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 Just so you know... [PV Kezabel]

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MessageSujet: Just so you know... [PV Kezabel]   Sam 14 Nov 2015 - 13:13

~Mardi 3 mars – Dans la soirée ~

Un semblant de calme est revenu dans le Château. La vie tente peu à peu de reprendre ses droits alors que chacun essaye de son côté d’avancer, de ne pas se laisser dévorer. Par la peur. Par le deuil. Par l’angoisse. Comprendre ce qu’il s’est passé, l’accepter, le digérer et enfin, essayer d’avancer avec. Pour la première fois depuis le début des événements, depuis qu’il avait été confronté aux Supérieurs, Caem prenait la mesure des choses. Jusque là il s’était voilé la face, vivant dans sa petite bulle, faisant de son mieux pour ne pas voir. Sous prétexte de vouloir vivre sa petite vie normale il avait tout simplement fermé les yeux, les écoutilles, espérant que tout finirait par se tasser, qu’il pourrait ignorer tout ça encore et encore. Mais non ça ne marchait plus. Il ne pouvait plus faire ça maintenant. Ce temps était révolu. Il devait désormais accepter, regarder la réalité en face. Il revoyait souvent le corps blessé d’Ever, les larmes de Killian… Il revoyait les mines défaites après l’annonce du décès de Megan. Tout ça était soigneusement ancré en lui et il n’allait pas oublier. Il ne pouvait pas oublier. Il ne devait pas oublier. A partir de maintenant il allait accepter, ouvrir les yeux. Son acharnement récent pour la médecine l’aiderait. Il allait progresser et se rendre utile le plus vite possible. Il ne serait jamais un grand résistant du premier front, il le savait. Mais il saurait être à l’arrière, soutenir, soigner et aider. A défaut d’être un combattant, il pourrait apporter tout ce qu’il avait en lui. Cette décision il l’avait maintenant prise et l’acceptait très facilement. C’était comme un poids qui s’échappait de ses épaules. L’impression que maintenant il retournait réellement à la réalité et pouvait enfin regarder les gens autour de lui dans les yeux. Sans se sentir coupable, sans se sentir traitre. Une nouvelle étape allait commencer mais il était prêt. Il s’était sortir de son marasme personnel et était prêt à affronter le monde. Mais avant, il devait se faire pardonner, renouer avec tous ces gens qu’il avait mis de côté, qu’il avait exclus de sa vie par peur.

Caem avait commencé par aller voir Zora, à la fin du mois de février. Autant dire que ça n’avait pas été une tâche facile. Il y avait réfléchi pendant de longues heures, tournant les phrases dans tous les sens, se demandant comment faire pour s’expliquer, pour renouer le contact… Puis il avait fini par se lancer. Parce que c’était idiot de perdre du temps. Parce qu’il aurait pu la perdre pendant cette attaque et s’en serait voulu éternellement de ne pas être allé la voir, de ne pas avoir pris le temps de parler avec elle, de profiter de cette amitié qui avait une valeur inestimable. Zora était en colère, frustrée, mais en aucun cas elle n’avait cherché à le rejeter. Tout en lui faisant comprendre qu’il n’était un imbécile, que sa décision de s’éloigner était une des choses les plus stupides qu’il ait faite elle l’avait pris dans ses bras. Caem l’avait serrée plus fort que jamais contre lui. Comme si c’était la première fois. Et puis ils avaient pris le temps de discuter. De tout, de rien. De sa vie à elle, de ce qu’il s’était passé de son côté. Il s’était retrouvé jusqu’à aller faire un peu de musique ensemble. Et puis ils s’étaient promenés, dans le silence le plus complet. Profitant de la présence de l’autre, profitant d’être de nouveaux réunis. Il comprenait maintenant ce vide qu’il avait ressenti. Sans elle, sans Killian, il n’était pas complet. Mais il restait persuadé d’avoir fait le bon choix. Maintenant il pouvait enfin passer du temps avec elles sans avoir peur, peur de lui-même.

La vie reprenait son court, reprenait ses droits. On voyait encore sur les visages les marques des récents événements mais peu à peu, certains relevaient la tête. Et Caem faisait partie de ceux-là. Ceux qui cherchaient à renaître et à transmettre ça aux autres. Cette rage de vivre, cette envie de continuer à avancer, de ne pas laisser les ténèbres prendre le dessus. De ne laisser personne leur dicter la façon de faire, la façon de se comporter. Être fier, continuer à rire, continuer à faire de la musique. Continuer à croire en l’avenir tout simplement. Pour cela, le jaune essayait de reprendre un quotidien, des habitudes. Il allait en cours, écoutait avec attention, essayait de s’imposer des heures de travail régulières. Le jeune homme était même retourné s’entraîner à voler. Cela faisait longtemps qu’il avait laissé tout ça de côté mais il avait décidé de s’y remettre. Il ne devait plus renoncer à ses rêves, à ses envies les plus profondes. Il ne devait plus laisser ce qui lui donnait envie de se lever le matin de côté. Ses journées commençaient donc à reprendre des formes normales pour son plus grand plaisir. Peu à peu, il reprenait vie au sein de ses camarades. Il redevenait le jeune homme souriant et joyeux qui aimait parler avec les autres, passer du temps en leur compagnie. Il n’était plus cette ombre de lui-même qui n’avait côtoyé que la solitude pendant des mois.

Ce jour-là ne se distinguait donc pas spécialement des autres. Les cours, les devoirs, les rêveries auprès de la fenêtre… Puis après le dîner, il était retourné dans sa salle commune, bouquiner un peu auprès du feu. Jusqu’à ce qu’il relève la tête de son livre et que ses yeux se posent sur Kezabel. Elle était là, assise elle aussi dans un coin, en train de travailler, du moins c’était ce qui lui semblait et qui paraîtrait logique. Le russe avait alors fermé son livre et s’était levé. Il s’était approché doucement de la jeune femme jusqu’à s’arrêter en face d’elle. Un petit sourire aux lèvres il avait toussoté légèrement pour attirer son attention avant de prendre la parole.

« Excusez-moi de vous déranger Madame la Préfette… Puis-je m’asseoir en face de vous et prendre quelques minutes de votre temps ? »

Le ton de Caem était doux. Malgré tout, il était aussi prudent. Il avait évité Kezabel, comme beaucoup d’autres pendant longtemps. Après tout ça peut être qu’elle ne voulait plus entendre parler de lui, ce qui se comprendrait en un sens. Mais il espérait qu’elle accepterait de discuter juste un peu avec lui. Qu’il puisse au moins s’excuser, lui faire comprendre qu’il avait eu besoin de temps, de juste un peu de temps pour tout remettre en ordre.

« Je comprendrais que vous soyez trop occupée. »

Nouveau sourire. Il avait conscience que le vouvoiement était ridicule mais c’était volontaire. Pour lui montrer qu’il était prêt à un peu d’humour, qu’il n’était plus ce garçon fantomatique qui errait dans les couloirs.
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Sam 21 Nov 2015 - 18:13

 ►Just so you know◄
Caem & Kezabel


Mardi 3 Mars — Matin, 8h • Salle commune des Serpentard.

Je m'accorde un peu plus de temps sous cette douche brûlante qui me fait un bien fou, relâchant chacun de mes muscles et de mes nerfs sous la puissance du jet mais aussi sous la température sûrement un peu trop élevé. Si cette nuit j'ai dormi avec Riley ça n'est cette fois pas à cause d'un cauchemar mais juste par envie. Parce que il nous arrive de temps en temps de venir dormir dans le dortoir de l'autre ou de ne pas voir le temps passer lorsqu'on discute de tout et de n'importe quoi.
Bon, surtout de n'importe quoi. Et j'avoue avoir feint le « Oh mince, il est déjà 23h30 ?! J'peux plus retourner dans ma salle commune » pour ne pas avoir à la laisser dormir seule. Excusez-moi mais se prendre un cognard en plein visage à cette puissance, on est jamais à l'abri d'un retard de séquelles !

Les deux mains appuyées sur le mur carrelé, je me laisse encore un peu de temps, ne pensant à rien. Ni à maman, ni à ma récente crise, ni à la mort de Megan, ni aux Supérieurs susceptibles de revenir d'un moment à l'autre. Ni à Maxime. Ni à mon père et à mon frère. Ni à mon récent statut de Préfet en Chef. Ni à Ora ou à Emily. Non, a rien. Juste du vide, un néant, un instant de paix totale que je réussis enfin à retrouver après avoir littérallement explosé la dernière fois. Mes cauchemars se sont ralenti quoi qu'encore présents mais je réussis à bien mieux les gérer maintenant que j'ai accepté certaines vérités. Et en ce qui concerne ces élans de rage et de colère qui fourmillent régulièrement dans mes veines ou au creux de mon ventre, je songe à m'en servir en m'entrainant plus aux sortilèges mais aussi au corps à corps. Je n'ai encore fais aucune démarche, ni n'en ai parlé à quelqu'un... Mais l'idée d'aller voir Cameron pour lui demander des cours de combats et non de Self-Défense commence petit à petit à prendre une certaine place. La raison de cette décision est que je ne veux plus jamais me retrouver en position de faiblesse face à un homme comme Marcus et je veux être apte à pouvoir me défendre sans baguette. Et si je n'ai toujours pas été le voir aujourd'hui c'est simplement parce que la mort de Megan est encore présente, qu'elle n'est survenue il n'y a que deux semaines et que je préfère laisser le temps à chacun de réussir à reprendre ses marques.

Paix totale donc. Vide intersidéralle que rien ne vient déranger si ce n'est le bruit de l'eau qui se répercute sur ma peau et qui s'écoule jusqu'à mes pieds. Je m'y concentre, y trouve une paix apaisante et si je m'écoutais j'y resterais encore pour une heure. Mais je finis par ouvrir les yeux, les clignes sous l'eau qui ruissèle sur mon visage puis éteind enfin l'eau avant de saisir ma serviette accroché un peu plus loin sur la porte. Je m'y enroule et me sèche rapidement, m'occupe des cheveux d'un coup de baguette et enfile mes vêtements, me logeant dans un tee-shirt et un petit pull léger. Il n'y a personne, ni dans les douches, ni dans le dortoir, étant donné que tout le monde est entrain de déjeuner.

Du moins, je le croyais.
Des murmures se font entendre alors que je m'apprête à franchir la porte de la salle de bain pour sortir et je n'en tiens pas compte. Jusqu'à ce que la voix de Maxime prenne le dessus.

— Personne ne pourra te faire quoi que ce soit Macy. Crois-moi.
— Spencer disait pareil. Et moi je suis là, et vous êtes devant moi...
— C'est comme ça que ça se passe. Il savait que tu serais assez forte pour continuer. Il savait que William serait la, et maintenant moi.

Ma main qui s'apprêtait à ouvrir la poignée reste en suspend pour ensuite glisser le long du bois, en silence. Je ne devrais pas écouter, je devrais peut-être même interrompre la conversation. Mais je ne suis capable ni de l'un, ni de l'autre. Je m'en sens déjà coupable mais la curiosité se veut plus forte. Surtout après avoir très peu cotoyer Maxime ces derniers temps... Du moins, de moins en moins. Sans que je n'y vois une quelconque raison, sans que je ne comprenne réellement le pourquoi. Est-ce que cette stupide bagarre avec Delphine en est la cause ? Non. Alors quoi ? Je n'ai aucune réponse et n'ai formulé aucune question. Parce que dans ses nombreux silences, je pense avoir réussi à déceler des brides de la personnalité de Maxime.

— Et s'il t'arrive quelque chose ? 
— Ne t'inquiètes pas. 
— Si. Et tu sais très bien pourquoi. Tu crois que je vois pas qu'tu traines ? Où tu vas et comment tu te comportes ? 
— Macy... 
— Non. Arrête de croire que t'es invisible et que nous on est aveugles. T'as l'air d'un zombie.

Un silence s'installe. Mon souffle se fait discret.
Ce que soulève Macy n'attise pas une curiosité malsaine mais plutôt un besoin de comprendre. Depuis cette altercation, il a bien fallut que j'accepte certaines vérités dont l'une d'entre elle est encore la plus difficile à digérer. Et elle concerne Maxime.

— William me dit de te laisser tranquille. Mais non. Non parce que tu fais n'importe quoi, je sais où tu vas et ce que tu fais. T'as arrêté d'écrire à Alexander. Et tu crois que je vais rien faire ? Pourquoi moi j'aurais pas le droit de prendre soin de toi.
— C'est pas ton rôle.
— Bien sur que si ! Arrête de me raconter des conneries. Tu refuses aux autres de t'aider mais laisse-moi faire.
— Je suis juste fatiguée Macy.

Rangaine que je connais si bien. Que j'ai tant de fois répéter ces derniers temps.
J'avoue avoir l'impression de m'entendre.

