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 That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian

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MessageSujet: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Ven 10 Juil 2015 - 17:22

~ That's what you get when you let your heart win ~
Mercredi 4 Février 2015 - en début d'après-midi
Kezabel E. Hasting && Killian T. E. Calgarry
Les jours se suivent et se ressemblent définitivement beaucoup trop... et c'est pas vraiment une bonne chose. Je vais pas bien, Caem a l'air d'aller mieux, quoi que ça peut être une façade... En réalité j'en sais rien, et je me pose la question en non-stop. Ca change pas grand chose dans ma vie de tous les jours, parce que je l'approche pas, puisqu'il "veut plus de moi". Pourtant c'est franchement pas l'envie qui manque. Mais Enzo est rentré, alors je lui fais confiance pour être près de lui, et puis, donc, de ce que je vois de loin, ça a l'air d'aller... Et je sais pas si ça me rassure ou me tue un peu plus. Je crois toujours pas ce qu'il disait, je crois toujours pas la raison de cette rupture que, donc, j'ai jamais bien comprise. Je sais juste que je fais plus partie de sa vie et que ça me détruit. Que C.C. a des envies de meurtre et que je lui interdis de faire quoi que ce soit en ce sens, parce que s'il est mieux comme ça, alors c'est tout ce qui compte. Moi je survivrai, hein, paraît que tout le monde s'en remet. Ca met franchement beaucoup trop de temps à mon goût, cela dit.

Et je m'en veux tellement d'être tombée là-dedans, d'ailleurs. Y a moins de deux ans, je collectionnais les coups d'un soir et je me prenais pas la tête, alors certes, c'était complètement autre chose et coucher à droite à gauche apportait clairement pas les mêmes sensation qu'être avec lui, mais, justement, ça apportait pas la même souffrance, non plus. Je le savais, pourtant. Après Raf, déjà, je m'étais promis que ça arriverait plus jamais. Et puis y a eu lui, ses grands yeux clairs et son sourire doux. Merde quoi ! Pourquoi j'y ai cru, hein ? Je sais bien que c'est parce que je voulais y croire, au fond. Mais je sais plus si je dois penser que c'était une belle connerie ou encore voir les bons moments qu'on a passés ensemble. Il y en a eu un paquet pourtant et j'oublierai absolument jamais la Russie, mais...

Mais je suis ridicule. Salem est tombée. L'école a été attaquée, encore. Et moi je suis là à chouiner pour un mec. Il y a pas une journée où je me tiens pas tout ce discours, où je me traite pas de tous les noms douze mille fois. Et j'en parle pas, parce qu'il y a rien de plus à en dire, au fond. Raf a bien essayé, un peu, mais il sait bien que c'est pas la peine, et il insiste pas trop. Et avec l'enterrement du père de Doryan demain, il a bien autre chose à penser, de toutes les façons. Je me doute évidemment pas que c'est parti pour être encore la merde entre eux dans les jours à venir... Et que je vais - encore - avoir envie de fiche ma main dans sa petite gueule d'ange à McKiddle...

Bref. Non, pour l'instant, je fais comme tous les jours, je me lève aux aurores, vais courir, reviens prendre une douche, saute allègrement le petit-déjeuner et suis les cours, fais plus ou moins acte de présence dans la Grande Salle au déjeuner, retourne en cours et ainsi de suite. Y le planning, les entraînements, les matchs à venir et voilà... Après les lettres d'Enola nous précisant qu'elle ne reviendrait pas mais étudierait à domicile - et elle a intérêt, hors de question qu'elle ne termine pas sa scolarité, sinon c'est moi qui vais aller lui botter les fesses - je me suis retrouvée à endosser son poste de capitaine, mais... Je suis pas en état. C'est un méga-honneur, et je serais super fière de ce poste si j'étais capable de l'assumer correctement, mais c'est absolument pas le cas en ce moment. Alors j'ai fini par demander à Zach ce qu'il pensait de prendre la relève, et je crois que toute l'équipe est plutôt en adéquation avec ça. C'est le plus ancien, il connaît tout le monde et tout le monde le respecte, et je crois qu'il a le caractère pour aussi. Puis je serais toujours là pour le remettre à sa place s'il fait une connerie... Et puis c'est l'essentiel de mon quotidien, en fait. Etudes et Quidditch. Et Hoíche qui grandit beaucoup trop vite et aura bientôt un an. Elle est dans mes bras toutes les nuits, et je crois qu'il y a que comme ça que j'arrive un peu à dormir. Et à vrai dire, j'évite les miroirs, parce que ma gueule me ferait presque peur, même à moi.

Cet après-midi, je suis pas remontée jusqu'à la salle co avant de repartir en sport, mais je me suis arrêtée au premier étage. L'histoire de la Magie reste ma bête noire, et j'ai encore des recherches à faire pour le devoir que je dois rendre vendredi, même si j'en ai déjà fait une partie. Alors même si c'est pas l'endroit que je préfère du château - et qu'en ce moment, j'ai tendance à éviter les lieux qui me plaisent pas, ou ceux où il se trouve, et à squatter ceux où je me sens... disons moins mal - c'est bel et bien où je me trouve à cet instant. J'ai arpenté le rayon histoire un long moment, et armée de trois lourds ouvrages, je me suis mis en quête d'une table libre. Ce qui est pas forcément évident un mercredi après-midi. Résultat, quand je vois celle où se trouve Kezabel, seule, je me décide à la rejoindre.

On n'a pas vraiment commencé sur de bonnes bases elle et moi, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais ça s'est tassé, je crois. Enfin je me suis un peu calmée, quoi... Je sais pas si on sera jamais super potes, mais j'ai pas envie d'en faire une ennemie, et puis... Avouons-le, j'espère qu'elle aussi, est encore un peu proche du russe et qu'elle a l'occasion de veiller sur lui. Je sais pas si c'est une démarche parfaitement altruiste, je sais pas si, au contraire, j'ai pas surtout envie d'en savoir plus, et à défaut d'aller le voir lui directement, de poser des questions à ceux qui l'entourent encore - ce qui a plus l'air d'être le cas de Zora, et toutes les deux, on n'est pas vraiment dupes. On se parle finalement plus maintenant que quand on était toutes les deux encore proches de Caem, sans doute justement parce que son rejet nous a un peu rapprochées. Au final, on n'y comprend pas grand chose, ni l'une ni l'autre... Tout ce qu'on sait, c'est qu'il s'est arrangé pour nous éloigner toutes les deux, au même moment, sans explication réellement valable. Et que c'était peu après le moment où il a tabassé ce mec dans leur salle commune. C'est mince... Alors peut-être que ma démarche de venir à la table de Kezabel est pas anodine, mais après tout, qu'est-ce que ça change ?

