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 I'm just a jerk [PV Enzo]

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MessageSujet: I'm just a jerk [PV Enzo]   Mer 10 Fév 2016 - 10:59

~Lundi 23 mars - Petit Déjeuner~

Bonjour, service après-vente du mois de mars ? Est-il possible de revenir en arrière et de recommencer ? Non parce que là, vraiment, Ethan avait juste l’impression qu’on se foutait de sa gueule de façon monumentale. Mais vraiment. Parce que depuis le début du mois, il avait l’impression de marcher sur la tête. Lui qui ne demandait rien de particulier, juste à rester tranquille, en paix, se retrouver avec trop de situations qu’il n’arrivait pas à gérer. D’abord Rafael et son père. Ce dernier semblait apparemment bien décidé à ignorer la lettre. En effet, après la fameuse missive qu’ils avaient envoyée en pleine nuit, son père s’était contenté de répondre à un autre courrier comme si de rien n’était, comme s’il n’avait jamais reçu celui-ci. Et ça rendait l’adolescent complètement dingue. S’il n’avait rien à voir avec cette histoire, pourquoi ne pas le dire tout simplement ? Ce n’était pas compliqué, juste envoyer une lettre pour lui dire que tout cela n’avait pas de sens, que ce devait être une erreur et qu’il n’avait jamais eu d’autre fils que lui… Ethan fulminait et au final, il avait passé quasiment tout son dimanche à essayer d’écrire une lettre pour pousser son père à répondre. Au final, il avait fini par faire partir un courrier presque aussi bref que le précédent dans lequel il lui demandait clairement d’arrêter d’éviter le sujet et de lui répondre. Et ça le rendait malade. Parce qu’il n’avait pas envie d’être en colère contre son père. Vraiment pas. Et pourtant, plus les jours passaient plus il sentait la colère monter en lui. Et c’était très désagréable. Alors il croisait les doigt. Pour qu’il arrête de se cacher et qu’enfin il lui répondre. L’adolescent voulait juste mettre un point final à cette histoire. Il n’en pouvait plus. Chaque fois qu’il croisait Rafael dans les couloirs, il se sentait mal à l’aise et cherchait à se planquer. Non vraiment, ce n’était pas la fête…

En plus de tout ça, Ethan semblait avoir réussi à se faire des ennemis. Le fameux Fred qu’il avait légèrement rétamé lors d’un duel dans les couloirs, ne semblait pas se remettre de la défaite. Et si jusque là, il n’avait rien tenté, il se contentait de regards intimidants et de bousculades qui étaient déjà beaucoup pour lui. Ok, ça craignait. Il ira peut être voir Mateo pour réellement apprendre à se défendre… Raaaah. Insupportable. Heureusement qu’il avait Charleen… Ahem. Les deux jeunes gens continuaient à se voir, à se parler comme d’habitude. Sauf que… Sauf qu’Ethan mettait un soin particulier à éviter de parler de ce qu’il s’était passé. Comme si elle ne l’avait jamais embrassé. Non jamais. Parce qu’il n’arrivait toujours pas à comprendre ce qu’il ressentait. Parce qu’il était terrorisé et que ça foutait un bordel monstre dans sa tête. Alors il fuyait. Tout simplement.

“Ça va Ethan ? J’voudrais pas dire mais t’as une sale gueule ce matin…

-Oh ça va lâche moi.”

Comme ça, la couleur était annoncée. Il fallait le dire, ce matin-là, Ethan était d’une humeur massacrante. Il enfila rapidement ses chaussures et attrapa son sac avant de descendre vers la Grande Salle. Visage fermé, cernes sous les yeux, son camarade de chambre avait raison, il faisait clairement peur à voir. En même temps, en plus de tout ce qui lui prenait la tête dernièrement, il avait fallu qu’il ne parvienne pas à trouver le sommeil. Il avait du dormir quelques heures tout au plus. Parce qu’il avait passé la nuit à tourner… La veille au soir, il avait vu Enzo et Charleen discuter et se marrer ensemble. Et ça l’avait rendu dingue. Impossible à expliquer mais c’était une sorte de colère sourde qui l’avait envahi. Et puis, en plus l’autre avait osé la toucher. Ou la frôler. Ou passer une main près de son épaule. Il ne savait plus bien. Mais ça suffisait à le rendre fou de rage. Sans qu’il ne comprenne pourquoi. Alors, quand il franchit la porte de la Grande Salle, il ne se dirigea pas comme à son habitude vers une place à l’écart. Il ne cherche pas Charleen du regard. Non, il repéra Enzo et fonça. Il alla s’asseoir à côté de lui, sans demander l’autorisation, sans rien. Il posa ses fesses juste à côté de lui sur le banc puis, se tourna vers lui.

“Tu joues à quoi avec Charleen ?”

Bonjour, bien dormi ? Ça va toi sinon ? Ah bah non… Apparemment ces mots ne faisaient décidément pas partie du vocabulaire d’Ethan. Surtout quand il était en colère. C’était absurde pourtant. Il connaissait un peu Enzo pour avoir déjà travaillé avec lui. Et d’ailleurs, il s’était même étonné de la façon dont il le comprenait. Il n’avait rien contre lui et son camarade faisait partie des seuls à avoir toujours respecter sa façon d’être. Mais là il était en colère. Très en colère. Il ne comprenait pas pourquoi et c’était encore pire. Il aurait pu en plus se contenter de regards mauvais ou de choses comme ça. Mais non. Il n’avait juste pas supporté ce qu’il avait vu. Ça l’avait rendu complètement dingue.

“C’est pas parce que ton copain vient de partir que tu dois l’utiliser.”

Stop. Pourquoi il avait dit ça ? Ethan réalisé alors soudainement ce qu’il était en train de faire. Il était venu s’asseoir à côté d’Enzo, sans lui demander son reste et lui sortait des trucs pareils. Ok. C’était moche, nul et méchant. Mais cette colère qui bouillait en lui… Il sentit alors des regards insistants sur lui. Des gens autour qui avaient entendu ce qu’il venait de dire et qui ne semblait pas trop comprendre ce qu’il était en train de se passer. Ethan sentit alors le rouge lui monter aux joues. Il était partagé entre la colère, la colère et la honte. Il avait les mains moites. Est-ce qu’il ne venait pas de faire une énorme connerie ? Mais qu’est-ce qui lui était passé par la tête…
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Ven 12 Fév 2016 - 18:56

Lundi 23 Mars 2015 – Petit Déjeuner
I'm just a jerk



Ethan & Enzo

Tête à tête avec mon bol de céréales. Le cap de la première semaine est passé et ça va, je ne me laisse pas dépérir dans le fond de mon lit ni ne me morfond sur mon sort. Non, je suis plutôt en mode : On fait tous des choix dans la vie, j’ai fait le mien, j’assume. Avec ce leitmotiv je garde la face et je reste concentré, le fait d’avoir des nouvelles régulièrement aide dans le processus ça c’est plutôt clair. Vous savez ce qui aide aussi ? Attention, c’est le moment bizarre de la journée, le moment Enzo Ryans est un type vraiment étrange … Ou pas. Bref, hier midi, alors que je n’attendais pas de courrier ou en tout cas pas de sa part puisque le mien venait de partir, j’ai reçu un paquet, avec une écriture que j’ai tout de suite reconnue. Qu’est-ce qu’il y avait dedans ? Un de ses T-shirt, qu’il a porté évidemment sinon ça n’a pas le moindre intérêt. J’ai tout de suite compris ce que c’était alors je ne l’ai pas ouvert à table mais ceux qui étaient là avec moi et qui me connaissent suffisamment ont très bien compris eux aussi de quoi il s’agissait, ne serait-ce que parce que je me suis trahis tout seul avec mon sourire niais et sans doute un peu de rouge sur mes joues – ridicule – donc naturellement je me suis fait chambrer. C’est de bonne guerre, j’en aurais fait autant à leur place et ça tout le monde en a conscience. Je ne sais pas par quel miracle j’ai réussi à tenir mais je n’ai ouvert le paquet qu’en me couchant et j’ai fourré mon nez dans le tissus directement : Grande inspiration, soupir, sourire béat. Et je me suis couché comme un gros bébé avec son doudou, parfaitement. On ne se refait pas et ça tombe bien parce que je n’en ai aucunement ni l’envie ni l’intention, de même que je lui enverrais un truc à moi avant d’aller en cours mais pour l’instant … tête à tête avec mon bol de céréales. Je regarde le lait qui tourne – parce que je le fais tourner avec ma cuillère, c’est passionnant, je suis certain que vous êtes ravis de le savoir – et les céréales qui flottent, un espère de sourire absent sur le visage, la tête dans mes pensées. Je suis de bonne humeur, ce matin j’ai été courir comme tous les matins et je compte bien aller taper quelques vagues demain matin en me levant plus tôt mais aujourd’hui j’avais envie de « trainer » un peu au lit, après avoir dormi comme une masse, sans la moindre trace de cauchemars ni aucune angoisse avant de fermer les yeux. Avec son odeur pour m’endormir.

