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 Sexfriend or not ?

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MessageSujet: Sexfriend or not ?   Jeu 17 Déc 2015 - 11:41

►Sexfriend or not ?◄
Drew & Will


Mardi 3 Mars — vers 22 heures

— Ouais et j’dors où moi ! Avec le couvre-feu, j’vais pas pouvoir rentrer dans ma salle !
— Et alors ? C’est quoi le plus important, ton lit ou nous ?
— Je… je claque ma langue contre mon palais. T’es chiante.

Je glisse mes mains dans les poches alors qu’elle me fait un bisou sur la joue, tout sourire aux lèvres. Je vais devoir me taper l’un des canapés de leur salle commune et ça m’emmerde un peu, en plus j’aime pas les gens vont s’arrêter me regarder dormir.
Ou pas parce qu’ils en ont rien à foutre.

— Et j’te préviens pas d’alcool, ni de joint ! J’veux qu’on ait l’esprit clair et lucide et puis elle en fume assez comme ça.
— Oui m’man.
— Pfff.

Elle lève les yeux au ciel, finissant de s’afférer sur mon lit à faire je n’sais quoi. Je reprends la lecture de mon bouquin de science, comme si c’était un livre de chevet, pour reprendre mon enseignement personnel. C’est pas que je me fais chier en cours mais presque. Enfin, pas partout mais être particulièrement intelligent n’a pas que ses bons côtés.
J’étudie silencieusement un schéma jusqu’à ce que Macy m’interpelle pour que nous partions. Nous avons déjà mangé, il doit pas être loin de la dernière heure de liberté donc on se grouille. Je glisse un paquet de clope dans ma poche, amenant deux trois trucs en plus pour la soirée mais délaisse ce joint qui m’appelle dans le tiroir de ma table de chevet. Macy a raison… Maxime s’en fou plein la gueule à longueur de temps, j’vais éviter d’en rajouter une couche. C’est pas un problème qu’elle fume des joints mais plutôt qu’elle finisse par considérer ça comme une clope.

Nous dévalons les escaliers jusqu’aux cachots, se taquinant au passage. Ca fait du bien, j’ai l’impression d’avoir retrouvé un peu Macy maintenant que les angoisses se dissipent petit à petit. Maxime est détruite, Macy terroriser avec la dernière attaque. Ce collier d’argent me rappelle que j’ai une tâche à suivre et je prends soin de le faire méticuleusement. Prendre soin de mes femmes !
Mot de passe, salle commune quasi-vide et… au loin, tout au fond de la pièce, un canapé où un grand corps s’y est étalé de tout son long. Macy et moi s’approchons doucement de Maxime qui dort comme un gros bébé et son sommeil parait plus serein depuis qu’elle prend les plantes de Helland. J’aurai jamais cru qu’une solution se présenterait aussi simplement et qu’en plus, elle fonctionnerait. Plus de crise de colère, plus d’éclat de rage. Elle reste la même mais en réussissant à se maitriser, à être plus ou moins en paix à ce niveau.

Inutile de dire qu’avec nous, la connerie est communicative. Elle a un joint entre les doigts, Macy le lui enlève et moi je m’approche, déjà entrain de ricaner.

— Maxime debout ! Helland te cherche partout ! Vite t’es en retard putain vite !!

Elle sursaute, se lève précipitamment en titubant avant de se retenir à l’accoudoir pour ne pas chuter. C’est à se demander si son cerveau n’a pas des heures de retards et que son corps a agi tout seul sans l’attendre tellement elle a l’air paumée. Ses longs cheveux encore plaqués à ses joues et complètement ébouriffé à certain endroit lui donnent l’allure d’un Détraqueur avec une gueule de bois.
On éclate de rire, elle comprend, elle pousse un soupir.

— Putain vous êtes cons.
— On doit tout à notre mentor !

Sourire en coin, elle se laisse tombée mollement dans le canapé en se frottant rapidement les yeux, remettant tant bien que mal de l’ordre dans ses cheveux emmêlés. Si on est là, c’est pour passer la soirée ensemble, juste tous les trois. Comme avant, parce que ça fait du bien.
D’ailleurs, nos marques se retrouvent aussi facilement que l’on respire. Macy est allongée sur le canapé, tête sur les genoux de Maxime et moi j’suis assis à côté de Jefferson, entrain de regarder leur nouvelle Préfète en Chef passer.

— A votre avis elle a combien de tatouage ?
— Hum… Macy réfléchit. Je dirais une quinzaine.
— En tout cas… regard vers Maxime. Elle en a carrément plus que toi.
— Ta gueule. Les miens sont plus beaux.
— Tu rigoles ! Avec ton machin tout moche sur le bras là ?
— Eh ! C’moi qui lui ai fait !
— C’est c’que je dis : Il est moche.
— C’est toi le moche, la brioche.

Macy éclate de rire devant cette punchline qui m’atterrit en pleine gueule. Je lui fait un fuck, qu’elle me rend toute hilare.

— Dixit le Détraqueur.
— Ca n’empêche pas que les miens sont plus beaux.
— T’en as combien ?
— J’sais plus.
— Will, tu devrais peut-être demander à Kezabel… j’suis sûre qu’elle a eu touuuuuuuuuut le temps de les compter !
— Non justement, elle n’en a pas eu le temps.

Bonsoir, je me présente : Mr Sousentendu Cochon.

— On veut pas savoir !
— Tu rigoles ! Moi j’veux tout savoir !
— Tu veux pas participer non plus ?
— Glauque. Trop glauque.

On ricane, légèrement. La discussion continue, sans joint, sans alcool. Juste nos souvenirs et nos esprits au plus clair pour se rappeler à quel point Maxime avait été trop brutale quand elle m’a cassée le bras sur la plage il y a déjà quelques temps mais aussi pour se rappeler comment Macy lui fait céder absolument tout avec un peu d’insistance. Pour se rappeler combien de fois je suis tous venu les chercher au commissariat après leur nuit de garde à vue, me foutant de leur gueule. Ouais, un tas de souvenirs qui font du bien malgré l’absence de deux de nos frères. Nous ne partons pas dans le dramatique, ni dans les larmes ou dans le blues, juste dans ce petit côté nostalgique tout en prenant conscience que certes, Spencer et Dean ne sont plus là, mais nous si. Tous les trois réunis. On peut quand même bien réussir à conquérir ce foutu monde.

¥

Mercredi 4 Mars — Aux alentours de 16 heures.

Assis près de la porte de la salle de Self Défense, je continue la lecture de mon bouquin de science tout en ajoutant quelques annotations de temps à autre histoire de ne pas oublier des détails importants. Macy doit être avec Maxime je crois et j’ai l’impression qu’on se sent tous un peu plus léger. C’est pas la forme olympique mais au moins, il y a du mieux.
J’entends des cris étouffés, des élèves qui donnent des coups et qui en reçoivent pour apprendre à se battre et surtout à se défendre. Certes une paire de poing ne vaut rien contre une baguette mais on ne sait jamais, ça peut toujours servir dans des situations improbables. C’que je fou ici ? J’attends quelqu’un. Un quelqu’un qui va sortir transpirant de cette salle, peut-être surexcité comme une puce à cause des endorphines et toujours avec ce grand sourire jusqu’aux oreilles. Celui qui vous donne l’impression que finalement, la vie n’est pas si compliqué que ça.

Une main dans mes cheveux, mes yeux parcourent les lignes et les dévorent par la même occasion pour qu’elles s’impriment définitivement dans mon crâne. Je n’sais pas si j’suis un surdoué, certains disent que oui, certains disent simplement que je suis simplement un peu plus intelligent que la moyenne mais qu’il faut pas en faire des caisses. Perso, je m’en fou puisque quoi qu’il arrive ça me permet d’apprendre sans difficulté. Alors j’en bouffe des pages, des  tonnes et des tonnes, sans jamais tomber en overdose.
La fin du cours s’annonce par une légère sonnerie qui me tire de ma lecture. Je claque la couverture de mon bouquin et me relève en m’aidant du mur, glissant mon livre sous le bras. Les élèves sortent tranquillement, épuisés pour certains, joyeux pour d’autre et je vois enfin Drew sortir un peu en retrait.