— Conneries. Sois au moins honnête avec moi et dis le moi que t'es au fond du trou.  Tu fais genre mais je vois tout.
— Et tu veux que j'te dise quoi ?
— Ce qui va pas. Pourquoi t'es comme ça, pourquoi t'es défoncée la plupart du temps. 

Nouveau silence. Je fronce les sourcils et mon cerveau tourne à plein régime.
Maxime va mal. Et s'il y a bien une parole que je croirais sans hésité la concernant, c'est bien celle de Macy ou de William. De quel endroit parle-t-elle ? Qui est Alexander ? Un ami ? Petit-ami ? Cette dernière option me semble peu probable. Et de toute manière, ça n'est pas le détail qui m'interpelle le plus contrairement à celui concernant l'état dans lequel se trouve Maxime. Ce qui m'expliquerait beaucoup de chose. Un tas, en réalité.

- Tu sais pourquoi. 
- J'en sais que la moitié. Tu me dis plus rien, tu gardes tout pour toi, je te vois même plus deconner avec Mateo comme avant. Et ça avait l'air de passer avec Kezabel et pourtant j'te vois t'eteindre.  J'ai peur que tu fasses encore une bêtise.
- Je ferais rien tant que je devrais avoir un oeil sur toi. Le reste... Le reste c'est un cauchemar qui reste. C'est tout.

L'évocation de mon prénom me provoque une légère crampe au creux de l'estomac. Puis une deuxième survient lorsque je prends conscience de ce qu'elle entend par « faire une bêtise ».
Je fréquente de plus en plus régulièrement Maxime depuis presque deux mois et j'en ai apprit plus sur elle en deux minutes de conversation que durant tout ce temps où nous nous sommes ruer sur l'autre pour cramer quelques nuits ou pour simplement discuter à défaut de passer d'autres instants dans le silence, à lire pour elle, à dessiner pour moi.

Elle va mal.
Alexander.
Elle se rend quelque part, dans un endroit qui lui fait plus de mal que de bien.
Elle se défonce d'une quelconque manière.
Elle refuse de demander et d'accepter l'aide de qui que ce soit.
Elle a fait une tentative de suicide.
Et cette histoire de cauchemar que je ne comprends pas. Ni ce qu'elle appel « le reste ».

Et ça fait beaucoup de chose pour une personne que l'on pensait d'apparence, sans trop de problème, étant juste d'un caractère nerveux, voir explosif et aux allures moroses et blasées. Je ne prétends pas la connaître, loin de là (et pour preuve) mais apprendre tout ça d'elle est déstabilisant. Et ça m'affecte en réalité. La frustration est encore plus forte lorsque je ne me sens légitime de rien.
Je me recule d'un pas, puis de deux avant de me diriger vers les lavabos où j'actionne en premier lieux le jet d'eau, me passant sur le visage un coup d'eau froide. Puis, je laisse délibérément tomber ma trousse de toilette, ma brosse à cheveux, tube de dentifrice et un pot de crème. Et ce, dans le simple but de signaler ma présence. J'attends quelques secondes avant de les ramasser et m'avance vers la porte que j'ouvre, l'air de rien. Je jette un coup d'oeil dans le lit de Macy et ni trouve personne... Jusqu'à ce que j'arrive vers la porte du dortoir où le lit de Maxime s'y trouve. Où Maxime elle-même, s'y trouve. Assise sur le bord de son lit, une main dans ses cheveux, elle finit par lever son regard bleu clair vers moi. Je reste une seconde à peine à la regarder ainsi, sourire aux coins des lèvres. Les propos de Macy me sautent au visage : teint plus pâle que d'ordinaire, paupières lourdes, cernes sous les yeux, épaules affaissées. Mais même comme ça, je décèle ce quelque chose qui enflamme une part de moi.

— J'ai reçu un livre qui devrait t'intéresser hier. Si ça t'intéresse, tu n'as qu'à venir dans la semaine si tu veux.

Elle ne dit rien, se contente de me regarder.

— A plus tard.

Nouveau sourire et je me glisse hors des dortoirs pour rejoindre ma salle commune et récupérer mes affaires. Je sais déjà que tout ce que j'ai entendu me trottera dans la tête pour la journée, ne pouvant lutter contre ce besoin de comprendre, de la cerner. De l'aider, je l'avoue. Quand bien même j'ai conscience que mes gestes sont dérisoires face à la présence de Macy et William.

Mardi 3 Mars — Dans la soirée • Salle commune des Poufsouffles.

Assise dans un coin de la salle commune qui se trouve d'ailleurs agréablement calme ce soir, je buche sur mon devoir de Magie Noire que je dois rendre tout à l'heure à 20 heures. J'ai encore du mal avec le concept de nous mettre cette matière à ces heures là mais peu importe, le plus important étant que j'ai bientôt fini cette dissertation et qu'en plus de ça, je suis plutôt satisfaite du résultat. Et la journée a été encourageante, bien que bizarre. J'ai une Riley qui roucoulerait presque de voir que Vargas s'est lancé dans le grand bain en avouant que bon, ok, t'es ma nana pour de bon et j'ai pas envie d'en avoir une autre avec moi. J'exagère la chose mais ça m'amuse. Parce qu'elle est heureuse et qu'elle se sent mieux et ça, c'est suffisant pour rendre une journée un peu plus jolie et un peu plus colorée malgré les circonstances. Circonstances qui se sont d'ailleurs atténuées par la force des choses. Le calme est revenu, les sourires aussi, petit à petit. L'esprit de Megan plane toujours parmi nous mais avec plus de légèreté cette fois.
J'ai même vu Ora qui était en pleine action de Préfète en Chef, réprimandant gentiment mais avec un air presque désespérée un élève de 4ème année qui pensait qu'il avait le droit de décorer les armures du château avec des autocolants animés et des guirlandes « pour mettre un peu de sourire aux autres ».
J'ai également croisé Enzo, le gratifiant d'un bisou sur la joue puisque depuis qu'il m'a ramené son coquillage en Janvier, il ne se doute pas un seul instant que certaines de mes nuits cauchemardesques ont été apaisées par le bruit de cette mer factice se trouvant au creu de ce gros coquillage.
Puis il y a eu Maxime et mes éternelles questions qui ne trouvent pour le moment aucune réponses. J'ai pensé à aller voir directement Macy et William mais l'idée m'a parut stupide. Sauf si je souhaite faire en sorte à ce que Maxime arrête de me fréquenter... Le seul « réconfort » que j'ai avec tout ça c'est que je n'y suis pour rien dans cet éloignement. Et c'est d'autant plus frustrant.

Ma plume continue de gratter sur le parchemin, concentrée sur ce que j'écris, ne laissant aucune place au monde extérieur.

— Excusez-moi de vous déranger Madame la Préfette… Puis-je m’asseoir en face de vous et prendre quelques minutes de votre temps ? 

Léger sursaut, sourcils froncés, je lève mon regard vers cette voix masculine.

— Je comprendrais que vous soyez trop occupée. 

Et c'est un sourire qui s'affiche sur mon visage. Un vrai sourire. De soulagement peut-être, mais surtout d'agréable surprise. Caem se tient à côté de moi, le visage lumineux et plus reposé. Prêt à en plus de ça faire de l'humour. Je me redresse légèrement après avoir déposer ma plume, croisant les bras sur la table et arborant un air presque sérieux.
Et j'ai encore du mal à me faire à ce nouveau statut.

— Avant tout c'est Mademoiselle. Et après, je ne sais pas si le jeune homme que vous êtes a été assez sage pour avoir l'honneur d'obtenir quelques minutes de mon temps !

Je ris aussitôt, montrant bien que tout cela n'était qu'une annerie supplémentaire. Caem a été particulièrement distant ces derniers mois, au point de pousser Killian à venir me voir pour me demander de lui prêter main forte à ce sujet. Jamais le jeune homme ne m'a renvoyé sur les roses avec méchanceté ou avec violence, prenant toujours un certain recul pour le faire de manière courtoise et simple, faisant ainsi clairement passer le message, celui faisant comprendre qu'il n'avait pas particulièrement envie de parler à qui que ce soit.
Je n'ai jamais su pourquoi, s'il avait apprit une mauvaise nouvelle, s'il se sentait tout simplement vraiment mal, si une dispute avec un de ses proches a suffit pour le mettre dans cet état, mais j'ai respecté en silence son vœux gentiment partagé. J'aurai voulu pouvoir l'aider plus que ça, surtout après l'avoir croisé plusieurs fois avec cet air cireux et épuisé. Il m'a manqué. Même si je ne suis pas aussi proche de lui que d'autres dans ce château, Caem a toujours été un ami avec qui j'aime passé du temps. Calme, enjoué, doux et tranquille, il est apaisant. Et de le voir un peu plus détendu que ces derniers jours est plaisant. Je dirais même que ça me soulage.

— Allez viens, installe-toi.

Je lui fais de la place, écartant mes propres bouquins et mon grimoire pour les ranger à côté de moi. J'ai une impression de déjà vu concernant sa manière de m'approcher d'ailleurs...

— Je vois que tu perds la main en terme d'approche. Il me semble qu'il y a quelques mois c'était à coup de : jolie jeune fille. Et maintenant tu me vieillis horriblement avec un « Madame la Préfète » ! Je suis vexée jeune homme.

De nouveau un rire léger, accompagné d'un même sourire. Je me permets un peu d'humour, me remémorant ainsi cette fois où il est venu me trouver pour l'aider dans un devoir de Botanique, matière où j'ai la chance de pouvoir exceller grâce aux conseils de maman. Certes, la suite de cette fois-là n'est pas des plus joyeuses, même si Marcus n'est plus ici après ce qu'il a fait.
Je reprends avec le même sourire mais d'un air un peu plus sérieux, croisant mes mains sur la table sans le quitter du regard. Il a l'air d'aller mieux... du moins je l'espère.

— Alors comment tu vas ? Tu t'en sors mieux en Bota ?

Même si en réalité, je souhaite surtout savoir comment tu te sens aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Mar 24 Nov 2015 - 12:33

Il aimait ce sourire. Kezabel faisait partie de ses personnes douces, agréables, dont le sourire vous met de bonne humeur. Un simple sourire. Ça lui avait manqué. Caem se rendait compte, alors qu’il renouait peu à peu avec le monde extérieur, de tout ce qu’il avait loupé, de tout ce à quoi il avait dit au revoir le temps de se reconstruire. Il comprenait maintenant que s’il voulait être heureux, il avait besoin de toutes ces petites choses, aussi simples soient-elles. Un sourire pouvait suffire, à lui redonner envie de se battre, à retrouver la chaleur doucereuse d’une amitié. Inutile de s’y méprendre, il n’y avait rien de déplacé dans le fait que le jeune homme aime tant ce sourire. Si une fois Killian avait perdu le contrôle, pensant qu’il pouvait y avoir entre eux quelque chose de plus, pour le russe, tout avait toujours été parfaitement clair. Il appréciait énormément Kezabel, se sentait bien à ses côtés et avait envie d’en savoir plus sur cette jeune femme. Mais il mettait un point d’honneur à être honnête et franc en amour. Sa relation avec Killian ne serait jamais atteinte. La jeune femme en face de lui était dans une autre catégorie, importante, indispensable mais différente. Aussi, il ne voyait aucun mal à dire à quel point ce sourire lui avait manqué. Ce n’était que factuel en un sens. Il fut tout aussi ravi de voir que la jeune femme n’avait pas perdu de son humour et surtout, ne semblait pas le rejeter. Bien qu’elle jouait très bien le rôle de la Préfette sévère, Caem savait parfaitement à quoi s’en tenir. Cela ne l’empêcha pas pour autant de faire de petits yeux suppliants et de montrer le visage le plus adorable qu’il pouvait. Oui oui, il était capable de faire ça aussi. Certes ce n’était pas dans ses habitudes de jouer cette carte mais bon… Enfin ça ne dura pas longtemps puisque dès qu’il entendit le rire de Kezabel, il ne pu retenir le sien et se laissa aller à cet élan de bonne humeur. Aussi, alors qu’elle l’invitant à s’asseoir à côté d’elle, le jaune aida sa camarade de maison à faire de la place et s’assit tout en douceur à ses côtés, sourire toujours aux lèvres. Depuis qu’il recommençait à vivre normalement, il se mettait à savourer chaque instant avec encore plus de ferveur et ressemblait de nouveau à ce type que tout enchante, pour qui tout est beau. Certes il n’était pas si naïf que ça mais il aimait cette vision positiviste du monde et ne comptait pas s’en débarrasser si facilement. L’esprit léger, il rit de nouveau à la remarque de Kezabel sur sa technique d’approche. Oui certes, il devait être un peu rouillé…

“Faut croire que j’ai perdu la main… Mais si tu y tiens, je vais m’entraîner et je te promets que la prochaine fois, tu ne seras pas déçue !”


