AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Canonball — Riley

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 686
Date d'inscription : 27/04/2014
Crédits : Bm
Double Compte : Phædre E. Hunt & Katherine Calderòn Llanos & John Kingsley



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2713-maxime-a-jefferson
MessageSujet: Canonball — Riley   Mer 11 Nov 2015 - 14:12

RILEY & MAXIME
DIMANCHE 1er MARS
DORTOIR DES SERPENTARDS, 9ème ANNÉE


“ Canonball “ (c'est Jess qui a choisi !)

« Aaah… J’en ai ras le bol de ces heures de colle…
— Grave… »

Matéo et moi sortons de la salle de médicomagie. Helland nous a gardé une demi-heure de plus sous prétexte que les retards ne sont pas acceptables. Pourtant je sens bien qu’il essaie d’être cool avec moi et ce depuis qu’il m’a filé ses trucs. Vaine tentative de se faire accepter j’imagine. Il est environ onze heures et on se quitte pour aller dormir une petite heure et demie avant le déjeuner. Dormir, c’est sacré, moi j’ai besoin de ma dose de sommeil complète. Supprimer la grasse matinée du dimanche est un crime impardonnable. Je file donc dans les couloirs, tranquille, mains dans les poches, capuche sur la tête.

Je suis d’humeur plutôt neutre. Les plantes choisies par le prof de médicomagie sont plutôt efficaces même si j’aime pas trop avoir à l’avouer. J’ai décidé que redoubler serait une mauvaise chose donc par conséquent j’ai choisi d’occuper une partie de mon temps à me faire sermonner par William. Mais aujourd’hui c’est mon jour de dilettante préférée. Du coup quand je vois arriver cette tête de gland au loin, même si je me sens agacée, je me sens pas non plus sur le poing de lui arracher les tripes avec les dents. D’autant plus depuis qu’il s’est amusé avec William l’espace d’une soirée. Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres tandis que j’avance dans le sens inverse de Zachary. Cachée sous ma capuche, je défais mes mains de mes poches et, lorsqu’il passe à côté de moi, mon pied se décale de quelques centimètres et me permets de le faire trébucher.

« Oups ! Pardon ! »

Je me retourne, marche à reculons et lève les mains en l’air, un sourire sans retenue qui contraste avec l’attitude qui se veut pénitente.

« Je t’avais pas vu, Préfet en chef, désolée. »

Regard provocant, petit rire narquois et je me détourne de lui sans aucun respect. Je ne lui ferais pas –encore- l’affront de lui demander s’il a vu William quelque part. Il serait surement fun de le voir courir loin de moi, rouge pivoine. Mais des gens sont présent dans le couloir et j’irais pas jusque-là.

Ø


« Et depuis il m’évite.
— Tu m’étonnes.
— Je boude Wiwi, j’en ai marre quoi ! J’avais réussi à avoir un rencard avec lui et…
— Tu vaux mieux que Zachary, t’inquiètes pas. »

Macy me frappe l’épaule, l’air contrariée et moi je rigole doucement. Allongée sur le ventre, dans mon lit, rideaux ouverts, Macy parcoure un bouquin tout en discutant avec moi. Perso, je tourne les pages d’un bouquin relatant l’historie de Jeff Buckley, cadeau de Kristen que j’ai reçu la veille. Va savoir d’où lui vient cette idée.

« Le gardien des Gryff, quoi…
— T’en trouveras d’autres, pas sure qu’il soit capable de supporter ton flot de langage en plus. »

Je la taquine ouvertement, elle me tire la langue. Macy qui avait l’habitude de se retrancher dans son coin assez souvent depuis l’épisode de Salem ne passe plus un moment toute seule. Dans les bras de William, dans mes pattes à moi, en train de discuter avec les autres collègues de Serpentard. Aujourd’hui elle s’est décidée à squatter mon lit, ce qui bien sur ne me dérange jamais.

« En parlant de Quidditch… J’ai eu une idée, tu sais.
— Hm ?
— Tu devrais t’y mettre. »

Je hausse un sourcil et lève un regard désabusé vers elle.

« Mais bien sur, j’a…
— Attends laisse-moi te dire pourquoi, j’ai plein de raisons ! Déjà l’équipement est cool, je suis sure que ça ferait du bien à Hunt de faire autre chose que te crier dessus, tu pourrais également tenter de frapper Zachary dans un cadre ou c’est accepté, et…
— Et ?
— Ça pourrait impressionner Kezabel, tu vois.
— N’importe quoi. Tu me vois en train d’essayer de choper une boule dorée toi ?
— Naaan… »

Elle s’arrête un moment, réfléchis, puis reviens sur terre.

« Nan définitivement non. Puis d’abord c’est Riley l’attrapeuse, et le capitaine…
— Je sais Kezabel me l’a dit.
— Hin hin…
— Je te rappelle que c’est toi la batteuse du groupe.
— Oui mais j’ai arrêté pour me concentrer sur mes études et, en plus, je te rappelle qui m’a appris à manier une batte ? Laisse-moi réfléchir… Toi.
— Hm… Je sais pas.
— Tu sais pas ? Genre tu dis pas « non » ? »

Je relève à nouveau les yeux vers elle tandis qu’elle ferme son bouquin, un petit sourire en coin.

« Commence pas…
— Bon moi j’vais voir Wiwi !
— Tss. »

Son sourire s’élargit et elle s’éloigne à toute vitesse. En une demi-seconde plus de Macy. Je pousse un soupir. Peut-être que ce serait une bonne chose, pourquoi pas. Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question. Mes yeux se fixent dans le vide, ma main posée sur mon bouquin. Je pousse un long soupir. Macy a le don de retourner le cerveau d’à-peu-près tout le monde. Le mien en premier.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Dim 15 Nov 2015 - 20:07

Dimanche 1er mars – Dans l'après-midi
Canonball



Maxime & Riley

Hein heiinn you know what it is ? Black and yellow, black and yellow, black and yellow ! Et oui, voilà ce qui se passe quand vous faites la teuf avec votre meilleure amie un samedi soir dans la salle commune des Jaunes … et noir. Ça se termine en casquette à l'envers, debout sur les tables, à se prendre pour Iggy Azzaela ou Wiz Khalifa histoire de changer des Spice Girls. C'était. Une. Putain. De. Bonne. Soirée. On en avait tous besoin, et je l'admets si j'ai autant fait le clown c'est surtout pour faire rire Keza. Elle m'a tout raconté, les cauchemars, son craquage, Delphine, etc … Je ne peux pas dire que j'en suis tombé des nues puisque j'étais au courant pour l'autre pétasse de BFF de Daniela et aussi pour les cauchemars puisque c'est dans mon lit qu'elle vient se réfugier quand la nuit se passe mal mais ça m'a quand même fait un choc et je déteste la savoir mal alors voilà, c'est ma manière à moi de lui changer les idées, de l'aider, parce que les discours réconfortant ça n'est pas tellement une chose dans laquelle j'excelle, pas quand il s'agit de sujet aussi grave que ça, des sujets que je ne maitrise pas. Pour ce qui est de Delphine, si, évidemment, je veux dire je suis toujours opérationnelle pour bitcher faut pas déconner.
La fin du mois de février a été difficile pour tout le monde, pour certains plus que pour d'autres mais je crois qu'on a tous besoin de souffler alors des soirées dépressurisation ont et vont sans doute pousser un peu partout comme ça.

Je ne sais pas où elle a passé la nuit, pas avec moi en tout cas parce qu'en ce qui me concerne c'est dans la Tour des Gyff que je l'ai passé et le sommeil n'a pas réellement fait parti de mes activités nocturnes. Voilà pourquoi je le rattrape maintenant ! En début d'après-midi, narmol. Est ce que je me suis foutu de Mateo quand il a du se lever pour sa colle ? Évidemment, quelle question. Ceci dit histoire d'être un minimum solidaire avec lui … Non je déconne, je ne me suis pas levée, ça va pas ou quoi. J'ai trainé un peu dans son lit, j'ai foutu le bordel dans ses affaires et dessiné pleins de petits cœurs dans ses cours pour bien le faire chier puis une fois satisfaite de mes conneries je suis redescendue ici, avant de faire un tour dans la Grande Salle histoire de recharger les batteries en terme de calories. Telle que vous me voyez je suis affalée en travers de mon lit, les rideaux tirés, et je dors de la manière la plus glamour qu'il soit. Absolument ! Enfin je dormais, parce qu'avec Macy dans les parages c'est difficile – en même temps elle est chez elle. C'est surtout d'entendre mon prénom qui m'a fait tiquer mais le temps que j'émerge j'ai du bouffer une partie de la conversation je pense. J'en sais trop rien.

« Je te rappelle que c’est toi la batteuse du groupe. »
« Oui mais j’ai arrêté pour me concentrer sur mes études et, en plus, je te rappelle qui m’a appris à manier une batte ? Laisse-moi réfléchir… Toi. »
« Hm… Je sais pas. »
« Tu sais pas ? Genre tu dis pas « non » ? »

Batteuse. Bouche pâteuse. Cheveux en vrac. Conversation entre Macy et Maxime. Quidditch. Quidditch ? Gné ...

« Commence pas… »
« Bon moi j’vais voir Wiwi ! »
« Tss. »

Des bruits de pas. Je devine que Macy met sa menace – qui n'en est pas du tout une mais je trouvais que ça sonnait bien – à exécution et quitte le dortoir de son pas de fée. Oui, une fée, une fée avec les cheveux rose. On ne se connait pas trop, on ne se parle pas souvent, mais pas mal de monde nous compare toutes les deux. Je ne peux pas dire que je l'apprécie ou non vu le peu que je connais d'elle mais ce que je ressens à son encontre est en tout cas positif. En plus c'est la moitié de Detective Jackson, et l'autre moitié de ma future « belle-sœur » même si ça n'était pas rencard alors bon … OWI VOUS M'AIMEZ !!!

C'est au bout d'une ou deux secondes – peut-être plus allez savoir – de contemplation silencieuse aka regard bovin powa avec pour centre d'attention le vide que je réagis finalement en soulevant mon rideau d'un geste vif – trop vif – du côté de Maxime que je trouve posée sur son lit. En ce qui me concerne je suis toujours affalée sur le mien, sur le ventre, dirigée vers ma camarade de classe avec seulement la tête et les épaules qui dépassent, un bras pendant le long du lit, direction le sol.

« Et dire que tu t'plains de mon Boursoufflet ... »

Bonjour ! Avec le sourire, évidemment.

