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 No, you’re not gonna kill me ▬ Zach

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MessageSujet: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Mar 10 Nov 2015 - 16:46

Dimanche 1er Mars 2015 – Dans la soirée
No, you’re not gonna kill me



Zachary & Enzo

Dimanche matin

Salut ma p’tite femme …

Avant toute chose j’espère que tu vas bien, que la vie est belle pour toi et que tu continues d’être qui tu es.

Je sais, je suis un mari absolument exécrable, j’aurai du te donner des nouvelles plus tôt. Dans le fond je n’ai même pas d’excuse valable, je pourrais simplement te dire que j’ai retrouvé ma vie et que tu n’en fais plus partie, que t’étais juste un aparté, mais c’est pas le cas. J’ai dû remettre des choses en place dans ma tête depuis que j’ai quitté le manoir, je suis d’ailleurs désolé de ne pas avoir pu te dire au revoir mais je pense que quelqu’un t’a transmis mon message et ce qui va avec. Je l’espère en tout cas.
Je ne peux pas t’en dire beaucoup plus, juste te dire que ça va, qu’il s’est passé des choses assez intenses mais j’ai retrouvé mes marques ou en tout cas j’y travaille. Je ne sais pas qui lira cette lettre alors je ne sais pas trop ce que je peux mettre dedans, sache juste que de mon côté rien n’est plus un secret quoi qu’il arrive mais que je ne pouvais pas en parler quand j’étais chez le Vieux. J’espère pouvoir le faire de vive voix un de ces jours.

Je voulais te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi là-bas, je pense que tu ne dois pas avoir idée de ce que ça a pu représenter. Tu as été très importante, tu l’es toujours, et pas parce qu’on partage le même sang d’une manière ou d’une autre. J’espère vraiment pouvoir te revoir un jour, j’espère aussi que le microbe va bien et qu’il est gentil avec toi, et avec Amy. Et qu’Amy est gentille avec lui …

Je vous embrasse toutes les deux et j’espère à bientôt. Prends soin de toi.

Ton futur mari.

PS : Il y a une personne que j’espère avoir l’occasion de te présenter un jour. Et pourquoi pas tout un tas d’autres ! De mon côté aussi il y a des gens cools
*insérer ici un clin d’œil*

Ce parchemin que je range dans une enveloppe, il est pour Clarisse.

J’ai bien reçu ton colis, merci beaucoup, ça me fait très plaisir. Elle ne sera pas laissée de côté même si les beaux jours reviennent. La première ne l’était pas non plus.
J’espère que tu vas bien, que les garçons vont bien aussi. La prochaine fois que j’ai l’occasion de sortir j’essaierai de vous envoyer quelques souvenirs de chez moi. Je pense fort à vous trois. Et au chat. Peut-être à un de ces jours. J’aimerai en tout cas.


Et celui-ci, beaucoup plus succin et flou, il est pour Amelya.

Ça n’est pas la première lettre que je lui envoie depuis qu’on a quitté le manoir Derek et moi, depuis qu’elle nous a aidé à nous échapper. Hier j’ai eu la surprise de recevoir une nouvelle écharpe identique à celle qu’elle m’a offert pour mon anniversaire et je ne le nierai pas, ça m’a fait énormément plaisir. Je lui ai dit qu’un incident m’avait couté la précédente, sans rentrer dans les détails évidemment. La vérité c’est qu’elle a servi à absorber le sang de Megan, à faire pression sur ses blessures, et même lavée et relavée je n’aurai jamais été capable de la porter à nouveau. Je n’ai pas beaucoup de détails sur ce qu’il se passe au manoir, tout ce que j’espère c’est qu’elle et les enfants vont bien mais ça semble être le cas. J’aime à croire que Travis ne lui ferait jamais aucun mal même s’il est une pourriture et je pense que le Vieux non plus ne s’en prendrait pas à sa propre fille. Pas … après tout ça. C’est peut être naïf de ma part mais tant pis, je prends le risque de penser de cette façon.

Un coup d’œil sur la droite, un sourire : Kyle est installé sur mon lit, très concentré sur un de ses dessins alors que Lune joue à ses pieds en lui mordant les chaussettes. Il est imperturbable, comme d’habitude, alors qu’elle, elle s’éclate comme une dingue. Tout est calme ici – en dehors de Lune –  j’en profite pour continuer sur ma lancée et écris à Grand-Mère (on a beaucoup de choses à se dire, c’est sans doute la lettre qui me prend le plus de temps et pour laquelle j’hésite le plus, ayant du mal à trouver mes mots), puis à Jill, Elwynn aussi, pour prendre des nouvelles. Tout ça m’aura pris une bonne partie de la matinée mais là je sature, j’en ai marre. Rester assis et concentré autant de temps c’est trop pour moi alors je fais un tas avec toutes les enveloppes, les garde dans ma main et me lève avant de faire le peu de pas qui me sépare du lit.

« Hey, Jules. »

Il ne lève pas la tête, ça ne m’étonne absolument pas. Quand il dessine rien n’existe, j’ai appris à m’y faire.

« Je vais emmener tout ça à la volière et j’irai faire un tour près du Lac histoire de voir si l’eau est praticable. Tu manges avec Cam ce midi c’est ça ? »
« Hum hum. »
« On se voit plus tard alors. »

Pas de réponse, un vague signe de tête, je secoue la mienne en me retournant et c’est avec un sourire en coin, amusé que je prends la direction des escaliers avec mon sac ensorcelé sur l’épaule et les lettres dans la main. Je sais pertinemment qu’il n’a rien écouté de ce que je viens de dire et que lorsqu’il redescendra sur terre et qu’il captera que je ne suis plus là il ne comprendra pas. Tant pis pour toi !

C’est d’un pas tranquille que je traverse la Salle Commune puis continue mon chemin de la même manière jusqu’à arriver dans la volière, ma nouvelle écharpe sur la moitié du visage plus par réflexe qu’autre chose, jusqu’à ce que Okar vole jusqu’à moi et se pose sur mon avant-bras.

« Salut mon vieux, j’ai du boulot pour toi. »

Je ne peux pas dire que je ressens une affection débordante pour ce hibou mais je l’ai depuis des années et je me suis habitué à lui, je m’y suis habitué même si la relation qu’on a n’a rien à voir avec ma relation avec Lune par exemple. Je l’aime bien, je pense que c’est assez réciproque.

« Hum, ça va peut-être être trop lourd à la réflexion … Attends. »

Il me mordille la manche, je le dépose sur un support et range une partie des lettres dans la poche ventrale de mon gros sweat à capuche super chaud. Loup-Garou ok mais c’est quand même l’hiver au Royaume-Unis alors pour les short à fleurs on attendra hein … Bref, je lui tends une des lettres qu’il attrape dans son bec puis qui se retrouve magiquement attachée à une de ses pattes.

« Tiens, ça c’est pour Grand-Mère, le reste je vais le filer à un des hibou de l’école vu que tout est pour le Royaume-Unis. »

Instant de bug.

« Enfin je crois … »

Parce que le Manoir … Je ne sais techniquement toujours pas où il est, soit dit en passant, mais heureusement les hiboux et chouettes n’ont pas trop de soucis avec ce genre de « détails ».

« Et ça c’est pour toi. »

Ça ? Des friandises pour oiseaux sur lesquelles il se jette littéralement. Je le laisse faire, j’en profite pour le caresser un peu, le laisser me mordiller le doigt, puis il s’envole sans prévenir, après avoir poussé un petit cri aigu. Marrant de se dire qu’ils sont normalement des oiseaux nocturnes … et impressionnant de se dire qu’il est capable d’aller jusqu’en Australie, accessoirement.

« Bon voyage l’emplumé. Fais attention à toi. »

Je le regarde s’envoler, mains dans les poches, laissant un soupir m’échapper en fixant ce petit point qui disparait finalement sur l’horizon. Une pensée, juste une : Dans une semaine ça fera trois ans. Et c’est bientôt l’anniversaire de Derek. Ce qui, en fait, fait deux pensées.

Je secoue la tête et revient sur terre, quelques minutes plus tard s’envole un autre hibou avec d’autres lettres pour d’autres personnes. Direction le Lac, en chemin je passe par le terrain de SACM et ne m’étonne pas d’y trouver Isma à qui je dépose un bisou sur la joue sans prévenir, en douceur, avant de m’éloigner sans rien dire. Je n’ai pas oublié ce qu’elle m’a dit l’autre jour, j’y pense, mais … pas aujourd’hui. Aujourd’hui j’ai simplement envie de ressortir ma planche et de taper quelques vagues si je peux.

Dimanche soir

J’ai pu. J’ai pu taper la vague, j’ai même pu ressortir mon skate dans l’après-midi et faire le con dans les couloirs non sans manquer de me péter magistralement la gueule à plusieurs reprises. Non je n’arrêterai jamais de prendre des risques à ce niveau-là, je n’arrêterai jamais de pousser toujours plus loin mes limites pour arriver à faire des trucs chaque fois un peu plus difficile quitte à perdre momentanément l’usage d’un membre au passage. Et ça m’a fait du bien ! Bordel ce que ça m’a fait du bien ! Vous savez ce qui fait presque autant de bien ? Boire un coup. Il se trouve que c’est exactement ce que je suis entrain de faire et même si on est dimanche soir … Je ne suis pas certain de m’arrêter tout de suite. Pour l’instant c’est rien, juste une bière, la troisième ok mais quand même, c’est pas comme si j’en étais déjà à m’enquiller les shot de Rhum. Ça viendra peut-être plus tard, allez savoir.

Encore un truc qui fait du bien et dont je ne devrais pas être fier ni me vanter … Faire le malin. Kyle n'est pas là et comme le dit le proverbe, quand le chat n'est pas là – vas-y c'est moi le chat là oh ! – les souris dansent – et le hamster c'est lui ! Bref, je ne peux pas m'en empêcher, il faut que je « charme » a peu près la moitié des filles présentes dans la salle. Je ne touche pas ! Enfin je veux dire, je connais les limites, ça ne veut pas dire que je vais bruler en enfer si jamais ma main se pose sur une épaule ou au pire sur une hanche. A base de sourire, de clin d'œil, et vas-y que je te replace une mèche de cheveux derrière l'oreille en te souriant … La vérité c'est que je me rends compte que je n'avais pas fait ça depuis un moment et très sincèrement ça m'éclate. Je ne fais pas de promesse que je ne tiendrais pas, je les fais juste rire, il est où le mal ? Tout le monde ici sait que je suis avec Kyle. Sortir avec un mec à aussi un avantage qu'on ne soupçonne pas : C'est une sorte de passe-droit pour accéder à la gent féminine. Et ouais ! Tu sors avec un mec donc t'es pas un danger, logique implacable. Résultat t'approche sans méfiance de leur part et tu les fais glousser sans pour autant passer pour le gros relou de service qui veut pécho. Est ce que ça me manque ? Je ne dirais pas ça parce que je suis parfaitement heureux avec mon mâle mais les filles … Ok ça risque d'être mal interprété si je dis que c'est un jeu pour moi. Je ne suis plus comme ça, c'était dans une autre vie et de toute façon ça n'a duré que l'espace de quelques mois. Il n'empêche les mecs que je suis probablement celui dans cette pièce qui a pu reluquer le plus de décolleté sans se prendre une baffe. Et oui j'en suis fier ! Ou plutôt satisfait. Je ne peux pas dire que je n'ai pas envie de toucher, ça serait mentir, mais je sais rester à ma place parce que je suis un garçon bien élevé. Est ce que je vais arrêter de me lancer des fleurs ? Non.

C'est comme ça que je me retrouve posé sur l'accoudoir d'un fauteuil dans lequel est assis Layla Disemba. Layla … C'est vrai que je suis plutôt branché blonde en général mais cette fille … Arf, c'est du high level. Belle, intelligente, drôle, et j'en passe. On rêverait tous de l'épouser. J'ai tenté ma chance, plus ou moins, fut un temps, mais c'est resté au stade de jeu. Ce jeu c'est intensifié quand je me suis rendu compte que ça foutait les boules à son frère, Zachary. Laissez moi vous dire que tout à pris un cran supplémentaire quand Layla s'en est rendu compte et qu'elle a fini par clairement rentré dans mon jeu. Résultat on s'amuse de la situation et Zach fulmine. C'est mal, je sais, mais c'est drôle. N'allez pas croire que je n'ai pas cramé qu'il surveille de son coin là bas, du coup j'en rajoute des caisses évidemment. On discute, proches physiquement l'un de l'autre, ma main joue parfois avec une mèche de ses cheveux, je lui souris, sourire qu'elle me rend. Je la fais rire, elle me le rend aussi – difficile de ne pas craquer, je vous le dis. Je pousse même le vice en passant mon bras à moitié autour de ses épaules et en lui murmurant quelque chose à l'oreille. Aller, hop, si je me laisse avoir par ses yeux un peu c'est encore mieux …

L'inconvénient quand on boit trop de bière c'est que la vessie au bout d'un moment … Je vous passe les détails ? Ouais. J'ai fini par me détacher de la jolie métisse non sans un dernier sourire, poussant le vice jusqu'à lui faire un clin d'œil, pour finalement disparaître dans les escaliers menant aux dortoirs. Vous savez ce qui serait encore plus drôle ? Qu'elle prenne la même direction, histoire de faire péter les plombs à son frangin. J'aurai peut être du lui dire de me suivre … Je sais ! Je sais c'est très mal, vraiment très très mal, mais j'arrive pas à m'en empêcher.
Toujours est-il qu'une fois la vidange faite – et après m'être lavé les mains parce que je suis comme ça, je fais partie de ceux qui rabaissent la lunette et se lavent les mains parce que ma mère m'a bien élevé et que je suis trop génial – je redescends dans la Salle Commune et chope une autre bière au passage que je décapsule direct avec la main avant d'en boire une gorgée. Retour auprès de la belle brune ? D'une autre ? Non, c'est vers un brun que je me dirige, mon sourire de branleur bien accroché au visage, et sans complexe je me pose à côté de lui, l'air détaché.

« Très jolie la robe de ta sœur ce soir, ça lui va vraiment bien. »

J'aime la provocation, c'est un fait, mais jamais je n'ai manqué de respect envers Layla. Question de principe.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Jeu 12 Nov 2015 - 15:19

~Dimanche 1er Mars ~

Ok. Dire que tout allait trop vit en ce moment était clairement un euphémisme pour Zachary. Brutalement, il avait vu sa vie s’accélérer. Jusque là il n’était qu’une le petit étudiant tranquille et d’un coup, tout s’était enchaîné à une vitesse astronomique. Tout d’abord, comme tous ses camarades, il avait connu le choc, la violence. Oui les Supérieurs avaient occupé le Château mais c’était comme s’ils avaient tous fini par oublier. La liberté, on y reprend vite goût. Alors quand ils étaient revenus, c’était comme si tout recommençait soudainement. Comme s’ils avaient été projetés dans un passé qu’ils croyaient lointain, qu’ils avaient voulu en tout cas éloigner au maximum. Mais non, il les rattrapait toujours. Quoi qu’ils fassent. Ils ne pouvaient plus s’en séparer. Alors suite à cela, le Gryffondor avait voulu s’engager. Il s’était donc rendu dans le bureau de M. Kingsley. Il attendait d’ailleurs toujours sa réponse. Après la fameuse soirée clandestine organisée par Julian, Zach l’avait revu. Il avait passé une batterie de tests et autant dire qu’il n’était pas serein ce jour là. Mais il espérait que tout c’était bien passé. Parce qu’aider son professeur, se former à la psychomagie était véritablement son moteur. Ce qui lui permettait de ne pas se sentir inutile dans ces temps de trouble… En tout cas, l’école semblait avoir décidé de l’aider à se sentir utile. Préfet en chef. Sur le coup, il n’y croyait pas. Lui préfet en chef… Il en était fier, très heureux, mais complétemment abasourdi. Bon, ce qui lui avait fait plaisir tout de même c’était d’apprendre qu’Ora avait été nommé au même poste que lui pour sa mission. Ils avaient vraiment fait ça ? Eux en tout cas trouvaient cela très amusant. Non sérieusement, ces deux là ensemble, ça allait faire des étincelles. Bref, autant dire que sa vie à l’école avait rarement évolué aussi vite. Il s’était retrouvé avec une montagne d’informations à transmettre à sa famille qui était indéniablement partagée entre l’angoisse la plus profonde et l’extrême fierté. Zachary lui était perturbé mais content. Motivé, prêt à en découdre. Il faisait son deuil du calme, de la sérénité mais refusait de se faire bouffer. Continuer à vivre, c’était son crédo.

Cependant, pour certaines personnes, il s’était un peu transformé en fantôme. En l’occurrence, surtout pour une charmante jeune femme, Macy. Zachary l’appréciait beaucoup et avait d’ailleurs un rendez-vous avez elle de prévu une semaine auparavant. Mais il l’avait brutalement annulé. La raison ? William. Ce type avait foutu un bordel incroyable dans son esprit. Et il n’avait pas envie d’y repenser, de s’y attarder. Sauf avec Ora peut être, parce qu’il ressentait tout de même le besoin d’en parler un peu… Mais pas plus que ça. Non vraiment pas. Et d’ailleurs, il faisait de son mieux pour ne pas laisser le temps à Layla de lui poser des questions à ce sujet puisqu’elle les avait vu juste avant… Bref. En tout cas, Macy à cause de son amitié avec William s’était pris un sacré vent et Zach n’osait plus l’affronter depuis. Il allait le payer il s’en doutait. Il se sentait con. Mais ne voyait pas comment faire autrement. Et dire que William était aussi ami avec Maxime… Ça par contre ça l’emmerdait vraiment. Parce que s’il venait à lui en parler, il allait vraiment devenir dingue. Déjà qu’elle ne se gênait pas pour lui faire des croches-pattes ou lui envoyer des pics dans les couloirs mais si elle apprenait ça… Non ne surtout pas y penser ! Oublier tout ça. C’était bien mieux.

Bref, il était indéniable que depuis quelques temps tout s’agitait dans la vie de Zachary. Mais il y survivait plutôt bien. Ce soir là, il avait donc décidé de ne pas se prendre la tête une fois de plus et d‘assister à la petite fête organisée dans sa salle commune. Certes il était préfet en chef et à ce titre, il faisait gaffe à ne pas trop boire devant tous les petits jeunes mais il pouvait justifier sa présence en disant qu’il surveillait, qu’il veillait à ce que tout se passe bien… Enfin, en l’occurrence il fut rapidement incapable de surveiller tout le monde. Une personne avait toute son attention. Enzo. Ce mec cherchait vraiment à passer par la fenêtre. Il avait un mec non, alors pourquoi fallait-il qu’il se comporte avec Layla ? Et le pire dans tout ça, c’était qu’il était persuadé qu’elle savait très bien qu’il les observait… Zachary était donc assit dans un fauteuil, une bière à la main, fulminant. Il n’en pouvait plus de le voir jouer avec elle. Un jour il allait vraiment l’étriper. Tiens, il va pisser. Très bien. Le rouge le regarda se lever, lui jeter un regard noir. Il se reconcentra ensuite sur sa bière. Oui elle, au moins, elle ne lui cassait pas les pieds. Calme. Reste calme mon gars. Le métis avait donc réussi à oublier l’autre abruti à et profiter tranquillement de l’ambiance festive qui régnait dans la pièce lorsqu’une voix qu’il ne connaissait que trop bien le fit sursauter. Sérieusement ? Zachary leva lentement les yeux vers lui, prit une gorgée de sa bière et répondit légèrement sèchement.

« Encore plus jolie quand tu n’es pas dans le coin pour gâcher le paysage. »

C’était pas très sympa ça. Zachary poussa alors un long soupir, se redressant dans son fauteuil. Zen, tu sais bien qu’Enzo fait ça que pour te faire chier. Après tout, il n’a jamais fait de mal à Layla… Bon en même temps si c’était le cas, il serait déjà mort mais ça c’était autre chose… Le problème demeurait qu’Enzo arrivait vraiment à le rendre complètement dingue. Se comporter ainsi avec Layla c’était s’assurer de le rendre complètement idiot. Et lui il tombait dans le piège mais comme un gros benêt… Détente. Zach prit une nouvelle grande gorgée et invita du regard son cadet à s’asseoir en face de lui. Bah quoi ? Il voulait parler ? Qu’ils le fassent vraiment alors, il n’allait tout de même pas se contenter de cette simple provocation.


« Et ton mec il le vit bien que tu passes ton temps à draguer ma sœur ? »


Cette fois le ton était plus détendu. Passé la surprise et la première colère froide, Zachary avait repris le dessus sur lui-même et envisageait la situation comme un jeu. Enfin, si Enzo parlait trop de sa sœur, ça ne durerait sans doute pas mais bon… Il n’allait tout de même pas se laisser bouffer par un gosse, non ?


« Ah et n’oublie pas que je suis préfet en chef maintenant, et quand il s’agit de Layla, la notion d’abus de pouvoir ne me fait pas peur. »


Cette fois Zachary déconnait vraiment et ça se sentait dans son ton de voix. Même si…
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Lun 16 Nov 2015 - 10:10

Tu cherches la merde Enzo Ryans, t'en as conscience. Pourquoi est ce que tu fais ça ? J'en sais rien, je n'ai aucune explication rationnelle à ça. Peut-être juste parce que c'est un comportement tout à fait normal d'ado normal et que c'est important pour moi d'être un ado normal – c'est à dire débile – de temps en temps. On a tous été très sérieux ces derniers temps, quoi de plus normal avec ce qu'il s'est passé, mais comme tout le monde j'ai besoin de décompresser et c'est en agissant comme ça – en partie – que je le fais. Le fait est que de toute façon ce côté provocateur a toujours plus ou moins fait partie de moi ou en tout cas il fait partie de moi depuis quelques années et quand je croise un type comme Zach qui fonce droit dans le panneau, pardonnez-moi mais ça ne donne pas envie d'arrêter, bien au contraire.

C'est la raison plus qu'évidente pour laquelle je me tiens là, une main dans une poche et l'autre autour de ma bière, un sourire satisfait sur le visage, à côté de mon meilleur ami pour la soirée. Les yeux braqués sur Layla, bien sur, sinon c'est pas drôle. Est ce que j'ai jubilé de le voir sursauter ? Est ce que je dois vraiment répondre à cette question, sincèrement ?
Être un Loup a pas mal d'avantages quand on accepte et qu'on laisse aller à être ce qu'on est : Pouvoir approcher les gens sans se faire repérer en fait partie et pouvoir capter les émotions des autres aussi. Les facteurs olfactifs sont une mine de renseignement, le langage corporel aussi, et le côté animal exacerbe ses perception. Pour ma part j'utilise tout ça de plus en plus, consciemment ou pas, mais je pense que là, clairement, pas besoin d'être Loup pour comprendre qu'il est pour le moins agacé ne serait-ce que par ma présence.

« Encore plus jolie quand tu n’es pas dans le coin pour gâcher le paysage. »
« Oouuuuh, c'est pas gentil ça. »

Main sur le cœur, fausse expression du type profondément blessé, sourire. J'étais prêt à lui rétorquer qu'au contraire, je trouvais qu'on allait plutôt bien ensemble et qu'on ferait surement de très jolis enfants qu'il pourrait faire sauter sur ses genoux de tonton mais sans trop savoir pourquoi je me suis abstenu. Rien à voir avec un quelconque instinct de survie en tout cas.

Est ce que ça me surprend qu'il m'invite à m'assoir face à lui ? Un peu oui, bien sur, mais je me dis qu'il doit vouloir peut-être entrer dans le jeu à son tour ou alors mettre les points sur les i, me menacer éventuellement. Jouer les grands-frères protecteur quoi ! Ce qui en soit est une très bonne chose et je trouve que Layla à particulièrement de la chance de l'avoir si vous voulez tout savoir. Je m'assoie donc face à lui sans pour autant me départir de mon air de sale gosse.

« Et ton mec il le vit bien que tu passes ton temps à draguer ma sœur ? »
« Hum, jusqu'ici j'ai pas reçu de plainte en tout cas. »

Dit-il d'un air serein et détaché avant de boire une nouvelle gorgée dans un geste tout aussi détendu. La vérité c'est qu'il n'est surement pas au courant tout simplement parce qu'il est dans son petit monde et que les endroits pleins de gens, avec du bruit, les fêtes quoi, c'est pas tellement son truc. Il sait que je suis devenu avec les années relativement provocateur et charmeur, il sait aussi que je n'ai pas arrêté de regarder les filles et que je peux devenir joueur. Il sait aussi et surtout qu'il peut me faire confiance, sans parler du fait qu'il n'est pas d'un caractère jaloux. Possessif ? Un peu, la dose normale disons, mais évidemment pas autant que moi. Le jour où il me dira, ok, arrête tes conneries Enzo Ryans, je considèrerais peut-être éventuellement la question – même si je ne changerai pas celui que je peux être dans ces moments là parce que j'adore ça. Bref, on s'en tape, c'est pas la question. Enfin si, mais … Ouais, bref.

« Ah et n’oublie pas que je suis préfet en chef maintenant, et quand il s’agit de Layla, la notion d’abus de pouvoir ne me fait pas peur. »
« Et merde … Ok j'vais me tenir à carreau. »

L'air sérieux des deux côtés trahis la plaisanterie pourtant chez lui comme chez moi. Oh je ne me fais pas d'illusion, je sais très bien qu'il serait capable d'abuser de son nouveau rôle pour me calmer et très franchement il aurait bien raison. Soyons sérieux, quand un sale petit con de 18 ans prend son pied à vous faire tourner en bourrique et en plus appuie là où c'est le plus sensible, c'est plus qu'une bonne raison pour lui pourrir la vie en retour. C'est le jeu ! Et au même titre que je ne doute pas de ça, je ne doute pas non plus risquer ma peau si jamais je merde vraiment avec Layla, ça j'en ai parfaitement conscience. Jusqu'ici je n'ai jamais vu Zachary s'énerver et même si je suis d'apparence plus costaud que lui, même si j'ai Loup, je ne le sous-estime pas, surtout pas quand sa petite sœur est en jeu. Ceci dit ça n'arrivera pas, j'ai eu beau être un vrai connard pendant quelques temps, je suis certain que jamais Layla n'a souffert à cause de moi et que ça ne sera pas le cas à présent.

« Et l'abus l'alcool t'en penses quoi ? »

Tu l'as vu mon beau sourire ? Tu l'as compris où je veux en venir ? Parce qu'on peut parler de ta soeur pendant des heures si tu veux mais je pense avoir trouvé un autre moyen de te faire chier sans frôler le drame et surtout sans impliquer un peu trop Layla parce que d'une je n'aime pas parler des gens quand ils ne sont pas là – même si elle n'est pas loin, disons qu'elle ne participe pas à la conversation même si ça ne m'étonnerait pas qu'elle suive cette échange de là où elle – et de deux … J'ai perdu le deux en cours de route je crois.

« Non parce que, c'est cool hein, j'veux dire félicitations et tout ça mais … c'est pas un peu chiant quand même ? »

Coup d'œil sur sa bière. La seule de la soirée ? Tristesse.

« Je t'ai vu un milliard de fois te mettre la tête à l'envers dans les soirées, pas plus tard que chez les Verts la semaine dernière, alors j'veux bien croire que tu prennes ton rôle très à cœur et c'est tout à ton honneur mais si par exemple j'te ramène une bouteille de rhum ou de ce que tu veux là, pour trinquer avec moi histoire d'arroser ta nomination et la robe de Layla ainsi que ma belle petite gueule complètement remise, tu diras non ? »

Y a une part de curiosité certaine dans ma démarche, une part de sincérité aussi, et bien sur une part de provocation. Toujours. Et toujours avec le sourire, naturellement.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Mar 17 Nov 2015 - 18:11

Il aurait pu s’énerver, se braquer et s’en aller. Tout simplement lever ses fesses de ce fauteuil et ne plus se laisser emmerder par ce sale gosse qui semblait penser que lui pourrir la vie était un sport national. Sauf qu’en fait non. En fait il n’avait eu aucunement envie d’arrêter la conversation. Oui Enzo était chiant, insupportable et il lui filait des envies de meurtres quand il s’approchait de Layla. Pourtant, une partie infime de lui se rendait bien compte que ce n’était que pour rire, qu’un jeu… Même s’il n’arrivait pas à se raisonner dans la globalité, même s’il finissait toujours pas péter une durite parce qu’il était incapable de rester zen quand ça concernait sa sœur, il savait que tout n‘était pas si sérieux que ça. Et puis, malgré tout, il avait quelque chose d’amusant ce mioche. Quand il fit mine d’être touché en plein cœur par sa réplique cinglante, Zach eut presque envie de rire. Mais non, pas tout de suite. Il ne pouvait pas dès le début lui accordait le privilège de rire à ses blagues sinon il n’allait plus passer les portes. Il préférait donc rester dans le rôle du type qui peut à tout moment l’allumer même si, en parallèle, il l’invitait à s’asseoir en face de lui. Preuve qu’il n’avait pas réellement l’intention de l’étriper. Enfin pas tout de suite. Il fut surpris de voir l’air aussi détaché d’Enzo quand il évoqua une potentielle jalousie de Kyle. Il ne semblait pas très sensible sur le sujet… Dommage. Il devait être plus sensible si on touchait vraiment à Kyle mais il était hors de question pour Zachary d’aller sur ce terrain là. Oui il avait envie de le titiller un peu mais il ne l’avait pas suffisamment énervé pour qu’il en devienne méchant. Il préféra donc faire une petite vanne sur sa nouvelle fonction, ça ce n’était pas méchant, drôle et un peu vrai au fond. Oh oui, le rouge avait bien l’intention de savourer les privilèges de sa nouvelle fonction ! Après tout, s’il devait supporter les plaintes des plus jeunes qui se trompaient sans cesse de couloirs ou ne parvenaient pas à comprendre la danse des escaliers, il pouvait au moins avoir des avantages ! Comme cette magnifique salle de bain qu’il allait devoir tester bientôt d’ailleurs…. Hum. Bref. Zach fut content de voir Enzo admettre qu’il marquait un point, dans la plaisanterie d’ailleurs, et savoura une bonne gorgée de sa bouteille de bière (presque vide d’ailleurs). Ce fut alors au plus jeune de revenir à l’assaut et pour être honnête, le métis n’avait pas compris tout de suite où il voulait en venir.

“Pardon ?”

Un sourcil arqué, Zachary regardait Enzo, attendait patiemment qu’il développe son raisonnement. Un peu chiant ? Il suivit son regard jusqu’à sa propre bouteille de bière. Ah, ça…. Oui bon ça, il devait bien l’avouer, ça l’emmerdait profondément. Et apparemment son camarade semblait bien décidé à appuyer sur ce point. Du rhum… Ouais il en avait carrément envie. Et oui il avait l’intention de tenir son rôle de Préfet en Chef au sérieux. Si un élève avait besoin de lui, si un professeur venait le voir, il vallait mieux qu’il ne soit pas complètement ivre. En même temps, comme l’avait très bien dit Enzo, il avait de l’expérience en la matière et ce n’était clairement pas un petit verre qui allait le mettre à terre. Surtout si c’était pour défier ce sale mioche…. Rah le salaud. Il avait réussi son coup le con. Zach en avait pleinement conscience. Il savait que sa réponse correspondrait tout à fait à ce qu’il attendait de lui. Mais franchement, pourquoi s’en priver? Tant qu’il restait mettre de ses actes, tout irait bien. Et puis, si vraiment il sentait qu’il était un peu trop ivre, il savait exactement quoi faire.


“Ce n’est pas un de rhum qui va m’empêcher de tenir mon rôle de Préfet le mioche.”


Sur ces mots, Zachary se leva et se dirigea vers une table sur laquelle traînaient tous les éléments nécessaires à une bonne soirée. Il attrapa une bouteille de Rhum, deux verres ainsi qu’une brique de jus de fruit, ne connaissant pas les préférences d’Enzo. Il retourna ensuite s’asseoir sur le fauteuil et posa ses trouvailles entre eux. Son regard se leva alors vers son camarade tandis qu’il commençait à verser de l’alcool dans les verres.

“Sec ou avec du jus ?”

Zach tendit alors à son camarade son verre rempli à sa convenance puis, se saisit du sien. Du rhum tout simplement, pur. Il ne le buvait pas toujours comme ça, ça dépendait des jours. Mais là il était d’humeur à le boire sec et en plus, la bouteille qu’ils avaient n’étaient pas trop dégueulasse pour une fois. Souvent dans ce genre de soirées la qualité était pourrie mais là ils n’avaient pas trop de quoi se plaindre. Le métis se cala donc bien au fond de son fauteuil et sirota doucement son verre. Son regard était plongé dans celui d’Enzo. Est-ce qu’il allait le provoquer pour le faire boire encore et encore ? C’était tout à fait possible. Mais Zachary savait qu’il tenait bien le choc et surtout, il avait un plan. Bon parce que l’autre en face, aux vues de ses caractéristiques devait aussi bien tenir la mise donc ce n’était peut être pas en sa faveur de jouer au plus fort….

“Et sinon, à part me taper sur le système, quelles sont tes occupations ?”

Bah quoi? Ce n’était qu’une simple petite question anodine. Bon d’accord, Zachary n’avait pas pu s’empêcher de glisser une petite pique de temps mais rien de méchant. Non vraiment pas. Après tout, il attendait réellement une réponse. Quitte à être là avec Enzo autant en apprendre un peu plus sur sa petite personne. Ça pouvait être instructif et lui servir pour les prochaines fois. Après tout, s’il revenait à la charge, autant mieux le connaître pour savoir comment le contrer ou comment contre-attaquer.
En même temps, Zach avait jeté un rapide coup d’œil dans la salle pour voir où était Layla. Elle était en train de danser dans un coin avec des copines. Bien. Très bien. Pas de garçon à l’horizon pour le moment, c’était absolument parfait. Il pouvait donc se concentrer totalement sur le sale mioche sans aucun risque.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Jeu 19 Nov 2015 - 13:24

Et oui, c'est ça d'avoir des responsabilités, il y a des avantages mais aussi des inconvénients. Est ce qu'on parle de l'état de Kezabel chez les Jaunes hier soir ? Bravo les Préfets ! Note à moi-même : Essayer de faire boire Elias un de ces quatre. Je sais, c'est très mal, mais de toute façon ce soir ma cible c'est Zach, en tout bien tout honneur et surtout tout en connerie. Je ne lui veux pas de mal, je prends juste mon pied à le faire chier mais la vérité c'est que je me connais, je ne dépasserai pas les limites.
Ce type c'est un type bien de ce que j'en sais, je n'ai absolument aucune envie de lui causer du tort autre que faire augmenter sa pression sanguine de temps en temps parce que même s'il ne l'admettra jamais, je suis sûr qu'il est content et que ça l'occupe. Je dis pas qu'il ne fait rien de sa vie, loin de là, mais regarde, je suis finalement un peu comme un bouffon tu vois ! Aller, je suis certain que je peux te faire rire ce soir. Je vais essayer, c'est mon challenge du soir. Banco. Parce que je suis comme ça moi, altruiste, à l’écoute des autres, mais oui ! Et surtout un sacré petit branleur qui a envie de s’amuser, ça c’est un fait plus gros que le monde.

« Ce n’est pas un de rhum qui va m’empêcher de tenir mon rôle de Préfet le mioche. »
« Ouh la ! Te lève pas trop vite Papy ! C'est des coups à te péter le col du fémur en retombant ça. »

Il n'empêche que je suis content, j'ai titillé sa fierté et il vient de plonger directement dans le piège. Je le regarde se lever, sans trop savoir au départ ce qu’il fait, un peu inquiet quand même – instinct de survie oblige, un minimum quand même – mais mon sourire en dit long sur mon état d’esprit quand je le vois attraper une bouteille de Rhum sur une table. Aller, avec un peu de persuasion on peut facilement convaincre tout le monde ici qu’il fait ça pour éviter que ça tombe entre les mains des plus jeunes.
Il revient s’assoir, je finis ma bière d’une traite et pose la bouteille sur la table sans jamais me départir de ce sourire satisfait et surtout complètement joyeux – parce que oui, je suis content. Comme Jean-Marc ! Il est content ! Référence à Jeff Panacloc, au passage.

« Sec ou avec du jus ? »
« Sec, merci. »

J’ai rien contre le jus mais je préfère le Rhum pur, chacun ses goûts et visiblement on a les mêmes en ce qui concerne la biture. Euh pardon, la dégustation de boisson alcoolisée dans un cadre tout à fait raisonnable. En cet instant – et en pleins d’autres, surtout avec Kyle – je regrette d’avoir passé la barre des 18 ans parce qu’en petite punaise que je suis j’aime faire chier le monde en appuyant sur le fait qu’on doit montrer le bon exemple à un mineur, etc … Certes dans le monde des Sorciers la majorité est à 17 ans mais pour le reste du monde – à l’exception des Américains … Merde mon mec n’est pas légalement majeur – c’est les 18 ans qui priment. Tant pis, je trouverais autre chose, je ne m’inquiète pas trop pour ça.

« Et sinon, à part me taper sur le système, quelles sont tes occupations ? »
« Hum, ça me prend quand même pas mal de temps en y réfléchissant bien ... »

Et tu crois que je ne me rends pas compte que t’es entrain de surveiller ta frangine ?

« Le reste du temps j'aime bien discuter avec Layla. »

Parce que oui, c’est ce qu’on fait, on discute et c’est tout mais son esprit de grand frère protecteur voit tout autre chose lui et je me dis que même si j’aurai adoré que ça soit le cas, c’est surement une bonne chose que Derek et moi n’ayons pas de petite sœur. On serait infernaux … Je serais infernal, à montrer les crocs chaque fois qu’un type s’approche … Bref, un grand sourire pour la route et je me concentre sur une gorgée de Rhum. Tu veux commencer doucement, on va commencer doucement. On est dimanche soir, ça risque d’être compliqué demain matin mais peu importe, j’y passerai toute la nuit s’il le faut. Pas nécessaire à m’acharner sur son cas, mais à faire la fête, à m’amuser, à me dire que j’irai bien faire un câlin à Jules parce que l’alcool me rend collant mais que je ne peux pas y aller parce qu’il n’aime pas l’alcool et surtout ses effets sur les gens. Tant pis. C’est un peu frustrant, mais tant pis. Je le comprends. En attendant je m’installe confortablement dans mon fauteuil moi aussi et pousse un soupir d’aise.

« J'suis un mec normal tu sais, je vais en cours, je fais mes devoirs, tout ça. J'essaie de faire honneur à ma Maison, je prends ça vraiment, vraiment très à cœur et j'espère vraiment qu'on gagnera la Coupe des 4 Maisons et aussi la Coupe de Quidditch. Oui ça, ça me rendrait vraiment heureux. »

Je crois que si je m’avais en face de moi je me mettrais des claques, sérieusement. Je me demande combien d’insultes à mon encontre circulent dans sa tête actuellement …

« D'ailleurs félicitations pour ta nomination au poste de Capitaine. »

Nouvelle gorgée, l’index pointé vers lui, je le regarde cette fois sérieusement tout en me redressant pour me pencher un peu vers lui. Posture typique pour avoir une conversation.

« Je sais que je suis un vrai p'tit con mais je suis sérieux, enfin sincère en tout cas. C'est cool pour toi et probablement pour l'équipe. J'y connais pas grand-chose dans ce sport mais t'as l'air de gérer là-haut sur ton balai de c'que j'en ai vu. »

C'est-à-dire pas grand-chose, oui, je sais. Faut dire que l’idée d’être entassé dans un endroit rempli de personnes hurlent, s’excitent, etc … pour regarder un match de Quidditch … c’est pas quelque chose je fais souvent ni que j’apprécie particulièrement. Je n’étais pas au dernier pour la simple et bonne raison que j’ai trainé au lit avec Kyle tout le weekend et qu’après … Bref, j’ai vu quelques match mais uniquement pour supporter mes ami(e)s m’enfin ça ne m’empêche pas d’avoir un regard un minimum objectif et s’il est dans l’équipe et en plus Capitaine c’est qu’il y a une raison j’imagine.