Grand sourire. Il était sincère en plus. Oui bon certes il n’allait pas travailler ses techniques d’approche mais il comptait bien trouvait une formulation accrocheuse qu’il pourrait lui sortir la prochaine fois. Bah quoi? Il pouvait bien s’amuser un peu non. Se détendre, prendre les choses à la légère. Il avait beau ne pas être le plus grand déconneur de la terre, il avait besoin aussi parfois de se lancer des défis idiots ou simplement de se contenter de petites plaisanteries. Il était déjà assez sérieux comme ça le reste du temps…
Caem s’installa donc confortablement dans le fauteuil, ses yeux fixé sur les affaires de Kezabel. Non pas qu’il cherchait à l’espionner et à savoir ce qu’elle était en train de faire précisément. En réalité c’était plus comme si ses fournitures l’avaient happés. Pendant quelques secondes il était absorbé dans ses réflexions, pensant un peu à tout et à rien. Il fut tiré de cet état de bug par la voix de sa camarade qui s’élevait de nouveau. Caem comprit immédiatement qu’elle s’attachait plus à son état qu’à ses progrès en botanique mais la façon qu’elle avait de poser la question avec délicatesse lui plaisait. Il secoua alors la tête et reporta son regard sur elle, un sourire doux sur le visage.

“Je vais bien, je crois qu’on peut le dire oui, malgré tout ce qu’il s’est passé… Je vais bien. Et la botanique ça va bien mieux depuis que je me suis porté sur les propriétés médicinales des plantes. Mais du coup forcément, j’ai un peu laissé de côté d’autres matières… C’est un cercle vicieux on va dire.”


Oui. Surtout que ces derniers temps Caem n’avait étudié que certaines matières en particulier, celles qui lui ouvraient les portes de la médecine. pour le reste, il avait eu bien du mal à se concentrer, à s’axer dessus. Alors forcément, il allait devoir mettre les bouchées doubles s’il ne voulait pas redoubler une année. Il savait que c’était quelque chose qui risquait de lui arriver. En venant ici il avait eu la chance de rentrer directement dans l’année correspondant à son âge mais il avait déjà du retard. Alors forcément, s’il avait des périodes de trous… Enfin, il verrait bien. Il ferait de son mieux et aviserait le moment venu. Pour l’instant, ce n’était pas le plus important. Caem se tourna alors légèrement pour que son corps soit en face de Kezabel et il la regarda droit dans les yeux.

“Je voulais m’excuser. J’assume ma prise de distance, j’avais mes raisons. Mais ce n’était sans doute pas agréable pour toi que je refuse de parler du jour au lendemain. Et surtout, je n’ai pas pris le temps de faire attention à toi ces dernières semaines. Je sais que tu as des amis proches qui sont là mais… Qu’importe, je voulais m’excuser, j’ai pas vraiment été le parfait gentleman dernièrement.”


Si bien qu’il n’avait pas la moindre idée de ce par quoi Kezabel avait pu passer. Caem était resté dans sa bulle pendant trop longtemps. Il avait perdu contact avec le monde extérieur, ne faisait plus attention à rien ni à personne. Et oui c’était une faute. Il avait oublié de veiller sur certaines personnes, sur ceux qu’il déclarait comme ses amis et ce n’était pas honnête. Alors il devait des excuses, quoi que pouvaient en penser les autres. C’était important à ses yeux et indéniablement, il sentait un poids s’enlever alors qu’il venait de formuler tout cela à voix haute. Caem afficha alors un nouveau sourire, tout en gardant son regard dans celui de Kezabel.

“Alors dis moi…. Comment tu vas toi ?”

Question simple. Il aimerait que la réponse le soit tout autant, que Kezabel lui dise être en pleine forme. Ça pouvait être ça comme tout autre chose. A vrai dire, il n’en avait aucune idée. De même, elle pourrait lui mentir, il ne lui en tiendrait en aucun cas rigueur. Pour lui, nul n’était tenu de partager son mal-être. Si quelque chose n’allait pas et qu’elle ne voulait pas le partager, il le respecterait largement. Mais il voulait qu’elle sache qu’il était de nouveau parmi le commun des mortels et prêt à être là pour elle si le besoin s’en faisait sentir. Ce regard qu’il portait sur elle était donc doux et bienveillant. Aucune obligation, aucun drame. Simplement une main tendue qui n’était pas prête de partir. Plus maintenant.
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Lun 7 Déc 2015 - 16:16

Que Caem ait perdu la main ou non pour charmer, ça n’est pas ce qui m’importe en réalité. Le détail sur lequel je me focalise est la lueur dans son regard, celle qui donnait pour impression d’avoir mis les voiles depuis un certain temps déjà. Accompagné de ce sourire qui lui est propre, je retrouve cet éclat au creux de ses yeux clairs qui, je l’admets, m’avait manqué. Lui tout entier m’avait manqué. L’avoir pour camarade de maison et de ne pas pouvoir l’approcher ou même lui parler était aussi frustrant qu’inquiétant. Mais le voir désormais avec ce sourire fait du bien, je dirais même que ça soulage. Je serais prête à l’écouter me raconter un bon millier d’âneries si c’était pour le voir aussi souriant.

— Je vais bien, je crois qu’on peut le dire oui, malgré tout ce qu’il s’est passé… Je vais bien. Et la botanique ça va bien mieux depuis que je me suis porté sur les propriétés médicinales des plantes. Mais du coup forcément, j’ai un peu laissé de côté d’autres matières… C’est un cercle vicieux on va dire.
— Les propriétés médicinales, carrément ?

Mon sourire s’élargit, ravis de voir que Caem se donner autant pour quelque chose qu’il aime. J’ai eu vent de sa volonté de travailler du côté médicale et comme déjà discuté, je pense que c’est un cursus qui lui va plutôt bien. C’est un garçon attentionné, vif et suffisamment acharné pour réussir ce qu’il entreprend. J’ai toute confiance en lui quant à sa réussite dans ce domaine.

— Ne t’en fais pas pour les autres matières, si jamais tu as besoin viens me voir. On pourra peut-être bosser certaines choses ensemble comme pour la bota.

J’étais prête à lui proposer devenir avec Enzo le mercredi après-midi mais autant dire que je ne suis pas certaine de les vouloir tous les deux ENSEMBLE parce que je sens que la connerie prendra rapidement le dessus. Oui Messieurs, même si je vous sais très sérieux quand il le faut !
Ceci dit ça ne serait pas une mauvaise idée de les réunir si jamais il y a vraiment besoin. C’est à se demander si je ne devrais pas penser sérieusement à me pencher sur le cursus professoral…

Caem se tourne légèrement vers moi, ce qui capte mon attention. Son regard se braque dans le mien et j’attends patiemment, demi-sourire aux lèvres. Son visage a aussitôt prit une expression plus sérieuse, bêtement je m’attends à quelque chose de plus ou moins grave…

— Je voulais m’excuser.

Je hausse les sourcils, surprise.
S’excuser ?

— J’assume ma prise de distance, j’avais mes raisons. Mais ce n’était sans doute pas agréable pour toi que je refuse de parler du jour au lendemain. Et surtout, je n’ai pas pris le temps de faire attention à toi ces dernières semaines. Je sais que tu as des amis proches qui sont là mais… Qu’importe, je voulais m’excuser, j’ai pas vraiment été le parfait gentleman dernièrement.

Je ne m’attendais pas à des excuses. J’en suis aussi surprise que touchée lorsqu’il me dit qu’il n’a pas pris le temps de faire attention à moi. Le fait qu’il prenne ses distances n’a pas été pour moi une trahison ou quelque chose qui m’a vexée, même si j’en étais inquiète. Je le connais suffisamment pour savoir qu’il n’est pas du genre lunatique et à refuser tout contact avec moi du jour au lendemain, sans raison et que donc, son comportement devait être justifié. Quel qu’en soit l’explication.
Il s’excuse… mais est-ce que j’ai été meilleure que lui ces derniers temps ? Je ne pense pas. J’ai également vécue une lourde période. Stressante, angoissante, usante. Au point de me perdre moi-même, de ne plus comprendre ce qu’il se passait autour de moi. C’est quelque chose que je ne connaissais pas jusqu’ici, moi qui avais toujours su garder la tête sur les épaules et le regard droit. Alors je comprends suffisamment la décision de Caem concernant cette distance instaurée. C’était surprenant et inquiétant mais jamais je ne lui en voudrais d’avoir voulu prendre le large pour aller mieux.

Je lui accorde un sourire, m’apprêtant à lui répondre mais il fut plus rapide que moi.

— Alors dis moi…. Comment tu vas toi ?

Après avoir passé l’étape des retrouvailles, l’instant se mue en une ambiance plus intime. Comment je vais ? Mieux. Je ne suis peut-être pas encore tout à fait sur des bases solides mais j’ai la chance d’avoir des proches comme Riley, Ora ou même Enzo pour m’aider, sans qu’ils ne le sachent, à me reconstruire doucement. Même Maxime, sans le savoir, à apporter son aide malgré ses nombreux silences. Il y a eu trop d’accumulations, trop de choses, de vérités, d’évidences et d’angoisse pour que je ne sache gérer tout cela toute seule et j’ai mis bien trop de temps avant de m’en apercevoir et de l’accepter. Ils ont été merveilleux avec moi sans s’en rendre compte.

Je lève mes yeux vers Caem qui est devenu un ami au fil du temps et ce malgré le premier incident avec Marcus dont je ne suis même pas sûre qu’il se souvienne de son existence.
Mon sourire s’élargit en douceur.

— Tu n’as pas à t’excuser Caem. Je t’avoue que de ne plus te voir du jour au lendemain a été plus inquiétant que vexant. Je suis contente de te voir en pleine forme.

Ma sincérité est plus que visible, tout comme mon soulagement. Ceci dit, je peux comprendre que certains de ses proches aient pu mal prendre son silence qui s’est vu naitre du jour au lendemain. On peut tout d’abord le prendre pour soi pensant que nous sommes le problème, puis tout simplement être blessé d’avoir été ainsi mit à l’écart.
Ça n’est pas le cas de mon côté, peut-être parce que je sais moi-même à quel point nous pouvons être perdu dans un épais brouillard d’incompréhension lorsque nous touchons le fond.

— On a tous parfois besoin de prendre le large comme ça, ça fait toujours du bien de refaire une petite mise au point tout seul dans son coin. Le principal c’est que tu sois là et que surtout, tu n’aies pas perdu ce petit sourire charmeur.

Je le taquine ouvertement et il le sait, ce genre de compliment ne fait jamais de mal d’autant plus qu’il n’a rien de tendancieux. Nous sommes absolument clairs à ce sujet et jamais ça ne me traverserais l’esprit.
J’entreprends de ranger rapidement mon espace de travail avant de me revenir vers Caem, restant concentrée sur notre conversation.
Il est bon de le retrouver.

— Je vais bien. Enfin mieux. Geste peut-être un peu nerveux, je porte mes doigts aussitôt sur le bracelet que Riley m’a offert à Noël. Ça a été un peu difficile ces derniers temps. En dehors de tout ça je veux dire.

La situation a été effectivement difficile pour tout le monde si nous tenons essentiellement compte de ce qu’il s’est passé et du retour en fracas des Supérieurs. Mais aussi de la mort de Megan. Elle était de notre maison, elle était dans ma classe depuis le début, faisant partie d’un quotidien qui n’a jamais été désagréable. Alors si pour nous sa mort a été difficile, qu’en est-il pour Cameron ? Pour tous ses proches ? Riley va de mieux en mieux et j’y veille, peut-être en silence certes, mais je garde toujours un œil sur mon amie. De près comme de loin. Le temps fait doucement son œuvre.
J’ai appris avec tout ça que l’ouverture de soi n’est pas forcément une mauvaise chose. Se confier, lâcher quelques brides de ce que je suis, ai vécu, à un ami comme Caem pourrait même permettre à un réel échange, le poussant peut-être à la confidence de son côté. Même si je ne suis pas Zora ou Killian. Je capte le regard interrogateur de mon ami et baisse la voix d’un ton.

— Je ne sais pas si tu te souviens de Marcus… Pur réflexe, tout aussi nerveux que celui de porter les doigts au bracelet, je jette un regard rapide aux alentours. Celui qui t’avais blessé l’été dernier suite à un duel. J’ai eu quelques soucis avec lui, surtout depuis que les Supérieurs ont refait surface en Décembre.

Il s’est laissé porter et gorger par la joie de les revoir, la simple idée qu’ils reviennent le faisant sentir plus puissant et plus imposant. Je n’ai pas parlé de tout ça depuis longtemps, c’est un sujet que j’évoque très rarement, voir jamais. Et je regretterais presque mes mots parce qu’ici, je ne suis pas la seule à en avoir bavé en plus des circonstances. Il m'arrive parfois de le revoir trop proche de moi dans mes cauchemars ou tout simplement, de me remémorer dans un moment d'égarement à quel point je suis passé à côté du pire. Parce qu'il y a toujours pire avec des hommes comme lui.
Pourtant je continue, toujours sur le ton de la tranquillité malgré ma légère nervosité.

— J’étais un peu sous pression ces derniers temps entre Marcus, les Supérieurs et quelques petits problème de famille.

Je fais référence à Shannon mais aussi à maman dont le souvenir funeste s’est insinué dans mes cauchemars de plus en plus fréquemment au point de m’en épuisé moralement et physiquement. Je n’en voyais plus le bout, ne comprenant rien à ce qu’il se passait jusqu’à ce que j’explose littéralement devant les yeux d’Emily. Décidément la jeune femme se trouvait dans le coin à chaque fois que je me décidais à évacuer la pression. Et sans elle, je n’aurai pas aussi bien digérer et compris tout ça. Elle a eu elle aussi un gros rôle là-dedans et je ne l’oublie pas. Tout comme je n’oublie pas ses propres problèmes.

— Ah ! Je lève l’index, marquant mon illumination. Je me suis battue avec une fille de notre maison aussi. Je sais, on ne dirait pas que j’en suis capable avec mes bras tout maigrichon mais t’en fais pas j’ai su défendre ma dignité avec honneur.

Je lâche un rire amusé même si en réalité ça n’est pas si drôle que ça…. D’autant plus quand on connait les raisons de cette explosion d’hormones et de colère. Et je parle de dignité ? Elle s’est vue aussi fracassée que le nez de Delphine ce jour-là. L’histoire avec Maxime n’en était pas la cause principal mais je ne peux pas nier à quel point ce « détail » a eu un effet déclencheur dans tout ça, en plus de ma fatigue.

— Ca n’a pas été trop durs ces derniers temps ? J’ai cru comprendre que c’était aussi compliqué avec Killian.

La jeune femme n'a pas hésité à prendre son culot entre deux mains pour venir me le poser en face, me demandant d'essayer de comprendre ce qu'il arrivait à Caem, me faisant aussi comprendre que ce n'était pas tellement la joie entre eux deux.
Il n’est pas obligé de me répondre ou il peut également se contenter d’être bref et sans mentionner quelconques détails. Encore une fois, je ne lui en voudrais pas puisque mon seul plaisir ici est d’enfin le retrouver. Il semble avoir pris maturité, tout du moins c’est l’impression que ça me donne à le regarder comme ça, de voir ses traits un peu plus durcies quand bien même il reste pour moi un jeune homme au visage qui invite clairement à le papouiller comme un enfant.

— On peut aussi parler de tes projets de médecin ou de cette petite photo de toi retouchée que j’ai vu il y a quelques temps …

Mon sourire s’élargit.
Crois-tu vraiment que nous pouvons oublier ce genre de détail ?
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Dim 13 Déc 2015 - 16:31

Et oui, les propriétés médicinales, carrément ! Caem aurait pu perdre totalement biais par rapport au cours. Avec la période qu’il venait de traverser, la réussite scolaire n’était clairement pas sa spécialité alors oui, il aurait pu couler. Mais heureusement, cette passion pour la médecine, cette envie de soigner les gens l’avait légèrement gardé hors de l’eau. En s’accrochant à cette envie, à ce rêve, le jeune homme avait pu garder un contact avec la réalité. En se plongeant de jours en jours dans des manuels de médecine, il avait pu se visualiser un avenir et si, en un sens, cet attrait aurait pu paraître anodin, en y réfléchissant, il semblait essentiel à sa guérison. Aussi, face à la surprise de Kezabel, Caem s’était contenté de sourire et d’hocher doucement la tête. Oui elle avait bien entendu et il pourrait lui en parler pendant des heures si elle le souhaitait. Parce que c’était vraiment son domaine. M’enfin, il avait d’autres choses à faire avant de l’ennuyer avec ça. La jeune femme en tout cas de son côté n’avait rien perdu de son entrain puisqu’elle en était arrivé à lui proposer son aide pour les cours. Nouveau sourire sur le visage du russe. C’était fou cette capacité qu’elle avait de se montrer altruiste en permanence. Comme si donner de son temps pour aider un autre élève n’était rien. Comme si n’importe qui aurait pu le faire… Dans une société idéale oui sans doute. Mais dans le contexte actuel, cela ne faisait que prouver une fois de plus, aux yeux du jeune homme, que Kezabel était vraiment une fille en or.

Une fille aussi bien méritait donc des excuses et des explications. Caem n’allait certes pas lui livrer le détail de ses réflexions solitaires mais il se devait au moins de lui expliquer pourquoi il avait disparu du jour au lendemain. C’était important par rapport à elle mais aussi pour lui. C’était une façon de montrer qu’il avait réellement réussi à avancer et que cette phase était désormais derrière lui. Et encore une fois, Kezabel s’illustra par sa douceur et sa compréhension. Apparemment, pour elle, il n’y avait aucun souci dans sa démarche et elle semblait se réjouir de son retour sans pour autant lui en vouloir d’avoir pris le large pendant quelques temps… Cela lui faisait du bien d’entendre ça. Il n’en voulait ni à Killian ni à Zora d’avoir été en colère. Mais entendre une approche différente lui était malgré tout agréable.

« Merci Keza, vraiment. Et pour mon sourire t’inquiète pas, je le travaille avec acharnement. »

Et le revoilà d’ailleurs, ce fameux sourire, accompagné d’un éclat amusé dans le regard. Enfin, ils avaient assez parlé de lui maintenant. Si Kezabel acceptait aussi facilement son retour alors il préférait se concentrer sur elle, savoir comment s’était déroulées les dernières semaines pour elle. Et apparemment, tout n’avait pas été rose pour elle. Le russe ne pu s’empêcher de froncer les sourcils quand il la vit triturer un bracelet tout en lui disant que les derniers temps n’avaient pas forcément été simples. Caem resta cependant silencieux, attendant que la jeune femme lui en dise un peu plus, si elle le souhaitait. Kezabel évoqua alors Marcus et le visage de Caem se referma aussitôt. Oh oui il se souvenait de ce sale type. D’ailleurs, il se souvenait aussi qu’il avait littéralement disparu de l’école. Était-ce lié aux soucis qu’il avait eu avec la jeune femme ? Ça en devenait légèrement inquiétant.

« Je suis du genre à voir le bon en chacun mais ce type est malsain… Je suis désolé d’apprendre qu’il s’en soit pris à toi… »

Caem était vraiment désolé et même un peu en colère. Il ne savait pas ce qui avait pu se passer entre Kezabel et Marcus mais il s’en voulait de ne pas avoir été là pour aider la jeune femme. Seulement, se laisser manger par les remords ne l’aiderait en aucun cas, ni lui, ni la jeune femme. Alors il devait accepter et croiser les doigts pour que cette histoire soit réellement derrière elle. Au moins, elle osait en parler. Caem la regardait avec douceur alors qu’elle évoquait ses différentes sources de problème Elle était plutôt réservée et discrète sur sa vie privée et Caem acceptait cela sans aucun problème. Il espérait juste qu’elle s’en sortait… En tout cas, elle semblait capable de parler de tout ça avec recul. Du moins surtout lorsqu’il s’agissait de ce qui l’avait mis suffisamment en colère pour frapper quelqu’un. Sur le coup, le russe devait bien avouer qu’il était complètement sidéré et cela devait se voir sur son visage. Kezabel ? Vraiment ? Frapper quelqu’un ? Ca lui paraissait totalement improbable.

« Alors là… Je sais pas ce que cette fille avez fait mais waouh… Tu devais être sacrément en colère. »

Ce n’était en aucun cas un jugement. Certes Caem était contre la violence mais il était bien placé pour savoir qu’un dérapage ça pouvait arriver, qu’on pouvait tous péter une durite et en venir aux mains une fois dans sa vie. Et puis, le petit rire de Kezabel lui donna l’impression que rien de grave n’était ressorti de cette histoire et c’était le principal. En tout cas, le russe se rendait compte qu’il avait loupé pas mal de choses ces derniers temps. Non seulement il n’avait pas eu de contact avec grand monde mais en plus il s’était tellement renfermé dans sa bulle qu’il n’avait même pas pu observer ce qu’il se passait dans sa propre école. Un véritable ermite en somme. Ce qui lui avait valu pas mal de soucis et notamment avec Killian comme l’évoquait Kezabel à l’instant.

« Je me suis coupé de vraiment tout le monde ces derniers temps. Le seul à qui je parlais encore c’était Enzo. Alors oui forcément, ça n’a pas été simple. Mais c’est fini maintenant. »

Cela ne gênait pas Caem de parler avec Kezabel de lui. Il avait confiance en elle et savait très bien qu’elle n’utiliserait pas ses paroles contre lui. Mais oui, c’était du passé et il considérait qu’il n’était plus nécessaire de revenir dessus. L’avenir lui dirait si son absence avait réellement porté préjudice à leur relation… Il espérait que non bien évidemment mais de toute façon, il ne pouvait pas revenir en arrière.
En tout cas Kezabel ne semblait en aucun cas vexée par sa réponse. Cette dernière ne l’empêcha en aucune façon d’aborder un tout autre sujet n’étant pas nécessairement à l’avantage de Caem. Ces fameuses photos… Le jeune homme écrasa alors un léger rire. Oui il ne pouvait pas nier leur existence.

« Ah ça… Disons qu’avec Mateo on avait décidé de redécorer la chambre d’Enzo pendant son absence et comment dire… Il a ressenti le besoin de se venger, je vois pas pourquoi ! »

Non vraiment pas ? Bizarre… En tout cas cette histoire les avait bien fait rire tous les trois. Certes ces photos ne le mettaient pas à son avantage mais ce n’était pas comme s’il en avait quelque chose à faire à vrai dire. Si ça pouvait faire rire les gens, au contraire, ils devaient tous en avoir bien besoin.

« En tout cas, si moi j’ai loupé pas mal d’épisodes, toi par contre, je vois que tu as gardé les yeux bien ouverts. »

Petit sourire.

« J’espère sincèrement que ça va mieux pour toi et sache que si je peux t’aider en quoi que ce soit, n’hésite pas. »

Soyons sérieux quelques secondes. Caem voulait que cela s’inscrive bien dans l’esprit de Kezabel. Il avait été absent, fantomatique même. Mais maintenant qu’il était de retour dans le monde réel, il comptait bien reprendre son rôle auprès de ses amis. Que ce soit simplement en discutant de tout et de rien ou en aidant sur des sujets plus précis, il voulait montrer qu’il était là. Même si Kezabel préférait ne pas parler de tout ça et juste, vivre normalement, il comprenait et agirait en conséquence. Parce que les touches d’humour qui avaient parsemé le discours de la demoiselle, il était évident que nombre de choses lui avaient pesé ces derniers temps.

« Le seul truc que je ne peux pas faire c’est frapper quelqu’un pour toi, j’avoue que c’est pas trop mon domaine. »

Caem afficha alors un petit sourire. Moqueur ? Non ! Mais amusé. Oui il faisait clairement référence au fait que la jeune femme se soit battue et non il n’en revenait toujours pas.
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Mar 22 Déc 2015 - 12:38

Le retrouver faisait simplement du bien. Comme une sorte de soulagement qui dénoue certaines choses chez vous, pour en ressentir un allègement de soi. Je n’ai pas été en colère contre Caem puisque sa prise de distance n’a pas été faite de manière virulente. Il ne m’a jamais rien reproché, ni agressé sans raison. Les seules tentatives que j’ai faites pour essayer de discuter avec lui se sont soldés en échec mais jamais avec agression. Caem évoquait simplement l’envie de rester un peu seul, de ne pas avoir trop envie de parler. Comment le lui reprocher ? Chacun traverse à un moment donnée une période trop étouffante pour réussir à supporter le poids des autres. Mais maintenant qu’il était de retour, à quoi bon épiloguer sur son absence ? Ou du moins sur le fait de savoir si je lui en voulais ou non mais si jamais Caem souhaitait parler de cette période un peu sombre, à aucun moment je ne l’en empêcherais. Bien au contraire.
 
Le fait de savoir qu’il ne parlait qu’à Enzo ne me vexe pas. Si j’étais dans sa situation, Riley serait sûrement l’une des seules que je tolèrerais avec Ora. Ce n’est pas forcément explicable, certaines choses ne le sont pas. Ici, l’important est de retrouver Caem avec son éternel sourire mais aussi sa présence réconfortante et apaisante. C’est le genre de garçon avec qui vous avez envie de passer du temps pour pas grand-chose, parce que ses airs tranquilles balaieraient presque toutes la pression que vous pouvez cumuler.
Et lorsque j’évoque cette fameuse photo retouchée qui nous a tous fait éclater de rire, Caem a l’air de plutôt bien le vivre.
 