Je repense qu’à des trucs qui me font sourire, à Kyle évidemment mais pas seulement. Je pense à Derek, à la meilleure façon dont je vais pouvoir l’emmerder dès qu’on se reverra, à Grand-Mère mais aussi à d’autres membres de la famille et notamment à ma cousine la plus âgée qui est enceinte. La famille Ryans va s’agrandir, même si le bébé ne portera pas ce nom … Ou peut-être que si, peut-être qu’il aura celui de son père et celui de sa mère j’en sais trop rien. Je repense à la tronche de Mateo hier quand Riley a pété une durite sans raison, chose qui m’a bien fait rire soit dit en passant, pas méchamment évidement mais à voir son expression blasé il en a clairement l’habitude. Dans le fond, je pense même que ça l’amuse et tant mieux. Je repense aux Pirates, aux Meubles de Salon, en me disant qu’il faut qu’on remette ça, que ça serait cool. Je relève la tête une seconde et aperçois Sovahnn, lui offre un sourire et replonge dans la contemplation silencieuse de mon p’tit dej avant d’avaler une bouchée sans rien regarder de spécifique, sans faire attention aux autres là autour de moi non plus ni même à la journée de dingue qu’est le lundi. Un nouveau sourire, pour Kezabel cette fois dont je croise le regard alors qu’elle est assise avec Riley a une autre table. La brune se retourne d’ailleurs et me lance un coucou de la main, que je lui rends. Ça fait du bien de se sentir aussi léger, et ça me plait d’aborder cette nouvelle semaine de cette façon.

Enfin ça, c’était avant.

« Tu joues à quoi avec Charleen ? »

Stop. Pause. Je ressens comme une certaine agression là, non ?

« Bonjour à toi aussi Ethan … »

Ethan. 6ème année lui aussi. Camarade de classe, donc, avec qui il m’arrive de bosser de temps en temps mais ça s’arrête là en ce qui concerne nos échanges. Je ne peux néanmoins pas le nier, il me rappelle quelqu’un, en l’occurrence moi il y a quelques années. Il vient de s’assoir à côté de moi, un peu brutalement, un peu trop intrusivement et son regard en dit long, de même que sa gestuelle, son rythme cardiaque et la tension qui émane de lui. Je crois que je ne suis pas encore totalement redescendu sur terre parce que je ne capte pas tout de suite qu’il vient de me parler de Charleen et surtout de me poser une question, tout ce que je retiens c’est qu’il visiblement pas là pour me souhaiter bon appétit ni une bonne journée mais inutile de s’énerver, y a surement une explication rationnelle à cette intervention de sa part dans mon espace vital … Non ? Pourtant quelque chose me saute aux yeux : Il est en colère, et en colère contre moi. A propos de Charleen ? Là, j’avoue, je suis largué et je pense que ça se voit même si je garde un air stoïque en plus de mon calme quand bien même son ton ne me plait pas des masses.

« C’est pas parce que ton copain vient de partir que tu dois l’utiliser. »

Ok, alors là, ça change toute la donne. Ma main se serre immédiatement autour de ma cuillère et je fixe automatiquement un point invisible droit devant moi alors que les réactions de mon organisme ne se font pas attendre. Accélération du rythme cardiaque, perte de patiente, réveil d’émotions bien différentes de ce que je ressentais jusqu’ici. T’as appuyé là où il ne fallait pas appuyer.
Je ferme les yeux une seconde, repose ma cuillère dans un geste trop calme et mesuré pour ne pas être contrôlé, désormais moi aussi en colère : Une colère froide et sourde. Pas un seul regard pour les autres qui je le devine sont entrain de nous observer, juste un regard pour lui sans prêter la moindre attention à l’air déconfis qu’il affiche maintenant.

« J’crois qu’on va aller faire un p’tit tour toi et moi, hum ? »

Sourire. Forcé et faux. Froid. Je n’attends pas une seconde de plus pour me relever, laissant mes affaires ici sans m’en préoccuper, idem pour mon p’tit dej qui n’est pas terminé et lui adresse un signe de tête pour lui faire comprendre de se diriger vers la sortie. J’ai pas pour habitude de laver mon linge sale en public, puisque j’ai visiblement fait quelque chose qui ne lui plait pas. A quel moment j’ai fait du tort à Charleen ? Il y a deux ans, chose pour laquelle je me suis expliqué et excusé, pas une seule fois depuis ou alors je ne m’en suis pas rendu compte, elle ne m’en a pas parlé en tout cas et je pense qu’aujourd’hui elle l’aurait fait. Quoi qu’il en soit, ça ne regarde absolument personne d’autres qu’elle et moi alors si c’est pour ça qu’il est là il va rapidement s’en rendre compte.
Mains dans les poches, crispé, tendu, j’évite d’être trop près de lui, hors de question qu’il y ait le moindre contact physique parce que c’est parfois le déclencheur de tout et je n’ai pas envie d’en arriver là. Est-ce qu’il se rend compte de l’état dans lequel il m’a mis avec cette simple phrase ? Je pense avoir une expression relativement impassible sur le visage mais au fond de moi oui, je suis en colère, mais également blessé, vexé aussi, sans doute un peu, par ses insinuations. Ça ne fait certes pas aussi mal que si ça venait de quelqu’un pour qui j’ai réellement de l’intérêt, quelqu’un de proche, mais ça n’a rien d’agréable pour autant et dire que ça me passe au-dessus de la tête serait mentir. C’est trop tôt pour que ça soit le cas. Et surtout c’était gratuit. Je crois qu’il n’imagine même pas à quel point je prends sur moi pour ne pas le démonter sur place comme un pauvre jouet en bois, pièce par pièce. Pas physiquement, mentalement. Ça n’en vaut pas la peine, ça serait démesuré, mais ça m’a traversé l’esprit. Avoir gagné en self-control, je persiste, ça change quand même pas mal la vie.

Une fois suffisamment à l’écart de tout le monde, quelque part dans un coin du Hall, je n’attends pas une seconde de plus et me place devant lui, le regardant forcément de haut, sans en abuser non plus mais y en mettant quand même suffisamment les formes pour qu’il capte qu’il a merdé, et surtout qui il a en face de lui.

« Premièrement tu ne me parles autrement. Deuxièmement je t’interdis de mêler Kyle à tes p’tites sautes d’humeur. Troisièmement tu vas m’expliquer clairement quel est ton problème et pourquoi tu m’agresses de cette façon parce que là, tu vois, c’est pas tellement explicite pour moi. »

Les mots sortent, d’un ton calme mais froid, et mon regard ne lâche pas le sien. Regarde-moi dans les yeux quand je te parle, tu me dois au moins ça, en plus d’explications.
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Lun 15 Fév 2016 - 12:14

Il avait fait une connerie. Maintenant il devait l’accepter. Sous le coup de la colère, sous le coup de l’impulsivité il avait réagi trop vite. Il était venu chercher des emmerdes à bien plus fort que lui. Mais pouvait-il revenir en arrière maintenant? Non difficilement. Et malgré le fait qu’il ait conscience de tout ça, il se sentait complètement incapable de s’excuser et de partir. Parce qu’il avait besoin de tirer tout ça au clair. Parce que la colère était toujours présente malgré tout. Il ne pouvait pas faire taire cette partie de lui. Ethan était coincé. Il devait assumer. Il allait devoir aller jusqu’au bout parce que sinon, ce feu en lui ne s’éteindrait pas. Parce que sinon il n’arriverait jamais à la regarder sans avoir envie de hurler. Il devait savoir. Pourtant, quand il vit Enzo poser tout doucement sa cuillère il sentit un frisson le parcourir. Ce regard… Oui il était allé trop loin, il avait laissé aller les mots pour le pire. Pourtant, il ne recula pas. Faire un tour ? Le Serdaigle hocha la tête et se leva du banc. Il entendit quelques murmures. Certains se demandaient ce qui était en train de se passer, d’autres faisaient déjà des paris. Pour savoir en combien de temps Enzo allait mettre Ethan par terre. Ne pas les écouter. Ne pas faire attention. Serrant les poings, l'adolescent suivit son camarade jusque dans les couloirs. Il sentait son cœur battre plus vite mais surtout plus fort. Il avait l’impression que chaque battement était une sorte de coup de marteau dans sa poitrine. Violent, sec. Ses pas étaient systématiques. Il ne faisait plus trop attention. Il avançait, se battant pour garder la tête haute. Regarder devant lui et non ses pieds. Ne pas s’écraser tout de suite. Ne pas s’écraser tant que cette histoire ne serait pas tirée au clair.

Le trajet lui parut excessivement long. Pourtant ils n’allèrent pas si loin. Non, ils s’éloignèrent juste suffisamment de la grande salle pour être un peu tranquilles, à l’abri des regards. Cela valait mieux d’ailleurs. Ethan n’avait pas envie de discuter de ça devant tout le monde. Même s’il avait provoqué cet affront au milieu du petit déjeuner… Pourtant, quand il s’arrêtèrent qu’Enzo le toisa de haut, il se demanda s’il n’aurait pas mieux fallut pour lui qu’ils soient dans un lieu plus fréquenté. Pour qu’on vienne à son secours ? Arrête mon grand, t’es ridicule. T’as voulu l’affronter comme ça, ne pas discuter et passer directement aux accusations ? Très bien, mais tu dois assumer jusqu’au bout. Même si au fond ce regard te terrifie. Même si au fond tu as l’impression que tu vas finir écrasé en quelques secondes seulement. Enzo brisa finalement le silence. C’était glaçant. Pourtant, poings serrés, Ethan ne détourna pas le regard. Non pas cette fois. Lui parler autrement ? Qu’à condition qu’il ne fasse pas de conneries avec Charleen. Ne pas mêler Kyle à ça ? Oui clairement ça il n’aurait pas dû. Mais c’était sorti tout seul. Lui expliquer, sérieusement ? Ce fut l’élément déclencheur. Ce qui permit au Serdaigle de sortir de sa torpeur et de ne pas se retrouver tremblant et coincé face à son camarade de classe.

