AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Sam 5 Mar 2016 - 13:34

Mercredi 1er avril 2015 – Dans la soirée/nuit
April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà !



Elias & Enzo

Poisson d’avril ! Oui, ça été ça toute la journée et croyez-moi aujourd’hui je n’aurai pas aimé être représentant de l’autorité dans ce bahut. Des blagues, certaines plus sonores que d’autres, des très odorantes aussi, du grand n’importe quoi dans tous les sens et des bonnes crises de rire. C’était une bonne journée, je me suis baladé avec un poisson dans le dos une bonne partie de la matinée, celui qui a réussi à faire ça est plutôt subtile parce que je ne suis pas du genre à me laisser approcher et toucher sans m’en rendre compte. Une fois que je m’en suis rendu compte j’ai décidé de le laisser là, un peu comme la couleur Rose sur mes vêtements grâce à Riley la semaine dernière. Et puis le poisson, ça me fait penser à Maël : Je ne t’oublie pas mon p’tit poisson ! Tu vois, toi et moi c’est pour la vie. Ce matin j’ai aussi écrit à Kyle pour lui dire que j’étais enceinte, j’en sais rien, éclair de génie stupide alimenté de connerie sans aucun sens mais sur le coup ça m’a fait marrer. Je ne suis pas un grand fan de certains types de blagues, j’aime autant ne pas faire croire des choses à quelqu’un, même si c’est pour rire. Enfin je me comprends mais disons que lui dire un truc qui n’a aucun sens j’ai préféré, parce qu’il est loin et que je ne serais pas en mesure de lui expliquer tout de suite que je plaisante si jamais j’avais trouvé un truc. Derek c’est autre chose … J’ai moins de scrupules … C’est mal … Le truc c’est que ni l’un ni l’autre ne recevra ça aujourd’hui je pense, sans doute demain, mais les courriers sont datés du 1er … Bref, j’ai l’intention de lui faire croire qu’il a reçu une lettre de sa chère et tendre promise, Betanny, et j’ai demandé à Kezabel de l’écrire pour moi histoire que ça soit une écriture de fille. On a fait ça au petit déjeuner, difficile de rester sérieux trois secondes avec toutes les idées qui fusaient dans sa tête et la mienne. OK ! C’est pas cool pour Betanny mais … Ben ça me fait marrer, voilà, c’est tout. Elle ne le saura de toute façon probablement jamais et comme je suis un petit malin, je vais l’envoyer avec un des hiboux de l’école, pas le mien.

Fouettez-moi, je suis un vilain garçon.

Y en a pour qui c’est pas trop la fête, je pense notamment à Mateo qu’a pas trop le moral ces derniers jours parce que ça ne va pas très bien avec sa Douce mais heureusement les copains sont là, si besoin, et ça n’est pas ce qui lui manque. Quel succès ! J’suis impressionné. Ça ne l’a pas empêché de me foutre du poil à gratter dans le calbar et laissez-moi vous dire que … PUTAIN CA GRATTE LE CUL CETTE MERDE ! J’ai passé au moins vingt minutes sous la douche ce midi et encore, par moment j’ai la sensation du membre fantôme – pas CE membre, bande de tarés, j’vous assure qu’il est toujours bien là celui-là … et qu’il s’ennuie, mais c’est pas le sujet – en mode peau qui gratte. Maracas, j’te déteste, mais c’est de bonne guerre. Viens faire un bisou.

La suite, la soirée, je ne sais pas tellement comment c’est arrivé, ça commence par un verre avec quelques anciens camarades de classe après le repas du soir, Harper en tête de liste naturellement, et ça fini par …

« Ryans, qu’est c’que tu fous ?! »

… un type complètement torché qui sort de la Salle Commune, après s’être levé sans prévenir personne, sur un coup de tête. Ce mec, il se trouve que c’est moi. Les autres sont dans le même état mais n’ont visiblement pas l’intention d’aller faire un tour. Je l'avais pourtant dit : Plus jamais. Plus jamais de cuite un soir de semaine … Ouais, je l'avais dit.

« Je m’en vais creuser un tunnel sous la manche ! »
« Mais y en a déjà un. »
« Ben … J’vais en creuser un autre ! »
« Non mais Enzo … »
« Vers l’infini et au-delà ! »


Je m’en vais trouver un passage secret qui me mènera jusqu’à Jules ! Mon Jules, pas Jules … Jules fille quoi. Bref. Le skate dans une main, une bière dans l’autre – on a fini le Rhum, ça craint – et un paquet de chips coincé entre les doigts de la même main, c’est parti pour l’aventure ! Une fois n’est pas coutume La Grosse Dame est endormie et c’est plus fort que moi, une fois que la porte se referme derrière moi je sors ma baguette et m’en serre comme d’un pinceau pour lui dessiner des moustaches – JE SAIS, c’est très puéril mais je suis très bourré et de toute façon je fais ce que je veux. La descente des marches c’est un peu laborieux mais dès que je me retrouve sur une surface plane, hop, direct sur mon skate. En cet instant j’en oublie totalement qu’on est en pleine nuit, qu’il y a un couvre-feu et qu’un skate … ça fait du bruit. Certes il est ensorcelé pour pouvoir rouler correctement sur le sol pas toujours très plat du château mais quand même. En réalité je crois que c’est surtout moi qui fait du bruit …

« Oh là, doucement, doucement Jolly Jumper … »

Voilà, par exemple. Parce que marcher quand on est torché c’est déjà compliqué alors imaginer ce que ça donne quand on essaie de rester debout sur une planche qui roule …

« Ma chaloupe prend l’eau, j’vais couler, ça craint. O Rage, O Désespoir … Ora ! »

Dit-il en se rattrapant in extremis au mur sans attendre une seconde de plus pour donner une nouvelle impulsion du pied pour continuer à rouler. Quel étage ? Aucune importance.

« Oops. »

Freinage immédiat. Alerte rouge, alerte rouge. Enfin alerte Jaune plutôt … AHAHAH. Hum. Quand je me rends compte que je suis à deux doigt de foncer dans quelqu’un je ralentis tant bien que mal – en fait je crois que je n’allais vraiment pas vite mais les perceptions quand on est alcoolisé … – et m’arrête. En réalité, c’est surtout parce que j’ai cramé qui c’était : Elias. Je l’aime bien ce type, vraiment, il est gentil, tout ça, mais … c’est un Préfet. Alors j’ai cette réaction totalement débile accompagnée d’un sourire niais, les yeux qui brillent évidemment : Je me vois entrain de planquer la bière derrière mon dos et de balancer le paquet de chips – ouvert, sinon c’est pas drôle – par-dessus moi … Genre il a rien vu … Oh, regarde, il neige ! Nan mec, t’as juste foutu des chips partout y compris dans tes cheveux.

« B’soir M’sieur le Préfet, la pêche ? »

Est-ce qu’ils ont été missionnés pour faire une ronde spécialement ce soir ? Hey mais ça veut dire que Keza et Ora sont peut-être dans le coin !

Enzo …
Quoi ?
Chut.

T'façon avec mes yeux de biche, ça paaaaasse. Large. J'ai le mot innocent gravé sur le front.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Mar 8 Mar 2016 - 19:09

Mercredi 1er avril, dans la soirée ou la nuit

C'était officiel, il détestait cette journée ! Quelle idée quand même avaient eu les moldus d'avoir une journée entière consacrée aux farces et conneries... comme si les gens n'en faisaient déjà pas assez en temps normal ! Il n'en pouvait, il était à bout et à deux fois de s'énerver. Oui, monsieur Fletcher pouvait s'énerver... ou du moins il avait cette impression là, et vu ce qu'il cumulait depuis des semaines et des années cela risquait même d'être assez corsé, ou alors totalement ridicule. Fort heureusement pour lui et ses nerfs ses collègues jaunes avaient décidé de l'épargner et préféraient se faire des blagues entre eux, mis à part Keane qui avait eu la brillante idée de remplacer son encre... par un truc rosé dégueulasse et il n'était pas arrivé à changer la couleur. Il avait donc écrit ses cours toute la journée en rose. Il ne s'était même pas encore rendu-compte qu'il avait un espèce de gros poisson d'avril dans le dos... ou plutôt un gros boursouflet et on sait déjà qui avait fait ça.

La fin des cours avaient sonné et il s'était mis en quête de Crawley pour lui tirer l'oreille jusqu'à ce que son camarade lui rende sa foutue encre ! Il s'était même promis de lui faire un chantage sur ses boursouflets si jamais il ne lui obéissait pas ! -Oui c'était une punition terrible digne de Fletch, et oui encore c'était un cas totalement désespéré-. Il avait demandé à plusieurs 10èmes années s'ils n'avaient pas vu l'autre garçon mais visiblement Keane avait encore mystérieusement disparu après l'heure des cours. Après le repas, il ne l'avait toujours pas trouvé même si plusieurs autres personnes l'avaient aperçu. L'homme invisible, qu'il allait finir par l'appeler... sauf que Boucle D'or était tellement discret que même un éléphant dans une boutique de porcelaine serait plus invisible... Hum. Prenant donc ce paramètre comme un fait réel, il se promenait dans les couloirs à la recherche de bruits suspects. Et soudain miracle, un bruit non identifié à l'horizon ! Tellement non identifié que c'était forcément encore une invention de Crawley, c'était obligé. Tranquillement, il s'était donc dirigé vers celui-ci, et pour une fois sans être stressé. Il connaissait Keane par cœur et savait qu'il n'avait rien à craindre de lui, l'autre ne se moquerait jamais de lui, ne le menacerait pas ou autre.

Le bruit était proche. Très proche... et... pas de Keane à l'horizon mais bel et bien en Ryans sur un skate en train de... manger chez chips. Chips qu'il avait visiblement voulu cacher sauf qu'il en avait sur les cheveux et sur lui. Discrétion, lui aussi zéro. C'est vrai que biveau conneries étranges, il aurait dû penser au comparse de tarte à la crème de l'autre Jaune. Tout sa bonne volonté à sermonner Crawley s'était soudain envolé. Il avait beau bien aimer Enzo, il n'en restait pas moins que le grand rouge était impressionnant... Il fut bientôt tiré de ses pensées par la douce voix de Ryans.

 B’soir M’sieur le Préfet, la pêche ? 

regarde son visage. Regarde bien son visage, est-ce qu'il a l'air content et heureux Monsieur le préfet ? Non. Pas content du tout même. Seulement il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire.

Bonsoir Enzo. saluer c'est déjà un bon point ! 10 points pour les Jaunes ! Qu'est-ce que ça ? ajouta-t-il en désignant le skate...

Question con. Réponse con, ou du moins il s'y attendait et d'ailleurs, en préventif, il ajouta rapidement.

Je sais ce que c'est, mais pourquoi en faire ici, alors que c'est interdit. Tu as été collé combien de fois déjà pour ça ? Il se tut quelques instants avant d'ajouter Et tu as de chips dans les cheveux.

Thanks captain Obvious. Et s'il lui demandait s'il savait combien de fois il avait été collé pour ce genre de fait, c'est parce qu'il se doutait que quelques heures en plus ne serviraient pour ainsi dire à Rien. RIEN, même en majuscule. Il faudrait qu'il trouve une autre punition...

File moi ton skate. S'il te plait.

Promis il n'en ferait pas dans les couloirs... même si c'est vrai que ça avait l'air tentant et que pour une fois sur ces engins il n'était pas trop trop gauche.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Mer 9 Mar 2016 - 21:36

« Bonsoir Enzo. »

Monsieur le Préfet est en pétard, c’est écrit en gros sur son front et dans le ton qu’il emploi. Est-ce que j’ai peur ? Vous savez à qui vous parlez là au juste ? Au Capitaine du Vaisseau de l’Amour. Le Capitaine n’a pas peur, jamais. Je ne tremblerai pas devant le supplice de la planche ! J’accepte mon destin !

« Qu'est-ce que ça ? »

Plait-il ? Oh, ça. C’est ma chaloupe ! Le prolongement de mes deux jambes, enfin un des prolongements de mes deux jambes mais me balader sur mon surf ou sur un snow c’était un peu trop compliqué et surtout pas mal voyant alors opter pour une petite planche avec des roulettes c’est pas mal.

« Alors, tu vas rire, c’est pas du tout ce que tu crois ! C’est … »

Hey c’est pas sympa de couper la parole ! C’est de l’abus de pouvoir, c’est ça ?! Moi aussi je vais devenir Préfet, un Préfet tyrannique même. Derek aurait dû être Préfet tiens, je me demande s’il y a déjà pensé. Nan parce qu’il joue les mecs détachés et tout mais finalement, il est plutôt du genre sérieux, bon élève, pas trop fêtard, tout ça, tout ça ...

« Je sais ce que c'est, mais pourquoi en faire ici, alors que c'est interdit. Tu as été collé combien de fois déjà pour ça ? »
« Euh … »

Très bonne question, merci de l'avoir posé … Je ne parlerais qu'en présence de mon avocat, voilà ! Si je devais choisir un avocat … Non ça ne serait pas Riley, j'aurai trop peur qu'elle m'enfonce plus qu'autre chose parce que je ne suis pas une femme. Non, instinctivement je pense à Caem … même si je sais pas si je ferais une bonne affaire parce que ce type est fourbe ! On lui donnerait … comment ils disent déjà ? Le Bon Dieu sans confession ? Ouais, c'est ça. Bref, on lui donnerait ça parce qu'il a l'air super sage et tout mais c'est une couverture ! On m'la fait pas à moi, je l'ai percé à jour le Russe.

« Et tu as de chips dans les cheveux. »

Zut, ma tentative de camouflage de chips a échoué. Quitte à avoir foiré mon coup, autant continuer à me remplir l'estomac, voilà pourquoi j'attrape un morceau au hasard dans mes cheveux et … attendez une minute … Qui m'a rabaissé ma capuche ?! Que le coupable se désigne sur le champ !

« T’en veux ? Elles sont vachement bonnes. »
« File moi ton skate. S'il te plait. »

Stop. Arrêt sur image. Ai-je rêvé ou vient-il de commettre le pire des affronts ? En moi deux otpions de réactions s'opposent : Me braquer et/ou laisser parler mon côté connard. Ou alors ...

« Naaaaaaaan Elias, tu peux pas m’faire ça !!! »

… Celle-là.

« C’est comme … comme si tu m’arrachais un bras ! Ou une jambe ! Ou que tu me prenais mon chat ! »

Ah non hein ! Pas Lune ! Le premier qui touche a Lune ou essaie de me l'enlever n'aura plus jamais la chance de se servir de ses bras, j'annonce.

« C’est tout c’qui m’reste, tu vas pas me faire ça hein ? »

Ça va sinon, Enzo ? Tu ne vas pas te mettre à pleurer quand même … Et pourquoi pas ?!