— Salut le P’tit Prince !

Référence à ce bouquin que j’ai déjà lu parce qu’il me fait penser au personnage avec sa petite tête blonde parfois enfantine.
Il me voit, je lui offre un sourire en coin… Mais dans son regard, il y a un truc qui déconne. Généralement, il vient à moi, tout aussi souriant que je le suis, il me raconte comment était son cours, comment va sa vie en générale, bref tout est léger. Mais là c’est carrément un orage que je lis dans ses yeux qu’ils détournent pour poursuivre sa route. Sans m’adresser un seul mot.

Je fronce les sourcils, inquiet. C’est pas dans la nature de Drew d’afficher cette tronche-là. Encore moins de m’ignorer comme il vient de le faire. Je le rattrape par le bras en douceur pour le tourner vers moi.

— Eh ça va pas ? Il s’est passé un truc là-dedans ?

Je montre rapidement du pouce la salle derrière moi. Quelqu’un t’as emmerdé ? J’dois aller le cogner ? C’est … ouais Drew c’est un sex-friend mais il est si attachant que je me suis pas vraiment rendu compte que je l’appréciais vraiment beaucoup. On passe du bon temps ensemble, c’est cool à chaque fois… Non plus que cool en fait, c’est carrément le pieds, ce bougre s’est comment y faire. On est bien comme ça, à parler de tout et de rien, de son projet de scénario, de la Californie, de Los Angeles pour ensuite finir dans son lit ou dans le mien.
Puis je le regarde un peu mieux. Plus précisément.

Il fait clairement la gueule. Le genre de bouderie à la Macy, prêt à croiser ses bras sur sa poitrine me faisant clairement comprendre qu’il n’a pas envie de parler. Ou de ME parler.

— Drew répond. J’ai fait un truc qui t’as contrarié ou quoi ?

Je garde un air tranquille parce que j’ai beau réfléchir, j’ai pas l’impression d’avoir fait une connerie. J’ai toujours été doux avec lui, peut-être même… plus qu’à avec les autres. Bref, je lui ai jamais fait mal, du moins pas à ma connaissance. Alors j’attends qu’il se décide à desceller ses lèvres pour me cracher ce qui le travail comme ça. Ce qui lui fait perdre actuellement 5 ans d’âge à tirer cette gueule de 15km de long.
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MessageSujet: Re: Sexfriend or not ?   Dim 3 Jan 2016 - 0:23

Qu'est-ce que c'est ? Ce sentiment, là, tapi au fond de sa poitrine, l'impression de manquer d'air dans les moments de réflexion ? C'était comme si quelque chose n'allait pas, sans qu'il n'arrive à mettre le doigt dessus. Un quelque chose qui tiraillait de temps à autres comme une mauvaise digestion, y compris le ventre vide, c'était à n'y rien comprendre.

Le monde continuait de tourner, de s'effondrer et de se redresser comme si de rien n'était, fidèle à lui-même. Drew se demandait parfois ce qu'il foutait là, dans ce monde où des gens entraient dans une école pour poignarder des élèves, comme ça, gratuitement. Il n'avait jamais beaucoup aimé les armes à feu, pourtant monnaie courante dans son pays, mais il en aurait certainement gardée une dans sa table de chevet si l'occasion s'était présentée. S'il y avait quelque chose qui puisse les protéger de coups de couteau dans le dos, c'était bien une vraie arme, pas un petit coup de poing faiblard. Et pourtant, depuis la nouvelle attaque, après une semaine de pure déprime au fond de son lit, incapable d'aller en cours, il s'était repris en main. William l'y avait bien aidé, en venant le chercher jusque sous sa couette pour l'en sortir.

Mais il persistait ce quelque chose de gênant, et ça ne concernait pas l'agression. Ça, il le savait, il était passé outre cette fois encore. Aucun ami proche n'avait été blessé, et il n'y avait eu que peu de morts du château, en-dehors de cette fille qui lui avait semblé tellement gentille... Était-ce normal ? Dans l'ordre des choses ? Sa grand-mère aurait dit qu'elle était dans un monde meilleur à présent. C'était peut-être vrai, en tout cas, elle n'était plus là et il fallait s'occuper de ceux qui restaient. Ce n'était donc pas ça qui le tracassait. Il se connaissait...

Parer. Parer encore. À force d'entraînement, l'enfant frêle commençait à acquérir une petite forme physique dont il ne se serait jamais cru capable. On dit parfois que l'esprit est façonné par le corps auquel il est lié. Une question d'hormones, d'exposition aux UV et l'ouverture du champ des possibles, certainement. Parce qu'il apprenait à se défendre physiquement, à se défouler tout entier sans plus avoir peur de faire face, Drew intégrait lentement l'idée qu'il était plus fort que ça. Plus fort qu'un coup. Pas plus fort qu'une baguette, clairement, mais est-ce que ça empêchait les autres d'avancer ? Cameron, pour ne citer que lui, avec sa vie pas facile, il avait fait le choix de rester à Poudlard et il s'y tenait. Cameron était quelqu'un de fort, aux yeux de Drew. Une espèce de modèle, d'objectif à suivre. Le héros de son scénario avait un petit quelque chose de Cameron. C'est drôle comme les personnages de fiction ressemblent à ceux qui les façonnent.

Il para à nouveau plus ou moins bien, le corps fatigué, l'esprit ailleurs, avant d'échanger les rôles pour la fin de la séance. Attaquer, torsion du bras, accompagner le geste pour ne pas se blesser. Se laisser aller, lentement, répéter encore pour que le corps enregistre le geste et en fasse un réflexe.

Peut-être était-ce juste une crise existentielle. La création d'une nouvelle identité, loin de sa patrie d'origine, loin de son petit monde moldu qui n'était pas plus calme, mais dont il connaissait les rouages. Les choses arrivent avec une intensité différente lorsqu'elles obéissent à des règles différentes de ce dont on a l'habitude. Peut-être qu'il avait juste besoin d'encaisser, d'accepter ce qui se passait dans sa tête et son corps, d'en saisir les limites, tout en continuant de rester fidèle à lui-même. Hyperactif, chaleureux, couillon. Il savait faire, ça, il fallait qu'il s'y accroche car c'était son identité. Il salua les camarades de classe qui sortaient, enjoué, le souffle un peu court mais pas tant que ça. Trempé de sueur, mais plutôt détendu, croisant le regard profond d'une camarade de classe qui lui sourit doucement. Il répondit au sourire par un signe de la main et finit de ramasser ses affaires sans chercher à faire crépiter des étincelles avec la fille. Elle était belle, mais voilà. Ça faisait longtemps que des mains inconnues ne s'étaient pas attardées sur lui, mais étrangement, il n'en avait plus trop envie. Il voulait... qu'est-ce qu'il voulait, au juste ?

- Salut le P'tit Prince !

Une voix familière. William. Qui c'est qui parlait de force, quelques secondes plus tôt ? Drew sentit la détente post-activité physique se recroqueviller dans une coquille. Soudain, il n'en menait plus large du tout. Qu'est-ce qui clochait ? Pourquoi est-ce que sa voix, toute douce, qui sonnait si agréablement à son oreille, semblait aussi accentuer la boule dans sa poitrine ? Le moldu jeta un regard étrange au serdaigle, silencieux comme une tombe. Une image fugace d'un autre gars s'immisça dans sa tête et il reprit sa route à contre-sens en pur réflexe de fuite. Lorsque la main du garçon se posa sur son bras, il se figea.

- Eh ça va pas ? Il s'est passé un truc là-dedans ?

Il eut envie de couiner mais se retint avec un calme pas du tout Olympien. S'il disait ce qu'il pensait, là maintenant, il passerait pour un imbécile. Ce fut la première chose qui lui passa dans la tête. Il allait passer pour un con, à demander ce qui s'était passé avec ce gars, ce Gryffondor. Dieu qu'il détestait les Gryffondor ! Mais Will ne lui devait aucune explication, pas plus que l'inverse. Ils pouvaient bien avoir couché ensemble, s'aimer comme des fous que ça restait leurs affaires. Drew secoua la tête et se perdit dans la contemplation du mur. Le contact le picotait et il crut sentir l'odeur de la nuque de William arriver à ses narines par un déplacement d'air. Personne ne l'avait embêté, mais ça n'allait pas, ou en tout cas, ça n'allait plus.

- Drew répond. J'ai fait un truc qui t'a contrarié ou quoi ?
- Non...

Un non qui veut dire oui, mais il ne se rendait pas compte qu'on pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert. C'est vrai, ça, c'était dans les termes de leur relation : ils faisaient ce qu'ils voulaient. William était un mec adorable, une crème avec lui, il l'avait accompagné lorsque ça n'allait pas et il leur arrivait même d'aller quémander des câlins comme ça, gratuitement, sans rien faire, mais ils étaient libres de toute contrainte. Et si Drew avait vu son envie d'aller voir hors du lit de William baisser jusqu'à disparaître, ce n'était qu'une passade, une petite baisse de libido toute normale, au pire une petite lubie. Drew se frotta le nez et affronta finalement le regard du beau serdaigle.

- Je ne veux pas savoir. C'est... non, je ne veux pas savoir, marmonna-t-il dans sa barbe.

Il se comportait tellement mal ! Mais il n'arriva pas à sourire. C'était au-delà de ses forces. Il se dégagea doucement, croisa les bras, se refermant à la discussion.

- Je dois aller me laver. Tu voulais quelque chose ?

Pôle Nord bonjour. William était certainement venu l'attendre pour papoter ou plus, mais Drew n'était pas d'humeur. Bon sang ! Il partait en cacahuète. Une douche lui ferait le plus grand bien, ça lui remettrait sûrement les idées en place...
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MessageSujet: Re: Sexfriend or not ?   Mar 5 Jan 2016 - 10:43

— Non...

Moi qui n’aie jamais visité le nord, je viens de me prendre une bourrasque glaciale en pleine gueule. Il fuit mon contacte, ma présence, moi tout court. Drew me fuir c’est un peu comme dire que j’ai pas envie de le voir : Ça n’arrive jamais.
Son « non » est trop précipité et trop peu naturel pour être franc, il aurait tout aussi bien pu me dire « Oui » que ça aurait été pareil. Je sens mes sourcils se froncés sous l’étonnement. Bouquin sous le bras, je reste muet devant sa façon d’être, réfléchissant à ce que j’ai bien pu faire pour le contrarier lui… J’ai toujours été tendre avec lui, du moins, je pense. C’est Drew, j’ai jamais ressenti une once d’agressivité ou même d’agacement avec lui. Que ça soit au pieu ou en dehors, sa compagnie a toujours été agréable, voir plus. J’aime bien sa présence, j’aime bien ce qu’il est, ce qu’il représente. Sa manière d’être à côté de la plaque, de poser un nombre incalculable de question à laquelle j’essaie toujours de répondre quand je le peux, d’avoir des rêves pleins la tête. Donc non, j’ai pas l’impression d’avoir joué le con avec lui et pourtant la gueule qu’il tire me remet clairement en doute.

— Je ne veux pas savoir. C'est... non, je ne veux pas savoir
— Qu’est-ce que tu ne veux pas savoir ?

Il se dégage de ma main, me fuit une nouvelle fois et c’est une drôle de sensation qui germe au creux des tripes. Quelque chose de désagréable et d’amer, un peu comme une brûlure de cigarette sur l’estomac. Drew s’écarte, croise les bras. Le message est clair : Il n’a pas envie de me parler.
Une de mes mains, celle qui tenait son bras, glisse dans mes cheveux en signe d’incompréhension mais aussi de malaise. Je n’aime pas la tournure que prennent les choses, j’aime pas le voir comme ça. J’aime pas quand il me voit comme ça, comme un souci, comme quelque chose qui le contrarie.

Peut-être qu’il est mal luné ? Ça n’arrive jamais. Ou alors il ne boude jamais vraiment, pas quand je me ramène vers lui en l’appelant le p’tit Prince et que je l’attire contre moi sans réellement forcer. Les choses ont été difficiles pour lui à gérer après l’attaque du château. Je me souviens de ces jours où il refusait de bouger de son pieu, cloué au fond de ses draps pour ne pas refaire surface et voir la réalité en face. Pour la fuir et peut-être se réveiller sur un lendemain où tout ça n’a pas existé. Est-ce qu’il nous fait une sorte de rechute ?

— Je dois aller me laver. Tu voulais quelque chose ?

La bourrasque se mue en un ouragan de glace. Je me demande même s’il n’est pas entrain de me faire une blague.

— Ouais, comprendre pourquoi tu boudes présentement.

Parce que oui, il boude. Dans les règles de l’art.
J’affiche un sourire en coin sans que ma voix ne soit trop cassante ni sèche. Ca ne lui ressemble pas, je n’ai rien à me reprocher alors je ne le prend pas personnellement. Même quelqu’un comme Drew a le droit à ses humeurs moroses et à ses mauvais jours, je ne vois pas d’autres explications à sa façon d’être avec moi.
Je m’approche d’un pas vers lui, toujours sourire en coin et regard tendre.

— Tu boudes parce que je ne t’ai pas attendu sous ta douche ?

Vaine tentative d’humour, vaine tentative de désamorcer cette légère tension qui flotte peu à peu autour de nous. Bon… Peut-être utiliser une autre méthode ? Une autre approche ?
En réalité j’me sens un peu con, là, devant lui, à subir son regard de glace qui est pourtant toujours parsemé de cette étincelle qu’on a tous perdu avec l’adolescence. Il me rappelle ces instants d’insouciances qui me semblaient si précieux avant et que j’ai regardé fané sans m’en rendre compte.
Je franchis les derniers pas – le peu qui reste – qui me sépare de Drew, sourire attendri sur les lèvres.

— Drew, si je t’ai fait quelque chose je préfère que tu me le dises. Même si c’est pour me dire que j’suis qu’un crétin mais parle-moi au moins.

Je constate que je supporte mal le fait qu’il soit aussi morose, aussi … froid. J’aime pas quand il ne brille plus.
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MessageSujet: Re: Sexfriend or not ?   Lun 25 Jan 2016 - 8:39

Après le grand froid, cela se mit à s'enclencher dans son esprit, assez lentement. Il devait réagir, il ne pouvait pas rester ainsi, debout comme un crétin, silencieux, avec une tête de poisson jeté hors de son bocal, même si ce qu'il ressentait devait s'apparenter au sentiment de sidération du pauvre Nemo. Il y a de cela quelques mois, il n'aurait pas répondu ni agi et il n'aurait pas cherché plus loin, se complaisant dans son impuissance. Aujourd'hui, les choses changeaient. Il voulait être plus fort que ça même si c'était dur, terriblement dur. Il jeta un regard aux livres que William portait. Toujours aussi studieux. Il était beau lorsqu'il était concentré, le front un peu plissé, l'esprit un peu ailleurs, tout entier à sa tâche, son corps immobile et tranquille... et son sourire lorsqu'il relevait les yeux de son travail pour le regarder... Comment un autre ne pouvait-il pas désirer un jeune homme aussi beau ? C'était ridicule d'agir comme si ça n'était pas prévisible. Il faisait tout un foin pour quelque chose qui devait arriver et qui était sûrement arrivé à plusieurs reprises, ça n'aurait pas dû l'étonner autant – et encore moins lui faire du mal, mais le lien entre l'obsession qu'il faisait autour de l'aventure de William (dont il avait entendu parler par les amies du garçon) et son malaise se faisaient difficilement dans sa tête.

- Qu’est-ce que tu ne veux pas savoir ?