« Woooooow ... »

Ceci est le bruit d'une personne qui se casse la gueule de son lit – oui c'est ma nouvelle passion, j'aime faire tomber mes personnage de leur lit en ce moment, ça m'éclate. Tout ça pour dire que je me suis sentie glisser, mais l'engourdissement – on va appeler ça comme ça ouais, t'as raison – n'a pas permis à mes réflexes de faire le boulot et tout ce que j'ai pu faire c'est me sentir tomber jusqu'à ce ce que le sol me récupère dans une position assez étrange. L'avant du corps par terre, les jambes dans un angle bizarre encore à moitié en appuie sur le lit et les pieds cachés par le rideau. Dis bonjour au rideau !

« Aïe. »

Ça c'est le bruit que je fais en me laissant tomber complètement et après avoir roulé sur le dos je décide de rester comme ça, autant limiter la casse et puis on n'est pas si mal par terre finalement. Si, si, je vous jure.

« T'as envie de taper la balle ? Enfin le cognard j'veux dire. »

Dit-elle en soufflant sur une mèche de cheveux barrant son visage pour la faire partir – parce que manger ses cheveux quand on parle c'est chiant.

« Abby est partie, on a une place à prendre mais j'ai pas tellement eu le temps ni la tête à m'en occuper jusqu'ici. Les autres non plus. T'es intéressée pour tenter ta chance ? »

Riley Sarah Jenkins ou comment aller droit au but. Comme l'OM, parfaitement. Aux chiottes l'OM.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 686
Date d'inscription : 27/04/2014
Crédits : Bm
Double Compte : Phædre E. Hunt & Katherine Calderòn Llanos & John Kingsley



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2713-maxime-a-jefferson
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Dim 13 Déc 2015 - 21:41

« Et dire que tu t'plains de mon Boursoufflet ... »

Hm ? Je relève la tête vers la voix qui m’interpelle. Cette voix, qui m’interpelle, c’est Riley. Je le sais parce que j’ai été amoureuse d’elle l’espace de quelques heures et qu’accessoirement j’en ai plutôt souffert. Au départ c’était pas facile avec elle, sans aucune raison apparente et puis, ça s’est démonté tout seul. La faute au filtre ou pas, donc par conséquent faute de Matéo, ou pas, je sais pas. En tout cas, elle a raison, j’ai l’habitude de me plaindre de son boursoufflet qui gazouille quasi-tout le temps mais Macy en tient une bonne couche. Sauf que jamais je ne me plaindrais réellement de la présence de Macy. Si je le fais, c’est pour faire bonne figure, pour que ça reste dans ma ligne de caractère, m’voyez.

« Woooooow ... »

J’arque un sourcil tandis qu’elle se cache littéralement la gueule. Les choses deviennent donc intéressante. Un très léger sourire en coin se dessine sur mes lèvres et je me redresse sur les coudes et termine donc d’achever le peu de concentration que j’avais sur mon bouquin sur Buckley.

« Aïe. »

Je ne lui demanderais pas si ça va parce qu’elle n’a pas l’air d’avoir réellement mal et elle n’a pas non plus l’air de réellement s’en soucier, et puis ce serait complètement hypocrite de ma part. Seul mon regard semble l’interroger sur son état. Le sien me dit qu’il va bien, son état alors j’acquiesce et referme d’un geste lâche mon bouquin.

« T'as envie de taper la balle ? Enfin le cognard j'veux dire. »

Mon regard qui jusque-là était plus ou moins blasé s’arrondit. Mes sourcils s’arquent brusquement et je me redresse. Je suis pas vexée ou quoi mais je me demande ce qu’elles ont toutes aujourd’hui. J’ai pris du poids et je dois maigrir, il y a une coalition pour me faire dépenser le peu d’énergie que j’ai dans le sport sorcier ? Elle ne me laisse pas le temps de répondre quoi que ce soit puisqu’elle reprend la parole d’un ton tranquille quoi qu’un peu enjoué pour une fille qui vient de se réveiller. Je ne lui ferais pas l’affront de lui demander ce qu’elle a fait cette nuit parce que j’en ai une vague idée d’autant plus que son mec actuel est mon meilleur ami, CQFD. Pas qu’il se vante mais bon, bien sur que si. Bien sur que si qu’il se vante. Comme s’il allait réussir à me foutre la rage parce que sa meuf est un canon qui est un peu hystéro mais visiblement son dynamisme extraordinaire a des bons côtés. Sans rire, il est un peu plus cool depuis qu’il est avec elle. Tant mieux.

« Abby est partie, on a une place à prendre mais j'ai pas tellement eu le temps ni la tête à m'en occuper jusqu'ici. Les autres non plus. T'es intéressée pour tenter ta chance ? »

Moment de réflexion, je n’ai toujours pas articulé un mot. Mais il est clair que non, non, je ne vais pas faire du quidditch juste pour taper dans une balle folle. J’entends la voix de Macy qui me hurle de m’y coller, et je la refuse, je lui dis non. Sérieux, perchée sur un balai, dans leurs foutus uniformes ? Macy me dit que c’est sexy. Je sais pas. Ça me fait sourire alors que je regarde dans le vide. Non. Non, je ne ferais pas du quidditch, c’est quoi cette idée. Je relève donc la tête pour poser mon regard dans le sien et lui exprimer mon refus.

« Ouais, pourquoi pas. »

Ouais pourquoi pas.
Ouais pourquoi pas.

Ouais.
Pourquoi pas.

Les yeux grands ouverts, je me suis redressée. N’importe quoi.
Mais pourquoi pas. Regard vers le sol. Regard vers Riley. Je hausse les épaules puis me redresse. Ok. Bon. Allons-y.
D’un geste du bassin je passe mes jambes, trop grandes jambes, par-dessus le lit pour les placer devant moi et poser mes pieds à terre. Mains de chaque côté de mes cuisses, mon regard est toujours dans le sien.

« J’te laisse te préparer. »

D’un geste du menton je lui montre son attirail de sommeil. Enfait je sais pas, c’est juste que moi perso legging, débardeur long ça me suffit, avec un bon pull mais peut-être qu’elle veut se changer, tout ça. Après tout elle vient de se réveiller sous le doux son de la voix de Macy. Pendant ce temps-là j’attrape une cigarette que je coince au creux de mes lèvres et que j’allumerais plus tard, on va éviter dans le dortoir non-fumeur. Quand j’ai les rideaux fermés ça passe avec un sort mais pas là. Je me redresse donc, enfile mon hoodie habituel (celui de Dean) par-dessus mes épaules, le ferme d’un geste sec et m’empare d’une grosse écharpe que je me cale autour du cou. Si je porte trop de trucs je vais crever de chaud dans l’éventuel effort à fournir alors ça ira pour le moment. Je fais quelques grands pas pour atterrir près de la porte et tourne mon regard vers Riley tandis que je m’adosse au mur, bras croisés, jambe pliée, clope serrée.

« T’es consciente que j’ai jamais manié la batte pour faire du sport ? »

Je ne prolongerais pas ce sous-entendu mais histoire qu’on soit sur la même longueur d’onde. Qu’on se le dise au moins, j’imagine que j’ai pas la gueule d’une enfant de chœur, mais c’est toujours bon de préciser d’où viennent les expériences. Elle veut un CV peut-être mais la batte va pas lui amener de l’expérience sportive, ça c’est sur. Il faudrait demander à ceux qui sont passés dessous si je tapais bien ou pas, à la limite ça pourrait l’éclairer. Une blague pour moi toute seule qui me fait sourire tandis que je l’observe. Je vais peut-être éviter de la lui faire, pas qu’elle soit coincée ou autre mais bon.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Dim 20 Déc 2015 - 20:26

« Ouais, pourquoi pas. »

Et de nous deux, il y en a une qui affiche clairement son étonnement. Dans la logique, j'imagine que ça aurait du être moi mais c'est pourtant bien elle qui semble se demander si elle a bien entendu les mots qui viennent d'entendre de sa propre bouche et ça me fait sourire. Un refus de sa part n'aurait pas changé ma vie, néanmoins je suis contente qu'elle accepte. Je n'attends rien de Maxime, on a des connaissances communes, des gens qui nous sont proches en commun, mais même si on se côtoie on n'en est pas amies pour autant. Peut-être qu'un jour ça changera, ça évoluera, ou peut-être pas, ça n'a pas tellement d'importance dans le fond. Les rapports sont cordiaux, assez rares finalement même si on partage le même dortoir, mais je crois que nos caractères sont difficilement compatibles du peu que j'ai vu d'elle alors je crois que chacune respecte l'espace de l'autre et ça se passe bien comme ça. Je me doute à quel point ma vitalité doit l'agacer parfois, mais je suis comme je suis et elle est comme elle est. C'était la pensée profonde et philosophique du jour !

« Alors en route ! »
« J’te laisse te préparer. »

Je ne suis plus au sol, il m'aura fallu deux secondes à peine pour me remettre sur pied tandis que Maxime est à présent assise sur son lit. Me préparer ? Oui, certes, ça serait pas mal. J’acquiesce donc d'un signe de tête et commence à fouiller dans mes affaires pour trouver les plus adéquates.

« Mets un truc chaud parce que ça pèle en altitude, si jamais on se tente une séance de vol ce qui risque d’arriver évidemment. Et mets des vêtements auquel tu ne tiens pas trop, qui ne craignent pas, c’est mieux. On ne sait jamais. J’te passerai des protections et un balai là-bas. »

Je m'affaire donc dans mon coin, la laisse faire dans le sien puis quand je me retourne elle est déjà près de la porte, arborant cet air qui se trouve très souvent sur son visage : Blasé.  Hormis le jour où Mateo a trouvé très amusant de verser du philtre d'amour dans le café de ma camarade Serpentard ici présente, je crois que je l'ai rarement vu afficher une autre expression. Je ne juge pas, je ne la connais pas, j'imagine qu'elle est un peu différente avec ses amis ... Et Kezabel mais là, stop, je ne veux pas de détails ! Qu'elle saute de joie au plafond ou non, je dirais que ça la regarde. Je ne sais pas si elle fait ça pour se protéger du monde extérieur, si c'est pour impressionner les autres ou si c'est simplement inconscient, ou alors elle est vraiment blasée, je dirais juste que ... Oui, ça la regarde, et ça n'entachera pas mon comportement non plus. J'ai une chose en tête : Quidditch. Le reste n'a pas d’influence à avoir sur quoi que ce soit mais si on peut passer un moment intéressant et fun alors tant mieux. On verra bien !

« T’es consciente que j’ai jamais manié la batte pour faire du sport ? »
« Boh, c’que tu fais de ton temps libre ne me regarde pas. Tant que tu gères avec une batte sur un terrain de Quidditch moi c’est tout ce qui m’intéresse. »

Haussement d'épaules, réponse du tac au tac. N'allez pas vous méprendre, j'ai bien compris le sous-entendu mais ... Et alors ? Qu'elle soit un enfant de cœur ou non, ça ne change rien pour moi. Je sais que Mateo n'en est pas un non plus, idem pour Cameron, Derek et j'en passe. Des gens qui ont les mains blanches ici il n'y en a plus beaucoup je pense, donc même si je ne prends pas ça totalement à la légère, disons que je me suis habituée. Après ce qu'on a vécu ici pendant deux ans, tout ce qu'on a pu voir, il y a des choses qui deviennent ... Disons, moins exceptionnelles. Je ne lui demanderai pas de me raconter sa vie, on a tous un passé, il est juste différent d'une personne à l'autre tout comme les tempérament, etc ... C'était la deuxième pensée philosophique du jour !
J'espère évidement qu'elle ne se décidera pas à me mettre un coup de batte parce que je lui taperai sur les nerfs ou que sais-je encore mais même si j'ai l'air d'une petite chose fragile qui bouge un peu trop, une fille qui n'a rien d'une grosse dure parce que c'est le cas, je ne suis pas non plus sans défense et mes réflexes sont plutôt bons. De toute façon il n'y a aucune raison que ça arrive et d'ailleurs l'idée ne me traverse pas l'esprit plus d'une seconde.

Cela étant, je me dis que les bases sont posées, d'un côté comme de l'autre, et c'est surement une bonne chose alors allons-y !

Direction la Salle Commune, puis les catacombes, couloirs, hall, parc, etc … Le chemin est long pour arriver jusqu'au terrain d'entrainement, on a le temps de discuter mais à vrai dire il n'y a pas énormément de mots échangés et clairement ça n'est pas dans mes habitudes. Quand je suis avec quelqu'un, je parle, sauf que si la personne n'est pas des plus loquaces c'est un peu compliqué mais soit. Je lui pose deux ou trois question sur son parcours, savoir si elle est à l'aise en vol, si elle aime ça, etc … Et puis quand on arrive enfin au terrain je vais chercher le matos, un balai pour elle – le mien est dans ma main depuis qu'on a quitté le dortoir, et quelques protections de base pour nous deux. Je fini par poser tout ça au sol et me planter devant elle, attention, c'est le début du speech.

« Bon alors l’idée, c’est bien sûr d’avoir de la force mais tu as aussi besoin d’équilibre et de savoir viser histoire d’éviter aux autres de se prendre un cognard en pleine tête. En gros il faut de bons réflexes et savoir analyser ce qui se passe autour, anticiper, etc … Ce sont des choses qui deviennent automatiques au fur et à mesure de la pratique et l’entrainement mais le Quidditch reste un sport dangereux, voilà pourquoi on n’est absolument pas sexy harnachés comme des bœufs dans notre équipement. »

Certains trouvent ça sexy, je me souviens par exemple de Jamie qui trouvais Kevin à tomber par terre là dedans mais sincèrement … En ce qui me concerne ça ne m'a jamais fait le moindre effet, sans parler du fait que … Attention, instant glamour : Bonjour l'odeur là dedans après l'effort d'un entrainement ou d'un match ! Enfin chacun ses goûts j'imagine mais de mon côté, une chemise noire me fait bien plus facilement perdre la tête … Si elle est portée par un Texan Argentin c'est encore mieux. Bonito le vendeur de Tacos, si. Ahem, c'est pas le sujet du jour, je sais. Revenons-en à nos … A Maxime.

« On va peut-être commencer au sol d’abord, voir comment tu gères. »

J'ai peut-être l'air directive, je le suis sans doute un peu mais en tant que Capitaine de l'équipe c'est aussi mon rôle. Pourtant ça n'est pas en tant que Capitaine que je suis là, ça n'est pas comme ça que je le ressens. Je suis surtout là parce que ça me fait plaisir d'une part de sortir voler, etc … Et d'autre part de permettre à quelqu'un – en l'occurrence Maxime – de voir un peu si ça pourrait lui plaire tout en gardant un maximum de consigne de sécurité à l’œuvre. Bien sur ça fonctionne dans les deux sens, je suis aussi là pour la tester puisque s'il s'avère qu'elle gère sur son balai et que je sens quelque chose de promoteur en elle, j'en discuterai avec le reste de l'équipe puis avec Maxime elle-même pour voir si elle peut trouver sa place dans l'équipe.
Chaque chose en son temps, je lui désigne les protections d'un signe de tête et enfile les miennes puis lorsque j'ai terminé je me dirige vers la malle qui contient les cognards. Ils sont au nombre de deux et s'agitent déjà comme des beaux diables là dedans. Je lui tends une batte puis m'accroupis auprès de la fameuse malle que j'ouvre, nous laissant ainsi apercevoir les deux fous furieux en cuir tanné. Heureusement une chaine les retient et je ne vais en libérer qu'un seul sur les deux. Un regard vers eux, je lève finalement la tête vers la grande brune.

« Prête ? »

A son signal j'en libère un, il va décoller comme un forcené, prendre de l'altitude et … revenir pour nous charger. J'ai dans ma main, serrée précieusement, ma baguette, dans l'autre une batte moi aussi même si ça n'est pas ma spécialité, prête à intervenir à tout moment parce que le but ça n'est quand même pas que l'une de nous deux finisse à l'infirmerie …

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 686
Date d'inscription : 27/04/2014
Crédits : Bm
Double Compte : Phædre E. Hunt & Katherine Calderòn Llanos & John Kingsley



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2713-maxime-a-jefferson
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Dim 3 Jan 2016 - 20:36

Le trajet se passe plus ou moins en silence. Je ne suis pas vraiment douée pour engager la conversation, je ne veux pas faire semblant de m’intéresser à son parcours scolaire. Je ne dis pas que sa vie ne m’intéresse pas, ni qu’elle même n’est pas intéressante, au contraire j’imagine parce que la personne qui me sert d’alter-égo s’est entiché d’elle. C’est juste… ma manière de faire, c’est tout, il n’y a pas d’explications. Par contre je ne suis pas réfractaire lorsqu’il s’agit de répondre à ses questions car, oui, elle m’en pose, et je tâche de lui donner des informations complètes. J’imagine que pour elle je ne discute pas beaucoup (sa jumelle, à savoir Kezabel, est surement plus enjouée, bavarde, intéressante etc… que moi) mais pour moi, c’est presque un record d’aligner autant de mot d’un coup avec quelqu’un que je ne côtoie pas vraiment, c’est presque un record.
Il fait effectivement frais, comme elle me l’a dit, mais ça va plutôt bien, l’écharpe que j’ai enfilé me permets de ne pas avoir trop froid dans le dos et la nuque, un truc que je déteste, et disons que l’air frais me file un petit coup de tonus et me réveille un peu de ma léthargie.

On arrive au terrain de Quidditch et je fous mon mégot dans un cendrier que Macy m’a offert, comme à William, en fer, gravé avec une tête qui boude. Rapport à Nirvana mais avec un sourire à l’envers histoire de me rappeler comme je suis douée dans l’art de faire la gueule. Je m’avance sur le terrain de Quidditch tandis que Riley s’éloigne. Ma baguette est dans ma poche avec mes clopes, mon briquet, mon cendrier et des… chewing-gums. J’ai une pensée pour Bobby que j’ai oublié de nourrir mais Macy en sortant de sa douche le fera surement. Riley revient comme une balle quelques instant après alors que j’ai posé mes affaires sur le côté sauf ma baguette que je garde dans ma poche.

Le Quidditch, j’en ai déjà fais, un peu. Jusque-là c’était pas vraiment ma passion parce que je préférais les sports moldus, à savoir : skate, roller, basket occasionnellement et pas mal les arts de combats grâce à mon frère et surtout à sa persévérance. Sports de plages également, du type volley, blabla… Donc même si je suis une flemmarde dans l’âme, au final je kiffais pas mal glisser dans les rues sur ma planche. Voler ? J’aime ça aussi. En fait, j’aime la facilité qu’offre le balai pour voler. Je ne suis pas mauvaise, mais pas non plus la meilleure. J’ai des avantages comme le sens de l’équilibre parce que j’aime faire des acrobaties et je suis endurantes et pour ça on dit merci les représentants de la paix. Je ne suis pas sure d’être un élément sociable mais si je devais faire partie de l’équipe (je parle de ça à un niveau très, très hypothétique, l’initiative de Riley m’étonne plutôt, le fait de rentrer dans l’équipe des Serpentards me semble être un pari impossible), je pense que je serais un élément… stable. On va dire ça. Un bon élément je ne sais pas, je n’ai pas la vanité de le prévoir.

Je reviens sur terre alors que Riley se plante devant moi après avoir fichu tout le matos par terre. Je me rends compte que j’aurais pu l’aider mais perdue dans ma contemplation du stade j’ai pas fais gaffe…

« Bon alors l’idée, c’est bien sûr d’avoir de la force mais tu as aussi besoin d’équilibre et de savoir viser histoire d’éviter aux autres de se prendre un cognard en pleine tête. En gros il faut de bons réflexes et savoir analyser ce qui se passe autour, anticiper, etc … Ce sont des choses qui deviennent automatiques au fur et à mesure de la pratique et l’entrainement mais le Quidditch reste un sport dangereux, voilà pourquoi on n’est absolument pas sexy harnachés comme des bœufs dans notre équipement. »

Bras croisés sous la poitrine, tête baissée vers elle –héhé- j’acquiesce tranquillement en assimilant ses paroles. Je note le côté pas sexy des équipements contrairement à ce que me disait Macy il y a quelques minutes à peine. Je soupire avec un sourire, laisse un petit silence planer. Il ne dure que quelques secondes à peine, Riley reprend la parole pour me dire qu’on commencera au sol, ce qui me semble une bonne approche. On sent le ton de la capitaine dans sa voix mais je sais bien que ça n’est certainement pas une sorte d’agression, je ne m’en formalise pas, je suis la directive puisque c’est elle qui gère. D’un signe de tête elle me montre les protections, j’ai défais ma capuche depuis longtemps alors je rattrape mes cheveux pour dégager pour une fois mon visage et les coincer entre ma peau et le tissu de mon gilet. J’attrape les protections, les enfile tranquillement puis la regarde s’éloigner. Je récupère la batte d’un geste un peu plus enjoué que je ne le voudrais surement et glisse ma main autour d’elle.

