AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 753
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Keith / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Mar 1 Sep 2015 - 10:34

~Dimanche 15 février – Dans l’après-midi~

Faire des efforts, se montrer sociable, ce n’était vraiment pas une tâche facile pour Ethan. A vrai dire, en temps normal, il ne cherchait même pas à faire semblant, à se forcer. Il se contentait de rester dans son coin et d’attendre que les gens lâchent l’affaire et ne cherchent plus à le faire sortir de sa coquille. Sauf qu’avec Charleen c’était différent. Il aimait passer du temps avec elle, que ce soit à discuter ou dans le silence et, par conséquent, lorsque c’était elle qui essayait de le faire sortir un peu de tout son mutisme, il ne pouvait pas trop ronchonner. Il essayait, faisait des efforts et donnait son maximum pour lui faire plaisir Il aimait la voir sourire, c’était indéniable et se sentait mal rien qu’à l’idée de pouvoir lui faire de la peine. Alors il franchissait des étapes à ses côtés. En même temps, il avait lui-même plus ou moins demandé à la jeune fille de l’aider alors il ne pouvait pas faire marche arrière comme ça… Toujours était-il que cela lui demandait tout de même beaucoup d’efforts, on ne change pas un caractère en un claquement de doigts. Et ce jour là, Ethan allait devoir faire un gros effort. Charleen lui avait demandé de venir avec elle au match de Quidditch. Celle-là, à vrai dire, il ne l’avait pas vue venir. En soit, le Serdaigle n’avait rien contre ce sport, il n’était pas passionné mais pas révulsé non plus. Cependant, il y avait toujours trop de monde aux matchs, trop d’agitation et donc il préférait ne jamais se glisser dans les gradins. Mais cette fois c‘était différent. L’adolescent avait donc finalement accepté de suivre son amie même si, il devait bien l’avouer, il était bouffé par le stress. Il allait se retrouver entouré de gens…

Les deux amis s’étaient donc retrouvés pour le déjeuner mais Ethan n’était pas très bavard. Oui il était stressé d’autant plus en apprenant que la demi-sœur de Charleen, Riley, et sa meilleure amie, Kezabel, seraient avec eux pour regarder le match. C’était idiot, après tout, il y aurait forcément des gens autour d’eux mais l’idée que ce soit des proches de Charleen et que, donc, il ne pourrait pas se contenter de rester silencieux, le rendait malade. Il fit cependant de son mieux pour ne pas le montrer et se rendit au match avec la demoiselle. Au début, il ne prononça pas le moindre mot. Alors qu’ils s’installaient, il se contenta d’un hochement de tête à l’adresse de leurs aînées pour signifier qu’il avait pris conscience de leur présence. Mais ensuite, il avait détourné la tête, rougissant légèrement et fixant le terrain comme si sa vie en dépendait. Il n’était pas loquace mais se sentait oppressé et salua donc le début du match avec beaucoup de gratitude. Petit à petit, il se débrida un peu, se laissant d’ailleurs emporté par le match. Il se décida à soutenir les Poufsouffle, pour Charleen mais aussi parce qu’il n’avait aucune raison particulière de soutenir les Gryffondor. De temps en temps, il jetait des regards à la jolie blonde, et affichait de timides sourires. Il progressait…

Alors que Sovahnn était en poursuite du vif d’or, la pression était à son comble et Ethan ne pu s’empêcher de s’agiter nerveusement. Quand elle l’attrapa enfin, il se tourna avec un immense sourire vers Charleen. Oui il s’était laissé prendre au jeu. Malheureusement, sa joie ne dura pas longtemps…. Alors qu’il allait prendre la parole pour la première fois depuis le lancement du match, un cri lui glaça le sang. Puis, tout s’enchaîna à vive allure. Des gens qui s’écroulent, des cris, puis un grand mouvement de panique. Tout le monde s’était soudainement levé autour d’eux et les gens commençaient à courir dans tous les sens. Non. Ça recommençait. Ethan resta complètement immobile, les yeux grands ouverts, terrorisé. Ses mains tremblaient comme jamais.

« C’est… pas possible… »

Non pas encore. Ethan ne voulait pas y croire. Ils ne pouvaient pas revenir encore une fois, attaquer de nouveau le Château. C’était un cauchemar. Les membres tremblants, le jeune homme parvint finalement à se mettre sur ses pieds et à reprendre contact avec la réalité. Seulement le temps qu’il se mette à bouger, autour de lui, tout avait changé. Il se rendit alors compte que Charleen et ses amies n’étaient plus à côté de lui. Le jeune homme lança des regards paniqués autour de lui et son regard se posa sur une personne, étendue sur le sol, perdant beaucoup de sang. Ethan recula alors, ressentait soudainement une terrible envie de vomir. Qu’est-ce qu’il se passait ? Pourquoi ? Sans plus réfléchir, le garçon se mit alors à courir, comme les autres, sans trop savoir où il allait, complètement désorienté. C’est alors que dans la foule, il aperçu des cheveux blonds…

« CHARLEEN ! »

Ethan reprit alors complètement contrôle de son corps. Il se stoppa net et couru à toute vitesse vers la jeune femme qu’il avait reconnu de loin. Seulement il régnait une telle agitation que c’était compliqué de se frayer un chemin dans la foule. Après moult efforts, il parvint tout de même à s’approcher et dans un dernier élan, il se jeta en avant et parvint à attraper le poignet de la demoiselle. Il avait le souffle court, autant par l’effort que par la peur qui le tiraillait depuis le début. Mais, étrangement, en cet instant, il en avait presque oublié que les assaillants se trouvaient peut être encore parmi eux. Il inspecta Charleen pour vérifier qu’elle n’avait rien, les mains encore tremblantes.


« Tu… Tu vas bien ? Faut qu’on s’en aille d’ici, ces mouvements de foule sont super dangereux ! »


Ethan n’avait pas tord, la peur n’avait pas réussi à détruire toutes ses capacités de réflexions. En effet, dans la panique, les élèves avaient tendance à courir un peu dans tous les sens, sans trop faire attention à ce qu’il se passait autour d’eux. Le Serdaigle voulu donc entraîner la jeune femme à sa suite mais alors qu’ils avançaient, quelqu’un courait à toute vitesse dans l’autre sens et cogna leurs mains qui se tenaient. Le jeune homme se retourna alors paniqué, le bras douloureux, cherchant du regard la jeune femme. Non, il ne pouvait pas l’avoir perdue, pas encore…

« Charleen ? Charleen ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 820
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : Moonic
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Dim 6 Sep 2015 - 21:37

Dire que je m'y attendais aurait été un mensonge. Pourtant, ça aurait pu être une évidence. Ils sont ensemble depuis longtemps et papa a vraiment retrouver une joie de vivre avec … celle qui va être désormais sa femme. Sa femme. Un mariage. J'ai littéralement explosé de joie avec cette lettre, d'autant plus que Riley avait également l'air aussi heureuse que moi... Ce mariage me donne l'impression de concrétiser une chose : Elle et moi seront sœurs. Comme si ce mariage scellait aussi notre fraternité et j'en suis d'autant plus heureuse. Je n'ai pas hésité à partager ma joie avec Ethan avant que nous partions pour le match de Quidditch – auquel je l'y ai un peu traîné, je fois bien l'avouer... - et même à Rosalyn. Une légère distance s'installe entre nous deux et j'ai du mal à accepter de ne pas réussir à la retenir, quoi que je fasse. Pourtant, je ne peux pas concevoir mon quotidien sans elle alors j'essaie, tant bien que mal, de venir la voir de temps en temps pour discuter de tout et de rien. Au moins pour essayer d'entretenir ce petit quelque chose qu'il nous reste.

C'est le cœur léger que je suis partie jusqu'au stade, accompagné d'Ethan. Plus les jours passent, plus notre lien se resserre un peu plus. Ca fait plus d'un mois que je passe du temps avec lui et je l'apprécie toujours un peu plus à chaque fois. Il n'est plus ce garçon introverti qui ne parle jamais... du moins, pas avec moi. Il nous arrive d'avoir des conversations entières sur pleins de choses qui nous passionnent mutuellement et j'aime le voir comme ça, avec un visage tranquille et qu'il ait la sensation d'être à sa place. D'être quelqu'un de bien, parce que c'est ce qu'il est. Et je compte bien atteindre l'objectif que je me suis fixé : Celui de lui faire comprendre qu'il n'a pas à se détester autant qu'il le fait. En revanche, je ne sais pas où il en est avec Jordan... du moins, dans sa tête. Et je ne sais pas moi même où j'en suis quand lorsque je me perds dans mes pensées, je me surprend à en vouloir à la jeune Serdaigle si elle changeait finalement d'avis et allait voir Ethan pour lui avouer ses sentiments... Et c'est une chose que j'occulte rapidement, me sentant honteuse de penser de la sorte. Bien sûr que je serais heureuse pour lui si ça arrivait. C'est... une évidence.

Lorsque le match débute enfin et que je suis emmitouflé dans mon manteau, écharpe et bonnet, je jette un œil à Ethan à ma gauche, puis aux filles à ma droite. Je surprend aussitôt leurs regards vers moi qu'elles détournent avant de de faire … genre de rien. Quand je dis « Elles », je parle de Kezabel et Riley qui nous accompagnent aujourd'hui. Je fronce les sourcils, étonnée. Je n'arrive pas à saisir pourquoi elles ricannent de leur côté alors que Riley me décoche un clin d'oeil après avoir regarder Ethan.
Je le regarde à mon tour, regarde de nouveau les filles... la lumière se fait à tous les étages et je deviens rouge écrevisse.

N'importe quoi... Je me tasse dans mes vêtements, surtout dans mon écharpe, comme si j'essayais de me fondre dans le tissu pour que l'on m'oublie.

Le coup d'envoi est lancé et je me concentre sur les joueurs qui s'élèvent pour le match. J'en oublie bien vite ma gêne et les regards précédents de Riley et Keza tant la tension grimpe de minutes en minutes. C'est mon équipe que j'encourage et c'est pour mon équipe que je me surprend parfois à crier au scandale quand un mauvais coup est donné. L'effervescence du match me touche et je me laisse porter, avec joie d'ailleurs. En compagnie de ma sœur, sa meilleure amie et … du mien, je ne peux que être aux anges. Mais lorsque je vois Ethan s'agiter dans tous les sens, je ne peux m'empêcher de dissimuler un rire dans mon écharpe tant je le trouve hilarant. Il est rare de le voir s'exprimer et ça fait du bien de le sentir si libre. Nous échangeons d'ailleurs quelques regards et … Bon. Charleen. Cache toi un peu plus. Tout simplement parce que je crois que je rougis et que je ne sais pas d'où vient cette petite flamme au creux du ventre qui est aussi douloureuse qu'agréable.

Le match. Oui, pardon. C'est ton équipe en plus, ne leur fait pas défaut.
Mon attention est aussitôt capté lorsque Sovhann est à deux doigts d'attraper le vif d'Or. Dans un élan j’attrape le bras d'Ethan et piétine tout comme lui sur place, le cœur battant avec force dans ma poitrine. Je suis crispée, tendue, au bord de l'explosion.

Allez, attrape le, attrape le...

- OUIIIIIIIIIII ! ON A GAGNEEEEE !!

Je lève les deux bras en l'air en sautant d'un pieds sur l'autre alors que Keza brandit son poing victorieux, venant me taper dans la main dans un signe de victoire. Sourire jusqu'aux oreilles, ma joie explose et je me retourne vers Ethan, prête à le prendre dans mes bras alors qu'il est tout aussi souriant que moi. Je fais un pas en avant... et me stoppe aussi sec. Un hurlement déchire l'ambiance du stade et me donne la sensation que mon cœur subit un léger déchirement tant il sursaute avec la même ferveur que moi. Je me tourne aussitôt vers le terrain... Je n'ai pas le temps de réagir que je me sens aussitôt poussée vers l'avant, manquant de justesse de tomber lourdement sur la personne face à moi. Des cris s’enchaînent les uns après les autres et ce que je vois est une véritable vision d'horreur. Certaines personnes s'écroulent, chutent, un mouvement de foule s'élève et je ne comprends plus rien. Trop de bruit, trop de mouvement, trop de panique. Je n'arrive plus à suivre et mon premier réflexe est de chercher ma première assurance : Riley. Que je ne vois plus. Je me crispe et sens mon estomac se soulever. Je n'ai le temps de rien, ni de comprendre, ni de bouger, ni de crier. Je me sens pousser dans tous les sens, fermant parfois les yeux par réflexe, cherchant ma baguette dans le même geste à l'intérieur de ma veste. Je n'y arrive pas, la fermeture est bloquée et j'ai l'impression d'étouffer alors que je me retrouve complètement bousculer de part et d'autre. Je chute une première fois contre un banc, une douleur me traverse le tibia et je lâche un cri avant de hurler le prénom de Riley, de Keza ou même d'Ethan. Je ne comprends pas ce qu'il se passe mais la panique est là, palpable et mes membres tremblent comme jamais.

Je me rétracte sur moi-même, prenant des coups de part et d'autre. La peur est là, je la sens comme je l'ai sentie cette nuit où j'ai vu Maxime au début de cette transformation et l'angoisse surgit juste derrière. Les hurlements et la bousculade accentue le tout et je ne sais ni quoi faire, ni où aller.

— CHARLEEN ! 

Un cri transperce la cohue et je reconnaîtrais sa voix entre mille. Je m'y accroche comme à la vie, comme à un espoir qui pourrait me sortir de ce stade, de tous ces élèves prêt à me marcher dessus pour passer.

— ETHAN ! ICI ETHAN !

Je ne sais ni où est Riley, ni où est Keza et je serais bien incapable de les chercher pour le moment. J'essaie d'aller à contre-courant, me rendant compte de seconde en seconde que les personnes que j'ai vu sombrer, sont peut-être morte. Alors ça y est ? Ils sont revenus ? Cet affolement générale ne vient pas de nul part, ce sang en bas des gradins non plus... L'idée même qu'ils puissent de nouveau envahir le château me tétaniserais presque si je n'avais pas cette foule qui me bouscule de partout. J'essaie vainement de rejoindre Ethan, les larmes au bord des yeux. Une flopée de question m'assaille : Où est Riley ? Est-ce qu'elle va bien ? Et Keza ? Rosa ? Les autres. Qui d'autre est tombé, qui d'autre est blessé. Mes yeux se détournent une fraction de secondes... une flaque de sang se trouve plus bas, dans les gradins. Mon estomac se soulève un peu plus. Ethan. Je veux retrouver Ethan, maintenant.

Je sens enfin ses doigts autour de mon poignet et me sens brutalement ramener à lui. Je trébuche et me raccroche de justesse à son épaule, souffle court, joues rougis mais surtout cœur battant au point de me rendre mal. Ses mains m'inspectent et je suis incapable de prononcer quoi que ce soit sous l'angoisse. Je le regarde à mon tour, constatant qu'il n'a aucune égratignure. Il va bien et ça n'arrive pas à me soulager pour autant.

— Tu… Tu vas bien ? Faut qu’on s’en aille d’ici, ces mouvements de foule sont super dangereux !
— Je... je crois oui.

Un bon nombre de fois j'ai vu Ethan perdre ses moyens, bloqué par timidité chronique et par son manque d'habitude à se mêler aux autres. Pourtant en cette seconde il semble presque ...maîtrisé la situation. J'essaie d'y trouver un apaisement, quelque chose pour me raccrocher et ne pas tomber dans la même tétanie que l'autre soir. Je me suis promis que ça n'arriverait plus jamais. Ni pour moi, ni pour les autres. Et ce réconfort je le trouve au creux de sa main lorsqu'elle saisit la mienne et me tire derrière lui pour nous sortir de là. Je le laisse faire, le laisse me guider. Je suis incapable de quoi que ce soit si ce n'est que bouger mes jambes pour marcher …

Puis le choc.
Je laisse échapper un cri de surprise puis tombe en arrière alors que nous nous faisons percuter par une personne que je n'ai pas vu venir, affolée, autant que nous tous. Je chute lourdement sur un banc avant de rouler sur le sol, face contre terre. Une fraction de seconde, je me surprend à vouloir plus que jamais me glisser sous l'assise et y rester, prostrée, mains sur les oreilles pour ne plus entendre ces hurlements qui me glacent le sang. Yeux fermés pour ne plus voir toute cette foule s'agiter dans tous les sens à m'en donner des vertiges. Dormir pour tout oublier, ne pas faire face à la réalité, à leur retour, à tout ce qui pourrait suivre derrière. Juste disparaître et ne pas être là.

Mais je n'ai pas le droit de faire ça. Je n'ai plus le droit. Et si Riley avait besoin d'aide ? Et Keza ? Et Ethan, où est-il ? Une boule d'angoisse se forme dans ma gorge, l'envie de pleurer se fait plus présente mais je me mords le dessus de la main, avec force. Ne pas craquer. Pas maintenant. Ne te laisse pas tétaniser. Parce que je la sens venir, se profiler dans mes veines pour se mobiliser dans mes muscles. Non, non et non. Je refuse. Pas maintenant.
Je ne comprends pas comment nous avons pu en arriver là... Tout commençait à s'arranger. Un mariage a été annoncé. Tout allait bien malgré les derniers événements alors pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi encore...
Je me fais violence et relève la tête... Le coup arrive brutalement, violemment. Un couinement s'échappe d'entre mes lèvres alors que je me rétracte de nouveau au sol. La douleur se répand jusqu'au plus profond de mon cerveau, des étoiles dansent devant mes yeux et je porte mes doigts à mon arcade... Du sang. Mon sang à moi. J'ai sûrement du prendre un coup dans la précipitation... Un coup qui m'a visiblement réveillé car à la vue de mon sang, ça n'est pas une tétanie que j'ai ressenti mais un besoin vitale de bouger. Tout de suite. Et de retrouver l'un de mes proches. Je ne prête pas attention au liquide chaud qui coule le long de mon arcade et de ma tempe et me relève, membres tremblant. J'ai chaud et froid à la fois, je suis dans un état que je ne saurais d'écrire mais en cette seconde, la seule chose qui m'importe est de retrouver Ethan. Il ne doit pas être loin.

La foule continue de s'éparpiller dans les gradins pour trouver la sortie et je cherche mon ami, Riley ou Kezabel...

— ETHAN !

Je m'aide d'un banc pour prendre appuie et passer au gradin supérieur, courant pour le rejoindre. Je le vois de dos, fouillant la foule du regard, sûrement entrain de me chercher. Je me focalise sur lui et rien d'autre. Je pousse faiblement ceux qui tente de passer autour de moi, me faisant de nouveau bousculer brutalement. Je repense à ceux que nous avons vu s'écrouler, sûrement blessé. Peut-être même... mort. Je serre de nouveau les dents pour pas pleurer, me fixant sur un seul objectif : retrouver mon ami. Et si Riley faisait partie du lot ? La nausée se manifeste de manière plus féroce.
Non.
Ethan, fixe toi sur lui. Je crie une nouvelle fois son prénom mais ma voix se perd dans la cohue, parmi les autres hurlements de peur, d'effroi ou même d'appel pour retrouver un proche. C'est une lutte, comme si j'essaie de marcher à contre-courant et je tends la main. Il me paraît si loin...

Un effort. Encore un. Je marche, j'avance, pousse encore et lorsque mes doigts touchent son épaule, je me laisse porter par la frénésie. Je l'agrippe et le retourner vers moi avec force avant de lui sauter dans les bras, passant les miens autour du cou comme si je me raccrochais à une bouée de sauvetage. Parce qu'en cette seconde, c'est ce qu'il est... Pour ne pas que je perde le fil de la réalité, pour ne pas que cette angoisse n'explose pour définitivement me tétaniser et me rendre aussi utile que l'inutile. Je ne veux plus le lâcher, je ne veux plus qu'il me lâche, je ne veux plus en être séparer. Pas tant que tout cela ne se sera pas calmé...

Dis moi que c'est un cauchemar. Dis moi qu'ils ne sont pas revenu... Dis le moi, s'il te plaît.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 753
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Keith / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Mar 8 Sep 2015 - 12:08

Ça aurait dû être une belle journée, un moment exceptionnel. Ethan aurait pu se féliciter d’avoir réussi à se comporter presque normalement. Charleen aurait dû sauter dans ses bras à la fin du match et lui devenir rouge tomate, ne sachant pas ce qu’il devait faire. Tout ça aurait dû se passer et le bleu aurait ensuite passé des heures à ressasser les événements en se demandant ce qui était en train de lui arriver, s’il changeait vraiment… Sauf que rien ne se passait comme prévu dans cette école. C’était chaque fois la même chose. Il y avait toujours un élément pour mettre le bazar dans leurs vies, pour faire en sorte que toute innocence soit brisée, que chaque moment de bonheur soit réduit en poussière. Cette fois encore, ces gamins avaient du affronter la peur, la violence… Ethan n’était pas prêt pour ça. Les traumatismes de l’occupation étaient encore présents dans sa tête, il avait peur, toujours aussi peur. Pourtant cette fois, il avait réussi à garder un minimum de lucidité pour elle, pour Charleen. C’était la première fois qu’il avait quelqu’un à protéger, quelqu’un à qui il devait faire attention, sur qui il devait veiller. Parce que c’était ce qu’elle avait pour elle, en venant le chercher ce jour-là dans la salle sans fond. Pour elle il devait garder le contrôle de son esprit au moins le temps qu’ils soient en sécurité. Oui, il fallait juste mettre la demoiselle en sécurité et ensuite il pourrait perdre le contrôle et redevenir le gamin trouillard qu’il avait toujours été. Voilà pourquoi il avait attrapé sa main et qu’il avançait avec une certaine assurance. Mais encore une fois tout avait dérapé. Il l’avait perdue, sa main avait glissée de la sienne et au lieu de réagir tout de suite, il avait fait quelques pas de trop et maintenant, il ne la voyait plus. La panique commençait à l’envahir. Autour de lui, c’était le chaos total, tout le monde courrait dans tous les sens mais aucun signe de Charleen. Le jeune homme tenta de monter sur un banc pour y voir plus clair. Il espérait qu’en surplombant la foule il pourrait la repérer. Mais non seulement il n’était pas très grand mais en plus, la pagaille était telle qu’il ne distinguait en aucun cas la jeune femme. Il l’avait vraiment perdue… Abandonnée…

Ethan sentait son cœur s’affoler et son souffle devenir court. Il ne cessait de regarder autour de lui, de chercher dans tous les sens, ignorant ceux qui le bousculaient ou lui criaient de se tirer de là. Il cherchait Charleen, paniqué et en colère. Oui il était en colère contre lui-même. Il aurait dû faire plus attention à la jeune femme, elle n’aurait jamais dû se retrouver seule d’un coup. Puis, soudainement, il cru entendre son prénom. L’adolescent se retourna alors vivement mais il ne voyait toujours pas le visage de son amie. Il continua donc à scruter les alentours, se demandant combien de temps il allait tenir avant que l’angoisse ne prenne complètement le dessus et qu’il devienne dingue. Respire Ethan, reste calme, encore un peu.

Puis d’un coup, il sentit une main sur ses épaules, il se retourna et avant qu’il ne puisse réaliser quoi que ce soit, il sentit le corps de Charleen contre le sien. Au début, Ethan fut complètement paralysé par ce geste mais son instinct finit par prendre le dessus et ses bras s’enroulèrent autour de la jeune femme. Il la serra avec force contre lui. Une main contre la tête de la demoiselle, il la serrait contre lui, résistant à l’envie de s’écrouler sur le sol. Elle était là. Ils pouvaient partir ensemble maintenant. Après un temps qu’il aurait été incapable d’évaluer, le jeune homme se recula légèrement et vit le sang qui venait de l’arcade de Charleen.


« Merde, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Ça va ?? »


L’inquiétude était clairement visible dans la voix d’Ethan. Ce dernier se mit alors à fouiller frénétiquement dans ses proches et finit par mettre la main sur un mouchoir en tissus. Il essuya alors doucement le sang qui avait coulé sur le visage de la jeune femme puis, à l’aide d’un sort, le fit tenir sur la plaie. Ça permettrait d’empêcher le sang de trop couler le temps que quelqu’un vienne les aider.

« Je te tiens cette fois, promis, on va sortir de là. »

Ethan passa alors un bras autour de la taille de Charleen et l’entraîna à sa suite. Ainsi, il était sûr que personne ne viendrait les séparer. Il avait oublié sa peur pendant quelques instants. Parce qu’elle était blessée, parce qu’en s’accrochant à lui, elle lui avait montré comme elle avait besoin de son réconfort. Il aurait été incapable de le faire pour quelqu’un d’autre, hormis Jordane peut être. Mais Charleen était différente de tous les autres. C’était sa meilleure amie, la personne à qui il tenait le plus, celle qui le comprenait. Il n’avait pas le droit de la laisser. Les jeunes gens progressèrent donc avec difficulté dans la foule jusqu’à descendre les escaliers des gradins et se retrouver aux abords du stade. L’adolescent lâcha alors la taille de son amie, lui attrapa la main et se mit à courir aussi vite qu’il le pouvait. Il ne s’arrêta qu’une fois à distance raisonnable du stade, le souffle court. A cet instant, il lâcha enfin la main de la jolie blonde, les mains sur les genoux, essayant de reprendre un rythme respiratoire normal. Il faudrait emmener la jeune femme à l’infirmerie mais elle était peut être bondée et surtout, Ethan n’avait aucune idée de ce qu’il se passait dans le Château. Il se redressa alors finalement et posa son regard sur Charleen. Il sentait soudainement ses forces le quitter. Le jeune homme se laissa alors tomber dans l’herbe.

« Me fais plus jamais ça. »

Le ton d’Ethan était peut être un peu sec mais ce n’était pas volontaire. Il avait eu peur, vraiment peur. Charleen n’était pas responsable, au contraire, la pauvre avait subit de pleins fouet les conséquences du mouvement de foule. Mais il avait vraiment eu peur pour elle. Il avait cru qu’il lui était arrivé quelque chose d’horrible, qu’il ne la retrouverait jamais. Et ça… Ça lui avait tordu les boyaux. Alors certes, ça lui avait donné la force de se sortir de là alors que sinon il serait sans doute resté prostré dans un coin. Mais il n’était pas encore capable de comprendre ça, d’avoir un regard objectif sur la situation. Non, tout ce qu’il retenait c’était cette peur qui lui avait vrillé les entrailles. Se redressant légèrement, Ethan jeta alors un œil derrière lui. Ils étaient assez éloignés du stade. Le Château quant à lui semblait tenir debout, pas de flammes, pas de gens qui en sortaient en hurlant. Une attaque isolée ? Il ne savait pas. Qui avait été attaqué ? Pourquoi ? Était-ce juste un avertissement ? Ethan sentit alors un frisson le parcourir. Il n’osait imaginer ce qui les attendait dans les mois à venir. Ils ne seraient donc jamais en paix ?

« Comment va ton arcade ? »

Se concentrer sur le moment, ne pas laisser son imagination débordante prendre le dessus et le paralyser de nouveau. Rester fonctionnel, rester concentré sur Charleen. Il pouvait le faire. Il devait le faire. Il ne voulait pas qu’elle le voit cédant à la panique, devenait un gamin inutile et terrorisé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 820
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : Moonic
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Lun 14 Sep 2015 - 14:28

Il faut que je me calme.
Il faut que tu te calmes, Charleen.


C’est ce que je ne cesse de me répéter au creux des bras d’Ethan, profitant de ce court instant de plénitude pour tenter de retrouver un semblant de maitrise. J’ai le cœur qui ne cesse de battre à vive allure et une douleur aigue commence à me lancer avec plus d’insistance, ciblée sur mon arcade que je devine ouvert. Le liquide que je sens s’écouler sur ma tempe ne m’effraie pas, pas dans ces circonstances où tout semble appeler au chaos. Front contre son épaule, bras entourant son torse, j’inspire à fond. Les fragrances de son parfum me parviennent et j’essaie de me caler au rythme de sa respiration. Mon cerveau fonctionne à vive allure… Riley et Kezabel. Je ne les ai pas aperçues depuis que nous avons été séparés. L’idée qu’il ait pu leur arriver quelque chose redouble l’angoisse que je tente de maitriser. Et deux corps tombés sur le sol. Ces cris  de frayeur, certains hurlant qu’ils sont revenus… Ils. Est-ce que nous devons nous attendre à les voir à la sortie du stade, prêt à nous soumettre de nouveau.

Calme toi.

Je sens certains corps nous bousculés mais je n’y prête aucune intention. Je me concentre, retenant les larmes tant bien que mal. Ethan est ma seule source de réconfort et je m’y accroche avec une ferveur que je ne me connais pas. J’aurai pu être surprise d’en ressentir un apaisement aussi significatif mais je n’ai pas le temps pour ça, pas le temps de penser à autre chose qu’à ce chaos qui s’insinue entre les rangs. J’inspire profondément et repense à toutes ces séances d’entrainements pour apprendre à me défendre et me maitriser. Je n’ai pas fait tout ça pour rien bon sang. Je serre les dents et lutte contre cette angoisse avec force. Ethan est là, avec moi. A deux on peut se sortir de ça, se soutenir. Je n’suis pas seule.
Il faut que je retrouve Riley et Kezabel.
Je pense également à Mia et à Rosalyn.

Ethan se détache légèrement de moi et je reviens à la réalité : Brouhaha, cris perdus, bousculade au loin. Mes yeux s’accrochent au regard bleu profond d’Ethan.

— Merde, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Ça va ??

Il s’inquiète et durant une fraction de seconde je me demande de quoi il parle jusqu’à ce que je sente un filet de sang rouler sur ma paupière.

— C’est rien, je… Je me suis pris un coup perdu quand je suis tombée.

Articuler cette logique m’aide à me recentrer malgré mes mains tremblantes. Je le regarde sortir un mouchoir de sa poche avant d’entreprendre d’essuyer le sang sur mon visage. Ses gestes sont si assurés que j’y trouve ce dont j’avais besoin pour reprendre une contenance et un souffle régulier. Se maitriser. Je le laisse faire, puisant ces derniers instants de contrôle. Il sort sa baguette et maintiens le mouchoir sur la plaie… Je n’ai même pas la force de lui dire que ça n’est pas utile, préférant le laisser faire, tout comme lorsqu’il passe un bras autour de ma taille.

— Je te tiens cette fois, promis, on va sortir de là.

Cette protection est aussi surprenante que réconfortante. Je le laisse m’entrainer alors que je cherche du regard ma sœur et Keza, mais aussi Mia et Rosalyn. Je n’en trouve aucunes des deux et je me dis un instant que s’ils étaient revenu pour de bon… nous serions déjà prisonnier au parc. Alors quoi ?
Nous jouons des coudes pour sortir, se faisant bousculer encore au passage mais ça n’a pas d’importance. Notre objectif est au moins de quitter le stade. Une chose à la fois. Je me concentre sur l’étreinte d’Ethan, encore et toujours, et remercie Merlin de l’avoir encore à mes côtés. Sans lui je serais sûrement honteusement prostrée sous un banc.
Une fois sortie du stade, Ethan me prend la main et m’entraine loin. Je me laisse encore faire, silencieuse, le cerveau tournant à plein régime et surtout ne manquant pas de jeter des regards aux alentours afin de m’assurer d’y voir mes proches. J’ai le cœur qui cogne, le souffle qui s’écourte mais peu m’importe tant que nous nous éloignons de cette folie. Une vague d’élève s’étend devant nous et ça n’est que plusieurs mètres après qu’Ethan me lâche la main, courbé en deux, appuyé sur ses genoux.

Je porte mes doigts au mouchoir resté sur ma blessure et le décolle avec ma baguette. Le saignement semble s’être arrêtée mais je fixe le morceau de tissu plusieurs secondes avant de lever mon regard vers mon ami qui se laisse tombé au sol, visage rougit par l’effort.

— Me fais plus jamais ça.
— J’suis désolée Ethan.

Et c’était sincère. J’ai bien vu à quel point il était inquiet et je ne voulais pas le mettre dans un état pareil, pas à cause de moi. Je ne tiens pas rigueur de son ton sec car il est probable qu’à sa place j’aurai employé cette même froideur angoissée alors que de mon côté, je rougis légèrement de honte et de culpabilité. Je porte un regard vers le château… Je n’ai pas l’impression qu’il y ait une panique qui en sort… Alors qu’est-ce qu’il s’est passé ? Est-ce que nous nous sommes tous affolés pour rien ? Je sens de nouveau la panique venir m’enserrer et me concentre aussitôt sur mon ami.
J’ai du mal à suivre cette ambiance qui tranche avec le calme du parc qui revient petit à petit. Certains sont au loin, mains dans les poches, nerveux. D’autres continue d’accourir jusqu’au château. Je ne sais plus comment réagir et lorsque je vois Riley et Kezabel au loin, un poids s’élève de mes épaules.

— Comment va ton arcade ?
— Ca va. Je continue de tamponner de temps à autre avec son mouchoir. Je crois que c’est juste une éraflure, je n’sais pas trop.

Ethan a soudainement prit quelques années de plus. Lorsque je le regarde en cette seconde, assit sur l’herbe avec ce visage serein et ce contrôle qui maitrise sa voix et ses gestes depuis le début, il prend une tout autre forme. Comme une sorte d’aura qui l’enveloppe et le rend bien plus rassurant qu’il ne l’est déjà. Je le détail de la tête aux pieds alors que je m’approche de lui et me mets à genoux au sol, face à mon ami.

— Toi, ça va ? Tu n’as rien de casser ?

Je soulève son visage par le menton d’une main tremblante mais que j’ignore volontaire. Et je le ferais avec chaque geste trahissant une panique naissante. Je scrute les traits d’Ethan qui semble aller mieux maintenant que nous étions en sécurité ici, au parc. Enfin, en sécurité… est-ce que nous l’étions réellement ? Je revois son visage inquiet, je réentends ses cris m’appelant dans la foule. Sa présence m’a clairement aidé à garder la tête froide dès que possible et …

— Si tu n’avais pas été là, je sais pas ce que j’aurai fait Ethan.

Probablement paniquée dans mon coin, sous une des estrades, après avoir été séparée de ma sœur. Je prends sa main dans la mienne et la serre entre mes doigts, yeux baissés vers le sol. J’ose espérer qu’à deux nous y arriverons mieux que seul.

— Merci pour m’avoir aidé à garder la tête froide.

Il m’a été d’une aide et d’un soutien précieux. Je me remémore cet instant où nous avons été séparé et je n’ai aucun mal à me souvenir de cette panique profonde et puissante. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? C’est inconcevable. Pas lui, il en est hors de question.
Pour le reste ? Je recroise son regard et m’y perds une poignée de seconde, affichant une mine soucieuse. Mes yeux glissent vers le château qui semble toujours sur pieds, solide et toujours aussi imposant. Pourtant avec ces nuages et ce temps grisâtre, il possède l’allure d’un mauvais présage. Quand est-ce que ce stress constant allait s’arrêter ? Depuis cette nuit où j’ai fait face à la transformation de Maxime, j’ai la sensation qu’un déclic s’est produit chez moi. La volonté de ne plus rester planté là sous la peur, sous l’angoisse qui me paralyse et me rend totalement incompétente aussi bien pour moi que pour mes proches. Et ici, j’ai encore fait preuve d’un sang-froid quasi-inexistant et je suis consciente que si Ethan n’avait pas été là, je n’aurai été capable de rien.
Je finis par lâcher sa main, tapotant de nouveau ma plaie en fronçant les sourcils sous la brûlure.

— Tu… Tu crois qu’ils sont revenus ? Je me mords l’intérieur de la joue, comme si je posais LA question à ne pas mentionner. Je sais pas ce qu’il s’est passé… j’ai vu le Directeur hurlé après qu’une fille se soit écroulée. Et une autre je crois. Puis tout est partie en vrille, beaucoup criaient qu’ils étaient là.

Et si c’est vraiment le cas, qu’est-ce que nous allons faire cette fois… Une part de moi espère secrètement et profondément que tout ceci n’est qu’un malentendu et que nous nous sommes affolés pour rien. Même si ce n’est qu’utopique.
Je reprends encore un peu mon souffle, nous accordant quelques secondes supplémentaires de répit.

— On devrait aller… voir, non ? Je dois retrouver Riley pour lui dire que je vais bien.

Je me passe une main sur le visage, comme désorientée. Comme si mon propre esprit me susurrait de ne pas croire à toute cette histoire… Mais quand au loin je vois un jeune homme, visiblement nerveux et surtout le jean et le bas de son tee-shirt recouvert d’un sang qui n’est pas le sien, tout espoir d’un malentendu s’évapore comme un nuage de fumée, mon teint virant aussitôt au pâle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 753
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Keith / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Mar 15 Sep 2015 - 11:03

Ethan avait encore du mal à réaliser ce qu’il venait de se passer. Le calme soudain qui les entourait était en violente opposition avec la scène de panique à laquelle ils venaient d’assister. Est-ce que tout cela était réel ? Malheureusement il semblait bien que oui. Le jeune homme aurait même préféré apprendre qu’il n’était qu’un imbécile qui avait paniqué pour rien plutôt que d’être confronté à cette attaque. Mais c’était ainsi, il ne pouvait rien faire à part espérer que Charleen et lui allaient s’en sortir sans encombre.  Voilà pourquoi il avait parlé un peu sèchement à la jeune femme. Parce que leur sécurité était ce à quoi il se raccrochait. La savoir saine et sauve était la seule chose qui lui permettait de garder la tête hors de l’eau. Il se sentit tout de même un peu crétin alors qu’elle s’excusait. Elle n’avait pas à être désolée, elle n’y pouvait rien… Le Serdaigle détourna donc le regard quelques instants, pour masquer sa gêne et surtout, parce qu’il ne savait pas comment répondre. Alors il avait préféré le silence jusqu’à ce qu’il reprenne suffisamment de contenance pour demander à Charleen comment allait son arcade. Il espérait vraiment que ce n’était pas sévèrement ouvert. La plupart du temps l’arcade saigne plus qu’autre chose mais tout de même. Heureusement la blessure semblait sans gravité et Ethan hocha doucement la tête quand la jeune femme lui affirma que ce ne devait être qu’une égratignure. Tant mieux. Comme ça il n’avait pas à l’emmener tout de suite à l’infirmerie. A vrai dire, il n’avait aucune envie de pousser les portes de cette pièce. Avec l’attaque il devait sans doute s’y trouver des personnes bien amochées… Et rien que d’y penser l’adolescent sentait un étrange frisson lui parcourir l’échine. Ce fut ce moment là que choisit Charleen pour s’approcher de lui et lui demandait s’il allait bien, chassant alors toutes ces images de son esprit. Même un peu trop. Lorsqu’elle se saisit de son menton, Ethan sentit ses bonnes vieilles habitudes reprendre le dessus et il fut tout bonnement incapable de la regarder dans les yeux. Sa voix trahissait une nouvelle fois son trouble et il eut envie l’espace d’un instant de disparaitre dans un trou.

« Oui… Tout va bien pour moi… »

Le Serdaigle n’était cependant pas au bout de ses peines. Charleen se mit alors à lui dire que sans lui, elle n’aurait pas réussi à se tirer de là. Il sentit alors le rouge lui monter aux joues, gardant toujours les yeux rivés sur le sol. Puis il sentit sa main dans la sienne et ses remerciements se firent de nouveau entendre. Le rythme cardiaque du jeune homme s’affolait légèrement. Que répondre à ça ? Il n’était pas un héros, il n’en avait jamais été un et n’en serait jamais. Seul il aurait sans doute lui aussi céder à la panique. Maintenant qu’il y pensait c’était même certain. Alors pourquoi aujourd’hui avait-il réussi à faire preuve d’un courage qui lui était jusque là inconnu ? Il n’en avait aucune idée mais il avait la fâcheuse impression que ce ne serait que bien temporaire. Oui déjà il sentait que sa couardise coutumière était bien de retour. Allait-il ne serait-ce qu’être capable de répondre à ça. Respire Ethan, remobilise tes esprits et arrête de faire l’abruti !

« De rien… »

C’était faible. Surtout que dans l’esprit du jeune homme, des tonnes de mots se bousculaient. Il voulait dire bien des choses, le fait qu’elle n’avait pas à le remercier, qu’il ne savait pas lui-même pourquoi il avait réagit, que c’était peut être grâce à elle… Mais tous ces mots se contentaient de danser dans son esprit et semblaient totalement incapables de prendre le chemin de sa bouche. Une nouvelle fois il était bloqué par sa timidité et ça le rendait fou. Lorsque Charleen lâcha sa main, il ressentit une sorte de déception mais cela lui permit en même temps, enfin de relever le regard vers elle. Il avait réussi un peu à calmer son affolement premier et reprenait tant bien que mal le contrôle sur lui-même. La jeune femme lui apporta alors un nouveau sujet de préoccupation. Le retour des Supérieurs ? Oui c’était tout à fait possible. Ethan aurait tout donné pour que ce soit faux mais la situation ne prêtait pas à l’optimisme. Il poussa alors un long soupir.

« Il est possible que ce soit eux… Mais j’en sais pas plus que toi. Malheureusement, je pense qu’on le saura bien assez tôt. »

Si le Directeur et les professeurs faisaient de leur mieux pour protéger les élèves ils se devaient parfois d’être honnêtes avec eux sur la situation. Ils ne sauraient jamais tout mais comprendraient bien vite si oui ou non ils étaient de nouveau en danger. Ethan secoua alors la tête. Parfois il haïssait sa capacité d’imagination car il suffisait qu’il effleure le sujet pour que des tonnes d’images d’un futur possible l’envahissent. Il ne voulait pas de ça, vraiment. Se reconcentrer sur Charleen, voilà une solution. Cette dernière évoqua alors le fait qu’ils devraient aller voir au Château, notamment car elle devait rassurer sa sœur. A vrai dire, le Serdaigle aurait largement préféré rester là avec elle jusqu’à ce qu’ils soient sûrs que tout était calmé… Mais si c’était ce qu’elle voulait, alors ils iraient. Ethan s’apprêtait donc à lui répondre lorsqu’il vit son teint pâle. Il suivit alors son regard et ses yeux se posèrent alors sur le jeune homme maculé de sang. Une violente nausée s’empara alors jeune homme et il dû faire un effort immense pour ne pas vomir là, sur cette pelouse. Il prit quelques secondes pour se resaisir et se leva finalement, tendant une main vers Charleen.

« D’accord… »

Ethan avait un peu de mal à cacher son manque d’enthousiasme. Il avait beau avoir fait preuve de sel-contrôle quelques instants auparavant, alors qu’il avait enfin retrouvé le calme, l’idée d’être de nouveau confronté à l’horreur ne l’enchantait pas. Une fois Charleen debout, il ouvrit cependant la marche et ils se dirigèrent vers le Château. Une fois arrivé à celui-ci, ils virent des gens s’agiter dans tous les sens. Sur le sol, quelques tâches de sang, sûrement provenant des victimes ayant été rapatriées en catastrophe. La nausée reprit Ethan mais il vit de son mieux pour rester aussi calme que possible.

« Tu sais où peut être Riley ? »

S’ils avaient un objectif, ce serait sans doute plus facile. Ethan n’avait en aucun cas envie d’errer dans ce Château où la panique était clairement en train de régner. Certes il avait cette impression que le gros de l’attaque était passé et qu’il n’y avait pas de réel danger mais l’atmosphère n’en restait pas moins pesante. Alors, instinctivement, sans vraiment savoir pourquoi, le jeune homme alla chercher la main de Charleen qu’il serra doucement dans la sienne. Parce qu’avec elle, il arrivait un peu à se contrôler, parce qu’avec elle, il avait l’impression de pouvoir tenir un peu mieux le choc…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 820
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : Moonic
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Mer 23 Sep 2015 - 12:42

Il est possible que ça soit eux. Ses paroles résonnent dans ma tête au même rythme qu’un battement de cœur. Encore et encore, toujours là, présent comme une ombre qui ne voudrait pas nous quitter. Si c’est le cas, que s’est-il passé ? Trop de question se bouscule et je n’arrive pas à les formuler, je n’en ai tout simplement pas la force. Je suis partagé entre angoisse et fureur, celle de se ressaisir et de faire front. Je ne peux pas lâcher prise, encore moins lorsque je vois Ethan si maitre de lui devant moi. Je dois prendre exemple, m’appuyer sur son courage pour trouver le mien, le mettre en œuvre. Mais tout devient plus compliqué lorsque je vois ce garçon non loin de nous, à quelques mètres, les mains pleines de sang et fébrile. Une de ses amies le rejoint, lui parle, mais je n’entends rien. J’ai la gorge nouée et le ventre qui ne cesse de tourner dans tous les sens à m’en donner la nausée.

— D’accord…

La voix d’Ethan me ramène à la réalité.
D’accord quoi ? Je regarde sa main tendue, sans comprendre avant de revenir sur terre. Retourner au château, voir si Riley et Kezabel vont bien. J’espère y voir aussi Rosalyn. Une pointe douloureuse me tort de nouveau le ventre lorsque je réalise que la première personne tombée se trouvait dans les gradins des bleus…
Je prends la main de mon ami pour me relever, tâchant de garder le contrôle sur mes sentiments. Surtout, ne pas se faire de films et de fausses suppositions. Je vois que bien qu’Ethan n’est pas ravi d’aller au château… pourtant, il ne dit rien. Se plie en silence et je me sens coupable qu’il se force ainsi pour moi. Oui, coupable mais à la fois reconnaissante. Il n’a pas l’air décidé à me laisser seule et cette pensée me rassure, même si je prends conscience que c’est terriblement égoïste de ma part.
Je le suis au château, mes bras entourant mon torse alors que je tremble. De froid et de peur. Et à la seconde où nous franchissons les portes, le chaos règne. Sûrement moins pire que ça ne pourrait l’être puisque certains professeurs sont là pour calmer les plus effrayés et plus angoissés d’entre nous. Je me rétracte aussitôt, lâchant mes bras dans le vide en serrant doucement les poings. Mon regard longe le Hall puis le sol pour y percevoir des gouttes de sang, plus ou moins importantes selon l’endroit. Mon estomac se tord de nouveau et je pince les lèvres. Donc il y a des blessés. Tout cela n’était pas qu’un simple coup de panique.

— Tu sais où peut être Riley ?
— Je… Non. Je suppose qu’elle doit être encore avec Kezabel. On devrait peut-être essayer la salle commune des Serpentard et des Poufsouffles ?

Et si nous ne les trouvons pas là-bas, peut-être essayer du côté de l’infirmerie ? C’est une question que je n’ai pas osée formuler puisqu’elle me pousse à admettre l’idée que ma sœur puisse être blessée. Hier encore j’apprenais non sans un bonheur extrême que mon père allait se marier avec Moïra… Aujourd’hui, je suis là à errer en plein milieu d’un chaos humain. Chaos qui augmente considérablement mon angoisse…

… Jusqu’à ce qu’un contact chaud et doux enveloppe ma main gauche. Les doigts d’Ethan se glissent à l’intérieur de ma paume et l’encercle, la serrant dans la sienne et j’ai l’impression de recevoir un léger coup de poing au ventre. Une douleur à la fois agréable et embarrassante… Si bien que je me sens rougir violemment, soudainement envahit d’une vague de chaleur. Je n’ose pas le regarder et ne comprend pas cette soudaine timidité, le cœur battant à mille à l’heure. Je me crispe, je le sens mais comme si ma main ne faisait pas partie de mon corps, elle serre un peu plus celle d’Ethan alors que j’engage le premier pas vers le Hall. Sa présence me rassure, m’octroie le courage dont j’ai besoin pour me mêler à cette cohue bien plus calme que celle des gradins. Je dois retrouver Riley.

Nous nous faisons bousculer de temps à autre mais à aucun moment je ne lâche la main d’Ethan, me focalisant sur ce contact pour garder pieds et me focaliser sur mon objectif. Je pousse moi-même quelques corps, cherchant ma sœur du regard et c’est sans réellement me rendre compte, que mes doigts se glissent entre ceux d’Ethan, comme si je voulais assurer ma prise. Nous continuons de déambuler rapidement jusqu’à ce qu’enfin, je perçoive Riley de dos, Kezabel face à elle une main sur son épaule.

— Riley !

Ma voix perce le brouhaha de panique, certaines personnes avec du sang sur les vêtements, d’autre prostrées sur les marches en larmes, et je les pousse sans ménagement alors que j’essaie de me frayer un chemin jusqu’à elles. Elles se retournent ensemble vers moi et je me dirige droit vers ses bras, lâchant dans ce même geste la main d’Ethan. Une vague de soulagement m’envahie alors que je sens ma sœur contre moi, entière mais surtout en vie. Je sens ses mains se poser sur mon visage, son débit de parole trahissant son inquiétude alors qu’elle constate la blessure à mon arcade.

— Je vais bien, t’en fais pas. Je me suis juste prise un coup dans la cohue dans les gradins. Vous n’avez rien ?

Elle me rassure via ses mots mais aussi ses gestes tendres. La voir ainsi m’apaise profondément.
Je jette un regard à mon ami en le désignant.

— C’est Ethan qui m’a trouvée et m’a tirée de là-bas. C’était impossible de marcher tellement c’était… la panique.

Mon regard glisse vers Kezabel qui, elle aussi, à l’air d’aller bien. Léger silence angoissant.

— Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Elle me regarde, me scrute, hésite et lâche enfin quelques mots pour nous expliquer brièvement. D’après ce qu’il se dit, certains ont été attaqués, deux élèves dans les gradins.

— Pas que.

Nous nous retournons vers cette voix qui ne me dit rien pour faire face à un élève au visage éteint, bloqué dans une expression vide. Comme si toutes émotions avaient littéralement quittées son corps. Ses cheveux sont en batailles, sa chemise est sortie de son jean et il agite nerveusement la jambe alors qu’il est assis au sol. Il nous regarde tour à tour avant de poursuivre d’une voix blanche.

— Parait que des profs ont aussi été touchés. Gabrieli en ferait partie.

La douleur est immédiate et nos 4 visages se décomposent aussitôt. Monsieur Gabrieli ? D’autres professeurs ? Je déglutis difficilement, mains tremblantes et recule d’un pas pour me raccrocher au bras d’Ethan qui se trouve juste à côté de moi. Le jeune homme dont je ne connais pas l’identité lâche un ricanement amer et se prend le visage entre ses mains, décrochant de toute réalité nous concernant. Mes yeux vont vers Riley qui est livide, Kezabel la prenant par la main.

— Allez dans vos salles communes respectives, d’accord ? Il vaut mieux que vous soyez regroupé en attendant d’en savoir plus. On vient vous rejoindre dès qu’on peut.

J’acquiesce en silence et regarde Kezabel conduire Riley un peu plus loin alors que nous nous écartons de notre côté, vers le fond du Hall dont l’une des directions mènent vers la salle commune de Poufsouffle, l’autre vers les escaliers, donc vers les tours. Nous n’avons pas parlé, nous ne nous sommes pas regarder. Pourtant, ce silence est lourd de sens et suffisamment éloquent pour comprendre que nous sommes aussi secoués que ceux qui continuent de paniquer. Ils me donnent la sensation qu’une guerre s’éveille. Je m’inquiète pour ma sœur, je la sais… proche de Monsieur Gabrieli. Ou du moins, je sais qu’elle l’apprécie beaucoup. Je me promets de venir la voir tout à l’heure pour m’assurer qu’elle tient le coup même si le fait de la savoir avec Kezabel me tranquillise sur ce point.
Nous arrivons à l’entrée d’un couloir, un peu à l’écart. Je me tourne vers Ethan, prenant conscience de mes tremblements mais surtout de la panique qui me guette. Je suis complètement atterré et surtout terriblement inquiète pour Monsieur Gabrieli, mais aussi pour tous les autres. La mort est quelque chose que j’ai connu dès mes 4 ans avec la perte de Maman… et je ne veux plus jamais revivre ça, quand bien même le lien n’est absolument pas le même. Est-ce qu’Ethan va vouloir retourner à sa tour ? Je le comprendrais. Peut-être veux-t-il s’assurer que Jordan va bien…

— Reste avec moi, s'il te plait.

Les mots sortent malgré moi, égoïstement.
Je lève mes yeux vers Ethan, joignant mes mains avant de me passer la paume de l’une d’elle sur le front, déstabilisée et toujours aussi incertaine, comme si je marchais à chaque mots sur un terrain miné. Cette situation n’a pas de sens, ce qu’il vient de se passer non plus.

— Je n’veux pas rester toute seule. Je baisse les yeux, ravale ma salive qui me donne l’impression d’être une avalanche d’un million d’aiguilles alors que j’imagine Mr Gabrieli dans une mare de sang. Je… Je me sens plus sereine quand tu es avec moi.

Regard toujours dirigé vers le sol, le choc dans lequel je suis bloquée rend tout de suite ce genre de situation et de mots moins dramatiques, moins inconvenable et intimidant. Si hier j’aurai vu ça comme un pas en avant ou un risque, aujourd’hui je ne vois mes propos que comme la pure vérité. S’il décide de retourner dans sa salle commune, je ne l’empêcherais pas et c’est une évidence… mais je suis aussi consciente que je me sens plus tranquille lorsqu’il est là et que je le sens à proximité. Plus sereine. Plus en sécurité. J'ai tout simplement besoin d'Ethan.
Mes yeux bleus croisent les siens et je pince les lèvres alors que le brouhaha me semble désormais si loin, laissant place à la vague d’horreur qui nous frappe tous aujourd’hui, encore une fois.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 753
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Keith / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Sam 26 Sep 2015 - 11:19

Cette ambiance n’était vraiment pas facile pour Ethan. Il connaissait ce genre de moments mais surtout pas les livres. Jusque là, il avait toujours fui, s’était toujours caché quand la situation commençait à s’envenimer. Même à l’époque des Supérieurs il ne l’avait pas ressenti de la même façon. Parce qu’il gardait la tête suffisamment baissé pour que personne ne fasse attention à lui. Parce qu’il n’avait personne pour qui s’inquiéter… Mais maintenant tout était différent. C’était comme si les yeux du jeune Serdaigle s’étaient soudainement ouverts au monde et qu’il découvrait, comprenait pour la première fois ce qui se passait autour d’eux. Alors sentir la main de Charleen dans la sienne c’était comme garder un petit bout de ce monde qu’il s’était créé auprès de lui. Quand elle lui donna des pistes probables sur la situation de sa sœur il se contenta d’hocher la tête et de la suivre. Il était déconnecté e ses yeux ne cessaient de se perdre dans ce spectacle macabre qui se dressait devant lui. Des blessés, du sang, des morts peut être… Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ces types s’en prenaient-ils encore et encore à des enfants, à une école ? Pourquoi continuaient-ils de les attaquer ainsi ? Ça n’avait pas de sens à ses yeux. Ou alors si, un seul : lui et ses camarades n’étaient que des marionnettes, des petits pantins qu’ils voulaient utiliser à la fois comme armes mais aussi comme moyen de pression sur le monde des sorciers. C’était tout ce qu’il pouvait déduire de la situation et cela lui donnait tout simplement envie de vomir. Parce que cela voulait dire qu’ils recommenceraient. Jusqu’à ce qu’un des partis ploie. Jusqu’à ce que la guerre soit définitivement gagnée par un camp…

Ethan et Charleen avançaient tant bien que mal dans la foule et le jeune homme sentit que la main de sa camarade était en train de se mêler plus fortement à la sienne. Ce contact le surprit mais il ne chercha en aucun cas à s’en dégager. Parce qu’il faisait naître en lui une certaine chaleur, il se sentait soudainement mieux, plus apte à mettre un pied devant l’autre alors qu’il avait juste envie d’aller se cacher. Oui le courage était reparti soudainement alors qu’il se retrouvait confronté avec autant de violence à la peur des autres. Alors qu’il savait maintenant que Charleen ne craignait plus rien… Puis, la jolie blonde finit par apercevoir sa sœur et alors qu’ils s’approchaient, leurs mains finirent par se détacher. Ethan resta alors sur place, comme un imbécile pendant que les deux sœurs se retrouvaient. Son regard se baissa pour se poser doucement sur cette main qui tenait cette de la demoiselle auparavant. Elle tremblait. Il serra alors le poing avec rage et fut rappelé à la réalité à l’entente de son prénom. Charleen parlait de lui. Il détourna immédiatement le regard. Il n’avait rien fait. Il était toujours aussi lâche… Il se sentait soudainement mal à l’aise. Ces deux filles l’impressionnaient mais surtout il se sentait de trop. Peut être ferait-il mieux de laisser Charleen avec sa sœur et de s’en aller tranquillement ? Alors que l’adolescent envisageait cette possibilité, une voix se fit entendre, une voix qui trahissait la violence du choc. Le Serdaigle n’avait pas pu s’empêcher de se tourner vers la personne qui venait de parler et quelque chose d’effrayant se lisait sur son visage. Comme si la peur était petit à petit en train de le rendre complètement fou. Il sentit un long frisson lui parcourir l’échine puis, ce fut la stupéfaction. Les professeurs aussi ? Ethan sentit alors Charleen s’accrocher à lui. Respirer, ne pas paniquer. Kezabel prit alors la parole et les intima d’aller dans leurs salles communes. Ethan était complètement perdu mais il acquiesça et se mit en route avec son amie mais sans un mot. La peur était en train de revenir lui bouffer les entrailles et ça le rendait fou de rage. Il était donc incapable de se comporter en homme plus de deux minutes ? Ethan avait envie de crier, de se frapper mais aussi de fuit.

— Reste avec moi, s'il te plait.

Ce fut comme un électrochoc. Ethan réalisa alors qu’ils s’étaient arrêtés, qu’il était là, avec Charleen, dans un couloir. Qu’elle était devant lui, fragile, paniquée et qu’elle lui demander… De rester ? Le Serdaigle se sentit alors complètement dépassé. Il y avait quelque chose d’étrange dans la voix de la jeune femme et lorsqu’elle reprit la parole il comprit pourquoi. Alors c’était ça ? Elle voulait vraiment que ce soit lui à ses côtés ? Il était sidéré, abasourdi, bloqué. Lui qui était en train de se fustiger de sa faiblesse se retrouvait face à quelqu’un qui avait besoin de lui. Il ne savait plus comment réagir, il se sentait con, bloqué. Il sentit alors ses jambes agir, toutes seules, comme indépendamment de sa volonté. Se rapprocher de Charleen. Puis ses bras entrèrent en action et doucement, il l’attira contre lui et la serra fort. Était-ce pour elle ? Était-ce plutôt son corps qui réclamait ce contact réconfortant ? Il n’en savait rien mais il resta quelques instants ainsi, avec la jeune femme dans ses bras, s’accrochant autant à elle qu’il ne cherchait à la réconforter.


« Je te laisserai pas… »


Parce qu’il ne pouvait pas. Lui aussi avait besoin d’elle. Lui aussi était faible en temps normal. Il devait se rendre à l’évidence que seule la présence de Charleen, la perspective qu’elle puisse être blessée lui avait permis de réagir. Il devait se raccrocher à ça, se raccrocher à elle. Elle était son ancre, celle qui lui permettait de ne plus être que le gamin lâche qui avait passé son temps à fuir et à fermer les yeux face à ses camarades massacrés. Avec elle, il était un peu différent… Au bout de quelques instants, Ethan se recula finalement et s’apprêta à reprendre la parole quand il entendit quelqu’un derrière eux.

« Restez pas là vous deux, tout le monde dans la Grande Salle, ordre des professeurs. »

Ethan se retourna et vit un élève plus âgé qu’eux dont les traits tirés trahissaient la fatigue. Ethan hocha la tête, attrapa la main de Charleen et prit la direction de la salle commune alors que l’autre élève semblait continuer sa ronde à la recherche d’élèves égarés dans les couloirs. Avant qu’ils n’arrivent à destination cependant, le Serdaigle s’arrêta soudainement dans sa marche. Il resta silencieux quelques instants, le regard fixé sur le sol puis, soudainement, sa gorge sembla se débloquer.

« J’ai besoin de ton Charleen. Quand tu es là, je deviens quelqu’un de mieux. Quelqu’un que je peux regarder dans la glace. »

Puis, sans un regard, sans un mot de plus, Ethan resserra sa prise sur la main de la jeune femme et ils reprirent leur route. Ils arrivèrent bien vite dans la Grande Salle. Elle était bondée d’élèves comme eux, pas forcément blessés mais encore tout retournés par ce qu’il venait de se passer. Le Serdaigle entraîna sa camarade dans un coin à peu près calme et ils s’assirent contre le mur. Au moins, ils n’étaient pas exposés aux regards comme ça, ils n’étaient pas non plus trop mêlés à la foule. Ethan n’avait envie de parler à personne. Il voulait juste rester là, avec Charleen et prier pour que ce cauchemar s’arrête au plus vite.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 820
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : Moonic
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Lun 5 Oct 2015 - 12:22

Tout semble irréel, comme si nous étions au cœur d’un film ou d’une autre dimension et que tout cela ne nous appartenait pas. Cette terreur et cette panique. J’aimerais fermer les yeux et oublier tout ça, que tout ce qu’il s’est passé depuis la fin du match de quidditch n’est jamais existé. Qu’ils ne soient pas revenus. Que tout va bien. Mais tout cela serait une fuite. Encore une, une énième, alors que je me suis promis d’y faire face, de rester debout et de me battre s’il le fallait.
Alors, est-ce que je le pourrais réellement ? C’est lorsque j’ai vu Riley auprès de Keza et que j’ai senti la main d’Ethan dans la mienne que je me suis dit que oui… peut-être que je le pourrais. Mais pas seule. Je ne peux pas y arriver sans eux même si, malheureusement, ils ne seront pas toujours là. Et si mes mots ont fusés à cette vitesse, c’est tout simplement parce que le besoin s’est montré bien plus imposant que ma peur et ma gêne. A l’heure actuelle, là où tout semble basculer, je n’ai pas l’impression que la timidité ou l’hésitation ont réellement leur place. Pas quand des vies ont été touchées, pas quand… la mort les frôles. Et s’ils mourraient ? Si Monsieur Gabrieli perdait son souffle ? Un élève ? Je serre les lèvres. En cette seconde, je n’ai plus envie de réfléchir, plus envie d’hésiter, de me freiner et de laisser mon imposante angoisse me grignoter de l’intérieur, comme si elle lançait une armée de parasite pour me ronger petit à petit. Si Ethan refuse de rester avec moi, je le comprendrais. Il a forcément des proches à aller voir, Jordane pour qui il doit terriblement s’inquiéter alors je ne l’empêcherais pas de partir rejoindre sa salle commune. Mais il fallait tout simplement que ces mots jaillissent et prennent forme dans cette réalité qu’est la nôtre.

Mon estomac me donne l’impression de chuter de 10 étages lorsque je sens Ethan me serrer contre lui. Je vis en quelques secondes une multitude d’émotions qui me désarçonne autant qu’ils me réconfortent. Peur, gêne, apaisement, frisson, chaleur, douceur, timidité, réconfort. Ses bras autour de moi me bloquent une fraction de seconde, complètement déstabilisée par un geste que je n’attendais pas… Je sens les larmes montées aux yeux, comme si finalement mon corps accueillait cette étreinte comme quelque chose d’inespéré. Mon cœur tambourine avec force au creux de moi et je laisse l’instinct faire, le besoin aussi, baissant littéralement les armes. Mes bras encerclent sa taille et je me serre un peu plus fort contre lui, joue contre sa clavicule, mes doigts accrochant le tissu de son vêtement. Je prends une inspiration, ravale mes larmes et me gorge de cette sécurité qui m’enveloppe. De sa sécurité à lui. Ethan a beau être un garçon incertain, timide et qui se juge inapte à être présent… il n’en est pas moins réconfortant, sécurisant. Et là, au creux de ses bras, c’est comme si toute horreur venait de s’échapper.

— Je te laisserai pas…

J’inspire et m’accroche un peu plus fort à lui, me serrant un peu plus contre Ethan. Ces simples mots renforcent littéralement mon besoin de l’avoir contre moi. Je me surprends à souhaiter qu’il ne bouge plus et de me laisser comme ça, dans cette exacte position durant des heures. Juste le temps d’oublier un peu cette horreur qui nous menace. Riley a été le premier élément déclencheur de ma propre « révolte », celle qui m’a poussée à me bouger, à réaliser que je ne pourrais pas rester éternellement bloquer dans une bulle de côton. Je suis plus jeune qu’elle, je le sais… mais mon rôle est aussi de la protéger, de prendre soin d’elle. Je me suis battue pour ça, pour appendre, pour faire face et réussir à prendre sur moi. J’ai fait des progrès, je le sais et le sens mais Ethan m’offre une nouvelle perspective à tout ça. Un nouveau souffle, un nouvel encouragement mais aussi… un nouveau pilier sur lequel je peux me reposer quelques secondes, le temps de me retrouver.

C’est à regret que je le laisse s’écarter, mes doigts glissant sur sa taille, lèvres pincés. Mes yeux accrochent les siens, tout aussi bleus.

— Restez pas là vous deux, tout le monde dans la Grande Salle, ordre des professeurs.

Je sursaute légèrement et jette un œil par-dessus l’épaule de mon ami pour y voir un élève plus âgé, exténué qui ne demande sûrement qu’à se laisser tomber dans un lit pour lui aussi, tout oublier. Je me laisse faire lorsqu’Ethan attrape ma main pour me guider, incapable de prononcer la moindre parole. Mon cœur ne cesse de me jouer des tours pour de multiples raisons et lorsque je repasse par le Hall et que mon regard capte de nouveau les tâches de sang, elles me rappellent pourquoi mes jambes semblent être deux tiges de cotons.
Ethan ralenti le pas, j’en fais de même et me stop lorsqu’il se retourne face à moi, alors que nous sommes presque arrivé à la grande salle. Nos mains ne se lâchent plus et je ne souhaite pas que ce lien se rompt, comme s’il était un raccord pour tenir debout, le visage dressé. Mes yeux scrutent mon ami et j’attends, surprise, sourcil froncé, ne comprenant pas la raison de cet arrêt subit dans sa marche. Est-ce qu’il ne se sent pas bien ?

— J’ai besoin de toi Charleen. Quand tu es là, je deviens quelqu’un de mieux. Quelqu’un que je peux regarder dans la glace.

Nouvelle chute de 10 étages et les larmes affluent sans que je n’y puisse rien jusqu’au bord de mes paupières. Il ne me laisse pas le temps de réagir, ni de répondre et me traine de nouveau derrière lui, sa main serrant un peu plus la mienne. Cette journée n’a rien de normal et ce, sur tous les plans. Il y a ce sang, cette panique, cette attaque et cette angoisse. Puis il y a ce bien être, cette chaleur, ce réconfort et ce besoin irrépressible de le sentir toujours plus près de moi.  Deux contraires qui sont aussi douloureux que réconfortant. Les mots d’Ethan m’ont provoqués un électrochoc et l’espace d’un court instant, je veux le stopper net pour qu’il me regarde et me répète encore ces mots une deuxième fois. A-t-il réellement besoin de moi ? J’ai envie de croire que oui. J’ai envie de le croire lorsqu’il me dit que je lui fais sentir qu’il est quelqu’un de bien, que tous mes efforts ne sont pas vains le concernant. Parce que c’est ce qu’il est, quelqu’un de bien.
La grande salle s’ouvre à nous et elle est chargée d’élève. Je perçois Rosa au loin et ressens une pointe de soulagement et de douleur à la fois. Elle me manque, cet éloignement me parait irréel. Le principal est qu’elle aille bien, qu’elle ne soit pas blessée.

Je me laisse entrainée, slalomant entre les élèves. Certains debout à tourner en rond, s’agitant de ne pas savoir comment vont les blessés, d’autres en colère de ne pas avoir les Supérieurs sous la main pour une vengeance et certains, affalés sur le sol, comme terrassés, épuisés. Je ravale ma salive en même temps que cette nouvelle angoisse et me focalise sur mon ami qui m’entraine au fond de la salle, dans un coin reculé où la foule ne nous oppresse pas ni ne nous scrute. Et ça me convient très bien, moi qui n’aime pas être le centre des regards pour quoi que ce soit.
Il se laisse glisser contre un mur et j’en fais de même, me retrouvant assise près de lui. Je scrute tout d’abord en silence la foule animé, levant un léger brouhaha qui n’a rien d’assourdissant comparé aux cris de tout à l’heure. Cris presque aussi effroyables que les grognements de Maxime et la cassure de ses os l’autre soir. Je me demande ce que je vais annoncer à mon père, puisque c’est en cette seconde la première idée qui me traverse l’esprit. La vérité ? Si je le fais, il me rapatriera aussitôt à la maison. Est-ce que j’en ai envie ? Mon regard continue de scruter la foule puis se dépose à la dérobée sur Ethan. Je repense à Riley, Keza, Rosalyn… Je ne pourrais plus me regarder en face si je rentrais et je vivrais encore moins tranquille à la maison sans avoir mes proches sous les yeux.

J’inspire une bouffée d’air et ramène mes genoux contre ma poitrine, prenant la main d’Ethan dans la mienne sans réfléchir. Je n’ai plus envie de le faire, pas quand tout un tas d’idées contraires se manifestent et me rongent de l’intérieur. Vivre. C’est ce que provoque leur attaque. L’angoisse et la rage de vivre. Je ne pourrais pas le faire sans eux.
Mon regard se fixe sur le dos de sa main et scrute mes doigts qui s’entrelacent au sien. Toujours cette même chaleur parmi cette angoisse glaciale. Mon corps se décale vers la gauche, près de lui et je me cale contre mon ami, tête posée sur son épaule, serrant sa main plus fort dans la mienne. Le réconfort reste aussi puissant et apaisant que ses bras. Je reste un instant comme ça, sans parler, sans bouger. Trouvant le calme dont j’avais besoin et qui se renforce lorsque je vois Riley et Keza au loin.

— Ethan.

Ma voix s’élève dans un murmure que lui seul pourrait entendre. Mes yeux restent fixer sur sa main que je serre un peu plus fort dans la mienne.

— Je sais que ça n'est peut-être ni l'endroit ni le moment... j'hésite puis me lance. Vivre. Juste vivre. Mon père se marie cet été, avec la mère de Riley.

Moment de pause.

— J’aimerais pouvoir t’y inviter. Si mon père est d’accord, tu voudrais bien venir ?

Je sais que Riley invite Keza et je sais aussi que Papa ne sera pas contre l’idée même s’il va de soi que je lui demanderais quand même. Et tout cela se passe avec naturel, une évidence. Les circonstances ne sont peut-être pas propices à ce genre de chose mais je souhaite voir une étincelle de bonheur parmi toute cette horreur, parmi toute cette panique. Pour palier notre propre angoisse, notre propre peur. Comment avons-nous pu passer d’une joie aussi intense à une détresse aussi profonde ?

Comme pour chercher une réponse au fond de ses prunelles, je lève mon visage vers le sien qui se trouve plus proche que je ne l’aurai cru. Pourtant je ne recule pas, reste tel quel. Mon regard scrute ses traits, mon cœur s’affole mais je n’ose faire le moindre geste si ce n’est que mes doigts le serrent plus fort sans que je ne m’en rende réellement compte.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 753
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Keith / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Mer 7 Oct 2015 - 11:21

Et maintenant, respirer. Ne plus se soucier de rien, se vider la tête, oublier pendant quelques instants ce qui venait de se dérouler devant leurs yeux, ce qui avait faillit leur donner envie de tout arrêter, d’abandonner, ce qui avait faillit les faire renouer avec leur ancienne lâcheté. Ethan était là, assis contre le mur et il cherchait de son mieux à se vider l’esprit. Il n’était pas encore prêt à repenser à tout ça, à se visionner de nouveau le cours des événements et à réfléchir dessus. Il avait besoin de prendre le temps de s’aérer l’esprit, de ne plus penser à rien. Juste se détendre, loin de l’agitation, loin des regards effrayés et des corps ensanglantés. Voilà pourquoi le Serdaigle avait choisi avec application une zone assez reculée de la Grande Salle. Cependant, à peine s’étaient-ils assis que quelque chose vint un peut perturber le calme qu’il cherchait à atteindre. Doucement, Charleen était venu s’emparer de nouveau de sa main avant de poser sa tête sur son épaule. Le cœur de l’adolescent s’était alors soudainement affolé et il avait dû lancer une lutte terrible contre lui-même pour ne pas devenir rouge pivoine. Oui jusque là il avait lui-même osé ce genre de gestes mais il était alors meut par une sorte d’adrénaline qui rendait tout cela bien plus simple. Sauf que maintenant c’était différent. Il pouvait se concentrer que sur ça, il n’avait plus l’esprit embrumé par la peur. Il se retrouvait face au fait que oui, il était bel et bien engagé dans un contact physique avec la jeune femme, chose qu’il n’aurait jamais pu envisager ainsi. Pas dans un moment aussi serein qui ne le nécessitait pas forcément. Pourtant, ce contact ne le gênait pas, bien au contraire. Oui Ethan était mal à l’aise, perdu, se sentait con et un peu effrayé par tout ça. Mais il n’avait pas non plus vraiment envie de s’en aller. Certes une partie de lui oui car il voulait fuir la difficulté et cette gêne qui s’emparait de lui. Et en même temps, après tout ce qu’il venait de se passer ce contact était doux, agréable… Oui il trouvait cela tellement rassurant. Le jeune homme était donc tiraillé entre plusieurs émotions complètement différentes. Il ne savait plus quoi faire si ce n’est lutter contre son rythme cardiaque bien trop rapide et ce rouge qui tentait de lui monter aux joues.

Ethan avait donc bien du mal à profiter de l’instant. Il était tellement tiraillé entre la gêne et le plaisir qu’il n’arrivait pas à se laisser aller. Mais il n’était pas au bout de ses surprises. Alors qu’il avait fermé les yeux pour tenter de mieux se calmer, Charleen reprit la parole. Au début, elle n’avait fait qu’appeler son prénom et il avait donc ouvert les yeux, un peu précipitamment, attendant la suite. La jeune femme n’avait pas bougé de son épaule et finit par reprendre la parole. Au début, le jeune homme ne comprenait pas réellement où elle voulait en venir. Il n’eut cependant pas à attendre trop longtemps pour comprendre et son cœur rata alors un battement. Sérieusement ? Il était surpris, pris au dépourvu. Lorsqu’il sentit la demoiselle se redresser, sans doute pour croiser son regard, Ethan sentit la panique l’envahir. Comment devait-il réagir ? Que devait-il répondre ? Il ne savait pas. Il n’eut cependant pas le choix que de poser aussi son regard dans celui de sa camarade et là, il crut réellement défaillir. Son visage était si proche du sien, sa main se resserrait sur la sienne…


« Je… je sais pas, il faudrait que… je demande à mes parents. »


C’était nul, lâche. Ethan n’était plus un petit enfant et ses parents n’y verraient sans doute aucun mal, bien au contraire. Et pourtant, c’était la première chose qu’il avait trouvé à répondre. Se sentait complètement noyé, bouleversé, il avait parlé sans presque même s’en rendre compte. Ses mots n’étaient que réflexes. Pourtant, ils trahissaient indéniablement son trouble. Il s’était remis à bégayer, comme lorsqu’il avait commencé à discuter avec Charleen. La rougeur qu’il avait tout fait pour maintenir jusque là était revenue à l’assaut et, cette fois, il n’avait pas pu ‘empêcher de prendre le dessus. Sans préavis, Ethan détourna alors brutalement le regard pour fixer ses chaussures. Merde ! Il ne pouvait pas répondre ça ! Il allait lui faire la peine ! Ce devait être quelque chose d’important pour elle et il devait voir cette invitation comme un honneur. Pourtant, elle lui faisait terriblement peur. Il y aurait sans doute du monde, il serait obligé de sortir de sa coquille mais surtout… Mais surtout n’y avait-il pas derrière ça un questionnement sur la nature de leur relation ? Ethan était encore incapable d’envisager ça, surtout qu’il était complètement nul en relations humaines. Mais en tout cas, quelque chose au fond de lui ne cessait de s’agiter.

« Mais oui… En soit, si tu y tiens… Je veux bien t’accompagner. »

Ethan ne voulait pas donner l’impression à Charleen qu’accepter pour lui était un véritable sacrifice. Ce n’était pas la vérité, ce n’était pas ce qu’il ressentait. Mais sa maladresse était décidément catastrophique, ça faisait trop pour sa petite tête. Oui, en un sens, le jeune homme avait l’impression qu’il allait littéralement exploser. La charge émotionnelle en lui était bien trop importante et il n’avait absolument aucune idée de comment il était censé gérer cela. Tout était bien plus simple quand il se contentait de fuir, de ne pas se lier. Mais c’était trop tard maintenant, comme lui prouvait cette main dans la sienne que, malgré tout son trouble, il n’avait toujours pas lâchée.

« J’espère juste que je te ferais pas honte… »

Petit soupir. Ethan releva alors légèrement la tête mais n’avait toujours pas le courage d’affronter le regard de Charleen. Il fixait désormais à son tour leurs mains liées. Oui il avait de ça aussi. Quelle impression il donnerait dans tout ce monde ? C’était un événement important pour son amie et il ne voulait pas tout foirer parce qu’il était incapable de parler aux autres avec naturel, parce qu’il se sentait perdu dès qu’il y avait quelqu’un d’autre que Charleen qui lui parlait. Car oui, s’il avait progressé avec elle et qu’il arrivait parfois à échanger quelques mots avec ses camarades, dans l’ensemble il restait toujours ce gamin solidaire fuyant les relations humaines. Un joli tableau…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 820
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : Moonic
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Mer 21 Oct 2015 - 10:57

— Je… je sais pas, il faudrait que… je demande à mes parents. 

Oui, c'est évident. Je me demande si c'est une bonne idée que j'ai eu de l'inviter. Pourtant, l'évidence est là : Je l'adore, vraiment. Ethan compte énormément pour moi, j'ai confiance en lui et j'aime passer du temps avec lui. Que faut-il de plus pour l'inviter ? Rien d'autre. Encore moins avec ce qu'il vient de se passer. Encore moins lorsque les Supérieurs viennent de semer la terreur partout autour de nous une nouvelle fois. Leurs actes me terrifient autant qu'ils me poussent à quelque chose, à un agissement, à une prise de conscience. J'étais déjà lucide au sujet de ne pas pouvoir rester indéfiniment cloîtré dans mes angoisses et c'est bien pour ça que je m’entraîne sans relâche avec Riley. La présence de ma sœur est un catalyseur à tout ça et je n'en suis que plus soulager. Il suffit de regarder l'angoisse de chacun, leurs larmes, leur colère, pour comprendre que moi aussi, je dois bouger. Vivre. J'en ai besoin, comme si à force de rester terrer dans cette bulle de douceur et de sécurité, j'avais perdu un temps fou pour un bon nombre de choses. Je ressens ce besoin de vitesse, de vie et ce, sans pour autant me défaire de mes propres mises en garde. En somme, je cherche un équilibre à tout ça, en me cherchant. En cherchant ce que je veux réellement.
Et ce que je veux maintenant, c'est de savoir si Ethan serait content de venir. Je comprendrais qu'il exprime l'inverse, j'avais juste besoin de le lui demander. Peut-être pour mieux supporter ce brouhaha de peur qui gronde autour de nous. Peut-être pour fuir encore quelques instants l'évidence de l'horreur.

— Mais oui… En soit, si tu y tiens… Je veux bien t’accompagner. 

Je ne pourrais pas réellement expliquer pourquoi j'ai la sensation de recevoir un bloc de glace dans l'estomac lorsque j'entends mon ami articuler « Si tu y tiens ». Je le sais maladroit, incertain mais en cette seconde je me redresse légèrement, sourcil froncé. Un feu cuisant empourpre mes joues et je me sens stupide. Il doit me prendre pour qui à l'inviter à un mariage de deux personnes qu'il ne connaît même pas ? Alors que ça ne fait que deux mois que l'on se connaît réellement ? Je crois que ma pression sur ses doigts se relâchent mais Ethan me garde contre lui, ma main dans la sienne. Je les fixe un instant, toujours gênée de m'être laissée pousser des ailes par cette dose d'adrénaline provoquer par tous ces événements. Je ne voulais pas qu'il se sente obligé ou quoi que ce soit d'autre et si j'avais pris le temps de réfléchir, j'aurai attendu un peu avant de le lui demander et de le brusquer de la sorte. Je m'en veux mais ne dis rien, me contentant de fixer nos mains, puis le bout de mes converses salit de terre et d'herbe.

— J’espère juste que je te ferais pas honte…

De nouveau, je lève le regard vers Ethan qui à son tour, fixe ses chaussures. Je fronce les sourcils et pour la première fois depuis que je le connais, je peine à le déchiffrer. Veut-il vraiment venir ? Ne se force-t-il pas par simple peur de me vexer ? Il a toujours été attentionné avec moi, présent, prévenant. Je l'ai vu ces derniers temps et je le remarque encore plus en me remémorant ma chute dans les gradins. D'ailleurs je crois que la plaie à cesser de saigner grâce à son mouchoir que je tiens dans mon autre main désormais. Ethan est juste un garçon maladroit et l'espace de quelques instants, je sens de nouveau cette bulle m'envelopper, comme un barrage à tout ça. J'ai beaucoup travailler avec lui, un peu chaque jours, pour lui faire comprendre qu'il n'avait rien d'un lâche ou d'un mauvais garçon, bien au contraire. J'ai mis du temps avant de comprendre que mes peurs ne sont pas de la lâcheté mais tout simplement des éléments qui me constituent. J'y travaille grâce à mes proches, notamment Riley, Lukas et Kezabel, sans oublier Rosalyn. J'essaie de transmettre tout ça à mon ami mais je sais que le chemin est encore long. Je sais qu'il ne me fera pas honte, c'est une évidence.

— Ca n'arrivera pas Ethan. Il n'y a aucune raison à ça, je suis sûre que tu seras parfait.

Parce que c'est avec ses maladresses que je l'adore, tel qu'il est. Je ne suis pas le genre de fille à repousser l'autre pour ses défauts – sauf Connor, mas lui, c'est différent... -. Ethan est ce qu'il est et même si c'est un garçon maladroit, je m'en fiche. C'est ce qui fait ce qu'il est, son charme et le garçon que j'adore en cet instant.
J'esquisse un léger sourire, toujours nos mains liés alors que j'essaie de trouver en ce moment un fil pour me raccrocher et me détendre un peu, même si ça n'est pas concluant. Je reste quelques instants silencieuse avant d’enchaîner.

— Tu sais, ne te sens pas obligé de venir, d'accord ? Je lève mes yeux vers son visage, de nouveau. Si je t'ai proposé c'est parce que je tiens à toi et que j'adorerais te voir là bas, pendant les vacances d'été. Mais je comprendrais aussi que tu n'en ai pas trop envie donc, ne te sens pas obligé pour ne pas me vexer.

Mon sourire reste présent, suivant mon expression sincère. Oui, j'aimerais qu'il vienne mais jamais je ne lui en voudrais de refuser.

— Et puis tu as le temps de réfléchir à la question ou même de changer d'avis. Au pire des cas, je t'inviterais au prochain mariage de la famille !

Celui de Riley et Mateo par exemple... L'idée me fait rire et sourire même si je sais que ça n'est absolument pas d'actualité et surtout pas envisageable en cet instant. Mais l'image me fait sourire. La discussion date d'hier mais je me demande effectivement ce que penserait Moïra de savoir que sa fille fréquent celui que l'on considère comme « le mauvais garçon ». Je la sais très à cheval sur beaucoup de chose, sûrement un point supplémentaire qui a fait que mon père et elle se sont rapidement aimer mais les temps ont changé et la relation entre mère et fille également. Peut-être qu'elle sera plus... indulgente.

— Bref, je ne t'en voudrais pas. Prends ton temps pour réfléchir si tu veux mais ça ne change rien, ok ?

Elan non calculé, je pousse sur ma main pour me redresser légèrement et lui déposer un baiser sur la joue et sans prendre le temps de réfléchir, j'articule, les joues légèrement rosies.

— Merci d'être là Ethan. Merci pour tout.

Je m'affaisse de nouveau au sol, à ma place et après un dernier regard, je me cale contre lui. Dans la même position que tout à l'heure. Tête sur son épaule, l'ébauche de mon sourire s'évanouit à l'abri des regards lorsque mes yeux se posent sur de nouveaux arrivants tâchés de sang, visages bouffis. Je cherche un peu plus fort le contact d'Ethan et je reste prostré dans cette position. Je les regardes tous un à un et la nausée anime mon estomac. Est-ce que quelqu'un y a laissé la vie ? Comment le personnel soignant réussit à gérer cette crise venu de nul part ? D'ailleurs... comment EUX sont-ils arrivés jusqu'ici, sans que personnes ne voient rien. Les Gardiens sont là pour veiller sur nous et ils ont toujours fait un travail extraordinaire... pourtant, ils sont tout de même parvenu à briser nos défenses pour revenir semer le sang et la haine dans nos rangs. La peur bat à mes tempes et je déglutis, silencieuse. Je pense à Maxime et William et me demandent où ils sont. Je crois que je ne les ai pas encore vu venir ici. Et s'ils étaient touchés ? Combien ont été blessé d'ailleurs ? Pourquoi ?

Trop de questions se bousculent et je sens mon myocarde s'affoler un peu plus à chaque pensée. Je ne sais pas quelle tournure prendront les choses mais malgré mon angoisse, je suis résolue à ne pas baisser les bras. Encore moins lorsque je vois Riley au loin. Elle est ma sœur, je dois aussi la protéger. Quoi qu'il ce soit passé ces derniers temps, quelque soit la distance qui peut parfois s'installer à cause des cours ou du quotidien, je ne l'abandonnerais pas. Plus maintenant.

Je cale un peu plus ma tête contre Ethan et patiente, en silence, jusqu'à ce que les professeurs viennent nous voir et établir leur compte rendu. Celui qui signera pour de bon le danger qu'ils représentent.

— FIN POUR MOI —
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 753
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Keith / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   Dim 25 Oct 2015 - 10:10

A cet instant, Ethan avait tout simplement envie de disparaître. Il se sentait ridicule, minable… Non seulement il n’était pas capable de faire plaisir à Charleen mais en plus il s’embrouillait dans des explications foireuses et n’arrivait même pas à répondre décemment à sa proposition. C’était nul de sa part, il en avait parfaitement conscience mais ne savait plus comment se sortir de là. C’était effrayant de voir que face au chaos il avait réussi à avoir un éclair de courage mais que dès qu’on retombait dans les problèmes humains, c’était la fin du monde. Il ne savait pas interagir avec les autres, il était d’une nullité absolue en ce qui concernait la notion de société, de relations… Alors oui encore une fois il avait agi comme un crétin. Et si son regard n’avait à aucun moment croisé celui de sa camarade, il n’en avait pas eu besoin pour sentir que quelque chose clochait. Et c’était normal après tout ! Elle l’invitait à un événement très important à ses yeux et lui était tout bonnement incapable de se comporter comme un type bien ne serait-ce que quelques secondes. Cela lui donnait encore plus envie de se faire avaler par le sol du Château. Alors oui, quand il voyait son propre comportement il avait tout simplement l’impression qu’il ne pouvait que faire honte à Charleen. Qu’il ne pouvait que passer pour le mec étrange, invité sans qu’on sache trop pourquoi et qui fait rire toutes les personnes ayant bu un peu trop de champagne. Cette idée lui vrillait l’estomac d’avance. Ethan serra alors brutalement la mâchoire. Il avait honte de son comportement actuel, honte de ce qu’il pourrait faire et cela le rendait tout simplement fou. Alors, quand la jeune femme reprit la parole pour lui dire qu’elle pensait qu’il serait parfait, il se sentit soudainement idiot. Ça le touchait indéniablement qu’elle dise cela mais… Mais il était complètement perdu en cet instant et ne savait même plus comment réagir, comment faire les choses. Les mots tournaient encore et encore dans la tête du Serdaigle alors qu’il cherchait désespérément à savoir comment il pourrait réagir. Mais Charleen se mit de nouveau à parler avant lui et ses paroles le firent légèrement rougir. Elle tenait à lui… Et elle ne cherchait pas pour autant à l’entraver, à aller contre sa nature. Elle était cette fille douce qui lui donnait envie d’affronter les couloirs plein de monde. Il ne pouvait pas lui faire ça… La jeune femme ajouta ensuite une petite touche d’humour mais Ethan ne fut pas très réceptif. Parce qu’il était concentré sur les mots qu’il cherchait à dire.

« Je… Je vais réfléchir mais… Faudra que tu m’aides à trouver une tenue correcte parce que je crois pas avoir ça dans mes placards. »

Ethan releva alors finalement le regard vers Charleen. C’était sa façon à lui de dire qu’il voulait lui faire plaisir, qu’il voulait venir même s’il était terrorisé, même si cela voulait dire affronter bon nombre de ses peurs. Parce que c’était pour elle. Il n’aurait jamais accepté de faire un tel effort, de prendre autant sur lui pour n’importe qui d’autre. Tout simplement parce qu’avec une autre personne il n’aurait vu que le côté sacrifice, que l’impression qu’il allait souffrir pendant des heures pour rien. Là, il se disait que ça valait le coup. Et même que ce ne serait peut être pas si horrible… Alors oui, il était en un sens prêt à essayer. Mais il savait aussi qu’à froid, dans quelques jours, la panique pouvait totalement prendre le dessus et qu’il était encore capable de changer quarante fois d’avis d’ici l’été. Alors il préférait ne pas trop s’avancer, ne pas s’engager pour ne pas la décevoir. Parce qu’à ses yeux, il n’y aurait rien de plus terrible que de voir la déception dans les yeux de Charleen. Il ne supporterait tout simplement pas d’en être à l’origine. Non, ce n’était pas envisageable. Surtout alors qu’elle lui disait que rien ne changerait quelque soit sa réponse… Comment faisait-elle pour prendre toujours tout avec tant de douceur ? Ça le dépassait complètement.

Ethan fut tiré de sa bulle de réflexion lorsqu’il sentit un baiser sur sa joue. Ce fut comme si d’un coup, il se rendait compte que la situation n’avait pas uniquement lieu dans sa tête, qu’il prenait conscience de la proximité de Charleen. Ses joues devinrent alors de nouveau rouges et il se mordit la lèvre. Non mais quel imbécile ! Il fallait vraiment qu’il apprenne à se contrôler, il ne pouvait pas s’empourprer comme ça à chaque fois, c’était juste ridicule. Sauf que c’était loin d’être fini. Lorsque la jeune femme se mit à le remercier, il sentit le feu qui lui était monté aux joues se faire plus pressant. Il tenta alors de se calmer, de prendre de grandes inspirations tandis qu’il sentait la demoiselle se réinstaller doucement contre lui. Respire garçon, respire. Il était tellement concentré sur son cœur qui partait en vrille qu’il ne comprit pas pourquoi elle se resserrait contre lui, qu’il ne sentit pas ses angoisses face aux gens qui se trouvaient autour d’eux. Parce qu’il ne les voyait pas, il était complètement ailleurs. Au bout de quelques instants cependant, il parvint à reprendre à peu près le dessus sur ses émotions.

« Me remercie pas. »

Ce n’était qu’un murmure mais pourtant plutôt affirmé. Après avoir fait le tri dans sa tête, il avait réussi à dégager l’évidence. Il faisait ça que parce qu’il en avait envie alors non, elle n’avait aucune raison de le remercier. Être avec elle était un plaisir, égoïste même à ses yeux. Alors non, elle n’avait pas à le remercier. Ethan laissa alors doucement sa tête se poser sur celle de Charleen. Trop d’émotions l’avaient envahi en si peu de temps, il se sentait tout bonnement épuisé. Il avait l’impression qu’il aurait pu s’endormir là, à même le sol de la Grande Salle tant il se sentait vidé. La journée avait été chaotique et il en serait sans doute traumatisé pour un moment. La suite des événements ? Il se refusait à la conceptualiser. Il voulait juste se reposer, avec Charleen et oublier tout le reste… Il fut d’ailleurs presque fâché quand les professeurs vinrent les activer. Il aurait aimé rester dans cette phase de détente et oublier plus longtemps ce qui se passait autour d’eux. Rester dans sa bulle ou plutôt, de leur bulle.

- Fini -
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Event 15/02] Stand Together [PV Charleen]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» event coupe du monde la semaine prochaine
» [Tori] - Event - A l'Abri des Masques
» - Event II.2 - La Faiblesse des Jedi
» [Stand] Fruti Apple ~
» [Stand] Salon de thé

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Outside :: Le Stade de Quidditch. :: ─ Les Gradins.-
Sauter vers: