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 Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni

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MessageSujet: Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni   Mar 17 Nov 2015 - 18:54

Dimanche 1er mars 2015 – Fin de matinée
Welcome, you just knocked on heaven's door



Pourquoi ces gifs ? Aucune idée, je trouvais ça fun :lol:

Leni & Ismaelle

Il y a des jours sombres et d'autres un peu plus clairs, ici tout le monde commence à doucement sortir la tête de l'eau et surtout de l'obscurité. Ce matin comme tous les dimanches matins depuis maintenant deux ans et demi je m'occupe de mes pensionnaires à plumes, à poils, à écailles et j'en passe. J'ai malheureusement du les délaisser un peu ces dernières semaines – les confiant à des personnes de confiance, Ora et Enzo surtout – mais ça me fait beaucoup de bien de les retrouver et de pouvoir prendre le temps d'être avec eux. Mephisto ne boite plus, c'est une bonne nouvelle et si alors que je le regardais marcher un sourire étirait mes lèvres celui-ci s'est élargit quand un jeune homme est venu déposer un bisou sur ma joue sans un mot avant de repartir comme il est venu. Enzo. C'est sa silhouette que je regarde s'éloigner en direction du Lac, un sourire plein de tendresse vissé sur les lèvres alors que j'enroule mes bras autour de moi pour me réchauffer un peu. Dans son langage je sais parfaitement ce que ce geste veut dire : Je vais bien, ne t'en fais pas. Je ne t'en veux pas. Et je garde un œil sur toi. Est ce qu'il considère ce que je lui ai soumis la semaine dernière ? Difficile à dire. S'il y a une chose que j'ai appris rapidement quant à ce garçon c'est qu'il ne faut pas le brusquer, jamais, parce que c'est le meilleur moyen de le voir faire demi-tour. Pour ce genre de choses en tout cas. C'est à lui de faire ses choix, je lui fais confiance. Un soupir m'échappe, c'est du soulagement, celui de le voir là, en vie.

« Isma, t'es flippante à sourire comme ça. »

Je sursaute mais ne panique pas outre mesure, Fenrir m'aurait prévenu en cas de danger or il est déjà entrain de renifler le nouveau venu qui le regarde d'un air relativement … vide.

« Bonjour à toi aussi Owen. »
« Qu'est ce qu'il a de particulier ce gosse ? J'veux dire hormis le fait qu'il soit un emmerdeur, un cliché ambulant d'ado qui aime défier l'autorité et qu'il adore foutre le bordel dans les couloirs avec son skate sans parler du fait qu'il va faire le mariole sur le Lac en passant par la Forêt Interdite ce qui n'est bien sur absolument pas dangereux. »
« Hum, je crois que tu viens de parfaitement résumer la situation. »

Il secoue la tête en levant les yeux au ciel, je vois néanmoins sa bouche s'étirer en une sorte de rictus qui se transformerait en sourire si j'insistais un peu.

« Demain matin ? »
« Demain matin. »

Aux aurores. Je tiens compte des conseils de Leiv - que je fuis comme une gamine de 14 ans soit dit en passant - je me repose, mais les entrainements avec Owen … J'en ai besoin. Ils me permettent de travailler et renforcer ma condition physique sans parler du bien au mental que ça me procure aussi. Et puis passer du temps avec ce grand gaillard est toujours agréable même s'il ne parle pas beaucoup. Le départ d'Everett me fait un peu de peine mais tout le monde peut parfaitement le comprendre, après tout il a perdu sa cousine. Dans ces moments là en général on a besoin d'être avec sa famille. Dimitri et Maxence vont mieux, les autres blessés aussi, le moral de tout le monde remonte un peu. On reste néanmoins tous sur nos gardes mais ...

« Y a une blonde qui attend de l'autre côté de la grille, elle dit qu'elle a rendez-vous. »
« Ooooooh merde ! La nouvelle ! »

Un pas en arrière ...

« Flûte, il est déjà trop loin. »

… un autre sur le côté ...

« Tiens, cadeau. »

… et je refourgue Bango à Owen parce que oui, entretemps j'avais attrapé le jeune Niffleur pour le papouiller un peu.

« Hey mais je suis censé faire quoi avec ça moi ? »
« Grattouille-lui la tête jusqu'à ce que je revienne ! »

C'est à dire dans quelques heures peut-être … Ahem … Dans le meilleur des scenarii il aura la bonne idée de le remettre avec les autres ou alors il attendra qu'un élève débarque, que Enzo revienne, etc … Pour être tout à fait honnête je ne m'en préoccupe pas vraiment et me dirige vers le premier Sombral que je trouve, qui se trouve être Sinistros. Eh le Parc est immense et je suis déjà en retard alors oui je vais y aller à dos de Sombral même si je l'aurai volontiers fait en courant. Sinistros décolle, Fenrir le suit en courant, au sol naturellement, tout en aboyant comme un fou jusqu'à ce qu'on arrive au niveau de la grille et que je m'empresse de sauter du dos du grand mâle avant de me diriger en trottinant vers le portail derrière lequel se trouve effectivement « une blonde » et devant lequel se trouve un autre gardien.

« Désolée ! Mlle Wistinghausen ? »

T'es sérieuse là Ismaelle ? Genre t'attendais de la visite ? C'est un peu trop tard pour le calendrier des pompiers … Et la joueuse demande si cette année Steven peut passer pour le vendre chez elle ?

« Je vais devoir vous demander votre convocation et vos papiers d'identités s'il vous plait. Désolée pour toute cette procédure mais nous n'avons malheureusement pas vraiment le choix, question de sécurité. »

Le ton est avenant, souriant, et calme malgré ma poitrine qui se soulève à intervalles régulières et rapides. Elle s'exécute, j'attrape ses papiers et les étudie avant d'informer le gardien d'un signe de tête qu'il peut ouvrir la grille. On n'entre pas dans Poudlard aussi facilement, évidemment. Il y a un puissant sortilège qui le protège et qui a été reconsolidé et renforcé depuis la dernière attaque. Celui-ci est vérifié tous les jours, mais au niveau de l'entrée c'est encore autre chose. Lorsqu'on décide d'ouvrir ça n'est jamais sans un autre sortilège qui s'enroule autour de la personne extérieure pour que celle ci soit la seule à pouvoir entrer. Il est aussi un détecteur de Polynectar et de particularité magique. Un Métamorphomage pourrait en théorie difficilement entrer ici sans être exposé, on a pu le tester grâce à Everett avant qu'il ne parte.

La porte s'ouvre donc, les sortilèges font leur travail et une fois la grille refermée derrière elle, une fois la magie évaporée autour d'elle, je lui tends la main pour me présenter officiellement.

« Ismaelle Stoneheaven. »

Décliner son identité avant d'être certain qu'on a en face de soi la bonne personne c'est s'exposer.

« Et un kilo de poussière. »

Dit-elle en se frottant les cuisses avec l'autre main pour tenter de sauver les meubles même si c'est trop tard. J'imagine de toute façon avoir les cheveux dans tous les sens, le vol n'a rien du arranger. Je ne suis pas une gravure de mode, c'est comme ça, on fait ce qu'on peut. Finalement c'est Rina qu'on devrait envoyer accueillir les nouveaux, elle présente quand même bien mieux la Guapa. Fenrir - qui nous a rattrapé depuis - se tient tranquille, à mes pieds, étudiant probablement la nouvelle venue à distance pour l'instant.

« Bienvenue à Poudlard. Vous avez fait bon voyage ? »

D'un geste de la main je l'invite à se mettre en marche, direction le château où elle passera son entretien pour reprendre le poste qu'Edward a laissé vacant.

« Logan Rivers doit nous attendre dans son bureau mais est ce que vous voulez boire quelque chose de chaud avant d'y aller ? »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni   Mar 24 Nov 2015 - 19:30

 ►Welcome, you just knocked on heaven's door◄
Ismaelle & Leni  

 
Dimanche 1er Mars — 9 heures
 
Leelo fume sa cigarette d’un air désinvolte, jambes croisées, coude appuyé sur la table du café. Elle s’est mise à fumer à l’âge 17 ans parce que Leni elle-même s’était mise à consumer ces tubes de nicotine. Leelo veut faire comme sa grande sœur, pour tout et n’importe quoi. Que ça soit dans les tenues simples mais classes ou dans le choix d’une décoration d’appartement, la jeune femme de 8 ans sa cadette n’hésite pas à copier-coller ses goûts, ses faits et gestes. Mais attention, elle le fait, certes, mais mieux. Toujours mieux. Si Leni portera son choix sur une jolie lampe de chevet rouge pour son bureau, Leelo en fera de même mais usera de tous les argumentaires pour montrer à quel point ses choix seront plus judicieux que ceux de sa sœur. Leni s’y est accoutumée depuis et elle n’a clairement plus la force de ressentir de l’agacement face aux agissements puérils de celle qui se tient face à elle.
 
— T’es sûre que tu vas supporter tous ces marmots ?
— C’est mon métier depuis bientôt 11 ans, alors oui.
— Ah ouais, c’est vrai.
 
Elle tire sur sa cigarette sans regarder son ainée et cette dernière n’en tient pas compte. Leni porte sa tasse de café à ses lèvres et en boit quelques gorgées, appréciant sa saveur. Lorsqu’elle a décrochée son diplôme pour être Enseignante, elle était presque certaine que sa sœur allait la suivre dans cette voie… Mais il y a visiblement deux choses pour lesquelles Leelo se trouvera incapable de lui emboîter le pas : L’enseignement et les hommes. Le premier parce qu’elle ne supporte pas les enfants et le deuxième parce qu’elle ne peut pas se passer de ses jeux séducteurs. Si Leni porte peu d’intérêt aux hommes, Leelo les aimes particulièrement. Tout comme elle aime voir le désir qu’elle provoque, de voir la résistance que certains d’entre eux manifestent à ses charmes, de mettre tout en œuvre pour les faire céder mais aussi de simplement consumer des nuits entières avec eux. Chacune trouve sa liberté sur des thématiques différentes…
 
— Tu reviens quand ?
— Pas avant Juillet. Pause. Enfin, si tout se passe bien.
— Quand même. Tu n’vas pas péter un plomb là-bas ? Qui dis que tu seras acceptée.
— Il n’y a aucune raison pour que ça ne soit pas le cas. Nouvelle gorgée de café. Et tes hurlements et caprices incessants m’ont suffisamment blindée pour ça, t’en fais pas.
 
Leelo en rit et prend cette remarque avec désinvolture, comme toutes choses dans son existence. Tout n’est que légèreté, rien n’est un problème. La vie, elle la crame à sa façon en exprimant ses caprices à tour de bras auprès de ses amants éphémères. Elle veut tout et tout de suite. Souvent, Leni se demande ce qui a bien pu foirer dans l’éducation de sa sœur pour être aussi immature et inconsciente. Elle la regarde interpeller le serveur tout en lui offrant son plus beau sourire et commande deux nouveaux cafés dans un estonien parfait. Le jeune homme lui rend cette arme de séduction et Leni lève les yeux au ciel, presque exaspérer.
 
— Je n’ai pas le temps pour un autre café, mon rendez-vous est dans un peu plus d'une heure.
— Eh, tu peux bien accorder encore un peu de temps à ta frangine. Regard perçant, voir provocateur. T’enseignera quoi au fait ?
— Pour la quatrième fois : La botanique.
— Ah ouais.
 
Elle s’en fou, Leni le sait. Elle vide sa tasse d’une traite et se retient de ne pas partir dans la foulée. Elle aime Leelo puisqu’elle est sa sœur. Elle l’aime oui. Malgré ses caprices, ses hurlements, sa violence, son mépris, sa négligence et sa manie de juger Leni avec un mépris dissimuler sous des sourires factices.
Oui, elle l’aime.
Mais elle est sacrément chiante et lui tape sur le système. Souvent.
Trop souvent.
 
Le serveur arrive avec les deux tasses de cafés, Leelo entame son charme. Le but de la manœuvre étant à ce qu’elle ne déverse pas un seul sous pour payer l’addition… Bien que Léni se souvient parfaitement l’avoir entendu dire « Allez frangine, c’est ma tournée, c’est moi qui invite ».
Elle le complimente sur sa rapidité, sa dextérité, sur son joli sourire mais aussi sur son regard qu’elle trouve ténébreux, voir mystérieux. Un ramassis de connerie qu’elle lui sort avec une telle conviction que même Leni pourrait gober si elle ne la connaissait pas aussi bien.
 
— Arrête tes conneries. Je vais payer.
— Oh ? Regard négligeant vers le serveur, elle hausse les épaules. Okay alors. Si t’insiste.
 
Et le serviteur ne bouge plus  et n’existe plus non plus. Tout du moins aux yeux de Leelo qui l’oublie aussi vite que l’on efface une trace de Velléda sur un tableau blanc.
Pauvre garçon.
 
Il finit par s’en aller, rouge pivoine, sûrement humilié et en colère.
Leni soupire et jette un œil à sa montre. A chaque fois qu’elle voit sa sœur, elle se demande pourquoi elle s’inflige autant de temps de torture en sa compagnie. Et à chaque fois la réponse est évidente : Parce que c’est sa sœur, justement. Elle a un devoir à accomplir envers elle, une tâche a effectuée et même si elle lui tape sur les nerfs – Bon dieu, tellement – elle se doit de tenir ses responsabilités de grande sœur. Leurs caractères divergent et Leni se trouve souvent à devoir la réprimander, ce qui cause d’énorme colère auprès de Leelo mais elle s’en fou. Qu’elle se ridiculise si elle le souhaite, ça n’a aucune importance pour l’enseignante.
 
Le temps passe, Leni écoute sa sœur lui conter ses dernières aventures avec un certain Olivier, un français de 5 ans son aîné. Elle doit subir l’ensemble de la soirée aux détails près et ne peut réprimer un bâillement qu’elle couvre du dos de sa main.
Sa sœur s’arrête net dans son histoire, visage fermé et sourcils froncés. Princesse Leelo se vexe parce que nous ne l’écoutons pas assez attentivement visiblement.
 
— Dis le si je t’emmerde avec ça.
— Tu m’emmerdes avec ça. Tac-au-tac, Leni affiche un sourire froid. Je t’annonce que je pars pour plusieurs mois sans possibilité de venir vous voir et la seule chose que tu trouves à me raconter c’est ça. Ca et toi. Encore et toujours toi.
— T’en as rien à foutre de ma vie.
 
Cette fois Leni hausse les sourcils et se redresse, lâchant un ricanement tout aussi sec que le regard qu’elle lui offre.
Bien évidemment, Princesse Leelo est la moins aimé, la moins regardé.
 
— Rien à foutre ? Signe de tête, elle boit une gorgée de café sûrement encore trop chaud pour être bu mais peu importe, la douleur elle ne la ressent pas. Très bien, je pars enseigner quoi et où ?
 
Silence. Leelo croise les bras sous sa poitrine, lentement et lui lance un regard de défi qui veut clairement lui dire : Je ne m’en souviens pas et je t’emmerde.
 
— Tu vois, visiblement « en avoir rien à foutre de la vie de l’autre » est génétique. Leni jette un coup d’œil à sa montre et plonge la main dans son sac en cuir pour en sortir un portefeuille. Je me foutrais moins de ta vie si tout ne tournait pas autour de la planète Leelo. Elle sort un billet et le pose sur la table, avant de ramener son regard vers sa sœur. Tu n’es pas allé voir Papa et Maman depuis quand ? Toujours ce silence annonciateur du Tsunami qu’elle prépare, accompagné de ce regard assassin. Leni referme son portefeuille et le range. Trois mois. Tu habites à côté de chez eux et tu n’es pas foutu d’aller leur rendre visite de temps en temps sauf quand tu as besoin de quelque chose.

A aucun moment elle ne hausse le ton, gardant ce même timbre de voix aussi froid que calme.
— Qu’est-ce que ça peut te foutre, toi tu te casse à l’autre bout du monde c’est pas mieux.
— Justement, ça me concerne. Et j’ai toujours pris soin de leur donner des nouvelles.
 
Leni se lève, à la fois agacée et contrariée de se prendre la tête avec elle pour la énième fois. Pour les mêmes choses. Elle se glisse dans son long manteau noir et cintré qu’elle ne prend pas la peine d’attacher.
 
— Arrête d’être ingrate, au moins avec eux. Elle glisse son sac sur son épaule et s’empare de sa valise tout en s’approchant de sa jeune sœur qu’elle regarde quelques secondes avant de secouer la tête brièvement. Je t’écris quand je suis arrivée.
 
Elle s’approche pour lui déposer un baiser sur le sommet du crâne mais Leelo esquive sèchement, sans même la regarder. Leni hausse les épaules et lâche un soupire avant de partir du café. Elle n’a pas fait trois pas qu’elle entend la rage de sa sœur exploser dans ce petit commerce qui ressemblera bien vite à une hécatombe.
 
•••

Dimanche 1er Mars — 11 heures
 
Elle est d’abord passé par la librairie afin d’aller chercher les derniers bouquins commandés puis a transplanée à quelques mètres du château. Elle voit ses hauteurs s’élever et ne tarde pas pour avancer sur le chemin sec. Elle est contrariée, il n’y a pas à dire. Elle déteste les caprices de Leelo, ceux qu’elle laisse éclater en public parce que nous ne l’avons pas assez bien écouté ou pas assez tout court. Parce que nous ne lui avons pas servi sa viande comme elle le voulait, parce que nous ne lui avons pas dit bonjour assez distinctivement. C’est une colérique de premier ordre et ses hurlements ne lui avait pas manqué. Et ça n’est pas terminé parce qu’elle s’apprête à entrer dans le périmètre même des adolescents en crise. Ca n’est pas qu’elle n’aime pas les enfants – ou presque – mais elle supporte difficilement leur caprice. Les enfants des autres ne la dérange pas tant qu’eux même se trouvent être respectueux envers a personne mais aussi, envers son enseignement. Si elle fait ce métier, ça n’est pas pour servir de décoration aux murs mais bien pour enseigner à ces insouciants un savoir que d’autres n’ont pas la chance d’avoir. Et en vue de leur récent traumatisme, Leni ose espérer qu’ils en sont sortis mâtures et responsables.
 
Elle avance encore, se demandant comment ces sombres crétins aient pu pénétrer l’enceinte de cette forteresse mais aussi dans quel état d’esprit. Comment pouvions-nous nous lever un matin avec l’idée d’aller anéantir plusieurs vies humaines ? Ca la dépasse autant que ça la contrarie.
A peine se trouve-t-elle devant le grand portail…
 
— Annoncez-vous.
 
Elle ne s’offusque pas du ton froid, formel et autoritaire. Cet ami si particulier lui a suffisamment fait comprendre que les risques étaient gros à venir enseigner ici et l’article de ce journal indépendant l’était tout autant en relatant les faits.
 
— Mlle Leni Morgan Winstinghausen, potentiellement la nouvelle enseignante en Botanique.
— Patientez je vous prie.
 
Et c’est ce qu’elle fait, patiemment. Elle s'est habillée chaudement en accord avec l'annonce météorologique. Elle ne sent ni le froid, ni le chaud alors elle se fie aux professionnels pour ce genre de chose. Pour le reste, elle s'adapte, reste vigilante.
Et le temps s’égrène, anormalement long. Beaucoup trop pour elle qui aime tant la ponctualité. Elle fronce les sourcils, regarde sa montre : 11h06. Ces six minutes de retard l’agace partiellement mais elle essaie de ne pas se laisser démolir parce détail. Nouvelle rentrée = Nouvelle bonne mesure. Et la première serait de ne pas commencer à grogner alors qu’elle n’a pas encore foutu un pied dans ce parc.
D’ailleurs, le gardien ne la lâche pas du regard. Regard qu’elle soutient sans ciller et ce, jusqu’à ce qu’un bruissement d’ailes attire leurs attentions. Un sombral atterrit en douceur sur le sol et surtout, détail qui la surprend elle doit l’admettre, une jeune femme en descend, prestement et comme si de rien n’était, tout en trottinant vers Leni.
 
— Désolée ! Mlle Wistinghausen ?
 
Brutale envie de lui dire que non, c’était Gandalf venant rendre une visite aux petits magiciens de cette école pour hurler devant les grilles « YOU SHOULD NOT PASS » à quiconque essaierait de pénétrer dans l’enceinte.
Et si cela pourrait paraitre pour de l’humour aux yeux des autres, ça ne l’était pas au regard de Leni.
 
— C’est moi-même.
 
Contentons-nous de la simplicité pour les bases.
La jeune femme qui se tient de l’autre côté de la grille se présente à elle cheveux un peu dans tous les sens, vêtements légèrement débraillés et absolument pas prête pour recevoir un potentiel nouvel enseignant pour un entretient et ce malgré son joli sourire avenant et calme.  
 
— Je vais devoir vous demander votre convocation et vos papiers d'identités s'il vous plait. Désolée pour toute cette procédure mais nous n'avons malheureusement pas vraiment le choix, question de sécurité.
— Ne vous excusez pas, ça me semble tout à fait normal.
 
