AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Jeu 18 Fév 2016 - 13:12

Jeudi 26 Mars 2015 – Vers 18h, après les cours
New round : I’m gonna start a fight !



Mateo & Riley

Baisse les yeux … La journée officielle du bitchage est déclarée ouverte. Je me suis levée d’une humeur de chien ce matin et je n’ai pas la moindre idée du pourquoi du comment. Le premier qui me demande si j’ai mes règles passe par la fenêtre sans sommation et probablement avec un voir deux membres en moins, c’est clair ? A titre purement informatif, non, je n’ai pas mes règles. La mauvaise humeur n’est pas une chose réservée aux femmes et elles n’ont pas besoin d’excuse physiologiques pour avoir le droit de ne pas être douce et gentille en toutes circonstances, kapich ?! Bref, baisse les yeux, ouais. Cette impulsion interne est un message subliminal adressé à Mia qui se trouve en face de moi, une table derrière, au petit déjeuner. Je n’ai pas digéré ce qu’elle a fait à Charleen, ni ce qu’elle a dit sur moi soit dit en passant, de même que je me ferai un plaisir d’emplafonner sa petite bande si j’en ai l’occasion. A commencer par cette pimbêche qui lui colle au train et avec qui elle partage Monsieur Fred l’Abruti Notoire.

« Hey, Enzo. »
« Hum ? »
« Fais-moi plaisir, tu veux bien pourrir la journée de Kelly aujourd’hui ? »


Le ton est acerbe, à côté de moi Lukas ne bronche pas, tassé sur lui-même, comme s’il avait senti le danger, comme s’il essayait de disparaitre ou en tout cas paraitre plus petit pour se faire oublier. Je ne regarde ni l’un ni l’autre puisque mes yeux restent braqués sur la petite tablée voisine.

« Tu cherches à me faire assassiner en douce c’est ça ? Le rose c’était pas assez comme vengeance ? »
« Nan, t’as juste l’honneur d’être mon bras armé aujourd’hui. »
« Hum … Ok. Considère cette mission acceptée. »
« T’acceptes parce que t’as pas envie de me contrarier ? »
« Faut vraiment que je réponde à cette question ? »
« Non. »


Je crois que son instinct de survie de mâle fonctionne plutôt bien et s’il pouvait il ferait le mort comme Lukas. Cameron, lui, se contente d’observer sans rien dire, avec un sourire en coin. Je crois que ça l’amuse, grand bien lui fasse. Mateo déjeune avec Maxime et le reste la clique, Kezaboulette avait un truc à voir avec Lucie, Charleen est avec certaines de ses copines de classe et quelque part vu mon humeur c’est mieux comme ça. Désolée pour vous les gars, cela étant.

« T’as des nouvelles de ton frère ? »
« Oui, enfin pas des masses parce que c’est Derek mais oui, j’en ai eu avant-hier. Ça a l’air d’aller. Tu peux lui écrire si tu veux, ça lui fera surement plaisir. »
« Ouais, j’en doute. »


Il est parti sans un mot, sans dire au revoir, sans probablement une seule pensée pour moi alors je doute que ça lui fasse plaisir parce que j’ai déjà du totalement sortir de sa tête.

« Bon, à plus tard. »

Et je me lève sans attendre une seconde de plus, ramassant mon sac dans un geste vif, me retournant tout aussi sèchement, non sans jeter un énième regard mauvais à ces petits merdeux. Pas aux garçons, à la table d’à côté, évidemment. Les pauvres, ils n’ont rien fait, d’ailleurs je m’en veux un peu d’avoir été de si mauvaise compagnie et quand l’image de Megan s’impose à moi j’ai une pensée pour Cameron, une autre pour Derek. Soudainement je ne suis plus si en colère contre ce dernier même si je dois l’admettre, j’ai été un peu blessée par son départ sans un mot. C’est comme ça, je n’ai pas à ramener ça à moi mais je ne peux pas non plus mettre de côté ce que j’ai ressenti.

~*~

Fin de journée … Et toujours la même humeur de chien, ça ne rime à rien. Ce midi j’ai reçu une lettre de ma grand-mère qui me reproche à demi-mots de ne pas donner plus souvent de nouvelles … Elle a raison, parfaitement raison, mais ça m’a énervée encore plus. Surtout que Maman a dû lui parler de mes écarts de fin d’année, début d’année, je ne sais plus, et elle en a remis une couche. Et je déteste avoir tort, voilà.
J’ai lâchement fuit le cours d’EDM dès que la fin du cours a sonné, évitant soigneusement le regard de Dimitri. J’ai boudé dans mon coin pendant les deux heures, je pense qu’il l’a très bien capté et hors de question de prendre le risque que mon humeur du jour lui tombe dessus. DCFM … Un désastre. Je n’ai pas réussi à me concentrer, j’ai fait n’importe quoi, je me suis énervée, bref, une catastrophe. Dans ma tête j’ai tout mélangé, j’en suis venu à en vouloir à Derek de m’avoir planté, décrétant que c’était de sa faute si je n’y arrivai pas parce qu’il n’était plus là pour qu’on s’entraine. Absolument rien de rationnel dans tout ça, j’en ai conscience, mais je n’arrive pas à faire autrement.

Je suis sorti de la Salle comme une furie, poussant certains de mes camarades au passage, ignorant leurs protestations et les tentatives de Raf pour me rattraper jusqu’à ce que j’arrive au premier étage et que mon sang ne fasse qu’un tour à la vision de cette greluche entrain de glousser devant Mateo. Je n’ai pas cherché plus loin, mon sac sur l’épaule, les cheveux attachés n’importe comment, encore en tenu de sport, j’ai foncé et je me suis plantée à leur niveau, menton bien haut, bras croisés, tout mon attirail de pimbêche prêt à l’emploi.

« Ça va, j’vous dérange pas trop ? »

Sourire faux, regard électrique. Menace évidente.

« T’as pas autre chose à faire toi ? »

Ton acerbe, froid. Regard éloquent, méprisant même, adressé à cette fille. Et cette petite voix dans ma tête qui me dit : Tu fais n’importe quoi.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Ven 19 Fév 2016 - 14:37

►New round : I’m gonna start a fight !◄
Riley & Mateo


Jeudi 26 Mars — Cours de potion

Je suis hyper concentré.
Mais VRAIMENT concentré.

Le cours de potions est une sorte de mise à l’épreuve et j’avais oublié à quel point les profs de Salem pouvaient être des teignes. Etant l’un des élèves les plus perturbateurs de la classe, pas sûr que Roberts-Moore m’apprécie réellement. Mais ces dernières semaines, je fais des efforts parce que j’ai pas vraiment envie de foirer mon année. Pourtant, j’étais bien partie pour et si Kezabel n’était pas une âme charitable je serais actuellement entrain de nager dans ma merde.
Belle image, vous en conviendrez.

D’ailleurs, c’est avec elle que je forme un binome et ce, dans l’unique but de m’aider.
J’ai une fiole dans la main, deux feuilles de thym dans l’autre. Concentré, j’vous dis.

— Ok, maintenant tu mets une feuille de thym, puis deux gouttes de sang de troll. Juste deux hein.
— Ouais, ok. J’applique, prends garde deux faire tomber deux gouttes. Voilà.
— Maintenant, tu touilles doucement.

J’exécute, encore une fois. Sourcils froncés, ultra appliqué à ma tâche. La potion est presque terminée, de la fumée s’en échappe et ça pue comme une bouse de dragon. Il nous reste 15 min avant la fin. Tout se joue maintenant et j’ai pas envie de foirer mon truc et que la potion m’éclate à la gueule. Mais surtout, je veux réussir cette mise à l’épreuve.

— Regarde, ça commence à prendre une teinte bleue !
— J’deviens le roi des potions.
— Oui bon, t’emballes pas, t’as encore du boulot. Elle esquisse un sourire en levant les yeux au ciel. Bon, tu mets la deuxième feuille de thym et cette fois tu prends de la poudre de carapace des Scrout à Pétard.

Première feuille de thym, ok.
Poudre…

— J’mets combien ?
— Deux cuillères à…
— Ok !

J’ai pas écouté la suite trop emballé par le fait que je réussisse enfin cette foutue potion alors que Kezabel est concentré sur le rendu écrit.

— MATEO ATTE…

L’explosion ne se fait pas attendre et je me sens éjecté en arrière pour rencontrer une surface dure.
Je ne vois plus rien et la seule chose que j’entends c’est un sifflement strident. Et surtout, j’ai foutrement mal partout.
La suite est simple… J’ai pas écouté Kezabel jusqu’au bout et au lieu de mettre deux cuillères à café, j’ai foutu deux cuillères à soupe de cette putain de poudre qui nous a explosé à la gueule. Et encore, c’était moins pire que je ne l’aurai cru. Ni blessé, ni mort. Mais une camarade de classe furieuse et exaspérée. J’ai les cheveux en pétards alors que je termine d’essuyer la suie sur mon visage mais aussi détacher mes vêtements à coup de baguette. Quoi qu’il m’en reste sur le jean, mais tant pis. Inutile de dire que Roberts-Moore nous a défoncées…

— Keza ?

Elle lève sa main vers moi pour me faire taire, de la poudre partout sur le visage, des mèches de cheveux dans tous les sens et son chemisier défait… Elle est archi-énervée et ça se voit aussitôt sur sa gueule. L’avantage avec le genre de personne comme elle, constamment gentille et patiente, c’est que dès qu’elle est contrariée, c’est visible à dix kilomètres…

— Pas maintenant. Plus tard.

Et elle se casse sans rien ajouter, d’un pas rageur alors que j’hausse les épaules.
Bon, tant pis. Plus tard alors. Je m’énerves pas, je suis déjà assez agacé contre l’abruti que je suis. Suffisamment pour grommeler tout seul dans mon coin, en ramassant mes affaires et en sortant de classe sous une énième réplique acerbe du Prof.
Ca va putain, je sais que j’suis un manche.
Je me secoue le tympan du petit doigt, le sifflement strident se terminant enfin. J’ai failli me rendre sourd putain. J’suis sûr que j’ai déjà des bleus partout.
Connerie de potion d’enfoiré. Fais chier tiens. Pourquoi j’l’ai pas écouté aussi au lieu de faire le beau, comme si tout allait rouler comme sur des roulettes.
Je grimpe les marches vers ma salle commune pour aller prendre une douche et remettre un peu d’ordre sur ma gueule, croisant mon reflet dans une fenêtre du premier étage.

— M’suis chié putain.
— Hey Mateo !

Je me retourne, sac sur l’épaule et voit arriver Daya, grand sourire aux lèvres. Une grande rousse, plutôt jolie, dans ma classe, avec un sourire craquant. C’est comme ça que je la voyais il y a quelques semaines, voire quelques mois. J’dis pas qu’elle a perdu de son sex-appeal depuis mais plutôt de son intérêt à mes yeux. Elle reste simplement une camarade de classe avec qui je m’entends bien et avec qui je parle de temps en temps. Bref, rien de notoire.

— Salut Daya, ça va ?
— C’est plutôt à toi que j’devrais poser la question.

Je suis son regard et m’observe rapidement. Ouais bon, j’ai des trous dans le pull, le jean plein de tâches et les cheveux qui se disent merde.

— Ouais, j’me suis pas loupé.
— T’as pas loupé Kezabel non plus.
— Et bientôt, c’est elle qui n’va pas me louper.

Elle rit, ou plutôt glousse, je sais pas. J’esquisse juste un sourire amusé parce que je n’exagère rien. J’pense que je vais le sentir passé…

— Ça va, j’vous dérange pas trop ?

Je me redresse, hausse les sourcils … que je fronce aussitôt. Je ne l’ai pas vu, ni entendu débarquer comme une furie mais Riley se plante à notre hauteur, bras croisés, cheveux attachés mais en désordre, toujours en tenu de sport.
Mega canon, là tout de suite, qui me fou le feu aux tripes.
Ça c’était avant de capter son sourire faux au possible qui pue l’hypocrisie à dix kilomètres.

— T’as pas autre chose à faire toi ?
— Pardon ? T’as un problème Jenkins ?

Wowowow. Temps mort.
C’est quoi ce bordel là.

Riley est implacable, ton froid, acerbe, venimeux qui se dresse de toute sa hauteur. Qu’est-ce qu’elle me fou là ?

— Quoi, tu fais pas confiance à ton mec ou quoi ?

Daya se plante devant Riley, se dresse elle aussi de toute sa hauteur.
Cette fois, c’est moi qui m’interpose en poussant doucement Daya de la main pour qu’elle s’éloigne. Parce que de 1) j’pige pas ce qu’il se passe. De 2) J’aime pas ce petit numéro que ma meuf vient d’me faire alors que j’étais juste entrain de discuter tranquillement avec une nana.

— Eh c’est bon, laisse tomber. N'en rajoute pas.
— Ouais t’as raison. J’te laisse avec ta folle furieuse.

Alerte à l’explosion nucléaire.
Aussi bien chez Riley que chez moi parce que je suis passablement agacé par ma connerie mais aussi par son petit numéro que je pige pas. Daya s’est déjà tiré et honnêtement, elle est déjà relayé au second plan. Je me plante devant Riley, la fixe sans ciller, visage suffisamment expressif pour comprendre que ça ne me plait pas.

— C’était quoi ton p’tit numéro là, tu m’explique ?

J’suis foutrement mal placé pour critiquer une preuve de jalousie évidente même s’il ne s’est rien passé, mais quand on a un caractère aussi impulsif et à chier que le nôtre… Autant pisser dans un violon. Ca reviendra au même.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Ven 19 Fév 2016 - 15:43

« Pardon ? T’as un problème Jenkins ? »
« Je sais pas, tu penses que je devrais ? »


Oui, j’ai sorti les griffes. Je n’ai absolument rien d’un félin, ou peut-être que si un peu parfois mais ça n’est pas la question et on s’en tape. Je dirais juste que là, en l’état, ça se rapproche légèrement d’une tentative d’intimidation entre deux chats, à celui qui crachera et feulera le plus fort, qui fera le dos le plus gros, qui aura les poils les plus hérissés. Mateo ? Il n’existe plus. Je sais qu’il était la raison de mon débarquement en mode furie mais … Non, il n’existe plus, c’est clairement un face à face entre elle et moi. Daya … Daya je ne sais plus quoi et je m’en tape. Daya n’approche pas mon mec ou ça va mal se passer, voilà comment elle s’appelle cette grande perche rousse.

« Quoi, tu fais pas confiance à ton mec ou quoi ? »

Là, ça devient intéressant, et moi je ne retiens plus rien. Depuis ce matin j’ai ce truc qui bouillonne à l’intérieur de moi mais je crois ça y est, j’ai atteint ma limite, j’ai surtout croisé le déclencheur et BOOM ! L’explosion est proche. Il y a toujours une petite voix dans ma tête, celle qui me dit que ça n’a aucun sens, etc … Bla, bla, bla. Je m’en cogne. C’est entre elle et moi que ça se passe et ça risque de faire mal. Le sourire que j’affiche en la regardant dans les yeux est parfaitement avenant … et surtout parfaitement hypocrite, un truc que seule les femmes maitrises à la perfection. Ce sourire il veut dire : Ma grande, je vais t’arracher les yeux l’un après l’autre et te les faire avaler tout en t’étranglant avec tes propres cheveux. Mais avec le sourire ! De quoi est-ce que tu te mêles pétasse ?!

Riley, t’as conscience que c’est toi qui l’a agressé et ce sans raison valable ? Tu pètes littéralement les plombs ma fille …

« Eh c’est bon, laisse tomber. N'en rajoute pas. »
« Ouais t’as raison. J’te laisse avec ta folle furieuse.
« Pardon ?! »


Si je n’avais pas cet obstacle entre et moi – cet obstacle c’est accessoirement ton petit amie Mlle Jenkins – je crois que je lui aurai sauté à la gorge à cette conne. Moi, une folle furieuse ?! Non mais pour qui elle se prend celle-là au juste ? Reviens ici !

« C’était quoi ton p’tit numéro là, tu m’explique ? »
« Quoi j’t’explique ? Y a rien à expliquer. »


Alerte générale. Code rouge. May Day ! May Day ! Réacteur enclenché. Compte à rebours déclenché. Evacuez la zone. Je répète : évacuez la zone. Et de toute urgence !


Non mais je rêve, mon petit numéro ?! N’importe quoi. Par contre le tient, est ce qu’on en parle ? Oui on va en parler ! Bien sûr qu’on va en parler !

« Tu crois que j’t’ai pas vu là, entrain de faire le beau ? »

Hystérie ! Un jour un grand penseur l’a dit : Fille = Hystérie. Le grand penseur Enzo Ryans, qui a décidé de s’incruster dans tous les rps, parfaitement. Bonjour ! Je suis le grand penseur. Je pense et je passe. Tous aux abris. Avis de tempête.

« Et c’est quoi ça ? »

Dit-elle le menton toujours bien haut, bras croisés après l’avoir désigné rapidement d’un geste de la main, dans son ensemble.
Cheveux en vrac, vêtement à moitié déchiré, le genre de truc qui me ferait virer folle, qui m’a fait virer folle. Pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas avec d’autres ? Bien sûr que ça fonctionne ! Et il le sait !

« Un moyen d’attirer ces grognasses comme des mouches parce que ça t’rend encore plus sexy c’est ça ? »

Parce que ça oui, sexy il l’est, insupportablement sexy même. Et non j’suis pas énervée, d’accord ?!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Ven 19 Fév 2016 - 16:14

— Quoi j't'explique?Y a rien à expliquer.