« Salut Kezabel... Je peux m'installer là, dis ? »

Je vais pas insister si ça la fait suer, mais... au fond, y a pas vraiment de raison pour qu'elle refuse, n'est-ce pas ?


Dernière édition par Killian T. E. Calgarry le Mer 11 Nov 2015 - 16:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Lun 13 Juil 2015 - 20:46

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Killian & Keza


Mardi 3 Février – 22h, sortie de Magie Noire

Quand j'ai appris que Mateo était à l'infirmerie par Riley, je m'attendais pas à ce qu'il soit aussi détruit. Amoché. J'ai été le voir le lendemain avec ma meilleure amie et j'avoue avoir eu un mouvement de recul la première seconde où j'ai vu son visage qui ne ressemblait que de moitié à Mateo. Une chute dans les escaliers... Soit il est tombé du 7ème étage jusqu'au Hall dans une sacré chute, soit il se fou de nous. Il nous cache quelque chose. Quelque chose que seul lui sait. J'ai bien vu que Riley s'inquiétait malgré ce qu'elle tente de dissimuler. Leur relation semble ne pas avoir d'officialisation particulière, ils profites tout simplement mais je ne suis pas dupe. Et elle ne l'ai peut-être pas elle-même mais je n'ai pas à en dire mon avis, je sais que Riley gère la situation et qu'elle se sent plutôt bien avec lui, avec tout ça donc c'est pour moi le principal. Mais ça ne change pas que peu importe les relations que nous avions Mateo et moi, je me suis inquiétée. Je regrette même de ne pas avoir ce grand nigaud à côté de moi en cours à m'ennuyer pour des âneries aussi grosses que lui.

D'ailleurs c'est bien pour ça que je récupère ses devoirs depuis, je suis certaine qu'il sera absolument ravi de me voir revenir avec tout ça lorsqu'il aura reprit conscience et qu'il ira mieux. Je pense à Mateo, donc inévitablement – ou presque – à Maxime... Que je n'ai pas vu depuis Lundi midi. J'ai d'abord cru que c'était peut-être à cause de ce qu'il s'était passé Dimanche soir et que c'était pour elle, la fois de trop. Puis avec ce qu'il s'est passé avec Mateo, je ne pense pas qu'elle soit apte à côtoyer qui que ce soit. Je n'ai pas non plus chercher à aller la voir. Je le ferais peut-être quand ça sera le moment.

22 heures, le cours de Magie Noire se termine et je sors en me frottant les yeux et en m'étirant. Je ne comprends pas pourquoi il faut obligatoirement placer ce cours aussi tard le soir...
Je me dirige vers ma salle commune et c'est en arrivant près de la porte des Poufsouffle que je perçois quelqu'un adossé contre le mur, cigarette entre les lèvres et emmitouflé dans un gros gilet de laine. Cheveux court, grande, fine et criblée de tatouages, je ne sais toujours pas comment elle s'appelle mais je me rappelle l'avoir entre-aperçue deux ou trois fois dans les couloirs. Mes camarades de classe passent la porte et la jeune femme lève les yeux vers moi, tenant sa cigarette entre les doigts, passant une main dans ses cheveux... l'air... déboussolée ? Attristée ? Je ne sais pas sur quel pieds danser alors que je vois ce sourire apparaître sur son visage. Elle s'approche de moi et je fronce les sourcils...

- Je comprends pas comment c'est possible de pas … t'avoir reconnu avant.

Je suis pas sûre de comprendre, là tout de suite.

- Euh, je...
- Et j'remarque que maintenant que tu lui ressemble vraiment beaucoup.
- Je... suis pas sûre de te suivre. Je lui affiche un pauvre sourire alors que je vois une larme roulée sur sa joue... Je vois pas d'où on se connaît, tu dois faire erreur.

Je me sens mal à l'aise et un instant je me dis qu'elle me confond peut-être avec quelqu'un de Salem, une personne proche qu'elle croyait disparue mais qui se trouve aujourd'hui morte. Et si c'est le cas, je sais pas très bien comment je devrais réagir. Encore moins quand je la vois rire nerveusement... Elle commence à me faire un peu peur en fait.

- Bordel, j'suis con désolée. J'arrive là comme ça, tu dois m'prendre pour une tarée.
- Oh non non … c'était un peu précipité ça, donc vraiment pas crédible. Bravo Kezabel. Enfin j'veux dire... j'comprends toujours pas en fait.
- Bon, regarde moi bien et imagine moi avec … disons 10 bons centimètres de moins, 15 kilos en plus, les cheveux super long jusqu'à la raie des fesses, noir et … sans tatouages. Est-ce que ça t'éclaire ?
- …. Okay... Bon, je sais pas à quoi tu joues mais je sais pas qui tu es, ok ? Maintenant tu me laisses rentrer dans ma salle commune ? Je suis crevée.
- T'étais vachement plus drôle quand t'étais gosse !

… je bug un instant en la scrutant de la tête aux pieds. Quand j'étais gosse ? Mais c'est quoi ce bordel. Je pousse un soupire en me prenant l'arrête du nez entre les doigts. Ok. Bon, soit j'ai à faire à une grosse blague une sorte de caméra cachée à la Poudlard, soit elle me mène en bateau ou alors elle dit vrai mais je dois sûrement être victime d'une perte de mémoire. J'ouvre les yeux pour la regarder de nouveau puis ouvre la bouche …

- C'est moi Keza, Ora. Ora Georgie Weaver. La fille de Nolan.

Je me redresse de tout mon long, droite comme un i et je sens mon souffle s e couper un quart de seconde. Ora Weaver. Nolan Weaver. Deux prénoms qui me font l'effet d'un électrochoc avec une décharge de souvenirs qui m'en donne le tournis. Je repense à ce qu'elle vient de me dire et l'imagine effectivement plus petite, avec quelques kilos en plus et … les tatouages en moins.

- Bordel.

Je ne remarque pas que ma vue se brouille sous les larmes, ni que je tiens mon pull entre mes doigts et encore moins Ora qui se dirige vers moi d'un pas précipité et qui me serre contre elle. Non, mon cerveau se déconnecte pour me laisser en plan dans ce couloir et pour me gaver d'une série d'image, d'émotions et de sensation perdues. Les souvenirs où ma mère, toujours en vie, riait à gorge déployée avec Nolan, son meilleur ami et papa. Les souvenirs où Adam pouvait encore courir bien campé sur ses deux jambes et où … Ora et moi, jouions dans le jardin, comme deux gamines qui se connaissent depuis leur plus jeune âge.

- Keza ? Eh, allez ça va ?