Si le Gryffondor t'a touché, s'il a posé ses lèvres sur ta peau, s'il y a laissé son odeur. Si tu as apprécié. S'il venait l'envie à Drew d'enfouir son visage dans le cou de William, là tout de suite, est-ce qu'il y trouverait une odeur inconnue, une fragrance de sueur qui n'appartenait pas au Serdaigle ? Le moldu sentait ce genre de choses. Il faisait trop attention aux gens et à ces petits détails pour passer à côté. Il ne voulait pas associer la peau de William à l'odeur d'un inconnu, ça aurait été comme... une profanation. Ah, bien, on commence à partir dans l'élévation au rang de chose sainte à préserver, bravo la mentalité moyen-âgeuse ! Bon, plus sérieusement, il n'aurait pas parlé de profanation, simplement... ça lui faisait un peu mal dans la poitrine.

- Ouais, comprendre pourquoi tu boudes présentement.
- Tu me prendrais pour un imbécile et je n'ai pas envie d'en parler.

William ne comprendrait certainement pas, non pas parce qu'il était bête ou trop ignorant, mais parce que Drew n'avait pas les mots pour décrire ce qu'il ressentait à cet instant et depuis quelques jours. Il chassa l'image du Gryffondor de son esprit et tenta de faire face à peu près courageusement face à William, qui ne comprenait toujours strictement rien à ce qui lui arrivait. Le pauvre, il ne méritait pas ça. Il avait toujours été immensément bon, gentil et attentionné, présent, ouvert d'esprit. Et lui, il l'accueillait froidement, presque sèchement, pour un état d'âme passager ? Le jeune homme n'avait pas à subir ça, même s'il tâchait de sourire pour désarmer le malaise. Devant cette tentative de ramener la conversation à une ambiance moins tendue, le moldu se sentit fondre comme un morceau de neige balancé au micro-ondes. Il allait pleurer si ça continuait comme ça.

- Tu boudes parce que je ne t’ai pas attendu sous ta douche ?

Oui. Non. Hein ? Il s'approche, bon sang, il entre dans le périmètre de l'espace vital et personnel... Drew ravala sa salive avec un air contrit. Pourquoi William était-il si gentil, tout le temps ? Qu'est-ce qu'un pauvre moldu comme lui avait de si intéressant ? Il était bon au lit, mais le reste du temps, il parlait trop, se comportait comme un gamin et il mettait toujours des plombes à percuter ce que d'autres comprenaient tout de suite. Face au reste du monde, il n'avait pas grand intérêt et beaucoup de gens s'agaçaient vite en sa présence. Ce n'était pas pour rien... Pourquoi le serdaigle acceptait-il ça comme une normalité ?

- Drew, si je t’ai fait quelque chose je préfère que tu me le dises. Même si c’est pour me dire que j’suis qu’un crétin mais parle-moi au moins.
- Excuse-moi. Je ne sais pas ce qui m'arrive. Ce n'est pas de ta faute, enfin... Je...

Il n'arriva pas à finir sa phrase, recula d'un pas en tenant ses affaires de sport contre lui et ferma les yeux en dodelinant de la tête. Il n'allait pas y arriver, son cerveau refusait de l'aider à agir et réagir.

- Excuse-moi, il faut que j'y aille.

Et tant pis s'il passait finalement pour un imbécile, ou pire, pour un connard. Il ne pouvait pas, il ne s'en sentait pas capable, quelque chose le bloquait. Ça passerait bien tôt ou tard, mais il se sentait démuni, nu comme jamais, mais cette nudité effrayante. Il tourna les talons et d'échappa dans le couloir d'un pas vif, le regard rivé sur le sol, le visage rouge de honte. Un angle, deux angles, des couloirs, des gens qui ne le regardaient pas, pour qui il n'existait pas vraiment en tant qu'entité Drew. Le moldu s'arrêta, le souffle court, regarda derrière lui ; personne. Il avait fait une connerie, une bourde monumentale. S'il voulait comprendre, Will était la personne la plus à même de l'aider, il n'était pas à fuir. Drew sautilla un instant sur place, mal à l'aise, avant d'oser retourner en arrière en réfléchissant à voix basse pour se donner du courage. Il n'allait pas se dégonfler tout de même. Pas encore...
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MessageSujet: Re: Sexfriend or not ?   Lun 1 Fév 2016 - 12:44

— Excuse-moi. Je ne sais pas ce qui m'arrive. Ce n'est pas de ta faute, enfin... Je...

Je n'sais pas si je suis blessé ou agacé de le voir me fuir comme ça. Ca ne lui ressemble pas, pas Drew. Pas avec moi. Je ne suis pas le genre de mec à lui faire de mal, au contraire, je m'évertue même à ne lui faire que du bien. Moments que j'affectionne particulièrement d'ailleurs, de me réveiller le matin avec lui, de partir de son dortoir après l'avoir serrer dans mes bras ou de lui avoir effleurer la joue d'un baiser. Je me suis rendu compte avec le temps que ce sont des gestes qui lui sont principalement réservés, sans que je ne sache réellement pourquoi. Peut-être parce que je l'apprécie particulièrement, un peu plus que les autres. Ca expliquerait en tout cas cette légère pointe douloureuse entre les côtes.
J'aime pas n'pas comprendre et là, j'comprends foutrement rien. Donc ça m'énerve. Ca me rend même grognon. Fait rare chez moi.

— Si c'est pas d'ma faute, c'est quoi le problème alors ?

Il me fuit, recule d'un pas. Je ne crois pas en ce qu'il me dit, pas quand Drew s'évertue de ne pas me toucher, de me regarder ou de m'adresser le moins de mots possible.

— Excuse-moi, il faut que j'y aille.

Et il se casse. Adieu Drew et son sourire à vous faire fondre votre cœur en adamantium, adieu le petit prince partie rejoindre autre chose que son renard avec qui ils auraient pu échanger des phrases du genre tu seras pour moi unique au monde et je serais pour toi unique au monde. Ouais, adieu. J'me sens foutrement con avec la légère impression d'abandon qui me colle au palais. C'est stupide, ça n'a aucun sens et j'essaie de me dire que tout ça n'est que d'une humeur passagère. J'y arriverais s'il ne m'avait pas fuit et qu'il ne m'avait pas fait clairement sentir qu'il m'en voulait à mort de quelque chose.

— Fais chier tiens.

Demi-tour, bouquin sous le bras, avec la furieuse envie de renvoyer bouler le reste du monde. Encore plus lorsque je me rend compte que ça ne me ressemble pas d'être aussi vexé et touché par ce genre de réaction. William Caleb Jackson est le type le plus serein et le plus tranquille qui existe sur cette foutue planète, c'est ce que vous dirons Macy et Maxime sans un gramme d'hésitation. Pourtant, j'ai du mal à prendre du recul sur la réaction de Drew. Ca me dépasse en réalité.
Je ne regarde pas vraiment où je vais, me contentant de sortir mon paquet de clope de ma poche, de l'ouvrir et de glisser une cigarette entre mes lèvres. Vient ensuite le tour du briquet dont j'ai augmenté la puissance la dernière fois, détail que j'oublie complètement... J'actionne l'objet une flamme de plusieurs centimètres j'aillit et me surprend.

— Merde !

Réaction en chaîne. La flamme s'impose alors que je bouscule brutalement quelqu'un que j'entends gueuler. Je cligne rapidement des yeux en reculant de quelques pas sous le choc, le briquet chutant sur le pavé alors qu'un type devant moi tapote rapidement la brûlure sur son torse. Le tissu de son tee-shirt a complètement cramé, formant un trou de trois centimètres à peine.

— Putain t'as essayé de faire quoi enfoiré !
— Rien ça va, j't'ai juste pas vu arrivé désolé.

