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 [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]

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MessageSujet: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Mer 20 Avr 2016 - 20:35

~Lundi 6 Avril – A l’heure du dîner~

Après les cours Aiyana avait passé sa soirée à la bibliothèque, comme à son habitude. Imperturbable, elle s’était contentée de bosser pendant des heures, sans lever la tête, sans se distraire. Elle n’avait osé se déplacer, s’arrêter, seulement pour aller aux toilettes ou détendre un peu ses doigts trop crispés sur sa plume. Elle était motivée et bien décidée. Et puis, elle devait bien avouer que ce que Connor lui avait dit lui tourné encore dans la tête. Ce type sous-entendait des choses assez dingues et elle se rendait compte que mine de rien, parfois, au milieu de son travail, elle se mettait à chercher, à réfléchir à ce qui pourrait appuyer ses propos. Ainsi, elle avait montré un dévouement encore plus particulier pour l’Histoire de la Magie qu’elle n’en avait montré jusque là. Elle aimait cette matière au même titre que les autres, elle l’avait toujours étudiait avec sérieux mais là ça en devenait presque différent. Seulement, la jeune serpentarde n’avait pas envie de se l’avouer. Parce que ce serait admettre qu’en effet, elle pouvait se laisser distraire et que les propos de son camarade la déviaient un peu de son travail, de ses études. Et ça, c’était tout simplement impensable, impossible. Rien que d’effleurer cette idée, Aiyana se sentait crispée alors elle travaillait avec encore plus d’acharnement. Sa camarade habituelle de révisions avait bien remarqué et elle avait essayé de la détendre en lui proposant des chocolats. Apparemment ils étaient offerts par les professeurs. Elle refusa cependant. Non pas qu’elle n’aimait pas ça ou qu’elle avait peur de grossir mais ce n’était pas le moment. Non elle travaillait là, aucune distraction n’était permise. Aucune.

La jeune femme ne pu cependant se couper du monde autant qu’elle le souhaitait. Une agitation s’empara bientôt de la bibliothèque alors que l’après-midi touchait à sa fin. Au début, ce n’étaient que des murmures, des gestes un peu trop vifs que le bibliothécaire avait tout fait pour réfreiner. Puis ça s’était emballé. Au bout d’un moment, Aiyana n’avait rien pu faire d’autre que de relever la tête. C’était vraiment le bazar. Sa camarade de révision avait disparue, apparemment pour aller discuter plus loin. C’était étrange. Elle finit par arrêter la première personne qui passait par là en lui attrapant le bras.

« Qu’est-ce qu’il se passe ?

-Apparemment des gens ont été empoisonnés, des élèves se sont mis à cracher du sang et à avoir des malaises. »

L’élève s’en alla ensuite sans demander son reste. Aiyana elle, resta silencieuse, interdite. Son premier réflexe fut de se replonger dans son travail. Après tout, cela ne concernait certainement pas un de ses amis, sinon elle serait déjà au courant. Ce n’était donc la peine de se prendre la tête, de s’angoisser. Mais au bout de quelques minutes, la jeune femme du bien se faire à l’idée qu’elle n’était pas en état de se concentrer. Dans un long soupir, elle finit par ranger ses affaires et sortir de la bibliothèque. Elle alla ensuite dans son dortoir tout déposer. Elle n’avancerait pas beaucoup pour le moment. Dans les couloirs, l’agitation régnait et la tension était palpable. Aiyana refusait de se rendre à l’évidence depuis le début mais pourtant, une petite voix dans sa tête ne cessait de résonner. Ils étaient peut être à l’origine de tout ça. Non. Ce n’était pas la peine de se faire des films, d’inventer des choses. Pour l’instant il n’y avait aucun fait, aucune preuve. L’heure du déjeuner approchait, autant aller manger. Aiyana prit donc la direction de la Salle Commune mais s’arrêta en chemin. Elle avait entendu des conversations, des bruits de couloirs mais n’arrivait toujours pas à comprendre ce qu’il s’était réellement passé. Empoisonnés, mais à quel point ? Alors que son cerveau tournait à plein régime, ses pas eux la menèrent d’étage en étage. La jeune femme reprit conscience du monde qui l’entourait lorsqu’elle se retrouva devant la porte de l’infirmerie. Que faisait-elle là ? Curiosité sans doute… Non besoin de savoir. Ça venait de là, du fond de ses tripes. Aiyana resta quelques instants devant la porte puis, se décida à la pousser.

Elle n’aurait sans doute jamais dû faire ça. Devant elle, des corps allongés, inerte, des tâches de sang et un personnel médical qui semblait ne pas en revenir. Elle resta à l’entrée, bouche bée, incapable de réagir jusqu’à ce que quelqu’un la voit, lui demande ce qu’elle faisait là et l’éjecte sans ménagement, refermant la porte sur elle. Aiyana resta quelques secondes devant la porte, sans bouger. Puis elle se remit à marcher. Un croisement de couloir, une zone vide, un renfoncement. Elle se laissa tomber au sol, assise, les yeux dans le vague. Ces gens… Ils étaient pâles… Ce sang… Ce fut comme une claque. Une sorte de décharge. Sarah. Ryan. Ils étaient là, dans son esprit. Ils mouraient encore et encore. Sa respiration se fit saccadée. Elle manquait d’air alors elle respirait de plus en plus vide. Ses mains tremblaient. Aiyana ramena alors ses genoux contre son corps et les agrippa fermement. Ses ongles s’enfonçaient presque dans sa peau. Et sa respiration devenait de plus en plus difficile. Des larmes commençaient à couler sur ses joues mais c’était le cadet de ses soucis. Elle savait très bien ce qui était en train de se passer. Ce n’était pas la première fois. Mais elle était incapable de se raisonner. Voir ces gens, dans cet état, avait de nouveau rouvert cette fichue blessure. Qu’elle cherchait vainement de garder fermer. Mais c’était comme impossible. Elle se rouvrait à chaque fois. Ils mouraient encore. Et elle suffoquait à chaque fois.
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Ven 29 Avr 2016 - 18:12

Lundi 6 Avril 2015 – A l'heure du diner
Bis Repetita



Aiyana & Cameron

Il fallait que je dégage de là, et en vitesse. Une seconde de plus et je perdais le contrôle, une seconde de plus et je me déchargeais totalement sur ce pauvre type qui n'a rien demandé. Le Prof, j'ai clairement déjà oublié son existence, je ne suis plus que flash agressif et violent, lumineux, oreilles qui sifflent et tremblements. J'ai foutu le camp en quatrième vitesse dans un but précis : M'assurer que les personnes qui ont de l'importance pour moi vont bien. J'ai du m'arrêter en cours de route, tout simplement pour rendre mon dernier repas dans les premières toilettes que j'ai trouvé, précisément celles où Dimitri m'a retrouvé dans un sale état il y a de ça quelques semaines. J'ai failli claquer ce jour là, pourtant ça n'est pas moi qui suis parti …
Comment ne pas penser à ça ? Comment ne pas penser à elle ? J'en suis là, bras en appuie sur le rebord du lavabos, le ventre totalement vide, le visage pâle comme un linge, les yeux rivés, braqués, sur mon reflet. J'ai les traits tirés par un cocktail d'émotions, la colère en fait partie ...

« Hey mec, ça va ? »

J'aurai préféré que tu n'entres pas dans cette pièce, qui que tu sois.

« Lâche moi. »

Je baisse les yeux, serrent les points autour du lavabos et serre les dents, cette sensation d'être une bombe à retardement me brûle de l'intérieur. Fous le camp putain !

« T'es vraiment pâle ... »
« Lâche moi j'te dis ! »


Je ne me suis pas vu réagir, je n'ai pas eu le temps d'avoir la présence d'esprit de luter contre ça et lui s'est retrouvé plaqué brutalement contre une porte, mon poing serrés violemment contre son col et mon visage à quelques centimètres du sien. Ça ne me ressemble pas, ça fait des années que j'ai gagné en calme et en contrôle mais aujourd'hui je n'y arrive pas, je n'y arrive plus, et ce pauvre type – peu importe qui il est – en fait les frais. Mauvais endroit, mauvais moment. Je voulais juste avoir la paix …
Il a levé les paumes en signe de reddition, je l'ai laisser partir sans m'excuser, avant d'envoyer mon poing dans la porte, geste accompagné d'un hurlement de frustration. Il m'a fallu de longues minutes pour retrouver un semblant de calme, un semblant de paix. Peine perdue. Comment retrouver la paix quand ces enfoirés ont réussi à frapper encore une fois ? Quand chaque inspiration me ramène douloureusement à Megan. Qui est ce qu'ils vont prendre aujourd'hui ?

~*~

Il m'aura fallu dix bonnes minutes supplémentaire avant de pouvoir sortir de là. Je me suis remis en marche tout de suite avec un objectif bien précis, objectif à moitié atteint à l'heure actuelle. J'ai croisé Ems, elle va bien. Si ces salauds s'en étaient pris à elle … J'essaie de penser le moins possible à l'évidence, au fait qu'ils peuvent atteindre n'importe qui, n'importe quand, parce que si je me laisse aller je deviens fou. C'est tout ce qu'ils veulent, nous rendre dingue, tous, jusqu'au dernier. Puis nous exterminer.

« Enzo ! »

Deuxième phase de soulagement quand j'aperçois cette grande carcasse et que je me précipite vers lui. Plus j'approche et plus je constate l'ampleur des « dégâts » … Son pas est trainant, il regarde dans le vide, du sang partout sur son T-shirt, l'air totalement hagard … Il est en état de choc et croyez-moi quand on sait tout ce qu'il a pu voir jusqu'ici, ça n'est vraiment pas bon signe.

« Tu vas bien ?! »

Il sursaute, revient sur terre et réalise enfin que je suis là. Il ne m'avait pas vu arriver, il ne m'avait pas entendu non plus, et ça n'est pas normal. Pas pour lui. Dans mes yeux c'est clairement de la panique qu'il doit pouvoir lire mais c'est d'une voix terne et monocorde qu'il me répond, le regard perdu du lapin coincé dans les phares d'une bagnoles. T'es pas un lapin, t'es un putain de loup alors dis moi que tu vas bien.

« C'est pas le mien ... C'est pas le mien ... »

Les morts sortent de manière répétée, mécanique, alors que ses yeux vont de droite et de gauche sans réussir à se fixer sur quoi que ce soit. J'en suis à deux doigts de lui mettre une claque pour le réveiller. Ça n'est pas le sien, ça n'est pas son sang … ça devrait me rassurer mais vu son état,  à quoi je dois m'attendre ?

« Qui ? »
« Kim. On était partis faire un basket, c'est de ma faute, c'est moi qui l'ai entrainé là bas. Je ... »
« Hey, regarde moi. »


Le geste est brusque, sans aucune retenu. Je lui attrape le menton fermement et le force à me regarder tout en sachant le risque que je prends en le brusquant de cette façon. Il ne lute pas, il se laisse faire, ses yeux s'ancrent dans les miens.

« C'est pas de ta faute, enlève toi ça de la tête tout de suite, c'est clair ? »

Et ça n'était pas non plus de ta faute pour Megan. Je le connais suffisamment pour savoir que lui aussi y a pensé, d'autant plus quand la situation semble se répéter. La façon affreusement lente dont il hoche la tête me donne des crampes à l'estomac, je ne suis pas au bout de mes peines quand je me rends compte qu'il a le regard humide. J'ai vu ce gamin dans des états pas possibles mais jamais dans celui-là, et ça n'a rien de rassurant. Le savoir près à mordre m'aurait rassuré je crois.

« Isma ... »
« Quoi ? »
« Elle est à l'infirmerie. »


Blocage. Le temps que les informations montent à mon cerveau. Ismaelle, à l'infirmerie … Elle pourrait y être simplement pour aider et j'ai réellement envie d'y croire mais me voiler la face n'a jamais été une de mes activités de prédilection. Ils ont atteint le cœur de ce château … Les yeux dans le vague, ça me prend quelques secondes avant de débloquer et la suivante j'attrape Enzo par les épaules avant de le serrer contre moi. Je sais ce qu'elle représente pour lui, je sais aussi qu'il a déjà trop vécu pour un gosse de son âge et que le voir là devant moi prêt à se répandre en millier de petits morceaux réveille chez moi cet instinct protecteur que je n'ai jamais cherché à brider. Ma main se pose à l'arrière de son crane dans un geste se voulant réconfortant, il ne bouge pas d'un poil mais je sens ses doigts agripper un pan de mon pull et le serrer.

« Ça va aller. »

Encore une fois il hoche la tête, toujours avec lenteur même s'il semble se réveiller un peu. Je lui rends sa liberté et claque deux fois sa joue en douceur.

« Emily ? »
« Elle n'a pas été empoisonnée. »


De la à dire qu'elle va bien … Trouvez moi une personne qui va bien entre ces murs actuellement ?

« Va te changer. »
« J'vais passer par la volière d'abord. »
« Ok. »


Je le lâche totalement et mes doigts vont s'agripper à ma nuque alors que mon autre main se pose sur ma hanche et que je fixe le sol, prenant conscience de la raison pour laquelle il veut se rendre à la volière maintenant. Son frère, Kyle … Et donc Jill par extension … Est ce qu'ils sont en danger ? Ils sont dehors, certes, mais clairement dans la ligne de mire de ces enfoirés ...

« Cam ... »

Sa voix me sort de mes pensées et je l'en remercie intérieurement. La dernière chose dont j'ai envie c'est de céder à la panique même si je le sais, mes défenses s'effritent dangereusement. Je me retourne, il a juste fait quelques pas et me regarde d'un air un peu plus présent que tout de suite. Je comprends ce qu'il veut sans qu'il n'ait besoin de poser la moindre question. Un soupir m'échappe.

« J'vais bien. J'vais … Autant que possible. »

Non, ça ne va pas, personne n'est dupe. Évidemment que ça ne va pas mais je suis comme ça, c'est dans ma nature de cacher ce que je ressens, d'endosser le rôle du grand frère qui gère la situation pour rassurer les plus jeunes. Je sais que c'est en vain, pour lui comme pour Emily, mais le fait qu'on soit tous secoués pèse en ma faveur dans la balance.

~*~

Je ne sais pas pourquoi je suis remonté, sans doute parce que j'aime faire du mal, j'en sais trop rien, ou simplement parce que marcher m'aide à ne pas tourner en rond et que je n'ai pas fait attention à la direction que prenaient mes pas. Je me suis retrouvé au septième, j'ai été me planquer dans un coin pour fumer mon pétard histoire de me détendre un peu, sur un des balcons entre les deux tours donc un accès à l'extérieur et pas directement dans les couloirs, et puis j'ai repris ma route, dans l'idée de retrouver les autres. J'ai suffisamment eu le temps d'être un peu seul pour encaisser, pour digérer, même si dans le fond je sens bien que ça circule toujours dans mes veines. L'angoisse va être latente pendant des heures, des jours, exactement comme la dernière fois.

C'est au détour d'un couloir que je suis tombé sur elle, assise par terre, tremblante, recroquevillée sur elle-même. J'ai hésité, un instant, je l'admets, mais je me suis dirigé vers elle calmement.

« Hey. »

Juste histoire d'annoncer ma présence, pour ne pas la surprendre. Je ne vois pas son visage, je ne sais pas de qui il s'agit, sa silhouette a priori ne me dit rien. Tout ce que je sais en cet instant c'est que sa respiration me semble compliqué et qu'elle serait peut-être mieux à l'infirmerie même si celle-ci est déjà bien occupée. Je m'avance, m'accroupis à côté d'elle et tend le bras pour poser ma main sur son épaule, sans geste brusque.

« Est c'que ça va ? »
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Lun 2 Mai 2016 - 15:22

Pourquoi ? Pourquoi est-ce que ça devait recommencer encore et encore ? Aiyana était en colère, elle aurait aimé frapper, hurler et tout saccager. Elle n’avait rien demandé. Elle voulait juste une vie calme et tranquille. Elle aurait aimé pouvoir continuer d’étudier à Salem, voir son père régulièrement, le rendre fier, préparer sa carrière et se faire diplômer avec ses amis à ses côtés. Elle aurait aimé pouvoir avancer sereinement et n’avoir comme soucis que ses résultats scolaires. C’était essentiel pour réussir d’être bien entouré, de ne pas avoir l’esprit trop occupé. Tout aurait pu être si simple, si banal. Et après, sa carrière se serait ouverte. Mais là. Là elle se demandait à quoi tout cela rimait, si la suite aurait réellement un sens. Parce qu’à chaque fois qu’elle croyait reprendre une vie normale, tout déraillait. Cette attaque. Cette attaque ne lui rappelait que trop brutalement ce qu’il s’était passé à Salem. Et oui, ils étaient responsables. Oui, eux avaient décidé de faire du mal aux étudiants une fois de plus. Et pourtant, Aiyana n’était pas en colère contre eux. Pas complètement. Elle en voulait aux moldus d’avoir refusé de lâcher l’affaire, à cette école de ne pas avoir su prendre la bonne décision. Elle en voulait à ceux qui étaient censés les protéger et qui ne faisaient que tourner le dos à la raison. Elle était en colère et terrorisée. Marquée au fer par des souvenirs qui revenaient encore et encore.

Les mains tremblantes, le souffle court, Aiyana avait juste envie que tout s’arrête. Elle voulait retrouver Lula, son père et oublier cette journée, oublier ce monde. Tout oublier. Mais elle n’en avait pas le droit. On ne lui laissait pas cette opportunité. Sarah et Ryan revenaient la hanter. Encore et encore. C’était un cauchemar. Un putain de cauchemar et elle était incapable de se réveiller. Même la voix qui se fit entendre pas très loin d’elle ne l’aida pas à reconnecter avec la réalité. Elle était toujours dans sa bulle. Toujours emprisonnée par ses souvenirs. Elle tremblait encore et son souffle se faisait de plus en plus rapide. Elle ne prit conscience de la présence de quelqu’un que lorsque cette personne posa une main sur son épaule. Elle sursauta et releva la tête. Devant elle, un visage. Qui lui demandait si ça allait. Au début, Aiyana se contenta de hocher la tête pour dire oui. Parce qu’elle voulait être tranquille. Puis d’un coup, son visage se déforma et elle se releva vivement. Debout, elle regarda le jeune homme qui se tenait près d’elle le souffle court, la rage au ventre.

« Ne m’approche pas… Ne me… touche pas… »

Aiyana grimaça et porta une main à sa poitrine. Elle avait l’impression d’étouffer. Sa respiration ne s’améliorait pas. Pire encore, à chaque seconde, elle avait l’impression que respirer était plus difficile et que la prochaine inspiration serait un véritable calvaire. Pourtant, sa poitrine continuait à se soulever. Mais malgré l’angoisse, malgré ses difficultés à respirer, elle refusait qu’il la touche. Une des premières choses qu’elle avait faite en arrivant ici c’était bien de repérer ceux qu’elle ne voulait surtout pas croiser. Les moldus. Et lui, si elle ne se souvenait pas bien de son nom, en faisait partie. Elle le savait. Alors non, il n’avait pas à la toucher, à l’approcher. Non.

« C’est… de votre faute… Alors ne t’approche pas ! »

Autant que son souffle court lui permettait, Aiyana venait de hausser le ton, de crier presque. L’idée qu’il ait pu s’approcher d’elle et qu’en plus il la voit dans un tel état de faiblesse la mettait hors d’elle. C’était tout ce qu’il manquait pour l’achever ! Se retrouver coincée avec un moldu, être obligée de supporter sa présence. C’était trop. Beaucoup trop. La jeune femme chercha alors fébrilement dans ses poches et finit par en sortir sa baguette. Elle la pointa sur le jeune homme, le menaçant tout en continuant de respirer bruyamment, avec difficultés. Sa tête commençait à tourner mais elle ne voulait pas perdre la face. Pas devant quelqu’un comme lui. C’était inacceptable. Il ne devrait certes pas être là mais elle ne pouvait pas non plus se montrer faible. Non, c’était hors de question.

« C’est vous… Vous qui auriez du crever… »

Le visage pourtant doux de la demoiselle était déformé dans une expression de haine qui la rendait presque repoussante. Elle aurait pu lui sauter dessus, lui lancer un sort, l’agresser. Oui, elle était prête à le faire. Sauf que son corps ne suivait pas vraiment. Elle était en colère mais la crise n’était pas passée. Alors qu’elle respirait toujours aussi vite, elle se sentit défaillir. Aiyana se rattrapa alors au mur le plus proche. Une main sur sa poitrine, elle cherchait à reprendre de l’air, à respirer normalement mais la colère qui bouillait en elle ne l’aidait pas. Bien au contraire. Elle avait besoin de calme et non de haine. Sauf qu’elle était incapable de se raisonner. Ryan et Sarah étaient là. Et la présence de ce moldus réveillait en elle des instincts mauvais qu’elle n’aurait jamais soupçonnés. Mais ils étaient bien là.
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Sam 7 Mai 2016 - 11:04

Crise d’angoisse, crise de panique, quand je la regarde comme ça c’est ce qui me saute à l’esprit en premier. Est-ce qu’elle aussi a mangé de ces trucs empoisonnés ? Je n’en ai pas l’impression, les symptômes ne sont pas les mêmes et surtout, vu l’heure, tout le monde dans le château est au courant qu’il ne faut pas y toucher. Les réactions étaient trop rapides pour qu’elle n’en soit touchée que maintenant si elle y a goûté plus tôt dans la soirée en même temps que les autres. Donc pas de panique à outrance, pas besoin de l’emmener à l’infirmerie en urgence. Mon premier réflexe est de rester tranquille, je me dis que même si oui effectivement j’ai failli passer mon chemin, maintenant que je suis là je peux peut-être essayer de la calmer. En restant moi-même tranquille, en lui parlant, ce genre de trucs. Elle est encore suffisamment lucide pour me répondre, au moins par un signe de tête, même si c’est peut-être un moyen de me faire comprendre de me mêler de mes affaires. Le problème c’est que maintenant que je suis là, aucune chance que je dégage en la laissant comme ça, seule, en pleine crise, au milieu d’un couloir. Qu’est ce qui se passera si elle n’arrive pas à en sortir ?

Je ne m'attendais à rien, comme à tout sans doute, d'autant plus en ayant moi même repoussé relativement violemment la dernière personne ou presque à m'avoir demandé comme j'allais, mais je l'admets, sa réaction m'a réellement pris au dépourvu. Une seconde elle est recroquevillée sur elle-même, assise par terre contre un mur, dans un état de détresse évident, et celle d'après elle est debout, après s'être dégagée vivement de moi.

« Ne m’approche pas… Ne me… touche pas… »

Je ne m'en formalise pas, au point de lever les paumes vers elle dans un signe évident de … respect de sa réaction, de son espace vital, ou quelque chose comme ça. Si elle a la force de réagir comme ça c'est qu'elle ne va pas si mal que ça après tout, non ? La chose qui me « surprend » en revanche et surtout m'interpelle, alors qu'en aucun cas je ne prenais ça personnellement jusqu'ici, c'est toute cette rage que je peux lire dans les traits de son visage. Un visage inconnu certes mais un visage que je devine doux en temps normal, un visage en l'occurrence totalement déformé par la haine en cet instant. Et cette haine, sans trop savoir pourquoi, peut-être à cause de flammes qu'elle a dans les yeux, j'ai le sentiment qu'elle est dirigée contre moi. Pour avoir plaqué un pauvre innocent contre une porte quelques heures plus tôt alors que son seul tort a été de me demander comment j'allais, je ne jugerai pas. Ça ne m'empêche pas néanmoins de m'interroger une seconde avant de me résigner et de ranger mes mains dans mes poches. J'ai voulu si ce n'est l'aider au moins m'assurer que ça irait, c'est chose faite, maintenant chacun peut continuer sa vie de son côté. Je ne suis pas du genre à m'imposer, de moins en moins d'ailleurs.

Est ce que j'en suis à ce stade là ? Celui où je passe mon chemin sans insister alors que la détresse se lit clairement dans son regard, qu'elle expire ça par chacun des mouvements de son corps. J'ai été comme ça, avant, dans une autre vie. J'aurai pu à l'époque passer mon chemin sans me retourner, je le sais, mais aujourd'hui ? Il y a deux ans quand j'ai trouvé Kyle entrain de s'entailler les poignets planqué dans un recoin de couloir, avec des morceaux de verre, je n'ai pas hésité une seconde et malgré ses protestations je ne lui ai certainement pas laissé le choix. C'était notre première rencontre, assez atypique, clairement. Ici c'est différent, beaucoup de choses se sont passées, je ne suis plus le prisonnier fraichement arrivé que j'étais à l'époque. Et elle n'est pas entrain de s'entailler la peau pour atteindre ses veines, pour essayer d'en finir. Raison de plus si ça n'est pas un choix, c'est ça ?

« C’est… de votre faute… Alors ne t’approche pas ! »

Plus d'hésitation quant à son sort, je relève le menton et la toise, sentant cette colère sourde tourner en rond dans mon organisme comme un constricteur qui ne demande qu'a serrer encore un peu plus fort. Elle sort sa baguette et la braque vers moi, sur mon visage c'est probablement du méprit qu'elle doit être entrain de lire … Simplement parce que j'ai bien peur de comprendre où elle veut en venir et si avec le temps j'ai appris à ne pas broncher devant ce genre de réaction, aujourd'hui les choses sont différentes il faut croire. Est ce que j'ai peur ? Ne pas être méfiant vis-à-vis de la Magie serait totalement stupide, si ça peut répondre à la question. Elle est totalement hors de contrôle, ça peut partir à n'importe quel moment, elle peut me détruire d'un seul mot, d'un seul geste, et j'en ai parfaitement conscience mais je ne bouge pas d'un poil, me contentant de la regarder de haut, mains dans les poches.

« C’est vous… Vous qui auriez du crever… »

Et tandis qu'elle se bat avec elle même, avec les réactions de son corps qui semble à bout, pour des raisons qui la regarde, j'encaisse un raté du cœur. Bien sur que ça m'atteint, évidemment que ça m'atteint. Elle est clairement entrain de souhaiter ma mort, celle de mes semblables et si je ne me plante pas ça implique donc aussi ma petite sœur, mon petit frère, Matthew, Drew qui est étendu dans cette infirmerie en espérant que ça passera réellement ...

« Qui ça, nous ? Vas-y, vas au bout de tes pensées, dis-le. »

Je serre les dents, j'ai envie d'exploser mais me retiens, pour l'instant en tout cas. Je veux qu'elle le dise, peu importe si elle s'étouffe en le faisant.
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Jeu 12 Mai 2016 - 11:26

Ce type ne lui avait rien fait. Elle ne le connaissait pas. Pire encore, il était venu se renseigner sur son état de santé alors qu’il aurait très bien pu passer sa route, la laisser là, seule avec sa crise d’angoisse et ses problèmes de respiration. Mais non, il était venu s’informer, la soutenir et quand elle avait exprimé le besoin de solitude, il s’était reculé, avait montré patte blanche, dans le plus grand respect. Au final, ce type n’avait rien fait de mal et dans d’autres circonstances, Aiyana aurait sans doute ravalé sa fierté, esquissé un sourire, ce serait excusé et aurait filé. Mais là, c’était tout simplement impossible. Pas après ce qu’il venait de se passer. Pas en sachant ce qu’il était. Parce que c’était ça qui résonnait en boucle dans sa tête. Elle ne voyait pas devant elle un jeune homme altruiste et sympathique, prêt à aider les autres et à rendre service. Non, elle voyait en face d’elle un moldu qui n’avait rien à faire dans le monde magique, un moldu qui avec ses semblables avait provoqué la colère de certains sorciers. Ce qui avait amené à un grand massacre. Un massacre dont elle se souviendrait toute sa vie, dont elle porterait éternellement les stigmates. Alors non, elle n’était pas capable de voir les bons côtés de ce jeune homme. Elle était incapable de faire preuve de lucidité, de douceur ou de gentillesse. Elle était en train d’exprimer une colère sombre profondément inscrite en elle. Une colère qu’elle n’avait en aucun cas envie de taire, de réduire. Elle grandissait en elle au fur et à mesure et Aiyana avait juste l’impression qu’elle ne pouvait que se laisser porter par ça. Se laisser emporter et hurler à ce type tout ce que ses tripes lui communiquaient.

Elle se tenait donc là, face à lui, dans une posture défensive. Tenant sa baguette devant elle, fébrile, le souffle court, à la limite de trembler de la tête au pied. Et lui, lui qui au début avait semblé être surprit et un peu désarçonné affichait désormais quelque chose de très différent. Une réponse sans doute à cette haine froide qu’elle était en train de lui envoyer. Mais Aiyana était tout simplement incapable de réaliser, de comprendre. Tout ce qu’elle ressentait c’était cette envie effroyable de l’envoyer valser contre le mur. Cela se sentait dans son attitude mais aussi dans ces mots qui regorgeaient d’une violence inattendue. Et lui finit par demander plus. Au début, Aiyana fut surprise par sa demande. Des précisions ? Qu’elle aille au bout des choses ? N’avait-il dont pas compris ? Ou au contraire, voulait-il entendre clairement le fond de sa pensée ? La seconde solution était clairement la plus logique. Elle resserra alors ses doigts autour de sa baguette, son bras commençait à trembler alors que sa respiration était toujours aussi rapide. Mais elle ne le quitta pas des yeux. Elle ne lui ferait pas le plaisir de se montrer faible.

« Vous les moldus… Vous qui n’avez rien à faire dans notre monde… »

La respiration saccadée d’Aiyana n’enlevait rien à l’agressivité de ses propos. Elle ne parlait pas au jeune homme en face d’elle. Non. Elle lui crachait à la figure. C’était réellement ça, la jeune femme déversait toute sa haine et tout son poison contre cet homme qui n’avait rien fait de particulier, qui n’était qu’un emblème, que l’incarnation à ses yeux de ses amis morts. C’était aussi simple et aussi brutal que ça. Et oui Aiyana était une jeune femme intelligente férue de justice. Mais la colère avait eu raison d’elle et était peu à peu en train de la grignoter de l’intérieur. Cette colère était en train de tout détruire, de tout retourner, d’inverser ses pensées. Mais ça n’avait pas d’importance. Parce que soudainement, cette cause lui semblait juste.

« Ils sont mort à cause de vous… Parce que vous ne savez pas rester à votre place… »

La baguette d’Aiyana se mit alors à trembler dans sa main. Elle réagissait à ses émotions, à ce surplus d’émotions que la jeune femme avait de plus en plus de mal à contrôler. La baguette qu’elle possédait avait toujours demandé beaucoup d’exigence et dans ce genre de moment, alors qu’elle perdait le contrôle, il était possible que tout déraille. Elle la garda cependant bien en direction de l’inconnu. Peut être qu’un sort allait bientôt fuser. Mais ce n’était pas important. Quoi qu’il puisse lui arriver, il le méritait amplement. Lui et tous les autres.

« Je ne comprends même pas… Que vous osiez rester ici. »

Aiyana se mit alors à tousser. Pendant quelques secondes elle avait cru qu’elle ne parviendrait plus à inspirer, que l’air était bloqué. Mais sa poitrine continuait à se soulever. Sa tête par contre commençait à tourner dangereusement. Elle était en hyperventilation et si elle ne se calmait pas tout de suite, elle risquait fort de se retrouver allongée sur le sol. Face à lui… C’était inconcevable. La colère en elle qui se muait peu à peu en rage lui donna alors une nouvelle énergie. Elle pouvait se battre contre cette crise. Elle pouvait la vaincre pour mieux écraser ce type qui ne méritait rien. Absolument rien de tout ce que ce monde pouvait lui offrir. Ce type qui devait ficher le camp d’ici et vite.
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Dim 15 Mai 2016 - 11:07

« Vous les moldus… Vous qui n’avez rien à faire dans notre monde… »

Nous y voilà. Encore et toujours le même refrain. Ils sont un nombre infime désormais dans ce château et il y a bien longtemps que je ne les entends plus mais aujourd'hui je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus. Je reste droit, stoïque, sans jamais lâcher son regard alors qu'elle tremble de la tête aux pieds mais ça m'atteint, bien sur que ça m'atteint, et en plein cœur. Je ne sais plus me protéger de ça, je n'ai simplement plus envie de le faire. Cette pensée je la partage, avec paradoxes, mais je sais qu'elle n'a pas craché tout ce qu'elle avait à dire, tout ce qu'elle pense, et c'est sans doute pour ça que je fais un pas vers elle. Pour l'acculer, pour la mettre au pied du mur, pour qu'elle craque … Je m'en fous qu'elle soit entrain d'étouffer sous le poids de la panique et de l'angoisse. Je veux qu'elle le dise.

« Ils sont mort à cause de vous… Parce que vous ne savez pas rester à votre place… »

C'est comme un coup de poignard en plein cœur. Ça me fait reculer d'un pas, sous le coup de la surprise, sous le coup du poids des mots. Ils sont morts à cause de nous … Elle est morte à cause de moi. Les bras le long du corps désormais, bouche entrouverte et yeux écarquillés, je la regarde comme si j'avais un fantôme devant moi. Et l'image de Megan s'impose à moi. Juste après sa mort je me suis blâmé, j'ai blâmé Derek, sans virulence, juste avec acceptation parce que c'était le cas, c'était de notre faute à tous simplement parce qu'on a fait ce qu'on a pu pour survivre c'est à dire créer des liens, choisir son camp. Megan a fait ses choix, on en a tous fait. La colère, la haine, est une vipère qui se déplace de manière insidieuse et contagieuse. J'ai l'impression que mon cœur va exploser dans ma poitrine alors que tout se mélange dans mes pensées, y compris cette envie de la détruire pour avoir osé proférer de telles choses. Ça n'est pas moi, je ne suis pas comme ça, je pensais avoir atteint un certain repos mais tout explose en une seconde.

« Je ne comprends même pas… Que vous osiez rester ici. »
« Peut-être parce qu'on n'a pas le choix ?! »


Hors de mon corps, je ne contrôle plus rien et je ne cherche pas à le faire. Les émotions prennent le contrôle, le pas que j'ai retranché revient à la charge et je la regarde de haut, mauvais, furieux, tachant toujours de garder un certain calme qui se trouve désormais être glacial alors qu'un magma en fusion coule dans mes veines et me brule. Tout ça n'est pas tellement cohérent, je pourrais partir d'ici et reprendre ma vie en main parce que je ne suis pas seul, parce que des personnes sont prêtes à m'aider peu importe la manière mais elle n'a pas besoin de le savoir. Je n'ai pas envie d'être rationnel, juste de la mettre devant certaines évidence. Ça n'est pas parce qu'ils sont partis depuis des mois que les deux années qu'on a passé ici dans l'Enfer vont s'effacer … On en garde tous encore les marques, on n'oubliera jamais. Certains n'ont pas eu la chance d'avoir l'opportunité de se reconstruire et pour eux, pour tout ce qu'on a vécu, je ne m'arrêterai qu'une fois à bout de souffle. Aujourd'hui je n'ai plus la force de prendre les choses à la légère, surtout pas celles-là.

« Peut-être parce qu'on n'a plus nulle part où aller parce qu'on a été arrachés à notre vie brutalement pour servir de cobayes, d'esclaves, être rabaissés, torturés, jusqu'à ce qu'on en crève ? Peut-être parce que là dehors on n'existe plus, parce qu'on n'est plus capable de vivre normalement, parce qu'on a été cassés morceau par morceau jusqu'à plus savoir comment fonctionner ? Parce qu'on a vu tous les nôtres se faire massacrer les uns après les autres sans rien pouvoir y faire ? »

Et quand je dis les nôtres, j'essaie de ne pas faire de clivage entre Sorciers et Moldus mais je l'admets, en cet instant, j'ai du mal à faire la part des choses, à rester neutre.

« Alors non, on n'a rien à faire dans votre monde, c'est une certitude mais ceux qu'il faut blâmer pour ça sont des Sorciers. N'inverse pas les rôles. »

Et ne me dis pas que je suis responsable de la mort de Megan.

« Toi et tes p'tits copains, ceux qui pensent comme toi, qu'on vaut rien, qu'on mérite de crever pour ce qu'on a osé faire c'est à dire exister, respirer, vous ne valez pas mieux qu'eux. »

Vous n'avez peut-être pas tous tenu les baguettes qui nous ont réduite à néant mais c'est presque pire.

« J'ai le droit de vivre, où je veux, t'as pas ton mot à dire sur la question et si t'es pas contente alors dégage. Barre toi, rentre chez Papa et Maman. Retrouve ta petite vie parfaite sans Moldus pour la polluer. Ou alors aies le cran de régler le problème toi-même. »

Je ne connais rien de sa vie et ça ne m'intéresse pas, peu importe qu'elle n'ait plus personne là dehors, ça n'est pas mon problème. Encore un pas, sa baguette s'enfonce dans ma poitrine.

« Vas-y, c'est simple, t'as qu'un mot à prononcer. »
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Jeu 19 Mai 2016 - 15:17


En le voyant se rapprocher, Aiyana avait senti sa haine grandir, monter encore plus vite dans son corps. Alors qu’il osait faire un pas vers elle, son envie de l’envoyer valser contre le mur était devenue plus grande. Alors elle avait craché son venin. Pas de magie encore, pas de violence physique mais une rage et une violence verbale déconcertante. C’était comme si la jeune femme avait gardé en elle des torrents de rage à déverser sur la première personne venue. Et dans un premier temps, cela semblait être une réussite, si on pouvait appeler ça comme ça… Il avait reculé et affiché une mine déconfite. Elle avait touché le point sensible. En parlant de ceux qui étaient morts, en l’accusant de s’en être pris d’une certaine façon à ses propres semblables. C’était horrible, atroce, Aiyana en avait conscience. Mais elle ne reviendrait pas sur ses propos. Il était responsable de la mort de ses proches. Lui et tous les autres. Et elle ne pardonnerait pas. Justice devait être faite. Alors elle continuait à cracher bien qu’elle soit faible, bien que sa respiration lui fasse défaut et qu’elle soit en train de réaliser qu’à ce rythme là, elle allait bientôt finir dans les vapes. Elle continuait de sortir toutes ces choses qu’elle ne voulait plus garder pour elle, qu’elle ne voulait plus laisser enfermés au fond de son cœur. Maintenant, elle voulait s’exprimer. Et elle le faisait. Sauf que si le moldu en face d’elle avait d’abord semblé être déstabilisé, il avait vite repris ses esprits. Lorsqu’il lui répondit avec virulence que lui et les autres n’avaient peut être pas d’autre choix que de rester là, elle le regarda interloquée. Comme si elle était outrée qu’il ait repris la parole et surtout pour dire une chose pareille. Et il se rapproche en plus. Il continue à réduire la distance. Et il se met à déblatérer. Aiyana secoue la tête sèchement alors qu’instinctivement elle cherche le mur de sa main de libre. Il faut qu’il se taise. Sa tête va littéralement exploser.

