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 [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre

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MessageSujet: [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre   Mer 13 Jan 2016 - 15:34

►[EVENT 14.03]Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté.◄
Phaedre & James


Samedi 14 Mars — Début de soirée

Attentif, stoïque, je prends mon rôle très au sérieux. Celui de protéger le château. Depuis le 15 Février, je me suis gentiment glisser dans le rôle de James, Gardien à Poudlard et aujourd’hui veuf. Et je suis ses pas à la lettre, sans fausse note, sans écart. Je reste aussi sage qu’un gamin de 4 ans à qui nous avons promis un superbe noël s’il se tenait à carreaux.
Ma décision n’a rien d’un laisser-aller, c’est au contraire toute une stratégie. Je reste dans l’ombre, attendant que les choses se tassent et que les esprits se calment. Même si mon cerveau élabore certaines choses en silence, je ne me manifeste pas pour autant. Ni auprès de mes alliés, ni auprès de mes ennemis. Préférant la discrétion, le calme et l’ombre de ma couverture pour passer inaperçue, noyer le poisson dans la masse. Ma blessure le 15 m’a fortement aidé à ne pas être de ceux que l’on soupçonnerait en premier mais je prends garde à ne pas me trahir, comme à mes habitudes. Pour preuve, mes relations avec Owen s’améliore de jour en jour, surtout depuis « qu’il m’a sauvé la vie », faisant de lui un ami de choix. Même chose avec Phaedre que je séduis un peu plus chaque jour, avec finesse et patience. A la hauteur de sa grâce et de ses bonnes manières. Nous avons pu échanger quelques repas en dehors de la grande salle où je l’invitais moi-même à dîner, lui offrant de temps à autre – suffisamment rarement pour qu’elle soit surprise à chaque nous présent – des cadeaux. Entre thé et châles, pierres précieuses pour son dons et autre objets pour la divination, je grimpe en douceur dans l’estime de cette femme que je convoite et qui, sauf erreur de ma part, commence à doucement céder face à ma présence et à ce que je peux lui apporter.

Apprivoiser le cobra tel un charmeur de serpents.

Logan est toujours là, bien en haut de sa tour, sûrement au désarroi de voir à quel point les failles s’épaisses de plus en plus. D’autant plus qu’il a désormais exposé au grand jour sa première et énorme faiblesse : Aileen. Si mon armoire magiquement trafiquée et à double fond dissimule des trophées que je garde précieusement en souvenir, elle contient également un tableau en liège où j’affiche chaque photo représentant un élève. Pas leurs visages, non. Mais un objet, un lieu, un animal qui me font penser à eux. Aileen est représenté par la boite de Pandore, objet de tous les péchés et donc, des faiblesses. Marek a été tenté, a touché et s’est exposé. Inutile d’apporter la moindre annotation, tout est au creux de mon cerveau.
Enzo et Maxime, une muselière. Jeroen, un elfe de maison pour l’allégeance et l’obéissance. Connor et le reste de l’équipe, uniforme de l’armée. Ismaelle, une rose blanche que l’on utilise sur la tombe des enfants. Et ainsi de suite, tant d’autres encore qui, au fil des mois entre en scène avec des informations différentes que je me dois de racoler, d’utiliser pour pouvoir atteindre certains d’entre eux.

Changement de poste.
Je ne suis pas en binôme avec Owen ce soir mais avec un autre de mes collègues avec qui nous n’échangeons pas un mot, trop attentif à notre tâche. Nous atteignons le nouveau point de garde, bien emmitouflé dans nos manteaux épais. Le Printemps arrive mais les soirées restent fraiches et nous devons être dans les meilleurs conditions au cas où. D’autant plus que ce soir est une soirée spéciale. L’école donne une petite soirée en hommage à toutes les victimes, à tous ceux que nous avons tués avec un plaisir immense. En rendant hommage à leur mort, ils rendent hommage à notre victoire. Tout est une question d’interprétation et de point de vue.
Je suis de garde depuis 13 heures et ce, jusqu’à la fin de la soirée. Je songe sérieusement à inviter Phaedre à m’accompagner ce soir puisque, non, ça n’est pas le grand soir que pour ces ados en quête de sécurité, se donnant l’illusion d’une rébellion et d’une liberté qu’ils n’auront bientôt plus. C’est un grand soir pour un pas supplémentaire, un grand soir pour le charmeur de serpent.


[FLASHBACK – Samedi 14 Mars, matin]

Dimitri s’applique sur la maquette d’un avion, bien installé à son bureau. Rien ne vient le perturber, bouche légèrement entrouverte, sourcils froncés, habillé de manière aussi décontracté qu’à son habitude. Imperturbable dans sa concentration, c’est tout juste s’il entend les coups secs frappés à sa porte. Il ne relève pas les yeux de son occupation, manipulant colle et pince avec précision.

— Entrez.
— Bonjour Dimitri, je ne te dérange pas ?

Il s’attendait à voir la tête d’un de ses élèves passer la porte mais lorsqu’il relève son regard, c’est celui de James qu’il croise, sourire aux lèvres.

— Hey Jamie-James ! Non vas-y entre !

Toujours ce même enthousiasme qui le caractérise si bien et qui tape tant sur les nerfs de James qui, à chaque fois qu’il entend le surnom de « Jamie-James », se contracte de dégoût en silence. Le gardien s’avance vers le bureau après avoir soigneusement refermé la porte derrière lui pour venir se planter face à son cadet qui délaisse enfin sa maquette, grand sourire aux lèvres.

— Alors, qu’est-ce qui t’amène ?
— Je ne savais pas que tu aimais les maquettes.
— Ah ça ? C’est pour appuyer un de mes cours, pour leur montrer un modèle d’un boeing. Je leur ai même « commandé » une maquette chacun à faire en cours pour comprendre les mécanismes ! Il s’arrête un instant en faisant une moue idiote. Mais avant de leur faire comprendre, il faut que déjà je le comprenne moi-même.

Il rit, James l’accompagne en douceur, tout en sobriété. Il est comme ça James, un type droit dans ses pompes, poli, avenant et prévenant, quoi qu’un peu froid parfois, sûrement dans ces mauvais jours, mais dans l’ensemble Dimitri l’apprécie particulièrement. D’autant plus qu’il a l’air d’être intéressé par sa sœur et que l’inverse est valable… Et honnêtement, c’est bien mieux que si c’était l’autre Toutankhamon qui n’est d’ailleurs plus là.

— Je dois te parler sérieusement de quelque chose.
— Oui ? Il fronce les sourcils, curieux. Je t’écoute.

James semble presque un poil nerveux, joignant ses mains sur ses genoux après s’être assit face au bureau. Il sourit, pousse un soupir comme pour se donner du courage et se lance enfin.

— Pour tout te dire, ça concerne ta sœur.

Imperceptible sourire du côté de Dimitri, jeux d’acteur incroyable de la part de James. Les deux se jaugent sans agressivité.

— Comme tu as du le remarquer, ça fait déjà plusieurs semaines qu’elle et moi nous nous fréquentons. J’ai appris à la connaitre, c’est une femme absolument charmante et incroyablement intelligente, voir fascinante.

Accouche mon vieux.

— Je sais que ça n’est plus le genre de chose que nous faisons de nos jours mais mon éducation me pousse à venir te voir, par respect et parce que je ne ferais rien sans ton accord… J’ai cru comprendre que votre père était malheureusement décédé.

Pointe au cœur du côté de Dimitri qui acquiesce, sensation de victoire déjà acquises pour James.

— Donc, je m’en remets à son frère pour avoir son accord. J’apprécie beaucoup… vraiment beaucoup Phaedre et…
— Tu veux me demander si tu peux sortir avec en gros.
— … Ca n’est pas comme ça que je l’aurai formulé mais dans l’idée oui, c’est ça.
— La vache, tu me donne un coup de vieux à me faire ton numéro, j’ai l’impression d’avoir 50 ans…
— Désolé. Sourire timide alors qu’il écarte les mains pour appuyer son geste. Mais c’est vraiment important pour moi que d’avoir ton accord.

Dimitri s’est redressé, croisant ses mains sur son bureau après avoir écarté sur le côté sa maquette qui venait de perdre toute importance… James sortir avec Phaedre ? Être en couple ? Lui apporter un bonheur que lui, son propre frère, ne pourra jamais lui donner ?

— Alors tu l’as. Ses lèvres n’en finissent plus de s’étirer. Je dirais même que tu peux foncer sans problème, au contraire je suis ravi que ça soit quelqu’un comme toi qui le fasses.

Le visage de James exprime une joie sincère sans trop en faire, se contenant sûrement pour ne pas lui serrer chaleureusement la main.

— Merci Dimitri, je ne te décevrais pas.
— Ouais, t’as plutôt pas intérêt ! Fais lui le moindre mal et je te tue !

Il lâche ça avec un rire amusé, clair et taquin, suivit de celui de James.
Bien loin de savoir à quel point la corde autour de sa gorge se resserrait.

[FIN DU FLASHBACK]


Il était une évidence que Dimitri accepte mes vœux formulés. J’ai passé des mois à l’amadouer, à me le mettre dans la poche. Lui demander son accord a été un jeu d’enfant qui n’a fait qu’accroitre ce sentiment de puissance.
Une brise se lève et remue les branches à l’orée de la forêt interdite. Baguette en main, je veille aux côtés de mon partenaire…

— James, t’as entendu ?

Je dresse l’oreille et me retourne. Attentif. Un son s’élève alors de très loin. Indistinct. Nos regards balayent l’ensemble du parc, la forêt, puis le château. C’est de là d’où vient le son inconnu. Un instant je pense à l’Ordre mais je n’ai reçu aucune missive via l’armoire depuis des jours déjà. S’ils devaient intervenir, j’en aurai été informé. Alors, quoi ?

— On dirait que quelqu’un chante.

Il a raison. La musique gonfle, prend de l’ampleur, comme une longueur d’onde qui nous parvient et plus les secondes passent, plus les mots se forment et prennent tout leur sens. Je fronce les sourcils et essaie de distinguer les notes…
Je me fige. Sept patronus surgissent du château et se dispersent en 7 chemins différents. Et le tout en chanson. Mais pas n’importe laquelle.

Un hymne de résistance. D’appel à la solidarité mais surtout, une provocation pure et simple envers mes frères en nous chantant que non, ils n’ont pas flanchés, qu’ils ne sont pas vaincus. Que oui, ils sont toujours debout. Même la mort d’une de leurs élèves ne les feront pas tombés et qu’au contraire, ils sauront nous accueillir comme il se doit.
La colère éclot chez moi comme une fleur au printemps.
Je reçois ce chant en pleine gueule comme une humiliation, comme une manière de nous narguer, de nos provoquer. De nous montrer que nous ne sommes rien, que nous ne pourrons rien contre eux. Leur arrogance m’écœure, leur patriotisme me donne envie de vomir sur l’herbe humide. Ils sont encore plus cons que je ne le croyais. Ils n’apprennent rien de leurs erreurs, à croire que leur but est de mourir et vite.

— C’est courageux de leur part. Tu n’trouves pas ?
— Hm ?
— Je disais que c’était très courageux de leur part. J’espère que ces enfoirés sauront l’entendre.
— J’espère aussi. Ils ne pourront pas le louper.

Non, ils ne le louperont pas parce que JE ne l’ai pas loupé.
Je contiens ma haine qui ressemble à un scorpion agacé, dard dressé, prêt à frapper l’ennemi lorsqu’il s’y attendra le moins. De longs frissons de rage parcourent mes bras et mon ventre se noue sous l’envie de leur rappeler à quel point ils ne sont rien.
Chantez votre force, chantez votre courage, allez-y. Exhiber vous avec votre arrogance et votre ignorance. Mais surtout, profitez de ce moment d’allégresse car je le jure sur l’Ordre que lorsque nous frapperons de nouveau, ce seront des larmes de sang qui s’écouleront sur vos morts.


¥


La soirée a débuté depuis une bonne heure alors que je sors de la pièce faisant office de salle de bain, fraichement habillé d’un costume sobre, simple mais suffisamment habillé pour pouvoir aller chercher celle qui m’accompagnera ce soir. Même si elle ne le sait pas encore. A moins qu’elle ne l’ait senti.
J’ajuste le col de ma chemise face à mon miroir, replace mes cheveux encore humides qui partent un peu dans tous les sens, sans que ça ne soit vraiment négligé. Je soigne mon allure parce que Phaedre aura l’œil aiguisé pour remarquer le moindre détail et faux pas. D’où le pourquoi j’ouvre une longue boite argenté pour sortir une cravate noire que je passe autour du col et que je noue avec des gestes précis et habitués. C’est la cravate que Père m’a offerte lorsque j’ai eu mes 18 ans, pour les grandes occasions comme il le disait si bien.
Et ça tombe bien, parce que ce soir est une grande occasion.

La colère est retombée et la préoccupation aussi. Parce que je n’ai pas le choix si je n’ai pas envie de paraitre d’une humeur suspecte face à Phaedre. S’en est suivi alors une bataille psychologique pour ne plus voir ce chant comme une provocation mais comme une marque ridicule de leur incompétence et de leur naïveté. J’ai dressé un tableau de tous ce que j’ai accomplis entre ces murs, sous leur nez, derrière leur dos sans que PERSONNE ne s’en rende compte. Tout ne s’est pas fait facilement et j’ai plusieurs fois frôlé le danger de trop près mais les faits sont là : Je les bernes depuis maintenant sept mois.
Sept moi à les manipuler, à leur mentir, à me jouer d’eux. Et cette idée a eu l’efficacité d’installer chez moi une humeur bien plus joviale que tout à l’heure. Ajoutez à ça, une soirée en compagnie d’une charmante femme qui n’est ni plus ni moins l’héritière de la célèbre famille Hunt. Un partie idéale, une épouse plus que parfaite pour le pouvoir qu’elle détient, qu’elle représente mais aussi pour cette beauté qui n’appartient qu’à elle et une grâce des plus séduisante.
Je finis par attacher les boutons de ma chemise, enfile la dernière pièce de mon costume donc ma veste que j’ajuste. Dernier coup d’œil, une main sur ma joue fraichement rasé, je prends avec moi la deuxième boite de forme rectangulaire et je sors de ma chambre en prenant soin de fermer à clé derrière moi. Et je n’ai que quelques pas à faire pour parvenir à la chambre de Phaedre qui m’a déjà senti, je le sais.

— Entrez.

Est-ce qu’un jour je serais en mesure de la surprendre ? Peut-être bien oui.
J’ouvre la porte de sa chambre et me glisse à l’intérieur, grand sourire aux lèvres. Phaedre est là, assise face à sa coiffeuse s’apprêtant à défaire son chignon.

— Bonsoir.