— Ah ça… Disons qu’avec Mateo on avait décidé de redécorer la chambre d’Enzo pendant son absence et comment dire… Il a ressenti le besoin de se venger, je vois pas pourquoi !
— Bizarrement le fait que tu sois de mèche avec Mateo aurait tendance à me faire penser qu’Enzo avait toutes les raisons de se venger…
 
Parce que si je ne connais pas encore le potentiel d’humour de Caem, je connais en revanche très bien celui de Mateo puisqu’il a été jusqu’à donner un filtre d’amour à Maxime pour qu’elle tombe amoureuse de Riley. Donc à partir de ce moment-là, j’estimerais presque que ce garçon est prêt à tout pour un peu d’humour que parfois lui seul juge amusant. D’ailleurs, si Caem a été surprit de m’entendre évoquer ma récente altercation avec Delphine, je suis moi surprise d’entendre qu’il s’entend bien avec Mateo.

— En tout cas, si moi j’ai loupé pas mal d’épisodes, toi par contre, je vois que tu as gardé les yeux bien ouverts.
— En même temps, c'était difficile de ne pas louper ça.... tout le monde était agglutiné devant !

Mon sourire se joint au sien sans difficulté. Ce jour là on aurait pu croire qu'un événement exceptionnel s'était produit. Une deuxième sortie à Pré-au-lard ou même que les Supérieurs avaient été terrassés... Mais à part voir Mateo et Caem dans des tenues très avantageuses, il n'y avait rien d'autre mais ça n'empêchait pas les élèves d'être incroyablement fasciné par ce spectacle hilarant.

— J’espère sincèrement que ça va mieux pour toi et sache que si je peux t’aider en quoi que ce soit, n’hésite pas. 
— Merci Caem, c'est adorable de ta part.

Mon sourire s'affaisse un peu mais reste présent malgré tout. S'il peut m'aider ? S'il connait un remède pour ne plus avoir la sensation des mains de Marcus sur moi lors de quelques cauchemars, je suis preneuse. Le temps fera son œuvre même si je sais que c'est quelque chose qui me restera longtemps, je suis bien entourée, j'ai la chance d'avoir des personnes sur qui compter et qui m'aide, sans le savoir, à franchir un certain cap. Marcus me reste encore dans certains couloirs, certaines parcelles d'ombres ou même dans mes moments d'égarements. Je ne ne peux pas balayer d'un simple coup cette pression qu'il a eu sur moi, ni le soir où il m'a prise en chasse dans le parc. Ca viendra, il me faut juste du temps. Comme pour toute cette histoire avec Maman, cette crise, mes nerfs qui menaçaient d'exploser à tout moment, cette soudaine prise de conscience.

— Le seul truc que je ne peux pas faire c’est frapper quelqu’un pour toi, j’avoue que c’est pas trop mon domaine.

Cette fois je laisse échapper un rire amusé. Jamais je ne lui demanderais ça, ni à lui, ni à qui que ce soit, mais j'ai saisi le message.

— T'en fais pas, ça ne devrait pas arriver avant un bon moment. Et je n'ai pas un si mauvais crochet visiblement.

Me battre n'est pas quelque chose que j'apprécie vraiment, ni une pratique que je mets souvent en œuvre. Je dois même dire que rare sont les fois où cela à pu arriver. Pour Delphine, les circonstances étaient différentes... Elle n'avait rien demandé, rien cherché. Son seul tord était d'avoir couchée avec Maxime la veille. Son seul tord a été de se retrouver sur ma route alors que je venais de l'apprendre, que j'étais usée comme jamais et que j'étais à boud de nerfs.
Et malgré ça, je n'arrive toujours pas à faire la part des choses et l'apprécier. C'est ridicule.

— Caem, ça te dis de faire un tour au Patio des 4 saisons ? Tu connais ?

Après tout, quitte à avoir une discussion agréable autant que ça le soit dans un endroit qui le soit tout autant. Un printemps me ferait plaisir d'ailleurs. Ma saison préférée, là où bourgeonne les fleurs. Cette époque où maman s'occupait de ce magnifique jardin qu'elle entretenait soigneusement.
J'attends son approbation avant de me lever, tout en rangeant mes affaires soigneusement dans mon sac que je garde avec moi. Peut-être que je pourrais finir mon devoir là bas, qui sait. Et parler avec Caem est plaisant, j'apprécie vraiment le fait de l'avoir de nouveau dans mon périmètre et autant fêter nos retrouvailles comme il se doit.

— D'ailleurs pour fêter ton retour jeune homme, que dirais-tu à ce que l'on s'accorde un petit dessert ?

Aussi parce que j'ai un peu faim mais c'est une tout autre histoire !
Nous nous dirigeons vers les cuisines – même si encore une fois on ne devrait pas faire ça parce que j'ai quand même un exemple à donner... - où les elfes de maison nous accueuil comme toujours avec de grands sourires. Il n'est pas trop tard, le repas s'est terminé il y a peu ce qui fait qu'il reste des montagnes de petits desserts qui feront très bien l'affaire.
Je le laisse faire son choix, je fais le mien pour une petite tarte à la framboise surmontée d'une petite pointe de crème et nous levons les voiles pour le Patio cette fois. Nous sommes sur le chemin et la question fuse plus vite que je ne l'aurai pensé.

— Est-ce que ça va mieux avec Killian ?

Ca n'est pas de la curiosité malsaine mais je garde encore en mémoire cette journée où elle est venue me voir – avec un certain culot – pour me demander un service : Prendre soin de lui. Si j'ai bien compris ils étaient particulièrement en froid tous les deux, en partie parce que Caem avait prit ses distances. Est-ce que Killian a su comprendre et pardonner tout ça ? Ca ne me regarde pas mais je m'inquiète, tout naturellement et tout simplement. Comme Caem pourrait le faire avec moi.

— Désolée, tu n'es pas obligé de répondre. Je me tourne vers lui tout en continuant ma route, sourire d'excuse aux lèvres. C'est juste que la dernière fois que nous nous sommes parlés elle et moi, elle paraissait vraiment soucieuse.

C'était même bien plus que ça pour qu'une fille comme elle vienne me demander ça à moi, a qui elle ne parle jamais.
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Mer 30 Déc 2015 - 10:21

C’était agréable de retrouver des gens qu’il avait dû laisser de côté pendant si longtemps. Si Caem était entièrement responsable de l’espace qui s’était installé entre lui et Kezabel ce n’était pas pour autant qu’elle ne lui avait pas manqué. Bien au contraire. Même s’il avait besoin d’être seul régulièrement, même s’il avait tendance à garder bien des choses pour lui et à vivre beaucoup dans son petit monde, il n’en restait pas moins qu’il s’attachait réellement, sincèrement aux gens. En général lorsqu’il nouait une amitié avec quelqu’un ce n’était pas juste comme ça, parce que ça faisait bien, pour passer le temps. Non il savait s’attacher au plus profond de lui-même et ressentir ce besoin de savoir comment l’autre évolue, si sa vie se construit correctement. Ce besoin aussi de passer un moment ne serait-ce qu’à discuter, à échanger un peu, à partager. Ce simple échange avec la jeune femme était donc une source de bonheur pour lui surtout qu’elle semblait avoir trouvé le moyen de le faire rire. Lorsqu’elle évoqua le fait que si ses méfaits avaient été accomplis avec Mateo alors ils méritaient certainement une vengeance de la part d’Enzo, le russe éclata de rire. Il adorait cette image qu’on avait de lui. Des trois il était clairement le petit ange, le gentil garçon souriant que tout le monde apprécie et qu’on n’imagine pas faire une connerie. Il le savait très bien mais ça l’amusait de l’entendre dire de la part de Kezabel. S’est alors qu’une lumière se fit dans son esprit. La meilleure amie de la demoiselle n’était autre que Riley la fille qui semblait être désormais lié à son cher ami… Intéressant. Caem se demandait bien alors quelle image elle pouvait avoir de ce sale gosse de latino. Mais bref, ce n’était pas le sujet. En tout cas, son association avec Mateo avait fait parler et la jolie blonde ne manqua pas de lui rappeler que tout le monde avait bien vue la vengeance d’Enzo, avait bien cherché à en voir tous les détails. Caem afficha un nouveau sourire.

« Il faut avouer que l’image était drôle… Et oui je crois que comme toi beaucoup ne s’attendaient pas à nous voir associés avec Mateo ! »

Oui Caem avait bien senti la surprise dans la voix de Kezabel. Mais au final, ces trois là étaient loin d’être aussi opposés qu’il pouvait y paraître. Ils avaient même pas mal de points communs qu’ils cultivaient. Et surtout, ils s’entendaient bien. Enzo était peu à peu entrain de prendre une place proéminente dans la vie du russe, il ne pouvait pas le nier. Il avait été là dans les pires moments et était toujours là quand il s’agissait de déconner, de parler de tout et n’importe quoi… Entre eux c’était solide et ça lui faisait un bien fou. Quant à Mateo, il le connaissait bien moins mais au fur et à mesure des moments passés ensemble il s’attachait, indéniablement. Une jolie brochette. Une association surprenante mais assez sulfureuse il fallait bien le dire. Les trois ensemble, ça pouvait faire mal.

Après un moment de douceur, Caem était revenu sur le ton de la plaisanterie en évoquant le fait qu’il était prêt à faire tout ce qu’il fallait pour aider Kezabel mais que malheureusement il n’était pas expert en boxe et autre sports de ce genre. Cette petite réflexion sembla amuser la jeune femme qui rit de bon cœur avant de lui dire qu’elle avait apparemment un crochet plutôt correct. Le russe lui adressa alors un sourire franc. C’était une bonne chose après tout. Il se doutait qu’elle ne se battait pas pour rien et puis, il préférait se dire qu’elle savait se défendre. Tout comme Killian, il était bien content de se dire que les personnes à qui il tenait pouvaient faire face à l’adversité même s’il aurait aimé qu’elles n’aient jamais à le faire… Caem fut arraché aux sombres pensées qui auraient pu s’immiscer dans son esprit par une proposition de Kezabel. Le patio des 4 saisons ? Oui il voyait très bien ! Il y était déjà allé, chercher la neige et l’hiver quand il trouvait la saison trop douce ici en Angleterre. Il hocha donc la tête et se leva pour suivre sa camarade. C’était une bonne idée. Et puis ils seraient plus au calme, peut être pourraient ils parler plus facilement. Les jeunes gens se mirent donc en route mais firent un petit détour suite à une proposition de la jolie demoiselle.

« Pourquoi pas, après tout c’est pas comme si je devais faire attention à ce que je mange. »

Caem afficha un sourire en coin. Il était presque sûr que cette blague ne ferait pas rire tout le monde puisque oui il faisait clairement allusion à la grande perte de poids qu’il avait connu ces derniers temps. Mais lui ça ne le gênait pas d’aborder ça avec légèreté, bien au contraire. C’était derrière lui maintenant alors il ne voyait rien de mal dans le fait de prendre les choses avec de la distance et à ne pas formaliser. Il n’était certes pas capable de faire ça avec tous les sujets mais celui-ci en l’occurrence ne lui posait pas de problème majeur… Ils s’arrêtèrent donc dans les cuisines et Caem se laissa tenter par une petite tarte au citron meringuée. Oui il avait été gourmand il fut un temps aussi et ce dessert l’avait toujours conquis. Leurs desserts en main, les deux camarades se mirent en route, attendant pour savourer le tout. Mais avant qu’ils n’arrivent à destination Kezabel lâcha soudainement une question à laquelle il ne s’attendait pas trop. Caem adressa un regard surprit à sa camarade. Il se ressaisit vite cependant quand elle s’excusa et afficha un sourire doux.

« T’en fais pas, ça m’a juste surpris mais ça me gène pas de te répondre, surtout si elle est venue te parler… »

Ça il ne le savait pas. Elle avait dû sacrément ravaler sa fierté pour venir parler à Kezabel vu le passif qu’elles avaient tous les deux… Caem poussa alors un léger soupir. Ils arrivèrent alors au patio et il poussa la porte, laissant sa camarade entrer avant lui. A l’intérieur un soleil doux brillait et une végétation renouvelée trônait. Le russe alla alors s’asseoir au milieu de la pièce avant de reprendre la parole.

« On s’est remis ensemble, plus vite que je n’aurais pu imaginer d’ailleurs. Je ne sais pas si elle m’a vraiment pardonné ce qu’il s’est passé mais bon… Je lui avais dit que je l’avais trompée pour qu’elle ne se pose pas trop de questions. »

Ok, c’était pas la meilleure chose qu’il ait faite dans sa vie, ça c’était indéniable. Mais il n’avait pas vraiment le choix. Il était bien placé pour savoir que Killian n’était pas du genre à lâcher l’affaire si facilement et que jamais elle n’aurait accepté de le laisser seule, face à ses démons, sans rien faire. Elle aurait voulu l’aider mais le russe avait ressenti le besoin de faire ce chemin seul. Il se perdit alors dans la contemplation de sa petite tarte au citron.