Et si on en revient à nos moutons – Lukas ! – ça donne quoi ? Parce que si je lui balance toutes les conneries que je fais pour m’occuper, comment dire … Hey je ne fais pas que des conneries ! Et certaines choses que certains considèrent comme des conneries n’en sont pas à mes yeux alors bon …

« Je sais pas si je dois te donner de bonnes raisons de me balancer des heures de colles pour le reste de l'année ... Je tiens à mes grasses mat du dimanche matin moi, je m'appelle pas Vargas. »

TMTC Maracas. Qui est ce qui râle tous les dimanches matins parce qu’il n’a pas envie de se lever et qu’il aimerait bien rester au plumard avec sa nana ? C’est toi ! Félicitations ! Et puis parce que j’aime passer du Niffleur au Sombral …

« Est-ce qu’elle est aussi protectrice envers toi que tu ne l’es envers elle ? »

Pour le coup c’est vraiment de la curiosité, de l’intéressement – ça se dit ça ? – et pas un nouveau moyen pour l’énerver. J’ai jamais posé la question à Layla, ça n’est jamais venu dans la conversation et sans trop savoir pourquoi ça me traverse l’esprit là alors pourquoi ne pas poser la question ? Est ce qu'elle est du genre méfiante et à sortir les griffes si une nana s'approche trop près de son frangin ? Je pense que c'est plus un truc de mec ça, et de grand-frère du coup, mais qui sait, les filles peuvent être tellement flippantes et étranges parfois ... Et hystéro, bien sur. Notion à ne jamais oublier, question de survie.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Sam 21 Nov 2015 - 17:51

Papy… Nan mais sérieusement ? Zachary avait bien conscience de faire partie des élèves les plus âgés de cette école mais ce n’était pas pour autant qu’il se considérait comme vieux. Bon ok, il l’avait un peu cherché aussi en provoquant Enzo et en le traitant de mioche. Mais en même temps, il le cherchait en faisant sans cesse le sale gosse. Et lui peut être qu’il faisait un peu trop le mec plus âgé et plus mature… Ouais bon ok. Balle au centre. Il laissait passer pour cette fois mais il n’avait intérêt à pas prendre trop l’habitude de l’appeler comme ça. Parce que bon, malgré tout, il avait une certaine fierté et n’avait pas envie de se faire rabaisser par un mioche. Même si théoriquement, dans sa culture, les anciens avaient un statut très particulier et qu’ils étaient énormément respectés… Il n’était pas encore pressé d’en faire partie. Non vraiment pas. Zach se sentait encore jeune et en pleine possession de ses moyens. Il avait envie de profiter de la vie. La vieillesse et la sagesse viendraient bien assez vite. Il était prêt à rester ignorant encore un peu. Ce fut sur ses belles pensées que le rouge savoura ses premières gorgées de rhum. Il devait bien avouer que cela lui faisait sacrément plaisir. Se priver n’était pas un calvaire pour lui, loin de là, la vie était assez mouvementée ces derniers temps alors se poser avec un bon verre d’alcool faisait partie des choses qu’il appréciait d’autant plus. Même s’il devait partager ce verre avec un gosse qui semblait être passé maître dans l’art de la provocation. Lorsqu’il déclara que cela lui prenait pas mal de temps de l’emmerder et que sinon il aimait parler avec sa sœur, Zachary lui lança son habituel regard noir. On parle pas de Layla, règle numéro une. Ou du moins pas en ces termes. Enfin non pas du tout parce qu’Enzo était toujours capable de détourner la conversation. Mais en même temps, Zachary devait bien avouer qu’il n’était pas à changer de sujet à la fixer sans cesse pour être sûr qu’elle ne faisait pas de conneries. Mais il n’y pouvait rien, c’était plus fort que lui, une sorte de pulsion qui le prenait au plus profond de lui-même.

Zach savoura une nouvelle gorgée de rhum alors qu’Enzo reprenait la parole, déclarant qu’il était un garçon comme les autres. Lorsqu’il évoqua l’importance qu’il donnait à la coupe des quatre maisons et au Quidditch, le jeune homme arqua un sourcil. Il était en train de se foutre de sa gueule où…. ? Il avait un peu de mal à déceler les intentions du garçon en face de lui. Mais en tout cas, une chose était sûre, il savait que le Quidditch n’était pas nécessairement sa passion et qu’il n’était pas du genre à s’empêcher de faire des choses simplement pour l’honneur de la maison Gryffondor.

« Oh… Et bien je crois que je vais t’accorder des bons points juste pour ces jolies paroles ! »

Tu veux jouer à ça ? Ok. Zachary avait parlé avec un petit sourire et un ton légèrement moqueur. Bah quoi ? Il n’allait pas non plus s’incliner devant ce gosse qui était en train de faire le malin. Il eut d’ailleurs un mouvement de recul quand ce dernier le pointa du doigt. Des félicitations ? Oui il devait bien avouer qu’il ne s’y attendait pas mais alors qu’Enzo insistait sur le fait qu’il était sincère, Zach se rendit compte qu’il n’en avait pas vraiment douté. Pas par prétention mais simplement parce que dans la façon que le mioche avait eu de parler, il avait bien vu que c’était très différent de tout ce qu’il avait pu dire jusqu’à présent. Le rouge baissa alors les yeux sur son verre dans lequel il faisait tourner le rhum. Capitaine et Préfet en chef. Autant dire qu’il avait pris pas mal de grade ces derniers temps.

« Merci. La maison Gryffondor va bientôt être obligée de faire mes louanges avec tous ces postes importants que j’occupe. »

Si les remerciements étaient sincères, pour le reste, Zachary était clairement dans le registre de la connerie. Oui il était fier de toutes ces promotions et voyait clairement ça comme un honneur. Pour autant, il était plutôt soucieux de savoir s’il n’allait pas faire honte à ses titres plutôt que de savoir si on allait l’honorer pour ça. Clairement, ce n’était que secondaire. Fierté n’était pas nécessairement à associer avec prétention.
Enzo de son côté semblait préoccupé à l’idée de ne pas trop l’énerver pour ne pas se retrouver collé jusqu’à la fin de l’année. Petit rire à l’évocation de Mateo. Ah celui-là il fallait bien avouer que ce n’était pas vraiment l’élève modèle de la maison. Mais bon, Zach n’avait pas forcément envie de lui foutre des heures de colles non plus. Ca ne ferait que renforcer son image de bad boy et lui donner des crédits auprès de ses filles en mal d’aventures. Et après ça, il pourrait obtenir plus de conquêtes que lui. Non, c’était pas un bon plan.

Zachary était en train de boire une nouvelle gorgée de rhum lorsqu’Enzo revint sur un terrain fortement glissant. Layla. Sérieusement ? Il n’apprenait jamais de ces erreurs ce petit ? En fait il tenait peut être vraiment à se faire coller jusqu’à la fin de l’année. En même temps, il ne parlait pas de sa sœur sans respect cette fois-ci, c’était bien différent. Une nouvelle fois le métis fit tourner l’alcool dans son verre, l’air pensif. Il resta silencieux pendant quelques instants avant de se décider à rompre le silence qui s’était installé entre les deux jeunes hommes.

« Non pas vraiment. Je suis l’aîné, elle a plutôt tendance à pointer du doigt tout ce qui cloche chez moi à me dire d’arrêter de faire le con. C’est peut être sa façon à elle d’être protectrice, qui sait. »

Zachary savait très bien que Layla tenait profondément à lui. Jamais il ne remettrait ça en doute. Mais si sa sœur avait tendance à suivre ses actes c’était plutôt pour lui en mettre plein la tronche la minute d’après. Ca avait le ton de l’énerver mais avec le recul, comment lui en vouloir alors que lui aussi était sans cesse en train de vérifier ses fréquentations ? La seule différence c’était qu’il était un mec, l’aîné de la famille et qu’il voyait comme son devoir de veiller sur sa sœur.

« Dans la culture africaine, l’organisation de la famille n’est pas du tout la même que dans le système britannique actuel. Si mon éducation mixte m’a permis de remettre en cause le côté extrémiste de la vision patriarcale, il n’empêche que sur certains points, c’est plus fort que moi, je me sens responsable de ma petite sœur, autant parce qu’elle est plus jeune que parce que c’est une femme. »

Et je vois déjà Ora débarquer et m’en mettre une. Méritée peut être. Oui Zachary avait conscience que cela n’était pas du tout en accord avec le fait qu’il pensait que les femmes étaient aussi libres que les hommes et aptes à se défendre. Mais quand il s’agissait de Layla, sa vision était complètement distordue. C’était comme ça, il ne pouvait rien y faire. Ou plutôt, il n’avait pas envie d’aller contre ça pour le moment. Longue gorgée. Son verre était presque fini. Il avait envie d’un autre mais ce n’était vraiment pas raisonnable.


« Bref… Et toi alors, tu es protecteur envers Derek ? »


Que je ne connais presque pas d’ailleurs. De loin j’ai cru comprendre que les relations entre les deux n’étaient pas forcément simples mais tu m’as posé une question perso alors je te renvoie la balle.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Jeu 26 Nov 2015 - 19:11

Est-ce que je risque ma vie chaque fois que je prononce le prénom de sa sœur ? Sincèrement, vu le regard qu’il m’a lancé, c’est à se poser la question. Hey relax mec, j’ai pas été irrespectueux ni même tendancieux, j’ai juste dit qu’on discutait alors vas prendre un Lexomil et on en parle plus. Ou bois un coup de plus histoire de te détendre. La vérité c’est que je ne vais certainement pas lui jeter la pierre, d’une parce que je le cherche et de deux parce que si j’étais à sa place et que Layla était ma sœur, si j’avais une petite sœur, je suis prêt à parier que je réagirais comme lui. J’ai fait énormément de progrès en terme de possessivité et de surprotection mais – et même si ça n’est pas tellement comparable – j’ai toujours un mouvement de recul quand quelqu’un prononce le prénom de Kyle par exemple. On a des circonstances atténuantes, je le pense sincèrement. Je ne sais pas ce que lui et sa sœur ont vécu ici pendant l’occupation mais en ce qui me concerne j’ai tellement tremblé pour Kyle, il a tellement souffert et je l’ai tellement vu souffrir que … Oui, c’est difficile de se détendre et de faire autrement. Ça se travaille, en tout cas de mon côté, mais je le répète ça n’est pas tellement comparable. Quand on aime quelqu’un, quand on tient à quelqu’un, d’une manière ou d’une autre et ce peu importe le type de relation entretenue, on n’a simplement pas envie de le voir souffrir tout comme on n’a pas envie que qui que ce soit lui manque de respect donc à la place de Zachary je serais méfiant aussi même si je ne suis qu’un ange innocent, évidemment.

Tout ce que je vois c’est que malgré tout, malgré mon petit jeu qui l’agace – et c’est le but, inutile de s’en cacher – je pense qu’il se rend compte que je ne suis quand même pas le diable en personne et ça se détend un peu. Enfin il se détend un peu mais je parlais de l’ambiance entre nous deux bien que de mon côté … Bref, peu importe. Voilà comment j'en viens à lui poser cette question sur sa relation avec sa petite sœur, sans trop savoir d'où ça vient. Le silence s'installe et pendant qu'il regarde son verre, ce qu'il y a dedans, sans à mon avis vraiment le voir, j'en profite pour boire quelques gorgées dans le mien. Ça fait du bien par où ça passe. Parlant de choses qui passent, je n'arrive pas tellement à déchiffre ce qui lui traverse la tête pendant ces quelques secondes de silence. J'imagine qu'il doit être entrain de réfléchir. A quoi, ça c'est autre chose mais ça ne me fait pas paniquer pour autant même s'il est potentiellement entrain de se demander s'il va me défenestrer ou me noyer.

Suspens … Non, je ne passerai pas par la fenêtre.
En tout cas pas tout de suite.

« Non pas vraiment. Je suis l’aîné, elle a plutôt tendance à pointer du doigt tout ce qui cloche chez moi à me dire d’arrêter de faire le con. C’est peut être sa façon à elle d’être protectrice, qui sait. »
« C'est possible, oui. »

Je sais, personne ne m'a demandé mon avis. Je dis juste que quand on fait attention à ce que fait quelqu'un c'est qu'on s'y intéresse et il y a quand même une chance sur deux que ça soit dans de bonnes intentions. Je ne connais pas Layla par cœur mais quand on observe un peu les gens, qu'on discute, qu'on fait attention à certains détails on apprend pleins de choses. Je pense pouvoir affirmer qu'elle tient beaucoup à son frère.

« Dans la culture africaine, l’organisation de la famille n’est pas du tout la même que dans le système britannique actuel. Si mon éducation mixte m’a permis de remettre en cause le côté extrémiste de la vision patriarcale, il n’empêche que sur certains points, c’est plus fort que moi, je me sens responsable de ma petite sœur, autant parce qu’elle est plus jeune que parce que c’est une femme. »
« J'pense pas que ça soit une mauvaise chose. »

On se fait facilement traiter de macho, et parfois c'est la stricte et pure vérité, mais c'est ancré dans notre chromosome Y d'agir comme ça je pense. Il le dit lui même, il est l'ainé, ça renforce encore un peu plus la chose. Est ce que je m'en veux pour autant de jouer au con avec lui en appuyant là où ça le titille bien aka son instinct protecteur envers sa sœur ? Même pas en rêve, c'est trop drôle. Je le regarde s'enfiler une longue gorgée de rhum en me demandant si quelque chose dans cette discussion le perturbe pour réagir comme ça mais …

« Bref… Et toi alors, tu es protecteur envers Derek ? »

… Je me prends un révère de bâton et de manière assez violente. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même et je ne pense pas qu'il m'ait retourné la question pour m'atteindre ou quoi que ce soit dans ce genre là mais ma réaction ne se fait pas attendre très longtemps.

« Je sais pas mais si c'est le cas, c'est plutôt foiré. »

A mon tour j'ai regardé mon verre et fait tourné le liquide à l'intérieur avant de lâcher un rire amer tout en secouant la tête de gauche à droite. L'instant d'après je termine le contenu du dit verre d'une traite et le repose sans doute un peu trop brutalement sur la table pour ne pas trahir mes émotions.
Et qu'est ce que je fais maintenant ? Je me barre comme un branleur en prétextant que tout ça ne m'atteint pas, vexé d'avoir été pris à mon propre piège ? J'aurai pu, mais ça n'est pas ce que j'ai fait. Je me suis passé une main dans les cheveux et j'ai été me tasser dans le fond du fauteuil avant de croiser le regard de Zachary rivé sur moi et d'y rester concentré. Nouveau silence. Je ne le toise pas, pas avec provocation en tout cas, je suis juste entrain de réfléchir et de luter contre l'envie de me resservir pour finir à nouveau un verre cul sec pour de mauvaises raisons cette fois. Ça fait mal quand les évidences vous sautent aux yeux et que quelqu'un met le doigt dessus.

« Je l'ai sans doute pas assez protégé même si … Oui, je me sens protecteur envers lui. C'est juste que c'est … un peu compliqué, on va dire ça comme ça. »

Réponse facile, trop facile. Ma jambe droite s'agite nerveusement et mon pied commence à taper sur le sol à intervalles régulières pourtant, étrangement et malgré l'uppercut que je viens de me prendre, je n'ai toujours pas l'intention de foutre le camp visiblement. Non, je crois que je suis même carrément parti pour approfondir ma réponse à sa question.

« J’ai sans doute trop cru qu’il était assez grand pour se protéger lui-même, j’ai sans doute trop … essayé de protéger d’autres personnes, moi-même aussi, au détriment de lui. »

Constat : Je lui en ai voulu, énormément, de ne pas s'être occupé de moi, de ne pas m'avoir protégé, de m'avoir rejeté, de m'avoir fait du mal et de s'en être pris à Kyle, à d'autres, mais je n'ai pas fait assez pour le sortir de cette merde dans laquelle il s'embourbe depuis trop longtemps. Et aujourd'hui, qu'est ce que je fais ? Il a perdu sa meilleure amie et moi je suis là, entrain de boire un coup et faire le con pour passer le temps. Le frère de l'année !
C'est plus fort que moi, je fini par me redresser sans pour autant me relever et chope la bouteille dans un geste vif pour remplir mon verre à nouveau. Le sien aussi. Je repose la bouteille et attrape mon verre que je vide d'une traite. Ça me fait grimacer pourtant intérieurement je sais très bien que ça n'est pas ce qui est le plus difficile à avaler.

« Même si t'es sans doute ultra relou avec elle quand tu t'y mets, je trouve que Layla a de la chance de t'avoir. Et probablement réciproquement. »
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Lun 30 Nov 2015 - 11:09

Zachary ne connaissait pas bien Enzo, il devait bien l’admettre. Il ne le voyait que comme le sale gosse qui passait son temps à l’emmerder avec Layla et à tout faire pour qu’il pète un câble. Vaste programme en soi. Mais jamais il n’aurait pu penser qu’il vienne lui parler plus ou moins sérieusement sans profiter de chaque occasion pour le titiller un peu. Et pourtant, c’était plus ou moins ce qu’il était en train de se passer. Lorsque son camarade déclara qu’il comprenait sa façon d’envisager les choses vis-à-vis de sa petite sœur, il ne pu s’empêcher d’arquer un sourcil. Vraiment ? Il ne pouvait pas être sérieux là ? Le métis s’attendait à ce que le gosse en profite pour se moquer de son côté trop protecteur, peut être même pour lui faire une petite leçon de morale en lui disant que sa sœur pouvait faire ce qu’elle voulait, qu’elle était assez grande pour décider ce qu’elle voulait faire de sa vie etc. Mais non, pas du tout. Ok, bien joué gamin ! Sur ce coup, tu as su être surprenant et en plus dans un sens positif, chapeau bas. Bien que surpris, l’étudiant avait donc décidé d’embrayer dans la conversation et de retourner la question à son camarade. Sauf qu’il ne s’attendait pas vraiment à toucher un point sensible. S’il avait bien compris qu’entre Enzo et Derek ce n’était pas toujours simple, il n’avait rien imaginé et se disait juste que les relations entre frères n’étaient jamais simples. Mais apparemment le problème entre ces deux là était plus profond que ça. Zach arqua un sourcil quand on camarade déclara que s’il essayait de le protéger c’était foiré. Il le vit alors baisser son regard sur son verre, le vider d’une traite et le poser sur la table un peu sèchement. Ok. Zachary bougea alors légèrement sur son fauteuil, posant un coude sur l’accoudoir et passant sa main sur son menton. Les mouvements de la jambe d’Enzo ne lui échappèrent pas. Oui, c’était plus fort que lui, il était en un sens en train d’analyser. Pas assez protégé ? Le métis avait beau se concentrer, il était incapable de savoir s’il était arrivé quelque chose à Derek récemment. Alors il écoutait, attentif. La culpabilité fit alors son entrée fracassante et Zachary resta silencieux quelques instants. Il vit alors Enzo se décider de remplir de nouveau les verres. Sourire.

« Tu veux que je sois ivre pour que je ne me souvienne pas de cette conversation demain matin ? »

Il n’avait en aucun cas suspecté son camarade d’une telle chose mais c’était sa façon de mettre en lumière un point : il avait très bien compris que ce n’était pas un sujet facile pour Enzo. Il n’avait pas pris la fuite, n’avait pas changé de sujet alors qu’il aurait très bien pu le faire. Et en même temps, chaque parole avait semblé être difficile, chaque mot avait eu du mal à sortir de sa bouche. Ça voulait dire beaucoup aux yeux du métis et il comptait bien faire en sorte de l’aider à crever l’abcès. Parce que même si c’était un sale gosse il ne le détestait pas. Et parce que oui, en un sens, c’était intéressant pour lui. Zach attrapa alors calmement son verre et n’en bu qu’une gorgée contrairement à Enzo qui venait de vider le sien d’une traite. Pour la seconde fois. Ce dernier revint alors sur le sujet de Layla mais sur un ton bien différent que précédemment.


« Merci. On se cherche tout le temps et je pense sincèrement qu’elle a parfois envie de m’en mettre une. Mais tout ce qu’il s’est passé ça nous a rapprochés. On a eu peur l’un pour l’autre et on a pris conscience du rôle de chacun dans nos vies respectives. »


Pendant l’Occupation, Zachary avait compris à quel point sa sœur était essentielle à son équilibre. Comme il pouvait devenir fou juste parce qu’il ne savait pas ce qui pouvait lui arriver. Alors oui, tout ça avait lié profondément leur relation. Mais ce n’était pas le sujet à ses yeux. Non ce qui l’intéressait en cet instant c’était de comprendre Enzo et son frère. Il était indéniable par rapport à ce qu’il venait de dire qu’il tenait profondément à son frère et qu’il aurait aimé le protéger toujours. Mais pourquoi alors cette culpabilité ? Était-ce impossible pour eux, de prendre soin l’un de l’autre et de l’accepter, par fierté ?

« On a aussi appris à se pardonner nos erreurs. Et à se dire les choses même si la fierté masculine peut en prendre un coup quand on confie à une personne l’importance qu’elle a à nos yeux. »

Il était évident que Zachary ne parlait pas seulement de lui en cet instant. Il faisait évidemment référence à Enzo et Derek. Souvent entre deux frères c’était d’autant plus compliqué. Surtout qu’avec ce qu’avait dit le rouge jusque là, le métis comprenait qu’il avait sans doute une fierté masculine assez présente. Nouvelle gorgée. Ce serait idiot que leur relation soit foutue parce qu’ils étaient incapables de revenir sur leurs erreurs et se dire une fois pour toute ce qu’ils ressentaient. Seulement, Zach n’avait pas tous les éléments en main et il ne pouvait donc pas se permettre de conclure trop hâtivement. Le rouge se pencha alors légèrement en avant, coudes sur les cuisses et posa son regard sur son cadet.

« Je ne sais pas ce que vous avez vécu avec ton frère mais une chose est sûre : tu tiens profondément à lui. Je sais pas lequel de vous deux à merder mais laisse pas la culpabilité te dévorer comme ça. Tu n’as pas d’obligations, rien à faire absolument mais tu ne dois pas te laisser bouffer de l’intérieur. »

On n’est pas obligé d’aimer sa famille, même si cela paraissait dingue pour Zachary. On n’est pas obligé de tout pardonner, de renouer des liens qui nous ont fait souffrir. Mais on doit s’écouter. C’était le message que Zach voulait faire passer à Enzo. Écoute ce qui se passe en toi, ce qui te pousse à boire ces verres d’une traite et agit en fonction de ça, tout simplement. Le métis prit alors une nouvelle gorgée et du constater que ce dernier était une nouvelle fois vite. Pas bien. Il le posa alors sur la table avec l’idée de ne plus l’attirer à ses lèvres. Mais si Enzo le resservait, est-ce qu’il s’empêcherait de boire ? Il connaissait trop bien sa capacité de résistance et c’était presque ce qui le mettait en danger en cet instant.

« Et maintenant tu as tout à fait le droit de me dire de fermer ma gueule et de me mêler des mes affaires si c’est que ce tes tripes te disent. »

Zachary afficha alors un petit sourire en coin et s’installa confortablement au fond du fauteuil.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Ven 4 Déc 2015 - 13:18

« Tu veux que je sois ivre pour que je ne me souvienne pas de cette conversation demain matin ? »
« Tu vois clair dans mon jeu. »

Sourire en coin. Il ne s’agit pas d’un sourire amusé cette fois, plutôt un sourire amer mais sans aucune agression envers lui. L’agression, elle est plutôt envers moi-même, envers ce que je ressens en cet instant, envers tout ce que cette simple question anodine soulève en moi. Si je prenais le temps de me concentrer sur Zachary je dirais que c’est une tentative de sa part pour alléger un peu l’atmosphère, quoi qu’il en soit je ne le prends pas mal, quand bien même le ton n’est peut-être pas des plus enjoués et donc des plus agréables.

Est-ce que ça me fait du bien de boire ce verre cul-sec ? Non, évidemment. Boire pour faire passer une sensation désagréable ne fait jamais réellement de bien mais ça me permet au moins de reprendre un peu de consistance et de tenter de passer à autre chose. Parler de lui et de sa sœur, de leur relation, juste signifier que oui, je trouve qu’ils ont de la chance et quelque part je les envie … Ca n’est pas bien de ressentir ce genre de choses, l’envie, je le sais, mais ça n’est pas comme si c’était quelque chose qui se contrôlait. Nombre de fois j’aurai aimé être à la place de Layla, j’aurai aimé que Derek soit aussi protecteur envers moi que Zachary l’est envers sa petite sœur. Certes je ne suis pas une fille, et alors ? Avoir la sensation que son ainé veille sur soi, c’est quelque chose que j’ai ressenti quelques fois oui, mais pas suffisamment pour m’en lasser ou trouver ça envahissant. Déception et culpabilité, voilà ce que je ressens, mais ça ne m’empêche pas d’être réellement « heureux » pour ces deux-là.

« Merci. On se cherche tout le temps et je pense sincèrement qu’elle a parfois envie de m’en mettre une. Mais tout ce qu’il s’est passé ça nous a rapprochés. On a eu peur l’un pour l’autre et on a pris conscience du rôle de chacun dans nos vies respectives. »

J’écrase un rire en me reculant dans le fond du fauteuil, amusé par l’image qui me vient en tête : Celle de Layla qui s’énerve contre son frère parce qu’il dépasserait les bornes et deviendrait trop … lourd, n’ayons pas peur des mots. Pour le reste j’essaie simplement de ne pas transposer, de ne pas trop revenir en arrière. Et c’est difficile.

« On a aussi appris à se pardonner nos erreurs. Et à se dire les choses même si la fierté masculine peut en prendre un coup quand on confie à une personne l’importance qu’elle a à nos yeux. »

Ma main droite se perd une seconde ou deux dans mes cheveux, je grimace malgré moi, plus un rictus, un tic de visage qu’autre chose. Oui la fierté masculine joue sans doute beaucoup dans l’équation mais en ce qui me concerne je l’ai beaucoup laissé tomber par le passé et je continuerai à le faire. Je n’ai plus peur de dire ce que je ressens, je pense que c’est un fait acté depuis un moment. Lui, Derek, c’est peut-être autre chose mais pourtant il m’a déjà prouvé qu’il en était capable. Avoir une relation avec lui c’est comme courir un marathon, c’est une course de fond, pas un sprint, il faut avoir de l’endurance. Combien de fois on s’est dit qu’on ferait des efforts ? Combien de fois on s’est dit des choses qui vont droit au cœur ? Je sais tous les efforts qu’il a fait, je sais aussi que je pense ce que j’ai dit quand je lui ai affirmé qu’il n’aurait pas dû avoir à en faire pour accepter son petit frère comme il est. C’est très compliqué de nuancer les choses, de prendre en compte sa façon d’être, sa façon de voir les choses, et les miennes.

« Je ne sais pas ce que vous avez vécu avec ton frère mais une chose est sûre : tu tiens profondément à lui. Je sais pas lequel de vous deux à merder mais laisse pas la culpabilité te dévorer comme ça. Tu n’as pas d’obligations, rien à faire absolument mais tu ne dois pas te laisser bouffer de l’intérieur. »

Comment est-ce qu’on en est arrivé à ça ? Comment est-ce que je me retrouve à discuter aussi sérieusement, et d’un sujet aussi personnel, avec Zachary Disemba ? Sincèrement, ça n’a pas la moindre importance parce qu’il est sincère, concerné, réellement, et je le sens. Je ne pense pas que j’irai plus loin, je prends note de ce qu’il me dit, parce qu’un regard extérieur comme le sien est toujours une bonne chose à prendre, mais je me vois mal lui balancer ce qu’il s’est passé entre Derek et moi … On en aurait pour la semaine, peut-être même la suivante. Tout ce que je sais c’est qu’une évidence me frappe en cet instant, comme elle l’a fait régulièrement ces dernières semaines : Derek a perdu ses parents, de manière brutale, a failli perdre son petit frère un bon nombre de fois et même s’il m’a longtemps détesté, même s’il me déteste encore aujourd’hui, je sais qu’il aurait été affecté malgré tout. Il a été arraché à sa terre natale, à ses repères, par ma faute en partie, à cause de ma Lycantrophie, puis Grand-Père a été assassiné – n’ayons pas peur des mots – il était la personne la plus importante sur terre pour lui. Il n’a pas pu lui dire au revoir puisqu’on était déjà ici, à Poudlard, coincés. Expatriés. Aujourd’hui il a perdu sa meilleure amie. Et je fais l’impasse sur beaucoup d’autres choses mais comment réussir à garder le cap avec tout ça sachant qu’il n’a jamais réellement laissé qui que ce soit l’approcher ? Jillian aurait pu, je pense que j’aurai sans doute pu en forçant un peu plus mais même si c’est peut-être des excuses que je me cherche j’ai eu beaucoup à gérer de mon côté également et ce qu’il a vécu, je l’ai vécu aussi. Il m’a rejeté toute notre enfance, il m’a fait énormément de mal, y compris et surtout pendant l’adolescence, mais il reste mon frère et je ne peux pas m’empêcher de penser que même si j’ai des circonstances atténuantes j’aurai du faire plus. Alors non, je ne vais pas me laisser embarquer dans la culpabilité, disons pas trop loin, je vais écouter les conseils de Zachary, ceux de Mateo, de Caem, etc … Et ceux de Kyle évidemment, le premier étant de laisser Derek faire le premier pas après ce qu’il s’est passé entre nous avant … avant que Megan ne soit tuée. Est-ce que ça change la donne ? Oui, surement.

« Et maintenant tu as tout à fait le droit de me dire de fermer ma gueule et de me mêler des mes affaires si c’est que ce tes tripes te disent. »
« Tout ce que mes tripes me disent à l’heure actuelle c’est que je n’ai pas assez bu. »

J’étais parti loin dans mes pensées c’est vrai, mais cette réponse est venue du tac au tac et avec un sourire. Me morfondre, me laisser aller, ça ne servirait à rien. Aller voir Derek maintenant ? Non plus. Alors autant profiter de la soirée même si … Mon cerveau lui me dit que ça n’est pas du tout une bonne idée de continuer mais je n’ai pas tellement envie de l’écouter à vrai dire et pas nécessairement pour de mauvaises raisons. C’est sans doute d’ailleurs pour ça que mes gestes redeviennent calmes, que je me détends et nous resserre un verre à tous les deux avant de prendre le mien et de le tendre vers lui comme pour trinquer.

« Merci pour ces conseils Grand Sage. »

Sourire, pas moqueur, promis. Je bois une gorgée, une deuxième pour la route et me tasse à nouveau dans le fond du fauteuil, me laissant un peu aller physiquement dans cet étau confortable. Le soupir qui m’échappe, que je laisse échapper plutôt, c’est un peu pour évacuer tout ça et passer à autre chose.

« J’vais pas te souler plus longtemps avec mes problèmes familiaux sinon on en a pour la nuit et franchement y a plus fun à faire même si tes responsabilités t’empêchent de finir debout sur une table avec le calbar sur la tête. »

C’est avec mon frère que je dois régler les choses maintenant. D’autant plus qu’on approche d’une date charnière, celle de la mort de nos parents, de son anniversaire aussi, et de la Pleine Lune qui est dans 4 jours. Par mesure de précaution je vais attendre qu’elle soit passée mais dès que j’aurai repris du poil de la bête j’irai le voir. Je pense que ma décision est prise.

« Non j’ai pas non plus l’intention de finir comme ça, la table ne supporterait pas mon poids et j’ai trop de respect pour le mobilier. »

Dans tout ça j’en oublierai presque de le faire chier ! La vérité c’est que j’en ai pas spécialement envie et que sans trop savoir pourquoi je n’ai pas non plus spécialement envie de quitter ce fauteuil et donc de le quitter lui. Oui, je viens de tomber amoureux, parfaitement. Et aucun commentaire sur le mobilier, je pense que mon sourire en coin atteste de l’ineptie de ce que je raconte. D’une même complètement torché je n’ai jamais fini totalement à poil – on n’est pas passé loin à quelques reprises mais le calbar il est toujours resté sur mon p’tit cul. Et pour ce qui est du respect des meubles … Hum, j’ai un certain nombre de destruction à mon actif, je dois bien l’admettre. Meubles, portes, murs même parfois même si là évidement ce sont eux qui gagnent. Bref, on s’en tape, tout ça c’est surtout histoire de dire des conneries.

« Alors, l’écart est serré entre toi et Mateo ou l’un de vous deux à 10 longueurs d’avance sur l’autre ? »

De quoi est ce que je parle ? Oh je pense qu’il le sait très bien. Évidemment que je suis au courant de leur concours histoire de voir qui en aura le choper le plus et je ne parle pas de MST là. Tout ce que je sais c'est que concernant Maracas ... La course est censée être terminée, au moins pour le moment - et je pense que s'il tient à sa peau il ferait mieux de pas aller voir ailleurs - mais qui sait, peut-être qu'il avait suffisamment d'avance pour être toujours en tête.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Ven 11 Déc 2015 - 11:12

Enzo était resté plutôt silencieux face au petit speech de Zachary. Ce dernier n’avait en aucun cas l’intention de lui donner une leçon. Il voulait juste l’aider à réfléchir, à voir les choses sous un autre angle. Mais il devait bien avouer que ce silence l’avait laissé un peu perplexe. Il espérait vraiment ne pas être allé trop loin, ne pas s’être aventuré sur un terrain sensible. Après tout, même si ce gosse avait le ton de lui pomper les globules, son but n’était pas de faire de sa soirée un cauchemar en lui rappelant ses démons et en lui donnant l’impression que rien ne pouvait s’arranger. Clairement pas. Il fut cependant rassuré lorsque son cadet reprit finalement la parole. Enfin… Rassuré n’était peut être pas le meilleur terme. Parce qu’après tout, si Enzo avait décidé de s’exprimer à nouveau c’était pour signifier qu’il avait besoin d’un petit verre en plus. Soit. Ce n’était pas exactement ce qu’il espérait. Mais après tout, tant qu’il ne finissait pas dans un état cataclysmique… Zach se contenterait de ça. Il ne s’attendait cependant pas à ce que le rouge tienne à ce point à l’entraîner avec lui et ne pu empêcher une mine surprise lorsque son camarade s’attacha à remplir aussi son verre. Décidément, lui qui n’était parti que pour une seule et unique bière. Certaines résolutions allaient être difficiles à tenir. En attendant, il ne pouvait quand même pas refuser de trinquer ou du moins de saluer le verre de son camarade avec le sien. Le rouge leva donc son verre à son tour avant de boire une nouvelle gorgée. Il sentait que l’alcool allait finir par se faire sentir. D’ailleurs ça devait commencer un peu puisqu’il laissa échapper un léger éclat de rire quand Enzo l’appela grand sage. Bon en même temps c’était tout de même assez drôle.

« Qui aurait cru qu’un jour tu m’appellerais comme ça avec si peu d’ironie dans la voix… Je suis bluffé ! »

Pour la peine, ça méritait bien une nouvelle gorgée. Zachary poussa alors un léger soupir. Il était bien installé dans son fauteuil et se rendait compte en cet instant qu’il n’avait nullement envie d’être le type à qui incombait la responsabilité de surveiller cette bande de jeunes qui n’aspiraient qu’à une chose : faire la fête. Bon il aviserait si jamais quelque chose réclamait son intervention. En parlant de responsabilités… Enzo ne pu s’empêcher d’y faire allusion. Le métis du cependant prendre un temps de pause pour remettre toutes les informations en ordre dans sa tête. Il ne voulait plus parler de sa famille : très bien, Zachary ne le forcerait jamais. Il voulait mettre plus de fun mais regrettait que le rouge ne puisse finir avec son caleçon sur la tête ? Oui là ça devenait vraiment bizarre. Parce qu’Enzo comptait finir comme ça ? Non. Bon même si les raisons évoquaient n’étaient pas nécessairement celles attendues, le Gryffondor était tout de même rassuré de se dire qu’il n’aurait pas à s’occuper d’une affaire d’atteinte à la pudeur.

« Ah ça c’est une bonne nouvelle. Ça m’évitera de devoir te mettre des heures de colle. »

Non parce qu’en vrai, si Enzo se mettait vraiment à faire un truc pareil, il serait dans l’obligation de réagir. Et ça ne l’enchantait pas. Et puis, voir ce type sans caleçon. Non n’imagine même pas. Chasse ces images de ton esprit. Oh non surtout ne mélange pas avec un souvenir que tu aurais préféré oublier. Non. Non… Trop tard. Zachary vida alors sans prévenir d’une traite son verre. Oui, il ne voulait pas faire ça à la base, plutôt boire tranquillement et pas faire l’alcoolique de première mais ce qui était venu s’immiscer dans son esprit… Oui ça méritait bien une bonne dose d’alcool. Voilà. Maintenant c’était passé. Enfin, jusqu’à ce qu’Enzo évoque ses conquêtes. Zachary déglutit alors de manière un peu trop appuyée. Ok. Arrête de te prendre la tête et répond vite parce que sinon ça va paraître suspect.

« A ton avis ? Lequel a le plus de chance de gagner hein ? »

Petit sourire en coin. Non ce n’était pas une manière de le draguer, ça va pas non ! Zach ressortait juste son petit jeu habituel. En soit, il ne savait pas lequel de lui ou de Mateo correspondant le plus aux attentes de ces chères demoiselles et ce n’était pas important. Même si cette petite compétition avec son camarade l’amusait beaucoup, dans le fond elle n’était pas réellement important. Tant qu’il pouvait continuer de profiter de la vie tranquillement, ça lui allait parfaitement.

« Blague mise à part j’ai l’impression qu’il a un peu levé le pied en ce moment…. C’est super bizarre dit comme ça. »

Oui clairement. Si Zachary n’avait aucune difficulté à assumer sa façon de vivre, il respectait énormément les femmes. Il ne les traitait jamais avec irrespect et ne les considérait en aucun cas comme des numéros sur son tableau de chasse. Sauf que dans ce qu’il venait de dire, c’était un peu l’image qui en ressortait. Mal. Pour la peine, il était bien obligé de se resservir un verre d’alcool. Pour faire oublier les horribles mots qui venaient de sortir de sa bouche. Et surtout parce que maintenant qu’il était lancé il n’avait plus trop envie de s’arrêter. Surtout qu’il avait comme l’impression que c’était trop tard pour être le gentil Préfet en chef totalement sobre. Bon tant qu’il ne partait pas totalement en free style ça irait. Après tout, il savait tout de même se maîtriser.


« En vrai avec Mateo on déconne là-dessus mais je te rassure, je ne couche pas avec des filles juste pour élever mon score. J’ai pas l’intention de me caser et j’aime profiter de la vie mais je ne suis pas encore un salaud de premier ordre. Enfin j’espère ! »


Oui parce qu’après tout ce n’était peut être pas à lui de répondre à ces questions mais bien aux nanas. Zachary attrapa alors la bouteille de rhum et se resservit un nouveau verre. Oui bon ça va hein ! Le sien était vide, qu’est ce qu’il pouvait bien faire de plus maintenant ? Attendre et discuter avec un verre vide ? Non ce serait bien trop triste. Vraiment il ne pouvait pas s’y résoudre. Il bu donc une nouvelle gorgée et comprit que son filtre naturel commençait un peu à sauter.

« Et puis de toute façon, comme on est enfermés, un jour on pourra plus trop augmenter les scores. Même s’il y a eu un arrivage récent avec les élèves de Salem… »

Zach t’es horrible. Je tiens à te le dire. Là t’abuse. Bien, bois une nouvelle gorgée, tu as raison de te cacher. Si Ora était là… Ou Layla… Surtout Layla. SI elle avait entendu un truc pareil elle l’aurait sans doute atomisé. Heureusement pour lui il n’y avait qu’Enzo en face de lui. Plus qu’à espérer qu’il ne s’indigne pas de sa connerie et ne face pas de petit scandale. En même temps, imaginer Enzo taper un scandale c’était quand même plutôt drôle. Ahem. Bref.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Ven 11 Déc 2015 - 22:43

Chacun son tour d'être surpris par la descente un peu rapide et précipitée de l'autre, trop soudaine pour être sans raison mais je vais simplement faire comme si l'idée de me voir avec le caleçon sur la tête ne l'enchantait pas … Ou peut-être un peu trop. J'en ai peut-être l'air assez fréquemment, en partie parce que ça m'arrange, mais je ne suis ni stupide ni aveugle : Son comportement exprime quelque chose et me donne clairement l'impression qu'il est secoué par quelque chose. Je  ne ferais pourtant aucun commentaire, ça le regarde, mais qu'il n'espère pas être passé inaperçu. Tout ce que je sais c'est qu'il se ressaisi rapidement et affiche l'air typique du mec sur de lui qui se pense irrésistible. Hey, je ne suis pas entrain de dire qu'il ne l'est pas, du point de vue de certaine ou même certain il l'est surement, simplement je ne fais pas partie de son fan club et ça me fait plus rire qu'autre chose.

« A ton avis ? Lequel a le plus de chance de gagner hein ? »

Sourire en coin, regard qui en dit long, il arbore cet air séducteur dont il doit surement user et abuser pour chasser et en bon petit con que je suis, je ne retiens pas mon sourire à demi moqueur. Les mecs comme lui, comme Mateo, sont de véritables caricatures quand ils s'y mettent. Je ne leur jette pas la pierre, j'ai été comme ça et c'est quelque chose que je garde en moi malgré tout, mais sincèrement il y a de quoi en rire. Bien installé dans le fond du fauteuil, mon verre à la main, le menton légèrement relevé j'affiche à mon tour une expression bien précise : Celle du petit merdeux hautain et sur de lui, qui sait ce qu'il vaut.

« Y a une chose dont je suis certain en tout cas c'est que, tous les deux, vous avez de la chance que je sois casé et fidèle et je ne dis pas ça parce que l'un de vous m'intéresse. »

Sans attendre une réaction de sa part et sans lâcher mon sourire je porte mon verre à ma bouche et boit deux gorgées sans jamais le quitter du regard. Le message est clair : Avec moi sur le marché vous n'auriez aucune chance. Y a une part d'humour et d'auto-dérision là dedans, évidemment, une légère part de moquerie à leur encontre aussi je ne le nierai pas mais ça n'a rien de méchant. J'ai 18 ans, certes, à leurs yeux peut-être encore un gamin mais le gamin il n'est pas né de la dernière pluie.

« Blague mise à part j’ai l’impression qu’il a un peu levé le pied en ce moment…. C’est super bizarre dit comme ça. »
« Ah ben ça ... »

Fini la comédie, mon côté mâle mi-arrogant, mi-amusé et provocateur se calme et c'est un sourire en coin que je planque à nouveau derrière mon verre alors que je bois tranquillement une gorgée de plus. Alors quoi Maracas, t'as pas prévenu ton challenger que t'étais en pause ?

« En vrai avec Mateo on déconne là-dessus mais je te rassure, je ne couche pas avec des filles juste pour élever mon score. J’ai pas l’intention de me caser et j’aime profiter de la vie mais je ne suis pas encore un salaud de premier ordre. Enfin j’espère ! »

Besoin de te justifier ? Je pense que c'est le message que transmet mon sourire mais je ne le formule, ne le verbalise pas. Ils font bien ce qu'ils veulent tant qu'ils ne font pas de mal à une de mes amies mais je pars du principe que les filles sont de toute façon capables de savoir ce qu'elles font et avec qui. Dans ce genre de situation on est deux, en théorie personne n'est forcé à quoi que ce soit alors c'est à chacun d'assumer ses actes.

« Et puis de toute façon, comme on est enfermés, un jour on pourra plus trop augmenter les scores. Même s’il y a eu un arrivage récent avec les élèves de Salem… »

J'éclate de rire, rire qui s'intensifie quand je me rends compte que les yeux de mon vis-à-vis ont pris une lueur qu'ils n'avaient pas jusqu'ici. Tu la vois la satisfaction dans les miens là ? Je suis entrain de te faire boire Grand Sage, et tu t'embarques tout seul dans le piège, comme un grand, avec le sourire. Tout ça n'a rien de mesquin, au contraire, parce que plus la discussion se passe et plus je me surprends à apprécier passer du temps avec lui. Ça ne veut pas dire qu'on va devenir les meilleurs potes du monde et se mettre à trainer ensemble, simplement qu'on partage un moment sympa et imprévu au détour d'une soirée. C'est exactement à ça que servent ce genre de moment.

« Là ça fait un peu salaud de premier ordre par contre. Tu t'es cru au foirail ou quoi ? J'en connais quelques-unes qui te feraient passer un sale quart d'heure si elles t'entendaient, à commencer par ta sœur si je ne m'abuse. »

Je tourne la tête une seconde ou deux et observe Layla qui est entrain de discuter avec ses copines un peu plus loin puis raccroche mon attention sur le plus âgé des deux Disemba.

« Mais bon, j'suis pas tellement bien placé pour juger de toute façon. »

Nouvelle gorgée pour la route, tout aussi tranquille que les précédentes. Aujourd'hui je suis un mec rangé, ça n'a pas toujours été le cas. Même si j'aime prétendre le contraire clairement pour faire tourner les autres en bourrique, je ne suis pas un ange et certaines des filles de ce bahut m'en veulent aujourd'hui encore. Elles ont raison, je ne peux pas leur en vouloir pour ça même si ça ne m'empêche pas de dormir pour autant. Sur cette pensée m'en vient une autre, je décide de l'exprimer sans trop y réfléchir tout en me redressant un peu dans le fauteuil. Cette fois c'est un air sérieux que j'arbore, détendu certes mais plus sérieux.

« Je me doute que Kyle est un bouclier particulièrement efficace mais quand bien même il est là et représente ce qu'il représente, j'ai toujours eu beaucoup de respect pour Layla. Je pense que tu le sais, ou que tu le sens j'en sais trop rien, mais voilà au moins c'est formulé. »

Ça n'est pas tellement un besoin de se justifier, plus … j'en sais trop rien, une envie d'exprimer clairement les choses, juste comme ça.

« Bon ça ne veut pas dire que je vais arrêter de te faire chier pour autant parce que je trouve ça trop drôle et si c'est pas avec ça, ça sera avec autre chose mais regarde, j'suis trop mignon, tu m'en veux pas vraiment ou jamais très longtemps. »

Regarde l'absence de danger et de malice dans mes yeux  de biche … Moi, agaçant ? Non. Absolument pas.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Jeu 17 Déc 2015 - 11:29

Au fil de la conversation, Zachary se rendait compte qu’il y avait quelques points communs entre le petit merdeux et lui. Il n’allait pas jusqu’à dire qu’ils se ressemblaient énormément etc. Non loin de là, jamais il ne pourrait dire un truc pareil ! Mais il devait bien avouer que oui, ils n’étaient pas si opposés que ça sur certains points. Et notamment leur rapport avec la séduction. Si Enzo semblait rangé maintenant, sa petite phrase provocatrice laissait entendre soit qu’il ne l’était pas avant soit que malgré tout, ça l’amusait pas mal tout ça. Le rouge en tout cas ne pu s’empêcher de rire à sa réflexion et d’hausser un sourcil. Ah oui vraiment garçon ? Non t’es trop jeune pour nous battre, on a le bénéfice de l’âge et du titre et pour le métis du titre d’étudiant à l’université qui, il devait bien avouer, lui servait bien. Bon maintenant qu’il était capitaine de son équipe de Quidditch et Préfet en chef de sa maison, il les accumulait un peu. Figure incontournable de l’école ? Non il n’était pas si prétentieux que ça mais oui clairement, il se rendait compte qu’on lui avait fait prendre pas mal de gallon ces derniers temps. Il devrait se sentir fier et surtout tout faire pour assumer son rôle au lieu de boire comme un imbécile avec un petit jeune. Sauf que maintenant qu’il était lancé, bien confortablement installé, il n’avait pas trop envie de s’en aller, de retourner surveiller les autres et d’aller se coucher. Il était bien là dans son fauteuil avec son petit verre. Bon, il pouvait bien rester encore un peu, juste un peu ? Après tout, ce n’était pas comme s’il était sur le point de faire une grosse connerie !

La conversation par contre elle tirait un peu sur la connerie quand même. Au début ils avaient évoqué le cas Mateo et le petit sourire d’Enzo laissait entendre à Zach que ce dernier en savait plus qu’il ne voulait le dire. Après savoir ce que c’était exactement… Il n’allait pas s’immiscer dans la vie privée de Mateo de toute façon. Il saurait bien assez tôt ou pas du tout mais dans tous les cas ce n’était pas très important. Il aurait aimé savoir clairement, mais ne chercherait pas à creuser le sujet tout de suite. Une autre fois peut être… Toujours était-il qu’après Mateo ils avaient enchaîné sur ce phénomène de drague compulsive et Zachary n’avait pas pu s’empêcher de sortir une connerie plus grosse que lui. Bien évidemment ça n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd et Enzo éclata de rire. Zach fit une moue légèrement vexée quand il le traita de salaud de première puis se mit à rire aussi. Ouais, il devait l’avouer, c’était pas très classe ce qu’il venait de dire. Il suivit alors le regard d’Enzo. Bien, Layla était maintenant avec ses copines, il pouvait reprendre se concentrer sur son échange avec le petit jeune qui déclarait qu’il n’était pas là pour le juger.

« Oui bon j’ai conscience que c’était pas très classe. Mais je te jure que j’ai des principes malgré les apparences. »

Ouais enfin là on ne dirait pas. Allez, bois encore une petite gorgée histoire de bien t’enfoncer. N’empêche, Zachary était bien obligé de l’avouer, sur ce coup là, le petit jeune l’avait eu comme un chef. Seulement un petit verre, une petite provocation et bim. Voilà qu’il enchaînait les verres et qu’il allait sans doute finir bien plus éméché qu’il ne l’aurait espéré. Il contrôlait pour l’instant et ne franchirait sans doute pas sa limite mais c’était toujours trop par rapport à ce qu’il avait prévu initialement. On repassera pour voir le super préfet en chef responsable en action !

« Et oui Layla m’en aurait sans doute mise une pour avoir dire ça… En même temps, je crois qu’elle aurait eu raison. »

Oui clairement. Parce que Zachary avait beau faire l’andouille surtout face au petit merdeux, il avait réellement du respect pour les femmes et les traiter comme du bétail comme ça ce n’était clairement pas respectueux. Alors oui il aurait accepté de s’en prendre une. Même si cette phrase était loin de représenter ce qu’il pensait réellement. Enfin bref. Une nouvelle gorgée pour la route. Enzo reprit alors la parole et laissa littéralement Zach sur le cul. Il se mit à lui expliquer qu’il avait bien du respect pour Layla et que, en un sens, tout ça n’était réellement qu’un jeu pour l’emmerder. Tiens tiens, il t’arrive quoi petit ? L’alcool fait ressortir ta culpabilité ? Le métis regarda alors son vis-à-vis avec un petit sourire en coin, fort amusé par la situation. Bon et il finit par écarquiller les yeux lorsqu’Enzo lui fit une sorte de petite regard innocent. Non mec, arrête ça tout de suite, c’est vraiment bizarre.

« J’espère bien que tu as du respect pour elle parce que sinon je serai obligé un jour de te mettre mon poing dans la figure et ça serait plutôt problématique. »

Tu rigoles là Zachary ou t’es sérieux ? Un peu des deux à vrai dire. On parlait de Layla, alors oui forcément son naturel revenait au galop et il ne pouvait empêcher son côté surprotecteur de s’exprimer.


« Par contre, ne me fais plus jamais ces yeux là, j’te jure, c’est vraiment bizarre. »


Sourire.

« Parce que bon, peut être que ça marche avec ton mec mais moi j’suis pas du genre à trouver les mecs trop mignons tu vois. »

Zachary…. Il afficha alors une sorte de sourire étrange et bu une nouvelle gorgée. Il devrait avoir honte clairement. Mais c’était plus fort que lui. Dès que ce sujet était abordé il ne pouvait s’empêcher d’être un sale con. Enfin surtout depuis ce qu’ils ‘était passé avec William. En un sens, ce qu’il avait dit n’était pas méchant ni agressif envers Enzo. Mais si ce dernier avait eu connaissance de ce qu’il avait dit et fait avec William alors très certainement qu’il l’aurait insulté et il aurait eu raison. Nouvelle gorgée. Il n’assumait vraiment pas et ça devenait même un peu glauque. Ora allait le détruire. Mais c’était sans doute ce dont il avait besoin. Que quelqu’un lui secoue un peu les puces.

« En vrai merci. »

Zachary leva finalement son verre vers Enzo avant de le vider de son contenu une fois de plus. En réalité, il était content de savoir que sa sœur avait autour d’elle des gens qui savaient l’estimer à sa juste valeur et la respecter réellement. Parce qu’en ce moment son frère faisait vraiment de la merde alors… Le rouge posa alors son verre. Fallait qu’il arrête de boire sinon ça allait mal tourner. Il commençait à repenser à la soirée avec William et ce n’était clairement pas une bonne chose. Putain Ora, au secours… Zach se réinstalla alors confortablement dans le fauteuil et laissa promener son regard sur le reste de la salle commune. Bon pour l’instant, pas de débordement à l’horizon.

« Alors comme ça avant d’être avec Kyle tu était un mec volage ? »

Reportons l’attention sur le petit c’était bien mieux comme ça. Et en vrai, ça l’intéressait bien de savoir. Il n’avait pas de difficultés à l’imaginer en petit mec qui va voir à droite à gauche. Non pas que c’était écrit sur son front mais clairement ça n’était pas à l’opposé de ce qu’il voyait de lui. Ce n’était pas un reproche, la preuve étant que lui-même était comme ça. Mais il se demandait bien avec qui il avait pu faire des conneries à cette époque. Si ça se trouve ils avaient des filles en commun. Oh mon dieu c’est horrible. Zach faut vraiment que tu freines ton cerveau parce qu’il commence à dérailler sévère.

« T’étais le serial loveur des bacs à sable ? »

Grand sourire. Je déconne va. Et puis, je suis sûre que ça t’avait manqué, on était trop cordial l’un envers l’autre jusque là.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Dim 20 Déc 2015 - 20:36

« J’espère bien que tu as du respect pour elle parce que sinon je serai obligé un jour de te mettre mon poing dans la figure et ça serait plutôt problématique. »
« Pour toi surtout, oui, c'est sur. »

C'est toujours avec le sourire que je le regarde, arrogant, pas vraiment provocateur mais sur de moi. Je ne mets pas en doute sa force physique, je suis simplement conscient de la mienne. Lycan ou pas, il y en a un de nous deux ici qui pèse plus lourd que l'autre et qui n'est pas du genre à tendre l'autre joue quand on le frappe. C'est tout. Dans tout ça et heureusement pour moi, j'ai quand même un cerveau, alors si un jour Zachary me cogne parce que j'aurai selon lui dépassé les bornes avec sa sœur, je pense que je prendrais le temps de considérer la question avant de répliquer physiquement à mon tour. Oui, j'ai fait des progrès, beaucoup de progrès, mon impulsivité s'est beaucoup calmée et surtout est bien plus sous contrôle qu'elle ne l'a été il n'y a encore pas si longtemps que ça. Tout ça pour dire qu'on ne peut pas en vouloir à un type qui réagit pour protéger sa sœur, selon mes critères en tout cas. Et malgré les évidences balancées avec le sourire, l'ambiance reste bonne, cordiale.

« Par contre, ne me fais plus jamais ces yeux là, j’te jure, c’est vraiment bizarre. »
« T'as peur de craquer ? Je comprends. »

Il sourit, moi aussi, de ces sourires qui vous rendent rapidement insupportable et c'est précisément le but. Il est prévenu après tout et dans le fond je suis certain que ça l'amuse autant que moi.

« Parce que bon, peut être que ça marche avec ton mec mais moi j’suis pas du genre à trouver les mecs trop mignons tu vois. »
« J’disais ça aussi y a encore pas si longtemps tu sais, faut jamais dire jamais. »

C'est gratuit, juste pour l'emmerder, mais c'est de toute façon la vérité.

Première impression ? Zachary = Mateo. Ça n'est pas un jugement de valeur, je me dis juste qu'ils font partie de ces gars qui sentent leur virilité menacée dès qu'on parle homosexualité ou bisexualité masculine. Petite scoop pour vous les gars : Être attiré par une personne du même sexe ne fait pas chuter le taux de testostérone, la preuve, j'en ai bien plus que vous deux réunis.

« Et ça ne marche pas vraiment avec mon mec à vrai dire. »

J'éclate d'un rire léger et bois une gorgée tout en laissant papillonner mes pensées vers Kyle quelques secondes alors que le liquide tourne tranquillement dans mon verre que je secoue circulairement sans trop y faire attention. Non, il n'est pas franchement du genre à se faire avoir par mon sourire de manipulateur, je crois même qu'il aurait plus tendance à vouloir me filer des claques quand j'en use sur lui mais ça me fait rire, j'en rajoute des caisses, il râle et au final ça le fait rire aussi. Et je finis toujours par avoir ce que je veux d'une manière ou d'une autre, il ne m'en veut jamais longtemps. Il y a des années d'entrainement derrière tout ça ! Et un talent inné, je pense. Tout ça pour dire qu'au final, si, en fait, ça fonctionne !

Sursaut de confiance en soi on dirait bien, ça n'est pas désagréable.

« En vrai merci. »

Il tend son verre et le vide une nouvelle fois, je me retiens de sourire de satisfaction et me contente d'acquiescer d'un signe de tête. Je ne rajoute rien même si l'idée de le prévenir que je n'hésiterai pas à intervenir si jamais je vois que Layla a des problèmes ou qu'un type pas net lui tourne autour me traverse l'esprit. On ne peut pas se qualifier d'amis proches elle et moi, on est juste … des camarades d'école, des copains à la limite, mai je l'apprécie vraiment. C'est une fille bien, je trouve que c'est un truc qui se voit comme le nez au milieu de la figure.

« Alors comme ça avant d’être avec Kyle tu était un mec volage ? »

Revirement de situation, je me retrouve à être le centre de la conversation apparemment. Moi, un mec volage ? Hum. C'est pas le terme que j'aurai employé je pense mais je vois où il veut en venir. Et bien sur que non je ne me débinerai pas ni me laisserai déstabiliser, aucune chance.

« T’étais le serial loveur des bacs à sable ? »
« C’est ça, vu que tous les autres territoires étaient déjà occupés par les grands je me suis rabattu sur ce que je pouvais tu vois. »

Qu'est ce que je disais ?

« Ne sous-estime pas le bac à sable, il est plein de surprises. Enfin ceci dit reste là où t'es, ça pourrait être mal interprété de te voir trainer autour du bac à sable justement. »

Un grand sourire pour la route. Je sais que t'as le « petit con » qui te démange, pas vrai ? Et en réalité, le bac à sable ne m'intéresse pas des masses, j'ai toujours préféré les couguars.

« Et tu peux bien faire le malin Grand Sage mais on sait très bien toi comme moi que je fais plus âgé que je ne le suis et je sais aussi très bien comment ça fonctionne donc la cour dans laquelle tu chasses m’est parfaitement accessible, de même que les proies qui s'y trouvent, mais bon si ça peut te rassurer de penser le contraire, soit, je veux bien te le concéder histoire que tu passes une bonne nuit. »

Nouveau sourire satisfait, nouvelle gorgée. J'ai toujours été quelqu'un de paradoxale, j'en ai bien conscience, et ce côté là de moi n'y échappe pas. J'ai longtemps été timide, vraiment pas sur de moi, constamment dans l'auto-critique parce que je ne m'aimais pas mais j'ai aussi cette capacité à être un connard suffisant et plein d'assurance, qui a parfaitement conscience de l'effet qu'il peut faire sur les autres. Ce côté là de moi ne ressort plus tellement depuis un paquet de temps maintenant ou en tout cas plus sous la même forme. Tout ça, cette discussion, cette provocation, c'est surtout histoire de faire le con, de m'amuser, de faire chier Zachary mais jamais dans un but mauvais. Je pense qu'il en a conscience, si les mots ne le disent pas le corps parle suffisamment clairement lui. Si je me retrouve avec son poing en pleine face c'est que je me suis planté dans mes suppositions, on verra bien.

« Mais histoire d’arrêter de faire le cake, c’était pas avant Kyle. C’était … entre temps, on va dire ça comme ça. »

Je me calme, hausse les épaules et lâche un soupir tout en affichant un air plus sérieux. Je termine mon verre et le pose sur la table, plutôt tranquillement aussi, pour me recaler dans le fond du fauteuil tout en puisant dans des souvenirs que je n'affectionne pas particulièrement. Ça ne me met pas dans un sale état, c'est un passé sur lequel j'ai fini par tiré un trait - autant que faire ce peu, évidemment - mais le ressortir n'est pas non plus une partie de plaisir.

« A une certaine époque dans ce château c’était un peu compliqué d’entretenir une relation Non-Magicien/Sorcier-combo Sang-Pur, Humain/Lycan, avec en plus un petit bonus « même sexe » donc j’vais pas rentrer dans les détails ni te faire de dessins mais des séparations y en a eu plusieurs et ça ne venait pas toujours de l’un de nous deux. Y a eu un moment où j’ai cru que je ne le reverrai jamais donc … Voilà, j’ai continué à vivre de mon côté, lui du sien, et c’est comme ça que ça s’est passé. J’ai joué les lovers des bacs à sable comme tu dis. »

Évoquer tout ça ne m'empêche pas de sourire, d'un sourire moins évocateur que tout à l'heure certes mais tout ce que je retiens c'est qu'aujourd'hui tout va bien. Je l'ai cru mort, il m'a cru mort, ça n'est pas le cas. Et je n'ai pas du tout envie de penser au fait que ces enfoirés peuvent revenir d'un instant à l'autre pour finir ce qu'ils ont commencé ou en tout cas le continuer. Pas ce soir.

« Mais avant Kyle, vraiment avant lui, j’avais 15 ans alors sincèrement … J’étais encore pas trop porté sur la chose, j’avais surtout l’air du sale gamin mal aimable qui reste dans son coin, qui est désagréable avec tout le monde pour qu’on lui foute la paix, ce genre de trucs. Ou alors je passais mon temps sur mon surf, en Australie, et les filles … Ouais, non, j’y faisais pas tellement attention. »

Le sale gamin mal aimable c'est celui que j'étais en arrivant ici, le gosse plein de vie qui passait son temps sur son surf c'était celui que j'étais là bas, avant l'accident, la morsure et tout ce qui a été avec. Pourquoi est ce que je raconte tout ça à Zachary ? Parce qu'il m'a pose une question et que les mots sortent les uns après les autres sans que je ne cherche à les filtrer.

« A part Jeenah, une copine de mon frère. Une pure bombe Australienne comme on n’en fait pas ici … »

Pas de méprise les filles, vous êtes toutes hystéro merveilleuses, Australienne ou pas, mais les Australiennes ... Et particulièrement Jeenah ... Pour l'avoir revu l'été dernier je peux vous assurer que le temps n'a pas eu d'effet négatif sur elle, bien au contraire. Bref ! On ne va pas parler de ma vie sexuelle toute la nuit, même si je sens que ça te passionne !

« Et j'avais jamais été attiré par un mec avant de rencontrer Kyle. »

Ceci était la conclusion, ou pas. Y a juste un autre truc qui trotte dans mon esprit curieux.

« Tu parlais de tout à l'heure de la culture africaine, t'as déjà été là bas ? Là où sont vos racines familiales j'veux dire. Et désolé j'suis super curieux mais ça m'intéresse en fait, tout simplement : C'est si différent comme modèle de famille/fonctionnement/etc ... par rapport à des pays comme l'Angleterre ou même l'Australie d'ailleurs parce que techniquement on leur appartient. »

Enfin façon de parler.

« Rêve pas, j'ai pas dit que je t'appartenais ni que t'étais le boss, d'ailleurs j'ai du sang anglais aussi même si j'évite de m'en vanter alors ça marche pas. »
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Mar 22 Déc 2015 - 17:44

Avez-vous déjà vu des mâles se battre pour un territoire ? Parce qu’en réalité, c’était vraiment ce à quoi faisait penser la petite discussion d’Enzo et de Zachary. Une bataille entre deux mâles dominants qui cherchaient à savoir lequel avait réellement la primauté sur tel espace. Au début, le métis pensait faire une simple blague, plus ou moins innocente sur le bac à sable. Mais c’était sans compter sur la répartie de son petit camarade et son envie de déconner à peu près sur tous les sujets. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, la conversation avait pris un tournant un peu particulier. Toujours dans l’humour certes, mais plus poussé, plus trash peut être aussi en un sens. Le plus jeune des Gryffondors s’était mis à vanter les vertus du bac à sable et même à faire des petites allusions, comme pour donner l’eau à la bouche de Zach tout en lui rappelant qu’il ne pouvait décemment pas s’approcher de son territoire. Ce serait heurter la morale publique ! Sale gosse, il menait assez bien sa barque, il fallait le reconnaître. Surtout qu’il ne semblait pas décidé à s’arrêter là. Bien parti sur sa lancée, Enzo enchaîna et ce fut à ce moment là qu’on atteignit des sommets dans la limite des propos. Le jeune homme se mit à parler des femmes comme des proies, mettant en avant ses capacité à les chasser. Zachary laissa alors échapper un rire. Il était amusé par les propos de son camarade mais on sentait bien aussi qu’il lui faisait remarquer que c’était clairement limite. Drôle mais limite. D’ailleurs, ça ne ferait sans doute pas rire tout le monde mais bon, ils étaient entre eux.


“Là c’est toi qui fait salaud de premier ordre. Je sais que tu veux à tout prix me faire concurrence mais quand même, tu pourrais te concentrer sur les aspects positifs !”


Zachary afficha alors son plus beau sourire de connard. Parce que oui, si les propos d’Enzo ne devaient pas tomber dans les oreilles de n’importe qui, il fallait bien avouer que les siens n’étaient pas au top non plus. Ils mériteraient bien d’être remis à leur place ces deux là, mais ce n’était pas pour tout de suite. Une nouvelle fois, ils expérimentèrent le changement brutal de ton et le plus jeune des deux se fit un peu plus sérieux pendant quelques instants. Après lui avoir fait comprendre qu’il s’était transformé en serial lover après sa rencontre avec Kyle, il lui apporta alors quelques précisions. Zachary fronça légèrement les sourcils en l’écoutant. C’était choquant à entendre. Se dire que des gens, pour diverses raisons, avaient tout fait pour empêcher deux personnes de s’aimer ça le dépassait complètement. Au delà des débats internes que lui pouvait connaître, jamais cela ne lui serait venu à l’idée de se dresser ainsi contre le bonheur des gens et de les faire souffrir comme ça… Bon ok sale gosse, tu as une excuse à peu près acceptable pour t’être mis à draguer dans le bac à sable. Zacha passa alors sa main sur son menton, pensif, tandis qu’Enzo lui faisait comprendre qu’avant de rencontrer son petit ami il était plutôt du genre à ne pas s’attacher à ce genre de choses. Cette fois, le métis afficha un sourire franc.

“Ah oui ? Comme quoi, tu as vraiment beaucoup changé, c’est assez amusant je dois dire de t’imaginer comme ça.”

Et ce n’était pas une moquerie, une méchanceté gratuite. Non, Zachary trouvait réellement cela amusant et fascinant à la fois. Ce changement soudain dans sa personnalité, cette évolution…. Comme quoi, l’âge de l’adolescence était vraiment le lieu de tous les revirements. En tout cas, il n’était clairement plus ce gosse en retrait qu’il décrivait, surtout lorsqu’il évoquait sa fameuse bombe australienne. Zach laissa échapper un léger rire en l’écoutant. Lui trouvait que les filles d’ici était déjà dans l’ensemble plutôt très belles, il se demandait bien quels fantasmes profonds étaient attachés à cette fille pour qu’Enzo en parle ainsi. Déformation professionnelle, pardon. Le rouge fut rappelé à l’instant présent et à l’ aspect très concret des choses lorsque son cadet lui lâcha, sans prévenir qu’il n’avait jamais été attiré par un garçon avant Kyle. Sans trop s’en rendre compte, Zachary se redressa alors légèrement sur son fauteuil. Il n’avait pas envie d’entendre ça, d’en parler… Sujet sensible. Le jeune homme ne releva donc pas. Tactique de l’évitement.

Heureusement pour lui, Enzo n’avait pas remarqué sa légère gêne ou préférait ne pas relever. Toujours était-il qu’il était passé à autre chose et que maintenant, il évoquait l’Afrique et demandait à Zach s’il avait déjà foulé la terre de ses ancêtres. Sourire. Oh oui ! Il fit alors une petite référence au fait que son pays d’origine à lui était anciennement enchaîné à l’Angleterre se fit en sorte de bloquer toute possibilité de vanne à son camarade sur ce sujet. Ce dernier rit alors légèrement avant de reprendre un air un peu plus sérieux.

“Tu crains rien à ce sujet de ma part. La colonisation tout ça, ce sont des choses que je connais assez bien.”

Et même plutôt deux fois qu’une. Ce n’était pas comme si c’était ce qui avait causé tant de problèmes à son pays. Pas que certes mais bon. Enfin, si Enzo voulait en savoir plus sur l’Afrique du Sud, il était tombé sur le bon numéro. Zachary était très fier de ses origines, notamment grâce aux enseignements de ses grands parents et par conséquent, il n’avait aucune difficulté à en parler pendant de longues heures. De plus, sa double éducation lui permettait d’avoir parfois un regard plus critique sur les choses même s’il ne pouvait nier être indéniablement et très clairement influencé par la culture africaine. Il en avait fait l’expérience récemment. Hum. Bref, passons.


“Ma famille vient d’Afrique du Sud et j’y vais tous les étés depuis que je suis petit. Mes grands-parents, qui ont vécu là-bas jusqu’à devoir fuir l’Apartheid, ont toujours vécu avec nous. Du coup, j’ai été élevé autant dans la culture sud africaine que dans la culture anglaise.”


Zachary plongea alors quelques instants son regard dans le vide. Il avait hésité longuement à retourner vivre là-bas et n’était resté en Angleterre qu’en raison de l’ouverture de l’Unviersité à Poudlard et de ce que cela lui ouvrait comme perspective. Mais si ça n’avait pas été le cas, il serait sans doute là-bas. Sans connaître l’horreur qui régnait ici… Mais sans avoir rencontré Ora aussi et sans pouvoir veiller sur sa petite sœur. Au final il ne regrettait pas vraiment son choix même si son pays lui manquait et qu’une forte nostalgie le prenait souvent.

“Là-bas le père a toute autorité sur la famille. Même si la femme est loin de rester les bras croisés. Enfin, ce qui est compliqué aussi c’est que en Afrique du Sud il y a de nombreuses cultures mélangés. Des cultures liés à des ethnies, par exemple, ma famille est issue de l’ethnie Zoulou. En plus, il y a des gens issus de l’immigration Anglaise et Hollandaise qui ont leur propre langue, l’Afrikaans et qui sont arrivés avec des mœurs occidentales mais bien sûr, d’une toute autre époque que celle que nous vivons maintenant.”

Petit sourire.

“Oui c’est un joyeux bordel en somme. Et si des gens comme Mandela se sont battus toute leur vie pour ça, la tolérance n’est pas toujours assurée là-bas… Peut être parce qu'il y a encore trop de rancœur des deux côtés, trop d'inaglités aussi.”

Zachary poussa alors un long soupir. Il planta alors son regard dans celui d’Enzo.

“En gros, pour certains, je serais une abomination. Ma mère, une blanche, a osé se mélanger avec un noir, c’est le pire des pêchés. Quant à la magie, disons que mon père par exemple n’a jamais été en école de magie. Je ne sais pas trop comment s’est perçu là-bas en général, j’évite de trop poser la question aux gens dans la rue. Mais du coup, j’ose même pas imaginer le degré d’intolérance qui pourrait exister face à toute particularité magique.”

Le jeune homme poussa alors un long soupir. Son pays avait encore pas mal à faire. Mais ce n’était pas pour autant qu’il n’y croyait pas, au contraire.

“Mais à côté de ça, j’ai grandi aussi dans une culture qui m’a appris à respecter la valeur de la vie humaine et de la nature. Dans une culture où aimer l’autre est une des choses les plus belles et où tendre la main à quelqu’un en difficulté est la chose la plus naturelle au monde.”

Prendre le bon de chaque côté, et faire un joli mélange, voilà tout ce à quoi Zachary avait toujours aspiré.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Mer 23 Déc 2015 - 13:38

A quoi est-ce que ça rime tout ça ? Cet espèce de combat de coqs, à celui qui gonflera le plus le torse et qui aura le dernier mot … A rien, c'est une certitude, mais je pense que c'est le lot de tous les mâles depuis la nuit des temps. En ce qui me concerne ça m'amuse plus qu'autre chose parce qu'en définitive, soyons sérieux, je pourrais bien gonfler le pelage sur mon échine pour paraître le plus imposant – enfin soyons sérieux, je le suis, mais ça n'est pas le sujet – ça ne change rien au fait que lui est libre de faire ce qu'il veut, avec qui il veut, quand il veut, alors que moi pas. Déception ? Bien sûr que non. Je l'admets, parfois mon côté narcissique a besoin d'entrer en action pour se rassurer, pour voir si je suis encore capable de plaire, etc … Mais pour rien au monde, même pas la plus belle femme sur terre et ses promesses, je n'échangerai ma vie sentimentale et surtout mon petit ami. La gent féminine ne me manque pas, j'ai d'ailleurs fait énormément de progrès en terme de machisme et de respect de la femme je pense, même si mes paroles n'en attestent pas spécialement ce soir – Quand on est à moitié Loup, parler de proie et de chasse n'a rien de péjoratif … Ok, c'est une excuse bidon, je vous l'accorde. Récemment je me suis rendu compte que ma vision des choses avaient sans doute un peu évolué, mon esprit s'est ouvert un peu plus. Je ne suis plus aussi radical que j'ai pu l'être quand il s'agissait de se retrouver collé dans une case. Hétéro, homo, bi … J'étais moi et ça me suffisait, je le suis toujours d'ailleurs, et je n'aime toujours pas les étiquettes, mais qu'est-ce que ça peut foutre ? Homme, femme, c'est du pareil au même. Je suis toujours attiré par elles, seulement je sais que d'un point de vue totalement physique – oui, je parle de sexe, autant le dire clairement – et non pas visuel, je me suppose capable d'aller là où je ne pensais pas aller avec un autre que Kyle jusqu'ici. Inutile de te lancer des fleurs Will, mais bon, je pense quand même que c'est toi qui m'a fait sauter l'évidence aux yeux, même si je trouve cette formulation un peu forte. Et ne me parle pas de ta Tour de Pise sous mon oreiller !

Bref, tout ça pour dire que, oui, j'ai changé, et sous bien des aspects. Je pense avoir trouvé un certain équilibre qui m'a longtemps fait défaut et si on fait abstraction de « légers » soucis familiaux – tout le monde en a – je pense pouvoir dire aujourd'hui que tout va bien dans ma vie. Bien sur je laisse de côté ce qu'il s'est passé il y a 15 jours tout comme je ne tiens pas compte du fait que ces connards rôdent aux portes du château, menaçant, mais j'ai des amis, des gens qui comptent pour moi et qui sont là pour me sortir la tête de l'eau quand ça ne va pas, réciproquement, j'ai un petit ami que j'aime, que j'adore, et qui me le rend bien, j'ai mon chat aussi ! Ne pas oublier Lune. Bref, ça pourrait être pire. Considérant tout ce qu'on a pu vivre, tout ce que j'ai pu vivre, oui, ça va. Ce soir j'ai juste envie de faire un peu le cake, de jouer à ce jeu stupide du mâle dominant, et Zachary est un adversaire assez intéressant. Sans parler du fait que j'aime particulièrement l'emmerder, évidemment. Et lui raconter ma vie, visiblement ...

Une chose en entrainant une autre je laisse ma curiosité prendre le dessus et l'interroge sur ses origines tout en évoquant les miennes au passage, non sans lâcher une touche qui se veut « humoristique » ... Après coup je me rends compte que ça n'était sans doute pas l'idée du siècle vu ce qu'il me répond …

« Tu crains rien à ce sujet de ma part. La colonisation tout ça, ce sont des choses que je connais assez bien. »

… mais tant pis, c'est fait.

Et comme un gosse, je me penche en avant, pose mon menton dans ma paume … Non sans avoir resservi les deux verres l'air de rien au passage. J'écoute le Grand Sage, et même s'il y a une part de taquinerie dans cette pensée je suis réellement attentif et à l'écoute, respectueux aussi.

« Ma famille vient d’Afrique du Sud et j’y vais tous les étés depuis que je suis petit. Mes grands-parents, qui ont vécu là-bas jusqu’à devoir fuir l’Apartheid, ont toujours vécu avec nous. Du coup, j’ai été élevé autant dans la culture sud-africaine que dans la culture anglaise. »

Dans ma tête j'essaie de restituer un peu le contexte, lui semble se perdre un peu dans ses pensées et j'en profite pour attraper mon verre et boire une gorgée ou deux.

« Là-bas le père a toute autorité sur la famille. Même si la femme est loin de rester les bras croisés. Enfin, ce qui est compliqué aussi c’est que en Afrique du Sud il y a de nombreuses cultures mélangés. Des cultures liés à des ethnies, par exemple, ma famille est issue de l’ethnie Zoulou. En plus, il y a des gens issus de l’immigration Anglaise et Hollandaise qui ont leur propre langue, l’Afrikaans et qui sont arrivés avec des mœurs occidentales mais bien sûr, d’une toute autre époque que celle que nous vivons maintenant. »

Est-ce que c'est ce qu'on pourrait qualifier de choc des cultures ? Je pense que oui.

« Oui c’est un joyeux bordel en somme. Et si des gens comme Mandela se sont battus toute leur vie pour ça, la tolérance n’est pas toujours assurée là-bas… Peut-être parce qu'il y a encore trop de rancœur des deux côtés, trop d'inégalités aussi. En gros, pour certains, je serais une abomination. Ma mère, une blanche, a osé se mélanger avec un noir, c’est le pire des pêchés. Quant à la magie, disons que mon père par exemple n’a jamais été en école de magie. Je ne sais pas trop comment s’est perçu là-bas en général, j’évite de trop poser la question aux gens dans la rue. Mais du coup, j’ose même- pas imaginer le degré d’intolérance qui pourrait exister face à toute particularité magique. Mais à côté de ça, j’ai grandi aussi dans une culture qui m’a appris à respecter la valeur de la vie humaine et de la nature. Dans une culture où aimer l’autre est une des choses les plus belles et où tendre la main à quelqu’un en difficulté est la chose la plus naturelle au monde. »  

Je pourrais sourire de ces sourires moqueurs et provocateur que j'aime lui offrir mais ça n'ai aucunement mon intention. Parce que oui il part dans son truc et prêche la bonne parole mais même si je peux être un véritable petit con, même si je peux parfois donner l'impression d'être une brute sans cerveau, ça n'est pourtant pas le cas. Ça me fait sourire, oui, mais d'un sourire presque admiratif et totalement calme. Je ne suis pas fan de l'être humain, dans sa globalité, on m'a trop cassé pour ça, mais pour autant je ne rejette pas tout en bloc et ça fait plaisir de voir qu'il y a encore des gens qui pensent de cette façon. Réellement.
Je me perds un peu dans ma tête, l’espace de quelques secondes pendant lesquelles le silence s’installe, tout ce qu’il vient de me dire tourne là-haut et je suis en train d’essayer de visualiser, de me faire mon idée, etc … Jusqu’à ce qu’un rire me secoue tout le corps et que je remue la tête de gauche à droite tout en regardant le sol sans trop le voir.

« J'te jure, parfois j'ai l'impression d'être un p'tit Kookaburra qui tombe de son nid et découvre la vie, c'est assez dramatique. J'ai la fâcheuse tendance à ne pas voir beaucoup plus loin que le bout de mon nez, même si ça n'est pas volontaire. »

Je relève la tête et comprends qu’il ne sait pas de quoi je parle, même s’il le devine surement, je me sens néanmoins obligé d’apporter un éclaircissement sur ce qui n’est finalement qu’un détail mais parler animaux est toujours un plaisir pour moi alors pourquoi s’en priver ?

« C’est un oiseau australien, on l’appelle le Martin-Chasseur Géant plus généralement si j’me plante pas. »

Et je ne me plante pas, je le sais. Chacun son domaine, en ce qui me concerne je me sais très bien calé en terme de faune parce que c’est quelque chose qui me passionne, tout simplement. Stop le National Geographic, sinon, on en a pour le reste de la nuit. Et hop, une autre gorgée pour la route. Même si je suis encore parfaitement capable de tenir une conversation sérieuse, je sens bien que les effets de l’alcool commencent à se frayer un chemin dans mon organisme.

« J'ai grandi dans une bulle, dans une famille de Sang-Purs bien sous tous rapports même si nos parents étaient un peu en marge de tout ça et vivaient plutôt simplement. Y a tellement de choses que j'ignore complètement sur le monde, j'me suis retrouvé balancé là-dedans assez violemment et c'est toujours un peu brutal de découvrir tout ce pour quoi on est passé à côté. »

Un jour j’étais dans les jupes de ma mère, sur ma planche, dans l’océan ou sur la plage là-bas en Australie, et le lendemain j’étais orphelin, Lycanthrope, et prisonnier de cet endroit. Bien sûr c’est raccourci mais pourtant il y a un peu de ça quand même.

J’apprends, tous les jours un peu plus et ça me plait. J’apprends en ayant ce genre de discussion à défaut de pouvoir aller découvrir moi-même sur le terrain, pour l’instant en tout cas. J’apprends sur la Russie avec Caem, Mateo me parle de l’Argentine, on me parle de l’Angleterre, du Royaume-Unis et bien sur des Etats-Unis. J’ai l’esprit très ouvert sur tout ça, je m’en rends compte. Oui je suis encore parfois bien campé dans ma bulle, attaché à mon Australie natale et persuadé que c’est l’endroit le plus merveilleux sur terre mais au fur et à mesure que le temps passe, je découvre le reste du monde et ça me plait. Le continent Africain m’est totalement étranger, je crois même ne jamais trop y avoir pensé jusqu’ici même si comme tout le monde j’imagine, j’ai quand même quelques bases.

« Mais je trouve ça vraiment intéressant de pouvoir échanger comme ça, en apprendre plus sur d'autres cultures, d'autres pays, etc … Jusqu'à il y a peu de temps je ne connaissais rien d'autre que l'Australie. Aujourd'hui j'ai voyagé, j'ai vu d'autres endroits, d'autres façon de vivre, et c'est pas encore terminé, mais j'ai clairement la sensation d'avoir un train de retard. »

Entre le monde Magique et le monde Non-Magique, certes, mais pas seulement. Plus le temps passe et moins je perçois la barrière entre les deux. On vit sur la même planète après tout, non ?

« C'est marrant parce que j'ai, malgré toutes les différences entre ta culture et la mienne, l'impression que certaines choses sont assez universelles ou en tout cas sont communes à nos deux façon d'avoir grandi. Chez moi aussi c'est un système plutôt patriarcal même si les femmes ne sont pas non plus reléguées au rang inférieur. Disons que le chef de famille, d'un côté comme de l'autre, c'est le Grand-Père, le Père, etc ... »

Côté paternel je le savais parfaitement, j’y ai grandi, mais côté maternel j’ai découvert ça récemment. Oui, le principe est le même des deux côtés. Finalement, le mâle Alpha, il n'est pas que chez les Loups ...

« Il n'y a pas de mélange dans ma famille, ni culturel, ni de sang. Quasiment pas de contact avec le monde sans Magie non plus. »

Les parents étaient moins en marge, je le répète, mais surtout parce qu’ils étaient un peu dans leur bulle je pense. Ou alors c’est moi qui ne me rendais compte de rien tout simplement parce que je ne me posais pas de question. Je les avais eux, notre maison, mes planches, l’océan, et ça me suffisait parfaitement.

« J'crois que je comprends ta mère ... ou ton père d’ailleurs parce que je me dis que ça fonctionne peut-être dans les deux sens ? »

C’est pas toujours simple d’être le mouton noir dans une famille, d’aller à contre-courant, et si j’interprète ce qu’il vient de me raconter à son sujet, je pense qu’elle et moi, eux et moi, avons des points communs. Peut-être pas sur le fond, mais sur la forme en tout cas. Lui a décidé d’épouser une blanche, elle un noir, moi je suis tombé amoureux d’une personne qui n’a pas de pouvoir, qui se trouve être un garçon de surcroit, autant dire que ça en revient quasiment au même. Je sais, j’ai 18 ans, le temps de changer d’avis selon certains, parce que vous comprenez ça n’est qu’une amourette d’adolescence, etc … Peut-être ! Après tout personne n’a aucun moyen de savoir combien de temps ça va durer, moi le premier, mais tout ce que je sais c’est que j’aime ce type, que c’est comme ça et pas autrement. J’aime l’idée de passer le reste de ma vie avec lui-même si j’ai plus ou moins arrêté de me projeter alors qui sait, peut-être qu’un jour on se mariera nous aussi, si on peut, si on en a envie, et alors ?

« L'intolérance, ça ne fait pas très longtemps que je me suis rendu compte de son existence à proprement parlé mais c'est bien quelque chose j'aimerai vraiment ne jamais mettre en pratique même si comme tout le monde ça m'arrive obligatoirement parfois. »

Je vais reprocher à mon frère de ne pas m’accepter comme je suis mais en faisant ça je ne l’accepte pas lui comme il est, tout ça c’est un cercle vicieux et sans fin. Ceci étant un exemple parmi d’autres, je pense. Le premier qui me vient en tête en tout cas mais des exemples, d’autres, j’en ai des tas. Je ne comprendrais jamais pourquoi la différence dérange à ce point, et ça m’agace de ne pas comprendre.

« C'est vraiment un truc que je ne comprends pas, j'vois vraiment pas pourquoi certains se sentent obligé d'avoir un point de vue sur des choses qui ne les regardent absolument pas. Quand on ne fait de mal à personne, j'estime qu'on a quand même le droit de faire ce qu'on veut de soi-même et avec qui on veut, surtout que la plus part du temps ça n’est pas comme s’il était réellement question de choix. Pas à la base en tout cas, pas quand il s’agit d’émotions. Je comprends qu'il y ait des traditions, un certain standing peut-être, mais merde, un moment faut aussi ouvrir son esprit et être rationnel. »

Oui, je sors avec un mec. Oui, j'ai été transformé en « monstre » il y a 3 ans, et alors ? J'ai pas choisi tout ça et même si ça été difficile au début, aujourd'hui ça me rend heureux. Est ce que ça n'est pas le plus important ? Pour moi, pour tous les autres qui sont dans un cas de figure similaire, victime de l'intolérance quelle qu'elle soit. Homophobie, racisme, et d'autres encore.
Je m’énerve, clairement, pas de là à péter un plomb et monter sur mes grands sombrals mais quand même. Je porte à nouveau mon verre à mes lèvres, conscient que ça ne changera rien mais ça n'est de toute façon pas le but, avant de finir une nouvelle fois dans le fond de mon fauteuil, dans un long soupir résigné.

« Je brasse du vent, je sais. »

Léger sourire, plus détendu, on va dire que je me suis enflammé un peu. Rien de bien méchant, et si ça peut le faire rire au passage alors tant mieux.

« Est-ce qu’on vous a déjà emmerdé Layla et toi à cause de votre couleur de peau ? »

Cette fois je fronce les sourcils dans une expression concernée, la tête légèrement penchée sur le côté, réellement intrigué. Pour moi ça n’a jamais fait la moindre différence, lui, elle, d’autres qui n’ont pas la même couleur de peau que moi, mais je prends conscience que l’intolérance à laquelle j’ai fait face jusqu’ici, sous différentes formes, a pleins de petites sœurs et celle-ci en fait partie. Peut-être que je suis en train de me rendre compte de ma naïveté, peut-être, mais peu importe.
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Mer 30 Déc 2015 - 13:11

Il fallait bien le dire Zachary s’était légèrement laissé happer par son propre discours. Enzo avait réussi à frapper là où il fallait, à trouver le bon sujet pour le faire embrayer et parler pendant un bon moment. Il était fier de son héritage et s’il avait conscience de tous les défauts de sa culture, ce n’était pas pour autant qu’il voulait la renier. Bien au contraire. Il en était fier et avait envie d’exprimer à tout le monde ce qu’elle avait de beau, loin des clichés qu’on pouvait entendre en permanence. Alors face à ce gamin qui en plus, au-delà de la plaisanterie, semblait être réellement intéressé par ce qu’il disait, il s’était laissé aller. Il avait parlé franchement, dit ce qu’il pensait et avait fini sur une petite touche de lyrisme. Oui bon ok ça pouvait paraître con ce qu’il disait et c’était peut être pour cela qu’instinctivement il avait pris le verre qu’Enzo avait gentiment rempli et qu’il buvait de nouveau. Mais à sa grande surprise, le sale gosse en face de lui ne se moquait pas, n’insultait pas son élan un peu trop romantique. Il souriait mais Zach savait encore faire les nuances entre les différentes expressions faciales et voyait qu’il n’avait pas envie de se foutre de sa gueule. Alors il se sentait un peu bête de s’être embarqué comme ça devant Enzo mais au moins, il ne se sentait pas jugé et mine de rien, c’était plutôt agréable. Il fut cependant surpris en entendant son camarade éclater de rire. Le métis se stoppa quelques secondes, se demandant s’il n’avait pas fait fausse route et s’il ne se foutait pas de sa gueule mais il fut vite rassuré par la prise de parole du petiot. Ce dernier lui expliqua qu’il avait parfois l’impression d’être un peu à côté de la plaque quant au monde qui l’entourait. Zachary sourit face à cet aveu et son sourire s’agrandit quand il lui donna des explications sur l’animal auquel il avait fait référence. Lui aussi semblait être très attaché à sa culture d’origine et il trouvait que c’était une force.

Le métis porta alors de nouveau son verre à ses lèvres et ce fut seulement à cet instant qu’il se rendit compte qu’Enzo l’avait bien eu. A la base il ne voulait plus boire et voilà qu’il se retrouvait de nouveau à boire de bien belles gorgées… Tant pis. De toute façon au point où il en était… Il fallait juste qu’il évite de se retrouver debout sur la table à danser comme avait pu l’évoquer son camarade un peu plus tôt mais ça, ça semblait être encore dans ses cordes. Il se reconcentra donc sur son camarade qui lui expliquait avoir grandi dans une bulle. Certes ce n’était pas du tout le cas de Zachary qui avait lui été exposé à toute la violence de ce monde par son grand-père dès son plus jeune âge mais il ne jugeait pas. Vraiment pas.

« L’important c’est que maintenant tu acceptes de voir le monde. On ne peut pas en vouloir à des parents d’avoir essayé de faire grandir leurs enfants loin de tout le bordel de ce monde. »

Zach afficha alors un léger sourire. Lui préférait se dire qu’il fallait montrer aux enfants un peu de ce monde, leur expliquer. Mais il comprenait aussi cette envie de les faire vivre dans une bulle pour les voir heureux. Et puis, ce n’était pas comme si Enzo semblait s’en foutre maintenant du monde extérieur. Il le disait bien, il trouvait intéressant d’apprendre sur les autres cultures. Nouveau sourire de la part du métis. Ce gosse était curieux, quand il parlait comme ça, le jeune homme avait du mal à le voir autrement qu’un petit garçon avec les yeux grands ouverts. Il pourrait presque être attendrissant tiens. Presque. Il se mit alors à parler un peu de lui, du système patriarcal présent aussi dans sa famille mais de l’absence de mixité. Apparemment Enzo avait décidé de rompre comme il se devait la tradition familiale.

« C’est amusant de se dire qu’il y a des points communs entre toutes ces sociétés alors même que certaines mettent un point d’honneur à ne pas vouloir se mélanger… Je trouve ça profondément ironique. »

Zachary avait toujours tendance à rire de ceux qui se prétendaient supérieurs en raison de leurs origines mais qui ne se rendaient pas compte qu’ils n’étaient au final pas si différents de ceux qu’ils osaient mépriser. Ces gens là étaient incapables d’ouvrir les yeux. Zach bu une nouvelle gorgée quand Enzo expliqua qu’il comprenait ses parents. Malheureusement oui il devait bien les comprendre.

« Ils ont eu la chance que dans leur entourage proche, tout le monde accepte leur mariage et que personne n’ait de souci avec ça. Mais oui, la société n’a pas toujours été tendre avec eux même si les mentalités changent. »

Et elles changeront aussi pour toi le gosse. Zachary espérait sincèrement que bientôt, Enzo et Kyle et tous les autres pourraient vivre leur vie sans qu’on les emmerde. Bon ok, ça pouvait paraître étrange de l‘entendre dire ça surtout après ce qu’il avait fait à William mais si l’homme était toujours parfaitement logique, cela ferait un bon moment que ça se saurait… Le métis écouta alors Enzo s’emporter légèrement alors qu’il parlait de l’intolérance. De nouveau, un petit sourire en coin naquit sur son visage. C’était amusant de le voir s’énerver ainsi. Et non il ne se moquait pas. Parce qu’il pensait exactement comme lui. Parce qu’il ne comprenait pas toutes ces personnes qui passaient leur temps à juger. Mais qu’il savait qu’il était lui-même aussi victime des traditions parfois… Mais il faisait tout pour ne pas reporter ça sur les autres. Il faisait ce qu’il voulait de lui-même mais ne devait pas juger les autres. Alors Enzo brassait peut être du vent mais ça lui plaisait d’entendre aussi ce genre de discours.

« C’est important aussi de dire ces choses là de temps en temps. Et franchement c’est pas moi qui vais te reprocher de t’enflammer un peur sur ce sujet. Tiens, je lève même mon verre à ce que tu viens te dire ! »

Joignant le geste à la parole, Zachary leva son verre et bu une nouvelle gorgée avant de le reposer sur la table. Fallait qu’il se calme. Mais en même temps, il se devait de saluer les propos de son camarade. Après tout, il venait de dire des choses tout à fait importantes et vrais, il pouvait bien le saluer pour ça non ! Le métis se réinstalla alors dans son fauteuil à son tour mais ne pu s’empêcher de se redresser un peu vivement à la question d’Enzo. Il ne s’y attendait pas. Et fut assez surpris de voir son expression de visage. Zach avait l’impression que s’il lui répondait oui, Enzo allait se lever pour fracasser le crâne des gens concernés.

« J’aurais aimé te dire non. »

Zachary poussa alors un léger soupir.

« Malheureusement il y a encore des gens que ça dérange. Même si je dois dire que j’ai tout de même connu bien plus de gens que ça ne dérangeait pas et encore heureux. Mais oui, il persiste des imbéciles qui considèrent que de part notre couleur de peau on est inférieurs… J’espère que l’éducation finira par les faire taire. »

Encore une fois, Zachary pensait sincèrement que l’éducation pouvait permettre à tous ces gens d’ouvrir les yeux. De comprendre que l’égalité entre les Hommes (hommes et femmes bien sûr) était essentielle, innée et qu’ils devaient arrêter de se prendre pour des dominants… Bref.

« Tu sais au final, ce qu’il s’est passé ici, ça ressemble salement à ce que mes grands-parents ont pu connaître en Afrique du Sud. Les noirs d’un côté, les blancs de l’autre. Pas de mélange. Les noirs vivaient dans des conditions horribles et on les emprisonnait, on les tuait sans raison. Ils ont fait la même chose avec les moldus… J’ai l’impression que le monde s’amuse à faire sans cesse les mêmes erreurs. »

Comme s’ils n’apprenaient pas de l’histoire. Comme si chaque différence devait être le fruit de violences extrêmes avant que les gens comprennent qu’elles n’étaient pas si importantes que ça et qu’elles permettaient au contraire à l’humanité de grandir. C’était un peu déprimant là…

« Bon là c’est le moment où tu te mets à danser, mais habillé, sur la table pour que la discussion devienne un peu plus légère. »

Oui il venait vraiment de dire ça. Il fallait dire en même temps que l’alcool l’aidait aussi pas mal à raconter des conneries. Oui oui, il pouvait être très sérieux comme très con avec ce qu’il avait désormais dans le sang.


« Faut que tu prouves que les Australiens aussi peuvent avoir un bon déhanché. »


Bah quoi ? Autant rire des clichés non !
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Jeu 31 Déc 2015 - 10:53

Oh que oui j’accepte de voir le monde, je n’attends que ça en réalité même si le petit garçon en moi aimerait parfois retrouver son cocon familial, sa fameuse petite bulle, avec ses parents … et son grand-frère, malgré tout. Ça n’est pas possible et j’en ai parfaitement conscience mais ça ne m’empêche pas de ressentir cette nostalgie parfois, comme tout le monde j’imagine. On a tous quelque chose ou quelqu’un qui nous manque je pense, non ? A côté de ça, oui, j’ai envie de découvrir le monde, envie de continuer à m’en foutre des différences parce qu’elles sont à mes yeux – la plus part du temps, je suppose qu’il y a peut-être des exceptions – des richesses et non des tares. Aucun de mes amis n’a la même nationalité que moi, certains n’ont pas la même couleur de peau, on ne parle à la base pas tous la même langue et alors ? Mon petit ami n’a pas de pouvoir, et qu’est-ce que je m’en fous ! Je crois même que … je n’aimerai pas spécialement qu’il en ait et que c’est sans doute quelque chose qui d’une manière ou d’une autre a penché dans la balance entre nous. Je ne saurais pas tellement l’expliquer, ni même l’exprimer, mais je le ressens. A côté de ça, lui, accepte de partager son quotidien avec un Lycanthrope et croyez-moi, tout le monde n’aurait pas cette patience. Enfin bref, sans vouloir partir dans mes délires philosophiques et un peu trop enflammés, toutes ces différences, de cultures, de croyances, etc … J’aime ça. Et à aucun moment je n’en ai voulu à nos parents de nous avoir élevé dans une bulle, au contraire. On était jeune, en théorie on aurait dû avoir tout le temps nécessaire pour découvrir le monde avec eux. J’avais à peine 15 ans, Derek en avait presque 18 … Enfin c’est comme ça, on ne pourra rien n’y changer.

Tout comme on ne pourra sans doute jamais changer la connerie humaine …

« J’aurais aimé te dire non. »

Sérieusement, au risque de passer pour … Je ne sais pas trop quoi, est ce que les animaux font autant de bordel ? Je sais qu’il ne faut pas les humaniser, j’en ai bien conscience, et quelque part je sais que certains spécimens se font rejeter parce qu’ils sont différents de leur congénères quoi qu’il arrive mais qu’est ce qui se passerait si, par exemple, les chiens se montraient intolérants envers ceux qui ne sont pas de la même couleur qu’eux ? Ca deviendrait compliqué … Toi t’as le poil noir et blanc, j’te parle pas ! Je sais, je vais loin, mais c’est simplement pour dire … qu’ils sont sacrément moins cons que nous à bien des niveaux. Etant donné que je suis à moitié animal, ça veut donc dire que je suis moitié moins con que vous autres petits humains. CQFD. Ok, je sors.

Concentration. Pardon. Le sujet est grave en plus, j’en ai conscience et dans le fond cette digression interne ne dure qu’une seconde. Le temps de ne pas me laisser le temps de vraiment faire face à la réalité qu’il annonce.

« Malheureusement il y a encore des gens que ça dérange. Même si je dois dire que j’ai tout de même connu bien plus de gens que ça ne dérangeait pas et encore heureux. Mais oui, il persiste des imbéciles qui considèrent que de part notre couleur de peau on est inférieurs… J’espère que l’éducation finira par les faire taire. »

Comment ne pas s’insurger d’un tel comportement ? Inférieurs … Sincèrement, ça me donne envie rire, d’un de ces rires amers et hautains que je peux parfois lâcher. J’emmerde Zach, et j’adore ça c’est clair est net, mais je ne suis pas borné et aveugle au point de le prendre pour un con. Loin de là même. Je ne le connais pas  vraiment mais il ne suffit de pas bien longtemps pour cerner un peu le personnage dans le sens où on se rend rapidement compte qu’il est cultivé et intelligent – pas la peine de prendre la grosse tête, oh ! Bien plus que certains abrutis que mon inconscient n’a pas de mal à situer, soit dit en passant. L’intolérance vient relativement souvent de la bêtise et de l’ignorance, c’est en tout cas l’impression que je me forge au fil du temps, alors s’il existe une entité inférieure quelque part elle n’est certainement pas là où ceux-là pensent qu’elle se trouve. Offrez-vous un miroir les gars – et les filles – ça vous rendra bien des services. Layla, je la connais un peu mieux, je sais aussi qu’elle n’a rien d’un être inférieur et sincèrement, quand on la regarde, ça n’est pas difficile de lui trouver tout le charme qu’elle dégage. Sa couleur de peau la rend encore plus belle. Chacun ses goûts bien sûr et que je ne suis pas non plus dans un délire de discrimination positive, c’est juste que tout ça me dépasse clairement. Je réfléchis peut-être de manière très naïve mais dans le fond, du haut de mes 18 ans, même si je me suis pris la vie ne pleine gueule et de façon violente, je suis encore entrain de la découvrir et parfois avec des yeux de gosse.

« Tu sais au final, ce qu’il s’est passé ici, ça ressemble salement à ce que mes grands-parents ont pu connaître en Afrique du Sud. Les noirs d’un côté, les blancs de l’autre. Pas de mélange. Les noirs vivaient dans des conditions horribles et on les emprisonnait, on les tuait sans raison. Ils ont fait la même chose avec les moldus… J’ai l’impression que le monde s’amuse à faire sans cesse les mêmes erreurs. »
« Hum, c'est à croire que l'Humain s'ennuie et qu'il trouve toujours une super idée dans le genre pour se distraire. »

C'est ironique, bien évidemment. Sarcastique, cynique, tout ce que vous voulez dans ce genre là.

« Bon là c’est le moment où tu te mets à danser, mais habillé, sur la table pour que la discussion devienne un peu plus légère. »
« Ouais, c'est surtout le moment où tu te rends compte que t'as suffisamment bu pour sortir ce genre de trucs. A la limite j'peux te faire une danse de la victoire. »

Tout ça dit dans un rire, accompagné d'un large sourire mi-amusé, mi-satisfait. J'ai bu les paroles du Grand Sage pendant que lui buvait tous les verres que je lui ai versé, je pense qu'on peut appeler ça une victoire, non ?

« Faut que tu prouves que les Australiens aussi peuvent avoir un bon déhanché. »
« T'en fais pas pour mon déhanché, il sait être efficace quand il le faut. »

Réponse du tac au tac alors que je porte mon verre à mes lèvres à mon tour et le fini, tranquillement, sans jamais me départir de mon sourire, sans jamais lâcher Zach du regard. Je sais l'effet que font ce genre d'allusion sur certaines personnes et ça m'amuse énormément. Même si je ne dépasse jamais les bornes, par respect pour Kyle, mais … sale gosse un jour, sale gosse toujours.

« Sur mes planches j'veux dire, bien sur. »

Cette fois c'est un air naturellement faussement innocent, calqué sur un même sourire, que j'affiche à son adresse. L'instant d'après je me calme un peu tout en gardant cette nouvelle vague d'amusement dans les veines. On a abordé des sujets sérieux, de manière sincère de son côté comme le mien, en s'écoutant mutuellement, maintenant c'est visiblement le grand retour de la connerie et ça me plait bien comme ça.

« Il faut que je te fasse une confession, ou une confidence, peu importe. Non seulement je chante comme une casserole, mais en prime je n'ai aucun sens du rythme et si on veut éviter qu'il y ait des blessés, crois moi, il est préférable que je reste le derrière vissé sur ce fauteuil. »

Je me fais rire moi même, c'est dramatique. Ah, l'auto-dérision ... Des fois je me demande comment je peux être aussi peu adroit avec mon corps pour ce genre de trucs et aussi à l'aise sur mes planches malgré ma taille, en plus de ça. Mais je ne vais certainement pas m'en plaindre !

« Sérieusement, c'est un désastre, je ne sais absolument pas danser et franchement c'est pas quelque chose qui me manque. »

En réalité je n'ai jamais vraiment essayé, c'est surtout ça. Même avec 4 grammes dans le sang, je trouve toujours autre chose à faire j'ai l'impression, y compris quand la musique résonne partout dans la pièce. Qu'est ce que je fabrique ? Alors là … Je sais pas, d'autres trucs.

« A la rigueur j'peux mettre au milieu du truc et servir de Pole Dance, là je devrais pouvoir gérer. »

Dit-il le plus sérieusement du monde en se resservant un verre et en laissant la bouteille en suspens au dessus de celui de Zachary. Oui, j'adore parler de moi à la 3ème personne, mais l'idée, là, c'est d'attendre son accord avant de lui remplir son verre à nouveau. J'ai bien joué, j'ai atteint un semblant de but mais je ne compte pas pousser le vice plus loin maintenant qu'il s'est probablement rendu compte que je la lui avais fait à l'envers – sans mauvais jeu de mots, respire.

« C'est pas une invitation pour que tu viennes te frotter à moi hein. »

Pourquoi j'ai dit ça ? Parce que ça m'a traversé l'esprit, tout simplement. Tu vas pas essayer de m'entrainer là dedans pour m'apprendre à danser, n'est ce pas … ? Suspect
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Dim 3 Jan 2016 - 18:46

Enzo touchait un bon point sur ce coup. L’humain avait toujours besoin de se distraire mais aussi de donner un sens à son existence, de se sentir supérieur à quelqu’un pour ne pas sombrer dans l’oubli. Zachary trouvait cette démarche légèrement pathétique même s’il n’avait pas de mal à la comprendre et qu’il se demandait si cela ne lui arrivait pas à lui aussi parfois d’agir ainsi inconsciemment… Brr, ça lui donnait des frissons rien que de ne l’imaginait. Mais en tout cas, la connerie humaine était à ses yeux en chacun d’eux bien qu’à des niveaux différents. Lui en avait fait les frais à plusieurs reprises et il imaginait sans peine que c’était malheureusement la même chose pour son camarde de maison. Mais ce qu’ils devenaient retenir c’était qu’ils étaient plus forts que ça et qu’ils ne devaient pas répondre à la haine par la haine. Qu’ils devaient avancer, comprendre et se montrer plus forts, plus intelligents que ce genre de comportements. Du moins c’était ainsi que Zachary voyait les choses. C’était ce que son grand père lui avait toujours appris. Prendre de la hauteur, ne pas prendre les armes tout de suite, essayer de comprendre et ensuite, se défendre avec les moyens appropriés. Ils avaient du avoir à faire à la violence pour se débarrasser des Supérieurs mais de tels moyens n’étaient pas toujours nécessaires, il en était certain. Surtout, il l’espérait au plus profond de lui.

Bon, en tout cas, ils avaient quand même pas mal fouillés les sujets glauques pour la soirée. Zachary aimait ce genre de discussions mais il devait bien avouer qu’au bout d’un moment ça pouvait devenir pesant. Et c’était pas comme s’ils n’avaient pas eu leur lot de misère ces derniers temps… Alors autant raconter un peu des conneries et parler joyeusement du déhanché d’Enzo. En fait ce n’était peut être pas une si bonne idée que ça… Le métis était en train de prendre une petite gorgée de son verre (bientôt la dernière, promis !) quand Enzo fit plus qu’un sous-entendu… Une allusion énorme oui. Zachary manqua littéralement de s’étouffer et de toute recracher sur son camarade. Heureusement il parvint à se retenir de justesse mais se mit tout de même à tousser comme un imbécile. Il se sentit d’autant plus con qu’avec une telle réaction il ne pouvait pas nier que la petite provocation de son camarade avait fait mouche. Surtout que le plus jeune semblait avoir bien ménagé son petit effet en rajoutant au passage qu’il parlait de ses planches. Zachary lui adressa alors une petite grimace, genre ahaha, bien joué. Non. Pas drôle.

« Très drôle. »

Zachary et la mauvaise foi, bonjour. Le jeune homme prit alors une nouvelle gorgée avant de reposer son verre d’un air décidé. Comme pour dire que maintenant c’’était fini, il n’y toucherait plus. Enfin ça on verrait par la suite. Enfin, heureusement, Enzo changea, légèrement de sujet et au lieu de s’amuser à torturer son aîné il partit plutôt dans la direction de l’autodérision. Zach ne pu s’empêcher de sourire quand son camarade se mit à lui avouer qu’il n’avait en réalité aucun sens du rythme et que la danse n’était clairement pas son domaine. Ah oui ? Dommage… Il embraya ensuite en disant que cela ne lui manquait pas et, à ces mots, le sourire du métis s’élargit. Ah oui, vraiment ? Sans doute qu’il ne savait pas ce qu’il ratait. Lui adorait danser et, il fallait bien l’avouer, il se débrouiller plutôt pas mal en la matière. Cela lui permettait de se défouler mais en même temps, c’était aussi un bon moyen pour draguer. Oh oui bon d’accord, c’est pas bien de vouloir faire quelque chose juste pour ça et ce n’était pas le cas ! Mais oui cet aspect de la chose était quand même à prendre en compte.

« Tu dis ça parce que tu sais pas ce que tu rates. Je te jure que danser ça défoule et puis, en général, ça plait pas mal aussi. Alors je sais tu es en couple mais je dis ça juste comme ça. »

Oui je sais que tu ne tromperas pas ton chéri et c’est bien. Zachary respectait profondément ça. Mais bon, il pouvait bien déconner. Après tout, ce n’était pas comme s’ils étaient sérieux depuis le début… Hum, d’ailleurs, Enzo le prouva une fois de plus en évoquant la possibilité de faire la barre de Pole Dance… Euh. Attends. Zachary n’était pas sûr de savoir comment il devait prendre ça surtout que le jeune homme avait maintenant la bouteille en suspend au dessus de son verre. Le métis lui fit alors un léger non de la tête. Il fallait vraiment qu’il arrête ses conneries. Il avait largement assez bu comme ça, il le sentait et encore il n’avait fait que rester assis… Il sentait qu’il était encore à un stade où il pouvait contrôler, ça aurait été idiot de franchir la ligne. Enzo choisit ce moment pour lui préciser que sa référence à la pole dance n’était pas une invitation. Ah tiens ! Il en était ravi.

« Me voilà rassuré ! »

Petit sourire. Non vraiment il n’avait aucune envie d’aller se frotter contre Enzo. Ce n’était pas parce qu’il avait appris à moins le détester ce soir-là qu’il allait se mettre à… Bref, vous avez compris. Par contre, il restait toujours amusé par le fait qu’il ne sache pas danser. Son regard se promena alors sur la salle commune et il vit un groupe de filles en train de se trémousser sur de la musique un peu plus loin. Son regard se tourna alors vers Enzo alors qu’un grand sourire flottait sur ses lèvres.

« Tu vois les filles là-bas ? Je te jure qu’avec un simple déhanché, tu peux les faire tomber. Je pourrais t’apprendre. »

Un sourire carnassier s’afficha alors sur le visage de Zachary. Non pas pour les filles, quand même pas, il restait plus évolué que ça. Non c’était plus à l’idée de torturer Enzo en lui montrant comment remuer son bassin. Bon il était presque sûr que son camarade ne voudrait jamais à moins qu’il ne trouve une motivation suffisante… Ouais mais là comme ça ce n’était pas forcément évident. Mais il avait tout de même un petit espoir que, l’alcool aidant, son camarade se laisse prendre au jeu. Après tout, il l’avait fait boire plus que de mesure indépendamment de sa volonté, il pouvait bien faire ça pour lui en contrepartie, non ?

« Et puis je suis sûre que Kyle adooooorerait ça ! »

Bah quoi ? Zachary utilisait les arguments qu’il avait à disposition. Or il était persuadé que Kyle restait tout de même celui qui pouvait au mieux convaincre Enzo. Le jeune homme se leva alors de son siège. Il se rendit alors compte du taux d’alcoolémie qui était le sien. C’était pas franchement joli. Mais bon il était encore capable de tenir debout et de marcher droit même si ses gestes risquaient forcément d’être un peu moins précis… Sauf en ce qui concernait la danse. L’aspect désinhibant de l’alcool demeurait bien pratique quand il s’agissait de se déhancher.

« Je vais te montrer pour te mettre en confiance ! »


Zachary se dirigea alors vers le groupe de filles, faisant mine d’aller chercher une bouteille quelconque. Au passage il prit le temps de danser lascivement à leurs côtés. Il eut l’effet escompté. Et droit au passage aussi à un regard assassin de sa sœur qui avait capté la scène mais bon ça, il n’avait plus envie de s’en préoccuper. Son petit déhanché fit naître de jolis sourires chez quelques filles sans doute aussi éméchés que lui et il retourna alors tranquillement en face d’Enzo, un air clairement satisfait sur le visage.

« Alors ? »
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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Mar 5 Jan 2016 - 22:36

Très drôle ? Et bien oui, je trouve, d'autant plus quand je vois ta réaction qui est plus qu'à la hauteur de mes espérances. C'est moi où tu coinces chaque fois j'aborde ce genre de sujet ? T'en fais pas, j'irai pas creuser mais il est fort probable que je continue à m'en amuser. Une nouvelle matière pour le faire chier ? Aller savoir …

Me voilà donc en pleine auto-dérision, sans complexe, parce que je pars du principe qu'on ne peut pas être doué partout et que clairement, ça, c'est pas du tout un truc dans lequel j'excelle. Aucun problème, je me rattrape avec d'autres trucs, je me défoule avec d'autres trucs et je plais avec d'autres trucs. Je plais à mon mec, je sais qu'il n'est pas du tout insensible à mes rides quand je suis sur mon surf et même si ça n'est pas pour autant que je ne chercherais plus à plaire autrement et à d'autres – on se détend, j'ai pas dit que j'allais le tromper, juste continuer à charmer quand l'envie me prend parce que c'est comme ça. C'est moi où tu palis ? Rassure toi, je n'ai aucunement l'intention de te faire des avances mais ça me fait simplement marrer que tu puisses penser le contraire vu l'état dans lequel ça te met.

« Me voilà rassuré ! »
« J'vais finir par me vexer. »

Aucun sérieux dans ce que je viens de répondre, bien évidemment. Le plus gêné dans l'histoire je pense clairement que c'est lui.

« Tu vois les filles là-bas ? Je te jure qu’avec un simple déhanché, tu peux les faire tomber. Je pourrais t’apprendre. »
« Même pas en rêve. »

Enzo, ne sois pas aussi réfractaire enfin, cesse donc de faire ta mauvaise tête. Et toi ne me regarde pas comme ça ! Hors de question que j'aille me trémousser sur le dancefloor à moins d'avoir 4 grammes dans chaque poche et c'est encore loin d'être le cas. Remarque, je suis bien partie tu me diras et visiblement je ne compte pas m'arrêter là alors tout est possible. J'imagine.

« Et puis je suis sûre que Kyle adooooorerait ça ! »
« Ahah ! Alors ça j'en doute fortement tu vois. Je pense plutôt qu'il se paierait bien ma tête oui ! »

Chéri, t'es un amour, vraiment. J'ai jamais eu dans l'idée de danser avec lui, je pense que ça ne lui a jamais traversé l'esprit non plus. Des trucs ensemble on en fait des tas, mais pas ça. Je sais pas si c'est parce qu'on est deux mecs, ou simplement parce que ça n'est pas dans ses habitudes ni dans les miennes. Dans le fond, on s'en fout pas mal je pense. Tout ça pour dire qu'il n'arrivera pas à me convaincre d'apprendre à danser en utilisant cet argument, de même que Mateo ne me fera pas croire que l'espagnol est THE langue pour choper. Chacun son truc, chacun es réceptif à des trucs différents, et pourquoi je m'embarque là dedans moi au juste ? N'importe quoi.

« Je vais te montrer pour te mettre en confiance ! »
« Ça t'éclate hein ? »

Bien sur que ça l'éclate et honnêtement il aurait tort de s'en priver. A sa place je ferais exactement la même chose, j'affirmerai ma position sinon de dominant – Hey faut pas déconner – au moins d'ainée. On va quand même pas se laisser emmerder par un gosse ?! Même sans parler de ça, s'il s'agissait de surf ou d'un autre sujet que je maitrise, clairement, j'en ferai autant. Je me la pèterai, ni plus, ni moins. Aller vas-y, fais ton show, impressionne moi, et je vous assure que toutes ces pensées n'ont rien d'ironiques.

Je l'observe donc œuvrer, mon verre dans la main et un sourire en coin, alors qu'il se dirige vers un groupe de filles non loin de là. Je peux sentir toute la stratégie dans sa manœuvre, je vois aussi parfaitement les regards noirs que lui lance Layla et ça me fait rire. On passera sur la pointe d'envie que je ressens en m'imprégnant vaguement de leur relation fraternelle. Spectateur, je le regarde arriver l'air de rien, utiliser son corps avec ce qui me semble être une certaine adresse, et les sourires tombent. Peu de temps après il revient vers moi, un air clairement satisfait sur le visage.

« Alors ? »
« Alors si je me risque à faire comme toi je finis en taule pour harcèlement sexuel. Je sais pas être subtile. »

Ou comment passer pour le gros bœuf de service alors que dans le fond, certes j'ai une carcasse imposante et je me montre souvent brutal et pas très délicat mais je suis parfaitement capable d'être doux, calme, tendre même. C'est juste pas dans mes habitudes de procéder de cette façon, ça n'est pas … ma zone de confort je dirais et même si ça ne me dérange pas d'en sortir pour tout un tas de chose, ça, ça ne me branche pas, ça ne m'attire pas tout simplement.

« Chacun son truc, je te l'accorde, tu gères le tien. »

Je lève mon verre dans sa direction et … ne trinque pas puisqu'il a décidé d'arrêter de boire.

« Mais j'suis pas assez imbibé pour aller jouer les étalons danseurs sur la piste. J'te laisse ce privilège, à toi, à Mateo, à tous ceux qui veulent. Je trouverais bien autre chose. »

Et surtout t'as un mec, j'te rappelle.
Oui, oui, ça va.

« Salut P'tit Con. »
« Hey ! Oncle Sam. Je ne t'espérais plus. »
« J'aime me faire désirer. »
« Je vois ça. »

Cameron vient donc d'arriver, je ne vois pas Matthew mais j'imagine qu'il doit être dans le coin aussi.

« Zach, Cameron. Cameron, Zach. Enfin peut-être que vous vous connaissez déjà. »
« Salut, ça va comme tu veux ? »

Ils se serrent la main et Cameron me regarde … comme il a l'habitude de le faire.

« Vas falloir que je te couche ce soir ? »
« C'est possible. »

Et comme pour approuver mes dires je termine mon verre cul sec. Je pourrais presque l'entendre penser « sale gosse » tellement il le pense fort. Ils le pensent fort ?

« Qui te dis que pour une fois ça ne sera pas l'inverse ? »
« Vas savoir. »

Double sens ? Je ne poserai pas la question frontalement mais s'il a besoin d'oublier, de boire pour s'anesthésier, alors oui, sans hésitation aucune j'inverserai les rôles et je crois qu'on le sait tous les deux. En attendant le but est de s'amuser, pas de s'entrainer sur des terrains potentiellement glissant.

« Bon aller Grand Sage, je te laisse à ton devoir. J'ai un Américain à entrainer sur le chemin du vice. »
« Genre tu vas m'apprendre la vie du haut de tes 18 ans ? »
« Qui sait. »

Sur ce je me relève et constate que l'alcool que j'ai déjà ingurgité à visiblement plus d'effets sur mon organisme que je ne l'aurai imaginé. Ça tangue un peu mais ça le fait, je me stabilise sans trop de mal. Une dernière fois je propose à Zach de lui remplir son verre mais n'insiste pas et fini par décoller avec Cameron non sans avoir saluer celui qui désormais à son surnom attitré. Grand Sage.

▬ Fini pour moi ▬

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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   Lun 11 Jan 2016 - 16:34

Enzo n’avait pas l’air réellement enthousiaste à l’idée que Zachary lui fasse une petite démonstration de son déhanché. Apparemment ce n’était pas son domaine et lorsque le plus âgé des deux essaya d’amadouer son cadet en parlant de son petit ami, ce ne fut pas réellement efficace. Mais le métis avait suffisamment bu pour ne pas s’arrêter à ce genre de détails et il avait bien envie de prolonger sa connerie encore un peu. Il s’était donc tout de même levé. Enzo avait tout à fait raison, ça l’éclatait carrément. Il savait qu’il allait devoir se montrer plus sage maintenant qu’il avait des responsabilités mais il ne changerait pas du jour au lendemain pour autant. Et là de toute façon, il avait déjà largement dépassé le taux d’alcoolémie autorisé pour un Préfet en Chef alors autant profiter encore un peu de cette soirée. Il se rattraperait après il le promettait ! Avec Ora ils se surveilleraient l’un l’autre… Ou pas d’ailleurs mais bref, ça c’était un tout autre sujet. Zach était donc parti se déhancher auprès d’un groupe de nanas pour ensuite revenir tout sourire auprès de son camarade et indéniablement très fier de lui-même. Il scruta alors son camarade pour voir sa réaction et éclata de rire à sa remarque. Oui maintenant plus de fierté, c’était drôle il riait point. Certes il avait toujours en face de lui un sale gosse régulièrement insupportable mais ce dernier pouvait se montrer drôle, comme à cet instant. Bon même si, en réalité, s’il venait à se faire accuser de harcèlement ce ne serait pas réellement drôle… Enfin bref passons. Enzo n’avait donc pas était convaincu par la petite démonstration de Zachary. Enfin si, il admit que le métis se débrouilla bien, ce qui lui valût une fausse courbette de ce dernier mais précisa qu’il ne tenterait pas l’aventure et laissait ça à des gens comme lui et Mateo. Roh, aucun sens du défi !


“Je suis déçu que tu ne veuilles pas t’aventurer sur des terrains inconnus, renouveler tes techniques…. Mais soit.”


C’était juste de la provocation bien sûr. En soit, Enzo avait un copain et donc pas besoin de draguer. Et puis, ça allait très bien à Zachary d’avoir un avantage sur lui dans un domaine. Parce qu’il faisait le malin le petit mais il était loin de dominer nan mais oh ! Le métis faillit alors reprendre son verre, pour boire une gorgée après tout ça mais il se ravisa. Premièrement son verre était vide et deuxièmement ce n’était certainement pas pour rien qu’il ne l’avait pas encore re rempli. Résiste mon petit, c’est pas le moment de finir ivre mort à rouler par terre. De toute façon, avant qu’il ne puisse trop hésiter et sombrer du côté obscur, une personne vint interrompre le petit tête à tête qu’il avait jusque là avec Enzo. Un pote de ce dernier apparemment. Zachary tendit sa main quand il fit les présentations et serra celle de Cameron avec le sourire. Ce fut à ce moment là qu’il se rappela qui il était. Il ne le connaissait pas vraiment mais savait juste qu’il était le copain de Megan. Le copain de celle qui avait été injustement tuée. Difficile comme étiquette mais le métis n’y pouvait rien, c’était tout ce qu’il savait de lui. Il trouvait ça super glauque d’ailleurs mais ne montra rien de son trouble, Cameron ne devait certainement pas avoir besoin de ça. Il se concentra donc sur l’échange entre les deux zigotos pour éviter de se faire polluer l’esprit. Ils avaient l’air de bien s’entendre. Et de devoir finir la soirée ensemble. Zach regarda alors son ex camarade de beuverie se lever et afficha un sourire narquois en voyant qu’il avait sans doute plus bu qu’il ne le pensait.

“Désolé Cameron mais je crois vraiment que tu vas devoir coucher le p’tit.”

Une petite dernière pour la route. Après il risquait de manquer de vannes sinon. Hum. Zachary regarda donc Enzo s’en aller puis resta quelques minutes à contempler la salle. Les plus jeunes étaient partis mais la fête risquait de continuer encore un peu. Le rouge hésitait énormément entre aller se coucher ou rester pour surveiller. Ce n’était pas non plus comme s’il était au top de sa forme. Il se leva finalement et vit un rapide tour d’horizon. Rien à signaler en apparence, personne ne semblait être au bord du coma éthylique ou quoi que ce soit du genre. Il attrapa alors un jeune de sa maison qui semblait bien parti pour faire la fête encore un peu bon moment et lui demanda de venir le chercher dans son dortoir s’il y avait le moindre souci. Là-dessus, il gravit les marches et alla s’écrouler sur son lit, les mains derrière la tête il regarda le plafond. Ce fut à cet instant que les allusions d’Enzo lui revinrent en mémoire et que, sans qu’il ne sache trop pourquoi ou plutôt, sans qu’il ne veuille s’avouer pourquoi; l’image de William s’imposa à son esprit… Il attrapa alors son coussin et se le plaqua contre la tête, retenant un cri de colère. Ora. Il fallait qu’il voit Ora et qu’il débrieffe parce que là c’était vraiment craignos. Mais pas tout de suite. Là il avait bien trop d’alcool dans le sang et risquait fort de dire des conneries. Et ça c’était hors de question, qu’il dise des conneries. Zach poussa donc un long soupir et attrapa son livre de chevet, un livre de psycho. Il ne retiendrait peut être pas grand chose mais ça lui viderait un peu la tête et l’aiderait à s’endormir. Le lendemain il aviserait son combat avec ses propres pensées, il verrait…

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MessageSujet: Re: No, you’re not gonna kill me ▬ Zach   

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