J'étais passablement agacé avant qu'elle arrive et parce qu'elle venait d'me faire un numéro à la je n'sais quoi mais là, j'commence à bouillir. Etape par étape, les niveaux se franchissent en explosant chaque soupape.
C'est quoi cette blague sortie de nul part ? C'est pas comme si j'avais quelque chose à me reprocher ou comme si j'avais fais le con, alors c'est quoi le problème bordel.

— T'es sûre ? Parce que moi j'crois que si.
— Tu crois que j’t’ai pas vu là, entrain de faire le beau ?
— Quoi ? C'est quoi ces conneries !

Qu'est-ce qu'elle est entrain d'me raconter. J'pige rien, j'ai pas eu l'impression de faire le kake et même si ça avait été le cas, j'étais pas non plus entrain de lui rouler une pelle tout en lui pelotant les miches.
Bon ok, si elle faisait la belle devant un type, j'aurai défoncé ce ledit type. Mais là n'est pas la question parce que j'faisais pas le beau et si discuter avec une nana est faire le paon pour elle, alors on est vraiment mal barré.
J'suis énervé. Ca y est. J'suis foutrement énervé.

— Et c’est quoi ça ? 

Je baisse les yeux.
Ah ouais, ma tenue complètement dégueulasse et à l'envers qui me fait passer pour un SDF sortie du coin d'un couloir. Ou pas. J'en sais rien, j'm'en fou. Qu'est-ce que ça peut lui foutre, c'est pas le sujet.

— Un moyen d’attirer ces grognasses comme des mouches parce que ça t’rend encore plus sexy c’est ça ? 

Visiblement si, ça fait partie du même sujet justement.
Une putain de grosse blague qui me fait monter en pression en un quart de seconde. Elle serait venu me voir de manière plus douce, j'dis pas, je lui aurai simplement expliqué tranquillement que cette nana je m'en balance comme de l'an 40 et que si je dois fantasmer sur une nana, là, maintenant tout de suite, c'est elle, Riley. Et pas Daya, Delphine ou la Princesse Sisi. Parce qu'avec cette allure négligé, elle met carrément le feu aux poudres. Ou plutôt le feu aux hormones.
Mais ma première pensée est plutôt : Elle m'emmerde.

— Non mais t'as complètement péter les plombs ou quoi ? C'est quoi ton problème ! J'étais pas entrain de lui rouler une pelle ou entrain de lui peloter les miches, à c'que je sache !

Et mon accent ressort aux moindres mots, celui de l'Argentin qui n'a absolument AUCUNE patience, ni AUCUNE contenance.
On se jauge, se défi clairement du regard et surtout, on gueule en pleins couloirs tout en envoyant le monde se faire foutre. S'il y en a qui n'sont pas contents, c'est la même. De toute façon, ils n'existent déjà plus alors que je me dresse encore un peu plus, resserrant la prise sur mon sac à dos.

— Si les fringues sont une tactique de drague alors allons-y, c'est la teuf à la maison ! D'un geste du menton, je désigne sa tenue de sport et son allure dans son ensemble qui, faut l'admettre, ferait en baver plus d'un. Un moyen d'attirer ses enculés comme des abeilles prêt à butiner ?

Elle est mauvaise. J'suis mauvais. C'est la surenchère et ça va péter.

— J'sais pas ce que t'es entrain d'me taper comme délire mais la prochaine fois fais le pour une bonne raison. Est-ce que moi j'viens te piquer un scandale quand tu cours dans les bras de Derek ? Non. Alors, m'emmerde pas pour des conneries.

Et c'était pas l'envie qui m'en manquait quand je t'ai vu lui courir dans les bras comme si ta vie en dépendait. Putain.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Ven 19 Fév 2016 - 16:36

« Non mais t'as complètement péter les plombs ou quoi ? C'est quoi ton problème ! J'étais pas entrain de lui rouler une pelle ou entrain de lui peloter les miches, à c'que je sache ! »
« Non mais encore heureux ! »


Il ne manquerait plus que ça ! Que je le chope entrain d’en toucher une autre et là c’est le château entier qui explose. Je ne sais pas ce qui me prend, je ne sais pas pourquoi je réagis comme ça alors que dans le fond je sais que ça n’a strictement rien de rationnel mais c’est comme si je ne pouvais pas m’en empêcher, comme si … comme si je ne contrôlais rien et surtout, surtout, que je n’avais rien envie de contrôler. Ça n’a pas le moindre sens mais maintenant que la machine a été lancée et en plus de ça à pleine vitesse, autant dire que c’est foutu. Alors je me laisse complètement embarquer et je ne suis pas la seule. Je commence à bien le connaitre, je sais aussi que quand son accent ressort comme ça c’est qu’il commence à vraiment perdre patience – en même temps avec une hystéro pareille, c’est pas tellement étonnant. La ferme !

Le combat de chat est terminé – CHASANOVA – maintenant c’est clairement la Tornade contre l’Ouragan. Et tout ça pourquoi ? Parce qu’il y en a une qui pète une durite gratuitement et que l’autre à le sang aussi bouillant que l’Etna en éruption. Bienvenue à Poudlard, il y fait bon vivre dans le calme du Royaume-Unis. Et en direct sous vos yeux ébahis : Deux fous furieux près à se sauter à la gorge.

Et une Riley qui ne se sent plus aussi imposante quand il se redresse comme il le fait … Chose qu’elle ne montre pas bien sûr, préférant naturellement le fusiller du regard en arborant un air encore plus défiant.

« Si les fringues sont une tactique de drague alors allons-y, c'est la teuf à la maison ! »

Bêtement je suis son regard, pour tomber sur ma tenue de sport avant de relever la tête dans un geste vif avec une expression bien précise sur le visage : Qu’est c’que tu racontes ?!

« Un moyen d'attirer ses enculés comme des abeilles prêt à butiner ? »
« N’importe quoi ! »


Tu mélanges tout, ça n’a pas le moindre sens ! C’est pas ce que tu viens de faire là, Mademoiselle Jenkins ? Tseuh ! Chut ! J’ai raison et c’est comme ça.

« J'sais pas ce que t'es entrain d'me taper comme délire mais la prochaine fois, mais la prochaine fois fais le pour une bonne raison. Est-ce que moi j'viens te piquer un scandale quand tu cours dans les bras de Derek ? Non. Alors, m'emmerde pas pour des conneries. »

KABOOM !

« NE ME PARLE PAS DE LUI ! »

Réaction immédiate, violente et impulsive. Mon sac est tombé sur le sol brutalement, mes deux mains sont allées se plaquer sur ses épaules et je l’ai poussé avec toute la force que je peux encore avoir après une journée pareille. En hurlant comme une folle furieuse. Détail. Et je le pousse encore, me doutant bien qu’il va finir par me choper d’une manière ou d’une autre mais je n’y pense simplement pas. Je ne pense à rien. J’en suis incapable. Je vis, je ressens et je réagis. C’est tout.

« Me parle pas d’un type qui s’est barré sans dire au revoir, ça n’a strictement rien à voir ! »

Riley … Tais-toi …

« Est c’que j’te parle de Daniela moi hein ? Non ! Et pourtant y en aurait à dire de cette pétasse de Miss Equateur à la con ! Et de toutes les autres. Qu’est c’que t’as toi ?! »

Cette dernière impulsion ne lui ai pas destiné mais bien adressé à je ne sais trop qui, qui se tient un peu trop près et qui nous regarde un peu trop. Comme la moitié des personnes présentes à cet étage Riley, soit dit en passant …
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Ven 19 Fév 2016 - 16:57

La réaction est immédiate et explosive. Je viens taper dans le point sensible. Je viens de shooter dans une fourmilière et je vais me faire bouffer en un claquement de doigts sans même avoir eu le temps d'avoir mal. Mais j'en ai rien à foutre. Plus rien n'a d'importance que cette dispute qui n'a absolument aucun sens. Aucune logique. Rien que de la haine qui vient de nul part.
J'suis sûr que d'ici une heure on se souviendra même pas pourquoi on s'est engueulé, mais là, maintenant, c'est clair comme de l'eau de roche.

— NE ME PARLE PAS DE LUI !

Elle lâche son sac et me pousse violemment une première fois. Puis une deuxième. Alors qu'elle me hurle à la gueule.
Sa réaction est une allumette sur une flaque d'essence. Je le prend en plein dans les tripes, en plein cœur et si ma jalousie n'était pas présente, elle vient de me foutre une droite en pleine gueule tout comme cette douleur qui s'immisce comme un venin.

— Me parle pas d’un type qui s’est barré sans dire au revoir, ça n’a strictement rien à voir ! 

Ca, c'est intéressant.
Ouais putain, c'est intéressant.

— Est c’que j’te parle de Daniela moi hein ? Non ! Et pourtant y en aurait à dire de cette pétasse de Miss Equateur à la con ! Et de toutes les autres. Qu’est c’que t’as toi ?!

Je la bloque aussitôt par les poignets, ouvre l'une des portes à proximité parce que si je reste là à me faire regarder par tous ces connards, je les bute tous un par un, à mains nues. Je pousse Riley à l'intérieur, nos sacs sont restés dans le couloir et de ça aussi, je m'en branle.
Non, là , j'suis au bord de l'implosion. Prêt à démonter tout ce que je trouve en pièces détachées. Mon rythme cardiaque n'a plus aucun rythme, mon souffle est erratique et moi, j'vais péter les plombs à mon tour.

— Parce qu'on en est là, déjà ? Ca y est, tu veux savoir si j'me suis taper toutes les nanas du château ? TRES BIEN ! Alors OUI, Riley, j'me suis tapé je ne sais combien de filles avant toi mais NON j'me suis pas tapé Miss Equateur de mes deux même si j'aurai pu. Mais maintenant, qu'est-ce que ça peut te foutre ? Qu'est-ce que ça peut foutre tout court puisque ça n'est plus censé avoir la moindre importance !

Je m'en contrecarre de leur gueule bordel. Je sais que j'ai un palmarès digne de Don Juan mais croyez-le ou non, c'est pas parce que j'mate un cul ou deux avec Maxime que je vais aller dans une salle me les taper. Merde. Ça me vexe.
Non, SA réaction concernant Derek, me vexe. Me blesse. Et de m'en rendre compte, ça me rend dingue. Parce que ça, j'vais pas laisser passer maintenant qu'on a mit les pieds en plein dedans.

— Par contre, il y a un sujet où apparemment, rien n'est encore réglé. Qu'est-ce que t'as, Derek te manque ? T'avais envie de t'le faire ? T'es tombé raide dingue de lui entre temps ?

Et moi, j'suis là pour quoi ? Pour d'la merde ?

— Depuis quand tu lui apportes autant d'importance à ce type ? Y a quelque chose qui m'aurait échappé ? Vas-y crache le moi à la gueule parce qu’apparemment c'est la journée de la connerie !

Je ne parle pas, je hurle. Je crache ma rage, ma haine. Tout ce que vous voudrez. Je suis un volcan en pleine éruption et je tourne en rond, comme un lion en cage, prêt à péter le moindre objet qui me tomberait sous la main.
Vas-y crache le moi à la gueule que t'as des sentiments pour cet enfoiré. Crache le moi, maintenant que j'me suis risqué à m'embarquer dans cette histoire avec toi. J'savais qu'il y avait un truc pas net. Je savais que sa manière de lui courir dans les bras n'était pas clair.
Bordel.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Lun 22 Fév 2016 - 12:27

T’as fait une connerie. A la seconde même où je me suis vu réagir je l’ai su, je l’ai compris. Me comporter comme je l’ai fait toute la journée et le braquer comme ça sans raison valable en était déjà une, mais ça … ça c’est le bouquet final. Pourtant ça ne m’arrête pas, c’est comme si je m’étais transformée en coulée de le lave, comme si je ne pouvais et ne voulais rien faire d’autre que tout brûler sur mon passage. A commencer par lui, alors que j’ai épargné tous les autres autant que faire se peut.

Fire meet gasoline.
Tu es l’essence, je suis l’allumette craquée.

Il m’attrape par les poignets, je me débats comme une lionne, comme une folle furieuse, lui hurlant de me lâcher, chose qu’il ne fait pas et quand la porte claque derrière nous deux je retrouve ma liberté de mouvement. Mon cœur bat à 100 à l’heure, mon souffle est court et si mes yeux pouvaient lancer des éclairs il serait foudroyé sur le champ. Pourquoi ? Tout ça n’a pas le moindre sens. Deux fauves enfermés dans la même cage, prêt à se sauter à la gorge à nouveau. Il est furieux, je ne peux pas le nier une partie de moi a envie d’aller se cacher dans un coin, de faire le dos rond pour l’apaiser, mais ça n’est pas celle qui a le dessus.

« Parce qu'on en est là, déjà ? Ca y est, tu veux savoir si j'me suis taper toutes les nanas du château ? TRES BIEN ! Alors OUI, Riley, j'me suis tapé je ne sais combien de filles avant toi mais NON j'me suis pas tapé Miss Equateur de mes deux même si j'aurai pu. Mais maintenant, qu'est-ce que ça peut te foutre ? Qu'est-ce que ça peut foutre tout court puisque ça n'est plus censé avoir la moindre importance ! »

Rien, ça ne peut rien me foutre parce que je m’en cogne ! C’est la vérité, je vis avec cette notion sans le moindre problème parce que je savais dans quoi je m’engageais en baissant les armes. Alors pourquoi cette crise qui n’a pas le moindre sens ? Sur fond de jalousie, certes, mais à aucun moment je n’ai réellement cru que cette fille était une menace. Je ne sais pas pourquoi j’ai réagis comme ça, j’en sais rien. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai pété ma durite, celle qui menaçait d’exploser depuis ce matin, peut-être même depuis la veille. Sans raison ? Il y a forcément et toujours une raison, non ? Ça ne veut pas dire pour autant que j’apprécie qu’il ait cette attraction sur la gente féminine, mais j’ai suffisamment confiance en moi – et en lui – pour ne pas ressentir ça comme une réelle menace. Tout ce que je fais c’est éviter de penser à ces filles qu’il a connu avant moi, c’est tout.

Est-ce qu’on joue à celui qui criera le plus fort ?
Non. Non parce qu’on ne joue pas du tout. On ne joue plus.

« Par contre, il y a un sujet où apparemment, rien n'est encore réglé. Qu'est-ce que t'as, Derek te manque ? T'avais envie de t'le faire ? T'es tombé raide dingue de lui entre temps ? »

Une seconde de contrôle. Une seule seconde, pour m’éviter de lui envoyer ma main dans la figure. Et aussi parce que ses mots me coupent en deux. Comment est-ce qu’on en est arrivé là ? Par ta faute Riley, uniquement par ta faute.

« Depuis quand tu lui apportes autant d'importance à ce type ? Y a quelque chose qui m'aurait échappé ? Vas-y crache le moi à la gueule parce qu’apparemment c'est la journée de la connerie ! »
« Mais tu croyais quoi ? Que j'avais rien vécu avant qu'on se rencontre ? »


Réaction impulsive et venimeuse. Il m’a atteint, m’a coincé, m’a mise au pied du mur et comme tout être qui se sent bloqué je réagis, au quart de tour, sans réfléchir. Sans me dire que ça n’arrangera pas les choses, bien au contraire. Je boue de l’intérieur, même si j’essayai de me calmer j’en serai incapable et je n’essaie même pas. Tout ça ne devrait pas m’atteindre autant et pourtant c’est le cas, que ça me plaise ou non. Je ne me demande pas si Derek me manque, pas une fois je me suis posée la question mais si c’était le cas, quelle serait la réponse ?

« J'ai couché avec lui pendant des mois, voilà. T'es content ?! »

Effectivement, c’est la journée de la connerie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Lun 22 Fév 2016 - 12:51

Un amas de lave.
Un volcan qui explose.
Une envie franche et sincère de tout démolir.

Garder son calme c’est pas ma came, je suis un impulsif de nature autant que mon père peut l’être. Je suis à feu et à sang, mon cœur est entrain de se taper un marathon à lui tout seul contre mes côtes, faisant battre son rythme dans mes tempes. Ma seule cible s’appelle Riley Jenkins, elle se tient droite devant moi. Venimeuse. Bouillante. Eveillant chez moi en cet instant un flot de haine. Si elle s’était limité à un seul et unique sujet, celui de la rouquine dont j’ai déjà oublié le prénom sous la colère, j’aurais digéré. J’suis un mauvais exemple pour ça alors je sais que parfois, on pète les plombs sans vraiment savoir pourquoi. Je serais moi-même capable d’exploser si je voyais un mec faire le beau devant elle du genre Thomas-l’emmerdeur.

Mais là, UN seul sujet suffit à mettre le feu aux poudres et sa réaction me lacère de l’intérieur comme un putain de lion qui n’a pas bouffé depuis deux semaines.
Derek Ryans.
Derek, Le Roi de ce château.
Derek l’enfoiré de mes deux.
Derek que j’ai envie d’écraser entre mes phalanges.

Ma vue est brouillée sous la colère, trop de pulsions, trop d’accélération du rythme cardiaque, j’en aurai presque des crampes.
Parce que la réponse que j’attends, ne sera pas la bonne. Je l’ai su à la seconde où j’ai craché avec rage cette question. Alors dis-le moi maintenant, ce putain d’enfoiré te manque ? Tu l’veux ?
Rends moi la monnaie de ma pièce, celle que j’ai jeté à la gueule de toutes ces nanas que j’me suis tapé sans scrupule.

— Mais tu croyais quoi ? Que j'avais rien vécu avant qu'on se rencontre ?

Ta gueule. Ferme là.
Ne me dis rien.

Mes poings se crispent, je vais exploser.

— J'ai couché avec lui pendant des mois, voilà. T'es content ?!

Un silence, lourd.
Aussi lourd que les parpaings qui m’écrasent la gueule, un à un. Aussi douloureux et inattendu qu’un accident de bagnole ou qu’une droite lancée droit dans le foie.
Les images ne tardent pas à s’immiscer avec violence. Riley devant Derek, nu contre lui. Sur lui. Sous lui. Leurs cris. Leurs jouissances. J’ai envie de gerber. Et mes parois se craquèlent, de secondes en secondes.

Riley a couché avec Derek.
Je les revois s’étreindre, ce jour où il serait revenu. Ce jour où elle lui a couru dans les bras comme si sa vie en dépendait.

Je me retourne, fait volte-face, me tourne de nouveau. Fais quelques pas de long en large.

— Est-ce qu’il baise bien au moins ?

C’est un venin qui m’emplit la gorge. Une haine profonde, dangereuse. Une envie violente d’exploser tout autour de moi.

Je sais pas si elle me répond, j’attends rien de cette question. Je passe devant l’armoire et je craque.
Mon poing détruit avec violence la porte qui se présente à moi, suivit d’un cri de rage, de haine. Viscéral. Mon pied sur le même chemin. La douleur n’existe pas tant l’adrénaline est à son paroxysme.

— PUTAIN D’ENFOIRE !

Dernier coup de mes phalanges qui saignent sans que je n’en ait conscience puisque je m’en branle comme de l’an 40. J’ai plus aucune notion de douleur, de raison ou de quoi que ce soit d’autre.

— Ca explique tout un tas de chose putain ! J’comprends mieux pourquoi tu réagis comme ça.

Un sourire froid s’étale sur mes lèvres, absurde. Cette situation dégénère et je n’en vois pas le bout. Je réalise que maintenant que j’aurai préféré ne rien savoir. J’ai envie de vomir les informations, vomir tout court de haine, de fatigue, de déception, de dégoût, de tout un tas d’émotions qui me dépasse complètement.

— C’est ça hein ? Je la regarde, la fusille sur place. C’est ça qui te dérange quand j’te parle du Sacro-saint Derek Ryans ! Le Roi de votre putain de planète.

Cette logique ma parait être la meilleure en cette seconde et plus je la revois me claquer dans la gueule qu’elle se l’est fait, plus j’ai envie de destruction. Bizarre de me dire que si ça avait été un autre mec, ma réaction aurait été différente. Parce que pour un autre mec, elle n’aurait pas réagi aussi violemment. Avec autant d’émotions, de déception et de sentiments.

— T’as rien réglé concernant ce mec. T’as strictement rien réglé !

Mon pied par dans une chaise qui s’éclate contre le mur derrière moi.
Cette douleur, je ne la contrôle pas. Qui me rend dingue. Dingue au point d’en gerber si je le pouvais.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Lun 22 Fév 2016 - 14:30

Pourquoi t’as fait ça Riley, pourquoi ? J’en sais rien, c’est juste une crise de plus dans ma petite vie de fillette pourrie gâtée, il faut croire. Je ne sais pas pourquoi tout se mélange comme ça, pourquoi tout dérape, pourquoi on dérape … Tout allait très bien et pourtant je n’ai pas l’impression que ça soit une dispute comme les autres. Parce que oui, il y en a eu, des tas même et pour des conneries. Parce qu’on est comme ça, sanguins et impulsifs tous les deux, et parce qu’au bout de dix minutes à se gueuler dessus comme des cinglés ça se fini toujours de la même façon : On ne sait plus de quoi c’est parti et on s’en tape, parce que rien d’autre n’a d’importance sur l’instant si ce n’est d’être collé l’un contre l’autre. Mais pas aujourd’hui, parce qu’aujourd’hui mon sale caractère nous a conduit droit dans le mur, un mur qui fait très mal.

A lui comme à moi.

« Est-ce qu’il baise bien au moins ? »
« Fais gaffe à ce que tu dis Mateo … »


Lui il explose et moi j’intériorise, désormais coincée dans un calme presque Olympien sans réellement comprendre d’où ça vient. C’est comme … une balance. Je l’ai poussé à bout avec mes conneries et il a perdu le contrôle, alors je me tempère, c’est un réflexe que je ne contrôle même pas. Ça ne m’empêche pas de serrer les poings parce que ce qu’il vient de dire est un manque incroyable de respect. Je l’ai cherché, c’est vrai, mais ça fait mal à entendre, c’est tout.

« PUTAIN D’ENFOIRE ! »

Sursaut. Est-ce que j’ai peur ? Oui. Il faudrait être inconscient pour que ça ne soit pas le cas mais intrinsèquement je sais qu’il ne me fera pas de mal, pas physiquement en tout cas. Ça ne m’empêche pas de me sentir vulnérable et minuscule alors qu’il se déchaine sur le mobilier. Je suis partagée, encore, entre l’envie de le retenir, lui dire d’arrêter de se faire du mal comme ça parce que non ça ne me fait pas plaisir, et celle d’attendre que ça passe, sans rien dire, sans bouger. Je commence à le connaitre, je crois qu’il vaut mieux attendre que tout sorte avant de faire le moindre geste et vu le carnage que c’est chaque fois que j’ouvre la bouche depuis tout à l’heure il est clair qu’il vaut mieux que je la ferme.

« Ça explique tout un tas de chose putain ! J’comprends mieux pourquoi tu réagis comme ça. »

Son sourire me fait monter les larmes mais bordel non elles ne couleront pas. Hors de question. Oui il s’agit encore de fierté, mal placée ou non, mais c’est comme ça et je garde la tête haute. Impassible ? Non, pas pour autant puisque chacun de ses gestes me fait réagir. Chacun de ses mots aussi qui font renaitre par vague la colère dans mes veines. Et si on inversait les rôles ? Je ne m’aventurerais pas à faire des comparaisons hasardeuses entre ce que j’ai pu vivre avec Derek et sa relation avec Maxime, ça n’a strictement rien à voir puisqu’elle est sa meilleure amie et que Derek … n’est plus qu’un souvenir pour moi. Je ne suis même pas certaine d’en être un pour lui et oui ça fait mal.

« C’est ça hein ? C’est ça qui te dérange quand j’te parle du Sacro-saint Derek Ryans ! Le Roi de votre putain de planète. T’as rien réglé concernant ce mec. T’as strictement rien réglé ! »
« Et toi tu sais pas de qui ni de quoi tu parles. »


Je tremble, je le sais, je le sens. Les raisons de cette réaction physique sont multiples, un gros mélange d’émotions quoi qu’il arrive. Les vannes s’ouvrent, de manière pragmatique, alors que je le regarde droit dans les yeux, plantée dans un coin de la pièce qui n’a pas subi sa rage. Tout simplement parce qu’à aucun moment il n’a pété les plombs dans ma direction, chose qui ne m’échappe pas une seconde.

« Je l’ai détesté, comme beaucoup de gens, et puis un jour ça a dérapé. On n’en a jamais reparlé, jusqu’à ce qu’on se serre les coudes le jour où les « Supérieurs » ont été foutu dehors, chose dont je t’ai déjà parlé. Suite à ça je lui ai demandé de m’aider à m’entrainer en DCFM, parce qu’avec lui je n’ai jamais eu peur de rien retenir, parce que ça ne me posait pas de problème de lui envoyer un sort en pleine tête. On se voyait toutes les semaines, il s’est passé ce qu’il s’est passé et quand j’ai commencé à me poser des questions sur ce que je ressentais pour lui j’ai tout arrêté. Pas les entrainements, le reste. »

Parce que je ne voulais pas être une conne parmi les autres, parce que je ne voulais pas spécialement de plus non plus. Atterrir sur le tableau de chasse de Derek Ryans n’a jamais été dans mes ambitions, voilà aussi pourquoi c’est resté secret, en partie, parce que je n’ai de toute façon pas l’habitude d’étaler ma vie privée aux yeux de tous. Ce qu’il s’est passé entre lui et moi ne regardait que nous, personne d’autre. Y compris Mateo.

« Aujourd’hui c’est parfaitement clair, tout est parfaitement clair. Je suis au clair dans ce que je ressens pour lui, je suis au clair dans ce que je ressens pour toi et il n’y a absolument aucune équivoque. J’suis juste blessée qu’il soit parti comme ça, sans rien dire, même si je comprends. Blessée qu’il m’ait rejeté comme si je n’avais jamais eu la moindre importance alors qu’on se faisait mutuellement confiance, en tout cas j'en avais l'impression, que j’aurai aimé pouvoir l’aider parce que j’ai appris à connaitre un type qui était parfois loin de ce qu’il montrait, qu’il pouvait l’être en tout cas et que je m’inquiétais pour lui. »

Je me suis inquiétée quand il a disparu pendant un mois, je me suis inquiétée quand il est revenu fermé et froid comme la glace, je me suis inquiétée quand il a perdu sa meilleure amie et qu’il a rejeté tout le monde en bloc. Je n’ai jamais eu la prétention d’être importante pour lui seulement je sais que j’étais devenue une des rares à avoir passé la forteresse qu’il avait en permanence autour de lui. Et bordel ça m'énerve de ramener ça à moi.

« Tu connais son frère, tu sais qu’ils n’ont pas eu la vie facile tous les deux et tu sais que tout le monde fait ce qu’il peut pour s’en sortir, qu’on ne réagit pas toujours de façon rationnelle. Il n’a jamais été le Roi de quoi que ce soit pour moi, juste un type que j’ai méprisé avant de le voir devenir un ami. C’est ce que je croyais en tout cas mais visiblement j’me suis plantée c’est tout. Je m’en remettrais. Il ne me manque pas, y a longtemps que j’ai composé avec son absence. Ça me laisse juste un goût amer dans la bouche parce que n’accorde pas facilement ma confiance et que ce qui a compté au moins un peu pour moi n’a été pour lui … Probablement rien du tout. »

Est-ce que je viens de faire une connerie de plus ? J’imagine que je ne vais pas tarder à le savoir.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Lun 22 Fév 2016 - 15:47

— Et toi tu sais pas de qui ni de quoi tu parles.
— Oh mais vas-y, j’t’écoute.

Oui vas-y, raconte-moi un peu toute votre histoire.
Raconte-moi un peu comment cet enfoiré à prit plaisir à t’avoir. Comment toi t’as pris plaisir à l’avoir. Raconte-moi un peu ce qui te rend si fébrile lorsque je parle de lui. Raconte-moi un peu ce qui te fais hurler de rage quand j’évoque Derek.
Et malgré toute cette haine, je n’ai à aucun moment eu l’idée de lui faire du mal physiquement. Parce que j’suis pas comme ça, que j’suis pas un enfoiré de brute qui tape sa gonzesse à la moindre contrariété. Non, défoncer les meubles, c’est mieux. Et les multiples coups de phalanges données dans cette armoire ne sont pas suffisant. Ils ne vont pas l’être…

— Je l’ai détesté, comme beaucoup de gens, et puis un jour ça a dérapé. On n’en a jamais reparlé, jusqu’à ce qu’on se serre les coudes le jour où les « Supérieurs » ont été foutu dehors, chose dont je t’ai déjà parlé. Suite à ça je lui ai demandé de m’aider à m’entrainer en DCFM, parce qu’avec lui je n’ai jamais eu peur de rien retenir, parce que ça ne me posait pas de problème de lui envoyer un sort en pleine tête. On se voyait toutes les semaines, il s’est passé ce qu’il s’est passé et quand j’ai commencé à me poser des questions sur ce que je ressentais pour lui j’ai tout arrêté. Pas les entrainements, le reste.

Nous arrivions à un point où je pensais que je ne pourrais pas plus toucher le fond en terme d’information concernant leur « relation ».
Jusqu’à ce que j’entende cette phrase qui sonne dans mon cerveau, un panneau rouge pétant avec écrit en gros, en gras : j’ai commencé à me poser des questions sur ce que je ressentais pour lui j’ai tout arrêté.
Elle a eu des sentiments pour lui. Elle l’a aimé, probablement. Suffisamment pour avoir aujourd’hui la haine contre lui de s’être tiré sans un mot. Une haine telle qu’elle n’a pas hésité à la déversé sur ma gueule en me hurlant de ne pas parler de lui.
Un gout de bile emplit ma gorge alors que je ne bouge pas, complètement figé sur place. La douleur commence à battre contre mes poings mais je l’ignore parce que l’adrénaline est suffisamment là pour rendre tout cela supportable. Mais cette pute ne fait rien contre la douleur qui stagne au fond de mes tripes.

— Aujourd’hui c’est parfaitement clair, tout est parfaitement clair. Je suis au clair dans ce que je ressens pour lui, je suis au clair dans ce que je ressens pour toi et il n’y a absolument aucune équivoque. J’suis juste blessée qu’il soit parti comme ça, sans rien dire, même si je comprends. Blessée qu’il m’ait rejeté comme si je n’avais jamais eu la moindre importance alors qu’on se faisait mutuellement confiance, en tout cas j'en avais l'impression, que j’aurai aimé pouvoir l’aider parce que j’ai appris à connaitre un type qui était parfois loin de ce qu’il montrait, qu’il pouvait l’être en tout cas et que je m’inquiétais pour lui.

Dites-moi que je suis en plein délire.
Dites-moi que tout ce qu’elle me raconte est une pure hallucination.

— Tu connais son frère, tu sais qu’ils n’ont pas eu la vie facile tous les deux et tu sais que tout le monde fait ce qu’il peut pour s’en sortir, qu’on ne réagit pas toujours de façon rationnelle. Il n’a jamais été le Roi de quoi que ce soit pour moi, juste un type que j’ai méprisé avant de le voir devenir un ami. C’est ce que je croyais en tout cas mais visiblement j’me suis plantée c’est tout. Je m’en remettrais. Il ne me manque pas, y a longtemps que j’ai composé avec son absence. Ça me laisse juste un goût amer dans la bouche parce que n’accorde pas facilement ma confiance et que ce qui a compté au moins un peu pour moi n’a été pour lui … Probablement rien du tout.
— PUTAIN ! Mais attends, tu me fais un putain de cadeau là ! Non parce que j’sais pas si tu t’rends compte que tu viens d’me faire comprendre qu’en plus d’avoir eu des sentiments pour ce connard, tu me lâche que tu digère mal le fait qu’il n’ait pas accordé de l’importance à tout ça !

Je vais devenir fou. Je vais devenir dingue si je reste plus longtemps dans cette pièce à entendre encore tout ça. Bientôt, elle va me lâcher dans la gueule que lui aussi, il l’a aimé. Qu’ils ont essayé quelque chose. Ou mieux encore, qu’elle n’était pas sûre de ne plus l’aimer quand elle s’est foutu avec un type comme moi.
Mes mains sur mon visage, je hurle.

— Et tu veux que je réagisse COMMENT !

Nouvelle chaise contre le mur derrière moi.
Ma violence ne se tarie pas et je ne contrôle rien de ce qu’il se passe chez moi. J’ai envie de hurler de rage une nouvelle fois. Parce que Riley est entrain de plaindre Derek de sa pauvre petite vie et malgré tout le respect que j’éprouve pour Enzo, je ne suis pas apte à ressentir une quelconque pitié.
Pire encore, je fais une dissociation. Comme si Enzo et Derek n’étaient pas frangins et qu’ils avaient une vie différente, un passé différent.

— J’en ai RIEN A FOUTRE de sa petite vie désastreuse, t’entends ? Là, maintenant, j’en ai strictement rien à foutre. Parce que c’est pas le sujet. Tu veux quoi ? Que j’me mette à chialer sur son sort ?

Est-ce que moi je suis venu ramener la mort de ma sœur dans l’histoire pour justifier des actes ? Non. Putain que non. Parce que même si son décès a été un élément déclencheur dans tout ce merdier qui était le mien, à aucun moment je ne reporterais mes fautes sur ça.
Une boule de se coince dans ma gorge à l’image de Camélia. Rien n’est fait pour apaiser ma colère.

— Je suis entrain d’apprendre que ma petite amie s’est tapé cet enfoiré, qu’elle a eu des sentiments pour lui et qu’en plus de ça, elle digère mal de voir qu’elle accordait une importance à tout ça et lui, non. Et tu veux que j’ai d’la pitié pour lui ? Alors que tu me gueule dessus d’avoir OSÉ mentionner le nom du King Ryans ?

Et je les imagine, de nouveau. Je n’arrive pas à m’enlever ces images de la tête. Je n’arrive pas à me dire que cette étreinte qui m’avait déjà rendu jaloux en Janvier, n’ait aucun sens sentimental. Ca crevait les yeux qu’il y avait un truc et j’avais choisi d’ignorer ça. Maintenant, tout me revient en pleine gueule à la même vitesse qu’un mur de béton.

