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 « Back to square one » | William && Caitlyn

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MessageSujet: « Back to square one » | William && Caitlyn   Mar 28 Juil 2015 - 15:37

Mardi 03.02.2015
Vers 9h

Lundi 02.02.2015
Comment ça t'as passé un mois à l'infirmerie et je l'apprends que maintenant ?! J'arrive pas à croire que tu ne me l'as pas dit tout de suite. Je pensais que je pouvais te faire confiance, et que tu me tiendrais au courant sans que je sois obligée d'insister ! Je sais bien que t'aimes pas raconter précisément chaque détail de ce qui t'arrive, mais quand même. Mets toi à ma place, tu te sentirais comment si je te cachais un truc comme ça ? T'aurais pu m'écrire un petit mot, ça m'aurait suffi. Enfin bon, je suppose que ça sert à rien de t'engueuler, tu changeras pas du jour au lendemain. J'espère que tu prends bien soin de toi, au moins. Promets-moi de te ménager ! En attendant, je t'embrasse très fort, et je t'envoie un courrier digne de ce nom dans le courant de la semaine. Tu me manques. Aelie.
PS : estime-toi heureuse de ne pas avoir reçu de Beuglante !

Ça, c'était de la réponse rapide. Caitlyn avait envoyé un courrier à sa meilleure amie à la fin du week-end dernier, et voilà que celle-ci lui retournait son hibou avec ses réactions. Un petit sourire flottait sur les lèvres de la belle brune, mais elle avait surtout envie de pleurer. Elle ne s'imaginait que trop bien les traits de sa meilleure amie, sa colère, son air vexé, son envie de lui coller une baffe ainsi que de la serrer dans ses bras, et tout ça lui manquait tellement ! Elle lui manquait si fort qu'elle avait envie de fondre en larmes. Au lieu de quoi, elle se contentait de caresser Rainbow, sa magnifique petite chouette blanche, en souriant bêtement. Quitte à n'avoir personne à qui faire un câlin dans l'immédiat, autant partager un instant de tendresse avec le magnifique oiseau. C'était justement Aelie qui la lui avait offerte à Noël. Quelques heures avant l'attaque de Poudlard par les Supérieurs, à vrai dire, et, par extension, quelques heures avant sa petite virée aux Enfers. Après s'être réveillée de son petit coma et avoir retrouvé un minimum ses esprits ainsi qu'un tant soit peu de forces, elle avait pu lire la bonne demi-douzaine de lettres que lui avait envoyées sa meilleure amie et qui, bien que courtes, traduisaient parfaitement l'inquiétude croissante qu'elle ressentait vis à vis de son silence. Pourtant, ça n'avait été que quinze jours après la fin de son séjour à l'infirmerie qu'elle le lui avait avoué… Elle était vraiment incorrigible.

Elle donna quelques friandises à Rainbow et la caressa une dernière fois avant d'ouvrir la fenêtre pour la laisser rejoindre la Volière. Puis, attrapant son sac au passage, elle quitta son Dortoir et se dirigea vers la Bibliothèque. Les autres de sa classe étaient sans doute en train de se les peler dans les serres de Botanique, mais depuis que le prof l'avait virée de son cours, elle était réduite à travailler seule à l'aide du bouquin les thèmes qu'ils abordaient en classe, et ce n'était pas plus mal. Ça allait bientôt faire quatre mois jour pour jour qu'elle n'assistait plus aux cours de Wallenstein… Il ne lui manquait pas plus que ça, mais elle regrettait malgré tout le fait de ne pas avoir trop l'occasion de s'entraîner en pratique. Même si elle avait de l'avance sur ses camarades puisqu'il lui avait montré pas mal de choses hors programme lorsqu'elle lui faisait office d'assistante l'an passé, ça n'allait pas forcément suffire pour valider la partie pratique de ses examens. Il allait falloir qu'elle réfléchisse à une manière de rattraper son retard. Elle s'installa à une table un peu à l'écart, sortit son livre de Botanique ainsi que son nécessaire pour prendre des notes et commença à travailler.

* * *

Jeudi 05.02.2015
Dans la soirée

« Accio bout de bois ! Protego ! Accio bout de bois ! Protego ! Accio bout de bois ! Protego ! »

L'avantage, avec une baguette incapable d'effectuer correctement le sort d'Attraction, c'était qu'elle forçait Caitlyn à s'entraîner aussi sur le sort de Protection. Heureusement, ce dernier semblait ne pas vouloir lui poser trop de problèmes, et, en l'occurrence, le bouclier arrêtait efficacement la centaine de brindilles et branchettes qui lui fonçaient dessus à chaque fois depuis qu'elle avait décidé de s'entraîner à la lisière de la Forêt Interdite. Le terme bout de bois n'était manifestement pas assez spécifique pour que sa baguette fasse la distinction et lui amène celui sur lequel la sorcière la pointait. Mais elle n'avait pas trop d'autres choix, en forêt, que de ramasser des brindilles, et au fond, c'était justement la spécificité du sort qu'elle avait besoin de travailler, depuis qu'elle avait failli se faire assommer par six tableaux alors qu'elle avait simplement tenté de récupérer une photo.  Elle s'était bien ridiculisée devant Connor, ce jour là, et il avait même réussi à faire en sorte que la photo de lui déguisée en Poupée Barbie soit inutilisable. Dommage. Elle fit quelques pas, essayant de se vider l'esprit, puis s'arrêta, se concentra sur le bout de bois qu'elle distinguait à peu de mètres devant elle, et refit la même manœuvre. Voyant que des dizaines de brindilles lui fonçaient à nouveau dessus comme des flèches, elle déploya son bouclier pour les arrêter à la dernière minute, puis ferma les yeux et affaissa les épaules. C'était juste tellement décourageant… Cette fois-ci, aucune rage, aucune colère, aucune frustration. Elle était déçue, triste, et à court d'idées. Elle en avait marre. Qu'est ce qu'elle faisait de mal ? Tout n'était pas purement de la faute à sa baguette, c'était aussi elle le problème. Peut-être était-ce surtout elle ? Les caprices et la désobéissance de sa baguette la forçaient à se remettre en question. Mais au fond, le problème était simple : elles n'étaient pas compatibles, elles n'étaient pas faites l'une pour l'autre. Pourtant, il allait bien falloir qu'elles fassent un compromis, qu'elles trouvent un terrain d'entente. Et ce n'était ni en s'énervant, ni en se désolant, qu'elle allait y arriver. Il fallait qu'elle persévère, elle n'avait pas le droit de se décourager. Elle se releva, respira un bon coup, et décida qu'elle allait laisser de côté le sort d'Attraction pour le moment. Trop insister ne servirait à rien, ça devait bien faire un quart d'heure qu'elle le travaillait, elle pourrait réessayer plus tard. Elle fit quelques pas. Quel autre sort avait-elle loupé récemment ? Elle se souvint de sa petite conversation nocturne avec Elias, une dizaine de jours plus tôt, lors de laquelle sa baguette avait refusé de s'allumer et avait émis une petite explosion.

« Lumos ! »

Bruit de pétard, flash de lumière, puis plus rien. Génial. Les battements affolés de son cœur résonnaient dans sa tête et elle eut l'impression d'entendre des oiseaux s'envoler, fuyant la source de cette détonation qui rappelait celle d'un fusil.

« Inanimatus Apparitus ! »

Et une chaise apparut à l'endroit désigné, ce qui eut le don de surprendre Caitlyn encore plus que l'explosion que venait d'émettre sa baguette. Elle cligna des yeux, incrédule, bouche entrouverte, puis sourit en secouant la tête et alla s'asseoir. Elle n'y comprenait vraiment plus rien ! Elle essaya à nouveau d'allumer l'extrémité de sa baguette, et y arriva sans qu'elle ne fasse de caprice, ce qui élargit son sourire. Il en fallait peu pour être heureux, effectivement. Elle prononça le contre-sort pour éteindre sa baguette, puis l'alluma à nouveau, et l'éteignit, et l'alluma, et l'éteignit, augmentant progressivement de plus en plus sa satisfaction. Puis, elle décida de lancer à nouveau le sortilège qu'elle avait déjà réussi à plusieurs reprises lorsqu'elle avait voulu se réchauffer pendant qu'elle assistait à l'entraînement de Quidditch de son équipe, assise dans les gradins. Il s'agissait d'émettre du vent chaud de l'extrémité de sa baguette. Elle n'osait pas trop la tourner directement sur elle, au cas où le sortilège dérapait, et elle pointa donc devant elle avant de prononcer la formule. C'était un sortilège assez difficile car il fallait contrôler à la fois l'intensité et la chaleur du courant d'air, mais elle fut satisfaite du résultat. Elle tourna la baguette sur elle et se laissa réchauffer pendant quelques instants avant de l'éteindre. Manifestement, la baguette semblait ne pas apprécier la manière dont Caitlyn jetait les sortilèges simples, mais lui obéissait plutôt bien lorsqu'il s'agissait de sortilèges un peu plus difficiles. Qu'est ce qu'elle faisait de mal ? Elle décida de créer à nouveau du vent chaud, sans trop ce concentrer cette fois-ci, comme s'il s'agissait d'un réflexe ou d'un coup de tête. Mais au lieu d'émettre un courant d'air, la baguette cracha une boule de feu qui alla s'écraser quelques mètres plus loin.

« Oh putain. Aguamenti ! Aïe ! Finite ! »

Le jet d'eau qui avait jailli de sa baguette était si fort qu'elle avait été propulsée vers l'arrière et était atterrie par terre dans la fine couche de neige. Exaspérée, elle affaissa les épaules et souffla. Oui, elle manquait de contrôle, de spécificité, de précision. Cette baguette avait besoin d'être bridée, et même si Caitlyn avait une force de caractère assez impressionnante et qu'elle savait se faire respecter, elle n'était clairement pas du genre à dompter les gens ni même les objets. Elle n'avait pas envie de surveiller chacun de ses sorts, elle n'avait pas envie de se concentrer autant pour un Accio ou un Lumos que pour un Vulnera Sanentur. Elle n'avait d'ailleurs même pas forcément le temps, le loisir, de s'appliquer, si elle se faisait attaquer ou se retrouvait dans une bataille comme ça risquait très probablement d'être le cas connaissant l'acharnement des Supérieurs. Elle avait besoin de savoir qu'elle pouvait faire confiance à sa baguette, et non pas de craindre qu'elle ferait encore un caprice et la mettrait en danger. Elle se releva et rejoignit l'endroit où s'était écrasée la boule de feu. La neige et le jet d'eau l'avaient éteinte presque immédiatement, et il n'y avait plus qu'une flaque sur laquelle elle pointa sa baguette.

« Glacius. »

Lentement, doucement, l'eau se transforma en glace, formant de magnifiques motifs en forme de flocons. Émerveillée, Caitlyn s'accroupit pour contempler la surface sur laquelle se reflétaient les derniers rayons orangés du soleil couchant. Après quelques secondes, elle détacha son regard de la beauté de la glace et forma une boule de neige dans ses mains. Elle se releva, regarda autour d'elle pour s'assurer qu'elle était seule, et la jeta devant elle.

« Immobilus ! »

lança-t-elle en pointant la baguette sur le projectile qui s'arrêta en plein vol avant de se décomposer en boules de neige miniatures qui s'envolèrent dans toutes les directions comme un feu d'artifice circulaire avant de retomber par terre. Elle haussa les épaules, puis décida de tenter une fois de plus le sortilège d'Attraction, mais, se voyant à nouveau assaillie par les brindilles, elle essaya de les immobiliser comme elle l'avait fait pour la boule de neige, sauf que ça ne marcha pas plus que précédemment et elle cacha son visage derrière son bras gauche tandis qu'elle lançait le contre-sort plus ou moins à l'aveuglette.

« Repulso ! »

Une explosion retentit et créa des étincelles ainsi que de la fumée noire, mais les brindilles se retournèrent et partirent dans l'autre sens. Soulagée, Caitlyn abaissa les deux bras, se rendit compte qu'elle était recouverte de cendres et s'apprêtait à s'épousseter quand elle entendit un cri. Elle leva la tête, tous les sens aux aguets, puis alluma sa baguette et commença à se diriger vers la source du bruit. Après s'être avancée de plusieurs mètres, elle vit une silhouette se dessiner dans la pénombre et comprit qu'elle venait de servir de cible aux brindilles qu'elle avait repoussées. Elle pressa le pas, réduisant la distance qui la séparait du jeune homme qu'elle reconnut finalement comme un des rescapés de Salem. Cheveux châtains en bataille, grands yeux bleus qui avaient l'air d'être constamment exorbités, il avait été réparti à Ravenclaw et avait quelques années de plus qu'elle, mais elle ne connaissait pas son prénom ni rien d'autre sur lui, si ce n'était qu'il passait son temps avec une fille aux cheveux roses qui squattait parfois leur salle commune mais qui mangeait avec lui à la table des Slyth.

« Merde, je suis désolée, ça va ? »

Il semblait avoir subi plus de peur que de mal, mais elle pouvait voir quelques petites gouttes de sang poindre par-ci par-là sur son visage, et les brindilles qui n'étaient pas tombées à ses pieds s'étaient enfoncées dans ses habits comme des aiguilles.

