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 [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni

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MessageSujet: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Jeu 24 Mar 2016 - 18:52

Lundi 6 Avril 2015 – Après 18h
Chocolate hurts



Leni & Elijah

C’est Pâquuuuuuueeeeeeeeeeeeeuuuhhh !!! Du chocolat !!! Des tonnes de chocolat !!! Partout !!! J'en ai reçu un gros paquet de la part de mes parents hier matin et … Non, j'en ai pas du tout déjà mangé la moitié, c'est faux ! C'est vrai. Mais j'en ai proposé à plein de monde ! J'ai fait le tour de la Salle Commune avant d'aller au match de Quidditch que les Bleus ont gagné. Je n'avais pas de préférence, j'espère juste que le grand Zachary va mieux parce qu'il a du être sacrément sonné par ce qu'il lui est arrivé hier.
Ce matin je me suis réveillée d'une excellente humeur, comme souvent pour ne pas dire toujours, même en sachant que le lundi est la pire des journées. J'aime aller en cours, j'aime cet endroit et j'aime bien ma classe aussi. Tout comme les Professeurs. Désormais en Botanique je m'assoie toujours à côté d'Enzo, c'est devenu comme une tradition et on se tient tranquille. Après ce qu'il s'est passé le mois dernier, on a appris notre leçon et je ne l'embête presque pas pendant le cours. Mlle W. n'a pas eu a nous réprimander une seule fois depuis ! Bon, si, ça arrive de temps en temps que je me prenne un regard noir parce que je m'agite un peu trop mais je me trouve relativement sage et contrairement à ma première impression, je crois que je l'aime vraiment bien. Mlle W je veux dire. L'histoire de la Magie n'est pas ma Passion, Potion non plus et je trouve Mlle Roberts-Moore un peu bizarre … Je sais pas, par moment j'ai l'impression qu'elle est un peu folle, elle parle toute seule et tout. Je crois que je n'aimerai pas tellement me retrouver seule avec elle mais peut-être que ça ferait pareil qu'avec Mlle W. après tout, peut-être que ça pourrait être une bonne surprise aussi. Enfin je n'ai pas vraiment envie de me prendre une nouvelle colle pour en avoir la confirmation ou non. Ça me va très bien de continuer à la trouver bizarre dans mon coin !

Journée terminée ? Non ! On a encore Astronomie cette nuit. J'ai hâte, tellement hâte, je crois que c'est vraiment un de mes cours préféré même si c'est difficile de se lever le lendemain matin avec si peu d'heures de sommeil. D'ailleurs … Est ce que c'est réglementaire ? Pas que j'ai l'intention de faire un procès à Monsieur Rivers et Mlle Stoneheaven, loin de là, mais je me pose simplement la question. Hop ! Esquivage de chats ! Je déteste vraiment ces trucs … Je sais, la majorité des personnes les trouve vraiment trop mignon et tout mais je ne vois en eux qu'un suppôt de Satan. Ça se voit quand il vous regarde, c'est pas net, ils mijotent quelque chose … C'est comme s'il connaissait la date et l'heure de votre mort et que ça les faisait bien rire. Non, vraiment, je préfère les petits rongeurs, comme les gerbilles par exemple. Et le Boursoufflet de Keane aussi  ! Il est mignon. Allistaire, mais Keane aussi. Il est complètement fou, dans le bon sens du terme, j'aime bien quand il est dans les parages.

« Lukas ! Attends ! »

Difficile de rattraper un grand dadet comme lui quand je fais trois pas alors qu'il n'en fait qu'un. Pourquoi est ce que je lui courre après comme ça ? Aucune idée, j'imagine que je le saurais en arrivant à sa hauteur. On vient de sortir de Botanique, on rentre au château, et si j'avais su le cadeau qui nous attendait … j'aurai accéléré le mouvement ! On est resté un petit moment a discuter dehors avec Lukas, de tout, de rien, de ses derniers exploits en guitare – mais qu'est ce que ça fait du bruit ce machin ! Daniel fait de la batterie lui, enfin il en a fait, mais Maman dit que c'était un caprice d'adolescent parce qu'il a rapidement laissé tomber. Moi … Je ne suis pas très branchée musique. J'aime bien en écouter, mais en faire ? Je crois que je n'ai pas la fibre. Tout ça pour dire que la surprise qui nous attendait … c'est une distribution de chocolaaaaaaaaaat !!! inutile de dire que je me suis jetée dessus quand on m'en a proposé. Actuellement je crois que j'en suis a mon troisième alors que Lukas observe celui qu'il n'a pas mangé parce qu'il le trouve d'une forme bizarre.

« On dirait une pomme de terre recouverte de chocolat. »
« N'importe quoi ! »


Je lui pique des mains en rigolant et le porte directement à ma bouche, prête à l'engloutir ...


Dernière édition par Elijah C. Leroy le Jeu 28 Avr 2016 - 12:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Lun 28 Mar 2016 - 15:33

►Chocolate hurts◄
Elijah & Leni


Lundi 6 Avril — après 18 heures

Elle est déjà épuisée puisque même si la douleur n'est pas, le corps lui, peine à trouver l'énergie pour sortir de cette pièce qui sent le sang, la mort et le poison. Leni s'adosse contre un mur après avoir fait quelques pas loin de ce lieu de désastre et essaie de reprendre ses esprits.
Tout s'est passé trop vite, la botanise n'a pas encore prit le temps de faire le point sur la situation. Il a du se passer une demi-heure depuis son arrivée à l'infirmerie. Une demi-heure depuis qu'elle a vu John dans cet état horrifiant qui lui a glacé les sangs et si Katherine n'avait pas été là, elle n'aurait peut-être pas pu le sauver et surtout, elle n'aurait pas hésité un seul instant à mettre Leiv hors d'état de nuire. Elle l'admet sans honte, elle l'a soupçonné et même encore en cet instant, elle a dû mal à lui faire aveuglément confiance quand bien même il semblait honnête.
Mais bon sang, il était le dernier à avoir donné ces chocolats à John. Comment pouvait-elle ne pas douter de lui ?
Puis Disemba, puis Stoneheaven et encore d'autres qui sont arrivés presque en fil indienne, tous proche de l'état de John. Malaise, maux de ventre, vomissement sanguinolent puis convulsions avec tous ce même point commun d'avoir manger ces foutus chocolat distribués en grand nombre dans ce château. Et si son hermine blanche a été la première à hurler un message d'alerte, l'ours et le chien de Katherine et de Leiv n'ont pas tardé à suivre derrière pour être certain de faire le tour du château pour que TOUT le monde soit au courant.

Elle se passe une main dans les cheveux, tremblante et essaie surtout de remettre de l'ordre dans ses idées. Leni n'en revient pas que ces enfoirés puissent être aussi vicieux mais surtout, aussi intelligents. Et c'est ça le plus dégueulasse dans tout ça, c'est qu'ils sont suffisamment futés pour les atteindre de manière aussi sournoise et aussi fort. Une chose est sûre, une taupe rode ici et maintenant, ils n'auront plus d'autre choix que de se méfier de tout le monde. La paranoïa et la panique va s'instaurer, si ça n'est pas déjà fait et les élèves entreront dans une phase de psychose qui ne fera que s'accentuer.

