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 I'm alive! [Libre]

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MessageSujet: I'm alive! [Libre]   Mar 15 Déc 2015 - 16:05

~Jeudi 5 mars - Fin d’après-midi~

Il fallait bien l’avouer, les récents événements n’avaient pas calmé Julian, bien au contraire. Depuis sa petite fête clandestine et son accrocha avec Melle Hunt, elle était déchaînée. Et pas toujours dans le bon sens du terme d’ailleurs. Elle n’en pouvait plus, elle voulait vivre à fond, ne plus se soucier de rien et surtout, emmerder tous ceux qui l’empêchaient de profiter de la vie. Elle nous faisait une belle crise d’adolescence en retard en un sens. En même temps, les jours suivant son agression avaient été difficiles. Non seulement sa directrice de maison l’avait rendue complètement dingue mais en plus Jeroen, au lieu de la soutenir comme elle aurait pensé et d’être fier de sa répartie, avait littéralement méprisé son comportement. Elle devait bien avouer que ça lui restait toujours un peu au travers de la gorge. Elle ne voulait pas lui en vouloir mais elle ne cessait de repenser à la mine qu’il avait affichée, à cet air désespéré face à son comportement. Ça lui avait fait mal, vraiment. Sur le coup, elle s’était cachée derrière la colère mais en réalité elle avait été blessée. Parce que son avis à lui comptait bien plus que celui de n’importe qui d’autre. Parce qu’elle pouvait tenir tête à bien des gens mais si lui trouvait qu’elle agissait comme une gamine… Oui ça la mettait mal. Alors elle aurait dû tout faire pour que ça ne se reproduise jamais, pour ne plus être le vilain petit canard qui fait des conneries et se fait regarder de travers. Elle aurait dû. Sauf qu’une tête de pioche comme Julian, ça ne réfléchit pas toujours de manière logique et ça fait rarement ce qu’on attend d’elle.

Julian venait de sortir des cours. Ses camarades allaient en divination et elle n’avait pas pu s’empêcher d’afficher une moue déplaisante quand on lui avait annoncé ceux-là. Quelqu’un avait alors même osé lui répliquer qu’elle ne devrait pas réagir ainsi, qu’elle était en tord depuis le début. Résultat ? julian avait littéralement pris la mouche et après avoir envoyé un regard assassin à son détracteur, elle avait filé. Seule, dans les couloirs, elle ruminait sa colère. Elle ne pouvait même pas aller se plaindre auprès de Jeroen ! Ricardo serait sans doute aussi plus du genre à lui dire de s’apaiser… Alec peut être comprendrait mais elle ne l’avait pas sous la main pour le moment. Elle n’avait que sa colère toujours pas digérée et devait faire avec. La rousse parcourait donc les couloirs, dans l’espoir peut être de trouver quelque chose pour la détendre. Quand soudain…


“Bah alors Ju’, t’es toute seule ?”


La jeune femme se retourna alors vivement et se trouva nez à nez avec Jack. Ce cher Jack. Un beau mec de sa maison, légèrement plus âgé qu’elle. Ils avaient eu pas mal de petites aventures à l’époque où elle profitait encore de son côté volage. Sauf que depuis qu’elle était avec Jeroen, elle l’avait un peu oublié. Même beaucoup. Il ne semblait pas vexé mais plutôt content de la croiser. Avec peut être des petites intentions cachées mais ça…

“- Hey Jack. Ça fait un bail, j’aurais presque pu croire que t’étais parti avec eux ou qu’ils t’avaient tué.

-Tu sais contrairement à toi, je ne les adulais pas…. Fais pas cette tête, je te reproche rien, ok?”

Au début Julian avait évoqué les Supérieurs sur le ton de la plaisanterie, ne s’attendant pas vraiment à un retour de bâton. Mais Jack semblait bien plus tolérant que la majeure partie de ses camarades de maison. Il s’approcha alors doucement d’elle, un étrange sourire aux lèvres. Les détecteurs de la rousse lui firent comprendre que ce n‘était pas nécessairement une bonne idée que de rester là et pourtant elle ne bougea pas. Pourquoi ? Toujours cette colère qui lui donnait tant envie de s’amuser un peu… Jack s’approcha encore jusqu’à arriver près d’elle et lui murmurer à l’oreille.

“Il parait que t’es casée mais si jamais un jour tu t’ennuies…. Enfin, si t’es pas complètement rangée parce que tu m’as l’air d’être devenue vachement discrète et sage…”

Un clin d’œil et Jack disparut au détour d’un couloir. Pause. Il venait de dire quoi là ? Bon il venait clairement de l’inviter dans son lit mais ça elle s’en fichait. Elle n’avait aucunement l’intention de tromper Jeroen. Si elle était toujours aussi joueuse et aimait voir ses charmes opérer, jamais elle ne franchirait la ligne. Ça lui paraissait totalement inconcevable même s’il l’avait vexée dernièrement. Non par contre, ce qu’elle retenait de cet échange c’était la provocation claire qu’il venait de lui faire. Julian, sage ? Non. Elle n’était pas une petite sainte ni touche incapable de s’amuser! Jamais elle n’accepterait cette image. Une lueur venait alors de s’allumer dans son regard. Une lueur pas vraiment annonciatrice de bonne nouvelle. Non vraiment pas. Mais trop tard. Les dés étaient jetés.

Julian avait alors couru dans son dortoir. Elle avait balancé son sac de cours avant de se mettre à fouiller sous son lit. Dans une petite boîte qui commençait à sérieusement prendre la poussière elle retrouva tout un attirail de farces et attrapes qu’elle avait tout simplement laissé tomber ces derniers temps. Quelle idiote ! La jeune femme attrapa quelques petites boules provoquant de la fumée colorée peuplée de petits lutins et repartit aussi vite qu’elle était arrivée. Elle était prête pour jouer, un grand sourire aux lèvres. La rousse se rendit alors devant la bibliothèque. A l’intérieur, de nombreux élèves et quelques membres du personnels étaient en train d’étudier. Julian se plaça dans l'entrebâillement de la porte et attendit soigneusement qu’il y a un mouvement, que plusieurs élèves sortent pour lancer une petite boule à l’intérieur de la bibliothèque. Elle entendit alors des éclats de rire et des vociférations. Fière de sa connerie, la jeune femme partie ensuite en courant alors qu’elle entendait McEwen sortir à la recherche du responsable. Ju’ finit par se réfugier dans les toilettes hantées, choix assez étrange mais à vrai dire elle n’avait pas vraiment fait gaffe. Une fois à l’intérieur elle éclata littéralement de rire. Oui ça lui avait manqué de faire la gamine irresponsable, vraiment. Cette montée d’adrénaline soudaine lui donnait l’impression de revivre…
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Mer 6 Jan 2016 - 12:38

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►I’m alive◄
Julian & Mateo


Jeudi 5 Mars – Après les cours

Sortie de cours de potion, je m’étire de tout mon long. Je n’aspire qu’à être au weekend et de pouvoir dormir. Dormir. Et encore dormir. Ou pas, puisque j’ai encore la colle avec Helland Dimanche matin.
Fais chier. Je me demande quand est-ce que ce psychorigide se décidera à lever la sanction. J’me demande même si ça ne le gonfle pas lui-même de voir nos deux gueules enfarinées à Maxime et à moi, chaque dimanche matin à je n’sais pas quelle heure… Ouais en fait non, rien ne le saoul si ce n’est nos conneries. Imperturbable ce type, c’est à vous foutre des frissons dans le dos.

Direction Salle Commune, j’ai à peine foutu un pied dans le Hall que trois têtes surgissent. Léger sursaute de ma part alors que je m’apprêtais à fumer une clope. Macy et William devant moi, à me scruter de leurs yeux brillants et complices. Maxime qui arrive tout juste derrière eux avec ce sourire qui ne m’inspire rien de bon. Un putain de complot se monte contre moi.

— Alors, prêt pour ta première journée d’intégration ?

Silence.

— Eh merde.
— C’est le grand jour mon frère !
— Non ! L’appelle pas comme ça tant qu’il n’a pas fait les trois jours de la mort !

Ils m’avaient prévenu, pas plus tard que le weekend dernier. Pas de grand discours, juste l’explication claire et concise : T’as fait tes preuves, t’es un type de confiance maintenant il faut passer à l’étape final. C’est visiblement une sorte de contrat chez eux, au sein de leur groupe. Pour en faire partie, il faut montrer que tu en vaux la peine et je crois qu’à ce niveau là, j’ai donné. J’ai pas balancé Maxime, j’ai fait front le jour de la bataille de Noël et j’ai même aider Macy et William pour des p’tits problèmes à la con. Donc, ils jugent que le plus gros est passé… et que maintenant il faut passer 3 jours de « final » - ou les 3 jours de la mort… - pour concrétiser le tout. Ils n’blaguent pas, ils blaguent jamais chez eux.

— Allez viens Vargas.

Je soupire et les suis. Je ne proteste pas parce que j’ai pas envie de faire foirer leur truc mais surtout… même si j’tire la gueule et que je râle, j’ai envie de m’y plier. C’est sûrement con aux yeux de tous de faire une sorte d’intégration comme ça… Pour moi, c’est important. J’ai vu à quel point Spencer et Dean comptaient à leurs yeux, faire partie de la « famille » me donne l’impression d’appartenir à quelque chose qui en vaut la peine. Une sorte de famille redorant mon existence que j’ai rendue merdique de mes propres mains. J’ai beau râler contre Macy quand elle parle trop, engueuler William quand il me fait des sous-entendus salaces et me battre avec Maxime pour des conneries, ils font désormais partie de mon quotidien. De ma vie. Ils sont devenus plus que mes potes.

Alors Vargas, prends tes cojones et pose les sur la table. L’heure est venue d’être adopté !

Macy trépigne, Will et Maxime ne se défait pas de leur sourire amusé. J’suis curieux de ce qu’ils vont me donner à faire… tout comme j’flippe un peu. Ils sont trop prêts à tout pour être serein.
On s’arrête au premier étage et Maxime nous guide jusqu’à un couloir puis non loin de la Bibliothèque. Elle se retourne mains dans les poches de son sweat.

— Défi n° 1 : Foutre le bordel dans la bibliothèque.
— C’est-à-dire ?
— Avec ça. Will me tend un sachet. Tu les utilises TOUTES d’un coup.

J’ouvre le papier kraft…

— Sérieux les mecs, des Bombabouses ? J’vais me faire démolir par le bibliothécaire !
— Il a la frousse… Macy sourit de toutes ces dents. Surtout que tu dois les jeter de l’intérieur.
— … j’vais me faire choper.
— Mateo… me dit pas que t’es déjà entrain de te dégonfler.
— On dirait bien que si. Moi qui croyais que tu en valais la peine.
— Ca va ferme-là. J’vais le faire.

Je glisse mon sac le long de mon bras avant de le donner à Maxime, lui adressant un regard de défi. T’vas voir si j’me dégonfle.  Je garde le sachet en main et fait glisser les trois petites bombes roses foncées que je glisse dans la manche de mon pull.
Dernier regard vers le trio une dizaine de mètres plus loin qui me salut de la main, grand sourire aux lèvres. Trop content de leur connerie. Je leur fais un doigt avant de pousser la porte lourde d’un lieu que je n’fréquente jamais. La seule fois où j’y ai foutu les pieds c’est pour faire une colle avec Riley. Agréable souvenir d’ailleurs… gâché par Jackson.

Le silence règne comme à l’intérieur d’une église… Personne ne fait attention à moi, le bibliothécaire me jette juste un coup d’œil rapide avant de retourner à ses occupations.
Bon. Allez vieux, fais nous ça bien. Je prends un air naturel, allant de rayons en rayons, comme si je cherchais un livre. J’ai l’impression de faire un bond en arrière et de me revoir dans ces magasins où on se lançait des défis à la con comme voler un bouquin ou de la bouffe. Je ne m’écarte pas trop de la sortie et j’attends simplement le moment propice. Une poignée d’élèves se lèvent et prennent la direction de la sortie…

Je fais glisser les trois objets de ma manche et les lâche d’un geste sec, les trois en même temps avant de foncer droit vers le groupe d’élève, cœur battant. Ca aurait pu se passer simplement comme ça, que je me glisse entre eux, jouant des coudes, et de continuer mon sprint hors de la pièce… Mais à la seconde où les Bombabouses éclatent, un autre pétard retentit non loin de l’entrée.
Fumée violette puis vertes et une dizaine de petits lutins qui surgissent.

Bordel de merde.
Je sprint jusqu’à la sortie, bloqué par les élèves et qui laisse le temps à l’odeur insoutenable de ma propre connerie de me coller aux fringues. Je profite malgré tout de la fumée épaisse pour les pousser sans ménagement, ramenant le col de mon pull sur mon visage.

— Putain dégagez, merde.

Cœur battant, je réussis à me faufiler hors de la bibliothèque qui résonne de cris, de rire, d’hurlement de colère. Et je fonce. Sans regarder derrière. Sans regarder si les grumeaux et leur tante Morticia sont encore là puisque mon seul objectif est d’essayer d’échapper aux griffes du vieux glaçon.

Qui sort furieux de la pièce.
Vite. Vite.
Couloir, virage, couloir. Ne tombe pas entre les deux, ça serait dommage ducon.
Une porte. Puis deux. Je me rue sur la troisième en la claquant derrière moi…

— ‘ttention bord…

Je trébuche sur quelque chose ou quelqu’un, pas le temps de voir dans l’élan de ma course. Par contre je sens parfaitement mes pieds glisser sur un sol humide et mon dos qui rencontre le mur derrière moi puis le reste de mon corps qui chute brutalement sur le sol…
Je lâche un grognement douloureux, souffle court avec pour impression que mon cœur va se faire la malle.
Fais chier tiens.
J’ouvre les yeux et essaie de me redresser alors que j’entends la voix d’une nana. Je fais face à une chevelure flamboyante, un regard hilare et un sourire jusqu’aux oreilles. C’qui elle ? J’crois que je l’ai déjà croisé quelque part. En même temps c’est pas comme si j’avais 50 possibilités. Mon regard glisse vers une petite boule qu’elle a gardée en main…

— Putain c’est toi la fumée verte et les lutins ?

… Mon sourire s’élargit alors qu’un fou rire –nerveux et satisfait – éclot au creux du thorax. Je ricane comme un con en m’asseyant contre le mur, me passant une main sur le visage puis dans les cheveux qui me barraient la vue.

— T’as bien failli foutre mon défi en l’air !

Mais à défaut, c’est mon pull qui est foutu parce que je sens à des kilomètres. Je tire sur ce dernier pour sentir le tissu que je lâche aussitôt. J’me suis pas loupé. Ça me rappelle cette altercation avec Thomas et cette envie brûlante de l’exploser avec ses leçons de morales à la con.

— C’est McEwen qui va être content entre tes lutins et mes bombabouses… Il serait foutu de me retrouver à l’odeur tellement ça fouette ce truc.

Je me redresse en même temps que je parle à la rouquine, lâchant une grimace alors que je sens mes côtes chanter la lambada douloureuse. Le carrelage n’amortie pas les chocs, j’le sais.
Ceci dit… je crois bien que j’ai réussi le 1er Défi d’intégration. Et j’en suis bien content, suffisamment pour avoir un sourire satisfait.
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Dim 10 Jan 2016 - 19:39

Ce rire… Depuis combien de temps n’était-il pas sorti avec autant de force ? Julian continuait encore à rire dans sa vie quotidienne et heureusement d’ailleurs. Elle le devait à ses amis et à Jeroen qui savaient comment lui remonter le moral, comment lui faire voir en toute simplicité les belles choses de la vie. Mais cela faisait une éternité qu’elle ne s’était pas sentie aussi légère, aussi libérée. C’était comme si soudainement, bien des choses qui lui pesaient sur les épaules avaient décidé de prendre leur envol. Histoire d’aller voir ce qui pouvait bien se passer un peu plus loin. C’était temporaire, la rousse en avait totalement conscience mais ce n’était pas gênant. C’était déjà beaucoup. C’était déjà très agréable. La demoiselle se sentait donc heureuse et légère. Si légère qu’une soudaine envie de danser, de se laisser aller s’empara d’elle. Sans trop réfléchir, la jeune femme se mit alors à tournoyer sur elle-même, comme pour exprimer cette allégresse qui venait soudainement de s’emparer d’elle. De l’extérieur cela devait sans doute paraître assez étrange mais… Cela lui importait peu. De toute façon, elle était seule dans cette pièce. Enfin, temporairement. Alors qu’elle tournoyait en toute innocence, la porte s’ouvrir à la volée. Julian n’eut pas le temps de réagir. En quelques secondes son corps percuta celui de quelqu’un d’autre et elle se retrouva sur les fesses. Sur le carrelage. C’était assez douloureux. La porte s’était refermée en en face d’elle, un type, plutôt mignon d’ailleurs, se retrouva à glisser contre le mur qu’il venait de heurter pour finir lui aussi au sol. La rousse ouvrit la bouche pour l’engueuler puis éclata littéralement de rire en voyant l’état de son T-shirt et son air complètement ahuri.

« T’en fais une de ces têtes ! »

Y’avait plus sympa comme accueil mais ce n’était pas comme si Julian était du genre à se soucier de ces détails là. D’ailleurs l’autre ne face semblait plutôt être du même acabit qu’elle puisqu’il posa rapidement son regard sur la petite bombe qu’elle avait dans la main. Par réflexe elle la rangea vite fait dans sa poche, même si c’était profondément inutile. Le jeune homme lui demanda alors si elle était responsable de la fumée et la rousse hocha la tête avec un sourire désolé. Enfin faussement désolé parce qu’elle assumait pleinement ce qu’elle venait de faire. Et d’ailleurs, elle se mit à rire avec son vis-à-vis. Oui elle était fière de sa connerie, totalement !

« Quel défi ? »

Julian était alors en train de se relever, grimaçant. Elle allait avoir un sacré bleu sur les fesses. Si Jeroen lui posait des questions, elle aurait l’air maline… Enfin bref. Revenons à ce jeune homme mignon au pull qui pue… Oui jolie définition. Julian y vit plus clair quand il parla des bombabouses. Bon elle ne savait toujours pas précisément ce qu’était le défi dont il parlait mais elle n’avait pas trop de mal à imaginer en quoi cela pouvait consister. Et il avait raison de s’inquiéter que le bibliothécaire le retrouve à l’odeur. La rousse s’approcha alors de lui, attrapa le bas de son pull et le força à lever ses bras pour qu’il l’enlève. Tout ça comme si c’était la truc le plus naturel du monde à faire avec un étranger bien sûr. Elle porta ensuite l’objet du crime à bout de bras vers les lavabos.

« C’est pas contre toi mais t’as raison, là tu pues vraiment faut faire quelque chose ! »

Julian adressa alors son plus beau sourire à son camarade de méfait, l’air de dire : je t’ai insulté moi ? Non pas du touuuut, jamais ! La jeune femme lâcha alors le pull dans un lavabo et enclencha le robinet. Un premier rinçage ce serait déjà pas mal. Un deuxième aussi tient dans qu’il y était. Ouais en fait, l’odeur semblait être sacrément accrochée au tissu.

« Tu y tiens à ce pull ? »

Parce qu’en réalité, Julian était à deux doigts de lancer un sort pour que le truc s’enflamme, ça irait aussi vite. D’ailleurs, avec sa nonchalance et son naturel déconcertant elle allait le proposer au jeune homme lorsque des bruits dans le couloir attirèrent son attention. La jeune femme se précipita alors vers la porte et y colla son oreille. Elle entendit des vociférations et reconnu la voix de McEwen. Elle se tourna alors vers l’inconnu, un doigt sur les lèvres pour lui faire comprendre que ce n’était pas le moment de se manifester puis se remit à écouter. Il y eut de l’agitation pendant quelques instants puis le bruit se déplaça jusqu’à ce qu’elle n’entende plus rien. Satisfaite, Ju’ se décolla alors de la porte, un large sourire sur le visage. Son regard se posa sur l’inconnu. Elle ne le connaissait pas et ça l’étonnait. Il était mignon. S’il avait été là depuis toujours elle aurait sans doute essayé de le mettre dans son lit avant. Bah quoi ? Elle ne le ferait pas maintenant c’était certain mais à une époque elle n’aurait certainement pas dit non, il fallait bien l’admettre. Bref. Il fallait qu’elle arrête de le regarder parce que ça allait devenir suspect.

« Maintenant qu’on est hors de danger … Qui es-tu inconnu qui a cherché à me voler la vedette ? »

Julian se planta alors en face du jeune homme et croisa les bras. Bon sauf qu’en réalité, un sourire flottait sur son visage et son ton de voix laissait clairement entendre qu’elle n’était pas sérieuse. Elle avait fait sa petite connerie, ça avait fonctionné et elle en était très fière mais ce n’était pas pour autant qu’elle allait s’outrer que quelqu’un d’autre ait eu la même idée, ou le même besoin de le faire. Au contraire, ça rendait le tout encore plus grandiose, et plus drôle. Sauf pour le bibliothécaire qui allait sans doute faire passer un sale moment à tous ceux qui auraient le malheur de le croiser mais ça c’était autre chose. Elle s’en fichait, pire, ça l’amusait d’autant plus.
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Mar 19 Jan 2016 - 16:01

Voilà quelque chose qui foutait un coup de fouet à ton existence. Leur défi à la con aura beau l’air avoir débile à leurs yeux, aux miens c’est clairement l’occasion de briser le quotidien ne serait-ce qu’un instant. J’ai râlé sur le coup plus pour la forme qu’autre chose mais en réalité j’suis comme un gamin à Noël.
Mais un gamin qui fouette sévère. J’imagine un instant la gueule de Jefferson si elle me sentait d’aussi près avec son odorat lupine… Elle ferait clairement moins la fière, prête à vomir ses tripes sur les pavés du couloir.
Chose imprévue au programme, me retrouver coincée avec cette – jolie – nana dans les chiottes… des nanas. Rousse flamboyant, sourire jusqu’aux oreilles, aussi fière que moi de sa connerie… On a choisi le bon jour pour se rencontrer.

— Eh oh !