Et Leni était sincère. Le contraire l’aurait étonnée après tout ce qu’elle a pu lire dans ce journal. Elle plonge donc la main dans son sac et en sort la convocation soigneusement pliez qu’elle tend à … la jeune femme puisqu’elle ne connait pas encore son nom, suivit de sa pièce d’identité.
Quelques secondes suffisent aux vérifications et les portes  s’ouvrent enfin mais non sans sortilège s’entourant autour de sa personne. Elle ignore de quoi il est constitué mais sa grande curiosité lui promet de lui rappeler de poser la question un peu plus tard.
 
Elle pénètre enfin dans l’enceinte de cette école réputée pour sa discipline et pour tant d’autres choses non sans une légère excitation qui se dessine au creux de son ventre. Leni est restée trop longtemps cloitrée chez elle pour soit disant éviter le pire alors voir de nouveaux lieux et de vivre de nouvelles expériences n’était sincèrement pas pour la déplaire.
Son regard se laisse aller à la contemplation de ce vrai monument jusqu’à qu’une voix la ramène sur la terre ferme pour s’ancrer dans cette main tendue.
 
— Ismaelle Stoneheaven. Et un kilo de poussière.
 
Elle prend la peine de quitter son gant de cuir et de lui serrer la main à son tour, affichant l’ombre d’un sourire furtif. Elle article, toujours avec ce léger accent estonien qui, bien qu'il se soit atténué au fil du temps, reste malgré tout présent.
 
— Leni Winstinghausen. Regard de la tête aux pieds. Pour la poussière ne vous en fait pas, question d’habitude.
 
Même si elle aurait clairement plus apprécié à ce qu’on l’accueil avec un minimum de tenu mais son sourire et son accueil rattrape le reste. Alors autant ne pas jouer les râleuses dès le début. D’autant plus que oui, la poussière elle connait. Parce que les rues africaines en sont gorgées et malgré sa manie de s’habiller toujours de manière sobre mais classe, elle récoltait facilement de nuages de poussières sur ses propres vêtements.
 
Mais un détail lui saute aux yeux.
Le chien. L’animal de compagnie proche de son maitre, langue pendante mais qui se tient tranquille. Mais un chien malgré tout. Et Leni ne tient pas vraiment à cet aspect de l’animal. Elle aime les animaux, là n’est pas la question, mais ceux qui « tiennent » compagnie lui semblent différents. La domestication, l’obéissance et tout le reste la dérange. Les humains se battent et hurlent pour une liberté méritée pour ensuite asservir l’animal pour que ce dernier lui obéisse. Aux pieds, assit, couché, ramène la balle, protège moi. Le sens lui échappe. D’autant plus qu’elle a toujours pensée qu’avoir un chien ou un chat était simplement une compagnie pour pallier la solitude que l’être humaine supporte généralement mal.
 
Mais soit, peu importe.
 
— Bienvenue à Poudlard. Vous avez fait bon voyage ?
— Oui, je vous remercie. Même si le changement de cadre et de décors est assez déroutant quoi que plaisant.
 
Et ce n’est que stricte vérité. Leni est stricte, exigeante et parfois détestable, elle le sait. Mais jamais elle ne cesse de s’émerveiller sur de nouvelles choses, de nouveaux environnements ou même de nouvelles œuvres. Elle a au moins conservée cet aspect d’une enfance complètement réduite en poussière par ses parents et leur trop grande psychose.
Ici, la forêt, l’étendue d’herbe, un lac non loin et aussi un gros saule au fond. Sans compter ce château aux allures de romans d’épouvante. Pour le coup, tout cet aspect lui plait et elle pourrait même dire qu’elle a ce petit coup de cœur qui l’a faite rester en Afrique pendant 5 ans. Bon, les situations étaient différentes mais quand même.
 
— Logan Rivers doit nous attendre dans son bureau mais est-ce que vous voulez boire quelque chose de chaud avant d'y aller ? 
 
Ismaëlle l’invite à la suivre d’un geste de la main mais à la seconde où Leni veut saisir la poignée de son énorme valise, elle n’attrape que du vide. Elle n’est plus là et il lui fallut une bonne seconde pour comprendre que cette dernière a déjà dû être transportée par un Elfe de maison. Et là encore, l’idée lui déplait mais elle ne le partagera pas… Ne pas faire foirer l’entretient, donc fait un minimum d’efforts ma grande.
Leni affiche un sourire tout en enlevant son deuxième gant et glissant une mèche de sa chevelure blonde derrière son oreille.
 
— Non je vous remercie. Pour être franche j’aimerai autant passer l’entretient au plus vite.
 
Sac à main glissé sur son épaule, elle continue de suivre la jeune femme devant elle… Jeune femme qu’elle sait être la Co-Directrice uniquement. Sa curiosité s’active de nouveau parce qu’elle aime savoir avec qui elle parle sans pour autant connaitre sa vie de long en large et en travers.
 
— Vous êtes seulement Co-Directrice ou vous tenez également un poste d’enseignante ?
 
Elle parait jeune mais Leni sait à quel point tout ça ne veut rien dire. Elle engage la conversation sans aucune angoisse, ni incertitude. Toujours confiante, elle ne ressent pas l’ombre d’un doute. Pourquoi est-ce qu’elle devrait ? Il n’y a aucune raison à ce que ce poste lui échappe. Elle se sait qualifiée avec dix années de bagages d’enseignements derrière elle, tout comme elle se sait en possession d’un dossier en béton. Ses façons d’apprendre aux élèves ont déjà fait leurs preuves et ce, sans compter ses expériences dans les « à côté ». Ses cinq années en Afrique n’ont pas servi qu’en Botanique, loin de là. Bref, elle est consciente qu’elle possède toutes les cartes en main sans compter cette motivation et cette détermination qui n’appartient qu’à elle. Quand elle veut quelque chose, elle se bat pour l’obtenir.
 
La route continue et Leni ne manque pas de remarquer la présence du chien qui ne cesse pas de suivre sa maitresse non sans regarder cette nouvelle venue à ses yeux.
 
— Comment se remettent les élèves ? Et les enseignants ?

La question peut paraître abrupte mais il lui semble normal de la poser. Leni veut savoir comment se portent ses futurs étudiants, aussi bien psychogoliquement que physiquement. Pour tater le terrain et se faire une première idée de l'état d'esprit dans lesquels ils se trouvent.Et cela concerne aussi bien les étudiants que les enseignants.
Le château approche et la porte qui de loin semblait imposante devient de plus en plus immense. D'après ce qu'a lu Leni sur Poudlard, ce dernier comporte un tas de secrets dont elle se fera une joie silencieuse de découvrir.


Dernière édition par Leni M. Wistinghausen le Jeu 10 Déc 2015 - 13:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni   Ven 4 Déc 2015 - 18:38

« Non je vous remercie. Pour être franche j’aimerai autant passer l’entretient au plus vite. »
« Très bien, je comprends parfaitement. Suivez-moi. »

Le pas est engagé, Fenrir vaque à ses occupations et je le laisse faire mais je sais bien qu’il garde un œil sur moi, sur la situation, et surtout sur cette inconnue. J’ai beau savoir ma baguette là tout près, prête à servir à la moindre occasion, les Gardiens en faction un peu partout, invisible pour la plus part – petite pensée pour Everett, sa présence me manque entre ces murs mais je comprends parfaitement son choix – mais c’est rassurant de savoir qu’un tiers être veille sur vous. Je sais qu’il n’est pas le seul, loin de là, mais Fenrir c’est différent. On a une histoire tous les deux, il est presque mon meilleur ami. J’ai conscience de l’avoir sauvé d’une mort certaine et je crois qu’il m’en sera éternellement reconnaissant. Tout ce qui compte pour moi c’est qu’il aille bien, et en ce lieu, en ces temps, je m’estime particulièrement chanceuse qu’il ne lui soit rien arrivé ici. Il ferait un moyen de pression très efficace – Et non James, n’y pense même pas. C’est comme Lune et la planche de surf de Zozo, on n’y touche pas !

« Vous êtes seulement Co-Directrice ou vous tenez également un poste d’enseignante ? »

Co-Directrice … C’est peut-être stupide mais je crois que je ne m’y ferais jamais tout comme j’ai réellement du mal à considérer Logan comme étant Directeur. Il n’est pas mon supérieur hiérarchique, ça n’est pas comme ça que je le considère et ça ne changera pas. Qu’il essaie un peu de me donner des ordres qu’on rigole … Il ne le fera pas, je le sais, sauf en dernier recours mais lui-même ne se considère pas tellement comme étant Directeur je pense. Je ne sais pas trop. Disons qu’on a pris les choses en mains, spontanément, parce qu’il le fallait. Directeur, Co-Directrice, une chose est certaine, on n’irait pas très loin sans tous les autres. Membre du personnel, bien sûr, mais aussi les élèves et puis les Elfes bien sûr.
Continuant de marcher vers le château je regarde Sinistros passer loin au-dessus de nos têtes pour finalement disparaitre au-delà des cimes de la Forêt Interdite et puis me recentre sur la jeune femme qui est mon ainée de quelques années. De ce que j’en vois, ce qu’elle dégage et qui me déstabilise un peu bien que je ne le montre pas, c’est qu’elle a beaucoup de charisme. Beaucoup de confiance émane d’elle, de chacun de ses pas, de sa stature. C’est parfois difficile de ressentir de la légitimité face à des personnes plus âgées, qui ont par conséquent plus d’expérience, etc … Néanmoins je ne connais de sa vie que ce qu’il y a sur son CV et ce que nos informateurs nous ont apporté/confirmé d’elle, elle ne connait rien de la mienne non plus à priori alors tout ça n’a pas la moindre importance. Ce sont juste des ressentis.

« En réalité c’est un poste plus officieux qu’officiel vu les circonstances. J’ai été engagée ici comme Professeur de Soins Aux Créatures Magiques et j’occupe toujours ce poste. Je suis aussi Garde-Chasse et jusqu’à récemment Directrice de Maison mais j’ai laissé ma place par manque de temps. »

Et par risque d’épuisement, un peu, aussi, sur les conseils de quelques hommes de mon entourage.

« Comment se remettent les élèves ? Et les enseignants ? »

Je l’admets, cette question me prend un peu au dépourvu et même si j’ai appris au fil de ces dernières années à masquer mes émotions, le corps trahis la plus part du temps. Ça n’est pas très grave, contrairement à nos chers amis les hommes, je ne vois pas l’intérêt d’instaurer le moindre combat de dominance ou quelque chose comme ça entre elle et moi. Qu’est-ce que ça peut faire si elle se rend compte que sa question sinon me déstabilise au moins me surprend ? Absolument rien. Après avoir laissé planer quelques secondes de silence, je reprends finalement la parole en espérant lui répondre du mieux que je le peux.