Sourire en coin, je ne manque pas de remarquer son regard surpris face à ma tenue. Je m’approche d’elle et, comme à mes habitudes, je me saisis de sa main pour y déposer mes lèvres. Si les premières fois n’étaient que simple effleurement en guise de politesse, ce dernier est ce soir, plus appuyé, presque sensuel, alors que mes doigts entourent en douceur sa longue main à la peau laiteuse. Je m’attarde une fraction de seconde, largement suffisant pour qu’elle le remarque et pour que Phaedre puisse sentir que je l’apprécie particulièrement. Bien assez pour oser m’attarder.
Je lui accorde un regard à la fois sérieux et appuyé sans qu’il ne soit dérangeant et impoli. Au contraire : Je la convoite. Je sais qu’elle le sent, qu’elle le capte.
Je sais qu’elle apprécie particulièrement l’idée.

— Excuse-moi d’arriver si tardivement. A l’improviste de surcroit.

Je ne l’ai pas prévenu parce que je n’en ai pas eu le temps avec la journée chargé que j’ai eu mais peut-être aussi un peu consciemment. Pour pimenter la soirée, apporter quelque chose de neuf et de briser ce don qu’elle a de tout prévoir. Vouloir la surprendre n’est pas un mal tant que cela ne lui porte pas préjudice.

— Je suis venu te demander si tu accepterais de m’accompagner au bal improvisé ? Je me disais qu’avec tout ce qu’il s’est passé, il te serait agréable de t’aérer l’esprit.

Quel gentleman.

— A moins que tu ne préfères rester au calme. Je le comprendrais.

Je conserve la boite contre ma cuisse, attendant d’avoir sa réponse avant de ne lui donner quoi que ce soit. Le risque qu’elle refuse est présent mais je n’en tiendrais pas rigueur. Même si Phaedre préfère rester dans cette chambre pour que nous puissions passer un peu de temps ensemble, alors je suivrais le mouvement sans broncher. Être avec Phaedre n’est pas QUE de la séduction mais aussi une curiosité que j’admets sans honte. Celle qui appâte ma fascination face à cette femme aux multiples et impressionnants talents. Que cela soit pour prendre le thé, faire une ballade dans le parc ou même dîner ensemble, chaque moment partagé est un délice et je le lui fais savoir sans jamais trop en faire.
Parfois, un geste ou un regard suffit à faire comprendre à l’autre plus de chose que les mots ne peuvent le faire.
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MessageSujet: Re: [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre   Dim 24 Jan 2016 - 21:08

JAMES & PHAEDRE
EVENT DU 14 MARS 2015
DÉBUT DE SOIRÉE

Il la regarde avec un air sérieux qu’il n’arbore presque jamais. Il la regarde avec cet air de « tu m’as vu pratiquement mourir, tu ne peux pas me refuser ça ». C’est presque du chantage affectif mais Phædre sait que Dimitri n’en viendrait pas à faire ça et que si elle lui disait définitivement non, il abandonnerait et ferait son propre chemin. Parce qu’il veut le lancer ce patronus, parce qu’il baisse les yeux sur le sol blessé que sa sœur ait dans un premier temps lancé un non presque inflexible. Comment peut-elle lui dire non ? Elle a failli le perdre, à cause d’eux. Il est convancu que c’est une bonne chose et voudrait donner cette intuition à Phædre. Elle, ne veut plus avoir à risquer la vie de son frère. Même si elle ne manque pas de courage et qu’elle se sait capable de résister une fois de plus, aujourd’hui il lui semble ne plus être seule. C’est cette sensation particulière qui la pousse à soupirer, regarder ailleurs, lever les sourcils et enfin, lâcher sur un ton résigné…

« D’accord. Mais si ça te remets en danger… »

Elle ne finit pas sa phrase, son regard désormais planté dans les yeux de son frère. Elle n’a pas peur. Pas peur d’eux, elle sait comment ils fonctionnent, elle connaît sa puissance et a conscience de ce à quoi elle est capable pour ne pas perdre le combat. Elle n’a pas peur d’eux, mais de ce qui pourrait arriver à son frère qui enseigne l’étude des moldus et qui est un poil tête brûlée.

Le sourire de son frère se ravive d’un coup et il se saisit de son bras. Comme s’ils avaient toujours été liés.
Ce à quoi pense lorsque Phædre envoie son patronus parfaitement dessiné, de concert avec les autres professeurs ? A son frère, à sa liberté, au contact apaisant d’une étreinte avec son défunt père. Un souvenir qui lui tire un léger sourire.

Ø

Phædre n’aurait jamais l’idée d’aller au bal seule. Etrangement, son frère n’est pas venu la tanner pour l’y accompagner. Peut-être que le fait de lui avoir extirpé un patronus lui a suffit pour la journée. Un serpent, un cobra royal pour elle, animal terrien tandis que lui, un aigle, libre et détaché. Un oiseau, comme leur père. Cette image, au lieu de la troubler lui a permis de sourire, contre toute attente. C’est ce à quoi elle pense, parée d’un kimono mat et opaque couleur crème, assise devant sa coiffeuse, les mains dans les cheveux pour défaire les épingles qui lient son chignon. Elle pourrait bien sur s’en occuper grâce à la magie mais Phædre porte une attention particulière à ses cheveux, c’est pour elle un moment de détente. Au moment ou elle va défaire la dernière épingle de ses cheveux pour que ses cheveux se déroulent, son regard dévie vers la porte et elle lâche avec force « Entrez. » ce qui à le don de réveiller son serpent, couché à ses pieds, comme une simple bête à poil, un chien ou un chat.

« Bonsoir.
— Bonsoir James. »

Sourcil arqué une fraction de seconde devant le costume qu’il porte, puis reprise de la maitrise de ses expressions. Elle s’est tournée de trois quart vers lui et il s’approche, pose un baiser sur sa main différent de son habitude. Phædre perçoit la subtilité et retient un sourire amusé. Il se redresse, ils croisent leur regard et la professeur perçoit alors la raison de sa venue. Elle ne s’y attendait pas. Elle contient encore son sourire et le laisse parler.

« Excuse-moi d’arriver si tardivement. A l’improviste de surcroit.
— Aucun problème, tu es le bienvenu.
—Je suis venu te demander si tu accepterais de m’accompagner au bal improvisé ? Je me disais qu’avec tout ce qu’il s’est passé, il te serait agréable de t’aérer l’esprit. »

Impassibilité de la part de Phædre. Air tranquille de celle de James.

« A moins que tu ne préfères rester au calme. Je le comprendrais. »

La prophétesse reste stoïque un certain moment, plantant ses yeux dans ceux de son ami gardien et jauge. Elle jauge son honnêteté, jauge ses intentions. Elles lui apparaissent nobles. Elle reste là, un certain temps, à scruter son âme par la porte ouverte de son regard bleu. De beaux yeux bleus, couleur qui fait écho aux yeux de Phædre. Dans d’autres circonstances elle ne se serait pas permise de penser cela.
Puis, comme pour alléger l’atmosphère à nouveau, Phædre laisse enfin son sourire si contenu se dessiner sur son visage. Mince, léger mais présent, sans artifice pour une fois. Elle aurait pu dire non, non pas pour éviter de passer un moment avec James puisqu’elle apprécie l’homme — c’est un fait — mais pour éviter en l’occurrence les ondes relativement troublées de l’école, ces derniers temps. Mais… Pourrait-elle résister à ce regard tranquille ? Il est déjà habillé et dans sa main se trouve une boite qui ne lui a pas échappé. Il lui serait malpoli de refuser.

« Je serais ravie d’y aller avec toi. »

Non son visage ne prend pas une teinte rosée mais son sourire s’intensifie d’un chouïa, lui donnant un air un peu plus jeune.

« Je ne suis absolument pas en tenue, toutes mes excuses. Dit-elle en se redressant. Je m’y mets tout de suite, en espérant ne pas te faire attendre trop longtemps. »

Son visage s’incline rapidement pour insister sur son excuse, puis, elle s’échappe dans une partie de sa chambre correspondant à une grande salle de bain. Avant de fermer la porte, elle passe son visage par la porte et déclare doucement :

« Je t’en prie assieds-toi, lis, fais ce que tu veux. Céos ne bougera pas. »

Et sur ce, elle ferme la porte. Ce qui lui prend le plus de temps est surement le choix de sa robe. Que prendre, que mettre ? Respecter sa lignée, porter ce qui lui va le mieux et à la fois essayer de rivaliser avec le côté distingué de son… cavalier. Un sourire se perd sur son visage alors que la prophétesse observe ses robes. Il est loin le temps où personne ne voulait d’elle durant les bals. Il arrive aujourd’hui une véritable revanche sur le passé. Elle pense un instant à Keith et se demande s’il y sera, lui aussi. Phædre est ravie de pouvoir le compter désormais dans son entourage.
Lorsqu’elle a choisit la robe qu’elle mettra, Phædre se glisse sous la douche en prenant la décision de lâcher ses cheveux et de ne pas les attacher, cette fois. Elle se presse moyennement, n’aimant pas se préparer à la va-vite et désirant être au mieux pour plaire à son ami. D’un geste de baguette elle coiffe et sèche ses cheveux. Elle enfile alors sa robe, d’un tissu pourpre très léger, ouvert dans le dos laissant place à une grande partie de sa peau. La robe s’arrête et touche le sol car elle déteste les longues traines. Elle met ses bagues, attrape un long châle accordé à sa robe après s’être maquillée puis se regarde dans la glace un moment. Un soupire s’échappe de ses lèvres. Elle espère lui plaire et c’est à ce moment-là qu’elle ressent quelque chose de particulier qui lui semble totalement nouveau. Un léger sourire aux lèvres, Phædre finit par sortir. Tracassée ? Un peu.

« Voilà, je suis prête, je prends mon sac et nous pouvons y aller. »

look:
 

un fin sourire se glisse sur ses lèvres et comme pour éviter son regard, Phædre attrape ses boucles d’oreille en avançant vers sa coiffeuse pour les mettre d’un geste rapide, puis prend sa pochette et s’approche de son cavalier.

« Désolée de t’avoir fais attendre. »
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MessageSujet: Re: [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre   Ven 29 Jan 2016 - 19:08

Je sens son regard sur moi et j'en ressens un plaisir non feint. Pourquoi le devrais-je lorsqu'une créature aussi délicieuse que Phaedre me regarde ainsi ? Même si cette dernière jauge sûrement mes intentions, mon aura, peu m'importe. Ses yeux dans les miens, je soutiens sans peine son regard que je dévorerais presque. D'une magnificence incontestable, je pourrais m'y perdre si je m'octroyais le droit de me laisser aller. Mais je garde la tête froide et la raison braquer sur mes objectif. Ne jamais s'arrêter, jamais.
Lorsque son sourire délie ses traits, je le devine sincère. J'ai passé beaucoup de temps avec Phaedre, à lui parler mais aussi, à la regarder. Je commence doucement à comprendre ses expressions et rare sont les fois où son sourire fut si vrai, plein d'honnêteté. Un sourire qui traduit un réel plaisir, sans artifice.

— Je serais ravie d’y aller avec toi.
— Merci.

Puisque c'est un cadeau qu'elle me fait là, de m'accorder sa présence pour la soirée. Père m'a toujours apprit que le cœur d'une femme n'était pas manipulable et qu'il faut user de beaucoup de patience et de ruse pour réussir à en être digne. De ce fait, lorsqu'une Dame de notre rang accepte notre invitation, il nous faut la remercier. Puisque leur présence est comme un présent de leur part. Et même si je me joue d'elle, ce n'est qu'un demi-mensonge malgré tout.
A-t-elle conscience à quel point son sourire serait presque outrageant tant il est séduisant ? Il s'agrandit, prend une ampleur qui la rajeunit mais surtout, l'embellie un peu plus. Comme si les problèmes venaient de quitter ses traits pour laisser place à la vraie femme qu'elle est.

— Je ne suis absolument pas en tenue, toutes mes excuses. Je m’y mets tout de suite, en espérant ne pas te faire attendre trop longtemps.
— Prends ton temps, ne t'en fais pas. Nous ne sommes pas à la minute près !

En tout cas, moi je ne le suis pas. Cet bal ne m'intéresse pas, il est simplement pour moi une excuse pour passer du temps avec elle et lui montrer combien elle m'attire, d'autant plus que la meilleure partie a déjà été jouée. Celle de cette foutu chanson hommage. Connerie. Comme si le chant de leur révolte ne leur avait pas suffit.
De toute manière, ça ne suffira pas à nous faire taire.

Phaedre s'apprête à s’éclipser avant de revenir à moi.

— Je t’en prie assieds-toi, lis, fais ce que tu veux. Céos ne bougera pas.

Je lui répond d'un sourire en allant m'asseoir sur le seul et unique fauteuil de la pièce, proche d'une petite bibliothèque. Je me plante devant les nombreux ouvrages qui s'y trouvent qui traite particulièrement de Divination, d'Astronomie mais aussi de mythologique, de botanique et de Magie ancestrale. J'opte pour la mythologie pour l'unique raison de ma curiosité : Décrypter un peu plus Phaedre. Le mythe qui entoure son prénom est connu mais je souhaite en savoir plus et je suis presque certain que cet ouvrage m'apportera bien plus d'indication que des on-dit. Installé bien confortablement dans le fauteuil, je me réfère au sommaire et ouvre le bouquin à la page indiquée sans tarder à commencer la lecture.

Trois lignes et j'entends l'eau de la douche s'allumer. Là, dans la pièce d'à côté. Je ne relève pas la tête de mon ouvrage, me contentant de sourire d'un air absent. J'imagine sans peine et sans pudeur, nue, sous cette eau brûlante. Tout comme je fais face sans la moindre trace d'une honte, au désir de venir l'y rejoindre. Sentir sa peau, sentir son odeur. Toucher ce grain qui semble aussi agréable qu'avoir du satin entre les paumes. Goûter ses lèvres, l'orée de son cou, dans un échange purement intime et passionnel.
Mais je n'en ferais rien. Chaque chose en son temps, c'est un pas à ne pas franchir pour l'instant si je ne souhaite pas tout faire foirer. J'esquisse un sourire plus grand avant de reprendre ma lecture, ravalant un désir si agréable. Les mots défilent sous mes yeux pour me dévoiler l'histoire tragique d'une jeune femme rejetée par son amour. J'en apprends un peu plus sur cette tragédie et sourit à l'idée d'inverser les rôles. Si dans l'histoire de Phèdre, la jeune femme au cœur brisé s'est joué de la confiance de son mari pour accuser son fils, Hyppolyte, de violence envers elle, les choses en seront différentes pour la Phaedre d'aujourd'hui. Elle n'aura pas à mentir puisque je le ferais à sa place même si je ne suis que vérité sur mes attirances envers elle et la femme qu'elle est. Aussi bien physique que psychologique.

— Voilà, je suis prête, je prends mon sac et nous pouvons y aller.

Je lève la tête, trop accaparé par ma lecture pour l'avoir entendu et reçoit au creux des tripes une agréable douleur qui se diffuse dans chacun de mes muscles. Je ne cherche pas à dissimuler ce qu'elle provoque chez moi et elle peut y lire tout l'émoi que je ressens.
Robe échancrée, pourpre et d'un tissu qui semble léger, Phaedre m’apparaît avec une beauté qui me subjugue. Châle sur les épaules, légèrement maquillée et quelques bagues ornants ses doigts, elle ne manque pas de se diriger vers sa coiffeuse pour se munir de boucles d'oreilles. Cheveux lâchés, elle n'a plus rien à voir avec la femme qui n'ose sortir de sa tour. Elle m'en ferait presque oublier ma haine envers ces sang-de-bourbe.
Je me suis levé sans réellement m'en rendre compte, mes yeux toujours posés sur elle alors que j'affiche un sourire sincère alors qu'elle s'approche de moi.

— Désolée de t’avoir fais attendre.
— Tu es absolument ravissante Phaedre.

Je ne la quitte pas des yeux, contemplant l'ensemble de cette magnificence.

— Je crois que je n'aurai jamais été si fier d'être accompagné que ce soir.

Et je n'omet pas l'ombre d'un mensonge. Luna, c'était différent. Elle était jolie, belle même, mais d'une beauté simple, trop lisse, presque trop parfaite pour être réel. C'est la douceur de son âme qui donnait ce petit quelque chose à son visage de poupée, rien d'autre. Ici, Phaedre rassemble en ses défauts et qualités, une beauté à l'état brut, façonnée par la nature elle-même.
Je sursaute à peine et me retourne vers la petite table basse près du fauteuil pour m'emparer de la boite.

— Tu m'en aurais presque fait oublier mon présent pour toi.

De nouveau face à Phaedre, je lui présente la boite et l'ouvre sous ses yeux, non sans un sourire en coin. Sur un écrin est disposé une parure de bijoux argenté, collier et bracelet scintillant sous la lumière de la pièce. J'ai pris soin de demander à Lou' d'en faire le choix malgré ces vociférations dissimulés sous ses mots hypocrites, tout en lui précisant de choisir quelque chose de chic, discrets mais pas trop, tout en restant aussi simple que séduisant, à l'image de Phaedre. Les diamants incrustés sont taillés avec finesse et grâce, s'alliant parfaitement avec sa robe de surcroît.

— Je me disais que ce bal serait l'occasion parfaite pour te l'offrir. Je ramène la boite vers moi pour en sortir le collier et le prendre du bout des doigts. Tu permets ?

Sourire, je désigne d'un geste du menton son cou et attend qu'elle soit dos tournée pour y glisser le bijou. Mes doigts effleurent la peau de son cou, ce geste prenant tout son sens lorsque l'on met la patience de la séduction, des frissons agréables longeant mes avants bras. La vision de sa nuque et de son cou donnerait l'envie à plus d'un homme de se damner pour ne serait-ce que l'effleurer.
Je prends soin de joindre les deux attaches afin que le collier tienne solidement et refais face à ses yeux que je scrute aussitôt, sans me défaire de ma bonne humeur, me retrouvant à proximité de son visage.

— Il te va à ravir. Ma voix s'adoucit sans se défaire son timbre pour autant, je la scrute quelques secondes avant d'ajouter. Il te plait ?
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MessageSujet: Re: [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre   Sam 6 Fév 2016 - 20:37

« Désolée de t’avoir fais attendre.
— Tu es absolument ravissante Phædre. Je crois que je n'aurai jamais été si fier d'être accompagné que ce soir.
— Merci. »

Serait-ce l’ombre d’une timidité sur les joues rosies de Phædre ?

« Tu m'en aurais presque fait oublier mon présent pour toi. »

Pochette en main, Phædre se tourne vers son ami gardien. Bien sur qu’elle a vu la petite boite qu’il a amené avec lui. Mais Phædre, bien qu’elle aime être couverte de surprises, n’en est pas pour autant une femme qu’on achète et, à vrai dire, la présence du gardien lui suffit. Elle ne veut pas le voir pour qu’il lui offre des cadeaux, heureusement.

« Ça n’est vraiment pas nécessaire, James… »

Dit-elle alors qu’il ouvre la boite sous ses yeux. Son petit cœur déjà fragilisé semble louper un battement car bien sr elle reconnaît la pierre mise en scène dans cette petite boite de velours. Une pierre de lune, celle qu’elle préfère et qu’elle utilise souvent dans son travail. Lune, symbole du rêve et de l’inconscient, cet espace mystérieux qu’elle foule et qu’elle aime découvrir à travers les astres. Une légende raconte que la personne qui porte cette pierre céleste dans sa bouche, une nuit de pleine lune, deviendra un être capable de lire l’avenir. Lumière, profondeur, naissance… la pierre de lune exacerbe les perceptions extrasensorielles et aide à l’équilibre. Phædre sourit.

« Je me disais que ce bal serait l'occasion parfaite pour te l'offrir. Tu permets ? »

Bien sur. Mais elle ne parle pas. Elle ne peut pas, elle semble sentir son cœur palpiter à ses joues. Elle se tourne avec douceur, le laissant glisser le bijou autour de son cou. C’est surement la première fois qu’il touche un endroit aussi intime de sa peau. Sa nuque, qui frissonne très légèrement sous le touché très léger. À nouveau elle se tourne et lui fait face.

« Il te va à ravir. Il te plait ?
— Il est magnifique. C’est un très beau cadeau. »

Elle se saisit avec douceur du bracelet qui reste après avoir interrogé le gardien du regard, puis l’attache autour de son poignet. Elle observe doucement la finesse de son nouveau bijou s’accorder avec grâce à celle de son poignet. Elle se retourne à nouveau vers le miroir et s’observe avec un brin de pudeur. Le collier lui sied à merveille, même elle est capable de le voir. Elle refait face au gardien, un fin mais réel sourire plaqué sur les lèvres et se rapproche de lui. Phædre est aux anges. D’un geste léger et rapide elle pousse sur la pointe de ses pieds et dépose ses lèvres avec douceur sur la joue du gardien, près de ses lèvres, mais pas dessus…

« Merci, James. »

Elle se repose sur le sol, le contourne pour s’approcher de la porte, sourit au gardien.

« Je suis désolée, je n’ai rien en retour. Je peux simplement t’offrir mon bras. »

Sur ces mots, Phædre lui tend son bras dans l’attente qu’il le saisisse pour qu’il la mène au bal. Ses soucis se sont envolés, sa deuxième main glisse sur la pierre qui pend à son cou et son sourire est radieux, il la rajeunit, donne l’impression que Phædre n’a jamais vécu cette douleur qui lui ternit le regard. Elle redevient presque enfant. Elle dit aurevoir à toutes ces fois où on l’a dénigrée dans sa jeunesse, quand personne ne semblait vouloir inviter la fille bizarre à qui on volait les affaires, chez les Serpentards.
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MessageSujet: Re: [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre   Mar 9 Fév 2016 - 15:41

—Il est magnifique. C’est un très beau cadeau.

Je grimpe les échelons de jours en jours et il semblerait que ce soir soit particulier. J’espérais viser juste avec cet assortiment de bijou et il s’avère que cette femme qui se tient face à moi en est plus comblé que je ne l’aurai imaginé. Il n’y a pas besoin d’un étalage de sentiment pour le comprendre puisque son sourire suffit à traduire toute la reconnaissance d’un monde. Je l’ai apprise. Cette femme commence à devenir un savoir que je maitrise de plus en plus mais ce qui me passionne chez Phaedre, c’est cette façon d’être imprévisible. Puisque j’étais loin de l’imaginer venir vers moi, se hisser sur la pointe des pieds et me déposer ce léger baiser au coin de mes lèvres sans jamais y toucher.

J’ai fermé les yeux une seconde qui semble s’être déroulé au ralenti. L’effluve de son parfum m’est parvenu avec une douceur que je n’avais encore jusqu’ici, n’eut l’occasion de sentir uniquement sur le dos de sa main. La chaleur de sa respiration, son corps proche du mien, ce magnétisme envoûtant prenant tout son sens dès lors qu’elle s’approche de vous. Ses lèvres sur ma peau, pour la première fois. Et à aucun moment je ne réprime l’effet que cela me produit. Ni le long et intense frisson qui me parcoure l’échine, ni cette chaleur qui se manifeste chez moi, se muant en désir. Pas plus que ce rythme cardiaque qui s’accélère avec légèreté. Il y a des mois que je n’avais pas eu le temps et la possibilité de ressentir ces premiers émois et j’en prends un plaisir certain.

— Merci, James.

Je ne lui réponds que d’un sourire, large et franc, suffisant pour lui dire que tout cela n’était rien pour moi. D’autant plus que ces bijoux lui vont à merveille. Aussi bien le collier que le bracelet, ils lui siéent d’une gracieuse façon, fine, légère et élégante. Comme s’ils avaient été créés pour elle.

— Je suis désolée, je n’ai rien en retour. Je peux simplement t’offrir mon bras.

Joignant le geste à la parole, Phaedre me tend son bras comme une invitation.

— Et ça vaut pour moi bien plus qu’un présent.

Le pire étant peut-être que je transpire la sincérité. Personne n’imagine à quel point être au bras d’une femme de l’envergure de Phaedre, est pour nous les Sang-Pur, un privilège que personne n’oserait refuser.
Encore moins lorsqu’il s’agit de l’héritière des Hunt.
Encore moins quand cette même héritière est sublime à ce damné.

Je glisse mon bras sous le sien, toujours un sourire radieux sur les lèvres et la guide à l’extérieur après l’avoir laisser fermer sa chambre. Les pas que nous faisons jusqu’à la grande salle s’agrémente de discussion en tout genre, sur diverse sujet, également sur son frère qui semble être un centre de discussion de plus en plus aisé. Depuis que ce crétin a été poignardé, Phaedre semble avoir ouvert un peu plus les yeux sur l’importance d’avoir un frère près de soi, un membre de sa famille. Et je l’y pousse subtilement à s’y attacher, à se rendre dépendante de son existence.

Il faut toujours avoir un coup d’avance.

Nous croisons très peu d’élèves et finissons par arriver devant la grande salle alors que je tourne mon regard vers Phaedre, sourire en coin.

— Êtes-vous prête Mlle Hunt ?

Bien évidemment.
Nous foulons le sol endiablé par les jeunes gens qui ne demandent qu’à se défouler sur la piste de danse. Chacun se laisse aller à un oubli de soi, un oubli de l’autre et du monde par la même occasion. Mais je ne manque en aucun cas les regards de certains élèves, surprit de voir leur professeur de Divination aussi sublime, aussi prestigieuse mais surtout, surprit de la voir au bras d’un gardien tel que moi. Pas l’once d’une moquerie, juste un étonnement sincère et parfois gentiment amusé. Et si certains osent ne serait-ce qu’étaler une moue moqueuse sur celle que j’accompagne, je ne manquerais pas de leur faire comprendre, un jour ou l’autre, ce que nous appelons un retour de flamme…

Je croise également le regard de Dimitri au loin, que je salut d’un signe de tête alors qu’il vient à nous.
En espérant que ce boulet ne reste pas trop longtemps à nous tenir la jambe…

— Bonsoir les tourtereaux.
— Bonsoir Dimitri. Comment se passe la soirée ?
— Bien ! Tout est calme et tout le monde profite. Il se tourne vers sa sœur, sourire attendrit sur les lèvres alors qu’il lui prend la main pour lui déposer un baiser, comme les bonnes manières le voudrait. Et toi, tu es absolument ravissante. Je viendrais te réclamer une danse tout à l’heure !

Nouveau sourire, il nous salut de nouveau en levant son verre vers nous, reculant de quelques pour rejoindre Katherine. Toujours vivante, sans cancer.
La musique s’adoucit, les lumières se tamisent légèrement et mon sourire s’élargit.

— On dirait que nous arrivons pile à l’heure !

D’un geste tendre, je m’empare d’une des mains de Phaedre avant de me poster devant elle, plus proche que je ne devrais l’être mais sans jamais en devenir inconvenant. Je me penche vers son oreille, profitant de nouveau de son parfum qui m’emplit les narines avec délice, dans un murmure presque suave.

— Voudrais-tu me faire l’honneur de m’accorder une danse ?
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MessageSujet: Re: [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre   Lun 22 Fév 2016 - 23:22

Quel homme charmant, se dit-elle. Et c’est ce qu’elle aime se dire alors qu’elle marche maintenant dans les couloirs en compagnie du gardien. Ils discutent, de tout, de rien. Il s’enquiert de la santé de son frère, de ce qu’il fait, de l’état de leur relation. C’est avec douceur que Phædre se relâche, se laisse gentiment aller. Elle a bien le droit d’en profiter, alors que les trois quarts de sa vie ont jusque-là été pourris par sa propre mère. Alors peu importe qu’on la voit ou non ce soir, même, tant mieux. Les gens verront à quel point elle est heureuse pour une fois. Elle prend sa revanche sur cette vie qui a été si dure à son égard. Ça lui plait. L’homme qui l’accompagne lui plait. Alors pourquoi n’en profiterait-elle pas ?

Les regards des élèves l’importent peu. Elle sait qu’elle est crainte, elle a tout fait pour. Phædre s’est aussi adoucie depuis quelques temps, Dimitri n’y est surement pas pour rien dans cette histoire, surtout après été poignardé. Comme pour prouver sa valeur aux yeux de la prophétesse.

« Êtes-vous prête Mlle Hunt ?
— Je le suis, James. »

Elle lui sourit et se laisse guider par son nouvel ami. Ils s’avancent à l’intérieur de la salle et Phædre ne peut pas réprimer un éclair de fierté dans son regard. C’est à ce moment précis que débarque son petit frère.

« Bonsoir les tourtereaux.
— Bonsoir Dimitri. Comment se passe la soirée ?
— Bien ! Tout est calme et tout le monde profite. »

Elle les observe échanger quelques mots et sourit doucement. Elle apprécie cet instant ou elle comprend que son frère apprécie son cavalier. Cavalier. Ce mot ne sonne-t-il pas comme une douce vengeance dans sa tête ? Oh bien sur que si. Elle voudrait le dire à Keith, d’ailleurs. Qu’elle s’est vengée.

« Et toi, tu es absolument ravissante. Je viendrais te réclamer une danse tout à l’heure !
— Merci, Dimitri, avec plaisir. À tout à l’heure. »

C’est à ce moment précis que les lumières déclinent. Heureusement, parce que ses joues elles, deviennent un poil plus rose. Elle sait très bien ce que cela signifie. Elle aussi aujourd’hui a le droit de profiter de cet instant. Ce n’est qu’un simple bal. Une petite fête, un pas grand chose. Mais la professeure de divination a envie de rattraper le temps perdu et donner un peu d’importance à ce moment. Alors que plus jeune personne ne voulait lui adresser la parole, aujourd’hui elle se retrouve au bras d’un homme très agréable. Qui va lui proposer une danse, surement.

« On dirait que nous arrivons pile à l’heure ! »

Il sourit. Elle sourit en retour. Phædre laisse James prendre une de ses mains. Il se rapproche d’elle, de son côté, elle ne s’éloigne pas et profite de cette distance un peu moins conventionnelle. Il se penche vers elle, il est un peu plus grand. Phædre n’est pas toute petite, dans la moyenne, mais lui l’est un peu plus.

« Voudrais-tu me faire l’honneur de m’accorder une danse ? »

La prophétesse sourit doucement, les lèvres pincées. Cette sensation de plaisir qui se répand dans son ventre, elle voudrait que cela dure des heures encore. Phædre se sent comme une gamine de quinze ans durant son premier rencard. Un rendez-vous. C’est exactement ce qu’elle est en train de vivre.

« Avec plaisir, James. »

La brune sourit de plus belle et se laisse entrainer un peu plus vers le centre de la salle. James prend sa main, dépose l’autre sur sa hanche et Phædre, elle, pose sa main sur son épaule et serre un peu plus celle qu’il tient dans la sienne. La distance qui les sépare est presque règlementaire. Mais une pensée traverse son esprit : elle n’est plus sous le joug de sa mère. Ils sont en 2015. Peut-être n’est-elle plus obligée de se plier obstinément aux principes un peu trop rigides que sa mère lui a inculqué. Peut-être a-t-elle le droit de se laisser un peu plus aller. La douceur du moment semble l’y inviter. Voilà pourquoi au lieu de maintenir l’espace qui les sépare, Phædre fait un léger pas en avant pour se rapprocher de son cavalier, sans basculer dans l’outrage. Et ils se mettent à danser.

Phædre est ravie de constater que son cavalier a un port de tête très élégant et qu’il danse de manière tout à fait correcte. Elle apprécie. Son regard ne quitte pas celui du gardien, comme son sourire ne se décroche pas de son visage.

« Ce serait presque cliché de te demander où as-tu appris à danser. »

Et ils dansent alors jusqu’à ce que des chansons plus vives se remettent en à faire battre les cœurs juvéniles. Ils finissent par discuter longuement autour d’un verre, sans se soucier vraiment de ce qui se passe aux alentours, sans jouer ni le gardien, ni la professeure. Non, ils sont dans leur monde. Et elle aime la création de ce petit monde. L’heure tourne tranquillement.

« James… voudrais-tu me raccompagner ? Il se fait tard. »

Comme la bienséance le veut bien sur…
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MessageSujet: Re: [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre   Ven 26 Fév 2016 - 17:13

— Avec plaisir, James.

Et son plaisir est actuellement le mien. La soirée se déroule à merveille et rien ne pourrait perturbé cette légèreté qui teinte nos traits. Le sourire de Phaedre ne cesse de s'agrandir et lui donne un charme supplémentaire à cette beauté froide qui fait d'elle celle que je convoite.
Je l’entraîne au centre de la salle, prend sa main dans la mienne et dépose l'autre sur sa hanche, prenant garde à respecter les codes de bienséances que Père m'a inculqué depuis ma tendre enfance. Mon sourire s'élargit lorsque je sens sa main sur mon épaule et ses doigts enserrés un peu plus les miens. Le monde en viendrait presque à disparaître sous notre regard qui ne cesse de se contempler.

Phaedre semble prendre goût à l'instant au point d'envoyer valser certaines manières qui lui tiennent tant à cœur. Son corps se rapproche du mien, brisant cette ligne invisible que Père me hurlait de respecter, n'hésitant pas à user de cette baguette souple pour me fouetter l'arrière des genoux lorsque je m'approchais de trop près de Lou.
Mais ce soir, rien de tout cela n'existe et je m'accorde même cet instant de pause, profitant de ce moment pour me défaire cette mission qui me pèse sur les épaules depuis Septembre. Je ne vois plus Phaedre comme une mission, comme un cœur à prendre pour assurer ma descendance mais aussi pour m'offrir la meilleure des alliées, mais plutôt comme une femme que je tente de séduire et qui, elle-même, me touche au cœur.

Nos pas s'élancent en douceur sur le rythme doux de cette danse qui nous unis, nous faisant oublier nos statuts, les élèves et les enseignants, mais aussi les raisons de ce bal même si pour moi, ça n'a aucune importance. Nous n'allons pas non plus pleurer dix ans sur la mort d'une élève. Elle ne sera de toute façon pas la dernière, c'est une évidence.
Nos regards ne se quittent pas, nos sourires non plus. Phaedre est d'une beauté rare, prônant ce regard bleu avec une élégance qui me plonge dans un état de chaleur agréable. Aussi agréable que cette nuit où j'ai torturé cette élève.

— Ce serait presque cliché de te demander où as-tu appris à danser.
— Je ne vais pas te révéler tous mes secrets dès le premier soir. J'affiche un sourire énigmatique avant de reprendre. Et honnêtement, tu m'inspires.

Je laisse échappé un rire léger accompagné du sien et nous continuons de danser ainsi jusqu'à ce que la musique s'achève et qu'elle n'entame un rythme bien plus soutenu et entraînant. Ce genre de choses ne sont pas pour moi, ni pour elle visiblement et je ne comprendrais jamais pourquoi cette jeunesse aime tant se secouer sur des rythmes aussi chaotiques.
Les voirs ainsi se sentir aussi libres est aussi jouissif qu'agaçant.

Je discute avec Phaedre autour d'un verre, voir de plusieurs verres, de tout et de rien. Nous ne prêtons aucunement intention au monde qui nous entoure puisqu'il n'existe toujours pas. Seul Dimitri s'immisce dans notre discussion pour me « voler » ma cavalière le temps d'une danse, minutes que je mets à profits pour mes futurs projets. Le premier étant que j'observe Connor de loin et qu'il faudrait que je m'occupe de son cas très prochainement. Le second étant l'emplacement de la salle, pour diverses raisons. Mais aussi, deux trois détails qui me préoccupent encore ce soir.
Phaedre me tire de mes pensées et je retourne à pieds joint dans notre univers, sourire aux lèvres.

— James… voudrais-tu me raccompagner ? Il se fait tard.
— Bien entendu.

Je termine le fond de mon verre d'une traite avant de le jeter dans une dès poubelle presque pleine. De nouveau, je lui présente mon bras et la guide hors de la grande salle, hors du bruit et j'admets y trouver une certaine paix. J'aime les hurlements mais pas lorsqu'ils expriment autant de bonheur et de stupidité juvénile.
Je n'ai pas manqué de repérer certains enseignants et surtout Gwen que j'ai surveillé discrètement, comme me l'a demandé Anton.

Nous sommes à mi-chemin, mon sourire ne s'est pas défait de mes traits et je constate que celui de Phaedre non plus.

— La soirée t'as plus ?

Je l'écoute parlé, toujours attentif aux moindres de ses mots et me rend compte à quel point je n'ai pas été aussi détendu que ce soir.
Alors que son bras entour le mien, sa main posée sur mon avant-bras, je me permets de glisser ma paume sur ses doigts, offrant un contact supplémentaire avec la peau de Phaedre. Douce, chaude, une sensation de velour sous les phalanges. Je serais presque déçu de voir que nous sommes déjà arrivés devant la porte de sa chambre où, je le sais déjà, je vais devoir l'y laissé comme le veut les conventions de nos familles respectives. Je ne veux pas faire un seul faux pas qui pourrait compromettre tout le travail abattue depuis déjà plusieurs semaines. Et quelque part au fond de moi, je n'ai pas envie de voir de la déception dans ses yeux.

Nous nous retrouvons face à face alors que nous sommes devant la porte de sa chambre. Je lui offre mon plus sourire mais gardant sa main dans la mienne.

— Merci de m'avoir offert ta compagnie Phaedre. J'ai rarement passé une soirée aussi délicieuse que celle-ci.

Le plus surprenant est que je suis sincère sur toute la ligne. Je ne compte pas ces soirées avec Luna qui étaient d'un ennuie à mourir. Non, ici j'ai eu l'occasion et l'honneur de parler avec une femme intelligente telle que Phaedre. Séduisante, charmante, amusante et futée. Je ne pouvais pas souhaiter mieux pour faire un break ce soir.
Je me laisse doucement porté par l'élan alors que nous devons nous saluer. Mes habitudes sont que je lui dépose à chaque fois un baiser sur le dos de sa main. Seulement, cette fois je me permets un pas supplémentaire.
Je franchis le peu de distance qui nous sépare, dépose ma main dans son cou et embrasse ses lèvres, glissant mon autre main sur son avant bras.
Ce baiser ne se fait ni outrageux, ni inconvenable. Mes lèvres restent simplement scellées sur les siennes, durant une poignée de seconde qui éclate en moins une douce chaleur jouissive. Je rêvais de ce contacte depuis bien longtemps et la sensation de ses lèvres sur les miennes est bien au-delà de toutes mes espérances. Et si l'envie d'en savourer plus, de laisser glisser ma bouche dans son cou, sur son épaule et bien plus se manifestent, je n'en fais pourtant rien, contenant de m'écarter en douceur, sourire aux lèvres.

Je reste ainsi un bref instant, la regardant droit dans les yeux comme pour y sceller une sorte de pacte, d'aveux.

— On dirait bien que la plus grande Prophétesse a réussi à m'envoûter l'esprit.

Mon sourire s'élargit et je m'écarte cette fois pour de bon, lâchant son bras et rompant cette proximité qui pourtant me convenait parfaitement.

— Passe une bonne nuit Phaedre.

J'attends qu'elle soit entrée dans sa chambre, lui accordant un dernier sourire et continue d'avancer le long du couloir jusqu'à ma chambre. Ce n'est qu'une fois enfermé à clé que je lâche un soupire, suivit d'un rire bref mais léger, comme si pour la première fois mes nerfs lâchaient prise. Si la garde de la journée m'avait tout à l'heure épuisé, ici je suis complètement éveillé, voir très en forme. Je me remémore avec précision la douceur des lèvres de Phaedre et le plaisir que j'ai pris à l'embrasser, luttant contre mes envies bien plus imposantes.
Chaque chose en son temps, je ne veux pas l'effrayer.

Je balaie ma chambre du regard et dans la salle de bain brille cette chose qui me cause tant de problème mais ce soir, j'ai la sensation que je fais fasse à la nuit de tous les possibles.

▬ FIN POUR MOI ▬
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MessageSujet: Re: [EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre   Dim 6 Mar 2016 - 23:02

« La soirée t'as plus ?
— Oui, c’était un plaisir, j’aurais presque voulu qu’elle s’éternise. »

Petit sourire en coin. Phædre est sous le charme, c’est certain. Ses mots sont toujours choisis avec précaution, chaque phrase est une sorte d’aveux c’est pour ça qu’elle n’en dit jamais réellement, mais juste assez pour lui faire comprendre que sa présence auprès d’elle a été le facteur de réussite principal de sa soirée. Ils marchent ensemble dans les couloirs et discutent tranquillement. Lorsqu’il glisse sa main sur ses phalanges recroquevillées autour du bras, Phædre ne peut s’empêcher de rosir doucement. Ce n’est pas une midinette et surement pas une femme que l’on atteint comme ça mais… il faut avouer quelle charme magnétique du gardien n’est pas sans effet sur elle.
Ils arrivent un peu trop vite à sa chambre, à son goût. Mais elle sait que cela doit se passer en ces conditions pour le bon déroulement des choses. Quelles choses ? Phædre n’oserait trop vite se l’avouer.

Il lui offre un beau sourire qu’elle lui rend sans artifices. Elle se sent reposée, calme et détendue comme ça lui est rarement arrivé et elle savoure cette expérience avec délice. Elle ne peut pas se mentir non plus lorsqu’elle perçoit certain ratés du coeur de son côté alors qu’elle croise son regard.
La prophétesse apprécie particulièrement les regards qu’il pose sur elle. Elle n’est aps dupe quant à ses manières et ses intentions et… Pourquoi ne pas en profiter ? Qui pourrait lui interdire maintenant ? Même son frère semble la pousser en ce sens. N’est-ce pas là le coeur des relations humaines ? Ce domaine dans lequel elle n’excelle pas lui semble aujourd’hui être un terrain étrangement agréable à fouler et découvrir.

« Merci de m'avoir offert ta compagnie Phaedre. J'ai rarement passé une soirée aussi délicieuse que celle-ci.
— C’est moi qui te remercie James d’être venue me chercher. »

Et elle est sincère quand elle dit ça car elle n’aurait jamais pensée que quelqu’un vienne l’amener ce soir comme une demoiselle à ce bal. Un presque rien mais qui est pour elle aujourd’hui un moment délicieux dont elle gardera un très bon souvenir.

Phædre pressent à cet instant ou elle croise le regard de James que quelque chose va se passer. Elle ne veut pas savoir quoi. Pas encore. Ils se sourient, mais Phædre n’est pas concentrée sur le sourire de James, simplement sur son regard ou elle école quelque chose de différent qu’elle ne saurait nommer encore. Il s’avance près d’elle, la prophétesse ne bouge pas, une bouffée de chaleur s’empare de ses joues alors qu’il se penche vers elle.
Ce qu’elle pressentait arrive plus vite qu’elle ne l’aurait cru. Une main dans son cou, l’autre sur son bras, les lèvres de James rencontrent les siennes et Phædre se laisse aller au crépitement que cela lui procure dans tous son corps. Elle est soumise aux variabilité drastiques de températures qui l’agitent des pieds à la tête. Ce n’est ni pressé, ni inconvenant, tout simplement léger et chaud, subtilement agréable. La prophétesse ne s’en rend pas compte encore mais sa main a attrapé le bras de James avec légèreté.

Lorsqu’il rompt l’échange, il sourit. Phædre pour sa part se rend compte qu’il n’y a plus une trace de froid chez elle, mais aussi qu’elle aurait bien prolonger non pas seulement la soirée mais également cet instant bien trop agréable. Ses joues roses s’accordent à son fin sourire. Comme elle aurait voulu l’embrasser à son tour.

« On dirait bien que la plus grande Prophétesse a réussi à m'envoûter l’esprit. »

Phædre baisse un léger instant la tête puis revient planter son regard dans celui de James. Il s’éloigne et elle aurait bien aimé qu’ils restent ensemble à discuter un peu plus. Mais le gardien comme elle a besoin de se reposer. Ils travaillent dur, comme tous ici.

« Passe une bonne nuit Phaedre.
— Bonne nuit James. »

Elle lui accorde un dernier sourire et un geste de la main avant de refermer sa porte. Un sourire malicieux se plante sur son visage alors qu’elle se défait de sa robe d’un geste léger. Elle lui semble un peu trop étriquée à cet instant alors qu’elle irradie. Sa main passe sur le collier qui lui a été offert en début de soirée et Céos se réveille à cet instant, posé sur son lit. Il semble l’observer. Comme s’il lui disait quelque chose. Phædre est convaincue qu’il lui parle depuis le moment ou il l’a adoptée.

« Ne me regarde pas comme ça. Tu en aurais fais autant. »

Sur ces mots, la brune décide dépose le collier offert par James dans un écrin particulier, pour qu’il soit en sécurité et, pleine de rêves, file se coucher, la sensation du baiser encore doucement posée sur ses lèvres.

—FIN—
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[EVENT 14.03]"Car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté." — Phaedre
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