« Mon frère s’est barré, Kyle est parti, maintenant tu veux me prendre mon skate ? Ça c’est criminel ! »

Dit-il en titubant légèrement, un doigt accusateur pointé vers le Jaune, tachant de garder un pied sur le sol et l'autre sur le skate.

« Regarde, j’suis démunie. Complètement et totalement démunie. »

J'écarte les bras en croix et là je me rends compte qu'une bière se tient toujours à l'extrémité de l'un d'entre eux, dans ma main quoi, parce que oui je l'avais oublié étant donné qu'elle était cachée dans mon dos. Oops. Et un grand sourire innocent pour la route, un !

« T’en veux ? »

Ben quoi ? Sur un malentendu, on sait jamais ! Parce que moi je trouve qu'il a besoin de se détendre Monsieur le Préfet alors une p'tite bière, c'est toujours bénéfique.
Mouais … Pas tellement quand c'est sans doute la dixième, sans compter les shot de Rhum mon garçon, mais soit … Oh le gros soupir !

« Il me manque. »

Ouais, comme ça, de but en blanc. Chercher la cohérence chez un mec bourré, c'est comme chercher un Botruc dans un tas de fagots aka une perte de temps. Enfin perte … ça dépend des motivations de chacun après tout hein, on va pas commencer à juger … Et puis je sais, ça court-circuite là haut dans ma tête, encore un peu plus j'veux dire, j'en arrive à secouer la tête pour faire tomber le restant de miette de chips, laisse mon skate en plan sur le sol et m'approche d'Elias – toujours ma bière à la main – tout en fouillant dans une de mes poches dont je sors une photo et la lui montre, tout content.

« Regarde comme il est beau. Il est beau hein ? T'extasies pas trop parce que j’suis jaloux en fait alors dis pas trop fort qu’il est beau. Même s’il est beau. »

Spoiler:
 

« Quand il fait ça là, ça m'rend dingue. »

C'est lui le fétichiste des cheveux du duo mais … quand je le vois se passer la main dedans comme ça, alors qu'il porte un de mes sweat … Je volerai la Carte du Maraudeur pour trouver le chemin qui mène à son caleçon …
Enzo !
Pardon.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Dim 13 Mar 2016 - 12:31

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi Diable est-ce qu'il était tombé sur Enzo ? Pourquoi est-ce que ce n'était pas un de ses collègues, ou un prof, ou un... gardien. Pourquoi lui ? Pourquoi est-ce que le destin était si cruel avec lui ? Bon d'accord ce n'était pas un vrai drame mais le grand jaune n'en menait franchement pas large ! Il le salua quand même, assez froidement... et lui demanda donc ce que c'était... La réponse du grand Rouge c'était pas du tout celle à laquelle il aurait pensé !

 Alors, tu vas rire, c’est pas du tout ce que tu crois ! C’est …
Est-ce qu'il avait l'air de vouloir rire là ? Non absolument pas. Il avait plutôt envie de...de se barrer de là en fait mais ce n'était pas possible. Il était un préfet, et un préfet ne devait pas fuir devant un élève parce qu'il l'impressionnait ! Mais c'était certainement plus facile à dire qu'à faire ! Il tenta de remettre donc le Rouge dans le droit chemin en lui posant une question simple... à laquelle Enzo ne sut bien sûr pas répondre. Il avait du être collé un nombre incalculable de fois à cause de ça... ce ces conneries ! Il n'y avait pas de "heu" ou autre qui tiennent ! Et d'ailleurs, il ne tarda pas à embrayer sur le fait qu'il avait des chips dans les cheveux. Histoire de bien montrer qu'il n'était pas dupe et qu'il valait mieux l'écouter maintenant !

T’en veux ? Elles sont vachement bonnes.

OUI il en voulait. Enfin non. Mais oui, rien qu'à l'idée de manger son ventre gargouilla et il se sentit perdre le peu de crédibilité qu'il avait. Foutu ventre, foutue faim ! Est-ce qu'il était obligé de parler de bouffe ? Allez un peu de volonté Fletch' ! Tu n'auras cas passer en cuisine avant d'aller dormir en attendant il fallait s'occuper du cas Enzo. Il lui demanda donc de lui donner son skate.

 Naaaaaaaan Elias, tu peux pas m’faire ça !!! 
Hein ?!

Oh mon dieu, qu'est-ce qui était en train de se passer là ? Pourquoi ? Du coup il ne savait pas quoi répondre. Pourquoi est-ce qu'il avait l'air de l'implorer de cette manière, hein pourquoi ? Il se douta que la réponse n'allait pas tarder à arriver... et il préféra donc écouter tout ce que disait le grand rouge avant de reprendre la parole.

 C’est comme … comme si tu m’arrachais un bras ! Ou une jambe ! Ou que tu me prenais mon chat !

Heu... mais il allait lui rendre, il voulait juste lui confisquer quelques jours pour qu'il apprenne une bonne leçon c'était tout. Pensant qu'il allait finir, Fletch' allait reprendre la parole, mais Enzo lui coupa l'herbe sur le pied

 C’est tout c’qui m’reste, tu vas pas me faire ça hein ? 
Tu as tes amis non ? tenta-t-il si doucement qu'il n'était même pas certain que l'autre l'ait entendu
 Mon frère s’est barré, Kyle est parti, maintenant tu veux me prendre mon skate ? Ça c’est criminel ! 

Dis lui Fletch qu'il n'avait qu'à pas enfreindre les les règles ! Dis-lui qu'on ne fait pas au cas par par cas. Mais non, le Jaune resta juste là sans rien dire, sans même savoir quoi faire.

« Regarde, j’suis démunie. Complètement et totalement démunie.
T'es surtout complètement et totalement bourré, Enzo.

C'était sorti tout seul mais au final ça tombait plutôt à pic... Il était bourré, ça aussi c'était interdit d'ailleurs, il pouvait donc s'en servir pour peut-être arriver à faire une punition potable ou à lui faire entendre raison ! Mais là encore, il avait peut-être parlé un peu trop doucement pour que l'autre l'entende

T’en veux ?

Non il n'était pas corruptible avec de la bière ! Non ! Il soupira brièvement en ne sachant vraiment pas comment reprendre le fil conducteur de la conversation. Il ne voulait pas non plus se montrer trop dur envers l'autre... mais d'un autre côté il n'avait pas que ça à faire, et il ne pouvait pas laisser passer ça.

 Il me manque. 
On non pitié pas ça. Tout mais pas ça. L'autre s'était approché de lui pour lui montrer une photo de Kyle.

Regarde comme il est beau. Il est beau hein ? T'extasies pas trop parce que j’suis jaloux en fait alors dis pas trop fort qu’il est beau. Même s’il est beau. Quand il fait ça là, ça m'rend dingue. 

Help. Personne ne pouvait le secourir à cet instant précis ? C'était bien dommage parce qu'Elias en aurait eu grandement besoin !

Je préfère les filles, donc ne t'inquiètes pas tu n'as pas à être jaloux... Et je le connais, je sais comment il est. répliqua -t-il doucement franchement mal à l'aise de cette situation. C'est triste, il te manque mais vous vous reverrez aux vacances. Il se tut quelques instants et chercha ce qu'il pourrait bien dire de pas trop con pour la suite Et si, tu vas me donner ton skate... Je te le rends d'ici une semaine, ou quelques jours. Je suis désolé Enzo mais c'est interdit et ce n'est pas la première fois qu'on te le dit, en plus t'es bourré, tu manges dans les couloirs et l'heure du couvre feu est passée.... Donc tu me donnes ton skate et on va dire que j'oublie le reste.

Il essayait d'y mettre du sien pour ne pas trop pénaliser Ryans mais à voir sa petite bouille qui semblait déconfite et malheureuse et après tout ce que l’autre lui avait dit, il se sentait quand même mal et culpabilisait de lui faire ça. Il se racla la gorge et tenta de lui fournir une explication... disons un peu plus fournie.

Je suis vraiment désolé Enzo, mais on ne peut pas faire du cas par cas, parce qu'il s'est passé ci ou ça. Je comprends que ce soit difficile, mais cela n'explique pas tout et ça n'excuse pas tout. Que tu sois en colère je le veux bien. Que tu sois malheureux aussi... Que tu veuilles de saouler et manger pas de soucis du moment que tu restes dans ta salle commune... Mais là tu aurais pu faire mal à quelqu'un sans le vouloir. Ou pas. Je vais te raccompagner à ta salle commune pour être certain que tu ne te casses pas la tête dans les escaliers, et après tu vas me donner ton skate. Ce n'est pas une suggestion !

Bon, il n'était pas certain d'être très crédible... mais il ne pourrait certainement pas faire plus et si Enzo se mettait à pleurer il allait craquer. Il sortit de sa poche un bout de chocogrenouille qu'il gardait, et comme pour se faire pardonner e, il la tendit au rouge.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Dim 13 Mar 2016 - 20:40

« Je préfère les filles, donc ne t'inquiètes pas tu n'as pas à être jaloux... Et je le connais, je sais comment il est. »
« Pas aussi bien que moi. »


Non je n'ai pas du tout un sourire lubrique sur les lèvres alors que je fixe cette photo … Absolument pas … Ok, totalement. Je ne pense pas une seconde au fait que tout ça puisse mettre Elias mal à l'aise, non, pas une seule seconde. Parce que je ne pense pas, mon cerveau est complètement lavé par les litres de rhum et de bière qui vont probablement me donner envie de pisser toute la nuit et me filer une migraine carabinée qui va m'empêcher de me lever demain matin. Loup-Garou, mon sang se régénère rapidement alors pour être dans cet état il faut que j'y aille fort, rapidement aussi, et c'est probablement ce que j'ai fait … Une raison particulière à ça ? Absolument aucune, ça c'est juste passé comme ça, dans le prolongement de la journée, de manière totalement festive.

« C'est triste, il te manque mais vous vous reverrez aux vacances. »
« Hum. »


Festif, hein ? Ouais …
C'est quand les vacances ?

« Et si, tu vas me donner ton skate... Je te le rends d'ici une semaine, ou quelques jours. Je suis désolé Enzo mais c'est interdit et ce n'est pas la première fois qu'on te le dit, en plus t'es bourré, tu manges dans les couloirs et l'heure du couvre feu est passée.... Donc tu me donnes ton skate et on va dire que j'oublie le reste. »
« Quel reste ? »


Entre autres le fait que tu viens de finir ta bière juste devant lui comme si c'était la chose la plus évidente à faire … Quand on commence un truc on le fini, c'est comme ça ! Ça fonctionne aussi avec la bière et de toute façon me perceptions actuelles ne me permettent pas de distinguer ce qu'il convient de faire ou non. Est ce que ça serait différent en étant sobre ? Je crois que la question ne se pose pas alors ça n'a aucun sens. S'il fallait vraiment répondre, je dirais que ça dépendrais probablement de mon vis-à-vis. Ici c'est Elias, mes réactions seraient sans doute totalement différentes avec quelqu'un d'autre. Il y a quelque chose qui me pousse à ne pas réagir comme un connard, instinctivement, et heureusement vu l'état dans lequel je suis ...

«  Je suis vraiment désolé Enzo, mais on ne peut pas faire du cas par cas, parce qu'il s'est passé ci ou ça. Je comprends que ce soit difficile, mais cela n'explique pas tout et ça n'excuse pas tout. Que tu sois en colère je le veux bien. Que tu sois malheureux aussi... Que tu veuilles de saouler et manger pas de soucis du moment que tu restes dans ta salle commune... Mais là tu aurais pu faire mal à quelqu'un sans le vouloir. »
« J'allais à deux à l'heure ... »


Arrête de répondre, sale gosse ! Il représente l'Autorité je te signale ! Ça va, c'est pas parce que ces derniers mois j'ai failli renverser Kim et que j'ai envoyé mon skate en pleine tête de Charlie que forcément je vais heurter quelqu'un … Du skate j'en fais tous les jours ou presque, je ne suis pas un danger public même si certains le pensent. Je gère mon truc … Sauf que oui, c'est vrai, je suis saoule … Bref, peu importe.

« Je vais te raccompagner à ta salle commune pour être certain que tu ne te casses pas la tête dans les escaliers, et après tu vas me donner ton skate. Ce n'est pas une suggestion. »

Insérer ici la bouille d'un gros bébé qui râle. Oui, je ronchonne, d'une parce que je n'ai pas envie qu'il me prenne mon skate, de deux parce que je n'ai pas envie de rentrer à la Salle Commune. Elle était cool cette balade nocturne, et pas terminée ! En plus je n'ai toujours pas creuser mon tunnel donc tu ne peux pas faire ça Elias.
Mais Elias est un gentil garçon, et non ça n'est pas une insulte. Des gens comme lui il en faut, heureusement qu'ils existent ! C'est un peu … comme un Omega dans une meute, sans le côté maltraitance qui va régulièrement avec, en tout cas j'espère pour lui. Quoi que, même bourré je me souviens de ce qu'il m'avait dit concernant ses sœurs qui lui mènent la vie dure. Tout ce que je veux dire c'est que oui, face à lui je me sens comme un Loup Alpha, c'est comme ça et ça n'a rien de péjoratif, mais pour autant je ne ressens pas le besoin d'imposer ma dominance ni de le malmener alors que je le répète, j'aurai pu me braquer et l'envoyer se faire foutre.

« Merci, c'est gentil. »

Qu'est ce qui est gentil ? Le fait qu'il me tende un morceau de Chocogrenouille. Je sais que j'ai un côté ultra sensible et tout le bordel, que les émotions sont parfois plus à vif quand on est sous l'emprise de l'alcool, mais non je ne vais pas pleurer pour autant. Néanmoins le geste me fait réellement plaisir, parce que je pense pouvoir affirmer qu'il est sincère. J'attrape donc le morceau de chocolat et le porte à ma bouche dans la foulée tout en allant me poser sur le muret à côté, non sans tituber pour y arriver et l'atterrissage est un peu … lourd.

« Tu promets que tu me le rendras, hein ? »

Enzo, souviens de ce que t'a inculqué ta mère comme bonne manière : On ne parle pas la bouche pleine.

« Tu sais j'suis pas en colère, ni malheureux. Ben malheureux si, un peu, forcément, parce que quand même je trouve le temps long sans Jules et que je déteste dormir sans lui. En plus j'le saurai pas si quelqu'un lui tourne autour là où il est, et ça, ça m'énerve. »

Quelles sont les chances pour qu'il recroise cet abruti d'Oliver là dehors ? J'ai été sympa une fois, je ne le serais pas deux. Ce semblant de colère disparaît comme il est apparu, laissant place à un long et profond soupir. Mes yeux se braquent dans le vide et le croise les chevilles, remettant ma capuche sur ma tête et fourrant mes mains dans la poche ventrale de mon sweat dont j'ai remonté la fermeture éclaire.