Une chose à la fois.
Focus les empoisonnés. Puisque si Leni n'est pas médicomage, elle s'avère être une très bonne Botanise et la seule façon de pouvoir aider les victimes est de préparer ce breuvage si particulier qu'elle a proposé au corps médicale. Une mixture amer qui permet de nettoyer le sang mais aussi l'estomac et les intestins. Histoire que le poison soit éradiquer de A à Z.
Leni prend une inspiration, passe une main sur son visage et se décolle du mur pour entamer la marche vers sa serre. Elle se sent encore tremblante de revoir John convulser et de voir Disemba vomir son sang mais elle se tient droite et surtout, ne perd pas le Nord. Ça n'est pas le moment de craquer, de toute façon ça n'arrivera pas. Leni possède un sang-froid qu'elle maîtrise en cette seconde parfaitement puisqu'elle n'a pas d'autre choix que de le faire. Le moment de craquer n'est pas venu et surtout, elle se refuse à donner ce plaisir à celui ou ceux responsables de cette horreur.

Son pas se fait rapide et sec alors qu'elle remonte les manches ensanglantées de son pull. Elle a mit cinq bonnes minutes avant de réussir à se débarrasser des tâches de sang sur ses mains, celui de John.
Il ne mérite pas un tel sort, pas un homme comme lui. Elle a parfaitement conscience d'avoir été désagréable avec lui et ne le regrette pas pour autant, mais ça n'est pas une raison pour souhaiter sa mort. Jamais. John est un homme tout simplement gentil et Leni commençait à voir en lui un potentiel caractériel qui lui plaisait bien malgré elle. Cette hargne qu'il avait mit à la renvoyer chier l'autre jour ne l'a pas laissé indifférente, au contraire, elle en était même amusée, voir ravie de voir que le psychomage était finalement imprévisible.

Leni se concentre sur son trajet, rappelant au passage aux élèves de ne pas toucher à un seul de ces chocolats et une pensée pour la jeune Thomson lui vient à l'esprit. Ce n'est qu'une gamine de 17 ans...
Et en parlant de gamine d'un jeune âge, le regard de Leni glisse droit devant elle.

Son cœur se glace, son corps se fige.
Elijah se tient face à Lukas, sourire aux lèvres mais surtout, elle porte en sa main une paquet de chocolat et en machonne un, d'air air enjoué.
L'horreur lui saisit l'estomac. Les Patronus n'ont visiblement pas fait le tour de l'ensemble du château.

— Leroy lâchez ça tout de suite !

Sa voix claque dans l'air, Leni est déjà à leur hauteur sous le regard interloqué de ses élèves. Elle ne réfléchit plus, le sang n'étant qu'un bloc de glace alors que l'urgence lui hurle de ne pas perdre une seconde.
La botaniste à reconnu ce petit paquet de pâques, joliment fait avec son ruban rouge et bleu. Des vingtaines, voir des trentaines ont été distribués par elle ne sait quelle personne. Ceux-là même responsables de l'état des empoisonnés, continuant pour la plus part de vomir leur sang à l'infirmerie.

D'un geste brusque, Leni lui arrache le paquet des mains et le jette au loin.

— Combien de chocolat avez-vous mangé ?!

Pas de réponse, les deux élèves ne comprennent rien à ce qu'il se passe.
Leni s'enflamme.

— COMBIEN !
— Euh … j'sais pas. Deux ou trois, j'en sais rien !

C'est Lukas qui répond. Elijah, elle, ne comprend pas.
Leni ne réfléchit pas, n'attend pas plus longtemps pour réagir.

Elle attrape sans ménagement le bras de la jeune femme et l'entraîne trois mètres plus loin, dans le coin du couloir. Elle se saisit de la mâchoire d'Elijah d'une poigne ferme, la force à ouvrir la bouche et y plonge ses deux doigts sans aucune hésitation. Et ce, jusqu'à lui donner un haut le cœur et la faire vomir dans le couloir, mais surtout lui faire vomir tous les chocolats ingurgités jusqu'ici.
Ca n'est pas la manière la plus classe ni la plus délicate de faire les choses mais à ce stade où une vie est probablement en danger, plus rien ne compte. Ni les manières, ni les façons. Leni ne sait même pas depuis combien de temps Elijah à ingurgité ces chocolats, ils ne savent encore rien de ce foutu poison. Alors si la seule façon de limiter les dégâts est de faire vomir la jeune femme en plein couloir, peu lui importe.
Et l'élève ne tarde pas à renvoyer l'ensemble de son repas, des chocolats et tout ce qu'elle contenait dans son estomac.
Leni s'écarte la laissant soulager les maux provoqués. Dos de la main sur le front, elle se tourne vers Lukas.

— Et vous, vous en avez mangé ?
— N... Non.
— Allez me chercher de l'anti-poison à l'infirmerie. Nous vous avons envoyé un patronus pour vous avertir que les chocolats étaient empoisonnés.

Il blanchit. Leni le presse.

— Bougez-vous Harris !

Elle a le cœur qui bat  à vive allure pour la simple et bonne raison qu'elle n'a pas envie de voir une nouvelle élève se courbée en deux pour vomir son sang et convulser sous ses yeux.
Une main sur le dos d'Elijah, elle l'observe attentivement, scrutant le moindre signe suspect qui pourrait trahir un empoisonnement. Il ne semble pas que tous les chocolats soient empoisonnés mais Leni préfère éviter tout risque.

— Comment vous sentez-vous ? Maux de ventre ? Palpitation ?
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Ven 1 Avr 2016 - 18:45

« Leroy lâchez ça tout de suite ! »

J’écarquille grand les yeux, manque de m’étouffer en sursautant et me retourne vivement vers l’origine de ce « hurlement » qui m’est adressé. J’avais reconnu sa voix mais dans la précipitation il m’aura fallu avoir le visuel pour réaliser de qui il s’agissait : Mlle W. Mlle W qui se dirige droit vers moi alors que j’écarquille encore un peu plus les yeux, partagée entre la surprise, la peur, et l’instinct de fuite. Qu’est-ce qu’il lui prend … ? En reculant je me cogne dans Lukas sans faire attention à ses réactions, elle m’arrache le paquet d’un geste brusque et le lance loin. Je suis son geste du regard, y compris la petite boite qui atterri par terre non loin de là, mais elle me ramène brutalement sur terre.

« Combien de chocolat avez-vous mangé ?! »
« Mais ... »
« COMBIEN ! »
« Euh … j'sais pas. Deux ou trois, j'en sais rien ! »


Je ne comprends rien à ce qu’il se passe, la panique commence à rendre mes gestes encore plus brouillons que d’habitude et j’ai cette irrépressible envie d’aller me blottir dans un coin. Elle me terrorise, je commençais tout juste à me familiariser à elle, à l’apprécier même si je la trouve aussi glacial qu’un esquimaux – la glace – parfois, et toute cette confiance vole en éclat alors qu’elle m’attrape le bras comme une folle furieuse et qu’elle me traine avec elle comme si j’étais la pire des criminelles.

« Mad'moiselle vous me faites mal ! »

Elle n’écoute pas, nous arrête au bout de trois mètres et … m’attrape la mâchoire sans ménagement alors que je tente de me débattre comme je peux. Elle a perdu la raison, complètement, mais moi qui pensais être au bout de mes surprises … Je me retrouve avec ses doigts dans la bouche, bien enfoncés le plus loin possible, jusque dans ma gorge, alors que la panique, le chocolat que j’ai avalé de travers aussi, remplissaient déjà très bien le rôle d’étouffement. Réflexe de régurgitation … Il ne me faut pas trois secondes pour avoir un premier hoquet, à peine un battement de cœur plus tard je me retrouve pliée en deux, entrain de vomir sur le pavé, une main sur le mur et l’autre accrochée à elle. Ce que je ressens ? De la honte, de la peur, mais aussi de la colère. Qu’est-ce qu’il lui a pris de faire ça ? La première salve n’était qu’une ébauche, tout ce que j’ai mangé aujourd’hui y passe. Ça me brûle la gorge, me pique les yeux, et si je pleure ça n’est pas simplement à cause de ça je le sais. Je la déteste ! Je ne veux plus jamais qu’elle m’approche ! C’est sans doute pour ça que je m’écarte d’elle brusquement, dans un geste rageur, alors que je reprends mon souffle mais elle est près de Lukas.

« Et vous, vous en avez mangé ? »
« N... Non. »
« Allez me chercher de l'anti-poison à l'infirmerie. Nous vous avons envoyé un patronus pour vous avertir que les chocolats étaient empoisonnés. »


Que … Quoi ?!

« Bougez-vous Harris ! »
« Lukas ! »


Mais c’est trop tard, il déguerpit déjà, manquant de se casser la figure au premier virage alors que la panique a envahi ses traits tout aussi clairement que les miens. Je voudrais lui crier de ne pas me laisser seule avec cette folle mais il est déjà trop loin. Reviens … Nouveau sursaut quand je sens une présence là tout près de moi, tandis que mes yeux restent braqués dans le vide que mon camarade a laissé derrière lui. Quand je me rends compte que c’est elle je fais un pas en arrière, tremblante des pieds à la tête, le regard cette fois rivé vers elle. Ce visage si impassible …

« Comment vous sentez-vous ? Maux de ventre ? Palpitation ? »
« Vous me faites peur. »


Je veux Daniel. Et Maman, et Papa. Quelqu’un. N’importe qui mais je ne veux pas rester seule avec vous. Pourtant je crois que c’est à ce moment-là que l’information grimpe finalement à mon cerveau même si toutes les cases ne se mettent pas totalement en place pour autant. Les chocolats … empoisonnés … Nouveau vent de panique, j’essaie de garder mon calme mais c’est peine perdue. J’essaie aussi de réfléchir, de me pencher sur ses questions, mais … Est-ce que j’ai des maux de ventre ? Non, je … Peut-être ? Oui. Et mon cœur bat fort, très fort, mais …

« Je … Je sais pas. Non. »

Je crois que c’est un regard complètement désespéré que je lui lance tout en posant une main sur mon ventre et l’autre sur ma gorge, soudainement serrée, de plus en plus serrée. J’ai l’impression de démarrer une crise d’asthme … Sauf que je n’ai jamais fait d’asthme. Crise de panique ? Plus je cherche mon air et moins je le trouve, je ressens comme des démangeaisons, mes yeux me piquent encore un peu plus, ils me brûlent.

« Je ne veux pas mourir ! J’veux pas mourir ! »

Certaines parcelles de ma peau commencent à me brûler, je recule, me cogne, regarde partout et nulle part à la fois, les larmes roulent sur mes joues et cette sensation d’étouffement s’accentue. Si j'avais l'esprit clair, je comprendrais peut-être que je connais ces réactions ...
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Ven 8 Avr 2016 - 9:09

Leni garde son calme, son sang-froid et surtout, essaie d’être pragmatique. Faire vomir cette élève n’est peut-être pas l’idée la plus classe du siècle mais elle est la plus sûre pour lui faire régurgiter les chocolats. Alors si ces derniers étaient aussi empoisonnés, elle ose espérer que le poison n’ait à peine eu le temps de toucher à l’organisme.
Maintenant, elle veille aux moindres symptômes. Elle se souvient de ceux de John, brutaux et violents, qui sous une poignée de minute à peine, lui ont fait vomir du sang pour ensuite le faire convulser. Elijah ne semble pas sujette à ces symptômes pour le moment mais Leni préfère attendre d’en être sûre. Ce qu’elle a vu à l’infirmerie lui suffit pour ne pas jouer la carte de la stupidité, ils n’ont pas besoin d’une victime supplémentaire et si elle peut éviter que la jeune fille soit elle-même empoisonnée, alors peu importe la méthode à utiliser.

Leroy se recule d’un pas, fébrile, tremblante et surtout, terrorisée.

— Vous me faites peur.

C’est même bien plus que ça. Leni le sent dans ce regard pétrifié qui la juge, la jauge avec horreur. Elle ne s’en formalise pas, par habitude. Elijah n’est pas la première à le lui dire et elle ne sera certainement pas la der-nière… même si c’est la première fois que l’on lui dit avec autant de conviction et de véracité.
Leni pousse un soupir, une main sur la hanche, l’autre sur le front.
Certes, elle ne s’y est pas prise de la manière la plus douce mais elle ne pouvait pas non plus se permettre de lui faire un petit discours de prévention et prendre le temps de lui demander la permission. Sa vie était – ou est toujours – en danger alors à partir de ce moment-là Elijah pouvait bien avoir peur d’elle, tant pis.

— Je … Je sais pas. Non.

Elle ne sait pas ? Son manque d’assurance et son regard désespérer alerte Leni qui se retrouve de  nouveau sur le qui-vive et fait un pas en avant. Elijah pose une main sur son ventre, l’autre sur sa gorge et la botaniste s’attend d’une seconde à l’autre à la voir vomir du sang comme John.

— Qu’est-ce qu’il vous arrive ?

Son ton est ferme et pressé mais l’urgence est au premier plan.
Elle l’observe, pose une main sur son épaule pour la focaliser sur sa présence. Leni essaie de déceler le moindre signe inquiétant mais ne voit rien pour le moment. Pourtant, Elijah cherche son air, un peu plus à chaque fois, le regard affolé.
Crise d’angoisse ? De panique ?

— Je ne veux pas mourir ! J’veux pas mourir !

L’élève recule de nouveau, se cogne, trébuche, regarde partout autour d’elle complètement affolée. Leni a cette foutue impression de déjà vu et il ne lui faut pas longtemps pour se rappeler qu’elle a déjà eu à faire à une sorte de crise de panique de la part de la jeune fille.
Elijah est désorientée, frôle l’hystérie et pleure, comme si la mort était là, tout près. C’est avec fermeté que Leni l’attrape par les épaules et la colle dos au mur, face à elle.

— Mlle Leroy calmez-vous ! Regardez-moi ! Elle essaie de capter son attention d’une voix qu’elle tente d’être tendre. Ça ne sert à rien. Elijah !

Cette fois, sa voix claque comme un fouet pour attirer son intention. La brutaliser sur le moment semble la ra-mener une petite seconde à la réalité, à la raison. Seconde suffisante à Leni pour s’immiscer dans la faille et capter pleinement son attention.

— Calmez-vous. Vous n’allez PAS mourir et je vais personnellement veillez à ce que ça n’arrive pas.

Elle ne lâche pas un instant son regard, le suivant pour la ramener à elle lorsque la jeune fille cherche à s’évader mentalement, prise d’assaut par l’affolement. Ses deux mains toujours sur ses épaules, elle la tient ainsi ferme-ment sans lui faire de mal, tout du moins, elle l’espère.

— Alors maintenant, respirez un grand coup. Si vous aviez ingurgitée des chocolats empoisonnés, vous seriez déjà entrain de vomir du sang. Hors, ça n’est pas le cas, donc tout va bien. Respirez.

Elle ne sait pas si ses mots la calme mais Leni essaie de lui transmettre un peu de réconfort, d’assurance. C’est son job d’enseignante, elle est là pour ça, mais la botaniste est également consciente qu’Elijah semble être d’une nature suffisamment nerveuse pour partir dans des angoisses rapidement.
En tant d’année d’enseignant, c’est bien la première fois qu’elle fait face à autant de situation de merde.
Dans un réflexe pur et simple, elle pose une main sur sa joue pour la garder avec elle, à la raison.

Et son regarde capte un détail qui lui semble anormal. Elijah peine toujours à respirer, cherche son air et si ses yeux sont maintenant rougis, voire légèrement gonflés, Leni doute que ça soit à cause des quelques larmes qu’elle a versé. Hors, CE détail la mène vers une toute autre réflexion : Des plaques rouges vifs à la base du cou.
Leni marque un léger mouvement de recul pour prendre de la distance et mieux visualiser ce qui semble se propager à grande vitesse sur la peau de la jeune fille…
Qu’est-ce que c’est que ces conneries ?

— Elijah… vous êtes allergique à quelque chose ?

Là, ces plaques. Cette difficulté à respirer. Ces yeux gonflés.
Putain… il ne manquait plus que ça.
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Mar 12 Avr 2016 - 13:21

En cet instant, je suis persuadée que je suis entrain de mourir, que je vis ma dernière heure sur terre et que tout ça va se terminer d’en d’atroce souffrance, réellement. Cette femme me fait peur, elle est complètement folle … et c’est en sa présence que je vais passer les dernières secondes de ma vie … Adieu …

« Mlle Leroy calmez-vous ! Regardez-moi ! »

Comment faire autrement quand on vous attrape aussi violemment et qu’on vous plaque contre le mur avec cette force, tenue bien fermement par les épaules. Si je n’étais pas entrain de chercher désespérément mon air j’aurai très probablement eu le réflexe de faire ce que j’aurai pu pour me dégager … avant de m’enfuir en courant. Pourtant la panique est telle, sa prise également, que je ne parviens pas à faire quoi que ce soit d’autre que la regarder droit dans les yeux, comme un lapin pris dans les phares d’une voiture. Est-ce que c’est son visage que je vais voir en dernier ? J’aurai voulu avoir la chance de voir Daniel une dernière fois, et Papa, et Maman. Je ne m’en rends pas compte mais je suis entrain de me débattre, je crois que c’est une réaction normale du corps humain quand il ne trouve pas ce qu’il cherche, à savoir en ce qui me concerne : De l’air. Je suis trop jeune pour mourir, vraiment trop …

« Elijah ! »

Sous l’effet de surprise, je viens de me cogner l’arrière du crâne dans le mur mais ceci ainsi que le ton employé par Mlle W. a le don de me concentrer réellement sur sa présence. Son regard capture le mien et ne lui laisse aucune chance de s’échapper.

« Calmez-vous. Vous n’allez PAS mourir et je vais personnellement veillez à ce que ça n’arrive pas. »

J’ai envie d’y croire, réellement, parce que c’est mon seul espoir. Elle est mon seul espoir … Faites quelque chose, s’il vous plait. Et sans que je maitrise quoi que ce soit, mes mains viennent agripper ses poignets puis s’y accroche fermement. En cet instant elle est la bouée de sauvetage qui me maintient à flot, ni plus, ni moins.

« Alors maintenant, respirez un grand coup. Si vous aviez ingurgitée des chocolats empoisonnés, vous seriez déjà entrain de vomir du sang. Hors, ça n’est pas le cas, donc tout va bien. Respirez. »

J'acquiesce en hochant la tête tellement rapidement, ça me donne l'impression que mes yeux n'arrivent pas à suivre le mouvement alors je les écarquille comme pour les garder ouverts, clignant des paupières de manière frénétique par moment, tachant de me focaliser sur sa voix et ses mots. Surtout ses mots. Que je respire un grand coup … ça me parait un peu compliqué pour le moment mais je sens bien que je me calme un peu, que ça en devient un peu moins difficile. Et … je n’ai pas mangé de chocolats empoisonnés, elle l’a dit, parce que je ne vomis pas de sang … Merlin, du sang … Sa main se pose sur ma joue et me ramène a l’ordre avec douceur, ça me surprend mais je n’en fais pas de cas, bien trop heureuse de ne pas être entrain de m’imaginer crachant du sang. Elle me regarde, je la laisse faire, consciente d’avoir encore l’air d’un poisson hors de son bocal parce que j’ai réellement du mal a respirer et …

« Elijah… vous êtes allergique à quelque chose ? »
« Euh … Je … »


Et là, c’est l’illumination.

« Oui ! Oui oui oui ! Aux arachides, aux fruits à coques en général ! C’est une réaction allergique ! Je vais pas mourir ! »

Je passe du rire aux larmes en un éclair, mes joues encore humides et mes yeux encore baignés d’humidité, les émotions dans tous les sens, prédominées par un profond soulagement qui me fait oublier tout le reste, incluant la difficulté à respirer ainsi que les démangeaisons, les plaques de chaleur et surtout le sens pratique qui aurait dû me pousser à foncer sur mon sac pour attraper mon médicament. Ça aurait dû être mon premier réflexe, l’injection, mais ça n’a pas été le cas. Je crois que c’est la premières fois que je suis aussi contente d’être allergique, j’en viendrais presque à ne pas regretter les M&M’s – j’ai dit presque – mais quand ma vision se trouble et que tout mon organisme se met au ralentis, je comprends mon erreur. Je la comprends trop tard …

« Ils auraient pu prévenir qu’ils avaient mis des coques dans les chocolats … »

Ton calme, voix trainante, regard braqué dans le vide, plus aucune énergie … et je m’écroule comme un pantin dont on aurait coupé les fils. On va mettre ça sur le trop plein d’émotions …
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Mar 19 Avr 2016 - 10:38

C’est à croire que tout cela n’est pas réel. Du sang sur les vêtements, des tâches qui persistent sur ses mains, des élèves et professeurs qui vomissent ce liquide vermeil, cette histoire de poison dans ces chocolats… Un véritable coup de maitre et c’est effrayant de voir à quel point tout cela a été fait avec finesse. Et tout n’est pas terminé… Combien de personnes ont été touchées par ces chocolats empoisonnées ? Combien est-ce qu’il y en avait exactement ? Les Patronus continuent de gambader dans le château pour hurler l’alerte de ne toucher à aucune friandise, quelle qu’elle soit. Au point où ils en sont mieux vaut éviter tout risque…
L’urgence est toujours là, elle plane au dessus de leurs épaules de façon si écrasante que même Leni a parfois l’impression de manquer d’air. Chacun essaie de rester à sa place, là où il pourrait être le plus utile et si la botaniste ne peut rien faire à l’infirmerie, elle peut au moins s’occuper de cette fameuse mixture…

… Mais tout ça, ça sera après s’être assuré qu’Elijah va bien. Chose dont elle doute, là, à genoux devant elle. Ses plaques rouges, cette manière de chercher son air et comme si ça ne suffisait pas, la panique multiplie le tout. Leni essaie de garder le cap et l’attention de la jeune fille. Alors, allergie ou pas allergie ?

— Euh … Je …

Ses yeux s’ouvrent en grand, comme frappés par l’évidence.

— Oui ! Oui oui oui ! Aux arachides, aux fruits à coques en général ! C’est une réaction allergique ! Je vais pas mourir !

Leni pousse un profond soupir de soulagement.
Pas d’empoisonnement. Pas de risque à la voir vomir, convulser et mourir. Mais elle confirme cette théorie que tous les chocolats n’étaient pas empoisonnés… mais seulement quelques-uns d’entre eux.
Nous verrons ça plus tard.

L’enseignante se redresse, une main sur le front, l’autre sur la hanche alors qu’elle s’adresse à Elijah de façon moins crispée malgré le fait qu’elle est agacée  à ce que la jeune fille ne lui ait pas dit plus tôt pour son allergie. La panique et l’angoisse, sans aucun doute.

— Bon. Vous avez quelque chose à prendre pour ça dans votre sac ? Des gélules ou autre ?

C'est pas comme si elle s'y connaissait dans tout ça.
Mais Elijah ne semble pas l’écouter, tout d’un coup pâle et le regard vague. Son sourire tremble, s’efface.

— Ils auraient pu prévenir qu’ils avaient mis des coques dans les chocolats …
— Elijah ?

Trop tard.
La jeune fille se laisse aller contre le mur et perd connaissance d’un claquement de doigts.

— Eh merde, c’est pas vrai.

Journée à chier du début à la fin. Le sort s’acharne et ne leur fait aucun cadeau alors que Leni s’accroupit de nouveau pour accompagner Elijah dans sa chute et aussitôt la positionner sur le côté, dans la Position Latérale de Sécurité. Ses mains tremblent légèrement alors qu’elle claque sans ménagement la joue de l’élève.

— Elijah, réveillez-vous !

Pas le temps de faire dans la dentelle.
A quoi est dû le malaise ? L’allergie ou le soulagement de ne pas se voir mourir ? Leni n’en sait foutrement rien mais quand elle voit les plaques se propager jusqu’au visage et la respiration d’Elijah s’entrecouper, elle se rue sur le sac à dos qu’elle attire violemment vers elle. Leni fouille littéralement avec précipitation chacune des poches, essayant de se concentrer au maximum sur sa tâche. Elle tombe enfin sur une boite de médicament dans la poche avant et l’ouvre aussitôt…

… Et bien évidement, ce ne sont pas des médicaments, mais une seringue.
Bordel de merde. Voilà ce qu’elle se dit. Parce qu’en plus de devoir faire une injection, il va falloir suivre scrupuleusement la notice pour ne pas faire de connerie et tuer cette gamine à cause d'une "simple" allergie. Et ça serait vraiment con quand on sait qu’elle a échappé de peu à l’empoisonnement.
Elle sort la seringue qui est enveloppé dans un plastique de la boite et déplie la notice où un carré d’utilisation est indiqué en  gros en gras pour les personnes comme Leni qui se retrouve prise au dépourvue. La concernant, elle a l’habitude de se faire de petites sutures par exemple mais sur les autres, c’est autre chose.

Ses yeux parcourent à une vitesse vertigineuse les lignes qui s’affichent sous ses yeux.
Injecter dans la cuisse.
Elles sont en pleins couloir et Leni ne se voit pas faire ça au travers le jean.
Et merde, tant pis. Une urgence est une urgence.

Leni se défait brusquement son pull pour se retrouver en tee-shirt et d’un geste de baguette l’agrandit suffisamment pour s’en servir de « drap » pour cacher au moins les jambes de Leni et donc, Elijah allongée par terre.
Les secondes qui défilent sont des secondes de perdues pour Leni et surtout, des secondes en moins pour garantir l’efficacité de ce qui semble être une injection d’adrénaline. La notice posée à plat sur le sol, tâchée de sang par les gestes de Leni, lui sert d’apprentissage.

Première étape, défaire le pantalon. Elle déboutonne le jean d’Elijah sans hésitation et l’abaisse de plusieurs centimètres jusqu’à apercevoir le haut de sa cuisse. Dans un autre contexte, la situation aurait pu paraitre honteuse que votre prof puisse voir la couleur de votre petite culotte mais en cette instant, ça n'a aucune importance. Leni se fou de savoir ce que porte Elijah, elle veut juste atteindre l’intérieur de sa cuisse.

Deuxième étape : Un garrot. Comme si elle en avait le temps bordel. Elle suit à la lettre les instructions et se sert d’une manche de son tee-shirt qu’elle déchire d’un coup sec pour ensuite l’enrouler autour du haut de la cuisse.

Son intention est détournée par des bruits de pas qui tente de se faire discret non loin d'elle et elle réagit aussitôt.

— Je préviens celui ou celle qui essaie de s’approcher qu’il écopera de trois mois de colle s’il lui prend l’idée de venir jouer les pervers. Crache-t-elle d’un ton sec en déballant la seringue de son emballage. Et croyez-moi ce seront les mois les plus horribles de votre vie.

Elle connait la stupidité et la perversité de certains adolescents quant aux évènements « chocs » et elle n’hésitera pas une seconde à se montrer sans aucun scrupule vis-à-vis de celui ou celle qui prendra le risque de ne pas l’écouter. Et par merlin merci, ça n’arrive pas.

Troisième étape qui survient aussitôt la seringue en main. Elle plante l’aiguille à l’intérieur de la cuisse et injecte l’adrénaline. Et à en croire la notice, pour un enfant au-delà de 12 ans, il faut injecter les 25ml de liquide. Chose qu'elle fait le plus proprement possible.
Leni retire la seringue et son premier réflexe est d’attendre une réaction de la gamine allongée près d’elle. Elle se rend compte que durant tout ce temps, elle a agi avec automatisme et de manière procédurière… Pour maintenant prendre conscience qu’elle venait de dézapper une élève pour lui planter une seringue dans la cuisse dans l’espoir de ne pas la voir suffoquer à cause de cette foutue allergie.
Mais rien ne se passe.
Toujours à genoux sur le sol, Leni s’empare de la notice pour s’assurer qu'elle n'a rien oublié…

Les effets bénéfiques apparaissent dans les 3 à 5 minutes suivant l'injection qui peut être répétée, chez l'adulte, après un délai de 15 à 20 minutes.

Elle pousse un soupir de soulagement mais ne se repose pas sur ses lauriers. Leni défait le garrot de la cuisse d’Elijah et remonte tant bien que mal son jean jusqu’à la taille, sans pour autant attacher le bouton. Peut-être un réflexe pour lui permettre de se sentir plus à l’aise pour respirer. Vague souvenir de son brevet de secouriste.
Et maintenant ? L’amener à l’infirmerie, toujours selon la notice, pour que le nécessaire soit fait.
Elle arrache son pull qui leur servait de paravent improvisé et le jette sur son épaule alors que d’un nouveau geste de la baguette, elle fait léviter Elijah de façon à pouvoir la tenir dans ses bras avec moins de difficulté que si elle pesait de tout son poids.
Et soulagement profond : Elle sent la jeune fille s’agiter légèrement contre elle.

— Décidément, vous m’en faites voir de toutes les couleurs Leroy.

Le peu qu’elle croise cette gamine, elle a le droit à une situation bien particulière. Crise d’angoisse, risque d’empoisonnement et maintenant crise d’allergie… Leni avance de quelques pas. Avec tout ça et le soulagement sincère de voir qu’Elijah n’était pas morte d’étouffement ou d’elle ne sait quoi d’autre, la botaniste en aurait presque oubliée l’horreur qui se passe actuellement à l’infirmerie.
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Jeu 28 Avr 2016 - 12:11

Le poids des émotions. Voilà, c'est ça qui m'a emporté, terrassé, peu importe le terme employé ou adapté. J'ai sombré dans les bras de l'inconscience à la seconde même où mon corps et mon cerveau se sont accordés pour réaliser qu'on n'était passé à deux doigts du drame. Actuellement je ne comprends pas tellement ce qui se passe, je n'ai pas conscience de tout ça, tout juste à peine de mon corps même si les sensations commencent à revenir ainsi que les faits. Lentement, les uns après les autres, tranquillement. Tout ce que je sais, c'est que j'ai l'impression de flotter, ni plus, ni moins, et de me déplacer aussi. Ou plutôt, qu'on me déplace.

« Décidément, vous m’en faites voir de toutes les couleurs Leroy. »

Cette voix je l'entends mais elle est lointaine, très lointaine, un peu comme cette présence, ce corps que je ressens contre le miens. Cette sensation que j'éprouve en cet instant c'est comme … Sortir du sommeil en douceur, et d'ailleurs le premier mot qui m'échappe alors que je peine à ouvrir les yeux, à parler également ...

« Maman ... »

… c'est celui-ci. Je n'ai pas les idées en place, je navigue dans une réalité alternative, avec cette impression d'avoir fait un bond de quelques années en arrière, d'être à la maison un matin d'été alors que ma mère vient me réveiller pour que je puisse profiter de ma journée. Pourtant les mots qui m'échappent ensuite n'ont aucun sens puisqu'il ne colle pas du tout avec cette première impression.

« On arrive bientôt ? »

Je commence à discerner un peu mieux les formes, ma vision reste un peu floue parce que je n'arrive pas complètement à ouvrir les yeux mais il y a du mieux. J'ai conscience d'être blottie contre quelqu'un, dans des bras et je m'y sens bien, en sécurité. Les doigts de ma main gauche viennent accrocher le vêtements de la personne qui me porte, ma tête se pose sur son épaule et je me laisse partir dans un sommeil nouveau … Jusqu'à ce que les évidences, la réalité, me saute au visage par fragments. Là, seulement là, je me souviens. De tout. J'ouvre les yeux brusquée par la panique et me rends finalement compte que cette personne n'est pas ma mère, c'est Mademoiselle Wistinghausen. C'est plus fort que moi, je m'agite, me dégage, extrêmement gênée par la situation, si bien qu'elle me repose sur le sol et là je réalise que la Magie l'aidait à me porter. Ça n'a pas grande importance, ce qui en a en revanche c'est que je suis rouge comme une tomate, les jambes tremblantes mais bien posée sur le sol, encore fébrile mais … en vie. Je n'ai pas été empoisonnée, j'ai simplement fait une crise d'allergie à cause de ce que contenait les chocolats qui n'étaient pas empoisonnés, eux. Je dégluti, peinant clairement à ravaler ma salive alors que toutes les informations circulent dans ma tête. Je baisse les yeux brusquement, me triture les doigts les uns avec les autres nerveusement.

« Je suis désolée Mademoiselle ... »

Je ne sais même pas de quoi je suis désolée, en réalité, tout ce que je sais c'est que je me sens extrêmement mal. Une de mes Prof m'a porté dans ses bras, et pas n'importe laquelle. Ça fait plusieurs fois déjà qu'elle doit gérer des situations improbables à cause de moi et le simple fait de me sentir beaucoup mieux à présent me démontre qu'elle a fait ce qu'elle avait à faire pour que ça soit le cas … C'est à dire utiliser la piqure qui se trouve en permanence dans mon sac. La honte me donne la nausée, je ne sais clairement pas où me mettre et l'angoisse monte encore d'un cran quand je réalise ce qui est entrain de se passer au sens plus large du terme. Je ne sais pas à quel étage on se trouve, tout ce que je sais c'est qu'une autre personne est entrain de se faire conduire à l'infirmerie, une personne qui crache du sang, et ça me tétanise totalement. Je n'arrive pas à quitter des yeux cette tache de sang sur le sol, dans ma tête tout se mélange, y compris le déni le plus profond et cette envie étouffante de me jeter dans les bras de mon frère tout en étant soulagée qu'il ne soit plus entre ces murs parce qu'il aurait pu faire partie des victimes. Ça n'est qu'à ce moment là que je réalise qu'il peut y avoir des gens que je connais dans le lot, des gens que j'apprécie. Mon rythme cardiaque est totalement hors de contrôle, ma respiration toujours un peu difficile et je le sais, j'ai les larmes aux yeux quand je relève le regard pour le planter dans le sien.

« Je … Je vais bien, je vous assure. »

Je recule d'un pas et accroche avec ma main droite le premier truc qui se trouve à ma portée sans faire attention à ce que c'est. Aucune importance, le message est clair, je ne veux pas aller à l'infirmerie et me retrouver au milieu de ce carnage maintenant que je comprends et réalise ce qu'il se passe. Tout simplement parce que je suis morte de peur à l'idée de voir des choses que je n'ai pas envie de voir, auxquelles je ne veux pas faire face.

« Je peux pas, s'il vous plait. »

Une supplication, ni plus, ni moins.

« Ils ont besoin de vous, je vous promets que ça va aller. Je vais trouver Elias ou Kezabel, ou Caem, et leur dire ce qui m'est arrivé. S'il y a un problème ils sauront quoi faire, ils pourront me surveiller et réagir en cas de besoin. »

Une larme roule sur ma joue alors que je peine a ravaler ma salive et que les sanglots me bloque la gorge. Mes paroles s'en trouvent saccadées.

« Je ne veux pas aller à l'infirmerie, s'il vous plait. Je suis désolée d'être un poids pour vous mais je vais bien, grâce à vous. Pardon. »

Même les mots se mélangent, mes phrases n'ont pas tellement de sens mais c'est le cadet de mes soucis alors que tout ce que je veux c'est me blottir dans un coin et fermer les yeux le temps que ça passe. Je peux gérer mes allergies, j'en ai l'habitude, mais ça … Non.
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Jeu 5 Mai 2016 - 1:27

Leni gère la situation comme tout professeur devrait le faire. Avec sang-froid, sérénité et maitrise. Elle n’a même pas à prendre sur elle, les choses se font naturellement et même si la panique ne lui ait pas étrangère, elle n’en perd pas pour autant le contrôle.
Parce que le contrôle, elle y tient. C’est sûrement l’une des choses qu’elle s’évertue de garder aux creux de ses mains et elle ne saurait dire si le fait d’avoir dû le faire dès son plus jeune âge est la raison première de cette obsession mais jamais Leni ne se laisse aller à des effusions émotives. Et encore une fois, malgré quelques éclats de voix et une vague de panique tout à l’heure, elle garde le port de tête droit, son pas se faisant rapide et précis, amenant cette enfant à l’infirmerie pour lui permettre de recevoir les soins adéquates mais aussi de se reposer. Ils n’auront pas le temps de s’occuper d’Elijah, elle en est conscience et c’est pourquoi elle a en tête de la mener à l’écart pour s’en charger le temps qu’un des soignants soient disponibles. En attendant, elle s’évertue de remplir son rôle et de ne pas laisser cette gamine sans soins.

- Maman ...

Son pas se fige, son cœur s’arrête. Ca ne dure que deux secondes. Peut-être cinq, elle n’en sait rien. Mais ça dure. Trop longtemps à son goût.
Son estomac s’alourdit, son sang se glace, Leni se perd de sa superbe durant cinq foutues secondes qui lui semble durer une éternité.
Ce simple mot la renvoie seize ans plus tôt dans un hôpital en Russie, entourée de sage-femme et d’un gynécologue, dont ce dernier tiens un enfant dans ses bras, tout juste née. Une fille, elle n’en saura jamais le nom et ne veut pas le savoir. Elle sait ce qu’elle a à faire, qu’elle doit s’en séparer. Pour son avenir mais aussi celui de cette enfant dont elle ne saura pas s’occuper. Elle se souvient de s’être murée dans une indifférence nécessaire pour son bien et de celui de sa…
De cette enfant.

- On arrive bientôt ?

Un regard vers Elijah… Elle aurait pu être cette enfant.
Leni prend sur elle, se recentre et se fustige de cette stupidité sentimentale.

- Oui, presque.

Elle délire, Leni s’en est bien rendu compte et c’est peut-être pour cette raison que sa voix s’adoucit. Mais c’était sans compter cette main qui s’accroche à son vêtement et ce corps d’enfant qui se calle contre elle, cherchant un réconfort, une présence, une chaleur tout en posant sa tête sur l’épaule de Leni.
La botaniste ne sait pas comment réagir pour la simple et bonne raison qu’un ouragan d’émotions lui traverse l’esprit. Elle se crispe, se redresse mais ne dit rien jusqu’à en serrer les dents. Elle déteste le contact, ne supporte pas les marques d’affections mais elle ne se sent pas le cœur à repousser Elijah avec ce qu’elle vient de subir et encore moins alors qu’elle est entrain de délire.
Pire encore, Leni lutte contre cette forme inconnue de chaleur au creux du ventre et qu’elle décide d’ignorer dans la seconde.

Ses pas s’accélèrent mais Leni titube légèrement lorsqu’elle sent brutalement le corps d’Elijah se débattre de panique.

- Doucement, vous allez vous faire mal !

Et il s’en est fallut de peu pour que la jeune fille ne chute pas au sol tête la première. Leni a tout juste le temps de se baisser pour lui permettre de descendre d’entre ses bras et ainsi rompre le sortilège de lévitation avant de se redresser, lissant son vêtement froissé et tâché par pur réflexe.
Et si Leni retrouve sans aucun problème ce masque d’indifférence et de contrôle, Elijah, elle, rougit brusquement, prenant sûrement conscience de la situation en cet instant.
Il est vrai que de se retrouver dans les bras de son Enseignante est quelque chose de gênant mais quand il s’agit d’un cas d’urgence, les limites ne sont plus les même… A moins qu’elle ne rougisse à cause des quelques mots prononcés ? Ce qui serait déjà moins étonnant.

- Je suis désolée Mademoiselle ...`

Elle balaie ses mots d’un geste de la main, signifiant ainsi que ça n’était rien. Peu importe, l’important était qu’elle soit en vie et en bonne santé. La situation est irréelle, c’est vrai, mais Leni ne s’arrête pas là parce qu’elles n’en n’ont pas le temps. Pas le temps de s’arrêter sur les détails, pas le temps de penser à autre chose que cette urgence qui plane encore.
Leni voit bien qu’Elijah n’est pas bien et que cette fois, ça n’est ni à cause de l’angoisse, ni à cause d’une allergie. Son visage toujours cramoisie, la botaniste se doute bien que son cerveau est actuellement entrain de percuter beaucoup de chose qui la mette mal à l’aise.

- Ne vous mettez pas dans cet état Elijah. Il faut que je vous conduise à l’infirmerie, venez.

Parce que certes elle est debout, bien éveillée et consciente mais il n’empêche qu’elle lui a fait une sacrée crise d’allergie qui a nécessité une piqûre dans la cuisse. Et ça n’est pas négligeable, pas aux yeux de Leni. Et si elle recommençait ? Elle n’est pas médecin et ne se risquerait pas à jouer ce rôle qui n’est pas le sien. Mais comme si le sort s’écharnait avec hargne sur elle, comme si une sorte de Karma avait décidé de compliqué les choses pour Leni, une autre victime traverse le couloirs au bras d’un autre élève, courant presque jusqu’à l’infirmerie. Un tas épais et vermeille est recraché en cours de route et la botaniste se demande au bout de combien de victime ce cauchemar cessera. Elle se passe une main sur le visage, lâchant un soupire silencieux.

- Je … Je vais bien, je vous assure.

Elle ment, elle pourrait presque le lire clairement dans son regard. Elle le voit à sa façon de reculer près du mur, à son visage défait. Elle panique encore et Leni ne peut que comprendre. Comment une enfant de son âge pourrait rester sereine face à autant d’horreur ? Un tas de question doit lui traverser le cerveau et pour une raison inexpliquée, elle n’aime pas voir cette mine défaite sur le visage de la jeune fille. Peut-être parce qu’elle a pour habitude de la voir toujours énergique et souriante. Ce changement soudain sur ses comportements la gêne.

- Je peux pas, s'il vous plait.

Cette fois Leni comprend l’angoisse qu’elle lit dans son regard mais aussi la signification de cette supplication dans sa voix. Ca n’est pas le moment de jouer les marâtres et de pousser cette gamine dans l’antre de l’enfer. Pas maintenant, non.

- Ils ont besoin de vous, je vous promets que ça va aller. Je vais trouver Elias ou Kezabel, ou Caem, et leur dire ce qui m'est arrivé. S'il y a un problème ils sauront quoi faire, ils pourront me surveiller et réagir en cas de besoin.

Nouvelle crise de larme qui pointe le bout de son nez mais la panique en moins. Cette fois, c’est une tristesse lourde qui l’habite ramenant un peu Leni à cette réalité de gamins traumatisés. La colère la soulève d’un coup, là, à l’estomac pour remonter droit dans le cœur. Elle se souvient parfaitement du pourquoi elle est venue enseignée ici et ça n’est pas pour terroriser une centaine d’élèves mais pour leur apprendre à faire face à tout ça. A ces crises de panique et d’horreur. A rester debout face à l’oppression, à ne pas arrêter de vivre mais de rester droit, fier et prêt à agir en cas de nécessité.
Alors de voir pleurer Elijah de cette façon se muerait presque en un échec pour Leni. Elle entend ce sanglot oppressant dans sa voix, cette détresse qu’ils ont réussit à lui faire ressentir encore aujourd’hui.

- Je ne veux pas aller à l'infirmerie, s'il vous plait. Je suis désolée d'être un poids pour vous mais je vais bien, grâce à vous. Pardon.
- Cessez de vous excusez Mlle Leroy.

Le ton peut paraître sec, claquant comme un fouet dans les airs mais il n’est pas agressif. Elle reperd pieds, elle retrouve cette désorientation qui lui supprime toute faculté de raison alors que Leni sait à quel point Elijah peut s’avérer futée et intelligente. Elle ne sait pas gérer ses émotions et il est évident que ça n’est pas à 16 ans que le plus évident reste à faire en terme d’émotions.
Leni s’approche d’un pas vers elle et ne la lâche pas du regard.

- Ca n’est pas le moment de dire pardon, vous entendez ? Pardon pour quoi ? Pour pleurer ? Pour avoir eu le malheur d’avoir fait une crise d’allergie ? De ne pas avoir le courage de mettre un pieds à l’infirmerie ? Non. On ne s’excuse pas pour ça. On ne s’excuse pas de pleurer ou d’avoir peur. Leni marque un temps de pause avant de reprendre. Mais ce que vous pouvez faire, c’est de garder votre calme et de respirer un coup. Vous en êtes capables, il suffit simplement d’y croire.

Parce qu’elle commence à connaître les signes avant coureur de la panique chez Elijah. Pas que ça en devienne une habitude mais le peu de fois qu’elle a eu à faire à elle, c’était pours des situations similaires où les émotions de la jeune fille prenaient aussitôt le pas sur elle, la déstabilisant complètement pour lui faire perdre les pédales. Leni avait ce soir là trouver la clé pour résoudre le problème.

- Vous pouvez également me suivre jusqu’à ma serre. Je dois préparer une mixture pour aider ceux qui ont été touchés et une aide ne serait pas de refus.

Elle ment à son tour, ouvertement mais avec un aplomb et une habilité déconcertante. Leni pourrait très bien faire cette mixture sans l’aide de qui que ce soit mais pourquoi pas proposer à Elijah de venir l’aider ? De 1) elle garderait un œil sur elle le temps d’être sûre que non, elle ne refera pas de crise étrange. De 2) Nous éviterons une crise de panique en pleins couloirs, des sanglots étranglés et cette expression d’être complètement perdu dans ce monde soudainement trop brutal.
Leni ne sait pas ce que pense Elijah mais sa proposition à tout d’exceptionnel, surtout venant de la part de la botaniste.

- Allez venez, ne rester pas planté là.

Elle n’a pas toujours été très douée pour s’exprimer avec tendresse mais elle fait de son mieux. D’un signe de tête, Leni invite Elijah à la suivre. De toute façon, si la jeune fille décide de s’exiler dans la salle commune, c’est sur son chemin, donc… elle n’a pas tellement le choix que d’au moins l’accompagner.
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   Ven 6 Mai 2016 - 21:15

« Cessez de vous excusez Mlle Leroy. »
« D’accord. »

Ma réponse se fait immédiate, je ne la lâche pas des yeux car malgré la gène évidente que je ressens en cet instant, elle est pour moi ce qui se rapproche le plus d'une ancre actuellement. Je ne m'en rends pas spécialement compte je crois, totalement perdue dans ce que je ressens c'est à dire une multitude de choses différentes, mais elle est en cet instant la raison pour laquelle j'arrive encore à garder le cap. Ça n'est pas la première fois … Cette femme me glace le sang, elle m'impressionne, mais il y a autre chose, quelque chose que je ne saurais réellement décrire. Alors quand elle s'approche de moi je fais un pas en arrière, certes, mais je ne cherche pas réellement à fuir. Mon regard reste complètement capté par le sien, dans ma tête j'essaie de me convaincre que c'est la seule chose qui existe et que tout le reste … n'est pas réel.

« Ca n’est pas le moment de dire pardon, vous entendez ? Pardon pour quoi ? Pour pleurer ? Pour avoir eu le malheur d’avoir fait une crise d’allergie ? De ne pas avoir le courage de mettre un pieds à l’infirmerie ? Non. On ne s’excuse pas pour ça. On ne s’excuse pas de pleurer ou d’avoir peur. Mais ce que vous pouvez faire, c’est de garder votre calme et de respirer un coup. Vous en êtes capables, il suffit simplement d’y croire. »

Une larme, puis deux, une troisième … ça ne s'arrête plus et même si je tentais de stopper ce flot je n'y parviendrai pas. Je n'ai jamais prétendue être quelqu'un de fort, loin de là, tout simplement parce que tout ça … C'est comme si c'était nouveau pour moi, comme si la peur, la terreur même, frayait près de moi à ce niveau là pour la première fois. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux, je n'ai pas envie de me rendre compte de tout ça. Je veux rester coincée dans ma petite bulle, celle qui m'a préservé toutes ces années. La crise d'allergie, je n'y pense déjà plus non plus, c'est simplement une partie de mon quotidien.

« Oui Mademoiselle. »

Sans m'en rendre compte je hoche la tête de manière frénétique et inspire profondément avant de bloquer l'air et de le relâcher, encore, et encore, jusqu'à ce que les tremblements se calment, jusqu'à ce que mon souffle devienne un peu moins erratique. A aucun moment je ne fixe autre chose ou quelqu'un d'autre qu'elle. Jamais. Je sais ce qu'elle est entrain de faire … Naïve, oui, je le suis sans doute aucun mais ça je le comprends parfaitement et dire que je ne lui suis pas reconnaissante serait mentir. Fébrile, aussi, toujours parqué dans l'étau de la peur, mais moins prise à la gorge, un peu plus solide sur mes jambes.

Sors de ta bulle Elijah, le monde n'est pas un comte de fées … Non ! Non je n'en sortirai pas, laissez moi y rester. S'il vous plait.

« Vous pouvez également me suivre jusqu’à ma serre. Je dois préparer une mixture pour aider ceux qui ont été touchés et une aide ne serait pas de refus. »

Voici le grand retour du lapin coincé par la lumière des phares de la voiture qui bientôt roulera sur son pauvre petit corps fragile.

« Allez venez, ne rester pas planté là. »

Un sursaut, puis je lui emboite le pas sans poser de question, la tête basse, les yeux humides mais qui ne versent plus de larmes. Je la suis en silence, jusqu'aux serres, sans quitter le sol des yeux manquant ainsi de me casser la figure a plusieurs reprise. Dehors le soleil descend lentement derrière les arbres mais l'endroit est tellement calme que j'en oublie au fur et à mesure ce qu'il vient de se passer, des chocolats à l'allergie en passant par toutes ces choses plus grave. Elle me donne des indications et je m'exécute, comme cette fois où je l'ai aidé à nettoyer et panser sa blessure. Impossible de ne pas faire le parallèle entre les deux situations même si mon esprit et son instinct de préservation préfèrent rester bercés par une douce naïveté. Elle détourne mon attention, bien sur que je le sais au fond mais je n'ai pas la force de l'admettre, à moi-même en tout cas. Je me contente d'obéir, concentrée sur ma tache, ainsi aucune catastrophe à déclarer.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir décroché un seul mot, seulement peut-être quelques syllabes pour lui répondre si nécessaire mais c'est tout. Une fois la mixture terminée on a repris le chemin du château, passé les Gardien en faction à l'entrée puis une fois dans le milieu du Hall, je me suis arrêtée. J'ai regardé les escaliers, de longues secondes, jusqu'à sentir le regard de Mlle Wistinghausen se poser sur moi. Encore une fois aucun mot n'a été nécessaire, elle m'a simplement adressé un signe de tête, j'ai baissé les yeux sans contrôler ce geste puis elle a repris son chemin vers l'infirmerie tandis que j'ai rejoint la Salle Commune des Jaunes le regard un peu hagard, perdu dans le vide.

▬ FINI POUR MOI ▬
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MessageSujet: Re: [Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni   

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[Event 06.04.2015] Chocolate hurts ▬ Leni
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