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 [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma

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MessageSujet: [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma   Sam 12 Sep 2015 - 10:12

15/02/2015 - Fin du Match

Les matchs de Quidditch, la bête noire de tout infirmier du monde sorcier dans l’univers scolaire. Probablement depuis des générations. Pourtant, il y avait eu tellement d’évènements lugubres ces derniers temps que Maxence était presque détendu. Assis sur une chaise à l’entrée de la tente, il fixait les balais aller et venir sous les ovations haletantes des spectateurs. Ces derniers temps avaient été tout sauf reposants, c’était un fait. Et pourtant ces jeunes savaient encore se réjouir quand ils le pouvaient. Quand il le fallait. Lui n’avait pas toujours cette capacité. Il s’était refermé ces dernières semaines, ces derniers mois peut-être. Ça n’était pas l’attitude à avoir et, très honnêtement, il s’en voulait. Mais voilà, les évènements concernant Ismaelle l’avaient marqué plus qu’ils ne l’auraient dû. Oui, il s’était impliqué et les choses étaient devenues compliquées. Etrangement compliquées. Trop, probablement. Trop étrange puisqu’il avait fini par s’établir une espèce de gêne entre eux. Un malaise douloureux qui s’était mis en place doucement, bizarrement. La souffrance, probablement. Chacun sa manière de gérer les choses. Sauf qu’il aurait dû être là pour elle et ne pouvait pas dire en toute franchise que ça avait été le cas. Jakob n’était plus là, et ça n’arrangeait étrangement rien dans l’équation. Lui, ça lui faisait un bien fou, de ne plus le croiser. Pour le reste… les choses n’étaient pas si simples.

Bref, tout ça était compliqué. Les relations humaines pouvaient d’ailleurs parfois atteindre un de ces niveaux de complexité rarement inégalé. Par la physique quantique éventuellement ? Sachant qu’il n’en avait jamais fait, c’était tout du moins un peu l’effet que ça lui faisait.

Seul avantage des évènements tragiques du mois précédent : tout ça l’avait empêché de penser. Toutes ces personnes à soigner, le château à réorganiser, ne serais-ce que ça, avait prit un temps fou. Et puis, étrangement, les choses s’étaient doucement remises en place. Doucement, jusqu’à ce jour.

Les joueurs passaient furtivement au dessus de sa tête et, soudainement, alors qu’il n’avait pas la possibilité de comprendre ce qu’il se passait, il entendit des hurlements. Mi-joie, mi colère. Quelqu’un avait gagné au dernier moment, il en aurait mis sa main à couper. Bon, à priori, pas de chutes vertigineuse, pas de perte de connaissance, pas de coups, d’os brisés, de poumons enfoncés : bref aucun dommage collatéraux de ce merveilleux sport absolument sans risque qu’est le Quidditch. Les traditions peuvent tout de même faire accepter des choses assez étranges à la population. C’était donc avec un petit sourire que l’infirmier s’était redressé, certain que, bientôt, un collègue au moins viendrait le rejoindre. En attendant, il pouvait probablement déjà commencer à ranger. C’était à cet instant qu’il l’avait vu : la femme, une arme à la main. La sienne n’avait pas eu le temps d’attraper sa baguette, le geste étant pourtant déjà initié afin de ranger les lieux sans trop d’efforts. Non, déjà, la lame brillait vers lui. S’en était suivi un affrontement, de vieux réflexes que l’on n’oublie pas si facilement. Esquive, pivotement… attraper la main ou la frapper vers l’extérieur, cogner là où la faille apparaîtra, probablement au niveau du flan de l’agresseur.
Mais déjà, la femme, celle dont le visage ressemblait à l’une des gardiennes, avait fait glisser son arme d’une main à l’autre, et elle frappait.

La douleur le prit au bras et celui-ci flancha, ouvrant une brèche dans ses propres défenses. La lame s’était de nouveau enfoncée, tapant contre sa hanche alors qu’il réussissait à pivoter pour bloquer le bras de la jeune femme. Se faisant, il sentait le tranchant de l’objet râper contre son os, irradiant d’une salve de souffrance chacun de ses os, comme si celle-ci résonnait. Mais il la tenait cette fois-ci. Ecrasant un point de pression, il la força à lâcher son arme tandis qu’elle venait attraper le bras qui l’entravait de sa main libre.
Ses ongles s’enfoncèrent dans sa chair alors qu’il la maintenait, cherchant quelque chose pour l’entraver, n’osant pas modifier son angle de pivot pour attraper sa baguette, de peur de lui fournir l’aisance nécessaire pour se dégager. De toute évidence, ça n’était pas une novice.

C’est à cet instant qu’il réalisa que les cris tout autour, depuis plusieurs minutes ne ressemblaient plus du tout à des cris de joie.
Une ombre se dessina alors à l’entrée de la tente tandis que son bras le brûlait soudainement. Deux craintes le prirent alors au même instant : celle de l’arrivée d’un nouvel agresseur, et celle d’avoir été, à l’instant, lâchement empoisonné.

Mais ça n’était qu’Ismaelle.

Son bras, en revanche, avait prit une affreuse teinte violâtre. Tout comme la bouche entrouverte de la femme qui cessa alors de vivre.
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma   Jeu 24 Sep 2015 - 12:56

Dimanche 15 Février 2015 – Dans l'après midi
Don't miss friendship



Maxence & Ismaelle

Ça tourne, ça tourne et ça tourne encore là-haut dans ma tête … Et ça n'a pas le moindre sens. Ce que j'ai fait n'a pas le moindre sens et ça ne devrait pas m'envahir la tête à ce point-là. Depuis hier je rase les murs parce que j'ai peur de le croiser, y a-t-il quelque chose de plus puéril, dites-moi ? Je suis Professeur dans un établissement rempli d'enfants, d'ados et de jeunes adultes mais je suis presque certaine d'être la moins émotionnellement mature ... Aller, déstresse ma grande, c’est pas un drame. Si Logan était au courant d’une part il se paierait ouvertement ta tête et il te dirait de te décoincer un peu, surement à raison. Tu t’es jeté au cou d’un homme, et alors ? T’en avais envie non ? C’était juste un moment d’irrationalité totale mais admets au moins que personne ne t’a poussé à faire ça et que le côté complètement inattendu et improbable de la chose a été particulièrement grisant. Constat : Va vraiment falloir que je traine un peu plus avec des filles moi … Rina, reviens ! Tu es mon seul espoir.

C’était froid mais pas désagréable … Ismaelle ! T’es en plein milieu d’un match de Quidditch alors concentre toi un peu s’il te plait. Autant être clair, je n’ai pas suivi grand-chose jusqu’ici, bien trop partie dans ma tête. Ça ne m’a pas empêché de faire ce que j’avais affaire avant, j’ai quand même un minimum de concentration, suffisamment pour discuter avec les autres également, mais quelqu’un qui me connait bien verrait clairement que j’ai la tête ailleurs et pour peu que je me mette à sourire comme une idiote alors là c’est foutu. Si je croise Dimitri, c’est foutu ! Ce type est une fouine ! Il le sentira directement comme si c’était écrit en plein milieu de mon front ! Rassurez-moi, ça n’est pas écrit en plein milieu de mon front ? Il n’a pas réagi … En même temps ça n’est pas comme si je lui en avais laissé le temps. Qu’est-ce qu’il se passe dans sa tête ? Stop ! T’es plus une ado ma grande alors stop. Concentration. Quidditch.

Et pourquoi il se lève celui-là ? Logan Rivers ou la joie de vivre incarnée. J’ai peut-être la tête en l’air depuis hier soir mais ça ne m’a pas échappé. Pour être tout à fait honnête je me demandais combien de temps il tiendrait dans cet endroit parce que Logan + foule en délire … On ne peut pas dire que ça s’accorde spécialement bien. J’ai l’air de prendre tout ça à la légère, c’est totalement faux. Le poids qu’il porte sur les épaules est probablement assez proche de celui que j’y traine moi-même mais je crois qu’on ne gère pas les choses de la même manière. Nos caractères sont complètement différents, nos façons de voir certaines choses aussi, de même que nos relations avec les autres. Tout ou presque est fait pour qu’on ne s’entende pas et pourtant on a appris à se faire l’un à l’autre, à se serrer les coudes. On fait ce qu’on peut, c’est surtout ça, mais il sait qu’il peut compter sur moi et inversement. Sa confiance me touche, prétendre le contraire serait mentir et feindre l’indifférence n’est pas dans mes habitudes, mais les démonstrations ne sont ni son truc ni le mien dans ce cas de figure. Je me contente de le regarder partir et s’éloigner pendant quelques secondes avant de recentrer mon attention sur le match. L’instant d’après le stade s’embrasait …

Premièrement de la joie pour les uns, un peu de déception pour les autres mais un Vif d’Or attrapé. Le match est terminé, Emmy a sifflé la fin officiel, Sovahnn a attrapé la petite balle dorée, Poufsouffle gagne. J’applaudie mais mesure ma réaction, esquissant tout de même un sourire fier parce que c’est ma Maison quoi qu’il arrive. Plus parce que j’y étais élève que Directrice, soit dit en passant.
Ce qui vient ensuite n’est pas immédiatement très clair … Le temps m’a semblé s’immobiliser l’espace d’une seconde, j’ai senti que quelque chose d’anormale était en train de se produire sans pour autant réussir à mettre le doigt dessus. Il n’aura suffi que d’un cri alarmé pour répandre le chaos. Je n’ai pas vu la première victime s’écrouler ni même les suivantes mais j’ai compris presque aussitôt, mon cerveau est passé en mode pragmatique la seconde d’après. Garder son calme et son sang-froid, gérer ce qu’on peut gérer et qui on peut gérer, essayer de calmer ceux qui en ont besoin, charger les autres, réagir vite et bien sans céder soi-même à la panique … Avec cet arrière-goût amer dans le fond de la gorge. Non, ça ne peut pas être en train de se passer, c’est impossible …

C’est sans trop savoir comment j’avais fait pour en arriver  jusque-là que je me suis retrouvé au pied des gradins, devant la tente où stationnait Maxence en cas de besoin au cours du match, loin de m’imaginer ce que j’allais voir en pénétrant à l’intérieur de cette infirmerie de campagne.

Les réflexes ont été relativement bons, je crois que l’attaque de Noël a laissé quelques marques chez moi et les entrainements hebdomadaires avec Owen font visiblement leur preuve quand bien même ils sont physiques et non magiques. Je n’ai pas réfléchis une seconde en voyant Maxence au corps à corps avec cette femme, il semblait maitriser plus ou moins la situation, la maitriser elle, mais je n’ai pas cherché à tergiverser et la seconde suivante ma baguette était braquée dans leur direction. Lui lancer un sort en risquant de toucher Maxence ? C’est un risque que j’ai pris, ne serait-ce que pour la défaire de cette lame qu’elle ne semblait pas vouloir lâcher mais j’ai rapidement compris que c’était trop tard. Elle s’est écroulé sur le sol sans plus de cérémonie, et ce ni de mon fait ni de celui de l’infirmier dont j’ai croisé le regard sans prêter plus d’attention que ça à cette femme désormais sans vie. Une attaque kamikaze, sérieusement ?

« Est-ce que ça va ? »

Moment de flottement, moment qui ne dure pas plus d’une seconde puisque la suivante je me précipite vers lui et l’observe sous toutes ses coutures. Il est blessé au bras … et à la hanche. Peut-être ailleurs. Dehors c’est le chaos le plus total, j’espère que les autres ont les bons réflexes, qu’ils gèrent les enfants, que les Gardiens s’occupent des intrus, … Mais je ne peux pas me permettre de penser à tout en même temps. Chaque chose en son temps, il  n’y a que comme ça qu’on sera efficace et la priorité à l’heure actuelle c’est de s’assurer que les hommes et femmes capables de soigner les blessés soient en condition de le faire.
Je ne prends clairement pas de pincette en déchirant sa manche comme je peux pour voir l’étendue des dégâts. Il saigne, pas abondamment mais la plaie est plutôt moche sans parler de la couleur de son bras. Et sa hanche ? C’est également sans détour que je regarde l’état de la blessure. Reste calme ma fille, reste calme. Action, réaction. J’ai quelques connaissances en magie médicale et en premiers soins mais ayant peur de faire plus de mal que de bien je relève la tête à nouveau et cherche son regard.