Je reviens sur terre, violemment, m'éloignant de cette époque qui n'existe plus depuis déjà 4 ans. J'essuie d'une main tremblante les larmes qui s'écoulent sans effort sur mes joues, esquissant un sourire nerveux. J'aurai jamais cru la revoir ici, ni peut-être la revoir tout court. Je ne l'ai plus revu depuis le divorce de ses parents puis la mort de maman à élargit un peu plus ce fossé creusé avec l'aide du temps et des vies de chacun, sans que nous nous en rendions vraiment compte.
Elle me tient par les épaules et désormais que je sais qui elle est, c'est presque une évidence. Les changements sont incroyablement flagrants. Coupe de cheveux, perte de poids, ces tatouages que j'ai déjà pu voir deux ou trois fois dans les couloirs. Elle n'a plus rien de l'Ora que j'ai perdu de vue lorsqu'elle avait 13/14 ans. D'un geste spontané je dépose ma main sur sa joue, le cœur menaçant d'exploser sous toute ce flot d'émotion que j'ai du mal à trier. La joie extrême de la revoir, là, devant moi et cette mélancolie qui somnolait déjà chez moi lors de mes cauchemars et qui semble presque prendre vie.

- Tu as... changée. Comment est-ce que j'ai pu passer à côté de toi sans m'en rendre compte ?
- Comme tu le dis, j'ai changée. Et toi aussi d'ailleurs. Qui aurait cru que la petite Kezabel garçon manqué deviendrait une bombasse pareille ?
- Mais !

Le coup part tout seul sur son épaule et elle éclate de rire. Sur que sa connerie, elle, n'a pas changée. C'est certain. Mais ça ne dure pas longtemps puisque je la reprends dans mes bras. Elle était comme une sœur à l'époque où nous nous voyons encore, la revoir ici représente presque un rattachement à mon passé qui semblait jusqu'ici brouillé, volontairement. Et autant dire que j'ai passé une partie de la nuit avec elle, à parler. De tout et de rien, de ce que nous avons loupé dans la vie de l'une et de l'autre. Je n'en reviens toujours pas de l'avoir retrouvé à Poudlard et surtout de n'avoir jamais... réalisée. Nous retrouvons rapidement nos marques, nos taquineries communes mais aussi nos habitudes. Bien évidemment et c'est une évidence pour moi, ça ne change rien à mes habitudes et encore moins à mes relations avec Riley. Ora a sa place et Riley, la sienne. Et c'est d'ailleurs cette dernière que je viens retrouver en pleine nuit, le cœur battant après avoir raccompagné Ora jusqu'à sa salle commune. Je déborde d'adrénaline, d'envie de pleurer, de sauter un peu partout, de … trop de chose à la fois. Trop de chose qui me semble en cette seconde ingérable. Une perte de contrôle presque incompréhensible alors que je viens de retrouver une amie qui m'est chère. Je me glisse dans le dortoir de Riley, fébrile, jette un œil au lit de Maxime dont les rideaux sont tirés puis me dirige vers celui de ma meilleure amie. Je me glisse dans les draps, juste à ses côtés, sans un bruit. Je sais que c'est un peu inopportun mais ça n'est pas la première fois que ça arrive. Pas avec tous... ces cauchemars qui m'étouffent ces derniers temps. Je me contente de me tourne vers elle, prendre son tee-shirt entre mes doigts et d'essayer de trouver le sommeil, m'accrochant de manière positive à tout ce qui me reviens en mémoire.

Mercredi 4 Février – Début d'après midi.

Je suis installée à la bibliothèque entrain d'étudier avec Riley, en silence. Je la sens un peu soucieuses et je me doute que Mateo y est pour quelque chose. Deuxième jours qu'il se trouve à l'infirmerie et toujours pas réveillé. De ce qu'elle m'en a dit ils l'ont sacrément shooté aux calmants pour ne pas trop souffrir le temps que les os se reforment, se ressoudent et pour qu'il puisse à nouveau ouvrir les yeux sans hurler de douleur. Il ne lui faut qu'une heure pour perdre patience je crois et de quitter les lieux pour aller lui rendre visite.

Je suis penchée sur un devoir de soins aux créatures magiques, avec un bouquin ouvert à côté de moi pour peaufiner mes recherches sur une petite dissertation sur deux animaux de notre choix, étudier entre la 1ère et 10ème année. Mais j'ai clairement du mal à me concentrer entre les retrouvailles avec Ora, ce qu'il s'est passé avec Mateo, sans compter … Soupire. Stop. Focus SACM. Même si je sais d'avance que c'est peine perdue et que je devrais sûrement aller prendre l'air pour dessiner. Ou pour autre chose. J'en sais trop rien en faite.

- Salut Kezabel... Je peux m'installer là, dis ?

Je sursaute légèrement alors qu'absorber dans mes pensées, je n'ai pas vu venir.... Killian ? Je marque ma surprise dans un haussement de sourcils et en me redressant légèrement. A vrai dire, c'est la dernière personne que je pensais voir venir à ma rencontre. Parce que ça n'a jamais été toujours simple entre nous, parce qu'elle m'a reprochée les blessures  fait à Caem l'été dernier et qu'elle s'est retrouvée à exploser de colère. Ouais très mauvais souvenir même si cet « entretient » s'est plutôt bien terminé, pour finir. Je ne lui en veux pas, plus maintenant et c'est pas comme si j'étais de nature très rancunière. Depuis, nous ne nous sommes pas tellement parler et c'est bien pour cela que je suis étonnée de la voir ici.

- Euh oui, vas-y je t'en prie.

Regard vers la table où je remarque que je suis me suis installée comme si j'étais chez moi, après le départ de Riley...

- Attends, je vais te faire de la place. Désolée, j'ai tendance à m'étaler un peu quand j'étudie.

Petit sourire en coin alors que je rassemble parchemins et livres, à ma droite et ce de manière un peu plus correcte. C'est pas que je sois de nature bordélique, au contraire j'aime bien quand les choses sont plus ou moins organisés mais il semble que ces derniers temps, j'ai du mal à l'être. Il paraît que l'ordre de notre quotidien ou le désordre, reflète souvent l'état d'esprit dans laquelle nous nous trouvons. Hum, m'ouais, passons.
Je la laisse s'installer à mes côtés, toujours un peu surprise par sa présence mais j'essaie de faire abstraction de tout ça pour me recentrer vers Killian, sourire aux lèvres.