Je m’arrête de bouger. Ma colère se mue en une froideur qui me fige sur place.
De nouveau mes deux mains sur mon visage, dans mes cheveux.
Tout ça ne sert à rien. Et cette douleur qui ne se tarie pas. Cette douleur qui s’installe à chaque image, à chaque imagination. A chaque soupire. A chaque réflexion. A me dire qu’il a eu cette importance pour elle. Que ce type aussi mauvais que méchant, est réussi à la toucher là où moi j’ai échoué.
Partir est mon seul échappatoire. Quelques secondes pour reprendre mon souffle et après je me tire. Loin. Loin de tout ça. D’elle. De ces images. De tout ce qui me bouffe à n’en plus finir.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Mar 23 Fév 2016 - 18:23

« PUTAIN ! Mais attends, tu me fais un putain de cadeau là ! Non parce que j’sais pas si tu t’rends compte que tu viens d’me faire comprendre qu’en plus d’avoir eu des sentiments pour ce connard, tu me lâche que tu digère mal le fait qu’il n’ait pas accordé de l’importance à tout ça ! Et tu veux que je réagisse COMMENT ! »

J’en sais rien. Je ne sais pas. Je n’ai aucune idée de ce que je veux, je ne sais pas ce que j’attends de toi. Rien en cet instant, je crois. J’ai juste envie de sortir d’ici, parce que tu mélanges tout, que tu ne comprends pas et que tu ne veux pas entendre seulement je n’ai plus envie de crier pour parler plus fort que toi. Je n’ai plus envie de parler.
Est-ce que j’ai réellement eu des sentiments pour Derek ? Oui, et alors ? Ça n’est pas parce que ça a été le cas que ça l’est toujours. D’ailleurs avoir des sentiments n’implique pas forcément quelque chose de positif ou d’ambiguë, non ? Ce qu’il s’est passé entre lui et moi était simplement physique, j’ai fini par m’interroger sur ce que je ressentais et ça n’a jamais été plus loin. Pourtant même si ça avait été le cas, où est le problème ? Oui ça me blesse qu’il soit parti comme ça mais ça n’a rien à voir avec ses sentiments ambiguës que j’ai pu ressentir l’espace d’un instant. Je pensais réellement compter un peu pour lui, en tant qu’amie, pas plus, pas moins, mais j’ai l’impression d’avoir commis un horrible crime en cet instant. Je suis sincère quand je dis que tout est clair seulement tu ne l’entends pas, peut-être par ma faute, c’est possible, mais qu’est-ce que je peux faire de plus ? A part rester dans mon coin et te laisser déverser ta colère sur tout ce qui te passe sous la main.

« J’en ai RIEN A FOUTRE de sa petite vie désastreuse, t’entends ? Là, maintenant, j’en ai strictement rien à foutre. Parce que c’est pas le sujet. Tu veux quoi ? Que j’me mette à chialer sur son sort ? »

Je suis partagée, réellement. Entre la colère que je ressens envers lui parce que je n’aime pas qu’il parle de Derek comme ça – qu’on me cloue au pilori pour vouloir défendre mes « amis », c’est vrai, c’est mal – et cette crampe qu’il me fiche dans le fond du cœur, parce que ça me fait mal de le voir comme ça, parce que j’aimerai être celle qui l’apaise alors que je fais tout le contraire. Tout ça c’est de ma faute, c’est parti de moi, et voilà le résultat. Malgré tout ça, même si je sais, je me doute, qu’il réagit comme ça parce qu’il se sent trahis, parce que je lui fais du mal, je ne peux pas m’empêcher de ressentir de la rancœur. J’ai besoin d’air, maintenant. Et de silence.

« Je suis entrain d’apprendre que ma petite amie s’est tapé cet enfoiré, qu’elle a eu des sentiments pour lui et qu’en plus de ça, elle digère mal de voir qu’elle accordait une importance à tout ça et lui, non. Et tu veux que j’ai d’la pitié pour lui ? Alors que tu me gueule dessus d’avoir OSÉ mentionner le nom du King Ryans ? »

A aucun moment je ne l’ai quitté des yeux et tandis que les miens s’assèchent finalement, sans avoir laissé couler la moindre larme malgré l’humidité qui les a envahi l’espace d’un instant, je continue de l’observer. Il ne dit plus rien, il a craché sa colère, son venin, au moins en partie.

« Va-t’en. »

Je n’ai rien à me reprocher. Je n’ai pas à me reprocher d’avoir vécu avant d’être avec toi. Que ça soit avec lui ou avec n’importe qui d’autre. Le ton est tremblant, froid, mais calme. Il ne se fait pas prier, après m’avoir fusillé du regard une dernière fois et alors que la porte claque je sursaute à nouveau.

Une minute, peut-être deux, plus, je n’en ai aucune idée. Je suis restée là, immobile, seule, l’esprit vide et le cœur en miette, jusqu’à ce que mon corps reprenne ses droits et qu’un hurlement m’échappe, vainement étouffé par mes mains posées sur mon visage. J’ai finalement ouvert la porte à mon tour, sans regarder autour de moi, attrapé mon sac et tracé mon chemin jusqu’à la Salle Commune puis mon dortoir. Je n’ai prêté attention à personne, j’ai évité Maxime, ravalant ma colère et cette rancœur qui ne me lâche pas pour filer directement sous la douche. Elle n'a rien à voir dans cette histoire seulement quand je la vois elle c'est à lui que je pense et là tout de suite je n'en ai aucune envie.

Je suis restée sous l'eau brulante un long, très long moment. Quand j’en suis ressortie le dortoir était vide, tous les gestes que j’ai fait à partir de là ont été lent, incroyablement lent. L’heure du repas, l’estomac noué, absolument pas d’appétit et les émotions qui s’enfuient les unes après les autres. Je me sens épuisée, blessée, coupable, triste, en colère, tout ça à la fois, incapable de faire le tri. Mes gestes sont automatiques quand je nourris Monkey, ils le sont tout autant quand j’enfile des vêtements propres ou plutôt directement mes vêtements pour dormir. Assise en tailleur sur mon lit, le regard dans le vide, j’essaie de faire le tri dans tout ça mais je n’y arrive pas. L’évidence me saute aux yeux, le temps de réaction aura été un peu long mais je le sais, j’ai besoin de Kezabel. Incapable de sortir du dortoir, incapable d’affronter le regard de qui que ce soit d’autre, je joue la carte de la lâcheté et envoie mon Patronus la trouver, sans un mot. Elle comprendra. Inutile de dire qu’il aura eu du mal à sortir, difficile en cet instant de se concentrer sur quelque chose s’approchant du bonheur comme sensation.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2164
Date d'inscription : 27/05/2013
Crédits : Carter
Double Compte : Dimitri & Charleen & Mateo & William & James & Leiv



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2099-viens-decouvrir-les-printemps-
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Mer 2 Mar 2016 - 10:28

Ne pas avoir Arithmancie, c’est avoir deux heures de libres devant toi. Et deux heures de liberté veulent dire du temps pour faire un cookie maison de la taille d’une main. Et j’ai d’ailleurs les doigts pleins de pâte alors que je la malaxe tranquillement pour mélanger les pépites de chocolat. Ça ne me prend pas autant de temps que je ne l’aurai cru et j’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas fait ça.
En fait, c’est peut-être le cas.

Formation du cookie – ça n’est pas la transformation d’un héros, non -, mise au four, attendre qu’il cuise tranquillement pendant que je termine de réviser mes potions pour tout à l’heure et le sortir.
Et il a carrément de l’allure ! J’affiche un large sourire, attendant qu’il refroidisse un peu avant de le glisser délicatement dans un papier kraft que je glisse lui-même dans mon sac. Et le tout, avec précaution. Pourquoi me donner tout ce mal ?
Parce que nous sommes le 26 Mars et qu’en cette fabuleuse date, nous fêtons l’anniversaire d’Emily. Je ne sais même plus comment je suis au courant de sa date d’anniversaire mais je ne me voyais pas ne pas lui faire un petit quelque chose pour l’occasion. Surtout après ce qu’il s’est passé…

Ora m’a laissé entendre que de 1) ça n’était pas la forme. Et que de 2) la situation avait clashé sévèrement lors du bal. Nous avons discuté de tout ça, de manière la plus claire possible. Nous nous connaissons depuis que nous sommes gamines, pourquoi est-ce que nous devrions nous cacher quoi que ce soit ?
J’ai eu de la peine pour elle, pour elles deux en réalité, même si Ora s’en est déjà remise et qu’elle n’est absolument pas rancunière. Je ne sais pas comment se sent Emily de son côté, si elle se sent mieux ou non mais je me dis qu’un cookie d’anniversaire pourrait lui remonter un peu le moral.

Le cours de potions se passent et je ferais abstraction sur le fait que j’ai clairement la haine contre Mateo qui n’a pas pris le temps de m’écouter jusqu’au bout et qui a merveilleusement fait exploser la potion que nous étions entrain de préparer.
Sous la douche, je me frotte avec rage alors que j’ai encore de ce truc gluant collé sur la tronche. Il me faut dix bonnes minutes pour que je ne réussisse à me débarrasser de tout ça et je m’active, trouve d’autres vêtements propres et attrape le cookie dans mon sac. Je dévale les escaliers et ….

— Ah c’est toi que je cherchais !

Emily est là, avec Caem et c’est avec un large sourire que je m’approche d’eux.

— Tu fermes les yeux jeune fille ?

Elle hésite, se méfie peut-être à ce que je ne lui joue un mauvais tour même si ça n’est pas tellement mon genre.
Quoi que ces derniers temps, j’ai l’impression de clairement me dérider…
Emily esquisse un sourire et consent à fermer les yeux. Je sors le gros cookie de mon sachet, saisit ma baguette et y fait naitre une bougie avant de l’allumer d’un sort silencieux.

— Joyeux anniversaire !

Je lui présente le « gâteau » et le dépose devant elle avant de la prendre dans mes bras et de lui déposer un bisou sur la joue en guise de cadeau. Oui, j’ai pas de cadeau mais ça me parait compliqué quand vous n’avez pas la possibilité d’aller à Pré-au-Lard.. Ceci dit, je me rattraperais en temps et en heure.

— Tu pensais que j’oublierais ça ? Allez, fais un vœux et souffle.

Je la laisse faire, toujours un sourire sur les lèvres et la regarde souffler sa bougie. Je ne sais pas si ça lui fait du bien ou quoi que ce soit d’autre mais je prends son sourire comme une première victoire sur ce qui peut la rendre si morose ces derniers temps. Je n’ai pas l’habitude de la voir aussi… ailleurs. Un peu triste parfois, un peu perdue aussi. Emily est la joie de vivre, les rires et la bonne humeur. Alors forcément, quand nous la voyons déambuler dans les couloirs la mort dans l’âme, ça ne nous échappe pas.
Si au moins cette petite attention banale peut, ne serait-ce qu’un instant, lui faire oublier tout ça alors, c’est un premier pas.

¥

Après avoir discuté un peu avec Caem et Emily, avoir mangé un morceau de cookie et avoir ris sur le « vieil » âge de la jeune femme, je sors de la salle commune. Heure du repas, je commence à avoir les crocs et je compte bien rejoindre Riley pour lui raconter les mésaventures de son bel hidalgo, doué comme ses pieds et distrait comme un boursouflet. Je ne suis pas en colère contre lui, enfin plus maintenant. Il fait des efforts pour être plus assidue, sauf que là… Bon bref. Keep cool, c’est pas si grave.

Je fais un pas dans le Hall et une lueur attire mon attention sur ma droite. Par instinct je me tourne et fais face à un patronus aux couleurs qui me semblent terne, comme si ce dernier avait du mal à se faire valoir, à rester présent face à moi.

Une biche.
Mon sang ne fait qu’un tour et je ne cherche pas à comprendre plus. Je change de direction et me dirige tout droit vers les Serpentard où le Patronus s’efface à l’entrée. Les seuls instants où nous utilisons notre patronus elle et moi, sont pour les cas « d’urgences », donc en l’occurrence, quand quelque chose ne va vraiment pas.
L’inquiétude coule déjà à flot dans mes veines alors que je pénètre dans la salle commune où je cherche Riley du regard.
Personne.
Je grimpe les escaliers du dortoir menant à sa chambre. Tout est vide, la majorité des élèves étant déjà partie manger. Je n’ai plus faim, j’ai l’estomac noué et je ne serais pas tranquille tant que je n’aurai pas ma meilleure amie sous les yeux. Chose qui ne tarde pas à arriver alors que je pousse la porte de son dortoir sans frapper.

— Riley ?

Je tourne mon regard vers son lit où les rideaux sont tirés.
Léger soupir de soulagement et je m’approche doucement, tirant un pan de tissu où je l’y trouve.

Assise en tailleur, visage blafard, yeux rouges, voir humides, elle a l’air complètement décomposée. Je fronce les sourcils et je me retrouve déjà assise sur son lit, face à elle alors que je glisse ma main sur son épaule, soucieuse. Elle est déjà en tenu de pyjama, cheveux encore humide, sortant sûrement de la douche.

— Eh, qu’est-ce qui ne va pas ?

Riley, c’est comme Emily en termes de sourire. Elle a peut-être un caractère bien trempé mais elle n’en reste pas moins une boule de joie de vivre, avec presque en permanence un sourire sur les lèvres, à toujours prendre à contre-pieds les mauvaises choses. Il est rare de la voir aussi … triste ? Abattue ? Je ne sais pas vraiment.
J’attends, simplement. Même si je ne peux m'empêcher de me poser un milliard de question? Est-ce qu'elle a reçue une lettre? Une mauvaise nouvelle? Est-ce que c'est juste un petit coup de blues? Est-ce que ça concerne Derek? Mateo? Charleen?

La voir comme ça me provoque toujours une douleur diffuse au creux de l’estomac. Douleur que je ravale en attendant ses mots.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Mar 8 Mar 2016 - 19:38

« Riley ? »
« J’suis là. »


Entrain de fixer la couverture comme si c’était la chose la plus intéressante du monde. Je sais pas, je sais plus, j’arrive plus trop à faire le tri dans ce que je ressens en cet instant si ce n’est le soulagement d’entendre sa voix. Elle tire le rideau, je lâche un soupir sans la regarder au départ, comme … complètement scotchée ou quelque chose comme ça. Quand sa main se pose sur mon épaule la mienne vient attraper la sienne instinctivement et mes doigts s’enroulent autour, à ce moment-là je relève le mention et pose mes yeux dans les siens.

« Eh, qu’est-ce qui ne va pas ? »

Et là, explosion. Je pensais que j’aurai du mal à parler, à me lancer, que je n’en aurai peut-être même simplement pas envie mais les vannes s’ouvrent toutes seules et surtout de manière immédiate, sans filtre, sans frein.

« J'ai pété les plombs Keza, sévère même. Ça n'a pas le moindre sens. Je … Je sais pas pourquoi, j'suis une boule de nerfs depuis ce matin, d'une humeur de chien sans aucune raison. J'ai réussi à me retenir toute la journée mais tout à l'heure j'ai croisé Mateo en descendant de cours, il parlait avec … »

T’es pas sérieuse là, Riley ? Si ! Si je suis sérieuse ! J'ai oublié le prénom de cette connasse. KESKIA ?!

« Merde, j'ai oublié son prénom à celle-là en plus … Daya ? Un truc comme ça. »

Et je balaie ça d’un geste de la main, comme si cette fille n’avait pas la moindre importance, ce qui est le cas. Non sans relever et pourtant faire un commentaire complètement stupide mais c’est plus fort que moi.

« Y a un truc avec les prénoms qui commencent par un D, c'est pas possible. »

Delphine, Daniela, maintenant Daya ? Mais c'est quoi ce putain de délire ?! Est ce qu'on s'appelle Dezabel et Diley nous, hein ? Non, ça ne fonctionne pas, définitivement pas. Et puis c'est moche ! Cette lettre est moche, voilà. Pardon Doryan … Et Dimitri … Et Drew … Et Derek … Ouais, non, lui c'est juste pas le moment d'en parler, ou peut-être que si justement mais de toute façon on n'a qu'a dire que ça ne fonctionne que pour les filles et voilà. Bref, on s’en fout, ça n’a juste pas le moindre intérêt. J'étais calme, oui, mais il faut croire que verbaliser tout ça fait remonter l'énervement et j'ai soudainement envie de balancer un truc contre le mur. T'aurais pas envie de faire un squatch par hasard ?

Riley !
Mais quoi ?!
Concentration, merde !

« J'suis arrivée comme une connasse et je lui ai tapé une crise, genre je marque mon territoire tu vois. Alors qu'ils faisaient que parler, j'veux dire, j'vais pas sortir les griffes chaque fois qu'il parle avec une fille mais là j'ai disjoncté, j'me suis moitié braquée avec elle, j'ai passé mes nerfs sur Mateo sans raison, il a pété les plombs lui aussi et ... Je comprends pas comment on en est arrivés là, enfin on est sanguins tous les deux mais … il m'a parlé de Derek, j'ai disjoncté, il a disjoncté, je ... »

Tu ? Stop. Pause. Arrêt sur image. L'évidence fait mal, elle a du mal à passer, à être digérer, parce que ça n'est clairement pas un truc qui me fait plaisir. Pourtant si je me suis arrêté en cours de phrase, bouche entrouverte, yeux rivés sur le vide, je relève finalement le menton et capte son regard à nouveau. Parce qu'il faut les prononcer ces mots, même s'ils ont du mal à passer.

« J'lui en veux Keza, vraiment. »

Souffle court, mes yeux verts braqués dans ceux de ma Boulette, j'encaisse en même temps qu'elle je crois, puis je poursuis :

« Je m'en veux aussi mais … J'suis en colère contre lui. Et lui est en colère contre moi parce qu'il croit que j'ai des sentiments pour Derek, un truc pas encore réglé. Alors que c’est pas le cas putain ! J’suis juste … Ouais ça m’a blessé qu’il parte comme ça sans dire au revoir, même si je comprends. J’suis déçue et j’me sens conne d’avoir pensé avoir un peu d’importance pour lui, c’est tout. »

C'est ce que j'ai essayé d'expliquer à Mateo seulement j'ai du m'y prendre comme un manche, d'autant plus en l'ayant agressée juste avant comme je l'ai fait, et je ne parle même pas de ma réaction impulsive à la con quand il a évoqué Derek. Je le sais, je le sais que même si j'ai pu douter à une époque de ce que je ressentais pour lui, même si je me suis attachée à ce garçon, je sais qu'il n'y a plus rien d'équivoque en moi à son sujet aujourd'hui. J'ai simplement le sentiment d'avoir été trahis, d'avoir placé ma confiance au mauvais endroit, c'est tout.

« J'suis désolée de t'emmerder avec ça, surtout en ce moment, mais toute seule j'arrive pas à y voir clair et … J'avais juste envie, besoin que tu sois là. »

Sans y réfléchir mes doigts vont se mêler aux siens, je pousse un soupir et grimace.

« J’suis sure qu’il est déjà en train de cogner dans un truc pour évacuer et tu sais quoi ? J’ai bien envie de faire pareil. Ou de boire jusqu’à me prendre pour une mouette. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2164
Date d'inscription : 27/05/2013
Crédits : Carter
Double Compte : Dimitri & Charleen & Mateo & William & James & Leiv



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2099-viens-decouvrir-les-printemps-
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Dim 13 Mar 2016 - 19:59

Je n’aime pas la voir comme ça, toute… éteinte. Elle garde ma main dans la sienne et je ne bouge pas, ne cherche pas à m’extirper de son étreinte. Isolées de cette façon, Riley peut se laisser aller à la confession et c’est ce que j’attends en cette seconde après avoir suivi son patronus. Sa mine défaite, son regard presque terne, m’inquiète et me fait de la peine.

- J'ai pété les plombs Keza, sévère même. Ça n'a pas le moindre sens. Je … Je sais pas pourquoi, j'suis une boule de nerfs depuis ce matin, d'une humeur de chien sans aucune raison. J'ai réussi à me retenir toute la journée mais tout à l'heure j'ai croisé Mateo en descendant de cours, il parlait avec …

Mon cerveau digère les informations alors qu’elle semble chercher le prénom de la fautive. Il est vrai qu’elle a l’air tendue depuis ce matin, voir grognon, mais je n’en ai pas tenu rigueur. Tout le monde à ses humeurs, nous ne pouvons pas péter la forme tous les jours, même lorsque l’on s’appelle Riley Jenkins et que nous sommes une pile électrique.

- Merde, j'ai oublié son prénom à celle-là en plus … Daya ? Un truc comme ça.
- Daya… Ca m’dit vaguement quelque chose oui.

Je fronce les sourcils, toujours attentive. J’attends la suite, soucieuse, et surtout espérant ne pas entendre ce que je crains. Mateo a beau avoir l’air d’être réglo avec Riley, je n’en oublie pas moins son passif même si ça n’est pas tellement intelligent de ma part de penser de cette façon.

- Y a un truc avec les prénoms qui commencent par un D, c'est pas possible.

Je n’ose pas l’interrompre et encore moins ajouter quelque chose quand je vois cet éclat de colère dans le regard.
Donc, elle a vu Mateo discuté avec une nana… Ensuite ? J’avoue avoir une certaine impatience, plus par peur de la suite qu’autre chose. Pourtant, mon petit doigt me dit que si jamais elle l’avait surprise dans une situation compromettante, son état serait bien plus désastreux.
Je garde sa main dans la mienne et la serre un peu plus.

- J'suis arrivée comme une connasse et je lui ai tapé une crise, genre je marque mon territoire tu vois. Alors qu'ils faisaient que parler, j'veux dire, j'vais pas sortir les griffes chaque fois qu'il parle avec une fille mais là j'ai disjoncté, j'me suis moitié braquée avec elle, j'ai passé mes nerfs sur Mateo sans raison, il a pété les plombs lui aussi et ... Je comprends pas comment on en est arrivés là, enfin on est sanguins tous les deux mais … il m'a parlé de Derek, j'ai disjoncté, il a disjoncté, je ...

J’essaie de comprendre ce qu’il s’est passé mais j’ai la sensation d’être aussi perdue qu’elle puisque la situation me semble… chaotique. Ca n’est pas la première fois qu’elle se prend la tête avec Mateo, pourtant je sens Riley amer et bourrée de rancune. Et qu’est-ce qu’il lui a dit pour qu’elle disjoncte concernant Derek ?
Son regard capte le mien et je ne bouge pas, toujours soucieuse, attendant la suite de ce qu’elle a à dire.

- J'lui en veux Keza, vraiment.

Et si j’ai déjà entendu plusieurs fois cette phrase, je ne l’ai jamais entendu de manière si résolue, si sincère et si amère. Je serre un peu plus sa main dans la mienne, comme signe de présence et d’encouragement.

- Je m'en veux aussi mais … J'suis en colère contre lui. Et lui est en colère contre moi parce qu'il croit que j'ai des sentiments pour Derek, un truc pas encore réglé. Alors que c’est pas le cas putain ! J’suis juste … Ouais ça m’a blessé qu’il parte comme ça sans dire au revoir, même si je comprends. J’suis déçue et j’me sens conne d’avoir pensé avoir un peu d’importance pour lui, c’est tout.

Les choses s’éclaircissent d’elles-mêmes avec ses explications. Je comprends mieux pourquoi elle a pété les plombs d’entendre ça alors que moi-même je sais que Riley est absolument claire avec tout ça, que ses sentiments pour Derek ne sont qu’un lointain souvenir. Alors qu’est-ce qui a prit à Mateo de réagir comme ça ? Est-ce que c’est sous la colère d’avoir été lui même injustement agressé ? Ca me paraît excessif et pourtant pas irréaliste quand on connaît un minimum le personnage.

- J'suis désolée de t'emmerder avec ça, surtout en ce moment, mais toute seule j'arrive pas à y voir clair et … J'avais juste envie, besoin que tu sois là.

J’essaie de ne pas tenir compte du « surtout en ce moment » qui me ramène forcément vers Maxime. Maxime et notre discussion, Maxime et son aveu de ne pas vouloir continuer comme ça, de ne pas vouloir un quelconque engagement sans pourtant me voir disparaître de la circulation. J’ai eu du mal à encaisser, à digérer et encore aujourd’hui, je ne peux pas la croiser dans les couloirs sans avoir les tripes à l’envers et noués, avec cette sensation de manque imprévue dès lors que je me dis que non, sa peau brûlante ne sera plus contre la mienne. Je n’en suis pas amoureuse mais je ne vais pas me mentir en niant d’avoir des sentiments pour elle.

Je me concentre de nouveau sur Riley, sourire en coin.

- On est là, moi et ma clairvoyance on va t’aider à démêler tout ça.

Comme toi tu le fais lorsque j’ai l’impression de marcher dans l’ombre sans y voir très clair. J’ai toujours comparé Riley à un Phare, celui qui guide les bateaux perdus et cette comparaison est toujours d’actualité. Elle est MON phare à moi.
Nos doigts s’entremêlent et j’ai la ferme intention de ne pas la quitter d’une semelle jusqu’à demain matin.
Et j’admets ressentir une once de colère envers Vargas de me la mettre dans cet état, même si au fond ça ne me regarde pas…

- J’suis sure qu’il est déjà en train de cogner dans un truc pour évacuer et tu sais quoi ? J’ai bien envie de faire pareil. Ou de boire jusqu’à me prendre pour une mouette.
- Eh bien, c’est ce qu’on va faire ma chère amie.

J’ai un large sourire sur les lèvres et je ne décroche pas mes yeux des siens.

- Je n’aurai peut-être pas les bons mots concernant votre dispute mais une chose est sûre, rien ne se règlera ce soir, pas dans l’état où tu es. Et le mieux pour y voir clair, c’est déjà de lâcher prise. Et quoi de mieux qu’une soirée entre copine pour ça ? Une soirée entre copine ET une tequila.

C’est pas dans l’état dans laquelle elle se trouve qu’elle pourra se sentir suffisamment sereine pour se recentrer et réussir à obtenir ses réponses à ses nombreuses questions.
Ma main toujours dans la sienne, je poursuis.

- Je pense qu’il doit être dans le même état que toi et je ne sais pas pourquoi il s’est fichu en tête cette histoire avec Derek, mais ça lui passera. Peut-être pas ce soir, ni demain, mais ça lui passera. Le temps qu’il comprenne que ce n’est qu’un idiot trop impulsif.

Et ça, j’pense que nous sommes tous d’accord sur la question !

- Mais en attendant, on va manger du chocolat, boire de l’alcool et mieux encore… bitcher à mort sur toute la clique des « D » de cette école. Au choix : Delphine, Daya et Daniela. Le pouvoir des trois connasses.

J’éclate de rire face à ma référence sur les sœurs Halliwel, une vieille série qu’il m’arrivait de regarder avec Adam l’été. L’histoire de trois sœurs sorcières qui s’allient pour vaincre des démons… choses assez marrantes quand nous sommes nous même doté de pouvoir magique.
Avec du recul, j’ai appris à moins me prendre la tête et c’est une chose que j’essaie de communiquer à Riley même si j’ai conscience que ce soir, il lui faudra du temps pour digérer la pilule. Je lui accorde un sourire encourageant avant de la prendre dans mes bras et de m’allonger à côté d’elle. C’est l’instant câlin boulette-bisounours, parce que ça n’fait jamais de mal un peu de tendresse, surtout après une grosse dispute comme la leur.

- Allez t’en fais pas, d’accord ? Peut-être qu’avec un peu de recul vous réussirez à en parler à tête reposer. Mais pour l’instant, pense un peu à toi pour décompresser. Au pire, Maxime lui collera une correction à la Jefferson pour lui remettre les neurones en place.

Evoquer Maxime me colle une boule dans la gorge mais je gère. Comme toujours, je gère. Ca me passera, il faut juste que je réussisse à me défaire de tout ça.
Une de mes mains papouilles les cheveux de Riley, de manière un peu distraite et surtout apaisante pour lui offrir au moins un instant de repos.

- Et arrête de réfléchir si fort, tu vas te faire une entorse du cerveau.

Toujours sur le même ton de la plaisanterie, sans pour autant forcer et exagérer les choses. Je suis là pour elle, elle le sait qu’elle peut compter sur moi. Pour quoi que ce soit, même le pire des actes.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Mar 15 Mar 2016 - 21:31

« Eh bien, c’est ce qu’on va faire ma chère amie. »

Taper dans un truc ?! Vas-y, viens, on va démolir un mur !

« Je n’aurai peut-être pas les bons mots concernant votre dispute mais une chose est sûre, rien ne se règlera ce soir, pas dans l’état où tu es. Et le mieux pour y voir clair, c’est déjà de lâcher prise. Et quoi de mieux qu’une soirée entre copine pour ça ? Une soirée entre copine ET une tequila. »
« Owiiiii ! »


Non je ne hurle pas comme une hystérique, j’exprime simplement ma joie avec une voie aigue tout en tapant des mains, et alors ? Bonjour, je change d’humeur comme de chemise. NE ME PARLEZ PAS DE CHEMISE ! Surtout pas si elle est noire … Hum hum … J’avais pas promis que je la brulerais un jour … ? Peut-être que c’est le moment idéal …

« T’façon j’crois que j’ai pas envie d’en parler ni de ressasser. Comme tu dis, rien ne se règlera ce soir ! »
« Je pense qu’il doit être dans le même état que toi et je ne sais pas pourquoi il s’est fichu en tête cette histoire avec Derek, mais ça lui passera. Peut-être pas ce soir, ni demain, mais ça lui passera. Le temps qu’il comprenne que ce n’est qu’un idiot trop impulsif. »
« J’ai rien fait pour lui laisser penser le contraire, à part ce soir j’veux dire, alors je pense qu’on a des torts tous les deux dans cette histoire mais peu importe. »


Je n’ai jamais prétendue qu’il était le seul fautif, loin de là, d’autant moins en assumant que j’ai pété les plombs avant lui mais … C’est un sujet qu’on aurait dû aborder calmement peut-être, j’en sais trop rien. Qu’est ce qui aurait pu nous amener à parler de Derek à vrai dire ? Lui, éventuellement, parce qu’apparemment c’est quelque chose qu’il ruminait. Ou alors moi parce que son départ m’affectait un peu, et avant ça son éloignement. Encore une fois, on est deux responsables dans notre bordel même si je crois que ça n'était pas vraiment calculé, en réalité.

« Mais en attendant, on va manger du chocolat, boire de l’alcool et mieux encore… bitcher à mort sur toute la clique des « D » de cette école. Au choix : Delphine, Daya et Daniela. Le pouvoir des trois connasses. »
« Woooooooohoooo. Le pouvoir des deux vaincra ! Un K et un R valent mieux que trois D. 3D. C’est nase. Elles sont nases, elles servent à rien ces grognasses. La 3D ça file mal au crâne. »


Et puis je m'en fous de ces nanas, je sais pertinemment que je n'ai rien à leur envier, pas plus que Kezabel d'ailleurs. A nous deux on les écrase, qu'elles soient les pompoms girls de l'école si ça les chante, nous on est les Boulettes et ça elles ne peuvent pas test ! Nous deux c'est un ouragan dans leur jolis petits minois sans intérêts. Un complexe de supériorité vous dites ? Non, simplement une façon comme une autre de se remonter le moral. Et puis qu'est ce que j'y peux si c'est la vérité de toute façon ?

« Allez t’en fais pas, d’accord ? Peut-être qu’avec un peu de recul vous réussirez à en parler à tête reposer. Mais pour l’instant, pense un peu à toi pour décompresser. Au pire, Maxime lui collera une correction à la Jefferson pour lui remettre les neurones en place. »
« Je sais pas si je lui en veux à ce point-là … »


C'est une blague, on se détend. D'autant plus qu'en l'état, je ne suis pas certaine qu'il soit la cible de Maxime si vous voyez ce que je veux dire … Déconnez pas, elle dort dans le même dortoir que moi ! Elle pourrait très bien m'étouffer dans mon sommeil parce que j'ai fait du mal à son meilleur ami ! Tu ne vas pas faire ça, hein Maxime ? On est potes toi et moi depuis que tu m'as assommé, ça nous a soudé, tout ça ! Et puis moi je ne t'en veux pas d'avoir brisé le cœur de ma meilleure amie ! Enfin presque pas, disons que je rationalise et que je fais confiance à Kezabel sur ce qu'elle ressent. Elle, elle ne t'en veut pas, elle est « simplement » triste et toi … T'y es pour rien, c'est juste comme ça.

« Et arrête de réfléchir si fort, tu vas te faire une entorse du cerveau. »

Hein ? Ah, oui, pardon.

« Ouais, t’as raison. On est jeune, merde ! On aura tout le temps de réfléchir quand on sera vieux. Tu sais où trouver de la Tequila ? »

Parce que moi pas, à l'heure actuelle. Faut pas croire mais ce château n'est pas non plus un distributeur automatique de boisson et parfois il y a de la pénurie, d'autant plus qu'on n'est pas tellement censé pouvoir avoir accès à ce genre de truc … dans une école ! Ce qui me semble assez logique en soi même si je suis la première à ne pas respecter ça. L'alcool ne se fabrique pas par magie, ou disons que c'est assez rare d'y parvenir et le résultat est un peu douteux la plus part du temps alors la meilleure solution c'est soit de s'abstenir, soit de chercher jusqu'à trouver. Et croyez-moi ou pas mais ce petit visage angélique qui se tient face à moi le sait, lui ! Kezabel n'est pas un ange, enfin si, aussi, mais quand on la connait bien laissez-moi vous dire qu'elle se rapproche tout autant du petit diable. C'est aussi pour ça que je l'aime, à la folie même.

« Des Teq Paaaaaaaf !!! Nous faut du citron et du sel aussi ! Viens, on va en chercher dans les Cuisines. Azy je m’en fous, j’sors en pyjama. »

Trois secondes plus tard je suis debout, après avoir envoyé voler les rideaux. Je fais trois pas … puis me ravise.

« Ben … J’vais peut-être mettre un pantalon quand même, ça serait con de choper un rhume. »

J'enfile donc un bon gros pantalon bien moelleux bien chaud, mon gilet en alpaga, capuche sur la tête, prête à affronter le blizzard !

« Patio ? »

Cet endroit c'est un peu devenu notre quartier général, on y passe énormément de temps. Ensemble, séparément, avec d'autres personnes, peu importe, c'est un endroit qu'on affectionne énormément toutes les deux et c'est donc là bas qu'on se rend après avoir fait une opération commando dans les Cuisines seulement quand j'ouvre la porte, surprise ! Je viens de faire une Jackson ! William, pas June. Traduction, je viens de tomber sur un couple entrain de jouer au scrabble ...

« Oops, pardon ! »

… donc je referme la porte aussitôt en pouffant de rire comme une gogolle … Que je suis. Souvent femme varie il paraît, et bien oui, je change d'humeur comme de chaussettes. D'ailleurs parlant de vêtements … J'attrape la main de Kezabel, rouvre la porte et lâche un magnifique :

« Va mettre une culotte ! »

Avant de m'enfuir en courant, trainant ma meilleure amie derrière moi. On court, je pourrais faire ça pendant des heures, sans destination particulière, jusqu'à ce qu'une illumination me fasse piler. Elle me rentre dedans, je n'ai pas prévenu que je m'arrêtais, mais partie dans ma lancée je fais à peine attention à vrai dire.

« Mais attends … Madame la Préfète ! T’as le mot de passe de la Salle de Bain !! »

Pourquoi j'y ai pas pensé avant ?

« Oh aller, steuplait, on pourra se baigner et tout !!! Steuplait, steuplait, steuplait !!! J'dirai rien à personne, promis ! Croix d'bois, croix d'fer ! Si j'mens j'vais en Enfer ! On fait un serment inviolable s'tu veux ! »

Ça, Riley Sarah Jenkins, c'est une très très mauvaise idée, t'en a conscience ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2164
Date d'inscription : 27/05/2013
Crédits : Carter
Double Compte : Dimitri & Charleen & Mateo & William & James & Leiv



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2099-viens-decouvrir-les-printemps-
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Sam 19 Mar 2016 - 22:14

— Ouais, t’as raison. On est jeune, merde ! On aura tout le temps de réfléchir quand on sera vieux. Tu sais où trouver de la Tequila ? 
— Bien sûr que je sais en trouver... Je te rappelle que tu parles à une préfète... très amie avec une préfète en chef.

Aucun commentaire sur le fait qu'en cette seconde, je donne clairement le mauvais exemple. Que si Mlle Stoneheaven et Mr Cartwright savaient et voyaient ça, ils seraient probablement déçus de mon comportement. Je ne saurais pas vous expliquer pourquoi ça me fout plus la pression venant de la première plutôt que du deuxième...
Mais l'heure est « grave », j'ai pour mission d'aider Riley à relativiser tout ça, à penser à autre chose et à faire le point sur tout ce qu'il se trame sous son crâne. Qu'elle amie je serais de ne pas aller jusqu'au bout de mes mots et de ma mission ? Mauvaise. Très mauvaise.
Nous sommes jeunes, nous vivons dans une ambiance sous pression, sous tension... Lâcher prise de temps en temps ne peut pas faire de mal à ce que nous sommes.
Même un jeudi soir.

— Des Teq Paaaaaaaf !!! Nous faut du citron et du sel aussi ! Viens, on va en chercher dans les Cuisines. Azy je m’en fous, j’sors en pyjama.
— Alors bouge ton boule, on va en profiter que tout le monde soit au repas pour aller choper tout ça !

Elle est debout, moi aussi, mais un détail me saute particulièrement aux yeux...

— Euh, boulette ?
— Ben … J’vais peut-être mettre un pantalon quand même, ça serait con de choper un rhume. 

Ouais, c'est mieux que d'y aller en boxer de pyjama quand bien même tu es incroyablement canon et que tu les ferais tous tombé comme des mouches. Ca vaut pas la peine de choper un rhume pour tout ça !
Je la laisse enfiler ses affaires pour affronter le dur combat qui nous attends – c'est à dire, probablement une cuite mémorable mais peu importe – et m'apprête à lui proposer le Patio comme QG..

— Patio ?
— J'allais te le proposer.

Large sourire.
Le patio des 4 saisons est devenus mon lieu favoris entre tous et c'est là bas que je passe le plus clair de mon temps pour aller dessiner ou tout simplement me détendre avec Riley. Il nous arrive parfois d'y aller séparément ou avec une autre personne mais les 80% du temps là bas sont passés avec elle. C'est notre refuge, une sorte de repère, un cocon où nous racontons autant de connerie que de confidences.
BREF ! Mission débutée, et il nous faut adresse et agilité pour ça. D'abord les cuisines pour le citron et le sel, on en remplit un petit sac prit dans la chambre de Riley, sans oublier de quoi manger pour éviter le coma éthylique. Ca serait dommage.
Deuxième partie : Cachette surprise des préfèts. Si Elias me voyait faire, il me tuerai, me sermonnerait ou même serait probablement déçu mais je n'y pense pas. Ce n'est pas un crime de se servir dans les objets confisqués aux autres élèves... C'est un très mauvais exemple, mais pas un crime.

Troisième partie : Le patio.
Je laisse Riley ouvrir la porte et nous avons déjà un sourire jusqu'aux oreilles, sachant pertinemment que cette soirée va ressembler à un grand n'importe quoi...

— Oops, pardon !
— Sortez couvert !

Elle claque la porte, j'éclate de rire.
Oui, nous venons d'avoir le droit à un petit cours d'éducation sexuelle de trois seconde et demi. J'ai même pas eu le temps de voir qui c'est et en réalité, j'ai pas tellement envie de le savoir.
Portée par mon ânerie, Riley réouvre la porte...

— Va mettre une culotte ! 

Et la course débute alors que je lâche un léger cri de surprise. Riley me traine derrière elle pendant un petit temps jusqu'à ce que je me détache de sa main et cours avec elle dans les couloirs comme deux gamines de 6 ans. C'est ce que je suis en cette seconde. Une gamine sans problème, sans soucis. Sans mort sur les épaules, sans émotions néfastes ou négatives, quels qu'elles soient. Je suis juste légère, le rire aux lèvres, à oublier qu'un gardien pourrait tomber sur les deux dératés que nous sommes et ce, à tout moment.

— EH !

Je me cogne brutalement contre elle alors qu'elle arrête violemment sa course.

— La vache, t'aurai pu prévenir.

Je me frotte le front en grimaçant légèrement de douleur, sourire aux lèvres. J'ai toujours ce fou rire tremblotant au creux de la poitrine et me demande ce qui lui donne cet air ahuri, pétillant, comme si elle venait d'avoir l'idée du siècle.

— Mais attends … Madame la Préfète ! T’as le mot de passe de la Salle de Bain !! 



— N'y pense même pas ! Non non non ! Pas la salle de bain.

Ca craint, j'ai carrément PAS le droit de faire ça. C'est un lieu intime qui n'est pas réservé qu'à moi et si quelqu'un me tombe sur le poil, je vais avoir de sérieux ennuis.
Bon ok, je ne joue pas ma vie non plus.

— Oh aller, steuplait, on pourra se baigner et tout !!! Steuplait, steuplait, steuplait !!! J'dirai rien à personne, promis ! Croix d'bois, croix d'fer ! Si j'mens j'vais en Enfer ! On fait un serment inviolable s'tu veux !

Regardez moi ces yeux brillants et suppliants, à croire qu'elle me demande la chose de sa vie.
… Et c'est quoi cette demande de serment inviolable ?!
Un large sourire s'affiche sur mes lèvres alors que je croise mes bras sous la poitrine, affichant un air résolu.

— Ok. On fait le serment inviolable. Mais ça veut dire que si tu parles à QUI QUE CE SOIT de cette salle de bain, tu meurs.

Normal. Tu meurs si tu balances, comme ça c'est réglé. Un claquement de doigts et pouf.
Je finis par éclater de rire, jamais je ferais une chose aussi inconsciente. Certes, nous pouvons revenir sur le serment si nous le voulons mais il suffit d'une gaffe pour que Riley claque pour une ânerie de jeunesse.
Surtout à cause d'une salle de bain.

— T'imagines ? Riley Sarah Jenkins, décédée à cause d'une salle de bain. Tu parles d'une mort classe toi...

J'éclate de rire, la taquinant ouvertement avant de reprendre mon sérieux malgré ce sourire en coin.

— Bon ok, on y va … Mais pas un mot. Même pas à Charleen ou … Ou a personne en fait !

J'étais prête à dire à Mateo mais j'ai pas osé vu les circonstances. Pas la peine de lui parler du mec qui lui fou le bourdon ce soir même si je suis certaine que ces deux là se feraient une sacrée joie d'aller jouer au scrabble là bas.. Eurk. Non hein, c'est moi qui prends mon bain derrière après.
J'attrape la main de Riley et l'entraine à ma suite en trottinant jusqu'au 5ème étage et me plante devant la porte de la salle de bain.
Je jette un coup d'oeil faussement méfiant vers ma meilleure amie avant de prononcer le mot de passe.
Un déclic se fait entendre et la porte s'entrouvre. Je la pousse et passe devant Riley avant de la laisser entrer à son tour et de fermer juste derrière nous. Elle n'a pas l'occasion de voir la salle de bain directement puisque nous sommes d'abord dans un couloir simple mais avec deux portes face à nous. Celle qui mène vers la salle pour les filles, l'autre pour les mecs. Je prononce de nouveau le mot de passe pour les filles.

— Après vous ma chère amie.

Riley pénètre dans la salle la première et elle a toute l'occasion d'y admirer ce qui m'avait tant bluffé la dernière fois. L'espace est immense, bien plus que nous pourrions l'imaginer et surtout, tout est fait en marbre. Nous pourrions facilement nous croire dans une salle de bain d'un grand Comte ou de je ne sais quelle autre personne de grande famille, riche et vivant sans le moindre problème. Je me dis que finalement, nous ne pouvions pas rêver meilleur endroit pour se faire une soirée comme celle-ci...Autant dire que l'on va se prendre pour de vraies Diva. J'en oublie tout ce qui pouvait nous mettre le cafard un peu plus tôt et espère rendre Riley plus légère que tout à l'heure.
Le bassin peut loger au moins quinze personnes si ça n'est pas un peu plus et surtout...

— Tous les robinets que tu vois sont des parfums. Par exemple si tu veux que l'eau sorte avec une odeur de framboise c'est celui-ci ! Tu as les annotations de graver juste sur le bord.


I love you all the time
I'm fueled up and high, I'm out with the guys
A smile on my face, no reason to cry

©Florence and the Machine (Reprise de The Eagles of Death Metal) — I love you all the time
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Lun 21 Mar 2016 - 12:43

L'Art de la manipulation s'apprend t-il ou bien est-ce quelque chose d'inné ? Je n'en sais rien, je pense néanmoins avoir toujours usé de certaines techniques pour obtenir ce que je voulais, depuis toute petite – fille unique, fille à son Papa oblige – et je me dis que, peut-être, c'est également quelque chose qui pourra me servir à l'avenir, dans mon futur milieu professionnel … Ça ne sonne pas très sain dit comme ça, et ça fait de moi une sacré teigne, une saloperie même, mais je crois qu'effectivement ce sont des traits de caractères que je possède. A un degré acceptable néanmoins, je pense, hum ? De toute façon ça n'est pas la question, même si je suis entrain d'abuser de ma meilleure amie pour obtenir ce que je veux … Vilaine Riley ! Je crois que j’ai une forte propension à devenir … un requin … et ça ne m’emballe pas spécialement mais passons. Je suis aussi une gentille fille, non ? Si. Ça m’arrive.

« Ok. On fait le serment inviolable. Mais ça veut dire que si tu parles à QUI QUE CE SOIT de cette salle de bain, tu meurs. »

Si tel est mon destin … Ma main droite se pose sur mon cœur et je relève le menton dans un geste solennel : J'accepte mon sort.  Alea Jacta Est ! Elle éclate de rire, j'en fais autant, tout en imaginant une situation où ça se produirait réellement … Le truc complètement idiot par excellence, où une inattention complètement insignifiante te coûte la vie simplement parce que tu as pris une décision un peu excessive un soir de Printemps … Oui, je me sens l'âme d'une poétesse ce soir visiblement.

« T'imagines ? Riley Sarah Jenkins, décédée à cause d'une salle de bain. Tu parles d'une mort classe toi... »
« Ça restera gravé dans les annales ça. »
« Bon ok, on y va … Mais pas un mot. Même pas à Charleen ou … Ou a personne en fait ! »
« Promis ! »


Dit-elle en sautillant sur elle-même comme un cabri. Est-ce que j’ai complètement oublié ce qu’il s’est passé tout à l’heure ? Non, évidemment que non, mais je suis avec ma Boulette et il n’y a que ça qui compte, il n’y a qu’elle qui compte. Il n’y a que nous.
Direction donc le cinquième étage, petit détour par la cuisine avant, je la suis en trottinant, parfois on se tient la main en sautillant comme deux gamines et je me surprends à penser que des nœuds dans nos cheveux puis surtout des couettes ça ne jurerait pas dans le paysage … On arrive donc à destination, je me rapproche de Boulette jusqu’à la coller, avec un grand sourire, en réponse elle me jette un regard méfiant et mon sourire s’élargit. J’ai entenduuuuuu le mot d’passssssse ! On entre, je la suis tranquillement même si j’ai des fourmis dans les jambes et une envie de sautiller encore et encore, excitée comme une puce. Si on se fait choper ici toutes les deux avec en prime une bouteille de Tequila et tout ce qui faut pour se faire des Teq Paf … ça va ronfler. Maman va râler … Encore …

« Après vous ma chère amie. »
« Merci ma chère amie. »


J’entre donc et là je me rends compte d’un truc …

« Tous les robinets que tu vois sont des parfums. Par exemple si tu veux que l'eau sorte avec une odeur de framboise c'est celui-ci ! Tu as les annotations de graver juste sur le bord. »

Je crois qu’elle croit que c’est la première fois que je viens ici … Du coup …

« Keza ... »

Grand sourire mi-crispé, mi-innocent.

« C'est ici que j'ai joué au scrabble avec Matthew ... »

Tadaaaaaaaaaaam ! Comment j’ai pu oublier de lui dire un truc pareil ? Ben on se dit tout là, ce genre de secret ça ne passe pas à la trappe. Ou elle a peut-être oublié, ce qui ne serait pas bien grave parce que je ne me souviens pas forcément non plus de tous les endroits où elle a joué au scrabble elle aussi. Je crois qu’on ne se connaissait pas à l’époque où ça s’est produit mais … J’ai un peu de mal à me souvenir du timing à vrai dire. Et ça me fait un peu bizarre de repenser à ça. Je ne regrette pas, pas une seconde, c’était un bon moment mais quand je vois à quel point ça a ruiné notre amitié, avec Matthew, ou en tout cas y a participé … ça me rend un peu triste. Sauf que ça n’est pas le moment d’être triste.

« T’inquiète on n’a pas fait ça dans l’eau. »

Riley ! Les détails, merde ! On s’en passera. Oh ça va, ça n’a rien d’un détail, enfin c’est pas un détail qui fait grimacer.

« Et j'ai accessoirement mon ex qui est Préfet et m'a quelques fois filé le mot de passe grâce à ce regard innocent. »

Désolée de te balancer Raf ... Là je penche la tête sur le côté et lui offre mon regard le plus mignon et larmoyant possible … Avant d’éclater de rire. Non, on n’a rien fait ici avec Rafael quand on était ensemble, il était pas Préfet à l’époque et on était un peu jeunes pour avoir ce genre d’idées … Quoi que … J’en connais qui ne s’arrêtent pas à ça … Constat : Tout ça se rapporte un peu trop aux mecs … Bref !

« Du coup ben, j'connais déjà relativement bien. »

Haussement d’épaules, sourire vague en regardant la pièce. Maintenant on passe aux choses sérieuses. Citron, sel, verre à shooter, Tequila. On a tout ce qui nous faut et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire le premier verre est déjà près alors qu’on est assises par terre, toutes les deux en tailleurs, l’une en face de l’autre. Je lève mon shooter d’une main, maintient l’autre en équilibre devant moi pour ne pas faire tomber le sel qui y est posé.

« A ma future mort à cause de cette Salle de Bain ! Et ton renvoi du poste de Préfet ! »

On éclate de rire, on trinque, on boit … et on grimace avant de gober le sel et de mordre dans un quart de citron chacune.

« Who run the world ?! C’est les Boulettes qui run the world, tu peux pas test. »

Ça fait du bien. Bordel ça fait du bien. On passe énormément de temps ensemble toutes les deux sans pour autant être collée comme des siamoises et chaque moment compte, mais les instants comme celui-là valent de l’or … et sans doute une bonne migraine demain matin. Et puis je sais pas, ça me prend comme ça, au bout d’un moment j’attrape sa main et la regarde avec un sourire tendre. J’ai pas envie de la mettre mal, mais l’envie de savoir comment elle va réellement est plus importante. Je sais qu’elle traverse quelque chose de pas facile, après s’être à peine remise de plusieurs choses, et même si elle sourit, même si elle rit, continue de vivre …

« Comment tu vas Kezabel Hasting ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2164
Date d'inscription : 27/05/2013
Crédits : Carter
Double Compte : Dimitri & Charleen & Mateo & William & James & Leiv



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2099-viens-decouvrir-les-printemps-
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Jeu 24 Mar 2016 - 10:24

— Keza ...

J’étais concentrée sur mes explications, trop fière de moi d’avoir quelque à lui faire découvrir. Je glisse mon regard vers ma meilleure amie qui sourit à moitié.

— C'est ici que j'ai joué au scrabble avec Matthew ...

Je bug complètement devant elle alors que l’information me parvient jusqu’au cerveau… pour ensuite m’envoyer une flopée d’image que je n’ai pas forcément envie d’imaginer.
Mon dieu.

— Oh non… Pourquoi tu me l’as rappelé.

Oui j’ai complètement oubliée cette escapade qu’elle m’avait racontée, puisque nous nous disons tout. Comment est-ce que j’ai pu zapper un détail aussi gros ? Oui parce que la salle de bains des préfets n’est pas le lieu le plus accessible donc ça restait quand même un lieu hyper cool et envié…
J’ai pas envie d’imaginer ma meilleure amie entrain de…
NONONONONON.

— T’inquiète on n’a pas fait ça dans l’eau.

Je me redresse, les mains sur les oreilles.

— Lalalala, j’veux pas savoir où t’as fait ça par merlin !

Je sautille d’un pieds sur l’autre avant d’éclater de rire. Je ne suis absolument pas prude sur le sujet, encore moins avec Riley et j’admets que parfois, il nous arrive de se confier des choses plus intimes. Du genre des questions, « est-ce que ça t’es déjà arrivé de… » etc… Après, nous ne sommes pas non plus entrain de détailler nos ébats aux gestes près pour remasteriser le Kamastrua !

— Et j'ai accessoirement mon ex qui est Préfet et m'a quelques fois filé le mot de passe grâce à ce regard innocent.

Je tique et affiche une moue presque déçue. Moi qui étais surexcité à l’idée de pouvoir lui faire accéder à un lieu cool et qu’elle n’avait pas encore vu, c’est raté ! j’ai pas le temps de me fixer sur ça qu’elle m’affiche la même moue qu’elle a dû servir à Raphael – j’ai tellement du mal à croire qu’ils aient pu sortir ensemble ces deux là – et j’éclate de rire avec elle. Pas étonnant qu’il le lui a cédé… j’ai rarement pu lui parler mais je me souviens de cette réunion que nous avons tous eu dans le cadre de la sécurité du château, chose dont je ne peux pas parler avec Riley. J’ai un engagement, une sorte de devoir finalement et c’est pour la sécurité de ma meilleure amie que je ne peux rien lui dire. Bref, Raphael m’est apparu comme quelqu’un de très doux, attentif et surtout, très ouvert. Un véritable amour.

—  Du coup ben, j'connais déjà relativement bien.
— Rah j’suis déçue ! Moi qui pensais te faire découvrir quelque chose de cool que tu n’avais jamais vu ici.

Sachant que nous sommes ici depuis nos 11 ans, il est rare de ne pas connaitre une pièce de ce château…
Je viens auprès de Riley pour m’installer face à elle, large sourire sur les lèvres tout en me frottant les mains. Nous passons aux choses sérieuses et pendant qu’elle s’occupe du citron et du sel, je me charge de remplir les deux petits shoots que nous avons. Cette soirée va partir dans un grand n’importe quoi mais à l’heure actuelle, ni elle ni moi, ne nous en soucions.
Nous ne vivons qu’une fois, autant en profiter.

Elle lève son shooter, j’en fais de même, tenant dans l’autre main mon quartier de citron et le sel posé en équilibre dans le creux de mon pouce et mon index.

— A ma future mort à cause de cette Salle de Bain ! Et ton renvoi du poste de Préfet !

J’éclate de rire avec elle, même si l’idée d’être renvoyer de mon poste me file un coup de stress qui ne dure qu’une fraction de seconde.
Vivre et respirer. C’est ce que nous nous contenterons de faire ce soir. Nous avons besoin de relâcher la pression de temps en temps, même si ça ne dure qu’une heure. Nous en avons déjà trop prit dans les yeux pour ne pas respirer cinq minutes, pour ne pas avoir envie de profiter d’être en vie. Et puis merde, nous sommes jeunes !

C’est sur cette pensée que j’ingurgite cul sec la téquila, puis le sel et le citron.
Est-ce que je suis assise sur un endroit clé de leur partie de scrabble?

— Youuuh ! Je grimace et réprime un frisson alors que je ricane. La vache, j’ai perdu l’habitude !
— Who run the world ?! C’est les Boulettes qui run the world, tu peux pas test.
— Les Boulettes Présidentes !

Nouvel éclat de rire alors que je lève mon shooter vide et que je le claque au sol avant de taper dans mes mains. Ça fait un bien fou de sentir la chaleur de l’alcool descendre et envahissant lentement ma gorge puis le reste du corps. Même si Riley et moi sommes ensemble une grosse partie du temps, ça n’empêche pas que je chérie particulièrement ce genre de moment où nous décrochons complètement de la réalité.
Je sais pas si j’aurai réussi à tenir psychologiquement sans elle et je crois qu’elle est l’un de mes principaux attaches à ce château pour réussir à continuer mes études.

Je ne la vois pas venir lorsqu’elle me prend la main avec une tendresse qui m’octroie une once de chaleur agréable. Je lève un regard surprit vers elle, mon sourire se fige.

— Comment tu vas Kezabel Hasting ?

J’arque les sourcils, surprise par sa question. Riley ne me la pose jamais de manière aussi sérieuse sans raison et je ne suis pas dupe quant à la profondeur de sa demande – non pas de mariage - .
En trois mois, il s’est passé pour moi énormément de choses en termes d’émotion. Bien trop pour que je réussisse à tout gérer toute seule sans péter les plombs.
L’attaque de Noël, celle de Salem, ce désir flamboyant de vengeance, l’arrivée de Shannon, la récidive de Marcus, sa prise en chasse, la peur, la colère, le dégoût et surtout le deuil que je n’avais en réalité jamais fait en quatre ans, trop focalisé sur l’état de mon père et de mon frère. Puis maintenant, cette histoire avec Maxime. J’admets que ça n’est pas arrivée au bon moment mais c’est comme ça, au moins je suis fixée.
J’ai craqué, littéralement, au point d’hésiter à aller voir Monsieur Kinglsey même si cette option n’est toujours pas ignorée. Peut-être que je réussirais à être plus au clair sur pas mal de chose si j’y fais un tour ou deux…
Mon sourire s’élargit, sincère.

— Ca va beaucoup mieux. Je me gratte machinalement le front avant de laisser tomber ma main sur ma cuisse, de l’autre tenant toujours celle de Riley au creux de ma paume. Ça me prend du temps pour me reconstruire mais j’y arrive en douceur. Je crois qu’il reste certaines choses sur laquelle je dois me mettre au clair, comme l’histoire de Marcus ou de ma mère mais j’y arrive doucement.

Et c’est la vérité, je ne lui mens pas. Je ne veux plus jouer ce masque devant Riley, celui que j’ai affiché durant des semaines pour ne pas l’inquiéter. Ça n’était pas une volonté de vouloir lui cacher quoi que ce soit ou même parce que je ne lui faisais pas confiance mais simplement parce que cette façon de faire a été la mienne durant quatre ans. Une sale habitude qui me reste encore mais j’essaie au moins de faire des efforts avec ma meilleure amie. Elle est plus que ça, pourquoi je lui cacherais quoi que ce soit ?

— Les cours particuliers avec Cameron vont m’aider, je le sens. Ça me fait du bien, ça me change les idées et ça m’aident à prendre doucement confiance. Je vais devenir un véritable ninja !

Je mime une prise avec mes bras en éclatant de rire. Ça va bientôt faire un mois que je suis ses cours et honnêtement, les résultats se montrent doucement. Cameron est vraiment un garçon patient, qui sait terriblement bien expliquer les choses. A aucun moment je ne me suis sentie gênée face à lui, ni lorsque nous nous « battions » ni lorsqu’il m’apportait une critique sur ma manière de faire, de me tenir. Il a cette façon d’instruire très pédagogique et qui vous mets en confiance rapidement. S’ajoute à ça que cette correspondance avec Shannon a l’air de le contenter.
Un service pour un autre, c’est ce que nous nous étions dit.

— J’ai encore la trouille quand je me balade dans les couloirs toute seule mais j’ai bon espoir que ça disparaisse.

Je hausse les épaules, pas plus affolée que ça. Je m’accorde du temps, chose que je ne faisais pas avant, essayant de prendre sur moi, de me rassurer, de penser à tout ce que Cameron m’enseigne car même si Marcus n’est plus entre ces murs, j’ai toujours cette petite angoisse qui flotte parfois autour de moi.
Un sourire flotte sur mes lèvres, repensant soudainement à Maxime. C’est elle qui est intervenue pour briser le carnage qui menaçait de se produire, je pense qu’elle ne sait pas à quel point je lui dois beaucoup.
De Maxime je passe à ce qu’il s’est passé entre nous, à cette discussion que nous avons eu et que je commence doucement à digérer même si, lorsque je la croise dans les couloirs, j’ai le cœur qui se serre un peu parfois.

Je glisse mon regard vers Riley, plissant un œil, affichant une légère grimace.
Est-ce qu’elle aussi se rend compte que si elle n’avait pas été là, les choses auraient pu réellement mal tourner pour moi ? Sans Riley, je ne pense pas qu’aujourd’hui avec ces sourires accrochés au visage.

— Je crois que Maxime me manque parfois.

Ça n’est pas un drame, je relativise la chose mais c’est un fait. Certains soirs me donnent l’envie de la retrouver jusqu’à ce que je me rappelle que non, les choses ont été mises au clair. Elle m’offrait une sécurité qui me faisait du bien mais aussi un regard qui me faisait sentir parfois un peu spéciale.
Les choses se tassent avec le temps et Maxime respecte mon désir formuler : Prendre du temps pour digérer tout ça. Riley m’y aide avec brio par sa simple présence et m’aide aussi à relativiser tout ça.
Comme j’essaie de faire avec elle ce soir même si je suis consciente que les sujets abordés ne sont pas les plus folichons…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Ven 25 Mar 2016 - 18:56

Tout ça me parait tellement loin … Ce qu’il s’est passé avec Matthew … ça me fait un peu bizarre d’y repenser en réalité. On ne se connaissait pas beaucoup à l’époque, Cameron nous avait présentés quelques temps avant et entre nous s’était instauré une sorte de jeu, clairement de séduction. Il s’est passé ce qu’il s’est passé et je ne regrette absolument rien de cet instant partagé. Ce que je regrette en revanche, comme je le disais, c’est la trajectoire qu’a pris notre relation suite à ça, malheureusement, parce que nous n’étions pas sur la même longueur d’onde sur certaines choses. C’est comme ça, la faute à personne, ce sont des choses qui arrivent même si son amitié me manque, et lui aussi par extension. Sans parler de ce qu’il s’est passé ici on a partagé pleins de bons moments, d’incroyables fou rire, il y avait une réelle complicité entre nous mais quand ça devient compliqué comme ça, c’est difficile de retrouver ce qu’on a eu. Et je ne ferais aucun commentaire sur sa charmante sœur qui se prendra une Tornade dans la face la prochaine fois qu’elle m’agresse comme elle l’a fait la dernière fois. En espérant qu’il n’y ait pas de prochaine fois.
Je ne peux pas le nier, repenser à ça m’amène à penser à Mateo mais je le chasse de ma tête, bien décidée, déterminée, à garder toute mon attention focalisée sur ma meilleure amie avec qui je partage ce moment. L’instant présent. Là, maintenant, tout de suite, avec elle et personne d’autre.

Ça passe par des éclats de rire, une première Teq Paf qui nous fait nous rendre compte qu’on commence à perdre l’habitude et ça ne va pas du tout ça ! Mais ça passe aussi par une demande un peu plus sérieuse, quitte à plomber un peu l’ambiance ça n’a pas d’importance. Ces derniers temps ont été particulièrement difficiles pour elle, sur tout un tas de plans, elle a malgré tout toujours été là pour moi, et je veux simplement m’assurer qu’elle va mieux, que le processus de guérison est enclenché, ce genre de choses. Kezabel n’est pas du genre à se plaindre, alors qu’elle aurait des tas de raisons de le faire, mais on apprend à lire entre les lignes au bout d’un moment, à respecter ses silences et … à oser prendre le taureau par les cornes de temps en temps.
Elle sourit, c’est plutôt bon signe. Ça n’est pas un sourire triste ni angoissé même s’il n’est pas totalement désinvolte et tant mieux, ça signifie qu’elle prend ma question au sérieux, chose qu’elle aurait pu ne pas faire si jamais le moment n’était pas le mieux choisi pour elle. J’aurai respecté ça, pour retenter le coup plus tard. Quand on aime les gens on ne prend pas le risque de les laisser s’engluer dans un truc qui peut leur faire beaucoup de mal, c’est ma vision des choses en tout cas. Je lui fais confiance, je sais qu’elle est forte – Par Merlin ça oui je le sais – mais pas indestructible pour autant. Je n’ai pas envie de refaire deux fois la même erreur, elle en a déjà trop souffert même si ça lui a sans doute permis d’évacuer certaines choses, en craquant comme elle l’a fait. Elle a pris l’habitude de gérer par elle-même, rien d’étonnant à ce que la soupape ait fini par exploser avec tout ce qu’elle a vécu.

« Ca va beaucoup mieux. »

Elle est sincère, je le sais, je le sens.
Je le vois.

« Ça me prend du temps pour me reconstruire mais j’y arrive en douceur. Je crois qu’il reste certaines choses sur laquelle je dois me mettre au clair, comme l’histoire de Marcus ou de ma mère mais j’y arrive doucement. »

Marcus. La simple évocation de cette ordure me fait serrer le poing mais quand elle évoque sa mère je me radoucis automatiquement. Cette pourriture lui a fait énormément de mal, il a réussi à faire voler en éclat sa confiance en elle, et même si comme elle le dit, elle se reconstruit, ça n’effacera jamais ce qu’il a fait. Seulement il est loin, dehors, elle ne risque plus de le croiser, pas ici en tout cas. Je préfère nettement me concentrer sur sa Maman, même si c’est triste et que je n’imagine même pas une seconde ce qu’elle peut réellement ressentir. Je n’ai pas de mots pour l’aider, je peux juste être là, l’écouter, et c’est ce que je fais, en espérant que ça la soulage un tant soit peu. Le temps fera le reste, je crois qu’elle commence seulement son deuil maintenant parce que jusqu’ici elle ne s’est pas occupée de ses propres ressentis, se concentrant sur ceux de son père et d’Adam, ce qui est tout à son honneur bien sûr. Et … oui, ça prendra surement un peu de temps mais le processus est enclenché.

« Les cours particuliers avec Cameron vont m’aider, je le sens. Ça me fait du bien, ça me change les idées et ça m’aident à prendre doucement confiance. Je vais devenir un véritable ninja ! »
« Fais-moi penser à plus jamais te surprendre. »


Tu parles, Charles. Hors de question, ça n’arrivera pas, j’aime trop la prendre par surprise et lui sauter dessus comme un boulet de canon. Elle le sait parfaitement, c’était juste pour réagir verbalement. Quoi qu’il en soit je suis vraiment heureuse pour elle, que ces séances avec Cameron lui fassent autant de bien. Elle a choisi la bonne personne pour ça, c’est une certitude. Un instant je m’échappe un peu dans mes propres pensées et me demande si je ne devrais pas essayer de trouver un ou une remplaçante pour Derek. Pas pour remplacer l’ami (?) mais pour les séances de DCFM. Mes résultats et ma pratique se sont améliorés, je n’ai pas tellement envie de perdre ce que j’ai acquis … On verra ça plus tard.

« J’ai encore la trouille quand je me balade dans les couloirs toute seule mais j’ai bon espoir que ça disparaisse. »

Elle hausse les épaules, l’air serein, je la comprends parfaitement. Je sais ce qu’elle a vécu, ressenti, pour l’avoir plus ou moins vécu aussi, plus ou moins, sans doute pas au même degré, et même si on ne vit pas tous les choses de la même manière … J’en suis passé par là alors je peux parfaitement comprendre. Et j’ai envie de lui dire qu’elle ne sera plus jamais toute seule mais je m’abstiens. Ça n’est pas une promesse que je peux lui faire, ça n’est pas quelque chose qu’elle souhaite non plus. Marcus ne l’empêchera pas de vivre, hors de question.

« Je crois que Maxime me manque parfois. »

Mon cœur de guimauve – si, ça lui arrive d’être en guimauve même si ça n’est pas flagrant – fond complètement alors que je penche la tête sur le côté et la regarde d’un air … désolé, je pense. L’emprise de ma main sur la sienne se renforce, sans pour autant lui faire mal, ça n’est pas le but.

« J’suis vraiment désolée ma Boulette. »

Je le suis, sincèrement, parce que je n’aime pas la voir toute tristoune comme ça même si je sais qu’elle s’en remettra. Peu importe ce qu’il s’est passé entre elles, je sais qu’elle s’est attachée à la grande brune et que les moments qu’elles passaient ensemble comptaient beaucoup pour elle. Elle en est arrivée à un point où elle a dû prendre une décision, prendre son courage à deux mains surtout et … ça n’a pas fonctionné. Ce sont des choses qui arrivent seulement après l’épisode Harry … j’ai pas envie qu’elle commence à se dire que c’est elle qui a un problème parce que bien sûr que non ça n’est pas le cas. Mauvais timing, peut-être, n’importe quoi d’autre, mais ça n’est certainement pas de son fait. Je ne connais pas bien Maxime mais on passe malgré nous énormément de temps ensemble parce qu’on est dans la même classe, dans le même dortoir, et accessoirement parce que l’un de ses amis les plus proches est … quelqu’un avec qui j’ai passé beaucoup de temps ces dernières semaines, ces derniers mois même. C’est suffisant pour envisager l’idée qu’elle semble avoir vécu beaucoup de choses et qu’elle n’a peut-être pas de place dans sa vie pour quelqu’un d’autre, tout simplement. Malgré ça je pense que Kezabel se contenterait d’une amitié avec elle, parce qu’elle l’apprécie réellement, alors en ça …

« J’espère que trouverez un moyen de … gérer ça sans qu’aucune d’entre vous deux n’en souffre. »

… tout le mal que je lui souhaite c’est qu’elles arrivent à trouver un terrain d’entente, en acceptant l’une et l’autre, sans avoir à couper les ponts si c’est ce qu’elles veulent chacune de leur côté. Elle en souffre déjà, quelque part je me dis que ça ne doit pas être une partie de plaisir pour Maxime non plus, ce que je veux dire c’est que j’espère que ça ira en s’arrangeant et pas l’inverse, qu’elles trouveront un moyen de s’accorder à nouveau même si c’est différent. J’en reviens à Matthew, je pense que c’est assez comparable d’un certain sens, et j’aurai réellement aimé qu’on soit capables de ça nous aussi. Un jour, peut-être ? J’ai retrouvé Cameron dernièrement, même si ça n’est peut-être pas tout à fait comme c’était avant. Tout n’est pas impossible. Tout n’est pas figé.

