoir. Mais le véritable problème n’était pas autant de savoir s’il était prêt à réessayer de s’engager dans une relation avec elle. Non, le problème était surtout que la dernière relation de Rafael ne s’était pas terminée de la meilleure manière qui soit et qu’elle ne voulait pas vraiment le forcer à tirer un trait et tourner la page.

« Quant à trop tôt, ou pas possible… honnêtement, je ne sais pas trop quoi te répondre. Je te mentirais si je disais que je ne ressens plus rien pour Doryan, et je sais pas si ça changera vraiment un jour… »

Ça lui faisait de la peine de le voir aussi désemparé. Cela faisait pourtant bientôt deux mois, mais il semblait toujours aussi brisé qu’au premier jour et cela lui donnait d’autant plus envie de le prendre dans ses bras. Même si sa réponse était non, cela ne l’empêcherait pas de se faire du souci pour lui et de lui souhaiter tout ce qu’il y avait de meilleur.

« Ce que je sais, en revanche, c'est que je tiens énormément à toi et que ton baiser tout à l'heure ne m'a pas vraiment laissé indifférent, loin de là même… »

Elle rougit, à la fois de honte et de plaisir, et détourna la tête sans pour autant le quitter du regard. Le fameux baiser de tout à l’heure. C’était un peu gênant, mine de rien. Ça aurait pu l’être bien plus, s’il avait été moins réceptif, mais ça n’était pas pour autant un geste dont il lui était facile de parler, même pour en vanter les effets… Par contre, le fait qu’il lui fasse part de son affection pour elle la rendait réellement heureuse. Ce n’était rien de très nouveau en soi, certes, mais ce n’était jamais désagréable d’entendre une personne dire qu’elle tenait à elle.

« Je ne sais pas quoi te dire de mieux… J’ai pas envie de te faire souffrir, et en même temps, j’ai très envie de t’embrasser à nouveau… »

Des étoiles dans les yeux, elle soutint son regard pendant quelques secondes, retenant sa respiration et sentant son cœur accélérer à nouveau, avant de murmurer.

« Alors fais le… »

Elle approcha son visage de celui de Rafael et un frisson lui parcourut l’échine lorsqu’il le prit dans ses mains alors qu’elle plaçait les siennes derrière la nuque du Préfet. Leurs lèvres se frôlèrent d’abord, puis s’unirent, bientôt imitées par leurs corps, et, les yeux fermés, elle l’embrassa avec fougue. Le baiser ne dura que quelques petites secondes, mais ce fut suffisant pour faire exploser en elle tous ses sens les uns après les autres comme des caisses de dynamite dispersées dans un hangar auquel on avait mis feu. Lorsqu’ils se séparèrent et qu’elle rouvrit les yeux, il ne restait en elle que le champignon de fumée et les braises ardentes.

« Rafael Alexander Paley. »

Je t’aime.

« Moi aussi j’ai peur de te faire souffrir, si tu savais… »

Et l’image d’Elias éreinté, recroquevillé sur lui-même dans un coin du cachot où Ils l’avaient jeté, baignant dans son propre sang, s’immisça dans son esprit, comme à chaque fois. Ses yeux à la fois vides et remplis de terreur, ses joues creusées, ses cernes, son teint blafard… Non, elle ne s’était toujours pas pardonné ce qui était arrivé à son ex, et elle ne se pardonnerait pas s’il devait arriver la même chose à Rafael.

« Mon nom était sur cette liste et il ne risque pas d’en disparaître. Tous mes proches seront des cibles potentielles. »

Ce n’était pas du mélodrame, c’était la réalité. Elle n’en parlait pour ainsi dire jamais, mais ce n’était pas pour autant qu’elle n’y pensait pas, bien au contraire. Il n’y avait pas un jour qui passait sans qu’elle ne craigne pour la vie de ses amis. Elle détourna le regard, déglutit difficilement, puis releva les yeux vers lui.

« Mais je veux vivre. Pleinement. Pas simplement survivre d’un jour à l’autre. Je veux aimer, et je ne veux plus me priver des choses et des personnes auxquelles je tiens à cause d’eux. »

Elle n’arrêterait pas de se battre pour ce qu’elle considérait comme juste, et elle n’arrêterait pas de vivre une vie à laquelle elle estimait avoir le droit. La peur ne la quitterait probablement jamais, mais elle ne la laisserait pas la restreindre, la brider. Elle ne leur ferait pas ce plaisir. Égoïste peut-être, mais c’était sa vie, et elle ne laisserait rien ni personne la lui dicter.

« Quoi que tu décides, promets-moi simplement de ne jamais parler à personne de ce qui s’est passé ce soir entre nous. »

Enfin, sauf personnes de confiance, s’entend. Disons qu’elle comprendrait que Rafael décide de ne pas s’en cacher devant ses meilleurs amis. Mais moins ils en savaient, mieux c’était, autant pour eux deux que pour qui que ce soit d’autre.

« J’ai pas envie que ça se sache… qu’ils le sachent. »

Elle aurait tellement aimé lui faire promettre de fuir s’il était en danger par sa faute, quitte à l’abandonner entre leurs mains. Quelle que soit l’issue de cette soirée, d’ailleurs. Il comptait énormément à ses yeux, et ce n’était qu’une question de temps pour qu’Ils ne l’apprennent et s’en servent.  Elle aurait tellement aimé lui faire comprendre qu’elle lui en voudrait davantage s’il acceptait qu’on s’en prenne à lui à cause d’elle car il aurait essayé de l’aider que s’il la laissait se débrouiller toute seule. Mais elle savait que c’était cause perdue d’avance et que, Rafael, en couple avec elle ou pas, ne la laisserait certainement pas tomber pour sauver sa propre peau.

Tant pis, c’était sa décision, et elle n’était personne pour la prendre à sa place. C’était de cette manière qu’elle raisonnait dans ces situations. Elle faisait ses choix, consciente du fait que ceux-ci mettaient parfois en danger ses proches, puis elle laissait ses proches faire leurs choix à eux, acceptant ou refusant les risques auxquels elle les exposait. Ainsi, chacun n’avait plus qu’à assumer ses propres décisions et le tour était joué.