Désolé, mon cul ouais. T'avais qu'à regardé où tu foutais tes grands pieds.
Il a l'air aussi calme que moi, autant de bonne humeur même. Je sais même pas qui c'est, ni dans quelle maison il est. Et ce que j'avais pas vu c'est qu'il est visiblement accompagné d'un de ses potes. Génial, petite réunion de famille ?
J'ai pas le temps de faire un pas pour le contourner, n'ayant pas spécialement envie de me taper la discute avec je ne sais trop qui en cette seconde, qu'il me pousse brutalement vers l'arrière.

— C'est quoi ton problème bordel.
— MON problème ? C'est toi qui a essayé de m'cramer la gueule.
— Respire, j't'ai pas défiguré. J't'ai dis que j'avais pas vu. Maintenant, tu m'lâches.
— Cours toujours le pédé. Esquisse d'un sourire mauvais. C'est ça qu't'ai non ?

Je vois rouge, ses mots me ramènent quelques années en arrière, me transportant brutalement dans une ruelle par une nuit chaude d'été. On y retourne, c'est ça ? Parce qu'il y aura toujours des connards comme eux qui graviteront autour de notre monde.

Pourquoi ça t'intéresse ?
— Ta gueule. Il me pousse de nouveau, je me dégages alors que son pote à l'arrière ricane comme un demeuré. Ca t'suffit pas de venir nous faire chier dans notre école hein ? Faut qu'en plus tu la ramène. A ta place j'fermerais ma grande gueule de nous avoir ramener ces fils de chiens en même temps que vous.
— Putain t'en es encore là ? Je lâche un rire aussi mauvais que bourré de sarcasme. Excuse moi la prochaine fois je me rappellerais de me laisser crever dans un bois plutôt que de venir chercher asile ici.
— T'insinue quoi merdeux ? T'es pas content ?

Il me fou une trempe en pleine gueule, droit sur la tempe, que j'ai pas vu venir et qui en plus, me sonne. J'ai l'impression d'entendre le sifflet d'un vieux train alors que ma tête fait le tour de la planète au moins une dizaine de fois. Il vient de m'en coller une et de la bile remonte le long de ma gorge, leurs rires résonnent en écho contre mon crâne. Je ne suis pas un nerveux, Maxime les aurait déjà réduit en bouillie pour Sombral, mais là je frôle la colère noire.
J'aurai été foutrement mieux dans les bras de Drew. Et j'aurai préféré y être, là maintenant.

Je me redresse, encore un peu sonné alors que je fais un pas vers eux en articulant tant bien que mal :

— Eh du con, ça t'dirais d'être un peu moins débile ?
— Hein ?

Pas le temps de terminer sa phrase, je prend mon élan et lui balance mon bouquin en pleine gueule, droit dans la mâchoire alors que je ricane, mauvais, déjà conscient qu'ils vont sûrement me décalquer la gueule en deux secondes trente. Rien à foutre, au pire des cas j'aurai simplement l'impression d'un déjà-vu.
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MessageSujet: Re: Sexfriend or not ?   Lun 8 Fév 2016 - 17:58

Il se regardait agir et il avait honte, terriblement honte de son comportement. Jamais il n'avait été aussi froid avec quelqu'un, aussi distant. Et pourtant, c'était justement parce qu'il était attiré par William qu'il s'en sentait éloigné, un peu comme on garderait un grand fantasme au fond de son esprit pour ne pas être déçu par la réalité. Il avait peur de ces sentiments qu'il ressentait, trop forts pour un petit être un peu simplet comme lui. Et pourtant il avait conscience qu'à son âge, il n'aurait pas dû avoir peur de tenir à William... mais la jalousie, c'était beaucoup trop nouveau et il n'avait jamais aimé ça chez les autres, alors chez lui, ça le révulsait.

- Si c'est pas d'ma faute, c'est quoi le problème alors ?

Miuh. C'est vrai ça, c'était quoi, le problème ? Parce qu'il se sentait démuni, parce qu'il se sentait fragile comme jamais face à William, il devait le fuir lâchement ? Drew perdait les pédales et il se regardait perdre les pédales, c'était horrible. Ce comportement de sale con, ce n'était pas l'américain moldu un peu couillon, c'était une ombre de lui-même, un comportement inhabituel qui allait leur faire plus de mal qu'autre chose. Et pourtant il fuit, comme il avait toujours fui. La honte intersidérale. Il se sentait presque aussi mal qu'au réveil après une nuit de coma éthylique.

Lorsqu'il s'arrêta dans un couloir après avoir abandonné William devant le club de duel, il sentait une pression dans sa poitrine. Il avait complètement foiré sur ce coup-là, alors qu'il aurait dû faire face. Will pouvait comprendre, c'était Will après tout, un des mecs les plus tolérants au monde, le sexfriend avec qui il prenait le plus son pied ces derniers temps, ce n'était pas le premier clampin venu. Drew grommela contre lui-même, s'agaçant de sa propre faiblesse et prit son élan pour reprendre le chemin inverse. Il pouvait... non, il devait faire face, même après avoir foiré. C'était en faisant face à ses erreurs qu'il deviendrait quelqu'un de bien. Il s'excuserait à plat ventre pour son comportement trop nul et ils pourraient à nouveau discuter comme si de rien n'était. Et ce serait bien. Oui, ce serait bien, il lui suffisait de retourner en arrière... William n'était déjà plus dans le couloir devant la salle de duel vide. Il continua vers les escaliers communs, le chemin le plus probablement emprunté par le serdaigle.

Il entendit alors des rires dans le couloir, ces rires que Drew connaissait bien. L'agressivité d'adolescents cognant sur la tête de turc, riant comme des cons de l'illusion de force que taper plus faible que soi leur conférait. Lorsque le moldu arriva dans le couloir en question, il vit le serdaigle, et il vit deux mecs en face. Son ami fonça inconsciemment dans le tas avec son livre, prêt à frapper. Drew sentit le sang affluer dans son cerveau. La colère, une émotion inhabituelle pour un imbécile heureux comme lui. Il se mit soudain à courir, réfléchissant à peine. Il savait seulement que s'il essayait de se cogner avec ces gars, il était mort. C'était le moment de montrer qu'il avait appris quelque chose en cours de self-défense, et qu'il pouvait en sortir sans bobo.

William venait de se reprendre un coup mais rien à faire, le moldu était lancé. Drew fondit sur son agresseur. Il attrapa son poignet, oublia un instant ce qu'il était censé faire, échangea un regard surpris avec le mec. Aucun des deux ne devait s'attendre à ça, et maintenant, il avait un trou de mémoire... Ah si, il se souvenait. Il était dans la bonne position. À présent, il suffisait d'accompagner la force de l'adversaire qui essaya de se défaire de cette main qui lui serrait le poignet. Accompagner sans résister aux forces contraires. Guider. Bruit mat d'un corps qui s'écrase lourdement au sol, visage contre les dalles froides. Ça ne dura même pas deux secondes. Drew raffermit sa prise sur le bras du gars, exerçant une tension qu'il savait hautement désagréable pour l'avoir déjà subie en cours. Mais s'il fallait ça pour le calmer, alors soit, et vu la résistance qu'on lui opposait, il avait la vague impression qu'il ferait mieux de ne pas lâcher le mec tout de suite.

- Lâche-moi connard ! Ça va pas la tête ?!
- Arrête ou je te déboîte l'épaule ! lâcha-t-il sans conviction.

Et bon Dieu ce que ça fait mal de se faire déboîter l'épaule. Il tordit un peu plus le poignet qui formait à présent un angle peu naturel. Le jeune homme gémit en se tortillant, prêt à se remettre à gueuler mais dans cette position, c'était une mauvaise idée. Avec cette clef de bras, il fallait se calmer et se détendre s'il ne voulait pas se blesser tout seul, même si c'était très difficile d'accepter la soumission. Drew aurait aimé éviter d'avoir à sentir l'épaule craquer sous ses doigts... mais s'il résistait, ce n'était plus trop de son ressort. En plus, il était en colère alors ouais, c'est horrible de déboîter l'épaule de quelqu'un mais ça ne l'empêcherait sûrement pas de dormir.

- Tu ne touches pas Will.
- C'est lui qui a commencé !
- Te moque pas de moi ! Du deux contre un, c'est déloyal ! T'allais le démolir. T'allais le démolir et ça, t'as pas la droit.

Le ton n'était pas très convaincant mais Drew le pensait très fort. Lui, on pouvait le taper, il s'en fichait, mais fallait pas toucher les copains, et surtout pas William. Le mec le regarda au-dessus de son épaule et eut un sourire mauvais.

- Mais c'est qu'il tremble en plus. Oh, t'es son pédé de copain c'est ça ?

Il s'interrompit et devint blanc comme un linge. Incapable de répondre du tac au tac, les dents serrées, Drew avait préféré répondre en s'approchant de la limite de la rupture. Un petit geste et il lui déboîtait l'épaule pour de bon. Ça semblait si simple, il y était presque, il pouvait le faire mais il offrait au gars une dernière chance de se taire. Le moldu se rendit alors compte qu'effectivement, il tremblait. De peur, de rage ? Il ne se reconnaissait plus. Quelques mois plus tôt, il n'aurait pas réagi comme ça face à la pire des injustices et là, il balançait un mec par terre alors qu'il n'avait même pas vu ce qui avait causé la bagarre. Ce changement qu'il ressentait était-il pour le mieux ? Il se tourna vers William. Cela fit légèrement bouger le poignet qu'il tenait, entraînant un couinement du gars en train de manger la poussière.

- Et toi, là, c'est pas parce que je suis un couillon que t'as le droit de te mettre en danger !

Un cri du cœur lancé avec les yeux embués, l'accent américain poussé à son paroxysme à cause de toutes ces émotions. Là, tout de suite, il voulait un câlin. Ok, ce n'est pas évident de quémander un poutou quand on assis sur un mec et prêt à lui casser l'épaule, n'empêche qu'il voulait un câlin. Bon, d'ailleurs le gars ne parlait plus, ça suffirait. L'américain lâcha son adversaire et se redressa prestement. Puis il jeta un regard noir à l'acolyte du couillon qui grognait par terre, prit William par la main et l’entraîna dans le couloir, loin de tout ça. Il avançait droit devant, d'un pas décidé, le cerveau déconnecté. L'adrénaline retombait et il se sentait faiblir mais il ne pouvait pas s'arrêter, pas encore. Il poussa la porte de la salle du club de duel, fit entrer William et referma derrière eux en faisant claquer bruyamment la porte.

Ils se firent face quelques secondes. Puis le moldu s'avança, prit le visage du serdaigle entre ses mains et l'embrassa sans attendre son consentement. C'était son odeur. C'était le goût de ses lèvres, peut-être un léger relent de bile mais ça ne le dégoûtait pas.

- Excuse-moi. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je... C'est ma faute. Tu es blessé ?

Il se lança dans la vérification frénétique de son visage, de son nez, ses lèvres, pour vérifier qu'il ne s'était pas fait blesser.

- Je l'aurais fait... je lui aurais déboîté l'épaule... c'est de ma faute, excuse-moi.

Pas du tout paniqué à l'idée de ce qui aurait pu se passer s'il n'avait pas décidé de revenir en arrière...
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MessageSujet: Re: Sexfriend or not ?   Ven 12 Fév 2016 - 10:53

Wowowow.
C’putain d’enfoiré à une bonne droite. Ma rétine se décolle, mes neurones aussi, toute ma gueule se dévisse de mes épaules. C’est la première sensation que j’ai quand j’atterris un peu plus loin contre le mur. Ce qu’il se passe est indescriptible tellement c’est le bordel dans ma tête. Les couleurs se mélangent, la douleur est si aigüe qu’elle en serait presque insupportable et les sons sont étouffés. J’entends des éclats de voix mais ne discerne ni le timbre, ni les articulations.
Je m’attends à en prendre d’autres, des coups, mais rien ne vient. Mieux encore, lorsque je cligne des yeux je vois mon adversaire se faire rétamer, gueule contre les pavés par un type sortie tout droit de nulle part. Genre, mon héros qui passait par là au bon moment.

- Lâche-moi connard ! Ça va pas la tête ?!
- Arrête ou je te déboîte l'épaule !

Coup d’adrénaline droit dans les veines, je secoue la tête même si j’ai milles et une aiguille qui s’y plante. Je reconnaitrais sa voix entre 150 beuglements de trolls.
Je porte une main à mon front puis la glisse jusqu’à ma mâchoire où je frotte là où le coup a été porté. Je sens que j’suis bon pour un bleu d’ici une heure. Mais j’m’en balance puisque la scène à laquelle j’assiste est presque surréaliste. Drew maitrise « l’ennemi » avec une clé de bras qu’il semble foutrement bien contrôlé malgré les gestes despérés du type pour se défaire. Et quand bien même Drew à l’air peu sûr de lui, il gère la situation.
Ce mec qui serait capable de m’exposer une théorie sur les licornes et leur capacité à chier des arc-en-ciel, qui s’est toujours défini comme une foutue poule mouillée, vient de foutre à terre un mec qui m’a mis quasi KO.
Peu sûr de lui… mais sacrément en colère. Son visage blafard est rouge de colère et son regard s’est assombri. Il me donnerait presque envie de le choper par le col et de le coincer dans une salle.

- Tu ne touches pas Will.
- C'est lui qui a commencé !
- Te moque pas de moi ! Du deux contre un, c'est déloyal ! T'allais le démolir. T'allais le démolir et ça, t'as pas la droit.

Je suis toujours contre le mur, incapable de réagir. Aussi bien bloqué par la situation que par la réaction de Drew qui n’a jamais été aussi décidé, aussi vindicatif. Qui n’a jamais été aussi courageux qu’aujourd’hui. Ses mots me touchent et m’arrache un sourire malgré la douleur qui se répercute encore dans mon crâne. Il me défend avec une telle ferveur que cet idiot est entrain de gagner du terrain sur ma sensibilité.

- Mais c'est qu'il tremble en plus. Oh, t'es son pédé de copain c'est ça ?

Drew blanchit mais je me suis déjà redressé, lançant un regard mauvais au type qui pense être encore en position de force. Mon estomac se soulève de rage et de haine pour celui que j’ai envie de démolir à coup de talon sur le pavé. C’est bien comme ça que vous faite, vous, les enculés d’homophobe, non ?

— En attendant le pédé t’as foutu ta branlé, connard.

Je me retiens de lui cracher à la gueule jusqu’à ce que Drew se tourne légèrement vers moi, tout en forçant sur le bras du gars. Que ça soit sans le vouloir ou non, ça lui arrache un couinement de douleur presque jouissif pour mes oreilles.

- Et toi, là, c'est pas parce que je suis un couillon que t'as le droit de te mettre en danger !

J’suis entrain de passer par des stades émotionnels à peine gérables. Entre la haine, la déception, la rage, la jouissance, le plaisir de voir Drew agir de la sorte et maintenant, la culpabilité de le foutre dans un état pareil, j’ai du mal à m’en sortir. Il a les yeux embués de larmes, m’arrachant un sourire triste. J’aime pas le voir comme ça, aussi fébrile et tremblant, presque paumé et même s’il a toujours le cul bien vissé sur son adversaire, il en reste touchant.

— C’était pour que tu reviennes me voir et que t’arrêtes de me faire la gueule. Ça n’a pas loupé.

Je mens, il le sait mais j’essaie de dédramatiser la situation pour ne pas qu’il s’angoisse. J’ai pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que Drew finit par se relever, lâchant le type qui grogne encore sur les pavés et je remarque que j’en avais carrément oublié la présence de son pote qui n’a même pas bougé d’un pouce.
Solidarité en carton.
Drew me prend par la main et m’entraine le long du couloir, décidé comme jamais et à aucun moment je ne bronche ou ne le force à ralentir le pas, sa main dans la mienne. Que je serre un peu plus à chaque fois que je le revois tenir en respect ce connard. A chaque fois que je le réentends dire que non, son petit Will, on n’le touche pas. Et mon sourire s’élargit, j’pourrais presque croire que je suis aux anges.
Ce qui est le cas.

Je ne sais pas où il m’emmène mais j’m’en tape, il peut même me conduire jusqu’aux cachots s’il veut, ça ne changera rien au fait que j’ai clairement envie de lui, là, maintenant. Oui, il vient de se rendre sexy et incroyablement attirant rien qu’en s’affirmant. Un Drew normal est déjà sacrément séduisant à vous en faire oublier le reste des canons de cette école, mais un Drew qui prend en fait son courage à deux mains pour dire au reste du monde qu’il les emmerde pour en plus prendre ma défense…

Je lève les yeux de sa nuque que je fixe depuis tout à l’heure et nous passons la porte de la salle de duel dans laquelle il me fait entrer pour claquer ensuite la porte derrière lui. Je me retourne, lui fait face, le scrute sans rien dire. Pour dire quoi ? Qu’il est beau, sexy, adorable et que j’en ai même oublié cette épisode où il m’a carrément fuit et renvoyer chier ? Rien à foutre de ça, quand je le vois là maintenant, ouais. J’en ai rien à foutre.
Ses mains sur mes joues me lance un feu d’artifice droit dans les tripes et une vague de chaleur qui m’écrase avec soulagement. Je retrouve enfin ses lèvres, celles que j’aurai voulu embrasser tout à l’heure et je n’attends pas pour passer mes bras autour de sa taille pour le sentir plus proche. Un besoin aussi subit que vital de l’avoir contre moi, de le sentir, qu’il me refile tout ce qu’il peut donner.

- Excuse-moi. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je... C'est ma faute. Tu es blessé ?
- Ca va, j’vais bien.

C’est pas ta faute, c’est la faute à personne. On s’en fou de savoir qui est coupable. Moi j’m’en fou, c’est le cadet de mes soucis.
Je n’articule pas plus de mot, encore sur le cul de ce qu’il vient de se passer. Je le laisse palper mon visage sans que je ne puisse retenir une légère grimace lorsqu’il effleure le coin de ma mâchoire. De ça aussi je m’en fou, regard fixé dans le sien.

- Je l'aurais fait... je lui aurais déboîté l'épaule... c'est de ma faute, excuse-moi.

Et ça, je n’en doute pas qu’il l’aurai fait. Pas après l’avoir vu aussi déterminé et décidé à lui faire fermer sa gueule.

- Je sais. Je lui passe un main sur la joue avant de la glisse dans ses cheveux jusqu’à sa nuque. T’as été sacrément impressionnant… Un vrai Ninja.

Mon sourire est large, presque béat. Je dois avoir l’air con mais je m’en fou, encore une fois.

- Si je dois me foutre en danger pour que tu redises toutes ces choses-là et que tu m’embrasses comme ça, j’hésiterais pas à le refaire.

Je le garde contre moi avec la ferme intention de rester comme ça encore longtemps. Il est beau, vraiment beau. Avec ses grands yeux bleus encore brillants d’émotions, son visage culpabilisé pour je ne sais quelles raisons, ses cheveux blonds en désordre. Il m’évoque des émotions que j’ai déjà connu autre fois mais pas avec la même personne. Une envie de le garder avec moi, de lui faire l’amour, de lui raconter une connerie et de recommencer à me lier lui. Jusqu’à n’en plus pouvoir.

- T’excuse pas comme ça, on s’en fou. Moi j’m’en fou, c’est pas important. Je hausse les épaules. Et puis franchement, ça valait le détour. J’suis même carrément fier de toi.

Et j’suis honnête. Lui qui répétait sans cesse qu’il n’avait pas un gramme de courage, que j’ai déjà vu couiner et danser d’un pieds sur l’autre dès qu’il était face à une situation qui le dépassait venait clairement de renverser la balance et d’envoyer faire foutre tous ceux qui le prenait pour une merde. Et je m’en fou de savoir s’il m’a fait la gueule pour rien, s’il était simplement de mauvaise humeur ou quoi que ce soit d’autre. Ce ne sont que des détails pour moi, des choses qui n’ont pas d’importance. Ce qui compte, c’est ce qu’il se passe là, maintenant. Je suis bien avec lui et je préfère largement comme ça, accessible, doux, présent.
Attentionné.

Je l’embrasse à mon tour, une main dans son cou, l’autre sur sa hanche pour maintenir ma position et n’hésite pas à lui donner un baiser enflammé, digne de ce qu’il me fait ressentir en cet instant.
Un putain de feu d’artifice que je redemande encore, avec ferveur.
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MessageSujet: Re: Sexfriend or not ?   Mar 8 Mar 2016 - 21:33

La clef de bras bien positionnée, les muscles bandés, Drew comprit quelque chose qui lui avait toujours échappé jusqu'alors. Voilà donc ce que ça faisait, d'avoir l'ascendant sur quelqu'un, d'avoir un pouvoir physique immédiat sur un autre corps, sur un autre esprit. Il se revoyait, gueule dans la poussière, à se faire démonter par des imbéciles désireux de bien se faire voir par leurs copains, et il se voyait maintenant, rôles inversés, motivations autres. Mais il ne ressentait pas de colère comme l'agresseur de William qui s'excitait tout seul : il prenait simplement conscience de ce sentiment de puissance inédit, grisant et terrifiant à la fois.

Il aurait presque préféré se planter, se prendre un coup ou louper sa clef de bras... car avoir le dessus, c'était attirer beaucoup d'attention sur lui, c'était avoir un contrôle pour lequel il ne se sentait pas franchement légitime. Faire face à autre chose que l'échec quand on y est abonné n'est pas si simple. À cet instant précis, Drew pouvait dire n'importe quoi, il pouvait lui chatouiller le trou de nez si ça lui chantait et l'autre ne pouvait rien faire, ni l'insulter, ni le cogner, trop risqué pour son épaule déjà malmenée. Lorsque cet imbécile s'essaya à résister, Drew appuya un peu la prise et il n'en fallut pas plus. Jamais il n'avait pu faire taire quelqu'un aussi facilement. Jamais il n'avait pu faire cesser un flot d'insulter homophobes à son égard. C'était inédit, euphorisant, il avait peur d'y prendre goût et en même temps, se défendre, c'était son droit...

Mais la situation restait irréelle. Lui, plongé dans un état de colère noire, assis sur le dos d'un connard, son acolyte regardant la scène avec un air d'autoroute, William contre le mur qui peinait aussi à comprendre ce qui se passait... Au moins, ils étaient tous autant largués les uns que les autres, chacun à leur manière. Lorsque le gars le traita de pédé de copain, Drew sentit son cœur se soulever. Il aurait été incapable de dire s'il était en colère à cause de l'insulte ou content qu'on l'assimile à William, le mec le plus gentil au monde – sauf quand il se met en danger, là c'était juste un couillon inconscient qui allait se faire remonter les bretelles.

- En attendant le pédé t’as foutu ta branlée, connard.

C'était sûrement le truc le plus dingue : lui, Drew, l'américain le plus lâche de la Terre, il avait foutu « la branlée » à un autre être humain. Il lui avait peut-être même fait mal en appuyant comme ça sur son épaule ! Il allait avoir des ennuis, il l'attendrait à la sortie de son prochain cours pour lui casser la gueule avec tout son groupe, ils... Drew eut soudain envie de pleurer. Il engueula William en passant, ou plutôt couina son mécontentement parce qu'au point où il était, il pouvait bien faire son rabat-joie jusqu'au bout. Comme retour, il eut un sourire triste. William lui souriait. William ne lui en voulait pas...

- C’était pour que tu reviennes me voir et que t’arrêtes de me faire la gueule. Ça n’a pas loupé.
- C'est pas drôle... couina-t-il.

C'était une blague, une tentative de dédramatisation mais Drew n'était pas réceptif en l'état. Il se redressa en lâchant son adversaire, qui ne se releva pas tout de suite, et attrapa son ami par la main pour l'attirer ailleurs. Sentir sa main dans la sienne, sa chaleur, marcher vite en le gardant avec lui, sous la protection de celui qu'il faut tout le temps protéger. Pas seul. Ensemble. Eux deux, avançant dans le tunnel des couloirs avec un seul but, trouver un havre où se poser avant que l'adrénaline ne chute. Drew refusait de se vautrer comme un caca dans le couloir parce qu'il n'avait plus de forces, surtout après s'être comporté comme un put* de héros. Ils passèrent la porte du club de duel et le moldu referma la porte en sentant ses défenses s'effondrer. Il avait besoin d'un contact, de toucher William, de le sentir. Besoin de ses lèvres. L'embrasser le protégeait en quelque sorte, parce que le serdaigle ne pouvait plus voir ses yeux embués de si près. Puis le toucher, vérifier, se rassurer.

- Ca va, j’vais bien.

Mais il fit la grimace lorsque Drew toucha sa mâchoire. Le moldu était responsable de ça. Quelle honte ! Il aurait dû aller jusqu'au bout avec son agresseur. Il aurait dû... il avait failli après tout, et le mec risquait d'avoir mal dans les jours à venir vu la tension qu'il avait exercée... Il sentit la main de William sur sa joue, ses cheveux, sa nuque, et cessa net de réfléchir.

- Je sais. T’as été sacrément impressionnant… Un vrai Ninja. Si je dois me foutre en danger pour que tu redises toutes ces choses-là et que tu m’embrasses comme ça, j’hésiterais pas à le refaire.
- T'as pas le droit ! Déjà parce que c'était un coup de chance. J'ai failli pas savoir quoi faire, on aurait été sacrément dans le bousin. Et puis t'as pas le droit de te mettre en danger. C'est... c'est dangereux.

C'était le concept, certes. Mais les évidences étaient parfois bonnes à relever, et le contact du serdaigle lui faisait perdre ses mots. Il n'avait jamais ressenti ça avec personne, même pas la famille, même pas ses conquêtes régulières. Il n'avait jamais ressenti ce besoin de s'accrocher fort à quelqu'un d'autre, ni cette capacité de se mettre en danger d'instinct, comme si c'était naturel. Ça lui faisait toujours aussi peur mais maintenant qu'il avait fait demi-tour et sauvé les fesses du garçon, il n'allait pas se défiler. S'il faisait ça, William en profiterait pour aller se refaire casser la gueule et cette fois-ci, Drew n'arriverait certainement pas à temps.

- T’excuse pas comme ça, on s’en fou. Moi j’m’en fou, c’est pas important. Et puis franchement, ça valait le détour. J’suis même carrément fier de toi.

Il fit la moue mais le compliment lui arriva en plein cœur et l'empêcha de râler encore plus. C'est vrai qu'il s'était dépassé et qu'il méritait ça. Certes, ses jambes le portaient à moitié et il n'arrivait plus à réfléchir mais ça avait valu le coup. Maintenant, il avait le droit de recouiner et de mettre son peu de courage au placard pour un moment ? Il se sentait complètement vanné. William l'attira contre lui et l'embrassa. Gosh qu'il aimait ça.

- Je n'arrive plus à me contrôler quand tu es dans les parages. C'est trop bizarre...

Il se tut. Il avait peur mais il n'était peut-être pas prêt à le dire. William chercherait à comprendre et ça risquait d'augmenter le stress. Il prit la tête du garçon entre ses mains pour le regarder dans les yeux, l'air sérieux.

- Ne te remets pas en danger comme ça. Je suis sérieux... Si ça te suffit, je t'embrasserai comme ça encore et encore, mais ne prends pas de risques bêtes. D'accord ?

Et plus si besoin est...
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MessageSujet: Re: Sexfriend or not ?   Lun 14 Mar 2016 - 23:18

Qui aurait cru que cette situation se passerait un jour sous mes yeux.
Qui aurait cru qu’un type comme lui pouvait autant me faire fondre comme un nounours en chocolat et en guimauve, sous un rayon de soleil.
Qui aurait cru que je puisse avoir tant l’envie de le serrer contre moi, très fort, presque à en crever et de ne plus m’en décoller parce que Drew, c’est Drew. Le genre de type qui possède en lui un capital de gentillesse aussi authentique qu’un diamant de 34 carrât sur le doigt d’une bourgeoise New-Yorkaise. Sauf que sa richesse chez ce type, c’est lui-même. Et cette capacité qu’il a à tout rendre mignon, même lorsqu’il est prêt à péter l’épaule d’un type pour mes beaux yeux bleus.

Comment ne pas tomber amoureux d’un gars comme lui ? Comment est-ce possible que ça ne soit pas déjà arriver ou que ça ne soit pas déjà le cas actuellement ?
Remarque, tant mieux pour moi. Parce que là, en cette seconde, j’ai clairement pas envie de partager sa présence. Allez savoir pourquoi. Avec ces actions à la Ninja il vient de m’éveiller un tas d’émotions enterrés avec Jude il y a quelques temps déjà. Des années peut-être.
Ouais, des années. Déjà. Le temps passe aussi vite qu’une balle au travers un cœur.

Il m’enflamme puis me calme, je suis entre deux eaux. Et je lui balance un compliment tout aussi authentique que sa personne, un truc qui me sort du fond des tripes : Cette fierté en son égard.
A l’entendre s’écraser comme une merde en permanence, j’vous jure que c’est comme une victoire de le voir enfin prouver à tous ces enfoirés de faux durs à cuirs qu’il n’est pas un moins que rien qui ne sait pas se défendre. Parce que ça, se défendre, il sait faire. Il l’a démontré pas plus tard que tout à l’heure.
Et je le garde contre moi alors qu’il semble réagir à mes mots qui se veulent doux et cotonneux, comme la sensation qu’il me procure en cette seconde.

- Je n'arrive plus à me contrôler quand tu es dans les parages. C'est trop bizarre...

Je hausse les sourcils, mi-amusés, mi-surpris de sentir cette satisfaction d’entendre ça de sa bouche. J’ai l’impressions que les types de tout à l’heure ne sont plus qu’un lointain souvenir et j’ai franchement pas envie de me rappeler d’eux. Pas avec Drew contre moi que j’aurai bien envie de câliner des heures durants.

- Ne te remets pas en danger comme ça. Je suis sérieux... Si ça te suffit, je t'embrasserai comme ça encore et encore, mais ne prends pas de risques bêtes. D'accord ?
- Sérieusement ?

Mon sourire s’élargit, mes yeux s’illuminent.
Toujours cette flamme au creux des tripes, celle de la satisfaction.

- Est-ce qu’en plus de ça, tu peux continuer à me parler comme ça tout le long ?

Parce que ça ne me laisse pas indifférent, tous ces trucs que tu me dis. Clairement pas. Ca me donne de foutu papillons au bide et j’aime ça, j’en redemanderais presque. Et pour un type comme moi qui ne se prend pas la tête et qui aurait même tendance à prendre les plaisirs à bras le corps, j’aurai presque envie de me laisser aller, de me laisser couler à l’intérieur de ses mots.
Je l’embrasse, cette fois de manière plus douce, moins sauvage et surtout, mon demandeur. Juste, un truc différent, le genre de chose qui vous transporte d’une manière différente. Je prends le temps, léger, tendre et doux à la fois avant de m’écarter, sourire aux lèvres.

- Promis, je ne le referais plus. Ma main sur sa joue avant qu’elle ne glisse dans ses cheveux. Mais seulement si tu tiens ta part du marcher et là j’ferais tous les efforts que tu me demandera.

Taquin, comme à mes habitudes. Surtout avec lui.

- Tu m’asservie Drew, c’est moche. Je ricane, amusé avant de déposer un bisou sur sa tempe. Mais si toi t’arrives plus à te contrôler quand je suis là, c’est peut-être parce que t’es tombé amoureux de moi.

Incroyable comme cet énoncé me paraitrait presque séduisante.
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