- Alors... ça va ? Ca fait un moment qu'on ne s'est pas parlé.
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MessageSujet: Re: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Lun 14 Sep 2015 - 15:40

~ That's what you get when you let your heart win ~
Mercredi 4 Février 2015 - en début d'après-midi
Kezabel E. Hasting && Killian T. E. Calgarry
Elle a sursauté quand j'ai ouvert la bouche, manifestement trop concentrée sur ses parchemins pour même se rendre compte de mon approche. Je suis toujours assez fascinée par la réaction que peuvent avoir les gens quand j'approche. Sérieux, je suis si impressionnante que ça ? Je sais bien que je suis une teigne parfois mais tout de même... Remarquez que vu le passif entre la jaune et moi, ma réputation pas volée de cogneuse et l'instant de surprise... mouais, je ne devrais pas être si étonnée, finalement, et je ne serais pas vraiment très surprise non plus de me faire jeter.

« Euh oui, vas-y je t'en prie. »

Il n'en est rien, pourtant, et je la vois plutôt lancer un coup d'oeil presque désolé à la table jonchée de ses affaires.

« Attends, je vais te faire de la place. Désolée, j'ai tendance à m'étaler un peu quand j'étudie.
- C'est pas grave... »

Je vais pas lui jeter la pierre, je suis pas beaucoup mieux, moi non plus, et une fois qu'elle a poussé un peu ses ouvrages sur sa droite, je prends place près d'elle, posant mes propres affaires à ma gauche.

« Alors... ça va ? Ca fait un moment qu'on ne s'est pas parlé.
- Ouais, mais vu comme j'étais super sympa la dernière fois, c'est pas très surprenant, hein... »

Ironie quand tu nous tiens...

« Je vais pas t'agresser cette fois, promis. »

Je tiens toujours mes promesses, mais ça, elle n'est pas obligée de le savoir.

« Ça va toi ? »

Je mentirais si je disais que j'essaie pas un peu d'éviter de répondre. Parce que comment je vais moi, c'est un peu compliqué de pas tomber dans la complainte et j'ai pas vraiment envie d'inspirer la pitié. Je jette un coup d'oeil à ses bouquins, désigne un gros volume sur les soins aux créatures du menton avant de reprendre.

« Tu t'en sors ? »

J'essaie même pas de proposer de l'aide, je suis dans une classe inférieure et je suis forcément moins avancée qu'elle dans le programme, mais je crois que je gagne un peu de temps. Je m'étais dit que je pourrais peut-être parler de Caem avec elle, vu que Zora n'a pas plus droit de cité que moi, mais au final, je flippe un peu. Qu'elle ait encore des contacts avec lui ou non d'ailleurs...

C'est pourtant pas mon genre de prendre la fuite. Et si je tourne encore ça dans tous les sens dans ma tête, je vais devenir folle. Alors, je finis par me lancer,  même si je sens mon coeur battre la chamade dans ma poitrine.

« Dis... t'es encore proche de Caem ?  »

Je me fais la réflexion que vu ce qu'il s'est passé l'été dernier, elle pourrait croire que je lui en veux si c'est le cas, et je pourrais franchement pas lui en vouloir, mais je crois que mon ton de voix et mes doigts noués sur la table devraient suffire à confirmer ce que je disais il y a cinq minutes : j'ai aucune intention de l'agresser cette fois, bien au contraire. On agresse pas les gens auxquels on veut demander des services, n'est-ce pas ? Je suis beaucoup trop inquiète pour risquer de froisser direct une des rares personnes qui pourraient être à même de me rassurer un peu sur son état. Et peut-être aussi que, malgré tout, même si je peux pas aller à l'encontre de sa décision de ne plus être avec moi, j'espère un peu savoir s'il pense encore à moi, parfois. Peut-être que je me torture encore un peu plus aussi, sans doute même...


Dernière édition par Killian T. E. Calgarry le Mer 11 Nov 2015 - 16:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Lun 21 Sep 2015 - 15:04

— Ouais, mais vu comme j'étais super sympa la dernière fois, c'est pas très surprenant, hein...
— Effectivement. Circonstance atténuantes.

Sourire en coin, il n’est pas amer même si ça aurait pu l’être. Je me demande si en dehors de cette histoire avec Caem qui commence à sérieusement datée, Killian et moi aurions pu nous entendre. S’apprécier ou même devenir amies. Peut-être qu’il y a incompatibilité d’humeur, incompatibilité de personnalité et je ne l’ai jamais réellement su. Je sais qu’elle a un caractère explosif, je l’ai vu de moi-même mais cette fois elle me semble plus calme, moins… nerveuse, peut-être.

— Je vais pas t'agresser cette fois, promis.

Je lâche un rire amusé avant de poser ma main sur la couverture du livre que j’utilisais pour peaufiner mon devoir de SACM, épais d’au moins 10 centimètres.

— Si tu le fais, j’ai de quoi me défendre.

Toujours sur le ton de l’amusement même si en connaissant notre passif, cet échange aurait pu passer pour hypocrite et pour des menaces dissimulés. Mais ça n’est pas le cas, je n’ai pas envie que nous revenions sur le sujet il me semble qu’elle n’est pas là pour ça alors ça m’arrange. C’est passé, ça date d’il y a presque dix mois je crois alors … Autant passer à autre chose désormais.

— Ça va toi ?
— Plutôt bien oui. Les études, les cours, la vie… Rien de bien transcendant à vrai dire.

La routine en somme, comme depuis un petit moment déjà. Enfin, si on exclue le fait que Mateo s’est crashé au sol, que j’apprécie de partager le même lit que Maxime et que Riley est en mode « je vois des papillons même là où il n’y en a pas ». Je ne pense pas que ces trois choses l’intéressent, je ne sais même pas si elle a déjà parlée à un des trois en réalité…
Je m’apprête à lui retourner la question, notant qu’elle n’y a pas répondu une première fois…

— Tu t'en sors ?

… Mais je n’en ai pas le temps.
Et j’en viens à me demander… Pourquoi elle vient me parler. Killian et moi n’avons que très rarement échangées, nous ne sommes pas proches, pas plus que je ne peux l’être avec Kim alors j’avoue que le fait de la voir comme ça, pour venir s’enquérir de savoir si je vais bien ou si je m’en sors pour mes cours me laisse un peu perplexe. Pas que je sois contre une visite de politesse, loin de là… Juste que ça me semble étrange.
Plume entre les mains, je jette un œil à mon parchemin et écarte légèrement les bras.

— Ca va, j’ai pas à me plaindre. Je bosse pas mal pour ça donc je suppose que ça paie aussi… même si on sent bien que la dernière année arrive.

Nouveau sourire, toujours aussi léger. Je ne suis pas une tête en classe mais j’ai toujours fait en sorte d’avoir de bon résultat. Je n’excelle pas partout, ça se saurait… Mais je fais de mon mieux. De nouveau, je m’apprête à lui retourner la question mais son regard me semble perdu ailleurs. Comme si elle n’était déjà plus là. Je fronce les sourcils, étonnée et si un instant plus tôt je me posais la question de savoir pourquoi elle était ici, cette dernière commence à sérieusement prendre de la place. Est-ce que tu es entrain de me poser des questions qui ne t’intéresse pas pour noyer le poisson sous l’eau ?