« Mais ferme la… »

Aiyana n’était pas du genre vulgaire. Elle contrôlait son langage normalement, savait exactement quoi dire et comment. Mais là… Là elle n’y arrivait pas. C’était le cadet de ses soucis. Elle avait juste envie de lui cracher dessus, au sens propre du terme. Et il ne s’arrête pas. Il recommence. Voilà qu’il lui dit que c’est de la faute des sorciers s’ils sont là. Oui peut être que certains les ont amené ici mais son petit discours larmoyant ne prenait pas sur elle.

« Vous auriez dû repartir… C’est votre entêtement qui les tue tous les uns après les autres. »

Aiyana en était convaincu et n’en démordrait pas. Qu’importe la logique, l’amour du prochain et le bon sens. Tout ça, à ses yeux n’avait plus aucun sens. Ce qu’elle ressentait simplement c’était cette envie de tout brûler sur place. Et lui qui continue. Vraiment ? Ça ne lui suffit pas ? La jeune femme avait fini par se rapprocher du mur, s’y tenant d’une main, gardant fermement sa baguette pointée sur lui de l’autre. Sa respiration ne se calme pas et la présence de l’autre ne l’aide en aucun cas. Elle lui lança un regard plein de dédain quand il osa prétendre pouvoir juger de sa valeur. Ces mots ne l’atteignaient pas. Elle se fichait de ce qu’un être comme lui pouvait penser d’elle. Mais la suite était différente. Voilà qu’il se rapprochait encore et qu’il la provoquait clairement. Sa vie parfaite ? Mais de quoi parlait- il ? Parce que monsieur avait le monopole du désespoir peut être ? C’était ridicule et affligeant et Aiyana laissa échapper un rire sec et mauvais. Mais il fut bref. Très bref. Car lorsqu’il se colla à sa baguette et lui fit comprendre clairement qu’elle pouvait le tuer d’un sort si c’était ce qu’elle souhaitait vraiment, son visage changea du tout au tout. La formule elle la connaissait. Ce n’était pas si difficile, là-dessus il avait raison. Pourquoi ne pas franchir le pas ? Pourquoi ne pas leur rendre la monnaie de leur pièce ?

Aiyana remarqua que son bras tremblait. Elle avait honte de montrer une telle faiblesse mais ne pouvait rien faire contre. Son bras tremblait et sa vue se faisait de plus en plus trouble. Elle ne tiendrait pas longtemps et même sa colère semblait se muer. C’était comme si les derniers mots du jeune homme avaient eu l’effet d’une douche froide sur elle.

« Je ne m’abaisserai pas à ça… Je ne vais pas me salir les mains bêtement… »

C’était facile, une façon de s’en sortir mais ça n’avait pas d’importance. Aiyana murmura quelques mots et agita sa baguette et l’autre fut obligé de reculer de quelques pas. Sa présence l’oppressait. Sauf qu’utiliser la magie alors qu’elle était déjà faible n’était pas une bonne idée. Elle se sentit comme vidée de son énergie et cette fois, la jeune femme se laissa glisser le long du mur. Ses jambes ne la portaient plus. Sa respiration s’était légèrement calmée, comme si, étrangement, elle avait passé le plus dur de la crise. Mais elle se sentait toujours aussi mal, épuisée, en colère.

« Je ferais trop de bien à votre cause minable en t’exécutant comme ça au détour d’un couloir sans raison. »

Épuisée, pleine de rage mais pas stupide pour autant. Aiyana n’avait pas perdu tout son sens logique. Elle aurait pu, mais ce n’était pas encore le cas. Elle ne le ferait pas mourir en martyr. Elle ne lui donnerait pas cette chance. Par conte oui, elle lui aurait bien appris le respect en usant de la magie mais elle était trop faible pour ça, même si ça lui arrachait le cœur rien que de l’avouer. Elle n’avait plus de forces, tout juste celle de lui répondre de manière acerbe et de le maudire du plus profond de son être.

« C’est facile de se croire juste quand on se dresse en martyr. »
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Jeu 26 Mai 2016 - 18:58

Petite Princesse perdu dans ce grand château, dans ce vaste monde. Pauvre petite fille obligé de côtoyer la vermine … Plus je la regarde, plus je l'entends et plus je la méprise, plus j'ai envie de la faire craquer, de la voir pleurer. Casse toi Cam, oublie tout ça et va retrouver les gens qui comptent pour toi en tirant un trait définitif sur ceux qui n'ont pas la moindre importance, elle en tête de liste, cette petite idiote qui ne sait pas de quoi elle parle. Vas-y, vacille, écroule toi, regarde l'existence en face plongée dans ta naïveté. J'aime pas l'image de moi qu'elle me renvoie, c'est peu de le dire, mais je l'assume et l'accepte, simplement parce c'est comme ça, que ça n'est pas un masque que je porte alors que toute cette rage circule dans mes veines. Ça fait des mois, des années même peut-être maintenant, que je suis le grand-frère posé, calme et responsable, celui qui prend soin des plus jeunes sans se poser de question, qui ne se laisse pas atteindre ou fait ce qu'il faut pour le gérer le mieux possible, mais on ne va pas se voiler la face, depuis quelques temps ça n'est plus le reflet exact de ce que je suis. Ça n'est pas un bond dans le passé, pas totalement même si certains traits de mon caractère peuvent ressurgir d'une certaine époque, celle où je trainais les rues de San Francisco la tête haute en méprisant sans problème tous ces fils à papa que je fournissais et enfumais, sourire en coin, yeux dans les yeux. Je la range dans la même catégorie ou presque sans rien connaître d'elle, ça ne me pose aucun problème de conscience à l'heure actuelle. Est ce que j'ai commencé à changer après la mort de Megan, suite au choc que cet événement a pu provoquer ? Non, j'étais déjà sur cette pente avant ça, mon petit séjour à l'infirmerie quelques temps avant peut en attester. Qu'est ce que j'ai réellement voulu faire en me foutant cette poudre dans le nez sans réfléchir aux conséquences ? Dieu seul le sait, et j'suis pas certain d'avoir envie de lui poser la question, en supposant que je le considère comme existant. Ça l'a été, pendant des années, puis Sullivan est mort dans mes bras. Tout ce que je sais qu'existant ou non ça n'est certainement pas lui qui viendra nous sauver, si on veut s'en sortir on ne peut compter que sur soi-même. Et sur son entourage. J'ai peut-être fermé les accès mais jamais je ne renierai ma famille, jamais. Même ceux que j'ai volontairement abandonné en changeant radicalement de vie. Ces gars peu fréquentables qui tiennent encore certains murs de cette belle ville qui m'a vu naitre sont et resteront mes frères jusqu'à ce que je laisse échapper mon dernier souffle, peu importe qu'on ne foule plus le pavé dans le même sens à présent.

Alors tu veux que je la ferme ? Compte pas sur moi, je l'ai trop fait. Parce que c'était la chose la plus intelligente à faire mais aujourd'hui j'en ai pas envie. Vas-y, tremble, et prononce les ces putains de mot qui m'enverront tout droit chez un des voisins, celui du dessus, celui du dessous, aucune importance. Mourir pour défendre une idée, c'est pas tellement le but de la manœuvre. Inutile de chercher quelque chose de rationnelle en cet instant. Je la pousse, c'est tout, parce que je ne la pense pas capable d'une telle chose. Suicidaire, moi ? Allez savoir.

« Je ne m’abaisserai pas à ça… Je ne vais pas me salir les mains bêtement… »
« T’as raison, c’est mieux de laisser les autres faire le sale boulot à ta place. »


Et je lâche un rire acerbe, cynique au possible et plein de mépris à son égard parce que c'est tout ce qu'elle m'inspire. Aucune pitié, absolument aucune. Qu'elle soit une fille n'y change rien, je ne lèverai pas la main sur elle parce que je ne suis pas mon père mais qu'elle n'espère pas recevoir de la tendresse grâce à mes cordes vocales.
Sans la Magie je n'aurai pas reculé, c'est un fait, mais quelques murmures, un moulinet du poignet, et c'est quelques pas en arrière que j'ai fait tout en la regardant se laisser glisser le long du mur.

« Je ferais trop de bien à votre cause minable en t’exécutant comme ça au détour d’un couloir sans raison. »

Sourire mauvais, bourré de cynisme celui là aussi. Je m'accroupis face à elle et la regarde droit dans les yeux. T'as encore des forces pour parler ma belle ? Vas-y, je t'en pris.

« C’est facile de se croire juste quand on se dresse en martyr. »
« Parce que c’est pas ce que t’es entrain de faire peut-être ? »


La haine que je ressens pour elle est toujours bien présente, le ton pourtant s'est tranquillisé. Ça n'est pas une tranquillité rassurante, ça va s'en dire.

« T’as rien compris au film ma pauvre, t’es vraiment à côté de la plaque. Même s’ils nous tuaient tous un par un, le peu qu’il reste ici, tu penses vraiment qu’ils s’arrêteraient ? »

Regard à droite, sans rien observer de particulier. Mains croisés entre les cuisses, avant-bras posés sur ces dernières, cette position n'est pas des plus confortables ni stables mais ça m'importe peu.

« Admettons. Ils nous finissent. Drew, Matthew, Dakota, Emily, moi.

Oui parce qu'on a des prénoms, une identité. On existe, on est des personnes, aussi incroyable que ça puisse paraitre.

« Tu penses sincèrement qu'ils vont se contenter de ça ? Non. Ils vont rouvrir les cachots et y balancer, puis torturer, tous ceux qui ont eu le malheur de déclarer des pouvoirs alors qu'ils sont nés parmi les Non-Sorciers. Ensuite, quand ils auront fait ce ménage là, ils s'en prendront aux Sang-Mêlés, puis aux Sang-Purs qui ont de mauvaises fréquentations. A ton avis, quand ils auront terminé tout ça, qui tu crois qu'il restera ? »

Je ne la quitte pas des yeux, regard perçant, comme si je tentais de la sonder. En réalité je m'en fous, y a juste dans mes veines ce besoin qui circule, celui de la voir céder. Et quand je dis céder, ça ne veut pas nécessairement dire que je veux l'entendre admettre qu'elle a tort.

« Tu considères notre « cause » comme minable, mais dis-moi, la tienne, qu'est ce que c'est exactement ? »

Notre cause ... Survivre, être libre, t'appelle ça une cause ? Je sais pas dans quel monde tu vis mais clairement, on n'évolue pas dans le même.
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Lun 30 Mai 2016 - 15:40

Laisser les autres faire le sale boulot ? En entendant ces mots, en entendant ce rire, Aiyana avait senti une vague de haine l’envahir. Elle avait envie de l’encastrer contre le mur et de lui faire avaler son sourire. Il se croyait malin avec sa pauvre répartie, avec son air blessé de moldu. Mais il en fallait plus pour apitoyer une femme comme elle. Elle était du côté de la justice et non des bons sentiments. Alors sa moquerie facile et son air hautain ne l’atteignaient pas. Sa façon de lui faire croire qu’elle n’était qu’une pauvre gamine ignorante non plus. Malgré son état de faiblesse, Aiyana releva le menton, tenant sa tête bien droite, le regard sec et assuré. Elle ne se laisserait pas bouffer par un type comme lui. Jamais. Alors, tandis qu’il s’accroupissait face à elle, comme pour souligner sa faiblesse, elle mit dans son regard tout le mépris dont elle était capable. Il lui donnait envie de vomir et alors qu’il osait prétendre qu’elle se prenait pour une martyre, elle eut terriblement envie de lui cracher au visage. C’était rare qu’elle ressente ce genre de pulsion. Aiyana était une fille en maîtrise qui savait gérer ces impulsions. Mais là, elle avait littéralement envie de lui cracher au visage et de lui faire mal. D’entendre ses os se briser, d’entendre ses cris de douleur. Sa vue se faisait légèrement trouble et pourtant, une sorte de plaisir sadique était en train de s’installer au creux de son ventre. Oui, l’idée de le voir souffrir l’enchantait comme jamais. Lui continuait, lui disait maintenant qu’elle ne comprenait rien, qu’elle était à côté de la plaque. Elle se mit à rire. Un rire franc et sonore. Aiyana était elle-même surprise d’être encore capable de rire comme ça et pourtant. S’il savait à quel point il était drôle.

Elle ne lui coupa pourtant pas la parole. Il enchaîna, citant le nom de ses petits camarades. Elle s’en fichait royalement et lui fit signe de la main d’abréger. Rend les humain, ça n’a pas d’importance. L’homme aussi mérite punition, tout de chair et de sang qu’il soit fait. Le moldu lui continuait sa tirade avec une assurance qui devenait presque comique. Il était persuadé de savoir de quoi il parlait, de parfaitement comprendre le plan des Supérieurs. Mais comment un être aussi futile que lui pouvait-il imaginer comprendre tout ça ? La haine d’Aiyana était attisée chaque seconde un peu plus par les propos du jeune homme et ce sourire mauvais qu’elle avait dessiné quelques minutes auparavant ne semblait plus pouvoir la quitter.

« C’est drôle de te voir prétendre tout comprendre, tout savoir. Ton ignorance n’a d’égal que ta bêtise. »

Le ton était acerbe et les mots tranchants. Aiyana aurait aimé lui faire mal avec même si elle se doutait que cela ne marcherait pas. Il en avait vu pas mal, il fallait être plus incisif pour blesser un être comme lui, ça au moins elle pouvait lui reconnaître. Lui par contre ne semblait rien vouloir lui céder et ce fut encore une fois, rempli de rage et de mépris qu’il reprit la parole pour la moquer une fois de plus. Aiyana n’était pas atteinte, qu’importe ce qu’un être comme lui pouvait penser d’elle. Mais elle était en colère et agacé par sa petite personne. Les images qui s’étaient imposées à son esprit quelques instants plus tôt revinrent. Ce moldu souffrant, se tordant de douleur, implorant son pardon. Elle était faible et utiliser la magie serait idiot pourtant… Un autre flash. L’attaque de Salem. Ses amis inertes. Morts.

Le sort était parti sans même qu’elle ne s’en rende compte.

Aiyana avait leva sa baguette et prononcé la formule plus vite qu’elle ne l’aurait cru. Le moldu s’était alors retrouvé projeté en l’air pour atterrir lourdement sur le sol quelques mètres plus loin. Tirant son énergie d’elle ne savait trop où, la jeune femme s’était levé pour surplomber à son tour le jeune homme. Comme il avait semblé adoré le faire. Ses oreilles bourdonnaient et sa vue était trouble. Pourtant, elle tenait toujours debout. Des cris résonnaient en boucle dans sa tête. Et cette envie de le voir souffrir.

« Tu ne comprends rien. Tu ne sais rien. Tu n’es rien. Je ne suis pas une fille fragile qui a besoin d’être raisonnée. »

La voix d’Aiyana était assurée bien qu’elle ne sache pas elle-même d’où elle tirait sa force. Elle savait bien que cette recrudescence soudaine d’énergie était éphémère, qu’elle allait sans doute subir un contre coup violent, surtout après avoir utilisé la magie. Mais tant pis, cette rage, ces cris dans sa tête… Il fallait que cette violence sorte et que cet abruti paye pour ce qu’il avait dit, pour la façon qu’il avait eu de la traiter.

« Tu me donnes envie de vomir. »

Un nouveau sort. Un Electro. Pour qu’il sente le courant parcourir son corps, pour que l’impression de mourir électrocuté lui vrille l’estomac. Pourtant, le sort n’était pas très puissant et ne dura pas longtemps. Le moldu eu le temps de connaître la douleur mais juste après, Aiyana s’effondra, inconsciente. Le contre-coup était arrivé plus vite que prévu, elle n’avait pas eu le temps de voir venir. Elle était désormais allongée, inconsciente, son corps réclamant le repos de la seule manière qui semblait être comprise.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: [Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]   Mer 1 Juin 2016 - 19:43

Débat stérile, sans aucun sens, et j'aurai du faire demi-tour depuis un moment. Faible humain, t'es rentré dans le jeu comme tous les autres, tout ce que t'aurais du faire c'est ne pas t'arrête, foutre le camp. Elle aurait fini par trouver quelqu'un pour l'aider, ça t'aurait sans doute évité de rentrer dans ce truc malsain qui semble sans fin et surtout sans aucun intérêt. Elle a ses idées, bien arrêtées, toi t'as les tiennes, et alors ? Alors rien, casse-toi, barre-toi. A quoi ça te sers de la pousser à bout comme ça ? Ça te soulage ? En quoi ?

Écoute pauvre conne
Je suis pas quelqu'un de bien, je suis pas une belle personne
Je suis une sale bête, une bouteille de gaz dans une cheminée
Et je vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop

FAUVE

En rien. Ça ne soulage pas. On pense que ça le fait, on y croit, mais ça ne soulage pas. Sur le coup tu t'en fous, ça fait du bien, mais quand l'instant de clarté se pointe là tu comprends que t'as merdé, que t'aurais juste … faire abstraction, la laisser dire, l'ignorer, peu importe si comme d'autres elle te considère comme … Rien et tout à la fois. Le truc c'est que ça fait mal, putain oui ça fait mal, surtout quand tu captes qu'on te tient responsable de trucs qui font mal. Ce genre de trucs qui te poussent à ne plus avoir envie de ressentir si ce n'est les émotions des autres, comme si elles pouvaient atténuer, faire disparaître, ou nourrir les tiennes pour les effacer, les apaiser peut-être.

Elle rit, elle sourit, amère, mauvaise, venimeuse. Impassible ? J'en ai l'air, je le suis un peu, au moins en surface, mais sous la première couche c'est Tchernobyl. J'en ai même pas conscience, je le sais, c'est tout. Elle s'en fout, elle méprise, j'ai l'impression d'être devant un miroir si on y réfléchit bien. Et c'est endroit est entrain de me changer en quelque chose que je ne suis pas prêt à accepter, n'est ce pas ? Bien sur. J'ai pas envie d'être celui là, celui qu'elle est entrain de faire de moi sans le vouloir, nourrissant par sa rancœur et sa haine ce truc qui rampe sous ma peau.

« C’est drôle de te voir prétendre tout comprendre, tout savoir. Ton ignorance n’a d’égal que ta bêtise. »

L'écouter c'est comme nourrir un fauve qui tourne en rond dans une cage, affamé, déséquilibré. Il est là, enfermé depuis trop longtemps, fatigué du regard de ceux qui passent devant les grilles tous les jours, pas trop certains de ce qu'ils ressentent. Révolte ? Pitié ? Empathie ? Et lui, de quoi il rêve derrière les barreaux de sa cage ? Les bouffer tous un par un jusqu'à ce qu'il n'en reste aucun ? En finir avec son existence une bonne fois pour toute ? S'évader et laisser tout ça derrière lui, retrouver sa liberté, la vraie ?
Quand l'esprit décroche, le corps se charge de le rappeler à l'ordre et en l'occurrence si je me suis réveillé de cette torpeur c'est uniquement à cause de la douleur. J'aurai presque envie de dire … encore. J'ai pas compris tout de suite ce qui s'est passé, un peu sonné, et sa voix, là, encore. Elle, debout, me surplombant, et moi étendu sur le sol, à sa merci. Est ce que j'ai peur ? Non. Je devrais, quand l'esprit va bien il sait comment il doit réagir et il le fait … Le mien est totalement détraqué en cet instant et même si je n'ai jamais vraiment eu peur de mourir, je sais que ça ne tient pas à ça cette fois.

« Tu ne comprends rien. Tu ne sais rien. Tu n’es rien. Je ne suis pas une fille fragile qui a besoin d’être raisonnée. Tu me donnes envie de vomir. »

Nouveau choc. Le genre de choc qui vous font reprendre conscience et de manière violente mais encore une fois, et tant pis si ça fait de moi un cinglé notoire, ressentir, souffrir, ça me fait du bien. Ça me ramène sur terre. Alors pendant que je me tords sur le sol en hurlant malgré moi, elle, elle s'écroule … Puis plus rien. Juste le silence. Et nos deux corps étendu sur la pierre froide.
Des secondes, des minutes, j'en sais rien, je sais pas combien de temps ça me prend pour retrouver mes esprits et laisser les dernières secousses quitter mon organisme. Je fixe le plafond, comme s'il était la chose la plus intéressante du monde, sans vraiment le voir. Et je me sens vide. Incroyablement et totalement vide. Elle, elle ne bouge toujours pas. Quand je redresse le haut de mon corps pour m'assoir, je l'observe. Elle respire. Déception ? J'en sais rien. Soupir. Ça me prend un peu de temps pour me relever, je sais pas si ce sont des secondes ou des minutes, pas plus que je ne sais si c'est dangereux pour elle mais … et alors ? Les yeux rivés sur son visage je me pose une question : Comment un être d'apparence aussi doux peut renfermer autant de rancœur et de saleté ? Elle a peut-être ses raisons, j'appelle pas ça des excuses pour autant, d'en arriver à mépriser une catégorie d'être vivant comme elle le fait. Peu importe si c'était simplement … post-traumatique. Peu importe si c'est … l'hôpital qui se fout de la charité.
Silencieux, immobile. Indécis ? Pas vraiment. Oui je pourrais la laisser là mais je ne réfléchis pas, pas une seule seconde. Un instant je suis debout au dessus d'elle, celui d'après elle est dans mes bras, toujours inerte, et je marche d'un pas épuisé, hésitant, pas franchement stable, jusqu'à l'infirmerie. C'est Helland qui me voit arriver et se précipite vers nous. Ici, tout est calme, ça donnerait presque envie de rester.

« Encore une ? »
« Non, enfin j'crois pas. »


J'ai l'impression de fonctionner au ralentis, que le regard que je pose sur son visage à elle dure une éternité.

« Crise de panique, crise d'angoisse, quelque chose comme ça. Elle a perdu connaissance mais son rythme cardiaque et sa respiration ont l'air normal. J'suis pas médecin, mais j'pense qu'elle est juste épuisée. »
« Merci Cameron. »


Signe de tête. Je la dépose sur le lit qu'il désigne et fait demi-tour sans broncher, jusqu'à ce qu'il m'interpelle.

« Tout va bien ? »

Stop. Arrête sur image. J'ai pas de réponse à ça, j'en sais rien. J'crois pas, et alors ? Je tourne à peine la tête vers lui, acquiesce vaguement et reprend mon chemin, direction la sortie. C'est pas comme s'ils avaient déjà trop de personnes à prendre en charge, à surveiller, dont il faut prendre soin. C'est pas comme s'il pouvait faire quoi que ce soit pour moi.

« Bon courage. »

Je repars comme je suis arrivé, et maintenant, qu'est ce que je fais de moi ? J'en sais foutrement rien.

▬ FINI POUR MOI ▬
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[Event 06/04/15] Bis repetita [PV Cameron]
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