Pas le temps de broncher plus puisqu’elle me déshabille purement et simplement pour tirer mon pull hors de moi et surtout, hors de nous. J’ai l’air d’un con, toujours assis, maintenant en tee-shirt, entrain de la regarder la bouche-ouverte. Ouais désolé, j’suis pas habitué aux personnes aussi spontanées que moi…

— C’est pas contre toi mais t’as raison, là tu pues vraiment faut faire quelque chose !
— Fais pas la maline, une légende urbaine dit que les roux ne sentent pas plus la fleur que moi…

Prends toi mon sourire et ma blague en pleine face, mon visage affichant clairement que ce que je raconte n’est que pure connerie et taquinerie, même si elle et moi on n’se connait pas. J’ai pas dit que j’étais délicat comme mec, pas de quoi être étonné.
Je plonge la main dans la poche de mon jean et en sors mon paquet de clope. Cigarette aux lèvres, je cherche désormais mon briquet dans l’autre poche, toujours assit, appuyé contre le mur. Je le saisis et m’apprête à enflammer ce tube de nicotine tant convoité après ce gros effort. Echapper à McEwen est un challenge, faut pas croire.

— Tu y tiens à ce pull ?

Je lève les yeux vers la jolie rousse tout en allumant ma cigarette sur laquelle je tire une longue bouffée avant de l’expulser dans un soupir de soulagement. J’hausse les épaules d’un air nonchalant.

— Je…

Des éclats de voix retentissent non loin de nous et plus précisément dans le couloir. On entend d’ici quelqu’un gueuler comme un putois après l’envahisseur de son terrier et surtout, la voix du Bibliothécaire est clairement reconnaissable. C’est là que j’me dis que si jamais il nous trouve tous les deux avec un pull qui sent la mort, il va au moins me griller et j’suis foutu pour des heures de colle jusqu’à la fin de ma scolarité.
La jeune femme plaque son oreille contre la porte et me fait signe de ne pas moufter, chose que j’exécute sans broncher. J’ai déjà les retenues d’Helland qui m’occupe le Dimanche matin, j’ai pas envie d’en rajouter. Je ne bouche pas d’un millimètre, ma cigarette se consumant lentement alors qu’elle continue d’écouter des choses que je n’entends qu’à moitié, de là où je suis.
De l’agitation, des bruits de pas, une voix étouffée… Puis plus rien. Est-ce que ça veut dire que j’ai donc gagné le défi ?
Vu le sourire de la jeune femme, j’estime donc que oui.

— Maintenant qu’on est hors de danger … Qui es-tu inconnu qui a cherché à me voler la vedette ?
No, techniquement j’étais là pour faire le coup avant toi, puisque déjà à l'intérieur de la Bibliothèque. Donc TU es la voleuse de vedette.

Je la pointe d’un doigt faussement accusateur alors que je tiens toujours ma cigarette entre mon index et mon majeur. Genoux relevés, j’y pose mes bras en m’appuyant cette fois complètement contre le mur derrière moi. J’admets être étonné de ne pas la connaitre… Une jolie jeune femme comme elle passe difficilement inaperçue, surtout à mes yeux et surtout auprès de mon lit. Appelons un Hippogriffe, un Hippogriffe ! Mais les choses deviennent bien plus différente quand t’as une nana qui te bouffe les neurones … Et ça n’est même pas pour me déplaire. Riley me convient très bien, sous tous les sens du terme et j’aimerais vous apportez plus de précisions – parce que Dios sait à quel point je suis d’une générosité sans nom – mais je commence à développer une phobie des Atlas… Seuls les vrais savent, TMTC ma gueule, Team Biatch.

— Mateo Estéban Vargas, âgé de 22 ans et heureux camarade des Gryffondor est celui dont tu as failli voler la vedette. Encantado Señorita.

L’espagnol ressort toujours avec un certain naturel alors que ma main imite une révérence complètement ridicule. Je tire de nouveau sur ma clope, sans manquer de la regarder, tout en me disant que si Riley l’avait vu me déshabiller elle serait sûrement entrain de faire un meurtre à l’heure qu’il est. Allez savoir pourquoi cette pensée me fait sourire. J’apprécie particulièrement lorsqu’elle est agacée ou lorsqu’elle laisse aller sa jalousie… Oui, je suis sado-masochiste lorsqu’il s’agit d’elle, mais j’assume parfaitement.
Je me gratte machinalement l’un de mes bras couverts de tatouage – J’en ai pas plus qu’Ora mais j’vous emmerde, un jour j’y arriverais. –.

— C’était un défi lancé par des potes. Qui sont bien plus que des potes maintenant. Tu sais, une sorte de rituel d’initiation à la con… J’ai trois défis à faire pour prouver que je mérite d’être dans la bande même si entre toi et moi, on le sait que je mérite la place de choix.

Sourire prétentieux, les gens ont souvent du mal à savoir si je suis sérieux ou non. Les moins cons sauront faire la différence. Je tire de nouveau sur ma clope avant de désigner d’un geste de la tête la porte des toilettes, là où nous avons entendu les vociférations de McEwen un peu plus tôt.

— C’était le premier que je devais faire. Foutrement bien réussi d’ailleurs.

Et comment !

— Et toi, qui es-tu Fille de Satan? Fais gaffe, on est catho dans la famille. Je lâche un rire amusé en haussant les épaules, presque surpris de me voir si bavard. Tu étais en mission commando toi aussi ?

L’évidence est là, je ne suis en aucun cas sérieux. Au contraire, il n’est pas nouveau que l’on me trouve entrain de débiter une connerie à la minute. Sinon, je n’suis pas certain qu’ils se crèveraient le cul à me faire faire ce bizutage pour que je fasse partie intégrante de leur famille.
Au pire des cas, elle me collera une bonne droite et on en parle plus.
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Mer 20 Jan 2016 - 10:37

Julian était le genre de fille qui pouvait faire des étincelles, ça tout le monde le savait et elle-même en avait parfaitement conscience. Mais ça devenait amusant quand une fille comme elle croisait la route de quelqu’un avec le même genre de prédispositions. Il avait suffit de quelques secondes pour qu’elle comprenne que ce type était décidément très intéressant et que c’était plus qu’étrange qu’elle ne l’ait pas remarqué jusque là. Bien sûr, au début quand il fit la mijaurée parce qu’elle lui retirait son pull, elle se retint de lui lancer une petite réflexion. Genre fait pas ta vierge effarouchée. Mais elle se retint, se contentant de gentiment le complimenter sur la magnifique odeur qu’elle dégageait. Seulement, elle n’avait pas fait trois pas que la contre-attaque se fit entendre. La jeune femme s’arrêta alors net, se tourna vers l’inconnu et le regarda de travers, arquant un sourcil. Vraiment, tu veux jouer sur ce terrain ? Fais gaffe mon grand, ça risque d’être très dangereux pour toi… La rousse n’était pas en colère, non, voilà pourquoi elle se contenta d’un “pff” de mépris et continua son chemin vers les lavabos. Elle avait entendu ses mots réellement par moquerie mais là elle sentait bien, elle avait vu sur les traits du jeune homme que c’était de l’humour alors elle acceptait. Bon même si quelque part ça lui donnait encore plus envie de cramer ce machin qui empestait vraiment. Seulement avant que l’inconnu n’ait le temps de dire si oui ou non il comptait conserver ce truc, ils furent interrompus par des mouvements dans le couloir. Heureusement pour eux, l’heure du jugement dernier n’était pas arrivée et ils échappèrent à la colère du bibliothécaire. Victoire ! Julian en oublia alors le pull pendant quelques instants pour se concentrer sur son vis-à-vis. Et ce dernier n’avait clairement pas la langue dans sa poche. C’était elle la voleuse maintenant.

“Sérieusement ?”

Petit air faussement outré de princesse. Je suis la reine ici mon grand, la reine de la connerie et de la teuf alors méfie toi. Et présente toi tiens, au lieu de faire le malin. Bon ok, t’’es un peu drôle quand même. Quand Mateo donc fit sa petite révérence elle en pu s’empêcher de rire. Alors comme ça, elle avait en face d’elle un pur latin lover ? Intéressant. Bah oui, accent espagnol, petite révérence et compagnie, un cocktail tout à fait significatif aux yeux de Julian. Mais ça ne lui déplaisait en aucun cas. Au contraire. Tout cela correspondait parfaitement à son humeur du moment, elle était donc toute contente, comme une gamine à Noël. Gamine qui éclata littéralement de rire lorsque Mateo évoqua le rite d'initiation. Ok mec, désolée c’est par contre toi mais vraiment… ? Pour elle ce genre de trucs n’existait plus depuis ses 13 ans et elle se demandait bien qui pouvait encore faire ce genre de choses. M’enfin bon, s’il acceptait de s’y plier en même temps, c’était qu’il devait apprécier ça lui aussi.

“Je sais pas si tu mérites quoi que ce soit mais en tout cas, tes amis font un peu peur quand même. J’pensais pas que ça existait encore à notre âge les rites d’initiation.”

Grand sourire. Bon ok, Julian n’avait pas sa langue dans sa poche et ne pouvait s’empêcher de se foutre un peu de sa gueule. Mais c’était plus fort qu’elle ! Et puis, il fallait bien qu’elle lui dégonfle les chevilles parce que Mateo avait l’air un peu trop sûr de lui. Comme elle quoi. Ahem. Il s’intéressa finalement à elle et ne pu s’empêcher de faire une nouvelle référence à sa couleur de cheveux. Fais gaffe mec. Tu vas manger la colère de Julian et promis ça fait pas du bien.

“Donne moi une cigarette pour essuyer ce nouvel affront, manant.”

Et bim, bam ! Mange ça. Julian afficha un immense sourire, genre je suis une jeune fille trop mignonne alors tu peux pas m’en vouloir même si t’as la haine. Sa spécialité en somme. Oui, même si elle s’était calmée et n’était plus vraiment au centre de l’attention, ou plutôt, plus vraiment dans le bon sens du terme, elle aimait toujours autant ça. La petite manipulation, ce côté j’ai le pouvoir… Dans l’humour bien sûr, même si parfois… Enfin bon bref.

“Julian Alexus Neil, enfin Owen Neil mais bon on s’en fout. 18 ans, Serpentard. J’peux aussi te donner mon carnet de vaccinations si tu veux tous les détails.”

Se foutait elle de sa gueule ? Naaaan, à peine. Toujours était-il que la jeune femme avait employé le nom d’Owen pour la première fois. Il était inscrit sur sa lettre de Poudlard et elle ne l’avait jamais oublié. Elle n’avait pas cherché à contacter ses parents biologiques non plus ni pris de décisions vis à vis de ses parents adoptifs d’ailleurs mais… Quelque part, c’était comme si elle était finalement en train d’accepter toute cette histoire. Même si la question de son identité restait encore très problématique, elle acceptait maintenant ce qui était rien d’autre que la réalité et faisait de son mieux pour vivre avec. Peut être que grâce à ça elle allait enfin pouvoir avancer… Enfin bon, pour la réflexion sur le sens de la vie, on repasserait plus tard. Pour l’instant, elle avait juste envie de profiter de sa journée, c’était déjà un bien vaste programme.

“T’es arrivé quand ici ? Bon parce que si t’étais là depuis plus longtemps déjà, tu m’aurais pas demandé mon nom et en plus, ça m’arrache le cœur d’avouer ça, mais un type dans ton genre je l’aurais remarqué depuis longtemps.”

Ça va les chevilles ? Tranquille ? Oui Julian n’avait aucun problème avec son ego, du moins en apparence. Et d’ailleurs, comme pour donner un petit côté princier à la scène, elle s’était dirigée vers le lavabo tout en parlant, comme si elle disait le truc le plus banal de la terre. Là, elle avait regardé un peu écœurée le pull et avait finalement décidé d’enclencher le robinet et de lancer un sort pour faire mousser et pour laver. Le pull se tordit alors dans tous les sens pour se nettoyer. Elle arrêta finalement l’eau et approcha son visage de l’objet du crime… L’odeur avait disparu ! Alleluia.

“Je te laisse essorer hein, ça pourrait abîmer mes mains et m’empêcher de faire LA connerie du siècle. Je voudrais pas m’empêcher de te voler la vedette une fois de plus.”

Cette fois, Julian adressa un petit clin d’œil à Mateo, encore une fois, super fière de sa connerie. Finalement, même si elle pouvait être passablement insupportable, tout ça était plutôt bon signe. Julian n’était pas morte. Elle avait changée certes mais avait conservé une partie importante de ce qui faisait sa personnalité. Elle était en quelque sorte en train de se retrouver et elle devait bien l’avouer, cette sensation était grisante.
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Jeu 28 Jan 2016 - 16:22

— Donne moi une cigarette pour essuyer ce nouvel affront, manant.

Haussement de sourcil. Ricanement amusé.
Je lui balance mon paquet de clope.

— Tiens la gueuse. Sers-toi.

J’ai bien l’impression que les bienséances ne sont pas de mise et ça n’est pas pour me déplaire. Avoir un franc parlé a généralement plus de mauvais côté, que de bons. En l’occurrence, j’ai l’air d’avoir de la chance cette fois puisque je suis tombé sur une nana qui n’a pas la langue dans sa poche.
Ca m’va.

— Julian Alexus Neil, enfin Owen Neil mais bon on s’en fout. 18 ans, Serpentard. J’peux aussi te donner mon carnet de vaccinations si tu veux tous les détails.
— Tant que tu es vaccinée contre la rage, pas besoin.

Sourire narquois de nouveau mais tout aussi taquin, je m’en serais presque perdu avec tous ces prénoms et noms. C’est quoi alors, Alexus – putain c’est quoi ce prénom ? Alexus, ça me fait penser à plexus -, Owen ? D’ailleurs, c’est pas le prénom d’un gardien ça ?
Je suis franchement étonnée de ne pas l’avoir vu avant alors à moins qu’elle soit arrivée avec la vague de Salem, je ne vois pas comment j’aurai pu passer à côté. Pour la simple et bonne raison que lorsque je suis arrivé ici en Septembre, rares étaient les nuits où je n’étais pas accompagné et Julian aurait tout à fait pu être le genre de fille que j’aurai remarqué.
Aujourd’hui j’ai plutôt tendance à repérer de loin comme de près, une Serpentard au sale caractère mais qui sait parfaitement comment me foutre le cerveau à l’envers et que je sais séduire d’un sourire ou d’un regard. Une nana qui m’a carrément coupé l’envie de batifoler ailleurs et ça, c’est pas rien.

— T’es arrivé quand ici ? Bon parce que si t’étais là depuis plus longtemps déjà, tu m’aurais pas demandé mon nom et en plus, ça m’arrache le cœur d’avouer ça, mais un type dans ton genre je l’aurais remarqué depuis longtemps.
— Étrangement, j’étais entrain de me faire la même réflexion. T’es le genre de nana que je n’aurai pas loupé avant, à croire que j’me fais vieux.

Tant pis, c’est pas comme si j’étais déçu. Je n’aurai jamais cru ça possible mais depuis que nous avons mis cartes sur table avec Riley – et même avant, il faudrait peut-être que j’arrête de me voiler la face -, pas une seule fois le corps d’une autre femme ne m’a manqué. Ni même de séduire à tour de bras d’ailleurs. Comme si Riley avait absorbé toutes ces envies pour les concentrer uniquement sur elle et ce qui a été le plus surprenant pour moi qui déteste tout absence de liberté, c’est que j’appréciais et apprécie ça. Aussi bien nos moments charnels que nos discussions, sans compter les regards lourds de sens que nous nous échangeons au détour des couloirs.
Je ne sais pas où ça mènera dans le temps mais j’ai de moins en moins de mal à me dire que Riley est tout simplement ma meuf. Et que celui qui tentera quoi que ce soit, je l’explose. Rien de bien compliqué finalement.

Je regarde Julian près du lavabo qui entrain de lancer un processus de lavage sur mon pull alors que je ne bouge pas d’un poil. Le vêtement plein de mousse se tord dans tous les sens, se frotte tissu contre tissu avant de replonger dans l’eau et de réitérer la manœuvre. La rouquine s’approche de l’eau et semble humer le savon. Dommage que je n’sois pas debout, mon première réflexe aurait été de lui coller la tronche dedans.

— Je te laisse essorer hein, ça pourrait abîmer mes mains et m’empêcher de faire LA connerie du siècle. Je voudrais pas m’empêcher de te voler la vedette une fois de plus.
— Je rêve ou t’es entrain de m’entretenir ?

Mon sourire s’élargit, toujours taquin puisque nous sommes sur une bonne lancée. Je lui fais signe d’un geste de la main de laisser le pull dans l’eau, faisant comprendre que je m’en occuperais plus tard. Je n’suis pas à la minute près, j’aimerais simplement prendre le temps de savourer ma clope après cette petite victoire pour mon premier défi.
Mais surtout parce que j’ai pas envie que McEwen me tombe sur le coin de la gueule là où je m’y attendrais le moins. C’est encore un peu trop tôt.

— Je suis arrivé en Septembre mais j’comprends que ça t’arrache le cœur d’être passé à côté de moi. Vantard à la con. D’autant plus que c’était pas comme si j’me faisais pas remarquer avec toutes les conneries que j’ai foutues pendant plusieurs mois.

Je les ai dangereusement cumulées et je pense que si j’avais continué ce rythme, je ne serais peut-être pas là pour lui parler actuellement. Qui sait, je serais peut-être entrain de trainer les rues, les veines bourrées de coke ou d’autre merde dans ce genre. Je n’fais pas de moi un cliché mais une pure réalité. J’étais déjà mal barré en arrivant ici, je ne vois aucune raison pour que ma situation n’empire pas si je n’avais pas été un minimum encadré par les murs de cette école et les Enseignants.
Même si ça me fait chier de l’avouer.

— C’est quoi tous ces prénoms que t’as là. Je me lève, clope coincée entre mes lèvres en me frottant mes mains sur mon jean. Julian Alexus Owen… Enfin Alexus ou Owen. T’as genre quoi, une double identité ?

Je me dirige vers le lavabo, sortant ma baguette de mon jean tout en l’écoutant raconter ce qu’elle a me raconter alors qu’elle se trouve à proximité.
D’un air distrait j’allume le robinet, éteint ma clope et la jette dans une poubelle avant de rouler du poignet pour agiter ma baguette. Mon pull s’anime, sort de l’eau et je le dirige vers un autre lavabo… Julian étant sur le chemin, le vêtement dévie sur la gauche et passe sur le visage de la jeune femme alors que mon sourire s’élargit. Un tissu archi trempé, dégoulinant d’eau parfumé, qui vient tout simplement de s’étaler sur sa tronche, du menton jusqu’à ses cheveux pour poursuivre sa route derrière elle, dans le lavabo d’à côté où il s’essors tout seul dans de grand geste.
Et moi qui la regarde comme un con, sourire aux lèvres, presque trop content de ma connerie.

— Oops.
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Ven 29 Jan 2016 - 18:06

La gueuse ? Sérieusement ? Bon ok, c’était un peu insultant mais Julian n’avait pas pu s’empêcher de sourire à la réponse de Mateo. Il avait du répondant, indéniablement et ça lui faisait plaisir. Ce genre de mecs, elle les adorait en général. Alors oui, elle était contente d’être tombée sur quelqu’un qui semblait avoir plus de réactivité qu’une huître et qui ne restait pas complètement interdit devant ses petites provocations. Parce que sinon, dieu que ce serait ennuyant… En tout cas, la rousse avait remercié son camarade d’un signe de tête pour la cigarette et avait placé le paquet dans sa poche. Non elle ne comptait pas lui voler, elle voulait juste finir de nettoyer son pull avant de savourer une bonne cigarette. Son plaisir serait gâché sinon, ce serait idiot. Elle s’affaira donc avec le vêtement légèrement abîmé alors que Mateo semblait bien décidé à utiliser chacune de ses phrases pour l’emmerder. Lorsqu’il parla du vaccin contre la rage elle ne pu s’empêcher de lui montrer ses dents. Comme pour lui dire de faire attention, qu’elle ne pouvait rien promettre. Parce qu’une chose était sûre, Ju’ était tout à fait le genre de filles capables de mordre quelqu’un sans préavis juste pour répondre à une provocation. Oui, elle était ce genre de nanas qui semblait plutôt plaire à Mateo. Sa réflexion fit en effet plaisir à la jeune femme. Elle n’avait pas besoin d’être rassurée quant au fait de plaire physiquement et tout ça. Sa relation avec Jeroen lui apportait tout l’équilibre nécessaire en la matière. Mais ça restait toujours agréable d’entendre ce genre de choses. Aussi, elle s’apprêtait à rejoindre l’autre après avoir fini d’essorer son pull quand il lui lança une nouvelle pique. L’entretenir ? Bon ok, sur le coup, elle avait été trop gentille. Julian haussa alors les épaules.

“J’me disais bien aussi que rendre service aux gens c’était complètement dépassé.”

Sur ces mots, Julian alla s’asseoir à côté de Mateo et sortit le paquet de cigarettes de sa poche. Elle en prit une, l’alluma avec sa baguette puis rendit le paquet à son propriétaire. Elle ne fumait presque jamais, mais quand elle le faisait, c’était toujours un plaisir particulier. Un moment qu’elle appréciait tout particulièrement. C’était une façon de se détendre mais aussi de marquer un bon moment. Son camarade reprit alors la parole et ne pu s’empêcher de faire le malin. Ju’ laissa échapper une exclamation outrée quand il déclara que ça lui “arrachait le cœur” de pas l’avoir remarqué avant. Redescend sur terre mec, j’ai déjà bien mieux dans mon entourage, nan mais oh ! Bon, même si elle devait bien avouer que c’était plus bien envoyé et que ça l’amusait beaucoup.

“Mouep… Tu dois pas te faire aussi bien remarquer que tu sembles le croire mais bon…”

Bon c’était petit et facile mais il fallait bien répondre quelque chose à cet affront. Elle se rattraperait sur la prochaine vanne, elle n’en doutait pas. Julian aimait charrier mais elle ne ressentait plus ce besoin absolu de vaincre, comme lors de sa première joute verbale avec Jeroen. Là, elle avait juste envie de rire, d’avoir le cœur léger et de ne pas se prendre la tête à chaque instant. Elle voulait vivre, une fois de plus c’était aussi simple que ça. Elle suivit Mateo du regard quand il parla de ses nombreux “prénoms” et explosa littéralement de rire quand il évoqua le fait qu’elle puisse avoir plusieurs identités. Elle tira alors une longue bouffée sur sa cigarette et le regarda avec un petit air malicieux.

“Et si je te disais que c’était à peu près ça, tu réagirais comment ?”

Parce qu’il fallait le dire : c’était exactement. Dans la liste il y avait deux prénoms et deux noms de famille contrairement à ce que semblait penser Mateo. Et ça ne le regardait pas. Mais se présenter juste sous les traits d’une femme à plusieurs identités était assez cool en fait. Même si tout le reste demeurait beaucoup moins fun. Alors qu’elle venait de tirer une nouvelle bouffée sur sa cigarette, la rousse s’apprêtait à renchérir. Mais elle n’en eut pas le temps. Son camarade ne trouva rien de mieux à faire que de changer le pull de lavabo et de, comme par hasard, trouver Julian sur sa trajectoire. Sans qu’elle n’ait le temps de réagir, elle se retrouva bientôt avec le visage entièrement mouillé. Sur le coup, elle ouvrit la bouche et afficha la parfaite mine outrée de la petite fifille qu’on vient d’embêter. Mais ça c’était juste pour les apparences. Parce qu’en général la rousse ne se plaignait pas très longtemps. Non, elle passait très vite à l’étape suivant : la vengeance.

“Alors là…”

Oh mon garçon tu ne vas pas t’en tirer comme ça. Julian dégaina alors sa baguette en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la pointa sur son camarade et…

“Locomotor Wibbly !”

Les jambes de Mateo se transformèrent alors en sorte de coton moelleux et ce dernier ne pu rester très longtemps debout. La jeune femme alluma alors le robinet d’eau et dirigea, à l’aide de sa baguette, le flux sur le corps au sol du Gryffondor, rapidement pour qu’il n’ait pas encore eu le temps de se relever. Elle arrêta ensuite le robinet, fit un petit saut en arrière et garda sa baguette fermement pointée vers son aîné. Comme ça, si l’envie lui prenait de riposter, elle serait prête. Mais bon, ils étaient quittes maintenant, non ? Même si Julian n’avait absolument aucun souci avec l’idée de pourrir un peu Mateo pendant quelques temps. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas pu faire ça, elle ne pouvait qu’apprécier.

“On t’a jamais dit de te méfier des filles avec plusieurs identités ?”

Julian lança alors un regard moqueur à Mateo. Elle tira ensuite une dernière fois sur sa cigarette avant de la laisser tomber au sol et de l’écraser négligemment du pied, comme tout non cowboy qui se respecte. Elle garda cependant son regard braqué droit sur Mateo. Elle était prête à se défendre que ce soit verbalement ou physiquement. Fais gaffe mon grand, Julian est une sauvage. Peut être à cause de la couleur de ses cheveux.
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Sam 6 Fév 2016 - 23:15

— Alors là…

Ca pue pour ma gueule, mais tant pis j'suis plus vraiment à ça près en fait. Et autant se laisser porter par l'euphorie du moment à jouer les cons. D'autant plus que j'ai l'impression d'avoir une adversaire digne de ce nom pour ça, en vue du répondant qu'elle possède... N'empêche qu'elle a tiré une sacrée gueule et que j'ai bien cru qu'elle allait gueulé. Ca m'aurait pas gêné pour autant. J'm'en fou en vérité.

— Locomotor Wibbly !
— Mierda !

J'ai pas le temps de me rattraper aux lavabos, mes jambes se dérobent sous moi avec la désagréable sensation de ne plus avoir aucun muscle et que ceux-ci sont remplacés par des tiges de coton. Je m'écroule sec face contre terre, me retourne sur le dos en m'appuyant sur mes mains...

… Et je gueule des injures en espagnol en agitant les bras comme un grand con. Un jet d'eau m'inonde de partout, j'ai pas le temps là non plus de réagir et cette impuissance me rendrait presque dingue de colère. J'suis un nerveux, j'y suis pour rien mais on peut dire que la fraicheur de l'eau aura bien vite fait de faire redescendre la pression aussi sec. C'était mérité, largement même et visiblement la fille du Diable ne manque pas de ressource.
Le jet s'arrête, je reprend ma respiration et me contemple de la tête aux pieds...

— Putain, tu m'as pas loupé toi.

Sourire aux lèvres. Ce n'est que partie remise même si ça devrait boucler la boucle puisque j'ai commencé à la faire chier mais j'suis du genre à surenchérir. Sauf qu'elle garde sa baguette pointée sur moi, prête à dégainer un sort si besoin. Loin d'être bête en plus de ça. J'dirais même qu'elle est carrément sur ses gardes.
Et elle a raison.

— On t’a jamais dit de te méfier des filles avec plusieurs identités ?
— Non, j'crois qu'on m'a menti sur la marchandise.

Je remue les orteils et plie les genoux pour être sûr d'avoir retrouver toute ma mobilité. Je me redresse légèrement en m'appuyant sur mes coudes, ramenant mes cheveux trempés en arrière d'un geste de la main, levant la tête vers Julian.

— C'est pas grave j'irai porté plainte plus tard auprès de Satan.

Je me roule sur le côté, glissant discrètement ma main dans la poche de mon jean, geste qui ne dure qu'un quart de seconde et qui passe aussi inaperçue qu'une brise dans une pièce – oh putain j'me sens poète là -. Je prends appuie sur mes mains et me relève cette fois, les jambes encore un peu cotonneuse d'où la raison pour laquelle je reste pas très loin des lavabos.
Par contre, là j'commence sérieusement à me les cailler.

— Tu permets au moins que j'me sèche ? Parce que j'vais attraper la mort et j'suis pas certaine que ma meuf soit ravis de savoir que tu as causé ma perte.

… J'viens de dire « ma meuf » ?
Chose étrange. Enfin, qui me fait bizarre en fait. En même temps, y a pas 150.000 terme pour nommer qui elle est pour moi. Donc ouais, c'est ma meuf. Dire qu'il y a quelques mois, ça m'aurait tout simplement fait fuir ou alors j'aurai rigoler comme un connard. Aujourd'hui, j'éprouve le manque de l'autre, j'aime être avec elle et j'me sens différent. J'sais pas, c'est particulier et j'aime le vivre de cette façon.

Baguette en main, je ne lâche pas Julian du regard qui elle-même, me fixe comme si j'allais lui faire une fourberie.
Comme si c'était mon genre...
J'active un sort qui me sèche d'une douce chaleur qui fait du bien, laissant uniquement mes cheveux encore mouillés et accessoirement un peu en bordel. Je range ma baguette et en sors mon paquet de clope à la place...

— Et tu m'dois aussi un paquet de clope.

Complètement trempé et inutilisable même si je le séchais.

— Et là j'ai eu à faire à quelle identité ?
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Mar 9 Fév 2016 - 10:16

Julian était fière de son coup, il fallait le dire, même très fière. Le petit juron que Mateo avait poussé en se retrouvant sur le sol lui avait arraché un sourire de satisfaction. Et le voir là, tout trempé, essayant de reprendre son souffle après avoir été agressé par un robinet… Non franchement, c’était un bien beau tableau. La jeune femme regrettait amèrement de ne pas avoir un appareil photo sur elle en cet instant. Elle aurait adoré immortalisé le moment. Ce moment où elle ne l’avait pas loupé comme il le disait si bien. Grand sourire sur les lèvres de la rousse. Elle adorait ce genre de situations. Elle adorait faire des conneries, foutre le bordel et ne pas se poser de questions. Elle était comme ça et cela faisait trop longtemps maintenant qu’elle essayait de cacher cette partie d’elle-même ou plutôt qu’elle l’enfouissait. Mais ce jour-là c’était différent. Elle avait décidé de profiter un peu de la vie, de redevenir la jeune femme polissonne et coquine qui adorait faire autant de conneries que possible. Alors tant pis pour Mateo s’il ne s’attendait pas à tomber sur ça, il était coincé maintenant. Lorsqu’il évoqua l’idée d’aller porter plainte contre Satan, la rousse ne pu s’empêcher de rire. Il y tenait à cette histoire de roux. Elle en avait entendu pas mal sur sa couleur de cheveux pendant son enfance mais maintenant, ça lui passait carrément au-dessus de la tête. Et puis l’idée qu’elle soit un petit agent du diable lui plaisait bien au final, ça lui donnait un certain cachet.

“Bah vas y écoute, j’suis sûre qu’il sera super fière de moi!”

Le sourire de Julian ne semblait pas vouloir s’effacer, son ton était enjoué… La belle vie quoi ! Elle regarda alors Mateo se relever comme il pouvait. Mec, t’es vraiment trop drôle comme ça, tu le sais ? Lorsqu’il lui demanda s’il pouvait se sécher, elle se retint de pouffer de rire puis fit un petit geste de la main, volontairement méprisant comme pour lui dire que oui, lui le petit sujet, pouvait se permettre de se sécher. Il avait son accord. Roh, on pouvait bien rire non ! Et puis, c’était lui qui avait lancé les hostilités, il devait en accepter les conséquences. Par contre, la rousse avait noté quelque chose dans son discours. Il parlait de sa meuf ? Son instinct de potineuse reprit le dessus et elle nota ce petit détail dans sa tête pour lui poser la question un peu plus tard. La curiosité, ça ne disparait pas comme ça ! Elle le regarda donc se sécher, toujours sur ses gardes et le vit finalement sortir son paquet de cigarettes l’air un peu dépité. Bon ok, ça ça ne devait pas être cool elle devait bien l’avouer.

“Bon ça on verra, si t’es sage je pourrais peut être te trouver ça.”


Après tout, même si Julian n’avait plus le même statut qu’avant auprès de certains de ses camarades, elle connaissait toujours les clés de la vente sous le manteau. Trouver des cigarettes et de l’alcool n’était clairement pas une chose difficile pour elle. Question d’habitude. Alors oui, si Mateo savait se montrer sympathique, elle pourrait peut être faire un petit effort et l’aider à avoir de nouveau un paquet de cigarette opérationnel. A voir. Enfin pour l’instant il fallait qu’il fasses ses preuves le bonhomme. Et il n’était pas bien parti. Enfin, au moins il la faisait rire. D’ailleurs, Julian dû retenir un nouvel éclat quand il lui demanda à quel personnalité il avait eu à faire cette fois. Vaste question. La jeune femme afficha alors une moue réflexive avant de reprendre la parole, petit sourire aux lèvres.

“A ma préférée je dois dire. La Julian aventureuse, casse-pieds et super inventive quand il s’agit de faire des conneries.”


Celle qui avait dominé pendant très longtemps d’ailleurs. Celle qu’elle avait cru disparue il fut un temps et qui peu à peu retrouvait sa place, pour son plus grand bonheur. Bon, même si les raisons de son retour n’étaient pas forcément les meilleures…. Elle savait d’ailleurs que Jeroen allait sans doute lui passer un sacré savon s’il apprenait tout ça mais tant pis. Depuis que môsieur avait décidé de prendre la défense de Phaedre, elle avait eu l’impression de se prendre une sacrée douche froide de ce côté là. Alors mince, limite elle faisait exprès de faire des conneries pour le provoquer. Mais ça, c’était une tout autre histoire. Julian jeta alors un dernier regard vers Mateo et décida de baisser sa baguette. Elle la garda cependant bien soigneusement à la main, au cas où. Elle se disait qu’il était tout à fait capable de chercher à prendre sa revanche et si elle affichait une allure tout à fait détendue, elle demeurait sur ses gardes. Une vieille technique qui avait fait ses preuves à plusieurs reprises. Elle savait qu’elle avait en face un sacré numéro et refusait de se faire avoir bêtement. Elle avait une dignité quand même !

“Et au fait, c’est qui ta meuf ?”


Cette question avait une double utilité pour Julian. Premièrement, elle lui permettait de donner l’impression qu’elle n’était vraiment plus sur ses gardes, qu’elle était passée complètement à autre chose et que donc elle se retrouvait vulnérable. Ensuite, c’était aussi un moyen de répondre à sa curiosité. Elle se demandait vraiment qui était la fille qui avait mis le grappin sur ce type. Il avait l’air d’être à la base plutôt du même type qu’elle, volage quoi. Elle était bien placée pour savoir que les gens pouvaient changer en fonction des personnes se trouvant sur leur route mais, du coup, ça l’intriguait pas mal. En tout cas, elle espérait que c’était une fille avec un peu de sens de l’humour parce que s’il lui racontait qu’elle lui avait enlever son pull sans gêne avant de l’asperger, il fallait que la nana l’accepte… Surtout si elle connaissait sa réputation. Ahem.

“Et je te préviens, je suis super experte en potins et autre alors me mens pas camarade !”

Attention hein, le courroux des petits soldats de Satan est vraiment à craindre !
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Ven 12 Fév 2016 - 16:31

Œil pour œil, dent pour dent. Nous sommes à un partout. Faut dire qu’elle a une bonne répartie et qu’elle n’est pas du genre à se laisser faire, chose qui a le don de tout de suite me faire sourire. Ça change de l’ambiance ultra lourde des derniers jours et ça ne fait pas de mal de se lâcher un peu.
Même si Maxime et toute la clique se charge très bien de ça pour moi avec leurs conneries. Dans laquelle je les suis toujours d’ailleurs.

— A ma préférée je dois dire. La Julian aventureuse, casse-pieds et super inventive quand il s’agit de faire des conneries.
— Sans dec', j’avais pas remarqué !

Air faussement étonné de ma part alors qu’un sourire en coin se plaque sur mes lèvres. J’ai déjà rangé ma baguette alors que Julian garde la sienne toujours en main. Elle est méfiante et elle a bien raison même si dans l’immédiat je ne compte absolument pas répliqué. C’était le jeu, elle s’est vengée, on s’arrête là ! Enfin, tout dépend de la suite de l’entrevue ceci-dit.
Et puis je pense qu’on a eu notre dose aujourd’hui. Enfin moi surtout et j’ose même pas imaginer ce qui m’attend pour la suite des évènements.

J’ai envie d’une clope mais je me rappelle que c’est mort, j’en ai plus à cause de sa petite vengeance fourbe. Elle a l’air d’être le genre de nana qui se venge en multipliant ce qu’on lui a fait par dix. Je n’ose même pas imaginer ce que ça donne avec quelqu’un en conflit. La meuf doit mettre le paquet lui faire vivre un enfer.
C’est bien une fille de Satan en vrai.

— Et au fait, c’est qui ta meuf ?

Je pars m’adosser contre un mur, loin des lavabos – une fois ça m’a suffit – en me passant une main dans les cheveux. J’m’attendais pas à cette question et c’est d’ailleurs un peu étrange de répondre. Pas que ça me pose un problème mais je ne suis pas encore habitué à tout ça.
J’peux pas changer d’un claquement de doigts.

— Et je te préviens, je suis super experte en potins et autre alors me mens pas camarade !

Je lève mon regard vers Julian et esquisse un sourire.

— Ah, on est camarade maintenant ?

Comme si nous étions déjà quelque chose elle et moi, à la base.
Et son histoire de potin n’est pas rassurant. Qui sait, j’la connais pas moi, j’sais pas ce qu’elle va aller raconter comme connerie à droite à gauche. Qui m’dit qu’elle n’est pas comme l’autre conne de June à raconter de la merde à la moindre occasion ? Cette nana est le genre de meuf à vous voir discuter avec une nana et vous transformez ça en orgie avec la moitié de la population de Poudlard.

Je glisse mes mains dans les poches en me disant que finalement, j’m’en fou et que j’règlerais ça si jamais ça devait se produire. Et pourquoi j’pense à ça, c’est complètement con.

— Riley Jenkins. Elle est de ta maison, en 9ème année.

Riley Sarah Jenkins ou la Tornade Ecossaise.

— Et si tu ne la resitue pas, c’est celle qui m’a accroché aux lustres il y a quelques mois, dans le grand hall.

Silence, mon sourire s’élargit.

— Parce que j’étais entrain de « vendre » ses sous-vêtements, comme si j’étais sur les marchés.

Un sacré souvenir que je ne suis pas prêt d’oublier en vue de la haine que nous partagions à cette époque-là. Je la détestais, elle me détestait. On se le rendait très bien même si je suis sûrement le premier à avoir déclenché les hostilités. Je lui ai aussi volé son collier pour l’offrir à une fille qui me branchait, juste pour pouvoir passer la nuit avec elle.
En fait j’ai fait un paquet de crasse que je ne regrette pas forcément parce que sans ça, j’en serais pas là aujourd’hui. J’étais un con, j’étais un con, j’vais pas nier la vérité.

— Inutile de te dire qu’on s’aimait pas particulièrement. Je hausse les épaules avant d’ajouter. Comme quoi, les choses changent.

S’en est même surprenant quand je repense à toute l’énergie que l’on dépensait à se haïr joyeusement. Et maintenant, je sors avec elle. Et je n’en suis pas déçu, loin de là. Je ne pensais pas qu’un jour ça se passerait comme ça avec Riley mais l’évidence est que je suis bien, en phase et que même si nous avons tous les deux un caractère à la con, ça ne m’empêche pas d’aimer être avec elle. J’sais pas, c’est simple, naturel et spontané. Elle m’apporte des choses à laquelle je n’m’attendais pas forcément. Sauf une chose, la jalousie. Ou là, je sais particulièrement que je vois rouge assez rapidement et que rien que pour Derek, déjà, c'était à la limite de la colère explosive.

— Et toi, suppôt de Satan. As-tu réussi à mettre le grappin sur un pauvre innocent ?
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Lun 15 Fév 2016 - 17:40

Pouvait-elle baisser sa garde ? Julian interrogeait discrètement Mateo du regard à ce sujet. Si elle était toujours sur le qui vive, lui semblait être bien plus détendue. Comme s’il acceptait sa vengeance et considérait désormais qu’ils étaient à égalité. C’était surprenant. Parce que la rousse n’était pas de cette trempe là. Elle était tout à fait capable de faire monter les enchères encore et encore. Indéfiniment même. C’était d’ailleurs ce qui la caractérisait et qui avait sans doute effrayé pas mal de personnes de sa classe. Mais bon, si Mateo était plus du genre à accepter de remettre les compteurs à zéro alors très bien. Elle baisserait peut être un peu sa garde. Pourtant, la jeune femme n’arrivait pas à ranger sa baguette. Instinct. Réflexe. Elle préférait la garder avec elle et attendre un peu. Lui était parti s’adosser contre un mur, évitant soigneusement d’être trop près des lavabos. Ce petit détail fit sourire Julian. Avait-il peur ? Cela pouvait se comprendre en un sens. Mais surtout ça la rendait fière. Oui il était très fière de son petit effet. Sourire aux lèvres, elle décida donc de se poster contre le mur pas loin de lui. Un pied contre celui-ci, tête en arrière, elle attendait sa réponse, regardant le plafond. Quand il ouvrit la bouche elle se tourna finalement vers lui. S’ils étaient camarades ? Ju’ haussa les épaules. A lui d’en décider. Elle, elle trouvait plutôt ça sympa comme notion. Et puis, à bien y regarder, ces deux là semblaient pas mal se ressembler alors ce mot leur convenait d’autant plus. Allait-il accepter ? Apparemment oui parce qu’il ne chercha pas à cacher l’identité de sa copine. Et quelle copine !

“Ah tiens !”

Riley. Les deux jeunes femmes étaient censés se haïr pendant l’Occupation. Elles n’étaient pas du même camp et pourtant… Julian se souvenait parfaitement de la petite soirée qu’elles avaient passé toutes les deux. Un grand moment, il fallait bien l’avouer. La rousse avait bien ri et en gardait un super souvenir. En plus, elle était capitaine de l’équipe de Quidditch alors bon… Oui vraiment c’était une fille qu’elle appréciait et elle correspondait plutôt bien à cet énergumène. Lorsque Mateo évoqua l’événement du lustre, Ju’ se mit d’abord à rire puis le regarda de travers quand il évoqua l’épisode de la vente de sous-vêtements. maintenant qu’il le disait cet épisode lui disait quelque chose. A la place de Riley elle… Ah bah voilà. Elle l’aurait cordialement haït. La rousse ne pu s’empêcher de sourire quand il évoqua le fait que les choses changeaient indéniablement. Ah ça… Elle était plutôt bien placée pour le savoir. Ce n’était pas comme si sa vie sociale était passée d’un extrême à l’autre en quelques mois seulement. Comme si ceux qui prétendaient être ses amis l’avaient trahie et des ennemis s’étaient trouvés être des camarades. Enfin bref, là n’était pas le sujet.

“J’espère qu’elle t’a bien fait payer ta connerie n’empêche. Je comprends qu’elle t’ait détesté sérieusement…. Mais au-delà de ça, je la connais pas des masses, juste un peu mais c’est vraiment une chouette fille.”

Oui vraiment. Bon après, Julian devait bien avouer qu’elle aurait aimé pouvoir se transformer en petite souris pour voir ce que ça pouvait donner quand ils étaient ensemble. Parce qu’avec deux caractères comme ça, ça devait être assez explosif. Comment ça elle était bien placée pour parler ? Elle était avec quelqu’un de très différent, de très calme… Ce qui l’agaçait aussi parfois d’ailleurs. Lui et sa manie de respecter les profs quoi qu’ils puissent faire… Pff. En parlant du loup. Mateo lui retourna sa question. Elle qui avait au début mis un point d’honneur à ne pas vouloir donner de nom à sa relation avec Jeroen se rendait bien compte que c’était complètement futile maintenant. Pas avec tout ce qu’ils avaient vécu et ce qu’ils vivaient encore. Alors qu’elle avait encore parfois la peur au ventre, qu’elle avait cru mourir dans ses bras… Il était idiot de faire des chichis. Ils étaient un couple, solide et même si parfois il l’agaçait profondément, elle n’arrivait pas à s’imaginer sans lui pour le moment. Sans faire de plans, sans se projeter, pour l’instant, elle sentait qu’elle avait besoin et envie de l’avoir à ses côtés.

“Jeroen Van Saade. 10ème année et membre de l’équipe de Quidditch que dirige ta chérie.”

Comme quoi, ils avaient un lien sans le savoir. D’ailleurs, elle se rendait compte qu’elle n’avait jamais vraiment parler de Riley avec Jeroen. Aurait-il pu tomber sous son charme avant ? Après tout, elle était belle, talentueuse et avec un sacré caractère comme elle semblait les aimer. Jalouse ? Elle pouvait l’être mais pas dans ce cas là. Non là, elle ne faisait que se poser une question. Couples inversés ? Ça serait très drôle.

“En fait, on est que des sales gosses rangés…”

Julian afficha alors un petit sourire énigmatique. Elle qui avait passé tant de temps à s’amuser, à ne pas vouloir s’attacher, à dire que le couple à leur âge c’était idiot… Une vaste arnaque. Il fallait bien avouer qu’entre Sean et l’autre, elle n’avait pas toujours eu que de bonnes expériences. Alors après il y avait eu des personnes comme Alec ou Zachary. Et maintenant ils n’étaient plus que des amis. Et elle ne regrettait en aucun cas. Elle s’amusait juste du chemin parcouru. Elle avait tellement changé, évolué en si peu de temps. Pas toujours de sa propre volonté d’ailleurs mais elle avait fini par accepter. Parce que cela ne servait à rien de se battre contre des faits, surtout alors que cela lui apportait enfin un peu de sérénité.

“Ça doit être bizarre d’arriver après tout ce qu’il s’est passé. Toi t’as un regard neutre sur les gens, tu ne sais pas ce qu’ils ont pu faire ou ne pas faire… Je devrais t’utiliser comme expérience tiens.”

Changement de sujet radical, bonjour. Mais cette réflexion lui avait soudainement traversé l’esprit et elle n’avait pas pu s’empêcher de la formuler à voix haute. Avec dérision bien sûr et un petit sourire malveillant aux lèvres. Bah quoi ? S’il s’acharnait à l’appeler suppôt de Satan, autant qu’il ait une raison de le faire !

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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Mar 23 Fév 2016 - 16:00

— J’espère qu’elle t’a bien fait payer ta connerie n’empêche. Je comprends qu’elle t’ait détesté sérieusement…. Mais au-delà de ça, je la connais pas des masses, juste un peu mais c’est vraiment une chouette fille.
— Quoi, tu m’aurais tué à sa place, c’est ça ?

Large sourire. J’aime les femmes de caractères, ça n’est pas pour rien que mon choix c’est naturellement porté sur Riley. Adossé contre le mur, mains dans les poches, j’acquiesce avant de me remettre les cheveux en arrière.

— Ouais. Caractère à chier mais ouais, c’est une chouette fille.

De nouveau, un sourire. Riley a un foutu caractère indomptable et c’est ce qu’il me plait. Le fait qu’elle gueule parfois sans trop savoir pourquoi, qu’elle soit d’une fierté de temps à autre mal placée mais aussi qu’elle soit jalouse. Bref, tout ce qui fait d’elle une tornade Ecossaise me plait et explique pourquoi je suis autant attiré par elle depuis plusieurs mois déjà.
Faut dire qu’en terme de caractère à la con, j’suis pas mal non plus.

Passons donc au cher et tendre de Julian.

— Jeroen Van Saade. 10ème année et membre de l’équipe de Quidditch que dirige ta chérie.
— Oh ? J’suis sûr qu’elle le matte à coup d’batte quand il se foire.

Je déconne, c’est évident mais s’il y a une chose que je ne ferais pas c’est de faire partie de la même équipe que Riley ou même de bosser avec elle. Incompatibilité d’humeur, de caractère et honnêtement, je foutrais la merde. J’me connais suffisamment pour ça.
Blague à part, Jeroen Van Saade. Ça m’dit rien. Ah moins que … Ouais, j’crois que William a évoqué un Jeroen l’autre jour. C’est pas un prénom très courant, peut-être que c’est le même type.

— En fait, on est que des sales gosses rangés…
— Faut croire… Je lève le regard vers Julian. Ca craint, faudrait peut-être essayer de renouer avec nos alter-égo de temps à autre.

Du genre, comme aujourd’hui.
Ne pas avoir froid aux yeux, aimer faire des conneries, les faire tout court et s’en foutre. Ca faisait longtemps que ça n’était pas arrivé et défier l’autorité est vivifiant, excitant. Et j’admets que si j’avais rencontré Julian à mon arrivée, j’aurai probablement essayé de faire d’elle plus qu’une camarade de classe. Donc ouais, elle a raison… on est des sales gosses bien rangés. Même si, me connaissant, je saurais rompre cette image de temps en temps en lançant des bombabouses ou en faisant une sale blague à Will.
C’est ma marque de fabrique, j’y peux rien. Chacun trouve son occupation là où il peut.

— Ça doit être bizarre d’arriver après tout ce qu’il s’est passé. Toi t’as un regard neutre sur les gens, tu ne sais pas ce qu’ils ont pu faire ou ne pas faire… Je devrais t’utiliser comme expérience tiens.

Drôle de remarque, drôle de questionnement.
C’est pas le genre de discussion à laquelle je m’attendais mais je ne m’en formalise pas pour autant. Elle n’a pas tort dans ce qu’elle dit. J’étais là bien après Julian je pense et ouais, j’ai rien vu de tout ce qu’ils ont vécus quand bien même j’ai vécu ma propre merde.
Je hausse les épaules sans pour autant avoir l’air de m’en foutre juste qu’effectivement je sais pas trop où m’placer face à tout ça.

— Je sais pas si c’est une meilleure de chose de n’pas savoir… Vous savez déjà de qui vous devez vous méfier. Moi j’arrive avec ma gueule de ricain et tout le monde peut me la foutre à l’envers que je n’verrais rien.

Je ricane, amusé, même s’il y a une part de vérité. J’me doute que Riley n’hésiterait pas à me dire de me méfier de tel ou tel personne mais quand même. Au pire des cas, je sais me défendre, c’est pas le problème.

— Mais ouais, ça fait bizarre. T’es surtout le mec qui n’peut pas comprendre ce que vous avez vécu et qui ne sait rien sur tout ça. En gros, t’es un peu à la ramasse même si j’comprends.

Quand j’suis arrivé ici, j’en avais rien à foutre de leur histoire. J’étais bloqué dans mes conneries, dans ma stupidité et ma méchanceté à me dire que, c’est bon, fallait un peu tourner la page. Chose qui est vrai mais je sais mieux que personne qu’on ne gère pas les choses de la même façon. Certains restent encore traumatisé de ce qu’ils ont vécus ici et du peu que j’ai entendu, c’est franchement pas beau à savoir, ni à entendre. Révoltant, humiliant, inhumain. Un tas d’adjectifs pourraient correspondre à tout ce qu’il s’est passé entre ces murs et parfois je me demande comment j’aurai géré les choses si j’étais arrivé plus tôt.

Et Julian ? Est-ce qu’elle est là depuis le début ?

— Et toi, t’as vécu tout ça comment ?

La question est aussi spontanée que je peux l’être. J’ai pas de filtre, c’est pas nouveau et ce qui me parait comme une question banale, peut être perçu autrement par l’autre. J’me dis seulement que si elle veut pas en parler, elle ne le fera pas.

— En tant que fille de Satan, t’as dû leur en faire voir de toutes les couleurs, non ?

J’emprunte le même ton humoristique qu’elle.
Pour dédramatiser la situation, j’imagine.
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Dim 28 Fév 2016 - 11:48

Est-ce qu’elle aurait tué Mateo s’il lui avait fait le même coup qu’à Riley ? Honnêtement, presque. La jeune femme avait sourit. Oui, elle lui en aurait fait voir de toutes les couleurs et aurait utilisé toutes ces ressources pour qu’il comprenne qu’elle n’était pas le genre de filles à qui on pouvait faire ça. Mais bon, elle ne doutait pas que Riley avait du bien illustrer la chose aussi. Surtout lorsque le Gryffondor avoua qu’elle avait un sacré caractère. Petit rire de la part de la rousse. Elle ne la connaissait pas suffisamment pour juger mais cela correspondait plutôt bien à l’image qu’elle pouvait avoir d’elle. Julian ne pouvait pas s’empêcher de se dire que de toute façon, pour être en couple avec un mec comme ça il fallait forcément avoir un peu de caractère. De même que si Jeroen paraissait comme ça tout doux et tout calme, il avait lui aussi de la réserve. Sinon il n’aurait jamais pu la supporter, elle l’aurait écrasé, étouffé, littéralement. Alors oui, il fallait bien équilibrer certaines choses pour que ça puisse fonctionner. La rousse releva la tête vers son camarade quand il évoqua Riley mettant des coups de batte à Jer’ et elle ne pu s’empêcher de rire. Elle n’espérait pas quand même. Ce serait de la maltraitance. Mais oui, elle devait bien avouer que dit comme ça c’était un peu drôle. Elle se calma finalement pour constater que oui, lui comme elle avait fini par se ranger. La réflexion de Mateo lui fit cependant plaisir. Oui il avait raison. Ils avaient évolué mais renouer parfois avec leur capacité immense à faire des conneries était une chose assez sympathique. Une petite bouffée d’oxygène.

« Je note de te contacter quand l’envie de faire des conneries me prend. »

Julian adressa alors un sourire à Mateo. Après tout, pourquoi pas ? S’ils avaient tous les deux besoin de déconnecter parfois, de faire des conneries pour se sentir vivants, pourquoi ne pas le faire ensemble. En tout bien tout honneur bien sûr. Certes dans d’autres circonstances elle aurait sans doute couché avec lui avec un grand plaisir. Mais maintenant c’était différent et un camarade de connerie lui convenait parfaitement.

La rousse avait finalement décidé de changer de sujet radicalement et fut ravie de voir que cela ne dérangeait en aucun cas Mateo. Tant mieux, un peu de souplesse d’esprit c’est important. La jeune femme avait conscience que parfois, elle pouvait être difficile à suivre mais tout de même. Elle resta alors pensive face à la réflexion de son camarade. Oui peut être qu’il pouvait être dupé aisément et en même temps, il était l’un des rares à pouvoir réellement donner une seconde chance aux gens comme elle. Parce que les autres avaient souvent bien du mal à oublier, à mettre de côté ce qu’elle avait pu faire. Pas tous, mais beaucoup et même si en croisant leurs regards elle était folle de rage, elle n’arrivait même pas à leur en vouloir réellement. Perdue dans ses pensées, la jeune femme ne reconnecta à la réalité que lorsque Mateo lui demanda ce qu’elle avait fait face à tous ça. Quand il évoqua le fait qu’elle ait pu faire vivre un enfer aux Supérieurs, elle ne pu s’empêcher d’éclater de rire. Pour le coup c’était assez dingue comme réflexion. Ju’ se laissa aller à l’hilarité quelques instants avant de se reprendre.

« Excuse-moi. »

La demoiselle essuya alors une larme qui s’était formée au coin de son œil suite à son fou rire. Elle toussota ensuite légèrement comme pour reprendre une certaine contenance avant de planter son regard dans celui de Mateo. Si seulement il savait… Elle trouvait ça tellement beau, tellement incroyable en un sens qu’il ait un regard si vierge de tout jugement sur elle.

« Je suis un suppôt de Satan, rappelle toi… »

Elle lui adressa alors un petit clin d’œil puis, sans apporter la moindre précision, elle tourna les talons et se mit à déambuler dans la salle. Peut être allait-il s’en aller en comprenant qu’elle était loin d’être une gentille petite révoltée. Mais c’était ainsi. De toute façon, son regard naïf ne pouvait pas durer. Il lui suffirait de quelques discussions pour apprendre la vérité sur elle. Alors à quoi bon se cacher ? Julian n’avait pas envie de le faire. Elle devait se cacher de tout le monde, prise entre deux feux en permanence. Alors tant pis, autant assumer pleinement. Et puis, quelque chose au fond d’elle lui disait que Mateo ne s’attachait peut être pas tant que ça à ce genre de choses. Ou peut être était-ce simplement qu’elle avait envie d’y croire.

« Mais tu sais, je ne crois pas que tu puisses te faire duper si facilement. Les gens ici sont marqués à vie par le camp qu’ils ont choisi. Chaque mur, chaque ombre est au courant des agissements de chacun. Il y aura toujours des gardes fous pour t’empêcher de t’égarer vers les mauvaises fréquentations. »

Julian avait dit cela de dos à Mateo, puis, elle avait repris sa petite marche dans la pièce. Cette situation l’amusait à vrai dire. Cela ne devrait peut être pas. Cette histoire était grave en un sens, tous ces adolescents qui avaient fait un choix trop vite, sans en comprendre les conséquences et qui se trouvaient maintenant coincés dans une identité qui ne leur correspondrait peut être pas toute leur vie… Mais elle ça l’amusait. Oui en cet instant elle avait envie de rire de tout ça. Ils vivaient assez de drame pour ne pas tout voir en noir. Elle avait elle-même faillit mourir alors après tout, le regard de ces coincés du cul de pseudos révolutionnaires, elle s’en fichait. Elle se retourna alors pour regarder Mateo.

« Bon tu crois qu’on peut aller faire un tour vers la Bibliothèque pour admirer les restes de notre œuvre ou que c’est encore trop risqué ? »

Et hop, nouveau revirement. Ce sujet était trop ennuyant, trop sérieux. A tout moment il menaçait de glisser vers une discussion sérieuse. Et ce n’était pas du tout ce dont avait envie Julian. Elle préférait largement jeter de l’eau à la gueule de ce sale gosse et rire comme une folle pour tout et n’importe quoi. Être en vie.
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Ven 4 Mar 2016 - 12:13

Elle éclate de rire et c’est assez surprenant vu le sujet. J’ai plutôt l’habitude à ce qu’ils tirent une gueule de 15km de long pour ça et j’peux comprendre que t’ai pas envie de sourire quand on parle de deux années de séquestrations. Néanmoins, tant mieux si Julian prend tout ça avec autant de recul. Ca nous évite tous ces instants de malaise à ne pas savoir quoi se dire.
On a pas tous la même manière de réagir, chacun sa façon de gérer les choses. J’ai pas eu trop l’occasion d’en discuter avec Riley sauf cette fois où je l’ai vu terroriser dans cette pièce avec cette voix qui résonnait en écho. Menaçante et très claire sur ce qu’il voulait. Rien que d’y penser, ça me fou le feu aux veines…

— Excuse-moi.
— T’excuse pas. Pas plus mal que ça t’fasse marrer.

Au moins, elle a l’air de bien vivre les choses et c’est pas plus mal pour Julian puisque c’est pas le cas de tout le monde. Encore moins depuis ce qu’il s’est passé l’autre jour. Faut dire que ces enfoirés prennent un soin méticuleux pour bien rappeler à quel point ils peuvent être partout, n’importe quand.

— Je suis un suppôt de Satan, rappelle toi…
— Et j’dois comprendre quoi par là ?

Sourire aux lèvres, je reste sur le même ton taquin, ne me doutant pas un seul instant qu’elle ait pu faire partie de la clique des enfoirés.
Julian est entrain de me charrier depuis tout à l’heure alors pourquoi est-ce que je prendrais cette petite réplique comme sérieuse ? Elle tourne les talons, déambule dans la salle et moi je hausse des épaules, m’en foutant du reste. On est pas là pour avoir un débat et j’suis pas là pour me faire des films.
Et j’ai sacrément envie d’une bonne clope.

— Mais tu sais, je ne crois pas que tu puisses te faire duper si facilement. Les gens ici sont marqués à vie par le camp qu’ils ont choisi. Chaque mur, chaque ombre est au courant des agissements de chacun. Il y aura toujours des gardes fous pour t’empêcher de t’égarer vers les mauvaises fréquentations.

Cette fois, j’arrête mon regard dans le creux de son dos, surpris. C’est quoi tous ces blablas sans aucun sens et avec de grands mots ? J’suis arrivé ici avec tellement de je m’en foutiste que j’suis pas foutu de savoir qui a fait quoi dans ce château à part pour des gens comme les Tveit où on m’a vite fait un petit rapport précis sur le sujet.
Mais elle a raison sur un point : Celui d’avoir des personnes pour m’aiguillier. Je sais que la mieux placé est Riley et elle n’hésitera pas à me dire de me méfier de quelqu’un en particulier. Je suis du genre à ne pas hésiter à agir si c’est pour protéger, preuve en est : Le mois de Décembre. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai ce recul froid et calculé sur ce que j’ai fait mais c’était une question de vie ou de mort. J’ai laissé parler l’instinct – sûrement primaire - et ça s’est fait comme ça. Si j’avais rien fait, il aurait tué Maxime alors il a fallu faire un choix. Et je ne le regrette pas.

— Bah alors, il t’arrive quoi ? Tu joues au grand sage maintenant avec tes belles paroles ?

Je lâche un ricanement sec en haussant une nouvelle fois des épaules.
Julian me fait désormais face, je ne le la lâche pas du regard.

— Bon tu crois qu’on peut aller faire un tour vers la Bibliothèque pour admirer les restes de notre œuvre ou que c’est encore trop risqué ?

Je me stoppe une nouvelle fois avant de ricaner.

— Bah putain, tu changes de sujet comme de culotte toi. T’as peur de cracher un truc ou quoi ?

Toujours sur le ton de la blague, je me décolle du mur et me dirige vers la porte où j’y plaque mon oreille.
Aucun bruit, un calme plat comparé à tout à l’heure. Je reste quelques secondes avant de me redresser et de poser la main sur la poignée.

— J’crois que la voie est libre ! J’ouvre la porte et passe la tête dans le couloir prudemment. Droite, gauche. Rien. Ouais, c’est bon.

Je sors le premier, m’étire de tout mon long avant de remettre les mains dans mes poches, grand sourire aux lèvres.

— Par contre, c’est ici que nos chemins se séparent camarade. J’ai un rapport à faire à mon unité d’élite.

Tellement peu crédible venant de notre part mais l’appellation est amusante. Et il faut bien que j’aille annoncer ma victoire à ces bandes de tarés pour leur prouver que j’suis pas un dégonflé et qu’en plus de ça, je mérite largement ma place dans leur rang.
Je lui tends la main et la serre d’un geste presque trop solennel, grand sourire aux lèvres.

— A la prochaine pour une nouvelle mission de sauvetage de bonne humeur, enfant de Satan !

Je recule de quelques pas et part dans la direction opposée non sans lâcher…

— Et inutile d’aller voir notre œuvre, c’est évident que j’ai fait bien mieux que toi.

J’agite la main d’un geste nonchalant, en direction de ces trois petits enfoirés pour leur montrer que Vargas n’a –presque- peur de rien !

▬ FIN POUR MOI ▬
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MessageSujet: Re: I'm alive! [Libre]   Ven 11 Mar 2016 - 18:52

Pas plus mal que tout cela la fasse rire ? S’il savait… Mais justement, toute la force de ce moment était bien là. Mateo ne savait pas. Il n’avait aucune idée de son passé, il ne pouvait pas comprendre qu’elle faisait partie à la base des grands méchants, que du jour au lendemain elle avait cessé de s’exprimer pour finalement avouer à l’école entière son statut de sang en raison de menaces. Tout ça pour le moment il ne le savait pas. Julian était persuadée qu’il finirait par l’apprendre mais peut être avait-elle une chance de se faire bien voir avant qu’il ne sache tout. Après tout, Riley avait accepté pendant ces temps troubles de passer quelques heures avec elle, peut être formaient ils ce genre de couples tolérants qui arrivaient encore à voir du bon même dans les personnes les plus marquées… Bon là, elle divaguait. Elle verrait bien le moment venu. Et elle se rendait compte qu’en un sens, elle ne pouvait s’empêcher de faire des petites allusions. Pourquoi souligner le fait d’être un suppôt de Satan ? Elle aurait pu s’esquiver très facilement. Pourtant, si elle ne voulait pas en parler, c’était comme si elle ne voulait pas mentir non plus. Comme si elle se refusait à lui donner des informations complètement fausses. Alors elle s’était lancée une nouvelle fois dans un discours peu filtré où elle exprimait ce qu’elle pensait. La réaction de Mateo était assez drôle il fallait bien l’avouer. Jouer au grand sage ? Une nouvelle fois la rousse se tourna vers lui et lui adressa un sourire énigmatique. Non ce n’était pas trop son genre mais bon… Il jugerait tout ça en temps voulu.

Changement de sujet radical. Ce revirement n’échappa pas à Mateo qui lui fit une réflexion. Julian lui tira alors la langue comme une gamine. Oui, elle avait changé de sujet comme ça, sans prévenir mais c’était aussi sa spécialité. Et puis, il n’allait pas se plaindre de retomber dans quelque chose de plus léger, non ? Elle en tout cas avait déjà complètement fait la bascule. Elle était bel et bien prête à passer totalement à autre chose. La rousse l’observa donc alors qu’il vérifiait que la voie était libre et au moment de sortir elle le poussa légèrement dans le dos, grand sourire aux lèvres. Quand ils furent dehors, elle prit une grande inspiration.

“Limite je suis déçue que la voie soit libre aussi vite !”

Julian sourit alors légèrement. Oui, ça aurait été très drôle que le bordel dure encore un peu dans les couloirs et que les deux soient obligés de se cacher pendant plus longtemps. Ça aurait signifié que leurs plans effectifs avaient eu un effet boeuf. Mais non tant pis, elle se contenterait de ça pour le moment. Mateo se tourna alors vers elle et lui signifia qu’il devait partir. Elle se mit à rire à l’évocation de l’unité d’élite mais se reprit pour lui serrer la main d’un air tout aussi solennel que le sien, bien droite, avant de rire de nouveau. Il avait tout de même un sacré potentiel comique celui-là. Elle fut ravie de voir qu’elle avait réussi à lui communiquer un peu de bonne humeur. Elle devait bien avouer qu’elle aussi se sentait mieux, légère, et c’était exactement ce qu’elle cherchait depuis le début. Elle lui fit donc un signe de main avant d’hausser les sourcils quand il lui affirma en s’éloignant qu’il avait fait mieux qu’elle.

“Je vais prendre des photos tu vas voir ! Tu pourras jamais me battre jeune fou.”

Comme si c’était elle la vieille dans l’histoire. Ahem. Mais bien sûr. Julian sourit une dernière fois puis, mains les poches de son jean, elle prit la direction de la bibliothèque. Elle afficha l’air le plus désinvolte possible et entra dans le lieu de ses méfaits. Elle se dirigea vers un rayonnage pour que son apparition ne soit pas ultra suspecte. Elle pu remarquer que si les choses étaient rentrés dans l’ordre, le visage des deux bibliothécaires montraient clairement l’étendue des dégâts. Elle s’accorda quelques minutes pour les observer, écrasant discrètement quelques rires puis ressortit comme si de rien n’était. Keith la dévisagea légèrement, sans doute suspicieux mais sans aucune preuve, sans rien de précis. Cela rendit la rousse encore plus fière d’elle.

Julian pouvait alors être aperçue toute sautillante au milieu des couloirs. Elle ne marchait pas, en réalité elle était plus en train de gambader entre les salles. Elle se rendit dans sa salle commune et partit à la recherche de Jeroen. Elle n’allait peut être pas tout lui raconter, presque certaine que cela ne le ferait clairement pas autant rire qu’elle. Mais bon, tant pis, elle avait bien d’autres choses à partager avec lui. Et puis, elle n’était pas d’humour pour une engueulade, non là, elle voulait juste continuer à profiter de cette bouffée de légèreté qui l’avait envahie.


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