« Je crois qu’elle a beaucoup souffert ces derniers temps. Mais j’avais besoin de remettre de l’ordre et je devais le faire seul. Jamais je n’ai voulu lui faire du mal… J’espère en tout cas que je n’ai pas laissé de marques trop violentes et que tout ça sera vite derrière elle. »

Caem releva alors la tête vers Kezabel, afficha un sourire puis se décida à prendre une première bouchée de son dessert. Il n’avait pas particulièrement faim mais il devait avouer que cette petite pâtisserie avait toujours aussi bon goût. Kezabel avait eu une bien bonne idée en lui proposant ce petit détour !

« C’est bon ce truc ! Est-ce que votre petite tartelette vous convient aussi mademoiselle ? »

Nouveau sourire charmeur. Caem semblait être passé expert dans le changement soudain de sujet et surtout de registre. Il était remis maintenant, en pleine forme et ne voulait plus rester trop longtemps sur des sujets graves. Du moins le concernant. Il n’en avait plus besoin. Il préférait donc la légèreté ou alors se concentrer sur la personne en face de lui. Alors qu’il prenait une nouvelle bouchée, Caem laissa son regard se promener dans la pièce. Il y avait quelque chose de doux dans le paysage qu’elle leur proposait. Il remonta même ses manches parce qu’il faisait plutôt très doux.

« Et toi alors, est-ce que quelqu’un a réussi à te séduire ? »

Le ton employé par Caem laissait bien entendre qu’il posait sincèrement la question mais qu’il laissait aussi de la place à la plaisanterie. Kezabel n’avait aucune obligation envers lui et pouvait très bien esquiver si elle le voulait, ça lui convenait.
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Mar 5 Jan 2016 - 9:49

— T’en fais pas, ça m’a juste surpris mais ça me gène pas de te répondre, surtout si elle est venue te parler…

Il ne sait pas à quel point j’ai moi-même été étonnée de la voir venir à ma table pour m’adresser la parole même si sur le coup je me suis sentie utilisée. Disons qu’elle n’est pas arrivée à la meilleure période mais Killian ne pouvait le savoir. Je me concentre sur Caem, espérant ne pas l’avoir trop mit mal à l’aise mais même s’il refuse de me parler de certains détails, je veux m’assurer que tout va bien pour lui. C’est un garçon au cœur d’or, toujours présent sans hésitation, je veux qu’il comprenne que l’inverse est valable. Qu’il peut lui aussi se reposer sur d’autres épaules que les siennes.
Caem pousse la porte du Patio et c’est un joli Printemps qui nous attend. J’esquisse un sourire, contente du résultat et à la seconde où nous pénétrons dans la pièce, la douce chaleur s’impose en même temps que les souvenirs que cela m’inspire. Ma mère, ses jardins, nos après-midi à l’arrière de la maison pour la regarder peindre pendant que je m’essayais avec mes premiers crayons. Et pour une fois, ce n’est pas douloureux… C’est apaisant. Apaisant à en avoir les larmes aux yeux.

Je suis mon ami et viens m’assoir à côté de lui, profitant pleinement du cadre. Tout était agréable. Le lieu, les retrouvailles avec Caem, ce bien-être qui prenait place pour quelques instants au moins.

— On s’est remis ensemble, plus vite que je n’aurais pu imaginer d’ailleurs. Je ne sais pas si elle m’a vraiment pardonné ce qu’il s’est passé mais bon… Je lui avais dit que je l’avais trompée pour qu’elle ne se pose pas trop de questions.

Sa voix me ramène à la réalité, me faisant passer d’un sentiment de joie à l’annonce de la reprise du couple à une surprise totale de la raison donnée lors de leur rupture.
La première réflexion que je me fais est de me dire que ça ne ressemble pas à Caem de faire ça, lui qui est si honnête et transparent. Je m’imagine un instant la douleur de Killian et je me sens partager entre eux deux. Je n’ai pas à m’en mêler et je ne le ferais pas mais je suppose que si Caem en est arrivé à lui sortir ce mensonge c’est qu’il devait avoir une très bonne raison.
Une trop bonne raison, justement.

Le mal être de Caem s’est arrêté à quel degré ? Je culpabilise de ne pas avoir plus insisté, plus veillé sur lui. C’est un jeune homme droit, juste et sincère… En arriver à mentir démontre à quel point il devait être au plus mal. Du moins, à mes yeux.
Je ramène mes genoux vers ma poitrine, les entourant de mes bras en silence tout en l’écoutant attentivement.

— Je crois qu’elle a beaucoup souffert ces derniers temps. Mais j’avais besoin de remettre de l’ordre et je devais le faire seul. Jamais je n’ai voulu lui faire du mal… J’espère en tout cas que je n’ai pas laissé de marques trop violentes et que tout ça sera vite derrière elle.

Nouvelle culpabilité : Avoir été aussi froide avec Killian. Je serre les dents, pince les lèvres en revoyant la scène où je lui ai clairement fait comprendre mon sarcasme de la voir débarquer comme ça, sans préavis, pour me demander un service. Comme une roue de secours. Dans mes bons jours je ne l’aurai pas accueillît comme ça mais j’étais tout ce qu’il y avait de plus perdu, oscillant entre haine et angoisse, entre cauchemars avec ma mère ou Marcus qui faisait bien plus que ce que je connais déjà. J’aurai peut-être du… me montrer plus indulgente.
Les deux ont l’air d’avoir souffert chacun à leur manière.

— Je suis désolée pour vous deux Caem. Sourire en coin, presque d’excuse mais sincère. J’espère que ça ira toujours un peu mieux entre vous, l’important c’est que tu lui sois revenu et que vous vous soyez expliqué. Ne t’en fais pas pour ça. Elle t’aime vraiment tu sais.

Sinon elle n’aurait pas été jusqu’à venir me voir pour me demander de l’aider. Je suis sincèrement contente pour eux qu’ils aient pu passer au-delà de tout ça, qu’ils aient réussi à se comprendre, à s’expliquer et à faire l’impasse sur tout ce qui a pu se produire. Je ne sais pas à quel point et pourquoi Caem était aussi mal… mais je suis rassurer de le voir croquer joyeusement dans sa tarte au citron. J’en souris, attendrie, ne me rendant pas forcément compte de ce qu’il me provoque quelque part chez moi. Une tendresse que je connais pourtant si bien.

— C’est bon ce truc ! Est-ce que votre petite tartelette vous convient aussi mademoiselle ?

Il me décoche un sourire charmeur qui me ramène à la réalité. Tartelette ? Regard sur ma droite.

— Ah ! Eh bien je vais vous dire ça très rapidement mon jeune ami. Je croque délicatement une bouchée, histoire d’éviter la catastrophe nationale de me tâcher, prenant le temps de déguster. Hum… Je dois dire qu’elle est excellente !

Et pas qu’un peu. La nourriture des Elfes a toujours été extraordinaire et pas une fois nous nous sommes retrouvés avec des mets qui laissaient à désirer. Ils font vraiment un travail formidable.

— Même si je vais sûrement finir avec une framboise sur la chemise à un moment donnée…

Me connaissant, ça ne m’étonnerait que trop peu.
Nous dégustons notre dessert en silence, avec une légèreté qui fait du bien malgré les sujets évoqués tout à l’heure. Il est passé à autre chose et ça n’est pas pour rien, je n’insisterais pas sur ce qui a pu réellement se passer. J’espère simplement que Caem comprend qu’il peut venir me voir à tout moment si l’envie se présente. J’ai une pensée pour Enzo qui se trouve désormais à son tour dans un état second… Dois-je faire la démarche auprès de lui ? J’y pense souvent.

— Et toi alors, est-ce que quelqu’un a réussi à te séduire ?

J’étais prête à lui répondre un « Non » spontané jusqu’à ce qu’une image s’interpose, à l’allure d’un flash. Une image à laquelle je ne m’y attendais pas… Ou alors que je refusais simplement d’admettre. Penser à Maxime à la seconde où l’on vous pose ce genre de question est plus que douteux, ça ne devrait même pas me surprendre. Ce n’est pas que j’en suis amoureuse, nous sommes encore très loin du compte mais je ne peux pas nier m’être attachée malgré moi à elle, d’une certaine manière. Si je vivais tout ça avec un certain détachement le mois dernier, les choses semblent prendre une autre tournure et je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle ou non. Maxime est du genre inaccessible, visiblement violente, caractérielle, fermée et qui aux premiers abords paraitre mal aimable. Pourtant j’ai eu l’occasion de voir d’elle des aspects qui me poussent un peu plus vers elle, à l’apprécier un peu plus à chaque fois. Je ne vois plus d’elle cette forteresse infranchissable et détestable mais une jeune femme qui vaut mieux que ce que nous pouvons penser.

Je mets du temps à répondre, une poignée de seconde synonyme de réflexion avant que je n’affiche un sourire en coin.

— Pas vraiment non, ce n’est pas comme si les prétendants faisaient la queue non plus et ce n’est pas une de mes préoccupations principales. Je préfère laisser les choses se faire tranquillement et naturellement. Si ça doit tomber, ça tombera au moment venu.

Geste irréfléchie, je glisse mes doigts sur l’herbe tendre et commence à entortiller des brindilles autour de mes phalanges.

— Même si une fille sort visiblement du lot.

J’affiche un sourire gêné en haussant les épaules. C’est un peu bizarre de parler de Maxime comme ça. Je ne sais même pas à partir de quel moment les choses ont commencés à doucement changer. J’étais trop perdu dans tout ce qui me rongeait de l’intérieur pour réussir à dissocier tout ça, pour réussir à être rationnel avec quoi que ce soit. J’ai appris un peu à la connaitre notamment grâce à Will et Macy qui n’ont pas manquer de m’aiguiller certaines fois même si elle reste encore un mystère parfois. Seulement, je ne peux plus vraiment nier que j’aime passer du temps avec elle et que lorsqu’elle vient lire dans ma chambre alors que je dessine ou fais mes devoirs, je m’en sens apaisée.
En sécurité.

Je sais que Riley le sent et si elle était là, elle n'aurait pas manqué de me lancer une taquinerie.

— On a juste flirté de temps en temps, rien de bien « méchant » ni de sérieux mais j’aime bien être avec elle de temps en temps. Je ne sais pas si ça mènera quelque part ou si ça n’est que passager mais en attendant je profite de ce que ça me fait, j’essaie de ne pas me prendre la tête.

Ces dernières semaines m’ont épuisée moralement et physiquement au point de ne plus réussir à passer des nuits correctes et à me sentir constamment oppressée et sous tension. J’ai juste envie de lâcher la bride désormais et de reprendre en main tout ce que j’ai laissé derrière moi.
Je croque une nouvelle bouchée dans ma tartelette en profitant du temps que la pièce nous offre avant de me tourner vers Caem, sourire aux lèvres.

— Désolée jeune homme, le mariage ça n’sera pas pour tout de suite !

Je plaisante et ça se voit, cette note plus légère me convient d’ailleurs.

— Tu aimerais retourner en Russie ? La question est lâchée spontanément et j’enchaine avec un sourire. Je me demandais si tu voulais exercer là-bas ou rester dans le coin. Que je sache si le bon médecin que tu deviendras restera à proximité ou non.

Je ne sais pas si Caem veut devenir médecin ou s’il souhaite exercer un autre métier médical mais d’après ce qu’il m’a dit, ça se tenterait bien. Bras autour des jambes, menton sur mes genoux je l’écoute attentivement avec cette même tendresse dans le regard. Il est bon de le retrouver.
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Dim 10 Jan 2016 - 17:02

Oui il était revenu, il avait fait son mea culpa et essayé d’avancer. Il avait fuit Killian jusqu’à devoir l’affronter, jusqu’à devoir mettre tout de côté et prendre son courage à deux mains. Il avait expliqué la situation, il s’était ouvert. Mais était-ce suffisant ? Kezabel avait l’air de le penser. Parce que Killie l’aimait vraiment, c’était indéniable. Mais est-ce que ça lui donnait pour autant le droit d’agir comme un sale con ? De lui faire du mal de la sorte ? Certes il s’était excusé mais c’était allé tellement vite. Est-ce que sa petite amie avait eu réellement le temps d’exprimer sa colère, de panser ses blessures. Il avait envie d’être avec elle, profondément, mais craignait chaque jour de lui faire du mal parce qu’il ne lui aurait pas laissé suffisamment de temps. Alors il sentait bien qu’il allait régulièrement lui demander si elle allait bien, si elle en était certaine… Pour leur bien à tout les deux. Mais surtout pour son bien à elle, même s’il risquait fort de paraître un peu lourd en apparence. Il ne voulait plus la faire souffrir. Malgré tout, ça ne devait pas les empêcher d’avancer. Même si le russe sentait qu’il avait encore des choses à réparer, il avait envie d’aller de l’avant, de ne plus être cet adolescent malheureux et perdu et de retrouver réellement le sourire. Pas celui qu’on affiche pour éviter les questions, pour éviter les inquiétudes. Non le vrai sourire, sincère, qui prouve qu’on remonte à la surface. Et peut être que de simples moments comme celui-ci, en bonne compagnie avec une pâtisserie pouvaient être le remède. Caem regarda donc Kezabel goûter sa pâtisserie avec un sourire tendre. Il fut ravi de voir qu’elle semblait autant savourer que lui et lâcha un petit rire quand elle évoqua la possibilité de se retrouver avec de la framboise sur la chemise. Oui effectivement, cela faisait partie des risques mais bon…

« Au pire ça mettre un peu plus de couleur dans ta tenue ! »

Caem sourit et mordit alors de nouveau dans sa petite tartelette. Vraiment bon. Mais ce n’était pas pour autant qu’il ne devait s’arrêter que sûr ça et faire une dissertation dessus. Le russe retourna donc sur un sujet de conversation un peu plus fertile et demanda, tout en douceur, s’il y avait des nouvelles côté cœur pour la jeune femme. Au début, elle se fit silencieuse et le russe détourna alors le regard. Pour lui montrer qu’il n’y avait pas de pression. Si elle ne répondait pas ou éludait la question, il ne se formaliserait pas. D’ailleurs, c’était ce qu’il croyait voir se profiler dans un premier temps. Les prétendants ne se bousculaient pas ? Vraiment ? Caem était prêt à parier que bon nombre de jeunes gens seraient ravis de pouvoir passer un moment en tête à tête avec cette charmante et intelligente demoiselle. Mais il garda ça pour lui, hochant discrètement la tête. Puis, alors qu’il ne s’y attendait pas vraiment elle ajouta quelque chose ? Une fille sortait du lot ? Vraiment ? Un petit sourire naquit alors sur le visage du jeune homme. Il releva la tête vers sa camarade et l’observa. Elle semblait gênée mais il n’y avait pas de quoi. Elle apporta alors quelques petites informations en plus et le sourire du jaune s’agrandit.

« C’est ça le plus important, que tu te sentes bien, que ça te donne le sourire. Après, quel nom ça doit porter, quel degré de sérieux on doit y donner… Ça n’a pas d’importance. Profite, vis et ne cherche pas à catégoriser. »

Caem appréciait le sérieux de sa relation avec Killian et n’avait nullement envie de s’en cacher. Cependant, ce n’était pas pour autant qu’il jugeait que c’était le mieux pour tout le monde, que chacun devait s’engager dans la même voix. Parfois la société, même souvent, mettait trop de pression. Ils restaient de jeunes gens et n’étaient pas obligés de s’enfermer dans des schémas tout prêts juste pour faire plaisir aux personnes autour. En tout cas, le russe se demandait bien qui pouvait être cette jeune fille avec qui… Avec qui Kezabel ne se marierait pas tout de suite apparemment. Caem laissa alors échapper un léger rire.

« Ah mince alors ! J’aurais adoré tout planifier pour toi pourtant ! »

Caem le wedding planner… Bon ok dis comme ça, ça pouvait paraître assez surprenant. Mais malgré tout, le russe n’avait pas beaucoup de difficultés à s’imaginer entrain de prévoir l’ensemble des festivités. Pourquoi ? Parce qu’un mariage c’était réjouissant. Il avait beau ne pas avoir eu un super exemple sous les yeux durant sa jeunesse, il voulait croire que ça puisse être véritablement beau. Enfin bref, changeons de sujet. Alors qu’il mangeait encore un petit bout de tartelette, Kezabel lui demanda soudainement s’il souhait retourner en Russie. Il ne s’attendait pas à ça mais pourquoi pas. Cette fois cependant, ce fut à son tour de marquer un temps de pause avant de répondre.

« A vrai dire j’en sais rien. Le pays me maque, réellement mais… Je ne sais pas si c’est là-bas que je serai le mieux. Je crois que j’ai pas pris ma décision et que ça m’arrange d’avoir encore pas mal d’années d’études pour y réfléchir ! »

Oh oui ! Bien sûr il pourrait aller étudier à l’Université là-bas mais… Pour l’instant il n’était pas certain. Il n’avait pas envie de partir. Et puis, mine de rien, ce choix n’engageait pas uniquement que lui. Killian était revenue dans sa vie, ce n’était pas pour qu’il parte sans se soucier de ce qu’elle pouvait en penser. Et puis il y avait Zora, Kezabel, Enzo, Mateo, Elijah… Tous ces gens avec qui il était en train de construire des liens solides. Il n’était pas prêt à tout abandonner tout de suite…. Ouais au final, ce n’était pas si évident que ça de se projeter.

« Et toi, tu serais prête à quitter le Royaume-Unis ? »

Parce qu’après tout, ce n’était pas parce qu’elle avait grandi ici qu’elle avait nécessairement envie de passer toute sa vie sur ces terres. Chacun aspirait à des choses différentes et c’était d’ailleurs ce qui rendait indéniablement ce monde si intéressant. Le fait qu’on n’ait pas tous les mêmes envies, les mêmes rêves. Caem laissa alors son regard se promener pendant quelques instants sur la pièce. Le cadre était doux et agréable. La température était douce, ni trop chaud, ni trop froid. Autant dire que c’était quelque chose dont il n’avait pas l’habitude en Russie et c’était plutôt plaisant.

« En tout cas, y’a pas mal de pays que j’aimerais bien découvrir. Sans y habiter mais juste voyager… Je connais pas du tout l’Asie par exemple ou l’Amérique du Sud, ça doit être fascinant… »

Voir de nouveaux paysages, de nouvelles cultures, se laisser submerger… Oui c’était quelque chose qui lui donnait envie. Ce ne serait sans doute pas pour tout de suite, entre la situation politique et sa situation financière… Mais oui il aimerait bien. Prendre le temps de voir autre chose pour peut être mieux comprendre le monde. Caem termina alors sa petite tartelette et s’allongea sur le dos, les mains derrière la tête.

« Au moins la magie nous fait voyager un peu en attendant ! »
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Lun 18 Jan 2016 - 16:06

Le plus important est que je me sente bien... Est-ce que c'est le cas ? Lorsque je suis avec Maxime, il est vrai que je ne cherche pas plus que ce qu'elle me donne. Silence, quelques regards, parfois quelques nuits. Est-ce que cela me suffit ? Si je n'avais pas su pour Delphine, j'aurai dis que oui. Il n'y a aucun nom sur ce qu'il se passe, je ne sais pas s'il doit y en avoir un mais si je suis le conseil de Caem, je devrais simplement en profiter et ne pas me poser de question. Mais jusqu'à quand cela suffira-t-il ? Je ne sais pas moi-même ce que je veux, ce dont j'ai besoin, ce que représente tout ça pour moi. Peut-être devrais-je simplement suivre son conseil, laisser faire les choses.
Tout ça me semble trop compliqué, bien plus que ça ne devrait l'être alors je secoue la tête discrètement, comme si cela pouvait chasser ces idées de ma tête l'espace d'un instant. Caem a raison. Profiter, rien de plus rien de moins. Surtout avec les temps qui court, c'est sûrement la meilleure chose à faire aujourd'hui.

Je me concentre de nouveau sur mon ami, finissant la dernière bouchée de tarte en me frottant les mains l'une contre l'autre pour me débarrasser des miettes. Je ne sais pas si ma question concernant la Russie le perturbe mais il prend son temps pour répondre, mâchonnant un morceau de gâteau en silence.

— A vrai dire j’en sais rien. Le pays me maque, réellement mais… Je ne sais pas si c’est là-bas que je serai le mieux. Je crois que j’ai pas pris ma décision et que ça m’arrange d’avoir encore pas mal d’années d’études pour y réfléchir !

J'acquiesce en un sourire. Je ne sais pas ce qu'il a vécu là bas, ni qu'elle est son passif, mais il est vrai qu'après plusieurs années d'études passées ici il peut être plus compliqué de prendre la décision de partir. J'ai passé 10 années de ma vie dans ce château à créer des liens, à vivre entre ces murs aussi bien le meilleur comme le pire, j'y ai déposé mes marques, j'y ai mes habitudes. Un jour il faudra bien que je parte ailleurs continuer ma vie mais même en ces temps obscures où la peur nous étouffe parfois, partir de là me laisserait un gros vide je pense.

— Et toi, tu serais prête à quitter le Royaume-Unis ? En tout cas, y’a pas mal de pays que j’aimerais bien découvrir. Sans y habiter mais juste voyager… Je connais pas du tout l’Asie par exemple ou l’Amérique du Sud, ça doit être fascinant…
— Je ne sais pas, tout dépend des circonstances. Si c'est pour un emploi, je pense que je franchirais le pas si c'est quelque chose qui me passionne réellement.

Je ne sais toujours pas réellement ce que je veux faire plus tard même si quelques terrains m'intéressent plus que d'autres. J'aimerais dire que j'ai encore le temps mais malheureusement, ça n'est plus trop le cas. Il ne me reste qu'une année et demie avant de passer à l'université, il faudrait réellement que je songe plus sérieusement à ce que je veux faire après mes études.

— En tout cas, je compte faire un petit tour de l'Europe avec Riley pendant nos vacances d'été. On est entrain de planifier les pays que nous voulons visiter en priorité ! J'ai hâte qu'on y soit pour voir un peu de pays. Mais j'admets que l'Amérique du Sud et l'Asie ont l'air grandiose et gigantesque à visiter. Je suis certaine qu'il doit y avoir tellement de chose à voir que nous ne saurions pas où donner de la tête.

Je souris, pensive, alors que je m'imagine au Japon, en Chine, en Thaïlande et sur la terre d'un tas d'autres pays. Rien que d'y penser, j'ai l'envie grandissante de prendre un sac à dos, d'aller chercher Riley et que nous partions sur le champ. J'ai eu la chance de voyager un peu avec mes parents lorsque nous étions plus jeune Adam et moi. Par exemple nous avons pu passer de très nombreuses vacances en France pour le ski ou pour rendre visite à Ora et sa famille. Nous avons pu aussi faire un tour en Espagne et en Italie même pour peu de temps. J'en garde de très bons souvenirs et j'ai hâte de pouvoir admirer tant d'autres choses mais aussi de pouvoir me poser quelque part et en dessiner ce que je vois et vis avec Riley.

Je sens Caem s'allonger à côté de moi, mains derrière la tête. J'avoue que cette petite brise printanière donnerait presque envie de passer la nuit ici, au calme et complètement détendue.

— Au moins la magie nous fait voyager un peu en attendant !
— Oui, ça fait du bien d'avoir la possibilité de se couper un peu de tout, de temps en temps.

Et c'est pour ça que j'affectionne particulièrement le Patio. Nous pouvons en un claquement de doigts profiter d'une saison, d'un lieu couper du monde où nous pouvons y passer des heures sans que cela ne pose problème à qui que ce soit et sans que nous en soyons dérangé. De nombreuses fois je suis venu ici avec Riley pour parler, dessiner – et elle dormir ! - ou tout simplement profiter d'un temps plus chaud que l'hiver écossais.

Je m'appuie sur mes deux bras en me penchant légèrement en arrière et fermant les yeux quelques instants, profitant moi aussi de cette ambiance douce et tranquille.

— L'avantage c'est qu'on peut aussi transplaner. Je pense que nous utiliserons de temps en temps le train ou le bus, mais pour passer d'un pays à un autre, rien de plus simple que de s'y téléporter soit-même.

Étrange dit comme ça mais le transplanage simplifie énormément de chose surtout lorsque nous voulons voyager.

— J'essaierais de te ramener des souvenirs si je peux ou alors je t'enverrais des cartes postales.

Et j'en suis capable, je sais que je peux facilement prendre du temps pour tout ça et faire la même chose pour mon père et mon frère, sans oublier Enzo. Riley se chargera de Charleen et de Mateo a qui elle mettra un gros bisous avec du rouge à lèvres sur chaque carte, associée à une photo d'un bel étranger qu'elle tient dans ses bras. Suite à ça nous pourrons créer un livre : Comment faire en sorte que Mateo vous rejoigne où que tu sois en deux leçons.

— D'ailleurs, tu as des projets pour cet été ? Je sais que ça fait encore loin mais ça ne fais jamais de mal de rêver un peu.