« C'était pas voulu, je t'avais pas vu, je croyais être la seule à être dehors à cette heure-ci. »

Elle avait fini les cours à 16h vu qu'elle n'avait pas Divination, et avait donc eu le temps de travailler à la bibliothèque pendant deux heures ainsi que d'aller manger avant de sortir pour s'entraîner un peu dans le parc. C'était encore trop tôt pour qu'elle puisse sortir son balai, ainsi que pour aller faire du jogging – elle devait se ménager pour éviter d'avoir des complications ou des rechutes – mais rien ne l'empêchait de travailler sur sa nouvelle baguette. Enfin, en théorie, car en pratique c'était tout autre chose. Après sa chute, elle devait avouer que son dos la faisait souffrir, et elle commençait à fatiguer aussi bien physiquement que psychologiquement à force de trop se concentrer. Elle n'aurait d'ailleurs pas tardé à rentrer, mais l'incident qu'elle avait involontairement provoqué gâchait un peu ses plans…

« Je t'aurais bien proposé de l'aide, mais je risque de te faire plus de mal que de bien, crois moi. »

Puis elle rigola, se rappelant qu'elle était pleine de cendres, et entreprit de les épousseter.

« Je dois avoir l'air magnifique, hein ? C'était un accident. Au fait, moi c'est Caitlyn, je suis dans ta maison. »

Quel plaisir de vous rencontrer !


Dernière édition par Caitlyn Louise Twain le Mer 5 Aoû 2015 - 21:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Mer 5 Aoû 2015 - 16:26

►Back to square one◄
Cait’ & Will


Mardi 3 Février – vers 9h

J’ai pas dormi. Ou plutôt mal dormi. Et peu, aussi. Les images de la veille n’ont pas arrêtées de revenir en boucle, sous forme de cauchemar. Tout se terminait avec une Maxime en taule ou pendu au bout d’une corde, trop épuisée de devoir faire face à ses crises et de vivre le risque de blesser ou tuer un proche, chaque jour. J’ai tout raconté à Macy la veille et elle est restée avec moi une partie de la nuit, yeux grands ouverts, comme moi. On n’a rien dit de plus, on n’a pas beaucoup discuté en réalité. Qu’est-ce que vous voulez qu’on s’dise de plus ? Rien. Y avait foutrement rien à ajouter. On sait déjà la suite : Maxime va dormir toute la journée et/ou rester enfermée dans son coin, en silence. Bloquée dans son mutisme coupable, dans son désir monstrueux de vouloir en finir et de se déchirer la peau. Elle ne voudra parler ni à moi, ni à Macy. La pleine lune est pour ce soir et j’suis pas certain qu’elle nous laissera nous approcher d’elle, pas avec le paquet de nerfs qu’elle est, même s’il y a de très forte chance que Macy s’y essaie malgré tout.

Je suis resté dans mon lit, clope aux lèvres dont la fumée s’évapore dans les airs, aspiré par une petite bulle qui empêche d’intoxiqué tout le dortoir. Et j’ai réfléchis. Encore et encore. Tournant le problème dans tous les sens. Parce que je ne lâcherais pas le morceau tant que je n’aurai pas trouvé une solution à son problème, aux crises de TEI. J’peux plus la laisser comme ça, sans prendre les devants, sans réfléchir à … je sais pas moi, un truc pour la calmer. Du sport, un traitement ou autre chose. Et je pense que mes réponses, je les trouverais qu’à un seul endroit : La bibliothèque. Je ne me sens pas d’aller en cours et je décide tout simplement de ne pas y aller, du moins, pas au premier. J’ai besoin de savoir, de chercher, de réfléchir. Et si je ne le fais pas dans l’immédiat, je serais incapable de rester concentré en cours. Et ça n’est pas comme si j’avais pas d’avance sur le programme.
Je me lève et enfile un jean, un tee-shirt et un vieux sweat. Je descends prendre le petit déjeuner : Pas de Maxime. En revanche Macy m’y attends, un peu morose.

- Hey.
- Hm ? Ah salut.

Je l’ai rejoint à sa table, elle trifouille ses œufs avec le bout de sa fourchette sans en manger une miette. J’arbore un léger sourire avant de me servir la même chose, morceau de muffin en main pour accompagner le tout.

- Arrête de t’inquiéter.
- J’y arrive pas.

Nous nous connaissons depuis tellement longtemps qu’il ne nous faut pas beaucoup pour comprendre ce qu’il ne va pas. J’enfourne une bouchée d’œuf brouillé en silence avant de reprendre.

- Mange un peu.
- J’ai pas faim.
- Mange Macy. Te rendre malade ne l’aidera pas.

Elle soupire. Ca l’agace. Elle me regarde, secoue la tête et lâche sa fourchette qui tinte brutalement contre l’assiette.

- J’t’ai dis que j’avais pas faim.

Elle repousse sa chaise et se lève, glissant son sac sur son épaule, le visage fermé. Complètement fermé.

- A tout à l’heure.

Je ne dis rien et me contente de la laisser partir, la regardant de dos, marchant d’un pas rapide qui semble de plus en plus furieux à chaque mètre parcourus. J’ai un pincement au cœur de la voir être aussi froide mais je sais aussi que ça n’est pas contre moi qu’elle en a. Ni contre Maxime en elle-même. Elle a juste la haine pour tout ce qu’il se passe et elle aussi, aimerait bien que tout s’arrête un instant. Je lâche un soupire de lassitude et entreprends de finir mon assiette. Spenc’ et Dean… Sans déconner les mecs, vous m’manquez.

¥

J’ai besoin de prendre l’air avant de m’enfermer deux heures de suite dans la bibliothèque et c’est bien pour ça que je suis enfouie dans ma grosse veste et mon écharpe, clope aux lèvres, entrain de faire un tour. Ce qui me permet également de faire le point sur pas mal de chose. Je me surprends même à penser à Drew et au fait que j’aimerai bien le voir ce soir…Enfin jusqu’au lendemain matin en somme. Il dit jamais non quand j’arrive la bouche en cœur – avant qu’elle soit occupée à autre chose - et inversement. Puis j’sais pas… ça faisait longtemps que j’avais pas ressenti ces moments particuliers, où tu te sens en symbiose et où l’autre semble savoir exactement quoi faire pour te mener à une explosion des sens. Il batifole, je batifole. Mais quand on se retrouve pour une nuit, c’est toujours un peu particulier.

Je traine, mes pas crissent sur la neige et j’ai l’esprit complètement ailleurs. Au point de ne plus réellement entendre  ce qu’il se passe autour de moi. Je pense à Jude, à Spenc’, à Dean. A Maxime et à Mateo que j’ai décidé d’aller voir prochainement. J’attends qu’il…récupère. Un minimum. Je pense même à aller le voir à la pause déjeuner même s’il sera probablement encore endormi.
Je continue ma route et relève la tête lorsque j’entends une explosion au loin. Une seconde. J’arque les sourcils. Deux, j’avance d’un pas. Trois…

- BORDEL DE MERDE !

Je n’ai que le temps de fermer les yeux et de faire un geste de recule que je ne sais quoi me plante aussitôt la peau du visage, des mains et s’encastrent dans ma grosse veste et mon jean. Je me mets aussitôt en position de défense en brandissant mes bras devant moi-même s’il est déjà trop tard à en juger par les douloureux picotements sur les joues et le front. J’entends le bruit distinct de quelque chose qui s’enfonce dans ma manche, puis… plus rien. Le silence.
Enfin presque.

- Merde, je suis désolée, ça va ?

J’attends quelques secondes avant de baisser les bras en douceur et de découvrir face à moi une nana que j’connais pas. Enfin, juste de vue, rapidement, parce qu’elle est aussi chez les Serdaigles mais elle n’est pas dans ma classe, ça c’est une certitude. Je baisse les yeux sur le sol mais aussi sur ma veste et mes vêtements… des brindilles ? Bordel, c’est ça qui a essayé de me perforer comme si c’était des aiguilles ?

- C'était pas voulu, je t'avais pas vu, je croyais être la seule à être dehors à cette heure-ci.
- On est en soirée quand même.

Pâle sourire. Je porte les doigts à mon visage et constate de toutes petites tâches de sang qui s’y déposent. Ouais, pour un peu et j’me retrouvais soit borgne, soit aveugle. Elle aurait pu carrément me tuer si c’était rentré dans l’œil. Mais à voir son air décomposé, elle m’a l’air sincère quand elle dit qu’elle ne voulait pas et que c’était pas voulu. Encore heureux bordel… Bon plus de peur que de mal, c’est pas si grave. J’entreprends d’enlever une à une les brindilles qui ornent désormais mes fringues.

- Je t'aurais bien proposé de l'aide, mais je risque de te faire plus de mal que de bien, crois moi.

Je relève aussitôt le visage vers elle, levant une main en la secouant légèrement en signe de négation. Putain, j’avais pas remarqué dans quel état elle était… Elle s’amusait à quoi ? Jouer aux ramoneurs de cheminée ?

- Ouais non non, ça ira j’te remercie. Disons que j’avais pas prévue de me métamorphoser en porc-épic dans ma vie, tu vois ?

Il n’y a aucune animosité dans ma voix, loin de là. Je lâche même ça sur un ton un peu goguenard, ricanant doucement. J’affiche même un sourire en coin alors que je continue de supprimer les brindilles toujours implantés dans le tissu en la regardant de temps à autre, sur toute cette suie sur son visage, sans compter les centres dans ces cheveux.

- Je dois avoir l'air magnifique, hein ? C'était un accident. Au fait, moi c'est Caitlyn, je suis dans ta maison.

Je termine ma besogne en me relevant et en lui affichant un sourire, tout en sortant un morceau de tissu de ma poche pour essuyer rapidement les gouttes de sang sur ma peau et de le ranger là d’où il vient.

- William. Et ouais, j’crois t’avoir croisé quelques fois dans la salle commune.

Nouveau sourire en la jaugeant de la tête aux pieds. Ouais, j’sais pas ce que tu foutais mais tu t’es pas loupée. Je m’attarde quelques secondes sur son visage où j’y vois une paire d’yeux aussi bleus que les miens. Et avec cette suie, la couleur ne fait que ressortir. Détail peu important, certes, mais quand même. Je me penche et ramasse quelques une des brindilles de la taille d’un cure-dent pour la majorité. Pas étonnant que ça me piquait avec autant de force vu à la vitesse allait ces machins. J’me souviens de Dean qui était une vraie bouse de Dragon en magie. En cours également mais pour les sortilèges c’était assez comique à regarder lorsqu’il s’y essayait. C’était pas le genre de type né pour avoir une baguette en main mais plutôt un moteur de bagnole où, là, il te faisait des merveilles. Mais vous lui demandiez d’effectuer un sortilège tout simple et il aurait été capable de faire exploser n’importe quoi sans le vouloir.
J'suis un peu crevé et agacé par la micro-dispute avec Macy mais c'est pas pour autant que j'm'énerve contre Caitlyn même si j'aurai pu le faire.

- T’as quand même failli me trouer comme une passoire.

Nouveau sourire et je glisse les mains dans mes poches pour sortir ma baguette et la débarrasser de toute cette merde dont elle n’arrivait pas à se dépêtrer. Un geste et la suie s’évapore en une légère poussière, suivit de la cendre qui s’était déposé dans ses cheveux.  

- Si c’était une technique de drague pour m’aborder… c’était plutôt original de ta part.

Bien évidemment c’est une boutade puisque Caitlyn ne porte pas les proéminences au bon endroit ! Je lui affiche un grand sourire taquin comme à mon habitude, parce que j’suis jamais le dernier à dire des conneries plus grosses que mon Q.I.
Je la désigne du doigt avant d’articuler en ricanant, moitié amusé :

- Et… tu t’essayais à quoi comme genre d’expérience ? Parce qu’on aurait pu croire que t’as été récuré l’antre d’un Dragon.

A moins que ça ne soit autre chose mais j’sais pas pourquoi ça me paraitrait quand même bizarre.
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Dim 16 Aoû 2015 - 23:16

« BORDEL DE MERDE ! »

Lorsque la flopée de jurons surpris parvint à ses oreilles, Caitlyn comprit qu'elle venait inconsciemment et surtout involontairement d'envoyer sur quelqu'un à toute vitesse les brindilles avec lesquelles elle s'entraînait. Elle était tombée bien bas, à devoir travailler des sortilèges de première année à l'aide de petits bouts de bois, s'isolant dans le parc enneigé pour ne pas s'humilier en public mais aussi pour ne mettre personne en danger. Vus les caprices de sa baguette, elle ne savait jamais à quoi s'attendre. Certains sortilèges qui demandaient beaucoup de concentration et de volonté réussissaient parfois alors que d'autres, bien plus simples, échouaient lamentablement et pouvaient causer des dégâts assez inattendus. Un sortilège d'attraction peu spécifique puis un sortilège d'immobilisation raté compensé par un sortilège de répulsion exagéré, notamment, pouvaient transformer un tas de brindilles inoffensives éparpillées par terre en un jet d'aiguilles menaçantes fonçant à toute vitesse sur une cible apparue de nulle part. Quelle était la probabilité pour que le seul promeneur errant dans le parc enneigé à une heure aussi tardive et malgré le froid mordant de la nuit hivernale se retrouve sur la trajectoire des bouts de bois au moment même où elle les envoyait balader un peu plus brutalement que prévu ?

« On est en soirée quand même.
- Bah, j'en connais plein qui préfèrent rester bien au chaud dans un fauteuil devant la cheminée de la salle co' plutôt que de se les cailler dehors à la tombée de la nuit… »

Elle aurait probablement eu meilleur temps de se faire discrète, après avoir failli crever les magnifiques yeux bleus du jeune homme en face d'elle, mais au lieu de ça, elle préférait argumenter avec lui sur la logique de leurs petites excursions respectives. Car elle ne disait pas que sa présence à elle dans le parc était moins inattendue que celle du Ricain. Disons qu'elle essayait plutôt de se trouver une excuse, une preuve du fait qu'elle n'avait pas fait exprès, qu'elle n'aurait absolument pas pu prévoir de tomber sur lui ici et maintenant, et que tout ça était un accident. Elle se gardait bien, d'ailleurs, d'utiliser sa baguette pour autre chose que pour l'éclairer. Elle aurait pu – et probablement dû, par respect et par courtoisie – faire en sorte de réparer les dégâts qu'elle avait causés, mais elle s'estimait heureuse que la simple boule de lumière au bout de ladite baguette ne décide pas de se transformer en quelque chose de plus divertissant. Il semblait d'ailleurs aussi réticent qu'elle à l'idée qu'elle l'aide.

« Ouais non non, ça ira j’te remercie. Disons que j’avais pas prévue de me métamorphoser en porc-épic dans ma vie, tu vois ? »

Son ton à la fois enjoué et méfiant ainsi que l'étonnement qu'elle avait pu lire sur son visage lorsqu'il avait levé les yeux sur elle la firent sourire. Il semblait ne pas vouloir se battre avec elle, même si elle voyait bien qu'il gardait ses distances et qu'il surveillait ses arrières au cas où. Il s'affairait à enlever une à une les brindilles qui avaient décidé de venir s'implanter dans ses vêtements tandis qu'elle essayait de se débarrasser de la suie qui maculait la peau de son visage ainsi que des cendres qui s'étaient déposées sur ses cheveux en bataille. Rapidement, elle eut l'impression de l'étaler plus qu'autre chose. Tant pis, de toute manière, elle n'accordait que peu d'importance aux apparences, surtout entourée de pénombre au fin fond du parc. Le jeune homme, en revanche, enlevait la dernière brindille plantée dans le tissu de la manche de sa veste et, lui souriant, sortait un mouchoir pour essuyer les gouttelettes de sang qui avaient perlé sur les parties de son visage qu'il n'avait pas su protéger de ses avant bras.

« William. Et ouais, j’crois t’avoir croisé quelques fois dans la salle commune.
- Enchantée. »

Elle baissa le bras dans lequel elle tenait la baguette, la gardant allumée mais de sorte à ne plus trop les éblouir. Quelque part, elle avait l'impression que ce type, William, prenait tout ça à la légère, et elle se surprenait à trouver la situation plutôt amusante. Cependant, lorsqu'il la détailla du regard, elle se sentit tout sauf à l'aise et s'appliqua à ne pas se faire remarquer encore plus que ce n'était déjà le cas. À quoi pensait-il ? Elle n'était pas vraiment penaude ou honteuse, mais elle n'était pas spécialement fière d'elle non plus, ça c'était clair. Elle attendait le verdict.

« T’as quand même failli me trouer comme une passoire. »

Là, par contre, elle afficha une expression gênée et dépitée à la fois, un mélange de sourire et de moue.

« Désolée… »

Si tu veux quand même m'engueuler, finalement, m'insulter ou me dénoncer à notre Directeur de Maison, voire même me frapper, je ne t'en empêcherai pas, je le mériterais bien, même si ce petit accident n'est rien de comparable avec tout ce qu'on a dû subir et qu'à ta place, je n'y accorderais probablement pas beaucoup d'importance. Il leva sa baguette sur elle et elle resta immobile, ses grands yeux bleus plantés dans ceux, tout aussi grands et tout aussi bleus, de son aîné, comme en attente de la sentence. Et les saletés déposées sur la peau de son visage et de son crâne s'envolèrent puis disparurent. Elle sourit et ses épaules se relâchèrent imperceptiblement, sous le couvert de sa grosse veste et de son écharpe en laine.

« Merci. »

Il fallait avouer qu'elle n'avait pas été très rassurée lorsqu'elle l'avait vu diriger sur elle sa baguette.

« Si c’était une technique de drague pour m’aborder… c’était plutôt original de ta part. »

Elle haussa les épaules. Ses instincts lui criaient de rentrer dans son jeu sans craintes, mais elle bridait sa spontanéité. Bien sûr qu'elle aurait pu lui répondre sur le même ton badin, mais elle ne le connaissait à peine, comment savoir sur quel pied danser avec lui ? Son naturel la sommait d'arrêter de se prendre la tête. Finalement, un peu plus timidement que d'ordinaire, elle lâcha.

« Je jouais à Cupidon. »

Sourire espiègle, yeux pétillants, n'était-elle pas adorable, la petite Caitlyn ? Elle ne pouvait s'empêcher d'apprécier ce type, son grand sourire taquin et son humour. Il avait l'air sympa. Il la désigna du doigt et eut un petit rire avant de lui demander :

« Et… tu t’essayais à quoi comme genre d’expérience ? Parce qu’on aurait pu croire que t’as été récuré l’antre d’un Dragon. »

Elle rigola à son tour. Il avait vraiment une imagination assez bouillonnante, ce garçon. Récurer l'antre d'un Dragon, et dire qu'on considérait l'exagération comme une caractéristique féminine ! Reprenant son sérieux.

« Je vois que tu n'as pas encore fait connaissance avec notre chère Forêt Interdite... »

Ben quoi, ne pouvait-elle pas s'amuser à lui faire croire que les Dragons faisaient partie des créatures qui y vivaient ? Après tout, d'un point de vue purement théorique, ce n'était pas impossible. Pourvu que le climat Écossais leur soit adapté, pourquoi n'habiteraient-ils pas dans la Forêt Interdite ?

« Non, en vrai c'est beaucoup moins glorieux. »

À quel point voulait-elle aller dans les détails ? Une bonne partie des élèves de sa classe savaient ce qui lui était arrivé, et il y avait probablement eu quelques bruits de couloirs par rapport à son séjour à l'infirmerie et à son problème de baguette. Mais de là à l'assumer au point de le raconter à un inconnu ? Non, malgré l'ouverture d'esprit et le détachement dont elle pouvait faire preuve dans certaines situations, Caitlyn n'en était pas encore à ce stade là.

« C'est juste que cette baguette est assez capricieuse, j'ai pas encore appris à bien la gérer… La mienne s'est cassée cet hiver, donc on m'a prêté celle-ci en attendant que je puisse aller m'en acheter une nouvelle. »

À voir si quelque chose faisait tilt dans l'esprit du Ricain ou s'il avait été trop occupé par ses propres affaires pour être réceptif aux rumeurs qui couraient.

« Du coup, ben je m'entraîne un peu et j'essaye de ne pas faire trop de victimes collatérales, si tu vois ce que je veux dire. »

L'immensité du parc était tout de même bien plus adaptée à ses tentatives. Recouvert d'un manteau de neige, endormi, silencieux et vide, c'était exactement ce qu'il lui fallait. La seule chose avec laquelle elle ne comptait pas, c'était lui.

« Et toi, qu'est ce que tu fais là, si ce n'est te métamorphoser en porc-épic ou en passoire ? »
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Jeu 27 Aoû 2015 - 1:58

Si Cupidon a son visage, j'suis certain que beaucoup de monde serait heureux de se faire piquer le cœur par cette jeune femme. Faut avouer qu'elle a un minois plutôt choupinet avec ses grands yeux bleus et son petit sourire en coin. Elle a le faciès d'un enfant un peu perdu, j'dois l'avouer. Bon, difficile de lui en vouloir c'est vrai. Même si elle a faillit me crever les yeux et me percer de part en part comme une vraie passoire. Je suis pas du genre rancunier et c'est pas comme si j'étais estropié. Je retire une dernière brindille de mes cheveux et qui pendait lamentablement devant mes yeux avant de reporter mon regard sur elle, toujours un sourire aux lèvres après lui avoir demandé si c'était l'antre d'un Dragon qu'elle récurait pour être dans cet état. Ça la fait rire... j'ai toujours dis que j'avais un putain d'humour Cool

- Je vois que tu n'as pas encore fait connaissance avec notre chère Forêt Interdite...

Je jette un œil à ma droite pour apercevoir la lisière de ladit Forêt... Non effectivement, j'ai pas fais connaissance et..

-Ouais non très peu pour moi. Avec vos histoires flippantes j'ai pas tellement envie d'apprendre à la connaître.

Oui oui, les histoires d'Accromentules géantes et compagnies, non j'ai pas envie. Je sais que je suis de nature très curieux mais je m'en passerais pour cette fois. Je me contente de ce que me raconte Maxime lors de ses escapades nocturnes sous sa forme de Loup pour apprendre à connaître cette Forêt et ça me suffit amplement pour le moment. Pour tout le temps en fait. Je me vois mal avoir la lubie d'y faire un tour... Puis sans rire, un coup d'oeil juste à la lisière vous suffit à vous coller des frissons jusqu'aux orteils. La seule raison qui m'amènerait à y faire un tour c'est Macy et/ou Maxime. Si l'une des deux ou les deux, se trouvaient en danger là bas, je n'hésiterais pas une seconde à y foutre les pieds pour les ramener. Non pas sans me faire dessus, je ne suis pas non plus le Superman du coin faut pas déconner, mais je n'ai plus à prouver que pour les deux femmes de ma vie, j'suis prêt à tout. Vous avez le droit de dire que j'suis trop mignon, parce que c'est vrai.

- Non, en vrai c'est beaucoup moins glorieux.
- Ah ? Tu brises déjà l'instant magique de ta démarche séductrice, tu gère pas !

Toujours avec le sourire et avec taquinerie, mais surtout avec légèreté. J'ai toujours été le mec le plus léger de la bande, justement. Maxime et Dean sont des nerveux silencieux. Spencer et Macy, des nerveux bruyants. Et moi j'suis la neutralité à toute épreuve. Chacun y trouvait sa place, c'était une vraie famille. Une famille complètement explosée dont deux d'entre eux sont mort désormais. Pas étonnant qu'on ait du mal à se reconstruire aujourd'hui. Mais je ne lâcherais rien. J'ai un devoir envers Macy et Maxime.Parce que je les aimes mais parce que je dois aussi assumer le rôle de Dean et de Spencer, celui qu'ils avaient envers elles. La chaine que je porte autour de mon cou en atteste désormais. J'vous rendrais fier les gars, soyez-en certains.
Je me recentre sur ma consœur, Caitlyn, toujours mains dans les poches. Allez raconte tout à tonton Wiwi.

- C'est juste que cette baguette est assez capricieuse, j'ai pas encore appris à bien la gérer… La mienne s'est cassée cet hiver, donc on m'a prêté celle-ci en attendant que je puisse aller m'en acheter une nouvelle.

Je fronce les sourcils un instant avant de hocher la tête, signe que je comprenais ce qu'elle me disait. Sa baguette cassée... Ca me colle un frisson, ça aussi. Tout simplement parce que notre baguette est carrément un prolongement de notre corps. Elle nous correspond, c'est comme si elle a un jour été fabriquée pour nous, pour nous revenir. La perdre c'est un peu perdre une partie de soi, alors j'imagine que pour Caitlyn, ça n'a pas dû être simple. Apprivoiser une baguette qui n'est pas la sienne, encore moins.

- Du coup, ben je m'entraîne un peu et j'essaye de ne pas faire trop de victimes collatérales, si tu vois ce que je veux dire. 
- Ouais, j'pense que j'ai bien compris le message.

Je sors un paquet de clope de ma poche de manteau et en glisse une entres mes lèvres qui esquissent un léger sourire. Briquet en main, je l'allume et inspire la première bouffée tranquillement, avec une pointe de soulagement. Il ne faut pas que j'oublie mes recherches avec tout ça, concernant Maxime et les solutions qui pourront m'être apportées. Je lance un regard aux alentours... Le parc était effectivement l'endroit idéal pour s'entrainer avec une baguette capricieuse même s'il y a toujours des joyeux lurons comme moi pour s'y balader, même à cette heure de la journée.

- Et toi, qu'est ce que tu fais là, si ce n'est te métamorphoser en porc-épic ou en passoire ?

Qu'est-ce que je fais là ? Instant de bug et de réflexion... Ah, justement. J'étais là pour.. Réfléchir. Me poser. Avant d'aller faire bouillir mon cerveau sous un tas de bouquin, de définition et j'en passe. Peut-être que Macy voudra bien me donner un coup de main... Peut-être ? C'est même certain. Et on ne sera pas de trop, avec deux cerveaux.
Je hausse les épaules, tire une nouvelle fois sur ma clope et expulse la fumée sur le côté, histoire de ne pas enfumer la jeune femme devant moi, prenant ma cigarette entre mes doigts gelés. Il reste de la neige un peu partout et les températures sont pas non plus extraordinaires. Rien avoir avec le West Coast.

- J'étais là pour prendre un peu l'air, rien de particulier en vu. Pas de baguette à apprivoiser, pas de pulsion meurtrière avec le besoin de trouer les gens comme un gruyère.

Petit regard taquin, je pense qu'elle comprend que je la fais marcher et que je me permets juste de la taquiner un peu. Elle l'aura vite comprit, à mon sens. Nouvelle bouffée sur ma clope, nouvelle expulsion de fumée. On est bien, ici. Entouré de calme. C'est exactement ce dont j'avais besoin pour réfléchir. Et ça me change de la soirée de dingue que j'ai passé avec Ryans... Sans déconner. Ca n'avait aucun sens. Mais je dois avoué que ça fait du bien de se marrer comme ça, sans pression, sans retenue. Oui, c'était une bonne soirée, en toute tranquillité. Il est cool ce type, même s'il m'a peloté. Le coquinou.

- J'suis désolé pour ta baguette au fait... Je ne peux pas tellement comprendre mais je me doute que ça doit être compliqué à vivre. Et a gérer, aussi.

C'est un peu l'histoire du membre fantôme quand tu la perds, du moins, je suppose. Ca doit être pire que ça. Long frisson de nouveau... Finalement, je ne vais peut-être pas essayé d'imaginer. C'est dingue parce que maintenant que j'y pense, j'ai du mal à imaginer une vie sans ma baguette près de moi, dans ma poche. Comme si j'en serais démuni si ça devait arriver. Ce qui serait probablement le cas. Et j'aurai d'ailleurs dû l'utiliser sur ces enfoirés qui m'ont prit Jude.
Bref, passons. Je désigne d'un signe de tête la baguette qu'elle tient en main, m'apprêtant à porter ma cigarette entre mes lèvres.

- Il lui est arrivé quoi à ta baguette ? Enfin, pas celle que tu as dans la main mais l'autre.

Je sais, elle a été cassée, tu me l'as dis. Mais la question est surtout, comment ou pourquoi ? Simple curiosité, comme d'habitude.

- Enfin si t'as pas envie d'en parler, j'comprendrais. Toi qui vois.

Je ne suis du genre à me formaliser de ce genre de chose, de toute manière. Ça ne tient qu'à toi.
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Sam 5 Sep 2015 - 1:37

Il fallait l'avouer, Caitlyn ne savait pas où se mettre. Elle ne pouvait s'empêcher de trouver la situation assez amusante, mais elle était consciente du fait qu'elle avait failli crever un œil à William. Et lorsqu'il le lui rappela, elle prit un air penaud pour s'excuser sincèrement une fois de plus, et sentit le rouge lui monter aux joues. Heureusement qu'elles étaient maculées de suie, finalement ! Suie qu'il ne tarda pas à faire disparaître d'un coup de baguette, et elle sut qu'il ne lui en voulait pas vraiment pour les brindilles qui étaient venues s'enfoncer dans la peau de son visage et dans ses vêtements. Il finit d'enlever celles qui s'étaient coincées dans ses cheveux et commença à poser des questions. Lorsqu'il lui demanda si c'était l'antre d'un Dragon qu'elle avait récurée pour noircir ainsi ses cheveux et la peau de son visage, elle ne put s'empêcher de rire puis le taquina en disant qu'il n'avait probablement pas encore fait connaissance avec leur fameuse Forêt Interdite. Il jeta un coup d'œil vers la lisière, donc, et sembla se glacer.

« Ouais non très peu pour moi. Avec vos histoires flippantes j'ai pas tellement envie d'apprendre à la connaître. »

Elle eut un sourire. En vrai, elle n'avait jamais entendu parler d'un Dragon à Poudlard, mais au fond, ce n'était pas impossible ! À force, elle avait appris à vivre dans le voisinage de la Forêt Interdite au quotidien. Elle n'avait certes pas spécialement envie de se retrouver nez à nez avec une Accromentule géante ou sur la trajectoire d'un troupeau de Centaures en colère, mais elle n'avait jamais été de nature très craintive et vivre dans un château au milieu d'un parc entouré d'une Forêt où vivaient des Créatures Magiques potentiellement dangereuses ne la gênait pas vraiment. Elles n'avaient jamais tué personne qui ne soit pas venu empiéter sur leur territoire, après tout. Enfin, sauf certains Loups-Garous. Entre autres… Bref. Oui, bon, d'accord, elle était probablement inconsciente, sûrement même, et un peu naïve, voire beaucoup. Mais elle ne voyait aucune raison pour laquelle elle devrait servir de cible à des Créatures Magiques. Probablement en dirait-elle autre chose le jour où elle se ferait courser par un Chien à Cœur ou autre bestiole du genre ! Mais en attendant, si elle était pleine de cendres et proche de la lisière de ladite Forêt, c'était pour une raison bien moins prestigieuse que celle qu'il avait suggérée, et elle ne tarda pas à le lui avouer.

« Ah ? Tu brises déjà l'instant magique de ta démarche séductrice, tu gère pas !
- Pardon, pardon ! »

Elle eut à nouveau un sourire amusé et leva les yeux au ciel alors qu'elle s'excusait, rentrant dans son jeu. Ce mec était plutôt fun. Mains dans les poches, grands yeux bleus exorbités, laissant le vent jouer avec ses cheveux, il la regardait avec cet air taquin et semblait avoir depuis longtemps oublié qu'elle avait failli le transpercer comme une passoire avec des brindilles. Elle haussa les épaules et son sourire devint légèrement plus fade lorsqu'elle lui expliqua en lui épargnant les détails qu'elle avait récupéré une baguette qui ne lui appartenait pas quand la sienne avait été brisée en hiver. Il hocha la tête en fronçant les sourcils, et sembla à son tour moins enjoué. Elle ne lui avait certes pas expliqué ce qu'elle avait fait, concrètement, pour qu'elle ressemble à un ramoneur de cheminées ou à un chimiste fou, mais il avait certainement entendu l'explosion qu'elle avait provoquée, donc, sachant qu'elle avait une baguette désobéissante, il n'était pas difficile de deviner plus ou moins ce qui s'était passé et pourquoi. D'un ton plus léger, elle conclut en disant qu'elle s'efforçait en temps normal de ne pas faire trop de victimes collatérales pendant ses séances d'apprivoisement… raison pour laquelle elle était sortie à une heure pareille.

« Ouais, j'pense que j'ai bien compris le message. »

Et il tira de sa poche un paquet de clopes, en choisit une, et l'alluma, pensif. S'étant retrouvé au mauvais moment au mauvais endroit et avait subi les conséquences d'un caprice de sa baguette, il pouvait aisément s'imaginer qu'il valait mieux pour tout le monde qu'elle ne s'essaye pas à la magie à l'intérieur d'un château bondé de jeunes sorciers avant qu'elle n'ait un tant soit peu le contrôle de sa magie. Forcément, c'était pas simple d'apprivoiser une baguette qui ne l'avait pas choisie, d'autant plus que les caprices de celle-ci lui rappelaient chaque jour qu'elle avait été séparée de sa compagne de toujours, qu'on lui avait arrachée une partie de son être. Elle ne gardait aucun souvenir des circonstances dans lesquelles on lui avait brisé sa baguette, mais celui qui avait fait ça devait lui vouloir beaucoup de mal, et il ne s'était pas loupé. Mais elle ne voulait pas forcément trop y penser, et elle ne tarda pas à lui demander en retour ce qu'il faisait là à une heure pareille. Il haussa les épaules et tira sur sa clope.

« J'étais là pour prendre un peu l'air, rien de particulier en vu. Pas de baguette à apprivoiser, pas de pulsion meurtrière avec le besoin de trouer les gens comme un gruyère.
- Vas-y, t'es pas drôle. »

Elle sourit, cependant, même si dans le fond, sa blague n'était pas franchement très recherchée. Ce n'était probablement même pas censé être une blague. C'était simplement une connerie prononcée pour détendre l'atmosphère, et sans doute aussi parce qu'il n'avait pas trop envie de s'étaler sur les vraies raisons de sa petite sortie. Mais elle ne lui en voulait pas. Elle aimait bien son détachement. Et surtout, elle le respectait. Il tira une nouvelle latte sur sa clope. Il faisait attention à ne pas trop l'enfumer et elle lui en était reconnaissante. Même si elle ne fumait pas, cela ne la dérangeait pas de voir ni d'accompagner quelqu'un fumer, mais ce n'était pas pour autant qu'elle aimait se recevoir de la fumée dessus.

« J'suis désolé pour ta baguette au fait... Je ne peux pas tellement comprendre mais je me doute que ça doit être compliqué à vivre. Et a gérer, aussi.
- Ben c'est surtout chiant, ouais. Je pensais pas être devenue autant dépendante de ma baguette… je me sens toute nue et vulnérable sans. C'est bizarre. »

Elle se sentait comme perdue, pas à sa place. C'était probablement le but, d'ailleurs. Une sang-mêlée comme elle n'avait absolument rien à faire parmi des sorciers, n'est ce pas ? Même si elle-même continuait, ou du moins essayait de continuer, à se considérer comme une sorcière au même titre que n'importe quel autre être humain doté de pouvoirs, le message contenu dans la rupture de sa baguette était clair : elle n'était pas digne d'en posséder et d'en utiliser une. Et, mine de rien, ça lui faisait mal.

« Il lui est arrivé quoi à ta baguette ? Enfin, pas celle que tu as dans la main mais l'autre. »

Qu'est ce qui lui était arrivé ? Elle même ne savait pas trop. La cassure était propre, précise, il ne faisait aucun doute qu'elle ait été parfaitement voulue. Ce n'était pas un accident, une chute, c'était tout à fait intentionnel. Mais par qui et pourquoi ? Elle n'en avait aucune idée. Ni même quand et où. Elle l'avait appris alors qu'elle était à l'infirmerie, une semaine après y avoir été transportée d'urgence. C'était à l'infirmerie, aussi, qu'elle avait compris qu'elle avait reçu un Sortilège d'Amnésie. Elle ne se souvenait de rien. Répondre à William qu'elle ne savait pas n'aurait pas été un mensonge, mais pourtant, elle n'était pas sûre de le vouloir. Car lui répondre qu'elle ne savait pas signifierait qu'elle avait reçu un Oubliette. Et avoir reçu un Oubliette impliquerait qu'on avait voulu lui faire oublier quelque chose de grave. Elle ne l'évoquait presque pas, donc, que ce soit devant ses proches ou devant des inconnus. Elle ne voulait pas qu'on s'inquiète pour elle, et encore moins qu'on la plaigne. Elle l'avait avoué cash à tous ceux qui lui avaient demandé, lorsqu'elle était encore à l'infirmerie, mais depuis qu'elle en était sortie, elle n'en parlait pas.

« Enfin si t'as pas envie d'en parler, j'comprendrais. Toi qui vois. »

Il n'y avait pas que ça. Elle sentait qu'il y autre chose. La fierté et la volonté d'éviter d'inquiéter ses proches lui étaient familières, mais cette fois-ci, c'était différent, c'était un sentiment qu'elle ne connaissait pas, ou pas dans cette mesure. La pudeur, la honte. Elle n'avait jamais eu de mal à assumer les marques que portait son corps et le vécu auquel elles renvoyaient, n'avait jamais voulu Leur faire le plaisir de se cacher, et s'était toujours efforcée de s'accepter telle qu'elle était. C'était tellement facile. Trop facile. Et aujourd'hui, non seulement ne voulait-elle pas montrer son corps, mais elle ne voulait même pas le décrire. Elle essayait de se raisonner, elle n'avait pas à avoir honte de ce qu'elle n'avait pas fait, de ce qu'elle avait subi. Mais c'était plus fort qu'elle. Même si elle ne conservait aucun souvenir de ce qu'elle avait enduré, même si elle avait rapidement reçu une prise en charge de qualité à l'infirmerie et ne conservait que quelques cicatrices, les séquelles psychologiques étaient bel et bien là et commençaient à se manifester. Elle n'allait à la Salle de Bains qu'à ses heures creuses ou empruntait celle des Préfets, elle tirait les baldaquins autour de son lit lorsqu'elle se changeait ou le faisait lorsqu'elle était seule dans son dortoir. Elle savait bien, pourtant, que personne n'allait la regarder, que chacun s'employait à sa propre tâche sans trop faire attention aux autres, par respect réciproque, mais rien à faire, elle était gênée, mal à l'aise, et évitait le plus possible de devoir découvrir sa peau devant les autres, comme si elle voulait la protéger. Et, à chaque fois qu'elle passait devant un miroir, elle avait ce pincement au cœur, cette oppression de la poitrine, cette grimace de dégoût, presque.

Pourtant, ses cicatrices n'étaient pas très visibles. Disons que ce n'étaient pas les énormes balafres boursouflées sur lesquelles on distinguait encore les traits de suture et qui barraient les joues ou les torses des hommes d'armes. Mais la magie ne pouvait pas non plus tout faire, et, malgré les sortilèges de soins qu'elle avait reçus, malgré les pommades cicatrisantes et hydratantes qu'on lui avait administrées, il lui restait des marques blanches, un peu rosées, légèrement en relief pour certaines, discrètes, mais bel et bien là, perturbant la surface homogène de sa peau. Sur son dos, c'était à peine si on arrivait à distinguer, parmi la multitude de traces, quelques lettres du message qui y avait été intaillé. Mais ceux qui en connaissaient l'existence pourraient l'y relire en regardant bien. Et c'était pareil pour les autres endroits où sa peau ne s'était pas parfaitement refermée : ils ne sautaient pas forcément à l'œil car ils étaient isolés, mais plus on la contemplait longuement, plus on les remarquait. Sous son œil gauche, en haut à droite de son front, sur son menton… Des petites taches claires, au contour assez irrégulier, attestant de l'emplacement et de la violence des coups qu'elle avait reçus. Une violence dont elle n'avait plus aucun souvenir, et c'était peut-être bien une des raisons pour lesquelles elle ne voulait pas en parler. Elle ne savait pas comment se l'imaginer. Elle se sentait perdue, trahie. C'était frustrant. Elle détestait ne pas savoir, ne pas comprendre. Elle avait envie de pleurer.

Elle haussa les épaules et eut un sourire faussement détaché.

« Elle n'a pas survécu à la Bataille de Noël… J'espère qu'on aura des Vacances à Pâques, pour que je puisse aller m'en procurer une nouvelle. »

Elle cachait plutôt bien son jeu. Seul quelqu'un qui la connaissait serait à même de distinguer à quel point elle avait mal. Mais William, normalement, n'y verrait qu'une réserve légèrement gênée dont il venait de lui affirmer la compréhensibilité. À moins qu'il ne soit plus observateur que la normale, mais vu le ton léger qu'il utilisait lui-même, elle osait en douter, ou du moins espérer qu'il s'abstiendrait de tout commentaire. En fait, elle lui en serait assez reconnaissante. Elle le sentait curieux, cependant, et, en soi, c'était normal. Probablement l'aurait-elle été aussi, à sa place. Mais elle ne comptait vraiment pas parler de ce qui était arrivé à sa baguette ni de ce qui s'était passé ce jour là, s'enfermant volontairement mais inconsciemment à la fois dans un long et dangereux silence sur ce mystère ainsi que sur tous les sentiments qu'il éveillait en elle et qui ne cherchaient qu'à être exprimés.