« Chacun fait ce qu’il peut. »

Pure et stricte vérité. C’est exactement ça, chacun fait ce qu’il peut. Qu’est-ce qu’on pourrait faire d’autre ? Dans tout ça je n’ai aucune l’intention de lui dévoiler trop de choses concernant ce qu’il se passe à l’intérieur du château, incluant les ressentis de ses habitants, parce qu’elle à mes yeux qu’une étrangère et donc une « menace » potentielle. Je n’aime pas me méfier des gens seulement je pense que passé un certain stade le choix n’en est plus un. C’est une question de bon sens et de survie. A quel point est-elle au courant de ce qu'il s'est passé et se passe ici ? C'est une autre histoire.

« L’infirmerie se désengorge au fil des jours, notre Psychomage ne chôme pas et c’est peu de le dire, les plus âgés prennent soin des plus jeunes, etc … »

Ora, Zachary, Kezabel, tous ces nouveaux préfets, les anciens, ils ont également un rôle très important. Chacun aide à sa façon. Takuma, Caem, et d’autres parfois, aident à l’infirmerie sans empiéter sur le territoire de Maxence, Leiv et Rina. Zachary épaule John, Enzo est toujours là quand j’ai besoin de lui pour gérer les Créatures et leur environnement, Ora aussi. La liste est longue, non exhaustive, chacun participe à hauteur de ce qu’il peut faire. Voilà ce qu’ils ont fait : Nous souder encore plus qu’on ne l’était déjà. Bien sûr tout n’est pas rose ni parfait mais … Oui, on fait tous ce qu’on peut. Elle le découvrira bien assez tôt par elle-même.

« Je ne peux pas dire qu’on s’habitue à ces choses-là mais malheureusement ça n’est pas la première fois qu’on fait face à une telle situation. »

Deux ans d’occupations, d’oppressions, de torture pour certains. Diverses attaques sous différentes formes. Des morts, des blessés, de la peur, de la colère. Ce sont des émotions qu’on a tous ressentis, qu’on ressent tous encore.

« Ceux qui sont présents dans le château le sont par choix. »

Je tourne la tête vers elle et lui adresse un sourire, en disant ça je l’incluse elle aussi, potentiellement. Elle sait en partie ce qu’il se passe et pourtant elle a choisi d’être là. Elle a fait un choix. Ce choix qu’on a tous fait avant elle.
Nous arrivons devant la gigantesque porte du Hall mais c’est une petite porte que les Gardiens nous ouvre et par laquelle on entre l’une à la suite de l’autre. La conversation se poursuit sur des sujets bateaux le temps d’arriver jusqu’au bureau de Logan dans lequel je la laisse entrer en premier.

« Entrez je vous en prie. »

L’entretient peut effectivement commencer.

~*~

« Félicitations et bienvenue officiellement parmi nous. »

Un sourire. Une poignée de mains ? Non, sans trop savoir pourquoi. Mon instinct n’a pas l’air super partant pour un contact physique même si ça n’a rien de très réfléchit de toute façon. Logan et moi sommes d’accord – good cop, bad cop ? – Mlle W. ici présente rejoint les rangs de Poudlard. Grincheux – c’est affectif, tu m’aimes, je suis l’ange sur ton épaule – est resté dans son bureau et je me trouve à nouveau dans le couloir avec cette femme intrigante. Par certains regards elle me rappelle un peu Phaedre, ce port presque altier, une certaine froideur. J’ai appris à me familiariser avec Phaedre, j’apprécie cette femme, beaucoup, à voir s’il en sera de même avec cette nouvelle collègue.

« Votre bagage professionnel est vraiment intéressant et impressionnant. »

36 ans et déjà une belle carrière derrière elle, relativement diversifiée. Vraiment, ça laisse admiratif.

« Venez, je vais vous faire visiter le château, au moins les endroits stratégiques à commencer par votre chambre pour que vous puissiez poser vos affaires. Ensuite on ira directement aux serres si vous voulez. »

Direction donc le 6ème étage. Notre chemin croise celui de quelques élèves, l’heure du repas est assez proche. Ses affaires … Ses valises sont en réalité probablement déjà là-haut mais peut-être voudra-t-elle se changer avant de redescendre. Je ne me mets pas à sa place, je ne me le permettrais pas, mais quand j’ai débarqué ici une des premières choses que j’ai souhaitées faire a été de me rendre sur le terrain de SACM. Pour reconnaitre les lieux bien sûr mais aussi et surtout pour rencontrer les Créatures qui y étaient déjà présentes. Certaines ne sont plus là, emportées par la maladie ou la vieillesse, mais d’autres sont venues étoffer les rangs des pensionnaires. Naissances, nouveaux venus. Nous arrivons finalement au sixième étage puis dans l'aile où se trouve les chambres de certaines professeurs, dont la mienne. J'ouvre, pousse la porte puis lui tend la clé de ce qui sera désormais ses appartements, la laissant entrer puis découvrir son nouvel environnement.

« Voilà. C’est un peu spartiate mais suffisamment confortable et fonctionnel je pense. »

Je la laisse faire ce qu'elle a affaire, sans entrer dans ce qui est désormais son espace et patiente finalement très peu de temps dans le couloir. Je ne m'en rends plus vraiment compte, il m'arrive régulièrement de laisser courir mes doigts sur la petite gourmette que je porte autour du poignet droit, celle d'Alexander. C'est Fenrir qui me sort de ce moment de rêverie en venant réclamer des grattouilles que je lui donne avec le plus grand des plaisirs. Je suis accroupis et complètement gaga de mon chien quand elle revient, c'est bien, affiche dès le premier jour … Hum. Bref.

« J’ai donc vu dans votre CV que vous aviez enseigné en Afrique ? »

La conversation reprend alors qu'on se remet en marche direction les escaliers.

« J’y ai passé quelques temps, pas dans les mêmes circonstances mais disons que c’est un pays que j’ai côtoyé un peu. Ce gros plein de poils vient de là-bas d’ailleurs. »

Fenrir, bien sûr, que je désigne d’un signe de tête alors qu’il trottine non loin de nous.

« J’étais soldat, casque-bleu plus précisément. J’ai fait quelques missions notamment en Centrafrique pour aider les populations. »

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MessageSujet: Re: Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni   Ven 11 Déc 2015 - 12:21

Co-Directrice, Professeur en Soins et Créatures Magiques, Garde-chasse et anciennement Directrice de Maisons. Le moins que l’on puisse dire c’est que la jeune femme ici présente ne chôme pas et est sur tous les fronts. C’est un trait de caractère qu’apprécie beaucoup Léni, elle qui aime tant ceux qui se donnent à fond pour ce qu’ils veulent et ce, sans rechigner à la tâche. L’acharnement est une chose qu’elle connait très bien.
C’est tout naturellement qu’elle se renseigne sur l’état psychologique des élèves et des enseignants. Elle veut savoir où elle met les pieds, a quel ambiance elle devra faire face au quotidien quand bien même elle ne s’y mélangera pas forcément. En revanche, elle ne s’attendait pas à ce qu’Ismaëlle marque autant sa surprise. Ou un quelconque autre sentiment. Leni décélère son pas et observe la jeune femme à la dérobé, sans sourciller. Est-ce que la question pose-t-elle un problème ? Pourtant, elle lui semble légitime. Mais peut-être que l’état des occupants de ce château est bien plus inquiétant qu’elle ne le pensait.

— Chacun fait ce qu’il peut.

Bien sûr. Logique et normal. Comment réagir autrement face à ce genre d’évènement si ce n’est que de continuer à vivre comme nous le pouvons ? L’important est de ne pas baisser les bras face à tout cela, sinon le combat aura été vain.
La marche a déjà repris et Leni reste silencieuse, attendant la suite tranquillement alors que ses yeux parcourent ce qui l’entoure.

— L’infirmerie se désengorge au fil des jours, notre Psychomage ne chôme pas et c’est peu de le dire, les plus âgés prennent soin des plus jeunes, etc …

Elan de solidarité notable, si non, comment pourraient-ils s’en sortir ?

— Je ne peux pas dire qu’on s’habitue à ces choses-là mais malheureusement ça n’est pas la première fois qu’on fait face à une telle situation.
— J’ai cru le comprendre oui.

Le journal et cet ami précis qui lui ont tous deux confirmés que Poudlard n’était pas en reste en termes de combat et d’invasion de fanatiques. S’habituer ? Leni se demande si malgré tout, ça n’est pas le cas. Répéter une même situation plusieurs fois force l’humain à s’adapter et vivre avec. Donc, à s’habituer. Cela n’inclue pas le fait qu’ils laisseront faire pour autant, au contraire. Peut-être même qu’ils en tireront une force supplémentaire.

— Ceux qui sont présents dans le château le sont par choix.

Leurs regards se croisent mais seulement l’une d’entre elle réussit à offrir un réel sourire tandis que l’autre affiche plus un rictus qui se veut similaire.
Leni est consciente des risques encourus en venant enseigner ici mais à aucun moment elle ne ressent l’ombre d’un doute ou même d’une peur. L’Afrique lui a montrée des facettes de l’être humain terrifiantes,  humiliantes et inhumains. Des bourreaux, des barbares. Mais aussi des êtres dévoués pour l’éducation tout comme elle, sans oublier les médecins, les militaires et tout autre secteur étant là-bas pour tenter d’apporter un soutien.
Si les Supérieurs doivent revenir – et ils reviendront, de ça aussi elle en a conscience -, elle n’hésitera pas à prendre les armes. A savoir si Ismaëlle l’inclue dans ce cercle de choix ? En vue de son sourire, Leni juge que oui. Elle est même satisfaite de voir qu’il existe encore des enseignants comme ceux encore présents qui ne lâche pas prise et se batte aussi bien pour l’éducation que pour le reste.

Elles arrivent enfin devant l’immense porte du Hall mais c’est par une plus petite entrée que les Gardiens les laissent pénétrer dans l’enceinte du château.  Ce qu’elle voit à l’intérieur est aussi immense que fascinant. Un Hall gigantesque, des escaliers qui bougent seuls un peu comme ils le souhaitent selon Ismaëlle, sans compter les innombrables portent que Leni voit de là où elle se trouve. Un vrai labyrinthe de curiosité.
La conversation se poursuit sur diverses sujets suite aux questions de Leni ou sous la spontanéité d’Ismaëlle qui s’avère être très précise ce que l’enseignante apprécie par ailleurs jusqu’à arriver à l’entrée du bureau du Directeur.

— Entrez je vous en prie.
— Merci.

Le Directeur est là, les attendant sûrement. La première chose qui frappe Leni est cette jeunesse qui caractérise son visage mais elle n’a pas le temps de s’y attarder que l’entretient débute à la seconde même où leurs mains se serrent fermement.

•••

Ce fut pointilleux, précis et beaucoup d’informations ont circulés. Aussi bien sur elle-même que sur l’école, sur ses motivations, ses convictions, son passé même si ce dernier a sûrement du déjà être fouillé. Elle ne s’est pas laissé impressionné tout comme elle s’est pliée à la règle du jeu : Celle d’être franche, précise et ne pas omettre le moindre détail.
Et c’est en ayant le poste qu’elle sort enfin du bureau de ce Directeur qu’elle juge bien atypique. Mais elle n’a pas eu à faire qu’à lui. Ismaëlle lui a aussi posée quelques questions, l’entretient s’étant passé face aux deux têtes de cette école. D’ailleurs, cette dernière l’attend désormais, grand sourire aux lèvres.

— Félicitations et bienvenue officiellement parmi nous.
— Merci.

Elle n’en doutait pas, elle ne voyait aucune raison de ne pas être accepté d’où l’absence d’enthousiasme à l’intérieur de son ventre. Cela n’empêche pas qu’elle est satisfaite du résultat et impatiente de découvrir ses appartements, mais surtout sa nouvelle serre.

— Votre bagage professionnel est vraiment intéressant et impressionnant.
— Fruit d’un long acharnement.

Elle n’a jamais rien lâchée après avoir vécu dans une bulle de surprotection où ses parents, en plus d’être d’une exigence coriace, ne cessait de lui interdire toute activité si elle ne se basait pas sur la lecture d’un bouquin. Jusqu’à ce qu’elle fréquente l’école de magie et qu’elle prenne enfin une indépendance, connaissant effectivement les risques dû à son analgésie mais aussi la liberté de pouvoir vivre, tout simplement. Si elle omettait cette grossesse non désirée, elle garde de bon souvenir de scolarité et de tout ce qu’elle a entreprit derrière, peu importe les difficultés.

— Venez, je vais vous faire visiter le château, au moins les endroits stratégiques à commencer par votre chambre pour que vous puissiez poser vos affaires. Ensuite on ira directement aux serres si vous voulez.
— Ca serait parfait, oui.

Et elle se laisse guider après avoir acquiescé, sourire en coin. Elle ne sait pas si elle apprécie Ismaelle ou non, de toute manière la question ne se formule même pas dans son esprit mais elle peut au moins constater son professionnalisme qu’elle apprécie à juste titre. Leni aurait préféré pouvoir avoir un visuel sur ce qui sera durant ces prochains mois son lieu de travail mais elle sait qu’elle aura tout le temps d’y passer des heures après avoir déposé le dernier bagage qu’elle tient en main, le reste devant déjà être dans sa chambre.
Elles arrivent dans un long couloir à plusieurs portes, sûrement l’aile des Professeurs puisqu’Ismaelle ouvre l’une d’entre elle tout en poussant la porte et en tendant un jeu de clé.

— Voilà. C’est un peu spartiate mais suffisamment confortable et fonctionnel je pense.

Leni se saisit en douceur de l’objet et pénètre à l’intérieur de la pièce. Effectivement, c’est spartiate mais ce détail ne la gêne pas le moins du monde. Tout le nécessaire s’y trouve : Lit, armoire, bureau, une pièce pour les sanitaires, bref, le stricte nécessaire dont elle a besoin. Si elle doit y ajouter du mobilier, elle se chargera de le faire un peu plus tard. Aucune trace de l’ancien enseignant ne réside dans cette pièce nettoyée de fond en comble. Leni dépose son sac sur le lit, à côté duquel se trouve déjà sa grosse valise. Elle ne s’attarde pas longtemps, se contentant de jeter un dernier coup d’œil sans se dévêtir de son manteau puis revient sur ses pas vers la jeune femme qui… est actuellement entrain de faire des mamours à son chien.

Leni marque un temps d’arrêt qu’Ismaëlle ne voit pas puis fermer à clé derrière elle. Ca la dépasse complètement. Toutes ces manières à papouiller ces animaux asservis, comme s’ils étaient des enfants.
En parlant d’enfant, l’enseignante n’a pas manqué de remarquer un objet particulier autour du poignet de la jeune garde-chasse. « Alexander », inscription apposée sur une gourmette bien fine pour être celle d’un adulte. Est-elle mère en plus de tout ça ?
Dernier regard vers ce chien qui remue la queue de contentement.
Non vraiment, elle ne comprend pas.

— Nous pouvons y aller si vous êtes prête.

Et si vous avez fini de gratouiller cet animal.
Elle se redresse, Leni la suit de nouveau, toujours aussi droite qu’au premier pas dans cette école.

— J’ai donc vu dans votre CV que vous aviez enseigné en Afrique ?
— Oui, j’y suis resté pendant 6 années complètes.

Le fameux CV garnit d’expériences.

— J’y ai passé quelques temps, pas dans les mêmes circonstances mais disons que c’est un pays que j’ai côtoyé un peu. Ce gros plein de poils vient de là-bas d’ailleurs.

Intentionnellement, elle ne prend pas garde à la dernière phrase. Il ressemble à un loup blanc extirpé tout droit de sa liberté. Pourtant, il n’a pas l’air malheureux le bougre. Grand bien leur fasse à tous les deux tant que l’animal ne vient pas saccager ses plantes ou même venir l’enquiquiner d’une peu trop près. Pour le moment il n’y a aucun danger pour ça puisqu’il ne quitte pas sa maitresse d’un millimètre.
Leni se concentre sur les mots d’Ismaëlle qui la surprennent légèrement.

— J’étais soldat, casque-bleu plus précisément. J’ai fait quelques missions notamment en Centrafrique pour aider les populations.
— Vraiment ?

Elle est surprise, elle doit l’avouer. Si elle ne sait pas encore à quel point Ismaëlle est proche – trop à son goût -  de certains enfants, Leni ne peut se mentir : Elle marque un point. Elle a face à elle une femme de caractère et de force brute. Elle n’aurait pas eu l’idée d’imaginer la jeune femme en tenu de soldat mais maintenant qu’elle le dit, tout cela lui parait moins improbable.

— Vous y étiez durant quelle période et à quel endroit ?


Sa curiosité est naturelle et spontanée. Elle prend conscience qu’elles auraient peut-être pu se croiser, qu’Ismaëlle aurait pu être l’un des soldats gardant les alentours de l’école où elle enseignait. Leni continue sa marche aux côtés de la jeune femme, le regard toujours aussi droit que sa démarche. Depuis son entrée, elle ne s’est pas déridée malgré la confirmation des deux têtes de cette école qu’elle faisait désormais partie intégrante de l’équipe. Elle ne se déridera peut-être jamais ou alors avec un entourage bien précis. Leni n’est pas là pour sympathiser ni se faire des amis mais pour enseigner la Botanique à ses jeunes et peut-être plus si le temps le lui permet. Cependant elle sait que parfois certains évènements interviennent à l’encontre de vos envies et que l’on s’y plie sans forcément être d’accord.

— J’ai rencontré quelques casques bleus là-bas, notamment pour la protection des écoles où j’enseignais. Ils nous ont été d’une grande aide.

Leni était en quelque sorte admirative de ce corps militaire qui donnait de leur temps mais aussi de leur vie pour la protection d'un peuple, d'une ville, d'un tout. Il faut du courage pour tout ça, de la volonté aussi et certainement une vision particulière des choses. Qu'est-ce qui a amené Ismaëlle à être ici à présent? On peut dire qu'entre le terrain en Afrique et celui de Poudlard, le fossé est assez large...
L’éducation n’est pas accessible à tous et c’est ce qui a décidée Leni à continuer l’enseignement. Il lui était inconcevable de rester les bras croisés, à regarder ce qu’il se passait ailleurs sans bouger le petit doigt. Elle avait la chance d’être enseignante alors pourquoi privée ceux qui n’ont rien d’un savoir que l’on détient en soi ? Et ce « savoir » provient de tout horizon puisque des livres, Leni en a lu des tonnes. De tous genres, de toutes sortes. BD, romans, magazines, livres photos, livres documentaires. Sur la guerre, l’économie, le jardinage, le droit, la science, l’art, la culture et tant d’autres. Peu importe ce que c’était tant que l’ouvrage se lisait et lui enseignait des choses diversifiés.

— D’autant plus lorsque notre équipe a défié certaines autorités pour permettre aux jeunes filles d’assister à nos cours. L’éducation n’est pas accessible pour elles dans tout le pays. Mais les choses vont en s’améliorant, tout effort n’est jamais vain.

C’est une chose qui la révoltait tant. Ce sexisme, ce refus catégorique de donner accès à l’éducation aux femmes pour des prétextes plus que douteux et sans logique. Leni n’était pas la seule là-bas à se battre pour tout ça car contrairement à ce que beaucoup pense, les hommes lèvent également le poing pour ce combat. Gebril et Sutej par exemple, étaient là pour mener la lutte parmi tant d’autres encore.
Le sexisme n’est pas la seule cause de la pauvreté de l’éducation, il y a aussi le manque de moyen, d’enseignant, de matériel. Elle n’a aucun instinct maternel mais elle a aimé enseigner là-bas et surtout de voir cette reconnaissance et cette soif d’apprendre. Ils avaient accès à quelque chose qui ressemblait plus à une chimère qu’à une possibilité et ils ne cessaient jamais de se gorger de tout cet apprentissage, demandant encore et encore des histoires, des explications.

Elles arrivent de nouveau dans le Hall où Leni a déjà pu croiser certains élèves qui l’ont regardé avec un peu de curiosité. Elle se demande comment était Wallenstein, qu’elle était sa manière à lui d’enseigner même si ces détails ne changerait en rien ses façons de faire à elle. Sa méthode a toujours fonctionnée, pourquoi la changerait-elle ?
Elle jette un nouveau coup d’œil à cette gourmette qu’elle ne voit désormais que de moitié.

— Pour quelles raisons avez-vous décidé de quitter l’armée ?

Si la jeune Co-Directrice refuse de lui répondre, Leni ne lui en tiendra pas rigueur. Son passé n’appartient qu’à elle mais quitte à partager une expérience professionnelle, autant le demander jusqu’au bout.
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MessageSujet: Re: Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni   Mar 15 Déc 2015 - 20:59

« Vraiment ? »
« Vraiment. »

C’est avec un sourire que je lui ai répondu, d’un ton tout à fait calme bien que légèrement amusé. Et oui, vraiment, malgré le fait que je n’ai pas tellement le physique ni l’attitude de l’emploi. Peut-être que mon passé dans l’armée peut transparaitre à quelques moments et notamment lorsque je m’entraine avec Owen mais le reste du temps je n’ai pas l’impression que ça se ressente chez moi. J’ai tellement l’impression que tout ça était dans une autre vie, ce sont des souvenirs lointains, quasiment inexistant maintenant et je crois que je m’en rends tout juste compte alors que j’aborde le sujet avec Leni. Leni, Mlle Wistinghausen, Madame Wistinghausen ? A vrai dire je ne sais pas tellement comment l’appeler et oui son nom de famille est difficile à prononcer. Inutile de dire que j’y retrouve des consonances qui me rappellent Jakob, ça n’est pas vraiment nécessaire. Il était … est  Allemand, elle ne l’est pas du tout. Lui aussi me donne l’impression d’avoir existé dans une autre vie … Reviens sur terre, arrête de te faire du mal. Il est parti, Alexander aussi, aucun des deux ne reviendra.

« Vous y étiez durant quelle période et à quel endroit ? »
« Centrafrique principalement. On allait de villages en villages et de secteurs en secteurs, on bougeait en parallèle des populations. »

Parce que c'était ça notre but : Protéger les populations civiles en danger et ce pour multiples raisons. Plus je me concentre sur le sujet et plus je me rends compte à quel point c'est réellement étrange de parler de ça. A vrai dire je n'aurai jamais pensé remettre tout ça un jour sur le tapis, malgré la présence d'Owen avec qui j'ai servi et celle de Maxence qui a été dans l'armée lui aussi. On ne parle pas de ces choses là, c'est une règle implicite, parce que tout n'a pas été tout beau tout rose quand bien même les phases « tranquilles » étaient plus nombreuses que les autres. Les Casques Bleus sont une armée défensive, nous étions pas là pour faire la guerre à proprement parlé et c'est aussi pourquoi j'ai signé mais ça ne veut pas dire pour autant que nous n'étions pas exposé au danger. C'est un choix, un parmi tant d'autres, et je ne regrette rien. Ça fait partie de mon histoire, c'est tout.

« J’ai servi pendant 4 ans, c’était il y a environ 3 ans et demi maintenant. »

Est ce qu'on aurait pu se croiser ? C'est peut-être le cas mais pour ma part je n'ai aucun souvenir d'elle et je pense que c'est réciproque. Je n'étais pas la seule femme dans mon unité, néanmoins les femmes soldats restent un peu en marge par rapport aux hommes. Le ratio n'est pas du tout équitable alors je pense qu'on passe un peu moins inaperçues qu'eux, sans offense messieurs.

« J’ai rencontré quelques casques bleus là-bas, notamment pour la protection des écoles où j’enseignais. Ils nous ont été d’une grande aide. »
« Oui ça fait effectivement partie de nos missions. Enfin, des leurs. »

Regard vers le ciel, léger sourire, je m'amuse de ce lapsus qui n'en n'est pas tellement un. Cette une mission que j'ai effectué à plusieurs reprise même si étrangement, ou pas, j'avais à l'époque une certaine distance avec les enfants. Aujourd'hui tout à bien changé mais le contexte n'est pas le même quand bien même il s'agit là aussi d'un conflit. A la base ça n'aurait jamais du être le cas, ça n'est pas pour mener un autre combat que j'ai atterri ici mais comme tous ceux qui sont arrivés avant ou en même temps que moi à Poudlard, avant que tout ne dégénère. Voilà comment on se retrouve complètement aspiré par les évènements : D'abord prisonnière, comme tout le monde, et aujourd'hui en charge. Ça n'est clairement pas quelque chose que j'avais prévu et très sincèrement j'évite simplement d'y réfléchir. J'agis, je fais appel à mon sens pratique et c'est tout. Hors de question que je devienne un robot sans émotion pour autant mais je ne pense pas en arriver à ce point un jour.

« D’autant plus lorsque notre équipe a défié certaines autorités pour permettre aux jeunes filles d’assister à nos cours. L’éducation n’est pas accessible pour elles dans tout le pays. Mais les choses vont en s’améliorant, tout effort n’est jamais vain. »

La tête à présent à nouveau tourner vers elle, tout en continuant de descendre les escaliers avec pour but atteindre l'extérieur et à terme les Serres, je suis très attentive à ce qu'elle dit. Je ne suis pas féministe dans l'âme, je ne pense pas être de ces femmes qui luttent pour nos droits et font un distinguo entre hommes et femmes malgré certaines choses vues, vécues et/ou entendues mais je ne reste pas insensible pour autant au sort de ces jeunes filles qu'on prive de façon arbitraire du droit à l'éducation. Je crois qu'ils ont peur, peur de ce qu'il se passerait si elles apprenaient qu'elles sont tout aussi capables qu'eux voir plus … C'est rassurant de voir que des personnes telles que Leni par exemple prennent ce combat à cœur. La femme n'a pas la même place partout dans le monde, je ne sais pas si cela changera un jour mais si on peut aider à améliorer ne serait-ce qu'un peu le quotidien de jeunes femmes d'une manière ou d'une autre – sans mettre les jeunes hommes sur la touche pour autant – alors c'est une bonne chose, une très bonne chose. Ici, en Europe, en Occident, je pense qu'en tant que femmes on peut réellement s'estimer chanceuse même si certaines vous diraient qu'il ne faut pas se satisfaire de ce qu'on a. Chacun sa lute, ça n'est pas la mienne à ce niveau là.

Changement radicale de sujet ou aparté, je ne saurais le dire mais je tends le bras légèrement vers la droite pour attirer son attention alors que nous traversons à présent le Hall sous le regard intrigué de quelques élèves ou membres du personnel curieux.

« Vous avez la Grande Salle là sur votre droite, où sont servit les repas matin, midi et soir. »

Elle sait où se trouve sa chambre, puis la Grande Salle, elle a déjà de quoi survivre au moins le premier jour sans un tour détaillé si elle souhaite passer le reste de la journée à découvrir les plantes et ses outils de travail.

« Pour quelles raisons avez-vous décidé de quitter l’armée ? »

J'entends sa question mais volontairement n'y réponds pas tout de suite. Je salue les Gardiens en faction devant la porte du Hall d'un signe de tête puis nous sortons, direction le Parc dans lequel se trouvent les Serres. Ça n'est qu'après avoir fait quelques pas à l'extérieur et m'être légèrement tassée à cause du froid que je considère réellement la question et me replonge dans mes souvenirs, certains pas vraiment agréables en y repensant.

« En terminant ma scolarité ici j’ai assisté à quelque chose qui a failli me faire perdre la foi en l’humanité et qui m’a énormément choqué. Je ne voulais pas en arriver à détester l’Homme, je voulais continuer de croire en lui et aider comme je le pouvais. Aider les plus faibles, les démunies, ceux qui en avaient besoin tout en faisant aussi quelque chose pour stopper ceux qui répandent le mal partout où ils passent. »

Utopie et rêves stupides d'une jeune écervelée penseraient surement certains mais je ne regrette absolument aucun de mes choix et crois en eux.

« Ça semble sans doute utopique dit comme ça mais j’y croyais et j’y crois encore. »

Aucune hésitation dans ma voix, le message est plutôt clair. Je garde la tête haute face à tout ça.

« Voilà pourquoi l'armée, disons que c'était un moyen comme un autre même si je ne me serais pas engagée dans une armée offensive. Mon but n'était pas d'aller me battre mais bel et bien d'aider les populations qui en avait le besoin. »

Pourquoi ne pas le faire ici, ou plutôt en Irlande au lieu d'aller parcourir le monde et risquer ma vie ? Peut-être parce que j'avais besoin de prendre le large un peu, de tracer mon propre chemin sans filet de sécurité.

« Néanmoins au bout de 4 ans je me suis décidée à quitter l’armée. Mon contrat se terminait, mon Capitaine a accepté de me laisser partir. Je suis heureuse d’en être passée par cette expérience même si ça été parfois très difficile mais elle était terminée pour moi. J'avais fait mon temps. Le côté violent de l'Homme m'a rattrapé je crois, je n'étais pas à la place où je devais être. »

J'ai fait ce que j'avais à faire, j'ai vu ce que j'avais à voir, alors je suis rentrée et j'ai cherché un nouveau moyen de me rendre utile.

« J’ai découvert l’enseignement en arrivant à Poudlard, j’ai tout appris sur le tas, y compris les soins aux animaux même si c’est une option que j’avais suivi assidument en étant élève ici. L’ancien Directeur m’a fait confiance … Pas celui qui s’est auto-proclamé Directeur avant que Logan et moi reprenions en charge l’établissement mais son prédécesseur qui était un grand homme. »

Un homme que j'ai connu en arrivant ici comme Professeur mais surtout un homme que j'ai côtoyé alors que j'étais encore élève. Quand il était là le château était un endroit complètement différent de ce que ces monstres ont pu en faire par la suite. Qu'il repose en paix.

« Et vous, pourquoi l’enseignement ? »

Nos pas foulent l'herbe, nous arrivons bientôt à destination.
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MessageSujet: Re: Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni   Mar 29 Déc 2015 - 11:14

Leni engage naturellement la conversation même si sa nature ne tend pas à se sociabiliser. Les gens, les êtres humains, elle a mit du temps à les apprivoiser après avoir passer autant de temps enfermer chez soi. Même malgré ça, elle a toujours eu du mal à entretenir des relations. Les personnes comptant son entourage sont rares et surtout précieux. Elle peut aisément les compter sur les doigts de la main et cela ne la dérange absolument pas.
Ismaelle est une personne agréable, peut-être pas de quoi s'en faire une amie mais pour un premier contact, Leni trouve que c'est une bonne chose. Peut-être est-ce son passé en Afrique en tant que casque bleu qui veut ça. Qu'importe.

Une fois à l'extérieur, Leni remarque ce geste de la part d'Ismaelle, celui de se rétracter sur elle-même face à la fraicheur de cette fin d'hiver. Fraicheur qu'elle ne sent pas. Tout comme elle ne sentirait pas une canicule.

— En terminant ma scolarité ici j’ai assisté à quelque chose qui a failli me faire perdre la foi en l’humanité et qui m’a énormément choqué. Je ne voulais pas en arriver à détester l’Homme, je voulais continuer de croire en lui et aider comme je le pouvais. Aider les plus faibles, les démunies, ceux qui en avaient besoin tout en faisant aussi quelque chose pour stopper ceux qui répandent le mal partout où ils passent.

Elle l'écoute attentivement, sa curiosité titillée par ce « quelque chose » qu'Ismaelle ne précise pas. Leni ne lui posera pas la question même si elle peut se montrer très direct et très cash, l'intrusion dans la vie personnelle des autres ne l’intéresse pas. En revanche, elle se concentre sur les mots de ce qui est désormais sa collègue. Elle comprend ce qu'elle veut dire même si Leni n'a peut-être pas ressenti tout ça de la même façon. C'est étrange de voir que, sans le savoir, elles se sont retrouvées au même endroit, plus ou moins à la même époque et avec les même motivations.

— Ça semble sans doute utopique dit comme ça mais j’y croyais et j’y crois encore.

Croire encore que l'homme puisse être bon ? Pourquoi ne pas y croire quand il y a des millions de personnes comme Leni ou Ismaelle qui donnent de leur temps pour maintenir une égalité dans ce monde si dégueulasse ? Parce que l'Enseignante à vu l'horreur des hommes, plus d'une fois. Jeune, elle a connu et vu l'oppression Russe. Purement politique, pour évincer une culture, une langue. Un tout. Puis elle a vu ces Hommes réduire l'éducation la rendant non universelle, elle a vu ces mêmes Hommes torturer de simples personnes voulant vivre comme tout être humain : Libre. Mais tout cela est effectivement utopique. Leni a parfois l'impression que plus les autres donnent du bon su rcette planète, plus le mal se répand comme la gangrène.

— Voilà pourquoi l'armée, disons que c'était un moyen comme un autre même si je ne me serais pas engagée dans une armée offensive. Mon but n'était pas d'aller me battre mais bel et bien d'aider les populations qui en avait le besoin.

Elle acquiesce en silence, comprenant mieux le choix d'Ismaelle. Elle l'imagine un instant revêtir l'uniforme des casques bleus, venant en aide aux populations dans le besoin. Effectivement, l'image lui va plutôt bien. C'est une tâche qui semble lui correspondre parfaitement, en accord avec ce visage.

— Néanmoins au bout de 4 ans je me suis décidée à quitter l’armée. Mon contrat se terminait, mon Capitaine aaccepté de me laisser partir. Je suis heureuse d’en être passée par cette expérience même si ça été parfois très difficile mais elle était terminée pour moi. J'avais fait mon temps. Le côté violent de l'Homme m'a rattrapé je crois, je n'étais pas à la place où je devais être.

Elle en apprend un peu plus sur la jeune femme, mot par mot et il s'avère qu'elle est plus intéressante qu'elle ne l'aurait cru. Son expérience semble plus riche qu'elle n'y parait. Leni ne bronche toujours pas mais l’écoute malgré tout avec la même attention que tout à l’heure. Certains métiers ne sont pas faits pour durer mais seulement pour nous apporter une expérience suffisante afin de pouvoir trouver sa voie. Peut-être est-ce effectivement le cas de Mlle Stoneheaven. Concernant la violence de l’Homme, elle réside partout, quoi que l’on fasse, pourtant Leni s’abstient de le mentionner. Inutile de tenir un discours pessimiste dès le premier jour.
Elle se demande ce que ça doit lui faire de passer des casques bleus à l’enseignement dans une école. Une école en guerre certes mais elle suppose qu’elle n’est pas venu ici en premier lieu pour ça. C'est une cassure intéressante sur l'image que la jeune femme renvoi actuellement.

— J’ai découvert l’enseignement en arrivant à Poudlard, j’ai tout appris sur le tas, y compris les soins aux animaux même si c’est une option que j’avais suivi assidument en étant élève ici. L’ancien Directeur m’a fait confiance … Pas celui qui s’est auto-proclamé Directeur avant que Logan et moi reprenions en charge l’établissement mais son prédécesseur qui était un grand homme.

Leni ne sait pas de qui elle parle mais elle décèle dans sa voix une toute nouvelle sincérité. Elle est ravie d’entendre qu’Ismaelle à tout apprit sur le tas et qu’elle s’en sort désormais assez bien pour tenir ce poste depuis si longtemps. Certainement le résultat d’une grande motivation et d’acharnement mais aussi d’amour et de passion pour ce qu’elle enseigne. Leni aimerait que ses élèves suivent ce type d’exemple de motivation, qu’ils comprennent que parfois il suffit simplement d’un peu d’acharnement et de volonté pour réussir à atteindre ce que l’on vise.
Pas bien compliqué lorsque l’on s’en donne un minimum la peine.

— Vous étiez visiblement très motivée. Si je comprends bien, Poudlard est un peu comme votre maison.

Oui, puisque Leni a bien entendu qu’Ismaelle était élève ici avant d’y devenir enseignante. Elle-même ne pourrait pas passer autant d’année dans le même établissement, quand bien même son amour pour l’enseignement est indéniable et plus solide que les murs de ce château. Leni a besoin de bouger, voir le monde, voir les autres, donner son instruction a d’autre qui ne peuvent l’obtenir aisément. Elle capte aussi ce petit détail qui ne passe pas inaperçue : L’existence de ce fameux Directeur, homme qui n’a visiblement pas hésité à s’octroyer une place qui ne lui revenait pas. Sûrement le début d’un cauchemar.

— Et vous, pourquoi l’enseignement ?
— Une évidence.

Simple, concis et précis. Parce que c’est une réalité qui s’est toujours montré à Leni avec aucun autre désir de faire autre chose de sa vie.
Elle perçoit au loin les serres, preuve que les deux femmes arrivent bientôt à destination. Elle reprend presque aussitôt la parole, après avoir laissé planer un court silence toujours en regardant droit devant elle, de cette même démarche, de cette même stature.

— J’ai toujours été entourée de livres à thèmes très diversifiés. Je n’avais rien d’autre comme occupation que d’apprendre. Art, histoire, sciences, économie, sport … et d’autres encore. Tout était bon pour apprendre un peu plus chaque jour.

Leni n’ira pas lui raconter pourquoi seuls les livres furent ses alliés durant de longues années. Elle ne lui racontera pas non plus à quel point elle rêvait de fuir le domicile face à une sœur capricieuse, parfois violente et à des parents aussi froid que cette neige dont elle aurait tant aimé sentir la fraicheur.

— J’avais accès à un savoir inépuisable alors qu’ailleurs, d’autre n’avait pas même le droit d’apprendre à lire. C’est en entrant à l’école de magie que je me suis décidé d’en faire mon métier. Il m’était inconcevable de garder jalousement tout ce que je savais alors que d’autres comme moi n’attendait qu’avoir ce droit d’apprendre.

Elle prend le temps de réfléchir un instant avant de poursuivre, se remémorant sa colère noire face à ces évidences qui lui sautaient au visage à la lecture de certains magazines et journaux. Comment pouvions-nous priver l’être humain d’avoir accès à l’information ? A l’apprentissage ? Rien que d’y penser elle en sentirait presque des frissons de colère.
Leni était quelqu’un de déterminé et si qui que ce soit se mettait au travers de son chemin lors de sa prise de décision concernant l’enseignement, elle n’hésitait pas un seul instant à faire front. Elle préférait mourir en essayant de donner ce qu’elle sait plutôt que de rester sagement les bras croisés dans son coin.

— Mon pays a subit l’oppression Russe durant de longues années. Notre langue, l’enseignement de nos cultures, nos couleurs, tout était voué à disparaitre… Donc beaucoup de raison de se révolter. Je pense que tout ça a simplement été un élément déclencheur. Elle tourne son visage vers Mlle Stoneheaven, esquissant un léger sourire. Raconter de cette façon vous n’y trouverez peut-être aucun lien.

Et ça serait compréhensible. Pourtant pour Leni c’est une évidence. Finalement, les deux enseignantes n’étaient pas différentes, au moins sur ce point-là : Elles ont essayées durant leur vie d’être utiles à leur manière.
Malgré tout ça, malgré ces années passées à l’extérieur de ses terres, Leni n’a jamais perdu son petit accent Estonien qui s’accentue considérablement lorsque la colère monte comme des blancs en neige.
Elle ne veut pas avoir l’air d’une bonne samaritaine du même acabit que Mère Thérésa puisque tout ça est normal. Pourquoi devrions-nous considérer les personnes comme Leni comme des Héros de l’Education quand tout ceci devrait être une évidence et une normalité partout autour de nous ? Beaucoup d’élèves la détestent d’être aussi exigeante envers eux, surtout envers leur présence et leur assiduité. Certains n’ont pas hésité à se lever pour lui faire face, lui crachant que tout ça ne servait à rien, que certaine matière n’était qu’un ramassis de conneries inutiles pour ensuite tourner le dos à ce qu’elle pouvait enseigner. Elle conçoit que certains sujets peuvent malheureusement être plus ennuyeux que d’autres à leurs yeux mais, bon sang, que coûtent quelques efforts à essayer de comprendre, d’apprendre un peu plus ? Rien.

Elles arrivent au bord des serres sous le regard de Leni qui commence déjà à détailler l’extérieur jusqu’à ce qu’Ismaëlle la fasse entrer. Cette fois, elle contemple avec un sourire en coin les lieux. Le bureau vide et propre, les tables inoccupées mais aussi au loin, dans une pièce adjacente, les longues tables libres où elle pourrait y disposer ses propres plantes dont certaines sont déjà présente, sûrement l’héritage du précédent enseignant.

Elle fait quelques pas, visite lentement, prend son temps pour s’imprégner de ce qui sera désormais son lieu d’enseignement. Son nouveau domaine.

— Comment était mon prédécesseur ? Leni se retourne vers Ismaelle. Mr Wallenstein, c’est bien ça ?
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MessageSujet: Re: Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni   Dim 3 Jan 2016 - 21:42

« Vous étiez visiblement très motivée. Si je comprends bien, Poudlard est un peu comme votre maison. »

Juste un sourire, un peu absent, pensif, je l'admets, mais pas de mots. Je pense qu'ils sont inutiles pour exprimer à l'instant ce que je ressens. Oui, Poudlard est ma maison. Je n'ai jamais eu d'autres maison que celle ci et celle de mes parents, je ne saurais dire si c'est une bonne ou une mauvaise chose, c'est simplement comme ça. J'aime ce château, je l'aimais déjà quand j'étais élève et malgré tout ce qui a pu s'y passer je l'aime toujours autant. Poudlard est un endroit formidable quand on lui laisse la possibilité de l'être. J'espère qu'elle aura l'occasion de s'en rendre compte, qu'elle aussi se sentira bien ici, mais ça seul l'avenir nous le dira.

Après ce constat je décide donc d'embrayer à mon tour sur une question à son adresse :

« Et vous, pourquoi l’enseignement ? »
« Une évidence. »

Question à laquelle elle répond du tac au tac, ne laissant place à aucun doute sur la passion qu'elle met dans son métier, qu'elle ressent pour ce dernier. C'est en tout cas la déduction que j'en fais en prêtant également attention à son langage corporel. Elle est difficile à déchiffrer par ce biais là, ça me déstabilisait un peu durant les premières minutes, je crois que je commence doucement à m'y faire. Cette relation n'a pas à être autre chose que strictement professionnelle, ça ne me dérange en aucun cas seulement j'aime savoir un minimum à qui j'ai à faire. Quelque chose de légitime, je pense.

« J’ai toujours été entourée de livres à thèmes très diversifiés. Je n’avais rien d’autre comme occupation que d’apprendre. Art, histoire, sciences, économie, sport … et d’autres encore. Tout était bon pour apprendre un peu plus chaque jour. »

J'acquiesce d'un signe de tête, ne laissant pas transparaitre la marque de curiosité qui aurait probablement traversé n'importe quelle personne mais peut-être suis-je parmi ceux qui la ressente le plus. Rien d'autre comme occupation … Oui, tout cela fait écho aux nombreuses périodes que j'ai passé enfermée à l'hôpital quand j'étais petite. Je n'ai pas ouvert mon esprit à tant de choses que Leni à ce moment là, j'étais beaucoup centrée sur les animaux mais surtout j'étais très jeune. Ensuite Poudlard m'a ouvert ses portes, je n'ai plus vraiment eu à tuer le temps comme je le pouvais et depuis je ne me suis pas arrêté une seconde ou presque. L'ennui ? Je ne crois pas me souvenir de quoi il s'agit réellement.

« J’avais accès à un savoir inépuisable alors qu’ailleurs, d’autre n’avait pas même le droit d’apprendre à lire. C’est en entrant à l’école de magie que je me suis décidé d’en faire mon métier. Il m’était inconcevable de garder jalousement tout ce que je savais alors que d’autres comme moi n’attendait qu’avoir ce droit d’apprendre. »

Altruiste, donc. Il est vrai qu'en l'observant, face à tant de froideur apparente, c'est quelque chose auquel on ne penserait pas spontanément je pense. On ne juge pas un livre sur sa couverture, tout le monde le sait, ça n'est pas pour autant que l'être humain est infaillible. On juge tous, c'est irrémédiable, seulement ce jugement évolue au fur et à mesure qu'on en apprend un peu plus sur la personne qu'on a en face de soit. L'apparence, ce que l'autre dégage physiquement, c'est la première chose à laquelle on est confronté, c'est donc une réaction purement logique et naturelle contre on ne peut pas vraiment aller.

« Mon pays a subit l’oppression Russe durant de longues années. Notre langue, l’enseignement de nos cultures, nos couleurs, tout était voué à disparaitre… Donc beaucoup de raison de se révolter. Je pense que tout ça a simplement été un élément déclencheur. »

Son pays, la Lettonie, si petite face à son voisin Russe qui longtemps a effectivement oppressé les autres pays. Ça n'est pas une partie de l'histoire que je connais par cœur, c'est même la première fois que je rencontre une personne venant de là bas, mais je comprends sa démarche. Une démarche qui pourrait être commune à de nombreux pays.

« Raconter de cette façon vous n’y trouverez peut-être aucun lien. »
« Si, si je pense. »

Elle tourne la tête, j'en fais de même et c'est un sourire poli et sincère qu'on échange. C'est en tout cas l'impression que j'ai, tout comme je constate que j'apprécie vraiment cette conversation. Cette femme semble être un puits de savoir, ne serait-ce que parce qu'elle a longuement étudié, pleins de sujets différents, mais aussi et surtout parce qu'elle n'a pas eu peur d'affronter le monde. Je n'ai pas peur de le dire, au même titre que Phaedre, elle m'impressionne. Ces femmes dégagent une aura réellement particulière, une aura qui les rend inaccessible d'apparence mais qui les rend à la fois fascinante. Je ne me rabaisse pas pour autant, j'ai fait mon petit bonhomme de chemin moi aussi mais elles restent mes ainées – pas de beaucoup, je ne suis pas entrain de vous traiter de vieilles peaux mesdames – si je ne m'abuse et c'est quelque chose que je respecte.

Le trajet se poursuit, les serres se dessinent et je nous dirige vers la principale, celle qui sert pour les cours, ouvre la porte et invite la nouvelle « propriétaire » des lieux à y entrer pour les découvrir. Tout est propre, Edward a laissé l'endroit comme il l'avait trouvé et cette pensée m'amène à me dire qu'il a du être triste de laisser toutes ces plantes derrière lui. Certains s'attachent à des objets, à des animaux, à des gens bien sur, mais aussi aux plantes. C'est une réelle passion, c'est en tout cas ce que je devine sur le visage de Leni en cet instant alors qu'elle découvre les lieux. Je ne m'avancerai pas à dire qu'elle est heureuse d'être ici mais ce qu'elle voit a l'air de lui plaire en tout cas. Je la laisse faire le tour, observer, gardant le silence et restant à l'entrée de la serre tout en y jetant un coup d'œil moi aussi. Je me rends compte que j'y passe très rarement, ce qui en soit n'a rien de si étonnant.

« Comment était mon prédécesseur ? Mr Wallenstein, c’est bien ça ? »
« C'est bien ça. »

Edward … Vaste débat … D'abord de leur côté, puis du notre, curieux personnage auquel je n'aurai pas tourné le dos. Je n'irai pas jusqu'à dire que cet homme me faisait peur mais je n'étais pour autant pas très tranquille en sa présence. Il était très particulier et sa pédagogie … Très différente de la mienne. En bref, je ne faisais pas partie de son fan club mais je lui reconnais tout de même son talent pour sa matière. C'est d'ailleurs ce tournant neutre que prendra ma réponse.

« Monsieur Wallenstein était un très bon professionnel dans son domaine. C'était un passionné de sa matière et des plantes. Il a organisé les serres et les cours à sa façon mais cet endroit est désormais le votre aussi il vous appartient de procéder comme vous le souhaitez. Et si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit, le terrain de SACM n'est pas très loin donc n'hésitez jamais à venir me trouver. »

Je lui offre un sourire avenant puis reprends :

« Qu'est ce que vous préférez : Je vous laisse prendre vos marques ici et on se retrouve plus tard pour continuer la visite et discuter des plannings, etc … Ou bien vous souhaitez continuer maintenant ? »
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MessageSujet: Re: Welcome, you just knocked on heaven's door ▬ Leni   Jeu 7 Jan 2016 - 16:16

— C'est bien ça.

Elle scrute encore la pièce, imagine ses propres affaires installées, sa propre bibliothèque là, derrière son futur bureau. C’est spacieux, suffisamment ouvert à la lumière pour y loger une ambiance agréable. Sûr qu’elle va s’y plaire, elle n’en doute pas un seul instant.
Leni n’a pas entendu parler de son confrère, d’où la question adressée à Ismaëlle. Elle a peine à croire que ça ne fait qu’une heure à peine qu’elle a foulée l’herbe du château et qu’elle est désormais enseignante à Poudlard. L’excitation du moment prend forme au creux de son ventre à l’idée de pouvoir mettre la main à la patte concernant l’éducation de tous ces élèves. En espérant qu’ils soient tous plus ou moins réceptifs. Dans le cas contraire, elle saurait leur faire comprendre qu’ils étaient mal tombés.

— Monsieur Wallenstein était un très bon professionnel dans son domaine. C'était un passionné de sa matière et des plantes. Il a organisé les serres et les cours à sa façon mais cet endroit est désormais le votre aussi il vous appartient de procéder comme vous le souhaitez. Et si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit, le terrain de SACM n'est pas très loin donc n'hésitez jamais à venir me trouver.
— Merci, c’est très aimable à vous.

Elle est sincère bien que Leni sait d’avance qu’elle saura se débrouiller seule, comme toujours. Elle n’a jamais eu besoin de l’aide de personne. Non par fierté mais par conviction. Toute sa vie a été régit par les contrôles et l’interdiction, par les ordres, par les mises en garde. Aujourd’hui, elle prend des risques et en assume pleinement les conséquences. Elle veut ressentir le goût de vivre, d’apprendre encore et encore même à 36 ans. Tss… même à 80 ans, je serais encore derrière des bouquins.
Encore heureux. Vu la taille du monde et de ce qu’il porte, il lui faudrait sûrement une centaine de vie pour acquérir un savoir proche de la perfection.
Leni pense soudainement à Leelo à qui elle doit envoyer un courrier pour la prévenir de son nouveau poste… a moins qu’elle lui ait déjà envoyé une beuglante qui est sûrement déjà en chemin.

— Qu'est ce que vous préférez : Je vous laisse prendre vos marques ici et on se retrouve plus tard pour continuer la visite et discuter des plannings, etc … Ou bien vous souhaitez continuer maintenant ?

Leni prend le temps de réfléchir quelques secondes, scrutant une dernière fois la pièce avant de se tourner vers celle qui est désormais sa collègue.

— Je préfèrerais continuer la visite maintenant. Je prendrais le temps de prendre mes marques ici tout à l’heure en y installant mes affaires si vous n’y voyez pas d’inconvénients.

Leni n’a pas toujours ce langage si appuyé ou si arrondi, elle sait être plus légère et plus familière. Seulement, elle ne connait Ismaëlle que depuis moins d’une heure alors elle ne se permettra pas de lâcher la bride. Son rôle lui impose une tenue à avoir et elle saura faire en sorte de ne pas déraper.
Elle prend garde où elle marche, évitant de se cogner dans le moindre objet ou même de l’effleurer afin d’éviter un choc qu’elle ne pourrait sentir. Il lui ait déjà arrivé d’avoir un poignet cassé et de s’en rendre compte bien plus tard, lui offrant par la même occasion une malformation osseuse qui ne se voit heureusement pas … mais qui s’entend. Un tour de poignet et vous entendrez probablement un « clack » un peu bizarre. Son articulation a du mal à faire le tour.

Elle prend la suite de Mlle Stoneheaven… et de son chien domestiqué qu’elle guette du coin de l’œil. La Co-Directrice prend le temps de lui parler du Saule Cogneur, des créatures présentes dans les enclos sans oublier de lui mentionner la dangerosité de la forêt interdite. Leni écoute tout cela avec une grande attention, posant de temps à autre des questions lorsqu’elle juge cela nécessaire. Vient ensuite le tour du Château et de ses innombrables pièces sans oublier son planning qu’Ismaëlle lui remet à la fin de la visite. Leni la remercie pour le temps qu’elle lui a consacré pour tout ça avant de retourner dans sa chambre. Quelques coups de baguette suffisent pour installer la pièce. Elle n’est pas du genre à disposer des photos de ses parents ou même de sa sœur sur sa table de chevet. Elle en possède mais préfère les conserver dans un petit album qui restera dans la petite porte de la table de nuit. Une plante s’installe sur cette dernière suivit d’une lampe magique. Trois tableaux s’accrochent (Un contemporain, un impressionniste et un autre d’un de ses amants représentant un décor Asiatique merveilleusement bien dessiné), d’innombrables livres se range dans une bibliothèque, puis dans une deuxième, sans oublier ses vêtements qui se rangent soigneusement dans l’armoire prévue à cet effet. Et pour finir, des cadres photos de ses voyages, des terres visitées, des efforts fournis.

Prendre possession de cette chambre se fait rapidement, sans préambule et sans cette sensation de ne pas être chez soi. Leni s’adapte très vite à son milieu et à son environnement.
Elle sait qu’elle se sentira comme un poisson dans l’eau dans ce château.
Fanatiques ou non.

— FIN POUR MOI —

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