« Ok. Ok. Je ne veux pas te mettre la pression mais on va avoir besoin de toi. J’ignore totalement combien de blessés il y a là dehors, au moins Aileen, mais elle n’est pas la seule. Logan est avec elle. Qu’est-ce que je peux faire pour te réparer au mieux ? Dis-moi. »

Crise. Etat d’urgence. Les sentiments personnels n’ont pas leur place ici pour l’instant quand on sait cet endroit rempli de gamins dont on a tous la responsabilité. Si je commence à me concentrer sur lui en tant que proche je sais pertinemment que ça sera foutu et je ne peux pas me permettre ce genre de choses pour l’instant. Je tremble de la tête aux pieds, ça je ne peux rien y faire. Adrénaline, certes, un peu de peur aussi évidemment, ainsi qu’une boule qui se forme dans ma gorge. T’as pas intérêt à …

« Tu crois que c’est empoisonné ? »

Si c’est le cas autant dire que c’est une catastrophe. Mon premier réflexe a été de penser à Jakob, pas en tant qu’Homme ni en tant que Loup mais en tant que Maitre des Potions, jusqu’à ce que je réalise l’aberration de cette pensée. Il n’est plus là. C’est à Gwen Roberts-Moore que je dois penser désormais, c’est elle la Maitresse des Potions, elles qui pourra faire quelque chose en cas d’empoisonnement.
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma   Lun 5 Oct 2015 - 17:38

Tout s’était passé très vite, trop pour qu’il ait le temps de réaliser. Un instant, pourtant, il s’était cru ailleurs, des années auparavant, à des kilomètres d’ici. Un instant, il avait revu ceux qu’il avait perdu, retrouvé ces sensations d’impuissance qu’il avait tant redouté, celles qui découlent de ces situations où l’on sait qu’en d’autres lieux, on aurait pu mieux faire, on n’aurait  pas regardé quelqu’un s’en aller, on n’aurait pas eu à attendre, mâchoires serrées, que la tempête ne cesse. Ces décisions si dures à prendre laissaient toujours sur sa langue un gout de fer. Mais cet instant faisait partie de ceux que l’ont peut supporter car il s’agit d’agir. Comme dans un vieux cauchemars, il avait retrouvé des gestes semblait-il oublié. De vieux reflexes de survis qui avaient conduits à la mort de celle qu’il tenait encore contre lui au moment où Ismaelle était entrée, rapidement baguette en main pour le sortir de cette mauvaise passe. A cet instant, il ne pensait même plus à la tension qui s’était sournoisement installée entre eux deux. Il n’avait pas la jeune femme face à lui et pourtant cette sensation, il la connaissait très bien, il avait sentit le relâchement musculaire tout autant que le manque de battements cardiaques dans le système sanguin de sa prise. Tout en croisant le regard de sa collègue, il avait relâché la pression, laissant tomber la femme sans vraiment accompagner le corps dans sa chute. C’est à cet instant que ses propres muscles se mirent à trembler.

« Est-ce que ça va ? »

Instant de flottement.

« J’en sais trop rien. »

C’était la stricte vérité. Quelque chose clochait.

La jeune femme, concentrée, c’était précipitée vers lui, déchirant sa chemise pour vérifier l’état dans lequel il se trouvait. Honnêtement ? La blague graveleuse qui avait failli passer ses lèvres y était restée bloquée quand il avait vu la couleur de ses chairs au niveau de son bras esquinté. Mauvais. Particulièrement mauvais. Et voilà que son cœur s’agitait comme un forcené, pris de panique autant que lui. La chose à ne pas faire. Oui, merci, je suis au courant. Et pourtant, malgré son CV, il n’avait pas ce calme militaire, cette capacité à faire abstraction de sa propre mort imminente.

« C’est assez moche… »
« Ok. Ok. Je ne veux pas te mettre la pression mais on va avoir besoin de toi. J’ignore totalement combien de blessés il y a là dehors, au moins Aileen, mais elle n’est pas la seule. Logan est avec elle. Qu’est-ce que je peux faire pour te réparer au mieux ? Dis-moi. »

Cette fois sa grimace s’était faite franche et nette. Une attaque généralisée, génial, tout ce qui leur manquait. Accélération plus nette encore de son pouls. Ça aurait dû le rendre fou de rage, concentré et prêt à l’action et pourtant ça n’était pas le cas. ça n’était pas le cas pour la simple et bonne raison qu’il voyait cette couleur sombre se répandre doucement, comme si elle grimpait dans ses veines, le long de son bras un peu plus à chaque battement. Avec elle, une nausée violente le prenait, ses chairs se gonflaient sous l’action de l’inflammation (tient, j’étais censée réviser l’immuno aujourd’hui, c’est une manière bien étrange de le faire !). Quelque chose lui disait que son système immunitaire n’aurait le temps de ne rien y faire et l’idée que chacune de ses cellules n’étouffe ou n’éclate n’était pas pour le rassurer.
Un instant, l’idée d’embrasser Ismaelle le poussa en avant. Pourtant, une main sur l’épaule de son amie, il s’était contenté de déposer un baiser sur sa joue.

« C’est le minimum syndical que je réclame si je ne passe pas la journée. »

Oui, j’en suis là. Puis-je avoir mon homard en tant que dernier repas du condamné ? Un baiser, ça n’aurait peut-être pas été si mal prit que ça, si ?

« Tu crois que c’est empoisonné ? »
« J’en suis persuadé. »

Il avait inspiré un grand coup pour finalement passer en mode gestion de crise.

« J’veux que tu me jettes un sort pour ralentir mon rythme cardiaque histoire de me donner du temps. Il y a des bézoards dans l’armoire sous clé dans la petite salle derrière l’infirmerie, j’sais pas, essaye  de trouver quelqu’un capable de reconnaître et d’aller le plus vite possible. L'un des joueurs de Quidditch type Sovahnn sur son balai par exemple vu qu’elle doit toujours être dans les parages. Elle a mon autorisation express de faire des dégâts si ça peut aider. Et il faut que quelqu’un aille veiller sur les autres soigneurs, ils sont probablement visés aussi. Fait moi un garrot aussi, ça peut ralentir, et abaisse ma température, mon corps utilisera moins d’énergie comme ça. »

Et donc ça ralentira encore.

Il fallait qu’il bouge le moins possible, il le savait parfaitement, surtout que sa vue commençait à se brouiller. Ça aurait déjà atteint le cerveau ?? Pitié non.
Son teint commençait pourtant à se griser alors qu’il adressait un petit sourire à Ismaelle.

« Ça va aller, t’as un peu de temps. »

Non. Mais faisons comme si c’était le cas.
Une seule question battait à ses tempes : combien étaient touchés ? Combien ne se relèveraient pas ? Il fallait qu’il soit rapidement efficace. Sa survie n’était pas négociable.
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma   Mer 14 Oct 2015 - 21:42

Gestion de crise. J'ai été formée pour ça, d'abord à l'armée puis ici, sur le terrain de Poudlard, pendant deux ans de captivités et surtout ces derniers mois quand il a fallu se battre, gérer les enfants, et rester en vie aussi, accessoirement. Ça ne fait pas de moi quelqu'un d'infaillible pour autant, bien au contraire, mais au fil du temps et surtout au fil des évènements, qu'ils soient globales ou bien personnels, le cerveau et le corps développent des réflexes dont on ne se serait jamais cru capable en regardant quelques années en arrière. J'étais une enfant malade et cloitrée dans une chambre d'hôpital, parfois incroyablement vivante, parfois à peine, et on aurait pu croire qu'une fois tirée d'affaire je serais devenu une personne incapable de rester en place, très sociable, etc … ça n'a pas tellement été le cas. J'étais une adolescente calme, un peu dans son coin, et ça m'allait très bien comme ça. Je n'avais pas un million d'amis, j'étais studieuse et tranquille, sans doute un peu coincée et puis certains faits vous font changer, évoluer. Je me sens aujourd'hui plus forte et confiante que je ne l'ai jamais été même si certaines failles restent bien évidemment encore un peu à vif, même si certaines choses me sortent complètement de ma zone de confort … ça n'est pas le cas ici. Ça, je sais gérer, même si j'ai devant moi l'une des personnes de qui j'ai été le plus proche dans toute mon existence. Si je perds mon calme, si je cède à la panique, c'est moins de chance pour lui de s'en sortir et c'est hors de question.

Et au vu de la teinte que prend sa peau autour de la blessure je crois que ça n'est pas vraiment négligeable … Ce baiser sur ma joue, sa main sur mon épaule, je crois qu'ils se perdent un peu dans le décor tant mon attention est focalisée sur la blessure et son état général. J'y reviendrais peut être plus tard, une fois la crise passée, pour l'heure je n'ai pas la place pour ce genre de choses que ça soit le concernant lui ou n'importe qui d'autre.

Alors, empoisonné ? Pas empoisonné ?

« J’en suis persuadé. »

Hum. Génial. Est ce que ça veut dire que c'est le cas pour toutes les lames ? Je dis toutes mais ... Je ne sais strictement rien de ce qu'il se passe dehors au final ...Quand il inspire un grand coup je relève instinctivement la tête et capte son regard : Il est déterminé. Si on est deux à garder notre calme et rester pragmatique ça ira. Bien sur que ça ira, j'ai confiance en lui et j'ai confiance en moi.

« J’veux que tu me jettes un sort pour ralentir mon rythme cardiaque histoire de me donner du temps. Il y a des bézoards dans l’armoire sous clé dans la petite salle derrière l’infirmerie, j’sais pas, essaye  de trouver quelqu’un capable de reconnaître et d’aller le plus vite possible. L'un des joueurs de Quidditch type Sovahnn sur son balai par exemple vu qu’elle doit toujours être dans les parages. Elle a mon autorisation express de faire des dégâts si ça peut aider. Et il faut que quelqu’un aille veiller sur les autres soigneurs, ils sont probablement visés aussi. Fait moi un garrot aussi, ça peut ralentir, et abaisse ma température, mon corps utilisera moins d’énergie comme ça. »
« Ok ! »
« Ça va aller, t’as un peu de temps. »

C'est ça, souris moi et tente de me tranquilliser. Ce temps je ne le prends pas, aucun risque, alors je m'active sans hésiter une seule seconde et dégage brutalement ce qu'il y a sur la table juste à côté de nous avant de lui ordonner d'un signe de tête de s'allonger dessus. L'instant d'après et sans jamais un regard pour le corps qui git sur le sol l'Once argenté qu'est mon Patronus apparaît. Il se fige devant moi, attentif, attentiste, c'est bien loin d'être sa première mission de ce genre et il sait ce qu'il a affaire. C'est comme s'il était une entité pleinement vivante que je le regarde et commence à dicter mes ordres.

« Sovahnn. Va tout de suite me chercher un Bézoard à l’infirmerie et ramène le moi en quatrième vitesse sous la tente au pied des gradins. Armoire sous clé. Pièce secrète. Dis que tu viens de ma part. Fais ce qu’il faut pour ouvrir cette armoire si besoin. Demande un antidote aux poisons courants tout fait si possible. Ou serre toi. »

Il n'attend pas son reste et moi non plus. L'Once argenté a disparu, de mon côté je viens d'attraper de quoi faire un garrot et passe le lien en le plus doucement possible sous le bras de Maxence après lui avoir lancé un sort pour ralentir son rythme cardiaque – coup de pression, je ne peux pas le nier, il ne s'agit pas de se rater – tout en gardant un visage totalement impassible. Ma concentration est à son maximum, je serre juste en dessous de l'épaule sachant pertinemment qu'il souffre et que ça n'arrangera pas la situation en ce sens mais l'important est que ce poison – s'il s'agit bien de ça et je crois qu'on ne peut pas vraiment douter – ne se propage pas plus.

« Faut couper dix centimètres avant le mal c'est ça ? »

Qui a dit qu'on ne pouvait pas faire d'humour en toutes circonstances ? Si ça peut aider à rester un minimum « serein » alors je ne me priverai pas.

« Ismaelle ... »

Quand je relève la tête j'aperçois une mine penaude pour ne pas dire décomposée par la peur. Un élève de 5ème année, un petit serdaigle, qui se tient là sans trop savoir quoi faire de lui alors que dehors c'est la cohue et d'ailleurs je m'étonne que personne ne soit encore venu ici. Je ne lâche pas Maxence pour autant mais je capte néanmoins l'attention du garçon.

« Martin. Écoute moi bien. Je veux que tu gardes ton calme dans la mesure du possible et que tu rentres au château. Dès que tu trouves un adulte, un Gardien, un élève, n'importe qui, informe le ou les de s'assurer que toutes les personnes qui sont aptes à soigner soient protégées. D'accord ? »
« Je … Oui, oui d'accord ... »
« Bien. Aller file maintenant. Je compte sur toi. »

Non je ne prendrais pas de pincettes, personne n'a le temps pour ça et m'apitoyer sur son sort, sur le notre à tous, n'arrangera rien. Je n'ai pas le temps de le rassurer pour l'instant, il a l'air de le comprendre puisqu'il n'hésite pas plus de quelques secondes avant de disparaître.

« J’suis désolée mais je ne peux pas être partout alors les autres soigneurs vont devoir se passer de moi pour l’instant et toi t’as intérêt à t’accrocher. »

Le garrot c'est fait, la gestion du rythme cardiaque aussi et non je ne tournerai pas de l'œil. Ça n'est pas la première blessure que je vois, loin de là, et il n'est pas non plus la première personne a qui je tiens que je me retrouve à devoir prendre en charge. Si je dois céder à la paniquer ça sera plus tard, certainement pas maintenant.

« Désolée, ça va être un peu froid. »

Nouveau sortilège : Son corps commence à se recouvrir partiellement de glace. Je m'applique à la tâche, me rendant compte que j'évitais jusqu'ici de le regarder droit dans les yeux. Les choses sont devenues étranges entre nous depuis … depuis la mort d'Alexander et même un peu avant je pense. Je crois qu'inconsciemment je me suis éloignée, gérer ma propre peine était déjà très difficile et je n'avais pas la force ni le courage d'affronter la sienne. Du temps à passer, ça n'est pas redevenu comme avant mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il ne compte plus pour moi, loin de là. Seulement je ne peux pas le nier, maintenant que j'ai fait ce que je pouvais faire pour le stabiliser et qu'un silence paradoxale à la folie qui nous entoure se pose sur nous je ne me sens pas particulièrement à l'aise.

« Non mais franchement, t’as trouvé que ça pour te rendre intéressant ?! »

Je lève mes yeux de la blessure et lâche un rire nerveux alors que j'ose enfin le regarder lui, dans les yeux. J'esquisse un sourire, reprends un peu de consistance et observe en détail les traits de son visage.

« Le bleu ne te va vraiment pas au teint … Le gris non plus. »

...

« Tu as un truc contre la douleur dans le coin ? »

Même si à la réflexion ça serait peut être pire que mieux … C'est lui le calé en médicomagie de la bande, et même si j'ai quelque notion de base ne serait-ce que pour prendre soin des Créatures et/ou savoir intervenir en cas d'urgence avec quelques bases sur l'Humain, je ne me permettrai certainement pas de faire des expériences sur lui. Pourtant le voir souffrir, ça n'est vraiment pas l'éclate … Sovahnn, s'il te plait, fais vite si tu le peux.
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma   Mer 11 Nov 2015 - 20:12

Le poison, une arme qui n’a pas sa pareille. Il peut se répandre sans même que l’on s’en rende compte, causer mille dommages et s’évanouir sans que l’on puisse le repérer. Il peut dégrader les corps doucement, sans anicroches, par petites touches jusqu’à ce que ce soit trop tard. Ou il peut être fulgurant. Au vu de l’état de cette jeune dame particulièrement agressive, Maxence n’était pas tout à fait rassuré. Y en avait-il sur toutes les lames ? Ça, il n’en savait foutrement rien. A vrai dire, il avait lointainement enregistré le fait qu’il y avait eu d’autres attaques, notamment la première : celle contre Aileen, dont Logan, probablement stoïquement affolé (nouvel état mental breveté). Mais il y avait tellement à gérer en cet instant qu’il n’avait pas eu le temps de complètement réaliser. Pour tout dire, et de manière tout à fait égoïste, il avait surtout conscience de la mort qui s’approchait à grand pas de son être. Plusieurs fois, déjà, elle lui avait gentiment souris avant de s’éloigner au loin, ou de frapper juste à côté. Il ne voulait plus voir ça, cette lueur s’éteindre, et pourtant redoutait affreusement qu’elle ne s’affaiblisse en lui. Alors, oui, un instant, alors qu’il prenait conscience de la réalité de sa situation, il s’était mis à paniquer. Il avait vu la mort de cette femme, le liquide sur ses lèvres. Liquide qui, après réflexion, avait probablement coulé sur sa blessure au bras, alors qu’il la retenait. Sa hanche, elle, n’avait d’ailleurs pas cet aspect. Les lames n’étaient donc probablement pas souillées. Rien qu’un baiser mortel.
Mais ça, il ne le comprendrait qu’un peu plus tard, à tête plus reposée.

Il y avait encore de l’espoir. Il fallait du temps avant que le poison entre réellement dans le système sanguin, surtout qu’il n’en avait reçu qu’une quantité infime. Il fallait maintenant ralentir sa progression dans l’organisme. Dès que cette pensée était venue lui effleurer l’esprit et l’espoir, avec elle, son regard avait changé, pour redevenir celui du professionnel. Il se traitait avec froideur, comme s’il n’était qu’un cas clinique. C’était sa manière à lui de se détacher de la réalité, de ne pas en prendre la mesure. Pourtant, cette barrière était si mince qu’il se désignait lui-même avec le pronom « je » alors qu’il donnait les informations à Ismaelle.

« J’veux que tu me jettes un sort pour ralentir mon rythme cardiaque histoire de me donner du temps. Il y a des bézoards dans l’armoire sous clé dans la petite salle derrière l’infirmerie, j’sais pas, essaye  de trouver quelqu’un capable de reconnaître et d’aller le plus vite possible. L'un des joueurs de Quidditch type Sovahnn sur son balai par exemple vu qu’elle doit toujours être dans les parages. Elle a mon autorisation express de faire des dégâts si ça peut aider. Et il faut que quelqu’un aille veiller sur les autres soigneurs, ils sont probablement visés aussi. Fait moi un garrot aussi, ça peut ralentir, et abaisse ma température, mon corps utilisera moins d’énergie comme ça. »
« Ok ! »
« Ça va aller, t’as un peu de temps. »


Elle acquiesce et se met en mouvement, lui demandant de s’allonger sur une table dégagée de sous son fourbi. Obéissant à son ordre muet, il l’avait entendue former un patronus et donner des instructions que la petite Sovahnn avait intérêt à suivre le plus rapidement possible.
C’était fait, il était parti et, maintenant, c’était à son tour d’être désigné par la baguette de son amie. Le garrot resserré s’était mis à lui faire un mal de chien alors que le sort lancé faisait son effet, abaissant son rythme cardiaque, l’embarquant dans un état de flottement assez étrange. Tout son corps semblait se mettre en pause et lui avec. Ses pensées se formaient de plus en plus doucement alors que des picotements se formaient dans tout son organisme. Manque de sang ? Probablement. Si le cœur battait moins vite, la pression baissait et donc l’irrigation était moins importante. Non ? Oui ? Un truc du genre. Poussant sur ses pieds, il s’était légèrement déplacé sur la surface afin de basculer un peu son crâne en arrière. Ça serait dommage de perdre des neurones par manque de débit sanguin non ? Quitte à manquer de mourir, autant éviter de devenir un légume s’il s’en sortait. Il avait assez vu de cas autour de lui pour savoir que c’était un sort qu’il ne souhaitait à personne et encore moins aux familles.
Famille ?
Non, n’y pense pas.

« Faut couper dix centimètres avant le mal c'est ça ? »

Un sourire amusé s’était formé sur ses lèvres. Cela dit, c’était une possibilité à envisager. A vrai dire, il aurait même fallu l’envisager sérieusement et ne pas la laisser passer. Mais ça… ça, il n’allait pas le dire, parce qu’il se comportait en enfant et refusait de se retrouver infirme. Et pourtant, à sa place, il aurait probablement prit cette décision relativement rapidement. Pas encore de suite. Mais d’ici quelques minutes, oui, probablement.

« Ismaelle ... »

L’attention d’Ismaelle s’était reportée sur le gamin. La conversation, il l’avait suivie tout en en perdant le sens au fur et à mesure que les mots prononcés échappaient à sa mémoire.
Bientôt, il entendit de grands bruits à l’extérieur. Des bruits sourds puis aigus, comme un grand pan de verre qui se brise.
Il ne le savait pas mais il s’agissait simplement de Sovahnn qui avait prit la décision de s’épargner la route à travers le château et avait simplement foncé vers une fenêtre au septième étage qu’elle avait brisé pour entrer…. Avant de se rendre compte que les éclats, prenant de la vitesse qui plus est, pouvaient être plus que dangereux pour les personnes au sol (bécasse !).

« J’suis désolée mais je ne peux pas être partout alors les autres soigneurs vont devoir se passer de moi pour l’instant et toi t’as intérêt à t’accrocher. »

L’enfant avait disparu, il lui fallu quelques fractions de secondes avant de retourner dans la réalité. S’était-il assoupi ? Etais-ce dû au sort ou au poison ?

« Désolée, ça va être un peu froid. »

La glace recouvrant sa peau l’avait ramené un peu violemment à la réalité, le sortant de sa torpeur sans pour autant suffire à lever le sortilège. Inspirant profondément, il avait probablement fait une grimace appuyée. Comment dire ? Purée sa maman, c’est froid.
Plus déconnecté que sa collègue, Maxence n’avait pas réellement ressentis le malaise s’installer plus que nécessaire. Il en avait eu conscience au tout début mais à présent sa situation brouillait son esprit et le rendait moins conscient des réalités. Et pourtant, la réalité était bien là. Tout était devenu très bizarre entre eux et il était vrai qu’il savait mal comment se comporter à présent. Peut-être aurait-il fallu discuter de tout ça un jour. Peut-être qu’il aurait fallu qu’ils se posent un instant pour faire part l’un à l’autre de leurs ressentis, de leurs blessures. Mais ça n’aurait fait que rendre la réalité plus réelle. Et il ne savait comment aborder tout ça. Ou même simplement s’il le fallait. Ou encore comment… comment se remettre d’un tel deuil, comment s’adresser à quelqu’un qui a vécus ce genre de pertes ? Sans parler de ses propres transferts à la con qu’il savait à la fois gênants et déplacés et qu’il n’avait aucune envie de partager. Les sentiments étaient donc restés de côté, et leur relation avec.

« Non mais franchement, t’as trouvé que ça pour te rendre intéressant ?! »

Le visage tourné vers elle, il lui avait sourit, autant amusé (comprendre nerveusement stressé) qu’il pouvait l’être.

« Le bleu ne te va vraiment pas au teint … Le gris non plus. »

Tu m’étonnes.
A combien d’Hommes de cette teinte tu penses à cet instant ? Combien d’Hommes majoritairement disparus à présent ?
Question à ne pas exprimer à haute voix.

Je suis désolé.
Remords hors sujets. A taire.

« Si cette immobilité me rend fou, je n’imagine pas toi. »

C’était compréhensible et articulé ce que tu viens de prononcer ? Aucune idée. Pas sûr.

« Tu as un truc contre la douleur dans le coin ? »
« Dans la malle au sol. Flacon bleu. »

Ses mâchoires s’étaient mises à claquer de manière incontrôlable pourtant son corps ne tremblait pas. C’était une bonne chose, les tremblements auraient fait circuler le sang plus vite et, avec lui le poison. Pourquoi il n’y avait aucune trémulation, ça, en revanche, ça lui échappait totalement. En espérant que Sovahnn se MAGNERAIT assez vite le TRAIN ARRIERE pour qu’il évite :
Option A : d’y passer.
Option B : les engelures.

« C’est mauvais si je dors tu crois ? »

Probablement.

Et, non, ça n’était pas le moment de régler les choses. Déjà parce qu’il mourrait et qu’il… préférait partir avec ses démons avec lui : oui, tout le monde ne réagit pas de la même manière ! Et ensuite parce qu’il préférait que son amie ait la tête froide pour agir. Et non pas perturbée et blessée par la perte d’un enfant rabâchée à un moment où, clairement, d’autres étaient en train de tomber. Littéralement parlant.

Lorsque Sovahnn fit irruption dans la tente, balançant son balai (et elle en est affreusement navrée, mais il va bien et, elle a fait au plus vite avec ses muscles tremblants de précipitation peur) en envoyant voler la tenture pour rejoindre Ismaelle en quelques enjambées et lui confier un genre de cailloux d'agglomérats peu identifiables.

« C’est ça hein ? Takuma a confirmé. Il va bien. »

Toutes les données d’un coup, et des informations sur les personnes en danger : ça, Logan, au passage, c’est ce que tu dois faire quand tu annonces à un jeune loup garou sous pression que le château où ses proches vivent, a été attaqué.
Remarque à part.

Laissant Ismaelle agir, elle avait ajouté :

« Il y a eu d’autres attaques là haut. Takuma a été visé, Alec aussi. »

Pâle, la jeune femme gardait les mâchoires serrées, regardant la scène se dérouler. Elle n’avait pas précisé comment le Serpentard, lui, allait, car après tout, elle n’en savait rien.

« Des nouvelles d’Aileen ? J’peux y aller ? Il va s’en sortir ? »

Oui, elle formulait les questions dont elle n’était pas sûre de vouloir connaître les réponses. Mais comme toujours, la jeune femme avait besoin de rendre les choses réelles, d’agir, de ne rien cacher.
Sauf peut-être le fait qu’elle risquait de perdre plusieurs de ceux qui comptaient le plus à ses yeux : comme tout le monde ici.

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MessageSujet: Re: [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma   Lun 16 Nov 2015 - 19:36

« Si cette immobilité me rend fou, je n’imagine pas toi. »
« Tu sais bien que l'immobilité c'est ma passion, enfin, Maxence, quand même ! »

Surtout quand c'est le chaos et qu'une des personnes qui compte le plus pour moi se retrouve allongée sur une table, possiblement entre la vie et la mort. Surtout quand je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il se passe, qu'un cadavre traine à mes pieds, pieds qui ne tiennent que très difficilement en place tellement la frustration est intense.
Néanmoins il faut se concentrer, on doit se concentrer, et prendre les choses une par une. La priorité c'est Maxence, ensuite je pourrais penser à gérer les autres. Il est une personne clé, d'un point de vue personnel tout comme d'un point de vue professionnel, il est de ceux que l'ont doit protéger et préserver, guérir, si ce n'est en priorité au moins de manière primordiale. Parce qu'à lui tout seul il peut en réparer nombre et nul ne sait ce qui nous attend là à l'extérieur de cette tente, combien sont blessés, dans quel état, etc ...

« Tu as un truc contre la douleur dans le coin ? »
« Dans la malle au sol. Flacon bleu. »

Flacon bleu, flacon bleu, flacon bleu. Ok. Flacon bleu. Ne me demandez pas d'être ordonnée et patiente dans ces circonstances alors désolée par avance si je traite certaines choses avec peu de délicatesse. Dans le fond je ne le suis pas du tout, désolée je veux dire, tout ce qui compte c'est d'être efficace et de ne surtout pas céder à la panique, de garder son sang-froid et sa concentration. D'une part pour aider Maxence du mieux possible et d'autre part pour être capable de réagir instantanément si un autre de ces hommes et femmes pénètre sous cette toile bercé de mauvaises intentions.

« C’est mauvais si je dors tu crois ? »
« Ne me donne pas de bonne raisons de te mettre des claques, je risquerai d'aimer ça. Tiens, bois. »

A nouveau je me tiens près de lui et soutiens sa tête tout en penchant la petite fiole vers lui pour que le liquide coule entre ses lèvres devenues violettes. C'est à ce moment là que Sovahnn a débarqué et bien trop affolée elle n'a probablement pas remarqué qu'elle n'est pas passé loin de se prendre un sortilège de ma part. Fort heureusement pour nous deux, j'arrive encore à avoir de bons réflexes.

« C’est ça hein ? Takuma a confirmé. Il va bien. »
« C'est bien ça, merci Sovahnn. »

Inutile de tergiverser, de lui demander si ça va parce que clairement ça n'es pas le cas mais au moins elle n'a pas l'air blessée. Et Takuma aussi va bien, c'est une bonne chose, une très bonne chose. Mon cerveau est actuellement réglé de façon a rester concentré sur le rationnel, pas sur l'émotionnel, et je tiens à ce que ça reste comme ça donc je ne m'attarde pas en soulagement, en compassion, rien de ce genre.

« Il y a eu d’autres attaques là haut. Takuma a été visé, Alec aussi. »

Néanmoins je ne peux pas retenir le frisson glacial qui me parcoure la colonne vertébrale en entendant ses mots. D'autres attaques. A l'intérieur. Focus Isma, focus ! Il y a des Gardiens là dehors, d'autres adultes, des gosses entrainés et qui savent se défendre. Ils ne sont pas sans défenses ni livrés à eux-même alors focus !

« Des nouvelles d’Aileen ? J’peux y aller ? Il va s’en sortir ? »
« Logan est avec Aileen, je ne sais pas comment elle va mais il fera tout ce qu'il peut et personne de sensé dans ce château ne met en doute ses capacités à gérer ce genre de situation. Ça va aller »

J'attrape les petits objets d'un geste sans doute un peu rapide et poursuit sur ma lancée.

« Ça va aller pour Maxence aussi, je m'occupe de lui. Vas-y Sovahnn et surtout fais attention à toi. Ne fais rien de stupide, mets toi à l'abri et mets à l'abri tout ceux que tu pourras. Je compte sur toi. »

L'instant d'après elle n'existe plus pour moi et toute mon attention est à nouveau focalisée sur Maxence.

« Bon, Monsieur le Malade Imaginaire, dis moi exactement ce que je dois faire pour que ce truc soit le plus efficace possible de façon à ce qu'on te remette sur pied le plus rapidement possible. »

Je l'écoute, je m'active, je fais de mon mieux pour réagir le plus rapidement et efficacement possible. Je n'ai pas la moindre idée du temps que ça prend, tout ce que je sais c'est qu'il fini par ingérer ce qui normalement devrait lui servir d'antidote. J'en profite pour annuler le sortilège de glace et lui en jette un nouveau qui le sèchera et le réchauffera tout en passant ma main sur son front dans un geste se voulant calme et doux, accompagné d'un sourire.

« C'est mieux comme ça non ? Manque plus que les palmiers et le cri des mouettes. »

Je m'active à nouveau et commence à observer ses blessures de plus près tandis qu'il reprend petit à petit des couleurs, ce qui est plutôt bon signe.

« Les blessures ne sont pas trop profondes et aucun endroit stratégique n'a l'air d'avoir été touché, ça va aller. »

Les saignements sont stoppés, par des sorts de premiers secours certes mais je ne pense pas non plus m'y prendre comme un manche quand bien même je ne suis ni médecin ni infirmière. Je fais un pas de côté puis me ravise pour le regarder droit dans les yeux, faussement menaçante.

« Tu sais que si jamais t'y passe je te ramène à la vie et je te tue moi-même, n'est ce pas ? »

Je n'attends pas de réaction de sa part et me dirige en direction du corps qui est toujours étendu sur le sol. Un instant je bloque, observe le visage de cette femme, la dévisageant avec … haine. Quand je m'en rends compte je secoue la tête et me place derrière elle avant d'attraper ses bras pour la tirer un peu à l'écart. Quelques secondes plus tard je place un drap sur elle, pas par respect, aucunement, mais pour éviter que les enfants la voit.

« Je reviens tout de suite. »

Direction l'extérieur, le stade est vraisemblablement entrain d'être évacué. J'attrape le premier gardien qui passe.

« Assurez vous que les élèves valides rentrent bien au château, nous pouvons prendre en charge les blessés les plus graves et les cas les plus urgents ici, au moins pour les premiers soins. Si besoin ils pourront être transportés là haut par la voie des airs mais que personne d'autre que moi ne s'approche des Abraxans. On va faire un premier tri ici. »
« Entendu. »
« Merci. »

D'un geste du poignet et grâce à la magie, ma baguette par extension de mon bras, j'ouvre en grand l'entrée de la tente puis me retourne vers Maxence.

« On va faire ce qu'on va pouvoir mais si jamais tu ne le sens pas on trouve quelqu'un pour te rapatrier là haut, d'accord ? »

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MessageSujet: Re: [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma   Sam 16 Jan 2016 - 17:04

« Tu sais bien que l'immobilité c'est ma passion, enfin, Maxence, quand même ! »

L'immobilisme. Elle ne pouvait supporter de rester sans rien faire et l le savait parfaitement. Tout comme s'il savait qu'en cet instant, il devait ralentir son cœur et, surtout, ne pas trop en faire pour ne pas accélérer son décès imminent, ça n'était pourtant clairement pas pour lui faire plaisir. Lui qui avait toujours ressentit ce besoin d'agir, de bouger, d'avancer n'appréciait pas cette situation dans laquelle il ne pouvait rien faire que ce soit pour aider les autres ou pour lui même.

« Ne me donne pas de bonne raisons de te mettre des claques, je risquerai d'aimer ça. Tiens, bois. »

Un ptit sourire s'était dessiné sur son visage alors que l'extérieur s'était mis à tourbillonner autour de lui. Elle lui avait redressé la nuque pour qu'il puisse avaler le contenu du flacon. La douleur se tairait un peu. À vrai dire, il ne savait pas réellement s'il s'agissait d'une bonne chose ou non. D'un sens, son organisme se calmerait un peu une fois la souffrance atténuée et, par conséquent, le poison se répandrait de maière moins rapide. D'un autre côté, l'élixir pouvait brouiller les sens et affaiblir son organisme vu l'était dans lequel il se trouvait, et que dire des interractions ?! Eh bien, interractions ou pas, de toute manière, le liquide était avalé. Il attendait à présent surtout la suite. Et la suite se matérialisa par l'arrivée successive de deux élèves. La seconde apportait un bésoard. Merci Sovahnn.

« C'est bien ça, merci Sovahnn. »
Exactement.

Les informations qui avaient suivi, s'il les avait entendu, il n'était pas tout à fait sûr de bien les avoir intégré. Il y avait eu d'autres attaques au sein même du château, c'était cela ? Qui était blessé ? Qui avait été attaqué ?? Il venait pourtant d'entendre les paroles mais tout se brouillait dans son esprit, comme si plus rien n'avait réellement de sens.

Pendant ce temps, Sovahnn qui, au même titre qu'Ismaelle, cherchait à garder la tête froide avait confié le petit objet que lui avait confié Takuma à son enseignante, écoutant avec angoisse ce qu'elle avait à lui dire, cherchant l'appuis d'un adulte au sang froid qui lui dira que tout irait bien. Et ce qu'elle devait faire à présent. Tout cela, Ismaelle le lui avait exprimé sans même qu'elle ait besoin de demander quoi que ce soit. Comme si tout cela était naturel, qu'elle anticipait les angoisses et les besoins des autres.
Hôchant de la tête, la jeune femme avait inspiré profondément avant de tourner le dos aux adultes pour sortir de nouveau de la tente. Se faisant, elle n'avait jamais jeté qu'un regard furtif au cadavre au sol. Une nouvelle fois, tout ça lui semblait lointaint, irréel. Peut-être finalement, commençait-elle à prendre l'habitude de ce genre de conneries.

Se mordant la lèvre à l'extérieur, elle s'était remise à courir vers les gradins, le balai à la main. Oui, en cet instant, toutes les fibres de son corps lui hurlaient de courir, alors c'était ce qu'elle faisait, à défaut de fuir. Ne rien faire d'idiot. Briser une vitre dans une tour du château sans songer à ce que feraient les bris de verre, était-ce stupide ? Frapper l'assaillant de Takuma avec l'arrière de son balai, l'était-ce ? Probablement. Et se connaissait, elle aurait sûrement du mal à suivre les conseils d'Ismaelle.

Tandis que la jeune femme grimpait le long des gradins, elle intercepta Dakota, pâle et inquiète, et cela n'avait rien pour la rassurer.

« C'est mieux comme ça non ? Manque plus que les palmiers et le cri des mouettes. »

Maxence lui avait soufflé quelques secondes plus tôt de lui fourrer l'objet dans la gorge et, à présent, il lui semblait que l'air s'insufflait de nouveau dans ses poumons et que, sous sa peau, des picotements de contentements fourmillaient partout, lui signifiant que le poison s'estompait. Se redressant, il fut prit d'un frisson alors que son corps se réchauffait enfin. Petite pensée parasite pour Jayden.

« Les blessures ne sont pas trop profondes et aucun endroit stratégique n'a l'air d'avoir été touché, ça va aller. »

Sa bouche lui semblait pâteuse alors qu'il grimaçait en activant ses muscles, retrouvant peu à peu des sensations plus conventionnelles dans l'ensemble de son corps.

« Il ne me semblait pas qu'elle m'avait réellement blessé non. »

Regard d'Ismaelle.
à un détail près...

« …. Si on ne considère pas le poison quoi. »

Elle s'éloigne, puis change d'avis et le fixe, le faisant grimacer d'avance.

« Tu sais que si jamais t'y passe je te ramène à la vie et je te tue moi-même, n'est ce pas ? »

Cette fois, Maxence lui adressa un véritable grand sourire, à la fois soulagé de sentir la santé retrouver sa place dans ses veines, et heureux de cette menace.

« Je ferais ce que je peux pour que tu évites de te lancer dans la nécromancie alors. »

Il paraît que c'est mal vu comme art.
L'infirmier ne l'avait regardé que du coin de l'oeil alors qu'elle s'affairait autour du corps. Il avait vu ce regard, cette rage légitime qu'il partageait amplement mais n'y prêtait pas réellement attention. Cette femme avait manqué de le tuer. Point. Pour l'instant, il n'avait pas la possibilité ou le temps de s'attarder là dessus. Et Ismaelle non plus. Elle se dirigeait déjà vers la sortie.

« Je reviens tout de suite. »

Acquiesçant sans un mot, Maxence s'était contenté de reporter son attention vers lui-même, forçant son corps à retrouver ses fonctions en urgence. Ça n'était pas tout à fait le moment de s'autoriser une sieste pourtant amplement méritée. Il lui fallait retrouver le fil de ses pensées, ses capacités et sa forme physique. Y avait-il encore des attaques ? Qui avait besoin de soins ? Il cherchait à retrouver le contenu des conversations qu'Ismaelle avait eue lorsqu'il ne suivait pas totalement mais les noms s'entrechoquaient dans sa tête et il lui semblait tout confondre. Aileen, Logan, Takuma...

« On va faire ce qu'on va pouvoir mais si jamais tu ne le sens pas on trouve quelqu'un pour te rapatrier là haut, d'accord ? »
« C'est bon, je suis. »

Sans sauter de son lit de fortune, il s'était tout de même rapidement mis debout, pas tout à fait sûre de ses appuis. Pourtant, ils n'avaient pas eu le temps de réellement partir en croisades tous deux puisque les ombres de Sovahnn et Dakota s'étaient dessinées dans le dos de l'enseignante.

« Logan demande de l'aide ! »

Rapide et conçis. Au moins comme ça...

« S'il vous plait ! J'ai besoin d'aide. »

Un gamin, derrière eux.

« Va avec lui, je m'occupe d'Aileen. T'en fais pas ça ira. »

Au pire, j'ai Logan pour me rapatrier là haut en cas de besoin : laule. On y croit.
Surtou qu'il ne savait pas trop qui il y avait là haut. Takuma allait bien, cela lui revenait. Mais quelqu'un d'autre était touché. Alec. Takuma s'en occupait probablement, se dit-il en embrayant le pas aux deux jeunes femmes. Il aurait sans doute besoin d'aide.

Alors qu'il escaladait difficilement les gradins, l'infirmier au corps encore incertain sentait que les escaliers montant au septième étage allaient lui sembler très, très longs.


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MessageSujet: Re: [Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma   

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[Event 15/02/15] Don't miss friendship - Isma
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