« Les Chocogrenouilles ça fait du bien au moral, c'est ça ? Le chocolat quoi, en général. »

La thérapie par le chocolat, jamais essayé. Le sucré c'est pas tellement mont truc.

« J'crois que mon chocolat à moi Cémoi il s'appelle Kyle Johnson et ça craint d'être au régime. Tu peux être sur que j'vais choper une crise de foie quand on va se revoir, parce que j'vais me gaver de lui jusqu'à l'overdose. »

...

« T'façon c'est pas possible une overdose de lui. »


Peut-être que je me marmonne dans ma barbe, je fais pas tellement attention à vrai dire. Pauvre Elias, il a tiré le gros lot mais quelque part je me dis qu'il doit commencer à avoir l'habitude. Je ne suis pas le seul mec bourré qu'il a du croiser dans sa carrière de Préfet après tout, ni même dans sa vie tout simplement.

« Pourquoi vous vous êtes séparés Cailtyn et toi ? »

Ouais, ça ne me regarde pas, et alors ?

Comme ça, de but en blanc ? Enzo Ryans, tu ne viendras pas te plaindre après de servir de conseiller conjugal à la moitié du château si maintenant tu te mets à poser des questions de cet ordre là.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Lun 14 Mar 2016 - 20:33

Il parlait, il parlait, il parlait, tentant au mieux d'expliquer la situation à Enzo, essayant de bien se faire comprendre et surtout de ne pas le rendre plus mal qu'il n''était déjà mais une punition était nécessaire. Comme il lui avait déjà expliqué, ce n’était pas parce qu'il l'appréciait qu'il allait lui faire des faveurs, ce n'était pas du tout son genre ! Il voulait être le plus impartial possible et il faisait de son mieux pour résister à la tentation. Il ne voulait pas être ce genre de préfet. Chacun méritait d'être traité de la même manière, les cons comme les gentils.

 J'allais à deux à l'heure ... 
Et ça change quoi ?! Rien.

Non il ne perdait pas patience. Pas du tout ! Il essayait... disons... et bien de clore le plus rapidement la conversation, de ne plus avoir à s'occuper de cela... même si c'était bien parti pour durer des plombes suivant le comportement du grand rouge. Si Enzo décidait de s'asseoir et de bouder dans un couloir jamais il ne pourrait le faire bouger, enfin du moins sans la magie et il ne comptait pas utiliser un sort sur l'autre élève ! Il soupira doucement avant de conclure le plus.. disons durement possible même si au final cela devait être plus mignon qu'autre chose ! Malgré tout Enzo se mit à râler, à ronchonner... et à faire une bouille trop mignonne qui était proche de faire craquer le petit jaune. Il dut inspirer bien profondément pour ne pas succomber à cette tentation de ne pas le contrarier ! Il y arriva et il était plutôt fier de lui. Pour une fois il avait réussi à se faire entendre obéir sans être trop ridicule avec un élève qui était d'à peu près son âge et surtout beaucoup plus balaise que lui. Histoire de se faire pardonner et de mieux faire passer la pilule il avait même donné un petit bout de chocolat au Grand Rouge qui ne tarda pas à le remercier. Elias lui dédia un petit sourire avant d'acquiescer et de lui souffler un petit de rien.

 Tu promets que tu me le rendras, hein ? 
La semaine prochaine, oui et si j'oublie tu n'auras cas venir me voir dans la salle commune.

Il aurait pu lui dire de lui faire confiance, ou alors vouloir le punir plus pour continuer d'agir de la sorte, d'essayer de l’apitoyer.

 Tu sais j'suis pas en colère, ni malheureux. Ben malheureux si, un peu, forcément, parce que quand même je trouve le temps long sans Jules et que je déteste dormir sans lui. En plus j'le saurai pas si quelqu'un lui tourne autour là où il est, et ça, ça m'énerve

Ouille ! Non, on arrête de Jules... ou de Kyle. D'ailleurs est-ce que Jules était bien Kyle ? Enfin un surnom du moldu, ou alors... est(ce que Jules était un autre garçon ? Il haussa un sourcil tout en réfléchissant à ces hypothèses. Bordel, il n'en savait rien et c'était gênant pour lui répondre quelque chose. Il se racla la gorge.. mais Enzo le coupa dans sa lancée sans vraiment s'en rendre compte (ou du moins il fallait l'espérer)

 Les Chocogrenouilles ça fait du bien au moral, c'est ça ? Le chocolat quoi, en général. 
Le chocolat c'est bon pour tout Enzo ! affirma-t-il avec une conviction qui ne lui ressemblait pas. Cette fois il n'était pas du tout hésitant il croyait juste totalement ce qu'il disait.
 J'crois que mon chocolat à moi il s'appelle Kyle Johnson et ça craint d'être au régime. Tu peux être sur que j'vais choper une crise de foie quand on va se revoir, parce que j'vais me gaver de lui jusqu'à l'overdose.

Heu là non, ça commençait vraiment à redevenir gênant et il ne voulait pas de détails. Dès que l'on commençait à parler ou sexe, il se sentait juste totalement démuni et ne savait plus comment réagir. Qu'est-ce qu'il pouvait bien dire à ça de toute manière ? Rien. Voilà la réponse. Il se passa donc une main dans les cheveux en soupirant légèrement. Se taire était certainement mieux, de toute façon vu la cuite qu'il avait là et bien il était fort probable qu'il ne se souvienne pas de tout.

T'façon c'est pas possible une overdose de lui.

Help. A l'aide, quelqu'un. Keane. N'importe qui. Personne ne peut venir ? Et alors qu'il pensait franchement avoir touché le fond.. alors qu'il ne savait plus où se mettre il eut soudain l'impression de se faire assommer par un parpaing tellement la question qui suivit l'abasourdi.

Pourquoi vous vous êtes séparés Cailtyn et toi ?
Parce... allez Elias dis-le. Parce qu'on était plus trop sur la même longueur d'onde, je crois... et que c'était mieux ainsi.

Il haussa les épaules, fixant maintenant plus le sol que l'autre garçon. Il se passa une main sur la nuque avant se commencer à se dandiner un peu d'un pied sur l'autre franchement mal à l'aise.

ça ne peut pas marcher à chaque fois de toute façon. Puis c'est pas comme si on se détestait.... mais malheureusement je crois que certains ne savaient pas que je ne comptais plus vraiment pour elle.

Il parlait bel et bien de l'attaque de février et du fait qu'il avait failli y passer sous prétexte qu'il était censé être proche de Caitlyn, sauf que ce n'était pas si vrai que ça. Bien entendu il n'en voulait pas à la pauvre Bleue qui n'y était pour rien et qui devait surtout se sentir super coupable de ce qui s'était passé.

Enfin, on devrait vraiment aller dans ta salle commune Enzo. Il se fait tard. Tu avances, s'il te plait ?

Et s'il ne voulait pas et bien il était foncièrement dans la merde !

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
avatar
Hiboux postés. : 6998
Date d'inscription : 31/10/2012
Crédits : Junkiemouse <3
Double Compte : Kim Collins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1747-caitlyn-louise-twain-get-to-kn
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Lun 14 Mar 2016 - 21:54

1er avril 2015
Dans la soirée/nuit

HRP:
 

Journée de merde.

La raison ? Très simple. Et ce n’était pas un poisson d’avril, ou du moins, il était de très mauvais goût : elle avait ses règles. À chaque fois qu’elle avait ses règles, Caitlyn passait des journées de merde. C’était presque psychologique, en fait. Règles égalent journée de merde. Par définition. Grosse flemme, rien envie de faire, seulement rester dans son lit, roulée en boule sous sa couette et coincée entre deux bouillottes. Ces trucs avaient le don de lui pomper toute son énergie et toute sa motivation. Elle avait littéralement l’impression de sentir ses forces la quitter, elle le sentait dans ses muscles, dans ses os, dans ses articulations. Même sans forcément avoir mal. Chose qui arrivait rarement, soit dit en passant, mais c’était pour dire que ce n’était pas forcément lié au fait qu’elle ait mal ou pas, c’était vraiment comme si son énergie la quittait en même temps que le… bref, voilà. Pourtant, elle n’en perdait pas beaucoup, au final! Mais ça faisait un mal de chien.

En plus, c’était mercredi. Non pas qu’elle n’aimât pas les mercredis, au contraire, mais avoir ses règles et commencer par de la DCFM et de la Bota, c’était quand même particulièrement déprimant. Quant au fait d’avoir sport en fin d’aprèm et astronomie en plein milieu de la nuit, c’était tout simplement à se tirer une balle. C’était des matières qu’elle aimait bien, en soi. La DCFM, c’était une des choses qui la passionnaient ! La Bota, elle avait toujours trouvé ça intéressant dans le fond. Le sport, c’était ce qui lui permettait de se défouler et de s’aérer la tête. Et puis l’Astronomie, c’était une science pleine de mystères et de charmes à ses yeux. Mais pour le coup, non, ce n’était vraiment pas la bonne constellation de matières et d’horaires, d’autant plus que c’était tous des cours où il fallait rester debout, si pas bouger, et c’était exactement le contraire de ce dont elle avait besoin dans ce cas-là.

Antipathique, blasée, elle s’isolait dans son silence, à l’écart, pour que personne n’ait à souffrir sa mauvaise humeur ou plutôt son manque d’humeur. Ça marchait plutôt bien. Quelque part, c’était presque dommage. Elle aurait bien aimé se faire choyer, se sentir soutenue, comprise. Mais d’un autre côté, elle n’avait envie de croiser personne et de ne parler à personne. Surtout, que personne ne s’essaye à lui faire un poisson d’avril, elle n’avait clairement pas l’humeur. Les paupières lourdes, les membres flasques malgré ses muscles tendus comme les cordes d’un violon, elle déambulait dans les couloirs et trainait des pieds en passant de salle en salle sans grand enthousiasme. Cependant, elle essayait de ne pas non plus trop attirer l’attention sur elle. En général, tout le monde acceptait sans trop de difficultés qu’elle ne pouvait pas être au taquet tous les jours, mais elle essayait de ne pas trop exagérer. Juste assez pour ne pas que les gens se posent trop de questions.

Le cours de DCFM fut lamentable. Sa baguette était toujours aussi capricieuse, et elle n’avait pas la force ni l’envie de se battre contre le bout de bois, si bien que les étincelles et détonations furent plus nombreuses que d’habitude. Le professeur ne fit pas trop de commentaires, heureusement, et elle se contenta de continuer à s’exercer sur les sorts de base alors que le reste de sa classe s’entraînait à s’attaquer et à se défendre par paires. Elle avait juste tellement hâte de pouvoir trouver une baguette qui lui corresponde ! Pourvu qu’ils aient des vacances de Pâques, elle ne se sentait pas le courage de rester avec celle-ci jusqu’en juillet. Elle redoutait pourtant quand même le moment où il lui faudrait switcher pour retrouver le même niveau que celui du reste de sa classe, qui progressait à chaque cours tandis qu’elle restait bloquée sur des sorts de 1ère année… mais c’était bien pour ça que le plus tôt serait le mieux.

À 11h, toilettes. La douleur dans le bas du dos devenait insoutenable, irradiait dans ses cuisses et lui tordait les tripes. Assise sur la cuvette, la tête appuyée contre le mur froid, elle respira à fond plusieurs fois, puis fouilla tant bien que mal son sac à la recherche de la petite boite de pastilles à base de racines et de feuilles aux vertus anti-inflammatoires et enrobées de sucre glace. Probablement aurait-elle dû en prendre dès le petit-déjeuner, mais allez savoir pourquoi, elle avait toujours cette tendance à vouloir attendre que ça passe tout seul. Chose qui n’arrivait jamais, au contraire, si bien qu’elle se faisait avoir à chaque fois. À la lumière blafarde qui éclairait les toilettes par la vitre sale, le reflet de son visage dans le miroir lui sembla encore plus pâle que ce à quoi elle s’attendait, tirant presque sur le vert. Génial. Elle soupira, puis but du robinet pour avaler deux pastilles, réajusta son sac sur son épaule et partit en direction des serres de Bota.

La nouvelle prof, une grande blonde probablement d’origine Skandinave à en juger d’après son accent et ses allures, était certes très compétente et très professionnelle, mais absolument pas sympathique, et pour le coup, Caitlyn n’avait vraiment pas l’humeur à faire le tri pour ne tirer que le meilleur du cours ni à faire les efforts pour participer. Recroquevillée sur une chaise au fond de la serre, elle attendait que la douleur passe tout en écoutant d’une oreille ce que leur racontait la prof et en griffonnant sans trop s’appliquer quelques notes sur une feuille de brouillon. Au bout de plusieurs minutes, elle réalisa qu’elle se sentait mieux. Lorsqu’il fallut manipuler, elle se leva à contre-cœur, sachant très bien que la prof ne perdrait pas une seule occasion pour lui faire remarquer son manque de motivation s’il devenait trop flagrant, et elle finit rapidement ce qu’il y avait à faire.

À 13h, toilettes again. Mais la faim se faisait sentir et elle se dépêcha donc de rejoindre la Grande Salle où l’attendait un copieux repas. Elle manquait d’appétit, mais elle savait que manger lui faisait du bien, ainsi que boire du thé brûlant, car ça calmait un peu tout ce qui se passait dans son ventre. Elle n’était pas vraiment du genre à vomir, en plus, donc elle ne se fit pas prier pour manger, puis remonta dans son dortoir et décida de faire une sieste histoire d’oublier un peu la sensation de son corps endolori et épuisé. Lorsqu’elle se réveilla, quelques minutes avant son cours de sport, elle se sentait nettement mieux. Il ne lui restait donc plus qu’à espérer que ça dure.

Sauf que ce ne fut pas le cas. Forcément.

Le sport se passa relativement sans encombres. Elle avait repris des forces, elle avait oublié sa douleur. Bien qu’un peu plus lentement que d’habitude, elle exécuta tout ce que la prof leur demanda de faire. Ce ne fut que quelques temps plus tard que les crampes reprirent de nouveau, lui arrachant quelques grognements alors qu’elle se tortillait dans un fauteuil devant la cheminée de sa salle commune et essayait de travailler, sachant très bien qu’elle ne réussirait pas à dormir si elle retournait se coucher maintenant. Elle aurait bien voulu regarder un film, une série débile ou un dessin animé qui ne demandait pas trop de concentration mais qui détournait assez son attention de son utérus. Sauf qu’elle n’avait ni ordi, ni télé. Et elle devait encore rester debout jusqu’à minuit pour aller au cours d’Astronomie.

Elle retourna aux toilettes, reprit une pastille plus par dépit qu’autre chose puis décida de descendre aux cuisines pour se faire une grosse tasse de thé brûlant, dans l’optique de remonter ensuite et s’emmitoufler dans une couverture au coin du feu avec bouillotte au bide. Attrapant la couverture au passage et l’enroulant autour de ses épaules ainsi qu’autour de ses reins, elle sortit de sa salle commune. Il devait être 10h du soir, et c’était théoriquement interdit d’être dans les couloirs, mais elle n’en avait, pour ainsi dire, rien à foutre. Elle n’essayait même pas d’être discrète. Ses pieds et son corps entier étaient bien trop lourds pour ça, de toute manière. Avançant dans le noir puisque sa baguette n’était pas assez obéissante pour prolonger un Lumos sur plus de 10 secondes, elle fit exprès de ne pas longer les murs pour ne pas réveiller les tableaux. Arrivant au 2ème étage, cependant, elle entendit des voix qu’elle reconnut immédiatement comme appartenant à Elias et à Enzo.

Les contourner ? Flemme. Après tout, elle ne voyait pas pourquoi elle les éviterait. Elle continua à avancer en trainant des pieds, distinguant de mieux en plus les mots au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de l’endroit où ils se trouvaient. Ils avaient beau ne pas parler très fort, le château était si silencieux qu’elle put bientôt comprendre le sens des phrases. Et entendre Enzo parler de Kyle à Elias la fit sourire. Elle n’imaginait que trop bien la gêne de son ex qui faisait certainement partie des élèves les plus innocents de toute l’école, et ce dans tous les sens du mot. Elle n’était plus qu’à quelques mètres du croisement qui reliait leurs deux couloirs  quand Enzo changea de sujet, et, après s’être ouvert sur sa vie privée, demanda à Elias de s’ouvrir sur la sienne. Concrètement, il voulut savoir pourquoi il n’était plus en couple avec elle. Elle s’arrêta. Hum. Finalement, elle n’était pas si sûre de ne pas vouloir les éviter. Pourtant, dire qu’elle n’était pas curieuse aurait été mentir. Elle retint son souffle.

« Parce... Parce qu'on était plus trop sur la même longueur d'onde, je crois... et que c'était mieux ainsi. »

Son cœur se mit à battre plus vite et son front devint moite sous l’action conjointe du stress et de la douleur. Qu'est-ce qu'elle foutait là, au juste ?

« Ça ne peut pas marcher à chaque fois de toute façon. Puis c'est pas comme si on se détestait.... mais malheureusement je crois que certains ne savaient pas que je ne comptais plus vraiment pour elle. »

Son cœur se serra, rajoutant au malaise général qui se propageait à travers son corps. Il fallait qu’elle parte, elle n’avait plus la force de rester là. Et elle avait peur qu’ils reprennent leur route et la découvrent derrière l’angle du couloir dans lequel ils se trouvaient. Ce serait vraiment très gênant. N’écoutant plus rien mais continuant à regarder derrière elle, elle fit demi-tour et commença à s’éloigner. Sauf que, forcément, elle se prit les pieds dans un pan de la couverture. Les mains prises dans cette même couverture, elle ne put même pas les étendre devant elle pour se rattraper et elle s’étala par terre en retenant un cri. La douleur lui transperça la tête, se rajoutant à celle qui lui tordait le ventre. Par réflexe, elle esquissa un mouvement pour se relever, encore dans l’optique de vouloir fuir toute confrontation avec les deux garçons, mais se rendit rapidement compte qu’elle était trop sonnée et qu’elle  n’avait pas la force pour bouger dans l’immédiat. Elle se laissa donc choir sur le sol quelques secondes, avant de commencer à se dépêtrer lentement et difficilement en jurant dans sa barbe.

« ‘Tain c’est pas possible ce truc… »

De toute manière, il était évident qu’elle n’avait plus aucune chance d’éviter les deux garçons vu le bruit qu’elle avait fait en tombant, donc elle ne cherchait même plus à rester discrète. Parvenant finalement à libérer ses bras, les yeux fermés et la mâchoire serrée, elle se rassit en se tenant la tête dans une main et en poussant un râle. Elle vit des étoiles danser sous ses paupières et attendit qu’elles disparaissent pour les ouvrir et découvrir devant elle Elias et Enzo.

« Yo. »

Elle ricana. Elle n’avait même plus la force de les rassurer que tout allait bien, et c’était que dire.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Mar 15 Mar 2016 - 21:05

C’est bon pour tout … Mouais … ça vaut quand même pas un bon steak saignant ou du poisson grillé au feu de bois, surtout quand c’était Papa qui le faisait, et qu’on l’avait pêché ensemble juste avant. Et ça ne vaut pas non plus un Kyle Johnson. Oui, je boude, et alors ? Je bouderai jusqu’à ce que je chope ma crise de foie, voilà. J’veux mon doudou pour dormir, parce que oui, j’ai subitement envie de dormir. Et de bouder. Comme un gros bébé, parfaitement. Néanmoins, même complètement bourré et léthargique – parce que c’est ce que je suis entrain de devenir là je crois – je ne vais pas me plaindre la bouche pleine. Elias est gentil, il aurait pu être beaucoup plus virulent et surtout il n’était pas obligé de me donner son morceau de Chocogrenouille.

Et moi je n’étais pas obligé de poser cette question, certes, mais je l’ai fait, c’est comme ça. Par curiosité ? Sans doute un peu, mais j’en sais rien, c’est juste sorti comme ça. A vrai dire je n’ai pas tellement réfléchi. A quoi ça sert de réfléchir ? Faut croire que les seuls moments où je ne réfléchis sont quand je picole … ça craint. Non, je sais que ça n’est pas vrai. Et heureusement putain ! J’ai passé la journée sans réfléchir, exception faite pour élaborer des plans diaboliques. Maintenant j’en suis là et … j’ai oublié pourquoi j’avais quitté la Salle Commune à vrai dire. Quelqu’un a vu mon chat ? J’ai envie de lui faire un câlin.

Enzo, concentration …
Ah oui, pardon.

Mes chips ! Et j’ai plus de bière. Je vais mourir de déshydratation, c’est moche. Et ma photo ?! Là, dans ma poche, en sécurité, même si ça va l’abimer. C’est juste que j’aime bien pouvoir le regarder de temps en temps … En attendant j’ai l’impression que mes sens et mon instinct essaient de me transmettre un message mais …

« Parce... Parce qu'on était plus trop sur la même longueur d'onde, je crois... et que c'était mieux ainsi. »

Hein ? Enzo ! Fais un effort bordel ! Ah oui, ma super question à 20 000 Gallions. Pourquoi est-ce qu’ils se sont séparés. Ça les regarde, je trouve juste que la réponse d’Elias est pleine de sens même si quelque part elle me fout les boules. Ça leur ai arrivé à eux, ça peut arriver à n’importe qui donc ça peut nous arriver à nous, à Kyle et moi j’veux dire, et j’en ai pas du tout envie. Je pense à lui et je me dis qu’à cette heure-là il doit être entrain de dormir mais si ça se trouve c’est pas le cas. Peut-être qu’il est entrain de passer du temps avec ses nouvelles connaissances – et il aurait bien raison – que dans le lot y a un type avec qui il va se découvrir pleins de points communs, des trucs d’artistes, et qu’il se rendra compte que c’est génial de partager sa passion comme ça … Mais moi j’veux pas d’une surfeuse, ou d’un surfer peu importe. J’veux mon artiste perché, et j’veux qu’il me garde même s’il n’a aucune envie de monter sur une planche quelle qu’elle soit … Les opposés s’attirent, qui se ressemble s’assemble … Qu’est ce qui est censé fonctionner ? Nous. Nous on est censé fonctionner et on va fonctionner, il ne peut pas en être autrement, pas vrai ?

« Ça ne peut pas marcher à chaque fois de toute façon. Puis c'est pas comme si on se détestait.... mais malheureusement je crois que certains ne savaient pas que je ne comptais plus vraiment pour elle. »
« Ces gens là ils savaient pas non plus que Derek et Megan se parlaient plus depuis des mois. »


C’est sorti tout seul, alors que je fixe le sol droit devant moi. Est-ce que ça l’aurait sauvé s’ils l’avaient su ? Quand on a tenu à ce point-là à une personne, même si on s’éloigne, ça n’efface pas le lien. Jamais. Alors dans le fond, même si je suis désolé pour Elias, et Caitlyn par extension parce que je me doute bien que ça n’est pas agréable pour elle non plus, je ne pense pas que ça aurait changé la donne ou en tout cas les intentions.

« Enfin, on devrait vraiment aller dans ta salle commune Enzo. Il se fait tard. Tu avances, s'il te plait ? »
« C’est ton ex. »


Je ne bouge pas, toujours les yeux rivés dans le vide, mais j’ai écouté les signaux que mes sens m’envoyaient. Une présence, une odeur, quelqu’un. En l’occurrence Caitlyn … qui vient de se casser la figure sauf erreur de ma part. Je manque de réaction, sobre j’aurai probablement décollé plus vite que ça mais Elias est le premier à réagir. Pendant une seconde je me pose la question : Est-ce que j’en profiterai pas pour me barrer en douce ? Mais ça n’est pas ce que je fais, je me lève, récupère mon skate sur le sol et rejoins Elias … pour tomber nez à nez avec Caitlyn, étalée par terre, dans une couverture.

« ‘Tain c’est pas possible ce truc… »

Caitlyn qui a l’air complètement sonnée.

« Yo. »
« Quand on parle du Loup. »


Enfin non, c’est moi le loup mais on s’en fout. Et désolé Elias si tu n’avais pas envie qu’elle sache qu’on parlait d’elle, enfin de vous. Mon filtre est en vacances, t’as bien du t’en rendre compte de toute façon.

« C’est un endroit un peu étrange pour passer la nuit, ça doit pas être super confortable. »

Bonjour, je suis neurasthénique et ce que je raconte n’a pas de sens. A ce stade je ne sais même pas si c’est une tentative pour faire de l’humour ou une remarque très sérieuse et pragmatique. Est-ce qu’on devrait s’inquiéter de son état ? Je ne me sens pas très samaritain en l’état, et puis … J’en sais rien, je crois que je laisse Elias gérer, tout simplement. Je me contente de la regarder, un peu à l’ouest, me surprenant même à l’envier d’être enroulée dans ce truc. Si personne ne bouge dans trois secondes je m’enroule dedans moi aussi et je dors.

« Tu vas lui confisquer sa couverture ? »

Ben quoi ? Il me prend mon skate, pourquoi est-ce qu’il ne lui prendrait pas sa couverture ? Bien sûr que si c’est plein de sens ! Pourquoi est-ce qu’il y aurait plus le droit de se balader avec une couverture qu’un skate ? Ça peut être dangereux les couvertures, la preuve ! Avec un skate je suis toujours debout alors que la couverture a réussi à la faire tomber ... CQFD.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Jeu 17 Mar 2016 - 20:06

Il essayait de bien réagir, de se comporter comme le devrait un préfet mais c'était compliqué pour lui qui était très timide et franchement pas sûr de lui. C'était d'autant plus difficile qu'Enzo l'emmenait réellement dans ses zones d'inconfort aussi bien en parlant de Kyle que de Caitlyn. D'ailleurs dès lors que cette dernière fut citée, il ne sut plus où se mettre ! Il se gratta un peu la tête, tenta de répondre au mieux à Enzo sans en dire trop non plus. Cela ne le regardait pas, même si au final il n'y avait rien à cacher. Deux personnes qui n'étaient plus sur la même longueur d'onde et qui décidaient de rester amis ce n'était quand même pas rare, et puis il n'y avait pas eu de réelles engueulade, rien de sordide... si ce n'est l'attaque des supérieurs ! Mais là, la pauvre Twain n'y était pour rien, d'autant plus que cela faisait déjà un petit moment qu'ils n'étaient plus ensemble... et s'il n'en voulait pas à son ex, il restait quand même un peu amer de ce qui s'était passé ce soir-là. Il avait failli mourir, il s'était clairement senti partir, il avait cru se noyer dans son propre sang et ce n'était pas une sensation agréable. Il aurait voulu pouvoir oublier ça... ça aurait été tellement plus simple.

Ces gens là ils savaient pas non plus que Derek et Megan se parlaient plus depuis des mois.
Et elle n'a pas eu la même chance que moi.

Il avait eu un peau de cocu que Cody soit là, sinon, l'école aurait déploré la mort de deux Jaune. Et bien qu'il ne comptait pas l'avouer à Enzo, il se sentait un peu coupable pour Megan. Il était préfet, il aurait du pouvoir la protéger. Elle n'aurait pas dû finir ainsi, c'était injuste, complètement injuste. Mais il était trop tard pour revenir en arrière, et on ne pouvait pas refaire le monde avec des si. Un jour ils payeraient pour leurs crimes... Fletch' en était certain, mais pour l'instant le plus important était de savoir. Remuer le passé ne servait à rien, et, mal à l'aise Elias avait finalement tenté de remettre le sujet.. disons un peu plus dans le droit chemin en rappelant au grand rouge qu'il était temps qu'il retourne dans sa salle commune. Seulement la réponse de son camarade ne fut pas du tout celle à laquelle il s'était attendu !

C’est ton ex.
Pardon ?!

Mais de quoi est-ce qu'il parlait ? Il cligna des yeux plusieurs fois, pour tourner et retourner la question dans a petite tronche... mais il n'eut pas beaucoup de temps avant de comprendre, en attendant un bruit puis en voyant l'ex en question à terre. D'abord, surpris, il fronça un peu les sourcils en se demandant si elle était en train de l'espionner, si elle avait attendu ce qu'il avait dit. Il ne s'inquiétait pas trop pour elle, elle allait bien, elle n'avait pas l'air trop amochée ou même blesser... la couverture avait dû amortir le choc. Mais par Merlin, qu'est-ce qu'elle foutait avec une couverture à une heure pareil dans les couloirs ?

Tain c’est pas possible ce truc… YO
Quand on parle du Loup. C’est un endroit un peu étrange pour passer la nuit, ça doit pas être super confortable. Oh oui.. mais peut-être qu'elle ne comptait pas passer la nuit ici. Un peu perplexe, il fut encore plus perdu à la phrase suivante du jeune homme Tu vas lui confisquer sa couverture ?
Heu... C'est ta couverture pour dormir ou tu l'as prise autre part ? Il ne voulait pas qu'elle attrape la mort. Et qu'est-ce que tu fais là, à une heure pareille Caitlyn ?! Là il était pas franchement content, content. Bien sûr il allait devoir punir deux personnes qu'il aimait bien. Depuis quand est-ce que tu ne respectes plus les règles ? Tu vas me faire le plaisir de retourner dans ta salle commune et plus vite que ça... Je te fais confiance, t'as plus intérêt à y aller ! sinon quoi... sinon rien. C'était Elias. En attendant moi, je vais m'occuper d'Enzo et m'assurer qu'il arrive sain et sauf chez les Rouges.

Il inspira un coup en ne sachant pas quoi ajouter, alors il préféra se taire et tirer Enzo un peu plus loin. Il n'avait pas envie d'avoir une confrontation avec elle, c'était bien plus qu'il ne pouvait se le permettre pour ses mères. Il préférait donc "l'abandonner là", et lui faire confiance... en espérant qu'il ne se trompait pas sur son compte. Tandis qu'il s’éloignait, il ne put s'empêcher de jeter quelques regards en arrière sur la silhouette de la pauvre Bleue... au final il s'en voulait un peu. Arf, le pouvoir ce n'était vraiment pas simple !
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
avatar
Hiboux postés. : 6998
Date d'inscription : 31/10/2012
Crédits : Junkiemouse <3
Double Compte : Kim Collins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1747-caitlyn-louise-twain-get-to-kn
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Sam 19 Mar 2016 - 20:22

Journée de merde ? Ouais, hé bien soirée de merde aussi, tant qu’à faire.

S’il y avait bien une chose dont elle n’aurait pas eu besoin, en cet instant, c’était de tomber. De s’étaler par terre comme une crêpe, se prenant les pieds dans un pan de couverture qui traînait sur le sol, le reste étant enroulé autour de ses épaules et de ses hanches. Le tout alors qu’elle était déjà complètement vidée et à bout de forces et qu’elle n’avait qu’une seule envie, aller se rouler en boule dans son lit. Non, franchement, elle serait volontiers tombée – cinq fois, dix fois, même vingt fois si vraiment – un autre jour, mais là, dans l’état dans lequel elle était, c’était tout simplement la dernière chose dont elle avait besoin. Et c’était sans parler du fait qu’elle se trouvait hors de son lit après le couvre-feu, que son ex était dans le couloir perpendiculaire au sien juste derrière le tournant, qu’il était préfet et qu’il venait de parler d’elle et de leur rupture avec Enzo. Bref, génial.

Le choc de sa tête contre le sol dur vint ajouter une douleur fulgurante à celle, plus diffuse et persistante, qui irradiait à travers son corps entier, et faillit l’assommer. Par réflexe, bien qu’engourdis, ses muscles se contractèrent pour amortir le choc, mais elle les relâcha rapidement et resta quelques secondes inerte, comme une poupée de chiffons, le temps de souffler et de retrouver un tant soit peu ses esprits. Des larmes à la fois de douleur, de rage et de dépit lui embuèrent les yeux, mais elle les ravala et se contenta de soupirer, lasse de cette journée atroce, puis entreprit de se dépêtrer des pans de couverture enroulés autour de ses bras et de ses jambes. Elle ne savait pas trop comment elle avait réussi cet exploit, mais elle s’était vraiment emprisonnée dans le tissu, si bien qu’elle avait sans doute l’air très bête à se tortiller sur le sol devant les yeux ahuris des deux garçons qui l’avaient entendue tomber et étaient arrivés près d’elle.

Surtout, que personne ne l’aide ! Ils avaient bien raison, après tout, de rester là à la regarder sans bouger ne serait-ce qu’un petit doigt en sa direction. Qui aurait proposé de l’aide à une fille qui venait de se casser la gueule par terre, hein ? Oui, elle leur en voulut de ne rien faire, tout comme elle en voulait à soi-même d’avoir réussi à tomber ainsi et au monde entier sans raison particulière. Et qu’ils ne lui demandent pas si elle allait bien ! Après tout, c’était Caitlyn, elle allait toujours bien, n’est-ce pas ? Pas besoin de demander. Certes, elle avait prévu de prendre sur elle et elle ne comptait pas changer d’avis, mais il n’empêche que ça la blessait quand même un peu de voir qu’ils avaient l’air de s’en contre-foutre du fait qu’elle puisse s’être fait mal ou juste avoir besoin d’un coup de main. Ne serait-ce que par principe, elle aurait apprécié qu’on se soucie un tant soit peu de son état. Par politesse. Ce n’était pas parce qu’elle avait survécu à des batailles, des séances de torture ou d’autres petits plaisirs dans le genre qu’elle était immortelle, merde à la fin !

Elle parvint enfin à se libérer et put s’asseoir pour souffler. Mine de rien, c’était sacrément épuisant, à la longue, de batailler avec ses bras et ses jambes tout en restant allongé sur le ventre. D’autant plus quand elle avait ses règles et que ça lui pompait toute son énergie. Après être restée quelques secondes les yeux fermés, cherchant dans les tréfonds de son corps et de son esprit ce qui lui restait de forces et d’énergie, elle releva les paupières et salua les deux garçons, sans grand enthousiasme.

« Quand on parle du Loup. »

Ouais, c’est ça. Et sinon, ça va bien, t’inquiètes, merci.
Elle ne répondit rien.

« C’est un endroit un peu étrange pour passer la nuit, ça doit pas être super confortable. »

Encore plus blasant. Non, elle n’était pas d’humeur. Même si quelque part dans un coin de son cerveau, une partie de son esprit souriait bêtement.

« Tu vas lui confisquer sa couverture ? »

Cette fois-ci, elle sourit vraiment, puis ricana même en secouant la tête, amusée malgré elle par la question bête mais tellement innocente qu’il venait de poser à Elias. Il était complètement bourré, elle comprenait mieux les bribes de conversation qu’elle avait entendus.

« Heu... C'est ta couverture pour dormir ou tu l'as prise autre part ? »

Elle entreprit de se relever lentement, puis ramassa sa couverture sans se presser

« Je l’ai prise de la salle co’ pour ne pas avoir froid vu que les couloirs ne sont pas chauffés. »

Elle l’enroula à nouveau correctement autour de son dos, montrant clairement qu’elle ne comptait pas le laisser la confisquer.

« Et qu'est-ce que tu fais là, à une heure pareille Caitlyn ?! Depuis quand est-ce que tu ne respectes plus les règles ? »

Le choix de vocabulaire était vraiment pertinent. Ahm. En réalité, elle ne s’était jamais réellement souciée de respecter les règles ou non. Surtout depuis que les Supérieurs avaient pris Poudlard en 2012 et que les règles avaient, pour ainsi dire, disparu. Et puis, même si elle était relativement sage quand elle était gamine, elle n’était clairement pas le mouton qui obéissait sans réfléchir et qui suivait à la lettre les consignes qu’on lui donnait. M’enfin, elle n’allait pas dire ça. Même si son air déçu lui donnait envie de lui ôter ses illusions, elle eut pitié de lui et se retint de lui dire ses quatre vérités. Après tout, devoir gérer un Enzo bourré était probablement déjà assez compliqué pour lui sans qu’elle n’en rajoute encore plus. Et puis, elle n’avait pas spécialement la force de rentrer dans un débat maintenant.

« J’allais juste me chercher une tisane aux cuisines.
- Tu vas me faire le plaisir de retourner dans ta salle commune et plus vite que ça... Je te fais confiance, t'as plus intérêt à y aller ! En attendant moi, je vais m'occuper d'Enzo et m'assurer qu'il arrive sain et sauf chez les Rouges. »

Ouais, c’est ça. Elle n’aimait pas quand il prenait des tons d’aristo’ comme ça ! "Tu vas me faire le plaisir de retourner dans ta salle commune et plus vite que ça", mais bien sûr ! Elle fit une petite moue. Certes, elle n’était pas d’humeur à se faire traiter comme de la merde, mais elle n’avait pas vraiment la force de protester. D’autant plus qu’il avait raison, au fond, et elle le savait très bien. Trainer dans le château en plein milieu de la nuit était interdit et c’était pour la bonne cause, il en allait de leur sécurité. Sauf que bon, après avoir vécu deux ans dans la crainte constante de se faire agresser au détour d’un couloir vide, elle n’en était plus à ça près. Et puis, ce n’était pas franchement le moment de faire sa rebelle. Elle le connaissait, elle savait bien à quel point c’était difficile pour lui de s’opposer en quelques sortes à ses amis, et elle avait comme l’impression qu’il n’en avait pas fini avec Enzo… Elle passa une main dans ses cheveux.

« T’inquiètes, dès que j’ai chopé ma tisane, je remonte. Promis je fais pas de bêtises. »

Elle lui adressa un clin d’œil.

« Bonne nuit les garçons ! »

Et elle s’éloigna.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Sam 19 Mar 2016 - 21:55

« Heu... C'est ta couverture pour dormir ou tu l'as prise autre part ? »

Quelqu'un peut-il m'expliquer ce que ça change ? Non parce que je vois pas bien le rapport mais j'imagine que les litres d'alcool qui courent dans mes veines à la place de mon sang y sont sans doute pour quelque chose. Maracas ! T'es où bordel ?! Tu crois quand même pas que je vais astiquer le pont de notre bateau tout seul ?! Je m'égare là, c'est ça ? Je passe de la léthargie au delirium, oui, ça m'arrive fréquemment. Un problème ?

« Je l’ai prise de la salle co’ pour ne pas avoir froid vu que les couloirs ne sont pas chauffés. »

Visiblement je ne suis pas le seul. Excusez-moi, je veux bien être le mec bourré de l'histoire mais cette conversation n'a aucun sens. Et sinon, tu chausses du combien ? Parce que j'adore ton T-shirt, et les myrtilles aussi. Aucun sens.

« Et qu'est-ce que tu fais là, à une heure pareille Caitlyn ?! Depuis quand est-ce que tu ne respectes plus les règles ? »

Ça pu ça, ça sent le règlement de compte à OK Corral et ENCORE UNE FOIS Enzo Ryans aka moi, oui j'ai envie de parler de moi à la troisième personne, va se retrouver au milieu de la confrontation ou un truc dans le genre. Il a l'air vraiment en pétard Monsieur le Préfet, pardon, Elias … Du coup, logique, j'essaie de me barrer plus ou moins en douce … En plus si je peux repartir avec mon skate c'est tout bénef pour moi mais comme je suis un garçon bien élevé j'annonce quand même un peu mon départ.

« J'vais vous laisser moi hein ... »

Dans le genre quasiment inaudible, c'est voulu, histoire de passer inaperçu. Vachement pratique et super crédible quand tu fais 1m90 et … un certain nombre de kilos, chiffre qui ne vous regarde pas du tout. Si je complexe ? La blague, vous m'avez bien regardé ? Y a pas grand chose qui ferait complexer là dessus. Et j'veux pas dire mais elle a l'air soûlé là ...

« J’allais juste me chercher une tisane aux cuisines. »
« Tu vas me faire le plaisir de retourner dans ta salle commune et plus vite que ça... Je te fais confiance, t'as plus intérêt à y aller ! En attendant moi, je vais m'occuper d'Enzo et m'assurer qu'il arrive sain et sauf chez les Rouges. »
« Oh putain, toi tu vas avoir des problèmes ... »


Est ce que je suis entrain de me marrer de la situation ? C'est possible. Non mais sérieusement, s'il m'avait abordé comme ça je doute que j'aurai été aussi calme et réceptif MAIS je ne suis pas Caitlyn, peut-être qu'elle va le prendre avec le sourire. Qui sait ?

« Et puis t'sais ça va hein, j'connais l'chemin et j'doute qu'un Troll me tombe dessus ou j'sais pas quoi. T'façon j'le défoncerais si c'est le cas. »

Ça va tes cheville, Enzo ? Hein ? Mes chevilles ? Ben oui. Pourquoi elles n'iraient pas bien ? Ça va, je maîtrise l'Accromentule et le Chien-A-Coeur, c'est pas un Troll qui va me faire peur quand même. En plus y en a pas dans ce château. Enfin je crois … Et ouais je sais c'est pas la Pleine Lune donc je ne suis qu'un fragile petit humain … Je t'en foutrais du fragile.

« T’inquiètes, dès que j’ai chopé ma tisane, je remonte. Promis je fais pas de bêtises. Bonne nuit les garçons ! »

J'ai la main d'Elias autour du bras, il m’entraîne avec lui et pour un peu on dirait presque qu'il tente de fuir son ex. Donc comme je suis un gros boulet ascendant emmerdeur, naturellement, je me détache de son emprise et refais quelques pas en sens inverse.

« Mais Elias ça s'fait pas ! On laisse pas une femme se balader toute seule comme ça en pleine nuit. J'te remercie de t'inquiéter pour moi mais même si y a de la ressemblance j'suis pas une demoiselle en détresse. »

Juste un mec bourré qui voulait creuser un deuxième tunnel sous la manche, ça y est, je me souviens maintenant pourquoi j'ai quitté la Salle Commune. Bref, comme il a l'air sceptique je m'approche de lui et baisse un peu la tête pour lui coller mes yeux devant les siens, l'index posé sous l'un d'entre eux.

« Si, si, c'est mes yeux de biche, avec mes grands cils. Ça m'donne un p'tit côté Princesse, regarde. Ils sont beaux hein ? »

Grand sourire, je mime un baiser en haussant les sourcils de manière frénétique et me redresse tout en tendant le bras vers Caitlyn sur qui mon attention est maintenant focalisée.

« Et j'suis pas entrain de dire que t'es une demoiselle en détresse hein Caitlyn. J'tiens à garder mon service trois pièces intact. »

Faut que je vous fasse un dessin là, c'est ça ? Et bien non, c'est pas moi l'artiste. Même si … je pense que je pourrais me débrouiller pour rendre la chose suffisamment claire et explicite mais passons. Oh ça va, on a tous dessiné ce genre de trucs sur les cours des potes pour les faire chier.

« J'dis juste qu'un gentleman se doit de raccompagner une demoiselle à bon port. J'parle pour Elias là hein, pas pour moi. »

Je peux pas être une demoiselle en détresse – ah non j'ai dit que j'en étais pas une justement – une Princesse et un Gentleman en même temps. D'ailleurs la Princesse c'est l'Artiste en fait, selon Maracas, mais c'est aussi Lune … Boh, pas grave, y a de la place pour plusieurs Princesses sur terre, non ? Et sans prévenir je débarque dans l'espace vitale de Caitlyn et passe mon bras autour de ses épaules.

« Ça va toi ? »

Sourire Colgate oblige.

« Tu sais si t'as froid, j'connais un truc encore plus efficace qu'une couverture. »

Enzo Ryans !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Jeu 24 Mar 2016 - 20:14

Pourquoi est-ce que personne ne voyait ce qu'il voulait dire ? Est-ce qu'encore une fois il avait dit quelque chose de stupide ? Visiblement la réponse était oui. Il était fatigué de tout ça. Il détestait jouer les rabats-joies et commander les autres mais il n'avait pas le choix. Pouquoi est-ce qu'ils étaient tombés sur lui, surtout Caitlyn d'ailleurs. Il était d'ailleurs assez agacé pour faire remarquer à son ex petite amie qu'il n'aimait pas spécialement qu'elle enfreigne les règles.