— Dis... t'es encore proche de Caem ?

Douche froide.
Donc, nous y voilà.

Je me redresse légèrement, sourcils froncés. Il me semblait avoir été clair là-dessus. J’ai cru comprendre par la suite qu’elle était un chouya jalouse à ce que je sois proche de lui, il y a longtemps mais jusqu’ici je n’avais jamais eu de retour de flamme, sauf durant notre confrontation il y a dix mois.

— Ca dépend de ce que tu entends par « proches » ?

En somme : Qu’est-ce que tu cherches à savoir ? Si je sors avec ? Pourtant je ne formule aucune de ces questions et enchaine juste derrière.

— Donc, c’est pour ça toutes ces questions ?

Parce que je ne suis pas stupide. Faire comme si tu t’intéressais avant d’embrayer presque aussitôt avec cette question qui t’obsède ? J’inspire en silence, calmant mes ardeurs. Je sais que je suis fatiguée ces derniers temps mais ça n’est pas une raison pour lui sauter à la gorge alors qu’elle a simplement formulée une simple question. Seulement, tout ce qui sort de la bouche de Killian et qui concerne Caem, n’est jamais « simple » et dit au hasard, et avec le passif que nous avons elle et moi, j’ai toutes les raisons de me demander si elle n’est pas encore restée bloquer sur cette histoire.
Mais j’emprunte une voix radoucit sans la lâcher du regard.

— Je n’ai pas mis le grappin dessus si c’est ça qui t’inquiète. Léger sourire de ma part, accompagné d’un rire amusé. C’est juste un ami. Donc, oui je suis proche de lui, du moins il nous arrive de discuter pas mal lui et moi. Etre de la même maison aide j’imagine mais je l’aime bien, je l’apprécie même beaucoup mais ça n’ira jamais au-delà.

Je reste posée, calme et sereine même si je sais d’avance que si Killian me sort un speech en me disant qu’elle ne me croit pas, tout risque de foutre le camp en deux secondes chrono.
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MessageSujet: Re: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Mar 10 Nov 2015 - 10:00

~ That's what you get when you let your heart win ~
Mercredi 4 Février 2015 - en début d'après-midi
Kezabel E. Hasting && Killian T. E. Calgarry
« Effectivement. Circonstances atténuantes. »

Sourire en coin de chaque côté, c'est quand même un beau soulagement qu'elle prenne les choses avec suffisamment de second degré elle aussi. Je sais pas trop comment on peut considérer que ça puissee se passer entre nous, après mon éclat précédent, je sais pas si on pourrait jamais sympathiser et pourtant, ce que je m'apprête à lui demander, c'est plutôt à quelqu'un avec qui on a un minimum de liens amicaux qu'on le fait. Sauf que mes amis ne sont pas assez proches de lui pour ça - hors Enzo mais il n'est pas revenu, et j'essaie déjà de ne pas complètement péter un câble concernant Caem, je vais éviter de laisser mon cerveau extrapoler sur le pourquoi du comment de l'absence du grand loup, sinon je vais juste devenir barge. Je promets à Kezabel de ne pas l'agresser ce qui a le don de l'amuser au moins, même si au fond, je suis sérieuse, et qu'elle prenne ça à la dérision a quand même quelque chose de rassurant. Comme quoi de l'eau a coulé sous les ponts depuis. Elle me désigne son arme, et j'ai un geste idiot de mains levées en signe de défense, parfaitement irréfléchi.

« Si tu le fais, j’ai de quoi me défendre. »

J'ai tenté de ne pas tout de suite la bombarder des questions qui m'obsèdent réellement, mais c'est parfaitement ridicule et hypocrite au fond. La vie de tous les jours, on l'a jamais vraiment partagée toutes les deux, ça ne rime à rien.

« Plutôt bien oui. Les études, les cours, la vie… Rien de bien transcendant à vrai dire. »

Je connais rien de sa vie, je sais pas comment elle s'en sort au milieu de ses grimoires, là, ni les études qui l'intéressent et si elle me répond par politesse, je crois qu'on sait toutes les deux que ça sonne faux.

« Ca va, j’ai pas à me plaindre. Je bosse pas mal pour ça donc je suppose que ça paie aussi… même si on sent bien que la dernière année arrive.
- C'est sûr... »

C'est vrai tiens... moi j'ai encore quelques années à poursuivre avant d'obtenir mon diplôme. Et à vrai dire, plus j'y pense, et moins je sais ce que je voudrais faire. Ces derniers temps, survivre était l'essentiel, mais quand il y aura un après ? Je chasse ces pensées d'un mouvement las de la tête.

Je suis pas étonnée que lorsque je rentre dans le vif du sujet, son attitude change. Elle se redresse et me réponds tout d'abord par une autre question.

« Ca dépend de ce que tu entends par « proches » ?
- Plus que Zora et moi aujourd'hui.
- Donc, c’est pour ça toutes ces questions ? Je n’ai pas mis le grappin dessus si c’est ça qui t’inquiète.
- Non c'est pas ça. »

Tristement, je pense même que je serais plus sereine si c'était le cas. Et en même temps, je suis soulagée que ça ne le soit pas. Même je crois que j'ai oublié toute logique depuis qu'il a pris de la distance.

« C’est juste un ami. Donc, oui je suis proche de lui, du moins il nous arrive de discuter pas mal lui et moi. Etre de la même maison aide j’imagine mais je l’aime bien, je l’apprécie même beaucoup mais ça n’ira jamais au-delà.
- Je peux te demander un service alors ? »

On aura tout vu, hein ? Je repose finalement le regard sur elle, même si je déteste savoir qu'il a l'air si implorant. J'ai peut-être pas trop le choix, là, si je veux qu'elle comprenne que non, je n'ai vraiment pas de mauvaise intention.

« Je sais pas ce qu'il s'est passé, et je sais pas trop pourquoi, enfin vraiment pourquoi parce que je suis sûre qu'il nous a pas dit la vérité, mais il y a un moment que Zora et moi, on peut plus l'approcher, et je vois bien qu'il va pas super bien, et jusque-là, il y avait Enzo, mais il est pas revenu et... »

Et respire Killian, respire.

« Je sais qu'on est pas vraiment potes et que c'est un peu... bizarre que je vienne te voir comme ça. »

Abusé même sans doute.