“Je t’ai vu hier soir avec Charleen. Arrête de faire l’innocent.”

La voix d’Ethan était froide. Elle tremblait un peu cependant. A cause de la colère. Mais aussi parce qu’il était encore ce gamin terrorisé. Certes il avait progressé, certes désormais il était capable de regarder quelqu’un en face sous certaines conditions, il avait même réussi à se battre pour défendre son amie… Mais il n’avait pas non plus changé du tout au tout. Il sentait encore régulièrement la peur l’envahir. Alors il luttait. Avec toute la force qu’il possédait. Il luttait intérieurement pour ne pas passer pour un mioche qui ne mérite que d’être écrasé. Pour être écouté. Parce que là ça en valait le coup. Parce qu’il ne pouvait pas rester les bras croisés face à ce qu’il avait vu. Enzo. Charleen. Non. L’idée qu’il puisse y avoir quelque chose entre eux le rendait complètement malade. Cela semblait juste complètement impossible. Parce qu’il était jaloux ? Peut être. Sans doute. Même s’il faisait le mort depuis qu’elle l’avait embrassée. Même s’il refusait d’ouvrir les yeux à ce sujet. Personne ne pouvait s’approcher ainsi d’elle. Non. Personne.

“Je t’interdis d’utiliser tes techniques de beau parleur sur elle.”

Ah oui ? Carrément ? Parce qu’Ethan se croyait maintenant en position de pouvoir interdire des choses à ses camarades. Vraiment ? C’était osé. Bien trop. Il n’avait pas à interdire quoi que ce soit à Enzo. Surtout qu’il ne cherchait pas à comprendre. A aucun moment il n’avait envisagé lui poser des questions. Savoir. Comprendre. Et se rassurer peut être en apprenant qu’ils n’avaient fait que discuter. Non. Il n’y arrivait pas. Il était persuadé que tout ça était étrange. Qu’il se passait quelque chose entre eux. Peut être parce que justement il ne voulait surtout pas que ça arrive. Peut être parce que sa confiance en lui était toujours aussi fragile. Il craignait d’être balayé. De disparaître de l’entourage de Charleen. Parce qu’il n’avait pas été capable de répondre à son invitation ? Impossible à assumer pour lui. Non juste, Enzo n’avait pas le droit de s’approcher comme ça d’elle. il était dangereux. Il n’était pas un gosse innocent loin de là. Alors il était dangereux. Il pouvait la manipuler. Lui faire du mal. Les poings de l’adolescent se mirent à trembler légèrement. D’étranges images s’imposaient à son esprit. Ce qui pourrait se passer. Il ne cessait de se demander ce dont ils avaient pu parler ce soir là et surtout, ce qui avait suivi… Non, non.

“Si tu lui fais du mal je…”

Tu quoi Ethan ? Ton ton est agressif, t’es presque en train de lui crier dessus mais au-delà de ça ? Au-delà de ça il te fiche clairement la trouille.
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Lun 15 Fév 2016 - 18:29

« Je t’ai vu hier soir avec Charleen. Arrête de faire l’innocent. »

Pardon ? Yeux grand écarquillés, mouvement de recul avec la tête, un sourcil arqué, je ne comprends pas où il veut en venir et à quoi il joue. Faire l’innocent ? Pourquoi est-ce que je serais entrain de faire l’innocent ? Et puis qu’est-ce qu’il s’est passé hier soir au juste ? Sincèrement, je n’y comprends rien et je l’admets la surprise m’assomme un peu sur le moment jusqu’à ce que je me souvienne avoir effectivement passé un moment avec la petite blonde hier soir. Pourquoi ? Simplement parce que ça nous arrive de temps en temps : On se croise, on discute, on rigole, je lui parle des dauphins qui sont des monstres planqués derrière leur sourire qui font craquer tout le monde ou presque. Depuis qu’on a joué carte sur table, que je me suis excusé, qu’on s’est dit ce qu’on avait sur le cœur, je ne sais pas si on peut dire qu’on est devenu amis mais la relation qu’on a est tout ce qu’il y a de plus agréable. On partage certaines choses, on arrive à se comprendre sur certains trucs et j’aime bien passer un peu de temps avec elle même si ça n’arrive pas tous les jours ni forcément toutes les semaines.

Et lui, qu’est-ce qu’il vient faire dans tout ça ? Il est là, planté devant moi, soutenant mon regard, agressif, tendu, tremblant, mélangeant la colère et la peur, deux émotions qui font s’agiter le prédateur en moi, prédateur que je garde sous clé, une main invisible sur son échine hérissée.

« Je t’interdis d’utiliser tes techniques de beau parleur sur elle. »

Respire Enzo, respire. On récolte ce que l’on sème, souviens toi. En attendant, ce qu’il risque de récolter lui s’il continue comme ça n’aura rien d’enviable. Je me refuse catégoriquement à m’en prendre physiquement à quelqu’un de plus petit ou en tout cas moins costaud de moi seulement quand on me pousse à bout je ne suis pas toujours en mesure de me contrôler et c’est précisément ce qu’il est entrain de faire en m’attaquant frontalement comme il le fait. Je pourrais m’en foutre, ça pourrait me passer au-dessus de la tête seulement je crois que le timing est plutôt mauvais, sans parler de ces choses qu’il insinue. C’est peut-être la colère, les émotions quelles qu’elles soient, qui le font parler mais ça n’est pas une excuse. Est-ce que c’est justifié ? Je l’admets, il m’arrive régulièrement de jouer les charmeurs sans même m’en rendre compte, aussi parce que j’aime ça c’est vrai, c’est dans ma nature, ça s’est développé chez moi ces dernières années et je ne le nierai pas mais …

« Si tu lui fais du mal je… »
« Tu quoi ?! »

J’ai haussé le ton, ça été plus fort que moi et j’ai même fait un pas en avant, diminuant la distance de sécurité entre lui et moi sous l’impulsion d’une vague de ras-le-bol. Non je ne resterai pas là planté comme un con sans rien dire alors qu’il m’agresse, m’insulte et maintenant me menace. Et croyez-moi, en cet instant il ne vaut mieux pas que je desserre les poings et cède à cette envie de le repousser en arrière. C'est sans doute pour ça que je lève les bras et plaque mes mains sur ma tête, doigts entremêlés dans les cheveux, secouant la tête de gauche à droite puis de droite à gauche en lâchant  un rire plein d'amertume et d'énervement.

« Non mais tu m’prends pour qui au juste ? Tu crois que parc’que mon mec n’est plus là pour me surveiller j’vais retomber dans mes vieux travers ? On s’est pas séparés tu sauras, et c’est pas mon genre d’aller voir ailleurs ou je sais pas quoi. Certainement pas au bout d’une semaine en plus de ça. Je sais pas quelle image t’as de moi mais j’ai un peu plus de classe et de respect envers les autres, envers moi-même aussi. »

Sans offense aucune pour Charleen, qui est une fille très jolie, intelligente et drôle. Je dis pas, s’il ne s’était pas passé ce qu’il s’est passé entre nous il y a deux ans, si je n’avais pas eu Kyle, peut-être qu’il aurait eu des raisons de péter sa crise comme il est entrain de le faire, comme on peut le faire quand on tient à quelqu’un, ce qui semble être le cas (?) mais aujourd’hui il y a trop de facteurs en jeu, des facteurs qui font que quoi qu’il arrive, plus jamais je n’aurai la moindre intention ambiguë ou négative envers elle. Je lui ai déjà fait trop de mal, je devrais déjà m’estimer chanceux qu’elle m’ait sinon pardonné au moins écouté quand j’ai voulu m’excuser et c’est le cas alors loin de moi l’idée de tout foutre en l’air à nouveau. On n’est peut-être pas les meilleurs amis du monde elle et moi mais je l’apprécie, tout comme j’ai appris à apprécier Rosalyn avec le temps et réciproquement je pense. On a tous su passer au-dessus de ça, y compris Riley qui aurait pourtant été capable de m'arracher les yeux et ça j'en doute pas une seconde (leur timing familial m'a probablement sauvé) donc hors de question qu’Ethan vienne tout foutre en l’air pour … Pour quoi d’ailleurs ?
J’ai pas toujours été un ange, c’est vrai, et d’ailleurs Charleen en est un exemple parmi d’autres, sans doute le pire ou en tout cas celui – quasiment le seul en réalité – pour lequel j’ai des regrets – mais je pense que j’ai fait amende honorable depuis, que j’ai mérité ma rédemption et le droit qu’on me foute la paix avec ça. De toute façon je n'ai de compte à rendre à personne ou en tout cas certainement pas à lui.

« J’ai aucune mauvaise intention envers Charleen, d’accord ? Aucune. Même si j’ai de toute façon absolument pas à me justifier devant toi et que jusqu’à preuve du contraire j’ai encore le droit de parler à qui je veux, quand je veux, tout comme elle aux dernières nouvelles. C'est quoi le problème exactement ? T’es jaloux ? »

C’est sorti tout seul, ces derniers mots, d’un ton un peu acerbe je l’admets mais merde ! Pourquoi est-ce que je prendrais la peine de me contrôler, d’être encore une fois le gentil garçon de l’histoire qui tente d’arrondir les angles alors que depuis tout à l’heure il n’arrête pas de m’insulter ? D’insinuer que … Putain ! De toute façon c’est trop tard.
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Mer 17 Fév 2016 - 10:22

Que comptait-il faire ? Rien. Ou plutôt il n’en avait aucune idée. Alors quand Enzo lui posa frontalement la question, lui demandant en un sens d’assumer et de finir sa phrase, Ethan se sentit complètement démuni. Il s’approcha même de lui et pendant quelques secondes, l’adolescent hésita à reculer. Enzo était carrément plus grand, plus imposant que lui. Il n’y avait aucun doute sur le fait que s’il voulait le réduire en bouillie, il pouvait le faire. Très facilement. Le Serdaigle avait beau avoir réussi à se défendre la dernière fois, il savait qu’il ne s’était pas transformé en monsieur muscles pour autant. Certes avec sa baguette magique et une certaine rage de vaincre il pouvait se défendre un minimum mais là… Là il sentait bien que le combat était perdu d’avance. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine et non, définitivement non, il n’avait pas envie d’en venir au point avec son camarade. Même si la colère était toujours là, présente au fond de lui. Même s’il avait toujours autant envie de comprendre ce qu’il s’était passé hier soir. Il ne pouvait pas se battre. Alors il se contenta de serrer les dents, de déglutir et de rester là, face au Gryffondor, à chercher ces mots. Lui en tout cas ne semblait pas avoir de difficultés à les trouver. Apparemment, et comme il aurait pu s’en douter, Ethan avait touché la corde sensible. La colère de son camarade se déversa sur lui. Il lui parla de fierté, de travers et d’estime… Il luttait. Il luttait à chaque seconde pour soutenir son regard et ne pas détourner les yeux. Pourtant il en crevait d’envie. Il crevait d’envie de lui demander juste ce qu’ils ‘était passé hier soir et de partir en courant aussi vite qu’il était apparu. Mais c’était impossible. Totalement impossible et il le savait très bien. Il devait affronter Enzo jusqu’au bout, assumer sa connerie et prier pour ne pas se retrouver avec un nez cassé…

Il n’avait aucune mauvaise intention envers Charleen ? Ethan sentit un certain souffle revenir en lui. Alors il s’était fait des idées depuis le début ? Il ne s’était rien passé du tout ? La suite, le Serdaigle ne l’entendit pas vraiment. Il ne cessait de se répéter cette phrase dans sa tête. Ne sachant d’ailleurs pas réellement si elle le rassurait ou non. D’un côté oui. C’était bien de savoir ça. Cela signifiait qu’il ne c’était rien passé, qu’il ne l’avait pas touchée, effleurée, embrassée… Mais alors pourquoi en avait-il été aussi persuadé ? Qu’est-ce qui l’avait poussé à se jurer qu’ils ‘était passé un truc au point de venir hurler sur Enzo pendant son petit déjeuner ? Il ne comprenait pas. Ça le dépassait complètement Et puis… Soudain les mots de son camarade parvinrent jusqu’à son cerveau. Il reconnecta à la réalité, se rappela qu’il se tenait là, en face de lui alors qui lui demandait s’il était… Jaloux. L’adolescent serra alors ses poings de toutes ses forces.

“Ferme-la.”

Bon ce n’était toujours pas très gentil mais là il était incapable de plus. Mâchoire et poings crispés, il avait parlé entre ses dents. Les derniers mots d’Enzo venaient de faire péter un truc dans son cerveau. Non il n’était pas jaloux. Charleen était sa meilleure amie tout simplement. Il n’avait aucune raison de l’être,aucune. Et pourquoi il lui demandait ça d’ailleurs. Pour savoir s’il avait le champ lire ? Pour savoir s’il pouvait jouer sur cette corde avec Charleen ? Tout se mélangeait à nouveau dans la tête d’Ethan. Alors qu’il avait réussi pendant quelques instants à revenir un peu sur terre, à se raisonner, l’équilibre fragile avait une nouvel fois volé en éclat. A cause de quelques mots. Juste quelques mots qui avaient suffit à le rappeler à cette colère sourde et démesurée qui avait pris possession de lui. Alors une nouvelle fois, il oublia la peur qu’il avait ressenti face à Enzo, il oublia que c’était complètement crétin de s’énerver contre lui et qu’il risquait de se faire aplatir comme une crêpe.

“Ce que je pense te regarde pas. Et je suis pas jaloux de toute façon. Je… Juste je supporte pas qu’un type comme toi s’amuse à lui faire des grands sourires manipulateurs. T’as pas intérêt à la toucher, à lui faire le moindre mal c’est tout.”

Sinon quoi ? Encore une fois les menaces d’Ethan était complètement plates et ridicules et il en avait parfaitement conscience. Il ne pouvait rien faire, ou du moins qu’essayer et ce serait sans succès. Et puis, il avait beau dire, ce n’était pas lui. Se défendre en cas de danger c’était une chose mais aller prendre une vengeance violente sur quelqu’un ? Sans bien fondé ? Non ça ne lui ressemblait pas. Mais les mots d’Enzo l’avait piqué au vif et il n’avait rien trouvé de mieux à faire que de répondre du tac au tac. D’exprimer sa colère sans chercher à rien contrôler. Le problème était toujours là. Dès qu’on le sortait un peu de son cocon habituel, le Serdaigle réagissait n’importe comment. Quand les émotions étaient trop fortes, il perdait ses moyens, ne savait plus quoi faire et se retrouvait à agir comme le dernier des crétins. Charleen en avait fait les frais, après ce fameux baiser qu’il cherchait à oublier par peur. Et maintenant c’était au tour d’Enzo de se retrouver face à un sale gosse émotif. Un sale gosse qui recula tout de même d’un pas, parce que cette proximité le rendait dingue mais qui leva un doigt accusateur vers son camarade. Oui clairement, il était ridicule et quand il en prendrait conscience, il irait sans doute s’enfermer loin, très loin d’ici.

“Si t’as rien fait hier tant mieux. Mais je t’ai à l’œil. Laisse la tranquille.”

Est-ce qu’il allait dire ça à chaque garçon qui allait s’approcher un peu trop près d’elle ? Et qu’en penserait Charleen ? De le voir comme ça, menacer sans doute un de ses amis, après avoir sans raison pris la fuite pour ne plus jamais reparler d’un certain épisode ? Là il touchait un peu le fond. Il fallait juste espérer qu’Enzo arrive à garder encore un peu de patience… Ce qui n’était pas garanti. Ethan le regardait droit dans les yeux, toujours aussi crispé. Au fond de lui, il attendait juste que tout cela s’arrête, qu’il puisse partir. Mais quelque chose le poussait à attendre encore un peu. Pour savoir que le message était bien passé ? Ou était-ce le début d’une certaine fierté ?
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Mer 17 Fév 2016 - 12:44

Un merdeux. Un p’tit merdeux de 16 ans. Voilà ce que j’ai devant moi et si je n’étais pas aussi énervé je pourrais presque sourire en trouvant un parallèle entre celui qu’il me montre aujourd’hui et celui que j’ai pu être à une époque. Sourire est pourtant la dernière chose dont j’ai envie actuellement, d’autant moins quand ça aurait pu s’arrêter là mais que ça n’est pas le cas. Il a touché une corde sensible de mon côté, visiblement je viens de toucher la sienne.

« Ferme-la. »

Mâchoires et poings serrés, c’est une explosion de sensation que je me prends en pleine tête alors que son organisme envoie des dizaines de signaux. La tension augmente d’un cran, elle me percute de plein fouet mais parmi tout ça je ne peux pas m’empêcher de ressentir une pointe de satisfaction. Je n’en souris pas pour autant mais je ne peux pas le nier : Le fait d’avoir frappé une de ses faiblesses et de l’avoir mis à mal, oui, ça me satisfait. Ça satisfait ce côté-là de moi en tout cas, celui qui ne tolère pas qu’on l’agresse de cette façon, celui qui veut jouer, celui du prédateur, de la fierté, ce côté un peu malsain que j’ai malgré moi, sans doute comme beaucoup d’autres même si chacun a son propre degré du à ses propres expériences, sa nature, etc …
Il panique, ça transparait dans sa colère mais ça ne l’empêche pas de l’ouvrir à nouveau. Je pourrais si je le voulais couper court à cette « discussion » d’une manière ou d’une autre, incluant les moins tendres, mais puisqu’on est là autant faire ça jusqu’au bout parce qu’une chose est sure, même si j’ignore comment ça va se terminer, je ne supporterai pas une deuxième crise comme celle-là. Et tout ça pourquoi ? Pour quelque chose que je pourrais surement comprendre si mes intuitions sont bonnes. Et je pense que c’est le cas étant donné sa réaction.

« Ce que je pense te regarde pas. Et je suis pas jaloux de toute façon. Je… Juste je supporte pas qu’un type comme toi s’amuse à lui faire des grands sourires manipulateurs. T’as pas intérêt à la toucher, à lui faire le moindre mal c’est tout. »

Nouvelle salve. J’inspire un grand coup et laisse retomber mes bras le long de mon corps tout en essayant de trouver une occupation à mes mains. Je me connais, je sais de quoi je suis capable et je sais que j’ai appris à prendre énormément sur moi au fil du temps, je sais que je ne suis plus aussi impulsif que je l’ai été mais ces derniers jours, semaines, mois peut-être, je sais aussi que j’ai été fragilisé, qu’il ne me suffirait sans doute de pas grand-chose de plus pour éclater à mon tour et ne plus prendre la peine de le laisser se défouler sur moi comme il est entrain de le faire. Dans le fond je pourrais comprendre, réellement, parce que je sais ce que j’ai fait par le passé, je sais que j’ai des torts et qu’il pourrait avoir de réelles raison de s’inquiéter même si aujourd’hui je ne suis plus le même, simplement parce que j’ai suffisamment travaillé sur moi pour redevenir celui que j’étais avant sans pour autant oublier d’évoluer, je l’espère, dans le bon sens. Dans la mesure du possible. Hors de question néanmoins que je me justifie, que je déterre cette histoire qui de toute façon ne le regarde absolument pas. Il me manque de respect, pourquoi est-ce que je prendrais la peine de le rassurer ?

« Si t’as rien fait hier tant mieux. Mais je t’ai à l’œil. Laisse la tranquille. »
« Non mais je rêve. »


Le rire amer qui m’échappe ne fait face à aucune barrière pour le retenir, de même que je ne cherche pas à réagir autrement qu’en levant les yeux au ciel avant de capter son regard à nouveau, pointant à mon tour l’index vers lui alors que j’ai gentiment lutté pour lui faire ravaler son geste précédent, exactement le même. Mais pour qui tu te prends au juste ?

« Ça me regarde dès l’instant où tu viens m’agresser sans raison valable parce que tu sais pas gérer tes émotions. Ça me regarde aussi quand tu m’insultes en espérant que j’accepte sans broncher. Tu t’es cru où Ethan ? tu te prends pour qui ? Tant mieux pour toi si tu te sens pousser des ailes mais t’étonnes pas si tu te prends un mur en agissant comme ça. »

Sans trop essayer de maitriser ni mes mots ni mes gestes je me redresse de toute ma hauteur et un sourire en coin apparait sur mon visage à présent impassible si ce n’est ce rictus. Nous voilà en plein dans ce que j’appelle mon complexe de Supériorité. Je ne suis pas Derek, ça c’est une certitude, mais je suis un Ryans et ça n’est pas quelque chose que je compte oublier. Alors oui, clairement, c’est du méprit qu’il doit lire dans ma stature et mes expressions, dans le ton que j’emploi. Du méprit à son égard. Fallait pas me chercher trop longtemps comme ça, t’aurais dû faire un pas en arrière mais c’est tout le contraire que t’as fait alors maintenant assume parce que ça risque de te faire mal.

« J’ai joué les p’tits durs possessifs et « protecteurs » bien avant toi, c’est pas tes menaces qui vont me faire peur et que ça te plaise ou non je n’arrêterai pas de passer du temps avec Charleen juste parce que tu pètes une durite. Pas tant qu’elle ne me dira pas elle-même qu’elle ne veut pas que je l’approche, c’est clair ? Et y a aucune raison pour ça. »

Parce que non je ne la manipule pas, je ne cherche pas à l’utiliser, à lui faire du mal, ou quoi que ce soit dans ce genre là comme tu as l’air de le penser dur comme fer. Sauf que t’es pas rationnel mon gars, t’as vu l’état dans lequel tu te mets ? J’aurai été capable de me mettre dans le même il y a quelques années s’il avait été question de Kyle, ça j’en ai parfaitement conscience et c’est pour ça que j’ai la prétention de deviner ce qui se passe dans sa tête, au moins en partie. Si tu réagis comme ça c’est que tu tiens à elle. Amitié ? Plus que ça ? Ça, ça te regarde, c’est pas mon problème.

« T’es personne pour me parler comme ça, t’entends ? J’ai pas d’ordre à recevoir de toi, ni de personne d’autre. Règle les problèmes que t’as avec toi-même au lieu de mettre ça sur mon dos, ça nous rendra service à tous les deux. T’as peur de quoi ? Vas-y, donne-moi une explication logique et rationnelle à ton comportement, prouve-moi par A+B que je suis une menace pour elle. Sur quoi tu te bases pour prétendre ça ? Ça m’intéresse. »

Je l’enchaine, faisant parfois un pas dans sa direction, écartant les bras comme si j’attendais quelque chose de sa part, ce qui est le cas.
Je n’attends pas qu’il réagisse, continue et oui, peut-être que je cherche à le pousser à bout, j’en sais rien et je m’en tape. J’en ai ras le bol de jouer les bons Samaritains, chacun sa merde, il n’a pas réfléchit à ce que ça pouvait bien me faire avant de me balancer tout ce qu’il m’a balancé alors pourquoi je prendrais cette peine ? Ça ne changera rien à ma vie, dans cette histoire je n’ai rien à perdre. Si ce n’est mon petit déjeuner pénard et ma bonne humeur qui étrangement à foutu le camp parce qu’un adolescent un peu trop émotif a décidé de me prendre la tête. Loup, lui, commence à se régaler un peu trop de la situation et n’a qu’une envie, imposer sa dominance et faire comprendre à cet humain qu’il n’est rien. Je vois les choses autrement, mon humanité mène encore le jeu même si les apparences pourraient faire penser le contraire.

« T’es sur que c’est pas plutôt pour toi que je représente une soi-disant menace ? »

Aller, vas-y, dis-moi. Crache ce que t’as dans ta tête et au fond de tes tripes. T’as voulu jouer alors maintenant t’assume. Je crois que t’as pas bien mesuré les conséquences éventuelles de tes actes avant de venir me braquer comme tu l’as fait. Estime-toi juste heureux qu’on ne soit pas proche d’une Pleine Lune, ça n’aurait peut-être pas été aussi tendre. Et puis dans le fond, sous cette couche d’agacement, sous toutes ses émotions que je ressens, sous toutes mes réactions, il reste une part de compréhension malgré tout.
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Ven 19 Fév 2016 - 11:02

Ce devait être un cauchemar, un mauvais rêve ou juste une vague blague. Ethan avait déjà dû mal à croire qu’il était venu jusqu’à Enzo pour lui parler. Ce n’était pas son genre. Lui, normalement, il restait dans son coin et il attendait gentiment que ça passe. Ni plus ni moins. Mais là il avait eu envie de plus. Besoin de plus. Il avait été incapable de rester à ne rien faire et s’était senti dans l’obligation d’aller voir ce type et de tout lui cracher à la figure. Et maintenant il était pris au piège. Maintenant il provoquait chez lui un rire effrayant. Et oui, quand son camarade se mit à le surplomber, à le regarder de haut avec un mépris clairement affiché, le Serdaigle se sentit déstabilisé. D’un côté il était en colère. Parce que sa fierté avait beau être quasi nulle, il ne supportait pas ce regard. Cette façon de lui faire sentir qu’il n’était qu’une petite poussière. Oui lui-même le disait mais ça ne justifiait pas tout. On pouvait juste le laisser tranquille. En même temps c’était lui qui était venu chercher… Oui clairement, ses réactions n’étaient pas rationnels. Mais c’était inscrit au fond de lui. Il détestait ce regard. Il sentait aussi cette peur lui glaçait les tripes. Mais ne pas bouger surtout. Rester là face à l’adversaire. Il ne savait pas gérer ses émotions ? Ce n’était pas faux. Mais pourquoi Enzo amenait ça sur la table. Ça n’avait rien à voir, rien du tout. Pour qui se prenait-il ? Pour le meilleur ami de Charleen, pour le seul qui la connaissait vraiment, pour.. Tout ça en même temps même s’il n’avait jamais mis de mots dessus. Se prendre un mur ? Ethan déglutit. Il savait très bien qu’Enzo en était capable et ça ne le rassurait pas. Mais il ne devait pas le montrer, par perdre ce tout petit bout de crédibilité qu’il pensait encore avoir. Sauf qu’à chaque fois que son camarade reprenait la parole, il avait l’impression d’être enfoncé un peu plus dans le sol. De rétrécir. Tant que Charleen ne le repousserait pas il resterait ? Qu’il reste mais qu’il respecte certaines règles, voilà tout. L’adolescent avait envie de lui dire ça. De lui faire comprendre mais il n’arrivait pas à l’interrompre. Parce qu’il avait clairement perdu l’ascendant. La surprise lui avait permis de pouvoir s’imposer quelques secondes face à Enzo mais ça ne pouvait pas durer…

“Si t’es pas une menace, pourquoi tu te sens si attaqué par mes propos…?”

C’était une sorte de sifflement que venait de produire Ethan. Entre ses dents, dans une voix bien plus basse que précédemment. Après tout, si Enzo était aussi innocent qu’il semblait bien vouloir le faire croire, il n’avait pas besoin de lui hurler dessus. Certes Ethan était un sale gosse insupportable et malpoli quand il s’y mettait, mais s’il lui était à ce point supérieur, pourquoi rentrer dans son jeu ? Surtout qu’il continuait, qu’il s’acharnait et que ses mots étaient durs. Régler les problèmes qu’il avait avec lui-même ? Le Serdaigle ne pu retenir un léger rire. Si c’était si simple… Il n’arrêtait pas de taper là où ça faisait mal. Ethan avait juste l’impression qu’on était en train de l’enterrer, de lui faire ravaler toute son envie de faire entendre sa voix. Pourquoi soudain se comporter comme ça ? Lui qui croyait pouvoir la défendre… Il l’avait fait une fois mais ce n’était peut être qu’un coup de chance. Parce qu’au final, si Enzo décidait de lui faire du mal, même s’il affirmait qu’il ne le ferait jamais, que pourrait-il faire ? Le garçon se sentait profondément impuissant. Puis il tiqua. Son camarade venait une nouvelle fois de le provoquer en disant que toute cette histoire n’était en fait peut être qu’en lien avec sa personne. Cette fois, Ethan reprit la parole sur un ton plus assuré.