« Quitte à me prendre un nouveau cognard dans la tête s’il le faut. »

Aucun lien, fils unique. J’avais juste envie de balancer une connerie pour la faire sourire même si à la réflexion je risque plutôt d’en prendre une parce que je plaisante sur ce qui m’est arrivé et qui aurait pu très mal se finir.

« Tu sais, un jour, tout ça, ça ne sera plus qu’un paquet de souvenirs. Des bons, des moins bons, une partie de notre passé, des chapitres. »

Oui, je me sens philosophe apparemment …

« Toi tu seras Professeur ! Ou … infirmière ! Un métier dans lequel tu aideras les gens quoi qu’il arrive. Moi je serais un véritable requin du Barreau, comme ma mère, alors que j’ai passé toute mon adolescence à crier haut et fort que JAMAIS je ne serais comme elle. »

Franchement, il y a de quoi rire.

« Ton frère aura tout un harem. Ma sœur sera mariée avec Ethan et ils auront des bébés. Lukas sera devenu une Rock Star ! »

Je dois l’avouer au début je n’y croyais pas trop et bordel ce qu’il a pu me casser les oreilles avec sa foutue guitare ! Mais il s’améliore, il bosse dur pour ça, je suis vraiment fière de lui.

« J’sais qu’on sera heureuses, j’en suis convaincue. Et on sera ensemble, quoi qu’il arrive, toujours. »

Je la prends dans mes bras, un sourire tranquille sur le visage, et je la serre fort contre moi. Si je devais avoir une seule certitude sur tout ça, c’est bien la dernière. Plus qu’une certitude, c’est une évidence. On fera le tour du monde ! Et on se mettra en colloc ! Et encore un million de choses.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2164
Date d'inscription : 27/05/2013
Crédits : Carter
Double Compte : Dimitri & Charleen & Mateo & William & James & Leiv



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2099-viens-decouvrir-les-printemps-
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Lun 4 Avr 2016 - 10:44

— J’suis vraiment désolée ma Boulette.

Elle n’a pas à l’être, ce sont des choses courantes de la vie et je n’en suis certainement pas à ma première déception. J’admets que ce refus arrive au mauvais moment, l’épisode avec Harry m’ayant déjà fichu un sacré coup quand bien même ici la situation diffère.
Maxime me manque. Beaucoup de chose me manque avec elle en réalité, mais je m’accorde le temps de m’y faire, les choses s’étant déjà bien tassé depuis notre conversation. Nous ne nous sommes pas reparlé depuis, par ma simple volonté d’avoir besoin de temps pour digérer tout ça. Je n’ai pas envie de la voir disparaitre, je veux juste apprendre à composer sans cet aspect de sa présence.

J’esquisse un sourire tranquille, se voulant rassurant pour Riley tout en conservant sa main dans la mienne. Sa présence m'apaise et m'aide souvent à me recentrer.

— J’espère que trouverez un moyen de … gérer ça sans qu’aucune d’entre vous deux n’en souffre. Quitte à me prendre un nouveau cognard dans la tête s’il le faut.
— Ca arrivera. Je veux juste prendre le temps de digérer tout ça et j’y arrive beaucoup mieux que dans les débuts.

Ce n’est que pure vérité. Il faut parfois simplement réussir à dire « au revoir » à certains aspects de notre vie.

— Et non, t’évites pour le cognard ! J’ai déjà eu une assez grosse frayeur ce jour-là !

J’aurai aimé que l’on filme ma tête lorsque je suis arrivé à l’infirmerie et que j’ai vu cette énorme bosse sur son front. J’ai bien cru qu’elle n’en sortirait pas sans séquelle… Et je crois que j’ai rarement autant angoissé que ce jour-là.

— Tu sais, un jour, tout ça, ça ne sera plus qu’un paquet de souvenirs. Des bons, des moins bons, une partie de notre passé, des chapitres.. Toi tu seras Professeur ! Ou … infirmière ! Un métier dans lequel tu aideras les gens quoi qu’il arrive. Moi je serais un véritable requin du Barreau, comme ma mère, alors que j’ai passé toute mon adolescence à crier haut et fort que JAMAIS je ne serais comme elle.

J’éclate de rire en l’imaginant avec tellement d’aisance hurler ce genre de chose, comme une adolescente en pleine crise qu’elle a pu être. Par contre, lorsqu’elle évoque le fait d’être infirmière, ça me rappelle cette conversation que j’avais eu avec Katherine où j’ai évoqué mon désir de pouvoir soigner les autres ( et aussi de vouloir passer la nuit avec elle, mais bref, passons ! ). Je ne sais pas ce qu’il s’est passé depuis mais j’ai l’impression d’avoir perdu le fil en même temps que moi-même. Mais maintenant que Riley m’évoque de nouveau le sujet…

Et ma meilleure amie avocate, je plains sincèrement les opposants… OU PAS !

— Ton frère aura tout un harem. Ma sœur sera mariée avec Ethan et ils auront des bébés. Lukas sera devenu une Rock Star ! J’sais qu’on sera heureuses, j’en suis convaincue. Et on sera ensemble, quoi qu’il arrive, toujours.

Et plus elle m’évoque différents aspects, plus je me dis qu’elle a raison.
L’école est constamment en danger, une pression nous pèse sur les épaules, mais nous sommes toujours là, l’une en face de l’autre, en vie. Entière. Et je veux que ça continue, que l’on puisse refaire ce genre de soirée en « tête à tête » ou avec les autres, que l’on esquisse un morceau d’avenir ensemble.
Comment est-ce que nous avons pu passer dix ans de notre vie dans les mêmes couloirs sans se connaitre avant ? Comment est-ce que nous avons pu passer à côté de tout ça sans nous côtoyer un minimum.

Riley me serre contre elle et je m’y accroche avec tendresse, lâchant un soupire de bien être, d’apaisement. Je n’imagine pas un seul instant la perdre et ne plus la voir faire partie du décor de ma vie. Je sais que rien n’est acquis et que demain tout peut changer, j’en ai eu la preuve avec Tallulah où tout est partie en live sans que je ne m’en rende compte pour finir par ensuite exploser littéralement. J’espère ne jamais vivre ça avec Riley.

Je finis par m’écarter en douceur et lui dépose un bisou sur la joue, sourire aux lèvres.

— On va faire notre « petit » tour du monde cet été. On fera un truc grandiose, les globes trotteurs du 21ème siècle et quand on aura fini nos études, on se mettra en colloc’ toutes les deux. Tu m’offriras des boules quies parce que j’ai pas envie de participer à tes ébats enflammés…

Je la taquine, éclate de rire avant de reprendre mon sérieux.

— J’ai du mal à concevoir le reste de ma vie sans toi. Je lève la main, sourire gênée aux lèvres. JE SAIS ! Ca fait cul-cul dis comme ça mais c’est le cas. Et puis de toute façon, il faudra bien que je sois là pour sortir tous les vieux dossiers pourris lors de ton mariage et que je puisse raconter à tes enfants tout un tas de chose sur leur mère hystérique.

Grand le sourire, très grand.
Je remplie nos verres, nous distribue un quartier de citron chacune et mets une pointe de sel sur nos mains.

— Trinquons à notre amitié biatch. Quelle dure et perdure dans le temps, jusqu’à ce que nous soyons vieilles, fripées, prête à faire des courses de fauteuils roulants dans la maison de retraite !

Je claque mon shoot contre le sien et le bois cul en suivant le même rituel que tout à l’heure et c’est avec la même grimace que j’éclate de rire. La chaleur de l’alcool se diffuse une nouvelle fois dans mon œsophage.
On est bien là, apaisée, tranquille. Sans que la pression des dernières semaines ne viennent peser sur nos épaules et je suis même satisfaite de la voir sourire ainsi, comparé à tout à l’heure.

J’agite ma baguette vers les robinets et choisit deux parfums au hasard. L’eau jaillit d’un coup en un flot puissant, remplissant rapidement ce qui fait office d’immense baignoire.
On avait bien dit qu’on se baignerait non ?
Nous discutons encore un peu, buvons surtout pas mal de shot et nous commençons sérieusement à être pompette…

— Euh boulette ? Je regarde l’eau d’un air suspect, soudainement inquiète. Tu n’trouves pas qu’il y a un truc bizarre au fond ?

Elle se penche avec moi et je la pousse –TOUTE HABILLEEEE – dans l’eau, tête la première. J’éclate de rire en enlevant mes vêtements un à un, chantonnant une chanson qui se veut être sexy.

— Attention, je vais t’en mettre plein la vue … Tindindiiiiiintindiiiiin ! Je chantonne toujours, jetant mon tee-shirt au loin et me défaisant maintenant de mon jean. Peut-être que plus tard je ferais de l’effeuillage dans des cabarets !

Au moulin rouge, celui que j’ai visité il y a déjà longtemps avec ma tante et où j’ai eu la chance d’y voir une représentation avec Dita Von Teese – oui on s’en fou, en rp TOUT est possible, surtout ce que NOUS, nous ne pouvons pas faire *out* -

— Garde à toi, la « Préfète-Bombe » arrive !

Je prends mon élan et saute dans l’eau pleine de mousse et parfumée, laissant échapper un éclat de rire. Ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie aussi légère, aussi en paix avec moi-même et je me rends compte à quel point ça fait du bien. Même si l’alcool fait beaucoup, bien que je n’sois pas au point d’appeler un nuage comme il y a quelques mois…

Je sais que nous ne devrions pas être ici à faire toutes ces âneries… mais décompresser ne fait de mal à personne. Et puis nous sommes isolés, à l’abri, à profiter de cette jeunesse que l’on essaie de nous enlever.
Les minutes s’allongent en une heure, voire peut-être plusieurs. Je ne veux pas y penser et m’efforce de ne pas le faire, profitant simplement de l’instant présent avec Riley.
Je peux au moins me dire que dans tout ça, j’ai réussi à lui faire oublier ce qui la rendait tout à l’heure aussi mal.
Who run the world?


▬ FIN POUR MOI ▬
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   Mar 5 Avr 2016 - 18:12

Un câlin. Des mots tranquilles qui évoquent le passé, un peu le présent, en se tournant vers l'avenir. Une soirée avec sa meilleure amie. Je me rends compte à quel point ça me fait du bien, à quel point ça me rend sereine malgré les sujets abordés qui pour certains enfonce un peu la lame dans quelques plaies et j'espère sincèrement que ce sentiment est partagé. On se rend compte que certaines choses changent, que certains visages sortent du décor, d'autres y entrent, reviennent, repartent, etc … Mais ça n'est pas le cas de tous : Elle en est la preuve flagrante. Elle, Lukas, Charleen maintenant, je sais qu'ils feront toujours partie de mon quotidien, d'une manière ou d'une autre. C'est peut-être l'utopie d'une jeune fille de 19 ans émotionnellement secouée mais au creux de moi je le sens, pour moi c'est une certitude.

Elle s'écarte et je la laisse faire, un immense sourire étire mes lèvres quand elle pose un bisou sur ma joue. En cet instant, je suis heureuse. J'ai exactement tout ce dont j'ai besoin sur le moment et le reste n'a pas d'importance. Cette journée a été atroce, du début jusqu'à la fin, mais cette soirée … Elle est parfaite. Ça n'efface pas le reste, ça le met juste en sourdine, de côté, l'espace de quelques heures. Pour elle comme pour moi.

« On va faire notre « petit » tour du monde cet été. On fera un truc grandiose, les globes trotteurs du 21ème siècle et quand on aura fini nos études, on se mettra en colloc’ toutes les deux. Tu m’offriras des boules quies parce que j’ai pas envie de participer à tes ébats enflammés… »
« Hey dis donc, qui te dis que je ne vivrais pas une vie chaste et prude pendant que TU auras des ébats enflammés et sonores ? Mademoiselle je fais genre j'y touche pas là ! »


Est ce qu'on parle de Jayden ? Est ce qu'on parle de Rina ? Est ce qu'on parle de Maxime avec qui JE SAIS c'était loin d'être sage ? Si quelqu'un est sage ici c'est moi, c'est bien connu. AHAH. Non bien évidemment ça n'est pas tout ce que je retiens et à l'idée de partager un espace de vie avec elle plus restreint que cette école, ça me met des étoiles dans les yeux. Je nous vois parfaitement vivre ensemble, ça serait tellement génial. Et ce projet de voyager ensemble … Il va falloir que je travaille mes parents au corps mais ça va se faire, oh que oui ça va se faire.

« J’ai du mal à concevoir le reste de ma vie sans toi. JE SAIS ! Ca fait cul-cul dis comme ça mais c’est le cas. Et puis de toute façon, il faudra bien que je sois là pour sortir tous les vieux dossiers pourris lors de ton mariage et que je puisse raconter à tes enfants tout un tas de chose sur leur mère hystérique. »
« Pétasse. Heureusement que je serais là pour raconter aux tiens comment tu aimes faire corps avec la nature en te baladant cul nu ! »


Merci Ora ! Je ne remercierai jamais assez ma camarade Verte pour ça … et je vais éviter de penser au fait que j'ai fait un strip tease devant elle, accessoirement.

« On s'en fout que ça soit cul-cul, c'est plus que réciproque ma Boulette. »

Oh que oui ça l'est. Mon quotidien sans elle ? Impensable. Jamais. Même si on a nos parcours de vie, même si on se marie un jour, qu'on a des enfants ou quelque chose comme ça, et bien on sera voisine ! Nos enfants iront à l'école ensemble et puis c'est tout. Et si rien de tout ça ne se passe alors on vivra ensemble toute notre existence sur cette planète. Point final. Je me fous de savoir si c'est utopique ou pas, je le pense dur comme fer et je continuerai comme ça parce que ça me plait, tout simplement.

Et c'est reparti pour un tour ! Teq Paf passion.

« Trinquons à notre amitié biatch. Quelle dure et perdure dans le temps, jusqu’à ce que nous soyons vieilles, fripées, prête à faire des courses de fauteuils roulants dans la maison de retraite ! »
« J'suis sure qu'on sera encore bonne, de vraies bombasses. »


A la tienne frangine ! On trinque, on boit, on grimace et on se marre, tout ça de concert. Les effets de l'alcool sont assez rapides à se manifester mais je les soupçonne d'être accélérés par l'ambiance tout simplement. Oui c'était parti pour être une soirée de merde … sauf que ça n'est pas du tout le cas, bien au contraire. Le réveil risque d'être difficile demain, mais demain … on s'en fout.
Je ne regarde pas l'heure, à aucun moment, mon attention totalement focalisée sur les robinets qui déchargent, sur nos conneries, sur les shot qui s'enchainent et nos éclats de rire qui vont finir par réveiller tout le château … qui est entrain de manger et pas de dormir, soit dit en passant. Ça n'a pas d'importance, rien n'a d'importance. Rien d'autre que ça, que nous, que Keza qui se penche vers le bassin en faisant une tête réellement suspecte …

« Euh boulette ? »
« Hum ? »
« Tu n’trouves pas qu’il y a un truc bizarre au fond ? »
« Ah nan hein ! Me dis pas que ... »


Je me penche … Et je n’ai pas le temps de finir ma phrase que cette saloperie me pousse tête la première et toute habillée dans le bassin. Bien sur je bois la tasse sinon c’est pas drôle et quand je remonte à la surface, que je crache mes poumons, dans l’optique évident de le lui faire payer – en toute amitié …

« Alors toi j'vais pas t'rater ! »

… Mlle est entrain de faire un strip tease !

« Attention, je vais t’en mettre plein la vue … Tindindiiiiiintindiiiiin ! Peut-être que plus tard je ferais de l’effeuillage dans des cabarets ! »
« A poil Hasting ! »


Dit-elle en frappant la surface de l’eau avec le plat de la main.

« Hey qui sait ? J'pourrais être ton impresario ? »

Journaliste, avocate, impresario, je change d'avis comme de chemise et alors ?

« Garde à toi, la « Préfète-Bombe » arrive ! »

Et effectivement, elle arrive, de toutes ses forces et de tout son poids – plume en temps normal mais je vous assure que sa bombe elle a fait de l'effet et que j'ai bu la tasse une nouvelle fois ! Si c'est pas une double tentative d'homicide ça …
Mourir noyée, d'overdose d'alcool … ou de rire, tout simplement. Parce que oui, cette soirée a été bercée par les rires. J'ai fini par retirer mes vêtements trempés – j'ai gardé mes sous-vêtements pour les plus curieux/pervers – et j'ignore totalement à quelle heure on a pu sortir de là mais au risque de me répéter, cette soirée qui s'annonçait plutôt sous des hospices négatives … En a été tout l'inverse.

▬ FIN ▬
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo   

Revenir en haut Aller en bas
 
New round : I’m gonna start a fight ! ▬ Mateo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jamaica struggles to fight crime
» Bite fight...
» Former Crack Cocaine User to the Second Round of Haiti’s Fraudulent Election
» Davy Back Fight !
» It's gonna be legen... wait for it [qui veut :3] dary.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Inside :: Premier Etage.-
Sauter vers: