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 Es la hora de los cotilleos ▬ Rina

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MessageSujet: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Ven 18 Mar 2016 - 12:47

Vendredi 3 Avril 2015 – Dans la soirée
Es la hora de los cotilleos



Rina & Isma

Je suis … sur les rotules … comment est-ce qu'ils font pour faire autant de conneries et avoir toujours autant d'énergie, c'est à croire qu'ils disposent tous d'un stock inépuisable. Depuis mercredi les gosses sont intenables, le château a été un véritable champ de bataille ce jour-là et je m'étonne sincèrement qu'il n'y ait pas eu de blessés. Pas de méprise, j'ai souris, beaucoup, j'ai ri aussi, énormément, parce que l'ingéniosité de certains dépasse l'entendement et surtout … ça fait plaisir de voir ces gamins aussi vivant, tout simplement. Alors on intervient, oui, on joue notre rôle effectivement, mais sans grande conviction finalement. Du laxisme diraient certains, et c'est possible que ça en soit, mais croyez-moi que les sabliers ont perdu en contenu bien plus en un jour que ce qu'ils perdent habituellement en un mois. Ça n'est pas parce que j'ai laissé les Jaunes aux mains de Benji que je me détache de tout ça, c'est plus fort que moi. Jaunes, Rouges, Bleus, Verts, je garde un œil partout. Sur les Non-Magiciens aussi, bien évidemment.

Ils sont survoltés … Ou alors c'est moi qui ne tiens plus la cadence … Non, inimaginable, pas d'accord. C'est vrai, j'ai écouté les précieux conseils qu'on m'a prodigué et j'ai un peu levé le pied mais de là à en perdre mon rythme ? Non, c'est impossible. Pourtant … une chose est sure, malgré un léger « incident » il y a quelques jours, pour lequel tout est rentré dans l'ordre, c'est vrai que je relâche énormément la pression ces derniers temps et je crois que mon corps, sans doute mon esprit aussi, décompensent. Par moment je m'arrête et je me rends compte que j'ai perdu certains repères, pour en retrouver des nouveaux certes mais c'est une sensation relativement étrange néanmoins. Avoir la tête toujours dans le guidon empêche de penser, de réfléchir à autre chose que ce qu’on est entrain de faire, ce qu’il faudra faire ensuite … Est-ce que ça me manque ? Disons que c’est différent, je suis en phase d’adaptation, tout simplement.

Fin de journée, j’ai terminé les cours pour aujourd’hui, les Créatures sont toutes bichonnées, nourries, etc … J’ai encore quelques copies à corriger mais elles attendront demain, je n’ai pas le courage de me confronter à un exposé sur les Dragons fait par les Première Année … Le repas est terminé depuis une heure, j’ai fini mon petit tour à l’extérieur pour promener Fenrir une dernière fois avant de le coucher mais une fois dans ma chambre je me rends compte que je n’ai pas envie d’en faire autant malgré la fatigue. Non, je me sens sociable ce soir, j’ai envie de voir du monde et une personne me vient en tête. Au hasard je prends la direction de l’Infirmerie, c’est le premier endroit où je pense à chercher après avoir frappé à la porte de sa chambre, sans réponse. Le pas est tranquille, je m’arrête par instant pour discuter avec quelques élèves tout en continuant de monter les marches. Arrivée au septième étage un sourire étire mes lèvres alors que je tombe nez à nez avec Monsieur Helland. Ça n’est pas lui que je cherchais même si c’est finalement logique de le trouver ici puisque c’est son lieu de travail. Maxence est peut-être là aussi, même chose pour Takuma, mais ce n’est pas eux que je viens voir non plus. La personne que je viens de voir est beaucoup plus jolies qu’eux trois réunis ! Mais jolie ou pas, ses sur la taille du beau brun que j’ai face à moi que mes mains glissent. Personne en vue, je me hisse sur la pointe des pieds et dépose un baiser sur ses lèvres avec cette envie de me glisser dans ses bras que je garde pour plus tard. Ce qu’il s’est passé l’autre soir ne l’a pas fait fuir, bien au contraire, et … je crois que sa réaction m’a rapproché encore un peu plus de lui. Il a su trouver les bons mots, les bons gestes. On échange quelques mots, on se dit à plus tard, ma main traine dans la sienne jusqu’à ce qu’on soit physiquement trop éloignés l’un de l’autre et chacun reprend son chemin. Je frappe à la porte, nouveau sourire quand j’entends cette voix chantante émaner de l’intérieure, m’invitant à entrer, alors que ses talons claquent sur le sol. Je ne me fais pas prier, ouvre la porte et traverse tranquillement l’endroit sans faire trop de bruit pour respecter le sommeil des occupants. Ils sont deux, ils dorment, rien de bien méchant. Elle, en revanche, est seule à la barre de son navire.

« J'en peux plus, ils m'ont épuisé cette semaine ! Ce 1er avril … Mais bordel ils ont bouffé du lion ou quoi ? »

Simple entrée en matière.

« Ça va Guapa ? Qu'est-ce que tu fais de beau ? »

Un risotto, ça s’voit pas ?
*frappe sa créatrice*

« Ça t'ennuie si je reste un peu dans tes pattes ? C'est calme ici. »

Ça ne l’a pas toujours été. Oui, cette pensée m’effleure l’esprit alors que certains flash d’évènement passés me reviennent en tête fugacement avant que je ne les chasse tout aussi rapidement.

« Et puis je t'avoue qu'un peu de compagnie féminine ça me plairait bien. C'est encore mieux si c'est la tienne. »
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Dim 20 Mar 2016 - 0:46

ISMA & RINA
VENDREDI 3 AVRIL 2015 – EN SOIRÉE
« Es la hora de los cotilleos »


    — PLUS TÔT DANS L’APRÈS-MIDI


« Vous vous souvenez vous être cognée récemment ?
— Pas le moins du monde.
— Hm. »

Un coup de baguette par-ci, un autre par-là, Katherine termine son « repérage » alors que la prof de botanique est en sous-vêtements, allongée devant elle, complètement impassible comme à son habitude. Elle ne pipe mot et n’ouvre la bouche que pour répondre de manière précise et brève à l’infirmière. Ça suffit à Rina qui n’a pas du tout envie de partager plus que ça avec sa collègue. Leur petite bousculade date de quelques jours maintenant mais ça ne lui donne toujours pas l’envie de partager plus de temps avec la botaniste. Elle est loin d’avoir le charme d’Ismaëlle, de John, Ora ou même… oui même Leiv le grand maitre des glaces.

« Vous pouvez y aller, tout va bien.
— Merci.
— Bonne fin de journée. »

Simple et concis, mais ça suffit. Katherine range sa baguette et se détache du mood « consultation » dès lors que Leni se faufile hors de la pièce. Elle range rapidement ses affaires puis sort du petit cabinet à son tour avec une petite idée derrière la tête. John et Leiv sont là, comme une sorte de… vieux couple, avec une routine particulière, l’infirmerie leur est devenu un lieu où ils viennent prendre le thé à heure régulière. Mais aujourd’hui Rina n’est pas d’humeur à charrier Leiv sur sa « liaison » avec le psychomage, oh non…

« Hola tous les deux ! Leiv j’ai une petite question.
— Je t’écoute.
— Est-ce que par hasard tu aurais encore fais un rangement dans les étagères à plante ? »

Léger sourire de sa part, Rina ne peut s’empêcher de lever un sourcil à la fois amusé et abusé. C’est incroyable, chaque fois la même chose, il ne peut pas s’empêcher de mettre de l’ordre dans le désordre de l’infirmière.

« Au lieu de ranger mon armoire, Leiv, tu devrais plutôt prendre ce temps pour Ismaëlle. »

Ton toujours aussi léger, la brune ne peut s’empêcher d’arborer un sourire satisfait, gigantesque, alors qu’elle jubile de la tronche qu’il tire. Elle se retourne, fait mine de faire quelque chose d’important, récupère son gilet et un petit sac qu’elle garde généralement avec elle, puis se retourne d’un geste sec sans prendre aucunement en compte les éventuels agissements de Leiv et John qui se marre dans sa barbe. Elle plante deux doigts devant ses yeux pour ensuite les diriger vers celui de Leiv.

« Je vois tout. A plus tard ! »

Un sourire bien placé pour la route, l’espagnole s’éclipse comme une princesse, menton relevé, sourire jusqu’aux oreilles, consciente de se moquer littéralement du médecin. Non mais, il ne va certainement pas lui faire à l’envers tiens !

Ø


    — Dans la soirée.


« Hm… Je passerais plus tard peut-être, j’ai pas envie de dormir toute seule.
— Viens voir papa.
— Hey ! Arrête ça ! »

Un simple coup sur l’épaule, un bisou sur la joue et Rina s’éloigne de Dimitri, talons aux pieds. Oui, il est nécessaire de préciser que la brune s’est remise à porter des talons, pour la première fois depuis un certain temps.
C’est non sans s’arrêter plusieurs fois, plus ou moins essoufflée, dans les escaliers qu’elle arrive à grimper au septième. Aujourd’hui est une journée nettement meilleure que les derniers jours. Elle apprécie la légèreté qui règne entre les murs du château en ce début d’Avril. Il faudrait que cela reste comme ça. Vide à l’infirmerie et tout le monde heureux autour de la table de la Grande Salle. En arrivant elle trouve à nouveau Leiv sur le départ, comme à leur habitude à cette heure-ci. L’infirmière lui adresse un grand sourire à la fois amusé et taquin. Il sait qu’elle sait. Il sait à quoi elle pense. Il sait qu’elle sait qu’il sait. Bref, ils ont conscience l’un et l’autre qu’ils partagent un petit et charmant secret. Comme si quelque chose allait lui échapper à elle. Après chanter et se dandiner dans sa chambre ou discuter avec ses amis, envoyer des cadeaux à Victoria, ce que préfère Rina comme activité au sein du château c’est… et bien, d’espionner les personnes qui ont le moins envie qu’on les regarde. Du genre, par le plus grande des hasards, Ismaëlle et Leiv. Dimitri et Rina forment une équipe de chocs. Deux petites commères dans leur plus simple expression. Katherine arrive toujours à récupérer le dernier ragot un peu croustillant et s’amuse à prévoir les choses. Elle observe, beaucoup, en silence. Et les regards que s’échangent ses deux amis ne lui ont pas échappés.