Enzo. Ne bouge pas, c'est pas le moment. grogna-t-il.

Il n'était pas certain d'avoir bien compris de ce que l'autre avait dit mais... sa tronche et sa façon se tenir plus les quelques bribes de mots qu'il avait réussi à intercepter suffisaient et il ne fallait pas être devin pour savoir que Ryan se ferait la malle dès qu'il le pourrait. Mais non, on aurait pas Fletch', sur ce coup-là ! Lors caitlyn répliqua qu'elle voulait juste se faire une tisane en cuisine, il vit rouge. Elle n'était pas sérieuse ? Ce n'était pas possible ! Elle faisait elle aussi sérieusement ch**, est-ce qu'elle ne pouvait juste pas obéir ? Il ne lui demandait quand même pas la lune !

 Et puis t'sais ça va hein, j'connais l'chemin et j'doute qu'un Troll me tombe dessus ou j'sais pas quoi. T'façon j'le défoncerais si c'est le cas. 
Enzo, qu'est-ce que tu ne comprends pas dans non, et ne bouge pas ?

Il ne devait pas céder, même si c'était de plus en plus compliqué pour lui se rester concentrer sur son objectif. Il se sentait con, et surtout blessé que la Bleue ne fasse aucun effort. Il essayait de bien faire, il essayait de s'imposer et elle savait que c'était super compliqué pour lui de faire, elle aurait au moins l'encourager et aller dans son sens en retournant dans son dortoir non ? Non, madame ne pensait qu'à sa poire, encore une fois... et d'ailleurs la voilà qui commençait à partir vers les cuisines et il la laissa faire, tant pis, il n'avait plus la force de se battre, il allait ramener l'autre dans son dortoir et après irait se recoucher, son tour de garde était bientôt terminé.... au moins enfoui sous ses couettes personne ne viendrait l'emmerder, personne n'essayerait de détruire ce qu'il tentait minutieusement de construire. Il la détestait. A cet instant précis, il la détesta réellement, pendant quelques secondes. Encore une fois elle ne pensait qu'à sa gueule, comme à chaque fois... ou presque. Et alors qu'il était en train d'essayer d'emmener Enzo vers son dortoir, l'autre lui échappa des mains...

[color=mediumpurple] Mais Elias ça s'fait pas ! On laisse pas une femme se balader toute seule comme ça en pleine nuit. J'te remercie de t'inquiéter pour moi mais même si y a de la ressemblance j'suis pas une demoiselle en détresse. [color]

Ne pas craquer. Ne pas craquer. Et puis elle en détresse, la bonne blague. La suite... sur les yeux, cils et compagnie le laissa juste complètement perplexe. Et voilà qu'en plus on se foutait de lui. C'était trop, beaucoup trop pour ses nerfs. Il tenta de se raisonner en se disant que le Grand Rouge était juste bourré et qu'il ne savait plus ce qu'il faisait mais cela ne l'aidait pas à se sentir mieux au final...

J'dis juste qu'un gentleman se doit de raccompagner une demoiselle à bon port. J'parle pour Elias là hein, pas pour moi.
J'ai pas envie. répliqua-t-il beaucoup plus sèchement qu'il l'aurait voulu, la rancœur qu'il ressentait était beaucoup trop prenante...

Et voilà q'uEnzo commença se trop se rapprocher de Twain allant jusqu'à la toucher, si c'était dans la journée, s'ils avaient respecté les règles cela n'aurait rien eu de gênant mais là... La dernière phrase, sur les couvertures le fit juste battre en retraite. Il n'en pouvait plus. Qu'ils aillent au diable, s'ils se faisaient mal tant pis pour eux. Il n'allait quand même pas leur jeter un sort pour se faire obéir. La prochaine fois il n'essayerait même pas, cela ne servait visiblement à rien, il n'était pas crédible. Absolument pas crédible.. Il en était dépité.

Après faites ce que vous voulez. J'en ai rien à faire. Il foudroya Caitlyn du regard, sincèrement furieux, toujours blessé de son comportement. Bonne soirée, éclatez vous bien.

Et il fit marche arrière, commençant non plus à se diriger vers les étages, les tours mais vers sa salle commune au rez-de-chaussée. Beaucoup trop d'émotions le submergeaient et il ne savait même plus ce qui l'ennuyait le plus. Il inspira un bon coup pour tenter de se calmer, mais c'était trop tard. Même se faire un obéir par quelqu'un qu'il appréciait il en était incapable, petit être pathétique qu'il était.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
avatar
Hiboux postés. : 6998
Date d'inscription : 31/10/2012
Crédits : Junkiemouse <3
Double Compte : Kim Collins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1747-caitlyn-louise-twain-get-to-kn
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Sam 2 Avr 2016 - 19:30

Il voulait savoir ce qu’elle faisait là à une heure pareille ? Elle n’allait pas lui mentir. Il s’attendait à ce qu’elle lui réponde quoi, qu’elle était somnambule et qu’elle s’était cassée la gueule sur son plaid après avoir réussi à descendre sans encombres une demi-douzaine d’étages ? Ceci dit, il aurait peut-être mieux réagi, peut-être aurait-il été plus indulgent avec elle… Mais malheureusement pour tous les deux, ça n’était pas le cas, et si elle était sortie après le couvre-feu, c’était juste parce qu’elle voulait une tisane. Aveu qui eut le don d’énerver passablement Elias et de blaser encore plus Caitlyn. C’est ça, parle-moi comme à de la merde, j’te dirais rien ! En réalité, non, elle n’avait juste pas la force de rentrer dans un débat avec son ex, malgré toute la frustration qui venait de se réveiller en elle de l’entendre s’adresser à elle ainsi, et quelque part, tant mieux pour lui, parce qu’au fond, elle savait bien qu’une dispute avec elle était la dernière chose dont il avait besoin en cet instant. Prenant sur elle, elle serra les dents et fut infiniment reconnaissante à Enzo lorsqu’il décida d’attirer à nouveau sur lui l’attention du préfet.

« Et puis t'sais ça va hein, j'connais l'chemin et j'doute qu'un Troll me tombe dessus ou j'sais pas quoi. T'façon j'le défoncerais si c'est le cas.
- Enzo, qu'est-ce que tu ne comprends pas dans non, et ne bouge pas ? »

Elle retint un sourire amusé. La situation n’était certainement pas drôle pour Elias, mais elle était quand même assez cocasse. Sourire amusé qui ne tarda pas à se transformer en grimace et elle déglutit difficilement alors qu’une nouvelle vague de douleur envahissait le bas de son dos et ses cuisses. Putain. Puisant dans ses dernières réserves d’énergie, elle promit à Elias de remonter dans sa Salle Co dès qu’elle aurait chopé sa tisane, puis leur souhaita bonne nuit. Il fallait qu’elle parte, et plus vite que ça. Si elle ne partait pas tout de suite, elle ne garantissait pas d’être encore capable de remonter. Au pire, elle trouverait une salle vide où elle pourrait se rouler en boule sous sa couverture et siroter son breuvage, et tant pis pour la promesse qu’elle venait de faire au Préfet. Oui, elle ne pensait qu’à elle-même. La seule chose qu’elle voulait en cet instant, c’était sa tisane, sa bouillotte, son plaid, son doudou, et son lit. Et sa maman pour lui caresser la joue et lui chuchoter des mots doux à l’oreille. Elle n’en pouvait plus, elle avait envie de pleurer.

Loin de se douter que cette dernière phrase qui lui avait coûté tellement de forces et de bonne volonté venait de porter le coup de grâce à son ex, elle commença à s’éloigner. Pendant un moment, elle y crut vraiment. Mais c’était sans compter avec l’état désinhibé d’Enzo. Poisson d’avril ! Il parvint à se détacher de l’emprise d’Elias et fit quelques pas dans sa direction en protestant avec véhémence.

« Mais Elias ça s'fait pas ! On laisse pas une femme se balader toute seule comme ça en pleine nuit. J'te remercie de t'inquiéter pour moi mais même si y a de la ressemblance j'suis pas une demoiselle en détresse. Si, si, c'est mes yeux de biche, avec mes grands cils. Ça m'donne un p'tit côté Princesse, regarde. Ils sont beaux hein ? »

Regardant la scène qui se jouait sous ses yeux, Caitlyn ne savait plus si elle devait rire ou pleurer. C’était… désespérant. Pauvre Elias, il n’était pas sorti de l’auberge. Et lorsqu’Enzo tendit les bras vers elle, elle comprit qu’elle non plus.

« Et j'suis pas entrain de dire que t'es une demoiselle en détresse hein Caitlyn. J'tiens à garder mon service trois pièces intact. »

Elle ajusta son plaid autour de son dos et planta son regard dans celui du Gryffindor avec un petit sourire en coin.

« Ouais, t’as raison de te méfier… »

Oui parce qu’en faisant abstraction de son état actuel et de sa baguette capricieuse, elle était tout sauf une petite fille sans défense. Mais elle n’était qu’à moitié sérieuse, car elle savait bien qu’il ne mentionnait son "service trois pièces" que pour le plaisir de faire une blague de merde et parce qu’il était totalement bourré et racontait n’importe quoi.

« J'dis juste qu'un gentleman se doit de raccompagner une demoiselle à bon port. J'parle pour Elias là hein, pas pour moi.
- Ouais, non, ça ira, je connais le chemin.
- J’ai pas envie.
- Ça tombe bien, moi non plus. »

Elle avait surtout envie qu’ils lui foutent la paix, tous les deux, car même si la douleur s’était à nouveau un peu atténuée, elle craignait la prochaine vague. Mais Enzo, forcément, pas concerné pour un sou et sans gêne, la rejoignit et passa un bras autour de ses épaules.

« Ça va, toi ? »

Elle tourna la tête et releva les yeux vers lui, partagée entre l’envie de rigoler et celle de plaquer sa main sur son front en levant les yeux au ciel

« Merveilleusement bien, et toi ? »

Big smile.

« Tu sais, si t’as froid, j’connais un truc encore plus efficace qu’une couverture. »

WTF ? T’es sérieux mec ? Tu viens de parler avec Elias de sa rupture avec moi, et tu me dragues ouvertement devant lui comme ça ? Je sais bien que t’es bourré, mais quand même ! En temps normal, peut-être serait-elle rentrée dans son jeu, car c’était un peu ce qu’il y avait de mieux à faire dans ce genre de situations… mais là, non seulement avait-elle ses règles et n’avait donc absolument pas envie d’imaginer quoi que ce soit, mais en plus, son ex se trouvait juste à côté, et même si c’était fini entre eux, elle avait quand même un minimum de respect envers lui et envers soi-même. Elle jeta un œil dans la direction d’Elias. Pour le coup, elle n’était vraiment pas très à l’aise.

« Hmm, comment dire… »

Le pire, c’était qu’elle ne pouvait même pas nier le fait qu’il la réchauffait de par son simple contact. Un peu comme l’autre soir, en automne, quand il l’avait emmenée sur le toit et attirée contre lui. Elle fut tirée de ses souvenirs par Elias qui reprit la parole.

« Après faites ce que vous voulez. J'en ai rien à faire. »

Son ton était sec et amer. Ouais c'est ça, t'en as rien à faire. Lorsqu’elle tourna les yeux vers lui, ce fut pour le voir lui jeter un regard noir, plein de reproches et de déception qui l’atteignit en plein cœur. Même s’il n’était pas des plus confiants et des plus autoritaires, Elias pouvait être très blessant et appuyer où ça faisait mal de par son simple comportement, souvent lorsque lui-même se sentait blessé, et c’était exactement ce qui était en train de se passer. Il était en train de lui reprocher d’avoir gâché ses efforts pour s’imposer et se faire respecter en tant que préfet. Elle s’en voulait, même si ça l’énervait qu’il soit si défaitiste et qu’il abandonne si facilement, et elle baissa les yeux. Pourquoi ne pouvait-il pas juste arrêter d’en vouloir à tout le monde autour de lui et s’imposer une fois pour toutes ?

« Bonne soirée, éclatez-vous bien.
- Ah non, Elias arrête ! T’es un Préfet, oui ou non ? Alors tu ne vas pas nous abandonner là comme ça en pleine nuit. T’étais pas obligé de me parler comme à de la merde tout à l’heure, mais c’est pas une raison pour te dégonfler comme un ballon de baudruche. »

Les sourcils froncés, Caitlyn en oublia même la douleur et la fatigue qui lui avaient pourrie la journée.

« J’suis désolée, ok ? J’avais froid, j’avais soif, j’voulais me prendre une tisane, c’est tout, mais c’est pas pour autant que j’avais le droit d’être là. »

Génial, la voilà qui tendait le bâton pour se faire battre. Il ne manquerait plus qu’elle lui suggère de lui donner des heures de colle ou d’enlever des points à sa maison. N’empêche qu’elle y tenait, à sa tisane, et qu’elle allait probablement essayer d’aller se la faire quand même dès qu’il aura le dos tourné… :gla:

« Et pis Enzo… Je sais que tu rêves de me raccompagner à bon port comme un vrai gentleman, et je t’en remercie, mais t’inquiètes pas pour moi, vraiment ! »

Je sais que je suis trop sexy avec mon jogging, ma couverture, mes cheveux en pagaille, et mon petit air fragile, et j’avoue que t’es pas mal non plus avec ton skate et ton sourire Colgate, mais pas de bol, c’est pas ce soir que tu réaliseras ton plus grand rêve !
Ahm.
Provocation ? Peut-être un peu. N’empêche que c’était dommage, se faire porter jusque dans son lit puis se laisser réchauffer n’aurait pas été de refus.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Sam 2 Avr 2016 - 22:23

Public absolument et totalement non réceptif. Oui parce que, clairement, je fais mon show. Et alors ? J'en sais rien, ça m'amuse, d'autant plus si ça fait rire les gens mais il y a comme qui dirait un léger froid qui vient de tomber sur l'assemblée … même si grâce aux litres d'alcool que j'ai ingurgité plus tôt je ne m'en rends pas compte tout de suite. Je me retrouve donc le bras autour des épaules de la demoiselle, sourire ultra bright qu'on pourrait croire emprunté à mon grand frère – à sa grande époque – mais façon Enzo Ryans parce que, excusez-moi, j'ai quand même une personnalité, entrain de lui faire ce qui pourrait sembler être une proposition indécente. Qu'est ce que j'y peux si les gens ont l'esprit mal tourné, sérieusement ? Qui vous dit que je n'allais pas lui proposer un footing ? Comment ça j'suis pas en état de courir ? Pas plus en état que pour envoyer Caitlyn au septième ciel, si je ne m'abuse. Si j'étais à sa place, si c'était sérieux, je ne prendrais pas le risque. Y a pas grand chose d'intéressant en stock chez un mec bourré ... même s'il peut y avoir parfois des exceptions mais ça n'est pas la question.

« Hmm, comment dire… »
« Après faites ce que vous voulez. J'en ai rien à faire. »


C'est brutal et c'est glacial. Je suis un mec bourré dont les perceptions sont un peu déphasées, certes, mais il y a quand même des choses qui ne m'échappent pas et là … Je me rends bien compte qu'Elias est au bord de l'implosion mais surtout qu'il est blessé. Voilà ce qui se passe quand on ne réfléchit pas à ce qu'on dit et ce qu'on fait … Même si je ne m'excuserai pas pour ça parce que je suis de bonne humeur et que c'était précisément le but recherché. Néanmoins ça me pince le cœur, oui mon gros cœur de guimauve, de le voir comme ça, en partie par ma faute.

« Bonne soirée, éclatez-vous bien. »
« Ah non, Elias arrête ! T’es un Préfet, oui ou non ? Alors tu ne vas pas nous abandonner là comme ça en pleine nuit. T’étais pas obligé de me parler comme à de la merde tout à l’heure, mais c’est pas une raison pour te dégonfler comme un ballon de baudruche. »


Papalapala. Je vais me mettre dans un coin et attendre que ça passe, ça me semble pas mal comme plan, non ?

« J’suis désolée, ok ? J’avais froid, j’avais soif, j’voulais me prendre une tisane, c’est tout, mais c’est pas pour autant que j’avais le droit d’être là. »

Merci le mur de me maintenir stable. Hey, j'ai le droit de parler au mur si j'ai envie, par télépathie, oui, parfaitement. On se comprend toi et moi, n'est ce pas ? J'ai une relation particulière avec les murs et je vous laisse interpréter ça comme vous le voulez.

« Et pis Enzo… Je sais que tu rêves de me raccompagner à bon port comme un vrai gentleman, et je t’en remercie, mais t’inquiètes pas pour moi, vraiment ! »

Attention captée, sourire en coin. J'ai bien envie de rentrer dans son p'tit jeu mais … Non. Sursaut de conscience, vis-à-vis du Jaune je n'ai pas envie d'aggraver les choses. Je me contente d'afficher un sourire plus neutre et de hausser les épaules.

« Hum, comme tu veux. Une autre fois alors ! »

Coup d'épaule, je me dégage finalement du mur et fronce les sourcils d'un air plus sérieux en faisant quelques pas vers le Jaune.

« J'suis pour la paix dans le monde moi, hein, alors doucement. Elias, désolé, c'était pas … Mec, j'suis torché, et j'me balade la nuit dans ce château depuis plus deux ans alors le prends pas personnellement. Et oui je sais, c'est pas une raison, et encore moins une excuse. »

Je sais que j'en ai pas le droit, j'en ai parfaitement conscience, tout comme faire du skate dans le couloir n'est pas vraiment une chose autorisée mais … celui qui m'en empêchera n'est pas encore né alors non, ça n'a rien de personnel même si je comprends sa position. Qu'est ce qui se serait passé si j'étais tombé sur Keza ou Ora ? Ou Ever ? Avec les deux premières j'aurai usé de mes charmes c'est certain, ou de ma bouille de gros bébé plutôt, quant à Ever … Je sais pas trop en réalité. De Loup à Louve on sait parfaitement communiquer, pour des trucs typiquement humains … ça ne se produit pas tellement finalement, voir pas du tout.

« Et Caitlyn a beau être tout à fait charmante ... »

Je tourne la tête vers elle et affiche un nouveau sourire en coin, clairement amusé, la regardant de haut en bas et de bas en haut.

« … surtout avec cette dégaine ... »

Si je me moque ? Oui, évidemment, mais ça n'est pas méchant, c'est uniquement pour la taquiner et je pense qu'elle s'en rend bien compte. Je retourne finalement la tête vers Elias, avec cette impression d'avoir un peu dessoulé soit dit en passant.

« … J'ai un peu plus de classe que ça. C'était juste pour déconner. Tu m'connais, j'suis un sale gosse, j'peux juste pas m'en empêcher. »

Faire le malin, faire le beau, charmer, envoyer des sourires, provoquer … ça fait partie de moi, la plus part du temps je plaisante, c'était parfaitement le cas cette fois. Parce que j'ai le sens du respect, au moins concernant certaines personnes.

Puis sans prévenir je lui tends mon skate, mains à plat devant lui, pour lui prouver ma bonne foi.

« Tiens. Tu me le rends quand tu décides que c'est le moment et si vraiment ça devient trop long pour moi je viendrais te coller mes yeux de biche en détresse sous le nez en pleurnichant jusqu'à ce que tu cèdes mais en attendant je remonte et je vais me coucher, ok ? Promis, pas d'entourloupe, pas de détour, je rentre à bon port. »

Est ce que je vais vraiment le faire ? J'en ai l'intention, je suis sincère, il faut juste que je ne croise pas certaines personnes en cours de route.

« Prends en soin, j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. J'te fais confiance. »

Mon skate, mon surf plus que tout, mon chat. Voilà le top trois des choses présentes dans ce château auxquelles il faut faire attention si vous voulez garder vos deux jambes intactes.

« Tu peux peut-être l'accompagner jusqu'aux cuisines pour qu'elle chope sa tisane ? J'suis sur qu'elle va remonter comme elle l'a dit juste après. »

Je vous l'ai dit, je suis pour la paix dans le monde … mais bordel, elle peut bien aller se chercher un truc vite fait, non ? Je sais, techniquement, non. Les règles sont les mêmes pour tout le monde, etc … Et dans le fond si tout le monde faisait comme nous on ne s'en sortirait pas alors … Ouais, bref, peu importe. Il fera bien ce qu'il voudra, elle aussi, c'est plus tellement mon problème. Ça ne l'a même jamais vraiment été.

« Hey c'est une Bleue, ils enfreignent pas les règles ces gens là, ils sont trop occupés à travailler. »

:gla:
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Dim 3 Avr 2016 - 14:18

Il se sentait plus proche de la cocotte minute proche de l'explosion qu'autre chose. Il était réellement énervé, déçu... et s'il arrivait à pardonner Enzo sans trop de soucis, vu qu'il ne le connaissait pas comme Caitlyn, pour la petite bleue par contre c'était différent ! Il ne comprenait pas pourquoi elle ne faisait pas juste un minimum d'effort, au moins pour lui plaisir, pour lui montrer qu'elle voyait ses efforts... mais non madame trop égoïste comme bien souvent ne pensait qu'à sa petite poire et à son foutu petit thé.. ou tisane peut importait. Qu'ils aillent tous au diable, il jetait l'éponge. Il était fatigué, las et pour une fois où il trouvait qu'il s'en sortait pas trop mal, voilà que l'autre le poignardait presque dans le dos en décidant que c'était le jour pour faire sa rebelle. Alors oui... Il avait explosé, peut-être d'une façon dont il n'aurait pas dû mais à cet instant précis il s'en fichait totalement. Il voulait juste la paix.

[colorteal] Ah non, Elias arrête ! T’es un Préfet, oui ou non ? Alors tu ne vas pas nous abandonner là comme ça en pleine nuit. T’étais pas obligé de me parler comme à de la merde tout à l’heure, mais c’est pas une raison pour te dégonfler comme un ballon de baudruche.[/color]

Et vlan. Il se reçut cette phrase avec la même délicatesse que si un éléphant venait de lui tomber dessus. Est-ce qu'elle était sérieuse ? Visiblement oui. Est-ce qu'elle se rendait compte ce qu'elle disait ? Très certainement, mais Madame continuait dans sa lancée, alors qu'elle était en tord. Quoiqu'elle dise, elle n'avait rien à faire là. Elle ne devait pas voir non plus les efforts qu'il avait fait pour tenter de raisonner Enzo, de faire "obéir" la petite bleue.  Il aurait certainement dû répliquer quelque chose mais il se contenta de rester un peu bouche bée

J’suis désolée, ok ? J’avais froid, j’avais soif, j’voulais me prendre une tisane, c’est tout, mais c’est pas pour autant que j’avais le droit d’être là.  

Non sans blague. C'est bien de s'en rappeler ! Mais c'est un peu trop tard pour les excuses, il n'en avait rien à faire. Elle venait de dépasser le seul qu'il ne pouvait plus pardonner.

Et pis Enzo… Je sais que tu rêves de me raccompagner à bon port comme un vrai gentleman, et je t’en remercie, mais t’inquiètes pas pour moi, vraiment !
Hum, comme tu veux. Une autre fois alors !

Il fut assez étonné de voir qu'Enzo se dirigeait vers lui, il haussa un sourcil, mais le laissa faire.

 J'suis pour la paix dans le monde moi, hein, alors doucement. Elias, désolé, c'était pas … Mec, j'suis torché, et j'me balade la nuit dans ce château depuis plus deux ans alors le prends pas personnellement. Et oui je sais, c'est pas une raison, et encore moins une excuse.

Non, ça c'est sûr que ce n'est pas une excuse, mais il n'arrivait pas vraiment à lui en vouloir, alors qu'il aurait dû, il le savait. Ryans était tout aussi -ou presque- coupable de Twain, mais non toute sa rancœur se dirigeait vers son ex petite amie.

 Et Caitlyn a beau être tout à fait charmante … surtout avec cette dégaine ... Roh pitié, il ne pouvait en arriver au fait ?  … J'ai un peu plus de classe que ça. C'était juste pour déconner. Tu m'connais, j'suis un sale gosse, j'peux juste pas m'en empêcher. 
Humhum. Ce n'est pas une excuse, tu en as conscience ?

En soit, il se foutait qu'il drague Caitlyn, ils n'étaient plus ensemble, il avait tout à fait le droit de faire ce qu'ils voulaient ensemble. Ce n'était plus son souci. Ce qui l'était par contre c'est qu'ils enfreignent la "loi" instaurée pour  le bien de tous ! Mais à quoi bon retomber dans ce genre de discours. Caitlyn lui avait fait très bien comprendre qu'il n'était pas un bon préfet pour diverses raisons. Et elle avait raison. Malgré tous ses efforts, il n'arrivait pas à se faire entendre et ça le bouffait de plus en plus. Ça ajouté à tout ce qui s'était passé ces derniers mois, notamment en février c'était trop et il n'en pouvait juste plus. Quoiqu'il fasse, il avait toujours l'impression que cela n'irait  jamais. Jamais.

 Tiens. Tu me le rends quand tu décides que c'est le moment et si vraiment ça devient trop long pour moi je viendrais te coller mes yeux de biche en détresse sous le nez en pleurnichant jusqu'à ce que tu cèdes mais en attendant je remonte et je vais me coucher, ok ? Promis, pas d'entourloupe, pas de détour, je rentre à bon port.  Prends en soin, j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. J'te fais confiance. Tu peux peut-être l'accompagner jusqu'aux cuisines pour qu'elle chope sa tisane ? J'suis sur qu'elle va remonter comme elle l'a dit juste après

Il ne fit pas vraiment attention à ce que pouvait bien dire Enzo après ça. Finalement il rendit son joujou au grand rouge.

Garde-le. T'en aurais plus besoin que moi. Il ne voulait pas de sa pitié. Il ne voulait pas de leur pitié. Je ne l'accompagnerai pas. Elle doit remonter, et si elle ne veut pas le faire... tant pis pour elle. Ou tant mieux si elle ne se fait pas chopper. Je l'ai dit, j'en ai rien à faire, ce n'est plus de mon ressort.

Il abandonnait. Il abandonnait clairement tout. Il avait presque cru retrouver de ses sœurs de cette méchanceté presque gratuite qu'elles avaient parfois à son égard et venant d'elle, qu'il aimait tant, il était profondément heurté. Oui, demain il irait voir le directeur, Stoneheaven ou Cartwright pour leur dire qu'il arrêtait... et avant ça, il avait juste besoin de se retrouver seul. Il se tourna vers caitlyn avant de lui souffler à mi-voix

Je pensais que toi, plus que quiconque, comprendrait à quel point je fais des efforts et c'est compliqué pour moi. Plus que quiconque, je pensais que tu savais à quel point je tenais à ce post, et il t'aurait suffit, pour une fois de ne pas t'écouter et de retourner dans ta chambre ou au moins de faire semblant... mais non, comme toujours tu veux avoir raison et le dernier mot. Bravo, tu as tout gagné. J'espère que tu savoureras ta tisane.

Est-ce qu'il cherchait à la faire culpabiliser ? Peut-être un peu. Certainement plus involontairement d'ailleurs, mais ces quelques phrases, aussi pathétiques soient elles lui avaient un bien fou. Sans un mot de plus, il s'était retourné et cette fois c'était dirigé vers sa salle commune !


- Fin pour moi :siffle: -
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Mer 13 Avr 2016 - 12:39

« Garde-le. T'en aurais plus besoin que moi. »

J’aurai essayé, c’est ce que je me dis. J’aurai essayé de dédramatiser un peu la situation avec mes airs de mecs bourrés – chose que j’aurai fait de la même façon en étant sobre de toute façon, d’essayer de dédramatiser la situation j’entends – mais je comprends rapidement que c’est peine perdue. Le gars que j’ai devant moi, qui vient de me remettre mon skate dans les mains, à l’air blasé au possible mais surtout triste. Faut croire que c’est le meilleur moyen de dégriser à vitesse V parce que je ne ressens plus du tout les effets de l’alcool en cet instant, alors que toute mon attention et mes émotions sont dirigées vers lui. On n’est pas pote, on se connait juste comme ça, je l’apprécie et je pense que c’est réciproque, mais le voir comme ça … Non, sincèrement, j’aime pas du tout. Ça n’est pas le pitié que je ressens, c’est réellement de la peine et une part de culpabilité. J’ai pas tellement cherché à faire le malin au début, je pensais réellement accepter de lui obéir parce que je sais qu’il a raison et que ça ne me vient même pas à l’esprit d’aller contre son rôle de Préfet mais … l’espace d’un instant j’ai déconnecté et je n’aurai pas dû. Je n’aurai pas dû faire demi-tour comme je l’ai fait. Ça n’était pas réfléchit, pas intentionnel non plus, et sincèrement je ne pense pas qu’on puisse réellement attendre un acte réfléchi de la part d’un type bourré qui fait du skate en pleine nuit dans le château en mangeant des chips mais … Enfin bref, de toute façon le mal est fait.

« Je ne l'accompagnerai pas. Elle doit remonter, et si elle ne veut pas le faire... tant pis pour elle. Ou tant mieux si elle ne se fait pas chopper. Je l'ai dit, j'en ai rien à faire, ce n'est plus de mon ressort. »

Voilà à quoi ça te sert de jouer les entremetteuses Enzo Ryans … J’ai pas réfléchit, ok ! Ça va, c’est bon, ça arrive à tout le monde. Je ne peux pas être le gentil fils parfait et bien élevé, qui se tient bien, qui obéit et ne fait jamais rien de travers, en permanence. A aucun moment je n’ai été désagréable en plus de ça, si ? Mais s’énerver ne servirait à rien, je le sais, surtout pas sur lui, alors je reste planté là comme un con, le suivant du regard pendant qu’il focalise son attention sur la Bleue.

« Elias, attends … »

Attendre quoi ? J’en sais rien.

« Je pensais que toi, plus que quiconque, comprendrait à quel point je fais des efforts et c'est compliqué pour moi. Plus que quiconque, je pensais que tu savais à quel point je tenais à ce post, et il t'aurait suffit, pour une fois de ne pas t'écouter et de retourner dans ta chambre ou au moins de faire semblant... mais non, comme toujours tu veux avoir raison et le dernier mot. Bravo, tu as tout gagné. J'espère que tu savoureras ta tisane. »

Ne rien dire, faire profil bas, rester à sa place. C’est exactement ce que je fais. Peut-être que j’aurai du le rattraper, m’excuser une nouvelle fois et essayer de le raisonner, lui dire qu’il ne faut pas qu’il abandonne un truc qui lui tient à cœur, etc … Mais là j’ai clairement l’impression que ce sont ses émotions qui parlent plus que sa raison alors je le laisse partir. Un soupir fini par m’échapper alors que je fixe le sol en me demandant comment cette escapade a pu tourner au désastre de cette façon. Si j’étais resté tranquillement dans ma salle commune … il serait peut-être tombé sur elle quand même, allez savoir. Ou sur quelqu’un d’autre. C’est comme ça, c’est tout.

Je fini par tourner la tête vers Caitlyn sans expression particulière sur le visage si ce n’est la fatigue qui commence à sérieusement m’embarquer. Rien d’étonnant avec tout ce que j’ai bu ceci dit mais je doute que ça ne soit du qu’a ça.

« Je m’en mêlerais pas. »

Hors de question que je prenne partie, j’ai déjà suffisamment fait de conneries comme ça ce soir et la meilleure chose que j’ai à faire c’est d’aller me coucher histoire de ne pas en rajouter une couche. De toute façon ça ne me regarde pas, je pense qu’on en est à un stade où c’est personnel, entre eux, et j’ai plus envie de me retrouver encore une fois à jouer les oreilles attentives ou je ne sais trop quoi. Pas ce soir. Pas quand mon petit ami me manque parce qu’il est loin et que je fais avec sans emmerder personne … Ouais, sauf Elias l’espace de trois secondes, je pense qu’on a fait pire dans l’histoire du chialage sur son sort dans le domaine. Enfin, je doute que ce soit ce qu’elle attend de moi de toute façon. J’en sais trop rien et je l’admets, en cet instant, ça me passe un peu au-dessus de la tête.

« Je remonte me coucher. Bonne nuit Cailtyn. Fais attention à toi. »

Esquisse de sourire à son adresse, pas envie de jouer le gentleman samaritain ce soir, puis direction la tour des Gryff, tous les effets de bonnes humeurs créés par le début de soirée totalement envolés. C’est comme ça, c’est la vie, ça ne peut pas bien se finir à chaque fois et demain matin j’aurai probablement cette rengaine en tête : Plus jamais. Pas en semaine. Jusqu’à ce que je recommence.

▬ FINI POUR MOI ▬
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
avatar
Hiboux postés. : 6998
Date d'inscription : 31/10/2012
Crédits : Junkiemouse <3
Double Compte : Kim Collins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1747-caitlyn-louise-twain-get-to-kn
MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   Mer 29 Juin 2016 - 18:45

Oui, elle était en tort, elle enfreignait les règles, et elle était égoïste, oui. Elle ne pensait qu’à sa poire, qu’à sa gueule, tout ce qu’il voulait, mais pitié, qu’il arrête de faire sa victime tout le temps. Ce n’était pas dans le seul but de l’énerver, le décrédibiliser, le rabaisser ou le contrarier qu’elle était sortie de son dortoir cette nuit-là, clairement pas. Elle aurait sans doute pu faire en sorte qu’il ne la voie pas, mais à nouveau, elle n’avait pas fait exprès de le confronter, elle s’était pris les pieds dans son plaid et s’était cassée la gueule. Et si jamais, par le plus grand des hasards, il s’était posé la question, alors non, ça n’avait pas été très soft, comme chute. Cela ajouté au fait qu’elle venait de passer une journée de merde, merci Dame Nature, il n’était pas étonnant qu’elle ne soit pas forcément d’humeur très souriante. Rho, ça va, elle avait bien le droit de ne pas être au top de temps en temps, non ? D’être humaine, de faire des erreurs, d’avoir ses humeurs et ses défauts… Manifestement, non. Elle était sortie avec un préfet, donc elle se devait d’être irréprochable et il lui en voudrait personnellement pour chaque erreur qu’elle ferait jusqu’à la fin de sa vie. Génial. Car ce qui se passait là, c’était qu’il lui en voulait d’être sortie après le couvre-feu pour chercher une tisane. Juste parce qu’elle était son ex, il lui en voulait. Ça aurait été n’importe qui d’autre, il se serait contenté de le gronder timidement pour son inconscience, en sachant pertinemment que ce n’était ni la première ni la dernière fois et que cela ne l’empêcherait pas de recommencer. Ça aurait été n’importe qui d’autre, il n’y aurait pas accordé plus d’importance que ça. Mais, puisqu’il s’agissait de son ex, il le prenait comme une attaque personnelle. Après tout, si elle transgressait les règles, ce n’était que pour le plaisir de lui faire du mal, n’est-ce pas ? N’importe quoi !

Heureusement qu’il y avait Enzo. Coincé là avec un préfet complexé par son manque d’assurance et son ex qui n’était décidément pas d’humeur à dire les choses avec tact, il ne devait pas être très à l’aise et Caitlyn le plaignait presque – en fait non, elle le plaignait vraiment –, mais heureusement qu’il était là, vraiment, car sans lui, ils auraient probablement commencé à s’engueuler. Oui, parce qu’il l’énervait, là, à toujours s’imaginer que le monde était ligué contre lui et à se dégonfler si facilement ! Elle l’appréciait énormément, elle le trouvait adorable et courageux et intelligent et attentionné, elle avait beaucoup de respect pour lui et pour les efforts qu’il faisait, mais s’il y avait une chose qui la frustrait au plus haut point, c’était quand les gens avaient la manie de se considérer comme des victimes et de s’apitoyer sur leur sort. Or, c’était précisément un trait de caractère de son ex. Certes, il avait des circonstances atténuantes, des relations familiales loin d’être idéales notamment, ainsi que sa relation avec elle qui l’avait à plusieurs reprises déjà mis en danger alors qu’il n’avait rien fait… mais ça ne voulait pas pour autant dire que le monde se liguait contre lui ! Et c’était pas parce qu’ils avaient rompu qu’elle allait faire exprès de lui mettre des bâtons dans les roues à chaque fois qu’elle en aurait l’occasion. Bref, heureusement qu’il y avait Enzo, donc.

« J'suis pour la paix dans le monde moi, hein, alors doucement. Elias, désolé, c'était pas … Mec, j'suis torché, et j'me balade la nuit dans ce château depuis plus deux ans alors le prends pas personnellement. Et oui je sais, c'est pas une raison, et encore moins une excuse. »

Pour un peu, elle se sentirait presque mal de n’avoir pas réussi à s’excuser correctement. Sauf que pour le coup, elle était surtout crevée après sa journée de merde et exaspérée par le comportement de son ex, préfet ou pas - bref, elle était à bout. Pourtant, autant avec Elias qu’avec elle, Enzo savait parfaitement quelle était l’attitude à adopter. Il se tourna vers elle, la détailla des pieds à la tête, et fit un commentaire moqueur qui la fit sourire et qui la détendit un peu. Elle devait avoir une tête de zombie, mais elle assumait, parfaitement ! Puis, il tendit son skate à Elias avec humilité.

« Tiens. Tu me le rends quand tu décides que c'est le moment et si vraiment ça devient trop long pour moi je viendrais te coller mes yeux de biche en détresse sous le nez en pleurnichant jusqu'à ce que tu cèdes mais en attendant je remonte et je vais me coucher, ok ? Promis, pas d'entourloupe, pas de détour, je rentre à bon port. Prends en soin, j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. J'te fais confiance. Tu peux peut-être l'accompagner jusqu'aux cuisines pour qu'elle chope sa tisane ? J'suis sûr qu'elle va remonter comme elle l'a dit juste après. »

Mais Elias, blasé, blessé, surtout, le lui laissa.

« Garde-le. T'en aurais plus besoin que moi. Je ne l'accompagnerai pas. Elle doit remonter, et si elle ne veut pas le faire... tant pis pour elle. Ou tant mieux si elle ne se fait pas choper. Je l'ai dit, j'en ai rien à faire, ce n'est plus de mon ressort. »

Elle leva les yeux au ciel. C’était tout simplement affligeant à quel point il était… dégonflé. N’avait-il pas une once de fierté, d’ambition, de détermination ? N’avait-il pas un grain de rage et d’estime pour lui-même ? Elle n’avait même pas été réellement méchante, c’était ça le pire. Elle ne l’avait même pas vraiment insulté. Elle l’avait secoué, oui, rabaissé peut-être, elle lui avait désobéi et répondu, mais il parlait et agissait comme si elle avait jeté un sortilège impardonnable ou commis un crime passible de la peine capitale. Elle était tellement sidérée par le comportement de son ex qu’elle resta plantée là alors qu’il se tournait vers elle.

« Elias, attends… »

Enzo essaya une dernière fois d’amortir le choc, de limiter la casse, car il sentait sans doute ce qui allait suivre, mais Elias ne l’écoutait plus. Focalisé sur Caitlyn tout comme elle était focalisée sur lui, tout dans son attitude hurlait qu’il voulait lui faire regretter sa digression à sa façon.

« Je pensais que toi, plus que quiconque, comprendrais à quel point je fais des efforts et c'est compliqué pour moi. Plus que quiconque, je pensais que tu savais à quel point je tenais à ce poste, et il t'aurait suffi, pour une fois de ne pas t'écouter et de retourner dans ta chambre ou au moins de faire semblant... mais non, comme toujours tu veux avoir raison et le dernier mot. Bravo, tu as tout gagné. J'espère que tu savoureras ta tisane. »

Elle déglutit difficilement. Elle avait l’impression de s’être reçu un coup dans le ventre. Ou peut-être étaient-ce à nouveau ses règles qui revenaient à la charge ? Elle n’en savait rien, elle ne voulait pas savoir. La seule chose qui importait en cet instant, c’était la peine d’Elias et les reproches qu’il lui faisait. Épuisée comme elle l’état, elle dut faire un effort pour ne pas que les larmes coulent de ses yeux. Il faisait clairement appel à ses sentiments, à ses émotions, car il savait pertinemment à quel point elle était capable de s’en vouloir et de se blâmer de l’avoir blessé. Mais parallèlement à ces remords qui déjà la dévoraient de l’intérieur, il y avait toujours cette rage vis-à-vis de l’incompréhension dont elle se sentait victime. N’avait-elle donc vraiment pas le droit d’être désagréable une fois dans sa vie ? Ne pouvait-elle pas commettre une erreur sans qu’on lui reproche d’être égoïste et cruelle ? Merde à la fin ! C’était une tisane, une simple tisane, qu’elle voulait se faire car elle ne se sentait pas bien, était-ce si difficile à comprendre ? N’aurait-il pas pu être plus gentil, plus compréhensif, au lieu de jouer les gros durs puis les victimes désabusées. Mais monsieur, trop occupé à la traiter de têtue et bornée, ne concevait sans doute pas que, pour une fois dans sa vie, elle aurait pu avoir besoin d’aide, de compagnie, de réconfort. Et qu’il aurait pu lui procurer tout ça.

Elle ne dit pas un mot, ne fit pas un geste, pour le retenir, mais le regarda se détourner d’elle et s’éloigner sans attendre son reste. Les mâchoires serrées, les yeux toujours écarquillés par la claque qu’elle venait de se recevoir, luttant pour ne pas se mettre à pleurer, elle ne percevait la présence d’Enzo qu’à moitié. Il semblait gêné et cela n’avait absolument rien d’anormal. Elle l’entendit soupirer mais ne s’en préoccupa pas plus que ça. Bien qu’encore en proie à sa colère vis-à-vis d’Elias, elle commençait déjà à rejouer dans sa tête tout ce qu’il s’était passé et à s’en vouloir pour chaque mot qu’elle avait dit de travers. Elle était fatiguée de sa journée, vulnérable, mais sans doute que lui aussi, et si elle n’avait pas enfreint le règlement, si elle n’avait pas tenu tête à un préfet, si elle n’avait pas cherché à le secouer, elle leur aurait épargné bien des peines à tous les deux. Il avait raison, elle voulait toujours avoir le dernier mot et ne faisait que blesser tous ceux qui daignaient croiser sa route. Elle avait envie de pleurer.

« Je ne m’en mêlerais pas. »

Elle tourna la tête vers Enzo qui semblait tout aussi crevé qu’elle. Baissant les yeux, elle resserra autour d’elle la couverture qu’elle avait laissé glisser dans son dos. Elle commençait à avoir froid.

« Désolée, t’aurais pas dû assister à ça. »

Une partie d’elle voulait vider son sac puis se faire choyer, mais sa fierté l’en empêchait. C’était son problème, pas celui d’Enzo ou de qui que ce soit d’autre. Elle n’avait besoin de la pitié ni de la compréhension de personne. Heureusement, Enzo ne semblait pas franchement vouloir lui imposer quoi que ce soit.

« Je remonte me coucher. Bonne nuit Caitlyn. Fais attention à toi. »

Il lui adressa un sourire, et elle se força pour le lui rendre.

« Merci Enzo, bonne nuit. »

Elle attendit qu’il ait disparu à l’angle du couloir pour se mettre en mouvement à son tour. Non, elle n’allait pas pleurer, même seule. Ça n’en valait pas la peine. Et, oui, elle irait chercher sa tisane malgré tout. Car oui, elle avait toujours le dernier mot. Ironie, quand tu nous tiens…

~ The end ~
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias   

Revenir en haut Aller en bas
 
April Fool’s Day : Vers l’infini et au-delà ! ▬ Elias
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "Vers l'infini et au-delà - Buzz l'Eclair" [Zack Evans/Sunggyu Kim]
» Vers l'infini et l'eau de là
» Vers l'infini et au-delà...
» Vers l'infini et au delà! ...ah non, ça c'est Buzz l'éclair!
» Vers l'infini et au-delà ! Aïlin - Natalee and others

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Poudlard & ses alentours :: Hogwarts' Inside :: Deuxième Etage.-
Sauter vers: