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 [Event 15/02] Is it time to say goodbye ? [PV Jeroen]

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MessageSujet: [Event 15/02] Is it time to say goodbye ? [PV Jeroen]   Mer 2 Sep 2015 - 10:44

~Dimanche 15 février – Dans l’après-midi~

Dimanche matin ? Moment difficile pour Julian, comme toujours. Mais ce matin là, si elle refusait de sortir de son lit, ce n’était pas parce qu’elle avait trop bu la vieille. Non, c’était juste que Jeroen et elle avait réussi à dormir ensemble pour une fois. Elle s’était faufilée dans sa chambre le soir et ses camarades avaient accepté de ne faire aucun commentaire et de ne rien dire à personne. Une aubaine. Alors certes ils ne pouvaient pas faire de cochonneries mais ce n’était pas le but premier de la démarche. La rousse avait juste envie de passer du temps avec lui et, si elle ne le dirait jamais à voix haute, elle devait bien avouer que s’endormir contre lui et se réveiller à ses côtés était quelque chose qu’elle appréciait tout particulièrement. Alors ce matin là, la jeune femme fit presque semblant d’être encore dormi pour se blottir contre lui et profiter un peu de sa chaleur. Elle saviat que ça ne pouvait pas durer éternellement mais chaque minute de gagner était déjà une sourced e bonheur pour elle. Et puis, traîner au lit, dans tous les cas, ça restait assez cool. Sauf qu’elle n’était pas sûre que Jeroen pour sa part apprécie de rester allongé à rien faire trop longtemps. Aussi, au bout d’un moment, elle se décida d’arrêter son petit jeu et de se redresser pour aller l’embrasser doucement. Une fois qu’ils furent tous les deux bien réveillés, elle se faufila hors du dortoir discrètement, alla prendre sa douche et le retrouva pour le petit déjeuner dans la Grande Salle. Aujourd’hui, c’était leur journée, c’était ainsi que Ju’ lui avait annoncé les choses pendant la semaine. Ils avaient tous les deux pleins de choses à faire, à penser et la rousse respectait tout à fait la liberté de mouvement de son petit copain. Mais avoir une journée pour eux lui faisait aussi beaucoup de bien.

Ce n’était pas pour autant que Jeroen ne pouvait pas aller faire autre chose dans la journée. EN réalité elle lui avait surtout bloqué sa nuit, son petit matin et l’après-midi puisqu’ils avaient décidés de se rendre au match de Quidditch ensemble. Aussi, après le déjeuner, ils prirent la direction du stade. Connaissant les problèmes de vertige de Jeroen, la rousse avait décidé qu’ils iraient s’installer dans les gradins bas, près du sol. Ils finiraient peut être avec un torticolis mais elle n’avait pas envie qu’il se sente angoissé. Et oui, Julian pouvait parfois se transformer en gentille petite fille attentionnée, et oui, c’était possible. Les deux jeunes gens s’installèrent donc tranquillement, la rousse emmitouflée dans son écharpe aux couleurs de sa maison. Plus loin dans les tribunes, elle aperçu Sean et Ricardo. Elle adressa un grand sourire et un salut à ce dernier pendant que son ex tournait la tête. Ils n’étaient pas en froid mais la discussion ne passait plus. Julian avait maintenant révélé à tout le monde son statut de sang mais elle n’avait toujours pas osé l’affronter, c’était comme ça. Elle avait l’impression que quelque chose clochait entre eux sans savoir quoi.

« Bon alors on soutient qui ? Je t’avoue que j’ai toujours pas choisi… »

Julian parlait avec le sourire alors que les équipes commençaient à s’avancer sur le terrain. Elle n’avait d’affinité particulière pour aucun des joueurs sur le terrain… Quoi que. Zachary, elle le connaissait bien. Elle avait fait des galipettes avec lui pendant un temps et si pendant l’Occupation il lui avait clairement fait comprendre qu’il ne partageait pas ses idées, depuis qu’elle avait affiché son changement d’attitude, il s’était montré très respectueux avec elle. Tient, en plus il était devenu capitaine ? Ok, elle était prête à le soutenir. Mais comment expliquer à Jeroen qu’elle soutenait un de ses anciens plans cul ? Ahem. Bon, elle se plierait à son choix et garderait ça pour elle. Non pas pour avoir des secrets mais ce n’était pas le moment de parler de ça. De toute façon, ça n’avait plus d’importance pour elle.

Malheureusement, les Gryffondors eurent beau se battre, ce furent les Poufsouffle qui attrapèrent le vif d’or en premier. Le coup de sifflet final allait donc retentir en leur défaveur. Julian poussa un léger soupir. Tant pis, ce n’était pas comme si c’était un match des Serpentards, là elle avait plus de mal avec la défaite. La rousse décrocha donc son regard du terrain alors que le coup de sifflet se faisait entendre dans le stade et se tourna vers Jeroen.

« C’était un joli match malgré le temps pourri, on… »

Julian fut coupée net dans sa phrase alors qu’un cri venait de retentir. Elle se tourna et vit un corps étendu et le directeur à côté, fou de rage. Que venait-il de se passer ? Instinctivement, la jeune femme avait bondit sur ses pieds et posé sa main sur sa baguette. Elle vit alors une ombre passer devant elle, voulu dégainer sa baguette mais cette dernière lui tomba rapidement des mains. Elle n’avait pas eu le temps de réagir, de faire quoi que ce soit. Avant même qu’elle n’envisage de se défendre quelque chose de froid s’était enfoncé dans son flanc gauche avec violent avant de ressortir, arrachant sa chair, lui brûlant les côtes au passage. Elle n’eut pas le temps de reprendre ses esprits qu’elle sentit de nouveau ce contact froid, un peu plus haut que la première fois. Elle sentit alors son corps peser extrêmement lourd, ses jambes fléchirent et elle tomba sur le sol. Julian ne savait pas si elle avait crié sous le coup de la douleur mais alors qu’elle sentait son sang couler sur ses mains qu’elle avait instinctivement collées sur ses blessures, la peur terrible de mourir l’envahit. Elle ne savait pas ce qu’il se passait, qui comment ni pourquoi mais une chose était sûre, elle ne voulait pas partir maintenant. Elle avait cet avenir avec Jeroen qu’elle avait dessiné tant de fois. Oui elle avait vécu des moments durs mais elle avait encore trop de chose à voir. Allongée sur le sol, sa vue commençait à être un peu floue, elle ne savait pas si c’était à cause de la perte de sang ou des larmes qui étaient venues se former dans ses yeux. Mais elle cherchait tout de même, désespérément du regard, la silhouette de Jeroen.

« Jer’… »

C’était un murmure faible qui s’échappait de sa gorge mais implorant. Elle avait besoin de lui, de s’accrocher à ses bras. Elle ne pouvait pas partir sans lui dire au revoir… Si elle mourrait dans ces gradins, elle voulait au moins qu’il soit prêt d’elle.
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Is it time to say goodbye ? [PV Jeroen]   Sam 12 Sep 2015 - 13:37

Dimanche matin. Un dimanche comme un autre, ou presque. Cela faisait deux semaines maintenant que le maître chanteur n'avait pas pris contact avec Jeroen. Le 1er février avait été difficile. Moins que le jour où il avait dû démolir Emily, mais tout de même aussi douloureux. Dimanche 15 février, son corps se remettait doucement de ses blessures invisibles et il se demandait quand l'enfer allait recommencer, si tant est qu'il en était sorti. Les dernières nouvelles de sa famille étaient encourageantes, même s'ils ne comprenaient rien à ce qui leur arrivait. Il fallait continuer sur cette voie. Couché sur le dos, un bras complètement monopolisé par Julian, il regardait le plafond. Il sentait la chaleur de la jeune femme blottie contre lui, son souffle régulier. Elle dormait beaucoup. Ce n'était pas un problème pour lui : le matin était un moment de calme, de silence qu'il appréciait tout particulièrement, satisfaisant son petit côté misanthrope. Avoir sa belle à ses côtés, squatteuse inattendue pour la nuit, c'était le petit bonus de ce matin-là. La respiration de la jeune femme se fit moins régulière. Elle était réveillée, mais ils restèrent un moment ainsi, à faire semblant. À profiter d'être ensemble sans participer activement à la fourmilière de ce monde. Finalement, elle se redressa et vint l'embrasser. Il lui rendit son baiser tendre, un petit sourire et secoua son bras engourdi tandis qu'elle sortait en catimini du dortoir pour rejoindre le sien.

Douche. Observation méticuleuse du corps à la recherche des traces de coups à cacher. Rituel matinal où il faisait le point sur la journée. Aujourd'hui, journée en amoureux, décidée par la grande chef Julian. Soit, ce n'était pas un problème, il espérait simplement ne pas être convoqué pour défoncer un nouvel élève. Dans l'après-midi avait lieu le match de Quidditch entre Poufsouffle et Gryffondor, où le petit couple devait se rendre ensemble. Après s'être préparé, Jeroen rejoignit la Grande Salle pour le petit déjeuner. La matinée fut dédiée à leurs activités respectives, entre parchemins à rendre et rangement. Puis ils se retrouvèrent à nouveau à midi et partirent en direction du stade avec un peu d'avance pour avoir de bonnes places. Leur choix se porta naturellement sur les gradins les plus bas, sans concertation. Julian commençait à bien le connaître. Emmitouflés dans leurs écharpes vert et argent, noyés au milieu des banderoles jaunes et bleues, ils s'installèrent et s'installèrent et observèrent la foule se masser sur les gradins. Quel bordel à chaque fois. Jeroen préférait largement être dans les vestiaires lorsque les gens se pressaient comme des citrons pour avoir les meilleures places...

- Bon alors on soutient qui ? Je t’avoue que j’ai toujours pas choisi…
- Je suis là pour de l'espionnage, ce serait bizarre de soutenir l'ennemi ! Il sourit. On soutient l'équipe que tu veux.

En effet, le principal intérêt qu'il avait à venir aux matchs des autres équipes était de cerner leurs forces et faiblesses. L'habitude faisait qu'il portait un regard critique sur ce qui se passait sur le terrain, en toutes circonstances. Déformation professionnelle. Ça ne l'empêchait pas de soutenir une équipe, mais quand les bons joueurs étaient partout, il était bien difficile de choisir... Les joueurs en question s'avançaient déjà sur le terrain. Le vent ne devrait pas gêner outre mesure. Le jeu se révéla serré. Les points étaient de 5 à 8 pour Gryffondor lorsque l'attrapeur Poufsouffle saisit le vif d'or. Les gradins s'excitèrent de joie au niveau de leurs supporters. Le coup de sifflet final fendit l'air tandis que Julian se tournait vers lui.

- C’était un joli match malgré le temps pourri, on…

Un cri retentit au-dessus, la coupant dans son élan. Ils furent plusieurs à se retourner pour voir ce qui se passait. Au-dessus d'eux, au niveau des gradins supérieurs, un homme s'effondra. Le directeur était debout, baguette brandie, un corps devant lui, le corps d'une élève... Jeroen sortit sa baguette, réflexe commun de tous ceux qui s'attendaient à devoir se battre et s'y préparaient depuis des mois. Le temps semblait s'être figé, des cris retentirent tout autour d'eux, des cris de panique. Le serpentard resta un instant en arrêt devant le comportement inattendu de Rivers, puis il tendit sa main en arrière dans un geste de protection de Julian. Il fallait qu'ils se mettent à l'abri. Il sentit sa veste sous ses doigts, sa veste qui ne resta que quelques secondes à portée de main. Jeroen fit brusquement volte-face.

Elle était au sol. Julian était au sol. Au travers de sa veste, deux taches de sang commençaient à grossir. Blessée. Ils l'avaient blessé. Jeroen sentit la rage monter d'un seul coup. Une violence incommensurable fit bouillir ses veines, une violence qu'un timbré lui apprenait à ne plus contenir... Lorsqu'il saisit l'éclat lumineux d'une lame, il leva sa baguette. Cet homme calme qui s'éloignait n'avait rien à foutre ici. Cet homme, c'était certain, avait levé la main sur Julian. Et cet homme devait mourir. Qu'importait qui il était, qu'importait si le maître chanteur observait Jeroen en ce moment-même. Il devait payer.

Le sortilège fusa au milieu de la foule et percuta l'homme dans le dos. Son corps se stria de larges coupures et il s'effondra quelques mètres plus loin. C'était la première fois que Jeroen tuait un homme, mais ça n'avait déjà plus d'importance. Il se retourna vers Julian, s'agenouilla au-dessus d'elle et posa sa main sur son flanc. Le liquide chaud s'échappait à une vitesse pas croyable. Il appuya autant qu'il put mais ça ne suffisait pas, alors il prit sa baguette entre ses dents et ouvrit sa veste pour découvrir la plaie. Dès qu'il eut un contact direct, il prit la main de Julian et la pressa contre la coupure qui semblait la plus grave. Cet enfoiré l'avait touchée deux fois, en quelques secondes, et Jeroen ne s'en était même pas rendu compte...

- Jer’…
- Je suis là. Reste avec moi. Julian, reste avec moi. Ne ferme pas les yeux. Regarde-moi, c'est bien, regarde-moi.

S'il ne criait pas, sa voix trahissait sa panique. Il se sentait submergé par la peur de la perdre, la peur de la voir fermer les yeux. Sa baguette vibrait entre ses doigts. Elle vibrait de l'excitation du sang et de la mort, écho des sentiments violents qui se percutaient en Jeroen. Il tenta immédiatement de lancer un sortilège de soins mais le flux diminua à peine. Il fallait qu'il se concentre ! Il se baissa et posa son front contre celui de la jeune femme, leurs regards ancrés l'un dans l'autre.

- Tu es avec moi ma belle ? Appuie, n'arrête surtout pas d'appuyer.

Il sentit quelqu'un le percuter en arrière et se retourna brusquement sans lâcher Julian.

- DÉGAGEZ ! aboya-t-il violemment.

La foule paniquée n'aidait pas du tout. Il fallait qu'ils s'écartent au lieu de paniquer près des blessés ! S'ils ne s'écartaient pas, le jeune homme risquait d'exploser à nouveau et de blesser ceux qui s'approchaient trop, et il ne fallait surtout pas que cela arrive. Jeroen se retourna vers sa belle et posa sa baguette contre son flanc. Il entama la mélopée du Vulnera Sanentur mais l'afflux ne commença à s'apaiser qu'à la troisième répétition. Arriver à blesser gravement mais pas à soigner sonnait comme quelque chose de terrible. Ça ne suffisait pas... Lorsqu'il souleva sa main l'espace d'un instant, il crut remarquer que les coupures s'étaient en partie refermées grâce au sortilège. Il ne savait pas si des organes étaient touchés mais l'essentiel était qu'elle ne se vide pas de son sang ici.

- Tu es toujours avec moi ? Dis-moi que t'es toujours là... dit-il d'un ton implorant en revenant se coller à elle, faisant barrière avec la foule paniquée.

Ça ne pouvait pas se terminer ainsi...
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Is it time to say goodbye ? [PV Jeroen]   Dim 13 Sep 2015 - 16:26

Leur quotidien commençait enfin à être joli. Les deux jeunes gens n’étaient plus dans la même réserve qu’au début, ils ne se cachaient plus de la même façon qu’un jeune couple dont les deux parties craignent parfois la réaction de l’autre. Non maintenant les choses étaient simples et douces entre eux et Julian comprenait enfin le sens d’une relation. Avec Jeroen elle était bien, heureuse, apaisée et voulait juste que cela dure autant que possible. C’était idiot mais c’était cette relation qui lui avait permis de revoir le bon dans son quotidien, d’avoir de nouveau envie de vivre normalement malgré les menaces. Alors oui, tandis que le noir était en train de se faire autour d’elle, c’était lui qu’elle cherchait. C’était à lui qu’elle voulait s’accrocher, sur lui qu’elle voulait poser les yeux. La douleur était lancinante et constante mais, dans le même temps, la rousse avait de plus en plus l’impression d’être dans du coton. Ju’ avait bien du mal à saisir ce qui se passait autour d’elle, les cris, l’agitation, elle n’y faisait pas attention, ou plutôt elle ne les percevait pas. La personne qui l’avait agressée ? Ce n’était qu’une ombre, une masse informe qu’elle était tout bonnement incapable de visualiser. Elle ne vit donc pas non plus le sort lancé par Jeroen sur cette personne, les blessures de l’homme et sa mort. Tout ça, c’était hors de son champ de vision et hors de sa conscience. Il n’existait plus que cette petite zone floue qu’elle parvenait encore à voir. Bientôt, le visage de Jeroen apparut dans cette zone et un mince sourire étira les lèvres de la demoiselle. Il était là. Oui il était prêt d’elle. Julian se laissa faire alors qu’il mettait sa main sur sa propre plaie alors qu’elle sentait que la tête commençait à lui tourner sévèrement. Elle avait envie de fermer les yeux, pour se reposer, juste quelques instants. Pourtant Jer’ lui demandait l’inverse, elle n’était pas en mesure de tergiverser.

« Je vais essayer… »

La voix de Julian était faible mais s’il fallait rester bien éveillée alors elle le ferait. La rousse faisait tout son nécessaire pour garder les yeux bien ouverts. Elle fixait ceux de Jer’. Ils étaient toujours aussi beaux. Ju’ s’y perdait avec une grande facilité, elle voyait des formes dans ses yeux, des paysages. Oui des paysages, des lieux dans lesquels elle aurait beaucoup aimé aller avec lui. Partir ensemble en vacances… Avec ces événements ils n’allaient sans doute pas laisser beaucoup plus de liberté aux élèves de si tôt. Dommage… Il y avait tellement de choses qu’ils pouvaient faire tous les deux… Julian y pensait, elle divaguait totalement. La perte de sang commençait à l’atteindre, la douleur quant à elle, elle avait du mal à l’apprécier. Elle ne savait plus où elle était, l’impression étrange s’installait en elle qu’elle était entre deux mondes. Mais Jeroen était là, pour essayer de la ramener à la réalité, faisant de son mieux pour que surtout, elle ne décroche pas. Son front contre le sien, sa chaleur qu’il partageait un peu. Appuyer ? Ah oui. Julian laissait parfois légèrement retomber son bras, elle se concentra donc pour appuyer. Elle fut surprise d’entendre Jeroen hurler soudainement. Ce n’était pas son genre. Pourquoi est-ce qu’il criait comme ça ?

« Tout va bien… »

Ce n’était qu’un murmure, à peine audible. Après avoir eu tout bonnement l’impression de mourir, cette fois Julian était dans une toute autre phase. Elle ne comprenait plus ce qu’il se passait autour d’elle et n’aspirait qu’à se reposer dans les bras de Jeroen. D’ailleurs elle commençait à avoir un peu froid et, avec la fine amplitude de mouvements qu’elle avait, la jeune femme chercha à se blottir un peu plus contre son homme. Il était sa source de chaleur, son point d’ancrage. Mais lui semblait très concentré. Ju’ le vit sa baguette à la main entrain de formuler des sorts. Elle, avait bien du mal à comprendre ce qu’il disait. Une ombre noire était en train de s’installer devant ses yeux et la jeune femme avait l’impression qu’à tout moment elle pouvait céder. Qu’à tout moment elle pouvait sombrer. Et en même temps, le repos était ce à quoi elle aspirait le plus alors, pourquoi résister encore et encore ? Julian était prête à se laisser envelopper par cette vague de douceur lorsque la voix de Jer’ se fit une nouvelle fois entendre et la ramena légèrement à la réalité. Oui, elle lui avait dit qu’elle allait essayer de garder les yeux ouverts, elle ne pouvait pas arrêter comme ça. La rousse hocha alors la tête, tout doucement, autant que son corps lui permettait. La jeune femme tenta une nouvelle fois de se concentrer sur les yeux de Jeroen. Oui, juste ses yeux, il suffisait qu’elle fixe toute son attention sur ça.

« Je suis là… Mais tu commences à être très flou... »

Julian avait tenté de dire ça sur un ton décontracté, et même, de rire un peu. Cependant, cela ne fit que la faire tousser et un grognement de douleur lui déforma le visage. Le moindre mouvement était douloureux, elle se rappelait alors que son corps avait été brutalement déchiré. La rousse attrapa alors le haut de Jeroen et s’y accrocha bien que ses forces commençaient à se faire rares. La tête lui tournaient vraiment et, non seulement elle voyait flou mais en plus, de petites tâches commençaient à se faire devant ses yeux. C’était mauvais signe. Ju’ commençait à se demander si elle parviendrait à se réveiller si jamais elle se laisser aller au repos. Et elle n’en était plus certaine mais elle n’arrivait pas à avoir peur. Elle était dans un autre monde c’était certain cette fois.

« Dis moi Jer’, quand est-ce qu’on part en vacances tous les deux ? »

Un sourire vague se dessinait sur les lèvres de Julian alors qu’elle laissait doucement poser sa tête sur le torse de Jeroen. Une nouvelle fois les paysages s’immisçaient dans les pupilles du jeune homme qu’elle avait de plus en plus de mal à distinguer. Ses yeux commençaient à se fermer, elle luttait pour les rouvrir à chaque fois mais n’était pas sûre d’y arriver encore longtemps…
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Is it time to say goodbye ? [PV Jeroen]   Mer 16 Sep 2015 - 19:28

Les choses s'arrangeaient lentement. Un semblant de calme s'était dessiné dans l'atmosphère et ils avaient eu droit à un beau match, dans une ambiance bon enfant malgré le froid. Pourquoi fallait-il qu'ils leur prennent la moindre étincelle de joie pour la transformer en traumatisme ? Le monde perdait les pédales. Jeroen avait du mal à se concentrer, et pourtant, ce qui l'entourait s'étiolait. Son attention était focalisée sur Julian, sur ses blessures, sur ses yeux qui se fermaient dangereusement. Autour d'eux les élèves s'affolaient sans but précis : les agresseurs s'en foutaient, d'eux, ils avaient déjà touché leurs cibles. Terriblement efficaces... En d'autres circonstances, Jeroen se serait précipité pour démolir tous ceux qui n'avaient rien à faire dans le château. Il aurait laissé les blessés à des gens plus doués que lui en soins, mais cette fois-ci, c'était impensable. Julian l'appelait, elle cherchait sa présence et lui, eh bien, il refusait de s'en détacher. Il n'avait pas su la protéger, il fallait donc qu'il la sauve, qu'il la garde avec lui, il fallait qu'elle reste éveillée...

- Je vais essayer...

Il s'ébroua. Elle ne pouvait pas se contenter d'essayer, elle devait rester avec lui. Elle devait rester consciente et alerte, car en l'état, elle risquait de ne pas se réveiller du tout si elle fermait les yeux. Ce n'était pas concevable. Elle avait 18 ans, elle se découvrait à peine, il apprenait à la connaître un peu plus chaque jour et il s'y attachait un peu plus chaque jour ; qu'elle parte maintenant, ce n'était pas possible. Elle n'avait pas le droit, le sort n'avait pas le droit de lui faire ça. Fallait-il donc qu'il perde tout pour être pardonné de ses actes ? Et lui ne pouvait se contenter d'essayer de la sauver. Sa baguette faisait des siennes et sur le coup, il se surprit à se haïr, à haïr cette magique qui le trahissait dans les pires moments. La magie qui ne pouvait rien contre une simple lame enfoncée dans le corps comme s'il ne s'agissait qu'un bout de viande inerte.

Inerte, non, pas encore, mais si calme... Elle l'observait, comme s'il n'y avait que lui qu'elle était encore en mesure de voir. Lui n'arrivait pas à fixer son regard sur son visage. C'est terrible, de regarder un visage et de se dire qu'il va peut-être s'éteindre, que les émotions peuvent disparaître si facilement avec la mort. Bon Dieu ! Ce n'était pas envisageable, alors il refusait de vraiment la regarder comme si c'était la dernière fois. Demain, il viendrait l'embrasser sur le front à son réveil et ils parleraient de bêtises et tout irait bien. Ça devait être ainsi. En état de panique totale, il se raccrochait à ça comme à une bouée dans la marée humaine. Il cria un coup pour qu'on s'écarte, pour qu'on cesse de le pousser comme s'il n'était pas là, comme si Julian n'était pas là. Elle, elle ne comprenait plus ce qui se passait et il n'entendit pas ses mots murmurés avec tout ce chaos. Il sentit qu'elle se blottissait contre lui. Il ne s'était pas rendu compte qu'avec les températures, la veste ouverte, elle se refroidissait à toute vitesse. Pourtant, il attendit que son sort porte enfin et vérifia tant qu'il put que les plaies avaient cessé de suinter. Si elle se vidait de son sang, il n'y aurait aucun moyen de la sauver. Il recommença à lui parler pour qu'elle reste avec lui.

- Je suis là... Mais tu commences à être très flou...
- Eh merde !

Il continua de jurer entre ses dents tandis qu'elle toussait et se crispait de douleur. Elle avait perdu beaucoup trop de sang parce qu'il n'avait pas su réagir à temps. Il releva les yeux pour chercher de l'aide dans la foule qui se pressait pour quitter les lieux lorsqu'elle s'accrocha à sa veste. Ses yeux cherchaient quelque chose, comme si elle commençait à mal le distinguer. Mauvais signe.

- Dis-moi Jer’, quand est-ce qu'on part en vacances tous les deux ?
- Tu parles comme si tu allais mourir. Tu ne vas pas... Tu n'as pas le droit... merde, qui va me surveiller, hein ? Tu restes avec moi. Sans toi, je n'arriverai pas à garder le cap...

C'était déjà limite s'il arrivait à réfléchir. Jeroen referma la veste de la jeune femme et entreprit d'enlever la sienne pour la couvrir un peu plus. Si elle se refroidissait, ça n'aiderait pas non plus, et lui avait la sensation d'étouffer. Il faisait attention à ce que sa tête de tombe pas, qu'elle reste bien contre lui, calée mais pas trop relevée. Il fallait qu'elle reste couchée mais ici, elle n'aurait aucun soin... Alors qu'elle commençait à fermer les yeux, une voix sortit du chaos, une voix inconnue et noyée dans la masse.

- L'infirmerie ! Il faut l'emmener à l'infirmerie... Est-ce qu'elle est en état d'être transportée là-bas ?
- L'infirmerie...

Il se secoua. Oui, bien sûr, il fallait qu'il l'emmène au plus vite à l'infirmerie, où elle serait vraiment prise en charge. Il se pencha vers la jeune femme.

- Je vais te porter. Je vais te porter comme une princesse alors tu as intérêt de profiter. Accroche-toi...

Avec l'aide d'un autre élève, il la prit dans ses bras et s'assura qu'elle était bien calée et protégée du froid par les vestes. Sa tête contre son torse, il la serra contre lui et plongea dans la foule qui repartait vers le château. Ils passèrent devant le corps inerte de l'agresseur : le serpentard lui jeta un regard glacial et grava l'image dans son esprit. L'image de la première vie qu'il avait enlevée, l'image d'une mort qu'il avait voulu très clairement causer. Mais il ne s'arrêta pas : pas question d'avoir la mort de Julian sur la conscience. Il n'y avait plus que ça qui comptait : avancer et la garder éveillée à tout prix.

- Où est-ce que tu veux partir, hein ? Prochaines vacances, on part où tu veux, comme un petit couple bien niaiseux. En Inde, Disneyworld, à Paris... Choisis une destination et je t'y emmènerai, promis.

S'il n'y avait que ça pour la faire parler, alors il jouerait le jeu. Même s'il n'avait clairement pas la tête à penser aux vacances, il était prêt à tout planifier sur le chemin de l'infirmerie si nécessaire. Alors qu'ils quittaient le stade, de la place se fit autour de lui, comme si les gens se rendaient enfin compte de leur présence et de l'urgence de la situation. Ses bras le tirèrent rapidement et il avait l'impression d'avancer lentement, le souffle court, mais il ne la lâchait pas et ne cessait de surveiller qu'elle était toujours consciente, sans jamais s'arrêter de marcher.

- Faut que je te fasse goûter mes lasagnes, tu te souviens ? Et faut que tu m'achètes un tablier. C'est pas flou tout ça, je te parie que ça arrivera bien plus tôt que ce qu'on croit...

C'est vrai, s'ils commençaient à dormir et à passer leurs vacances ensemble, ils s'installeraient dans une petite routine bidon et niaiseuse à base d'engueulades sur la place des couverts à salade et l'utilité d'un jardin. Des choses toutes bêtes mais qu'il supporterait mal de se faire enlever comme ça, aussi facilement...

- On arrive presque.

La rassurer, se rassurer lui-même... Bordel monstre dans les escaliers. S'il n'avait pas eu l'adrénaline, il aurait fléchi depuis longtemps...
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Is it time to say goodbye ? [PV Jeroen]   Sam 19 Sep 2015 - 12:25

Julian sentait la peur chez Jeroen mais elle, n’était plus dans le même état. Elle était à peine conscience de ce qu’il se passait. Mourir ? C’était très vague pour elle. Elle avait bien dû mal à visualiser ce concept en cet instant mais sentait bien que dans l’esprit du jeune homme tout était différent. A sa place, elle serait sans doute déjà en train de pleurer toutes les larmes de son corps, de trembler et de frapper tout ce qui passait. Parce qu’elle ne pouvait pas le perdre. Parce qu’ils ne pouvaient pas être séparés alors qu’ils commençaient enfin à toucher du bout des doigts le bonheur. Leurs vies n’étaient pas roses mais la rousse avait enfin retrouvé le sourire. Si parfois les problèmes la rattrapaient, il lui arrivait enfin de se vider complètement la tête et de s’abandonner à des choses futiles sans être poursuivi par l’ombre de son passé. Alors non ils ne devaient pas être séparés tout de suite. Mais la jeune femme se rendait-elle compte que c’était ce qu’il risquait d’arriver ? A moitié. Au début oui mais maintenant les sensations étaient toutes différentes. Elle ne ressentait plus rien de la même façon, elle était bercée par le fait de sentir le corps de Jer’ contre elle. Corps qui lui apportait toute la chaleur qui lui manquait. Alors oui, elle allait rester là contre lui à penser aux vacances, à se laisser bercer par sa respiration même si celle du jeune homme semblait un peu trop rapide. Parler des vacances… Oui elle en avait envie mais apparemment cette idée faisait paniquer Jeroen. Ses mots la frappèrent d’ailleurs de plein fouet. Mourir ? Le laisser ? Julian se concentra alors pour mieux le distinguer tandis qu’il essayait de la réchauffer en lui passant sa veste. Son visage n’était pas parfaitement net mais elle ne voulait pas y voir la peur.

« Je te laisserai jamais tomber… »

Elle ne voulait pas l’abandonner. Elle n’allait pas l’abandonner. Elle se reposait juste un peu, le temps de retrouver des forces, le temps que son corps accepte de redevenir énergique. Oui, tout simplement. Soudain, une voix se fit entendre et Julian réalisa presque qu’à cet instant là qu’ils n’étaient pas que tous les deux et qu’autour, une certaine agitation régnait. L’infirmerie ? Oui sans doute. Mais la rousse n’était clairement pas capable de s’y rendre seule. C’est alors que Jeroen se pencha vers elle et lui dit qu’il allait la porter comme une princesse. Un mince sourire apparut alors sur le visage de la demoiselle. Elle n’était pas du genre princesse mais oui l’idée l’amusait. L’idée qu’il soit son chevalier servant… Et c’était ce qu’il était en un sens. C’était son sauveur, celui qui avait accepté de rester avec elle alors qu’elle sombrait littéralement et qui lui avait fait retrouver la surface. La jeune femme grimaça légèrement alors qu’elle se sentait décoller du sol mais fit de son mieux pour rester en contact avec Jeroen qui la tenait maintenant fermement dans ses bras et qui s’était mis en route pour le Château. C’était loin non, l’infirmerie ? Jer’ semblait bien décidé pourtant à lui faire passer le voyage vite et se remit à parler des vacances. Il y avait un mélange entre de la peur et l’envie de croire dans la voix du jeune homme. Elle devait l’aider à garder espoir.

« Paris c’est bien… »

Julian avait beaucoup entendu parler de cette ville et comme tout le monde, elle y voyait le côté romantique et incroyable. La culture, la beauté des bâtiments… Ce n’était sans doute pas comme ça, de même que les étrangers étaient surpris quand ils voyaient les villes anglaises même si ces dernières gardaient du charme. Mais elle avait envie d’y aller avec lui. La rousse n’eut alors aucun mal à s’imaginer se baladant dans les rues avec lui. Se perdre, s’arrêter dans un café, faire les touristes… Oui ce serait magique de pouvoir quitter ce monde d’enfer pour quelque chose comme ça. Ju’ ferma alors sans s’en rendre compte les yeux. Elle se laissait bercer par le rythme de marche et par les images qui défilaient devant ses yeux. Mais une nouvelle fois, Jeroen lui fit les ouvrir. Les lasagnes, le tablier… Oui elle s’en souvenait parfaitement. Comment oublier ? C’était un peu l’image de leur promesse d’avenir alors non, elle ne pouvait pas oublier. C’était bien net dans son esprit mais garder les yeux ouverts devenait vraiment difficile. La jeune femme se mit cependant à lutter pour rester avec Jeroen et lui répondre. Elle avait l’impression que parler lui demandait de plus en plus d’effort mais c’était pour lui alors devait accepter cette épreuve.

« T’en fais pas… Jamais j’oublierai le tablier, t’y échapperas pas. »

La voix de Julian était de moins en moins forte mais elle arrivait encore à articuler, à se faire entendre. Après avoir parlé, elle avait tout simplement l’impression d’avoir vidé une des dernières réserves d’énergie qui lui restait. Tenir le coup, rester éveillée encore un peu. Jeroen lui indiqua alors qu’ils étaient sur le point d’arriver et Julian afficha alors un mince sourire. C’était bien ça, une bonne nouvelle… Elle allait pouvoir se laisser aller au sommeil, oublier tout ça quelques instants alors. Oui, si quelqu’un la prenait en charge elle allait peut être enfin pouvoir se reposer ? Même si la rousse voulait rester auprès de Jeroen, l’envie de se prendre une pause était de plus en plus pressante. Garder les yeux ouverts représentait pour elle un véritable effort et elle avait l’impression que bientôt elle ne s’en sentirait plus capable. Il fallait cependant qu’elle fasse encore un petit effort… Juste un peu.

C’est alors qu’une voix se fit entendre, une voix ferme et confiante, celle d’un adulte. Julian laissa alors tomber définitivement sa tête sur Jeroen. Ils étaient à l’infirmerie, elle allait pouvoir se reposer, non ? En tout cas, elle n’avait plus trop la force de se parler. Elle fit cependant de son mieux pour poser sa main sur le bras de Jeroen, pour lui dire qu’elle ne l’avait pas laissé tomber, qu’elle était encore un peu là et que ça irait mieux maintenant. Oui on allait les aider, ils allaient y arriver. La rousse cligna des yeux, incapable de distinguer les silhouettes autour d’elle mais sentait bien qu’une agitation régnait. Pourtant, elle ne percevait que des sons étouffés. Peut être n’était-ce pas plus mal au final, qu’elle ne soit pas confrontée à la violence du lieu.

« Tu vois Jer’.. Tout va bien. »

Julian n’était pas sûre d’avoir prononcé ces mots à voix haute. Elle les pensait très fort mais n’était pas certaine que son corps ait accepté de les transmettre. Car la sensation de coton était en train de s’emparer de tout son organisme et elle sentait que le repos tant attendu était enfin en train d’arriver.
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Is it time to say goodbye ? [PV Jeroen]   Ven 16 Oct 2015 - 22:08

A l'instant où il s'était levé pour la porter, la peur s'était effacée au profit d'un sang-froid sorti tout droit du fond de ses entrailles, réflexe de survie d'un homme qui a toujours passé sa vie à regarder le monde avec un recul peu commun. Ne pas lâcher la bride à l'angoisse, ne pas se laisser aller à la rage, ça le ralentirait. Il avait tué l'agresseur, le danger était « écarté ». Jeroen s'était maintenant fixé un objectif. Il avançait sans se permettre de réfléchir à l'utilité du geste, ou à ce genre de considérations pour lesquelles le temps avait pourtant son importance. Julian ne pouvait pas mourir, point. Elle tiendrait jusqu'à l'infirmerie, infirmerie qui ne sera pas son lit de mort, ce n'était pas négociable.

Poisseuse de sang, blanche comme un linge mais toujours avec lui, sa Julian. Il la regardait dès qu'il le pouvait, focalisait son attention sur son visage, ses yeux magnifiques, ses cheveux flamboyants un peu emmêlés par toutes ces histoires. Il voyait la femme, la rebelle, l'emmerdeuse qu'elle était, cette fille farouche qu'il aimait. Bon sang qu'est-ce qu'il l'aimait. Il avait fallu du temps avant qu'il ne trouve quelqu'un qu'il était capable de placer au même niveau que sa famille, qui constituait déjà un cercle très fermé. Et ils avaient mis encore plus de temps à comprendre que ce quelque chose d'irrémédiable qui poussait entre eux était de l'amour. Aujourd'hui, il n'avait plus peur du mot. Aujourd'hui, il était inconcevable que tout se termine aussi bêtement.

- Je te laisserai jamais tomber...
- Bien. On est sur la même longueur d'onde...

A l'idée d'être portée telle une princesse, la miss avait souri. Derrière sa carapace d'allumeuse, Julian était une petite fille comme une autre, pas mécontente qu'on s'occupe d'elle avec tendresse. Et Jeroen n'avait pas peur d'être son « chevalier servant », comme elle disait. Habituellement, il refusait pour la forme, pour jouer. Aujourd'hui, plus question de jeux, et pourtant il fallait bien faire la conversation, garder un sourire sur son joli visage. Le serpentard aussi avait besoin de s'occuper l'esprit en marchant. Le chemin lui semblait atrocement long. L'excitation nerveuse qui les entourait le dérangeait, insistant, menaçant : au milieu de tout ce bordel et cette panique, il avait la sensation de marcher au ralenti.

- Paris c'est bien...
- Va pour Paris. J'y suis déjà allé avec ma famille quand j'étais petit, mais on n'avait pas pu monter en haut de la Tour Eiffel. Trop de monde. Il faudra qu'on fasse ça. Et les français moldus parlent très mal anglais, il y a de quoi s'amuser.

Qu'importait l'intérêt très limité de sa conversation. Raconter ses vacances en France pouvait sembler un peu déplacé dans cette situation, mais Jeroen ne s'en souciait plus. Il ne réfléchissait plus, en fait, laissant le fil de ses pensées passer la barrière de ses lèvres sans limitations. Son cerveau était entièrement concentré sur la coordination de ses membres pour avancer le plus vite possible et garder Julian contre lui, dans une position la plus confortable possible. Mais il fallait aussi parler, lui faire la conversation. Difficile de faire les deux correctement.

- T'en fais pas... Jamais j'oublierai le tablier, t'y échapperas pas.
- Tu y passeras aussi. Je jure qu'un jour, je te ferai porter un foutu tablier sans rien en dessous. Même qu'on prendra des photos.

Ils seraient beaux comme des cœurs. La discussion devait sembler un peu étrange vue de l'extérieur, mais il n'en avait absolument rien à battre. Les abords de l'infirmerie ressemblaient à un champ de bataille... sans bataille. Juste des blessés en cours d'acheminement vers les soins vitaux, une prof aux mains pleines de sang, des regards hagards, des questions lancées à tout-va et ne trouvant pour réponse qu'un écho paniqué. Que s'est-il passé ? Comment va-t-il ? Pourquoi ? C'est vrai, ça... pourquoi ? Pourquoi Julian ? Jeroen avait fait ce qu'il fallait pour protéger ses proches, et son maître chanteur avait connaissance de leur relation. Qui cherchaient-ils le plus à blesser ? La colère refluait lentement jusqu'à la surface de sa pensée. Soudain, la mort de l'agresseur n'avait plus tant d'importance comparé aux intentions des commanditaires de ces attaques suicides.

Il passait les portes lorsqu'une voix extérieure court-circuita ses pensées de plus en plus agressives. Il releva brusquement la tête. Sa nervosité était palpable, comme celle de tout le monde ici, mais il se rendait à peine compte de son propre état. Il se figea comme un con en plein milieu du passage, la tête de Julian retombant lourdement sur sa poitrine. Face à face de quelques longues secondes avec Leiv-Andreas Helland, l'homme qui l'avait aidé lorsque sa famille avait été attaquée à Londres, l'homme dont le visage avait été utilisé par le maître chanteur... La poser sur un lit ? Oui, évidemment, c'était ce qu'il devait faire. Il suivit les instructions sans vraiment y faire attention et il prit la main que Julian avait posé sur son bras pour la serrer. Il avait mal partout, son regard semblait habité par un démon à l'agressivité contenue avec peine, mais la caresse de ses doigts sur ceux de sa belle contrastaient de tendresse.

- Tu vois Jer'... Tout va bien.
- Oui ma belle, tout va bien. Tu t'accroches comme une chef, murmura-t-il en se penchant au-dessus d'elle.

La demande de quitter l'infirmerie pour laisser les professionnels faire leur boulot arriva à son cerveau avec un temps de retard. Il secoua la tête en s'accrochant un peu plus à la jeune femme, puis jeta un regard noir à l'homme qui lui disait cela.

- Je ne sortirai pas, je ne peux pas la laisser, je...

Il quoi ? Il les regarderait travailler comme un couillon, attendant dans un coin en guettant le moindre signe de douleur ? Il s'énerverait sur tout le monde pour qu'on la passe en priorité absolue ? Une main sortie de nulle part attrapa son bras avec fermeté mais sans violence. Jeroen jeta un regard glacial au serdaigle qui tentait de l'éloigner.

- Viens. Faut les laisser faire ça va aller.

Et il tira. Jeroen résista un instant mais mis en face de sa propre inutilité, il finit par lâcher prise. Sans perdre sa belle des yeux, il recula sur quelques pas, guidé par cette main inconnue qui l'empêchait de rester.

- Julian ! balança-t-il à voix haute, pas certain qu'elle puisse l'entendre. Je reste devant, ça va aller, fais-moi appeler si tu as besoin !

Puis il se dégagea un peu brusquement de l'étreinte de l'élève et prit les devants pour sortir de cette salle qui puait le sang. Une fois dehors, il se posta face à la porte et croisa les bras. Il tremblait, de fébrilité, de rage et de froid en même temps. Dents serrées, c'était comme un cerbère prêt à mordre. Il s'adossa au mur d'en face pour se maintenir debout mais sentit bien vite que son corps ne tiendrait pas longtemps. Alors il sortit sa baguette, se laissa glisser jusqu'au sol et lança un regard sombre à l'élève.

- Je ne bougerai pas. Ça ne sert à rien de me faire partir, je ne bougerai pas. Je veux être là s'ils attaquent à nouveau.

Et il était prêt à y rester toute la nuit. Qu'importait les cours le lendemain, la foule énervée, le risque de se faire renvoyer au dortoir par les enseignants. Même à travers une foutue porte, il ne laisserait pas Julian seule cette nuit-là.

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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Is it time to say goodbye ? [PV Jeroen]   Mer 21 Oct 2015 - 11:06

Si l’obscurité était peu à peu en train d’essayer d’envahir Julian, il y avait des points lumineux qui persistaient. Des images qui s’imposaient à sa vue mais auxquelles elle n’avait nullement envie de soustraire. Ces images venaient de son imagination, des paroles de Jeroen qui lui permettaient de s’accrocher encore et encore et d’envisager son futur avec douceur. Elle n’allait pas rester cette fille blessée, elle n’allait pas quitter ce monde maintenant. Ils avaient un avenir rêvait qui devait se réaliser. La Tour Eiffel était venue ainsi s’immiscer dans l’esprit de la jeune femme. Elle se voyait bien, au pied de la Grande Dame, avec Jer’. Tous les deux mains dans la main, à regarder cette ville s’offrir à eux, flâner dans la rue et suivre tous les clichés imposés aux amoureux dès qu’ils mettaient un pied dans cette ville. Oui tout ça était en train de se dessiner devant ses paupières et lui donnait la force de se battre encore un peu, juste le temps qu’ils arrivent à l’infirmerie, qu’on la prenne en charge et qu’enfin, elle puisse se reposer. Paris fut cependant bientôt remplacée par une autre image. Celle de Jeroen avec son tablier. Alors qu’il continuait sur le sujet, la rousse sentit au fond d’elle une envie de rire mais elle n’y arriva pas. Son corps était trop faible, il n’avait pas la force de se faire secouer par une chose aussi violente que le rire. Mais le cœur y était pourtant. Parce qu’elle n’avait aucun mal à imaginer le comique de la situation. Oui, leur vie pouvait devenir douce et joyeuse malgré l’horreur dans laquelle ils se débattaient depuis si longtemps maintenant… S’accrocher à ses images, à ses bras forts et à son sourire. S’accrocher à lui, juste lui.

Bientôt, Julian se sentit arrachée aux bras de Jeroen pour se retrouver installée dans un lit. Certes le contact était agréable et pourtant… Pourtant d’un coup elle sentit le froid l’envahir. Quand il n’était pas là c’était étrange. Elle avait l’impression de ne plus avoir la même force et une angoisse violente pris alors possession d’elle. Ju’ sentit quelqu’un s’agiter autour d’elle, une main se poser sur ses plaies mais elle ignorait tout ça. Avec toutes les forces qui lui restait-elle tourna la tête pour regarder Jeroen. Ses contours devenaient flous mais elle arrivait tout de même à le distinguer. Quelqu’un était en train de le tirer vers l’extérieur. Non. Non ils n’avaient pas le droit ! C’était lui son point d’ancrage là, seule, à bout de force… Elle était tout simplement terrorisée. Elle entendit alors la voix de Jer’, qui lui disait de ne pas avoir peur et ses yeux se remplirent de larmes. Elle allait sombrer sans lui, elle n’allait pas y arriver… Un tremblement étrange se saisit alors de son corps tendit que sa tête tournait et qu’elle avait l’impression de se faire happer par un immense trou noir.

« Calme toi ma grande. Tout va bien, on s’occupe de toi maintenant. Il reviendra te voir, il sera là à ton réveil tu verras. »

Une main dans la sienne. La voix qui venait de s’élever était douce, rassurante… Julian ne savait pas à qui elle appartenait mais quelque chose dans le grain lui disait de l’écouter, de lui faire confiance. Elle s’accrochait à cette promesse, à l’idée que quand bien même elle allait sombrer, il se tiendrait près d’elle quand elle se réveillerait. C’était tout ce dont elle avait besoin. Se dire qu’il serait là, qu’elle n’allait pas sentir son absence. Julian se laissa alors doucement aller au contact doux du lit, à cette envie de dormir qui avait pris possession d’elle. Petit à petit, l’agitation qui régnait autour d’elle était en train de disparaitre. Elle n’y prêtait plus attention, ne sentait plus rien… Julian venait de sombrer dans un long sommeil mais son corps lui acceptait peu de guérir. Sous les gestes habiles des médecins, ses plaies étaient en train d’être traitées et si son corps avait besoin de repos, il était certain maintenant, qu’elle pourrait ouvrir les yeux sur Jeroen. C’était tout ce qui comptait.

- Fini –

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