« Mais je sais pas trop vers qui d'autre me tourner. Je peux pas le forcer à m'accepter dans son périmètre, mais je peux pas non plus rester sans rien faire alors que je vois bien qu'il va pas bien... Tu vois ? »

Que je suis pathétique, oui aussi, mais si tu pouvais ne pas relever ça m'arrangerait.
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MessageSujet: Re: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Lun 16 Nov 2015 - 15:47

— Je peux te demander un service alors ?

Je pense honnêtement que si le sujet de Caem n'avait pas été évoqué, je lui aurait déjà gentiment demander d'arrêter de faire semblant et de tout simplement ne rien me demander. Ne pas me parler. Ca n'est pas méchant et ça n'a rien à voir avec le fait que nous ayons déjà eu une sorte de clash elle et moi il y a déjà de nombreux mois... mais à aucun moment elle n'est venu m'adresser la parole depuis. Nous ne sommes pas proches elle et moi, nous ne pouvons même pas prétendre être camarade de classe puisque nous ne sommes ni de la même maison, ni de la même année. Je me fustige d'avoir cru une seconde que sa présence ici était simplement pour prendre des nouvelles. Et même si elle a eu le bon sens de le faire, sa demande à la suite me laisse un goût amer et rompt toute bonne surprise de voir une personne comme Killian vouloir savoir comment vous allez.

Non, ça n'est pas QUE pour ça. Bien évidemment.
Et si ça n'était pas Caem de concerné, la couverture de mes bouquins auraient été claqués et je serais partie. Peut-être aussi parce qu'elle a ce regard qui m'empêche de mettre les voiles à moins de me sentir coupable. Je finis par lâcher un soupire tout en délaissant toute activité précédente.

— Oui.
— Je sais pas ce qu'il s'est passé, et je sais pas trop pourquoi, enfin vraiment pourquoi parce que je suis sûre qu'il nous a pas dit la vérité, mais il y a un moment que Zora et moi, on peut plus l'approcher, et je vois bien qu'il va pas super bien, et jusque-là, il y avait Enzo, mais il est pas revenu et...

J'hausse un sourcil... Enzo, pas revenu ? Elle n'est visiblement pas au courant qu'au contraire... c'est le cas depuis déjà quelques jours. Et lorsque j'y repense, j'ai rarement été aussi soulagé de l'avoir dans mon périmètre. Pourtant, je ne l'interromps pas, me gardant de lui donner l'information pour l'instant. Une chose à la fois.

— Je sais qu'on est pas vraiment potes et que c'est un peu... bizarre que je vienne te voir comme ça.
— Tu trouves ?

C'est sarcastique et je n'ai pas pu m'en empêcher. En réalité, je suis blessée. Et vexée. Et encore une fois, si le sujet n'était pas Caem, j'aurai mis fin à la conversation depuis le début. Je me sais être une personne douce et patiente mais j'ai aussi mon caractère et lorsque j'ai cette sensation d'être clairement et purement utilisée, j'ai la simple envie de laisser aller cette colère qui gratte le long de mes côtes.

— Mais je sais pas trop vers qui d'autre me tourner. Je peux pas le forcer à m'accepter dans son périmètre, mais je peux pas non plus rester sans rien faire alors que je vois bien qu'il va pas bien... Tu vois ?

J'apprécie Caem, plus qu'elle ne peut le croire d'ailleurs et même si je ne suis pas proche de lui au même titre que Zora ou Killian, je tiens à lui. Ce dont me parle cette dernière ne m'est pas étranger puisque le jeune homme est dans la même maison que moi et fait donc partie de mon quotidien. Il y a des choses qui ne trompent pas, qui n'échappent pas malgré tous les artifices utilisés. L'état de Caem ne m'a pas échappé et le peu de fois où je me suis risqué d'aller lui parlé s'est soldé en un échec, me faisant clairement mais gentiment comprendre qu'il ne voulait pas discuter. Et encore moins de lui. Que faire de plus ? Je ne peux pas lui mettre le couteau sous la gorge pour qu'il avoue ce qui le tourmente de cette façon... alors je me suis contenté de lui faire comprendre que s'il avait besoin de quoi que ce soit, il pouvait venir me voir.
Alors mon attention se recentre sur Killian qui est toujours là et qui le sera toujours tant qu'elle n'aura ps de réponse de ma part mais aussi la certitude que je tenterais quelque chose de mon côté. Elle a l'air réellement inquiète et j'essaie du mieux que je peux de faire abstraction de ce sentiment amer que je ravale en silence.

— Je ne suis pas plus avancé que toi. J'ai déjà essayé de lui parler mais il n'a pas l'air d'être très... coopératif.

Il n'a en aucun cas été méchant ou désagréable mais il était très clair dans sa manière de me le dire, qu'il ne voulait pas parler de lui. Pas parler tout court. Caem est un garçon gentil et adorable qui ne ferait de mal à personne par plaisir. Lorsque Marcus est venu nous chercher la première fois, il n'a pas hésité un seul instant à prendre ma défense, quand bien même je n'étais pas forcément en danger... Je ne suis pas certaine qu'il soit au courant de ce qu'il m'a fait ni s'il s'est rendu compte que Marcus n'était plus dans le château. Et ça n'est pas plus mal, il a visiblement d'autres soucis en tête.

Mon intention se reporte sur Killian.

— Disons qu'il n'a clairement pas envie de parler de lui, même si ça a l'air d'aller un peu mieux. Et maintenant qu'on en parle, c'est vrai qu'il a l'air moins sombre que le mois dernier.

Peut-être est-ce le retourne d'Enzo qui lui a apporté un peu de lumière dans tout ça ? En réalité, je n'en ai aucune idée. Je suis dans la même maison que lui, le croise souvent, mais comme dit précédemment, je n'ai malheureusement pu avoir que très peu de contacte avec lui.

— Essaie d'être encore un peu patiente... il reviendra sûrement vers toi lorsqu'il se sentira prêt. Certains ont plus besoin de temps que d'autre.

Je reste un peu froide, je l'admets, mais je ne suis pas désagréable pour autant. Au contraire, puisque je tente de l'aider du mieux que je peux avec cette histoire puisque le cas du jeune homme m'inquiète également.

— D'ailleurs... je fronce les sourcils et me tourne légèrement vers elle. Tu me dis qu'Enzo n'est pas revenu mais c'est le cas. Il est rentré Jeudi dernier, le 29.

Je patiente quelques secondes le temps de lui laisser digérer l'information avant de reprendre.

— Ca m'étonnes que tu ne l'ai pas encore vu. Ceci dit, il est resté pas mal à l'écart ces derniers jours, sûrement pour souffler un peu. Vous vous êtes sûrement loupé de peu.

Je me revois sans peine prendre ce grand gaillard dans mes bras, commençant à croire que jamais il ne reviendrait. Ce fut un soulagement intense que de le revoir.

— Concernant Caem... J'essaierais une autre tentative pour lui parler. Mais je n'promets rien.
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MessageSujet: Re: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Lun 11 Jan 2016 - 19:54

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Je suis horrible. Cette fille, je la connais finalement pas le moins du monde, tout ce qui nous lie, c'est Caem, et mon pétage de plomb l'an dernier, en gros. Et là, je viens la voir comme une fleur pour lui demander un service ? Non mais sérieusement ? Inversez les rôles, et je suis pas sûre que je lui aurais pas claqué la porte au nez - au minimum. A moins, donc, qu'il s'agisse de quelqu'un à qui je tiens aussi, et pour qui je ferais un effort. C'est bien pour ça, hein, qu'elle n'est pas déjà partie ? Son 'oui' sec et son ton sarcastique ensuite ne m'échappent pas, et je m'efforce de ne pas mettre les voiles moi-même à cet instant. C'était idiot de venir la voir comme ça, de façon complètement intéressée et relativement égoïste, je sais bien. Je sais juste plus trop quoi faire. Et cette impression d'être complètement impuissante m'est tout bonnement insupportable.

« Je ne suis pas plus avancé que toi. J'ai déjà essayé de lui parler mais il n'a pas l'air d'être très... coopératif.
- J'imagine...
- Disons qu'il n'a clairement pas envie de parler de lui, même si ça a l'air d'aller un peu mieux. Et maintenant qu'on en parle, c'est vrai qu'il a l'air moins sombre que le mois dernier. »

Une vague de soulagement m'envahit, comme je hoche la tête. De loin, je ne suis sûre de rien. Mais si Kezabel le constate de son côté, c'est que ça doit être vrai, n'est-ce pas ?

« C'est bien...
- Essaie d'être encore un peu patiente... il reviendra sûrement vers toi lorsqu'il se sentira prêt. Certains ont plus besoin de temps que d'autre. »

Je hoche la tête, sentant bien le ton toujours légèrement froid de la jaune à mes côtés, mais ne suis pas convaincue. Au final, je reste dans une impasse, hein ? La patience n'a jamais été mon fort, et ne pas savoir ce qu'il se passe vraiment me bouffe. Les doigts noués, je me dis qu'il est sans doute temps que je lui foute la paix, quand elle reprend la parole, et que je reste comme un con, la tête à nouveau tournée vers elle, à la dévisager.

« D'ailleurs... Tu me dis qu'Enzo n'est pas revenu mais c'est le cas. Il est rentré Jeudi dernier, le 29.
- Bah merde... »

Un souffle, rien de plus. Comment j'ai pu ne pas le voir, passer à côté ? Ca fait déjà plusieurs jours qu'il est revenu, et c'est pas comme si c'était pas quelqu'un que je risquais de repérer à coup sûr. Merde, merde, merde.

« Ca m'étonne que tu ne l'aies pas encore vu. Ceci dit, il est resté pas mal à l'écart ces derniers jours, sûrement pour souffler un peu. Vous vous êtes sûrement loupés de peu.
- Ca doit être ça... »

Vous m'ôterez pas de l'idée 1/ que je suis vraiment complètement aveugle, 2/ que manifestement, je lui manque pas beaucoup à lui non plus... et 3/ que je suis crétine, parce qu'il a clairement autre chose à foutre que de venir me voir en premier lieu, on se côtoie un peu, mais il y a des gens bien plus proches de lui auprès desquels il avait toutes les raisons de se retrouver en premier lieu.

« Concernant Caem... J'essaierais une autre tentative pour lui parler. Mais je n'promets rien.
- Merci, c'est... gentil... Surtout que... Enfin je... Je suis désolée d'être venue de voir de façon aussi intéressée... T'aurais eu toutes les raisons du monde de refuser... »

Je suis pas complètement aveugle, hein, et je comprends bien que mon irruption soit déplacée... Je sais pas si dans un autre monde, on aurait pu s'entendre toutes les deux. Mais là, entre ma crise de jalousie de l'an dernier et mon arrivisme aujourd'hui, je doute que ça fonctionne réellement un jour. J'ai aucune idée de ce qu'elle a pu traverser, et je m'en voudrais sans doute encore plus si je le savais en réalité. Elle a pas besoin de ça, au final, et moi je débarque sans crier gare pour rajouter un problème supplémentaire sur ses épaules. Pardon Kezabel. Je sais pas si je pourrai me racheter un jour, mais aujourd'hui, tout ce que j'arrive à voir, c'est que - peut-être - quelqu'un restera près de Caem pour qu'il aille mieux, et c'est tout ce qui m'importe.
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MessageSujet: Re: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Ven 15 Jan 2016 - 13:11

Sans avoir pour quelles raisons, je sens mes épaules s’affaisser légèrement. Epuisement soudain, lassitude soudaine, je me sens d’un claquement de doigts aussi vide qu’une fiole. Peut-être parce que je croise le regard sincèrement désolée de Killian et que la force de luter me lâche brutalement. A quoi bon m’acharner à lui en vouloir de m’utiliser si c’est pour aider Caem ? Je n’ai pas l’impression que j’aurai réagi de cette façon à un autre moment, à une autre période. Surtout si c’est simplement pour que le jeune homme soit soutenu. Que quelqu’un veille sur lui.
Est-ce que je suis entrain de devenir égoïste ?

— Merci, c'est... gentil... Surtout que... Enfin je... Je suis désolée d'être venue de voir de façon aussi intéressée... T'aurais eu toutes les raisons du monde de refuser...

Jackpot.
La culpabilité est d’une violence à m’en donner la nausée. Tout ça ne me ressemble pas, cette colère, cette haine, cette fatigue soudaine. Cette boule coincée dans le fond de ma gorge. Trop de chose ce sont produites en trop peu de temps, je ne sais plus où j’en suis réellement.
Je me passe une main sur le visage, en poussant un léger soupire, me laissant aller sur le dossier de ma chaise.

— Laisse… t’excuse pas. C’est rien.

Si, c’est quelque chose parce que je suis vexée mais je suis tout de même capable de ravaler cette fichue fierté puisqu’il s’agit de Caem. Ce dernier est plus important que ce que je ressens en cet instant.
Je me sens légèrement oppressée par ce soudain changement d’humeur que je ne comprends pas. Mon regard se perd dans le vide, alors que je me mords l’intérieur de la joue. L’absence se mue en un fond sonore qui obstrue ma réalité. Celui que j’entends parfois lorsque je ne suis plus certaine d’aller bien ou non ou que je me retrouve complètement paumée avec mes propres idées et émotions. Celui d’une guerre qui m’a arrachée l’innocence que je pensais conserver encore de longues années.
J’étouffe en un instant.

— Caem est un ami, si je peux aider je le ferais.

Je rassemble maladroitement mes affaires avant de les glisser une à une dans mon sac, essayant de garder la face en accordant un sourire crispé à Killian.

— Désolée, c’est juste pas le bon jour.

Je ravale ce feu qui ravage le fond de ma gorge alors que je me précipite avec pour seule envie de m’isoler quelque part pour reprendre un souffle, une consistance.
Je me lève, glissant mon sac sur l’épaule, me plantant devant elle, un peu fébrile. Si elle se pose des questions, je suis trop entre deux eaux pour m’en rendre compte. Mais l’urgence est là, je n’ai pas envie de craquer devant elle ou de quoi que ce soit d’autre.

— S’il se passe quoi que ce soit avec Caem, je te tiendrais au courant.

Sauf s’il me fait promettre de tenir ma langue, je ne lâcherais rien.

— J’dois y aller. A plus tard Killian.

Dernier sourire crispé avec la désagréable sensation de la plantée là, sans aucune autre explication. Mais je dois sortir d’ici, de cette pièce, m’isoler, prendre l’air, avant que je n’explose ou que je ne perde le moindre contrôle. Les bruits et les images s’accentuent devant mes yeux que je chasse du mieux que je peux avec des souvenirs plus agréables. Des moments passés avec Riley, la nuit dernière avec Maxime, la présence d’Adam. Tout est bon pour essayer de ne pas flancher. De ne pas céder.

« Des coups de blues, des coups de fils, tout recommencera au Printemps.
Sauf les amours indélébiles. »

— FIN POUR MOI —

HRP:
 
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MessageSujet: Re: That's what you get when you let your heart win ▬ Kezalian   Sam 6 Fév 2016 - 17:50

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Mercredi 4 Février 2015 - en début d'après-midi
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On est belles, là, tiens, peu à l'aise face à l'autre. Sa main passe sur son visage, les miennes sont nouées devant moi, tellement serrées que mes phalanges blanchissent.

« Laisse… t’excuse pas. C’est rien. »

C'est faux, mais je relève pas. C'est faux, mais qu'est-ce que je peux rajouter de plus ? Je suis pas en état de me battre pour ça, et encore moins d'essayer de comprendre ce qui lui vaut cette soudaine lassitude plus que visible. Je m'en voudrai plus tard.

« Caem est un ami, si je peux aider je le ferai.
- Je... sais. »

Ce qui fait que c'est encore plus dégueulasse d'être venue exprès pour ça, n'est-ce pas ? C'est peut-être pour une bonne raison, mais ça n'empêche que c'est dégueulasse, complètement intéressé, limite manipulateur, en réalité. Je dirais bien que je m'en veux, c'est un petit peu le cas, mais je crois que je le referais, douze mille fois, si c'était à refaire douze mille fois. Je m'en voudrais à chaque fois, mais je peux pas supporter l'idée qu'il soit livré à lui-même alors qu'il ne va manifestement pas très bien,e t que personne n'est là pour veiller sur lui. C'est peut-être pas vraiment le cas, en réalité, j'en sais juste... absolument rien. Mais je peux pas rester dans le doute, j'ai besoin d'être sûr qu'il y a quelqu'un auprès de lui. Et puisque ce n'est ni Zora, ni moi, je me tourne vers qui je peux.

« Désolée, c’est juste pas le bon jour. »

Je hoche sobrement la tête, comme une vague de culpabilité m'envahit. Elle ne va pas bien. C'est flagrant, de ses gestes quelque peu fébriles à ce sourire factice qu'elle me lance. Elle ne va pas bien, et moi je suis venue lui demander un énorme service sans réellement m'intéresser à ce qui la perturbe, elle. Elle me fuit littéralement, et je ne fais absolument rien pour la retenir. Parce que si les rôles étaient inversés, je crois que je frapperais quiconque tenterait de me retenir alors que je refuse de craquer devant tout le monde. Je comprends trop bien son besoin de s'isoler pour y contrevenir.

« S’il se passe quoi que ce soit avec Caem, je te tiendrais au courant.
- Le plus important, c'est qu'il ne soit pas tout seul... »

Autrement dit, que je ne sache pas, ça me bouffe, mais c'est un moindre mal, tant que tu peux être auprès de lui. A ma place. Ca me retourne les tripes et je détourne le regard. De toute façon, je crois qu'elle a autant besoin de partir d'ici que moi d'aller hurler ma rage quelque part dans le parc et de frapper des trucs, à cet instant.

« J’dois y aller. A plus tard Killian.
- Ouais, salut... »

J'ai attendu qu'elle ait le dos tourné pour réellement la regarder partir, détaillant sa démarche, qui confirme l'impression de malaise qui plane depuis tout à l'heure. Je suis désolée Kezabel, j'ai rien trouvé de mieux. Un jour, peut-être que je me rattraperai vis-à-vis de toi. Je sais pas encore comment, et peut-être que je pourrai jamais, mais c'est quand même une promesse que je me fais, alors que mes ongles s'enfoncent dans ma chair. Je reste immobile un moment, sans rien dire, le regard rivé vers l'endroit où elle a disparu, refusant de sortir trop vite à sa suite de peur que ça donne l'impression que je la suis. Je vois plus vraiment ce qu'il se passe autour, il y a toute cette conversation, et puis les images qui me restent de Caem ces dernières semaines et notre dernière conversation qui tournent en boucle dans ma tête. Jusqu'à ce que petite voix fluette retentisse à côté de moi.

« Dis euh... on peut s'installer là ? »

Quatre élèves peut-être de deuxième année, voire même première, près de moi, à la recherche d'une table où s'installer.

« Ah... oui bien sûr, j'allais partir... »

Je me suis levée brusquement, et il y en a une qui a sursauté. J'ai failli faire tomber ma chaise au passage, rattrapée au vol, réflexe de Quidditch sans doute. Et j'ai pas décroché un mot de plus avant de prendre la sortie à mon tour, de dévaler les marches vers le Hall puis le parc et d'aller courir, à l'arrache, autour du lac. Je me suis arrêtée un moment, bien loin du château, pour hurler, comme si ça pouvait vraiment évacuer tout ce qui me ronge. Mais les coups ne changent rien depuis des semaines, les cognards renvoyés de toute force avec ma batte non plus, l'épuisement physique guère plus. Et si je suis en nage et crevée en rentrant au château, plus tard, peu avant le cours de sport - que j'ai un peu déjà fait, là, non ? - je me sens pas mieux, pas même d'un iota. Ma seule consolation réside dans l'idée qu'il n'est pas tout seul et qu'à partir de maintenant, il y a la jaune auprès de lui, et c'est tout ce à quoi je tente de me raccrocher.

¤ Fin ¤
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