En espérant que tout se passe bien d'ici là et que nous n'ayons pas de mauvaise surprise.
Je pourrais passer des heures comme ça, sous cette brise de printemps à profiter simplement de cette douceur mêler à celle de Caem qui teinte naturellement sa voix.
Quoi de mieux que de profiter d'un instant comme celui-ci auprès d'un ami ? D'autant plus quand ce dernier vous avait manqué.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Mar 19 Jan 2016 - 18:05

Partir pour un emploi ? C’était amusant mais Caem n’avait en aucun cas imaginer la chose sous cet angle. Bon il fallait avouer que la profession à laquelle se destinait ne fonctionnait pas exactement comme ça puisqu’au final, on avait toujours besoin de médecins un peu partout. Mais même. Au-delà de ça, le russe était très loin de ce genre de considérations et cela l’amusait. Lui qui pourtant avait dû se prendre en charge très jeune, travailler etc. se retrouvait être finalement le moins terre à terre des deux et même, un peu le rêveur de la bande. Celui qui en oublie que parfois la vie n’est pas faite que de petits plaisirs et de décisions prises seulement selon son bon vouloir. Il trouvait cela amusant aussi d’entendre ça dans la bouche de Kezabel. Il aurait dû se doute, vu son sérieux dans les cours, qu’elle réfléchissait tout de même à la question, mais non, il avait tout de même était surpris. Dans le bon sens du terme bien sûr ! Il la voyait bien en femme accomplie, menant sa carrière d’une main de fer tout en restant douce et bienveillante. Oui c’était une image qui lui plaisait et qu’il n’avait aucune difficulté à se figurer ! Quant à lui, c’était bien beau de rêver mais peut être qu’il devrait lui aussi réfléchir un peu comme ça de temps en temps et se projeter. Bon il avait encore un peu de temps… Mais juste un peu. Tout allait filer très vite il le savait bien…. Enfin pour le moment, là, bien installé dans ce patio, il préférait la rêverie. Quand Kezabel évoqua son vœu de faire le tour d’Europe avec Riley, un sourire se dessina sur ses lèvres. C’était un beau projet ça. Il n’avait pas exploré l’Europe non plus, peut être devrait-il regarder autour de lui avant de chercher dans le lointain. Mais quand sa camarade ne fit qu’évoquer l’Asie et l’Amérique du Sud, des images défilèrent dans son esprit sans qu’il ne puisse les retenir… Une chose était sûre, il sentait l’appel du voyage en lui, l’envie de découvrir le monde.

“C’est un super projet que vous avez, si jamais la Russie fait partie de votre liste, même si c’est un peu loin, n’hésite pas je te donnerais des conseils. Et je me vexerais pas si elle n’en fait pas partie.”

Caem afficha un grand sourire avant de s’allonger sur le sol. En attendant, il allait se contenter de ce Patio et de la magie pour voyager. Dans cette pièce, il avait vraiment l’impression d’avoir complètement changé d’environnement avec cette douce chaleur qui semblait si naturelle. Pas celle des chauffages, non celle d’un rayon de soleil qui vous caresse le visage… Il aurait pu rester des heures là tant il se sentait apaisé. La possibilité de couper un peu de tout… C’était exactement ça. Le fait de pouvoir s’enfermer dans une petite bulle de temps en temps, d’oublier ce qui déraillait dans le monde ou même son quotidien bien qu’il puisse être heureux. S’isoler, s’oublier et s’abandonner à la rêverie ou juste, à l’apaisement le plus complet… La voix de Kezabel s’éleva alors de nouveau. Caem ouvrit les yeux et tourna le regard vers elle. Il voyageait un peu avec elle quand elle évoquait de manière aussi simple les détails de son futur périple avec Riley.

“Oui, je pense que c’est bien de prendre les transports moldus, pour découvrir le pays mais accélérer un peu les choses avec la magie ça fait pas de mal… Et puis ça peut vous permettre de voir plus de choses !”

Parce que bon, il fallait être honnête, si le train et le bus pouvaient avoir leurs charmes, ça se traînait un peu beaucoup quand même parfois. Alors que le transplanage… Bon même si ce n’était pas toujours très agréable et que ça avait tendance à remuer un peu l’ensemble des tripes de chaque voyageur, ça restait tout de même fort pratique.

“Les cartes postales c’est top, c’est un petit morceau de voyage!”

Un petit morceau de paysage qu’on envoie, un petit peu de son temps qu’on donne aussi… Aaah ce patio était en train de le rendre sentimental. Caem retourna alors son attention vers le plafond, enfin le ciel, enfin il ne savait plus trop. Sa camarade lui demanda alors ce qu’il comptait faire cet été..

“Bonne question !”

Caem laissa alors échapper un léger rire. Il fallait bien avouer qu’il n’avait pas trop réfléchi à ça. A vrai dire, ces derniers temps il n’était pas trop dans l’humeur de faire des plans pour les vacances, ni même simplement de se projeter dans le futur. Il avait été bloqué, avec ses emmerdes, avec lui-même. Mais maintenant, plus rien ne l’empêchait de visualiser un beau programme pour ses vacances. Partir avec Killian puis aller en Australie et en Argentine avec Mateo et Enzo ? En somme ça lui plaisait plutôt bien. Il n’avait aucun mal à imaginer les deux voyages, les deux situations.

“Avec Mateo et Enzo on arrête pas de dire qu’il faudrait qu’on fasse un tour de nos pays d’origines respectifs… Alors pourquoi pas une virée entre mecs! Et puis, partir avec Killian aussi, mais là faut que je la consulte pour voir ses destinations rêvées.”

Caem afficha alors un petit sourire en coin. Genre je suis un parfait gentleman et je fais tout pour satisfaire ma chérie. Ce n’était pas tout à fait faux d’ailleurs si on oubliait son attitude des derniers mois. Mais en tout cas, clairement, ça lui plairait de partir avec elle, de l’emmener dans un endroit qui pouvait la faire rêver. Ça leur ferait du bien… De partir ensemble, de se couper de l’école, de l’actualité et juste de profiter d’être tous les deux. Se retrouver simplement après tout ce qu’ils avaient dû traverser. Il lui en parlerait dès qu’il la croiserait. Kezabel venait en quelques secondes de le plonger dans une perspective des plus agréables. Des vacances, de la détente, du bonheur…

“Et nous, notre voyage entre copines, c’est le Patio ?”

Caem se releva alors avec un grand sourire imprimé sur les lèvres. Oui bon, il pouvait bien faire l’andouille aussi de temps en temps? Et puis, ils étaient super copines maintenant, non ? Il fallait bien le dire, Caem n’avait aucun souci avec sa virilité et assumait totalement d’être la copine de Kezabel. Ouiouioui. Blague mise à part, c’était aussi sa façon de dire que ce petit moment ici, lui permettait aussi de s’évader. De reprendre un peu d’air et c’était essentiel. C’était le genre de choses qui motivent à se lever le matin. Il en faudrait plus, des instants comme celui-ci, dans le calme et la simplicité.


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MessageSujet: Re: Just so you know... [PV Kezabel]   Mar 26 Jan 2016 - 15:40

Un super projet… C’est le terme. Un projet qui va nous mener dans des mondes que nous ne connaissons pas, avec des univers et des cultures à découvrir, des rencontres également, des lieux, des paysages. Tout un lot de choses s’offriront à nous durant ce laps de temps et j’ai hâte que nous y soyons. Ça sera pour moi une belle occasion de fêter nos 1 ans d’amitié. Elle ne s’est pas formée de manière banale, alors autant fêter ça de manière tout aussi décalé.
Ca doit bien faire six ou sept mois que nous passons notre temps ensemble Riley et moi, et pourtant j’ai la sensation que cela fait des années que l’on est si proche. C’est en ça que je vois à quel point nos deux personnalités se sont aussitôt bien trouvées. Au départ, je me disais que peut-être tout ça était éphémère, comme un coup de cœur qui vous arrive droit au visage pour ensuite de dissiper avec le temps mais plus les jours ont passés, plus le lien s’est resserré. Je dois admettre que je ne vois pas un avenir sans Riley dans les parages. Cette idée me réconforte, quelque part.
Je prends note de la remarque de Caem concernant la Russie… Qui sait, peut-être que nous aurons effectivement le temps d’y faire un tour. Je ne serais pas contre l’idée. Je lui demande d’ailleurs ce qu’il prévoit de son côté, même si j’ai conscience de m’y prendre plusieurs mois à l’avance.

— Bonne question !

Toujours dans la même position assise, je tourne mon regard vers mon ami, sourire aux lèvres. Ses vacances seront-elles sous le signe de l’imprévue ?

— Avec Mateo et Enzo on arrête pas de dire qu’il faudrait qu’on fasse un tour de nos pays d’origines respectifs… Alors pourquoi pas une virée entre mecs! Et puis, partir avec Killian aussi, mais là faut que je la consulte pour voir ses destinations rêvées.
— J’hésite entre vouloir voir ça ou de n’être au courant de rien pour votre petite escapade entre copains…

Je le taquine ouvertement en levant les yeux au ciel de manière exagérée. Tous les trois en virés ? J’imagine sans peine le bordel que ça engendrerait tant ils sont infernaux. Et oui, je compte également Caem dans le lot puisqu’il semble se débrider un peu plus de jours en jours et je ne doute absolument pas de la force de conviction que possède Mateo et Enzo pour convaincre le troisième mousquetaire de suivre le mouvement.

— Envoi lui des rêves pleins les yeux.

A Killian. Celle que tu sembles aimer d’un amour sincère, réciproque de surcroit.
Mon sourire s’esquisse en coin, n’ayant aucun mal à imaginer Caem se démener pour apporter ces morceaux de bonheur à sa petite amie. C’est même comme cela que je le vois, avec cette profondeur d’âme véritable et sincère qui, lorsqu’il s’attache à l’autre, est prêt à ce saigné pour lui offrir un bonheur sincère. Un instant j’imagine Maxime et j’ai presque envie de rire face à tant de contraste. Le jour et la nuit, c’est le cas de le dire. Je me demande aussi ce que ça donnerait si je la voyais à l’extérieur de l’école. Sans … tout ça. Cette pression, les autres, les cours, les profs. Dans un autre contexte, au coin d’une rue. Au cinéma ou même dans un café ou un parc. Est-ce que j’aurai face à moi une Maxime plus détendue et plus ouverte ? Ou ce même mur de glace qu’elle affiche entre ces murs ? A écouter Will et Macy, leur amie est effectivement plus détendu hors du château bien qu’elle garde précieusement son mauvais caractère.
L’image me fait sourire et le désir de la voir ailleurs qu’ici éclot en douceur. Peut-être qu’un jour, aller savoir…

En attendant, mon regard glisse sur Caem qui semble plongé dans une rêverie agréable. Sûrement avec Killian et des pays qu’ils pourraient visiter tous les deux. La quintessence même de l’adorable. Pour une fois que j’arrive à voir la jeune Gryffondor d’une autre manière que pleine de colère…

— Et nous, notre voyage entre copines, c’est le Patio ?

J’éclate de rire, amusé et même séduite à l’idée de cette appellation fantasque mais finalement véritable pour son sens. Caem est même plus qu’une « copine » à ce stade mais j’aime bien l’idée. Je tourne mon regard vers lui et lui adresse un clin d’œil.

— Absolument. Nous n’avons qu’à même élire le Patio comme notre Squat de copine. Histoire de couper avec ce monde de brut de temps en temps !

Enfin, personnellement le Patio est déjà un squat pour moi puisque j’y passe beaucoup de temps, seule ou non.

— C’est là que tu me raconteras toutes tes peines de cœur… Mais aussi toutes les conneries que tu auras faites avec les deux zouaves.

Regard faussement menaçant envers Caem.

— Et tu n’auras pas le choix que d’avouer parce que je suis ta préfète maintenant.

Abus de pouvoir après quelques jours d’exercice, je ne perds pas le nord. Même si tout cela est une blague, je pense que je n’ai pas besoin de le préciser.
Mon regard s’égare dans celui de Caem, un sourire flottant sur mes lèvres, tendre.

— Je suis contente de te retrouver. Vraiment.

Je me penche en avant et lui dépose un bisou sur la joue, toujours de manière aussi tendre que mon sourire avant de me redresser, le coin de mes lèvres s’étirant un peu plus. Je n’ai jamais vu un mal à faire ça, je ne franchis aucune limite interdit et ne dépose là aucun sous-entendu. J’y vois simplement la marque d’une affection sincère que je porte au jeune homme.

Je me remets sur mes deux mains, offrant mon visage à ce soleil illusoire mais apportant une réelle et douce chaleur. Je profite du moment aussi bien de par le temps que la présence de Caem. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ici à parler de tout et de rien, de faire comme si le temps dehors n’existait pas mais j’ai ce souvenir agréable d’en être sortie reposée. Presque sereine.
Et ce, en partie de le savoir désormais en meilleure santé qu’il ne l’était auparavant.

— FIN POUR MOI —
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