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 You can drag me through Hell - Zachary

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MessageSujet: You can drag me through Hell - Zachary   Mar 15 Mar 2016 - 12:52

►You can drag me through Hell◄
Zachary & Will


Jeudi 2 Avril – Heure du Déjeuner.

- T’es toujours pas réconcilié avec ta douce toi ?
- Ta gueule.
- J’en conclue que non.

Et je hausse les épaules, passant mon chemin, comme si de rien n’était.
Vargas n’est pas d’humeur le petit gredin, loin de lui l’idée d’afficher l’ombre d’un sourire alors qu’hier il semblait reprendre goût à la vie. J’exagère la situation et grossi les traits mais soyons honnête, Mateo est presque une âme en peine de s’être disputé avec Riley.

- C’est bon Will laisse le tranquille.
- Ca vaaaa, il est pas en sucre.
- Tiens d’ailleurs viens, faut que j’te parle d’un truc !

C’est qu’elle a l’air enjoué en plus. Du genre, j’ai une méga bonne nouvelle à t’annoncer ou alors j’ai une super idée pour foutre un peu plus la merde dans les couloirs. Elle mériterait presque d’avoir le droit de lancer des bombabouses dans une salle de classe tellement elle a progressée dans ses devoirs. Bon, on est encore loin des O et des A, faut pas déconner, mais les efforts sont là.
Quand elle veut, elle peut.
Elle m’a déjà attrapé par le bras pour m’entrainer à l’écart, au détour d’un couloir, sourire aux lèvres. Etrange, elle avait l’air un peu morose depuis cette histoire avec Kezabel. Pas que ça la mine non plus à ne plus réussir à bouffer mais ca lui fait un truc qui lui laisse un goût amer. Elle n’aime pas l’idée de l’avoir foutue mal.

- Alors ! Rac… woaw.

Jefferson me fait un pokerface digne d’un masque de théâtre que l’on retire aussi sec de son visage. D’un sourire elle passe à un visage dur, l’étincelle colérique au fond du regard.
Ca pue clairement pour ma gueule.

- J’te l’ai pas dis avant aujourd’hui mais ton petit coup avec Zachary, la prochaine fois, je te tue William.
- Eh, ça va, c’était pas …
- J’veux plus jamais avoir à faire à lui, ni être obligé de lui parler.

J’ai l’impression d’avoir un glaçon qui glisse le long de mon dos quand son regard perce le mien. Et j’aime pas ça, tout comme j’aime pas le ton employé bien qu’il n’ait rien de violent, ni d’agressif. Je crois que je suis juste pas dans une phase où j’ai envie de me la jouer à la cool, encore moins concernant cet enfoiré. Même s’il a présenté ses excuses.
Et j’pensais pas être aussi rancunier sur la question.

- C’est bon, c’était pas la fin du monde non plus putain. Ca t’a coûté quoi de donner un coup d’main à ton pote.

Et je tourne les talons. Comme un connard.
Je lui ai balancé ça à la gueule, comme une grosse gifle avec le ton acerbe, vexé et tremblant de celui qui se sent en faute et qui se sent blessé sans réellement savoir pourquoi.
C’était autant un supplice que ça de m’aider à me venger de Zachary ?
Cette idée me rend amer.
Tout ça me rend amer pour la simple et bonne raison qu’en réalité, je suis de sale humeur depuis que je me suis levé. Pas du genre à gueulé sur n’importe qui, mais plutôt du genre à être grognon et à se vexer d’un rien. La preuve en est. J'suis crevé, peut_être à cause de l'accumulation de toutes les merdes qui arrivent au château, j'en sais trop rien mais il faut croire qu'aujourd'hui n'est pas le bon jour, tout simplement.
Si pour le moment je ne regrette rien de ce que je viens de lui envoyer à la gueule, il est quasi-certain qu’il ne me faudra pas plus d’une demi-heure pour revenir sur mes émotions et me rendre compte que je me suis comporté comme un connard.

C'est Maxime, on a toujours eu cette franchise entre nous mais aujourd'hui, ça ne passe pas parce que je n'ai pas envie. Être de mauvaise humeur arrive même au meilleur.

Mains dans les poches de mon jean, visage fermé voir presque bougon, je réajuste rageusement la lanière de mon sac sur mon épaule, l'appétit coupée. Ca va, je sais qu'elle le déteste ce mec mais j'ai pas non plus demandé à ce qu'elle couche avec. C'était juste un défi à la con et c'est rien comparé à la sensation qu'il m'a laissé quand il a quitté la pièce juste après avoir couché avec moi.
J'comprends pas pourquoi ça me reste encore au travers de la gorge, moi qui suis si je m'en foutiste, je devrais envoyer chier tout ça et passer à autre chose. A Drew par exemple, non ? Ou au fait que je n'dirais pas non à un câlin avec Macy, au fond du pieu, pour oublier tout ça quelques secondes.

Je me dirige vers les toilettes, le pas plus trainant que colérique, remuant toujours ma vexation en retournant la phrase et le regard de Maxime dans tous les sens. C'est n'importe quoi tout ça.
La porte poussée, j'entre dans la pièce puis dans un des cabinets avant de soulager ma vessie puis d'en sortir et d'aller me laver les mains. Je jette mon sac au sol, actionne le robinet et m'applique avec une minutie étonnante à laver les moindres recoins de ma peau. Et plus je pense à Zachary, plus je frotte rageusement.
C'est à rien n'y comprendre.

Je me regarde rapidement dans la glace pour y voir ma tronche tirée par la contrariété et me passe une main humide dans mes boucles.
En ayant oublié que j'avais les mains pleines de savon...

- Eh merde.

La porte s'ouvre, je lève brièvement le regard.

Génial.
A croire que toutes ces pensées l'ont menés directement à moi comme un putain d'aimant.
Zachary est là, je ne sais pas quel est l'expression de son visage puisque j'ai à peine prit le temps de jeter un coup d'oeil dans le miroir pour le regarder mais je l'entends.

- Désolé, j'fais pas la pute aujourd'hui. Repasse peut-être plus tard.

De très sale humeur.
Et je me lave toujours les mains rageusement, comme si ça pouvait faire disparaître mon amertume à la con.
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MessageSujet: Re: You can drag me through Hell - Zachary   Mer 16 Mar 2016 - 11:50

Jeudi 2 avril - heure du déjeuner

Zachary est assis au bord de la fenêtre de sa salle commune. Il a eu cours ce matin puis un gros trou de trois heures. Il ira manger plus tard mais là, il est assis à la fenêtre, plume en main et il réfléchit. Il pense à ses parents et ses grands-parents, à l’Afrique du Sud… Finalement, la vie ici n’est pas si terrible. Bien que Josh ne soit pas de la partie cette année, il a réussi à trouver un équilibre, grâce à Ora et avec toutes les responsabilités qui lui sont tombées dessus, on ne peut pas dire qu’il ait le temps de s’ennuyer. A-t-il bien fait de revenir ? Il se pose souvent la question et la réponse apparaît comme de plus en plus évidente. Bien sûr qu’il aurait aimé pouvoir étudier en Afrique du Sud mais pas en sachant que Layla était ici. Pas en sachant que ces monstres étaient capables d’attaquer à tout moment et qu’il ne serait pas là pour elle. Alors oui, il avait bien fait de rester. Quant à la suite, il réfléchirait. Il pouvait très bien finir ses études ici et après… Après il aviserait en temps voulu. Zach retourna alors son attention et se décida finalement à écrire. D’abord une lettre pour Josh. Il avait longtemps hésité avant de lui raconter certaines choses puis finalement s’était lancé. Il lui parlait de William dans sa lettre, des attaques, d’Ora, du Quidditch… Enfin de tout. Comme une vraie fille certains diraient. Cela lui faisait hausser les épaules. Ils étaient amis depuis longtemps et Zachary ressentait le besoin de partager avec lui. De même, il avait toujours la banane quand il recevait une lettre de son ami et qu’il lui expliquait sa nouvelle vie, sa recherche de travail, ses découvertes… Il savait qu’il ne le jugerait jamais, alors il écrivit sans se poser de questions. Quand il eut fini, il se lança dans un autre registre. Cette fois-ci le métis prit la plume pour sa famille. Une longue lettre pour ses parents et ses grands-parents dans laquelle il parlait autant de lui que de Layla. Il savait qu’elle leur écrivait aussi mais c’était plus fort que lui. Il faisait aussi de l’humour sur son rôle de préfet et de capitaine et les rassurait sur les récents événements. Pendant quelques minutes, il eut presque l’impression d’être avec eux, dans leur maison, en train de discuter autour d’une tasse de thé, sautant d’une langue à l’autre sous le regard amusé de sa mère qui n’était pas toujours capable de tout comprendre mais qui ne s’en formalisait pas. Et puis il en arriva au point final. Le jeune homme prit alors quelques nouvelles minutes pour regarder par la fenêtre puis il se décida enfin à se lever et à se rendre à la volière pour envoyer tout ça.

Capuche sur la tête, Zachary gravit quatre à quatre les marches de la volière. Là, il trouva le hibou de la famille. Après quelques caresses, il lui confia les deux lettres. Il avait l’habitude le brave et savait comment s’organiser. Vraiment intelligente ces bêtes là. Zach lui donna à manger puis repartit de la volière, sourire aux lèvres. Il aimait se plonger dans ces moments de solitude avec ses amis et sa famille. C’était un peu sa petite bulle, loin de l’agitation. Loin de tout le reste. Mais à peine le Gryffondor eut-il descendu les escaliers de la tour qu’il fut ramené à la réalité. Il y avait de l’agitation dans les couloirs, la plupart des élèves étaient en pause pour le déjeuner. Mais cela ne lui enleva pas son sourire, au contraire. Il n’avait aucun problème avec les transitions. Et puis, il était de bonne humeur. Avant d’aller manger et sans doute de rejoindre Ora, un petit arrêt vidange était nécessaire. Le métis s’arrêta donc au quatrième et, à peine eut-il poussé la porte qu’un juron l’accueillit. Il haussa les sourcils et remarqua alors William. Ah tiens… Zach laissa la porte se refermer derrière lui et croise le regard de son camarade dans le miroir. Il se lave rageusement les mains et a un air glacial sur le visage mais ce n’est pas ce qui retient l’attention du métis. Non, ce sont ces mots qu’il lâche soudainement.

“Pardon ?”

Zachary resta bloqué quelques secondes. Il venait vraiment d’entendre ça ? Il savait qu’il s’était mal comporté, Ora le lui avait bien fait comprendre. Il avait essayé de s’excuser et s’était retrouvé avec Maxime sur le dos. Il avait toujours un souci avec cette histoire, il en avait conscience mais là… Là il commençait sérieusement à en avoir ras le bol. Le jeune homme décida alors de rester planté devant la porte, croisa les bras et bloqua son regard en direction de William. Il voulait sortir ce genre de petites phrases ? Très bien, mais maintenant il allait devoir écouter.

“J’ai mal agi, très bien. Tu m’en veux, ok. Je peux pas te demander de passer l’éponge ou d’accepter mes excuses si tu le veux pas mais y’a un moment ça suffit. M’envoyer voir Maxime qui me casserait bien une jambe si elle le pouvait pour me faire humilier ça t’a pas suffit ? Faut qu’en plus tu m’agresses chaque fois qu’on se croise ?”

Zachary n’avait pas haussé le ton. Il était en colère certes mais il voulait surtout trouver une solution. Tant pis si William lui en voulait toute sa vie et le considérait comme le pire des connards, ce n’était pas le problème. Le problème c’était cette rancoeur qu’il affichait sans cesse, son incapacité à passer outre et le fait que du coup, chaque fois qu’ils se croisaient, ça risquait d’exploser. Alors cette conversation ne serait sans doute pas agréable mais il fallait en passer par là. Et oui, monsieur je déteste les conflits et je fuis tout le temps avait enfin décidé de passer à l’action. Parce que bon, après un mois et demi de technique de l’autruche, ça commençait à faire…

“J’ai été élevé dans une culture où l’homosexualité n’est pas forcément bien perçue. Et j’ai cru que j’étais au-dessus de ça parce que concernant mes potes, j’en ai rien à faire. Y’a pas plus lesbienne que ma meilleure amie. Mais voilà, j’arrive pas à accepter ce que j’ai fait avec toi. Ça fait peut être de moi un connard mais je me suis excusé et je fais ce que je peux pour arranger la situation.”

Zachary poussa alors un léger soupir. Encore une fois il n’avait pas haussé le ton mais il avait été ferme. Il ne pouvait pas être plus franc. Maintenant c’était à William de s’exprimer mais le métis ne pouvait pas nier qu’il avait une boule au ventre. Il n’avait pas envie de s’en prendre plein la gueule, pas envie que la situation tourne mal. Mais c’était une possibilité et là, il était un peu coincé…
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MessageSujet: Re: You can drag me through Hell - Zachary   Sam 19 Mar 2016 - 22:21

— Pardon ?

Quoi, tu veux que je te la refasse en plus ?
Je ne suis pas simplement agacé, je suis clairement en pétard. Sans raison apparente si ce n'est que je me suis levé du pieds gauche, que j'ai pas aimé ce que m'a balancé Maxime à la gueule et qu'en plus de ça Zachary vient d'entrer dans la pièce.
C'était cool entre nous, même s'il n'assumait absolument pas l'idée d'avoir apprécier être embrassé par un mec. Mais il était pas méchant pour autant et j'aimais bien l'emmerder. Coucher avec lui a aussi été un très bon moment, je ne peux pas le nier. Et je ne le nierais pas. C'est l'après qui me pose problème, ce qu'il m'a claqué dans la tronche avant de se tirer en me plantant comme ça, comme si j'étais une pute qu'il venait de payer.
C'est comme ça que je l'ai ressenti, j'vais sûrement pas m'excuser pour ça. Même si Zachary est venu me présenter ses excuses.

— J’ai mal agi, très bien. Tu m’en veux, ok. Je peux pas te demander de passer l’éponge ou d’accepter mes excuses si tu le veux pas mais y’a un moment ça suffit. M’envoyer voir Maxime qui me casserait bien une jambe si elle le pouvait pour me faire humilier ça t’a pas suffit ? Faut qu’en plus tu m’agresses chaque fois qu’on se croise ?

Oh, pauvre Zachary est tellement à plaindre n'est-ce pas ? Mon regard planté dans le sien via le miroir, je ne bouge pas mais c'est une flotte d'acide qui me brûle la gorge et l'intérieur de la bouche. Un acide verbale que je ne demande qu'à cracher. Est-ce que vous allez tous me les briser longtemps avec cette histoire du bal ? Putain, personne n'est mort, j'ai juste voulu donner une petite leçon à un mec qui m'a prit pour sa catin d'un soir.
C'est pas comme si je lui avais fait pareil.
Pas comme si je le harcelait dans les couloirs.
Pas comme si je lui foutais la misère à la gueule tous les jours.
Non, j'fais mieux: Je ne lui parle pas. Alors putain ton petit jeu de victime, tu me l'arrête tout de suite.

Je suis appuyé de chaque côté du lavabo, la gueule dégoulinante d'eau après m'en être jeté sur le visage et surtout, je tremble. D'où le pourquoi je me crispe aux bordures pour ne pas l'afficher.
Je tremble d'énervement. De rage. Une colère qui me sort de je ne sais où, profonde et vive. De celle que je ne connais que rarement.
C'est juste pas mon jour. C'est tout.

— J’ai été élevé dans une culture où l’homosexualité n’est pas forcément bien perçue. Et j’ai cru que j’étais au-dessus de ça parce que concernant mes potes, j’en ai rien à faire. Y’a pas plus lesbienne que ma meilleure amie. Mais voilà, j’arrive pas à accepter ce que j’ai fait avec toi. Ça fait peut être de moi un connard mais je me suis excusé et je fais ce que je peux pour arranger la situation.

Putain mais ferme là.
Ferme là.
J'ai mal au ventre, je le sens se crispé. La nausée me monte aux lèvres. Et l'envie de chialer aussi.
J'arrive pas à comprendre pourquoi jusqu'à ce que je le regarde une nouvelle fois.
Il soupire, ne hausse pas le ton, se comporte comme un homme que j'ai déjà connue. Cette même mine défaite lorsqu'il ne voulait pas provoquer l'explosion d'une dispute. Ce même air hésitant, attendant comme une sentence.
Je vois Jude dans son regard. Jude dans ses gestes. Jude dans l'intonation de sa voix.
Jude qui me fait mal de partout. Au crane. Au cœur. Au ventre. Aux muscles et aux os.
Jude qui ne reviendra pas.
Jude qui n'est pas Zachary. Zachary qui n'est pas Jude. Et pourtant, ils se ressemblent bien trop en cet instant.

Et cette colère vient aussi de là, je le sens au plus profond de mes tripes. Outre le fait que Zachary m'a clairement vexé et blessé, ses mots qui sortent de sa bouche me donne l'impression que c'est Jude qui me l'est dit. C'est con, c'est ridicule, c'est pitoyable. Et pourtant ma colère ne redescend pas. Pire, elle s'accroit.

— Et t'as quoi d'autres comme excuses en poche, dis moi. Parce que ton histoire de culture, merci je connais. Mes parents sont chrétiens pratiquants et pas besoin de te faire un dessin pour te faire comprendre que chez nous non plus, les tapettes dans mon genre sont pas bien vu. On aimerait même leur cramer la gueule dès que possible.

Ma voix tremble, déraille parfois mais je m'en fou. J'en ai rien à foutre si je donne l'impression que je vais claquer dans la seconde. Tout ce qui m'importe c'est d'essayer de déverser ma rage comme je peux avant d'exploser.
D'autant plus que cette histoire de culture et de religion apporte autant de réactions différentes que possible. La preuve, mes parents ont acceptés sans aucun problème mon homosexualité, trouvant chez moi ce que Dieu a bien voulu me donner et m'apporter. Si je suis né comme ça alors c'est que le Seigneur l'a voulu et grand dieu, jamais ils ne rejetterais leur fils unique. Quoi que ça leur en coûte.
Peut-être que chez Zachary, tout est différent. Et c'est sûrement le cas.

— Tu sais au fond j'm'en fou de savoir si l'homosexualité est mal perçu dans ta culture parce que c'est même pas ça le problème. Ni que tu ais du mal à te faire à l'idée que tu te sois taper un mec et que ça va contre tous tes principes. Non, vraiment ça j'en ai rien à foutre parce que chacun son truc.

Je ne défais pas mon regard du sien, toujours crispés sur le bord du lavabo. Je ravale cette boule acide tout comme cette envie d'exploser.

— Ce qui me pose problème c'est que tu m'as considérer comme la petite pute du coin. C'est ça que je digère pas. Le fait que ta religion ou ta culture fait qu'ils ne tolèrent pas les gays, c'est pas une excuse pour pas n'pas considérer l'autre avec un minimum de respect.

Putain, non que s'en était pas une bordel de merde.
J'allume rageusement le robinet, l'eau ne vient pas... J'entends un faible bruit, comme des bulles remontant le long du tuyau...

— SURPRIIIIIIIIISE !!

Je laisse échapper un cri de surprise alors que l'eau m'éclate littéralement à la gueule avec un flot continue. La seule chose que j'ai eu le temps de voir, c'est un des fantômes du château sortir du tuyau pour me l'éclater à la gueule. Je l'entends déjà fuir des toilettes, riants aux éclats, son rire se répercutant contre les murs.
Le jet s'arrête enfin. Je suis trempé de la tête aux pieds, sans exagération...

— PUTAIN DE MERDE !

J'explose et donne un coup de pieds violent dans la poubelle juste à côté de moi, car si l'eau que je viens de me prendre en pleine gueule est glacée, ma colère elle, ne s'est pas refroidit pour autant.
On n'pouvait pas faire pire en journée de merde.
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MessageSujet: Re: You can drag me through Hell - Zachary   Lun 21 Mar 2016 - 17:18

Il fallait bien l’avouer, l’accepter, Zachary venait de faire un véritable effort. Pourtant, ce qu’il venait de dire pouvait paraître anodin ou tout simplement logique mais pour lui, c’était quelque chose de nouveau. Le Gryffondor fuyait en permanence le conflit, dès que c’était trop personnel, dès que ça touchait à ses émotions. Layla était bien placé pour le savoir. Dès que la jeune femme était dans l’histoire, il se détournait et refusait toute conversation. Sauf que là, il s’était lancé. Malgré tout ce qu’il craignait, malgré son envie de fuir à toutes jambes et de ne plus jamais montrer son visage à William, il était resté et il avait parlé. Sauf que cette boule au ventre qui s’était formé à peine avait-il fermé la bouche n’était pas là pour rien. Un instinct peut être ? Sans doute, en tout cas, la réaction de son camarade fut aussi violente que ce qu’il avait pu imaginer dans le pire des cas. Une sorte de claque violente assénée sur son visage. Sa voix était tremblante, voilée par la colère et sans doute quelque chose d’autre, une forme de rage et de douleur. Mais les mots étaient si violents. Zach baissa les yeux. Il ne se cachait pas derrière sa culture. Il avouait les choses. Merde, jamais il n’avait voulu de mal aux personnes homosexuelles ! Il ferait tout pour Ora et qu’elle se tape des filles, il n’en avait rien à foutre. De même que l’attirance de William, il s’en fichait. Le problème c’était que lui prenne ce virage. Ça il n’arrivait pas à l’accepter. Et apparemment le Serdaigle lui refusait de voir les choses. Le métis resta tête baissée, ravalant les mots qui auraient pu sortir sur le coup. Parce que sa peur du conflit revenait au galop et il jeta un regard rapide vers la porte. Il pouvait encore fuir. Zachary releva cependant la tête alors que William expliquait qu’au fond il s’en foutait. Hein ? Ça n’avait aucun sens. Le Gryffondor le regarda interrogateur, oubliant pendant quelques secondes son envie de partir en courant. Puis ce fut le coup de massue. Le métis écarquilla les yeux. Il n’était pas sûr de comprendre en fait.

“Comment tu peux dire ça ? Je…”

Zach n’eut pas le temps de se livrer à une quelconque explication. Tout s’enchaîna à une vitesse hallucinante. Un fantôme surgit du robinet et fit exploser l’eau à la tronche de William qui se retrouva trempé de la tête aux pieds en l’espace de quelques secondes seulement. On entendit ensuite un rire sonore. Sauf que le Gryffondor eut le temps de sortir sa baguette et de la pointer sur le fantôme qui arrêta tout de suite de rire.

“Et oui, y’a un Préfet qui traîne dans le coin. Écoute l’ami, si tu ne veux pas que le directeur t’en fasse voir de toutes les couleurs, tu éviteras de rendre nos élèves malades en les aspergeant. Merci.”

Le fantôme regarda Zachary, sans bouger puis, s’en alla et faisant bien exprès de passer à travers le rouge. Ce dernier grimaça et se secoua. Il détestait cette sensation, il détestait cette sorte de dépôt qui venait de se coller à lui. Zach utilisa sa baguette pour nettoyer ses vêtements puis alla se rincer le visage avant de se tourner enfin vers William. Ce petit épisode avait fait redescendre la pression en lui mais certainement pas chez son camarade. Un regard vers la porte… Profiter de cette opportunité pour fuir ? Honnêtement, le gardien faillit enclencher le mouvement mais il se ravisa au dernier moment.

“A ta place, j’enlèverais mes fringues et je les sécherais pour mieux me rhabiller. Mais ce n’est qu’un conseil d’un sale type, après tout, je sais pas ce que ça vaut.”

Si Zachary n’avait pas trop haussé le ton, on sentait un certain agacement dans sa voix. Parce qu’au final les mots de Willliam étaient toujours en travers de sa gorge. Parce que oui, il n’avait pas assumé ce qu’il s’était passé et était parti précipitamment mais jamais il n’avait mal considéré William. Encore une fois, à ses yeux le problème ne venait nullement de lui et… Oui ça le rendait malade. Parce qu’il était libertin, couchait avec n’importe qui mais mettait toujours un point d’honneur à respecter les gens. Alors même si une partie de lui essayait de compromettre pourquoi le Serdaigle avait vécu les choses ainsi, l’autre fulminait carrément. Zach se massa les tempes puis s’approcha de William.

“J’ai eu honte oui clairement. J’assume pas d’avoir couché avec toi. Mais j’ai pas été violent avec toi, j’ai rien craché sur toi. Oui j’ai fuis mais à aucun moment ce n’était à cause de toi ou contre toi.”

Zach se détourna alors quelques secondes, serrant un poing. Ne pas crier, ne pas s’énerver, essayer de comprendre l’autre. Il était apprenti psychomage, il devait être capable de ça, non ? Sur le coup, pas vraiment. Les émotions prenaient clairement le dessus et ce sentiment d’injustice et d’incompréhension le tiraillait.

“Qu’est-ce que t’attends de moi ?”

Zachary avait fini par se retourner et par planter son regard dans celui de William. Bras écartés, il se rendait à son camarade. Oui, il lui montrait qu’il attendait le jugement, la punition, qu’il était prêt à attendre les choses pour enfin avancer. Le métis n’en pouvait plus de cette histoire, elle le rendait tout simplement malade. Il en avait marre de le fuir, marre de fuir Macy, marre de se dire que Maxime était capable à tout moment de lui pourrir la vie histoire de venger son ami. Ça commençait à faire trop pour lui. Il en avait marre de se demander s’il était oui ou non un vrai connard.

“Dis-moi ce que tu veux que je dise, ce que tu veux que je fasse parce que là, honnêtement, je comprends plus. Mes excuses n’ont aucune valeur ? Très bien. Alors quoi ?”

La voix de Zachary laissait entendre tout son désespoir. Oui vraiment, il était fatigué par tout ça et voulait juste que ça s’arrête. Il ne regardait plus la porte maintenant. Parce qu’il avait cet infime espoir de trouver une solution. Que William enfin accepte de le regarder, de l’écouter et peut être de lui hurler dessus une bonne fois pour toute. Mais qu’après, ce soit fini.
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MessageSujet: Re: You can drag me through Hell - Zachary   Jeu 24 Mar 2016 - 11:32

Cette colère ne se tarie pas, elle m’obstrue la gorge, m’étouffe, me donne l’envie de hurler, de frapper, de pleurer. Je ne la comprends pas, je ne sais pas d’où elle sort. Un éclair de lucidité me souffle que, peut-être, les nerfs sont tout simplement entrain de lâcher. La fatigue n’aide pas, la présence de Zachary non plus. Si je le réclamais il y a déjà plusieurs semaines, ici je n’ai que pour seule envie c’est qu’il se tire loin de moi.
Je ne veux pas l’entendre parler, ni pour s’excuser, ni pour se justifier.
Je ne veux pas le regarder bouger, je ne veux pas le regarder tout court.
Il me rappelle beaucoup trop Jude et cette évidence m’avait déjà frappé la première fois.

La poubelle dans laquelle je shoote s’écrase contre la porte d’un des chiottes, déversant toute sa merde sur le sol. Je suis trempé à cause de cet enfoiré de fantôme et ça ne fait qu’en rajouter sur ma colère déjà fulminante, tremblante et puissante.

J’entends la voix de Zachary derrière moi qui réprimande le fantôme alors que je commence déjà à trembler de froid. Peut-être aussi sous la pression des nerfs qui pètent un à un. Je n’sais plus trop. Je tourne de long en large, comme un lion en cage, frustré de ne pas comprendre tout ce qu’il m’arrive. Pourquoi ça m’arrive dans la gueule comme ça ?
Comme une gifle, comme un uppercut. Comme une bombe au cœur qui fait sauter tous les loquets de mon cerveau.

— A ta place, j’enlèverais mes fringues et je les sécherais pour mieux me rhabiller. Mais ce n’est qu’un conseil d’un sale type, après tout, je sais pas ce que ça vaut.

Je lâche un ricanement sec.
« Mais ce n’est qu’un conseil d’un sale type ». Putain, t’en as pas marre de jouer ta victime ?
J’ai aucun recul sur la situation, cherchez pas. Je suis pire qu’un chien ayant la rage.
J’en ai rien à foutre de ce qu’il me raconte mais surtout, je ne le regarde pas. Je ne veux plus le regarder et croiser ce regard qui me cloue le cœur sur le mur des souvenirs.

— J’ai eu honte oui clairement. J’assume pas d’avoir couché avec toi. Mais j’ai pas été violent avec toi, j’ai rien craché sur toi. Oui j’ai fuis mais à aucun moment ce n’était à cause de toi ou contre toi.

Mais ta gueule putain.
Ferme là. FER-ME-LA.
Pourquoi est-ce qu’il faut que tu enfonces le clou dans ma gorge ? Pourquoi est-ce que tu ressens ce putain de besoin de me faire comprendre que t’as eu honte, que t’assumes pas.
J’ai la gerbe, j’ai froid, j’ai envie de lui hurler à la tronche toute cette douleur qui s’immisce chez moi comme un venin. Mes réactions sont excessives alors que j’ai toujours pris soin de tout prendre avec un détachement appuyé. Si l’autre à honte et n’assume pas, j’en ai rien à foutre parce que ça n’est pas à moi que ça posera le plus de problème dans mon existence. Si Drew m’avait sortie son discours, j’dis pas. J’aurai carrément été blessé, en colère, me serais sûrement senti un peu sale même.
Mais Zachary ? Il n’est rien pour moi qu’un type d’un soir pour qui je n’ai aucun sentiment. Alors pourquoi avoir tant envie qu’il se la ferme et qu’il se tire ?
Toujours ce même regard, bien évidemment. Toujours le même.

— Qu’est-ce que t’attends de moi ?
— Rien et j’ai jamais rien attendu. C’est pas comme si t’étais mon mec.

Puisque tu ne l’es pas.
T’es pas Jude mais Zachary.
Pas Jude Hamza, mais Zachary Disemba.
Je pète les plombs, c’est ça ?
Ou alors t’as un problème de conscience pour tourner tout ça comme ça ?

J’ai croisé une fraction de seconde son regard avant de détourner le mien, recommençant à marcher de long en large. Toujours trempé, grelottant presque de froid et de nerfs.

— Dis-moi ce que tu veux que je dise, ce que tu veux que je fasse parce que là, honnêtement, je comprends plus. Mes excuses n’ont aucune valeur ? Très bien. Alors quoi ?
— Alors ferme là merde !

Je craque, je n’veux plus l’entendre. J’ai plus envie de le voir putain de bordel.
C’est n’importe quoi, cette situation est grotesque et ça me rend malade. J’suis pas comme ça, c’est pas moi. Pourquoi est-ce que je perds le contrôle comme un con alors que tout ça ne vaut rien ?

Pourtant, je me plante devant Zachary. Pire, je franchis les derniers pas qui me séparent de lui, mon visage à quelques centimètres du sien. J’ai aucune intention de l’embrasser, aucune intention de déclencher une troisième guerre mondiale, mais c’est le seule réflexe spontané que j’ai eu alors que mes cheveux dégoulinent d’eau froide sur ma nuque, sur mes joues, sur mes tempes. Que mes vêtements me collent à la peau et que j’ai froid à m’en coller une pneumonie.

— Arrête de te victimiser Zachary. Arrête de me retaper dans la gueule que tu as eu honte, que tu n’assumes pas. Ca j’m’en fou, j’veux juste pas l’entendre. J’veux rien entendre de tout ça.

J’ai une boule dans la gorge, je serre les dents et ne hausse même pas le ton.

— Le problème c’est… C’est quoi ? J’le sais mais est-ce que j’ai vraiment envie de le dire, de l’avouer ? Non pas dans cet état. Le problème c’est que tu n’comprends pas que je m’en fou de savoir si t’assumes ou pas, je n’digère juste pas la façon dont tu me l’as dite. Une erreur de conduite.

Je m’écarte, cligne des yeux avant de lui tourner le dos, retournant vers les lavabos.
En un geste un brouillon mais furieux, je retire mon pull et mon tee-shirt, me retrouvant torse-nu devant lui. J’espère que tu mate bien ce corps que tu dois désormais avoir envie de dégueuler.
Mes hauts sont étalés maladroitement sur le lavabo et d’un geste de baguette je lance un sort pour que les vêtements sèchent rapidement.

Et pendant tout ce temps, j’ai les yeux qui piquent, qui brûlent et je lutte comme un forcené pour ne pas chialer, pour ne plus trembler.

— C’est pas une question de religion, de croyance ou de penchants sexuels. Je m’en fou de tout ça mais j’suis pas certain que t’aurais aimé que j’te regarde droit dans les yeux en balançant à la gueule que t’étais qu’une erreur de conduite. Avoir une éducation strict le sujet ne justifie pas le fait d’être lâche. C’est une excuse pour rien du tout.

La colère se fait plus froide, moins enflammée. Je lui claque ça à la gueule en ayant pleinement conscience de le toucher, de lui faire mal et en cette seconde, je m’en fou. Chacun sa merde, non ? Je n’rationnalise pas la situation, ni mes mots. Surtout, je ne les retiens pas. Parce que je m’en fou. Parce que j’suis crevé, saoulé et que je les emmerde. Tous.
Mon tee-shirt est sec, je le remets aussitôt, appréciant la chaleur du tissu sur ma peau qui contraste violemment avec mon jean à moitié trempé.

Je me passe une main sur le visage, essayant de retrouver le lien de cette réalité.
Ça fait un peu plus de deux ans qu’il est mort et pourtant j’ai l’impression que ça date d’hier. Et sincèrement, je réussirais mieux à gérer tout ça si Zachary n’avait ni son regard, ni son sourire. Ni cette façon de vous regarder avec cet air désolé qui, à chaque fois, balayait toute trace de colère envers Jude.



« Notre foyer lui-même nous semble hostile
Comme si tous les talismans qui définissaient notre identité, s'étaient retournés contre nous
On se sent déchiré, mis en pièces et en morceaux
On comprend alors avec terreur, que si on ne peut pas s'asseoir pour réunir ces morceaux, et les assembler à nouveau
On va devenir fou »

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MessageSujet: Re: You can drag me through Hell - Zachary   Ven 25 Mar 2016 - 14:04

William n’avait jamais rien attendu de lui, vraiment ? Étrangement, Zachary avait bien du mal à croire son camarade. Ou plutôt, il était certain qu’il cachait quelque chose. Parce que ses réactions étaient trop violentes et parce que cette façon de souligner qu’il n’était pas son mec n’avait aucun sens. Bien sûr qu’il ne l’était pas, jamais le métis n’avait évoqué quoi que ce soit du genre. Il avait eu pas mal de coups d’un soir dans sa vie et avait toujours su établir très bien le statut de ses relations sans avoir besoin de les comparer à une quelconque relation amoureuse. Alors oui, la réaction de William était complètement insensée. Mais soit. De toute façon, depuis le début il sentait bien que cette conversation ne pouvait pas réellement apporter grand chose de bon. Même s’il essayait, même s’il cherchait désespérément une issue, au fur et à mesure des minutes, il se rendait compte que ça semblait être bien compromis. Pourtant, Zach avait tenté une dernière fois d’obtenir des explications. Il avait tendu la main à William en un sens, étant prêt à s’excuser de nouveau ou à faire quelque chose, dans la limite du raisonnable, pour que tout ça soit définitivement derrière eux. Sauf que la réaction de William lui prouva une fois encore qu’il devait arrêter de se battre. Se la fermer ? Très bien. Instinctivement, Zachary croisa les bras sur sa poitrine. C’était un signe de fermeture, il en avait conscience mais en même temps, il en avait marre. Marre de faire des efforts pour entendre en boucle le même discours et se prendre dans la gueule toute la rage d’un mec qui semble avoir gardé des choses en lui bien trop longtemps. Il le regarda alors s’avancer, sans bouger. Zach n’était pas un violent ni du genre à hurler sur les autres. Mais il voulait le défier physiquement en se rapprochant ainsi ? Pas de souci. Le préfet ne bougea pas d’un pouce et le regarda droit dans les yeux. Il ignorait au fond leur proximité physique et les souvenirs qui pouvaient y être associés. Parce que l’autre était en train réellement de l’énerver. Les mots sortirent de nouveau. Arrêter de se victimiser… Le visage du Gryffondor afficha un rictus. Sérieusement ? Soit. Il enchaîna. Zachary le regarda impassible et attendit qu’il se soit éloigné, le regarda enlever ses vêtements, les sécher et reprit la parole.

« Je me suis excusé pour ça. J’ai beau ne pas être trop mauvais comme sorcier, je peux pas remonter le temps et dire autre chose à la place. »

Toujours pas de cri mais un ton sec. Contrairement à William, Zachary contrôlait toujours ses nerfs mais il commençait sérieusement à être excédé. Et ce n’était pas prêt de s’arranger. Parce qu’apparemment son camarade n’en avait pas assez. Appuyé sur le lavabo, voilà qu’il repartait à la charge, reprochant encore et toujours les mêmes choses à Zach et en plus le traitant de lâche. Cette fois, le métis laissa échapper un rire sec. Il avait été gentil et patient. Il acceptait être coupable à la base dans cette histoire mais il avait aussi une fierté et ne se laisserait pas piétiner sans rien dire pendant des heures. S’excuser était normal, il l’avait compris après sa discussion avec Ora mais pas subir ça. Surtout en sachant que quoi qu’il dise, ça ne changerait rien.

« Stop. Ca suffit. J’ai eu tord, j’ai mal agi, j’aurais jamais dû te dire ça, on est bien d’accords. Je me suis excusé. Tu n’es pas obligé d’accepter mes excuses, tu as le droit de m’en vouloir toute ta vie si tu veux, j’ai aucun contrôle là-dessus. Mais je ne me laisserai pas éternellement traiter comme de la merde. »

Zachary décroisa alors les bras et se rapprocha de William. Il s’arrêta derrière lui, fixant le miroir pour y capter le regard de son camarade. Il n’avait plus cette expression habituelle sympathique et chaleureuse qu’on lui connaissait. Son visage cette fois était clairement fermé. Il était en colère, agacé et fatigué de se faire traiter comme un moins que rien encore et encore. Il reconnaissait son erreur et n’obligeait personne à pardonner son comportement. William avait le droit de lui en vouloir toute sa vie même si c’était clairement malsain. Mais il ne pouvait pas lui faire payer éternellement. Il n’avait tué personne et surtout, n’avait pas agi dans le but de lui faire du mal. Il avait dérapé et merde, il avait bien le droit de faire des conneries parfois, comme tout le monde.

« Le truc c’est que tu m’écoutes pas. J’ai jamais dit que mon éducation était une excuse à mes actes mais bien que c’était ainsi que j’expliquais les choses. Je me suis excusé parce que j’ai considéré avoir tord. Mais t’écoutes pas. Parce qu’il y autre chose derrière tout ça qui te rend complètement hystérique. »

Quoi ? Ca il n’en savait rien. Zachary avait beau avoir des connaissances en psychologie, il n’était pas devin. Il ne pouvait pas savoir ce que cachait William et n’irait pas chercher à le savoir. Mais il était sûr et certain qu’il y avait autre chose qu’une simple histoire de fierté heurtée. Parce qu’il était clairement le genre de type à s’assumer. Qu’il soit en colère et blessée c’était normal mais qu’il nourrisse une telle rancœur envers un type qu’il ne connaissait presque pas, ça n’avait pas de sens. Alors oui, Zach avait compris qu’il se battait contre quelque chose de bien plus fort que lui et que, malgré tous ses efforts, le combat était perdu d’avance. Si William ne voulait pas faire un geste vers lui, c’était peine perdue. Il était le seul à pouvoir réellement débloquer la situation mais il semblait évident qu’il n’en avait nullement envie. Le métis recula alors, écartant les bras en signe de reddition.

« Alors tu sais quoi ? C’est fini, j’arrête de me battre. Quand tu voudras passer à autre chose, tu le feras. En attendant, j’vais arrêter de m’excuser et arrêter de m’approcher de toi. J’te fous la paix. Par contre, si tu continues à me parler comme un chien ou à me prendre dans des traquenards je riposterai. Parce que j’ai rempli ma part du marché, tu ne veux pas aller de l’avant, c’est ton problème, pas le mien. »

Zachary avait conscience que ses mots étaient durs. Mais il en avait assez d’être le gentil garçon qui prend tout dans la tête sans rien dire. Le gentil pénitent, il voulait bien le faire mais à condition que la personne en face de lui en ait quelque chose à faire. William était clairement sur une autre planète à propos de cette histoire et ça, il n’y pouvait rien. Alors soit, c’était très bien ainsi.
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MessageSujet: Re: You can drag me through Hell - Zachary   Mer 30 Mar 2016 - 12:59

Cette situation m’emmerde et je suis partagé entre l’envie de me tirer et celle de le pousser à bout. Pourquoi ? J’en sais rien et je n’ai pas forcément envie de chercher une explication, ni de me justifier. Pourquoi tout devrait être aussi simple pour lui alors que je me suis fait jeter comme une merde ?
Ce sont des conneries, ça n’est pas ça le fond du problème mais je préfère crever plutôt que de cracher mes vérités. Il prend ce que je lui dis comme il veut, je m’en fou, j’ai pas envie de faire preuve d’une quelconque empathie ou sympathie.

— Stop. Ca suffit. J’ai eu tord, j’ai mal agi, j’aurais jamais dû te dire ça, on est bien d’accords. Je me suis excusé. Tu n’es pas obligé d’accepter mes excuses, tu as le droit de m’en vouloir toute ta vie si tu veux, j’ai aucun contrôle là-dessus. Mais je ne me laisserai pas éternellement traiter comme de la merde.
— Bah au moins tu sais c’que ça fait maintenant.

Ça m’échappe, tout comme ce sourire mauvais qui s’imprime sur mes lèvres.
Il commence à m’emmerder sérieusement avec sa victimisation. Ne pas se laisser traiter comme une merde est tout à son honneur, mais pour ça il faudrait que ça soit déjà le cas. Parce qu’à moins d’être con ou débile, j’ai pas le souvenir de l’avoir traiter comme une merde puisque la seule discussion que j’ai eu avec ce type depuis que j’ai couché avec, c’était au bal et j’ai même pas été insultant.
Je l’entends s’approcher de moi mais je ne bouge pas, me contente simplement de le regarder dans le miroir. Il n’a plus rien du mec qui nous sort son regard et son sourire enjôleur, non, il fulmine.
Et ça me fait du bien.

J’aimerai vraiment arrêter de calquer le visage de Jude sur le sien et à part le fuir, je ne vois pas d’autre solution pour ça.

— Le truc c’est que tu m’écoutes pas. J’ai jamais dit que mon éducation était une excuse à mes actes mais bien que c’était ainsi que j’expliquais les choses. Je me suis excusé parce que j’ai considéré avoir tord. Mais t’écoutes pas. Parce qu’il y autre chose derrière tout ça qui te rend complètement hystérique.

Bla bla bla bla bla.
Parles, parles toujours, j’en ai rien à foutre. Comme si j’allais me laisser avoir par ta psychanalyse à la con parce que t’es en étude de psychomagie.
Et ouais, on sait plein de chose quand ta frangine a le béguin pour toi.
Putain, l’erreur à ne pas faire. Penser à Macy et à la façon dont il s’est comporté en lâche avec elle… j’vais finir par lui sauter sur la gueule.
Je serre le borde de l’évier entre mes paumes et ne le regarde plus et franchement, ça vaut mieux et pour lui, et pour moi. Parce que je n’ai aucune capacité à prendre du recul sur la situation, ni à jauger sa part de sincérité. C’est peut-être ça le pire dans cette histoire, savoir que cet enfoiré dit la vérité et qu’au fond, tout ça n’est pas si grave. Comme si ça ne m’était pas déjà arrivé de tomber sur des types comme lui… Mais j’suis pas foutu d’y voir clair pour aujourd’hui, alors c’est peine perdu.

— Alors tu sais quoi ? C’est fini, j’arrête de me battre. Quand tu voudras passer à autre chose, tu le feras. En attendant, j’vais arrêter de m’excuser et arrêter de m’approcher de toi. J’te fous la paix. Par contre, si tu continues à me parler comme un chien ou à me prendre dans des traquenards je riposterai. Parce que j’ai rempli ma part du marché, tu ne veux pas aller de l’avant, c’est ton problème, pas le mien.

Je me retourne vivement, un sourire narquois et mauvais sur les lèvres. J’écarte les bras, c’est presque une invitation.

— Oh mais riposte Zachary, riposte. J’t’attends à bras ouvert, aucun problème. Je laisse retomber mes bras en secouant la tête, presque affligé. Mais t’en as pas marre de te prendre pour la victime ? Tu veux quoi, que j’me mette à chialer parce que je t’ai un peu bousculé dans ta petite vie tranquille ? Parce que j’ai un peu bousculé tes émotions en te faisant douter sur ta culpabilité d’être un connard ou non ?

La machine est lancée, c’est presque un flux d’acide qui enveloppe ma gorge. Je ne suis pas là, ça n’est pas moi, je suis spectateur de ce type aux cheveux encore humides dont quelques gouttes viennent de nouveau mouillées son tee-shirt et son pull. De ce type au regard presque fou, brillant et dont le teint est parsemé de tâches rouges désordonnées, signe de colère et d’agacement.

Je finis par le pointer du doigt.

— Parce que si t’en doute, tu peux arrêter. T’es un VRAI connard et pas seulement parce que tu m’as fait passer pour le petit torchon à branlette, mais aussi parce que t’as fuis lâchement Macy, infoutu de lui faire face. Alors j’ai peut-être effectivement un problème qui va au-delà de toi et de ce jour où tu m’as sauté dessus, mais toi c’est clairement un problème permanent de lâcheté que tu te trame au cul.

Je crache toujours de ce ton froid et sec. J’ai aucune pitié, je ne ménage pas mes mots et je risque clairement de m’en prendre une dans la gueule. C’est limite si ça n’est pas ce que je cherche ouvertement en lui balançant ses petites vérités dans la tronche. La douleur physique est toujours ce qu’il y a de mieux quand le cerveau n’arrive plus à suivre.

— Mais je suppose que ta petite conscience est tranquille maintenant que tu as remplit TA part du marché, puisque tout n’a l’air d’être que ça. Un contrat à la con. T’inquiète pas, tu peux dormir sur tes deux oreilles Zachary, tu peux retourner dorloter ta petite conscience maintenant que tu sais que t’es pas le seul fautif dans l’histoire. Je m’approche cette fois de lui, sans l’once d’une peur ou ne serait-ce que d’une crainte dans le regard. Mais ne t’avise plus jamais de balader Macy comme tu l’as fait, de l’ignorer, de lui donner un faux espoir pour mieux la planter derrière parce que pour le coup, je n’hésiterais pas à te donner la réelle définition de « riposter ».

Je noie le problème de Jude sous un autre plus réel, plus concret. Je dépasse peut-être les bornes mais encore une fois, je m’en tape comme de l’an 40. Je ne suis plus dans un état qui me permet d’être lucide et cohérent avec tout ce qu’il se passe.
Ma haine fait trembler mes mains et ma voix mais je reste malgré tout convaincant dans ce que je dis, voir menaçant.

Qu’est-ce que ça peut foutre de toute façon ? Je ne contrôle plus ce besoin de vider cette haine qui persiste alors je la laisse se déverser, peu importe les dommages collatéraux.
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MessageSujet: Re: You can drag me through Hell - Zachary   Ven 1 Avr 2016 - 17:17

C’était impressionnant toute cette colère. Toute cette rage que William semblait avoir gardée en lui et qui, soudainement, ressortait contre Zachary. Il devait bien avouer qu’il avait rarement eu droit à un tel déversement de haine. Alors qu’il faisait comprendre à son vis-à-vis qu’il ne voulait pas être traité comme de la merde, l’autre lui répondait du tac au tac sur un ton tranchant. Le métis fronça les sourcils mais ne releva pas. Il avait certes merdé avec son camarade, il avait mal agi mais encore une fois, il en avait pris conscience, c’était excusé et avait voulu faire en sorte de réparer les choses. Mais il sentait bien qu’il se heurtait à un mur. Si encore ils se connaissaient depuis longtemps, s’il l’avait trahi, peut être qu’il comprendrait mais là… Ca lui paraissait juste incroyable. Encore une fois, il n’attendait pas que le Serdaigle lui pardonne, il n’y avait aucune obligation là-dessus. Mais ça… Non vraiment il ne comprenait pas. Et il n’avait encore rien vu. A peine avait-il fini de parler qu’il revenait à la charge. Une nouvelle fois il lui reprochait de se placer en victime. Zachary poussa un long soupir. Il venait de dire qu’il arrêtait de se battre, qu’il lâchait l’affaire, alors pourquoi un tel acharnement ? Le Gryffondor resta planté devant son camarade, le fixant sans trop comprendre ce qui était en train de se passer. Oui il y avait quelque chose derrière tout ça et très certainement quelque chose de plus violent que leur petite histoire. Mais il n’avait pas envie de comprendre, il n’était pas du genre à aimer être pris pour un punching-ball. Sauf que William lui ne semblait pas avoir envie de s’arrêter. Il le pointa du doigt et le traita alors littéralement de connard. Ce fut cette fois de la surprise qui pu se lire sur le visage de Zach qui resta cependant parfaitement immobile. Encore de la violence, encore des mots rudes. Son comportement avec Macy ? Non il n’en était pas fier. Mais il avait du respect pour elle et préférait l’éviter plutôt que de faire semblant et d’être incapable de la regarder en face. Mais soit, qu’il lui reproche ça aussi, il n’était plus à ça près… William lui par contre était bien parti sur sa lancée. Rien ne semblait pouvoir l’arrêter, il continua, encore et encore, s’approchant finalement de Zachary et finissant par clairement le menacer. Le métis laissa planer le silence quelques instants.

« C’est bon, t’as fini ? »

En opposition au ton hargneux de William, la voix de Zachary était posée, presque calme. Il était blessé par ce qu’il venait d’entendre mais surtout lassé. Non il n’aimait pas se faire traiter de connard et aurait clairement préféré ne pas entendre tout ça. Mais à quoi bon s’énerver encore et encore ? William n’était clairement plus maître de lui-même. Il n’avait aucune chance de le raisonner. S’énerver ne ferait qu’attiser la flamme. Alors il devait prendre sur lui, ravaler sa propre colère. Si encore il en ressentait vraiment.

« Tes menaces me font pas peur William. Et je veux bien que tu ais des problèmes à régler avec toi-même mais me menace pas parce que t’as la rage. C’est pas mon problème. Maintenant je vais m’en aller. »

Zachary regarda William une dernière fois avant de se retourner. Non clairement, il n’avait pas envie d’en entendre plus. Vu comme c’était parti, il était quasiment certain que cela pouvait durer encore très longtemps. William ne semblait pas prêt de se calmer mais surtout, c’était comme s’il était très loin d’en avoir envie. Comme si cette rage lui faisait du bien et que la déverser ainsi sur le métis pouvait être salvateur. Mais là clairement, Zach avait atteint un point de rupture. Il avait un égo et se faire traîter ainsi, même quand on est sûr de soi et confiant, c’est jamais agréable. Il avait fait un effort, pour une fois, assumant sa connerie malgré sa peur du conflit, prenant les devants, s’excusant. Et au final, il n’avait en droit en retour qu’à la troisième guerre mondiale et à une description complète de tout ce qui pouvait faire de lui un connard. Super. Non vraiment, il avait connu des jours meilleurs. Il poussa alors la porte des toilettes et s’engagea dans le couloir en direction de sa salle commune.

« J’te jure Ora, tu vas m’entendre. »

Il n’était pas réellement en colère contre elle. Juste, il se demandait bien comment elle allait réagir quand il lui expliquerait que, en suivant ses conseils, il était allé s’excuser et qu’après avoir failli se faire étriper par Maxime il s’était pris un ouragan en pleine tronche. D’ailleurs, était-ce vraiment dans sa salle commune qu’il avait envie de se rendre. Zachary s’arrêta. Non en fait, c’était l’heure du déjeuner mais cette entrevue lui avait clairement coupé l’appétit. Par contre, il avait besoin de raconter tout ça à Ora. Parce que même s’il ne s’était pas exprimé en hurlant, ça lui pesait clairement. De s’être pris ça en pleine tronche. Il aurait aimé n’en avoir rien à cirer, passer à autre chose en franchissant le seuil de la porte. Sauf que ça ne fonctionnait pas comme ça. Quelle journée de merde…
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MessageSujet: Re: You can drag me through Hell - Zachary   Ven 8 Avr 2016 - 20:18

— C’est bon, t’as fini ?
 
Je reste là, devant lui. Ça ne me déstabilise pas, ça ne me décolère pas. Pourtant, le calme de Zachary pourrait me faire péter les plombs, pourrait me faire hurler parce que je veux qu’il hurle lui aussi. Je veux qu’il rage, qu’il éclate. Je veux de la colère, de la brutalité, de la haine. Comme si tout ça pouvait m’aider à exorciser tout ce qui est entrain de se bousculer chez moi.
J’aimerai vraiment que ça soit l’inverse. Que Zachary ne m’inspire aucun sentiment, que je laisse couler ça comme d’habitude, que je ne sois pas là à me foutre dans tous mes états pour des conneries. J’aimerai qu’il ne me rappelle pas Jude, qu’il ne m’évoque rien.
 
— Tes menaces me font pas peur William. Et je veux bien que tu ais des problèmes à régler avec toi-même mais me menace pas parce que t’as la rage. C’est pas mon problème. Maintenant je vais m’en aller.
 
J'esquisse un sourire mauvais.
T'as raison, casse-toi, espèce de lâche.

— Te barrer, ça tu sais faire.

Tout le temps.
Le soir où on a couché ensemble.
Le jour où t'as dû faire face à Macy et où tu l'as fui lâchement, comme un connard.
Et là encore, pour la troisième fois si ça n'est pas plus. J'ai tellement la haine contre lui, contre tout.
Zachary s'est déjà tiré sans demander son reste et vu la situation, c'est sûrement la meilleure solution envisageable. Au moins une qu'il aura su prendre et assumer de manière correcte...

La porte claque et le silence devient assourdissant. Tout se vide d'un coup. L'espace, mes poumons, l'ambiance. C'est un vide qui tournoie autour de moi et qui me fou une grosse claque dans la gueule. Ca me déstabilise et me donne la gerbe, voir des vertiges.
Putain, je donnerais n'importe quoi pour retourner à ce temps où rien ne pouvait nous atteindre, où RIEN ne pouvait nous toucher tant que nous étions tous les six. Et que même si nous étions blessés, ça n'était pas grave puisque nous étions ensemble.
Je déglutis, recule jusqu'à rencontrer une surface dur. Mur ou porte, j'en sais rien. Je me laisse juste aller jusqu'au sol et me passe une main dans les cheveux. J'ai la sensation de manquer d'air et plus je repense à avant, plus la douleur se crispe autour de mes tripes. Ils me manquent. Tous. Il n'y a pas une putain de journée où je ne pense pas à Dean, Spencer ou même Jude.
Je prends la chaîne d'argent entre mes doigts. Je ne la mérite pas Dean, sérieux, j'la mérite pas. Pourquoi tu reviens pas comme Maxime ? Pourquoi t'es pas planqué quelque part sans qu'on ne le sache ?
Je n'la mérite pas, tu le sais. Je le sais. C'est toi qui devrais être là pour veiller sur elles deux parce que moi, j'y arrive pas. J'fais que de la merde. J'arrive même pas à faire sourire Maxime, j'arrive même pas à lui faire croire que ça ira mieux sans toi.

Je lâche prise, étouffe un sanglot contre mon bras où je mord violemment le tissu. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, je sais pas pourquoi ça m'éclate d'un coup dans la gueule mais je ne retiens rien. Je chiale ce que je peux en pensant à Spencer et son énergie inépuisable, à Dean et son calme et sa tranquillité qui apaisait tellement chacun de nous et à Jude, à son odeur et ses sourires qui me faisaient sentir bien. Qui me faisait sentir être quelqu'un.

Sérieux les gars... Pourquoi vous n'êtes plus là.

▬ FIN ▬
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