Elle est légère, elle reste en bois donc un matériau pas forcément des plus légers mais j’ai un atout de taille et très poilu en ce qui concerne la force, que je me garderais bien de lui communiquer néanmoins. C’est carrément plus léger qu’une batte en alu ce qui me permet de la faire tourner, lui fait siffler l’air avec un sourire. C’est un bel objet, certes pour faire du sport, mais en quelque sorte assez élégant. Je la balance d’une main à l’autre, refais jouer mon poignet pour vérifier que je n’ai pas perdu la main quant au maniement d’une batte et je constate rapidement que non. Comme un prolongement de mon bras, l’objet contondant siffle l’air avec joie et je souris presque bêtement. Fini de casser les têtes et voitures, bonjour les cognards ? Peut-être… En tout cas, j’aime cet objet, j’aime le bruit qu’il fait, le poids et j’adore le faire tourner. Je sais que sur un balai je serais surement obligée à un moment ou à un autre de garder une main sur le manche mais pour cette fois j’enroule les deux autour de cette batte et reviens sur terre alors que la voix de Riley s’élève.

« Prête ? »

Je dispose mes pieds comme à l’époque et je sens comme un fourmillement au creux du ventre. Un truc positif, pour une fois, assez rigolo, qui me rappelle les escapades interdites que l’on faisait dans les rues de L.A. Il a fallu qu’on se batte quelques fois et ce sont surement ces fois là ou je me suis sentie la plus vivante, vibrante. Quelque chose dans le maniement de cette batte me rappelle ces instants particuliers, qui n’ont aucune autre beauté que celle du banal et de la violence jeune. Un mince sourire reste dessiné sur mes lèvres.

« Prête. »

Elle acquiesce, dirige sa baguette vers l’un des deux fous qui cogne dans la mallette. Il s’envole comme une balle, siffle l’air bien plus fort que ma batte et s’envole haut. Mes sens sont à l’affut, je m’interdis de faire abstraction de la présence de Riley car le principe au Quidditch est d’avoir conscience de ses partenaires mais me concentre totalement sur la balle complètement folle.

Le cognard finit par revenir assez vite, préparée, je retire mes bras vers l’arrière et lui assène un coup concentrant ma force qui me permet de l’envoyer loin, très loin, il traverse un des trois anneaux et semble disparaître derrière le terrain de Quidditch.
Je laisse retomber mon bras contre ma cuisse et ne peux m’empêcher d’écraser un rire amusé tout en scrutant l’horizon vers lequel s’est enfui le cognard.

« Ahh… Ça c’est assez fun. »

Je retourne mon visage vers Riley et lui adresse un sourire un peu plus présent voir carrément inédit dans le cadre de notre relation. Je pose le bout de la batte sur le dessus de ma rangers droite et reviens quand même observer l’horizon histoire de ne pas nous faire avoir par un retour inopportun du cognard.

« C’était Macy notre batteuse à l’époque, à Salem, je lui ai appris à utiliser la batte mais je pensais être rouillée… »

Quand je pensais que le cognard s’était perdu dans les méandres du paysage écossais autour de Poudlard, je me trompais lourdement. Un sifflement d’air puissant s’est fait entendre derrière nous. Cet espèce d’enfoiré, comme s’il était doué d’une intelligence nouvelle, propre, humaine, nous fonce dans le dos. Je crois qu’instinctivement on a brandis nos deux battes mais c’est mon réflexe qui envoie le cognard valser, ricocher contre l’une des parois du terrain de Quidditch qui ralentit sa vitesse mais qui vient droit cogner la tête de Riley.

Moment d’arrêt. Elle s’écroule.

« RILEY ! »

Affolée, j’accours vers Riley tout en sortant ma baguette de ma poche. Je n’ai pas le temps de la rattraper, mon souffle s’écourte, un troisième putain d’air sifflé me parvient non loin de nous alors que j’ai glissé au sol près de Riley et mon regard soudainement paniqué se projette sur le cognard qui revient à nouveau vers nous. Je braque ma baguette à toute vitesse vers la balle complètement putain de tarée !

« REDUCTO ! »

L’objet explose à quelques mètres de nous et par réflexe je passe mon autre bras au-dessus de Riley pour les éviter les éclats de cognard. PUTAIN MAIS QUELLE MERDE ! Mon cœur bat à toute vitesse et mon regard se repose sur Riley que j’attrape par les deux épaules et secoue doucement.

« Riley ? JENKINS ! »

Ça sert à rien d’hurler. Ça sert à rien d’hurler elle est complètement dans les vapes.
ON VA ME TUER.
Matéo va me tuer, Kezabel va me tuer, HUNT VA ACHEVER DE ME COUPER EN PETITS DÉS DE JAMBONS POUR SON PUTAIN DE SERPENT. Je suis complètement prise au dépourvu. Je suis con. Complètement con. Putain de bordel de sacré de nom de dieu mais pourquoi, o pourquoi dieu, merlin, morgane, bouddha, allah, pourquoi MOI ? Pourquoi moi toute seule avec Riley toute seule ? Ils vont croire que je l’ai tabassé c’est ça… Merde… Oh putain la grosse merde.
Les dents serrées, un gémissement me tire de ma torpeur et je reviens en direct sur Riley. Les yeux toujours clos, son visage est tordu dans la douleur. Je glisse une main dans ses cheveux, une autre dans son cou, et — OH MON DIEU AU MOINS ELLE N’EST PAS MORTE — y croise rapidement une bosse énorme, aussi grosse qu’un putain d’œuf et visiblement son visage a pris en partie puisque des taches colorées commence à se pointer.

« PUTAIN ! »

La haine se mélange à la peur et pourtant une pointe de soulagement se glisse entre mes côtes parce qu’elle n’est pas morte. Je n’ai pas tué Riley Jenkins. Je l’ai juste complètement. ASSOMMÉE. AVEC. UN. COGNARD. ET-UNE-BORDEL-DE-DIEU-DE-BATTE DANSMAMAIN.

Je dois la réveiller, je dois la réveiller, je dois la transporter, je dois faire quelque chose.

« Pourquoi WILLIAM t’es jamais là quand il FAUT bordel ! »

Je grogne, grogne, grogne à vois haute, encore et encore, je m’insulte dans tous les sens mais je me mets enfin en route. Personne n’est là, je vais me démerder toute seule. Je me fous complètement des trucs de quidditch, garde les protections sur nous deux, j’appelle mes affaire grâce à un accio davantage hurlé que pensé et fourre nos deux baguettes dans la poche interne de mon gilet. Je continue de me voir en petit dés de jambons tandis que je glisse mes deux bras sous Riley pour la soulever.

« Putain… aaahhhh….. fais… chier ! »

Je finis par y arriver, debout, toute rouge, Riley dans les bras, complètement sonnée, donc plutôt lourde — sans offense mais un corps complètement relâché ça va vite avoir raison de ma lycanthropie —, je remonte mon bras dans son dos pour faire basculer son visage sur mon épaule droite et commence à avancer pour la ramener au château. Je respire difficilement, mon grand corps est certes musclé mais je vais vite avoir soit besoin d’aide, soit besoin qu’elle marche. Je continue consciencieusement de marcher, pas par pas, en soufflant à chacun d’eux. Ça tire mes muscles dans mon dos, je dois lutter contre mes bras qui tremblent et ces images de dés de maxime pour serpent pour avancer encore un peu, encore un tout petit peu, allez…

« Hmmm…
— Riley ?! Merde… »

Je la sens bouger son visage contre mon épaule alors qu’on est pratiquement arrivées aux portes du château, là, à 30 mètres de nous, mais je préfère me mettre sur le côté et je fléchis les genoux d’un geste qui se veut le plus prudent possible, pour la déposer à sur une surface pas au sol, qui n’est pas non plus un banc, mais lisse et recouverte d’un peu de verdure histoire de ne pas la brutaliser. Elle semble ouvrir les yeux, je la retiens encore du bras car il n’y a pas de dossier. Elle remue le visage, les yeux plissés et semble revenir à elle… Je pousse un long soupir soulagé.

« Riley… Riley, ça va ? »

Je crois que c'est lorsque je vois glisser une, puis deux, puis trois perles rouges sang sur son front que je panique très fort. Et blanchit. Encore plus fort. Je regarde ma main droite qui est contre son bras et le même liquide s'y trouve. Dans la confusion et la panique je n'ai même pas vu ça. Je n'ai même pas vu qu'elle saignait, bordel.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Mar 5 Jan 2016 - 19:20

« Prête. »

Alors c'est partie mon kiki ! Non ça n'est pas toi le kiki, Maxime. Toi tu es la fille qui se tient devant moi, concentrée, batte en main, et qui me fait sourire. Ça n'est pas un sourire moqueur, loin de là, c'est un sourire … qui est là simplement parce que ça me fait plaisir de la voir comme ça. Ça n'a rien de vraiment personnel, c'est juste parce que j'aime bien voir les gens avoir ce genre de réaction quand je leur parle de Quidditch ou que je les entraine dans ce petit bout de mon monde. Je n'en perds pas pour autant le Cognard de vue et garde moi même une batte en main, ma baguette dans ma poche, prête à parer une quelconque attaque. Pas par manque de confiance en ma comparse Verte, clairement par manque de confiance en cette saloperie de balle. D'ailleurs il revient après avoir filé dans les airs comme un beau diable, dangereux, agressif … et férocement renvoyé dans ses pénates par une Jefferson qui me laisse relativement sur le derrière. D'une parce que son coup est plein de puissance et que je ne m'attendais pas à ça, de deux parce qu'elle rit et c'est bien la première fois que je l'entends rire, autrement qu'un rire plein de sarcasme. Pas un reproche ni un jugement, juste un constat.

« Ahh… Ça c’est assez fun. »

Elle sourit. Elle me sourit. La seule fois où c'est arrivé c'est quand Mateo a joué les apprentis sorciers à deux balles avec son philtre à la con. Pourtant je ne me formalise pas, bien trop dans le truc, et surtout loin de moi l'idée de la mettre mal à l'aise.

« C’était Macy notre batteuse à l’époque, à Salem, je lui ai appris à utiliser la batte mais je pensais être rouillée… »
« Ben visiblement c'est pas le cas. T'en as dans le bras ! »

Riley Jenkis, spécialiste en slogan de merde depuis 1995 ! Certifiée qualité selon les normes européennes. Merci. Bonsoir.

Bonsoir, ça, tu ne pensais pas si bien dire jeune fille … Un sifflement toujours aussi agressif nous sort toutes les deux de notre « discussion » et nous pousse à nous mettre en position – je note qu'elle a déjà le réflexe, bon point – batte en main, prête à en découdre. Cette pourriture communiste fonce droit sur nous, ayant tenté de nous prendre en traitre, mais Maxime encore une fois lui apprend les bonnes manières et j'affiche un large sourire en le suivant du regard … jusqu'à ce qu'il rencontre une des parois du terrain, qu'il ricoche, et m'arrive en pleine tête. La seule chose dont je me souviens ...

« RILEY ! »

… c'est ça. Une demi seconde de conscience ? Même pas. A plus de Riley, je me sens partir et mon corps rencontre brutalement le sol alors que je perds conscience en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Pas de lumière au bout du tunnel, juste … du rien, du vide, de la légèreté totale et du noir. Puis des mouvements, une présence, quelque chose de chaud, d'agréable. Oh, oui, on est bien. J'aime bien.

« Hmmm… »
« Riley ?! Merde… »

Ah mais noooooon ! Je voulais rester au chaud !!!

« Riley… Riley, ça va ? »
« Tu m'as eu Billy ... »

Sourire béat, j'ouvre un œil, puis l'autre. Moue boudeuse, sourcils froncés, lèvres pincées, index tendu vers cet imposteur !

« Hey mais t'es pas Billy toi. »

Bien joué Sherlock. Attention Simplet, les lumières s'allument ...

« Mixame, c'est toi ? »

Pourquoi est ce qu'on est sur un bateau ? Ça tangue ... comme si j'étais soule ... hum, bizarre. Bizarre, bizarre. Vous avez dit bizarre ? Comme c'est bizarre ...

« Dis, est ce que tu sais où est mon pyjama ? Parce que c'est bientôt l'heure d'aller au bowling et je ne voudrais pas rater le Magicobus. Qu'est ce qu'il conduit mal … On dirait un hippopotame qui fait du jus de carottes. En plus il fait jour quoi … N'importe quoi ces artichauts. »

Poupée de chiffon aux gestes aussi mal coordonnés que les mots.

« C'est marrant, je savais pas que tu avais une sœur jumelle. »

Je la regarde fixement, un coup d'œil à gauche, l'autre à droite, dans une expression ultra sérieuse avant de poser mon index sur son nez tout en essayant de viser sa jumelle là juste à côté d'elle.

« Elle te ressemble de troooooooooop !!! »

C'est la feulie !

« Tu veux un cookie ? Je crois qu’Aristote en a fait quelques-uns mais le dis pas aux Egyptiens, ils sont rancuniers et ils vont le brûler alors qu’il n’est même pas roux. Hop hop hop, aux croco ! »

Hop, hop,hop c'est surtout de nouveau le trou noir et il n'y a plus personne ! Kapout Riley.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 686
Date d'inscription : 27/04/2014
Crédits : Bm
Double Compte : Phædre E. Hunt & Katherine Calderòn Llanos & John Kingsley



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2713-maxime-a-jefferson
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Lun 11 Jan 2016 - 23:15

« Tu m'as eu Billy ...
— Hein ?
— Hey mais t'es pas Billy toi… Mixame, c'est toi ?
— Quoi mais… Ça va Riley ? »

C’est l’enfer. C’est l’enfer total. Dans quelle putain de merde me suis-je fourrée, avec quelle puissance me suis-je enterrée à cet instant précis… J’ai l’impression que ça va plus ou moins, elle mélange mon nom mais… normal, après tout elle vient de prendre un putain de cognard en plein dans la tronche, lancée par une espèce de folle furieuse. Mais elle bouge, ses yeux bougent, je n’ai d’ailleurs jamais vu cet éventail d’expression sur son visage mais ce n’est clairement pas ça qui attire mon attention, non, c’est plutôt le sang qui coule sur son front et que je retire de sa peau d’un geste irréfléchi mais léger du pouce. Irréfléchi parce que ça va me porter préjudice à un moment donné mais je passe tellement après son mal que j’oublie. J’oublie lorsque je glisse mon pouce tatoué sur son front pour lui éviter d’avoir son propre sang dans les yeux.

« Dis, est ce que tu sais où est mon pyjama ? Parce que c'est bientôt l'heure d'aller au bowling et je ne voudrais pas rater le Magicobus. Qu'est ce qu'il conduit mal … On dirait un hippopotame qui fait du jus de carottes. En plus il fait jour quoi … N'importe quoi ces artichauts.
— … »


Q...q.... QUUUOIIIIIIII ?
Les yeux ronds, le cœur battant, je crois que si je ne la tenais pas, je serais déjà en train de m’évanouir. Moi qui croyais qu’elle allait un minimum bien. Elle raconte n’importe quoi et ça la fait complètement marrer. Pas moi, putain, des sueurs froids me glissent le long de la colonne vertébrale. On sait que c’est mauvais ça. Hein, putain oui on sait que c’est mauvais. Bordel.

« C'est marrant, je savais pas que tu avais une sœur jumelle.
— Mais non… »

Mon regard s’extirpe du sien un instant et j’observe autour de moi mais personne n’est là. Absolument personne n’est là. Et puis. Ce moment précis qui me fige dans ma contemplation. Soudainement raide comme une planche, le contact de son index sur mon nez termine de m’achever.

« Elle te ressemble de troooooooooop !!! »

Je reste droite, les yeux écarquillés mais ces derniers roulent jusqu’à son regard de nouveau. Elle est complètement béate. Elle est défoncée. Je lui ai surement provoqué des dégâts irréparables. Je suis dans la merde, pour une fois que je pensais faire quelque chose de correct, j’ai réussi à l’assommer.

« Tu veux un cookie ? Je crois qu’Aristote en a fait quelques-uns mais le dis pas aux Egyptiens, ils sont rancuniers et ils vont le brûler alors qu’il n’est même pas roux. Hop hop hop, aux croco ! »

Son index glisse de ma peau et son bras retombe. Son poids redevient complètement mort. Elle rechute dans les vapes.

« Riley ? ET MEEEEEERDE. »

Je voudrais HURLER, plus fort encore, et tout jeter autour de moi mais Riley gît dans mes bras et je suis la seule à pouvoir l’emmener à l’infirmerie. Je serre les dents et grogne fort, très fort, contre moi-même, contre le monde, contre ce putain de cognard et contre moi encore sans m’arrêter alors que je me redresse avec Riley dans les bras. Je ne peux même pas compter sur le fait qu’elle marche, et ben non, parce que j’ai tellement bien tiré qu’elle est même incapable de PARLER CORRECTEMENT.

MERDE.
MÉ !ǧ’IÈZGLZIEKGREDE.

Riley dans les bras, cette fois-ci je finis par passer les portes du château, essayant de respirer avec parcimonie histoire de m’économiser. Tous les gens que je vais croiser vont croire que je l’ai sauvagement assassinée. Les regards qui se tournent d’ailleurs vers nous, les rares, sont complètement hallucinés ou méfiants, peu importe, en tout cas on est au centre de l’attention et même si je voudrais m’énerver et leur péter la gueule puis m’encastrer la tête dans un putain de mur en pierre et bien je le répète JE NE PEUX PAS. Parce que je porte Riley. Et que c’est dur de porter Riley dans les escaliers, LYCAN OU NON.

Par un grand miracle, grâce à Dieu ou je ne sais putain de qui l’escalier sur lequel je tombe se décide de m’emmener directement au septième étage pour l’infirmerie. Et bien qu’il y ait un nombre incalculable de marche, ça reste en tout cas quatre fois moins que ce que j’aurais du grimper en temps normal et j’en remercie le ciel entre un point de côté et un regard mauvais pour celui ou celle qui se tourne étonné vers moi. Oui je porte la célèbre Riley Jenkins dans mes bras et d’ailleurs quelque chose me dit qu’elle n’apprécierait pas d’être vue comme ça, comme si c’était une princesse MAIS DÉSOLÉE JE PRENDS LES RACCOURCIS OK ?

Je grimpe les dernières marches avec une certaine difficulté mais j’y arrive. Bordel oui j’y arrive, les jambes tremblantes, les poumons qui brûlent, mais j’y arrive et je vais le faire parce que c’est de ma faute, c’est complètement de ma faute et je m’en veux terriblement mais pour l’instant l’important étant de l’emmener à l’infirmerie, je ne lâche pas. Je fais plusieurs pas dans le couloir, réajuste Riley contre moi, avance encore, encore et finis par apercevoir la porte de l’infirmerie. Elle me semble si loin, j’ai l’horrible impression que cela fait des années que j’ai quitté ce terrain de Quidditch de merde !

« HELLAND ! »

Un premier son sortit de nul part, c’est presque un appel au secours, auquel d’ailleurs le prof de médicomagie répond avec une vitesse presque incroyable, comme s’il avait été formaté pour ça. Son premier reflexe ne se fait pas attendre, on se partage le corps, étonnamment plus léger soudain, de Riley et commence à me poser des questions alors qu’on entre dans la salle de soin.

« Elle a reçu un cognard en pleine tête, j’ai frappé dedans, j’passais un test ou j’en sais rien mais on parlait de Quidditch et le cognard a ricoché contre une des parois des gradins et l’a frappé directement sur le crâne, on a rien vu venir. »

Au fur et à mesure que j’égrène mes paroles, alors qu’Helland glisse Riley sur une couche, la culpabilité grossit, grossit et grossit sans arrêt pour former une enclume dans ma poitrine. Que va-t-il penser, que j’ai encore perdu les pédales, et ce malgré le traitement que nous avons commencé à expérimenter ? Il va me renvoyer, et Riley, pire encore, peut-être qu’elle gardera des séquelles de ma connerie ? Mon visage se décompose tandis que je m’éloigne de quelque pas, sans vraiment aller très loin, mais ça je ne m’en rends pas compte, comme pour garder un œil sur Jenkins que j’ai bravement amochée. Mes mains glissent dans mes cheveux et c’est à ce moment précis que je me rends compte de la douleur qui s’est insinuée dans chacun de mes muscles. Je tremble comme une feuille et surtout j’ai l’impression que quelqu’un s’est amusé à passer mon corps sous un rouleau compresseur. J’ai chaud, j’ai froid, je laisse faire le médecin silencieux.

« Elle va bien ?
— Attendez un instant s’il vous plait.
— Non, elle a quoi ?
— Laissez-moi le temps de l’ausculter et après seulement je pourrais vous répondre. »

Son ton est catégorique et ma pression redouble d’un cran. J’ai l’impression que je vais étouffer et je finis par enlever d’un geste rageur mon sweat après mon écharpe. C’est surement à ce moment-là que mon regard capte les légères traces de sang sur ma main gauche. Le mien ne fait qu’un tour et je me précipite aux toilettes pour me laver les mains avec frénésie. Mon cœur bat avec une vitesse complètement affolante même pour un être comme moi.

« Alors ?
— Elle a une petite commotion cérébrale, il lui faut beaucoup de repos c’est pour ça qu’elle va rester ici cette nuit. Mais d’ici demain ou après-demain ça ira un peu mieux…
— Vous êtes sur ?
— Le risque zéro n’existe pas mais je pense que ça devrait aller. Vu l’ampleur du choc je préfère la garder cette nuit, on ne sait jamais. »

De longues, longues minutes se sont écoulées pendant que je me lavais les mains. Tant et si bien que ce sont ces mots qui m’accueillent à la sortie. Mon regard reste planté dans le sien. J’y cherche quelconque trace de mensonge, ce que je ne trouve pas. Ce que je suis contente de ne pas trouver. Mon cœur semble essayer de reprendre une allure normale mais l’attention de Helland commence à me gêner, comme si d’un moment à l’autre il allait me demander la vraie raison de cette « petite commotion cérébrale » alors je m’éloigne d’un pas sec sans lui adresser la parole pour me rapprocher du lit ou est étendue Riley. Elle a l’air tranquille, peinarde, dans son monde, un petit sourire aux lèvres. Elle sourit putain. Mais sérieux quoi.

« Rah… putain… »

Mes mains claquent sur ma peau tandis que je passe mes mains sur mon visage. Je tire ma peau en poussant un long soupir agacé. Quelle connerie non mais merde. A aucun moment ne me vient l’idée de partir, loin de là. Mon œil capte juste derrière moi un espèce de fauteuil et je m’y laisse tomber bruyamment. Je crèverais presque de froid maintenant que mes muscles se durcissent après tant d’efforts. La douleur insidieuse va devenir insupportable mais pour l’instant ça reste gérable. J’ai l’impression d’avoir marché pendant des jours sans m’arrêter, ça n’est pas le cas mais les picotements dans mes membres témoignent d’un effort mortel. Je ne sens plus mes chevilles et mon dos est tendu au point de me tirer des fils jusque dans le haut du crâne. Pourtant, ça ne me fait pas partir, NOP, je reste là, le regard posé sur Riley qui elle est partie au pays des rêves. Je sais que Leiv n’est pas loin et qu’ici elle ne risque pas que je l’attaque à coup de cognard mais non. Je veux rester, je reste, à quelques centimètres de son lit. J’étends mes jambes le plus loin possible ne grognant de douleur, et décide d’attendre. Je resterais ou je dois être.

wesh lis ça:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Lun 18 Jan 2016 - 20:41

J'ai … perdu le fil, je crois. Le fil de quoi ça c'est une bonne question mais si vous n'y voyez pas d'inconvénient je crois que je me la poserai plus tard, quand le monde tournera un peu moins vite autour de moi. Je pense avoir quelques moments de semi-conscience, des moments où même la douleur, surtout la douleur à vrai dire, est une perception que j'arrive à ressentir. Et comme son nom l'indique : Ça fait mal. A côté de ça j'ai aussi des moments où je perds totalement la connexion avec la réalité, je sais que je parle mais je ne comprends pas vraiment ce que je dis, je ne sais pas si ça a le moindre sens. Je crois qu'on me porte. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Pour aller où ? C'est un grand mystère. Est-ce que je panique ? Par moment, oui, un peu, et puis je repars à nouveau au pays des arcs-en-ciel …
Le chaud, le froid, le haut et le bas, la gauche, la droite, etc … Je ne capte plus rien, plus aucun repère de ce genre-là, j'entends juste des voix que je n'arrive pas vraiment à identifier, y compris la mienne, encore et toujours. Et puis plus rien, le noir total, comme un certain soulagement finalement. La paix, tout simplement.

Je crois n’avoir jamais ressenti ce type de sensation avant aujourd’hui … D’ailleurs, quel jour sommes-nous ? Peu importe. C’est comme … comme flotter bien emmitouflée dans un nuage doux et chaud. Voilà comment je me sens, comme dans du coton. Ou mieux encore ! Comme dans une grosse barbapapa … Sans l'inconvénient collant du sucre, évidemment.

Je ne suis pas d'un naturel pessimiste, loin de là même je dirais, mais pour une raison que j'ignore, perdu dans les limbes de mon inconscient, dans cette sensation de flottement, je me suis égarée dans les méandres de certains souvenirs que j'avais – ces derniers temps, pour ne pas dire mois – totalement oublié, laissé de côté. Soudainement je me suis sentie agitée, nerveuse, angoissée même. Et puis il y a cette pensée qui m'a échappé, ces mots que j'ai cru formuler sans en avoir réellement la certitude, sans avoir réelle conscience de moi-même ni de mon environnement.

« Papa ? La laisse pas faire ça s’il te plait … Je veux rester avec toi … »

Je veux rester avec toi. J'ai 14 ans, mes parents se séparent et c'est le drame de mon existence. J'en veux à ma mère, j'en veux à la terre entière, j'en veux même à mon père de la laisser faire. Tout ça est bien loin dernière nous à présent, les cartes ont été posées sur la table, entre elle et moi, entre elle et mon père aussi je crois, et depuis tout va bien dans cette famille recomposée. Peter et elle vont se marier cet été, Papa est heureux pour eux, Charleen et moi nous voyons déjà dans nos robes respectives … Oui, tout va bien, alors pourquoi repenser à ça maintenant ? Et puis d'ailleurs, quel est ce maintenant ? Un maintenant ou j'entrouvre les yeux, je crois, alors que la lumière m'agresse et me fait pousser un grognement. Je ne sens pas mon corps, chose qui a le don de faire relativement paniquer soit dit en passant, mais ma tête, elle, je la sens parfaitement bien. J'ai cette désagréable impression qu'elle est coincée dans un étau.

« Qu’est c’qui s’passe … ? »

Ma voix me semble incroyablement lointaine, je cligne des paupières bien trop vite ou c'est en tout cas l'impression que j'ai mais je ne parviens pas à retrouver une vision claire et nette. Ok. Je suis paralysée et j'ai perdu une partie de mon acuité visuelle … A quelle moment j'hyperventile ? D'autant plus que je ne comprends pas ce qu'il se passe, je ne sais pas où je suis, ni avec qui et quand on me connait, on sait à quel point c'est un problème pour moi de me retrouver coincée dans une situation que je ne contrôle pas ou plutôt une situation dans laquelle je me trouve entravée. D'ailleurs je le sens bien dans ma poitrine, mon cœur bat de plus en plus vite et je crois que j'essaie de bouger ce corps dont je n'arrive pas à réellement percevoir la présence. Il est pourtant bien là, non ? Toujours accroché au reste de mon corps …

Et puis soudain, une étincelle de clarté, c'est au murs blancs que je devine l'endroit où je suppose me trouver : L'infirmerie.

« Pourquoi je suis là ? »

Les sensations me reviennent petit à petit mais ma vue, elle, reste totalement floue. L'angoisse va grandissante, crescendo dirait Dimitri avec son accent Italien ultra prononcé quand il passe en mode séducteur … ou grand blagueur. En cet instant je donnerai beaucoup de choses pour entrapercevoir un visage familier, pour entendre une voix qui saurait me rassurer mais quand ma main se porte à mon front et quelle glisse sur le côté ...

« Par Merlin ! C’est quoi cette horreur ?! »

… c'est le coup de grâce. Là, sur le côté gauche … une énorme bosse … Et dans la panique, la précipitation, j'ai bougé trop vite. Mon corps finalement bien présent n'a pas suivi, à moins que ça soit ma tête justement mais tout ce que je sais c'est que j'ai manqué de tomber de ce que je devine être un lit, pour le coup. Jusqu'à ce que je sente une paire de mains se poser sur moi ou plutôt me rattraper et me repousser sur le matelas que j'accueille avec soulagement sans oublier ma découverte. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi je suis là, pourquoi j'ai cette énorme bosse, pourquoi ma tête semble coincée dans un étau, et pourquoi tout ce que je perçois quand je pose mes yeux sur cette silhouette là près de moi ce sont des contours indistincts. Des contours que je parviens néanmoins à attribuer à celle que je devine être leur propriétaire ...

« Maxime ? C'est toi ? »

Je fronce les sourcils comme si ça pouvait me permettre d'y voir un peu plus clair mais c'est encore pire et en plus ça me vrille le crane comme si un petit malin s'amusait à resserrer l'étau.

« Qu'est ce que tu fais là ? »

Une seconde de flottement, une deuxième …

« Tout le monde va bien ?! »

Demander à Riley Sarah Jenkins de tenir en place c'est comme demander à la terre de ne pas trembler quand deux plaques tectoniques entrent en contact.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 686
Date d'inscription : 27/04/2014
Crédits : Bm
Double Compte : Phædre E. Hunt & Katherine Calderòn Llanos & John Kingsley



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2713-maxime-a-jefferson
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Sam 6 Fév 2016 - 0:10

« Papa ? La laisse pas faire ça s’il te plait … Je veux rester avec toi … »

Hm… ? Quoi ?
J’ouvre un œil, puis deux, difficilement, le crâne lourd et toujours dans la position semi-allongée sur un fauteuil, tête dans la main. Je me suis lâchement endormie à l’infirmerie, près de Riley endormie. Je ne sais pas combien de temps j’ai dormi, peut-être trois, quatre ou cinq heures. En tout cas on est plus l’après-midi et le soir et je le comprends très vite aux lumières de la salle. Lorsque mes yeux se posent sur Riley qui semble bouger, je refais la connexion des derniers évènements et immédiatement je me redresse, sentant alors une vague électrique se glisser du bas de mon dos à ma nuque.

Je m’appuie d’une main sur l’accoudoir, grimaçante et mon regard rencontre un verre d’eau accompagné d’un cachet rond et blanc, posé à côté de moi sur une petit sellette. Je fronce les sourcils mais bientôt la voix de Riley me ramène à la réalité.

« Qu’est c’qui s’passe … ?
— J’arrive… »

Sa voix est pratiquement un murmure mais dans le silence de l’infirmerie, je la capte. Je suis beaucoup plus calme qu’à notre arrivée mais son réveil me refile un coup de stress et je termine de me redresser plus vite que je n’aurais du.

« Pourquoi je suis là ?
— …Oh la vache…
— Par Merlin ! C’est quoi cette horreur ?! »

ÉVIDEMMENT.
Elle touche son énorme bosse. Et quand je dis énorme, c’est pas une blague. Quand je me suis endormie elle n’était pas de cette taille. Je reste un instant bloquée, les yeux écarquillés devant la grosseur de la bosse. Son visage est déformé, je pensais que c’était seulement sa tête qui avait accusé le coup mais pas du tout, finalement. Main sur la bouche, qui est d’ailleurs ouverte, sous le choc, la bosse a du grossir après coup malgré les cachets de Leiv. J’en ai vu des trucs pas clairs, du sang, des hématomes, des bosses, des bras et jambes cassés, des fractures, des entailles plus ou moins profondes, mais je crois que j’ai rarement vu une telle bosse. On dirait clairement que quelqu’un l’a tabassée.

« Reste-là ! »

Riley me tire de ma torpeur avec un peu trop de brutalité à mon goût, et au goût de mon corps endolori, avec un geste complètement trop rapide et imprévisible. Son corps se déporte violemment sur le côté et je la rattrape tout juste, plaque mes deux mains sur son corps paniqué et la replaque au matelas. Je garde inconsciemment mes mains sur elle, comme pour éviter qu’elle me refasse une frayeur dans le genre.

« Maxime ? C'est toi ?
— Oui, c’est moi, calme-toi !
— Qu'est ce que tu fais là ?
— J’vais t’expliquer…
— Tout le monde va bien ?!
— Riley ! »

Je hausse un peu le ton mais je ne veux pas qu’elle se mette à paniquer, son corps est déjà pris de soubresauts étranges, elle a déjà failli passer par-dessus le lit, ça suffit. J’entends du bruit dans mon dos et tourne la tête pour voir Leiv qui s’est levé de son bureau et regarde dans notre direction.

« Tout va bien, elle vient de se réveiller. »

Il reste un moment comme ça puis se rassoit sans pour autant nous quitter du regard et moi je reviens vers Riley.

« Ne bouge pas, reste calme, tout le monde va bien, je vais t’expliquer mais il faudrait que t’évites de gigoter dans tous les sens, d’abord parce que tu vas te faire du mal et ensuite parce que tu m’as déjà foutu la frousse. »

Sans déconner, franchement, j’ai le cœur qui va me lâcher si elle continue à me faire des trucs dans le genre. Sérieusement on s‘arrête tout de suite. Ça suffit pour la journée. Je la regarde un instant dans les yeux, enfin, dans un seul œil puis finis par la lâcher. Je crois que c’est à ce moment-là que je souffle un bon coup, pose mes mains sur mon visage une demi-seconde puis remonte mes cheveux. Il y a une petite place à côté d’elle alors je pose une fesse sur le lit.

« Bon. Est-ce que ça va déjà ? »

Je crois qu’on aura jamais autant discuté c’est fou. Il aura fallu que je lui balance un cognard en plein dans son joli minois pour que ça débloque une discussion, n’est-ce pas génial ? Putain de bordel de merde. Je tique. Mon visage n’arrive pas à rester impassible, je suis contrariée et j’ai les sourcils froncés. Oui oui, ride du lion, bim. Génial.

« C’est de ma faute, je suis désolée. Tu te souviens de m’avoir proposé un test de quidditch en début d’après-midi ? Ben voilà. Il y a eu un problème avec le cognard, tu l’as lâché, je l’ai rebalancé. Il est réapparu comme un dingue, j’ai réussi une première fois à nous éviter d’être percutées mais… il a ricoché contre un gradin et tu l’as reçu en pleine tête. Je t’ai ramenée du stade jusqu’ici et crois-moi ça n’a pas été une partie de plaisir, Helland t’as donné de quoi dormir et de quoi dégonfler mais… il faut un petit temps pour que ta bosse parte. »

Je crois que Katherine a déposé son pot de baume magique, dont elle seule a la recette paraît-il (c’est ce qu’elle m’a dit un jour ou je revenais de pleine lune) puisqu’un pot fermé est déposé à côté de Riley. Une feuille de papier est glissée en dessous, je remarque que mon nom y est mentionné. Je lis rapidement la note qui m’intime directement de badigeonner la bosse de Riley dès qu’elle sera réveillée.

Mes sourcils se froncent davantage, je soupire en fermant les yeux une demi-seconde, pince l’arrête de mon nez. En voilà une bonne nouvelle dis donc.

« Désolée de te balancer tout ça d’un coup, et vraiment ce coup était involontaire. »

Je lâche la peau de mon nez et relève la tête pour planter mon regard dans… dans son œil, oui. Je ne vais pas m’y faire, mais autant me confronter à ce que j’ai fais.

« J’ai essayé de faire mon maximum mais j’avais pas prévu qu’il cogne contre le gradin. Il était complètement fou. En plus de ça je vais devoir te mettre de la pommade… Kezabel et Mateo sont au courant, d’ailleurs ils vont pas tarder maintenant que t’es réveillée. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7987
Date d'inscription : 23/11/2011
Crédits : Avatar TAG + Gif by Tumblr
Double Compte : Enzo - Ismaelle - Cameron - Elijah - Chiara



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3327-you-can-stand-under-my-umbrell
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Mer 10 Fév 2016 - 12:47

« Riley ! »

Quoi ?!

« Tout va bien, elle vient de se réveiller. »

Hein ?

« Ne bouge pas, reste calme, tout le monde va bien, je vais t’expliquer mais il faudrait que t’évites de gigoter dans tous les sens, d’abord parce que tu vas te faire du mal et ensuite parce que tu m’as déjà foutu la frousse. »

Ok. Stop. Synchronisation des montres. On se recentre, on se calme, on inspire et on expire, on fait abstraction du mal de crane, de cette sale bosse horrible qui doit me faire ressembler à Quasimodo et on essaie de réfléchir, de remettre les choses en place. Maxime, d’abord. Maxime qui est là, près de moi, qui m’a rattrapé alors que j’allais sans doute me casser la figure à cause de la panique et de ma fâcheuse tendance à ne pas tenir en place. Puis … Monsieur Helland, je crois ? J’ai jeté un coup d’œil mais je n’y vois pas très clair, j’ai juste pu distinguer sa silhouette, silhouette relativement floue au demeurant. Ensuite les paroles rassurantes de ma camarade de Maison et de classe : Tout le monde va bien. C’est le principal même si je me sens totalement groggy et que je n’arrive pas à vraiment comprendre ce qui se passe tant tout est flou, aussi bien pour mes yeux que pour ma tête.

Un truc auquel je n’aurai jamais pensé « faire face » c’est le fait de m’accrocher autant à la présence de Maxime. Son regard est un peu comme un ancrage pour moi en cet instant, ça me rassure réellement qu’elle soit là parce que mine de rien, elle est une silhouette familière. On n’est peut-être pas les meilleures amies du monde mais on partage le même dortoir, on passe nos journées dans la même pièce – quand elle vient en cours – elle est aussi une personne très importante pour Mateo ET pour Kezabel. Sans parler de ça, d’un point de vue personnel j’apprécie cette fille même si a priori le contraire aurait pu être une évidence, et réciproquement.

« Bon. Est-ce que ça va déjà ? »

C’est une bonne question. Les yeux un peu perdus dans le vague je lâche un soupir et me cale contre l’oreiller avant de relever le bras et de porter à nouveau ma main jusqu’à ma tête sans la toucher pour autant.

« Je … Oui ? Je crois. Malgré ce truc qui doit me faire ressembler à un Souaffle. »

Grimace. De dégoût en majeure partie mais aussi un peu de douleur, quand même.

« J'ai un peu de mal à y voir clair mais ça à l'air de revenir. »

Je tourne les yeux vers elle et tente de la dévisager comme si les contours de son visage pouvaient être plus clair à chaque seconde qui passe. C’est le cas, un peu. Au moins j’arrive à capter le bleu de ses yeux, qu’elle a vraiment très jolis.

« C’est de ma faute, je suis désolée. Tu te souviens de m’avoir proposé un test de quidditch en début d’après-midi ? Ben voilà. Il y a eu un problème avec le cognard, tu l’as lâché, je l’ai rebalancé. Il est réapparu comme un dingue, j’ai réussi une première fois à nous éviter d’être percutées mais… il a ricoché contre un gradin et tu l’as reçu en pleine tête. Je t’ai ramenée du stade jusqu’ici et crois-moi ça n’a pas été une partie de plaisir, Helland t’as donné de quoi dormir et de quoi dégonfler mais… il faut un petit temps pour que ta bosse parte. »

Calme, attentive, j’écoute son récit et les choses se replacent petit à petit dans ma mémoire. Oui, je me souviens. Je me souviens des petits cœurs que j’ai laissé dans les affaires de Mateo ce matin alors qu’il était parti en colle … avec Maxime d’ailleurs. Je me souviens de la discussion entre Macy et la grande brune qui se trouve avec moi. Je me souviens du test de Quidditch, du cognard … et puis trou noir. Le reste je l’imagine, toujours un peu paniquée malgré tout parce qu’un tel choc à la tête laisse des séquelles en règle générale, non ? Ce que je retiens en tout cas c’est qu’elle a été là, qu’elle a fait ce qu’elle a pu pour moi et ça, ça me touche réellement. Je ne dis pas que je m’attendais à autre chose de sa part parce que ça ne me vient pas spécialement à l’esprit de penser à un autre scenario mais ce que je retiens surtout c’est qu’elle est encore là, et ça, même pour sa conscience, elle n’en avait pas l’obligation. Un coup d’œil vers l’extérieur m’apprend qu’il fait nuit, ce qui veut dire que j’ai été dans le coaltar un bon moment …

« Désolée de te balancer tout ça d’un coup, et vraiment ce coup était involontaire. »

J’acquiesce, ce simple geste me vrille la tête et la douleur me pousse à lâcher un grognement accompagné d’une nouvelle grimace. Je ferme les yeux quelques secondes, le temps que ça passe, puis me concentre à nouveau sur mon environnement, sur Maxime en l’occurrence.

« J’ai essayé de faire mon maximum mais j’avais pas prévu qu’il cogne contre le gradin. Il était complètement fou. En plus de ça je vais devoir te mettre de la pommade… Kezabel et Mateo sont au courant, d’ailleurs ils vont pas tarder maintenant que t’es réveillée. »
« Il va se barrer en vitesse en me voyant comme ça, c'est sur. Il va foncer droit vers Daniela et je vais être obligée de me relever pour aller lui casser la gueule. »

De l’humour ? Oui, c’est bien ça. Je n’essaie pas de dédramatiser la situation, ça sort simplement naturellement et ça n’a rien de sérieux évidemment. Je sais qu’il ne ferait pas ça, je le lui ai dit, je lui fais confiance et j’y crois. Et puis chacun son tour !

« A elle, pas à lui. Quoi que ... »

Un sourire en coin, je tente de vérifier si tous mes membres fonctionnent et apparemment c’est le cas. Je crois que c’est aussi pour ça que je fais de l’humour, pour me rassurer. Tout va bien, j’ai juste une grosse bosse, j’ai été prise en charge. Tout va bien.

« Peut-être que tu devrais fuir avant que Keza ne débarque ... »

Ok, ça, c’était gratuit. Mais regarde, je suis trop mignonne !

« Est-ce que tu sais si Lukas est au courant ? Charleen ? »

J’ai été la première a précipité vers lui quand il a eu son accident de Quidditch l’année dernière et je n’ai quitté son chevet que lorsque je n’avais pas d’autre choix. C’est mon petit bébé, au même titre que la petite blonde, et dans le fond j’aime autant qu’ils ne le sachent pas, pas tout de suite, qu’ils ne s’inquiètent pas pour rien.

Bref, reprenons un peu de sérieux parce que je vois bien que la pauvre n’a pas du tout le cœur à rire. Elle a eu peur, elle se sent coupable. Moi je ne vois pas les choses comme ça alors j’affiche un air plus sérieux – difficile quand on ressemble à rien m’est avis mais passons – après m’être raclé la gorge.

« C'est moi qui suis désolée, j'ai pas géré sur la sécurité et en tant que joueuse depuis plusieurs années, en tant que Capitaine, ça craint. Ça n'aurait jamais dû arriver. Toi t'as fait ce que t'as pu, ce qui est déjà énorme parce que j'ose pas imaginer l'état dans lequel je serais si t'avais pas dévié ce cognard. »

C’est simple, clair, net, concis, pragmatique et sincère. Pour moi cette situation est entièrement de ma faute, pas de la sienne. J’aurai du faire plus attention, pas y aller en touriste comme je l’ai fait.

« Bordel ce que je hais ces trucs. Ça me donnerait presque envie d'être Batteuse histoire de leur faire la misère. »

Riley, calme toi.
Oui, pardon.

« Merci. »

Cette fois c’est un sourire que je lui adresse, le ton est posé et encore une fois sincère. Elle m’a aidé, c’est la moindre des choses que de la remercier. Il y a cependant une autre petite chose que je pourrais peut-être faire.

« Faudra voir ce que ça donne sur un balai mais en tout cas pour ce qui est du coup de batte, on peut dire que t'as de la ressource. »

Et il faudra aussi voir avec les autres. Je suis peut-être la Capitaine mais on est une équipe, le point de vue des autres m’intéressent, certains ont plus de bouteille que moi et un regard peut-être différent. D’autant plus que je ne suis pas Batteuse et qu’il n’y a rien de plus qualifié qu’un Batteur pour en juger un autre jusqu’à preuve du contraire.

A ce moment-là, la porte s’ouvre. Je n’arrive pas vraiment à savoir de qui il s’agit mais c’est plus fort que moi, un sourire sournois étire mes lèvres autant qu’il le peut …

« Prépare-toi à courir ... »

C’est pour rire, qu’on soit bien clair, dès fois que mon sadisme serait mal interprété ! Et puis pour être tout à fait honnête, je n'en mène pas spécialement très large à l'idée que qui que ce soit me voit dans cet état ...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 686
Date d'inscription : 27/04/2014
Crédits : Bm
Double Compte : Phædre E. Hunt & Katherine Calderòn Llanos & John Kingsley



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2713-maxime-a-jefferson
MessageSujet: Re: Canonball — Riley   Mer 24 Fév 2016 - 21:58

« Il va se barrer en vitesse en me voyant comme ça, c'est sur. Il va foncer droit vers Daniela et je vais être obligée de me relever pour aller lui casser la gueule. A elle, pas à lui. Quoi que ...
— Oh non ça crois-moi ça risque pas. »

Je rêve ou cette fille a encore de l’humour ? J’ai failli la plonger dans le coma. Donc j’essaie un tant soit peu de sourire, mais j’y arrive pas vraiment. D’abord parce que c’est pas dans ma nature et ensuite parce que je culpabilise comme une débile de l’avoir plongée dans cette situation. Ça va au-delà du fait que c’est la meuf de la personne que je considère comme un frère, la meilleure amie d’une fille que j’apprécie bref, voilà le topo.

« Peut-être que tu devrais fuir avant que Keza ne débarque ...
— C’est une bonne idée… mais non ! »

Non, je ne partirais pas. Je ne crains ni le courroux de Kezabel et encore moins celui de Mateo. Tout simplement parce que même si je culpabilise, c’était involontaire et elle va bien alors je n’aurais pas à me faire réprimander.

« Est-ce que tu sais si Lukas est au courant ? Charleen ?
— On se calme Jenkins, à mon avis oui, je connais pas Kezabel aussi bien que toi, mais à mon avis c’est le cas. »

Je m’étonne encore. Parce qu’elle pense à tout ça, en peu de temps. Visiblement son dynamisme n’est pas que physique, toute sa réflexion est hystérique, ça a l’air de vriller dans tous les sens. Elle fait de l’humour, elle évoque ses relations, elle pense même à cette fichue Daniela, d’un côté tant mieux. Je me sens mieux de savoir qu’elle est capable d’articuler correctement ses pensées. C’est que ça va bien mieux que ce que je pensais au départ.

« C'est moi qui suis désolée, j'ai pas géré sur la sécurité et en tant que joueuse depuis plusieurs années, en tant que Capitaine, ça craint. Ça n'aurait jamais dû arriver. Toi t'as fait ce que t'as pu, ce qui est déjà énorme parce que j'ose pas imaginer l'état dans lequel je serais si t'avais pas dévié ce cognard. »

Je ne pense sincèrement pas qu’elle soit responsable de ce qui s’est passé. J’ai pas fais attention et ce truc était justement complètement fou. Si j’avais tiré ailleurs peut-être qu’il serait pas revenu sur elle, peut-être que si j’avais plutôt sorti ma baguette ça aurait plus vite. Je ne sais pas. Il y a tellement de facteurs inconnus dans cette foutue équation. Je sais que ça devrait me rassurer sur ma culpabilité, mais non. Pas vraiment. Je sais que je n’aurais pu considérer toutes ces éventualités au moment ou ça s’est passé, puis c’est fait maintenant. Je préfère rester là et essayer de ne plus penser à ce qui s’est passé pour davantage m’occuper de… notre conversation. Je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de lui parler.

« Bordel ce que je hais ces trucs. Ça me donnerait presque envie d'être Batteuse histoire de leur faire la misère. »

J’esquisse un très fin sourire.

« Merci. »

Je hausse les sourcils, sincèrement étonnée. Il n’y a pas de quoi me remercier, absolument pas. C’est moi qui l’ai amenée dans cette merde.

« Faudra voir ce que ça donne sur un balai mais en tout cas pour ce qui est du coup de batte, on peut dire que t'as de la ressource. »

Je laisse échapper un léger rire, ça dure une demi-seconde mais c’est là. Je hausse les sourcils, me redresse et attrape le baume de Katherine pour en prendre un petit peu sur mes doigts.

« Ne me remercie pas, c’est en partie de ma faute si t’es là. Et… Je suis désolée mais je vais devoir t’appliquer ça… »

Je lui montre le magnifique baume au bout de mes doigts et m’approche doucement d’elle, pour éviter de faire voguer tout son pieu. Je grince un peu des dents parce que mon corps est criblé de courbatures. Je crois que c’est à ce moment précis où je commence à appliquer la pommade que la porte s’ouvre, concentrée, je ne regarde pas, mais le sourire de Riley ne m’échappe pas. Oh, je reconnais cette odeur, cette fragrance particulière qui m’envahit soudainement le visage…

« Prépare-toi à courir ... »

Elle se marre, moi moins mais je suis rassurée qu’elle me fasse de l’humour, encore.

« Et merde… »

Je baisse les yeux dans les siens une demi-seconde, je partage un sourire avec elle et me reconcentre sur la bosse que je badigeonne de baume. Matéo (puisque c’est lui..) s’approche et bug un moment. Un long moment sur la tête de sa petite amie.

« Wow… T’as fusionné avec le cognard ou quoi ?
— Matéo… »

Il fait le tour du lit et s’approche d’elle. Moi je termine d’appliquer de la crème sur son visage, tout doucement. J’essaie d’être plus ou moins douce mais c’est pas forcément mon fort. J’espère que je ne lui fais pas mal. Je jette un œil à Mateo, il me rend un regard… normal, je crois. Il se reconcentre sur Riley, passe une main sur son épaule et se baisse pour l’embrasser. De mon côté, je referme le baume et le dépose sur une sellette à côté du lit de Riley. Je me redresse et j’ai juste maintenant envie de m’éclipser. De les laisser tranquille. Je me relève en grimaçant à nouveau, pousse un léger soupir et essuie mes mains sur un torchon posé là.

« Je repasserais plus tard. »

Regard pour Riley, je récupère le gilet qui me servait de couverture et me met en marche aussitôt, les dents serrées. Mes premiers pas vont vers Leiv, qui sans un mot me file une solution orangée. Je le questionne du regard. Il me montre mes poings serrés. Les courbatures alors. Je le remercie, dernier regard rapide en arrière pour observer les deux lovers, puis m’éloigne tranquillement, sans presser. De toutes façons j’ai les jambes enfermées dans le plâtre.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Canonball — Riley   

Revenir en haut Aller en bas
 
Canonball — Riley
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Canonball — Riley
» Finale: Jemma Massey vs Cassia Riley
» MILEY-AN ► amber riley
» Riley à l'ECW
» Riley Calleigh Meyers [ terminé ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Inside :: Catacombes et escaliers :: Salle commune des Serpentards-
Sauter vers: