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 [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]

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MessageSujet: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Dim 23 Aoû 2015 - 10:44

~Dimanche 15 février – Dans l’après-midi ~

La Saint-Valentin… Cette fameuse fête païenne avait eu lieu la veille et le bibliothécaire avait bien cru qu’il allait devenir dingue à cause de ça. Dans les couloirs, il régnait une atmosphère des plus étranges, les enfants n’en pouvaient plus de potiner à chaque coin de pièce et surtout, il voyait le faux romantisme de certains jeunes, persuadés de pouvoir conquérir le cœur d’une femme avec une rose. Bref, cela l’épuisait et il avait préféré fermer ses écoutilles pour la journée. Il n’avait jamais eu d’amour profond pour cette fête mais l’avait toujours célébrée avec sa femme. Parce qu’à elle, ça lui faisait plaisir et parce qu’il ne voyait aucun mal de lui montrer à quel point il tenait à elle. Mais maintenant, subir ce spectacle c’était trop pour lui et il ressentait le besoin de ne pas être exposé à tout ça. Qu’on ne lui rappelle pas sans cesse ce qu’il avait perdu et qu’il ne retrouverait jamais. Keith avait donc passé sa journée en solitaire mais surtout, complètement fermé au monde extérieur. Le lendemain, jour plus calme du Château, il ne s’était pas trouvé plus ouvert au monde mais se sentait déjà plus à l’aise à arpenter l’école. Il fallait bien avouer que le dimanche était aussi son jour favori. Il appréciait le calme qui y régnait, surtout le matin. Quant à sa bibliothèque, seuls les élèves les plus investis venaient s’y présenter avant la fin d’après-midi, de fait, il se sentait d’autant plus à l’aise. L’homme était donc, pour une fois, d’humeur assez correcte ce jour-là.

Après le déjeuner, Keith fut cependant pris d’une longue hésitation. Peu après devait se tenir un match de Quidditch et le bibliothécaire hésitait à s’y rendre. Il avait lui-même adoré ce sport étant jeune mais n’avait jamais réussi à se résigner à assister à un match dans les tribunes depuis son arrivée ici. Trop de monde, trop de gamins insupportables… Peut être que si quelqu’un l’avait forcé, le tirant par l’oreille, à se rendre au match il aurait sauté le pas mais encore fallait-il qu’il trouve quelqu’un qui puisse faire ça. Gwen peut être. La jeune femme était sans doute la seule personne que Keith saluait sincèrement quand il la croisait dans les couloirs et qu’il estimait plus qu’une simple ombre parmi tant d’autres. Il aurait sans doute accepté de sa part de l’accompagner au match. Mais la question ne s’était pas posée et c’était sans doute mieux ainsi. Après le repas, le bibliothécaire avait donc fini par se résoudre, il n’irait pas non plus cette fois-ci assister au match, il se contenterait de profiter des couloirs, du fait qu’ils soient vidés de leur habitants. Au moins, dans ces moments là, il pouvait flâner un peu.

Les couloirs étant presque vides aussi Keith se laissa aller comme il voulait. Perdu dans ses pensées il se laissa marcher jusqu’à se retrouver à l’étage où se trouvaient les dortoirs des moldus. Au début, le bibliothécaire hésita et envisagea de faire demi-tour, pourtant une étrange curiosité le poussa à s’aventurer dans cette partie du Château. Il n’y mettait jamais vraiment les pieds et d’ailleurs, s’il avait osé, cela aurait sans doute était mal interprété par son employeur. Mais là, il avait décidé de s’y risquer. A peine fut-il arrivé qu’il aperçu une ombre au loin qu’il connaissait bien. Il aurait pu le reconnaître entre mille : Cameron Cassidy. Ce gamin avait été la cible de toute sa colère il fut un temps. Parce qu’il ressemblait trop au gamin qui avait foutu la vie de sa femme en l’air. Et pourtant, alors qu’il s’approchait de lui, il ne ressentait plus cette rage violente, cette envie de le faire souffrir et de voir dans son regard une supplique. Non, il le regardait comme ça, s’approchait de lui, ne comprenant pas les sentiments étranges qui se bousculaient en lui. Keith devrait pourtant toujours le haïr. S’il avait changé de camp, son envie de massacrer celui qui avait en premier lieu torturé sa femme. Mais là c’était le vide intégral. Le bibliothécaire se hasarda cependant à prendre la parole.

« Tiens Cassidy, quelle surprise. »

Il se disait que peut être, en l’entendant parler, il sentirait cette vieille rage revenir en lui, cette vieille envie de tout détruire sur son passage. Car cette disparition le surprenait réellement. Oui il avait changé ces derniers temps, il s’en était bien rendu compte. Mais le but de sa vie ne s’incarnait qu’en une seule chose : sa haine, sa vengeance. Or s’il perdait cette furieuse envie de se venger, que restait-il de lui ? Que pouvait-il faire alors ? A part se laisser partir ? Il ne savait pas et bien sûr n’en était pas encore à envisager tout ça mais cette accalmie le surprenait et l’intriguait tout de même. Il voulait comprendre. Keith devait paraître encore plus étrange que d’habitude. Il fixait le jeune homme, sans grande agressivité, plus avec interrogation. Il le fixait, décryptant le moindre signe que pouvait laisser entrevoir le jeune homme. Le moindre signe qui pourrait expliquer son changement d’attitude à lui. C’était pourtant sans doute vain. Car ce changement ne devait se trouver qu’en lui-même et non pas chez les autres. C’était sa personne qui était en jeu dans cette transformation et uniquement elle.

Keith aurait sans doute pu passer des heures à observer ce jeune homme, à chercher des réponses mais aussi simplement à constater cette étrange chose qui se passait en lui. Oui il aurait pu rester là indéfiniment, tant que Cassidy n’aurait pas décidé lui de lever le camp. Seulement son regard fut soudainement décroché, arraché à sa cible. Alors que le bibliothécaire était perdu dans ses pensées, il n’aperçut qu’un éclair et soudain, une violente douleur dans le ventre qui le fit mugir et se plier en deux. Il eut à peine le temps de relever la tête qu’un autre coup fut porté, dans son bras droit. Il croisa alors le regard de Cameron. Était-ce l’heure du jugement dernier ?


Dernière édition par Keith M. McEwen le Lun 31 Aoû 2015 - 11:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Sam 29 Aoû 2015 - 16:54

Dimanche 15 Février 2015 – Dans l’après midi
Expiation




Gwen, Keith & Cameron

La Saint-Valentin … Je n’ai jamais porté d’intérêt à ce truc et ça n’est pas maintenant que je vais m’y mettre. Clairement ça n’est pas parce que je suis avec quelqu’un que je vais soudainement me transformer en … En quoi d’ailleurs ? Enfin peu importe, il n’empêche que j’ai passé la soirée avec Megan – sans lien avec cette fête – et c’était une très bonne soirée. Depuis mon passage à l’infirmerie et surtout depuis ma connerie je me rends compte que je vois les choses un peu différemment et, je crois, d’une bonne manière. Je pense à moi, ça ne m’empêche pas de continuer à penser aux autres mais je relâche un peu de pression et ça ne fait pas de mal. Je pense aussi à Megan, à nous deux, et je me dis qu’au fil du temps si je continue comme ça les choses vont devenir un peu plus « normales » entre elle et moi. Pas qu’elles ne le soient pas simplement on ne peut pas dire que j’ai jusqu’ici placé cette relation au même niveau que les autres, loin de là même. Je ne vais pas changer pour autant, je n’en ai pas envie de toute façon, mais elle mérite mieux que ce que j’ai pu lui apporter jusqu’ici.

Ce matin j’ai passé un peu de temps avec la frangine, je sais qu’elle s’inquiète encore pour moi et j’essaie de la rassurer sans pour autant dramatiser la situation. J’ai traversé une sale période, j’ai touché le fond et maintenant je remonte : C’est aussi simple – ou presque – que ça. J’essaie d’arrêter de fumer ou plutôt de réduire la dose, j’en sais rien, c’est un objectif que je me suis fixé alors j’y vais progressivement, que ça soit pour la cigarette ou autre chose. Ça ne m’empêche pas pour autant de profiter de ma clope post-repas du midi et alors que j’erre dans les couloirs je me rends compte que je suis en train de rater le match de Quidditch. Tant pis, ça n’est pas comme si ma vie en dépendait et les coudes en appuie sur le muret de la Salle d’Astronomie j’entends les clameurs qui émanent du stade un peu plus loin. Je suis bien, tranquille, reposé et un soupir s’échappe alors que je recrache la fumée. Je crois que je me suis un peu mis en mode veille, histoire de reprendre un peu de force avant d’affronter certaines choses auxquelles je n’ai pas encore fait face jusqu’ici. Aller voir Kingsley comme me la conseiller Helland ? Non, sincèrement ça ne me tente pas. Je ne dénigre pas son boulot, je suis certain que ça aide beaucoup de gens mais ça n’est pas dans ma nature d’aller raconter ma vie à un étranger. Je n’ai jamais fonctionné comme ça, je n’en ai pas envie. Je n’en ressens pas non plus le besoin. Parlant de Helland j’ai respecté ma part du marché et je lui ai filé un coup de main à l’infirmerie hier après-midi. Ça c’est bien passé, le gars n’est vraiment pas chiant. J’ai purgé ma « peine » en silence ou presque et j’ai même fait un peu de rab sans réellement y faire attention, c’était plutôt cool d’être occupé de cette manière.

Une fois ma clope terminée et après l'avoir écrasé contre le mur je glisse le mégot dans ma poche le temps de croiser une poubelle, finalement décidé à rejoindre les autres là bas dans la folie du match si je n'arrive pas trop tard. Un petit détour par le dortoir histoire de prendre de quoi me couvrir un peu plus et ...

« Tiens Cassidy, quelle surprise. »

En me retrouvant face à cette silhouette et bien qu'une bonne dizaine de mètres nous séparent, je me fige instantanément. Je reste statique pendant quelques secondes mais jamais mes yeux ne quittent les siens. C'est très lentement que mes mains vont se glisser nonchalamment dans mes poches et un sourire en coin fini par étirer la commissure de mes lèvres. Voilà la vérité : J'avais totalement oublié l'existence de ce type quand bien même on se croise probablement tous les jours. J'ai haït cet homme, j'ai ressenti l'envie de lui faire payer beaucoup de choses et le fait qu'il m'ait marqué comme du bétail vient en tête de liste mais je me rends compte alors qu'on se jauge comme deux animaux que je ne ressens plus aucune colère à son égard. C'est un sentiment assez étrange, j'en ressentirais presque comme un vide … Pourtant l'envie de jouer, elle, est toujours présente et c'est d'un ton tout a fait désinvolte que je lui adresse finalement moi aussi la parole.

« Plutôt bonne j'espère. »

Est ce qu'on vient tous les deux de se lancer à nouveau dans un petit jeu comme la dernière fois dans les cachots ? C'est possible et ça ne me pose aucun problème seulement ... Non, visiblement ça n'est pas comme ça que ça va se passer ...

« Hey ! »

Tout est allé très vite, je n'ai pas vu le type arriver et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire il était déjà reparti, le visage protégé par une capuche, comme une sorte de cape, je ne sais trop quoi. Je n'ai pas bien vu ce qu'il s'est passé, tout ce que je sais c'est que lorsqu'il s'est retiré de devant McEwen j'ai croisé le regard de ce dernier et capté immédiatement que quelque chose clochait. Sa main est allée se poser avec une lenteur à peine réelle sur son ventre et la déchirure dans le tissus m'a permis de comprendre.
J'ai fait un pas vers lui, par réflexe, mais je n'ai pas été capable d'en faire un de plus puisqu'un douleur glaciale m'a saisie dans le bas du dos, une douleur qui a sonné étrangement familière a mes perceptions, comme une sorte de rappel du passé ...

« Enfoiré ... »

J'ai prononcé ces mots les mâchoires serrées à l'intention d'un type que je n'ai jamais vu et quand j'ai portée ma main à mon dos c'est pleine de sang que je l'ai récupéré. Je me suis senti vaciller quand j'ai baissé la tête et vu tout ce liquide vermeille sur mes doigts mais mon second réflexe a été de relever la tête vers McEwen, le cerveau étrangement au ralentis. Deux constat : Je viens de me faire planter et mon vis à vis aussi. La seconde d'après je titube et me rattrape au mur à côté de moi.

« Fais pression sur la blessure et allonge toi, essaie de rester calme pour ne pas que ton cœur batte trop fort et que le sang circule trop vite. »

Comment est ce que j'arrive à garder mon calme ? Je dirais bien que c'est une question d'habitude, ce qui est un peu le cas en réalité puisque ce sont clairement des vestiges d'une vie passée dans laquelle j'ai été blessé plusieurs fois que ce soit avec une lame ou une balle - ne serait-ce qu'en décembre dernier - et j'ai du gérer d'autres personnes blessés en dehors de moi même mais ça ne fait pas de moi un médecin pour autant, surtout pas avec une blessure comme celle que je semble avoir dans le dos et qui me prends chaque seconde qui passe un peu plus d'énergie. Je n'ai pas l'impression que la lame ait touché un organe vital, pas à cet endroit là, mais comment en être sur ? Encore une fois, je ne suis pas médecin.


Dernière édition par Cameron S. Cassidy le Dim 13 Sep 2015 - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Lun 31 Aoû 2015 - 12:08

Et si tout avait réellement changé ? Et si ce n’était pas qu’une impression du fait de Keith ? Alors que Cassidy avait repris la parole, une personne extérieure aurait sans doute pu croire que rien n’avait changé en eux et que leur petit jeu était fait pour durer encore et encore. Seulement, le bibliothécaire avait tout de suite senti que quelque chose n’allait pas. Ou peut être que les choses s’arrangeaient cela importait peu. Mais ce qui était sûr c’était que quelque chose s’était cassé, qu’ils n’avaient plus envie de se battre comme avant. De la provocation oui mais fade par rapport à tout ce qu’ils avaient pu connaître, tout ce qu’ils avaient pu produire pendant des mois et des mois. Cette fois ils n’étaient plus dans un combat acharné. Et chercher à retrouver cette animosité était sans doute vain. Mais était-ce problématique ? Après tout, c’était peut être une bonne chose qu’ils n’aient plus envie de s’étriper comme dans les premiers temps. Pour Keith cependant, c’était un peu incompréhensible. Que lui ait changé c’était une chose, après tout, bien des choses avaient changé en lui suite aux récents événements mais rien ne pouvait effacer ce qu’il avait fait à ce jeune homme. Le fait qu’il l’ait marqué… Alors pourquoi Cameron ne manifestait plus la même haine envers lui ? C’était un mystère à sa hauteur, un mystère qui se devait d’être percé et qui l’empêchait de passer son chemin. Keith avait besoin d’y voir clair, de démêler tout ça. Seulement ce ne devait pas être le bon moment. Seulement, c’était sans doute leur dernier face à face…

Le bibliothécaire sentit la douleur l’envahir soudainement mais surtout, ce fut ce bourdonnement dans sa tête et cette impression de perdre toute énergie qui le marquèrent. Il entendit un son venir de Cameron puis une insulte qui le poussa, malgré son état, à relever la tête. Le gamin aussi avait été attaqué et il vit le sang sur sa main qui venait de son dos, il le vit vaciller… Keith aurait sans doute jubilé en voyant cela auparavant mais là… Ils étaient dans le même panier. Il n’avait pas besoin de beaucoup réfléchir pour savoir qui les avaient attaqués. Ce gosse était un moldu incapable de se taire et lui avait très bien enregistré les menaces durant la dernière attaque. C’était drôle non, de se dire que les mêmes personnes voulaient leur mort ? L’ironie de la situation aurait vraiment pu le faire rire s’il n’avait pas l’impression que tout son corps était en train de fondre, de s’embrumer. Il réussit tout de même à garder contact avec la réalité et à écouter ce que le môme avait à lui dire. Instinctivement, il fit ce qu’il lui disait, s’allongeant sur le dos. Ses yeux fixaient le plafond et il appuyait fortement sur la plaie. Est-ce qu’elle avait ressentie ça, avant de mourir ?


« Tu peux atteindre ta plaie ? »


La voix de Keith était faible et murmurée mais il était encore conscient et capable de réfléchir de manière logique, c’était déjà ça. Et il avait l’impression qu’il ne pouvait pas laisser ce gamin crever comme ça. Le problème était que lui était blessé au dos et que par conséquent faire un point de compression n’était pas aussi évident. Alors oui, en posant cette question il lui proposait implicitement son aide. Les mêmes personnes voulaient leur mort alors ils devaient peut être finir par céder ? C’était sans doute cela qu’il avait ressenti en le croisant. Une sorte de prémonition, un pressentiment sur ce qui allait se passer… Oui c’était absurde et Keith n’était pas du genre à croire en ce genre de chose mais c’était sans doute la perte de sang qui affectait son cerveau et faisait naitre en lui des idées plus farfelues les unes que les autres. Instinctivement, il se redressa alors légèrement pour voir sa plaie. Elle était assez profonde. Quand à celle sur son bras, il avait presque faillit l’oublier mais elle continuait à pisser le sang. Il tenta alors d’arracher un bout de son haut pour faire un garrot mais à peine eut-il amorcé le mouvement qu’une grimace lui déforma le visage. Ok. La situation devenait critique. Au moins lors de la dernière attaque, il avait été poussé par l’adrénaline. Mais là, il sentait juste partir et n’arrivait pas à lutter pus que ça. C’était comme s’il ne pouvait que se contenter de voir les choses arriver et d’espérer recevoir une aide extérieure.

« Tu vas peut être me voir crever le gosse. Au final, t’as dû en rêver de cet instant. »

Un sourire étrange flottait sur le visage de Keith. Étrangement, il n’avait pas peur. Alors certes il n’avait pas envie de mourir maintenant, il n’avait pas vengé sa femme et avait par conséquent encore des choses à accomplir. Et pourtant… Pourtant il n’avait rien à quoi se raccrocher. Il était le bibliothécaire solitaire, l’homme sans attache. Il ne s’en plaignait en aucun cas. Mais devait en tout cas admettre que cela signifiait que mourir n’avait plus le même sens pour lui. L’homme ferma alors doucement les yeux et vit le visage de sa femme se dessiner devant lui. Elle avait le sourire aux lèvres, l’air décontractée et heureuse. Il ne l’avait plus revu comme ça depuis avant son agression. Cette image lui faisait du bien. Il avait l’impression d’être enveloppé de coton et la douleur n’était plus la même. Il avait même du mal à maintenir la pression sur sa blessure. C’était comme s’il n’arrivait plus à lutter. Même la présence de Cassidy ne l’aidait plus. Peut être que quelques mois auparavant cela l’aurait aidé à vouloir se battre. Mais maintenant…

« Loreena… »

C’était un murmure. Un signe du délire qui était en train de l’envahir. Keith venait d’ouvrir les yeux mais l’image de sa femme n’avait pas disparue. Elle était là, juste au-dessus de lui, lui tendant la main, le regardant avec le sourire. Devait-il résister ou la suivre. Après tout, pourquoi continuer alors qu’elle était là, à sa portée et que s’il se laissait aller peut être qu’il pourrait la retrouver à jamais. Tout simplement… Alors pourquoi se battre ? Pourquoi continuer dans cette voie ? Pourquoi appuyer sur cette blessure et espérer survivre ?
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Jeu 3 Sep 2015 - 19:42

Toujours en appuie contre le mur je lutte tant bien que mal pour garder mon calme et surtout la perception de ce qui m’entoure. Je crois que je suis encore trop étourdi par ce qu’il vient de se passer pour réellement en prendre conscience et si pour l’instant la frustration de ne pas avoir vu mon agresseur, ne pas l’avoir entendu arriver, etc … ne se manifeste pas tellement je sais que tôt ou tard – si je m’en tire – tout ça finira par arriver. Pour l’heure mes sens et mon instincts sont totalement focalisés sur le pratique et si mon sang semble se faire une joie de quitter mon corps là dans mon dos je m’estime encore heureux, et chanceux, de parvenir à le garder froid. J’ai de la bouteille dans le domaine certes mais je n’en reste pas moins humain et par conséquent vulnérable.

Chose intéressante : Il coopère et surtout il m’écoute. Je le regarde s’allonger sur le sol et constate ce bon réflexe qu’il a quand je le vois faire pression sur sa plaie. Est-ce que les organes vitaux sont touchés ? Difficile à dire, pour lui comme pour moi.

« Tu peux atteindre ta plaie ? »

Nouvelle tentative, je fais bouger mon bras vers l’arrière et tâte la peau la peau de mon dos directement sous le T-shirt. Une grimace me tord le visage quand je tombe dessus et je retire instantanément mes doigts, complètement couvert du liquide épais et chaud.

« Plus ou moins. »

Ce connard n’aurait pas pu me planter dans le ventre ? Non, il a fallu que ce lâche m’attaque de dos donc je ne peux pas voir la plaie et déterminer grossièrement si c’est grave ou non. Je ne peux même pas faire pression dessus pour calmer l’hémorragie sans me tordre le bras.

« Tu vas peut être me voir crever le gosse. Au final, t’as dû en rêver de cet instant. »
« Non, j’ai rêvé que je te crevais moi-même, ce qui se passe n’a donc pas le moindre intérêt pour moi alors tu seras gentil, reste conscient et ferme là si c’est pour dire des conneries. Économise ton énergie l’ancêtre. »

Non, ça n’est pas parce que je suis peut-être en train de claquer que je perds mon sens de l’humour et ma répartie, manquerait plus que ça. Je n’ai jamais eu peur de mourir, c’est un fait, bien sur je n’en ai pas envie pour autant mais je pense que c’est aussi pour ça que je parviens à rester aussi calme tout en m’efforçant de ne pas penser aux autres. Ça n’a rien d’égoïste, c’est simplement une question de survie. Dans l’état où je suis je ne leur serai d’aucune utilité alors autant régler un problème à la fois et commencer à paniquer plus tard pour savoir s’ils vont bien ou si on risque de se faire agresser à nouveau. Ce qu’il se passe ? On verra ça plus tard aussi. En plus de ça je me rends compte que pas une seule seconde je n’envisage de larguer mon comparse de galère en l’abandonnant à son sort là sur le sol. Il est dans un sale état, non seulement il est touché au ventre mais je n’avais pas vu sa blessure sur le bras. Peut-être que t’auras une belle marque toi aussi, si ça te dit je te l’arrange pour en faire un joli « C » …

« Loreena… »

McKenitt ? Lili, tu sors.

« Ah non hein, me fais pas le coup du mec qui voit sa vie défiler devant lui. D’une c’est cliché et de deux … c’est cliché. »

T’as pas intérêt à me claquer entre les doigts, voilà ce que cette réaction signifie et même moi ça m’étonne. Pas la peine d’en faire un sketch, on a une situation de crise à gérer là. Néanmoins …

« C’est ta femme ? Ta fille ? »

Ton chien ? Ta mère ? Oui, la curiosité est bien là même si ça n’est certainement pas le moment idéal. Ou peut-être que si, justement.

« J’commence à voir des étoiles … »

Et ça, par expérience ou pas, on sait tous que ça n’est pas bon … Pourtant j’ai comme une sorte de regain de vie, sans doute l’adrénaline j’en sais rien, même si dans le fond je n’espère pas parce que ça signifie que mon cœur bat de plus en plus vite ce qui … est à la fois une bonne chose et une mauvaise chose … Bref, je parviens non sans mal à me décrocher du mur et titube vers McEwen, déterminé – autant que possible vu mon état.

« J’vais certainement pas me laisser crever dans ce château. Faut qu’on bouge d’ici et qu’on trouve quelqu’un pour nous aider. Avec tes supers pouvoirs là, t’es pas capable de faire quelque chose ? »

Et s’il te plait, ne me fait pas le plan de la Drama Queen qui se laisse crever pour aller rejoindre les siens ou un truc comme ça.
C’est à ce moment-là, sur cette pensée, que je me sens tomber. Mes genoux me rattrapent, je pose une main sur le sol pour me maintenir en équilibre un minimum tout en étouffant un cri de douleur quand je sens la blessure s’élargir dans mon dos mais … Y a un peu trop d’étoiles qui tournent autour de ma tête.
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Lun 7 Sep 2015 - 21:40

Si Cassidy pouvait atteindre sa plaie alors il n’avait pas besoin de lui. Keith n’avait même pas l’idée de devoir rester en vie pour secourir quelqu’un. En même temps, cela aurait été étonnant, qu’il se batte pour sauver ce gosse. Ça n’avait pas de sens. Ils s’étaient déchirés pendant si longtemps… Enfin, de toute façon, la question ne se posait pas en cet instant. Il n’avait pas envie de lui arracher les yeux, de l’entendre hurler de douleur. Non, il voulait juste rester là, allongé, sentir cet étrange picotement parcourir le bout de ses doigts. Lorsque Cameron ne pu s’empêcher de faire une réflexion sur le fait qu’il voulait le tuer de ses propres mains et qu’il n’avait donc pas intérêt à se laisser mourir ainsi, le bibliothécaire laissa échapper un léger rire ce qui, d’ailleurs, le fit tousser. L’ancêtre ? Personne n’avait jamais osé l’appeler comme ça. En même temps, il faisait peur à tout le monde… Mais il devait bien avouer qu’il faisait plus vieux que son âge. Le mioche aurait sans doute été surpris d’apprendre qu’il n’avait que 30 ans. Bientôt 31 d’ailleurs. Enfin, s’il arrivait jusque là. Car à partir du moment où Loreena s’était présentée sous ses yeux, il ne trouvait plus l’énergie de résister. Combien de fois avait-il rêvé de pouvoir de nouveau l’observer ? Pouvoir de nouveau passer ses doigts dans ses cheveux, caresser son visage ? Combien de fois s’était-il perdu à imaginer ce qu’aurait été sa vie si elle n’était pas partie ? Et voilà qu’elle était devant lui, avec toujours le même sourire, le même air serein. Il se souvenait parfaitement de tous ces moments où lui ne pouvait s’empêcher d’afficher un air soucieux ou fatigué. Et elle. Toujours avec le sourire, toujours avec la même douceur, elle venait le prendre dans ses bras et lui insufflait une tranquillité qu’il n’aurait jamais pu atteindre seule. Elle était sans doute là pour ça. Pour lui faire retrouver une nouvelle fois cette tranquillité, pour qu’il se perde de nouveau dans ses bras et qu’il oublie toute cette haine qui le bouffait de l’intérieur. Keith avait l’impression de l’entendre. De sentir son souffle contre son oreille alors qu’elle lui murmurait de la suivre, d’oublier ce monde qui ne savait que le faire devenir mauvais. Qu’elle était prête à tout lui pardonner…

Keith sursauta alors que Cameron reprit la parole. Oui il était vraiment en train de partir et si le mioche n’avait pas ouvert la bouche, il serait sans doute tombé dans les pommes. Mais apparemment lui ne l’entendait pas de cet œil et vint même à se moquer de son délire. Le bibliothécaire se contenta alors d’émettre un grognement. Loreena n’était plus là. Elle s’était de nouveau envolée et l’homme comprit qu’il ne la rejoindrait pas tout de suite. Alors que faire ? Attendre que le délire le reprenne ? Se battre. Il ne savait pas et ce n’était pas comme si ses possibilités étaient si nombreuses que ça. Car la douleur était toujours là, intense, pesante. C’était la voix de Cassidy qui l’avait réveillée, cette fois qui s’éleva de nouveau et lui permis pendant quelques centièmes de secondes d’oublier la douleur. Il était bien curieux celui-là. Et pourtant, lui qui n’avait rien dit sur son passé depuis son arrivée ici, lâcha quelques mots, sans même y réfléchir et surtout, sans forcément le regretter.


« C’était ma femme. »


Keith avait inconsciemment appuyé sur la tournure passé. Cassidy penserait peut être qu’avec son caractère de cochon il avait laissé filer sa femme. Après tout ce ne serait pas plus mal. Pourtant, il y avait quelque chose dans la voix du bibliothécaire qu’il n’avait sans doute jamais entendu auparavant. Mais comment savoir s’il l’avait entendu alors qu’il luttait déjà contre lui-même ? D’ailleurs, lorsque Keith l’entendit dire qu’il voyait des étoiles, il comprit que si rien n’était fait, ils allaient mourir là, tous les deux. Le bibliothécaire tourna alors lentement la tête vers son compagnon de galère alors que celui-ci s’approchait de lui en lui demandant clairement de faire un truc. Certes il était sorcier mais Keith n’était pas certain que dans son état il soit capable d’utiliser la magie. Il entreprit tout de même de chercher sa baguette de la main qui ne comprimait pas sa plaie. Seulement ce bras là était blessé et le mouvement lui arracha un grognement de douleur. Alors qu’il sentait ses doigts se refermer sur le bois, il entendit un bruit sourd puis un cri étouffé. Il tourna de nouveau la tête. Le gamin était maintenant à genou sur le sol et semblait envahi par la douleur. Le bibliothécaire parvint alors à sortir sa baguette, il la regarda quelques instants, le souffle étrangement court. Combien de temps allait-il rester conscient, combien de temps pourrait-il maintenir un sort ?

« Expecto Patronum »

Ce ne fut qu’un souffle et pourtant, un mince filet bleu s’échappa de la baguette de Keith et un aigle se dessina avec difficulté. C’était comme devant une vieille télévision, l’image semblait tressauter et menacer de s’effacer à tout moment. Keith avait conscience que la durée de son sort était limitée et surtout, qu’utiliser ainsi la magie causerait peut être une perte de conscience chez lui. Ce patronus allait lui pomper son énergie mais c’était aussi leur seule chance de s’en sortir, à part prier pour que quelqu’un arrive ici au petit bonheur la chance mais cela restait très optimiste et très peu probable. Tout reposait sur cet aigle qui semblait avoir bien du mal à prendre son envol. Pourtant, après quelques secondes, les deux hommes purent le voir s’éloigner dans les couloirs. Pour rejoindre qui ? Keith n’en savait rien. De toute façon, peu de gens connaissaient son patronus, il espérait donc que la personne qui le verrait le suivrait, dans le doute. Sa baguette toujours à la main, le bibliothécaire se tourna finalement vers Cameron.


« Et maintenant mon grand, tu n’as plus qu’à prier. »


Keith n’était pas vraiment croyant. Il avait cru comprendre que ses parents avaient tendance à se retrancher dans la religion pendant les périodes difficiles. Lui ne s’était jamais posé de question à ce sujet et il ne savait pas ce qu’il en était pour le gamin. Mais en cet instant, le pessimisme du bibliothécaire faisait qu’il avait l’impression que seul un miracle pouvait les sauver. Il sentait comme le sort était en train de le vider de son énergie. Les fameuses étoiles dont parlait Cameron se faisaient de plus en plus présente si bien que son champ de vision devenait assez réduit. Il ne tiendrait plus très longtemps. D’ailleurs, il sentait que la pression qu’il exerçait sur sa plaie faiblissait. Qu’il crève dans l’aile réservée aux moldus serait quand même un vrai coup du destin. Et en même temps, n’était-ce pas ce qu’il méritait ?
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Dim 13 Sep 2015 - 15:04

Dimanche 15 février.

Un château exceptionnellement vide, débarrassée de la masse grouillante et des problèmes qui suivaient systématiquement. Gwen trouvait l'idée plutôt plaisante. Alors que tous les élèves se dirigeaient de concert vers le terrain de Quidditch, la jeune femme s'était contentée de prendre son temps. Habillée d'une simple robe et d'un pull de mailles fines tombant sur ses hanches, elle avait passé la matinée entre discussions avec des collègues et chaudrons bouillonnant doucement. Elle avait attendu que Poudlard se vide lentement de ses habitants, écoutant les rumeurs du terrain. Le sport semblait être un des rares moments de plénitude communautaire de ce lieu. C'était bien de maintenir de telles activités, d'autant que Poudlard silencieux en pleine journée, cela valait son pesant de cacahuètes. Elle n'était pas la seule à profiter du match pour s'immerger au sein de ce calme jouissif, mais ils avaient peu de chances de se croiser par pur hasard, ce qui lui laissait le champ totalement libre.

Gwen prit sa lettre et quelques livres à rendre dans sa sacoche, dont elle ne se séparait jamais, et prit les escaliers. Dehors, les clameurs du terrain allaient bon train mais les températures étaient un peu fraîches : ce devait être assez ardu d'être perché sur un balai à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. La miss n'avait jamais été passionnée par les sports magiques. Evidemment, c'était une sensation grisante et elle avait longtemps était casse-cou dans sa jeunesse, mais cela lui était passé. Anton disait qu'elle devenait une petite mamie, lorsqu'il la trouvait engoncée dans son fauteuil, armée d'un gros livre et d'une tisane. Il n'avait peut-être pas tout à fait tort.

En parlant d'Anton, c'était une lettre à son intention qu'elle comptait envoyer aujourd'hui. Depuis qu'elle avait croisé Everett Brammer, gardien de sa condition, lors d'un de ses passages à la volière, elle prenait garde d'être vraiment seule pour correspondre avec son amant. Un autre collègue plus insistant serait gênant. Lorsqu'elle arriva en haut de la tour, au milieu des excréments de volatiles, elle ne trouva pas son hibou. C'était problématique. Depuis plusieurs jours, il ne montrait plus son nez ici, mais elle ne pouvait pas non plus utiliser les chouettes de l'école pour échanger avec un Supérieur. Vexée, un peu triste de cette absence injustifiée de la part d'un si fidèle animal, elle redescendit en direction de la bibliothèque.

Le temps s'écoulait étrangement, différemment. Lorsqu'elle entendait l'extérieur, tout semblait s'accélérer, et puis le silence reprenait ses droits, formant un cocon douillet et tranquille, calme, apaisant. Poésie quand tu nous tiens. Gwen s'arrêta devant une fenêtre pour observer le terrain au loin. Elle ne voyait rien mais elle entendait, portée par le vent, la clameur d'un but marqué ou d'une belle passe. Quelques silhouettes marchaient autour du terrain, à peine visible dans l'atmosphère brouillée par le froid. Rester statique dans les gradins devaient les mettre en état d'hypothermie, ce qui expliquait pourquoi ils criaient autant... Elle se détacha du spectacle lointain et reprit sa marche pour descendre vers la bibliothèque. Elle arrivait au niveau du quatrième étage lorsqu'un patronus sortit de nulle part et plongea dans sa direction. C'était un aigle. Du moins elle crut deviner la forme d'un aigle, car à peine la forme brumeuse eut-elle esquissé un geste dans sa direction qu'elle disparut.

La jeune enseignante s'arrêta et scruta le couloir vide. Pas un bruit. Pas un souffle. Elle ne reconnaissait pas la forme du patronus, mais une intuition lui disait qu'aucun sorcier sensé n'aurait lancé ce sortilège dans le château sans une bonne raison. Elle dévia donc de son objectif originel et suivit la direction d'où semblait provenir l'animal protecteur, accélérant le pas au fur et à mesure que la tension montait. Autour d'elle, l'étage des moldus. Elle n'était jamais venue là, mue par une sensation de ne pas y avoir sa place. Les dortoirs n'étaient pas foncièrement différents des autres, mais il régnait une atmosphère particulière qu'elle n'appréciait pas. Ou peut-être était-ce ce silence soudain pesant, ce signal d'alerte aussitôt disparu ? Gwen sentait son cœur battre dans sa poitrine et serra ses livres contre elle.

- Il y a quelqu'un ? hasarda-t-elle d'une voix forte.

L'écho résonna contre les murs, sans recevoir de réponse audible.

- Tu te montes la tête pour rien ma pauvre folle... murmura-t-elle pour elle-même.

Elle décida tout de même de finir de traverser l'étage pour vérifier que rien ne sortait de l'ordinaire, mais lorsqu'elle tourna à l'angle au bout du couloir, elle se figea net. Un spasme parcourut son corps et une violente nausée la prit à la gorge. Deux corps, au sol, des taches de sang sur les dalles froides. Cela recommençait. L'Enfer reprenait ses droits dans ce maudit château. Mais l'un des deux, agenouillé, esquissa un geste. Ils étaient en vie. Ça risquait de ne pas durer, mais ils étaient en vie. Gwen sentit l'instinct de survie se muer en une nécessité d'aide. Elle recommença à marcher dans leur direction, posa sa sacoche au sol à quelques mètres. C'était comme un tunnel, avec un seul objectif, deux corps blessés qu'elle pouvait peut-être encore sauver.

Elle reconnut Keith McEwen, le bibliothécaire, cet homme qu'elle appréciait foncièrement depuis leur première rencontre. Et Cameron Cassidy, un élève moldu.

- Saperlipopette...

Son teint livide et ses mains tremblantes devaient ne donner que moyennement envie de se moquer de ses expressions désuètes. Elle attrapa sa baguette qui lui d'attache à ses cheveux, laissant tomber ses boucles sur ses épaules, regarda le couloir. Rester calme, à tout prix. Elle prononça le sortilège du patronus d'une voix blanche et le corbeau sortit du bout de sa baguette, prenant son envol pour aller chercher de l'aide. Un oiseau porteur de malheur pour quémander de l'aide dans un château vide... La miss se laissa tomber à genoux devant son collègue. Elle eut un mouvement d'hésitation avant de prendre sa main, qu'elle appuya sur la plaie suintante. C'était ignoble. Ce sang chaud sur ses doigts, ça la dégoûtait mais il fallait qu'elle passe outre car elle sentit bien qu'il n'appuyait plus vraiment sur sa plaie. De la main qui tenait la baguette, elle décocha une gifle à l'homme pour qu'il revienne à lui – si tant est qu'il était encore là, évidemment...

- Keith, c'est Gwen. Ne me lâchez pas ou je vous en voudrai toute votre mort. Je vous promets que je viendrai vous botter le postérieur en Enfer ! Et vous aussi, Cassidy ! Par les fondateurs...

Sa voix tremblait et s'échappait vers les aigus. Ce qui s'était passé était le cadet de ses soucis. Il n'y avait pas traces d'arme, le moldu aurait difficilement pu attaquer un sorcier comme McEwen et rien n'expliquait qu'ils soient tous les deux au sol, mais ce n'était pas son problème. Elle pointa la baguette sur le flan de l'homme. Choisir d'en sauver un au risque de laisser l'autre mourir, voilà tout ce à quoi elle était réduite, mais le temps jouait en sa défaveur. C'était ça ou regarder les deux hommes se vider de leur sang – et avoir ce sang sur ses mains au sens figuré de l'expression...

Alors elle lança le premier sort qui lui vint à l'esprit. Sa voix se fit plus ferme au fur et à mesure qu'elle semblait chanter le sortilège du Vulnera Sanentur. Le flux du sang s'apaisa, les plaies semblèrent se refermer sous les tissus imbibés de sang. Le liquide chaud ne dégueulait plus depuis les deux plaies lorsqu'elle ôta sa main. Dès qu'elle eut terminé l'incantation, elle se tourna vers le jeune homme qu'elle aida à s'allonger sur le côté pour lancer le même sortilège. Touché dans le dos, il n'avait même pas dû pouvoir enrayer l'hémorragie en exerçant une pression dessus, et pourtant il tenait le coup – mieux que McEwen, même. Ils étaient fous ces moldus, fous mais incroyablement résistants. Lorsque la plaie cessa elle aussi de suinter, la jeune Roberts-Moore se laissa tomber sur ses fesses et ramena ses cheveux en arrière, se maculant allègrement de sang malgré ses précautions quasi maniaques. Respirer.

- Vous êtes avec moi ? Le premier qui bouge, je l'assomme. J'ai juste... ça ne suffira pas...

Elle n'avait qu'arrêté l'hémorragie. La douleur, les éventuelles atteintes à des organes, ça, ce n'était pas de son ressort. Elle faisait des potions, pas des miracles, et rien dans sa sacoche n'aurait pu faire plus que ce qu'elle avait déjà fait. La miss ravala sa salive et prit la main de Keith, ne sachant plus quoi faire de ses mains sales, essayant de préserver le bois de sa baguette. Son patronus devrait pouvoir aller plus loin que celui du bibliothécaire, il fallait maintenant attendre...

- Bon sang ! Qu'est-ce qui se passe dans ce foutu château ?!

Sa voix s'était remise à trembler. Pas d'explosions alentour, pas un bruit, juste leurs respirations – bon sang, heureusement qu'elles étaient là pour combler le vide, leurs respirations ! Deux hommes attaqués dans le dos au milieu d'un couloir. C'était bien une manière de faire digne des Supérieurs... Gwen se tourna vers le jeune homme.

- Ça fait... mal ? Je n'ai aucune idée de ce que ça a pu toucher comme parties ou... vous sentez quelque chose au moins ?

Parce que le dos...

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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Mar 15 Sep 2015 - 18:43

Sa femme. Je n'ai pas relevé c'est vrai mais ça ne m'a pas échappé. Jusqu'ici beaucoup de scénarios me sont passés par la tête le concernant, celui-là en fait-il partie ? Je ne me souviens plus vraiment, en réalité. Ce que j'ai noté également c'est l'emploi du passé et si j'étais en état de me focaliser sur le sujet je pense que je serais probablement déjà entrain d'évoquer plusieurs possibilités dans ma tête. Il avait une femme, il l'a perdu. Partie ? Morte ? Est ce qu'il y a un lien avec ce qu'il a toujours vraisemblablement voulu me faire payer ? Tout ça n'a pas le moindre sens et pourtant ça commence à en prendre un peu plus malgré la situation. J'arrive encore à réfléchir, tout n'est peut-être pas perdu …
Tout ça n'est pas moins frustrant pour autant, évidemment, ça serait trop simple. En l'état je sais que je ne peux sans doute rien faire et ça ne me plait pas mais je serre les dents, je prends sur moi et j'en arrive même à demander l'aide éventuelle de sa Magie pour nous tirer de là tous les deux. Qu'est ce qui me dit qu'il ne l'utilisera pas uniquement pour se sauver lui si jamais il trouve une solution ? Rien, absolument rien. Je ne perds pas espoir pour autant parce que malgré mon état ces derniers temps ça n'est pas quelque chose qui me caractérise. Certes mourir ne me fait pas peur et la douleur, les sensations que je ressens actuellement je les connais déjà même si elles me semblent plus ou moins lointaines, mais je n'en reste pas moins bien accroché à la vie. J'ai un instinct de survie très développé, je pense que malgré la bonne grosse dose de chance que je me trimballe pour avoir survécu ici et ailleurs jusqu'ici il n'y est pas totalement étranger non plus.

Alors, tu te décides à me faire rêver ou à défaut revoir mon jugement sur la Magie et éventuellement sur toi ou tu te laisses embarquer définitivement par Morphée ? La réponse ne tarde pas tellement, à vrai dire j'en suis étonné parce que je ne l'aurai pas cru capable de réellement user de sa Magie vu son état mais ...

« Expecto Patronum »

… à peine ces mots formulés un filet argenté s'échappe de sa baguette pour finalement prendre la forme d'un aigle. Je sais ce qu'est un Patronus, ça n'est pas le premier que je vois mais je dois admettre que celui-ci me surprends vraiment. Un aigle ? Si j'en crois ce qu'on m'a expliqué ce sortilège donne naissance à un protecteur qui est comme une sorte de totem, un animal qui représente la personnalité du Sorcier qui l'a lancé. Qu'est-ce que je dois en déduire ?

« Tu me surprendras toujours. »
« Et maintenant mon grand, tu n’as plus qu’à prier. »
« Je vais peut-être m'y remettre, effectivement. »

Ça fait des années que j’ai arrêté, depuis la mort de mon frère donc quasiment 8 ans maintenant et jamais je n’ai exprimé l’ombre d’une prière depuis y compris quand je n’étais sans doute pas loin d’y passer. Aujourd’hui, effectivement, je reconsidère la question. Je n’ai absolument pas envie de mourir, je n’accepte pas ce fait mais quand bien même je ne suis pas vraiment en état de me barrer sans me retourner quelque chose d’autre me retient ici à côté de ce vieux fou – pas si vieux que ça en réalité mais c’est une façon de parler j’imagine.
A partir de là un silence s'installe, un silence durant lequel tout devient de plus en plus abstrait, un silence ... de mort. Il suffit d'un spasme de douleur pour le briser, quelque chose qui me fait serrer les dents, m'affaisser encore un peu plus mais qui paradoxalement me réveille …

« Tu vas vraiment te laisser crever au quatrième étage ? »

Une dernière provocation pour la route ? Qui sait ... Mais peut-être pas. Ce sont des bruits de pas qui attirent mon attention et me font relever la tête.

« Saperlipopette... »

J’aurai pu rire, d’ailleurs je l’ai fait et ça m’a valu un nouveau spasme de douleur, comme si un pic à glace me rentrait violement dans la chair et la déchirait. J’étouffe un grognement en serrant un poing et les mâchoires avant de relever la tête vers la femme qui se tient désormais près de nous deux. On pourrait presque croire une apparition, un ange, quelque chose comme ça, c’est en réalité Mlle Roberts-Moore. Sincèrement, même si je ne suis pas vraiment du genre à avoir ce genre de réflexion, ça pourrait être pire comme dernière vision. Tout ça c’est surtout pour éviter de penser à ma famille, en réalité.

A nouveau un Patronus, je m’affaisse un peu en voyant ce nouvel éclat argenté, me disant qu’elle ne va pas nous aider mais plutôt appeler du secours … Exactement comme McEwen vient de le faire ce qui donc ne nous avance pas. Non ça n’est pas un reproche, juste un constat, constat qui se modifie quand je la vois s’agiter jusqu’à finir par poser sa main sur la plaie de mon cher comparse de galère. Aux vues de ses expressions faciales ça n’est clairement pas quelque chose de simple pour elle et ça peut se comprendre, mais McEwen n’a semble-t-il plus la force de le faire par lui-même et en ce qui me concerne … Sursaut. Nouvelle grimace mais … un semblant de sourire. Le coup est parti avec une telle conviction que je ne peux pas m’en empêcher. Je n’oublie pas qui est au sol là devant moi et même si je n’ai pas spécialement envie de le voir mourir pour une raison qui m’échappe complètement mais à laquelle je n’accorde pas vraiment d’importance, ça ne m’empêche pas de me réjouir d’une telle gifle pour autant, quand bien même la situation est grave. Plus que grave même.

« Keith, c'est Gwen. Ne me lâchez pas ou je vous en voudrai toute votre mort. Je vous promets que je viendrai vous botter le postérieur en Enfer ! Et vous aussi, Cassidy ! Par les fondateurs... »

Je crois que j’ai un peu perdu le fil à partir de là, trop englué dans un état second, sentant le froid m’envahir tout en comprenant bien que ça n’était clairement pas une bonne chose. Je l’ai vu se concentrer sur le bibliothécaire et je n’ai pas bronché. La Magie peut faire le pire, elle peut également réparer beaucoup de choses, ça je ne le nierai pas malgré toute l’aversion que j’éprouve pour ce « don ». Je me suis laissé faire quand elle m’a aidé à me laisser tomber sur le côté, je l’ai laissé me lancer le sortilège sans protester et j’ai serré les dents en sentant comme des milliers de picotement, un fourmillement intense là dans mon dos. J’ai presque tourné de l’œil, à vrai dire je ne sais même pas par quel miracle ça n’est pas arrivé, probablement parce qu’elle a capté mon attention au bon moment et que je me suis accroché à elle, au sens figuré.

« Vous êtes avec moi ? Le premier qui bouge, je l'assomme. J'ai juste... ça ne suffira pas... Bon sang ! Qu'est-ce qui se passe dans ce foutu château ?! »

C’est une question pertinente, peut être que la panique va finir par se frayer un chemin dans mon organisme si j’arrive à rester éveillé. Je commence à penser aux autres, intensément, je m’y refuse puisque c’est signe de reddition. Hors de question. Pas comme ça, pas maintenant. Pas ici.

« Ça fait... mal ? Je n'ai aucune idée de ce que ça a pu toucher comme parties ou... vous sentez quelque chose au moins ? »
« Ça picote un peu ... »

De l’humour, vraiment ? Oui. Du sarcasme même, de l’ironie pour le moins. Parce que je suis comme ça, que ça plaise ou non. Malgré tout ça je tente de me concentrer sur l’étendue des dégâts, de bouger un peu pour voir ce qui fonctionne ou non, quelle position ou mouvement fait le plus mal, etc …

« La colonne n'a rien je crois, c'est déjà pas mal … Mais je me demande si la lame n'a pas touché un rein. »

Un rein … On peut vivre avec un seul rein, une de mes meilleures amies le fait depuis des années alors c’est plutôt bon signe, non ? Oui, je reste optimiste, parce qu’il le faut.

« J'peux vous assurer que je sens très bien … tout. »

Grimaces, grognements étouffés, me voilà sur le ventre parce que c’est comme ça que j’ai le moins mal. Je ne saigne plus, je m’en rends compte et formule donc un …

« merci »

… en conséquence.

« J'pense qu'avec un peu d'aide je pourrais marcher, mais lui ... »

Etant suffisamment proche de lui je me permets de lui asséner une tape – toute petite – dans le bras.

« McEwen, c'est pas le moment de faire la sieste ! »

Je tente de me concentrer suffisamment pour réfléchir, rester ici ne me semble pas la meilleure chose à faire parce que je crois qu’on manque de temps. Dans l’idéal effectivement il faudrait rester immobile pour limiter les dégâts mais les cris, les pleurs et la vague de panique, de tension, qui commencent à parvenir d’un peu partout sans que personne ne passe jamais par ici me laisse penser qu’on en a pour un moment à attendre ici. Combien est ce qu’il y a de blessés ? Est-ce qu’ils sont encore là ? Qui a fait ça d’ailleurs ? Comment vont les miens … ?

« Vous pouvez pas le faire léviter jusque-là haut ? Je crois que ça se fait avec vos baguettes, non ? »
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Sam 19 Sep 2015 - 11:42

Allait-il mourir sur ce sol froid ? Keith ne cessait de se poser la question et l’envie de se battre n’était pas là. Certes il n’avait pas spécialement envie de partir mais alors qu’il sentait les ténèbres se rapprocher de lui, il avait bien du mal à trouver une motivation pour résister. A quoi bon ? La seule chose qui lui donna l’envie de résister encore un peu, fut de penser à ses parents. Il les aimait profondément et si depuis l’agression de Loreena ils avaient bien vu les changements en lui, ils n’avaient jamais cessé de l’aimer. Il ne pouvait pas partir sans leur dire au revoir. Ils méritaient mieux. Sa mère serait sans doute anéantie et son père partirait sans doute sur son bateau pendant plusieurs jours pour n’affronter que la mer. Keith n’avait aucun mal à imaginer la situation. Ils étaient les seuls personnes sur Terre pour qui il ressentait encore de l’amour et ne pouvait donc pas leur faire autant de mal. Il devait tenir, encore un peu, juste pour eux. C’était sans doute ça qui lui avait donné la force de créer son patronus. Avant il pensait à Loreena pour le faire mais les souvenirs étaient trop déchirants. Cette fois, il s’était contenté de se rappeler une expédition familiale en mer, quand il était jeune. Et l’aigle était apparu. Apparemment, cet animal n’était pas le premier auquel Cassidy aurait pensé pour lui et cela lui arracha un sourire. Il ne savait rien de lui. Personne ne connaissait réellement le bibliothécaire dans ce Château. C’était triste. Parce qu’ils ne connaissaient tous que l’être abjecte qu’il était devenu. Mais ne restait-il pas au fond de lui, une petite trace de l’homme qu’il avait été ?

Le sort prenait cependant bien trop d’énergie à Keith, il le sentait. C’est un peu comme la mission suicide de la dernière chance, se vider de ses forces en espérant que cela serve à quelque chose. Il semblait cependant que Cameron n’était pas si pressé que ça de le voir crever. Le bibliothécaire fut surpris de l’entendre lui demander s’il comptait vraiment crever comme ça. Le jeune homme avait bien dit qu’il voulait le tuer de ses propres mains mais Keith était persuadé qu’il se cachait autre chose. Comme au moment où il avait posé son regard sur lui quelques minutes plus tôt et où toute la haine qu’il pensait ressentir pour ce gosse semblait avoir disparue. Ils ne s’aimaient pas c’était certain, mais l’approche de la mort avait-elle définitivement changé leurs rapports ? Keith s’accrochait à cette réflexion, cela lui permettait de se concentrer sur quelque chose et de rester lucide encore un peu. Cependant, une voix s’éleva dans les airs et le tira de ses pensées. Il connaissait cette voix et surtout cette intonation attachée à un langage complètement désuet. Le bibliothécaire n’arrivait cependant pas à bouger la tête pour vérifier, ce ne fut que lorsqu’elle s’agenouilla pour appuyer sur sa plaie qu’il distingua le visage de Gwen. Celui-ci était complètement flou mais il n’avait pas de doute, c’était elle. Allait-elle lui sauver la mise une seconde fois ? En tout cas, elle ne semblait pas avoir envie de le laisser se vider de son sang et perdre connaissance. Le bibliothécaire reçu la gifle. Vraiment ?

« Je suis là… Ne profitez pas de mon état pour me violenter mademoiselle… »

La voix était faible mais encore audible. Cassidy allait sans doute être surpris d’entendre le sombre bibliothécaire se permettre un trait d’humour. Mais cette jeune femme était assez différente des autres à ses yeux. Ils avaient faillit mourir ensemble pendant l’attaque et si ses manières l’avaient profondément agacé, au final, il s’était indéniablement attaché à elle. Alors oui, il était plutôt content qu’elle soit là. Il se laissa faire alors qu’elle tentait de refermer ses plaies. Elle finit par passer à Cassidy et le bibliothécaire dut lutter pour ne pas fermer les yeux. La fatigue était là, il avait encore bien du mal à rester éveillé. L’arrivée de Gwen lui avait redonné un sursaut d’énergie mais c’était éphémère, bien trop éphémère… Keith allait fermer les yeux, entendant vaguement la voix de sa collègue au loin lorsqu’il sentit sa main dans la sienne. Ce contact était si étrange pour lui que cela le réveilla quelques instants. Il n’avait pas effleuré qui que ce soit depuis que Loreena était interné. Le contact humain, il ne savait plus ce que c’était alors oui, il était perturbé, surprit par le fait de sentir de nouveau une main dans la sienne.

« Calme toi… »

Keith ne savait pas si elle l’avait entendu. Il avait oublié le vouvoiement et sa voix était de nouveau très basse mais il sentait la panique envahir Gwen et ce n’était pas bon. Elle était la seule à pouvoir les tirer de là. C’était une lourde charge et elle demandait un implacable sang froid. Si le cas d’un des deux empirait, elle allait devoir prendre des décisions et agir dans l’urgence sans devenir complètement dingue. Alors oui, il essayait de l’apaiser mais ne sachant aucunement quel impact ses paroles pouvait avoir sur la jeune femme. Heureusement, elle eut un nouveau point de concentration, en échangeant avec Cassidy. Ce gosse était tout de même surprenant. Il analysait sa blessure avec une précision et un calme assez surprenant. Il ne devait certainement pas avoir une vie normale pour rester aussi calme face à tout ça. Keith l’écoutait même si parfois, certains mots semblaient passer à la trappe. Par contre il l’entendit bien parler de lui et émit un grognement lorsque le sale gosse lui tapota le bras et lui fit une petite réflexion. La sieste ? Nan mais ! Un peu de respect quand même.

« Cassidy… Si je sors vivant d’ici je vous promets… »

Je vous promets quoi ? Les mots restèrent coincés dans la gorge de Keith. Il sentit un étrange vertige l’envahir. Au loin, il cru distinguer la voix du jeune homme qui s’élevait une nouvelle fois mais il était incapable de savoir ce qu’il avait pu dire. Un étrange tourbillon prenait peu à peu possession de son esprit. Il se sentait partir, vraiment… Sa main desserrait lentement celle de Gwen, il n’avait même plus la force de s’accrocher à elle. Ses yeux étaient fermés, il s’en rendait compte maintenant et le noir qui l’entourait avait quelque chose d’angoissant et d’oppressant. Mais il n’avait plus la force d’y résister. Peu à peu, il se rendait compte qu’il ne sentait plus le sol sous lui et que ses blessures ne semblaient plus l’atteindre en aucun cas. Etait-il en train de partir ? Peut être. Keith n’était pas en mesure d’analyser la situation mais si le froid avait envahi son corps, en parallèle, une douce sensation semblait l’entourer. L’image de ses parents se fit de nouveau devant lui et s’il aurait aimé s’accrocher pour eux, il avait l’impression qu’il n’était plus temps pour lui que de s’excuser. S’excuser de lâcher complètement prise.
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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Jeu 8 Oct 2015 - 23:09

Passons sur la réaction hilare d'un élève gravement blessé sur les expressions de panique un peu particulières de son enseignante – euphémisme. Ce petit « saperlipopette » était le résultat d'une réelle panique à la simple vue de tout ce sang. Comment un corps pouvait-il se vider ainsi et continuer de se mouvoir normalement ? La situation semblait critique et cela faisait beaucoup d'informations à digérer d'un seul coup. Il était aussi nécessaire d'agir vite, d'être efficace sous pression, et Gwen n'était pas vraiment douée en cela. Elle avait l'habitude du calme de son bureau, d'un feu maîtrisé sous les chaudrons, de la finesse d'un dosage calculé précautionneusement sur sa balance à poids usée. Envoyer son patronus chercher de l'aide était une simple technique de diversion pour elle : cela lui permettait de penser qu'elle ne serait pas seule très longtemps pour gérer tout ceci. Évidemment, ça ne suffirait pas. Elle avait hésité mais finalement, elle avait cédé et mis les mains dans le cambouis. Enfin, dans le sang, en l'occurrence, mais cela revenait un peu au même. Sous ses doigts, McEwen semblait s'éloigner de la situation présente et cela lui fit peur. Elle ne remarqua pas le sourire de Cassidy lorsqu'elle en retourna une au bibliothécaire.

- Je suis là… Ne profitez pas de mon état pour me violenter mademoiselle…
- Oh... l'habitude ?

Elle eut un petit sourire hésitant, quelque peu rassurée qu'il soit encore capable de se plaindre. Lors de leur première rencontre aussi, elle l'avait giflé, pour une tout autre raison. L'intention différait largement : du geste agressif et agacé à la peur panique que l'homme meure devant ses yeux, il y avait un ravin, non, il y avait le Grand Canyon. Le geste lui permettait principalement de rester en mouvement et d'avoir une réponse immédiate. Elle attaqua ensuite les sorts de soin pour limiter l'hémorragie des deux hommes. Son corps s'était mis en état d'automatisme total. Elle agissait selon une gestuelle qu'elle n'avait jamais réellement expérimentée par elle-même. C'était la première fois qu'elle se retrouvait dans une telle situation. Elle connaissait le sortilège de soin pour l'avoir déjà utilisé, mais jamais dans dans ces circonstances.

Puis l'adrénaline retomba et la blonde se sentit comme assommée. Qu'est-ce que c'était que ce boxon ? Pourquoi fallait-il qu'elle tombe sur deux hommes blessés comme ça, au détour d'un couloir, alors qu'autour tout semblait emprunt d'un calme habituel ? Si le patronus ne l'avait pas atteinte, ils seraient peut-être déjà morts. Et tout ce sang sur ses mains... Elle aurait aimé que quelqu'un lui donne des réponses, mais ce n'était visiblement pas le moment idéal pour cela.

- Calme toi…

Gwen expira lentement l'air de ses poumons et se sentit revenir un peu à la réalité. Ils étaient à peu près stabilisés, d'après ses piètres connaissances en médecine. « Calme-toi, respire. Reste maîtresse de tes moyens et tu t'en sortiras. » Anton lui disait souvent cela en la prenant contre lui, l'enrobant de sa présence immensément rassurante. C'était ainsi qu'elle avait acquis la sérénité nécessaire à créer son premier patronus, c'était cela qui la faisait avancer dans les plus grands moments de doute. Sans qu'elle s'en rendre réellement compte, les mots de Keith produisirent le même effet d'apaisement, au point qu'elle ne releva même pas l'usage soudain du tutoiement. Elle se tourna vers le moldu pour s'enquérir de son état. Il semblait lutter farouchement contre l'inconscience et la douleur, comme s'il pouvait en éteindre les signaux d'alerte. Elle ne s'était pas beaucoup intéressée à ce jeune homme, cela étant dû au sentiment étrange de malaise qu'elle ressentait face aux moldus. Monde trop inconnu. Mais la lueur dans son regard l'intrigua. D'où sortait-il un tel sang-froid ? Était-ce parce que l'arme était moldue qu'il restait aussi calme dans son analyse de la situation ?

- Ça picote un peu...

Il ne pouvait décemment pas être sérieux... Une blessure pareille qui picotait, cela signifiait soit qu'il était en train de partir, soit qu'il était fait en métal. Elle l'observa bouger différentes parties de son corps, conscient lui aussi du risque que la colonne soit touchée. Ce gosse était le plus calme des trois – et non, le fait que Keith ait l'air aussi béat ne comptait pas, puisqu'il était à moitié dans les vapeurs de l'inconscience. Le moldu se retourna sur le ventre en grognant de douleur, et Gwen vit l'étendue de la tâche de sang dans son dos. Elle frissonna violemment et fit la grimace.

- La colonne n'a rien je crois, c'est déjà pas mal… Mais je me demande si la lame n'a pas touché un rein. J'peux vous assurer que je sens très bien… tout.
- Il me semble que c'est bon signe. Je ne pourrai rien faire de plus seule, il faut quelqu'un de plus spécialisé...

Elle releva les yeux et fouilla du regard le couloir désespérément vide. Était-ce si long d'appeler des secours avec un moyen de communication aussi rapide que la magie ?

- Merci.

Elle jeta un regard perdu à Cassidy. Pourquoi la remerciait-il ? Ça n'avait pas de sens. Rien n'avait de sens, elle se serait bien cru dans un cauchemar si elle n'avait pas autant conscience de ce qui l'entourait. Quoiqu'elle avait oublié ses mains rouges de sang et les quelques traces qui maculaient à présent son visage, et c'était sûrement mieux ainsi.

- J'pense qu'avec un peu d'aide je pourrais marcher, mais lui... McEwen, c'est pas le moment de faire la sieste !

Il donna un léger coup dans le bras de McEwen. Le pauvre homme se faisait décidément maltraiter.

- Cassidy… Si je sors vivant d’ici je vous promets…

La voix déjà faible de l'homme s'éteignit au beau milieu de sa phrase. Gwen s'en rendit compte avec un temps de décalage, principalement lorsqu'elle sentit l'étreinte de sa main s'affaiblir drastiquement. Elle s'agita, se pencha au-dessus de son visage sans le lâcher, manquant de le secouer comme un prunier sous l'effet de la panique, mais elle se retint. Il lui fallait un médecin, et le plus vite possible. Cassidy l'interrompit dans ses scénarios catastrophe.

- Vous pouvez pas le faire léviter jusque-là haut ? Je crois que ça se fait avec vos baguettes, non ?

Regard de biche égarée. Léviter. Bon sang ! Elle se prenait une leçon de sang-froid et de magie par un simple moldu, c'était vraiment le monde à l'envers. Elle se leva avec précipitation, manquant de se vautrer sans panache aucun. Une nouvelle décharge d'adrénaline sortie de nulle part la secoua et elle se pencha pour aider le jeune homme à se relever.

- Accrochez-vous, faites comme vous pouvez. Dites-moi immédiatement si ça ne va pas...

Elle s'assura qu'elle le tenait bien, s'étonnant des ressources qu'elle sortait de son chapeau pour aider un homme nettement plus baraqué qu'elle à marcher. Puis elle prit sa baguette et lança un sortilège de lévitation. Le corps de Keith se souleva du sol avec précaution, l'air presque mort - mais ça ne pouvait pas être le cas. De manière irrationnelle, elle était persuadée qu'il était au maximum inconscient.

- Château de fou... Il va vraiment falloir m'expliquer comment vour arrivez à vous attirer autant d'ennuis dans ce pays...

Elle marmonnait sa plainte tout en avançant laborieusement. Se concentrer sur un sortilège, tout en supportant un homme plutôt robuste, le tout sans avoir l'occasion de vérifier plus attentivement si l'homme était toujours en vie ou non, c'était une épreuve terrible. Elle avait l'impression que le sol avançait en même temps qu'elle, allongeant la distance à parcourir. Lorsqu'il fut temps d'attaquer les escaliers, elle crut qu'elle allait lâcher prise. Son corps commençait à lui faire mal sous l'effort et elle avait de la peine à se concentrer sur son sortilège uniquement.

Puis il y eut des voix, des présences. Plus ils s'approchaient de l'infirmerie, plus l'animation se faisait entendre, bourdonnement désagréable et paniqué. Cette attaque n'était donc pas isolée. Le poids sur son épaule s'effaça soudainement et elle se retrouva face à plusieurs personnes venues l'aider à supporter le moldu. Elle revint à la réalité momentanément.

- Je les ai retrouvés comme ça dans un couloir, commença-t-elle, la voix tremblante. Cassidy est blessé dans le dos. McEwen au flanc et au bras. Je crois... j'ai juste pu arrêter l'hémorragie... Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Des attaques au couteau. On ne sait pas qui a fait ça. Cassidy, c'est ça ? On y est presque, accroche-toi.

Gwen suivit, portant toujours Keith dans les airs à bout de baguette. Elle prit sa main et la serra dans l'espoir qu'il réponde à ce message-là. Il ne pouvait pas partir, pas après tout ça. Elle ne voulait pas que ça n'ait servi à rien. Lorsqu'ils arrivèrent aux portes de l'infirmerie, tout le monde avait les nerfs à fleur de peau. La miss se laissa porter par le mouvement et dépassa les portes, le temps de poser son collègue sur un lit. Elle lança un regard signifiant qu'il devait s'accrocher à Cassidy, puis elle dut lâcher la main de Keith pour qu'on s'occupe de lui. Après avoir vérifié que le sang qu'elle avait sur elle n'était pas le sien, on la dirigea vers la sortie. Trop secouée, elle obéit et se retrouva dans le couloir, la main serrée sur sa baguette d'aubépine, ne sachant pas vraiment ce qu'elle était censée faire à présent.

Une seule question au bord des lèvres. Pourquoi ?

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MessageSujet: Re: [Event 15/02] Expiation [PV Cameron & Gwen]   Mer 14 Oct 2015 - 21:45

« J'pense qu'avec un peu d'aide je pourrais marcher, mais lui... McEwen, c'est pas le moment de faire la sieste ! »
« Cassidy… Si je sors vivant d’ici je vous promets… »

Quoi ? Une mort violente, longue et atroce ? Attendons de voir si on s'en sort tous les deux et on en reparlera quand tu veux vieille branche. Oui, j'en suis à ce point là, si ce sont mes derniers instants ou les siens autant qu'ils se passent dans un semblant de bonne humeur. Le drame n'a jamais été mon crédo, j'ai rapidement été confronté à la mort et ai tout aussi rapidement imprimé le fait qu'on n'a de toute façon pas d'autre choix que de faire avec. Si c'est mon jour alors soit, je ne peux de toute façon pas y changer grand chose mais il est certain que je me battrais jusqu'à la fin parce que non, contrairement à ce que certains on peut être pensé récemment, ça n'est pas ce que je veux. Je ne veux pas mourir, je ne l'ai jamais vraiment voulu même si ce qu'il s'est passé en début de mois est un peu trouble aussi bien pour moi que pour les autres. Alors McEwen arrête de proférer des menaces stériles et accroche toi : Tu ne vas pas crever au quatrième et étage et je ne crèverai pas plus entre les murs de cette vieille baraque. Personne ne va mourir aujourd'hui si ce n'est ceux qui auront eu le malheur de se frotter d'un peu trop près aux habitants de ce château.

« Vous pouvez pas le faire léviter jusque-là haut ? Je crois que ça se fait avec vos baguettes, non ? »

Un ange passe. Ça n'est peut être pas très approprié comme expression vu les circonstances, désolé. Tout ce que je vois c'est qu'elle n'avait pas pensé à cette éventualité, soit, je ne lui jetterai pas la pierre pour autant. Je ne connais rien d'elle, je ne la jugerai pas et je m'en tiens simplement à ce que je vois : Elle aurait pu se barrer et nous laisser plantés là comme deux cons, elle ne l'a pas fait. Elle nous aide avec les moyens dont elle dispose et pour ça elle a tout mon respect. Que ça lui importe ou non.

Après l'atonie, ou pour le moins une sorte de blocage, peu importe, elle se relève d'une traite et me colle un sacré tournis au passage puisque j'ai eu le malheur de relever la tête un peu trop vivement pour suivre son mouvement. Je la rabaisse tout aussi tôt en lâchant un grognement jusqu'à ce que je me rende compte que ma main est posé sur le bras de mon comparse de galère … Comparse qui visiblement n'est plus avec nous à présent.

« Accrochez-vous, faites comme vous pouvez. Dites-moi immédiatement si ça ne va pas... »
« C'est noté. »

On apprend à se lever les premières années de son existence, c'est rapidement quelque chose qui devient un acquis mais croyez moi en cet instant ça ne me paraît plus vraiment être une évidence. La douleur me fait serrer les mâchoires, elle me fait tourner la tête et je sens bien que je suis à deux doigts de tourner de l'œil mais sa présence, son contact physique me permet de rester sur terre. Je m'accroche à elle, dans tous les sens du terme, même si malgré tout j'essaie de ne pas mettre tout mon poids sur elle. Différence de gabarit oblige, bien que je ne sois pas non plus du genre très baraqué je n'en suis pas moins grand pour autant et surtout plus lourd qu'elle malgré tout et ça ne serait bénéfique à personne qu'on s'écroule tous les deux sur le sol alors tant que je peux et même si je recommence à voir des étoiles … Je tacherai de faire ce que je peux.
Une fois debout je ferme les yeux et reste en appuie sur elle le temps que ça passe un minimum : La douleur, le tournis, ce charmant cocktail qui t'oblige à puiser loin dans ton stock d'énergie et de maitrise de toi, de volonté, pour rester sur tes deux pieds. L'instant de survie, je pense qu'on ne peut pas faire plus flagrant. Et McEwen dans tout ça, est ce qu'il est encore vivant ? Aucune idée, il n'est pour le moins inconscient et déjà entrain de léviter au dessus du sol

« Château de fou... Il va vraiment falloir m'expliquer comment vour arrivez à vous attirer autant d'ennuis dans ce pays... »
« Ah ça j'en sais rien, j'suis pas d'ici moi Mademoiselle. »

Et j'aurai bien aimé rester là où j'étais. A l'époque oui, aujourd'hui j'ai tourné la page mais ça n'est pas pour autant que ça ne me manque pas parfois. Est ce que je vais me taire ? Non. Tant que je serais en vie la réponse est non.
Marcher commence par être un supplice, sans doute autant pour elle que pour moi puisque non seulement elle doit se porter elle, me soutenir moi et en plus maintenir notre cher ami commun dans les airs à l'aide d'un sortilège ce qui je pense lui demande de l'énergie. Ça devient néanmoins un automatisme plus qu'autre chose à mesure que les pas s'enchainent. Le corps répond toujours, par réflexe, mais le cerveau lui n'est plus vraiment là. Mes yeux sont à peine ouvert, pour être tout à fait franc je me sens partir à chaque seconde un peu plus et puis ce sont des voix, de l'agitation, qui finissent par me ramener un peu sur terre. Je capte certains mouvements, certains mots, mais c'est de plus en plus compliqué de garder un pied dans le monde des conscients. On me bouge, on me déplace, on me manipule. Je ne comprends pas tout mais je me laisse faire sans protester, de toute façon absolument pas en état de le faire puisque si l'un d'entre eux me lâche je ne tiendrais pas. Je ne suis plus soutenu par la même personne à présent, il s'agit d'un homme cette fois je crois. Où est ce qu'on est ? Je ne pourrais pas le dire. Les escaliers ont défilé sous mes pieds mais tout ça reste très flou.

« Je les ai retrouvés comme ça dans un couloir. Cassidy est blessé dans le dos. McEwen au flanc et au bras. Je crois... j'ai juste pu arrêter l'hémorragie... Qu'est-ce qui s'est passé ? »
« Des attaques au couteau. On ne sait pas qui a fait ça. Cassidy, c'est ça ? On y est presque, accroche-toi. »

Des attaques. Pas une attaque mais des attaques donc potentiellement d'autres blessés, surement même, et parmi eux des personnes que je connais, que je côtoie tous les jours. Des proches ? Des morts ? Ça devrait devenir plus sérieux, je devrais prendre conscience de la gravité de la situation et pourtant je me sens partir encore un peu plus.

« Cassidy, ouaip, c'est le nom de mon in-estimé et inestimable paternel. »

John Cassidy. Flic. Alcoolique sur les bords. Mari violent. Père violent. Mort. Et jamais regretté. Peut être que c'est aujourd'hui que je viens te retrouver Papa, qui sait ? Et peut être que je ne serais pas tout seul. Pourquoi penser à ça maintenant ? Tout simplement parce que je commence à délirer je crois. J'ai perdu beaucoup de sang, j'ai puisé dans mes réserves d'énergie jusqu'à ce que je n'en sois plus capable … Sullivan, tu va pas me laisser tout seul avec lui pas vrai ? Tu m'as toujours protégé de lui ...

La dernière chose dont je me souviens, mon dernier sursaut de conscience entre deux divagations, c'est d'avoir croisé le regard de la Prof une dernière fois avant de fermer les yeux et de céder, finalement. Black out.

▬ Fini pour moi ▬
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