Katherine se charge de sortir des copies, mettre en route une théière en fredonnant un vieil air espagnol dont il lui semble avoir oublié les paroles. Elle va pour commencer à refaire des lits lorsque des coups sont frappés à la porte de l’infirmerie.

« Entrez ! »

Et si elle s’attendait à ça alors !
Le sourire de Katherine se ravive immédiatement alors qu’elle croise le regard d’Ismaëlle qui est, comme toujours, radieuse. A ses yeux, il n’y a pas femme plus admirable que son amie ici présente.

« J'en peux plus, ils m'ont épuisé cette semaine ! Ce 1er avril … Mais bordel ils ont bouffé du lion ou quoi ?
— L’infirmerie est un bon refuge anti-bêtise. »

Grand sourire, l’espagnole repose le drap qu’elle avait dans les mains et se dirige vers la prof de SACM.

« Ça va Guapa ? Qu'est-ce que tu fais de beau ?
— Je m’occupe ! Y’a pas beaucoup de boulot ici — mais c’est tant mieux. »

Katherine balaie l’assemblée du regard comme pour embrasser le vide de la pièce. Elle préfère ça, l’ennui, plutôt que voir affluer élèves et professeurs en masse, blessés, presque mourant. Son sourire ne faiblit pas, parce que toutes les pensées qui pourraient mal influencer son humeur s’effacent alors que son regard retombe dans celui de sa vénézuélienne préférée.

« Ça t'ennuie si je reste un peu dans tes pattes ? C'est calme ici.
— Hey ! Mi casa es su casa ! »

C’est fou à quel point la présence des gens qu’elle aime lui redonne un sourire vibrant de soleil. Katherine se sent tout de suite plus légère en compagnie de ses amis, ils sont une part d’elle-même et ne pourrait certainement pas vivre de la même manière sans eux.

« Et puis je t'avoue qu'un peu de compagnie féminine ça me plairait bien. C'est encore mieux si c'est la tienne.
— Une compagnie féminine n’est-ce-pas… »

L’espagnole s’approche enfin de son amie pour la serrer dans ses bras et lui faire un bisou sur la joue. Katherine se rend compte à cet instant précis qu’Ismaëlle lui avait manquée. Elle était là, bien sur, près d’elle, pas bien loin, dans sa cabane, dans le château, à la même table qu’elle mais… sans comprendre vraiment pourquoi il y avait ce manque à l’intérieur d’elle et maintenant, la perspective d’une soirée en sa compagnie lui gonfle le cœur de joie. Un bras autour de celui de son amie, Katherine l’entraine vers la bouilloire qui doit surement avoir terminé de chauffer l’eau.

« Quoi, tu vas me dire que passes trop de temps en compagnie masculine… ? »

Rina pince ses lèvres et tourne son visage vers son amie Vénézuélienne, les yeux brillants de malice, prête à rire. Quoi ! Et bien oui, elle n’a pas pu s’en empêcher, le regard lourd de sous-entendus. Impossible qu’elle garde les lèvres serrées plus longtemps, l’espagnole lui jette le regard le plus mignon de la terre comme pour se faire pardonner mais pourtant son sourire exprime clairement malice et fourberie.

« Pardoooooon !! »

L’espagnole s’échappe en vitesse et se dirige vers la bouilloire.

« Tu veux un thé chica ? Assieds-toi reste pas là ! »

D’un geste de main rapide elle lui montre une multitude d’assises à sa disposition.
Au final elle ne lui laisse même pas vraiment le temps de choisir et se met à servir dans deux magnifiques tasses avec des têtes de chats dessus que Rina trouvent absolument trop choupinettes et redevient un peu plus sérieuse en levant son visage vers Ismaëlle.

« Alors dis moi tout, bella, comment ça va en ce moment ? »
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Mer 23 Mar 2016 - 13:33

Un tel sourire ne peut que vous réchauffer le cœur, y compris quand il n’en a pas nécessairement besoin. Une telle personne ne peut que vous pousser à le lui rendre, ce sourire. Je pense que Rina provoque bien des choses à bien des gens, de manières différentes à chaque fois, mais d’une façon ou d’une autre on ne peut pas ne rien ressentir. Parfois si douce, parfois tel un volcan en éruption, elle a dans les veines l’essence même de ses origines, ce qui lui donne un petit quelque chose bien à elle. Alors oui, on sourit, je souris, parce que ça me fait réellement du bien de me retrouver en sa présence et … j’ai l’impression que c’est réciproque.

Quelques formalités, quelques non-dit aussi mais dont les silences ou le détournement sont bien plus qu’éloquent. Il y a eu beaucoup de souffrance dans cet endroit mais grâce à elle, à Maxence, Takuma et Leiv, l’Infirmerie n’est pas devenu un lieu où on se sent mal. Bien sûr que je pense à Megan quand mes yeux vont se poser sans réellement le chercher sur l’endroit où elle a laissé échapper son dernier souffle, bien sûr que je repense à … tellement de choses, à tellement d’autres, mais ce soir ça n’est pas pour me morfondre que je suis là, ni pour pleurer les morts et la souffrance, encore moins pour laisser l’angoisse prendre le relais et surtout le dessus. Non, je suis là pour passer un peu de temps avec ce rayon de soleil qui au fil du temps est devenue une personne intégrante de mon quotidien, une personne pour qui j’ai énormément d’affection.

Et n’essaies pas de camoufler ce sourire que tu arbores en me prenant dans tes bras comme tu es entrain de le faire, je l’ai vu ! Et je sais très exactement ce que tu es entrain de penser en ce moment même.

« Une compagnie féminine n’est-ce-pas… »

J’en ferme les yeux, un soupir m’échappe, je m’attendais pas à ce que ce contact me procure autant de choses. Il fait du bien, tout simplement, chose que j’espère partagée. L’instant d’après elle passe son bras sous le mien et m’entraine vers un autre petit coin de son antre. Un moment entre filles … C’est bête, je n’y ai pas mes repères et pourtant, j’apprécie chaque seconde passée en sa présence.

« Quoi, tu vas me dire que passes trop de temps en compagnie masculine… ? »
« Rina ... »


Regard appuyé … Et sourire en coin que je peine à retenir. Je suis presque certaine que mes joues rosissent, soit doit en passant. Comment en vouloir à une moue pareille, je vous le demande sérieusement. De toute façon, pourquoi est-ce que je lui en voudrais ? Certes ça pourrait me mettre mal à l’aise mais même si c’était le cas je sais que jamais elle ne ferait ça pour me mettre à mal. Au contraire, ça prouve son intérêt envers moi, ça prouve que je compte pour elle d’une manière ou d’une autre alors dites-moi ce qu’il y a de plus agréable ?

« Pardoooooon !! »
« C’est ça, sauve toi ! Vilaine. »


Je ne peux retenir le rire amusé qui m’échappe alors qu’elle semble s’envoler vers la bouilloire.

« Tu veux un thé chica ? Assieds-toi reste pas là ! »
« Merci, c'est gentil. »


Je m’exécute, trouvant une chaise à portée de main, puis une autre pour elle. Est-ce qu’on va vraiment faire ça ? Salon de thé et papotages ? Je me surprends à en avoir réellement envie. Coup d’œil circulaire, mon attention bloque sur les deux tasses alors que j’en attrape une entre mes mains. Elle est chaude, pas assez pour brûler, juste ce qu’il faut pour réchauffer les paumes comme le reste.

« Elles sont chouette tes tasses. »

Avec les petits chats, c’est mignon !

« Alors dis moi tout, bella, comment ça va en ce moment ? »
« Ça va. »


Sourire tranquille. En réalité, à l’intérieur c’est la folie, je me sens excitée comme une puce, à m’en sentir réellement ridicule et alors que les coins de ma bouche ne peuvent se retenir de monter de chaque côté …

« J'ai l'impression d'être une ado Rina ! C'est … Extrêmement perturbant ! »

… les mots sortent alors que je me cache le visage d’une main. Je finis par éclater de rire alors que j’ai du mal à la regarder droit dans les yeux. Elle sait très bien ce qu’il se passe, je n’ai pas eu à le lui dire pour qu’elle le sache évidemment. Pour le reste, je crois que ce sourire qui ne veut pas se décrocher atteste de la meilleure des façons de mon état d’esprit actuel. Oui, ça va. C’est perturbant, certaines choses ne sont pas évidentes et le quotidien est réellement bousculé mais … ça va, bien sûr que ça va. Je prends finalement une gorgée puis me calme, un peu, avant d’enchainer sur un constat qui me trotte dans la tête.

« Tu sais, c'est la vérité, je passe … pas trop de temps mais énormément de temps avec la gent masculine. »

Logan, Maxence, Owen, Dimitri, Benjamin aussi, Everett avant qu’il ne s’en aille, sans compter les élèves. J’ai un contact plus facile avec eux qu’avec la gent féminine. Ce qu’il s’est passé l’année dernière n’a pas entaché ça, je ne peux pas nier en être soulagée.

« A part toi, et Vicky, je ne côtoie quasiment jamais d'autres femmes et je me rends compte que ça a toujours été le cas finalement. »

Il y a bien Phaedre, de temps en temps, mais c'est autre chose. C’est moins familier mais avec tout autant de respect. Mes relations avec les femmes de ce château sont pour l'essentiel simplement d'une neutralité professionnelle. Quand j'étais encore dans l'armée j'étais entourée quasiment uniquement d'hommes, il n'y avait pas d'autres femmes dans mon unité et les autres, celles des autres unités … Non, ça ne nous a jamais rapproché d'être de pauvres petites choses fragiles – laissez-moi rire – dans ce monde de brutes. Je n'ai jamais ressenti le besoin ni l'envie d'être proche d'elle, qu'on se serre les coudes. Et plus jeune ? Idem, j'avais plus d’amis garçons que filles.

Je hausse les épaules en affichant un sourire tranquille avant de boire une nouvelle gorgée de ce thé qui est excellent. Chose que je lui fais comprendre en laissant échapper un soupir d’aise.

« Et toi, comment tu vas jolie brune ? »

Tête penchée sur le côté, sourire tendre, non je ne suis pas venue là uniquement pour parler de moi.
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Dim 8 Mai 2016 - 20:04

« Ça va. »

Hm… Alors juste « ça va », comme ça, avec un air tranquille, vraiment ? Rina est presque déçue surtout après les énormes sous-entendus qu’elle a déjà laissé échapper. L’infirmière lui adresse à la sous-directrice un regard malin, espiègle mais bien sur, elle plaisante. Rina est contente de savoir que son amie va bien. Leur quotidien ne leur laisse pas toujours le temps de s’asseoir et de s’arrêter deux minutes pour se poser cette simple question. Cette formule presque devenue presque trop banale est un élément important de la journée de l’infirmière lorsqu’elle peut enfin la poser à son entourage.

« J'ai l'impression d'être une ado Rina ! C'est … Extrêmement perturbant !
— Haaaaa je connais ce petit sourire ! Et je crois que j’aime ça ! »

Ismaëlle se cache le visage d’une main et Rina laisse échapper un léger rire en regardant son amie se tordre de timidité. Enfin, c’est ce qu’elle en déduit en vue de ses joues totalement roses. La réalité c’est que ça lui fait chaud au cœur de la voir sourire et se comporter comme une ado, selon ses dires. Elle voudrait la voir comme ça encore et encore. L’infirmière est complètement attendrie.

« Tu sais, c'est la vérité, je passe … pas trop de temps mais énormément de temps avec la gent masculine. A part toi, et Vicky, je ne côtoie quasiment jamais d'autres femmes et je me rends compte que ça a toujours été le cas finalement.
— Tu m’étonnes, je comprends que tu ne veuilles t’entourer que des meilleures… »

Katherine mime un geste de diva, fais un tour sur elle-même et puis revient s’occuper se poser contre la table derrière elle, la tasse entre ses mains. Elle observe cette femme qui est devenue son amie au fil des mois passés entre les murs de Poudlard. Que ferait-elle sans le soutien d’acier qu’elle lui apporte. La paix qui règne entre elles deux est un moment de bien-être absolu pour Rina. Quel plaisir de lui parler, et quel plaisir de la voir rougir ! Rina a simplement l’envie de parler de Leiv pour la taquiner, puisqu’elle est loin d’être idiote que les mots d’Ismaëlle eux-mêmes viennent appuyer les soupçons déjà bien présents de l’infirmière de l’école.
La co-directrice affiche un air tranquille et Rina penche la tête sur le côté, ravie. Pour un peu elle en oublierait ses cachets mais non ! Infirmière jusqu’au bout des ongles, Rina fouille dans sa poche pour récupérer quatre petits cachets de sa poche en se tournant vers une petite table.

« Et toi, comment tu vas jolie brune ?
— Arrête tu va me faire rougir ! »

L’espagnole lâche un léger rire en tournant son visage une seconde vers sa comparse puis, d’un geste de baguette remplit un verre d’eau qui précède le moment où elle avale en vitesse ses petits cachets et engloutir l’eau qui va avec.

« Et bien écoute je crois que ça va. Quoi qu’un peu fatiguée ces derniers temps mais bon ça je n’y peux rien. Je crois que c’est Leiv qui devrait se plaindre le plus dans cette histoire, je le tanne toutes les semaines pour trouver des trucs qui atténueraient les effets secondaires de ça. »

Rina lève la boite de cachets plus haut pour désigner à son amie de quoi elle parle puis la range dans sa poche, attire un tabouret haut près d’elle et récupère sa tasse pour se poser enfin face à son amie. La brune pousse un soupir, croise ses jambes et repousse une mèche de cheveux derrière son oreille.

« L’infirmerie est plutôt vide comme je te disais, je préfère ça mais je m’ennuie parfois. Il faudrait peut-être que je songe à davantage venir t’embêter. »

L’espagnole resserre un peu plus son gilet autour de ses épaules et boit tranquillement une gorgée de thé. Un de ces trucs que Dimitri lui a encore offert, comme d’habitude. Elle se sent bien trop gâtée avec un homme-enfant comme son frère.

« Est-ce que ça a à la direction ? Vous vous en sortez ? J’imagine que tu dois avoir un travail de malade. Quelqu’un m’a dit que tu devrais prendre du repos et moi j’ai compris qu’il faudrait que je t’attache pour ça. Tu prends soin de toi au moins ? »

Regard faussement sévère, Katherine reste le regard « dur » quelques secondes avant de sourire à nouveau à son amie. Elle sait très bien à quel point Ismaëlle travaille à une cadence régulièrement insoutenable pour d’autres qui seraient potentiellement dans la même situation. Multi-tâches, multi-rôle, c’est peut-être en ça que les deux femmes se reconnaissent et s’entraident, incapable de lâcher la bride plus longtemps pour le salut de leurs enfants.
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Mar 10 Mai 2016 - 19:16

« Arrête tu va me faire rougir ! »
« Hey, chacune son tour ! »


Regardez moi cette adulte mature de presque 30 ans qui tire la langue comme une gamine de 10 ans. Oui, cette adulte mature c'est moi et j'assume parfaitement ce geste que j'ai eu envers mon amie. Ça ne m'empêche pas de ressentir une légère crampe dans l'estomac en la voyant prendre ses cachets, je me ressaisie néanmoins l'instant d'après en me disant que c'est bon, elle est tirée d'affaire. Le cancer est une saloperie, il peut revenir et on le sait tous mais Rina a toutes les chances de son côté parce qu'elle est suivi par les meilleurs ici et aussi parce qu'elle est consciencieuse. Elle ira bien, j'en ai l'intime conviction, il ne peut en être honnêtement. Pas quand ça la concerne. Je sais pertinemment que c'est la loterie et qu'on ne choisi pas mais je choisis d'y croire et préfère largement me concentrer là dessus en lui envoyant le plus d'ondes positives possibles.

« Et bien écoute je crois que ça va. Quoi qu’un peu fatiguée ces derniers temps mais bon ça je n’y peux rien. Je crois que c’est Leiv qui devrait se plaindre le plus dans cette histoire, je le tanne toutes les semaines pour trouver des trucs qui atténueraient les effets secondaires de ça. »

C'est un sourire plus tranquille qui étire mes lèvres à présent.

« Je suis certaine qu’il le fait avec plaisir et intérêt. »

De ça j'en suis absolument certaine, aucun doute à l'horizon. Quand bien même il peut paraître froid aux premiers abords – quand on le connait on sait que c'est bien loin d'être le reflet exacte de la personne qu'il est même s'il garde une certaine part de réserve simplement parce qu'il est comme ça, parce que la vie l'a rendu comme ça aussi je pense – Leiv est un homme bon, un homme juste, un homme qui prend soin des autres et pas seulement parce que c'est son métier ou son devoir. Il le fait parce que c'est naturel pour lui et je suis presque certaine qu'il s'est attaché à Katherine à force de partager son quotidien avec elle. Est ce que cela pourrait faire naitre une part de jalousie chez moi ? Oh que non, pas quand il s'agit de Rina, d'autant plus que je leur fais entièrement confiance à tous les deux. En revanche, Nora c'est une autre histoire même si je ne l'ai jamais rencontrée et que ça n'arrivera peut-être, sans doute, jamais. Et je l'admets, les sourires enjôleurs de Gwen Roberts-Moore à son adresse parfois me font grincer des dents mais ça n'est pas le sujet !

Sérieusement, ça n'est pas permis d'avoir d'aussi belle jambe Mademoiselle Calderon Llanos. Cette femme est d'une beauté naturelle absolument fascinante, mais je crois que sa personnalité et son cœur énorme sont ce qui la rendent aussi magnifique.

« L’infirmerie est plutôt vide comme je te disais, je préfère ça mais je m’ennuie parfois. Il faudrait peut-être que je songe à davantage venir t’embêter. »
« Mais oui ! Viens mettre les mains dans la boue avec moi ! »


Ça aurait pu être ironique ou quelque chose dans ce goût là, ça ne l'est pas du tout. C'est évident qu'on contraste toutes les deux, aux premiers abords. Elle est aussi féminine que je ne le suis pas même si ces derniers temps je commence à réaliser que je suis une femme … Quoi qu'il en soit tout ça ne nous empêche absolument pas d'être amie, au contraire, c'est même tout à fait enrichissant.

« Est-ce que ça a à la direction ? Vous vous en sortez ? J’imagine que tu dois avoir un travail de malade. Quelqu’un m’a dit que tu devrais prendre du repos et moi j’ai compris qu’il faudrait que je t’attache pour ça. Tu prends soin de toi au moins ? »
« On ne s’ennuie pas, c’est sûr, mais … Direction, oui, certes, ceci dit on est loin d’être les seuls à bosser pour ce château alors tu sais, Tour d’Ivoire ou pas, je crois qu’on est tous logés à la même enseigne ici. Vous nous êtes tous d’une grande aide, une aide précieuse. Sans vous on ne s'en sortirait certainement pas. »


Encore un sourire, sans doute un peu moins convaincu celui-ci et il y a une raison précise à ça : Je ne suis pas certaine d'assumer pleinement ce rôle que j'ai récupéré malgré moi en juillet dernier. Pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre, de plus expérimenté par exemple ? Dans tout ça, son air accusateur, scrutateur plutôt, ne m'échappe pas et me fait sourire un peu plus tranquillement mais j'y reviendrais plus tard. Je me permets quelques gorgées de thé avant de pousser un soupir et de bouger les épaules pour les dénouer un peu, dans un geste plus réflexe qu'autre chose. Sans le reste des adultes, même de certains élèves, Logan et moi ne serions rien. Tout ça c'est un travail d'équipe et je n'estime pas mériter plus que d'autres alors oui ça me met parfois mal à l'aise d'avoir l'impression d'être leur Supérieure Hiérarchique alors que ça n'est pas du tout comme ça que je vis et ressens les choses. Cependant j'ai fait un choix, avec ce qu'il implique, alors je fais mon devoir en essayant de ne pas perdre la réalité de vue. Comparée à bien des Sorciers entre ces murs, je ne suis encore qu'une gamine et ça je ne l'oublie pas. Je ne suis pas mauvaise en Magie, mais je sais où me situer par rapport à certains, qu'ils soient dotés d'un Don ou non. Aucun complexe d'infériorité dans tout ça, je suis simplement lucide sur mes capacités et celles des autres.

« Et promis je prends soin de moi ! J’ai levé le pied, vraiment. Rien que le fait d’avoir laissé ma place à Ben pour les Jaunes, c’est du travail en moins. »

J'ai eu du mal à sauter le pas, c'est une certitude, mais il le fallait. Ils méritent quelqu'un de disponible plus que je ne l'étais devenue. Benjamin rempli son rôle parfaitement, tout comme Dimitri, Leiv et Phaedre.

« Après, tu me connais, je ne supporte pas de ne rien faire et … Il y a largement de quoi faire ici pour ne pas s’ennuyer, sans parler du fait que si je n’avais pas mes Créatures, les cours, etc … Je crois que je pèterai un plomb. J’en ai besoin, pour m’aérer un peu le cerveau, etc … Mais même pour ça j’ai de l’aide si nécessaire. Ora et Enzo sont des amours, je sais que je peux compter sur eux n’importe quand et bien souvent sans leur demander quoi que ce soit. Le « p’tit » connait mes poilus/emplumés/etc … par cœur, Ora est parfaitement capable de prendre le relais pour les cours si jamais il y a besoin quand j’ai une urgence. Leiv passe m’aider aussi de temps en temps. Tu vois, je délègue, j’apprends à le faire. »

Mais il est absolument hors de question que je laisse tout ça de côté, peu importe le nombre de sacrifice que je devrais faire à côté tant qu'ils ne mettent pas la vie des enfants en danger.

« Et bien sûr tu es la bienvenue quand tu veux si tu veux découvrir un peu plus tout ce petit monde qui est le mien. Je m’accorde un peu plus de temps libre et de repos qu’auparavant, c’est promis. »

C'est la vérité, j'ai mis du temps à m'y faire, à céder, à comprendre que c'était nécessaire mais c'est acté et respecté. Nouvelle gorgée. J'observe la pièce d'un regard circulaire, un sourire nait sur le coin de mes lèvres et je démarre ma phrase avant même d'avoir replongé mon regard dans celui de la belle Espagnole.

« Dis moi, ils ont conscience que la Patronne ici c'est toi ? »

Leiv, Maxence, Takuma … Un monde d'hommes ? Neni ! Ici c'est l'antre de Rina.
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Ven 20 Mai 2016 - 15:06

« On ne s’ennuie pas, c’est sûr, mais … Direction, oui, certes, ceci dit on est loin d’être les seuls à bosser pour ce château alors tu sais, Tour d’Ivoire ou pas, je crois qu’on est tous logés à la même enseigne ici. Vous nous êtes tous d’une grande aide, une aide précieuse. Sans vous on ne s'en sortirait certainement pas.
— C’est une grande maison on essaie de tous en prendre soin. »

Le sourire qu’arbore maintenant Ismaëlle est nettement moins brillant d’un coup. Rina se demande souvent si elle fait bien de continuer à supporter le statut qu’elle a acquis ces derniers mois. Bien sur qu’elle l’en sait capable, et Rina sait ô combien il est difficile de rester sans rien faire. Toutes les personnes qui ont choisi d’enseigner ou de protéger cette école savent à quoi s’attendre avant d’arriver, elles ont toutes les deux fais le choix de faire passer les enfants avant elle-même dans beaucoup de choses. Ça n’empêche qu’il lui faudrait surement se ménager et Rina aimerait bien trouver des solutions à ça. L’extraire un peu de son cadre de travail serait pas mal, mais l’infirmière se doute qu’il serait plus facile de dégnommer le parc de l’école.

« Et promis je prends soin de moi ! J’ai levé le pied, vraiment. Rien que le fait d’avoir laissé ma place à Ben pour les Jaunes, c’est du travail en moins.
— J’espère bien oui ! Je ne voudrais pas avoir à sortir mon corde du placard.
— Après, tu me connais, je ne supporte pas de ne rien faire et … Il y a largement de quoi faire ici pour ne pas s’ennuyer, sans parler du fait que si je n’avais pas mes Créatures, les cours, etc … Je crois que je pèterai un plomb. J’en ai besoin, pour m’aérer un peu le cerveau, etc … Mais même pour ça j’ai de l’aide si nécessaire. Ora et Enzo sont des amours, je sais que je peux compter sur eux n’importe quand et bien souvent sans leur demander quoi que ce soit. Le « p’tit » connait mes poilus/emplumés/etc … par cœur, Ora est parfaitement capable de prendre le relais pour les cours si jamais il y a besoin quand j’ai une urgence. Leiv passe m’aider aussi de temps en temps. Tu vois, je délègue, j’apprends à le faire. »

Rina suit avec attention chacun des mots de l’enseignante de SACM. Elle fait attention aux moindres détails, fidèle à ses habitudes. Elle remarque donc le calme dans sa voix, note la petite étincelle dans ses yeux quand elle évoque les deux élèves, — dont l’un est une des amies de Rina — et puis ce sourire tout léger qui flotte sur ses lèvres tandis qu’elle évoque l’aide de Leiv. Malgré son instinct du tonnerre, Rina s’avoue qu’elle ne l’a pas vu venir, ce coup là. A la limite, l’espèce de mini-histoire qui s’est arrêtée bien vite entre Dimitri et Victoria, elle l’avait senti. Rina espère de tout son cœur que leur rencontre donnera quelque chose de concret, de vibrant, qu’ils aimeront vivre et dont ils n’auront aucun regrets. Ils se sont tous les deux bien trouvés, deux personnes que l’infirmière qualifie de merveilleuses. Et si au début il s’avérait que Rina et Leiv soient plutôt en désaccord avec tout et n’importe quoi, le temps a effacé la petite amertume qu’elle lui vouait. Bien qu’elle ne lui passe toujours pas son rangement absolument trop maniaque pour elle, l’espagnole voue un grand respect à son médecin et une affection particulière.

« Et bien sûr tu es la bienvenue quand tu veux si tu veux découvrir un peu plus tout ce petit monde qui est le mien. Je m’accorde un peu plus de temps libre et de repos qu’auparavant, c’est promis.
— Je passerais surement te rejoindre dans ta jolie cabane un de ces quatre. J’ai juste un peu de mal à laisser l’infirmerie « toute seule » et puis, monter tous ces escaliers, ça commence à faire pas mal sept étages. »

La brune laisse échapper un rire alors qu’elle repose son regard sur son amie. C’est vrai qu’elle parait plus détendue. Le château est dans une période plutôt calme et c’est tant mieux pour tout le monde. En vue des récents évènements, Rina aime la banalité du quotidien qui s’offre à eux.

« Dis moi, ils ont conscience que la Patronne ici c'est toi ? »

L’infirmière laisse éclater un rire franc et léger avant de reprendre, un air de victoire sur le visage.

« Ah ça ! Il n’y a même pas de questions à se poser, t’inquiètes pas j’ai une poigne d’enfer. J’ai gagné sur pas mal de points, la présence des plantes, les rondes continuelles, les rangements des lits, tout ça. C’est un petit peu ma maison ! Même Kingsley quand il passe sait que c’est moi la jefe ici ! »

Sur ce, l’espagnole qui s’exprime beaucoup par des gestes, lui montre un poing bien serré et fermé et rit à nouveau. Elle se trouve un peu bête mais pourquoi pas retomber dans l’enfance quelque fois, ce genre de moments innocents sont trop rare pour ne pas en profiter.

« Il y a juste un très léger problème que j’espère te voir régler en tant que sous-directrice. »

L’air de l’espagnole se fait beaucoup plus sérieux d’un coup. Elle fait mine de regarder ses ongles bien mal vernis pour elle qui avait l’habitude de les faire régulièrement. Son regard se fait un peu soucieux. Hm. Ce n’est pas parce que ses deux amis sont en train de se tourner autour qu’elle va s’empêcher de faire la peste ! Non mais !

« Il y en a une des trois qui s’amuse à faire de mes étagères des rangements militaires et, je te jure Ismaëlle, ça me ferait arracher les cheveux ! Et ça, ça ne me plairait pas du tout ! »

Son sourire revient, contente de sa petite farce. L’infirmière aime bien se jouer un peu de son monde, parfois, ça l’amuse de voir les différents états dans lesquels elle peut faire passer ses proches quand elle s’amuse.

« Non mais j’te jure. Monsieur fait de l’alphabétique et après c’est moi qui passe pour celle qui fait un bordel ! T’imagines, il va venir trier tes animaux par leur taille après… »

Grand le sourire, très très grand la malice calquée sur son visage.
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Lun 23 Mai 2016 - 20:42

Sept étages … perchée sur des talons de 15 centimètres … Cette femme est bionique, je vous le dis ! Je plaisante, je me doute bien qu’avec son traitement et ce qu’elle a traversé il peut être difficile de bouger autant qu’avant, avec une telle pêche, et c’est tout à son honneur d’être aussi présente et disponible pour ceux qui en ont besoin. Je ne la forcerai jamais à descendre me voir dans mes pénates extérieurs, en attendant elle peut venir toquer à la porte de ma chambre quand elle le veut. C’est le bordel, mais c’est chaleureux ! Et Fenrir est toujours content d’avoir un peu de visite lui aussi. Enfin ça dépend de qui il s’agit mais avec Rina aucun problème.

Rina et son rire communicatif.

« Ah ça ! Il n’y a même pas de questions à se poser, t’inquiètes pas j’ai une poigne d’enfer. J’ai gagné sur pas mal de points, la présence des plantes, les rondes continuelles, les rangements des lits, tout ça. C’est un petit peu ma maison ! Même Kingsley quand il passe sait que c’est moi la jefe ici ! »

Et voilà, qu’est-ce que je disais ! En même temps … Même à eux tous ils ne font pas le poids. Et oui, désolée messieurs, que vous le vouliez ou non cette école est menée par des femmes. Et de mains de maitre s’il vous plait ! On en plaisante mais il y a pourtant une part de vérité là-dedans, ne serait-ce que pour ce qu’elle avance. C’est vrai que l’infirmerie a changé depuis qu’elle est arrivée, elle est devenue un endroit beaucoup moins aseptisé et c’est réellement agréable. Il n’y a qu’à voir les dessins sur les murs, ceux fait par les plus jeunes, tous en adoration devant notre belle espagnole. Elle les aime et ils le lui rendent bien. Je ne dis pas ça parce qu’elle est mon amie mais on a réellement la chance de l’avoir dans l’équipe. Elle et bien d’autres, naturellement, mais Rina … c’est Rina. Hasta siempre Comandante !

« Il y a juste un très léger problème que j’espère te voir régler en tant que sous-directrice. »

Première réaction : C’est le côté pragmatique qui s’exprime alors que je prends ça très aux sérieux. S’il y a un souci d’ordre administratif, organisationnel, etc … C’est aussi mon rôle de le régler.

« Il y en a une des trois qui s’amuse à faire de mes étagères des rangements militaires et, je te jure Ismaëlle, ça me ferait arracher les cheveux ! Et ça, ça ne me plairait pas du tout ! »

Une seconde … Deux secondes … Trois secondes … Sourire en coin de la part de la Guapa … Réaction, enfin ! Je comprends que je viens de me faire mener en bateau bien proprement et proteste vivement, simplement pour la forme.

« Non mais j’te jure. Monsieur fait de l’alphabétique et après c’est moi qui passe pour celle qui fait un bordel ! T’imagines, il va venir trier tes animaux par leur taille après… »

Cette fois c’est moi qui éclate de rire, littéralement, d’une parce que je visualise très bien ce qu’il doit faire « subir » à Rina – qui est aussi « bordélique » que moi – et de deux parce que je l’imagine entrain d’essayer de trier les Créatures par la taille … A ce stade on n’est pas loin du fou rire et il me faut quelques secondes pour être capable d’aligner plusieurs mots à nouveau.

« Je ne suis pas certaine qu'ils apprécient tous, il risque d'avoir de l'animation à gérer. »

Tout ça est exagéré, bien entendu, mais absolument pas méchant ni déplacé. Leiv est ce qu’il est, peut-être qu’un jour ses habitudes me sortiront par les yeux mais pour le moment je trouve ça presque touchant et puis surtout …

« Je m'amuse à déplacer des objets dans sa chambre. »

… ça m’amuse, voilà. Oui, je suis une véritable gamine, et alors ?

« Je sais que ça le rend dingue mais il arrive à ne pas le montrer, c'est assez fou. »

Cet homme a une telle maitrise de lui-même ! Mais à côté de ça, croyez-moi, il est réellement étonnant. J’ai énormément d’admiration pour lui, pour tout un tas de raison, et j’espère vraiment ne jamais dépasser les bordes à ce sujet un jour. Ça n’est pas pour être désobligeante ni me moquer, c’est simplement …. J’en sais rien, quelque chose que j’aime bien faire parce que ça m’amuse de le taquiner et quelque part c’est aussi quelque chose qui nous rapproche. C’est l’impression que ça me donne en tout cas.

« Il supporte le bazar dans la mienne, ça tient du miracle je pense. »

D’ailleurs rien que le fait de parler de notre quotidien de cette façon me fait prendre conscience à quel point notre relation a pris ses marques dans nos vies respectives.

« Ne compte pas sur moi pour essayer de le changer, Guapa. Il a ses habitudes, et surtout, surtout ! Aucune chance que je me dresse entre vous deux. Je tiens trop à ma vie, tu rigoles ou quoi ?! »

Vous imaginez une dispute entre Rina et Leiv ? Lui resterait impassible, elle, ça l’énerverait encore plus … Non, aucune chance.

« Au fait ! Est-ce que Owen t’a raconté qu’il s’est fait stupéfixer par un élève ? »

Ou comment passer de l’Hippogriffe au Niffleur. Je ne vous dirais pas lequel est l’Hippogriffe et lequel est le Niffleur … Ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas ! On parle entre filles là alors oust, laissez-nous tranquilles !

« Écoute, je ne devrais pas en rire mais sincèrement … »

Quand j’ai eu vent de cette histoire, j’ai eu énormément de mal à garder mon sérieux.

« Keane, tu le situes ? … En même temps qui ne situe pas Keane dans cette école. »

Keane est un sacré personnage, et c’est peu de le dire. C’est quoi qu’il en soit un jeune homme attachant et même si nous avons eu nos différents, il n’en reste pas moins un élève que j’apprécie. C’est une figure emblématique ici, il fait partie de ceux qui apportent le sourire partout où ils passent … Même s’il ne le fait pas tout le temps exprès, certes.

« Bref, Keane. Sa dernière trouvaille : Élevage clandestin de Boursoufflets. »

Dit-elle en tapant sa cuisse pour accentuer la chose. Et hop, une gorgée pour la route.

« D’après ce que j’ai compris, il a trouvé un Boursoufflet abandonné – après le rat que Maxime a récupéré, va pas falloir que ça commence à être une habitude chez nos chères petites têtes blondes de se débarrasser de leurs animaux de compagnie … Et encore une fois je m’égare. Je disais donc, il a trouvé un Boursoufflet, qui s’est avéré être une Boursoufflette, et j’te le donne ne mile : Alistaire – son Boursoufflet à lui – et la demoiselle ont fait des petits ! »

Ce château est peuplé d’obsédés ! Comme si on n’avait pas assez des élèves, il faut que les animaux s’y mettent maintenant ! Enfin, c'est le printemps après tout ...

« Keane les a planqué dans une salle inutilisée, il a construit un véritable nid pour eux en piquant des vêtements à ses camarades. Owen est tombé dessus … Tu connais sa patience et son adoration pour les gosses et les bestioles … »

Je sais que ces deux-là s’entendent bien, qu’ils se côtoient et se parlent – chose qui m’a étonné au départ connaissant Owen. C’est toujours agréable de voir deux personnes qu’on apprécie se lier d’amitié, quoi qu’il en soit.

« Quelqu’un a ouvert la porte, les petits se sont échappés dans le couloir, d’après ce que Benjamin m’a raconté, et les deux concernés n’ont pas nié, Owen a failli marcher sur l’un d’entre eux et PAF ! Keane l’a stupefixé pour sauver le petit Boursoufflet. »

Tadaaaaaaaaaaaam ! Non je ne suis absolument pas morte de rire, c'est à dire absolument pas entrain de me payer la tête d'Owen. Pas du tout !
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Lun 23 Mai 2016 - 23:38

« Je ne suis pas certaine qu'ils apprécient tous, il risque d'avoir de l'animation à gérer. »

Ismaëlle peut enfin articuler quelques mots, Rina elle de son côté a presque les larmes aux yeux tant elle aussi elle rit. Ça lui fait un bien fou, elle le sent immédiatement, dès lors qu’elle arrête de rire, elle a l’impression de pouvoir se concentrer sur ce vide dans sa poitrine qui est en train de se remplir, doucement, alors qu’elles se laissent aller à un peu de repos toutes les deux. Ne le méritent-elles pas ? Tout le monde le sait qu’elles travaillent bien trop, comme la plupart des enseignants, gardiens, et tous les adultes ici qui malgré ça doivent quand même être aidés de certains élèves capables d’aider. Avec la volonté d’aider.

« Je m'amuse à déplacer des objets dans sa chambre.
— Quoi ?
— Je sais que ça le rend dingue mais il arrive à ne pas le montrer, c'est assez fou.
— c'est du pur génie ! »

Cette fois c’est au tour de Rina d’éclater de rire alors qu’elle imagine sans peine le visage de Leiv rester impassible alors qu’il range quand même ce qu’Ismaëlle doit défaire puis redéfaire dans son dos une fois ses crises de maniaque passées. Combien de fois Rina s’est plus ou moins acharnée sur lui alors qu’il n’élevait pas même un sourcil ? Elle sait bien que sa gestuelle excessive et sa faculté à débiter tout un tas de conneries à une vitesse incroyable a du lui filer la migraine tout un tas de fois. A coté de ça, c’est lui qui l’a accompagné à l’hôpital, le premier à l’avoir serré dans ses bras alors que jamais elle ne se serait attendue à ça. Après tout, il s’efforce d’être rigide et droit depuis assez longtemps elle l’imagine pour que ce soit devenu une habitude, pire encore, un mode de vie. Ça la frappe maintenant, elle se souvient, quand elle a rencontré Adrian. Tout ce qu’il souhaitait c’était de voir son père heureux avec une jolie femme dans sa vie, selon ses propres termes. Rina relève ses yeux et retombe sur Ismaëlle. Ça, pour sur qu’elle est jolie.

« Il supporte le bazar dans la mienne, ça tient du miracle je pense.
— J’imagine que c’est le « prix » à payer pour rester dans tes parages, hin ? »

Haussement de sourcils frénétiques pour Rina et petit rire écrasé. Le temps passe tranquillement et Rina en oublie tous ses petits et gros soucis.

« Ne compte pas sur moi pour essayer de le changer, Guapa. Il a ses habitudes, et surtout, surtout ! Aucune chance que je me dresse entre vous deux. Je tiens trop à ma vie, tu rigoles ou quoi ?!
— Annnwww, même pour moi ? »

Petite moue mignonne avant de rire à nouveau. Rina ne veut pas avoir à changer cet homme, il est bien trop drôle de le voir retenir son agacement face à du bordel, et elle est même rassurée maintenant de ne pas être la seule à utiliser cette manie pour la tourner en dérision. Peut-être que ça lui permettra de se calmer, de prendre lui aussi du temps pour lui et de comprendre qu’il n’a pas besoin de tout ranger au carré pour être un homme bien.

« Au fait ! Est-ce que Owen t’a raconté qu’il s’est fait stupéfixer par un élève ?
— Quoi, tu plaisantes ? Il m’a jamais dit ça j’hallucine !
— Écoute, je ne devrais pas en rire mais sincèrement …
— Oh j’t’en prie ! »

Le sourire de Rina s’agrandit, penchée un peu plus sur ses genoux comme si, ainsi, elle allait mieux entendre ce qu’Isma a à lui dire. Oh, elle veut tout savoir. Comment la reine du potin ait pu manquer ça !

« Keane, tu le situes ? … En même temps qui ne situe pas Keane dans cette école.
— Ce gosse a une carte de fidélité pour l’infirmerie. »

Keane, Keane, Keane… Rina pousse un soupir. C’est peut-être l’un des seuls qui continue à peupler l’infirmerie. Guerre ou pas guerre, il est toujours là, un peu comme un pilier de comptoir.

« Bref, Keane. Sa dernière trouvaille : Élevage clandestin de Boursoufflets.
— Ce gamin est plein de ressources, dios

Charmant garçon qui a toujours été très poli avec elle, et très gentil. Elle l’aime bien, il est mignon, il est simplement un peu maladroit. Il garde ce quelque chose d’innocent et de frais qui manque à certains même des plus jeunes du château.

« D’après ce que j’ai compris, il a trouvé un Boursoufflet abandonné – après le rat que Maxime a récupéré, va pas falloir que ça commence à être une habitude chez nos chères petites têtes blondes de se débarrasser de leurs animaux de compagnie … Et encore une fois je m’égare. Je disais donc, il a trouvé un Boursoufflet, qui s’est avéré être une Boursoufflette, et j’te le donne ne mile : Alistaire – son Boursoufflet à lui – et la demoiselle ont fait des petits ! Keane les a planqué dans une salle inutilisée, il a construit un véritable nid pour eux en piquant des vêtements à ses camarades. Owen est tombé dessus … Tu connais sa patience et son adoration pour les gosses et les bestioles …
— Oh ça oui, c’est à mourir de rire. »

Rina visualise parfaitement le visage d’Owen et ça lui tire un sourire plus grand que jamais. Rina adore Owen, Rina adore les enfants, Owen n’a pas tellement les mêmes sentiments envers eux… Ça ne l’empêche pas de faire correctement son boulot et c’est suffisant à Rina. Elle ne lui en demande pas plus, ce qu’il fait tous les jours et déjà énorme, et puis elle a vu de quoi il était capable lors de la bataille de Noël.
Non, ne pas penser à ça.
Rina se reconcentre sur les paroles d’Ismaëlle alors qu’elle élève de nouveau la voix.

« Quelqu’un a ouvert la porte, les petits se sont échappés dans le couloir, d’après ce que Benjamin m’a raconté, et les deux concernés n’ont pas nié, Owen a failli marcher sur l’un d’entre eux et PAF ! Keane l’a stupefixé pour sauver le petit Boursoufflet.
— Oh… madre de dios… Oh… »

Rina pose une main sur ses lèvres qu’elle tente de garder scellées. Une seconde. Puis deux. La troisième est fatale, la scène se déroule sous ses yeux et c’est trop tard. L’espagnole éclate de son rire sonore et elle ne peut s’empêcher de serrer ses bras contre son ventre. Bientôt ses yeux s’humidifient et alors qu’elle tâche de se calmer, le fou rire revient la contaminer. C’est difficile de résister alors qu’elle s’imagine parfaitement Owen, figé dans son geste, avec keane pas loin se demandant s’il ne va pas finir en ratatouille dès la fin de la stupéfixion d’Owen.
La jeune infirmière finit enfin par se calmer, passe son poignet sur ses paupières encore humides, ses joues elles aussi mouillées par ses larmes.

« Fiouh ! Ismaëlle, je t’assure, j’aime vraiment beaucoup Owen et loin de moi l’idée de lui manquer de respect, au contraire, mais là… Ah c’est vraiment du pur bonheur. »

Rina pousse un soupir soulagé, respire un grand coup et récupère la tasse qu’elle avait déposée quelques minutes plus tôt pas loin d’elle.

« C’est un truc qui aurait pu arriver à Dimitri, quoi, lui, le porte-poisse naturel, mais sérieusement le fait que ce soit Owen ça rend les choses tellement plus rigolos. Qu’est-ce qu’on est mauvaises… »

Sourire en coin de la part de Rina, son sourire est désormais décidé, il ne la quitte plus, terminé. Ismaëlle le lui a redonné comme toujours.

« Sérieusement on a des cas dans cette école, hein. Et autant, toi et moi, on gère le truc tu vois, autant tu vois je sous-estime pas Owen, mais j’imagine sa tête au milieu d’une mare de gamins et ça me fait marrer. Oh… j’ai mieux. Leiv ET Owen au milieu d’une mare en désordre de boursoufflets et de premières années surexcités. »

Une petite seconde l’infirmière lève les yeux au ciel comme si elle pouvait lire dans les murs de l’infirmerie ce qu’il se passerait dans cette situation complètement absurde.

« Une pure délice. J’apporterais les pop-corns. »

Elle plaisante bien sur et laisse échapper un petit rire à nouveau.

« Crois-moi ceci dit que je compte bien aller lui crier dessus parce qu’il ne m’a pas dit ça lui-même. »

Et bien sur que non elle n’ira pas lui crier dessus. Qui serait-elle pour faire ça mais, au moins, pour une fois, elle peut discuter, plaisanter, et tout ça tranquillement avec son amie. Parler de Leiv, parler d’Owen, évoquer Dimitri et tout cela avec Ismaëlle. C’est un moment délicieux pour Rina qui a l’impression de voir sous ses yeux se tisser quelque chose autour d’elle. Ce qu’on appelle plus communément un entourage. Ce quelque chose qu’elle semblait impossible à réunir autour d’elle. Ça lui fait du bien et pour rien au monde elle n’échangerait ce moment, cette soirée.
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Lun 30 Mai 2016 - 12:40

« Oh… madre de dios… Oh… »

Main sur la bouche, elle est stupéfaite, j'ai atteint mon but. Et que dire lorsqu'elle éclate littéralement de rire ? Ça faisait quelques secondes, minutes, déjà, que je me retiens parce que raconter cette histoire c'est visualiser la scène même si je ne l'ai pas vécu donc pas réellement vu mais … Croyez-moi, quand on connait les oiseaux en question, c'est très facile de se faire une idée relativement précise de tout ce qui a pu se passer à ce moment-là.
Le rire de Rina, c'est quelque chose à côté duquel on ne peut pas passer et c'est très certainement une bonne chose que l'infirmerie ne soit pas pleine même si, honnêtement, ça n'aurait rien changé ou presque. Le rire est un médicament comme un autre … sauf si vous avez les côtes cassées évidemment mais en cet instant je ne pense pas à tout ça. Je me laisse simplement complètement entrainer par le rire communicatif de mon amie et ces images qui circulent toujours dans mon esprit. Owen, Keane, le Boursoufflet, Benjamin … Magnifique combo ! S'il était là, est ce qu'il se vexerait ? Monsieur Impassible premier du nom, on ne s'en rendrait peut-être même pas compte … Pas de méprise, je l'adore, vraiment. Il en quelque sorte mon coach mais il est bien plus que ça, c'est un ami, un ami cher, une personne à qui je tiens alors … Qui aime bien châtie bien, c'est tout, et puis sincèrement … Non, je ne pouvais pas ne pas partager ça avec la belle Espagnole qui est actuellement entrain de pleurer tellement elle rigole. J'en suis au même stade, soit dit en passant. Un fou rire, ni plus, ni moins, et par Merlin ça fait du bien !

Je ne sais pas combien de temps on peut mettre pour se calmer un peu, parce qu'à chaque fois ça recommence, impossible de se regarder sans éclater de rire à nouveau et je me sens finalement épuisée quand j'essuie mes joues d'un revers de main. Un bon épuisement, c'est plutôt clair. Il me faut un long et profond soupir pour réussir à reprendre mon souffle et retrouver un calme plus tranquille. Il en a de même pour ma comparse de moquerie. Parce que oui, soyons honnête, on se moque. Et on le vit bien !

« Fiouh ! Ismaëlle, je t’assure, j’aime vraiment beaucoup Owen et loin de moi l’idée de lui manquer de respect, au contraire, mais là… Ah c’est vraiment du pur bonheur. »
« N'est-ce pas ? J'aurai tellement aimé voir ça ! »


A tout hasard, les garçons, ça ne vous dit pas de faire une reconstitution ? S'il le faut j'abuserai de mes pouvoirs de Co-Directrice officieuse pour ça ! Admettons que des sanctions doivent être prises – ce qui est le cas de toute façon même si c'est réglé depuis un moment – pour ça on doit refaire la scène et … Ok, j'arrête. Peut-être. Éventuellement. Quand j'aurai envie.

« C’est un truc qui aurait pu arriver à Dimitri, quoi, lui, le porte-poisse naturel, mais sérieusement le fait que ce soit Owen ça rend les choses tellement plus rigolos. Qu’est-ce qu’on est mauvaises… »
« Mais non ! On n'est pas mauvaises … On analyse une situation, c'est tout. »


Ben voyons ! En tout cas elle marque un point. C'est vrai que ça aurait totalement pu arriver à Muffin et on se serait marrées comme des dindes de la même manière mais la différence entre lui et Owen c'est qu'il a un sens de l'autodérision bien présent. Owen c'est … Owen. Ces deux-là ne sont pas du tout les mêmes, c'est plutôt clair. Là où Dimitri aurait fini par en jouer, clairement, je doute que ça ne soit jamais le cas pour le Gardien et ça n'a rien d'un jugement. C'est simplement factuel. En attendant, je vous le dis, ça sent la crampe aux maxillaires ça ! Mais si tant est qu'il y avait des tensions, elles ont totalement disparu.

« Sérieusement on a des cas dans cette école, hein. Et autant, toi et moi, on gère le truc tu vois, autant tu vois je sous-estime pas Owen, mais j’imagine sa tête au milieu d’une mare de gamins et ça me fait marrer. Oh… j’ai mieux. Leiv ET Owen au milieu d’une mare en désordre de boursoufflets et de premières années surexcités. »

J’imagine très bien le tableau … Oh que oui … Et étrangement je suis presque certaine que Leiv parviendrait à garder son calme alors que concernant Owen, j’ai tendance à douter plus « facilement  ...

« Une pure délice. J’apporterais les pop-corns. »
« Hum ! Et de la glace. Ça serait tellement génial. »


Et puis ça changerait un peu de l’ordinaire, du quotidien. J’adore mon travail, j’aime réellement tout ce que je fais, y compris les responsabilités, mais être simplement une personne et pas … un poste ou quelque chose comme ça, rire avec une amie devant le malaise des hommes faisant partie de nos vies … Admettez que ça fait envie. Partager quelque chose de simple, de normal pour le commun des mortels, tout simplement. Dingue comme j’ai l’impression d’être le PDG d’une grande firme qui n’a pas le temps de vivre comme la populace en présentant les choses comme ça … N’importe quoi.

« Crois-moi ceci dit que je compte bien aller lui crier dessus parce qu’il ne m’a pas dit ça lui-même. »

Je manque de m’étouffer avec la gorgée de thé que je m’apprêtais à boire, encore une fois je n’ai aucune difficulté à visualiser Rina entrain de laisser s’exprimer son tempérament d’hispanique sur un Owen … aussi réactif qu’une plante verte. Si je m’arrête un peu sur la situation, je l’admets, je me rends compte que je ne vois pas comment ces deux-là en sont arrivés à être ce qu’ils semblent être,  c'est-à-dire relativement proches. Ils sont tellement différents … Mais j’en suis plus que ravie ! Ils sont tous les deux des personnes importantes pour moi alors évidemment que ça me fait plaisir de voir qu’ils s’entendent bien. Et le mieux dans tout ça c’est que je n’ai même pas eu à jouer les entremetteuses ! Chose qui n’est de toute façon absolument pas mon genre. Je laisse ça à Dimitri ! Et à Rina, aussi, bien sûr, mais ça va sans dire. Et puis je ne sais pas pourquoi mais j’ai réellement l’impression que Dim est pire qu’elle à ce niveau là …

« Tu peux t’arranger pour que je sois là quand tu le feras ? Enfin pas très loin, suffisamment proche pour voir sa tête. »

Grand sourire entendu. Il faut croire que je dispose moi aussi d’un côté fouine, il est simplement sous-jacent … En sommeil peut-être ?

« C’est marrant, niveau caractère vous êtes tellement différents tous les deux et pourtant, j’ai sincèrement l’impression que vous êtes proches, que la communication se fait facilement. Je trouve ça chouette. En plus de ça, je connais Owen depuis des années et … Ouais, ça manque clairement de présence féminine dans son existence à celui-là. Ça ne peut pas lui faire de mal. »

Et bim ! Ça, c'est fait.
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Dim 12 Juin 2016 - 22:52

« Tu peux t’arranger pour que je sois là quand tu le feras ? Enfin pas très loin, suffisamment proche pour voir sa tête.
— Entendu ! Crois-moi que tu ne seras pas en reste. »

L’espagnole laisse échapper un clin d’œil en direction de son amie avec un petit rire. Bon, peut-être qu’elle lui criera dessus, mais ce sera juste pour rire. Ou alors, elle lui fera un petit sous-entendu malicieux histoire de lui rappeler cette petite histoire. Owen doit ben savoir que Rina ne lui manquerait pas de respect. Surtout pas après ce qu’ils ont vécus, ce qu’ils se sont dis, après s’être aidé de la sorte. L’espagnole secoue la tête, désormais un peu plus calmée. Ah, elle adore tout ce genre de petites histoires surtout quand il s’agit de personnes comme Leiv ou Owen en pleine action. Les deux les plus inexpressifs du château très certainement. C’est le petit côté pimenté de l’histoire.

« C’est marrant, niveau caractère vous êtes tellement différents tous les deux et pourtant, j’ai sincèrement l’impression que vous êtes proches, que la communication se fait facilement. Je trouve ça chouette. En plus de ça, je connais Owen depuis des années et … Ouais, ça manque clairement de présence féminine dans son existence à celui-là. Ça ne peut pas lui faire de mal. »

La jeune infirmière laisse à nouveau éclater un rire franc. Owen a un manque de gente féminine dans son entourage ? Rina et Ismaëlle peuvent combler à elles deux tout ces manques ! L’une avec son irrémédiable manière de prendre de la place qui ne lui appartient pas et Ismaëlle avec sa folle et douce sagesse, son tempérament agréable et non-intrusif (contrairement à Katherine). La brune semble réfléchir un instant, se ressert un peu de thé et porte la tasse à ses lèvres.

« Et bien figures-toi que quand je ne le connaissais pas j’avais un avis tout différent de lui. Non pas tranché ni même méchant mais pour moi il était le gardien distant, partenaire du celui qui l’était un peu moins – à savoir Holt, tu sais. J'ai des instincts assez précis en général sur les gens et bien j'ai été plus que surprise, tiens. »

A nouveau elle boit une gorgée et se remémore presque pou elle-même les moments de leur rencontre. Certes ce n’était pas des plus gais. Mais peu lui importe. Son air semble devenir un peu plus sérieux même s’il ne perd pas de sa luminosité.

« Tu sais, à Noël, lorsque tout est arrivé, j’ai essayé de trainé un groupe de gamins jusqu’ici. J’ai pas bien réussi correctement et un espèce d’imbécil m’est tombé dessus. Je me suis battue avec mais pareil, j’ai pas su tenir la cadence et Holt est intervenu. Bref, tu vois le tableau, il demande à Owen donc de m’emmener jusque l’infirmerie puisque lui aussi est là. Joyeuse rencontre n’est-ce pas ? En tout cas, il m’a sauvé les fesses, je te le dis, en repartant on est retardé sur un autre bastardo, et tu connais ma capacité à prendre des décisions sensée… »

L’infirmière laisse échapper un léger rire. Pas de tension, juste des faits, elle ne veut pas plomber l’ambiance et travailler le sujet non sans gravité mais en évitant de donner tous les détails sordides. Non, c’est juste un fait, un morceau d’histoire, c’est comme ça. Et puis ça a au moins eu le mérite de les faire se rencontrer. Pour plus qu’un simple rendez-vous autour d’un bandage de genou.

« Figures-toi qu’on s’est revus plusieurs fois et de fil en aiguille, on a pas mal discuté et voilà ! C’est une personne formidable. Je suis contente de le connaître et je comprends pourquoi c’est ton ami. Et il est beaucoup plus bavard que je l’imaginais ! A mon plus grand plaisir, tu l’imagines. »

Rina n’évoquera rien de ce qui s’est passé entre les murs de sa chambre. Elle a entièrement confiance en Ismaëlle mais elle se sentirait en position de traitresse, de parler de quelque chose qu’il appartient à Owen d’en discuter ou non. Son regard reste un moment dans le vague, puis elle semble reprendre conscience de la pièce qui l’entoure et retrouve le regard de son amie, un léger sourire aux lèvres.

« Je l’aime beaucoup. Tu sais il a ce quelque chose qui me pousse à aller chercher plus loin, ce côté inaccessible. Je suis contente d’avoir poussé le bouchon, je vous plains parfois, ça doit pas être facile de m’avoir dans les parages. »

Un grand sourire adorable pour aider à faire passer la pilule ? Ohhh, oui. Vilaine Katherine.

« J’aime passer du temps avec lui, il n’est pas aussi distant que je ne le pensais. Et toi ? Je ne suis pas sure de savoir comment vous vous êtes rencontrés ? »
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MessageSujet: Re: Es la hora de los cotilleos ▬ Rina   Jeu 16 Juin 2016 - 19:51

« Et bien figures-toi que quand je ne le connaissais pas j’avais un avis tout différent de lui. Non pas tranché ni même méchant mais pour moi il était le gardien distant, partenaire du celui qui l’était un peu moins – à savoir Holt, tu sais. J'ai des instincts assez précis en général sur les gens et bien j'ai été plus que surprise, tiens. »

Je n'ai pas le moindre mal à visualiser ce qu'elle a pu penser de ce duo de choc puisque j'ai potentiellement ressenti la même chose. D'une part en rencontrant Owen il y a des années mais aujourd'hui et ici quand je me suis rendu compte qu'il avait vraisemblablement trouvé un … camarade entre ces murs. Leur équipe a l'air de bien fonctionner, quand bien même leur caractère, tempérament et façon d'être respectif semblent complètement différents voir opposés. Je n'ai pas souvent eu l'occasion de discuter avec James mais … L'une de ces occasions restera gravée dans ma mémoire. Sans être proche de lui, je l'apprécie, il a ce charme discret qui en fait un homme que vous ne pouvez qu'apprécier, serti de bonnes manières. Sa compagnie est agréable.

« Tu sais, à Noël, lorsque tout est arrivé, j’ai essayé de trainé un groupe de gamins jusqu’ici. J’ai pas bien réussi correctement et un espèce d’imbécil m’est tombé dessus. Je me suis battue avec mais pareil, j’ai pas su tenir la cadence et Holt est intervenu. Bref, tu vois le tableau, il demande à Owen donc de m’emmener jusque l’infirmerie puisque lui aussi est là. Joyeuse rencontre n’est-ce pas ? En tout cas, il m’a sauvé les fesses, je te le dis, en repartant on est retardé sur un autre bastardo, et tu connais ma capacité à prendre des décisions sensée… »

C'est triste, triste de ce dire que ce genre de choses est devenue … Pas notre quotidien, mais quelque chose qu'on pourrait presque trouver normale tant le schéma se répète inlassablement. Ce jour là, elle aurait pu y passer, Owen aussi, et ils ne sont pas les seuls. Depuis ils se sont montrés plus sournois mais c'est grave de se remémorer ces souvenirs presque comme si ça n'était rien … Seulement on ne peut pas vivre dans la peur en permanence, ni dans la rage et la colère. Aujourd'hui je compte bien me concentrer sur le positif, pour profiter de ce moment passé avec mon amie. Alors j'écoute, attentive, curieuse, sans ciller, un sourire tranquille sur les lèvres. On s'en détache, c'est comme ça, c'est une question de survie.

« Figures-toi qu’on s’est revus plusieurs fois et de fil en aiguille, on a pas mal discuté et voilà ! C’est une personne formidable. Je suis contente de le connaître et je comprends pourquoi c’est ton ami. Et il est beaucoup plus bavard que je l’imaginais ! A mon plus grand plaisir, tu l’imagines. »

Mon sourire ne me quitte pas mais je pense que l'étonnement se lit néanmoins sur les traits de mon visage. Owen, bavard ? Ça n'est clairement pas le qualificatif que je lui attribuerai en premier instance mais pas une seconde je ne mets la parole de Rina en doute. L'étonnement laisse place à une vague de tendresse, tout simplement parce que l'idée que deux des personnes que j'affectionne le plus s'entendent aussi bien, ça me fait du bien au cœur. Tout simplement.

« Tu dois vraiment être spéciale. Le terme bavard n'est pas tellement le mot qui me vient en tête spontanément quand je pense à Owen. »

Est ce que je me moque ? Oui, bien sur, mais ça n'est absolument pas méchant. Owen est ce qu'il est, c'est comme ça que je l'aime. On passe du temps ensemble mais la parole n'est pas ce qui se trouve le plus au rendez-vous. En même temps, essayez d'avoir une conversation en faisant des tractions et des pompes … Ce type est un tortionnaire ! En attendant je le pense quand je dis que Rina doit être spéciale pour lui. Il n'est pas très sociable et c'est le moins que l'on puisse dire, il n'a pas besoin des autres, alors pour qu'il laisse quelqu'un rentrer comme ça dans sa sphère, c'est qu'il y a quelque chose de fort.

« Je l’aime beaucoup. Tu sais il a ce quelque chose qui me pousse à aller chercher plus loin, ce côté inaccessible. Je suis contente d’avoir poussé le bouchon, je vous plains parfois, ça doit pas être facile de m’avoir dans les parages. »
« Arf, c'est sur que ça n'est pas facile tous les jours ... »


Elle sourit, de ces sourires inondés d'innocence et de manipulation. Moi, je lève les yeux au ciel et en rajoute des caisses. Il est vrai qu'avoir Rina dans les parages c'est un véritable calvaire … Croyez-moi, on s'en sortirait tous beaucoup moins bien si elle n'était pas là. Elle est notre petit soleil.

« J’aime passer du temps avec lui, il n’est pas aussi distant que je ne le pensais. Et toi ? Je ne suis pas sure de savoir comment vous vous êtes rencontrés ? »
« L'armée. Les Casques Bleus pour être un peu plus précise. »


Pas d'hésitation, ça n'est pas un sujet tabou pour moi. Il n'empêche que c'est une précision à laquelle je tiens, parce que toutes les armées ne sont pas les mêmes. J'adhère aux missions de celle-ci, pas de toutes les autres, mais ça n'est pas le sujet.

« Je ne sais même plus si je te l'avais dit … Mais quoi qu'il en soit, avant de venir enseigner ici et après avoir terminé mes études dans cette même école, je me suis engagée. Quand j'ai débarqué dans le régiment, j'étais la petite nouvelle qui ne payait pas de mine et … ces charmants garçons n'ont rien trouvé de mieux à faire que de parier sur le nombre de jours que j'arriverai à tenir. »

Ce genre de choses, je l'ai partagé avec Maxence puisque lui aussi a fait un tour par cette case là. En dehors de lui ça n'est pas un sujet que j'ai remis sur le tapis, avec qui que ce soit, tout simplement parce que j'ai tourné la page. Et sans doute aussi un peu par pudeur, parce qu'en mission on voit et vit des choses … qu'on ne peut pas partager avec ceux qui ne l'ont pas vécu aussi. Mais tout ça est derrière moi et ça ne me rend pas nostalgique d'en parler même si un léger sourire flotte sur mes lèvres. Ce que je vais évoquer, au final, ce sont des bons souvenirs même si j'en ai bavé sur le coup.

« J'ai tenu quatre ans, et si j'ai arrêté c'est simplement parce que je ne m'y sentais plus tellement à ma place. »

Je n'en suis pas peu fière ! Tenir avec des individus pareil … ça n'est pas tous les jours évident puisque certains sont bien loin d'être tendres.

« Owen ne dérogeait pas à la règle, tu vois bien comment il peut avoir l'air méprisant parfois quand il te regarde de haut comme si tu n'étais … qu'un vulgaire cafard sans la moindre importance. J'te jure que s'il n'était pas mon ami ... »

Je pense sincèrement qu'on peut facilement détester cet homme. Il n'a tellement pas d'intérêt pour les autres en règle général, au sens … personnel, strict du terme, que ça peut rapidement le rendre détestable.

« Bref, il n'a jamais été comme les autres, le genre de gros bourrins graveleux que peuvent parfois être les militaires entre eux, et sans doute les hommes en général … On était peu de femmes alors je te laisse imaginer. Ils sont tous persuadés d'être le sexe fort mais quand la petite Irlandaise que j'étais a commencé à démontrer qu'elle en avait dans le ventre, étrangement, ils ont commencé à se calmer. Et Owen m'a rapidement plus ou moins pris sous son aile. On ne s'est pas reconnu, ça n'est qu'après qu'on s'est rendu compte qu'on avait été à la même école et que donc, on était Sorcier tous les deux. On est devenus amis, il m'a toujours soutenu, y compris quand j'ai fait des pieds et des mains pour ramener Fenrir alors que je l'avais trouvé dans un village pendant une mission en Centrafrique, attaché à un piquet, dans un piteux état – pour moi il était destiné à être un chien de combat mais il était encore un peu jeune pour en porter réellement les marques les plus graves, au moins physiquement – et même chose quand j'ai voulu le garder. J'ai réussi à faire plier l'administration et les gradés, faut croire que j'étais déjà bornée à l'époque mais hors de question que j'abandonne cette boule de poils. »

Je le revois encore prostré, sale, agressif parce que mort de peur … Quand on le voit aujourd'hui, c'est plutôt clair, on ne se doute pas ce qu'il a pu endurer les premiers mois de sa vie. Je ne sais pas quel âge il peut avoir exactement mais jamais je ne regretterai de l'avoir arraché à cet enfer qu'était son existence. On ne peut pas tous les sauver, malheureusement, mais un c'est déjà bien.

« Il a aussi soutenu ma décision quand j'ai pris conscience qu'il était temps pour moi de tirer ma révérence. On n'a pas tellement gardé contact mais j'ai su qu'il n'était plus soldat alors c'est moi qui lui ai proposé de venir travailler ici. C'est quelqu'un en qui j'ai entièrement confiance. »

Je ne lui ai pas demandé de détail concernant le fait qu'il ne soit plus militaire, je sais juste qu'Anthony n'est pas rentré d'une mission et que ça l'a lourdement affecté, que c'est ça qui l'a poussé vers la sortie sinon il est fort probable qu'il y serait encore. J'ai connu Anthony, je l'appréciai aussi énormément et savoir sa femme, si jeune, déjà veuve … On prend vite conscience que la vie ne tient qu'a un fil quand on s'engage sur ce terrain mais … Malheureusement les habitants de ce château le savent eux aussi très bien désormais et on ne s'y habitue jamais. J'espère qu'on ne s'y habituera jamais, soit dit en passant.

« Et aujourd'hui c'est mon tortionnaire préféré ! »

Dit-elle en retrouvant son sourire et en levant sa tasse comme pour porter un toast. Oui, sourire, se concentrer sur le positif, l'instant présent, c'est ce qu'on doit s'efforcer de faire. Tous. Ça n'est pas tous les jours facile bien sur mais on fait ce qu'on peut. J'en profite d'ailleurs pour terminer ce thé qui est vraiment délicieux et lorsque je repose la tasse sur la table à côté de nous, ce geste annonce mon départ.

« Bon aller ! Je ne vais pas t'embêter plus longtemps Guapa. »

Même les meilleures choses ont une fin, la vérité c'est que je tombe de fatigue et que l'idée de retrouver mes draps – ou ceux de Leiv – me fait terriblement envie quand bien même passer du temps en si agréable compagnie pèse tout à fait autant dans la balance. L'instant d'après je suis debout et la prend dans mes bras en douceur avant de déposer un bisou sur sa joue.

« On devrait faire ça plus souvent. »

On en a bien le droit. Je découvre ce que c'est d'avoir des amies filles et ça me plait beaucoup, chose que je n'aurai pas cru arriver un jour vu mon tempérament. En même temps, entre elle et Vicky – même si cette dernière n'est plus là – c'est difficile de ne pas y prendre goût.

« A demain ! Et merci encore pour l'accueil et le thé. Bonne nuit Rina. »

Un clin d'œil pour la route, un dernier signe de la main, et je quitte l'infirmerie.

▬ FINI POUR MOI ▬
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