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 It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen

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MessageSujet: It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen   Mar 8 Sep 2015 - 13:32

Samedi 14 Février 2015 – Repas du midi
It's a beautiful day, they're gonna get married




Charleen & Riley

Samedi, dans la matinée

10h30. J'ouvre les yeux et m'étire comme un chat, un sourire tranquille et satisfait sur les lèvres. J'ai dormi comme un bébé, j'adore dormir comme un bébé et même si j'aime beaucoup dormir avec Mateo et Kezabel – pas les deux en même temps, ça serait glauque – ça fait aussi du bien de dormir seule, dans son propre lit. J'ai dormi les rideaux ouverts, je n'aime pas spécialement les avoir tirés, ça me donne l'impression d'être coupée du monde et puis je préfère avoir un visuel direct sur ce qui peut m'entourer, y compris sur ma luciole même si je n'ai pas spécialement peur – voir pas du tout parce que je suis habituée à cet endroit et je m'y sens en sécurité – dans le noir ici, dans le dortoir. La tête bien enfoncée dans l'oreiller je me tourne sur le côté, bien au chaud sous les couvertures, et mon sourire s'élargit quand mes yeux rencontrent Jean Jacques tranquillement posé sur son derrière juste à coté de mon petit bazar. Comme une enfant je l'attrape et joue avec quelques secondes avant de le reposer tout en me disant que je vais essayer de croiser Dimitri aujourd'hui, même si ça n'est que pour lui faire un bisou sur la joue au détour d'un couloir. Un profond soupir de bien être m'échappe, je me sens bien, reposée, et de très bonne humeur. Mon ventre grogne, j'éclate de rire toute seule comme une idiote et repousse les couvertures, relève mon T-shirt et commence à tapoter sur ma peau au niveau de mon nombril. Il a faim, j'ai raté le petit déjeuner mais ça n'a pas vraiment d'importance : Je me vengerais à midi.
Direction la douche ! J'y reste ce qui me semble une éternité mais ce matin j'ai envie de prendre mon temps, du temps pour moi visiblement, avant de retrouver les autres. Une petite session Spice Girl devant la glace mais … Non, ça n'a pas la même saveur sans Boulette alors je passe à autre chose, saute sur mon lit en culotte – en faisant attention de ne pas m'éclater la tête sur le bois – m'occupe un peu de Monkey en le grattouillant et en lui donnant à manger, en m'occupant de sa cage, etc … puis enfile finalement un jean, mon gros gilet en laine d'Alpaga et des botes qui m'arrivent à mi-molets avec de la moumoute à l'intérieur. C'est super moelleux et ça tient les pieds au chaud !!! J'attache mes cheveux – secs – à l'arrache avec une pince et hop c'est parti mon kiki ! Ça n'est qu'en croisant quelques filles dans le couloir que je me rends compte de la date mais … En fait, j'en ai rien à faire. Haussements d'épaules, je descends les escaliers en me dandinant et en chantonnant avant de ralentir le mouvement quand je tombe sur un attroupement dans la Salle Commune. Certains mots me font m'arrêter, tendre l'oreille et froncer les sourcils ...

« J'vous jure, y avait du sang partout ! C'était vraiment flippant. »
« Du sang partout ?! »
« Oui enfin … Ok peut être pas partout mais ils n'étaient pas beaux à voir tous les deux. De toute façon je l'ai toujours dit qu'ils n'étaient pas net dans cette famille. »

C'est à ce moment là qu'elle tourne la tête, Effy White, pas vraiment ma grande copine. Elle est toujours entrain de faire la maligne et dès que ça lui retombe dessus elle va pleurer dans les pattes de son grand frère, William White, un abruti notoire. Bref, je ne les aime pas mais pour je ne sais quelle raison, elle, semble m'apprécier ou en tout cas se sentir obliger de m'inclure dans ses confidences de temps en temps. Alors que soyons sérieux : Je m'en fous royalement !

« T'es pas au courant Riley ? »
« Visiblement non … Qu'est ce que j'ai raté comme scoop génialissime encore ? »
« Les Ryans se sont battus l'un contre l'autre, mais comme des sauvages ! T'aurais vu ça ... »

Choc. J'arborai mon air de peste détachée, j'ai reculé d'un pas et ouvert la bouche en restant coincée comme ça pendant quelques secondes. Battus ? L'un contre l'autre ? Mais … pourquoi ? J'ai beau savoir que ça ne me regarde pas, je ne peux pas m'empêcher de me sentir … pas concernée mais … Je ne trouve pas vraiment de mots. Disons que ça ne me laisse pas du tout indifférente mais je secoue la tête pour retrouver une consistance ...

« T'as pas autre chose à foutre que cancaner comme ça Effy, sérieusement ? »

… et me fraie un chemin à travers elles toutes en prenant bien soin d'avoir le menton bien haut.

« T'es vraiment une pimbêche Riley ! »

Je me stoppe, me retourne lentement et la toise … Dire que je n'ai pas jubilé quand elle a reculé d'un pas serait mentir puis j'ai repris ma route, d'apparence détachée, à l'intérieur toujours perturbée par cette information. Information peut être à prendre à la légère venant d'elle, elle adore les ragots et surtout s'ils sont répétés, déformés, amplifiés, d'autant plus qu'elle a une certaine rancœur évidente envers le plus jeune de la fratrie pour plusieurs raisons, notamment parce qu'il s'est comporté avec elle à peu de choses près comme il l'a fait avec Charleen mais étrangement ça ne la rend pas plus sympathique à mes yeux pour autant.

Quand j'arrive dans le Hall les doigts de ma main droite joue avec le pendentif du collier que m'a offert mon père l'année dernière pour mon anniversaire et je jette un regard à mon poignet gauche pour lire l'heure : 11h30. Parfait ! J'ai faim certes mais 1h30 de concerto d'estomac c'est jouable et j'aurai encore plus faim en arrivant à table. Et devinez qui descend les marches d'un air nonchalant – en réalité c'est un plutôt l'air du type qui vient de se réveiller, je commence à le connaître plutôt bien cet air – mains dans les poches ? El Gaucho ! Un sourire étire mes lèvres mais je ne bouge pas, je l'observe, jusqu'à ce qu'il arrive au centre du Hall et là enfin je me décide et le contourne pour me pointer derrière lui en douce.

« Tu sais ce lustre, c'est comme le gui quand on passe dessous, c'est une tradition et donc je vais devoir t'y renvoyer. »

Il se retourne, j'affiche un sourire mi-innocent, mi-peste, la seconde d'après je me retrouve balancée sur son épaules et me débat plus pour la forme qu'autre chose en éclatant de rire. Il fini par me reposer par terre et cette fois c'est moi qui lui saute dessus, directement dans les bras plutôt. Que les autres nous regarde … Hum, m'en fiche. J'avais envie alors voilà, je l'ai fait, tout comme j'ai envie de l'embrasser alors c'est ce que je fais. Ça dure le temps que ça dure puis quand il me repose par terre on discute un peu, jusqu'à ce que je me jette à l'eau et pose une question qui me démangeait :

« Hey, t'es au courant pour Enzo et son frère ? »

D'un signe de tête il me fait comprendre que oui mais je n'aurai pas beaucoup plus d'explications et je comprends parfaitement donc n'insiste pas. Dans le fond ça ne me regarde pas, ça n'est pas non plus à lui de me dire ce qu'il sait et je respecte totalement ça. Je suis inquiète, disons intriguée par tout ça mais je sais rester à ma place même si l'envie d'aller voir Derek se fait toujours bien présente. Je me dis qu'après ça c'est sans doute encore moins le bon moment mais … quand ? Peut être qu'un jour ça me prendra comme une envie de pisser et je foncerais dans le tas. En attendant ça n'est pas Derek que j'ai devant moi mais Mateo, c'est donc à lui que j'accorde toute mon attention.

« Je déjeune avec Keza ce midi, on a un milliard de trucs de filles à se raconter, faut qu'on parle de Maxime et toi, entre autres, mais on se voit cet aprem après mon cours ? »
« Tu peux plus te passer de moi hein. »
« Rêve pas trop Gaucho, c'est simplement parce que tu dégages un peu de chaleur latine et pour les froids jours d'hivers du Royaume Unis c'est pratique ! »

On continue de s'embêter un peu puis il reprend sa route et moi la mienne. Je salue Matthew de loin parce qu'il est avec quelqu'un et je compte pas aller le déranger puis croise finalement les grumeaux aka Macy et William.

« Salut Macy ! Ça va ? »

Ils sont beaucoup à dire qu'on se ressemble par certains côtés, je prends ça pour un compliment ! On ne se connait pas très bien mais je crois que j'apprécie cette fille et si j'ignore totalement William c'est parce que ...

« J'te dirais bonjour dans une heure ou deux ! »

… j'aime bien l'emmerder, évidemment. Ça n'est pas tellement une private joke, enfin un peu quand même mais au bout de trois pas je fais demi tour et reviens lui claquer un bisou sur la joue.

« J'plaisante Detective Jackson, tu sais bien que je succombe à ce regard azur à tous les coups. »

Mais je ne suis déjà plus là, j'ai repéré ma Boulette qui tente de se barrer en douce à l'extérieur. Non non, tu t'en sortiras pas comme ça. Si vous voyez une Tornade traverser le hall, c'est moi, et la Tornade lui saute sans vergogne – oui j'avais envie d'utiliser ce mot que seule ma grand mère utilise encore – sur le dos.

« Yo Biatch ! Ça mousse ? »

Un gros bisou pour elle aussi et je descends de mon perchoir pour me planter à côté d'elle.

« Tu veux que je te prête de l'anti-cernes ? »

Dans deux secondes je me fais frapper parce qu'elle sait parfaitement à quoi je fais allusion aka ses nuits endiablées avec Maxime. Je suis insupportable, je sais.

Samedi, pendant le repas du midi

« Oh putain ... »

Le courrier vient d'arriver, aujourd'hui j'ai deux lettres. Une de ma mère, une autre de mon père, et ce qu'elles contiennent ...

« Oh putain ! »

Je relève la tête vers Keza qui est assise face à moi alors que les deux parchemins restent figés dans chacune de mes mains.

« Les parents ! »

Je ne trouve pas les mots, je me sens complètement … J'en sais rien, je n'arrive pas à décrire ce que je ressens en cet instant mais tout ce que je sais c'est qu'un large sourire se pointe et que je ne fais strictement rien pour l'empêcher de faire ce qu'il a affaire.

« Ils … Wow ! »

Ça ne me prend pas trois secondes de plus pour pousser les deux lettres dans sa direction : Dans l'une d'elle ma mère m'annonce qu'elle et Peter vont se marier. L'autre est un mot de mon père, il dit qu'il est au courant, qu'il l'accepte et qu'il est même très heureux pour « Peter & Moïra » … De l'eau a vraiment coulée sous les ponts dans cette famille.

« Tiens, faut que je chope Charleen. Love ya Biatch ! J'reviens tout de suite. »

Je ne peux pas rester en place une seconde de plus, je n'arrive pas à formuler les mots alors je décide de la laisser le lire par elle même et me lève sans plus attendre sous le regard intrigué de certains alors que je cavale dans le couloir entre deux tables en cherchant Charleen du regard.

« Charleen ! »

Je vois une main qui s'agite, elle est là. Je me dirige rapidement vers elle et me plante devant l'endroit où elle est assise, les bras qui s'agite dans tous les sens, un sourire que je n'arrive pas à contenir – tout en me disant que quelques années en arrière j'aurai jeté la lettre par terre et je serais partie bouder dans mon coin, furieuse. Oui, de l'eau a coulé sous les ponts.

« T'es au courant ?! Ton père … Ma mère ... »
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MessageSujet: Re: It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen   Lun 14 Sep 2015 - 11:13

►It's a beautiful day, they're gonna get married ◄
Riley & Charleen


Samedi 14 Février – Matinée


— Plus haute ta garde Charleen !

J'essaie. Vraiment, j'essaie. Mais j'ai autant de réflexe qu'un troll et en plus de ça, je déteste les sports de combat. Les confrontations physiques ont toujours tendance à m'angoisser, de peur que je ne prenne un coup ou d'en donner un mauvais qui pourrait porter préjudice à la personne en face de moi. Je sais que ce cours nous sera utile un jour ou l'autre et qu'il est toujours bon de savoir se défendre en cas de problème mais ma grimace en cette seconde est assez significative quand ma camarade de classe porte son deuxième coup que j'ai du mal à esquiver.
Elle éclate de rire en se penchant en avant.

— C'est pas drôle Mia!
— Tu devrais voir ta tête j'te jure, c'est vraiment comique.

J'affiche un air faussement boudeur alors qu'elle s'approche pour me taquiner, en me poussant légèrement d'un coup de hanche. Je sais qu'elle a raison et que j'ai l'air de tout sauf d'une warrior prête au combat. Je suis clairement le genre de personne à se rouler en boule au sol si on vient à l'attaquer comme un boulet de canon... C'est assez pathétique lorsqu'on n'y pense mais bon, je n'y suis pour pas grand chose. En plus, ça n'est pas faute de faire des effort !

— Tu veux qu'on inverse et que ça soit toi qui frappe ?
— Euh... Regard aux alentours pour voir où était le professeur. Non, ça ira.
— Oh allez ! Tu vas rien me casser t'en fais pas.
— Justement, tu sais pas ! J'ai pas envie de te donner un mauvais coup.
— Avec tes bras de poussin ? Aucun risque.
— Eh !

Et cette fois c'est moi qui la pousse gentiment alors qu'elle réajuste le chignon qui maintient ses cheveux bruns, lâchant un rire amusé. C'est une amie de ma classe et jusqu'à ces derniers temps, nous ne nous étions peu parlé. Je ne sais même plus comment ni quand le réel contacte s'est instauré, je n'y ai pas réellement réfléchit. Ça n'a pas tellement la moindre importance.
Le cours continue encore une bonne demi-heure et je suis en âge. Mia s'est chargée de m’entraîner un peu à deux trois choses sur un mannequin et c'est en nage que j'ai quitté la salle de cours, un peu déçu de ma performance d'aujourd'hui mais bizarrement plus légère. Rosalyn m'a déjà expliquée que c'était dû aux endorphines libérés durant un effort. C'est agréable.

— Au fait Blondie, tu vas lui donner quoi aujourd'hui ?
— Hum ? A qui ?

Je me dirige vers ma salle commune dans l'unique but de prendre ma douche mais ça ne m'empêche pas d'être surprit par la question. D'autant plus que je n'en comprends absolument pas le sens...

— Arrête de faire ta cachottière ! J'parle d'Ethan. C'est la saint valentiiiiin! C'est le moment de conclure !

Un brasier enflamme mes joues aussitôt sa phrase terminée. Je rentre ma tête dans mes épaules, glissant mes mains dans les poches de mon gilet un peu trop grand pour moi.

— N'importe quoi. C'est juste un ami.
C'était juste un ami...

Elle me bouscule gentiment, encore une fois, non sans manquer de rire et je ne lui répond pas. Ce n'est pas la première fois qu'elle me taquine sur le sujet. Au début, c'était des refus catégoriques où il était inconcevable de ressentir quoi que ce soit pour Ethan. Il est mon ami, je l'adore. Mais dernièrement, je me surprend à rougir lorsqu'elle m'évoque cette possibilité et lorsque je repense à ma manière de réagir lorsque j'ai vu Jordan me poser cette question...
Je refuse d'y penser plus, y voyant clairement un conflit psychologique et ça n'est pas ce que je veux à son sujet. J'occulte volontairement le tout et file directement dans la douche après avoir laissé Mia se diriger vers les Serpentard qui me claque un bisou sur la joue en partant. Je me surprends de grommeler que toutes ces histoires c'est du grand n'importe quoi auprès de Circée qui me répond d'un miaulement interrogateur.

¤¤

J'enfourne ma deuxième bouchée de mon rôti alors que mes yeux continuent de parcourir les lignes du livre qu'Ethan m'a prêté cette semaine. Je ne m'y attendais pas mais je suis complètement captivée par l’histoire d’Aléa dont je suis l’aventure avec assiduité. J’ai toujours vécue dans le monde magie, tout cela devrait peu m’étonner mais l’histoire est prenante dès le début et j’aime le caractère indompté de la jeune héroïne, ayant pour vœux secret de lui ressembler un jour. Elle dégage quelque chose au travers l’écriture qui me sensibilise et me touche.
Je mâchonne en silence, prenant à peine conscience du hibou qui vient de me déposer une lettre juste devant moi et qui picore par la même occasion un morceau de viande. Je le laisse faire, Autumn a pour habitude de récupérer sa petite récompense tout seul lorsque l’occasion s’il prête. Je lui caresse distraitement son plumage alors qu’il reprend son envol, sans attendre plus longtemps. Je patiente encore quelques secondes avant de décrocher totalement du livre et de me concentrer sur l’unique lettre se trouvant à côté de mon assiette. L’écriture est celle de mon père. J’affiche un sourire en coin, sentant mon cœur s’emballer pour la simple et bonne raison que c’est toujours un bonheur d’avoir de ses nouvelles, quand bien même il ne soit pas très bavard. J’ai remarqué ces derniers temps que j’oublie trop souvent que Moïra n’a pas toujours été là et que la seule personne étant présente lors de mes nombreux cauchemars était papa, lorsque j’étais beaucoup plus jeune. Je me souviens de ces soirs où il passait parfois une heure à me rassurer, me racontant des histoires en tout genre pour m’apaiser. Il a toujours été très intransigeant, parfois un peu dur aux yeux de certains, mais jamais il ne m’a privé d’amour ou de quoi que ce soit d’autre.

J’ouvre l’enveloppe et en sors la lettre parcheminée, ramenant une mèche blonde derrière mon oreille. Une fois dépliée, je commence à lire les premiers mots alors qu’une voix retentie au loin : Celle de Riley.

— Charleen !

Je lève la main distraitement pour signaler ma présence mais plus mes yeux parcourent les mots et plus je… crois rêver.
Mon cœur bat à la vitesse d’une paire d’aile de papillons et je sens mon sourire s’élargir, mots par mots, et surtout au fur et à mesure que je comprends le sens de ses phrase. Riley se plante devant moi, je l’entends plus que je ne la vois. Mon cerveau est en arrêt total, n’arrivant pas à réaliser ce qu’il vient de lire.

— T'es au courant ?! Ton père … Ma mère ...

Je lève les yeux vers elle, bouche entre-ouverte.
Je n’arrive pas à y croire.

— Je… je lève la lettre à la hauteur de mon visage. Ils vont… se marier. Riley. Ils vont se marier.

Je me lève d’un bond, butant contre la table, renversant un peu de mon verre d’eau mais je ne décroche pas mon regard de Riley qui… bon sang. Mes joues s’empourprent et je laisse exploser un cri de joie en levant les bras en l’air comme si l’on venait de m’annoncer la naissance d’un frère ou d’une sœur ou même que je venais de gagner la coupe du monde de je ne sais quoi. Un mariage. Mon cerveau percute de plein fouet et je me dandine d’un pied sur l’autre tout en relisant la lettre, ma main dans mes cheveux, mon sourire ne finissant plus de s’agrandir. Les autres nous regardent sautiller sur place mais je ne prête pas attention de savoir quelles sont leur réactions face à cet étalage de bonheur puisque dans des gestes précipités et complètement désordonnés je remballe tout dans mon sac, voix tremblante.

— Bon sang, bon sang, bon sang.

Je jette mon sac sur mon épaule avant de me tourner vers Riley, les joues empourprées et humides de quelques larmes que j’ai laissée échappé sans m’en rendre compte.

— Viens !

A peine l’ais-je rejoins au bout de la table que je lui prends la main et l’entraine vers la sortie. Je n’aime pas me donner en spectacle mais là, trop de chose se bouscule chez moi. Comme une grosse boule de feu d’artifice qui crépite et menace s’exploser, et si je ne sors pas dans les 10 prochaines secondes…

— Ils vont se marier !!!! Bon sang Riley tu te rends compte !

… J’ai à peine fermé la porte du Hall que j’ai fait un bond sur place avant de lui sauter dans les bras sans ménagement. Au diable les bonnes manières et la retenue, je peux difficilement ne pas laisser exprimer cette joie profonde qui me tenaille depuis quelques secondes. Je n’ai même pas fais attention un seul instant à ceux qui se trouvaient dans la grande salle, professeurs ou élèves, complètement emportée dans ma nouvelle joie de vivre. Tout ce qui m’importe en cette seconde c’est cette lettre dans ma main et Riley devant moi qui, visiblement, à l’air tout aussi enjouée que moi.
J’ai le cœur qui bat à une allure vertigineuse mais je ne m’en sens pas étourdie. Un peu. Mais de joie. Je n’arrive toujours pas à y croire et je me demande comment je vais contenir cette fusion de bonheur aujourd’hui. Mes mains saisissent celles de Riley, un million de question fusant dans ma tête.

— J’me demande comment papa s’y est pris pour demander la main de ta mère… Bon sang que c’est étrange de formuler ça à voix haute. J’essuie une larme d’un geste rapide avant de reprendre, un air interrogateur sur le visage, levant mon regard vers le plafond. A moins que ça ne soit elle qui le lui ait demandé…

Ce qui m’étonnerait peu en vue du caractère franc et bien trempée de Moïra et de l’humilité de mon père qui est l’homme le plus réservé que j’ai jamais vu. Avec Mr Helland.
J’arrête un instant de sautiller sur place, mes mains passant de ses doigts à ses bras, sourire timide aux lèvres.

— Ca veut aussi dire que toi et moi… on va être des sœurs. Enfin, on l’est déjà mais c’est comme si ça concrétisait les choses. Même si au fond c’est sûrement stupide parce que ça ne change rien pour nous, enfin je crois…. Moment de pause alors que je me remets à me dandiner sur place, le cœur toujours palpitant. Désolée j’parle trop.

Mais il est difficile de contenir autant de bonheur dans un si petit corps.
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MessageSujet: Re: It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen   Ven 18 Sep 2015 - 20:07

Je suis actuellement coincée entre deux états : Le blocage total et l’euphorie, comme si une part de moi exerçait encore une certaine retenue quand à cette information. Peut-être que ça tient du fait que Charleen n’a pas encore eu de réaction, c’est possible, mais si elle avait l’air tranquille et perdu dans son bouquin jusqu’ici je vois bien qu’elle est désormais totalement concentrée sur une lettre qu’elle a reçu. Au hasard – pas du tout en fait – je dirais qu’elle a reçu exactement la même que moi ou plutôt une lettre l’informant de ce que je viens moi-même d’apprendre plutôt. Je l’ai appris par ma mère, je pense qu’elle doit être entrain de fixer un écrit de Peter.

Je retiens deux choses quand elle lève finalement les yeux vers moi : Un franc éclat de rire du à son expression faciale et un cri d’hystérie. Mon sourire qui n’arrête pas de s’étirer et le fait que je sautille sur place en sont des preuves flagrantes, tôt ou tard ça va finir par exploser.

« Je… Ils vont… se marier. Riley. Ils vont se marier. »

*insérer ici la marche nuptiale*

Ils vont … se marier. Un mariage. Il va y avoir un mariage dans la famille !!! Je vais voir ma mère en robe blanche – ou non – et même si je n’aurai jamais cru ressentir ça un jour cette idée et cette vision qui se forme déjà dans ma tête me rend incroyablement heureuse. Je crois en plus de ça que je n’aurai sincèrement pas pu rêver mieux comme beau-père que Peter. Je lui ai fait vivre un enfer et pourtant il a toujours été patient avec moi … Exactement comme Charleen …
Un instant je la regarde et un sourire plus calme s’esquisse sur mon visage. Elle a l’air vraiment heureuse d’apprendre cette nouvelle et ça me fait réellement plaisir. Je crois qu’elle a toujours voulu qu’on forme une vraie famille, qu’elle a adopté Maman presque aussitôt et même si je ne pourrais jamais me mettre à sa place parce que j’ai la chance d’avoir toujours ma mère, même si j’ai également fait vivre un enfer à cette dernière, je … Comment dire ça … Je suis heureuse de partager Maman avec elle. J’ai vraiment été injuste avec eux trois, ça fait quelques mois maintenant que j’essaie de rattraper le tir et aujourd’hui cette famille prend un degré de sérieux supplémentaire.

« Bon sang, bon sang, bon sang. »

Retour sur terre, je me rends compte qu’elle a ramassé toutes ses affaires alors que j’ai laissé les miennes auprès de Keza et avant que je n’ai eu le temps de dire quoi que ce soit ou de réagir je me retrouve embarquée …

« Viens ! »

… par une mini tornade blonde. Un peu de bousculade, j’éclate de rire et la suit sans protester jusqu’à l’extérieur de la Grande Salle. La porte est à peine fermée qu’elle se met à bondir sur place et je n’en ri que de plus belle.

« Ils vont se marier !!!! Bon sang Riley tu te rends compte ! »
« Je … Je sais pas trop si je me rends compte en fait ... »

Mon sourire ne me quitte pas, pourtant je me sens comme complètement scotchée par la nouvelle et si Charleen explose étrangement chez moi ça tarde à venir. Je n’en suis pas moins contente, loin de là, je crois … que je suis sous le choc en fait. Ses mains attrapent les miennes, je les regarde une seconde puis relève la tête pour lui faire face.

« J’me demande comment papa s’y est pris pour demander la main de ta mère… Bon sang que c’est étrange de formuler ça à voix haute. »

Maman … mariée … C’est peut être stupide mais je crois que je ne l’ai jusqu’ici jamais vraiment vu comme une femme mariée … Je ne sais pas trop comment l’exprimer, je pense simplement qu’elle était ma mère et … c’est tout. J’en ai oublié qu’elle était une femme à part entière, c’est moche.

« A moins que ça ne soit elle qui le lui ait demandé… »
« Je crois que ça ne m'étonnerait même pas d'elle ! Mais t'inquiète, on leur fera passer un interrogatoire. »

Faut pas croire, mon caractère et ma manie de bouger partout tout le temps, ils ne sortent pas de nulle part ! Paradoxalement je sais qu’elle peut se montrer très douce et calme, surtout quand elle se trouve avec Peter d’ailleurs, à la réflexion. Est-ce qu’elle était comme ça avec Papa ? Je n’en ai pas le souvenir en tout cas. Ils se sont séparés il y a des années maintenant, je ne me souviens plus vraiment de tout ça.

De mes mains, celles de Charleen glissent sur mes bras et quand je capte à nouveau son regard je me rends compte qu’il a changé, qu’il est moins franc, plus timide. Qu’est ce qui est entrain de te passer par la tête toi … ?

« Ça veut aussi dire que toi et moi… on va être des sœurs. Enfin, on l’est déjà mais c’est comme si ça concrétisait les choses. Même si au fond c’est sûrement stupide parce que ça ne change rien pour nous, enfin je crois … »

C'était donc ça … Mon sourire s'élargit mais il change, se teinte d'une part de tendresse je pense et mes mains se posent sur ses bras : Le contact est ainsi établi des deux côtés et je ne l'a quitte pas des yeux alors qu'elle semble ne plus vraiment savoir où se mettre.

« Désolée j’parle trop. »

Je ne réprime pas le rire amusé qui me secoue et me fait la lâcher sans trop y faire attention puis récupère mon sérieux en replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille tout en regardant le sol par réflexe pendant une seconde, deux tout au plus. De nouveau mes yeux vont se planter dans les siens, un sourire étire toujours mes lèvres.

« Dans les faits non ça ne changera rien effectivement mais on va former une famille d'un point de vue légale ... »

Peter va devenir le mari de Maman, il va officiellement devenir mon beau-père même si tout comme Charleen je l'ai déjà accepté en tant que tel depuis maintenant plusieurs mois. Un instant j'ai une pensée pour Kezabel, pour Shannon et son père … Si moi j'ai fini par me faire à cette idée et bien sur la situation n'est pas du tout la même puisqu'aucun de mes parents n'est décédé, je ne peux pas m'empêcher de penser à ce qu'elle pourrait ressentir si son père lui annonçait la même chose les concernant. Elle n'en parle pas beaucoup mais je la connais presque comme ma poche maintenant et je ressens, je sens que la pilule ne passe pas aussi facilement que ça. Je ne peux pas me mettre à sa place, je ne peux pas comprendre, mais quelque part j'ai aussi rejeté Peter en bloc parce qu'il prenait la place de mon père … Et si c'était Papa qui refaisait sa vie ? Stop, tu mélanges tout Riley, redescends sur terre, réveilles toi et concentre toi sur ces faits là : Peter et Moïra. Et Charleen ...

« Ça veut dire que maintenant j'ai le droit de manger toutes tes Chocogrenouilles parce que tout ce qui est à toi est à moi petite sœur !!! »

MOUAHAHAHAHAHAH ! Tu ne l'avais pas vu venir celle là, pas vrai ? Comme pour agrémenter ma taquinerie je commence à lui pincer la taille et lui tirer la langue tout en sautillant dans un comportement extrêmement mature … Ahum … pour finalement me calmer un tant soit peu et attraper une de ses mains plus tranquillement.

« Ça ne changera rien pour nous deux parce que comme tu le dis on est déjà sœurs. »

On y travaille tous les jours mais c'est un fait acté, établi, et loin de moi l'idée de revenir en arrière. J'ai accepté Peter et Charleen comme j'aurai du le faire depuis bien longtemps, j'ai également accepté ma mère et discuté avec elle de nos différents, aujourd'hui les choses sont à leur place et mon bonheur est à son comble quand je sais que Papa à lui aussi sa place parmi tout ce petit monde. Le fait qu'on ait pu être tous réunis pour Noël a représenté énormément pour moi et je pense que c'est un sentiment partagé par a peu près tout le monde. On est … une famille, une famille qui a résolu ses conflits dont j'étais finalement la seule cause. Certes Papa et Maman ne s'entendaient plus vraiment mais je n'ai clairement rien arrangé mais même si je m'en veux ça ne changera rien aux faits. Je me suis excusé, j'ai dit ce que j'avais sur le cœur, j'ai écouté, pris conscience de beaucoup de choses. Maintenant, allons de l'avant !

« Mais ça nous donnera une occasion de faire la fête ! »

Et de s'habiller comme des Princesses, de boire du champagne, de danser jusqu'au bout de la nuit et même de verser notre petite larme. Rien qu'en imaginant tout ça – je me surprends moi même, je ne me savais pas aussi enjouée par l'idée d'un mariage – je me retrouve entrain de sauter sur place tout en poussant des couinements à la limite de l'hystérie.

« Mince … Je pensais pas que ça me ferait autant plaisir. Ça … me fait plaisir de voir que ça me fait plaisir. »

Bonjour, ceci étant le moment égocentrique du jour.

« J'ai reçu une lettre de Papa aussi, il dit qu'il est au courant et surtout qu'il est content pour eux. »

Je pense que c'était clairement une condition sine qua none à ma façon de prendre la nouvelle. Je n'aurai pas pu réellement me réjouir si je ne savais pas qu'il était d'un au courant et surtout qu'il le prenait sinon bien au moins … pas mal. Je sais qu'il pourrait très bien m'avoir envoyé cette lettre pour me rassurer, tout en étant atteint par la nouvelle mais voulant me le cacher mais je crois que je suis convaincu qu'il accepte réellement. J'ai vu les changements, il est passé à autre chose et même si ça doit peut être lui faire un pincement au cœur quand même … Je crois que je vais de toute façon lui poser la question clairement. Il me répondra probablement de ne pas m'inquiéter pour lui mais il serait naïf de penser que je vais l'écouter à ce sujet.

« Faut qu'on l'dise à Lukas ! Il fait presque partie de la famille après tout. »

Il est plus proche de Papa c'est vrai mais je crois que Maman l'apprécie également beaucoup et que Peter n'a au moins rien contre lui. Il était là à Noël, il s'est fondu dans la masse, il m'a semblé comme un poisson dans l'eau ! De toute façon en ce qui me concerne il fait partie de la famille. Il est mon petit frère, rien ne pourra changer ça, y compris l'absence de lien du sang.

Mais fini de parler de tout ce monde là … J'affiche désormais une moue qui en dit long et un sourire en coin étire mes lèvres alors que je passe mon bras par dessus les épaules de Charleen.

« Alors dis-moi jolie blondinette, tu demanderas à Ethan de t'accompagner ? »

Tu ne pensais quand même pas y échapper, n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen   Mar 29 Sep 2015 - 10:50

— Dans les faits non ça ne changera rien effectivement mais on va former une famille d'un point de vue légale ...

Ses mots me font du bien, là quelque part. L’excitation de la nouvelle est toujours présente mais elle semble s’être calmée, apaisée, plus réservée. Mon sourire ne se défait pas de mon visage et même si je le voulais, il ne pourrait pas. Ce mariage est une perspective que je n’avais envisagée… Mais maintenant qu’il est annoncé, je suis étonnée que ça ne m’ait pas venu plutôt en tête. Un tas de questions se bousculent dans ma tête, surtout destinées à papa. J’ai une pensée fugace pour maman et je sais que de là où elle est, elle est heureuse pour lui. Pour nous. Retrouver une famille reconstruite, recomposée à partir des débris d’une vie est réconfortant. Comme si enfin, nous rebâtissions tout cela sur des piliers plus solides. Comme le dit Riley, tout cela sera réel d’un point de vue légal. Personne ne pourra lutter contre ça et l’idée que je puisse dire à qui que ce soit qu’elle est ma sœur… oui, là aussi ça me réconforte.

— Ça veut dire que maintenant j'ai le droit de manger toutes tes Chocogrenouilles parce que tout ce qui est à toi est à moi petite sœur !!!
— Hein ? Non ! Si tu fais ça, je m’accapare Monkey !

Pas mes chocolats… Oui, depuis qu’elle m’en a ramenée de France je me suis découverte une vraie gourmandise pour ça. Et je me tortille alors qu’elle me pince la hanche non sans lâcher un rire amusé. Tout est si léger que j’ai peine à y croire. Nos rires s’élèvent, comme si plus rien ne comptait et ça me fait du bien. Comme un moment de repos parmi cette tension qui s’est allégée ces derniers temps.
Nos rires se calment, Riley prend ma main dans la sienne et je cesse de me balancer d’un pied sur l’autre. Je suis loin de la jeune fille qui tremblait de terreur une semaine plus tôt d’avoir vu et entendu Maxime se transformer…

— Ça ne changera rien pour nous deux parce que comme tu le dis on est déjà sœurs.

Même s’il nous a fallu du temps et de la patience. Surtout de la patience. Je me souviens d’une époque où nous étions loin de toute cette légèreté et ce désir de fonder une famille unie. Du moins, de la part de Riley. Parce que si j’ai été plus que comblée d’apprendre que papa entamait une relation sérieuse avec une femme ayant elle-même une fille plus âgée que moi, ça n’a pas été le cas de celle que je considère aujourd’hui comme une sœur à part entière. Je peux comprendre les raisons de son rejet même si sur le moment je m’en suis trouvée plus vexée et blessée qu’autre chose. L’idée d’avoir une grande sœur était une sorte… d’idéal. Avoir quelqu’un sur qui compter autre que papa ou même Moïra. Quelqu’un à qui demander des conseils, avec qui passer du temps dans ce château alors que je vivais parfois mal la séparation à long terme du cocon familial.
C’était il y a un an… Maintenant, tout semble s’être métamorphosé. Ca n’est pas moi qui vais m’en plaindre !
Je lui offre un sourire, gardant sa main dans la mienne profitant de l’apaisement que cela me procure. Je suis contente qu’elle le prenne comme ça aujourd’hui.

— Mais ça nous donnera une occasion de faire la fête !
— Oui ! Et de te voir dans un état proche de l’ébriété… Il parait que tu es plutôt amusante avec un coup dans le nez.

Sourire qui en dit long sur ce que je sais.
On dit merci qui ? Merci William. Maxime étant chez Serpentard, il lui ait arrivé apparemment d’assiste à une ou deux scènes plus ou moins amusantes d’une Riley pompette. Un instant, je l’imagine dans le même état à ce mariage et mon sourire ne fait que s’agrandir. Note à moi-même : Ne pas manquer d’immortaliser ça. Sait-on jamais que ça pourrait me servir… pour un autre mariage…
Cela dit, elle saute sur place et j’éclate de rire. Elle semble avoir perdu presque 5 ans et ça lui va bien.

— Mince … Je pensais pas que ça me ferait autant plaisir. Ça … me fait plaisir de voir que ça me fait plaisir.

Mon sourire s’élargit. Si ce bonheur fait celui d’autres, alors tant mieux. En tout cas, il fait le mien, sans aucune hésitation.

— J'ai reçu une lettre de Papa aussi, il dit qu'il est au courant et surtout qu'il est content pour eux.
— Tant mieux alors.

Mon sourire reste présent. Je pense que c’est quelque chose d’important pour elle que de savoir son père dans la confidence. Je sais ce que ça fait de perdre un de ses parents mais pas d’avoir une famille éclatée et déchirée par des désaccords. Je ne sais pas si je dois m’estimer « heureuse » d’avoir perdu ma mère alors que je n’avais que 4 ans… Peut-être est-ce que c’est pour cela que je le prends aussi bien aujourd’hui ? Peut-être est-ce parce que j’ai eu le temps de faire avec et parce que j’étais bien trop jeune pour ressentir une peine semblable à celle que j’aurai ressenti si je l’avais perdu à 17 ans. Elle me manque parfois, même souvent. Certains jours sont plus durs que d’autres pour la simple et bonne raison que j’essaie de garder en tête le peu de souvenir que je conserve de maman. Sa douceur, son parfum, le timbre de sa voix. Je ne veux pas perdre l’essentiel, jamais.

Je me recentre sur Riley et me souviens parfaitement de son père qui a passé Noël avec nous. J’ai aimé sa joie de vivre, ses sourires et sa présence. C’est un homme simple mais gorgé de peps, d’humanité qui ne m’a pas laissé insensible. Je me demande s’il sera présent… Est-ce que ça n’est pas difficile pour lui de voir son ex-femme refaire sa vie ? Même si je suppose que les années passées aident à passer autre chose.

— Faut qu'on l'dise à Lukas ! Il fait presque partie de la famille après tout.
— Oui ! mon sourire s’élargit. On va lui trouver un beau costume et je te parie 5 galions qu’il verse sa petite larme.

C’est ouvertement une taquinerie faite de la part de celle qui pleure le plus dans ce château… Peu importe. L’idée de trouver un costume à Lukas m’ait venu naturellement puisque comme le dit Riley, il fait partie de la famille pour elle… et le voir au mariage me parait absolument normal et dans l’ordre des choses. Un vague souvenir me ramène à Noël où nous avons… enfin légèrement flirté. Sans réellement en prendre conscience ni que ça se concrétise. Un moment d’égarement. Et je me souviens également de lui avoir fait essayer un costume qui lui allait parfaitement. Seul le prix semblait moins convenir…

Riley passe un bras par-dessus mes épaules et je lui attrape machinalement la main alors que je capte ce sourire au coin des lèvres.

— Alors dis-moi jolie blondinette, tu demanderas à Ethan de t'accompagner ?

Je me redresse et rougis aussitôt. Voilà pourquoi je suis une personne incapable de mentir ou de me jouer de quelqu’un. Je sens le rouge me monter aux joues alors que je fronce les sourcils, faisant mine de ne pas comprendre. Enfin.. en réalité je ne comprends pas pourquoi je me teinte aux couleurs des gryffondors. C’est n’importe quoi.

— Je… euh… J’sais pas.

Je baisse les yeux au sol en me grattant machinalement le front, toussant dans mon poing. Pourquoi faut-il que je réagisse comme ça en parlant de lui ? Ethan est un ami, l’un des plus proches que je possède malgré le peu de temps que nous nous connaissons. J’aime passer du temps avec lui, ça me semble comme une évidence de venir lui raconter ma journée, de l’entendre raconter la sienne, de lui demander un conseil, de venir le trouver si j’ai la sensation de me sentir un peu perdue. De là à l’inviter au mariage ? L’idée est aussi séduisante que pétrifiante, sans que je ne sache réellement pourquoi.

— C’est qu’un ami, j’suis pas sûre que ça … enfin, qu’ils veuillent que j’invite quelqu’un comme ça.

Pourquoi est-ce que j’ai la sensation de me justifier ?
Et de rougir un peu plus.
C’est ça, baisse les yeux sur le bout de tes chaussures… enfin ça c’est jusqu’à ce que je capte son sourire.

— Eh ! Arrête avec cette moue moqueuse ! C’est juste un … ami.

Je commence à connaitre Riley. Riley et ses mimiques. Je l’ai suffisamment vu faire lorsqu’elle taquine Kezabel par rapport en Maxime. Et c’est pas comme si j’embrassais Ethan et… Accélération du rythme cardiaque. C’est la première fois que je vois les choses sous cet angle et la chaleur qui se diffuse au creux de mon ventre me redresse. J’ai honte d’avoir pensée ça alors qu’il est probablement encore amoureux de Jordan et qu’il se remet à peine d’avoir été recalé.

Entourloupe. Allez.
Je m’écarte de son étreinte, glisse mes mains dans les poches de mon gilet avant de reprendre un semblant de contenance, la défiant du regard non sans un sourire aux lèvres.

— Et toi ? Moment de silence… Tu vas inviter ton bel idalgo ?

Chacune son tour et surtout, chacune son terrain d’attaque.
Enfin… si on appeler ça une attaque alors que je réprime un fou rire.
Amusé ET nerveux le fou rire.

— Qui sait, peut-être que lui aussi te fera une demande en mariage là-bas ?

J’éclate de rire et esquive les gestes de Riley sans succès, laissant éclater la joie de vivre qui s’empare de moi. Je ne la taquine que très rarement sur le sujet, ne suivant que de loin ce qu’il se passe entre eux deux. Ici, ça n’est que la simple réponse à sa propre taquinerie cachée et à aucun moment je ne me braque sur le sujet. Pas quand ça vient d’elle. Au contraire, j’apprécie ces moments entre … sœurs, tout simplement.
Je reprends mon souffle et mon sérieux par la même occasion en me frottant la joue d’un geste machinal. Je ne remarque pas ceux qui passent près de nous, ceux qui nous regardent parfois un peu surpris ou amusés. Plus rien ne compte réellement en réalité, pas en cette seconde. Je glisse mon bras sous celui de Riley pour l’entrainer un peu plus loin.

— Plus sérieusement, tu comptes l’inviter ? Je plante mon regard dans le sien alors que je viens me placer devant elle, léger sourire aux lèvres. J’ai pas très bien suivi tout ça en fait… Enfin, si tu veux pas en parler, on peut ne pas le faire ! Mais je me disais qu’on parle peu de tout ça…

Je hausse les épaules, glissant mon regard au sol avant de revenir vers ma sœur – qui le sera un peu plus bientôt et l’idée me gorge d’une joie de vivre rarement ressenti -, toujours un sourire aux lèvres. Tranquille, apaisée. L’âge et les emplois du temps font que certains moments passent à la trappe. C’est comme ça, ça n’est pas volontaire. C’est pas comme si elle et moi ne parlions jamais parce que c’est faux. Riley a été présente un bon nombre de fois lorsque je n’allais pas bien et j’aimerais pouvoir faire la même chose avec elle, même si je suis la plus jeune. Je reste sa sœur, j’ai un rôle à tenir, à maintenir, que je désir entreprendre le plus sérieusement possible.

— Je me disais que … Enfin, je m’intéresse à ce que tu es, fais et vis. J’ai envie de partager un peu plus avec toi.

Comme deux sœurs. Comme nous le sommes toi et moi.
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MessageSujet: Re: It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen   Sam 3 Oct 2015 - 12:26

Lukas en costume ? Je pense qu'il ne serait pas le seul à verser sa petite larme … D'une parce que … Assister au mariage de sa mère est quelque chose d'important et d'émouvant, surtout après tout ce qui a pu se passer au sein de cette famille et même à l'extérieur, et de deux parce que … Je le revois encore dans son pyjama Spiderman … Il grandi, mon bébé devient un jeune homme chaque jour un peu plus même si ça me réconforte de voir qu'il est toujours aussi tête en l'air. Je n'ai pas envie qu'il grandisse trop vite, c'est comme ça. Il avait onze ans quand on s'est rencontré, je le revois avec son air circonspect, accusateur même, se demandant ce que cette Serpentard faisait toujours fourrée chez les Jaunes ! Affront ! La situation m'amusait, j'ai néanmoins fini par le remettre « gentiment » à sa place et l'affection que je lui porte aujourd'hui est rapidement devenue une évidence. En me retournant sur le passé je crois que je réalise à peine à quel point c'était différent il y a encore quelques mois … Je n'acceptais pas Charleen et Peter, je rejetais ma mère en bloc et finalement ma famille se résumait à Papa et Lukas. Ils ont tous les deux une place extrêmement importante dans ma vie et ça ne changera pas, ce sont mes hommes, je les aime plus que tout au monde. Ça ne m'empêche pas de faire un peu de place à deux nouveaux êtres, et à laisser celle qui ma donner la vie reprendre sa place légitime ce qui donne une grande et belle famille. Je n'ai pas de cousin, juste des grands-parents, pas d'oncle et tante non plus et ça ne me déplait vraiment pas de voir cette famille s'agrandir officiellement, bien au contraire. Le Noël qu'on a passé tous ensemble était tout simplement extraordinaire, j'en ai encore le cœur qui danse la lambada en y repensant et je me rends compte à quel point la notion de famille est devenue finalement importante à mes yeux. Est ce que je réagirai de la même façon s'il s'agissait de Papa refaisant sa vie ? Ça n'est pas de ça dont il s'agit, il ne faut pas non plus me demander de faire des miracles.

Bordel Riley, tu deviens sentimentale !

D'un autre côté, pourquoi est ce que je m'en priverai ? Tout le monde n'a pas ma chance, j'en ai pris conscience au fil du temps, des rencontres, des évènements. Fini la crise d'ado – pour certains points en tout cas – je crois que la petite peste capricieuse a grandi, muri, et sait maintenant faire la part des choses. On ne choisi pas sa famille, c'est vrai, pas sa famille de sang en tout cas mais en ce qui me concerne et au même titre que mes amis les plus proches et en ça je pense surtout à Kezabel, ils sont très certainement la « chose » qui compte le plus au monde pour moi. Je serais donc une grande soeur en carton si je ne taquinais pas ma petite sœur à propos de sa vie sentimentale !

Ses doigts accrochés aux miens, elle se redresse tel un suricate montant la garde en sortant de son terrier et quand mes yeux se posent sur son teint cramoisi j'éclate littéralement de rire sans aucune retenue. C'est ça, fais l'innocente …

« Je… euh… J’sais pas. »

L'éclat de rire se transforme en un sourire mi-amusé, mi-attendri quand je me rends compte qu'elle considère la question en fixant le sol comme s'il était la chose la plus intéressante sur terre. Je l'ai mise mal à l'aise, ça crève et les yeux et je me sens un peu coupable je l'admets mais … c'est comme qui dirait trop tard.

« C’est qu’un ami, j’suis pas sûre que ça … enfin, qu’ils veuillent que j’invite quelqu’un comme ça. »

Hum. Question pertinente. Je sais, ça n'est pas une question mais tout le monde a saisi l'idée. Et tu sais que si tu veux que j'arrête de te charrier et que je te crois quand tu me dis qu'il n'est qu'un ami il faudrait commencer par arrêter de rougir comme ça tout en regardant tes pieds parce que … comment dire … c'est difficile de réprimer mon sourire là …

« Eh ! Arrête avec cette moue moqueuse ! C’est juste un … ami. »

T'essaies de convaincre qui là ? Toi ou moi ? Non je ne le formulerai pas parce que je ne veux pas la mettre encore plus mal à l'aise et dans le fond … ça ne me regarde pas. Mais j'adore ça ! Je suis une véritable peste, une fille quoi, et je crois que c'est inutile d'aller demander à Kezabel ce qu'elle pense de la question … Je suis un ange. Il n'empêche que je ne suis pas aveugle, je vois bien que ça la tracasse et que dans sa tête il est entrain de se passer un truc, na. Pourquoi tu me regardes comme ça toi ?

« Et toi ? »
« Quoi moi ? »

Non je n'ai pas l'intention d'inviter Ethan au mariage des parents.

« Tu vas inviter ton bel idalgo ? »

Non mais regardez là avec son petit air fier et arrogant ! Retour à l'envoyeur, je fais clairement moins ma maligne.

« Qui sait, peut-être que lui aussi te fera une demande en mariage là-bas ? »
« Wow, wow, wow ! Doucement dans les rangs ! »

Non mais ça va pas bien de dire des choses pareilles ?! Oui, bon, ok, je l'ai cherché mais comme je suis une teigne et que la meilleure défense c'est l'attaque bien évidement j'en viens aux mains et commence à la chatouiller pour lui faire payer cet affront ultime … tout en me marrant autant qu'elle. Mateo a un mariage ? Mateo me demandant en mariage ? AHAHAHAHAHAHA. L.O.L. N'importe quoi.
A mesure que les choses se calment physiquement je me surprends à sérieusement considérer la question – pas celle de la demande en mariage, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit – et puis Charleen m'attrape le bras, je la laisse faire en titubant comme si j'étais soule. Ça fait longtemps que je n'ai pas été soule tiens d'ailleurs mais ça n'est pas le sujet même si elle l'a mentionné tout à l'heure. Tu veux me voir en état d'ébriété ? Hum ... Je sais pas trop là ... C'est risqué, non ? Comment ça j'assume pas ?! C'est faut, c'est juste que c'est ma petite sœur et je ne voudrais pas faire devant elle quelque chose qui pourrait la choquer.

« Plus sérieusement, tu comptes l’inviter ? J’ai pas très bien suivi tout ça en fait… Enfin, si tu veux pas en parler, on peut ne pas le faire ! Mais je me disais qu’on parle peu de tout ça… Je me disais que … Enfin, je m’intéresse à ce que tu es, fais et vis. J’ai envie de partager un peu plus avec toi. »
« J'crois qu'on n'en est pas encore là. »

Sans savoir si on le sera un jour. C'est un sourire tranquille que j'adresse à la petite blonde tout en allant m'adosser au mur, le derrière posé sur un léger rebord. Est ce que ça me dérange de lui parler de ça ? Pas le moins du monde. Ça n'a rien de tabou, je suis simplement entrain de réfléchir un peu tout en jouant avec une mèche de cheveux. Je crois que je suis entrain de faire une sorte d'état des lieux dans ma tête, tout simplement.

« Ça se passe bien, très bien même, mais on se connait encore pas très bien, on n'a même pas défini ce qui se passe et … ça nous va comme ça à tous les deux. Je ne me projette pas du tout, qui sait où on en sera dans quelques mois ? »

C'est clairement impossible à dire même si je me sens plus proche de lui chaque jour qui passe et … Je me rends compte que ça me fait clairement moins peur qu'auparavant. Je crois que je m'y habitue, et plutôt bien en fait. La vérité c'est que j'ai simplement arrêté de me prendre la tête, je prends simplement les choses comme elles viennent et c'est beaucoup plus vivable comme ça. Pourquoi en faire des caisses après tout ?

« J'adore passer du temps avec lui, bizarrement un peu plus que quand j'avais envie de lui arracher les deux yeux et de les lui faire avaler. »

Mon air sérieux s'effrite pour laisser sa place à un éclat rire assez franc, rire qui se transforme en sourire alors que je redeviens tranquille. Mes doigts jouent toujours avec mes cheveux et je me surprends à regarder le lustre d'un air pensif … Ahum. Retour sur terre Mlle Jenkins !

« Je l'aime bien. Malgré le fait qu'il soit un sale con arrogant. »

Cette fois c'est un clin d'œil que j'adresse à ma petite sœur, un clin d'œil qui a peut être pour vocation d'accentuer le côté ironique bien que réel de la chose. Certes il est un sale con arrogant mais il n'est pas que ça, loin de là, et je ne veux pas qu'elle s'inquiète ou quelque chose dans ce genre là. J'ai, je pense, suffisamment de caractère pour être en mesure d'affronter le côté sale con arrogant de Monsieur Vargas mais il se trouve que même si ça fait une partie de son charme – ouais, ouais – je n'ai plus vraiment à y faire face depuis qu'on a arrêté de jouer les crétins trop fiers tous les deux.

« Papa et Maman ne savent même pas qu'il existe et pour l'instant c'est très bien comme ça. Y a pas de quoi en faire une affaire d'état ou un truc sérieux, on ne se prend pas la tête même si ... »

Même si ? Même si c'est plutôt évident. Il est réellement plus qu'un sale con arrogant ...

« Ouais, je m'attache à lui. »

Et ça fait bizarre de le dire à voix haute. D'ailleurs je ne peux pas m'empêcher de regarder alentours comme si j'avais peur que quelqu'un entende ce que je viens de dire. Quelqu'un, n'importe qui, sans doute en partie à cause de cette histoire de fierté mal placée mais surtout … J'ai peur que lui l'entende et que ça lui donne envie de fuir parce que clairement je n'ai pas envie qu'il s'éloigne. Ça n'est pas juste physique entre lui et moi, seulement on n'a pas posé de mots là dessus et je m'en voudrais si cette évidence venait tout gâcher. Rome ne s'est pas faite en un jour, est ce qu'on peut changer de sujet maintenant ? Faudrait pas que ça le pousse dans les bras de … Au hasard … Daniela par exemple ! Ça serait dommage pour elle … Elle risquerait de se prendre une rafale écossaise en pleine face. BREF !

« Bizarrement je ne suis pas super pressée d'annoncer à Maman que c'est « à cause » d'un garçon que j'ai eu ces heures de colles et que j'ai raté un cours. En plus en tant qu'avocate je suis sure qu'elle serait ravie de le rencontrer ! »

Cette fois c'est un sourire mi-amusé, mi-crispé que je présente à Charleen parce que clairement … Le genre délinquant juvénile je suis sure que ça plaira beaucoup aux parents … Mais plus sérieusement, ça fait très peu de temps qu'on a baissé les armes, c'est bien trop tôt pour envisager ce genre de choses de mon point de vue. L'idée c'est d'apprendre à se connaitre, se familiariser l'un à l'autre, s'apprivoiser, et les autres on verra plus tard si c'est nécessaire et que ça se présente.

« Pas de pression, j'me dis que les choses se feront naturellement si elles doivent se faire. »

Mains sur les cuisses, celles ci montent et descendent dans un geste automatique, comme si je voulais me réchauffer. Je crois que c'est aussi un moyen de m'occuper physiquement pour rendre les choses moins … angoissantes peut être. Quelques choses comme ça.

« Voilà ! »

Je me redresse un peu et inspire profondément avant de bloquer un peu l'air pour finalement le relâcher avec lenteur. Je me rends compte que mon sourire ne s'efface jamais. Il se modifie de temps en temps mais il est bel et bien présent depuis le moment où j'ai ouvert cette enveloppe.

« Tu sais je t'embête avec Ethan mais si t'as envie ou besoin de parler, de ça, de lui ou de n'importe quoi d'autre faut jamais hésiter à venir me voir, d'accord ? N'importe quand. »

Je tends le bras et pose ma main sur le sien, dans un geste calme et se voulant attentionné. Au même titre qu'elle s'intéresse à ce qui se passe dans ma vie je m'intéresse aussi à ce qu'il se passe dans la sienne même si ces derniers temps ça n'a pas été de tout repos et que je l'ai peut être un peu laissé de côté. Je suis là, je tiens à ce qu'elle le sache. Je sais aussi que c'est autant à moi d'aller vers elle que l'inverse, peut être même plus. Et c'est ce moment là que mon ventre choisi pour s'exprimer en lâchant un beau concerto de grondement.

« Ah. Y en a un qui s'en tape du mariage et qu'est pas content de s'être fait arracher à sa nourriture on dirait. »

La classe à Dallas !

« Désolée. »

Le glamour incarné, y a pas de doute. Mais ça n'est pas de ma faute si je suis un ventre sur pattes et que mon corps a besoin de beaucoup d'énergie !

« Au fait, ça va avec Rosalyn ? »

Oui je sais, ça sort de nulle part mais ça vient de poper dans ma tête. La tête légèrement penchée sur le côté j'affiche un air intrigué, concentré même je dirais.
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MessageSujet: Re: It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen   Lun 12 Oct 2015 - 15:39

— J'crois qu'on n'en est pas encore là.

Je ne me sens pas surprise ou quoi que ce soit d’autre puisque je ne sais pas où ils en sont tout court. J’ai vu certains gestes, certains sourires et je dois avouer avoir ressenti une petite bulle de bonheur lorsque j’ai vu au détour d’un couloir ma sœur dans les bras de Mateo. Souriante, comme épanouie, elle avait simplement l’air tranquille et apaisée. Son bonheur fera le mien, quoi qu’il arrive.
Riley s’installe sur un petit rebord derrière elle et moi je reste face à elle, sans bouger, suivant le sourire qu’elle m’offre.

— Ça se passe bien, très bien même, mais on se connait encore pas très bien, on n'a même pas défini ce qui se passe et … ça nous va comme ça à tous les deux. Je ne me projette pas du tout, qui sait où on en sera dans quelques mois ?
— Oui, tu as raison.

Je suis bien placée pour voir à quel point les choses peuvent changer du tout au tout en l’espace d’un mois à peine. Ethan reste mon exemple le plus démonstratif à ce sujet. Avant Janvier nous ne nous étions peu ou pas parlé… puis il a suffi d’un pas de ma part pour que je découvre en lui une personne riche en personnalité mais aussi un ami en qui je tiens aujourd’hui énormément. Notre relation a pris une ampleur à laquelle je ne m’y attendais pas et à aucun moment je ne le regrette. Alors peut-être que Riley et Mateo ne se fréquenteront plus d’ici là… tout comme leur lien peut se souder un peu plus fort chaque jour d’ici là. Cette dernière option me plait, il a l’air gentil et de lui faire du bien.

— J'adore passer du temps avec lui, bizarrement un peu plus que quand j'avais envie de lui arracher les deux yeux et de les lui faire avaler.

J’éclate de rire avec elle me rappelant sans peine cette histoire où Mateo s’est retrouvé perché au lustre pour je ne sais quelles raisons. Si je pense à cette scène c’est parce qu’elle est entrain de fixer le lustre, pensive.

— Je l'aime bien. Malgré le fait qu'il soit un sale con arrogant.

Clin d’œil que j’accueille avec un sourire. Je sais bien qu’elle plaisante et ça doit sûrement être sa manière à elle de l’aimer. Enfin… si elle l’aime ? Je ne sais pas trop vu qu’eux même ne se sont pas posé la question de savoir quelle nature avait cette relation. Peut-être que c’est mieux comme ça… En tout cas, elle a l’air de très bien le vivre et c’est le principal je pense. Je ne connais pas Mateo, je l’ai juste croisé quelques fois mais il n’a jamais eu l’idée de venir m’ennuyer comme il a pu le faire avec Riley ou même avec Kezabel.

— Il a l’air gentil en tout cas… Même si parfois il me donne l’impression de ne pas connaitre la définition de « Règlement ».

A mon tour de lâcher un petit rire amusé et ça n’a rien de méchant. Même si l’idée d’enfreindre les règles du château me terrorise ça n’est pas pour autant que je méprise ceux qui le font.

— Papa et Maman ne savent même pas qu'il existe et pour l'instant c'est très bien comme ça. Y a pas de quoi en faire une affaire d'état ou un truc sérieux, on ne se prend pas la tête même si ... Ouais, je m'attache à lui.

J’ai envie de lui dire que je la trouve mignonne à dire ça comme ça, avec ce petit air mi-timide, mi-souriant mais j’ai peur de brisé son élan. Celui qui fait qu’elle me confit tout un tas de chose qui me donne l’impression d’être un peu plus ancrée dans sa vie que je ne l’étais déjà. J’aime quand elle me raconte tout ça, la manière dont elle le fait et puis le partage est important. Ici il est présent et ce, à mon plus grand bonheur. Ceci dit, maintenant que j’y pense, j’ai pas l’impression d’avoir déjà vu Riley vivre une relation amoureuse avec quelqu’un… Pas de baiser en plein couloir, pas de mains étreintes ou d’étreintes tout court. Je lève les yeux sur ma sœur et affiche un sourire en coin. Le début d’une nouvelle ère ? Avec le mariage de nos parents, j’ai envie de croire que oui.

— Bizarrement je ne suis pas super pressée d'annoncer à Maman que c'est « à cause » d'un garçon que j'ai eu ces heures de colles et que j'ai raté un cours. En plus en tant qu'avocate je suis sure qu'elle serait ravie de le rencontrer ! Pas de pression, j'me dis que les choses se feront naturellement si elles doivent se faire.

Je pince les lèvres en une moue compréhensive. Je ne le connais pas mais comme je me le disais plus tôt, Mateo n’est pas l’exemple même du respect des règles et j’ai bien vu à quel point Moïra était quelque peu intransigeante sur ça donc forcément de savoir sa fille auprès d’un délinquant…

— Voilà !
— Je suis sûre que ça ira si jamais tout ça va plus loin… C’est pas un méchant garçon et tant que tu es heureuse, c’est ce qui compte.

Même si le début sera sûrement tendu si ça arrivait mais tout a été tellement mal pendant une période que, peut-être, tout le monde a appris à relativiser sur les différences de chacun afin d’améliorer la cohésion. Je ne sais pas trop quoi en penser mais ça n’a pas d’importance. Enfin, pas maintenant. Comme le dit Riley, nous verrons bien ce qui adviendra. Ce qui est primordiale c’est qu’elle se sente bien avec lui, avec sa propre vie. Et je prends conscience que ce début de confidence me procure un bien être doucereux, non négligeable.
Quoi qu’il en soit, ça ne nous empêche à aucun moment de continuer de sourire. Nos parents vont se marier et c’est une chose qui suffit à notre bonheur pour la journée et celles à venir… Je ne peux bien évidemment pas m’empêcher de les imaginer, chacun dans leurs habits respectifs. Les vœux, les alliances, la soirée. La joie, la légèreté. Tout simplement.

— Tu sais je t'embête avec Ethan mais si t'as envie ou besoin de parler, de ça, de lui ou de n'importe quoi d'autre faut jamais hésiter à venir me voir, d'accord ? N'importe quand.

Je reviens à la réalité et porte mon regard vers Riley à qui j’accorde un sourire sincère. Je prends sa main entre la mienne et acquiesce.

— Promis oui ! Merci Riley.

Je sais que je ne lui ai pas parlé de Maxime et de cette soirée mais … j’ai fait la promesse silencieuse de ne pas le faire. Par respect pour elle, pour ce qu’elle et ce qu’il s’est passé. J’ai d’abord cru que j’allais en faire des cauchemars pendant de longues semaines mais la vérité est qu’aujourd’hui ça va beaucoup mieux. Je la croise de temps en temps dans les couloirs et même si elle m’intimide toujours autant, je ne la fuis pas pour autant. En dehors de ça, je sais que Riley sera présente les yeux fermés si je venais la voir pour quoi que ce soit et encore aujourd’hui, je soulagée de me dire que je peux compter sur quelqu’un entre ces murs et que ce quelqu’un fait en plus partie de ma famille.

Puis le fil de mes pensées est brutalement interrompue par… un gargouillis sonore et plus qu’éloquent. C’est plus fort que moi, j’éclate de rire devant son estomac qui exprime visiblement son mécontentement…

— Ah. Y en a un qui s'en tape du mariage et qu'est pas content de s'être fait arracher à sa nourriture on dirait. Désolée.
— T’excuse pas, l’instinct de survie prime sur tout. Même les mariages.

Et je la sais particulièrement gourmande d’ailleurs !

— Au fait, ça va avec Rosalyn ?

Je sens mon sourire s’affaisser légèrement alors que mon cœur encaisse un léger choc. Ce n’est pas le fait qu’elle évoque ma meilleure amie qui me donne cette sensation de glaçon dans l’estomac, mais plutôt la question posée. Si ça va avec elle ? Je finis par glisser mes mains dans les poches de mon gilet/sweat en haussant mollement des épaules, esquissant un sourire en coin.

— Ca va je crois.

Je n’arrive pas à me convaincre moi-même en réalité. Je me gratte machinalement la tempe avant que mes deux mains ne se rejoignent et que je ne me triture le bord d’un ongle. Le sujet me stress ? Non, enfin un peu. C’est juste que je n’arrive pas tellement à comprendre ce qu’il se passe s’est dernier temps. J’ai la sensation de ne pas être assez présente mais qu’à contrario elle impose des barrières que je n’arrive pas à franchir. Rosalyn compte pour moi… Elle est ma meilleure amie depuis si longtemps qu’à aucun moment je n’avais envisagé cette distance s’installer.

— En réalité je ne sais pas trop. C’est un peu étrange ces derniers temps.

Etrange. Distant. Vide. J’ai rien vu venir et ça me dérange. J’ai essayé pourtant. De venir la voir après le match de la dernière fois, de venir la voir après les cours, de discuter avec elle mais c’est comme si la bonne humeur ne reviendrait jamais sur son visage. Je crois également que ça me fait un peu peur.

— Depuis Décembre je la sens un peu… distante. Pas avec moi personnellement mais de manière générale. Elle parle moins, se confie moins, sourit moins… C’est comme si elle était coincée dans une tristesse constante et qu’elle n’arrivait pas trop à en sortir.

Je me souviens être tombée sur l’un de ses dessins un jour, par pur hasard et ce n’est qu’ici que j’ai pu constater à quel point elle restait traumatisée pour certaines choses. Est-ce que c’est à cause de tout ça qu’elle semble aussi triste ? Il y a des chances que oui et même si je lui fais comprendre de toutes les manières possibles que quoi qu’il arrive, elle peut compter sur moi, je le vois bien que ça n’est pas suffisant. Pas toujours en tout cas. Même si demain elle décidait de ne plus me parler pour X raisons, jamais je ne la laisserais tombée. Si elle venait me voir pour me demander de l’aide, je le ferais. Rosalyn n’est pas une fille à part, c’est mon amie.

— Je crois que tout ça la travaille beaucoup mais que le fait qu’Elwynn ne soit plus ici doit lui peser plus qu’on ne le croit. Mais bon… Je hausse les épaules sans pour autant paraitre désinvolte et replante mon regard dans celui de Riley. Je garde un œil sur elle et j’essaie d’être là pour elle, du mieux que je peux. J’ai juste peur parfois de pas faire assez.

Chose qui ne doit pas être vrai. Ou peut-être pas. Je n’en sais trop rien.
Je ramène une mèche de cheveux derrière mon oreille et d’en parler me rappel à quel point j’adore mes moments passés avec Ethan mais que ceux avec Rosalyn me manque terriblement.

— Elle te manque à toi aussi ? Elwynn je veux dire.

Elle était sa meilleure amie à elle fut une longue période si je me souviens bien. La question m’est venu comme ça, sans que je ne sache réellement pourquoi. Peut-être parce que le sens des confidences me fait du bien, d’autant plus que ces dernières sont partagées, échangées.
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MessageSujet: Re: It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen   Jeu 15 Oct 2015 - 13:33

Mateo ne pas connaitre la définition de règlement ? Tellement pas … C’est vrai que je ne le connais pas encore très bien – on y travaille chaque jour un peu plus – mais pour ça pas besoin de connaitre son moi intérieur, c’est suffisamment évident pour tout le monde je pense et les grasses mat du dimanche matin dans ses bras … ça n’existe pas. Il l’a cherché, ça le regarde, mais parfois c’est un peu chiant parce qu’il me réveille ! Il a ses raisons d’être comme il est, encore une fois ça le regarde et je n’essaierai pas de le changer parce que … parce qu’il me plait comme ça c’est tout. Peut-être qu’il y a un peu du stéréotype du mauvais garçon, c’est clair que ça le rend sexy le salaud et que moi comme une cruche ça me fait craquer mais clairement il n’y a pas que ça qui me plait chez lui. Des comme ça, des sales cons arrogants, intolérant à l’autorité et fouteurs de merde il y en a d’autres, il n’est pas le seul entre ces murs à se comporter comme il le fait mais c’est lui qui me plait, pas les autres. Est-ce qu’il plaira à Maman si un jour elle doit le rencontrer là c’est un autre débat – et on fera l’impasse sur le fait que la peste en moi ne peut pas s’empêcher de sourire intérieurement à cette idée – mais pour le moment la question ne se pose pas.

De fil en aiguille et grâce à la superbe intervention de mon estomac très expressif, la conversation dévie un peu sur un autre sujet. Parce que parler de garçons c’est bien mais il n’y a pas que ça dans la vie ! Les copines avant tout. Girl power ! Ouais, ok, je me calme. Pardon. Ou pas. Enfin si je me calme parce qu’à voir l’expression de Charleen j’ai mis le doigt sur un sujet un peu … douloureux je ne sais pas mais quelque chose s’en approchant en tout cas. Un sujet délicat, pour le moins. Son langage corporel a changé du tout au tout et je m’en veux un peu de la faire passer du rire aux larmes – façon de parler – mais qui sait, peut-être qu’elle a envie d’en parler.

« Ca va je crois. »

Son haussement d’épaules est assez significatif, les mots qu’elle emploie et sa façon de les laisser sortir aussi. Instinctivement je fronce les sourcils, plus par reflexe qu’autre chose, mais attends patiemment qu’elle enchaine si c’est comme ça que ça doit se passer.

« En réalité je ne sais pas trop. C’est un peu étrange ces derniers temps. »

Et ça la rend triste, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Je crois … Je sais, enfin je pense, que je peux me mettre un peu à sa place ou en tout cas savoir a peu près ce qu’elle ressent.

« Depuis Décembre je la sens un peu… distante. Pas avec moi personnellement mais de manière générale. Elle parle moins, se confie moins, sourit moins… C’est comme si elle était coincée dans une tristesse constante et qu’elle n’arrivait pas trop à en sortir. »
« Je vois. »

Oui je vois, parce que je me suis retrouvée dans la situation de Charleen au même titre que j’ai côtoyé aussi celle de Rosa pendant quelques temps mais ça n’est pas de moi dont il s’agit ici, ça n’est pas mon histoire.

« Je crois que tout ça la travaille beaucoup mais que le fait qu’Elwynn ne soit plus ici doit lui peser plus qu’on ne le croit. Mais bon… Je garde un œil sur elle et j’essaie d’être là pour elle, du mieux que je peux. J’ai juste peur parfois de pas faire assez. »
« Peut-être que parfois on ne peut simplement pas faire plus. Et c’est déjà pas mal je pense. Je veux dire, de veiller sur elle, lui faire savoir que tu es là, à hauteur de tes possibilités et de la marge de manœuvre qu’elle te laisse. »

A force d’essayer d’escalader les barrières que les autres ont posé partout autour d’eux on finit par s’épuiser et je ne pense pas que ça soit égoïste de finir par vouloir penser à se préserver aussi soi-même au bout d’un moment.
Le fait que sa grande sœur lui manque n’est pas étonnant, je pense que ça peut complètement se comprendre. Elle était un repère pour elle ici, une personne présente physiquement pour la rassurer et puis surtout … même si j’ai boycotté les liens du sang – ou en tout familiaux à proprement parlé – pendant un moment, je peux néanmoins comprendre qu’ils sont particuliers. Elle est sa sœur, personne ne pourra la remplacer. Est-ce qu’au moins Elwynn a conscience de ça ? Est-ce qu’elle est au courant que sa petite sœur ne va pas bien ? Et leurs parents ? Ici on peut cacher tout un tas de choses aux personnes qui se trouvent à l’extérieur, c’est parfois à double tranchant malheureusement.

« Elle te manque à toi aussi ? Elwynn je veux dire. »

J’étais un peu partie dans mes pensées, mes réflexions internes, sa question me fait redescendre sur terre et – je l’admets – me prend un peu au dépourvu. Je me rends compte après quelques secondes de blocage que je n’ai pas pensé à Elwynn depuis un bon moment et oui bien sûr j’en culpabilise un peu mais … Les choses sont comme à présent, elle a pris la décision de partir, on ne se parlait déjà plus depuis un moment avant que ça soit le cas, on ne partageait plus rien. Ça m’a fait mal un moment et puis j’ai fait avec, je suis passée à autre chose. Elle gardera toujours une place particulière pour moi mais la réponse à cette question me parait finalement évidente.

« Ça va peut-être paraitre horrible mais … Non. »

Mon dos va s’appuyer contre le mur derrière moi et je lâche un soupir sans jamais lâcher Charleen du regard.

« On a partagés de supers moments toutes les deux, on a été comme les deux doigts d’une main – glauque cette image quand on y pense, une main avec deux doigts c’est particulier quand même et oui je me tais – mais elle s’est éloignée et je me suis habituée. Au début ça m’a fait très mal mais je sais que j’ai fait ce que je pouvais de mon côté, j’ai tenté d’aller vers elle, de discuter, et ça n’a rien changé. Le problème venait peut être de moi, d’elle, de nous deux, surement même … On a grandi, on a changé, etc … et puis j’ai fini par me dire que certaines amitiés ne sont simplement pas faites pour durer. J’ai accepté. »

Un peu comme Tallulah et Kezabel quand on y pense, enfin je crois, finalement elle ne me parle pas souvent d’elle.

« Je ne pense pas que pour Rosalyn et toi ça soit la même chose, Elwynn ne s’est pas éloignée parce qu’elle allait mal mais pour des raisons que sincèrement je n’ai jamais compris. Comme si j’allais lui piquer son mec, sérieusement ? Comme si c’était mon genre. Fin bref. »

Cette « anecdote » est balayée d’un geste de la main parce que rien que d’y penser ça m’agace. Oui je m’entendais bien avec Billy, bien avant qu’ils ne soient ensemble tous les deux d’ailleurs, et oui on s’amusait bien tous les deux mais rien n’a jamais été ambiguë ni de son côté ni du mien. Je ne crois pas avoir jamais laissé penser le contraire et quelque part c’est vexant, tout comme le fait qu’elle se soit totalement fermée sur le sujet m’a blessé mais c’est comme ça.

« Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir rencontré Kezabel, par le plus grand des hasards et tout en sachant qu’on se croise finalement tous les jours depuis un paquet d’années maintenant. »

C’est assez marrant de se dire d’ailleurs qu’on s’est côtoyé tous les jours pendant huit ans sans jamais réellement se voir pour finalement se découvrir en un éclair une telle évidence amicale. Quoi qu’il en soit, parler d’elle me détend et me tranquillise instantanément.

« Keza c’est … Je sais pas, j’ai l’impression que c’est mon alter-ego. On n’a pas tellement le même caractère, pas du tout la même histoire, etc … Mais y a un truc, un truc que je n’ai jusqu’ici jamais ressenti pour quelqu’un. »

A présent j’ai le sourire jusqu’aux oreilles, un sourire qui devient plus calme quand ma main se pose sur le bras de la petite blonde – qui n’est au final pas beaucoup plus petite que moi mais elle reste plus jeune donc petite blonde elle sera.

« J’espère que ça ira mieux pour Rosa, et j’espère que tu retrouveras ta meilleure amie, que ça repartira comme en 40 mais si c’est pas le cas … Je pense que la vie réserve parfois de belle surprises, de belles rencontres. Et je pense notamment à Ethan, sans aucun sous-entendu fumeux, purement amicalement, vous avez l’air de vraiment bien vous entendre tous les deux et ça fait plaisir à voir. »

C’est important les amis, qu’ils soient filles ou garçons. J’ai parfois eu des relations compliquées avec ces derniers mais je continue de faire partie de ceux qui croient réellement en l’amitié possible entre sexes opposés. Je veux dire, une fille attirée par les filles a bien des amies filles et un garçon attiré par les garçons peut tout autant avoir des amis garçons, non ? Bon ben c’est la même chose, non ? C’est pas une obligation d’avoir envie de sauter sur la personne en face de soi simplement parce qu’elle est du sexe qui nous attire. A ce moment-là les bisexuels restent tous seuls dans leur coin ! C’est n’importe quoi. Je vais un peu loin là, c’est ça ? Ouais. Pardon.

« Et puis y a tous les autres ! Et ta super grande sœur bien évidement. »

Dit-elle le menton bien haut et sourire ultra bright sur le visage. Je sais que j’ai merdé pendant des années, tout ça c’est de l’humour, mais le fait est qu’effectivement à présent je suis là et je compte bien le rester.

« Avec qui tu vas partager touuuuuuuutes tes Chocogrenouilles ! »
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MessageSujet: Re: It's a beautiful day, they're gonna get married ▬ Charleen   Mer 28 Oct 2015 - 16:35

Je sais que Riley a raison lorsqu’elle dit que ma présence est peut-être suffisante. Je suis consciente qu’il y ait des choses que Rosa doit gérer seule de son côté et pour laquelle je ne peux rien faire, mais c’est aussi frustrant d’être spectatrice du problème sans pouvoir agir. Elle est ma meilleure amie et même si les choses font que nous nous éloignons silencieusement, elle garde son importance à mes yeux. Mais ma sœur à raison… Mieux vaut fouler le terrain qu’elle me laisse de libre plutôt que de forcer le passage. Je ne veux pas de conflit avec elle, je veux simplement qu’elle aille mieux. Et peut-être parce que nous parlons de Rosalyn, je lui demande si Elwynn lui manque… je sais qu’elle a Keza mais parfois les souvenirs nous rattrape, non ? Enfin, c’est ce que ça me fait parfois avec maman.

— Ça va peut-être paraitre horrible mais … Non.

Je crois que je suis un peu étonnée jusqu’à ce que je me rappelle que le temps à fait son œuvre et que les circonstances jouent certainement dans tout ça.

— On a partagés de supers moments toutes les deux, on a été comme les deux doigts d’une main – glauque cette image quand on y pense, une main avec deux doigts c’est particulier quand même et oui je me tais – mais elle s’est éloignée et je me suis habituée. Au début ça m’a fait très mal mais je sais que j’ai fait ce que je pouvais de mon côté, j’ai tenté d’aller vers elle, de discuter, et ça n’a rien changé. Le problème venait peut être de moi, d’elle, de nous deux, surement même … On a grandi, on a changé, etc … et puis j’ai fini par me dire que certaines amitiés ne sont simplement pas faites pour durer. J’ai accepté.

La fin de sa phrase m’effraie un peu… Certaines amitiés ne sont pas faites pour durer. Le pire est de savoir qu’elle a raison et que parfois, nous n’y pouvons rien. Comme pour Elwynn et Riley où chacune à grandit de manière différente, par exemple. Parfois, ça ne colle plus. Mais s’il devait se passer la même chose avec Rosa ? Ethan ? Lukas ?

— Je ne pense pas que pour Rosalyn et toi ça soit la même chose, Elwynn ne s’est pas éloignée parce qu’elle allait mal mais pour des raisons que sincèrement je n’ai jamais compris. Comme si j’allais lui piquer son mec, sérieusement ? Comme si c’était mon genre. Fin bref.

Une amitié partie en fumée pour une histoire de garçon ? Je fronce les sourcils, soucieuse et stupéfaite. Pourquoi gâcher un lien si fort pour si peu de chose ? Peut-être qu’Elwynn avait d’autres raisons et même si Riley m’a souvent laisser un goût amer à l’époque, je ne la vois effectivement pas faire des pieds et des mains pour voler le petit ami d’Elwynn. Elle a toujours été respectueuse vis-à-vis de ça… Enfin, il suffit de la voir avec Kezabel pour se rendre compte qu’elle n’a rien de méchant.

— Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir rencontré Kezabel, par le plus grand des hasards et tout en sachant qu’on se croise finalement tous les jours depuis un paquet d’années maintenant.

Son visage semble s’éclairer, se détendre alors qu’il semblait plus crispé lorsqu’elle m’évoquait cette histoire avec Elwynn. Je reste face à elle, sourire en coin et il est vrai que c’est étrange de les savoir dans la même école depuis tant de temps… et de ne se connaitre que depuis quelques mois. Quand je les regarde je les trouve… je sais pas. Belles, soudées. Elles me font du bien au cœur quand je les vois rire ou quand elles viennent me voir pour me demander si ça va, si quelque chose cloche ou quoi que ce soit d’autre. Le plus incroyable pour moi est que maintenant je n’arrive pas à penser à un futur sans les imaginer ensemble. Si j’imagine ma sœur mariée, ça n’est pas sans y voir Kezabel quelque part dans la pièce, proche ou non. C’est comme une évidence quand j’y pense.

— Keza c’est … Je sais pas, j’ai l’impression que c’est mon alter-ego. On n’a pas tellement le même caractère, pas du tout la même histoire, etc … Mais y a un truc, un truc que je n’ai jusqu’ici jamais ressenti pour quelqu’un.
— J’entends souvent que les opposés s’attirent… peut-être que vous êtes un peu comme le Yin et le Yang.

Et l’image me parait d’autant plus belle et apaisante. Riley a le sourire jusqu’aux oreilles ce qui ne fait qu’agrandir le mien déjà présent. Je ne sais pas si je peux dire la même chose de Rosalyn mais c’est ce que j’ai pensé pendant un temps, qu’elle et moi étions faites pour être amie. Que c’était comme ça, comme une évidence. La main de Riley sur mon bras me ramène à la réalité et je plante mon regard clair dans le sien.

— J’espère que ça ira mieux pour Rosa, et j’espère que tu retrouveras ta meilleure amie, que ça repartira comme en 40 mais si c’est pas le cas … Je pense que la vie réserve parfois de belle surprises, de belles rencontres. Et je pense notamment à Ethan, sans aucun sous-entendu fumeux, purement amicalement, vous avez l’air de vraiment bien vous entendre tous les deux et ça fait plaisir à voir.
— Oh…. Merci. Je me sens légèrement rougir sans pour autant devenir cramoisie. Oui on s’entend bien. Ethan est très réservé comme garçon mais quand on apprend à le connaitre, c’est vraiment quelqu’un d’adorable. Il est juste très timide.

Moment de pause, sourire en coin.

— J’espère aussi que ça ira mieux avec Rosa, même si en soit ça ne se passe pas mal dans le sens où on ne se dispute pas. Mais je vais suivre tes conseils et faire juste… ce que je peux.

Même si s’en est frustrant, mais Riley a raison. Je tâcherais d’être simplement présente lorsqu’il le faut et lorsque Rosalyn aura besoin de moi. Et puis, si toute fois nous devions cesser cette amitié… alors j’aimerais que ça se fasse sans douleur, sans rancune et sans déchirement. Je ne veux pas que l’on se déteste. J’aurai plus de facilité à accepter le fait qu’elle ait besoin d’autres horizons plutôt que de la voir me haïr et partir sur une colère.

— Et puis y a tous les autres ! Et ta super grande sœur bien évidement. Avec qui tu vas partager touuuuuuuutes tes Chocogrenouilles !
— Non ! Sinon tu vas être trop lourde sur ton balai pour le Quidditch !

Ma super grande sœur.
Oui, elle est là. Enfin, elle est là.
Je me souviendrais toujours de la joie incommensurable lorsque papa m’a annoncée qu’il partageait sa vie avec une autre femme qui avait elle aussi une fille mais plus âgée que moi. Je m’imaginais déjà auprès d’une grande sœur protectrice à qui je pourrais tout raconter, vivre des moments forts, qui pourrait me partager ses expériences sur tout et n’importe quoi. Je me souviens aussi de la douleur et la déception que j’ai ressenti lorsque j’ai vu à quel point j’avais fait fausse route à ce sujet et que cette grande sœur n’était absolument pas d’accord pour m’accepter. Je ne me cache pas de l’avoir mal vécu… tout du moins, Riley le sait. Comme elle sait à quel point elle a pu parfois me blesser… mais cette époque me parait si loin maintenant. Mes yeux glissent vers ma grande sœur et j’ai l’impression que la Riley d’avant était une toute autre femme que celle qui se tient devant moi aujourd’hui. Tout ce qui a pu se passer se retrouve désormais sous clés et je la jette à la seconde où je me glisse doucement dans ses bras, la serrant contre moi.

— Je suis contente que ça soit toi Riley.

Malgré le passé, je n’en aurai voulu aucune autre qu’elle.
Je m’écarte et dépose un léger baiser sur sa joue, affichant un large sourire tout en appuyant de mon index sur son ventre qui cri famine.

— Allez à table ! Sinon il va bientôt crier plus fort que toi !

Les taquineries fusent et je rejoints Riley à la table des Serpentards pour que nous puissions parler du mariage de nos parents. Kezabel est de la partie et c’est après une étreinte à chacune qu’elle se joint à nous pour savoir quelle robe porter.

J’aimerais tout simplement que cet instant de bonheur se fige dans le temps.
Qu’il ne cesse jamais.

— FIN —
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