“Non. Parce que je suis pas un connard égoïste. J’suis peut être une petite merde comme tu t’appliques si bien à me le faire comprendre mais j’agis pas pour moi. Charleen est une fille bien mais elle croit que tout le monde est comme elle. Et j’veux pas qu’on profite d’elle, qu’on lui fasse du mal parce qu’elle pense que cet univers est pavé de bonnes intentions.”

Le ton de voix était toujours aussi froid mais c’était différent. Ethan n’attaquait plus frontalement Enzo, l’espace de quelques instants, il se contentait de lui expliquer sa démarche. Qu’il le rabaisse, ça lui faisait mal, le rendait dingue mais tant pis. Mais là il s’était senti blessé. Qu’on l’accuse ainsi d’égoïsme. Alors qu’avec Charleen c’était sans doute les seules fois dans sa vie où il avait pensé à quelqu’un d’autre que lui-même… Il s’était tu pendant l’Occupation pour se protéger mais là non. Là il ne pensait pas à lui mais à elle. Et peut être oui qu’il était jaloux en un sens mais ce n’était pas sa première motivation, du moins de ce qu’il pensait. Il était peut être en train de s’aveugler totalement mais il n’en avait dans ce cas aucune conscience. De toute façon, il était encore tout à fait incapable de prendre du recul dès qu’il était question de la jolie blonde. C’était comme ça. Il ressentait les choses trop vivement, il se sentait à chaque fois complètement obnubilé et n’arrivait plus alors à se poser pour réfléchir. Pourtant cela le mériterait sans doute mais c’était une toute autre question.

“Alors casse-moi la gueule pour t’avoir affronté après tout je m’en fous. Et j’ai peut être pas de preuve mais je sens les choses. Tu sais, savoir fermer sa gueule et pas toujours se faire remarquer ça permet d’observer.”

Ça devenait encore plus personnel et c’était mal. Cette petite pique lancée contre Enzo était mesquine. Mais Ethan s’en fichait. Il dérapait complètement, il s’éloignait du sujet principal mais tant pis. Il ne voulait pas démordre dans ce débat. Il ne voulait pas se laisser bouffer. Son camarade devait comprendre que s’il faisait un pas de travers envers Charleen il le sentirait passer. Voilà tout. Ethan ne lui laisserait aucun répit même si, en cas de confrontation, tout le monde savait qui ressortirait vainqueur. Le garçon se recula alors légèrement.

“Je me méfie de toi et je te garderai à l’œil. Au pire tu me frappes et Charleen t’approchera plus, elle aura compris qui tu es vraiment.”

C’était la phrase de trop. Ethan, toi qui sait si bien te taire, pourquoi là, t’as pas fermé ta bouche ? Maintenant prie.
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Ven 19 Fév 2016 - 14:15

« Non. Parce que je suis pas un connard égoïste. J’suis peut être une petite merde comme tu t’appliques si bien à me le faire comprendre mais j’agis pas pour moi. Charleen est une fille bien mais elle croit que tout le monde est comme elle. Et j’veux pas qu’on profite d’elle, qu’on lui fasse du mal parce qu’elle pense que cet univers est pavé de bonnes intentions. »

Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que les signaux qu’il envoyait jusqu’ici sans probablement sans rendre compte ont légèrement changé, peut-être parce que ses mots trouvent un écho quelque part en moi, mais je me calme, autant sur la pulsation du myocarde, l’attitude et les ressentis. Un connard égoïste, une petite merde … C’est comme ça que je le fais ce sentir ? J’aurai pu en tirer satisfaction comme tout à l’heure mais ça n’est pas le cas. Dire que je ne me sens plus en colère serait mentir mais quelque chose s’est passé à l’intérieur de moi, je le peux le sentir.
Je me prends un flashback dans la gueule, difficile de faire autrement en entendant ce qu’il vient de dire. J’aurai beau me défendre crocs et griffes dehors, ça n’effacera jamais ce que j’ai fait et s’il est au courant de ça, comment est-ce qu’il pourrait réagir autrement ? Je ne vais pas baisser les yeux pour autant ni admettre qu’il a raison de me parler comme il le fait mais je peux me mettre à sa place. Je l’ai d’ailleurs déjà été. Bien sûr qu’il m’est arrivé de menacer des types parce qu’ils se comportaient d’une manière qui ne me plaisait pas avec certaines de mes amies, Sovahnn en tête de liste. C’est difficile de faire le tri dans tout ça, c’est tout, mais je refuse de me sentir encore une fois coupable, je refuse qu’il remette ça sur le tapis alors que j’ai fait ce que j’avais à faire même si ça ne changera rien aux faits. J’ai fait du mal à Charleen, j’ai abusé de sa naïveté, j’ai profité d’elle et je me suis comporté comme le pire des salauds. Je n’ai pas d’excuses pour ça, je l’assume totalement. Le reste, ses motivations profondes, ça ne me regarde pas.

« Alors casse-moi la gueule pour t’avoir affronté après tout je m’en fous. Et j’ai peut être pas de preuve mais je sens les choses. Tu sais, savoir fermer sa gueule et pas toujours se faire remarquer ça permet d’observer. »
« Oui, j’le sais. Parfaitement même. Et si tu sens si bien les choses laisse-moi te dire que cette fois tu te plantes même si clairement tout ce que je pourrais te dire te passe au-dessus de la tête. »


Le ton est beaucoup plus calme, Loup a foutu le camp avec son envie d’écraser cet humain qui l’agace au plus haut point et c’est tant mieux. Le parallèle entre lui et moi je ne pourrais jamais arrêter de le faire, mais il n’est pas prêt à entendre tout ça, d’autant plus que ça ne changerait rien.

« Je me méfie de toi et je te garderai à l’œil. Au pire tu me frappes et Charleen t’approchera plus, elle aura compris qui tu es vraiment. »

Boom. Uppercut. J’en reste totalement sur le cul et je pense que ça se voit. Les yeux grand écarquillés je le dévisage et fais un pas en arrière, la bouche entrouverte, sonné quelques secondes avant de réussir à retrouver l’usage de la parole.

« Alors c’est ça ? Ton cirque c’est juste pour ça ? »

T’es sérieux là, sincèrement ?

« Tu t’es dis tiens, j’vais aller emmerder l’impulsif du coin histoire de me faire démonter et hop, le tour est joué. On appelle ça de la manipulation, t’es au courant ? »

Oui je suis choqué, évidemment que je suis choqué. Ce type m’a pris pour un putain de cobaye, une marionnette.

« Tu me manipules moi, tu la manipule elle. Et sans penser une seconde aux conséquences. C’est juste un p’tit trip égoïste. Tu crois qu’il se passera quoi si jamais tu me pousses à bout et que je craque ? T’en as rien à foutre. »

T’en as rien à foutre du dossier que je traine déjà derrière moi et de tous les p’tits malins qui m’ont déjà provoqué jusqu’à ce que je pète un plomb. Je ne rejette pas la faute sur les autres, ce sont juste des faits. T’en as rien à foutre de fausser les données pour obtenir ce que tu veux, rien à carrer des conséquences sur les autres, sur moi en l’occurrence. Je suis juste un putain de pantin. Tu t’en fous de savoir que je suis fiché comme une bête, comme un danger potentiel et de tous les efforts que je fais pour me tenir tranquille, droit, histoire de rester dans le rang et de vivre normalement. T’en as rien à foutre d’avoir ouvertement provoqué un type qui peut t’envoyer à l’hosto, ou pire, parce qu’il aura perdu le contrôle, un type qu’on finira par enfermer un jour ou l’autre avec des conneries pareilles.

Calme toi Enzo, calme toi. Le pire c’est que je le suis, calme je veux dire. Je suis totalement sonné, dépité même, et en moi plus aucune envie de le détruire. Juste … de l’incompréhension. J’ai un peu de mal à retomber sur mes pattes, je fais quelques pas, une main dans les cheveux, l’autre planquée sous mes vêtements et posée à même mon ventre, sur ma peau. Je fini par m’immobiliser, un long soupir m’échappe et je me retourne vers lui sans aucune forme d’agressivité.

« J’apprécie Charleen, elle me connait bien mieux que ce que tu as l’air de penser et même si elle fait partie de ces personnes qui ont encore la chance de voir le bien partout, j’crois pas qu’elle soit aussi naïve que ce que tu penses. »

Elle n’est pas ma meilleure amie, pas même une personne réellement proche mais ça ne m’a pas empêché de constater son évolution. Dernièrement elle a gagné en confiance en soi, ça se sent, ça se voit.

« J’aime pas parler pour les autres, alors à moins d’aller la chercher et de lui exposer clairement le problème, chose que t’as pas envie de faire apparemment, stop. Surveille-moi si tu veux, qu’est-ce que tu veux que j’te dise ? »

J’écarte les bras et les laisse retomber le long de mon corps, pour accentuer cette question rhétorique.

« J’te l’ai dit, je n’arrêterai pas de passer du temps avec elle juste parce que tu m’en donnes l’ordre. A cause de … préjugés ou je sais pas quoi. C’est tout à ton honneur de vouloir la protéger mais là tu te plantes de cible et en prime tu ne me laisses pas une seule chance de te faire entendre raison ou au moins de me défendre. T’écoute pas. T’as pas envie d’écouter, d’entendre. T’as décidé que c’était comme ça et pas autrement. T’as décidé que j’étais l’enfoiré de l’histoire, que j’allais obligatoirement finir par lui faire du mal et c’est tout. J’pense que tu t’en cognes de ça aussi mais j’te le dis quand même, c’est blessant. »

Oui, je me sens blessé et je me doute bien qu’il n’en a strictement rien à faire de ce que je ressens mais c’est comme ça. J’ai pas pour habitude de tenir compte de ce que peuvent bien penser les autres de moi, dans le fond ça ne changera pas ma vie et encore moins la sienne mais … Oui, c’est comme ça, je ressens des choses même si j’évite de le montrer la plus part de temps. Exception faite des gens que je connais, que je connais bien et en qui j’ai confiance. Lui est juste un camarade de classe. Et moi je suis un mec bien. J’ai fait et je fais encore ce qu’il faut pour ça même si comme tout le monde je ne suis pas parfait.
Je ne vais pas me mettre à chialer pour autant, j’en suis bien loin et j’ai connu pire. Tout ce que j’affiche, ce que j’exprime, c’est une sorte de lassitude je crois.

« Tu m’connais pas Ethan, t’as pas le droit de me juger comme ça, de m’accuser comme tu le fais, sans chercher à creuser plus loin, juste en te basant sur des observations et sincèrement je me demande bien lesquelles. T’as pas le droit de me provoquer, de te servir de moi comme tu le fais, pour prouver quelque chose. Tu fausses toutes les données en agissant comme ça et c’est pas juste. »

Mes mains vont se glisser dans mes poches, je soupir à nouveau et m’appuie sur le mur derrière moi. Plus aucune menace dans mon attitude, dans mes paroles. Juste un calme presque olympien teinté d’un peu de « Tu m’as pourri mon groove » … et mon p’tit dej. Probablement une partie de ma matinée. Bref, passons.

« Et pour c’que ça vaut, j’pense pas que tu sois une p’tite merde même si je t’ai laissé penser le contraire. »

Fallait pas l’énerver, comme dirait l’autre. J’allais pas non plus lui dire merci de m’insulter et de me braquer comme ça, soyons sérieux.

« J’peux pas te promettre que je ne lui ferai jamais de mal, c’est pas quelque chose qu’on peut promettre, toi y compris, mais j’en ai juste aucunement l’intention. T’en fais ce que tu veux, j’peux pas faire grand-chose de plus. »

Mais quand même, ne me parle plus jamais comme tu l’as fait. Et ne te sers plus jamais de moi.
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Ven 26 Fév 2016 - 18:43

Enzo n’arrêtait pas de marquer des points alors qu’Ethan lui s’enfonçait de minutes en minutes. On ne pouvait que le voir, que le constater. Plus le temps passait et plus il s‘enfonçait, lancer des attaques mesquines, sortant des arguments plus mauvais les uns que les autres et surtout abordant des sujets qui ne devraient même pas se retrouver sur le tapis. Parce que trop personnels, parce que sans rien avec le reste. Mais c’était bien plus fort que lui, quelque chose battait fort dans sa poitrine, nouait ses intestins sans qu’il ne parvienne réellement à comprendre. Alors il continuait à foncer tête baissée. Et son camarade l’avait bien compris, soulignant qu’il savait qu’il se fichait de toute façon d’une certaine façon de ce que l’autre disait. Mais au lieu de se calmer suite à cette remarque plutôt pertinente, le Serdaigle ne pu s’empêcher de faire une petite réflexion de plus. Qui sembla toucher Enzo en pleine tête. Au début, Ethan fut presque satisfait. Lui qui était le gosse discret, celui qui se faisait en permanence mangé par les autres avait finalement réussi à être percutant. A atteindre sa cible. Sauf que ce petit enthousiasme ne dura finalement pas plus que quelques secondes. Parce que ce qu’il voyait ce n’était pas un succès mais de la tristesse dans le regard d’Enzo. Il avait touché un point trop sensible, sans raison… Et cette fois par contre, son camarade n’avait pas l’intention de passer son ressenti sous silence. Les mots qu’il employa mirent un stop direct à Ethan. Non ! Non il ne manipulait pas. Il n’était pas venu le voir avec un plan prédéfini dans la tête. Il avait mal agi, mal parlé et il en avait conscience. Mais le plus étrange dans tout ça c’était que finalement c’était lui qui se sentait blessé par ce qui était dit. Lui qui avait envie de hurler à son camarade qu’il disait n’importe quoi, qu’il n’était pas si horrible que ça… Si Charleen voyait ça. S’il lui présentait les choses sous cet angle… Le Serdaigle n’osait même pas imaginer. Non ! Il ne la manipulait pas elle. Jamais il ne se serait permis une chose pareille. Enfin, du moins, c’était ce qu’il croyait ou voulait croire.


« Non ! Non je ne te manipule pas… »


Ok, super argumentaire Ethan. Pour le coup, il se trouvait con et la bouché clouée. Son petit éclair venait une fois de plus de lui rappeler qu’à force de vouloir sortir de sa place et prétendre être quelqu’un d’autre il allait vraiment finir par se casser les dents. Quel idiot ! Le jeune homme baissa alors la tête. Cette conversation était un véritable fiasco. Il n’arrivait toujours pas à comprendre ce qui lui avait pris d’agir comme ça. Vraiment c’était n’importe quoi. Enzo se mit alors à parler de Charleen. Le jeune homme serra les poings. Pas aussi naïve qu’il le pensait ? Ce n’était pas négatif non ! Ce n’était pas ce qu’il voulait dire… Juste que le monde n’était pas comme il devrait être peut être, comme Charleen pouvait le rêver. Ethan faillit faire une remarque mais il se ravisa finalement. Il était nul et n’avait pas réussi à s’exprimer clairement. Parce que ses émotions avaient pris le dessus, ce qu’il était peu à peu en train de réaliser. Enzo dit alors quelque chose qui le mit profondément mal à l’aise. Parce qu’il avait raison. Parce que maintenant qu’il le disait, le Serdaigle devait bien avouer que oui, depuis le début il avait refusé de l’écouter, refusé de prendre réellement ce qu’il disait en compte. Et bien sûr que ce devait être blessant. Un imbécile… C’était tout ce qui ressortait de cette histoire. Une fois de plus, il n’avait été qu’un gamin maladroit qui ne pouvait s’empêcher de provoquer des catastrophes sans même le vouloir, indéfiniment. C’était nul. L’adolescent tourna alors légèrement les talons. Là-dessus il n’avait qu’à partir, c’était la meilleure chose qu’il lui restait à faire. Enzo le retint alors par la parole. Cette fois, le jeune homme parvint à articuler quelques mots à travers sa mâchoire un peu trop serrée.

« J’ai pas faussé les données… »

Encore une fois son intervention était inutile. Mais il se sentait assez mal comme ça, il n’avait pas en plus besoin de se rajouter sur les épaules quelque chose qui en plus n’était pas vrai. Non il n’avait rien manipulé du tout. Il n’était pas venu dans le but qu’Enzo lui casse la gueule, il était loin d’avoir ce courage là. Il avait juste agi sur un coup de tête sans réfléchir aux conséquences. Voilà pourquoi d’habitude il se taisait et restait dans son coin. Parce que ça finissait toujours mal quand on se laissait embarquer par ses émotions. Toujours… Ethan allait reprendre sa marche mais une nouvelle fois, la voix de son camarade le poussa à se stopper. Il ne le prenait pas pour une merde ? Ethan se retourna et cette fois ce fut un regard de surprise qu’il posa sur Enzo. Comment pouvait-il dire cela après ce qu’il venait de se passer ? Le jeune homme ne comprenait pas. Cela défiait toute logique. Qu’à la limite à la base il n’ait rien contre lui d’accord mais après ça. Ça n’avait pas de sens. Le discours du Gryffondor était illogique voilà tout. Rien d’autre ne pouvait expliquer une telle remarque aux yeux d’Ethan. Il haussa donc les épaules. Parce qu’il ne voulait pas qu’il voit trop sa surprise, parce qu’il ne voulait pas s’attarder sur ce sujet. La colère était retombée et maintenant il voulait juste fuir. S’enfermer dans un coin et tout oublier. Son père, Charleen, cette conversation… Enzo déclara alors qu’il ne pouvait rien promettre mais qu’il n’avait pas l’intention de faire de mal à Charleen. En rajoutant au passage que personne ne pouvait promettre ça. Nouveau haussement d’épaules de la part de l’adolescent. Il aurait aimé pouvoir le contredire mais savait très bien que pour le coup ce serait complètement stupide. Oui il avait raison même si ça le rendait un peu dingue de l’admettre.

« J’espère bien. »

Comment essayer d’avoir un peu de contenance… Ethan avait essayé de prendre un ton de voix à peu près ferme mais cela ressemblait à vrai dire plus à une mascarade qu’à autre chose. Il s’en rendait bien compte et cela ne faisait que rajouter à son envie de prendre simplement la fuite. Une nouvelle fois, il avait cru se voir pousser des ailes mais n’importe quoi… C’était juste complètement absurde. Le jeune homme se mit alors à faire quelques pas mais s’arrêta finalement en cours de route pour se tourner vers Enzo. Il capta son regard quelques instants.

« Je veux juste la protéger. »

Était-ce des excuses ? En quelque sorte. Ethan n’était vraiment pas doué dans cet exercice et c’était sans doute ce qu’il avait trouvé de mieux à dire. Pour justifier son comportement. Pour faire comprendre qu’il faisait au mieux pour être là pour elle et que malheureusement, il débutait alors oui, parfois il se plantait. Même s’il continuerait à garder un œil sur Enzo parce que ça, il ne pouvait juste pas l’expliquer…
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MessageSujet: Re: I'm just a jerk [PV Enzo]   Lun 29 Fév 2016 - 13:52

« J’espère bien. »

Putain de miroir à la con, ça serait tellement plus simple de te mépriser. Parce que oui, par Merlin, oui il m'agace d'une force. Sale gamin capricieux qui ne veut pas admettre qu'il a tort et qui se la joue gros bras, enfin p'tit dur plutôt,  pour ne pas montrer ses faiblesses. Borné, tête de mule, insupportable … Je pense que dans quelques heures ça me fera rire, au moins sourire, quand je me dirai que j'ai été exactement comme ça y a pas si longtemps, quelques années. Pour l'instant ça n'est pas le cas, je me sens las et triste, autant l'admettre. Je le regarde partir mais en réalité je ne le vois pas, jusqu'à ce qu'il s'arrête et m'interpelle à nouveau.

« Je veux juste la protéger. »

Et moi j'avais juste envie de manger mes céréales, pénard, sans me faire agresser.

Je l'admets, je l'ai pensé et j'ai eu envie de le formuler mais à quoi ça aurait servi ? A rien. Alors je me suis contenté d'un signe de tête à son adresse, un peu blasé, quand bien même j'ai compris l'intention. Lui reprocher d’avoir pété les plombs dans l’intention de protéger quelqu’un, ça aurait légèrement été l’hôpital qui se fout de la charité. Lui donner raison ? Faut pas déconner non plus.
Va retrouver Charleen, moi je vais aller brasser de l’air dans un coin. Oui, je sais, c’est naze mais qu’est-ce que j’y peux si je ressens des choses ? Evidemment que je l’envie, quand bien même je ne connais pas la teneur de leur relation, quand bien même j’ai moi aussi des gens à aller voir, des personnes à qui je tiens, je ne peux pas aller voir mon petit ami et ça me fait chier. Mais je sais, mon choix, ma décision, bla bla bla … C’est quand même pas un crime de ressentir le manque des gens qu’on aime, je ne peux pas avoir le sourire en permanence et toujours prendre les choses bien, néanmoins avec détachement.

Je ne me suis pas attardé plus, je n’ai pas cherché à le retenir ni à avoir le dernier mot, d'une impulsion je me suis décollé du mur mais ça n'est pas la direction de la Grande Salle que j'ai pris, étrangement plus vraiment avide de nourriture ni des autres. C'est vers la porte du Hall que je me suis dirigé, celle qui mène vers l'extérieur, et c'est dans un soupir que je l'ai poussé pour m'échapper de tout ça, parfaitement au clair avec le fait que je n'échapperai en revanche pas à la sensation de manque qui s'insinue lentement mais surement partout dans mes veines. Cette conversation m'a foutu le moral dans les pompes, quand j'ai le moral dans les pompes c'est en général Kyle que je vais voir, juste … histoire de sentir ses bras autour de moi le temps que ça passe, sauf que je ne peux pas. Mon choix, je sais, je me le répète assez souvent comme ça, mais quand même, en cet instant ça fait chier et je me sens incroyablement seul et démuni. C'est lui que j'ai envie de voir, pas les autres, c'est comme ça.
Ethan et sa petite crise ne sont déjà plus qu'un lointain souvenir et après avoir fait quelques pas, je me pose finalement contre un muret, tout en lâchant un nouveau soupir, tout aussi profond. D'abord je regarde le sol, une seconde, peut-être deux, puis mes mains sortent de mes poches pour aller se poser sur mon visage alors que je relève la tête vers le ciel. Je me frotte les yeux, ravale légèrement difficilement ma salive à cause de ma gorge qui s'est serrée. C'est rien, ça va aller, t'es un grand garçon, ça va passer. T'as connu pire, non ? Oui, c'est ce que je me dis dans un rire bref alors que mes bras retombent le long de mon corps et que mes mains retrouvent leur écrin de tissus, à savoir les poches de mon jean. Je suis sorti comme ça, pas couvert, sans mes affaires que j'ai abandonné dans la Grande Salle, et Lycan ou pas je me rends compte que je tremble parce qu'il fait froid. Ou alors peut-être que c'est du à autre chose, allez savoir.

Le calme, le silence ou presque puis une grosse boule de poils de 50 kg – minimum – qui me fonce droit dessus : Fenrir. Le sourire me revient instantanément et la seconde d'après je suis déjà accroupis face à lui.

« Hey, salut mon gros. Alors t'es content d'être dehors ? Tu veux jouer ? »

A voir son expression, oui, c’est clairement ça qu’il veut alors sans réfléchir je lui donne ce qu’il attend en trouvant un morceau de bois par terre et en l’agitant en l’air au-dessus de lui pour l’énerver un peu.

« Héhé ! C'est ça qu'tu veux hein ? Aller chope ! »

Une seconde, deux secondes, trois … Après quelques essais il trouve le chemin le plus court entre le point A aka sa gueule et le point B aka le baton, c'est-à-dire en me sautant directement dessus jusqu’à me faire basculer en arrière.

« Wow ! »

Résultat, je me retrouve sur le dos, cette grosse boule de poils par-dessus moi, entrain de rire comme un gamin. Lunatique ? Oui, clairement.

« Eh bien c'est du propre tout ça. C'est pas parce que vous n'êtes plus obligés de porter vos uniformes qu'il faut te pointer en cours recouvert de la moitié du Parc, Monsieur Ryans. »
« Mais j'aime la nature Isma ! J'aime l'avoir avec moi en permanence. »


Parce que quand le chien est là, la maitresse n’est jamais loin.

« Tu vas finir avec un nid de souris dans une de tes poches. Et probablement un d'oiseaux dans ta capuche. »
« Et pourquoi pas ? Ils y seront bien au chaud. »
« Et ça fera un garde-manger pour Lune. »


Je pourrais grimacer, c'est vrai, pauvres souris et pauvres oiseaux, mais quand on est soit même un prédateur, qu'on chasse, qu'on tue et qu'on mange, on relativise sur ce genre de choses. Et puis de toute façon ça n'est pas comme si ça allait réellement se produire, soyons sérieux. Je fini par m’assoir, gardant Fenrir contre moi alors que je lui caresse la tête et le cou tranquillement. Il est content, moi aussi, Isma a le sourire, bref, tout va bien. Tout va mieux. Comme quoi il suffit la plus part du temps de pas grand chose, ou plutôt des bonnes choses, au bon moment.

« Tu sais quoi, j'viens de me rendre compte qu'on est le Yin et le Yang lui et moi. Bon là ça fonctionne pas évidemment mais quand la Lune est pleine … J'ai ma p'tite tache blanche et lui … il a sa truffe noire. »

Comment j’en arrive à des élucubrations pareilles ? Bonne question.

« Tu connais la réelle signification du Yin et du Yang ? »
« Hum … Pas tellement en fait j'crois. Grossièrement sans doute. »
« Je pense plutôt que Loup et toi êtes le Yin et le Yang. »


Attention captée. Et non ça ne me dérange pas le moins du monde d’être assis par terre contre un gros chien, avec probablement des feuilles ou de l’herbe dans les cheveux, etc …

« Quand c'est son tour tu es noir des oreilles jusqu'au bout de la queue en passant par les pattes à l'exception de ta tâche de naissance qui ressort blanche, et quand c'est le tien, tu es tout blanc alors que la tâche ressort … pas noire certes mais disons plus foncée que le reste de ta peau. »

Insérer ici le regard du gamin ébahit.

« J'avais jamais vu ça comme ça mais … ouais, t'as raison. Enfin j'ai bien mes cicatrices aussi qui rendent mon poil plus clair par endroit j'ai l'impression. »

Sur le poitrail et la patte arrière gauche.

« Mais j'suis pas tout blanc, j'suis Australien, c'est pas compatible. »


Elle roule des yeux, mais je le vois bien son sourire amusé. Je fais le mariole mais je le pense, soit dit en passant. Certains me rappelleraient que j’ai du sang anglais, mais … non. Je suis doré comme un p’tit poulet, je suis australien, basta.

« C'est un symbole de dualité sous forme de complémentarité, je pense qu'effectivement ça colle plutôt bien. En plus il est question de Soleil et de Lune je crois. »



« Et de masculin / féminin. »
« T'es entrain de dire que j'ai une part de féminité dans ma dualité complémentaire ? »
« Tu l’interprète comme tu veux jeune homme. »
« Demain j'mets une jupe. »
« N'importe quoi. »


Sale gosse. Voilà ce qui est écrit en gros dans ses yeux, avec une grande part d’affection, un truc qui vous va droit au cœur même si vous ne le montrez pas. J’en profite pour me relever et épousseter mes vêtements avant de choper le bâton au nez et à la barbe de Fenrir pour le lui lancer le plus loin que je peux. Il part comme un fou, je lâche un rire amusé avant de me retourner tout sourire vers Isma.

« Je préfère te voir sourire. »
« Moi aussi. »
« A tout à l'heure Champion. »
« A tout à l'heure. »


Aller, c’est partie, j’ai un p’tit dej à terminer ou à défaut mes affaires à récupérer. Est-ce que ça me fait quelque chose de me dire que je vais passer la journée entière avec Ethan ? Non. C’est passé. Je suis comme ça, ça part comme c’est venu et la discussion est de toute façon terminée, pour moi comme pour lui. Enfin je crois.

▬ FIN ▬
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