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 What's wrong with you ? •• Kezabel

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MessageSujet: What's wrong with you ? •• Kezabel   Sam 16 Avr 2016 - 11:16

Lundi 6 avril 2015, tard en soirée.


Connor, dis-moi que tu n'as rien à voir là-dedans ?!

Il venait de se faire plaquer contre un mur par Warren qui le regardait certainement plus inquiet que furieux. Connor fronça un peu les sourcils avant de secouer la tête en négation. Non il n'avait rien à voir là-dedans et il ne savait même pas comment son cousin pouvait l’incriminer pour cela... Bon d'accord si quelqu'un était bien placé pour savoir qu'il était capable de ce genre de conneries c'était bien Warren, dans cette école il était après tout l'un de ceux qui le connaissait le mieux.

J'aurais pu bouffer un de ces chocolats, Warren alors non. Je n'y suis pour rien, maintenant lâche-moi !
Quelqu'un de la famille aurait pu te demander ça pour je ne sais quelle raison. Les chocolats tu aurais très bien su qu'il ne fallait pas les manger. Ne me prends pas pour un idiot. On sait tous les deux que tu es celui, de nous trois... la troisième étant bien sûr Melvin ... en qui ils ont le plus confiance. Des chocolats auraient pu passer inaperçu par le courrier, personne ne se serait douté de rien. Tu ferais tout ce que tes parents t'ordonnent sans réfléchir. Le plus âge lui tapota la tempe Quand est-ce que tu vas comprendre qu'il te mènent par le bout du nez Connor !
En tout cas moi, je ne suis toujours adoré par la famille et je ne suis pas marié de force avec quelqu'un que je déteste.
Moi je n'ai pas perdu ma future femme parce que je suis stupide, buté, et que je ne vois pas vérité en face.

Sur ces mots Warren le lâcha jugeant certainement qu'il n'arrivait à rien tirer de lui. Il le regarda s'éloigner avant de remettre correctement en place sa tenue. Il ne le comprenait pas. Comment est-ce que ce type pouvait "renier" la Vérité, comment est-ce qu'il pouvait croire que leur famille faisait fausse route ? Des preuves, ils en avaient tous eu assez pendant leur adolescence. Faible Warren, s'était fait retourner le cerveau par toute cette vermine rapidement. Pathétique garçon.

Préférant prendre un peu l'air avant que quelqu'un d'autres lui pose ce genre de questions de façon certainement plus véhémente, il parti de la salle commune et commença à marcher un peu dans les couloirs. Son but : rejoindre les toits, endroit où il serait certainement tranquille. Malheureusement pour lui il n'avait même pas eu le temps de rejoindre les escaliers qu'il tomba nez à nez avec Préfet Kezabel au tournant d'un couloir. Merde. Merde. Remerde. Triple, quadruple merde. Il allait se faire coller, alors qu'il était certain que bien d'autres qui se faisaient la malle n'écopaient de rien. Connor regarda pendant quelques instants la petite Jaune, ne sachant pas trop quoi dire. Il savait qu'il était.... en tord, et sûrement que vu les circonstances actuelles elle allait s'imaginer quelque chose de totalement faux. La foudroyant du regard alors qu'elle n'avait encore rien dit, il commença sèchement:

J'allais juste sur les toits, et oui, je sais que le couvre feu est passé, mais l’ambiance dans la salle commune me prend la tête. Il se tut quelques instants, juste le temps de rajouter Et je n'y suis pour rien pour ce qui s'est passé ce soir, au cas où tu te le demanderais ! Alors, s'il te plaît ne commence pas avec ce genre de conneries.

Oui, même si des profs et élève étaient plus ou moins au bord de la mort, pour lui ça restait au final "des conneries". Ce n'était certainement pas le meilleur terme à utiliser mais il n'en avait rien à faire !
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MessageSujet: Re: What's wrong with you ? •• Kezabel   Jeu 21 Avr 2016 - 9:30

►What’s wrong with you ?◄
Connor & Kezabel


Lundi 6 Avril – Tard le soir

Tout d’abord la surprise, puis la panique. L’urgence, l’horreur, l’angoisse et enfin, l’état second. Ici même on l’on s’y réfugie dans l’espoir d’un repos ne serait-ce que pour quelques minutes, juste le temps de digérer ce qu’il vient de se passer, de comprendre et surtout, d’accepter. Et ça, c’est le plus compliqué. L’acceptation.
Accepter qu’ils aient réussi à frapper pour la énième fois sans que nous puissions le voir venir.
Accepter le fait qu’ils ont de nouveau réussi à nous toucher, à nous faire peur, à nous faire courber l’échine.
Accepter l’idée qu’à cause d’eux, une poignée de personnes a failli mourir empoisonnées par de simple chocolat.

Ca ne passe pas, ça ne passe même plus en réalité. La seule chose qui me permet de ne pas sombrer dans la haine et la folie, c’est Riley. Elle est auprès de Charleen, attendant un miracle comme beaucoup d’entre nous dans cette pièce, espérant voir leur proche se réveiller, sourire aux lèvres et la joie de vivre au creux de leur prunelle. Mais mon instinct me dit que ça ne sera pas pour ce soir…
J’ai rarement sentie une atmosphère aussi lourde à l’infirmerie et malgré les murmures de certains pour ne pas perturber le repos des patients, l’ambiance est pesante, presque mortuaire. Je me glisse dans la pièce avec discrétion, essayant au maximum de ne pas faire un seul bruit pour ne pas déranger qui que ce soit. C’est étrange de voir cet endroit aussi calme quand, quelques heures plutôt, l’espace était comblé par les cris, les ordres, l’odeur du sang et l’angoisse pesante.

- Hey.

Je me manifeste en douceur auprès de Riley dont les yeux n’ont jamais été aussi ternes que ce soir. Rare sont les fois où je l’ai vu abattue et cette fois, les choses sont différentes. Un seul regard de sa part suffit à me mettre le cœur à l’envers et la rage au ventre. La voir dans cet état me remue de partout et plus que jamais l’envie de rester à ses côtés de manifeste.

- Tiens, je t’ai ramené un truc à grignoter au cas où tu aurais faim.
- Merci Keza.

Elle tente un sourire en réponse au mien. Je lui tends un sachet avec à l’intérieur un sandwich et un muffin, sans oublier une petite bouteille d’eau. Un vrai petit repas si jamais elle se décidait à passer la nuit ici. Je ne sais pas si Mr Helland, Maxence ou même Rina le permettraient mais sait-on jamais.
Je reste auprès d’elle le plus possible, discute avec Riley, essaie de la rassurer ou tout simplement de lui faire comprendre d’un câlin ou d’un geste de la main que je reste présente quoi qu’il se passe. Je ne manque pas de jeter un coup d’œil discret sur les autres lits et déglutis en silence.
Une inspiration silencieuse et je me bloque, me focalisant de nouveau sur ma meilleure amie. Je ne sais pas combien de temps je reste à ses côtés et peut m’importe, je pourrais rester toute la nuit à veiller avec elle si elle le voulait… Mais parce que j’ai pris la responsabilité d’endosser le rôle de Préfète mais aussi de participer à la surveillance du château, je finis par me redresser après avoir regardé ma montre.

— C’est mon tour de garde. Je passe une main sur sa joue, sourire tendre sur les lèvres. Au moins problème, envoi moi un patronus, d’accord ?

Elle acquiesce en silence, je lui dépose un bisou sur le front et la prend dans mes bras. La serre fort, là contre moi. J’essaie de lui transmettre tout le courage que je possède, toute la volonté même si je sais qu’elle n’en manque pas.
Et maintenant, ça fait une heure que je déambule de couloirs en couloirs, que je réprimande en douceur certains de se balader encore alors qu’il n’est pas loin de minuit. Et tout ce temps-là, mon cerveau bouillonne à plein régime. La vérité est que je suis entre deux eaux. L’étouffement et la haine. J’ai l’impression que chaque attaque creuse un trou sur la terre de mes souvenirs pour me déterrer de vieux cadavres que j’aimerais oublier. Je m’inquiète pour Riley, pour Charleen mais aussi pour tous les autres. Les proches. Pour nous tous au château. Et cette colère qui crame mes veines me tient éveillée et aux aguets, mais surtout m’offre une perspective de ma vie que je n’avais jamais envisagée. Je ne dis pas être la plus à plaindre, ni que je suis la plus malheureuse, mais je ne peux pas non plus nier que ce qu’il s’est passé à mes 16 ans n’influence pas la femme que je suis aujourd’hui et que je suis entrain de devenir. Ils n’ont pas tués uniquement ma mère mais ils ont aussi rendu infirme mon petit frère pour le reste de sa vie, détruit mon père et m’ont réduit en cendre toute mon enfance en assassinant sauvagement amis et voisins. Et quand j’ai eu l’impression que je pourrais de nouveau reprendre ma vie en mains, je les vois de nouveau débarquer ici. S’en prendre à moi, mes proches, des êtres humains. Et nous sommes là, à raser les murs ou à rester droits tout en ayant connaissance que la mort peut nous prendre au détour d’un couloir, qu’ils peuvent revenir à tout moment et nous surprendre, encore une fois.

Et cette haine ne me concerne plus seulement moi mais tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par leurs actes criminelles. Et plus j’y pense, plus je me prends conscience que je ne PEUX pas vivre ma vie sans agir. Ils seront toujours là à se tramer hors de ses murs, fiers de leurs actes, fiers de leurs crimes et je ne peux plus ne rien faire.
Baguette en main, je reste attentive, éveillée mais épuisée. Comme nous tous. J’ai croisé Elias, puis Ora. Tous deux le visage tiré par la fatigue. Je m’apprête à descendre les dernières marches au niveau des tours et tombe nez à nez avec Connor. Mon regard se dresse, comme l’ensemble de mon cœur et dire que je n’ai pas un pavé qui me tombe sur le cœur serait mentir. Tout ce qui le concerne me revient avec une précision déstabilisante.

Je m’apprête à lui demander ce qu’il fou là, à pas loin de minuit après une attaque bien salée de ses petits copains mais je n’en ai pas le temps. Son regard se braque sur le mien, me foudroie sur place et c’est d’une voix sèche et claquante qu’il me balance ses mots à la gueule.

— J'allais juste sur les toits, et oui, je sais que le couvre feu est passé, mais l’ambiance dans la salle commune me prend la tête. Silence, je le fixe sans ciller, sans rien dire. Et je n'y suis pour rien pour ce qui s'est passé ce soir, au cas où tu te le demanderais ! Alors, s'il te plaît ne commence pas avec ce genre de conneries.

En plus de n’avoir rien à foutre ici, Connor ne se gêne pas pour m’agresser sans même que je ne lui ai dit quoi que ce soit. Si d’apparence je parais impassible, c’est tout l’inverse au creux de mes côtes où mon cœur tambourine avec violence. Mes veines s’enflamment, ma vue se rétrécit d’une colère froide mais rude. Le genre d’émotions qui vous donne l’impression que quelqu’un d’autres à prit possession de votre corps ou même de votre esprit.
Je descends de deux marches pour me mettre un peu plus à sa hauteur, sans jamais le lâcher des yeux.

— On va mettre les choses au clair tout de suite Connor. De 1, tu me parles sur un autre ton, d’autant plus que non, t'as rien à faire dans les couloirs à presque minuit. De 2, je me fou de savoir si l’ambiance de ta salle commune te prend la tête ou non, tu y retournes.

Et je ne le laisse pas poursuivre, descendant d’une nouvelle marche pour cette fois me retrouver face à lui, à sa hauteur. Ma voix se contente d’être d’une froideur rare, sans que jamais je ne hausse le ton.  

— Et de 3, ces conneries comme tu dis, ont failli tuer un peu plus de dix personnes alors ais au moins le respect d’appeler ça autrement.

Parce que même si tu n’y es toi-même pour rien, je sais de quel camp tu es. Devin peut bien faire ses mimiques de filles sages, je sais également de quel bord elle trempe et tu n’en fais pas exception.
Ma baguette au creux de la main, je serre la serre un peu plus fort entre mes doigts. Je sens mon cœur cogner entre mes tempes mais à aucun moment je ne me laisse déborder par les émotions qui me vrillent l’estomac. Je n'ai aucune envie de prendre des pincettes avec lui parce que je sais ce qu'il pense de tout ça, il m'a répété un nombre incalculable de fois qu'il n'était pas pour la violence mais qu'il ne condamnait pas forcément ce genre d'acte. Je me souviens parfaitement de la période d'Halloween et encore aujourd'hui, ce souvenir me laisse un goût amer.

— Et pour quelqu’un qui n’a rien à voir là-dedans, tu t’en défends bien vite. Pause, inspiration, je ne lui laisse pas le temps de répliquer. Retournes dans ta salle commune. Tout de suite.

Mon ton est sans appel et si l’envie lui prend de résister, alors qu’il le fasse. C’est le bon moment.
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MessageSujet: Re: What's wrong with you ? •• Kezabel   Sam 23 Avr 2016 - 15:59

Malheur et damnation. Pourquoi est-ce qu'il fallait toujours qu'il s'attire des ennuis à peine enfreignait-il le règlement ? Il n'était pourtant pas du genre à sortir après les horaires habituels en temps normal ! Alors pourquoi aujourd'hui où il avait réellement besoin d'air et où il se prenait cette liberté quelqu'un lui tombait au coin du bec ? Ce n'était pas possible, il  était vraiment maudit ! Sa dispute avec son abruti de cousin, tout le reste, il explosa un peu pour rien contre la pauvre Keza. Mais il ne regrettait pas parce que ça lui faisait un bien fou et surtout, SURTOUT,  il avait besoin qu'on entende ce qu'il avait à dire qu'il n'y était pour RIEN dans ce qui s'était passé un peu plus tôt dans la journée. Rien. Il n'avait pas envie qu'on l'accuse, qu'on le prenne pour cible ou autre. Alors qu'il avait fini de parler, elle descendit de ses marches tout en continuant à le regarder dans les yeux. Ca allait chauffer, il en était sûr !

On va mettre les choses au clair tout de suite Connor. De 1, tu me parles sur un autre ton, d’autant plus que non, t'as rien à faire dans les couloirs à presque minuit. De 2, je me fou de savoir si l’ambiance de ta salle commune te prend la tête ou non, tu y retournes.

Il hésita quelques instants. Il n'avait pas envie de faire perdre des points à sa maison, mais il était réellement furieux et blasé et il fallait qu'il extériorise ça sur quelqu'un, manque de bol pour eux c'était sur la préfète jaune que s'était jeté son dévolu ! Il n'eut cependant pas le temps de répliquer quoi que se soit, qu'elle avait continué sur sa lancée

Et de 3, ces conneries comme tu dis, ont failli tuer un peu plus de dix personnes alors ais au moins le respect d’appeler ça autrement.
Et tu veux que j'appelle ça comment Tragédie ? Non, connerie c'est ce qui colle le plus avec ma phrase. C'est qu'un mot, un foutu mot... d'autant plus que n'importe qui aurait pu bouffer ces foutus chocolats, et tu le sais aussi bien que moi. Il inspira un bon coup avant de continuer Toi, moi, Melvin, Devin, Warren. Quelqu'un que j'aime bien comme quelqu'un que je déteste. Alors oui c'est moche ce qui s'est passé mais il n'en reste pas moins que je trouve que c'est une connerie.

Il avait vu qu'elle avait serré un peu plus sa baguette mais il s'en fichait totalement. Totalement. Elle pouvait bien l'attaquer, il n'en avait rien à faire. Il avait l'impression de ne plus être maître de la situation, de lui-même et c'était assez dérangeant. Il fallait qu'il se calme mais il n'y arrivait pas !

Et pour quelqu’un qui n’a rien à voir là-dedans, tu t’en défends bien vite. Retournes dans ta salle commune. Tout de suite.

Il pouvait comprendre qu'elle soit suspicieuse vu comme il avait tourné les choses. Il savait qu'elle avait ses raisons, mais il n'avait pas envie d'essayer de discuter tranquillement avec elle. Plus les minutes passaient, plus il se sentait furieux... comme si tout ce qu'il retenait comme sentiments depuis trop de temps émergeaient. Lui, si calme si posé, perdait la face et ce n'était pas bon pour lui. Il inspira un bon coup pour ne pas répliquer tout de suite, pour arriver à se calmer un peu. Il se passa un main dans les cheveux et arriva à retrouver un ton beaucoup plus calme, plus neutre même si intérieurement il était en train de bouillir.

Cette règle du couvre feu c'est pour nous protéger en cas d'attaque n'est-ce pas ? Ils savent que j'étais pour eux, alors si jamais je ne sais pas par quel miracle ils reviennent cette nuit, pile le soir où je suis dehors, je ne pense pas qu'ils s'amuseront à me buter. Ou peut-être que si, mais dis-toi que ça te fera des vacances. Il avait confiance en Eux, assez pour savoir qu'ils ne le toucheraient s'ils arrivaient à revenir. Alors laisse moi juste aller respirer un coup sur le toit avant que quelqu'un finisse par mourir dans la salle commune. Il inspira un nouveau coup avant de tenter  d'expliquer ça un peu mieux. Je veux bien que l'on m'en veuille pour ce que je dis, pour ce qui s'est passé pendant la période des Supérieurs, et tout ce dont qui s'est passé réellement. J'assume totalement, je le sais. Par contre sur ce qui se passe depuis le début de l'année je n'y suis pour RIEN, alors excuse-moi d'être un peu sur les nerfs parce que tout le monde m'accuse. Alors oui, je sais ce n'est pas bien de sortir. Oui ce n'est pas mon genre d’enfreindre les règles. Il secoua un peu la tête avant de soupirer. Je vais sur les toits, on est au niveau des tours... S'il y a le moindre souci, je redescendrai, illico, ne crois pas que je sois assez stupide ou fou pour mettre ma vie en danger.
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MessageSujet: Re: What's wrong with you ? •• Kezabel   Lun 2 Mai 2016 - 15:18

Cette discussion me rappelle celle que nous avons à Halloween, les peurs en moins, la colère en plus. Quoi que, la colère a toujours été présente dès lors que l’on se retrouve en face lui et moi. Je suis fatiguée, agacée, angoissée aussi mais surtout, hors de moi. Par ce qu’il s’est passé, par ce qui nous attend sûrement d’ici quelques temps, par tout son ensemble qui dépasse toute logique humaine. C’est vraiment le mauvais jour pour tomber sur un gars comme Tveit, encore plus quand ce dernier ose m’agresser sans réelles raisons, enfreindre le règlement mais surtout, en minimisant ce qu’il vient de se passer…

Et tu veux que j'appelle ça comment Tragédie ? Non, connerie c'est ce qui colle le plus avec ma phrase.

Je ne sais pas pour quelles raisons je ne suis pas déjà entrain de le plaquer contre le mur ou de lui jeter un sort pour la lui boucler une bonne fois pour toute. Je ne sais pas ce qui me retient de ne pas passer à l’affrontement physique dans la seconde où ses mots sont sortis de sa bouche.
La raison peut-être, celle qui me reste malgré les évènements et la situation. Mais ça, ce qu’il vient de dire, me reste au travers de la gorge. Ne pas oublier que ce Pion nommé Tveit est partisan de ses fous furieux n’est pas compliqués. Ecoutez-le simplement parler et ça sera suffisant. Connor n’est pas de ceux qui a besoin de prouver par des gestes sanguinaires qu’il cautionne la cause des Supérieurs, il a simplement besoin de l’ouvrir car même en ces temps sombres, ce crétin garde toujours cette fierté de dire que tout ça, c’était courant d’avance. Que la venue des Supérieurs ne sauraient tarder et que nous devrions nous montrer plus intelligent et se plier pour éviter les morts.
Toujours avec son discours de démagogue à la con, voulant nous faire croire au pacifisme de cette ordre pourrie jusqu’à la moëlle.

Toujours face à face, ma baguette en main, je ne décroche pas mon regard du sien. Je reste ferme, intransigeante et n’hésite pas à lui ordonner d’une voix froide et sèche de retourner dans son dortoir. Je me fou que ça soit irrespirable là-bas puisque peu importe l’endroit où il mettra les pieds, l’angoisse, la haine et la mort sera partout sur ses murs. C’est sa seconde peau et il va falloir maintenant s’y faire.

— Cette règle du couvre-feu c'est pour nous protéger en cas d'attaque n'est-ce pas ? Ils savent que j'étais pour eux, alors si jamais je ne sais pas par quel miracle ils reviennent cette nuit, pile le soir où je suis dehors, je ne pense pas qu'ils s'amuseront à me buter. Ou peut-être que si, mais dis-toi que ça te fera des vacances. Alors laisse-moi juste aller respirer un coup sur le toit avant que quelqu'un finisse par mourir dans la salle commune.
— Joue-moi encore la victime et je risquerais de verser une larme.

Il vise juste sur un point : Il ne risque rien. Parce qu’il sait de quel camp il est et que visiblement, eux le savent aussi. Allez savoir pourquoi je possédais encore l’ombre d’un doute. Il m’avoue presque trop clairement qu’il est des leurs. Je n’en suis pas surprise, ça n’est pas comme s’il ne le clamait pas déjà dès que l’occasion s’y prête. Mais l’entendre encore une fois après ce qu’il vient de se passer déverse en moi un torrent de lave.

— Je veux bien que l'on m'en veuille pour ce que je dis, pour ce qui s'est passé pendant la période des Supérieurs, et tout ce dont qui s'est passé réellement. J'assume totalement, je le sais. Par contre sur ce qui se passe depuis le début de l'année je n'y suis pour RIEN, alors excuse-moi d'être un peu sur les nerfs parce que tout le monde m'accuse. Alors oui, je sais ce n'est pas bien de sortir. Oui ce n'est pas mon genre d’enfreindre les règles. Je vais sur les toits, on est au niveau des tours... S'il y a le moindre souci, je redescendrai, illico, ne crois pas que je sois assez stupide ou fou pour mettre ma vie en danger.

Un instant, juste une toute petite seconde, je suis entrain de me demander s’il n’est pas entrain de me faire une blague. Du genre « mauvais goût ».
De tous ceux qui ont été pour les Supérieurs durant l’occupation, il y a deux catégories :

- La rédemption : Ceux qui ont mis un genou à terre pour demander le plus grand des pardons. Certains par peur de se faire tout simplement tuer et d’autre par sincérité, par prise de conscience de la manipulation dont ils étaient victimes.
- Les révoltés : Ceux qui n’ont pas lâchés le morceau, qui continuent malgré tout de défendre leur cause, leur camp et ce, peu importe s’ils sont en minorités. Connor en fait partie, il en a conscience et nous le fait savoir.

Et l’entendre dire qu’il est sur les nerfs parce que tout le monde le soupçonne d’être coupable de tout ça ? A quel moment je lui explose à la figure ? A quel moment je lui hurle que son petit discours de mec sage, victime de la trop grande pression que ses petits copains lui imposent sur les épaules, risque de me rendre tout simplement violente.

— Je me fou de savoir si tu es sur les nerfs parce que certains te soupçonne. Qu’est-ce que tu veux, que je te plaigne ? Un rire bref et sec m’échappe. Que je t’accorde le droit exceptionnel d’aller prendre l’air parce que le pauvre petit Tveit ne supporte pas qu’on le regarde de travers et qu’on le soupçonne d’être partisan de toute cette « tragédie » ?

J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure, là, juste au bord des lèvres et je ne le lui laisse même pas le temps de répliquer parce que j’enchaine aussitôt, le regard noir.

— Parce que OUI, ce qu’il s’est passé est une tragédie. A partir du moment où des innocents sont assassinés gratuitement, c’est une tragédie. A partir du moment où tu portes atteinte à la vie d’un autre pour des idéaux datant de Merlin, s’en est une aussi. A partir du moment où tu te penses assez puissant pour t’accorder le droit de vie ou de mort sur un innocent, oui, c’est une putain de tragédie.

Je détache chacun de mes mots mais à ma propre surprise, je n’hausse pas la voix. Au contraire. Elle reste calme mais d’une froideur que je ne me connaissais pas. J’ai la sensation d’être spectatrice de la scène, que tous ces mots ne sort pas d’entre mes lèvres. Et pourtant, je n’ai jamais été aussi sûre de moi, aussi confiante. Je repense à ma mère et à tous nos proches décimés pour les mêmes idées qui ont failli tuer Charleen, Zachary, et tant d’autres, pour les mêmes idées qui ont tués Megan la dernière fois. Ils ont brisés ma famille, mon adolescence et m’ont privés d’une partie de ma vie. Comme ils l’ont fait pour celles d’un millier d’autres avant moi.

Encore une fois, je ne marque qu’une courte pause, ne lui laissant pas le temps de s’exprimer.

— Tu ne risques effectivement rien dans ces couloirs mais pour l’instant, tu es sous le toit de Poudlard et donc sous les ordres de Monsieur Rivers et de Mademoiselle Stoneheaven. Et leurs ordres sont clairs : Personne hors de son dortoir lors du couvre-feu. Alors tant que tu seras scolarisé ici, tu suivras les règles de cette école comme tout le monde. Isole toi dans une cabine de la salle de bain, isole toi dans ton lit, je n’sais pas, je m’en fou mais tu fais demi-tour.

Et c’est non négociable. Le ton que j’emploi n’accorde aucun doute sur la fermeté de ma décision tout comme mon regard qui n’a pas lâché Connor un seul instant. Je prends sur moi comme jamais et bizarrement, tout me semble bien moins compliqué qu’il y a quelques mois. Peut-être est-ce là le signe que je commence enfin à éclore du sombre Hiver qui me recouvrait.
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MessageSujet: Re: What's wrong with you ? •• Kezabel   Lun 2 Mai 2016 - 20:01

Il voulait la raisonner. Il voulait avoir raison. Lui montrer qu’il ne risquait rien en quittant les dortoirs –en théorie-, car en cas d’attaque des Supérieurs il ne serait probablement pas touché. Peut-être qu’il se trompait, il n’en savait rien mais il aimait quand même beaucoup cette idée, être comme assez connu-reconnu pour que l’on ne touche pas à ses bouclettes. Il ajouta que sinon il y aurait peut-être bientôt un mort dans la salle commune des Bleus.

Joue-moi encore la victime et je risquerais de verser une larme.

Il soupira, un peu excédé. Il ne voulait qu’énoncer des faits pas se plaindre. Pas réellement. C’était une réalité, il était arrivé à un point où il ne supportait plus les autres, ou les autres élèves étaient énervés et en voulaient aux types « comme lui ». Le résultat était simple et surtout très explosif mais visiblement dame Kezabel ne semblait pas le voir de cet œil. Il aurait pu répliquer, lui montrer par A+B qu’il ne se plaignait pas mais la vérité était qu’il n’en avait même pas le courage. Il avait juste l’impression d’être pris d’une énorme et grosse flemme. Tveit essaya néanmoins un autre registre…. Mais là encore il voyait qu’il était très loin de faire mouche. Pourtant il trouvait ses arguments pertinents. Il avait le droit d’être pour les supérieurs –sans la méthode violence-, et ne rien avoir à voir avec tout ce qui se passait depuis le début d’année –plein de violence justement-. Qu’est-ce qui était compliqué à comprendre là-dedans ? Pourquoi est-ce qu’ils ne voyaient tous pas plus loin que le bout de leur nez ? C’était juste incompréhensible pour le Serdaigle.
Bientôt la jeune femme reprit finalement la parole, amère presque trop sarcastique à son goût mais c’était au final plutôt de bonne guerre vu comme il s’était importé contre elle.

Je me fou de savoir si tu es sur les nerfs parce que certains te soupçonne. Qu’est-ce que tu veux, que je te plaigne ? Que je t’accorde le droit exceptionnel d’aller prendre l’air parce que le pauvre petit Tveit ne supporte pas qu’on le regarde de travers et qu’on le soupçonne d’être partisan de toute cette « tragédie » ?

Non il ne demandait pas un droit exceptionnel, il voulait juste y aller et qu’on lui foute la paix. C’était tout. D’autre se promenaient dans les couloirs et ne se faisaient pas tous réprimandés juste parce qu’ils étaient potes avec des préfets. Il avait déjà vu, entendu parler de ça. Les cas étaient certainement rares, il doutait que Keza agisse de cette manière, mais est-ce qu’elle demanderait sérieusement, au hasard, à Riley de retourner dans sa salle commune ? Non elle rigolerait certainement avec son amie. Il en était certain ! Malheureusement pour lui, elle était loin d’en avoir fini avec lui !

Parce que OUI, ce qu’il s’est passé est une tragédie. A partir du moment où des innocents sont assassinés gratuitement, c’est une tragédie. A partir du moment où tu portes atteinte à la vie d’un autre pour des idéaux datant de Merlin, s’en est une aussi. A partir du moment où tu te penses assez puissant pour t’accorder le droit de vie ou de mort sur un innocent, oui, c’est une putain de tragédie.

Mais il ne voulait pas que quelqu’un meurt ou soit blessé ! Est-ce qu’elle ne l’avait pas encore compris cela ? Bon pour le reste, elle n’avait pas tout à fait tort, même si dans son cas « porter atteinte à la vie d’un autre » était un peu fort. Il disait juste que les nés-moldus n’avaient rien à faire ici, et qu’ils affaiblissaient la magie, parce que c’était la VERITE ! Combien de temps faudrait-il avant que tout le monde s’en rende compte ? Pourquoi est-ce qu’ils étaient tous si aveugle ? Les bras lui en tombaient presque devant un tel discours, mais il n’eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit. Elle enchainait déjà

Tu ne risques effectivement rien dans ces couloirs mais pour l’instant, tu es sous le toit de Poudlard et donc sous les ordres de Monsieur Rivers et de Mademoiselle Stoneheaven. Et leurs ordres sont clairs : Personne hors de son dortoir lors du couvre-feu. Alors tant que tu seras scolarisé ici, tu suivras les règles de cette école comme tout le monde. Isole toi dans une cabine de la salle de bain, isole toi dans ton lit, je n’sais pas, je m’en fou mais tu fais demi-tour.

Non. Il avait envie de répondre cela mais il ne voulait pas s’attirer plus d’ennuis. Il n’avait pas envie de faire perdre des points à sa maison. Il n’avait pas envie de se retrouver dans le bureau du directeur… il allait bien falloir qu’il lui obéisse même si c’était à contrecœur mais avant, il allait quand même tenter de lui faire comprendre deux-trois choses, mettre les choses un peu plus au clair en d’autres termes !

D’accord, d’accord. J’y retourne dans le dortoir ! dit-il avant d’inspirer un bon coup et de continuer sur sa lancée Oui d’accord si tu veux c’est une tragédie mais JE N Y SUIS POUR RIEN. Rien. Niet. Tu sais très bien que je ne cautionne pas la violence. Alors oui, je pense plus ou moins comme eux. Mais NON ces méthodes ne me plaisent pas spécialement. Qu’est-ce que j’y peux ? Rien. Strictement rien. Il se tut quelques instants avant de reprendre Alors le dirlo et Stoneheaven essayent de nous protéger, mais ils s’y prennent très mal. Il n’y a jamais eu plus d’incidents que maintenant. Tu ne veux sûrement pas entendre ça, mais si les moldus dégageaient une bonne fois pour toute plutôt que de jouer les apprentis sorciers les choses iraient peut-être mieux. Il secoua un peu la tête et rajouta C’est un « jeu », celui qui tiendra le plus longtemps… sauf qu’il faut être clair. A chaque attaque il y a des blessés, voire des morts. De leur côté ? Pas grand-chose. si on oublie tous ceux qui se sont sacrifiés en février… mais chut. Ils ont une case d’avance et ton cher directeur est juste totalement dépassé par la situation. Les gardiens ? C’est du flan. Ils sont incapables de nous protéger. Les mesures de protection autour de l’école ? On dirait les portes ouvertes vu comme ils arrivent à s’infiltrer. Voilà la vérité. Alors cette règle débile de couvre-feu tu crois qu’elle sert à quoi ? A rien. A faire genre que les choses sont prises en main, mais c’est tout.
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MessageSujet: Re: What's wrong with you ? •• Kezabel   Mer 11 Mai 2016 - 14:46

— D’accord, d’accord. J’y retourne dans le dortoir !

Oui, retournes-y et ferme là. Je ne peux plus le voir en peinture, je ne peux plus l’entendre dire des conneries pareilles sans me mettre dans un état de rage profond et froid. Il y a quelques temps je laissais courir, je ne m’en préoccupais pas mais plus le danger nous pèse, moins j’ai l’envie de le laisser dire des horreurs pareilles sans réagir.
Plus maintenant.

— Oui d’accord si tu veux c’est une tragédie mais JE N Y SUIS POUR RIEN. Rien. Niet. Tu sais très bien que je ne cautionne pas la violence. Alors oui, je pense plus ou moins comme eux. Mais NON ces méthodes ne me plaisent pas spécialement. Qu’est-ce que j’y peux ? Rien. Strictement rien.
— Non mais est-ce que tu t’entends Connor ?!

Cette conversation me parait délirante, surréaliste. Est-ce qu’il se rend compte de ce qu’il me dit, de quoi nous parlons ? Nous parlons d’une secte de dégénérés assoiffés de sang qui se permettent de prendre les vies comme on cueillerait des putains de pâquerettes dans un champ, pas de quelques élèves qui jouent les gros durs à emmerder leur camarade. Mais sa façon de dire « Oui bon OK j’admets que je pense comme eux … MAIS je n’suis pas trop d’accord avec leur méthode. Mais bon, qu’est-ce que j’y peux ? ».
Ça me rend dingue.
Ça me rend folle que l’on puisse prendre tout ça à la légère. Il se dédouane avec une facilité qui me donne la nausée. L’entendre encore une fois admettre qu’il est d’accord sur le fait que seuls les sang-purs ont quelque chose à faire ici le rend malade.
C’est à cause de personne comme lui que ma mère est morte. Que mon frère est paralysé. Que tous ceux que nous connaissions ont été cruellement tués. Que Megan est morte. Que Charleen a failli y passer.

— Alors le dirlo et Stoneheaven essayent de nous protéger, mais ils s’y prennent très mal. Il n’y a jamais eu plus d’incidents que maintenant. Tu ne veux sûrement pas entendre ça, mais si les moldus dégageaient une bonne fois pour toute plutôt que de jouer les apprentis sorciers les choses iraient peut-être mieux. C’est un « jeu », celui qui tiendra le plus longtemps… sauf qu’il faut être clair. A chaque attaque il y a des blessés, voire des morts. De leur côté ? Pas grand-chose. Ils ont une case d’avance et ton cher directeur est juste totalement dépassé par la situation. Les gardiens ? C’est du flan. Ils sont incapables de nous protéger. Les mesures de protection autour de l’école ? On dirait les portes ouvertes vu comme ils arrivent à s’infiltrer. Voilà la vérité. Alors cette règle débile de couvre-feu tu crois qu’elle sert à quoi ? A rien. A faire genre que les choses sont prises en main, mais c’est tout.

Mes mains agrippent le haut de son vêtement pour le plaquer violemment contre le mur à notre droite, ma baguette toujours en main. Mon visage n’est qu’à quelques centimètres du sien et je lâche, dents serrés, regard brillant de rage.

— Je te jure sur ce que j’ai de plus cher qu’une fois à l’extérieur après être devenu Auror, je vous traquerais, toi et ta bande de copains. Je ne vous lâcherais pas.

Je le lâche brutalement, mains tremblantes. Je ne me reconnais plus mais je ne réfléchis plus non plus. Je laisse la haine et la colère parler, la frustration mais surtout la détermination. Je suis dans un tel état de tension que ma vue se rétrécie, obscurcissant tout autour de moi pour ne me focaliser que sur son visage dont j’imprime chaque détails.

— Tu n’es qu’un lâche qui se cache derrière ton désaccord des méthodes qu’ils emploient, mais tu ne vaux pas mieux qu’eux. C’est à cause de personne qui pense comme toi que Megan est morte, que des moldus sont morts ici, que des villages ENTIERS ont été ratissés et ravagés.

Je suis toujours proche de lui, le feu aux veines et à aucun moment je ne le lâche du regard.

— Parce que tu ne cautionne pas leur méthode, tu crois que ça fait de toi quelqu’un de mieux ? Quelqu’un de moins pire qu’eux ? Putain mais tu vis dans QUEL monde Connor ! On parle de vies HUMAINES ! Des humains, des êtres vivants avec des familles, des proches. Vous avez détruit des familles entières pour de simples idées tout droit sortie du siècle dernier.

Je ne le lui laisse pas le temps de répondre alors que je m’approche d’un pas.

— Qu’est-ce qui nous différencie, hein ? Qu’est-ce que j’ai de différent de toi, vas-y explique. Qu’est-ce qui te permets de penser que toutes personnes n’étant pas d’un sang-pur vaut moins que toi. Qu’est-ce qui te permets de penser que vous puissiez vous accordez le droit de tuer ceux que vous jugez inférieur ! Qu’est-ce qui vous donne à VOUS le droit de décider QUI en vaut la peine ou non ! Vous n’êtes pas des Dieux, vous n’êtes pas Supérieurs, vous êtes des Hommes comme nous tous. Il y a des dizaines d’élèves ici qui sont né-moldus qui sont deux fois plus doués que toi. Est-ce que c’est pour autant qu’ils te considèrent comme de la merde ?

J’ai le souffle court, le cœur qui bat aux tempes avec violence mais je ne m’arrête pas pour autant de lui cracher ce que j’ai à lui cracher.

— Tu as raison Connor, la protection du château est loin d’être parfaite mais ils risquent leurs vies pour nous laisser la liberté de pouvoir étudier comme toutes personnes normales, pour nous donner la liberté de vivre comme on l’entend. Tu pourras remettre en cause toutes les méthodes utilisées mais je préfère voir ça que de laisser tomber pour voir rappliquer encore une fois vos petits copains. Parce que c’est ce qu’il se passera et tu le sais comme moi. Ils n’sont pas juste là pour nous foutre la trouille et pour dégager les moldus, ils sont aussi là pour reprendre le contrôle sur cette école comme la dernière fois, pour nous terroriser, torturé, tué, nous priver de nos familles et de nos proches. Pour nous réduire à l’état de moins que rien pour peu que nous ne pensons pas comme eux. Et tu crois vraiment qu’on va les laisser recommencer ? Nous avons au moins le mérite de ne pas être des lâches et de rester debout. Nous n’attaquons pas en traitre, nous ne vous laissons pas le pouvoir sur cette école parce qu’elle ne vous appartient pas. Les fondateurs de Poudlard ne l’ont pas construite pour que des tueurs sanguinaires viennent souiller ces pavés mais pour donner le droit à l’éducation, mais aussi offrir un refuge à ceux qui en ont besoin. Bon sang ! Ouvre les yeux sur ce qu’il se passe, prend conscience que de tuer juste pour une histoire de sang n’est pas normal mais aussi que des personnes soit disant pacifistes comme toi puissent juger les non sang-purs comme des êtres faibles ne l’est pas non plus. On a tous le droit d’être là. Tous.

Ma voix finit par trembler mais je n’ai jamais été aussi déterminé dans mes mots, je n’ai jamais débité un flot de parole aussi conséquent tout en me foutant de ce que ça engendrera par la suite. Il pourra me dire qu’il s’en fou, me demander si j’ai fini et qu’il ne m’a pas écouté, ça me passe au-dessus de la tête. L’important ici est que, malgré moi, j’essaie de lui ouvrir les yeux. Qu’il arrête tout ça, qu’il arrête de semer derrière lui des graines envenimés qui mènera d’autres jeunes comme lui à la même bataille.
Je le hais comme j’ai rarement hais quelqu'un dans ma vie.
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MessageSujet: Re: What's wrong with you ? •• Kezabel   Lun 16 Mai 2016 - 11:02

Est-ce qu’il s’entendait ? Bien sûr que oui, mais il ne voyait pas pourquoi aujourd’hui elle faisait tant un fromage de tout ça. Il ne changeait pas spécialement et il fallait qu’ils se mettent tous en tête une bonne fois pour toute qu’il n’y était pour rien dans tout ce qui se passait. Pourquoi est-ce que cette vérité semblait si difficile à comprendre ? C’était juste fou. Totalement barge ! Il secoua un peu la tête avant de soupirer, agacé

Bien sûr que oui je m’entends, mais toi tu as l’air d’avoir quelques difficultés à comprendre par contre c’est déjà plus embêtant.

Il n’avait pas tardé à renchérir un peu plus sur les méthodes de la direction, qui pour lui étaient au final le fond du problème. Virer les Moldus aurait été une bonne chose, quelque chose d’efficace pour tempérer un peu plus les Supérieurs, il en était certain, cela aurait éviter bien des morts. Mais bon, ces adultes s’obstinaient, disaient qu’ils protégeaient les élèves et compagnie mais, mois après mois les choses ne s’arrangeaient, les désastres continuaient et il était certain qu’en cherchant bien des élèves voire des parents d’élèves devaient commencer à en avoir marre de leur incompétence. Peut-être qu’il devrait mener un peu son enquête, voir s’il ne pourrait pas tirer de là quelques failles intéressantes… le souci, c’est que personne ne lui ferait confiance, il faudrait qu’il trouve un autre moyen d’apprendre ce genre de choses et surtout quelque chose de discret ! Connor avait à peine fermé la bouche que déjà Keza l’avait empoigné et l’avait plaqué contre le mur et elle le menaçait avec une baguette. Il haussa un sourcil, avant de lui faire un petit sourire, plus amusé qu’autre chose par sa perte de contrôle. Pauvre petite chose.

Je te jure sur ce que j’ai de plus cher qu’une fois à l’extérieur après être devenu Auror, je vous traquerais, toi et ta bande de copains. Je ne vous lâcherais pas.
Il faudrait déjà que tu y arrives.. à devenir Auror, je voudrais bien voir ça… et sache que là, tel que tu me vois je suis mort de peur… Regarde je tremble. Il leva les yeux au ciel avant de continuer Tu sais que si tu perds ton sang-froid aussi rapidement… c’est mal barré pour devenir Auror. ricana-t-il Et je ne suis pas certain que cela soit dans tes attributions de préfets de menacer un autre élève.

Elle ne tarda pas à le lâcher et tout naturellement il se remit les vêtements en place, toujours aussi amusé par ce revirement de situation. Il adorait leur faire perdre leur calme, c’était si facile. Cela montrait à quel point ils étaient faibles, à quel point ils ne savaient pas se contrôler.

Tu n’es qu’un lâche qui se cache derrière ton désaccord des méthodes qu’ils emploient, mais tu ne vaux pas mieux qu’eux. C’est à cause de personne qui pense comme toi que Megan est morte, que des moldus sont morts ici, que des villages ENTIERS ont été ratissés et ravagés.
Attends. Attends. Attends. Donc d’après toi, je suis lâche parce que je dis que je suis d’accord avec eux mais pas avec leur méthode ? Je suis lâche pour assumer ce que je dis, alors que certaines personnes ici pensent la même chose mais ne veulent pas l’avouer de peur d’être mal vu… Ne serait-ce pas eux plutôt les lâches ? Il eut un petit sourire avant de continuer ta vision du lâche est fort étrange, car du temps où ils étaient là, ils savaient pertinemment que j’étais CONTRE la violence. Est-ce que c’est lâche ? Est-ce que j’ai menti à un moment donné ? Est-ce que je me suis toujours rangé du côté du plus fort comme certains le font ? Non, j’ai toujours été franc. Tu dis que je suis lâche, parce que ça t’arrange de passer ça. Mais si j’étais si lâche que ça, je me cacherai pour ne pas m’attirer d’ennuis. Si j’étais si lâche que tu sembles le dire, je les aurais suivis dans tout ce qu’ils ont fait lorsqu’ils étaient ici ce qui n’était le cas. Alors d’après toi, pourquoi je suis lâche, parce que je suis dis que je pense comme eux mais je suis contre la violence ? C’est la vérité, pas de la lâcheté. Mais peut-être que l’on a une vision différente de toute ça… il eut un nouveau petit sourire. S’ils reviennent, tu verras qui changera de nouveau de camps. Tu verras ces véritables lâches. Et ils sont plus nombreux que l’on peut le croire, j’en suis certain.

Il prenait un véritable plaisir à cette conversation à présent. Ce genre d’insultes, il les avait déjà entendues maintes et maintes fois, cela ne le touchait pas, d’autant plus qu’il ne se trouvait pas spécialement lâche.

Parce que tu ne cautionne pas leur méthode, tu crois que ça fait de toi quelqu’un de mieux ? Quelqu’un de moins pire qu’eux ? Putain mais tu vis dans QUEL monde Connor ! On parle de vies HUMAINES ! Des humains, des êtres vivants avec des familles, des proches. Vous avez détruit des familles entières pour de simples idées tout droit sortie du siècle dernier. […]Bon sang ! Ouvre les yeux sur ce qu’il se passe, prend conscience que de tuer juste pour une histoire de sang n’est pas normal mais aussi que des personnes soit disant pacifistes comme toi puissent juger les non sang-purs comme des êtres faibles ne l’est pas non plus. On a tous le droit d’être là. Tous.

Il n’avait pas eu le temps de répliquer quoi que ce soit, qu’elle avait déjà enchainé en lui demandant ce qui les différencier et ce genre de questions qui revenaient perpétuellement. Il soupira et la laissa parler, encore et encore et encore. Et enfin le silence. Le doux silence, il la regarda quelques instants totalement insensible à ce qu’elle venait de dire. Elle avait tort, tout simplement. Ils auraient certainement pu en parler pendant des heures qu’ils ne seraient jamais tombés d’accord.

Premier point, sache que dans mon année, je suis un des meilleurs… que tu dises ça de Melvin, Aaron, voire même Warren si ça te chante, mais avec moi, ton argument ne marche pas. Ce n’était pas de la pure vanterie, c’était juste la vérité. Il bossait, il avait les résultats très bons. Je n’ai jamais dit que j’étais meilleur que les Supérieurs, ou pire, ou ce que tu veux, juste qu’on avait les mêmes visions des choses mais pas la même manière de procédé. Tu auras beau hurler, te débattre, tu fermes les yeux sur le véritable fond du problème, sur ce qui les amène à faire cela. Il inspira un bon coup avant de continuer sur sa lancée croyant à 100% ce qu’on lui avait dit depuis qu’il était gamin, idée dont il ne voulait pas démordre. Plus on se lit avec les moldus, plus la magie s’affaiblit, et un jour… il n’y en aura plus. Alors oui, pour toi ça peut te paraitre disproportionné, injuste ou tout ce que tu veux. Mais sincèrement si les nès-moldus n’intégrèrent jamais Poudlard, comment est-ce qu’ils pourraient savoir ce qu’ils ratent ? Ils ne le pourraient et chacun aurait juste à vivre dans son coin. On préserve la magie, les Moldus sont tranquilles tout le monde est content et heureux. Est-ce que c’est compliqué à comprendre ? Est-ce que tu ne vois pas qu’avec les années, les dizaines d’années le monde magique s’affaiblit ? Renvoyer les nés-moldus chez eux, ne plus en accepter et tout irait pour le mieux, c’est juste Kezabel… mais je crois que l’on pourrait en parler pendant des heures, on ne serait jamais d’accord. Mais tu as tort, sache-le, et un jour tu t’en rendras compte, j’espère être dans les parages à ce moment-là.
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MessageSujet: Re: What's wrong with you ? •• Kezabel   Lun 23 Mai 2016 - 15:22

- Il faudrait déjà que tu y arrives.. à devenir Auror, je voudrais bien voir ça… et sache que là, tel que tu me vois je suis mort de peur… Regarde je tremble. Tu sais que si tu perds ton sang-froid aussi rapidement… c’est mal barré pour devenir Auror. Et je ne suis pas certain que cela soit dans tes attributions de préfets de menacer un autre élève.

C’est un feu dans mes veines, un feu dans mon ventre, un feu dans ma tête. Un brasier entier consume mes sens et je vois rouge. Je me vois le frapper, vraiment. Avec force et brutalité. Un quelque chose qui ne me ressemble pas, des restes d’une colère mal gérée et mal digérée. Le chemin que je fais vers la « guérison » est long et je suis parfaitement consciente des failles que je présente encore aujourd’hui. Et si, deux mois plus tôt, je n’aurai pas hésité à me ruer sur lui pour le frapper avec autant d’ardeur qu’il met à me rabaisser, aujourd’hui je n’en fais rien. Je me contente de le tenir par le col de son vêtement, le cœur martelant ma poitrine.
L’esquisse d’un sourire déterminé s’affiche sur mon visage.

- J’espère bien que tu seras là pour voir ça, je t’offrirai la place en première loge.

Parce que je ne suis pas stupide, Connor ne s’arrêtera pas à la parlante une fois à l’extérieur. Nous avons souvent tendance à croire que les Supérieurs agissent toujours dans la violence et rien d’autre, a raison, puisque nous ne voyons que cette part d’ombre de leur Secte. Mais la réalité est tout autre.
Dans chaque armée réside un stratège. Celui ou celle qui reste dans l’ombre, établit le plan d’attaque, la façon de s’y prendre, envers qui et pourquoi. Et ça n’est pas toujours ceux que nous voyons en première ligne. Et étrangement, Connor me semble être un parfait candidat pour ce genre de fonction.
Je ne manque pas de lui dire à quel point il est lâche de se cacher derrière le « Je ne suis pas pour la violence ». Certes, il assume le fait qu’ils soient de leur côté mais dès lors qu’un évènement de ce genre se passe, il lève les mains : Eh écoute, j’ai jamais été contre la violence hein.
Est-ce que ça change quelque chose ? A ce stade, je n’en suis plus certaine.

- Attends. Attends. Attends. Donc d’après toi, je suis lâche parce que je dis que je suis d’accord avec eux mais pas avec leur méthode ? Je suis lâche pour assumer ce que je dis, alors que certaines personnes ici pensent la même chose mais ne veulent pas l’avouer de peur d’être mal vu… Ne serait-ce pas eux plutôt les lâches ? ta vision du lâche est fort étrange, car du temps où ils étaient là, ils savaient pertinemment que j’étais CONTRE la violence. Est-ce que c’est lâche ? Est-ce que j’ai menti à un moment donné ? Est-ce que je me suis toujours rangé du côté du plus fort comme certains le font ? Non, j’ai toujours été franc. Tu dis que je suis lâche, parce que ça t’arrange de passer ça. Mais si j’étais si lâche que ça, je me cacherai pour ne pas m’attirer d’ennuis. Si j’étais si lâche que tu sembles le dire, je les aurais suivis dans tout ce qu’ils ont fait lorsqu’ils étaient ici ce qui n’était le cas. Alors d’après toi, pourquoi je suis lâche, parce que je suis dis que je pense comme eux mais je suis contre la violence ? C’est la vérité, pas de la lâcheté. Mais peut-être que l’on a une vision différente de toute ça… S’ils reviennent, tu verras qui changera de nouveau de camps. Tu verras ces véritables lâches. Et ils sont plus nombreux que l’on peut le croire, j’en suis certain.
- Au moins une chose sur laquelle nous sommes d’accord.

Nous les avons vus par poignée retourner leur veste dès lors que les Supérieurs sont partie, évincés. Nous les avons presque tous vu, revenir la queue entre les jambes pour ne pas que nous les expulsions ou pire les tuons. Certains ont été forcé de collaboré, d’autre non. Et ceux-là se réveilleront dès que possible.

- Mais visiblement, on n’se comprend pas.

Non. Parce qu’il y a une chose que je ne peux pas enlever à Connor, c’est sa franchise. Il n’est pas hypocrite, il n’est pas de ceux qui se défilent. Aussi loin que je m’en souvienne, il a toujours fait comprendre qu’il n’était pas de notre côté.
J’ai même essayé de lui faire comprendre que ne pas cautionner leurs actes, ne fait pas de lui quelqu’un de moins pire que ces copains meurtriers. Je n’arrive pas à comprendre comment Connor peut se lever chaque matin avec en tête que, certes, la violence, très peu pour lui. Mais si les né-moldus avaient écoutés depuis le début, ils n’en seraient pas là… Ça me rend dingue. Vraiment. Le sentiment d’injustice me bouffe de l’intérieur, encore plus lorsque je sais Charleen sur un lit d’infirmerie et qu’elle aurait pu y mourir. Qu’Ismaelle s’y trouve aussi et tant d’autres.

Mon souffle saccadé, mon regard noir braqué dans celui de mon vis-à-vis, il ne semble pas touché le moins du monde par ce que je lui dis. Il s’en fou, c’est une évidence. Je pourrais lui expliquer de toutes les manières possibles que nous parlons de vie humaine qu’il n’y verrait qu’une chose : Le statut de leur sang.

- Premier point, sache que dans mon année, je suis un des meilleurs… que tu dises ça de Melvin, Aaron, voire même Warren si ça te chante, mais avec moi, ton argument ne marche pas.

Un ricanement sec m’échappe.

- Je vois qu’en plus de t’enseigner la tolérance, on t’a aussi fait un sacré cours sur l’humilité.

Le sarcasme et l’ironie transpire dans chacun de mes mots.

- Je n’ai jamais dit que j’étais meilleur que les Supérieurs, ou pire, ou ce que tu veux, juste qu’on avait les mêmes visions des choses mais pas la même manière de procédé. Tu auras beau hurler, te débattre, tu fermes les yeux sur le véritable fond du problème, sur ce qui les amène à faire cela.

Si moi je ne comprends pas ce qu’il essaie de me dire, lui ne m’a tout simplement pas écouté. On ne s’entend pas, ne se comprend pas. De toute façon, comment le pourrait-on ?

- Plus on se lit avec les moldus, plus la magie s’affaiblit, et un jour… il n’y en aura plus. Alors oui, pour toi ça peut te paraitre disproportionné, injuste ou tout ce que tu veux. Mais sincèrement si les nès-moldus n’intégrèrent jamais Poudlard, comment est-ce qu’ils pourraient savoir ce qu’ils ratent ? Ils ne le pourraient et chacun aurait juste à vivre dans son coin. On préserve la magie, les Moldus sont tranquilles tout le monde est content et heureux. Est-ce que c’est compliqué à comprendre ? Est-ce que tu ne vois pas qu’avec les années, les dizaines d’années le monde magique s’affaiblit ? Renvoyer les nés-moldus chez eux, ne plus en accepter et tout irait pour le mieux, c’est juste Kezabel… mais je crois que l’on pourrait en parler pendant des heures, on ne serait jamais d’accord. Mais tu as tort, sache-le, et un jour tu t’en rendras compte, j’espère être dans les parages à ce moment-là.

Un dégoût profond surgit du fond de mes entrailles à m’en donner la nausée. Je ne peux pas croire qu’il puisse dire des choses pareilles, je ne peux pas croire que l’on est pu lui faire intégrer toutes ces idées dès son plus jeune âge et qu’aujourd’hui, il puisse les prôner de cette façon avec un détachement à vous faire perdre foi en l’humanité. Je ne manque pas sa menace, je l’entends même parfaitement et n’es pas prête de l’oublier.
Ma main me démange, l’envie de le gifler également mais peut-être est-ce ses propos de tout à l’heure qui me freine mais je n’en fais rien. Peut-être est-ce aussi la lassitude et la violence de ses convictions qui me fait perdre toute l’envie de me battre.

- J’ai longtemps cru que tu pouvais changer. Je me disais que tout ça n’était qu’une question d’éducation et que tu n’y étais pour rien mais visiblement, la graine est bien planté et tu es pourrie jusqu’à la moëlle.

Je continue de le fixer, lui répondant d’un ton froid sans que je ne m’enflamme.

- Est-ce que tes précepteurs t’ont déjà appris l’Histoire et plus particulièrement celle de l’esclavage ou des déportions à la seconde guerre mondiale ? Est-ce qu’ils t’ont enseigné que, fut un temps, l’on réduisait les êtres humains en esclavage avec pour seul prétexte qu’ils avaient la peau noire ? Qu’ils étaient considéré comme du bétail, vendu sur les marchés humains pour en faire des domestiques, nettoyer la merde des blancs ? Parce que comme toi, ils pensaient que si les noirs et les blancs s’accouplaient, la « race » blanche disparaitrait et la pureté de leur génération avec. Que ça n’était pas humain, qu’ils étaient certainement porteurs de maladie.

Mes yeux parcourent ses traits, ses yeux. Il m’inspire tant de chose que j’aurai presque du mal à y faire le tri.

- Et l’Histoire s’est répétée des décennies plus tard parce qu’un fanatique était persuadé que les Juifs étaient nuisibles aussi bien pour l’économie que pour le sang allemand. Et il s’est tellement bien débrouiller dans son discours de démagogue qu’il a réussi à persuader toute une population que la « vraie race » allemande était ceux qui correspondaient aux critères physiques : Blond, grand et yeux bleus. Avec pour ancêtre, uniquement des allemands

Et aujourd’hui ?
J’ai le droit au même discours, à celui du soi-disant pacifiste mais non moins fanatique qui me tient le même discours à quelques détails près. Pire que la colère, ça m’éveille une certaine peur. Que se passera-t-il lorsqu’un homme comme Connor réussira à retourner suffisamment de tête pour les mener vers une chasse aux né-moldus et les conduire à la mort ?

- Tout ça, toutes ces histoires et il y en a tant, ont conduit à la mort de millions de personnes seulement parce qu’ils avaient une couleur de peau ou une origine différentes. Et maintenant, tu me sors que si nous laissons les né-moldus sorciers continuer d’exercer, la magie disparaitra ? Que tout ça n’est que la simple conséquence d’une désobéissance à ne pas vouloir rester à sa place ? Ne pas cautionner la violence est une chose Connor mais être en accord avec leur principe, en est une autre. Tu ne peux pas ôter le droit à un être humain d’exercer à l’école juste parce qu’il n’a pas le même sang que toi, tout comme ils n’avaient pas le droit de réduire à l’esclavage un homme parce qu’il avait la peau noire. Tu ne veux rien entendre, tu ne veux pas voir que tout ça est humainement immonde. Ils ne font de mal à personne, ce que tu ne veux pas admettre toi c’est que vous avez simplement peur de perdre votre suprématie. Si vous étiez si tranquille à dormir sur vos deux oreilles concernant votre soit disant puissance, vous n’en seriez pas là à traquer ceux que vous jugez impurs.

Je recule d’un pas, haussant les épaules, toujours sans le lâcher du regard.

- Tu seras là quand ils reviendront, parce qu’ils reviendront, mais ce que tu verras de moi, ça n’est pas un changement de camp. Sois en certain.

S’il me menace sous couvert, moi aussi. Parce que s’il faut prendre les armes, je le ferais et sans l’ombre d’une hésitation. Tout comme je ne lâcherais pas prise et dès demain, j’étudierais deux fois plus que je ne le fais déjà. Être Auror devient une certitude, encore plus ce soir que jamais.

- Maintenant, retourne dans ta Tour.
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MessageSujet: Re: What's wrong with you ? •• Kezabel   Mar 24 Mai 2016 - 20:04

Il était insolent, il le savait pertinemment mais cela lui plaisait beaucoup trop de chercher la jeune femme. Il aimait voir son regard changer. Il aimait que ses paroles aient un impact sur elle. C’était si plaisant à voir qu’il était si simple de la faire sortir de ses gongs. Il aimait, comme un gamin ce qu’il considérait comme un petit jeu. Keza, comme beaucoup de gens ici étaient faibles, beaucoup trop faibles. Quelques paroles et ils ne savaient pas garder leur sang-froid ! C’était risible, pathétique !

J’espère bien que tu seras là pour voir ça, je t’offrirai la place en première loge.

Il eut un petit sourire et acquiesça. Il n’y avait aucune chance que cela arrive, il en était certain… et même si c’était le cas, qu’est-ce que cela pouvait bien lui faire qu’elle soit auror ?! Il ne comptait pas outrepasser les règles. Elle ne pourrait rien contre lui et c’était ça qu’il trouvait d’autant plus drôle. Il pourrait continuer à la titiller en se donnant des limites… juste assez pour l’énerver, mais pas trop pour ne pas risquer de se faire trainer en justice !

Il me tarde aussi de voir ça si jamais tu y arrives ! ricana-t-il doucement.

Et il avait continué à lui expliquer qu’il n’était pas lâche vu qu’il disait ce qu’il pensait et qu’il n’avait jamais changé de comportement. Il n’avait jamais défié les Supérieurs, il avait été de leur côté mais il n’avait jamais voulu faire torturer les gens et ça, Ils le savaient très bien. Il voulait lui montrer qu’il n’était peut-être très fréquentable mais qu’au moins on savait qu’il était franc, qu’on savait à quoi s’attendre avec lui. Il ne retournerait pas sa veste pour se retrouver dans les bons camps. Eux étaient des lâches, des fourbes. Pour Tveit c’était presque eux les pires.

Au moins une chose sur laquelle nous sommes d’accord.
C’est mieux que rien, non ? dit-il avec un vague sourire ironique sur les lèvres. Au moins, elle aussi avait remarqué cela et ce n’était déjà pas trop mal !
Mais visiblement, on n’se comprend pas.

La vérité c’est qu’il s’en fichait totalement ou presque. C’était quand même un peu gênant dans ce genre de discussion de ne pas arriver à faire se faire comprendre mais après tout, il avait l’habitude ! Maintenant que ce « sujet » était comme clos pour l’instant, il avait voulu reprendre certains points, certains arguments qu’elle avait sortis.

Je vois qu’en plus de t’enseigner la tolérance, on t’a aussi fait un sacré cours sur l’humilité.
C’est juste la vérité. Je ne me vante pas…

Et il avait continué sur sa lancé à tenter de lui faire comprendre sa vision des choses. Il avait l’impression que comme d’habitude, cela allait entrer par une oreille ressortir aussitôt par l’autre…

J’ai longtemps cru que tu pouvais changer. Je me disais que tout ça n’était qu’une question d’éducation et que tu n’y étais pour rien mais visiblement, la graine est bien planté et tu es pourrie jusqu’à la moelle. Il n’avait de toute façon aucune envie de changer. Pourquoi changer alors que ce qu’il disait était la simple vérité ? Est-ce que tes précepteurs t’ont déjà appris l’Histoire et plus particulièrement celle de l’esclavage ou des déportions à la seconde guerre mondiale ? Est-ce qu’ils t’ont enseigné que, fut un temps, l’on réduisait les êtres humains en esclavage avec pour seul prétexte qu’ils avaient la peau noire ? Qu’ils étaient considéré comme du bétail, vendu sur les marchés humains pour en faire des domestiques, nettoyer la merde des blancs ? Parce que comme toi, ils pensaient que si les noirs et les blancs s’accouplaient, la « race » blanche disparaitrait et la pureté de leur génération avec. Que ça n’était pas humain, qu’ils étaient certainement porteurs de maladie.

Blablablabla. Voilà ce qu’il entendait. Il n’avait absolument plus envie de l’écouter ?. Cela ne servait à rien, ils resteraient chacun avec leurs avis…. Et elle avait continué, continué encore et encore… Il se retint tout juste de bailler tellement cela ne l’intéressait pas. Enfin, elle sembla taire son long monologue et il se mit à l’écouter de nouveau avec beaucoup plus d’intérêt !

Tu seras là quand ils reviendront, parce qu’ils reviendront, mais ce que tu verras de moi, ça n’est pas un changement de camp. Sois en certain.
Tant mieux, tu m’en vois ravi, ça sera dommage qu’après tout ce que tu as dit… tu changes subitement de camps… Oui, ça serait vraiment dommage !
Maintenant, retourne dans ta Tour.

Il eut un petit ricanement stupide, mais il acquiesça, lui obéissant bien sagement mais avant de totalement partir, il lui dit doucement

Mais tu n’auras de toute manière aucune chance contre eux, j’espère que tu t’en rends compte ! Bonne nuit, fais de beaux rêves Hasting !

- Fin pour moi -
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