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 [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)

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MessageSujet: [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)   Mar 18 Aoû 2015 - 21:52



Rafael & Caitlyn (ft. Rosalyn)
« Don't let the panic bring you down. »


Mercredi 11.02.2015
Dans la journée

Quand Rafael s'assit à côté de Caitlyn au le Petit Déjeuner, elle sut tout de suite que ça n'allait pas, mais alors pas du tout. Les épaules affaissées, les traits décomposés, le teint pâle et de grosses cernes sous ses yeux (rouge ?) perdus dans le vague, il se mit à manger en silence à côté d'elle. D'abord un peu prise au dépourvu, elle ne dit rien dit, se contenta de rester là, auprès de lui, le soutenant de sa simple présence. Car c'était tout ce dont il avait besoin. D'une présence près de lui, de compagnie, de soutien et de chaleur humaine. Et il savait qu'il pourrait toujours trouver tout ça chez elle. Il savait que, malgré la spontanéité dont elle pouvait faire preuve, elle était capable de simplement se taire et écouter avec son cœur. Il avait besoin de temps, et elle ne comptait pas le presser. En silence, ils finirent de manger et se séparèrent pour se rendre à leurs cours respectifs. Il ne se confia à elle que plusieurs heures plus tard. Après avoir à nouveau mangé côte à côte à midi, ils remontèrent ensemble dans leur Salle Commune où il lui raconta ce qui s'était passé. Que Doryan l'avait trompé, était allé se consoler dans les bras d'un autre, qu'il le lui avait avoué la veille et qu'ils avaient rompu. Elle l'écouta vider son sac, cracher son amertume, pleurer sa peine et évacuer sa déception. Le voir dans cet état lui brisa le cœur. Ignorant la rage qu'elle sentait monter en elle, elle le serra dans ses bras et essaya de le réconforter tant bien que mal. Il n'y avait pas grand-chose à dire, mais elle resta avec lui aussi longtemps qu'il en eut besoin. Elle ne lui imposa pas sa présence pour autant, et ne le retint donc pas lorsqu'il décida de se retirer pour retrouver sa solitude.

Ce fut à ce moment là qu'elle sentit la rage s'emparer d'elle de plus en plus, jusqu'à la submerger complètement. Poings fermés à s'en blanchir les phalanges, mâchoires serrées à bloc, yeux lançant des éclairs et fulminant littéralement, elle avait du mal à se retenir de hurler de rage et de détruire tout ce qui lui tombait sous la main. Pendant de longues minutes, elle arpenta la salle commune sous les regards fuyant de ses quelques camarades de maison qui s'y trouvaient aussi. Ça ne lui arrivait pas souvent, mais quand on faisait du mal à ses proches, mieux valait éviter de se retrouver face à face avec elle. Elle sentait le sang bouillonner dans ses veines et avait mille envies de faire manger ses poings aux deux crétins qui avaient brisé le cœur de son coéquipier. Elle se retenait sérieusement d'aller trouver ce crétin de Doryan pour lui dire ses quatre vérités et lui refaire le portrait à l'aide de ses poings. Il n'avait pas intérêt à croiser son chemin tant qu'elle serait dans cet état là, ça c'était clair. Elle n'osait même pas imaginer avec qui il avait pu le tromper et évitait soigneusement de s'aventurer dans la partie de son esprit qui savait pertinemment de qui il s'agissait. Finalement, elle sortit d'un pas furieux de la Salle Commune et alla tout droit vers le Stade de Quidditch. Depuis qu'elle était sortie de l'infirmerie, elle n'avait pas enfourché son balai, et elle savait que certaines personnes trouveraient que c'était encore un peu trop tôt pour qu'elle le fasse, mais elle en avait tout simplement besoin. Et, effectivement, dès qu'elle s'éleva dans les airs et prit de la vitesse, sentant le vent lui gifler joues et lui emmêler les cheveux, elle oublia tout le reste.


Jeudi 12.02.2015
Dans la journée

La rage s'était estompée, mais l'amertume et l'animosité vis à vis des responsables de l'état de Rafael restaient. Si elle n'avait pas été imprimer son poing dans les belles gueules de Doryan et de Connor, c'était bien parce qu'elle prenait sur elle et ne voulait pas créer d'histoires. Ce n'était pas franchement le genre de choses dont son ami avait besoin en ce moment et elle savait bien qu'il trouverait le moyen de le lui reprocher voire même de s'inquiéter pour elle si elle passait à l'action. Non, elle se contentait d'éviter le plus possible ces deux crétins qui lui sortaient par les yeux, chose assez difficile, soit dit en passant, car ils étaient dans sa classe et Connor même dans sa maison. Mais elle ne disait rien, se contentait de leur jeter des regards noirs de temps à autres. Elle n'avait plus aucune raison de ne pas mépriser Doryan maintenant qu'elle ne sortait pas avec son meilleur ami et qu'il avait trompé son ami à elle. Quant à Connor, elle doutait fortement que Rafael continue à essayer de l'empêcher de s'embrouiller avec lui. Il semblait plutôt vouloir lui sauter dessus et l'amocher lui-même et elle se demandait combien de temps il tiendrait avant de le faire une bonne fois pour toutes.

Certes, il lui avait bien dit qu'il n'avait aucune preuve contre le bouclé cette fois-ci, puisque Doryan n'avait dénoncé personne lorsqu'il lui avait avoué de l'avoir trompé, mais elle ne pouvait que partager les soupçons de Rafael. Elle repensait à ce que Tveit lui avait dit, quelques semaines plus tôt, lorsqu'elle l'avait surpris dans l'accoutrement ridicule de June, talons aiguilles et perruque inclus. Comme quoi il savait très bien qu'il plaisait à Doryan. Et que si ce dernier trompait son mec, il lui rappellerait qu'il était en couple mais qu'il faudrait qu'il assume. Oui, elle se rappelait chaque mot de cette conversation, et si elle n'en avait pas fait part à Rafael, c'était bien pour ne pas retourner le couteau dans la plaie et parce que ça ne lui apprenait au fond rien de ce qu'il ne savait pas déjà. Il avait bien compris que ça ne servait à rien de lui cacher ses réflexions, et lui avait donc fait part de ses soupçons vis à vis de Connor. Elle ne pouvait qu'être curieuse de savoir ce qui allait se passer pendant les entraînements de Quidditch à venir…

C'était l'anniversaire de Rafael. Comme tous ses amis, elle essaya de faire en sorte que sa journée soit la moins pire possible, mais, bien qu'il eut l'air d'apprécier le geste, il lui fit comprendre qu'il n'avait pas envie de compagnie, et elle n'eut d'autre choix que d'accepter sa volonté. Le voir s'isoler comme il le faisait lui faisait de la peine mais elle se voyait mal lui désobéir alors que c'était le jour de son anniversaire. Et puis, elle n'avait jamais trop été du genre à s'imposer. Disons qu'elle savait le faire s'il le fallait, mais ce n'était pas le cas ce jour-ci. Il semblait tout simplement avoir besoin d'un peu d'intimité. Elle pouvait le comprendre. S'il ne pouvait pas passer cette journée avec son chéri, probablement ne voulait-il pas vraiment la passer avec qui que ce soit. Tout comme il l'avait fait avec son cadeau pour elle en novembre, elle décida de laisser sur son lit le kit d'entretien pour balai complet ainsi que la batte flambant neuve sur le pommeau de laquelle étaient gravées les initiales du Ravenclaw en espérant que ça lui plaise.


Dimanche 15.02.2015
Dans l'après-midi

Cette semaine n'avait décidément vraiment pas été la meilleure de la vie de Rafael. Se faire tromper par son mec et l'apprendre deux jours avant son anniversaire… qui était deux jours avant la Saint Valentin. Autant dire que ça avait de quoi faire déprimer l'homme le plus heureux au monde. Et, tout comme il avait toujours été là pour elle, et récemment quand elle était à l'infirmerie et qu'il venait lui rendre visite dès qu'il avait ne serait-ce que quelques minutes de libres, elle était là pour lui à son tour, l'accompagnait dans cette épreuve difficile, le soutenait de son mieux. Ils s'étaient promis de ne plus s'éloigner comme ils avaient pu le faire l'été dernier. L'un comme l'autre étaient de l'avis que renoncer à l'amitié qu'ils pouvaient avoir l'un pour l'autre ainsi que pour n'importe quel de leurs proches était la chose la plus idiote et contre-productive qu'ils puissent faire.

Elle avait passé une bonne partie de la Saint Valentin avec lui, donc. Contrairement à ce qui s'était passé le jour de son anniversaire, elle ne l'avait pas laissé s'isoler, et encore moins se bourrer la gueule. Elle avait beau ne pas vouloir être trop envahissante, elle n'avait pas eu l'intention de le quitter ce jour là, et il avait semblé le comprendre, ce qui lui avait bien simplifié l'affaire, puisqu'il n'avait quasiment pas protesté. Il faisait des efforts pour ne pas être de trop mauvaise compagnie, mais ça ne faisait aucun doute que la journée des amoureux lui avait assez cruellement rappelé à quel point son chéri lui manquait et à quel point ça lui faisait mal. Alors, elle avait fait en sorte de rester à ses côtés le plus possible, à discuter ou juste à se taire, se promener dans le parc ou se réchauffer devant la cheminée de leur Salle Commune. Quand c'était pas elle, c'était Casey ou Killian. Ils avaient dû se séparer pour leurs cours de Self-Défense respectifs, qu'elle avait en fin de matinée et lui en fin d'après-midi, puis, lorsqu'elle avait dû se rendre au bureau du professeur de Botanique qui l'avait convoquée et qui l'avait d'ailleurs bien fait flipper, c'était Killian qui avait pris la relève et était restée avec lui jusqu'à la fin de la soirée.

Le jour du match de Quidditch arriva enfin. Gryffindor contre Hufflepuff. Le matin, Caitlyn s'allia à Rosa pour tirer Rafael dans la bibliothèque où ils s’attelèrent ensemble à leurs devoirs respectifs. Elle avait parfois peur d'être un peu lourde, mais il semblait apprécier qu'elle passe du temps avec lui, et ça lui faisait plaisir à elle aussi. Ils avaient toujours été amis, mais c'était comme s'ils se rapprochaient de plus en plus. Cependant, elle le surveillait discrètement pendant les repas ainsi que quand il travaillait. Elle ne savait que trop bien l'effet que pouvait avoir une carence sentimentale sur le quotidien et ne tenait pas spécialement à ce que Rafael se laisse aller, que ce soit physiquement ou intellectuellement. Elle essayait de rester discrète et de ne pas trop aborder ce sujet là avec lui parce qu'elle craignait qu'il ne veuille pas en parler, mais elle sentait qu'il avait compris et qu'il faisait des efforts pour ne pas être trop difficile à supporter et à gérer. Quant à Rosalyn, sa présence douce était rafraîchissante. Alors, après le Déjeuner, elle trouvait logique qu'ils se rendent tous les trois ensemble au stade de Quidditch pour assister à l'affrontement des équipes des ex des deux batteurs.

« Allez, faut que tu viennes, on ne peut pas rester enfermés à la bibli toute la journée non plus, on continuera les devoirs ce soir. »

Et le match commença. Zachary en tant que remplaçant d'Enola, absente, dans la fonction de capitaine et Kevin se serrèrent la main, enfourchèrent leurs balais imités de leurs coéquipiers et s'élevèrent dans les airs pour prendre position en attendant le coup de sifflet de Mlle Black'mor. Coup de sifflet qui retentit, marquant le relâchement des Cognards, la disparition du Vif d'Or et le lancer du Souaffle. Les buts furent assez rares, aussi bien du côté des Jaunes que du côté des Rouges, et les forces relativement égalisées, mais Caitlyn ne fut pas surprise de voir que c'était Sovahnn qui avait réussi à attraper le Vif d'Or. La petite pile électrique blonde était l'une des meilleures Attrapeuses qui soient. Cependant, lorsque le coup de sifflet final retentit, il ne fut pas accompagné que par des ovations enthousiastes ou des mines déçues. En effet, au moment même où le match de Quidditch prenait fin, des cris de détresse se firent entendre parmi ceux du public qui applaudissait le spectacle et des corps tombèrent dans les gradins.

« Rafael ! Il se passe un truc là ! »

Elle eut l'impression d'être une des premières à l'avoir remarqué, mais bientôt, tous les élèves et adultes présents sur le stade de Quidditch avaient oublié le match et assistaient, consternés, aux attaques qui se déroulaient sous leurs yeux, inattendues, imprévisibles. Soudain à quelques mètres d'eux, à la fois tout près et pourtant hors de portée, ce fut Ever qui s'écroula, sans un bruit. L'instant d'après, Killian volait à toute vitesse vers sa sœur, et, batte à la main, frappait la tête de celui qui avait attaqué sa sœur jumelle comme s'il s'était agi d'un cognard. Bientôt, la voilà qui lui sautait dessus et le frappait encore et encore avec ses poings. Et Caitlyn, même si elle savait que Rafael allait sans doute la retenir car soucieux de son bon rétablissement, essayait d'atteindre la petite Lionne pour l'aider à se calmer.

« Lâche-moi, Raf, on peut pas la laisser comme ça, elle est en train de perdre la boule, là ! »

Heureusement, voilà Caem qui jouait des coudes dans la foule et prenait les choses en main. Caitlyn arrêta de s'arc-bouter et se retourna vers Rafael et Rosalyn. Rosalyn dans les yeux de laquelle elle put lire une panique profonde et faisant écho à celle qui semblait avoir envahi une grande partie des sorciers présents sur le stade…
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)   Mer 14 Oct 2015 - 18:42

J'ai pas envie d'en parler, j'ai pas envie de voir des gens, mais à un moment, faut bien que je fasse un minimum acte de présence. Et autant éviter la Grande Salle et filer aux cuisines m'arrange souvent, autant je ne peux pas faire ça tout le temps non plus. Et puis la présence de certaines personnes me fait évidemment du bien. Il y a Katee, qui vient me voir direct mais comprend vite que c'est pas le moment d'insister quand je lui dis que tout va bien.

« Menteur. Mauvais menteur même. Mais ok, j'insiste pas. Tu viens me voir quand tu veux, hein ? »

Elle a serré ma main avant de rejoindre sa table, juste pour me montrer qu'elle est là, et que je dois pas hésiter à la trouver, mais à vrai dire, j'en doutais pas une seconde. Y a les regards de Casey là-bas, et puis Caitlyn et Rosa à ma table. J'ose pas croiser le regard de Joli Coeur, encore moins croiser le sien. Je sais pas ce que j'y trouverais et je crois que ça me fait peur, en fait. Je me suis traîné à ma table, je sais bien que j'ai l'air complètement défait, mais je remercie Lynette de rien dire à ce sujet, parce que j'aurais franchement pas la force, là, au milieu de tout le monde. J'ai pas protesté, cela dit, quand elle m'a accompagné sur le retour vers notre salle commune, et... et j'ai fini par lui expliquer. Dans les grandes lignes, sans pouvoir retenir mes émotions davantage, jusqu'à ce que je supporte plus de me donner ainsi en spectacle et que je fuie toute présence humaine. Je suis parti frapper des trucs, puis courir, avant de revenir chercher Killian, lui demander d'abord de ne pas s'énerver, puis lui expliquer et rester avec elle un long moment. Demain, elle a vite compris que je voudrais sans doute voir personne, mais je suis à peu près persuadé de recevoir quelque chose quand même, d'une manière ou d'une autre.

Ça n'a pas loupé, de même que j'ai vu fleurir au pied de mon lit des paquets venant de la plupart de mes proches. Je les ai pas ouverts le jour même, j'ai évité la compagnie des autres adressant un sourire pâle et un bref merci à ceux qui me souhaitaient leurs meilleurs voeux, et rapidement, j'ai fui le monde. Et je me suis bourré la gueule une partie de la nuit avant de déballer mon sac à Enzo. Il était là par hasard, je me serais pas vraiment vu avoir ce genre de conversation avec lui, mais ce qu'il a mis en avant me reste pas mal en tête. Le hic, c'est que j'ai beau être désespérément amoureux de Doryan - parce que malgré tout, c'est effectivement le cas - je suis franchement pas capable de lui pardonner ça. Pas maintenant, en tout cas. Est-ce que je le serais un jour ? J'en ai aucune idée. Je sais juste que pour le moment, je me vois pas auprès de lui - si c'est pour le retrouver encore dans les bras d'un autre dans trois semaines, à quoi bon ? Je suis pas complètement maso non plus - et je me vois pas non plus sans lui, pas plus qu'avec quelqu'un d'autre.

Mais je suis même pas capable de croiser son regard sans avoir autant envie de l'embrasser que de frapper des trucs, alors c'est pas si mal,  à la finale, qu'on ne soit plus dans la même classe.

Je me suis pas levé super frais, mais j'ai fait acte de présence en cours le lendemain, le coeur légèrement au bord des lèvres après avoir fait l'impasse sur le petit-déjeuner. Puis le déjeuner. Je me suis rattrapé aux cuisines au dîner, croisant la route de l'elfe d'Enzo autant que celle de Malvina dont les grands yeux inquiets m'ont fendu le coeur. Je lui ai promis que tout irait bien, mais je vois bien qu'elle me croit moyen et à vrai dire, j'y crois pas tant non plus.

Et puis ça a été la Saint Valentin, et si il y a quelques semaines, je m'en rejouissais à l'avance, aujourd'hui, c'est pas vraiment mieux que le jour de mon anniversaire. Lynette m'a tenu compagnie une partie de la journée et si ma première idée a sans doute été de rester seul à nouveau, je me suis pas braqué quand elle a vite fait comprendre que je ne resterai pas seul aujourd'hui. C'est pas forcément plus mal au fond. Même si à l'évidence, c'est avec quelqu'un d'autre que j'aurais voulu être aujourd'hui. Killian est passée rapidement, ne s'est pas trop imposée quand elle a vu que finalement, je n'étais pas seul, et le gros ours de Casey est venu m'adresser le soutien silencieux de ma blondinette de colocataire. Elles ont pris le relais, chacune leur tour. Je me suis rarement déroulé à ce point en cours de self-défense, avant de retrouver la compagnie du lionceau pour le reste de la soirée. J'ignore parfaitement qu'elle a été voir Doryan, et peut-etre que c'est mieux comme ça pour le moment. On a surtout parlé du match de demain, brièvement de nos déboires tout de même, et puis j'ai dormi avec elle, et sincèrement, ça m'a fait du bien d'avoir de la compagnie.

Je lui avais promis de venir voir le match. Mais à vrai dire, je pensais pas faire autre chose que me morfondre dans la salle commune avant. C'était sans compter mes coéquipières qui sont venues me sortir. Enfin pour nous enfermer à la bibliothèque, mais bosser sur nos devoirs respectifs, filer des infos à Rosa et me plonger dans l'arithmancie a au moins eu le don de me faire songer à autre chose. Repos temporaire donc, même si je sais très bien que ça reviendra à la charge à peine j'aurais posé ma plume. Moment qui est venu bien trop vite à mon goût, et j'aurais jamais cru penser ça un jour d'un match de Quidditch.

« Allez, faut que tu viennes, on ne peut pas rester enfermés à la bibli toute la journée non plus, on continuera les devoirs ce soir. »

Ouais on fera peut-être ça. Ou j'irai faire un énième tour du parc, à voir. Je craignais de le croiser là-bas, et c'est sans doute une grosse part de ce qui me retenait parce que du reste, me voir traîner des pieds pour un match, ça n'a rien de normal, mais ça n'a pas été le cas. Et contradiction notoire, je me suis demandé pourquoi il n'était pas là, et j'ai senti une pointe d'inquiétude m'envahir. J'ai croisé le regard de Killian, manifestement partie pour tout défoncer, j'ai vu les capitaines se serrer la main et le coup d'envoi être sifflé. Et puis, je me suis laissé porter par l'euphorie de ce genre de rencontre, et j'ai partagé la déception des rouges quand Sovahnn a attrapé le vif d'or. Mais c'est loin d'être le moment de la rencontre qui marque le plus mon esprit, ou celui de qui que ce soit d'ailleurs. Quand la tension a commencé à monter chez Rosa, je me suis moi-même raidi, cherchant la main de la petite bleue et la raison de ce stress inexpliqué. La réponse est venue rapidement : l'instant d'après, le stade s'emplissait de cris de terreur et d'un mouvement de panique général.

« Rafael ! Il se passe un truc là ! »

Et pas n'importe quoi : Ever est tombée, et Killian a foncé sur son agresseur. Et moi je retiens aussitôt Lynette - lâchant la main de Rosa par la même occasion - dès lors que j'ai vu cette silhouette foncer vers le lionceau.

« Lâche-moi, Raf, on peut pas la laisser comme ça, elle est en train de perdre la boule, là !
- Elle est entre de bonnes mains, regarde ! »

Et nous, on a autre chose à gérer : la panique visible de notre attrapeuse par exemple... Dès que Lyn s'est calmée, je l'ai relâchée, pour venir prendre les épaules de Rosalyn que j'ai rarement vue aussi blanche.

« Rosa ? Rosa ! Ça va aller, d'accord ? On est là... »

Je rajouterai bien que tout va bien se passer, mais à vrai dire, j'ai juste aucune idée de ce qui est en train de se passer. Et il y a cette question qui tourne en boucle dans ma tête, envers et contre tout : est-ce qu'il va bien ?


Dernière édition par Rafael A. Paley le Sam 23 Avr 2016 - 20:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)   Mar 24 Nov 2015 - 7:46

Raf ne va pas bien du tout, c'est une évidence. Doryan non plus. Et faut pas être devin pour comprendre. Ils se parlent plus, se regardent même plus - enfin pas directement, parce qu'à les observer un peu, on les voit de temps en temps jeter un coup d'oeil vers l'autre, désespéré ou rageur - et ont l'air au trente-sixième dessous, je crois que c'est clair pour tout le monde. Je sais pas ce qu'il s'est passé et toute curieuse que je puisse être, je pose pas de question, parce que je pense pas que ce soit à moi qu'ils aient envie d'en parler, l'un comme l'autre. N'empêche que ça me fait mal au coeur, parce que je les aime bien tous les deux, parce qu'ils étaient trop mignons ensemble et qu'ils ont l'air beaucoup trop malheureux à présent.

Alors avec Lyn, on se fait un devoir de bouger le grand bleu. Et moi je me promets d'aller soutenir comme je peux le rouge, même s'il en a probablement pas grand chose à faire. Bibliothèque aujourd'hui, puis match des rouges contre les jaunes. Ca peut que lui remonter le moral, n'est-ce pas ? Je l'espérais, en tout cas, mais... Ca a pas l'air gagné.

« Allez, faut que tu viennes, on ne peut pas rester enfermés à la bibli toute la journée non plus, on continuera les devoirs ce soir.
- Chacun son tour, tu m'as tannée pour que j'entre dans l'équipe, je te lâche pas, tu viens au match avec nous. »

Pâle sourire, mais il est venu quand même et c'est tout ce qui compte. On a suivi le match tous les trois, réagissant à chaque action, à chaque cognard passant un peu trop près de l'un ou l'autre des joueurs, on a applaudi la jaune quand elle a encore attrapé le vif d'or - bête à abattre pour toute attrapeuse je crois... - et... et tout a dérapé. Je sais pas à quel moment j'ai senti que quelque chose n'allait pas, je sais pas quoi, je sais pas si j'ai vu quelque chose du coin de l'oeil sans vraiment que ça soit conscient, mais je me suis raidie, et Raf l'a manifestement senti, parce qu'il a fait de même et a cherché à prendre ma main - et j'avoue que je me suis laissée faire, particulièrement nerveuse alors que j'étais incapable de savoir pourquoi. Et puis ça a été la panique, et les cris ont fusé de partout.

« Rafael ! Il se passe un truc là ! »

Lyn est partie pour foncer dans le tas, et je flippe un cran de plus, mais notre batteur la retient, et même si sa main lâchant la mienne ne me rassure pas, mais c'est pour une bonne cause et je suis de toute façon trop tétanisée pour y redire quoi que ce soit.

« Lâche-moi, Raf, on peut pas la laisser comme ça, elle est en train de perdre la boule, là !
- Elle est entre de bonnes mains, regarde ! »

J'ai suivi le mouvement, regardant la rouge être arrêtée dans sa folie vengeresse par un type que je connais peu - qui fait juste partie de ma liste de beaux gosses, en somme - et à vrai dire, ça ne fait qu'en rajouter davantage à mon état de panique. Je tremble comme une feuille, les larmes aux yeux, incapable de réfléchir correctement et particulièrement livide. Je revois l'attaque, la panique, et le placard où je me suis enfermée, terrorisée. Et les mains de Raf sur mes épaules me font d'abord sursauter.

« Rosa ? Rosa ! Ça va aller, d'accord ? On est là...
- Eux aussi... »

Et c'est tout ce à quoi j'arrive à penser. Qu'importe les sécurités mises en place au château, ils sont rentrés. Ils sont encore venus frapper, décimer les nôtres. Je voudrais juste que ça s'arrête. Pourquoi ils ne peuvent pas nous foutre la paix, hein ? Pourquoi personne ne les arrête pour de bon ? Il y a vraiment tant de gens aussi craintifs que moi ? J'arrive même pas à croiser le regard de Raf, pourtant juste en face de moi, de toute façon, les larmes brouillent déjà mon champ de vision. Et les visages de mes parents, ma soeur, Chacha et la sienne, et Doryan que j'ai pas juste sous les yeux pour l'instant s'imposent à moi et la question fatidique tourne en boucle dans ma tête : est-ce qu'ils vont bien ? Après tout, rien ne dit qu'ils n'attaquent pas aussi dehors, ou ailleurs dans le château...


Dernière édition par Rosalyn W. Dawson le Sam 23 Avr 2016 - 21:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)   Mar 29 Déc 2015 - 1:33

Si elle avait su ce qui se passerait au stade de Quidditch en ce dimanche après-midi lendemain de la Saint Valentin, très probablement n’aurait-elle pas tiré Rafael et encore moins Rosalyn pour aller voir le match de Quidditch opposant les Jaunes aux Rouges. Au moment même où la nouvelle professeure de Sport marqua la fin de la partie et la victoire des Huffle par un coup de sifflet, des corps commencèrent à s’effondrer dans les gradins et des cris de détresse à retentir parmi la foule, se distinguant de l’euphorie générale. À quelques mètres d’eux, Ever s’écroula. L’instant d’après, Killian vola littéralement au secours de sa sœur jumelle et se rua à mains nues sur l’agresseur vêtu de noir qui venait de retirer un poignard des côtes de sa victime. Sans l’intervention de Rafael qui ne la connaissait décidément que trop bien, Caitlyn aurait foncé dans le tas pour calmer la petite Lionne.

« Elle est entre de bonnes mains, regarde ! »

Comprenant que Rafael ne comptait pas lâcher prise, et voyant que Caem était arrivé sur le lieu du crime et prenait en charge la situation, elle se tourna vers Rosalyn et comprit que leur attrapeuse était complètement submergée par la panique qui s’était répandue dans les gradins comme une trainée de poudre. Livide, tétanisée, crispée à en faire trembler ses muscles, les yeux exorbités à la fois absents et aux aguets, Rosalyn semblait complètement perdue et désespérée. Lyn échangea un regard grave et entendu avec Rafael. À défaut de pouvoir aider les blessés et leurs proches, c’était Rosalyn qu’ils allaient devoir prendre en charge s’ils ne voulaient pas la voir s’effondrer émotionnellement.

« Rosa ? Rosa ! Ça va aller, d’accord ? On est là…
- Eux aussi… »

La réponse de Rosalyn fut comme une vitre apparue devant un oiseau en plein vol. Deux mots, ses deux premiers mots depuis la fin du match, mais emprunts d’une émotion si puissante que les deux batteurs en restèrent un moment sans voix. Oui, Ils étaient là, semant la terreur, faisant couler les larmes et le sang à nouveau. Autour d’eux, les gosses se précipitaient pour s’enfuir ou pour rejoindre leurs proches, mais l’attention de Caitlyn était entièrement centrée sur Rosa. L’effondrement émotionnel semblait inévitable, mais elle serait là pour la soutenir, la réconforter, et elle savait que Rafael aussi.

« Ne t’inquiètes pas, Rosa, on est là. On est là et on ne partira pas, promis. »

Les gradins s’étaient déjà à moitié vidés, les cris de panique s’étaient faits plus faibles, plus distants, comme les derniers coups de vent d’une tempête. Elle se plaça à côté de Rosalyn, la prit par le coude et exerça une légère pression en direction des escaliers qui séparaient deux rangées de gradins et leur permettraient de descendre au sol.

« Allez viens, ne restons pas là, on va rentrer au château. »

De sa main gauche, libre, elle empoigna sa baguette qui se trouvait dans la poche de sa veste, plus par réflexe que par réelle confiance en l’arme qui n’était pas la sienne et qui faisait tout pour le lui rappeler à chaque fois qu’elle l’utilisait. Elle eut un pincement au cœur en en sentant pas le petit frémissement du bois entre ses doigts ni la chaleur au creux de son ventre. Depuis un mois et demi n’avait-elle plus ressenti cette connexion si précieuse qu’avait un sorcier avec la baguette qui l’avait choisi. Elle n’aurait jamais cru que ça pourrait lui manquer autant.

« Ça va aller ? Rosalyn ? »

Tandis qu’une partie de son esprit regrettait sa baguette brisée puis s’inquiétait pour ses proches, l’autre était effectivement consacrée à la petite bleue qui avançait péniblement à ses côtés, l’air de vouloir s’écrouler d’un instant à l’autre sous le poids de la terreur, et c’était cette partie-là qui s’exprimait. Au fond, Caitlyn n’en menait pas large non plus et brûlait d’envie de courir un peu partout pour vérifier l’état de santé de ses amis, mais en aucun cas ne comptait-elle montrer le moindre doute ou autre signe de faiblesse à Rosalyn qui manquait déjà bien assez d’assurance comme ça. Il fallait qu’elle soit forte, pour elle. Pour Rafael, aussi, parce qu’il n’avait pas franchement besoin de deux nanas hystériques à gérer. Et tout simplement parce qu’elle savait très bien que la panique ne résoudrait rien.

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MessageSujet: Re: [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)   Sam 6 Fév 2016 - 23:42

« Ne t’inquiète pas, Rosa, on est là. On est là et on ne partira pas, promis. »

Je peux qu'acquiescer à ces mots de ma camarade batteuse. Hors de question d'abandonner notre petit oiseau dans cet état, à vrai dire, l'idée ne m'avait même pas traversé l'esprit, pas même alors que ma meilleure amie abattait ses poings sur le visage sans doute déjà tuméfié du type qui avait osé toucher sa soeur. Mais rester dans les gradins n'est pas une idée non plus, et à l'instar de ma camarade venue auprès de la petite bleue lui apporter son soutien, je me suis rapproché à mon tour.

« Allez viens, ne restons pas là, on va rentrer au château. »

C'est sans doute la meilleure chose à faire, et je passe un bras autour des épaules de Rosa, prêt à la soutenir davantage si ses jambes venaient à se dérober sous elle. La panique est juste palpable, elle suinte par chacun des pores de sa peau, se lit dans son regard, dans les tremblements de ses doigts.

« Ça va aller ? Rosalyn ? »

Je m'attends à une réponse négative, à vrai dire. Mais rien ne vient, l'attrapeuse reste muette, mue seulement parce que nous la guidons, dans les gradins, jusqu'au sol, puis à travers le parc et dans les innombrables marches qui nous mènent à notre salle commune. Là, on la fait asseoir sur un fauteuil libre près des flammes qu'elle apprécie d'ordinaire, mais elle ne semble pas les voir. Je prends place sur un accoudoir près d'elle, un bras à nouveau autour de ses épaules qui me paraissent encore plus frêles que d'ordinaire.

« C'est fini, on est en sécurité ici... Tu crains plus rien Rose... »

Je sais toujours pas trop bien qui je tente de convaincre, mais je la sens se serrer contre moi et je refuse clairement pas cette étreinte. Elle en a besoin, et si mes grands bras peuvent lui apporter un peu de réconfort, va pour ça. En attendant, je me pose douze millions de questions, concernant mes amis, mes proches. Concernant Killie, que j'ai laissée au soin de Caem, et j'espère sincèrement que j'ai fait le bon choix, mais je ne serais clairement pas serein tant que je ne l'aurais pas revue. Et concernant Doryan, que je n'ai pas vu au match. Quoi qu'il se soit passé entre nous, et aussi en colère puissè-je être vis-à-vis de ses actes, je peux pas m'empêcher de m'inquiéter. Après tout, pas plus qu'Ever n'est-il une menace directe pour eux, mais comme la Louve est un point faible pour Katee, il en est un pour Casey. Pour moi aussi, mais ça, ils s'en foutent sans doute. Je me fais la réflexion que quoi qu'il arrive, et quand bien même je ne serai peut-être jamais capable d'oublier ce qu'il s'est passé, je m'inquièterai sans doute toujours pour lui. C'est assez ridicule, au fond, pourtant je n'y peux rien, c'est plus fort que moi. Je lui en veux à mort, mais je dois bien me rendre à l'évidence : je ne suis pas près de ne plus avoir de sentiments pour lui.


Dernière édition par Rafael A. Paley le Sam 23 Avr 2016 - 20:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)   Dim 28 Fév 2016 - 11:17

« Ne t’inquiète pas, Rosa, on est là. On est là et on ne partira pas, promis. »

Faites pas de promesse que vous êtes pas sûrs de pouvoir tenir. Faites pas de promesse tout court. Ma soeur aussi, elle devait être toujours là. Elle est partie quand ça a dégénéré avec son copain, elle m'a abandonné pour une peine de coeur à la con. Alors quoi ? C'est quand que ça vous arrive, à vous aussi, hein ? C'est pas comme si c'était tout rose dans vos vies personnelles non plus. Alors c'est quand que je me retrouve encore toute seule, et que je fais face à un de ces connards contre lesquels je peux pas lutter ? Il y a toutes ces images dans ma tête qui s'entrechoquent. Les colles avec les Supérieurs ; les gens qui se font attaquer, les sorts qui fusent de partout ; l'exemple d'Enzo, contraint de s'en prendre à son mec ; ma fuite dans un placard lors de la révolte ; les cauchemars d'Halloween et la panique de Charleen ; ma soeur qui se barre sans rien dire ; mes cauchemars et mes échecs. Je veux pas voir encore quelqu'un crever. Je veux même pas l'imaginer. Je voudrais oublier que le monde existe, trouver une cachette secrète inconnue de tous et m'y terrer pour retrouver un semblant de sécurité. J'ai plus cinq ans, pourtant, et les cabanes imaginaires, ça protège pas des sorts interdits.

« Allez viens, ne restons pas là, on va rentrer au château. »

Mais depuis quand il est safe, le château ? Qu'est-ce que ça change, qu'on soit ici ou là-bas ? Ils sont entrés, malgré toutes les protections, et ils recommenceront. Quelque part dans mon esprit, la question qui le leur a permis ? se forme, mais j'arrive même pas à me concentrer dessus. Je tremble comme une feuille, je le sens bien, tout comme je sens le grand bras de Rafael venir enserrer mes épaules.

« Ça va aller ? Rosalyn ? »

Non ça ne va pas. Mais je ne dis rien. Je suis le mouvement, comme une marionnette. On pourrait me mener à l'abattoir, je crois que ce serait pareil. C'est pourtant la sécurité - relative - de notre salle commune qu'on regagne, et je me retrouve assise devant les flammes sans trop m'en rendre compte.

« C'est fini, on est en sécurité ici... Tu crains plus rien Rose...
- C'est pas vrai. »

Je me blottis contre lui, ce grand gaillard qui me lâche plus depuis qu'il s'est mis en tête de me faire intégrer l'équipe. Je sais pas pourquoi il a cette attitude si fraternelle envers moi, mais je mentirais si je disais que j'en avais pas besoin. Surtout maintenant.

« On n'est pas en sécurité, ni ici, ni nulle part. Ils étaient pas censés pouvoir entrer, et regarde... Ils ont attaqué plein de gens comme ça sous nos yeux, et qu'est-ce qu'on a pu y faire ? Ils reviendront, jusqu'à ce qu'on plie tous ou qu'on soit tous morts. »

Très optimiste, je sais. Mais je peux pas faire autrement. J'ai lutté, vous savez, j'ai essayé de chasser les images morbides et les cauchemars. Mais ça marche pas. Chaque fois que je progresse, il y a un truc comme ça pour raviver toutes ces idées morbides. Mes dessins sombres, je les ai cachés dans un coin, mais je crois pas me planter en affirmant que là, si j'essayais de sortir quoi que ce soit, ça serait pas mieux que le loup dévorant le bouclé ou El' ensanglantée. Et je suis incapable d'y faire quoi que ce soit, je sais même pas si je saurais me défendre, moi. Et si on s'en prenait à Charleen ?

« Je veux pas vous voir morts... Ma soeur, Chacha, toute l'équipe, les rouges... Aaron, Enzo... Do... »

Je me tais, je suis en train de dire une connerie, là. Do' et Raf' sont plus ensemble, c'est peut-être pas l'idée du siècle de citer son ex. Il fait partie des gens que j'aime bien, pourtant, et que j'ai pas envie de voir blessé, ou pire. Je me rends compte en les citant que finalement, il y en a un certain nombre, de rouges, que j'apprécie, alors qu'au départ, j'arrêtais pas de les catégoriser dans la case "impulsifs sans cervelle". En d'autres circonstances, ça m'aurait fait sourire. Là, je frissonne juste comme des images terribles de chacun d'eux gisant dans des marres de sang continuent de se succéder dans ma tête, et je me terre un peu plus contre le batteur, cherchant dans ses grands bras un minimum de réconfort, que même comme ça, je ne suis pas certaine de retrouver. Il est là, pourtant, et je sens bien qu'il n'a pas une seconde l'intention de me lâcher, mais rien n'y fait. La panique est trop forte, j'arrive plus à penser de façon rationnelle, et maintenant que les vannes sont ouvertes, les larmes ne semblent plus vouloir s'arrêter de couler.


Dernière édition par Rosalyn W. Dawson le Sam 23 Avr 2016 - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)   Dim 3 Avr 2016 - 10:32

Rosalyn ne disait rien. Elle ne répondait pas aux questions que lui posait Caitlyn, elle ne réagissait pas aux mouvements que la Batteuse lui faisait faire. Elle était en état de choc, terrifiée par ce qui venait de se passer autour d'elle, et elle fuyait, s’enfermait dans son mutisme comme si elle ne voulait pas rendre réel ce qu’elle ressentait en mettant des mots dessus. La panique se lisait dans ses yeux et dans son être entier, pourtant. Mais c’était une panique inhibitrice, celle qui vous nouait les tripes et vous bloquait les jambes, celle qui vous empêchait de courir, vous clouait sur place, et vous empêchait de détourner le regard. Caitlyn ne savait plus quoi faire. Elle aurait mille fois préféré devoir gérer un craquage, une explosion de larmes et de cris, une crise d’hystérie. Mais manifestement, ce n’était pas le cas et elle ne savait même pas si Rosalyn l’entendait quand elle lui parlait, comprenait ce qu’elle lui disait. Il fallait qu’elle fasse quelque chose, pourtant, sinon ils n’étaient pas sortis de l’auberge. Il fallait qu’elle prenne des décisions, des initiatives. La première qui s’offrit à elle fut de la faire rentrer au Château. Ils ne devaient pas rester là alors qu’ils n’avaient rien. Lorsque les secours arriveraient, ils auraient besoin de tout sauf d’avoir des gosses dans les pattes. Elle se surprit à penser qu’elle aurait préféré devoir s’activer à aider les blessés en sautant à gauche à droite et en pressant les autres à quitter les lieux… Mais cette fois-ci, c’était Rosa qui avait besoin d’aide, et elle n’avait pas le droit de la lâcher juste parce qu’elle trouvait ça plus difficile de gérer une fille en état de choc psychologique qu’une vingtaine de personnes se vidant de leur sang un peu partout sur les gradins et une foule de gens désœuvrés se bousculant autour d’eux.

Ils arrivèrent dans leur Salle Commune et la firent s’asseoir sur un de ses fauteuils habituels, en face de la cheminée. Elle réagissait toujours pas, suivait le mouvement, se laissait faire comme une poupée en chiffons. Rafael prit place sur un accoudoir et passa à nouveau un bras autour de ses épaules. Caitlyn, pour sa part, probablement un peu refroidie du manque de réaction de la part de son Attrapeuse, décida de ne plus imposer son contact et rapprocha un peu un autre fauteuil sur lequel elle s’assit de sorte à pouvoir la regarder de face. Les pieds à terre et les jambes écartées, les coudes sur les genoux et les doigts croisés, elle était penchée vers l’avant et les observait, avec rien de plus qu’une tendresse apparente, mais en réalité attentive au moindre mouvement suspect de la part de la petite Bleue.

« C'est fini, on est en sécurité ici... Tu crains plus rien Rose... »

Rafael avait pris la parole et se voulait rassurant. Rosalyn se blottit dans ses bras et parla enfin.

« C’est pas vrai. »

Caitlyn se redressa puis s’adossa au fauteuil, l’air plus décontractée, alors même qu’elle sentait la tension, la crainte presque, monter en elle à l’idée qu’enfin, Rosa laisserait libre court à ses paroles.

« On n'est pas en sécurité, ni ici, ni nulle part. Ils étaient pas censés pouvoir entrer, et regarde... Ils ont attaqué plein de gens comme ça sous nos yeux, et qu'est-ce qu'on a pu y faire ? Ils reviendront, jusqu'à ce qu'on plie tous ou qu'on soit tous morts. »

Elle déglutit difficilement. Elle sentait que ce n’était pas à elle de répondre. Et elle sentait que Rosa avait raison dans tout ce qu’elle venait de dire. Pourtant, elle aurait tellement aimé lui affirmer le contraire, la rassurer, lui promettre qu’un jour, Poudlard finirait par gagner, par chasser les Supérieurs pour de bon. Sauf que pour ce faire, il leur faudrait encore sortir vainqueurs de nombreuses batailles, et chaque bataille ferait des victimes, autant d’un côté que de l’autre, et rien ni personne ne pourrait jamais y changer quoi que ce soit.

« Je veux pas vous voir morts... Ma sœur, Chacha, toute l'équipe, les rouges... Aaron, Enzo... Do... »

Ils avaient réussi. Ils avaient réussi à l’avoir, à lui faire craindre la mort de ses proches. Bien sûr, Caitlyn aussi craignait de voir ses amis mourir, surtout par sa faute, comme ça avait déjà failli être le cas pour Elias en juillet. Mais elle savait qu’imaginer ce genre scénarios ne ferait qu’empirer la chose. Alors, elle faisait abstraction, elle oubliait volontairement toutes ses attaches, toutes les personnes importantes pour elle. Elle cachait son égoïsme derrière la façade d’un altruisme. Son excuse ? S’ils arrêtaient de se battre, s’ils laissaient les Supérieurs revenir, l’espoir d’être libres s’éteindrait. Arrêter de se battre aurait beau les épargner de la vengeance de leurs ennemis sur le court terme, mais cela ne leur garantirait pas la vie ni même le bonheur sur le long terme. Un jour ou l’autre, s’ils ne Les en empêchaient pas, les Supérieurs mettraient à exécution leur plan de purifier le sang des Sorciers. Alors, aussi bien sa sœur, que Chacha qu’Aaron et que Doryan souffriraient voire mourraient à cause de leurs origines. C’était ainsi que Caitlyn se persuadait et c’était ainsi qu’elle aurait aimé persuader Rosalyn. Mais elle se ravisa. Ce n’était pas le moment. Elle ne voulait pas entendre Caitlyn lui faire l’éloge de la Résistance. Et Caitlyn ne voulait pas l’entendre lui en faire la critique.

Elle ramena ses genoux contre elle et enroula ses bras autour tandis que Rosalyn se collait encore plus à Rafael qui resserrait son étreinte autour de sa protégée. Elle se sentait inutile, complètement inutile et insignifiante entre les deux complices qu’ils étaient. Elle regarda Rafael. Sa tendresse et son empathie étaient poignants. Elle sentit son cœur se mit à battre plus fort en réalisant qu’elle aurait bien aimé se faire chouchouter comme Rosalyn. Mais ce n’était pas son rôle. C’était Rosalyn qu’il fallait réconforter, soutenir. C’était Rosalyn qui pleurait, en cet instant, et en voyant les larmes couler sur ses joues, Caitlyn n’hésita pas une seule seconde pour aller la rejoindre, s’accroupir à ses pieds poser une main sur son épaule et l’autre sur ses cuisses. Aussi inutile que ce soit comparé au câlin de Rafael. Elle ne dit rien, la gorge nouée par la tristesse, les remords. Mine de rien, voir la détresse de Rosa et se savoir coupable en quelques sortes de la fureur des Supérieurs qui s’abattait sur des innocents… non, ça ne la laissait pas de marbre, même si elle s’appliquait à ne pas laisser ce genre de considération avoir raison de sa détermination. Elle laissa donc à Rafael le soin de chuchoter des mots doux à leur Attrapeuse, reconnaissante pour sa présence même si elle lui donnait l’impression de ne pas avoir sa place ici. Finalement, les sanglots de Rosalyn commencèrent à se tarir, ses larmes se firent moins nombreuses et ses soupirs plus profonds et maitrisés. Caitlyn se redressa alors doucement sans les quitter des yeux.

« Je… je vais aller chercher un truc à grignoter. Des cookies ou un truc du genre. Je remonte vite. Ça va aller ? »

En réalité, elle avait seulement besoin d’être seule. Elle avait l’impression d’étouffer, elle avait besoin d’air frais. Ne rien montrer, surtout. Elle se pencha pour faire un bisou sur la joue de Rosa, puis un sur la joue de Rafael, puis, après un dernier regard qui se voulait encourageant, elle s’éloigna. Une fois sortie de la salle commune, contrairement à ce à quoi elle s’attendait, aucune larme ne gicla de ses yeux, aucun sanglot ne secoua sa poitrine. Incapable de pleurer. Incapable de hurler, incapable de laisser sortir toutes les émotions qui venaient de s’accumuler en elle. Un mélange de lassitude, de résignation et de détermination se lisait dans son regard. Elle entreprit de descendre les étages en direction des cuisines. Elle fit un détour aux toilettes pour se passer de l’eau froide au visage histoire de se réveiller. Et deux minutes après, elle tombait nez à nez avec deux corps inertes baignant dans leur propre sang. Matthew et Cassie.

~ Fin pour moi ~

Suite au 1er étage : Did the best that I could, said I'd die for you...
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MessageSujet: Re: [Event 15/02/2015] « Don't let the panic bring you down. » | Rafael && Caitlyn (ft. Rosa)   Sam 23 Avr 2016 - 21:58

Etat de choc. Je crois qu'on en est tous là, à différents degrés, mais pour Rosa, déjà fragile manifestement, ça prend d'autres proportions. On la guide, Lynette et moi, jusqu'à notre salle commune. Un havre de paix, censément, mais qui sait ce qui peut nous y attendre ? Je me refuse à penser de cette manière, chasse les sombres idées qui traversent mon esprit. Il n'y aura rien, là-haut, tout ira bien. Et c'est ce que je me dois de faire comprendre à la petite bleue tétanisée entre nous. Et les premiers mots qu'elle se décide à prononcer, blottie dans mes bras, me font froid dans le dos.

« C’est pas vrai. On n'est pas en sécurité, ni ici, ni nulle part. Ils étaient pas censés pouvoir entrer, et regarde... Ils ont attaqué plein de gens comme ça sous nos yeux, et qu'est-ce qu'on a pu y faire ? Ils reviendront, jusqu'à ce qu'on plie tous ou qu'on soit tous morts. »

Non, en effet, je ne peux pas assurer que rien ne nous arrivera jamais ici, que tout ira bien à jamais, juste parce qu'on est dans notre salle commune. Je peux pas jurer qu'ils n'interviendront pas, à nouveau. Je peux pas te promettre que ça se terminera pas par un bain de sang, parce que j'en sais strictement rien, et que comme tout le monde, je crois, je le crains aussi. J'aimerais pourtant, et un regard vers ma camarade batteuse me porte à croire que je ne suis pas le seul. On voudrait pouvoir te rassurer, petite hirondelle, vraiment. Mais j'avoue, je suis à courts de mots, je ne sais pas comment calmer ses angoisses.

« Je veux pas vous voir morts... Ma sœur, Chacha, toute l'équipe, les rouges... Aaron, Enzo... Do... »

La mention de mon ex me paralyse. Moi non plus, je ne veux pas les voir morts, tous autant qu'ils sont. Tous ceux qu'elle vient de citer, tous mes proches, particulièrement Killian, et Ethan malgré tout ce qui reste en suspens, Riley, et tous les autres. Et je prie très fort pour que je n'ai jamais à tenir leurs corps ensanglantés dans mes bras, mais rien ne me permet d'affirmer que ça ne sera jamais le cas.

« On fera tout pour que ça n'arrive pas Rosa. Je te peux te promettre qu'on fera tout ce qu'on peut pour vous protéger... »

C'est tout ce que je peux affirmer sans mentir. Je dis pas que ça sera assez, je dis juste qu'on s'arrêtera pas de se battre jusqu'à ce que tous, ils soient tirés d'affaire. Je resserre mon étreinte sur ses épaules, tandis que Lynette se rapproche, pose les mains sur le corps tremblant de notre attrapeuse. Et pendant un moment, il n'y a que ses sanglots qui brisent le silence, jusqu'à ce qu'ils se calment, doucement, et qu'elle retrouve une respiration plus normale.

« Je… je vais aller chercher un truc à grignoter. Des cookies ou un truc du genre. Je remonte vite. Ça va aller ? »

J'ai hoché la tête, je crois que Rosa a fait de même. Un regard vers notre capitaine qui devait vouloir dire merci, comme elle pose sa main sur celle de Lynette avant que celle-ci ne s'éclipse. Je suis persuadé que ce n'est qu'une excuse, et je me promets d'aller la voir, plus tard, lorsque Rosa n'aurait plus besoin de mes grands bras pour la rassurer un peu, même si ça n'effacera pas tout. Il a fallu un bon moment avant qu'elle ne se décide à se détacher de mes bras, sèche ses larmes et tente un sourire forcé.

« Je devrais aller chez les rouges, histoire de savoir s'ils vont bien, mais j'ai pas le courage, tout de suite... Je crois que je vais essayer de dormir un peu, mais je suis pas sûre de vouloir être toute seule là-haut non plus... »

Perdue, c'est ce dont elle a l'air à cet instant. Je me suis levé tout comme elle, l'ai serrée une nouvelle fois dans mes bras. Hésitante, elle a l'air de ne pas trop savoir quoi décider, et je prends les devants.

« Prends mon lit, si tu veux. Je resterai près de toi, si ça peut te rassurer. »

Elle a hoché la tête, encore blottie contre moi, et on est montés dans mon dortoir, où je l'ai laissée se glisser sous mes draps, prenant simplement une chaise à ses côtés. Elle a fini par trouver le sommeil, après un long moment, et je crois que moi aussi, ensuite, j'ai fini par m'assoupir, la tête contre mon matelas, assis près d'elle, davantage épuisé que je ne le croyais par les événements de la journée.

▬ Fin ▬
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