« Et au fait. Quoi que tu décides, tu ne me feras pas souffrir, sache-le. »

Il n’avait pas fait le deuil de ses sentiments pour Doryan et ne savait pas si ça serait le cas un jour ? Très bien, elle avait enregistré l’info, et tant qu’il avait des sentiments pour elle, cela lui conviendrait. Car c’était sa décision, et il n’était personne pour la prendre à sa place.
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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Dim 31 Juil 2016 - 13:07

Des rumeurs, il y en a toujours sur plein de choses, sur tout le monde, fondées ou non, et à vrai dire, ça ne me touche pas plus que ça. J'ai jamais trop fait attention à ça, même si certains mots peuvent m'agacer lorsqu'ils sont désobligeants, je sais bien qu'on ne peut pas empêcher les gens de parler, de se raconter les derniers potins, qu'ils soient certains de leur véracité ou non. Alors qu'on fasse des suppositions sur notre relation parce qu'on s'éclipse, ça ne me chagrine pas plus que ça. Les gens pourront bien en penser ce qu'ils en veulent, ça ne changera pas ma vie.

Ce qui peut effectivement changer mon quotidien, en revanche, c'est ce que Caitlyn va pouvoir me dire, là, concernant ce baiser qu'elle m'a donné, contre toute attente. Je l'écoute parler, attentif autant à ses mots qu'à son attitude, je vois bien qu'exprimer tout ça n'est pas facile pour elle, et j'essaie tant bien que mal de la rassurer. Et d'un autre côté, je ne sais pas si j'en suis réellement capable, parce que, clairement, Doryan a toujours une place dans mon coeur, malgré tout, malgré le ressentiment qui y garde une place importante. Je ne suis clairement pas prêt à oublier ce qu'on a vécu, peut-être que je ne le serai jamais totalement, à vrai dire, je n'en sais rien. Et je tiens énormément à Lynette, réellement, si bien que l'idée que ce que je ressens pour mon ex - et l'appeler ainsi me fait vraiment bizarre - puisse un jour la blesser m’insupporte. Ce que je tente d'exprimer, donc. Ca n'empêche que j'ai réellement très envie de l'embrasser, et ça reste un peu perturbant.

« Alors fais le… »

Je me suis pas fait prier. Je sais pas si c'est une bonne chose, mais j'en avais vraiment trop envie, et puisqu'elle m'en donnait l'autorisation, mes lèvres se sont posées sur les siennes, d'abord doucement, puis avec plus de passion.

« Rafael Alexander Paley. »

Oui ?
Je l'ai regardée, un peu surpris de la façon de m'apostropher, attendant la suite.

« Moi aussi j’ai peur de te faire souffrir, si tu savais… »

Un petit sourire compréhensif, je ne sais pas trop quoi répondre à ça, mais en réalité, je doute qu'elle en soit capable. Elle explicite son propos, cela étant, et je secoue légèrement la tête.

« Mon nom était sur cette liste et il ne risque pas d’en disparaître. Tous mes proches seront des cibles potentielles. »

J'aurais bien voulu répondre quelque chose à ce propos, mais elle a enchaîné, presque aussitôt. Je garde mes réflexions dans un petite coin de ma tête, cela étant, la laissant poursuivre.

« Mais je veux vivre. Pleinement. Pas simplement survivre d’un jour à l’autre. Je veux aimer, et je ne veux plus me priver des choses et des personnes auxquelles je tiens à cause d’eux. »

Un nouveau sourire, plus positif, cette fois-ci.

« Tu sais... Même sans ton nom sur cette liste, je ne suis pas à l'abri de quoi que ce soit. Killian est ma meilleure amie, je vis avec Casey, je suis... officiellement né-moldu. Et je me suis pas arrêté à leurs menaces pour m'interposer parfois, pour protéger un des petits ou mes amis... »

D'une manière ou d'une autre, ils peuvent s'en prendre à moi. Par hasard, pour mon sang, pour mes fréquentations. Pour apprendre à Doryan où est sa place. Peu importe la raison, au fond. Ca ne m'empêche pas de vivre ma vie, je refuse que ce soit le cas, parce que je refuse de leur faire ce plaisir, de les laisser gagner sur ce terrain-là. Je sais bien que tout le monde ne voit pas les choses de la même manière, cela dit, ce qui fait que je ne suis pas si surpris que ça de l'entendre poursuivre.

« Quoi que tu décides, promets-moi simplement de ne jamais parler à personne de ce qui s’est passé ce soir entre nous. J’ai pas envie que ça se sache… qu’ils le sachent.
- Je vois... »

Je reste songeur un instant, ne sachant trop comment gérer ça. Je ne me vois pas ne pas respecter son souhait, certes, mais... Il y a certaines personnes à qui je ne me vois pas le cacher. Et tout comme lorsque Doryan m'a demandé de garder notre relation secrète - il y a semble-t-il une éternité - je ne me vois pas ne pas en parler à Killian. Mais au fond, qu'est-ce qu'il y a à en dire ? C'est tout la question.

« Et au fait. Quoi que tu décides, tu ne me feras pas souffrir, sache-le. »

J'espère franchement qu'elle dit vrai, parce que j'aurais réellement toutes les peines du monde à me pardonner si c'était le cas. Mais ces mots sont lourds de sens : malgré mes réserves, elle ne fuit pas, bien au contraire, elle me laisse encore et toujours le choix. A moi de savoir ce que je veux, donc, à présent. Et là, tout près d'elle, je sais que j'ai envie de l'embrasser à nouveau, de la serrer dans mes bras, de la garder contre moi... Et là non plus, je ne me fais pas prier. Un nouveau baiser en guise de réponse, mes mains s'attardent dans ses cheveux, et je reste tout près d'elle, le front contre le sien, même lorsque nos lèvres se détachent à nouveau.

« J'espère bien que ce ne sera pas le cas. Et puisque c'est ce que tu souhaites, je n'en parlerai pas, je n'ai pas vraiment l'intention d'aller le crier sur le toit de Poudlard, non plus, de toute façon... Juste... »

Petite hésitation, mais je poursuis sur ma lancée, malgré tout.

« Accorde-moi juste de mettre Killian dans la confidence, s'il te plaît... Je me vois pas lui cacher ça, pas alors qu'elle s'inquiète tellement depuis... »

Mouais je crois pas qu'il soit vraiment utile de poursuivre cette phrase. Peut-être que je devrais en parler à Casey, aussi, mais à vrai dire, je n'en ressens pas le besoin, et je crains surtout que ça mette la petite jaune dans l'embarras plus qu'autre chose. Elle est déjà bien assez prise entre deux feux comme ça, Doryan restant son meilleur ami, alors autant ne pas en rajouter encore une couche. Ce qu'on partage ce soir, ça n'appartient qu'à nous. Ce que l'avenir nous réserve, je n'en ai aucune idée, mais je n'ai pas envie de passer à côté de ça, de nous, certainement pas alors que je me sens mieux que depuis de très longues semaines, à cet instant, malgré la confusion qui règne toujours un peu dans mon coeur. Je n'imagine évidemment pas que dès demain, l'horreur nous rattrapera encore, et que je vais m'enfoncer dans l'obscurité pour plusieurs jours...
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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Lun 15 Aoû 2016 - 0:45

Pour vivre heureux, vivons cachés…

Fut un temps, Caitlyn était persuadée qu’elle n’accepterait jamais de se plier à ce dicton, qu’elle ne s’abaisserait jamais à cacher sa vie sentimentale aux yeux du monde et à vivre dans la peur constante de voir ses émotions transformées en faiblesses et retournées, utilisées, contre elle et contre ses proches. Longtemps, elle avait tenu bon, estimant avoir droits à un quotidien normal digne d’une ado normale n’en déplaise aux Supérieurs qui mettaient tout en œuvre pour l’en priver. Fierté mal placée ou sens de l'honneur surdimensionné, peut-être, mais ne voulait pas renoncer à sa vie et encore moins en faire cadeau à des idiots sans scrupules, elle refusait de leur faire ce plaisir.

Aujourd’hui, c’était tout le contraire, la crainte des répercussions de ses agissements sur ses proches était plus puissante que ne l’étaient sa dignité et ses principes. Même si elle restait fidèle à elle-même sur de nombreux aspects, même si elle avait conservé – ou plutôt retrouvé – son sourire, sa joie de vivre et sa force de caractère, loin étaient les temps où elle assumait pleinement sa vie sentimentale au nez et à la barbe de ceux qui voulaient la lui ôter par tous les moyens. Elle ne comptait pas y renoncer totalement pour autant, elle en était bien incapable, mais elle ne comptait pas non plus arrêter de se battre, donc la seule solution qui lui restait pour que ses proches ne soient pas des cibles plus que ce n’était déjà le cas était de faire en sorte que personne ne soit au courant le plus longtemps possible.

« Tu sais… Même sans ton nom sur cette liste, je ne suis pas à l'abri de quoi que ce soit. Killian est ma meilleure amie, je vis avec Casey, je suis... officiellement né-moldu. Et je me suis pas arrêté à leurs menaces pour m'interposer parfois, pour protéger un des petits ou mes amis... »

Elle sourit doucement, tendrement. Ce que disait Rafael n’était pas faux, mais il aurait beau argumenter, elle resterait convaincue du fait qu’elle représentait une menace pour toute personne qui se rapprochait un peu trop près d’elle, lui y compris. Elle avait peur. Même si elle ne le montrait pas forcément au quotidien et que ses amis n’en étaient finalement que très peu conscients, elle avait peur de ce dont les Supérieurs étaient capables pour récupérer leur emprise sur Poudlard, elle avait peur de leur colère et de leur soif de vengeance. Elle n’était même pas réellement importante, l’éliminer ne changerait rien, au fond, mais, à deux reprises déjà, Elias avait pris pour elle et avait failli y laisser la peau et elle ne voulait pas que ça se reproduise. Elle avait beau se persuader qu’elle n’était coupable de rien, s’interdire de penser que ça puisse être sa faute, elle continuait à s’en vouloir pour ce qui s’était passé. Elle ne comptait pas refaire la même erreur avec Rafael, ni avec qui que ce soit d’autre.

« Je vois… »

Il devait savoir dans quoi il s’engageait. Tout comme il lui avait ouvertement dit qu’il n’était pas prêt d’oublier Doryan, elle lui présentait les conditions et les implications d’une possible relation avec elle. Et elle comprendrait parfaitement qu’il fasse marche arrière, que ce soit à cause du danger qu’un rapprochement avec elle représentait pour lui ou à cause du poids du secret qu’elle lui demandait de garder. La balle était dans son camp. Elle avait bien enregistré les informations qu’il lui avait fournies, et si tant était qu’il avait des sentiments pour elle, cela ne la dérangeait pas qu’il en ait encore pour son ex. Après tout, elle-même tenait toujours énormément à Elias alors que cela faisait plusieurs mois qu’ils n’étaient plus ensemble, même si bien sûr les circonstances de leurs séparations n’étaient absolument pas comparables, donc elle n’allait pas se la jouer jalouse et possessive.

Elle lui laissait certes la liberté de faire marche arrière, mais elle restait néanmoins dans l’expectative, pleine d’espoir. Dire qu’elle n’éprouvait aucune envie aurait été mentir. Alors, en guise de réponse, il l’embrassa et elle se laissa faire d’abord, fermant les yeux d’aise tandis que son cœur accélérait à nouveau, avant de répondre avec fougue, prenant le visage du jeune homme dans ses mains. Elle sentit ses doigts s’enliser dans sa chevelure encore humide et elle se rapprocha de lui, se cambrant légèrement avant que le baiser ne prenne fin et qu’elle ne se détente, restant toutefois tout près de lui.

« J'espère bien que ce ne sera pas le cas. Et puisque c'est ce que tu souhaites, je n'en parlerai pas, je n'ai pas vraiment l'intention d'aller le crier sur le toit de Poudlard, non plus, de toute façon... Juste… »

Elle releva les yeux vers lui et les plongea dans les siens.

« Accorde-moi juste de mettre Killian dans la confidence, s'il te plaît... Je me vois pas lui cacher ça, pas alors qu'elle s'inquiète tellement depuis... »

Un sourire étira ses lèvres.

« Oui, bien sûr, pas de soucis. À vrai dire, je m’en doutais un peu. Mais personne d’autre. »

Elle faisait confiance à Killian et elle savait bien à quel point elle était importante pour Rafael, elle n’allait pas non plus lui interdire d’être sincère avec sa meilleure amie. Pour sa part, pas sûr qu’elle en parle avec Django, en tout cas pas tout de suite, et encore moins à Aelie par courrier. Peut-être un jour… ou peut-être pas. Nouveau sourire. Du revers de sa main droite, elle caressa la joue puis parcourut les cheveux de Rafael des doigts. Elle avait envie qu’il la prenne dans ses bras et la serre contre lui, qu’il l’embrasse à nouveau, qu’il l’allonge dans le lit et lui caresse les cheveux. Pouvait-il le lire dans ses yeux ? Pouvait-il le sentir sur sa peau ? Lentement, elle ramena son bras à nouveau le long de son corps.

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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Jeu 15 Sep 2016 - 12:32

Je ne suis clairement pas dans cette optique-là, je crois que je l'ai jamais été. En tout cas pas volontairement. Cacher ma vie, mes relations, ceux qui me sont chers, taire ce qui me rend heureux par peur des représailles, ça n'a jamais été mon truc, mais je comprends. Doryan avait peur aussi, du regard des autres, des Supérieurs, et j'ai accepté ses conditions, ça m'a pas posé le moindre problème en soi, tant que je pouvais mettre Killian dans la confidence parce que... C'est Killian. Parce que je ne me vois clairement pas lui mentir, même par omission, à elle. Pour le reste, si ça peut rassurer la personne avec laquelle je suis...

Alors là, même si je ne partage pas le point de vue de Lynette, je n'ai aucune raison de lui refuser cette requête, quand bien même je ne pense pas être sorti d'affaire, même si personne n'est au courant de ce qui se passe entre nous - que je serais bien en peine d'identifier à l'heure actuelle, mais passons. Je vois bien que j'ai beau lui expliquer que je ne suis, de toute façon, pas à l'abri du danger, ça ne change rien. Je connais ce genre de sourire, et je ne m'en formalise pas. Alors soit. Gardons ça, quoi que ce soit, secret. A part pour Killian, donc.

« Oui, bien sûr, pas de soucis. À vrai dire, je m’en doutais un peu. Mais personne d’autre.
- Compris chef. »

Je hoche la tête, gardant tout près de son corps après le baiser que nous avons échangé quelques instants plus tôt, réponds à son sourire. Sa main caresse ma joue, parcourt un instant ma chevelure et mes yeux se ferment quelques secondes. Et puis elle rompt le contact, ce dont je n'ai, en réalité, pas la moindre envie, et je plonge à nouveau mes prunelles claires dans les siennes. Ma main est revenue enlacer ses hanches, l'autre se perdre à nouveau dans ses cheveux encore humides. Je n'ai pas envie de la laisser s'éloigner, et si elle ne fait pas de geste pour se rapprocher, elle n'en fait pas non plus dans le sens inverse, si bien que je la serre un peu plus contre moi. Doucement, mes lèvres viennent à nouveau chercher les siennes. Il n'y a rien à dire de plus, je crois, et sa volonté de rester cachés limitera les moments d'intimité, alors je compte bien profiter de chacun d'entre eux, y compris celui-ci. Instinctivement, mes bras se resserrent autour d'elle, l'amènent tout contre moi tandis que nous échangeons encore un baiser, tandis que ma main gauche quitte ses cheveux pour parcourir sa nuque, son épaule, le haut de son bras avant de redescendre sur ses hanches. Je me rends à peine compte que je finis par nous guider de sorte à l'étendre sur le lit, me redresse seulement quelques instants plus tard, ma main droite ayant quitté son dos pour revenir caresser doucement son front. Il y a longtemps que je me suis pas senti aussi... bien. Et je crois que je pourrais vraiment me laisser aller - sans doute un peu trop, d'ailleurs - si bien que pendant de longues secondes, je reste comme ça, simplement étendu tout contre elle, à la regarder, mes doigts effleurant doucement sa peau et sa chevelure avant que mes lèvres ne reviennent à nouveau goûter les siennes.

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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Sam 5 Nov 2016 - 10:51

Personne d’autre. Personne d’autre que quelques personnes de confiance ne devait être au courant de leur relation, si relation il devait y avoir. Caitlyn savait que cette condition-là ne serait pas des plus simples à respecter, et quelque part elle s’en voulait d’imposer ça à Rafael, mais c’était le prix à payer pour le protéger, et ça en valait la peine. S’il y avait bien une chose qu’elle craignait le plus au monde, c’était de voir ses proches souffrir à cause d’elle, et ça avait été le cas bien trop souvent à ses yeux par le passé, alors désormais, elle s’était promis de faire son possible pour éviter ça au maximum. Se confier, en parler à quelqu’un ? De ses craintes, de ses séquelles ? Elle avait fini par s’avouer qu’elle ne sortait finalement pas si indemne que ça de la période des Supérieurs, mais elle se considérait encore comme relativement épargnée par les événements, et se sentait à même de les gérer seule. D’autres avaient bien plus besoin qu’elle de soutien et de suivi, et au fond, mis à parts les cauchemars qu’elle faisait la nuit et qu’elle n’arrivait pas à influencer, elle vivait sa vie comme elle l’avait toujours fait.

La vue de Rafael en face d’elle la tira rapidement de ses pensées ses yeux s’illuminèrent à nouveau, débordant d’affection et de douceur, et elle tendit la main pour lui caresser la joue et parcourir ses cheveux. Il ferma les yeux un instant, puis les rouvrit pour les plonger dans les siens alors qu’il l’attirait contre lui du bras qu’il avait passé autour de ses hanches tandis que les doigts de son autre main s’empêtraient dans ses cheveux. Elle plaça ses mains derrière la nuque du jeune homme et leurs lèvres s’unirent à nouveau en un baiser à la fois doux et fougueux. Il resserra un peu plus encore son étreinte autour d’elle et elle sentit son autre main descendre le long de son épaule puis de son flanc jusque sur ses hanches, l’électrisant à son passage. Elle ferma les yeux de plaisir, et, lentement, ils s’allongèrent dans le lit, leurs corps toujours accolés, enlevant maladroitement leurs chaussures pour plus de liberté. Elle déplaça ses mains qui quittèrent sa nuque pour venir caresser son ventre avant de remonter et terminer leur parcours à plat sur son torse, de chaque côté de son sternum. Il se redressa et elle rouvrit les yeux, allongée sur le dos et le souffle court, pour voir son visage à quelques centimètres du sien avant de sentir ses doigts lui caresser le front.

Il s’allongea ensuite à côté d’elle et elle se tourna vers lui, entrelaçant leurs jambes et le laissant jouer avec ses cheveux quelques instants avant d’attraper sa main dans la sienne et de la garder contre sa joue. Son cœur battait la chamade mais sa respiration était calme, profonde, et tout en elle irradiait le bonheur qu’elle ressentait d’être à ses côtés, sans rien ni personne pour venir interrompre leur intimité. Puis il l’embrassa encore et leurs corps vinrent s’unir à nouveau. Elle plaça ses mains sur le bas de son ventre puis remonta le long de ses flancs, froissant son t-shirt tandis qu’il la serrait contre lui par la taille. Elle le laissa lui enlever son sweat, ébouriffant ses longues boucles brunes qui tombaient autour de son visage. Elle ne tarda pas à se retrouver allongée sur le dos et, sans se poser de questions, entreprit d'enlever le sweat de Rafael. Leurs lèvres séparées pendant les manoeuvres s'unirent à nouveaau et elle sentit ses mains passer sous son t-shirt, à même la peau de son ventre, puis de son dos. Et, alors qu’elle entremêlait ses doigts dans ses cheveux, elle prit conscience, d’abord faiblement puis de plus en plus fort, des reliefs que parcouraient ceux de Rafael. Elle sentit quelque chose ralentir en elle, s’arrêter, se bloquer, alors que son myocarde continuait à tambouriner contre sa poitrine comme un fou. Une vague de chaleur la submergea, mais elle fut différente de celle qui l'avait envahie précédemment. Elle se sentit étouffer, suffoquer, tentant en vain de ne pas se défaire de son étreinte. Mais lorsqu’il esquissa un mouvement pour enlever son t-shirt, elle se crispa, et, d’une voix qu’elle ne reconnut pas tout de suite comme étant la sienne, protesta.

« Rafael... non. »

Elle se détestait, en cet instant. Elle se détestait d’interrompre ainsi la perfection de cet instant. Elle se sentait comme une traitresse, comme une fraudeuse. C’était venu si brusquement, et elle avait honte, honte de sa gêne, honte de sa honte.

« Je… je suis désolée. Pas maintenant. Pas encore. »

Ses yeux dans les siens, elle aurait voulu le supplier de ne pas lui en vouloir et de ne pas poser de questions, ou alors s'enfuir le plus loin possible de cette situation qui était d’autant plus gênante qu’elle avait été merveilleuse auparavant. C'était ridicule. C'était pathétique.
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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Lun 20 Fév 2017 - 23:02

Je suis pas forcément d'accord avec sa décision, mais je la respecte. Je ne pense pas qu'elle ait raison, je ne pense pas que nous cacher me protégera de quoi que ce soit, mais si elle y tient, je m'y plie. Je peux pas m'empêcher de faire le parallèle avec le début de mon histoire avec Doryan, que je n'ai annoncé qu'à Katee, déjà, à l'époque, et puis avec la rupture qu'il nous a imposée, pour me protéger, aussi, quand son parrain me menaçait s'il ne me quittait pas. Décidément... J'ai toujours du mal à comprendre qu'on raisonne ainsi : même si je vois le cheminement de pensée, je ne crois pas que ça soit très efficace. Mais si ça peut la rassurer...

Je chasse ces pensées quand la main de Lynette se pose sur ma joue, vient se perdre dans mes cheveux. Enlacés, on se retrouve allongés sur mon lit, et si je me laisse aller à ces moments d'intimité partagée, j'avance pourtant sur des oeufs, chaque geste générant un regard interrogateur vers celle qui est mon capitaine sur le terrain, cherchant son approbation. Hors de question de faire quoi que ce soit qui lui déplaise. Une épaisseur de vêtement en moins, je suis de nouveau collé à elle, mes lèvres sur les siennes, mes mains sur son corps, savourant cet échange avec une infinie délectation. Et peut-être que je me suis trop enflammé, peut-être que j'ai été trop vite - ce ne serait pas si surprenant en soi... Quand elle se fige, je m'arrête aussitôt, pas vraiment certain de ce qui pose problème, mais conscient du malaise avant qu'elle ne prenne la parole. Je me redresse aussitôt, cherche son regard.

« Rafael... non. »

Je me détache un peu plus d'elle encore, navré. Je vois sur son visage, au ton de sa voix, dans ses gestes aussi, la vague de panique qui la submerge et mon coeur se serre instantanément.

« Je… je suis désolée. Pas maintenant. Pas encore.
- Non c'est moi... Pardon... »

Je vais trop vite. Je vais beaucoup trop vite. Et je m'en veux instantanément. Je suis désolé, réellement, Lynette. J'ai jamais voulu te mettre mal à l'aise.

« Je me suis laissé emporter, mais... hé... »

Une main sous son menton, je cherche son regard, désireux de clarifier ce point en particulier.

« Lynette... T'as pas à être désolée... Et je te forcerai jamais à faire quoi que ce soit... et si je me laisse emporter et que je vais trop loin, ou même si tu changes d'avis en cours de route, à n'importe quel moment, dis-le-moi, arrête-moi. Je veux surtout pas que tu te sentes obligée de quoi que ce soit, et que tu le regrettes après... »

Je dis pas que je vais pas rester un petit peu frustré, parce que forcément, même si on n'a encore quasiment rien commencé, je mentirais si je niais avoir envie d'elle, mais ça n'a pas la moindre espèce d'importance. Le jour où on ira plus loin, ce sera parce qu'elle le souhaitera complètement. de sorte qu'elle n'ait aucun regret.

Pour ce soir, en revanche, je finis de me redresser, la laisse respirer, lui tend même son sweat retiré quelques instants plus tôt, pour le cas où elle préfère se couvrir à nouveau. Mais je reste un peu comme un idiot maintenant, immobile à côté d'elle, sans trop savoir quoi dire de plus ni quoi faire...

Et maintenant ?
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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Mar 21 Fév 2017 - 17:02

« Non c'est moi... Pardon... »

Il s’excusait. Il s’excusait, prenant la faute sur lui. Il demandait pardon, il avait l’air de s’en vouloir et le voir ainsi désolé lui brisait le cœur. Alors même qu’elle se raccrochait à son regard jusque là, elle fut tout à coup incapable de le soutenir et détourna les yeux ainsi que la tête, luttant contre les larmes qui semblaient vouloir les envahir et déborder sur ses joues. Ce n’était pas à lui de s’excuser, ce n’était pas à lui de s’en vouloir. Son cœur se serra, manqua un battement, puis un deuxième, tandis que ses poumons comprimés la brûlaient et qu’elle luttait pour ne pas que tous ses muscles se crispent. Elle aurait voulu s’enfuir, courir le plus vite et le plus loin possible puis se recroqueviller dans un coin et pleurer toutes les larmes de son corps. Elle se détestait en cet instant, elle se dégoûtait, et encore plus en voyant l’incompréhension et la culpabilité de Rafael qui s’en voulait pour quelque chose qu’il n’avait pas fait et qu’il ne comprenait probablement même pas.

« Je me suis laissé emporter, mais... hé... »

Il la prit par le menton et releva sa tête de sorte à lui faire face à nouveau, cherchant à rétablir le contact visuel tandis qu’elle fuyait son regard. Il allait lui demander des explications, elle le savait, le sentait. Et elle avait peur, elle avait la boule au ventre à l’idée de devoir lui avouer tout le ressentiment qu’elle avait vis-à-vis de son corps et des marques qu’il portait. Le dégoût, mais aussi la colère, la haine, la honte et la crainte. Des sentiments d’habitude si étrangers pour elle qui avait toujours assumé les bleus laissés par la bande de Cassie et les cicatrices de ses passages aux cachots, ainsi que toutes les petites ou grosses imperfections de son corps qui faisaient d’elle celle qu’elle était. Elle ne comprenait pas, et la frustration venait se rajouter au dégoût qu’elle ressentait vis-à-vis d’elle-même. Elle ne comprenait pas, alors comment Rafael pouvait-il comprendre ?

« Lynette... T'as pas à être désolée... Et je te forcerai jamais à faire quoi que ce soit... et si je me laisse emporter et que je vais trop loin, ou même si tu changes d'avis en cours de route, à n'importe quel moment, dis-le-moi, arrête-moi. Je veux surtout pas que tu te sentes obligée de quoi que ce soit, et que tu le regrettes après... »

Elle secoua vigoureusement la tête en fermant les yeux comme pour ne pas l’entendre lui demander pardon, comme pour ne pas l’entendre lui faire promettre de le freiner s’il allait trop vite pour elle. Il inversait complètement la situation. Il n’avait rien fait de mal, c’était lui qui n’avait pas à être désolé. Oh combien elle se détestait d’avoir ainsi gâché cet instant si parfait, d’avoir tout foutu en l’air. Elle se sentait tellement idiote, elle lui avait fait part de ses sentiments et là voilà qui le repoussait, lui donnant l’impression qu’elle n’était pas prête à aller plus loin avec lui et qu’il s’était un peu trop enflammé, mais ce n’était pas ça le problème. Il se redressa, interrompant tout contact avec elle et elle sentit ses muscles se crisper encore plus tandis qu'elle luttait pour ne pas craquer.

« C’est pas ça, Raf, c'est… c’est pas ce que tu crois. C’est pas toi, c’est… je… »

Sa voix était rauque, enrouée, et chaque mot qui s’échappait de sa gorge lui faisait mal, lui écorchait les cordes vocales. Tout était si confus et elle sentait, oui elle le sentait, qu’il était déçu, profondément déçu de voir retomber ainsi toute cette tension qui était montée entre eux et qui ne demandait qu’à atteindre son paroxysme. Pourtant, il prenait sur lui et lui laissait du temps et de l’espace, comme s’il sentait qu’elle voulait s’enfuir le plus loin possible. Et lorsqu’il lui tendit son sweat qu’il lui avait retiré, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase et elle fondit en larmes en enfouissant son visage dans le vêtement. Comment aurait-il pu savoir que sous cette envie de solitude se cachait le besoin d’une présence à ses côtés, d’un soutien et d’un réconfort. Elle n’avait pas la force de revenir se blottir contre lui, elle ne s’en sentait pas le droit. Elle se sentait comme une traitresse qui lui avait donné de faux espoirs, qui avait fait des promesses qu’elle n’avait pas tenues.

Il devait être tellement confus, tellement perdu. Il aurait toutes les raisons du monde pour être en colère, pour lui en vouloir d’être si indécise et si lunatique, si capricieuse… Il pourrait s’énerver, il pourrait partir en claquant la porte et la planter là après le coup bas qu’elle venait de lui faire. Pourquoi ne partait-il pas ? Crispée, les bras autour de ses jambes repliées, la tête toujours enfouie dans son sweat qu’il lui avait rendu, elle aurait sans doute pu continuer à pleurer pendant une bonne partie de la soirée, et cela lui aurait sans doute fait du bien, mais elle se força à se calmer rapidement, respirant profondément et retenant ses larmes. Ce craquage était clairement la preuve qu’elle ne se tirait pas si indemne que ça de ce qu’ils avaient vécu et qu’elle en gardait de profondes séquelles, mais elle ne voulait pas se l’avouer, refusait de rester rationnelle, tout comme elle refusait de s’accorder cet instant de faiblesse.

« C’est pas ta faute, Raf, je… je sais pas, j’y arrive pas. Je suis ignoble ! »

Oui, elle était ignoble, c’était exactement ça, et dans tous les sens du terme. Ignoble de l’avoir ainsi berné et déçu, mais aussi ignoble par les traces qu’elle portait sur sa peau et qui lui rappelaient à quel point elle était faible, vulnérable. Ces traces qu’elle ne s’expliquait pas, témoins d’une torture dont elle ne se souvenait pas et qu’elle avait honte d’avoir oubliée ainsi. Si seulement sa mère avait été là. Elle était tout le contraire d’une mère poule, mais elle était toujours là pour elle. À son souvenir, elle sentit son cœur se serrer à nouveau et ses muscles qui avaient commencé à se détendre se crispèrent de plus belle.
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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Dim 10 Sep 2017 - 16:39

J'avoue je n'ai rien vu venir. Et l'incompréhension s'est sans doute lue sur mon visage. Je mentirais, également, si je disais que je ne ressens pas une certaine frustration, mon corps n'est pas trop fan de l'idée d'en rester là, mais ça n'a, clairement, pas la moindre importance. Mes hormones sont peut-être un peu beaucoup en ébullition, mais j'ai encore suffisamment de neurones pour savoir ce que je fais - à vrai dire, je crois pas avoir jamais été du genre à ne plus du tout être capable de réfléchir, et certainement pas quand l'absence de réflexion en question peut être au détriment d'autrui, a fortiori quand il s'agit de quelqu'un auquel je tiens. Alors bien sûr que je lui demande pardon, je suis à mille lieues d'imaginer ce qui lui traverse le crâne, et à cet instant, la voir ainsi paniquée, et détourner le regard, ça ne peut, dans mon esprit, n'avoir qu'une signification. Alors oui, je lui présente des excuses, telles qu'elles me semblent nécessaires, et je me formalise pas plus de son refus : je suis sincère quand je dis qu'elle n'a pas à être désolée de tout arrêter, je suis sincère quand je lui dis que je ne la forcerai jamais à faire quoi que ce soit. Elle secoue la tête, pourtant, refuse le contact visuel autant que mes propos. Et non, évidemment, je ne comprends pas tout, je ne risque pas, je n'ai pas les clefs pour. Mais ça ne change rien au fait qu'il n'y a aucun mal à stopper les choses avant qu'elle le regrette. Quelle qu'en soit la raison.

« C’est pas ça, Raf, c'est… c’est pas ce que tu crois. C’est pas toi, c’est… je… »

Je fronce les sourcils, pas très certain de ce que c'est censé vouloir dire, mais ça n'a pas vraiment tant d'importance. D'accord, ce n'est pas ce que je crois, mais ça ne change rien au fait qu'elle ne souhaite pas aller plus loin, pour l'instant, et ça me suffit, en soi. Et ce qui en a, aussi, de l'importance, et qui me vrille le coeur, c'est de la voir si malheureuse, et fondre littéralement en larmes dans le sweat que je viens de lui rendre. Elle s'est recroquevillée sur elle-même, la tête enfouie dans le vêtement, et si une seconde, je me demande ce que je dois faire, mon indécision ne dure pas longtemps. L'instant d'après, je suis de nouveau assis près d'elle, mes bras enlaçant ses épaules. Je comprends toujours pas ce qui se passe, mais je peux pas la laisser comme ça sans réagir.

« C’est pas ta faute, Raf, je… je sais pas, j’y arrive pas. Je suis ignoble !
- Mais non... Bien sûr que non... »

Ignoble ? Pourquoi, pour refuser d'aller plus loin ? Je ne comprends pas qu'elle ait ce ressenti, je ne sais pas d'où il vient, et je voudrais tellement pouvoir l'effacer. Je crois que je me suis mis à la bercer doucement, ne comprenant pas grand chose à ce qui la tracasse, réellement, mais bien décidé à lui apporter tout le soutien dont je suis capable - aussi maigre puisse-t-il paraître.

« Je vais pas prétendre comprendre ce qui te met dans cet état, parce que visiblement je suis à côté de la plaque, mais ça ne change pas grand chose : Quelles que soient tes raisons, je ne t'en voudrais jamais de tout arrêter en cours de route. Et si tu veux en parler, tu sais que je suis là, n'est-ce pas ? »

Je voudrais que ça ne soit qu'une question rhétorique, mais j'en doute un peu à cet instant, alors je lui laisse un instant pour y réagir, avant de reprendre.

« Et si tu ne veux pas en parler, ça me va aussi. Juste... Je suis là... Quoi qu'il arrive. »

Je l'ai serrée contre moi, cherchant à lui apporter un peu de réconfort, même si je reste conscient que ça n'effacera pas tout ce qui la perturbe aujourd'hui. Et réellement, je voudrais pouvoir faire plus... Mais à défaut, je ferai au moins ce que je peux pour la mettre un peu moins mal à l'aise, et ne serait-ce que lui assurer ma présence, tant qu'elle en aura besoin.
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MessageSujet: Re: « The start of something new. » | Rafael & Caitlyn   Lun 9 Oct 2017 - 15:50

Comment pouvait-elle être aussi ignoble ? Comment pouvait-elle être aussi indécise et lui manquer de respect à ce point ? En cet instant, Caitlyn se sentait comme une traitresse, comme une fille qui s’amusait à faire croire des mensonges aux garçons, à leur donner des faux espoirs, pour mieux les décevoir ensuite. Une fille incapable de tenir les promesses qu’elle faisait, incapable de respecter les engagements qu’elle prenait. Une hypocrite qui méritait qu’on lui dise ses quatre vérités et qu’on la remette à sa place. Oh combien elle se détestait à présent, combien elle se haïssait pour avoir brisé la perfection de la situation. La soirée avait si bien commencé, pourquoi avait-elle été obligée de tout gâcher ainsi, de tout foutre en l’air ?

Elle se répugnait. Ses paroles en l’air, ses cicatrices, son lunatisme… Tout en elle l’écœurait, lui donnait envie de vomir. Sentir les doigts de Rafael effleurer ses cicatrices, marques d’un calvaire qu’elle n’assumait pas, avait ravivé en elle la honte et le dégoût. Elle n’avait gardé aucun souvenir de cette séance de torture dont elle portait les traces mais elles étaient là pour lui rappeler sa faiblesse, son statut de victime, et elle se sentait humiliée, salie, au point de sentir son estomac se soulever et la bile affluer dans sa bouche. Oui, elle était ignoble.

« Mais non... Bien sûr que non... »

La tête toujours enfouie dans son sweat qu’elle tenait, roulé en boule, dans le creux de ses mains, elle sentit le bras de Rafael s’enrouler autour de ses épaules et la bercer doucement tandis que ses muscles tremblaient sous l’effet de la crispation. Elle eut un pincement au cœur et ne répondit pas, ne réagit pas. Elle avait beau avoir furieusement envie et besoin, de se blottir contre lui, de le serrer dans ses bras, elle n’en avait décemment pas le droit, pas après ce qu’elle venait de dire, de faire. Elle ne le méritait pas.

« Je vais pas prétendre comprendre ce qui te met dans cet état, parce que visiblement je suis à côté de la plaque, mais ça ne change pas grand-chose : Quelles que soient tes raisons, je ne t'en voudrais jamais de tout arrêter en cours de route. Et si tu veux en parler, tu sais que je suis là, n'est-ce pas ? »

Elle serra les mâchoires, déglutit, sentant les larmes lui monter à nouveau aux yeux, et elle resta immobile encore quelques secondes mais finit par tourner la tête vers lui, déplier ses jambes, et se rapprocher de lui pour l’enlacer.

« Et si tu ne veux pas en parler, ça me va aussi. Juste... Je suis là... Quoi qu'il arrive. »

Il était là. Elle hocha la tête fébrilement. Il était là, quoi qu’il arrive, l’avait toujours été, mais même si elle avait tendance à l’oublier un peu trop souvent, elle le savait. Elle laissa les larmes couler sur ses joues brûlantes tout en resserrant son étreinte autour de lui l’espace d’un instant. Et puis elle le relâcha, se détacha de lui en douceur de sorte à pouvoir le voir devant elle, et ses mains vinrent trouver les siennes tandis qu’elle baissait la tête et soupirait.

« C’est juste que… Enfin, c’est pas toi, c’est pas contre toi, j’ai vraiment envie mais… »

Un nouveau haut-le-cœur, une nouvelle bouffée de chaleur. Elle fronça les sourcils, pinça les lèvres. Il fallait qu’elle se ressaisisse.

« J’ai du mal à en parler. De ça, du reste. Je pensais pas que ça me… travaillerait autant. Tu sais ? »

Dis-moi que tu sais, dis-moi que tu comprends ce que je suis en train de te raconter là. Elle lâcha un petit rire sec. C’était ridicule. Bien sûr qu’il ne comprenait pas, ça n’avait aucun sens. Elle déglutit.

« Ça ne m’était jamais arrivé avant. J’ai toujours refusé d’avoir honte de ce genre de choses. Je voulais pas leur faire ce… plaisir. »

Le mépris, le dédain, transparaissaient clairement dans le timbre de sa voix sur ce dernier mot. La colère, aussi. Non, elle ne s’était jamais cachée des blessures qu’ils lui avaient infligées, elle n’avait jamais cherché à effacer les signes de ce qu’elle avait vécu. Jusqu’à aujourd’hui.

« Mais là je n’y arrive pas. C’est… c’est différent, je sais pas. Je ne comprends pas ce qui se passe, pourquoi j’arrive à laisser voir certaines de mes cicatrices et pas d’autres ? »

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux, mais elle les ravala et enchaîna, sans lâcher ses mains.

« Je ne me rappelle de rien, je n’ai aucun souvenir de ce qui s’est passé à Noël… Je ne sais pas pourquoi on m’a fait ça. Pourquoi moi, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Et pourquoi on m’a effacé la mémoire ? Je ne sais même pas qui c’était. »

Et j’ai peur, putain. J’ai peur de ce qui a pu se passer, oui c’est complètement absurde mais j’ai peur de ce que j’ai pu vivre cette nuit-là. Qu’est-ce qu’il m’a fait, qu’est-ce qu’il m’a dit ? Et qu’est-ce que j’ai fait, moi, qu’est-ce qu’il m’a fait faire, qu’est-ce qu’il m’a fait dire ?

Tête baissée et légèrement détournée, les cheveux tombant comme des rideaux autour de ses joues, sa voix était tendue à l’extrême. Elle avait honte, et même si les mots sortaient spontanément de sa bouche, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir poussée dans ses retranchements, à des kilomètres de sa zone de confort.

« J’ai pas vraiment envie d’en parler maintenant. Je crois que j’ai simplement besoin de temps. Mais j’avais pas envie que tu penses que c’était ta faute. »

Et elle releva les yeux vers lui, les plongeant dans les siens, soutenant son regard. Elle venait de s’ouvrir à lui, de se mettre à nu, et ça avait été plus facile qu’elle aurait pu le croire, mais à présent, elle avait juste envie d’oublier tout ça.
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