« Bon, tu me diras, j'préfère perdre ma baguette que perdre un pote. »

Petit rire. C'était pas drôle. Et elle ne savait pas à quel point elle venait de viser juste. (Désolée William/Jess ! :999:)

« On a eu du bol. »

Dixit celle qui a été retrouvée quasi nue et à moitié vidée de son sang dans le parc au petit matin du jour de Noël. Mais il était vrai qu'elle n'avait perdu aucun de ses proches cette nuit là, et ça relevait presque de l'exploit.

« Enfin en tout cas, perso, je m'en tire bien. Et puis, c'est drôle, des fois, une baguette qui t'obéit pas. Bon, d'accord, pas quand ça manque d'aveugler ou d'assommer quelqu'un… mais on va dire que ça fait une expérience ! »

Comment ça, c'était un gros mensonge ? Mais pas du tout, voyons. Ahm.

« Bon, et sinon, ça te dit d'aller, je sais pas, prendre un verre ou grignotter quelque chosem au chaud si possible ? Tu sais, histoire d'apprendre à se connaître, de sympathiser. Faudrait pas que ma tentative de drague ne tombe pas à l'eau ! »

Et la voilà qui lui adressait un petit clin d'oeil entendu. Non, bien sûr, qu'elle n'était pas en train de le draguer - enfin, peut-être un peu quand même, mais chut ! - mais pourquoi pas faire connaissance avec un américain, puisqu'elle en avait enfin réellement l'occasion ? Et puis, elle devait avouer qu'elle commençait effectivement à avoir un peu froid, à force de rester immobile dans le parc enneigé, avec la brise qui commençait à se lever...
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Mar 15 Sep 2015 - 12:05

Cigarette entre mes lèvres, j’expulse ma fumée vers le ciel attendant toujours en silence de voir si oui ou non elle souhaite me conter les mésaventures de sa baguette. Je ne lui en voudrais pas de ne pas le faire. Si elle juge ça trop personnelle, c’est elle et uniquement elle que ça regarde. Je sais que je suis un sacré fouineur mais il y a malgré tout, des limites.

—  Elle n'a pas survécu à la Bataille de Noël… J'espère qu'on aura des Vacances à Pâques, pour que je puisse aller m'en procurer une nouvelle.
— J’espère pour toi aussi. Concernant les vacances de pâques… ouais, ça ferait le plus grand bien.

De se retrouver entre potes sur les côtes de L.A, comme avant, sous la chaleur et le soleil. Rien que d’y penser ça me fou le cafard et ce dernier s’accroit lorsque je me dis qu’il faut pas trop déconner et ne pas se faire trop d’espoir à ce sujet. La déception risque d’être rude sinon. Cette école est cool, les personnes qui y sont aussi mais je dois avouer que je suis nostalgique de Salem, de la température mais aussi de cette liberté que nous avions plus ou moins avec les vacances. Les dernières que nous avons passées datent de l’été dernier où nous n’étions que Spencer, Macy et moi. On s’est senti affreusement seuls, putain. Deux places vides. Deux. Nous n’avions même pas le cœur à faire la moitié de ce que nous faisions d’habitude lorsque la famille était au complet. Alors quand Spencer est mort sous nos yeux… Je sais pas si nous aurions pu supporter un mort de plus. Une troisième place vide. Jusqu’à ce que nous retrouvions Maxime, par je ne sais quel miracle. Et si ça n’avait pas été le cas, je n’aurai pas eu le choix que de rester debout au moins pour Macy. J’éprouve un amour inconditionnel pour Maxime mais c’est différent pour celle que je considère purement et simplement comme ma jumelle. Je ne suis pas de ceux qui seraient capable de vous dire si oui ou non, il serait capable de tuer en cas de danger. En revanche, si c’est pour éviter à ce que Macy termine entre quatre foutues planches, je n’hésiterais pas une seconde et ce, même si ça engendre des années de cauchemars derrière.

— Bon, tu me diras, j'préfère perdre ma baguette que perdre un pote.

Une enclume tombe lourdement sur mon estomac.
Je lâche un rire amer tout en me grattant la tempe du pouce. Ça, ça fait mal.

— A qui l’dis-tu.

J’aurai préféré perdre un bras plutôt que de savoir mes deux potes morts. Je n’en veux pas à Caitlyn – Ni à la joueuse parce que cette réflexion reste hyper crédible ! :bomm: -, elle n’est pas censée savoir cette vérité alors je m’évertue d’afficher un sourire au coins des lèvres tout en continuant de fumer ma cigarette qui est presque terminée. Je ressens déjà l’envie d’en rallumer une. Foutue nervosité.

— On a eu du bol.
— C’pas le cas de tout le monde, mais ouais. On a eu du bol.

On a eu du bol d’avoir eu la rage nécessaire pour les repousser afin qu’ils n’envahissent pas une seconde fois le château. Ouais, j’connais pas ce qu’ils ont vécus etc, et honnêtement j’ai pas envie que ça arrive. L’idée même que ces types rôdent dans les couloirs à l’affut du moindre écart pour t’en foutre plein la gueule,  m’horripile. Encore plus lorsque j’imagine Macy ou Maxime en être victime.
Ouais, on a eu du bol. En espérant que tout cela continue en ce sens. Je repense à Salem et aux fragments explosés… Qu’est-ce qu’elle devient aujourd’hui ? On ne le sait même pas. On ne sait pas si le Supérieur y ont fait leur siège, si elle se reconstruit dans l’ombre ou si elle restera éternellement un monument inhabitable et en ruine. J’en ressens un pincement au cœur. C’est là-bas qu’était notre maison, nos repères, nos souvenirs et nos premiers pas dans la magie. Et je suppose que ceux de Poudlard ressentiraient la même chose si les rôles avaient été inversés.

— Enfin en tout cas, perso, je m'en tire bien. Et puis, c'est drôle, des fois, une baguette qui t'obéit pas.

Je lève mon regard vers elle, sourire en coin…

— Bon, d'accord, pas quand ça manque d'aveugler ou d'assommer quelqu'un… mais on va dire que ça fait une expérience !
Il ne te reste plus qu’à te trouver les bons cobayes. Je suis certain que tu en trouverais sans problème.

Des putains de racistes de préférence.
Penser de cette manière me rend peut-être aussi stupide qu’eux mais il faut avouer qu’il y a circonstances atténuantes. Je termine de tirer sur la dernière latte de ma clope avant de l’éteindre contre la semelle de ma basket et de la jeter dans un cendrier portatif. Oui oui, une petite boite que m’a offert Macy parce que : « Que tu fumes trop c’est ton problème, mais j’en ai marre de te voir jeter tes mégots partout ». Parfois j’ai envie de demander au grand Seigneur pourquoi il n’a pas troqué les seins de Macy contre un pénis, j’aurai pu me marier avec elle.
Je range la petite boite en métal où mon prénom y est gravé – Miss Davis ne fais jamais les choses à moitiés, sachez bien ça -.

— Bon, et sinon, ça te dit d'aller, je sais pas, prendre un verre ou grignotter quelque chose au chaud si possible ? Tu sais, histoire d'apprendre à se connaître, de sympathiser. Faudrait pas que ma tentative de drague ne tombe pas à l'eau !

J’hausse les sourcils avant de réfléchir une demi-seconde. J’étais ici pour essayer de trouver une solution pour Maxime et ses crises de T.E.I, espérant que l’air frais m’aiderait à m’y retrouver et à avoir les idées plus claires. Je ne m’attendais pas à recevoir une nuée de branches-tueuses mais on peut dire qu’en coup de fouet, j’aurai pu difficilement avoir mieux. J’devrais peut-être aller voir Helland pour savoir si un breuvage magique n’existe pas… Ou tout simplement Mlle Roberts-Moore.
Je me recentre sur Caitlyn et sa proposition… Difficilement refusable lorsque l’on se les gèle ici. D’autant plus qu’elle est mignonne. Quand je dis mignonne, je veux dire par là qu’elle est gentille. Bon, elle est aussi canon. C’est pas parce que je suis plus glace que fruit de mer que je ne peux pas avoir un avis totalement objectif sur la question. Et vous pouvez m’applaudir pour cette petite comparaison de goût déguisé en saveur gastronomique.

Clin d’œil de ma part, sourire charmeur :

— Faut croire que t’es bien partie. Ça ressemblerait presque à un rencard.

C’est une boutade, ça va de soi.
NB : Sauf que Will est parfois un peu stupide et que présentement, il ne comprend pas que cette boutade peut être vu comme une taquinerie sérieuse. :gla: Fin de la note de l’auteur.

Sa proposition est tentante et vu les circonstances, je ne serais pas contre un échange plus léger, le temps que mes idées se remettent en place et que je trouve une échappatoire à tout ça. Macy refusera de me parler jusqu’à demain. Maxime refusera elle, de se montrer. Je les connais suffisamment pour savoir qu’il ne faut pas interférer dans l’isolement de chacune. Pas à ce stade.

— Même si je devrais dire : Pas le premier soir, je suis preneur pour le verre ET un truc chaud à manger. Mais pas dans la grande salle, j’ai pas trop envie d’être dans le brouhaha ce soir.

Parce que sinon j’vais pas réussir à réfléchir correctement et les endroits calmes me conviennent tout autant. Mon gros cerveau se concentre mieux dans un environnement serein et neutre, même si je parle d’autre chose avec quelqu’un, comme s’il était divisé en deux parties. Une qui m’aide à me concentrer sur la personne en face de moi et l’autre carburant dans son coin pour trier certaines informations, de manière inconsciente.
Je glisse les mains dans mes poches et commence le chemin du retour, marchant aux côtés de ma comparse Serdaigle. Etonnant que je ne l’aie jamais vu auparavant.
Nos pas crissent sous la quelque poudreuse restante de cet hiver et je me rétracte un peu plus dans mon manteau lorsqu’une brise vient se frotter à nous. Il caille, merde.

— C’est dans ces moment-là que Los Angeles me manque. Il caille toujours par chez vous, c’est pas humain.

Un long frisson glacial vient approuver ma phrase, me faisant grimacer par la même occasion.

— Bon, que nous cache ce jolie minois à part le fait d’être testeuse de baguette magique inconnue ? J’ai pas l’impression de t’avoir vu dans m…. putain !

Mon pieds dérape subitement sur une plaque de glace et la douleur se propage presqu’aussitôt où mon dos rencontre la surface dur. J’émets un grognement étouffé, mon souffle se coupant une fraction de seconde avant de s’infiltrer de nouveau dans mes poumons. J’attends une poignée de seconde avant d’ouvrir les yeux et me redresse sur mes coudes sous une grimace douloureuse, sentant cette fois une vague de chaleur se propager chez moi. Je viens de me taper une honte monumentale comme si me prendre pour un gruyère ne suffisait pas… Je lâche un ricanement mi-douloureux, mi-amusé parce que je suis plutôt bon joueur pour ce genre de chute mais ça ne change rien au fait que j’ai mal aux fesses et au creux des omoplates.

Putain de Karma.
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Dim 1 Nov 2015 - 19:14

« À qui l'dis-tu. »

Le rire de William fut aussi amer que celui de Caitlyn. Mieux valait perdre sa baguette que perdre un pote. … Non mais quelle remarque débile ! Elle leva les yeux au ciel. Elle n'arrivait même pas à savoir si elle était sérieuse ou pas en disant ça. Humour noir ou cri du cœur d'une gosse paumée dans un monde en guerre ? Elle essayait de dédramatiser la situation, s'accrochant à des prises on ne pouvait moins stables, imaginant des cas de figures pire que le sien pour se persuader qu'elle s'en tirait bien. Qu'elle s'en tirait bien alors même qu'elle avait failli y passer à Noël et en conservait des séquelles physiques et psychologiques à défaut de s'en souvenir. Qu'elle s'en tirait bien alors même qu'elle avait perdu sa famille l'an dernier et qu'elle avait vu son copain se faire torturer devant ses yeux. C'était désolant.

« C’pas le cas de tout le monde, mais ouais. On a eu du bol. »

Elle ne savait même pas pourquoi elle avait dit ça. Ils avaient eu du bol. Qui ça, ils ? Les survivants, qui avaient pour la énième fois vu la mort en face d'eux et y avaient échappé belle, se condamnant à continuer à vivre cet Enfer ? Ce n'était pas le cas de tout le monde, non. Des gosses étaient morts par dizaines, peut-être même par centaines désormais, entre les murs de ce château, victimes d'une haine aveugle. Rafle après rafle, bataille après bataille, dans la solitude et l'anonymat des masses. Caitlyn secoua la tête. Elle n'avait pas envie de se noyer dans ce genre de pensées, de se faire aspirer dans cette spirale dévastatrice. Pas maintenant. C'était totalement égoïste, mais le seul moyen de continuer à avancer, c'était de ne pas se retourner. Vivre au jour le jour, en tirer le meilleur et ne pas s'attarder sur le reste. C'était un peu sur ce ton là que Caitlyn conclut la conversation et réorienta le sujet sur la fameuse baguette qui remplaçait temporairement la sienne. Difficile à maîtriser, ses caprices créaient des situations parfois dangereuses, mais, malgré tout, plutôt amusantes dans le fond, du moins à raconter ou à imaginer.

« Il ne te reste plus qu’à te trouver les bons cobayes. Je suis certain que tu en trouverais sans problème. »

Le sous-entendu était parfaitement clair et la rage vibrait dans la voix de William. Il tira une dernière latte de sa clope et l'éteignit sur la semelle de sa chaussure avant de sortir un cendrier portatif de sa poche et de l'y déposer. Cette rancœur qu'elle pouvait sentir irradier partout autour de lui, Caitlyn la connaissait bien. Cette envie de Les tabasser, de Les faire payer pour tout ce qu'Ils leur avaient fait endurer, à eux et à leurs proches. Elle n'osa pas sourire. Il avait répondu à sa boutade mais il était sérieux. Elle haussa les épaules, cependant, et misa sur le changement radical de sujet. Se lamenter, en plus de ne pas être constructif pour un sou, serait contre-productif et ne ferait que les décourager davantage. C'était là dessus qu'elle basait toute sa philosophie, c'était là sa stratégie pour survivre, pour continuer à avancer. L'essentiel était de garder le sourire, de rester enthousiaste. Il haussa un sourcil. Ben quoi ? N'avait-il pas envie de passer un moment avec elle, de faire connaissance ? Il finit par lui adresser un sourire et un clin d'œil qui auraient pu faire craquer la nonne la plus chaste au monde.

« Faut croire que t'es bien partie. Ça ressemblerait presque à un rencard.
- Ah la la, tout de suite les grands mots. »

Elle leva les yeux au ciel mais sans se départir de son sourire. C'était parti d'une boutade, elle était entrée dans son jeu, mais finalement elle n'était pas sûre d'être réellement en train de blaguer. Ses grands yeux bleus, son petit nez pointu, ses cheveux en bataille… clairement, il était mignon. Et drôle, et intelligent, et gentil. Ça faisait beaucoup de qualités. Alors oui, elle rigolait avec lui comme si de rien n'était, mais au fond, elle ne pouvait pas prétendre qu'un rencard ne lui ferait pas plaisir.

« Même si je devrais dire : Pas le premier soir, je suis preneur pour le verre ET un truc chaud à manger. Mais pas dans la grande salle, j’ai pas trop envie d’être dans le brouhaha ce soir.
- De toute façon, faudra qu'on passe direct aux cuisines, l'heure du repas est passée depuis un bon bout de temps. »

La Grande Salle était très probablement vide, il y avait fort à parier que les jeunes sorciers s'étaient rassemblés devant les cheminées de leurs Salles Communes respectives ou pas. Échapper au brouhaha tout en restant au chaud serait assez difficile, donc. Il aurait le choix entre des dizaines d'elfes de maison s'affairant autour d'eux ou des camarades plus ou moins bruyants et invasifs. Côte à côte, leurs mains enfouies dans leurs poches et leurs mentons rentrés dans leurs écharpes, ils prirent la direction du château. La neige crissait sous leurs pas et la brise naissante les fit frissonner.

« C’est dans ces moment-là que Los Angeles me manque. Il caille toujours par chez vous, c’est pas humain. »

Elle sourit. Habituée à des températures plus basses que la moyenne, elle n'était pas franchement de nature frileuse mais ne prétendait pas avoir chaud pour autant, surtout après être restée immobile pendant plusieurs minutes.

« Je suis jamais allée à Los Angeles. Ni autre part aux States, en fait. Mais ça doit faire une sacrée différence... »

Ceci dit, elle préférait de loin devoir enfiler quelques pulls supplémentaires plutôt que de ne pas savoir quoi enlever de plus et d'étouffer à cause de la canicule. Elle était peut-être plus résistante au froid que William, mais il était certainement moins sensible à la chaleur qu'elle. Pendant une fraction de seconde, elle le vit torse nu devant elle, sa peau lisse et bronzée… Heureusement, il reprit la parole.

« Bon, que nous cache ce jolie minois à part le fait d’être testeuse de baguette magique inconnue ? J’ai pas l’impression de t’avoir vu dans m…. putain ! »

Elle sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine lorsqu'il jura et tomba lourdement par terre devant elle sans qu'elle n'ait le temps de faire quoi que ce soit pour l'en empêcher. Elle l'entendit grogner de douleur, le vit se crisper sur le sol les yeux fermés et esquissa un mouvement dans sa direction. À son tour, elle sentit ses pieds glisser sur la surface dure et lisse de la plaque de glace et elle crut qu'elle allait elle-aussi tomber, sur lui qui plus est. Battant des bras, se penchant vers l'arrière puis vers l'avant, elle réussit à retrouver tant bien que mal son équilibre.

« Oh putain. »

Son juron, contrairement à celui de William, fut l'expression de son soulagement. Son cœur battant la chamade, elle serra les dents sous la douleur sourde qui irradiait de la peau fragile de son dos suite à ses distorsions, réflexes pour rester debout. Rapidement, toutefois, elle se rappela de la chute brutale de William et le vit qui se redressait, s'appuyant sur ses coudes. Précautionneusement, elle le rejoignit et s'agenouilla à côté de lui pour se mettre à sa hauteur et pour pouvoir l'aider s'il le fallait.

« Ça va ? Tu t'es pas fait mal ? »

Question bête, évidemment qu'il s'était fait mal, mais elle voulait savoir s'il n'avait rien de cassé. Il lâcha un ricanement, probablement qu'il était encore un peu sonné. Après ce genre de chute, il devait avoir l'impression que tous ses os s'étaient déplacés dans son corps, c'était assez abrutissant.

« J'espère que tu ne comptes pas tomber dans les pommes, c'est un peu tôt pour du bouche à bouche ! »

Un, deux, trois… sourire !
Ahm.

« Ça va aller ? T'as besoin d'aide ? »

Elle se releva et lui tendit une main pour qu'il puisse en faire de même. Une à nouveau tous les deux debout, elle lui sourit, un peu gênée. Il avait failli se faire transpercer par une armée de brindilles tout à l'heure, maintenant il venait de se péter la gueule par terre… Elle ne savait plus trop où se mettre.

« J'ai comme l'impression que c'est pas trop ton jour… »

Et maintenant qu'elle y repensait…  il n'avait effectivement pas l'air trop dans son assiette déjà au tout début. Sur le moment, elle l'avait tout simplement interprété comme une réaction normale vis à vis de quelqu'un qui venait de le mettre en danger, exprès ou pas, et ils avaient rapidement adopté un ton plus léger. Mais elle n'oubliait pas son attitude à l'évocation des Supérieurs et de leurs crimes, et elle ne serait pas étonnée d'apprendre qu'il broyait du noir et que voir le sort s'acharner sur lui ne l'aidait pas trop. Insidieusement, cette pensée se fit sa petite place dans son esprit, si bien qu'elle finit par s'en convaincre. Toutefois, elle n'osa pas insister et préféra le laisser décider s'il voulait considérer sa remarque comme une boutade ou s'il voulait y répondre sérieusement.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Sam 7 Nov 2015 - 21:05

Macy et Maxime seraient là, elles se foutraient de ma gueule ouvertement. Je crois que même Princess J y trouverait son compte et elles auraient toutes raisons parce que je suis loin d’être le genre de type qui tombe avec un minimum de classe… heureusement que je n’ai pas pour but de draguer cette nana parce que j’aurai tout fait foiré en un claquement de doigts.
 
Et putain, mon coccyx est en miette ! Foutu neige. Foutu hiver. Foutu verglas.
 
Mais je ne suis visiblement pas le seul à en subir les frais puisque Caitlyn est entrain de patiner et de battre des bras devant moi, manquant de tomber à son tour. Par réflexe, je tends les bras pour la réceptionner ou la rattraper mais la douleur me crispe et je retombe sur mes coudes. Elle a heureusement plus de chance que moi.
 
— Oh putain.
— C’est exactement ce qu’est entrain de me dire mon postérieur, mais en plus douloureux. 
Je grimace de douleur en me redressant doucement sur mes coudes. Foutu journée, foutu semaine. Oui je jure beaucoup mais j’ai de quoi. Caitlyn vient s’agenouiller à côté de moi avec précaution, visage inquiet. Un instant je me demande si mes os sont pétés et que si c’est le cas, je vais devoir m’asseoir sur une mini-bouée pour les prochaines semaines à venir.
Méga-Loose. J’entends déjà les blagues vaseuses des copains.
 
— Ça va ? Tu t'es pas fait mal ?
— J’me suis sûrement fendu un os mais on va dire que ça va.
 
J’esquisse un sourire crispé alors que je me redresse totalement sur les fesses constatant que la douleur se dissipe lentement et que je n’ai pas d’affreuse souffrance qui me traverse des fesses au dos… C’est toujours ça de gagner. Dans des chutes comme celles-là, je ne suis pas prêt à parier que le ridicule ne tue pas. J’aurai pu m’éclater le crâne au sol.
 
— J'espère que tu ne comptes pas tomber dans les pommes, c'est un peu tôt pour du bouche à bouche ! 
 
Croyez-le ou non mais j’ai le droit, en plus de ça, à un grand sourire qui réunit tous les charmes de cette nana en un seul point. Toi tu plairais à Macy et pas que pour parler d’ordinateur.
J’étire mes lèvres dans le même geste que le sien, me grattant distraitement l’arrière de la tête.
 
— Dommage, j’avais prévu toute une stratégie pour ça ! Surtout pour un sourire comme celui-là
 
Je continue sur le ton de la plaisanterie –loulilol- et me frotte les mains l’une contre l’autre, lâchant un rire amusé. Pour le sourire, c’est gratuit parce que c’est vrai. J’le dis quand que je trouve quelque chose, quelqu’un ou une expression jolie même si Maxime dit que ça fait très gay. Fuck pour toi au passage.
 
—  Ça va aller ? T'as besoin d'aide ?
— Non ça va… J’essaie de me relever sans glisser. T’inquiète.
 
Mais elle me tend malgré tout sa main que je saisis en douceur pour me lever sans la faire tomber à son tour. Evitons le coma pour ce soir, c’est mieux. Enfin, j’dis pas que je veux que ça arrive plus tard ceci dit. Je remonte mon jean afin d’éviter à qui que ce soit d’assister à un début de lune, puis rabat mes vêtements correctement, époussetant mon pantalon par la même occasion. Quel con quand même.
 
— J'ai comme l'impression que c'est pas trop ton jour…
— Ah ça, ça dépend de quel point de vue on se place.
 
Effectivement, la journée à merdé dès le début. Avec cette histoire avec Maxime, Mateo à l’infirmerie et l’intense sensation que ma meilleure pote va finir par péter un câble… Ouais non. C’est pas le jour. C’est pas la semaine pour être honnête mais je garde mon sourire en coin parce que je ferais chier personne avec mes « problèmes ». Je me vois mal raconter les TEI de Maxime à une inconnue, la baston avec Mateo et tout le reste. Ca n'a rien de personnel, j'suis juste comme ça. Je préfère arborer un sourire mignon-gentil et de hausser les épaules en glissant mes mains au creux de mes poches.
 
— Allez, on va manger ? Ca serait con que je fasse vraiment un malaise et que tu sois obligée de me faire du bouche à bouche.

Nouveau sourire en coin que je gratifie même d'un clin d'oeil et j'ouvre la marche vers les cuisines, toujours mains dans les poches. La douleur au coccyx s'est estompé et malgré ma démarche, je ne sens presque plus rien. Il manquerait plus que ça que je me le fissure. Déjà que ma journée est merdique...
Nous arrivons rapidement aux cuisines où les Elfes s'y activent pour nettoyer, ranger, cuire de la bouffe en tout genre et à la seconde où je respire les odeurs, mon estomac se creuse et émet un long gargouillis plus que significatif. Je n'suis pas gêné mais je lâche un ricanement avant de me passer une main dans les cheveux.

— Désolé. Il est du genre très demandeur.

Et encore, je mange moins qu'à l'adolescence où j'étais un poil plus rond. Maxime m'appelle la p'tite brioche tout ça parce que j'ai UN PEU de ventre. Tsss. C'est sûr que j'suis loin d'être aussi rachitique qu'elle. Ceci dit, je lui ait dit qu'elle était un stylo avec des cheveux... On va dire que c'est donnant donnant.
Je passe entre deux tables de bois et hésite sur ce que je veux manger. Je prends deux assiettes au passage et sans défaire mon regard des garnitures qui comprends aussi bien poulet grillé, que bœuf et poisson, je m'adresse à ma nouvelle comparse.

— Tu veux un truc particulier ?

Je l'écoute et lui sers ce qu'elle souhaite dans une des assiettes avant de me servir de poulet et de purée de patate douce. Je dépose les deux assiettes sur un bout de table libre, loin des Elfes de maison qui bosse un max sans s'arrêter et m'installe après avoir choper quelques couverts. Les odeurs ont eu raison de mon estomac qui n'attend qu'une chose : Que je le remplisse. Et c'est après un sourire adressé à Caitlyn que j'enfourne la première bouchée que je m'astique et avale rapidement.

— Alors Beauté-fatale-qui-n'est-jamais-allée-aux-states, t'es en quelle année ? Tu veux faire un truc précis dans ta vie ?

Détective Jackson... Ouais, Princess J avait peut-être raison dans le fond, j'suis un vrai flic. Mais avec des questions sympas et pour faire connaissance. Ce qui est vachement mieux qu'un interrogatoire. C'est pas mal placée ou pour être intrusif que je lui demande ça, mais plus pour lui faire la conversation parce qu'elle reste mignonne et sympa. Elle a un visage assez apaisant quand on regarde bien et un sourire qui doit en faire tomber plus d'un aussi. Les mecs aiment beaucoup le genre de nana aux allures un peu fragile, aux sourires timides mais qui en fait se révèle être de vraies ouragans.
D'ailleurs, j'enchaine presque aussitôt :

— Tu sais d'ailleurs c'est un sacrilège de pas avoir visiter les US au moins une fois dans ta vie. Je suis Californien et je t'assure que là bas, ça envoi du rêve. Palmier, plage, soleil, tout est décontracté. Même ton short l'est.

Sourire et je replante ma fourchette dans un morceau de poulet que je trempe dans ma purée avant qu'elle ne finisse au creux de mon estomac. Je fixe ma concentration sur Caitlyne que j'écoute désormais attentivement.
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Ven 25 Déc 2015 - 23:54

Elle aurait presque pu éclater de rire et se moquer ouvertement de sa maladresse si sa chute n’avait pas été aussi impressionnante et si elle-même n’avait pas failli se retrouver par terre. En plus, la nuit ne faisait rien pour arranger les choses, au contraire, elle rendait la gamelle moins drôle qu’elle n’aurait pu l’être en pleine journée et avec une bonne dose de poudreuse pour amortir le choc. Choc dont William ne cachait pas la violence. Grimaces, jurons… décidément, il ne supportait pas bien la douleur et le ridicule. Pourtant, ou peut-être justement pour détendre un peu l’atmosphère, elle décida de repartir sur leur sujet de départ. À savoir leur théorie selon laquelle tout ce qu’ils faisaient était pour se draguer mutuellement. En même temps, il lui tendait un peu la perche, là ! La blague n’était pas forcément très recherchée, mais elle eut plus ou moins l’effet escompté puisque William lui sourit en retour et lui répondit sur le même ton :

« Dommage, j’avais prévu toute une stratégie pour ça ! Surtout pour un sourire comme celui-là. »

Elle secoua la tête et leva les yeux au ciel tout en lâchant un petit « Tss. » puis elle l’aida à se relever tout en faisant attention à ne pas tomber à son tour. Elle lui laissa le temps de s’épousseter et de se rhabiller tout en en faisant de même histoire de ne pas laisser son esprit se balader un peu trop loin. Il fallait dire que sa maladresse et son air désinvolte avaient du charme. En plus du fait qu’il soit plutôt beau gosse, drôle, intelligent… Argh ! Pas trop loin, elle avait dit ! Forcément, c’était raté. Bon, plan B ? Parler ! Dire quelque chose, n’importe quoi, un truc bateau. Le fait que ce ne soit pas trop son jour, par exemple. C’était le truc le plus bateau du monde, pourtant, prononcer ces mots sembla comme leur donner de la véridicité et elle se demanda si elle ne venait pas, tout à fait par hasard, de toucher dans le mille. Cependant, la réponse de William fut aussi bateau que l’avait été sa remarque et elle n’insista pas plus.

« Allez, on va manger ? Ça serait con que je fasse vraiment un malaise et que tu sois obligée de me faire du bouche à bouche. »

Il lui sourit à nouveau et lui adressa un clin d’œil, si bien qu’elle eut vite fait d’oublier la curiosité doublée d’inquiétude qui avait commencé à pointer le bout de son nez.

« Dommage ! »

Répliqua-t-elle pour rester dans la taquinerie, avant de lui emboîter le pas. Le reste du chemin se passa heureusement sans encombres et ils arrivèrent aux cuisines encore en pleine activité après le repas du soir. Certains Elfes s’activaient aux fourneaux, préparant de la nourriture en tout genre, mais la majorité était en plein rangement et nettoyage. Ce fut ce moment-là que choisit le ventre de William pour émettre un gargouillis digne d’un ogre et Lyn sourit de toutes ses dents tandis que son camarade ricanait et passait une main dans ses cheveux.

« Désolé. Il est du genre très demandeur. »

Elle eut un petit rire et fit un geste désinvolte de la main.

« Pas de soucis, il a bien raison ! »

Elle aurait pu faire genre de s’offusquer te le taquiner là-dessus, mais pour le coup, elle n’en voyait pas trop l’intérêt. Au lieu de ça, elle commença à s’intéresser aux différents récipients remplis de nourriture. William, quant à lui, s’avança entre deux tables de bois et attrapa deux assiettes.

« Tu veux un truc particulier ? »

Okay, il allait falloir qu’elle se décide, et plus vite que ça. Poulet, bœuf, poisson ?

« Du poulet, s’il te plaît. Avec, euh… des petits-pois-carottes, et des pommes de terre. Merci ! »

Rien de très original, en somme. Il déposa les assiettes sur une table et y joignit des couverts.

« J’vais chercher de l’eau. Enfin, à moins que tu veuilles autre chose à boire ? »

Elle trouva des verres propres, ramena les boissons et s’assit en face de lui et de son assiette. Elle ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas faim, et la vue du repas qui l’attendait lui mettait l’eau à la bouche. Alors, à son tour, son estomac gargouilla et elle sentit le sang lui monter aux joues. Elle entreprit d’enlever sa veste, se tournant exprès plus que nécessaire vers la droite et laissant ses cheveux cacher son profil, pour ne pas qu’il voie qu’elle avait rougi. Elle assumait totalement le fait d’être une grosse goinfre, mais émettre un bruit du ventre en présence d’un inconnu – d’un bel inconnu – n’était pas trop pour la mettre en valeur. Elle ne pouvait pas non plus faire genre qu’il ne s’était rien passé, ça serait encore plus ridicule, et elle commenta donc :

« Chacun son tour… »

Finalement, elle fit face à son assiette et à son camarade.

« Bon appétit ! »

Il lui sourit et ils commencèrent à manger.

« Alors Beauté-fatale-qui-n'est-jamais-allée-aux-states, t'es en quelle année ? Tu veux faire un truc précis dans ta vie ? »

Demanda-t-il alors, et elle sourit, amusée par sa curiosité. Il fallait avouer que ça lui faisait plaisir qu’il relance ainsi la conversation. Elle-même n’aurait probablement pas osé, de peur qu’il la trouve trop lourde. Elle n’eut même pas le temps d’avaler sa bouchée pour répondre qu’il reprenait la parole.

« Tu sais d'ailleurs c'est un sacrilège de pas avoir visiter les US au moins une fois dans ta vie. Je suis Californien et je t'assure que là bas, ça envoi du rêve. Palmier, plage, soleil, tout est décontracté. Même ton short l'est. »

Elle eut un petit rire.

« Ah la la, ces américains qui se croient au centre du monde ! Ben non j’y ai jamais été, et figure toi que j’ai rien raté ! »

Petit regard provocateur, mais elle s’empressa de le rassurer

« Non, j’rigole ! En vrai, faudrait que j’y aille un jour, ouais. Ceci dit, je parie qu’avant d’arriver à Poudlard, t’avais jamais mis les pieds en Angleterre non plus ! Bon c’est moins sensationnel, on est d’accord, les plages ensoleillées ça sonne mieux que les marécages et le ciel gris tout le temps ! Mais que veux-tu, on ne choisit pas où on naît ! »

Elle lui fit un petit clin d’œil. En tant qu’anglaise pure souche, forcément, elle tenait à sa verdure et à sa pluie, mais elle estimait qu’elle l’affirmait moins fort qu’une bonne partie de ses compatriotes et qu’elle avait plus de facilités à s’en moquer.

« Et sinon, je suis en huitième, et par rapport à ce que je veux faire dans la vie, j’sais pas trop en fait, ptêtre dans le médical… Sauf que c’est censé être une vocation, et je suis pas sûre que ça le soit pour moi. J’crois que j’ai pas de vocation. »

Haussement d’épaules, sourire auto-dérisoire. En fait, elle n’avait tout simplement jamais vraiment eu le loisir de se concentrer sur sa recherche de vocation. Elle était plutôt forte pour les soins ainsi que pour la défense, puisque ces domaines s’étaient avérés essentiels lors de l’occupation de Poudlard par les Supérieurs, mais de là à les considérer comme une vocation… Non, du moins pas pour le moment.

« Et toi ? T’as trouvé tes marques ? »

Elle porta un nouveau morceau de poulet à sa bouche, bientôt suivi de petits-pois, tout en écoutant la réponse de William, presque trop concentrée sur ce qu’il disait et sur ce qu’elle mangeait pour ne pas trop divaguer dans son esprit.

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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Jeu 31 Déc 2015 - 16:52

Je considère cet instant comme un moment hors du temps. Quelque chose qui vous tombe dessus comme ça, sans que ça ne soit prévu et qui vous balaie un peu de votre mauvaise humeur pour égayer le tout. C’est pas désagréable. Caitlyn n’est pas désagréable. Et ça me permettra sûrement de réfléchir à tête reposée après tout ça.

— Ah la la, ces américains qui se croient au centre du monde ! Ben non j’y ai jamais été, et figure toi que j’ai rien raté !

Je m’arrête net dans ma mastication.
EH OH MA PATRIE LA !
Regard provocateur. Dis-moi, t’en fais tomber combiens en faisant ça ?

— Non, j’rigole ! En vrai, faudrait que j’y aille un jour, ouais. Ceci dit, je parie qu’avant d’arriver à Poudlard, t’avais jamais mis les pieds en Angleterre non plus !

Elle marque un point !

— Bon c’est moins sensationnel, on est d’accord, les plages ensoleillées ça sonne mieux que les marécages et le ciel gris tout le temps ! Mais que veux-tu, on ne choisit pas où on naît !
— C’est vrai mais visiblement certains ont plus de chance que d’autres.

A mon tour de lui sortir un sourire provocateur et amusé. Là où je suis né me conviens parfaitement et je n’aurai pas pu rêver mieux. J’ai franchement pas à me plaindre bien que je me doute que l’Angleterre doit être un beau pays malgré tout. Je ne m’aventurerais pas à critiquer ses terres parce que vu son accent bien prononcer et princier – un peu comme Keza en réalité – il est clair qu’elle est du pays. Il n’y a qu’à nous écouter pour savoir à quel point nos accents tranchent l’un avec l’autre.

— Et sinon, je suis en huitième, et par rapport à ce que je veux faire dans la vie, j’sais pas trop en fait, ptêtre dans le médical… Sauf que c’est censé être une vocation, et je suis pas sûre que ça le soit pour moi. J’crois que j’ai pas de vocation.

Je l’écoute en acquiesçant et en continuant de manger silencieusement. La médecine ? C’est pas une mauvaise idée, j’y ai pensé aussi mais je ne sais pas trop si c’est finalement une bonne idée. Mes résultats me permettent largement de tenter cette voie mais allez savoir si ça va me plaire sur le long terme. Imaginer Caitlyn en médecin n’est pas difficile mais je ne la connais pas assez pour la conseiller, seulement pour lui dire qu’elle serait canon avec une blouse de médecin.

— Et toi ? T’as trouvé tes marques ?
— On va dire que oui.

Je lève les yeux vers la jeune femme, sourire aux lèvres.
J’ai trouvé mes marques parce que je m’adapte facilement à des lieux nouveaux. Après si je m’y plais… je dirais que tant que Maxime et Macy sont avec moi, tout me paraitra beaucoup plus simple.

— Poudlard est une bonne école mais Salem me manque. Je sais pas si on retrouvera un jour notre institut.

Je reste souriant malgré tout parce que je ne veux pas tomber dans le dramaturge. Je sais à quel point certains nous en ont voulu d’avoir débarqué ici pour trouver refuge en nous accusant d’avoir mené les Supérieurs jusqu’à eux. J’peux les comprendre. Mais on ne l’a pas choisi et c’était pas pour foutre la merde. Juste pour survivre.

— En tout cas j’ai cru comprendre que vous aviez des salles magiques assez… Hardcore. Vous êtes un peu maso quand même.

C’est lancé sur le ton de la taquinerie même s’il y a un fond de vérité. J’ai encore un mauvais souvenir avec Maxime et franchement, très peu pour moi pour réitérer l’expérience. Ceci dit nous avions aussi notre lot de salle en tout genre à Salem, d’ailleurs nous y passions tellement de temps que nous les connaissions par cœur.
Je termine une énième bouchée avant de reprendre la parole pour répondre à sa première question : Les études.

— Pour l’avenir, je sais pas. J’aime pas trop me projeter, faire des plans, m’imaginer dans un futur et me dire « Tiens, quand j’aurai 25 piges, je ferais quoi ? »… En fait, j’aime pas prévoir les choses. Je laisse la vie faire ce qu’elle à faire et on verra comment ça se présente.

Pas de prise de tête. C’est ma règle d’or. On a toujours vécu comme ça, je n’aime pas me foutre la pression pour rien et puis franchement, à quoi bon à part de se faire du mal pour rien ? C’est généralement pour ça que Maxime venait en catimini chez moi quand ça merdait chez son père. Pour un repos, quelque chose de tranquille où on ne lui poserait pas un milliard de question sur le pourquoi du comment. Pas de pression, la vie est déjà trop courte pour qu’on s’emmerde avec des « banalités ».

— Mais bon, les études c’est autre chose. J’me dis que j’ai au moins un an devant moi pour voir venir et réfléchir plus sérieusement à ce que je veux faire. J’avais aussi pensé au médical, la neuro ou le cardio. Un truc compliqué qui demande toujours de réfléchir et de chercher, quelque chose qui surprendra toujours.

Je repousse mon assiette, le bidon brioché repus.

— Un peu comme toi.

Grand sourire. Qu’est-ce qu’il est charmeur ce petit Willou-Willou !
Je me lève pour aller mettre mon assiette dans un évier en étain sans toucher aux couverts de Caitlyn qui n’a pas fini son assiette. Ouais, je mange vite. Peut-être un peu trop d’ailleurs.

— T’as toujours étudié ici alors ? Parles un peu de toi, tout à l’heure t’as été interrompu par ma superbe chute.

Je viens m’installer sur la chaise juste à côté d’elle, me laissant couler doucement.

— J’ai pas pu m’empêcher de vouloir t’impressionner, tu comprends.

Rire amusé, mains dans les poches, je me redresse pour l’écouter, tout sourire.
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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Jeu 28 Jan 2016 - 0:12

Finalement, elle pouvait être bien contente que ses brindilles aient essayé de transpercer William comme une passoire, et il n’avait pas l’air mécontent non plus. Ca faisait longtemps qu’elle ne s’était pas amusée ainsi. Globalement, elle était de nature joyeuse, certes, mais là, elle venait de rencontrer quelqu’un, elle faisait connaissance, ce n’était pas pareil qu’avec des amis de longue date. Et puis, il fallait avouer qu’il lui plaisait bien. En fait, il lui plaisait même beaucoup… et il lui donnait l’impression que c’était réciproque. Après tout, c’était lui qui avait commencé cette histoire comme quoi les circonstances de leur rencontre étaient en fait une technique de drague de sa part. Et le voilà qui lui rendait la monnaie de sa pièce et lui adressait un sourire provocateur tout en lui rappelant que certains avaient plus de chance que d’autre quant à l’endroit où ils naissaient. Forcément, lorsqu’on nait en Californie, on a plutôt tendance à se considérer heureux, effectivement.

« Tsss. »

Pour le coup, elle fit semblant de s’offusquer, avant de reprendre une bouchée et de répondre à sa question initiale, à savoir en quelle année elle était et ce qu’elle voulait faire dans la vie plus tard. Si elle espérait que cela lui éviterait de penser à des choses peu chastes, elle fut bien vite détrompée en voyant progressivement la silhouette de William à la plage se dessiner dans son esprit. Cheveux mouillés, des gouttes d’eau parsemant la peau bronzée de son torse nu et reflétant le soleil estival, son sourire craquant et son regard taquin… Cherche pas, ma pauvre fille, t’es complètement gaga de lui !

« On va dire que oui. »

Hein, quoi ? Oh, ce n’était que la réponse à la question qu’elle venait de lui poser. S’il avait trouvé ses marques. Question bateau par excellence à poser à un nouvel arrivant, peu importe le lieu et les circonstances. Et, alors qu’elle l’écoutait poursuivre et relevait les yeux vers lui de temps à autre tout en continuant à manger, elle parvint à la conclusion que toute résistance était vaine. De toute manière, elle ne faisait rien de mal en soi. Alors, elle laissa une partie de son esprit divaguer devant son image tandis que l’autre se concentrait sur ce qu’il disait

« Poudlard est une bonne école mais Salem me manque. Je sais pas si on retrouvera un jour notre institut. »

Elle hocha la tête, signe qu’elle comprenait. Si certains n’appréciaient que moyennement la présence des rescapés de Salem, les accusant d’être responsables de la bataille qui avait suivi leur arrivée à quelques jours d’écart et les considérant comme un danger potentiel pour la sécurité de Poudlard, Caitlyn ne partageait pas cet avis, ou du moins pas complètement. Elle n’avait pas hésité une seconde pour apporter son aide en cette fameuse nuit de la chute de Salem et avait fait son possible pour améliorer leur condition pendant les premiers jours. Elle s’était néanmoins retrouvée dans le coma quelques jours plus tard et n’avait donc pu ni continuer à les mettre à l’aise, ni faire réellement connaissance avec qui que ce soit, car la plupart avait trouvé ses marques et s’était fait des amis avant qu’elle ne puisse sortir de l’infirmerie. Alors oui, il y avait peut-être quelques pro-Sup parmi les rescapés de Salem, tout comme il y en avait parmi les élèves de Poudlard, mais ce n’était pas une raison pour les accuser de quoi que ce soit. Du moins, pas encore, et, surtout, pas tous. Et ce n’était absolument pas le débat.

« En tout cas j’ai cru comprendre que vous aviez des salles magiques assez… Hardcore. Vous êtes un peu maso quand même. »

Elle eut un sourire amusé.

« Pas plus que ça, yen a qui sont pratiques et que j’aime bien. Mais, effectivement, yen a où il faut se méfier. Notamment la salle sans fond, je dirais… C’est flippant, ce truc. »

Souvent, le simple fait d’avoir conscience des risques que représentaient les différentes salles suffisait pour ne pas se faire avoir. En fait, c’était souvent dans des instants de faiblesse que les salles s’avéraient le plus dangereuses. Rage, peur, désespoir… et ce n’étaient là que trois exemples les plus classiques. Elle reprit une bouchée et il y eut un instant de silence puisque Will était aussi en train de mâcher mais il ne tarda pas à reprendre la parole au sujet des projets d’avenir.

« Pour l’avenir, je sais pas. J’aime pas trop me projeter, faire des plans, m’imaginer dans un futur et me dire « Tiens, quand j’aurai 25 piges, je ferais quoi ? »… En fait, j’aime pas prévoir les choses. Je laisse la vie faire ce qu’elle à faire et on verra comment ça se présente.
- Ouais, je vois. »

Vivre au jour le jour, c’était souvent la meilleure chose qu’il y avait à faire. Caitlyn était un peu comme ça aussi. Mais concernant ses plans pour le futur, c’était quand même un peu différent. Lorsqu’elle y pensait, elle s’en voulait de ne toujours pas s’être décidée. Le problème, c’était qu’ils n’avaient pas d’occasions pour se décider. Depuis trois ans, ils ne pensaient pas au futur, ils ne cherchaient qu’à survivre, jour après jour. Ils n’avaient jamais vraiment eu le temps ni le loisir pour se préoccuper des préoccupations normales qu’avaient les ados de leur âge. Alors certes, certains savaient parfaitement ce qu’ils voulaient faire et quelle vie ils voulaient mener une fois sortis de cette école. Mais personnellement, Caitlyn n’arrivait pas à imaginer sa vie autrement qu’entourée de Supérieurs, et était donc surtout tentée de choisir un métier selon les avantages qu’il représenterait pour sa survie dans un monde hostile, plutôt que par l’intérêt qu’il susciterait en elle…

« Mais bon, les études c’est autre chose. J’me dis que j’ai au moins un an devant moi pour voir venir et réfléchir plus sérieusement à ce que je veux faire. J’avais aussi pensé au médical, la neuro ou le cardio. Un truc compliqué qui demande toujours de réfléchir et de chercher, quelque chose qui surprendra toujours. »

À nouveau, elle hocha la tête mais n’eut même pas le temps de réfléchir à ce qu’il venait de dire qu’il reprit.

« Un peu comme toi. »

Et le grand sourire qui lui adressa fit redoubler les battements de son cœur. Il n’attendit, rien, cependant, et se leva pour aller mettre son assiette dans l’évier. Elle lentement la tête de droite à gauche d’un geste faussement exaspéré par un commentaire qu’elle trouvait en réalité flatteur et bien placé, même si ça ne voulait rien dire en soi.

« Tss tss tss, mais regardez moi ce petit charmeur... Et après c'est moi qu'on accuse d'avoir voulu le draguer. »

Puis elle baissa les yeux pour constater que son assiette était encore à moitié pleine.

« J’ai à peine mangé la moitié de ce que tu m’as servi et toi t’as déjà fini… »

Et elle ne saurait pas dire si le reproche était adressé à William ou à elle-même. Elle mit trois fourchetées de petits pois dans sa bouche. Allait-il la laisser là et partir se coucher ? Dans sa tête, elle vit le garçon hausser les épaules puis lui faire un signe de la main et s’éloigner sur la plage, en direction d’une fille aux contours flous, tandis que la pauvre gamine qu’elle était restait là et voyait son sourire rayonnant remplacé par une mine déconfite.

« T’as toujours étudié ici alors ? Parles un peu de toi, tout à l’heure t’as été interrompu par ma superbe chute. »

Tout s’arrêta alors, le temps qu’elle réalise qu’il ne comptait pas partir. Il revint vers la table et s’installa à nouveau, à côté d’elle, cette fois-ci, et non en face comme tout à l’heure. Elle porta un quart de pomme de terre à ses lèvres, priant pour ne pas qu’elle se mette à rougir et pour ne pas qu’il le remarque si tel était malgré tout le cas.

« J’ai pas pu m’empêcher de vouloir t’impressionner, tu comprends. »

Elle rigola avec lui.

« Le choix va être difficile, parmi tous les prétendants qui tombent à mes pieds… »

Blague débile pour lui laisser le temps de se souvenir de ce qu’il venait de lui demander. A oui, il voulait qu’elle parle un peu d’elle.

« Oui, toujours. Enfin non, pardon ! Je suis arrivée en 4ème année, j’ai fait les 3 premières années chez mes parents, parallèlement au collège moldu en fait… »

C’était impressionnant à quel point cette période lui paraissait lointaine. Elle avait vécu tellement de choses en ces quatre dernières années qu’elle aurait dit que ça faisait une éternité depuis qu’elle était à Poudlard. Alors qu’en réalité, elle s’y trouvait depuis à peine la moitié du temps qu’y avaient passé ses camarades de classe…

« Mais j’vais jamais finir de manger si je te parle tout le temps. Tu veux pas plutôt inverser les rôles ? Après tout, c’est les chevaliers qui font la cour aux dames. »

Et elle mit un morceau de poulet dans sa bouche en le regardant.

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MessageSujet: Re: « Back to square one » | William && Caitlyn   Sam 6 Fév 2016 - 21:48

— Le choix va être difficile, parmi tous les prétendants qui tombent à mes pieds…
— Rah, je savais que j'allais en chier pour t'avoir..

J'affiche un air faussement déçu, jouant la comédie avant de lui adresser un clin d’œil amusé. J'aime bien la charrier, jouer ce faux jeu de séduction comme si nous cherchions à se charmer. Il est évident – OU PAS HAHAHAHAHAA – que mes petites répliques séductrices ne sont qu'une blague et une taquinerie parmi tant d'autre. Bien qu'elle soit jolie – vraiment jolie -, drôle et indéniablement adorable, mon petit cœur homosexuel ne pourra malheureusement pas éprouver autre chose qu'une tendresse amicale envers Cait'. Ceci dit, ceux qui sauront la charmer auront bien de la chance.

— Oui, toujours. Enfin non, pardon ! Je suis arrivée en 4ème année, j’ai fait les 3 premières années chez mes parents, parallèlement au collège moldu en fait… 
— Ah ouais ? Si tard ?

Je m'appuie d'un coude sur la table, ma joue dans le creux de ma main, je suis sincèrement intéressé par ce qu'elle me raconte. En réalité, elle éveille ma curiosité parce qu'un détail me chiffonne. Pourquoi arrivée si tardivement en passant trois années dans un collège de non sorcier ? Alors que ses pouvoirs se sont sûrement déclarés vers 10 piges. J'aimerais bien lui poser la question mais j'ai pas envie de me faire passer pour la petite fouine de service...

— Mais j’vais jamais finir de manger si je te parle tout le temps. Tu veux pas plutôt inverser les rôles ? Après tout, c’est les chevaliers qui font la cour aux dames.
— Oh mais t'entendre parler est bien plus agréable que tu ne le crois.

Quoi ? Je joue le rôle qu'elle me décerne. Sans dec', j'suis carrément cool en chevalier en plus. C'est pas Macy qui dirait le contraire même si Maxime, elle, n'hésiterait à me faire une réflexion du genre « Ca dépend si il monte le cheval ou non »... Autant dire que sa petite réplique aurait été pleine de sous entendu. Et qu'en plus de ça, ça m'aurait fait marrer.
Je me redresse un minimum, croisant mes bras sur la table, les épaules légèrement affaissées.

— Boh, j'ai pas tellement de truc de plus à raconter à part que j'ai fais mes études à Salem comme tu le sais. J'étais dans le covent de l'eau, c'était vachement cool là bas. Ca nous a fait étrange d'ailleurs de passer de notre école à la votre, enfin surtout au niveau des cours.

Parce que la teneur n'est pas forcément la même dans tous les cours, comme en potions par exemple. Et je pense que les élèves de Poudlard qui ont aujourd'hui Mlle Roberts-Moore vont vite comprendre pourquoi...
Je me passe une main sur le visage avant de me gratter la joue machinalement.

— Et on n'arrêtait pas de m'appeler tête d'ampoule ou grosse tête, ou alors de me foutre la tête dans les chiottes quand j'étais plus petit à cause de ça. Je ricane, sans amertume parce qu'honnêtement je m'en tape et j'en suis pas traumatisé pour autant. Vis ma vie de surdoué !

Nouveau rire, je tapote du bout des doigts le bois de la table avant d'ouvrir la bouche pour enchaîner...

— Dis donc les jeunes... Il y a l'heure du repas pour ça.

Je sursaute brutalement en levant les yeux vers la porte.
Ah...

— Oh... Ouais, désolé M'sieur Gabrieli. C'est juste qu'on a loupé l'heure.

J'me sens un peu con et j'suis peut-être pas le seul d'ailleurs même si Gabrieli n'a pas l'air si en pétard que ça. Je sais que les repas en cuisine ne sont pas forcément autorisés mais je ne me voyais pas mourir de faim. La bouffe, c'est la vie. Et puis j'avais pas envie de couper court avec Cait' alors que sa présence m'aidait un peu à penser à des choses moins badantes.

Il tourne son regard vers Caitlyn avant d'ajouter.

— Vous finissez rapidement votre repas Mlle, je repasse dans 5 minutes et vous n'êtes plus là. Compris ?
— Oui professeur.

Il acquiesce et quitte les lieux. Regard vers ma camarade de classe...

— C'est à ce moment là que tu dois pratiquer le lance-pierre culinaire.

Autrement dit : Bouffer en quatrième vitesse.
C'est ce qu'il s'est passé avant que nous quittions la cuisine d'un pas précipités pour rejoindre notre dortoir. On est de la même maison, autant en profiter pour poursuivre la discussion sur le chemin et dans la salle commune. Je ne sais pas combien de temps s'est déroulé en fait, du moment où nous nous sommes installées dans les fauteuils jusqu'à celui où Macy a débarqué, bras croisés sur la poitrine, mine boudeuse sur les lèvres.
Ouais... On n'laisse jamais BabyMacy dans un coin.

— FIN POUR MOI —
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