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 the love club — Kezabel

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MessageSujet: the love club — Kezabel   Jeu 11 Juin 2015 - 13:25

KEZABEL & MAXIME
1er FÉVRIER 2015
THE LOVE CLUB

  • 29 JANVIER, dans les couloirs

« Euh… Kezabel… Psst. »

La poufsouffle cherche qui l’appelle et je lui fais un signe de la main pour… ben pour lui signifier que c’est moi. Non je ne reviens pas pour l’embrasser — on fera l’impasse sur ça s’il vous plait — ni pour m’excuser de lui avoir foutu un vent mémorable, simplement parce que je suis débile. On fera aussi l’impasse là-dessus. Ses sourcils se froncent, je n’y fais pas attention. Je ne suis pas de très bonne humeur aujourd’hui. Elle ne va pas en pâtir mais disons que… bon, j’ai la migraine, j’ai mal dormis, bref ce genre de connerie me gâche la journée. Et puis cette histoire avec Macy m’agace. Elle s’approche de moi.

« Pourquoi tu t’caches ?
- Migraine…
- Ah okay... Tu voulais quelque chose?
- Écoutes tu connaitrais pas un … Dan Lindley ? De ta maison. »

Comment ça je fais des investigations ? Oui oui, c’est le cas. Macy traine avec ce type depuis un certain temps maintenant, deux semaines peut-être trois. Si je regardais pas trop jusque là, une rumeur dans un couloir a attiré mon attention. J’écoute pas les rumeurs, c’est pour les pétasses. Mais quand le nom « Davis » flotte sur les lèvres, j’prête attention.

« Si, je le connais un peu. Pourquoi ? Il y a un problème avec lui ?
- Nan nan… il est comment ? Sympa ? Et avec les filles ? »

Je pense clairement que mon interrogatoire l’intrigue mais… Non je ne peux pas m’en empêcher. C’est Macy et si ce mec lui brise le cœur je lui brise le sien, et pas dans le sens figuré du terme si tu vois c’que j’veux dire.

« Il t’intéresse ? »

Elle laisse échapper un petit rire. Je la regarde avec un air d’autoroute (tmtc Lili :ga:). J’aime pas trop qu’on fasse de l’humour quand je veux aller vite. Mais bon, j’dis rien.

« Il est ... sympa. Un peu beau parleur. Beaucoup en fait. Et si tu veux te faire une idée de savoir comment il est avec les filles... Dis toi que Mateo et Zachary ont de la concurrence. »

Je fronce les sourcils et me redresse. Comment ça Matéo et Zachary ont de la concurrence ? J’enfonce mes poings dans le sweat de Dean et sort un peu de ma zone d’ombre en plissant les yeux. La lumière renforce ma migraine.

« Comment ça de la concurrence ? Genre… il est réglo ou… ? »

Kezabel fronce les sourcils à son tour. Je ne lui dirais pas que Macy traine avec lui, pas mal de temps, et que j’aime pas trop ça. Déjà parce que dans un premier temps je l’aime pas (incompatibilité d’humeur).

« De ce que j'ai pu voir... Ca n'est pas le cas non. Lucy a déjà eu à faire à lui et le lendemain elle l'a surprit avec une autre. Mais pourquoi toutes ces questions ? Il a fait quelque chose à quelqu'un ?
- ok… »

Dans un second temps ce qu’Hasting me dit ne me plait pas trop voir pas du tout. J’ai déjà une petite idée de ce que je vais faire. Ça me démange, et je ne vais surement pas me priver de filer ce petit con. A la première erreur… Ah… S’il brise le cœur de Macy… Je ne réfléchis pas plus longtemps.

« Pour rien… Mais merci. Bon j’te laisse j’ai un truc à faire. »

Ni une ni deux je la dépasse et me dirige vers les poufsouffles. Je rentre à la suite d’une nana dans leur salle commune et fais un premier tour d’horizon. Je sais que Miss Davis est dans la salle commune des Serdaigles avec Will donc ça me laisse un peu de temps avant qu’ils ne viennent me chercher pour aller diner. Une petite demi-heure. Rien à signaler chez les poufsouffles, pas de beau et grand blond de connard à l’horizon, Lindley n’est pas ici alors je me dis qu’utiliser mes petits sens de connasse de lycanthrope pour repérer glandu… Hm.. Oui bonne idée. Mains dans les poches, capuche sur la tête, je reste discrète, silencieuse, bref, tranquillement je laisse mes pas me diriger, un peu au hasard, en me disant qu’à cette heure-ci il doit trainer pas loin de sa salle commune.

Au détour d’un couloir un truc me frappe, une sensation, une odeur. Je laisse mon instinct jouer et je me fais confiance, ne fais attention à personne d’autre et alors, je passe la tête discrètement à l’angle d’un couloir du rez-de-chaussée. Après vingt minutes de recherche j’ai trouvé la tête blonde et l’observe de loin. Je sors mes mains de mes poches, en pose une sur les pierres et l’autre contre ma cuisse. Il n’est pas tout seul. Une petite brunette est avec lui. Je m’emballe pas, je me dis qu’il a peut-être une sœur ou un truc comme ça et c’est pourquoi je l’attrape pas encore. Puis de toutes façons je vais pas frapper un innocent sans raison, ça se trouve il kiffe Macy et puis ça suffit les conner…

Je me redresse sèchement, mes poings se serrent et je sens une veine palpiter sur le coin de mon front, ma migraine se remet subitement à taper plus fort. Connard. Un milliard d’insultes me passent par la tête et je serre les dents pour ne pas aller lui claquer la tronche contre les pavés. Ce mec roule allègrement une ENORME pelle à une autre meuf que son officielle à savoir, MACY DAVIS. Macy Davis étant la jumelle de William Jackson et la meilleure amie de Maxime Jefferson. JE SUIS MAXIME JEFFERSON. Rester calme. Statuer sur des évidences. Respirer. Mes yeux restent rivés sur le petit couple, j’inspire et expire lentement. T’es mal tombé toi. Dans ce château y’avait une nana à pas berner, et tu le fais sans problèmes. Respirer. Je ferme les yeux, j’en ai assez vu. Je fais volte-face et mon regard rencontre celui de Kezabel. Je dégage rapidement, et décide d’aller rejoindre William, Matéo et Macy au diner. Je forge un masque impassible sur mon visage et passe les portes de la grande salle.
La vengeance est un plat que tu vas manger dans ta gueule.

  • 30 JANVIER, au rez-de-chaussée.

« Bon, j’vais à la bibliothèque et après j’vais voir Dan, ok ? »

Macy claque un bisou sur la joue de William et s’enfuit, ses couettes rebondissent alors qu’elle trottine dans les couloirs. Une clope entre les lèvres, je regarde William.

« Prêt ?
- Il est dans le parc, en train de faire son footing. »

J’acquiesce, range ma baguette, il en fait de même en se redressant alors qu’il était adossé contre le mur. Je n’ai pas le temps de faire un pas qu’il en fait deux. Je lui ai expliqué la veille ce que j’ai vu et autant dire qu’il ne faut pas toucher à sa jumelle, à moins d’avoir envie de mourir. Macy qui est extrêmement intelligente est parfois tout aussi naïve, surtout quand ça concerne ses petites amourettes. De toutes façons elle était faite pour Spencer, alors ce connard ne la mérite pas et il va comprendre par contre ce qu’il mérite lui. On franchit ensemble les portes du hall, et apercevons la silhouette de Lindley au loin.

Ø

Je regarde cette espèce de connard de haut, à l’instar de William. Il est par terre, adossé contre un arbre, assommé, le nez en sang, conscient mais pas vraiment lucide. Sa tête tourne j’imagine, mais j’en suis plus que contente. Il caille, enfin plus pour lui que pour nous parce que moi, personnellement, j’ai chaud et j’me sens mieux maintenant qu’on lui a administré sa petite correction. Ce petit salaud s’est même permis de nous rire au nez ! Non mais quel irrespect !
Je nettoie les petites tâches de sang sur mon poing droit. Pas grand chose mais bon, autant ne laisser aucune trace.

« Alors t’as bien compris ? Tu t’approches plus. Tu l’évites. Et tu lui diras que c’est parce que…
- Parce que tu la mérites pas et que tu sais que t’es pas un gars bien. Pigé ? Si jamais j'te reprends à te foutre de sa gueule comme tu l'a fait, dis toi que ta prochaine demeure éternel, c'est le lac.
- Et si tu balances, mon vieux, t’es foutu. »

Il nous regard un à un et son sourire sarcastique s’est évanoui depuis longtemps maintenant. Espèce de lâche. On attend sa réponse, il finit par acquiescer.

« Oublie pas ça Lindley. »

Demi-tour, on se casse. On a même pas eu besoin d’utiliser la magie, c’est pas notre façon de faire. On se regarde un instant, on se met d’accord silencieusement. Pas un mot à Macy. De toutes façons ce mec a tellement la trouille qu’il dira rien.
N’empêche, ça fait du bien.


  • 1er FÉVRIER

« NON VOUS DEGAGEZ ! BANDE DE… GROS NULS ! »

La porte du dortoir claque et on se retrouve face à un mur. Je pousse un long soupir, Will se sort une clope. Comment avons-nous pu espérer que Macy ne sache pas ce qu’on a fait. Notre fierté nous a fait oublier qu’elle sait toujours tout et qu’elle a eu simplement besoin de voir le nez violet de son « mec » pour comprendre. Elle ne veut pas qu’on lui explique… Ni même qu’on lui parle où la regarde ou côtoie son espace vital. Je hausse les épaules, agacée. On laisse tomber pour l’instant. C’est juste que j’aime pas quand elle nous parle pas. J’aime pas quand elle boude et quand elle pleure. On finit pas s’éloigner de la salle des Serpentards. Ça lui passera peut-être la journée. Puis putain c’est la pleine lune dans 2 jours, j’suis pas bien, j’suis énervée et fatiguée et... Fais chier.

Ø

J’ai fais ma retenue, j’suis allée me coucher, j’ai même pas faim. Macy nous a pas adressé la parole depuis hier soir. Putain c’que ça me gonfle. J’ai mal au crâne, rien ne se passe tranquillement. Je commence à sentir l’animal gratter à l’intérieur de moi, je passe mes journées sous ma capuche pour éviter la lumière parce que j’suis en pleine période de migraine, bref, voilà l’genre. William est partit déjeuner et je l’attends dans son pieu. Lorsqu’il revient, il me dit que Macy a mangé à trente-six places de lui en boudant bref, caprice habituel et je le vois bien qu’il est tout agacé. Mais alors qu’on était en train de se plaindre, posés comme des larves dans son lit, comme si on était pas capables de vivre sans elle, il a une idée. Et une idée brillante.

Je récupère mon sweat, et on descend tranquillement de sa tour au rez-de-chaussée. Ouais et puis comme si la journée était pas déjà merdique, les escaliers nous font un caprice à la Davis et on doit faire un putain de détour. En silence on finit par atteindre le Hall et, on attend la fin du repas. Kezabel finit par sortir de la salle en sortie de la très célèbre Riley Jenkins (n’est-ce paaaas ? Vous voyez mon grand sourire ? Matéo ? pourquoi tu t’en vas ?), comme à leur habitude de toutes façons. William est plus rapide que moi et l’alpague. Il prend son air de chien battu, les yeux mouillés, bref, une petite minute plus tard ils reviennent vers moi.

« Salut Hasting… »

Elle nous regarde tour à tour, insiste sur William. Il se met à parler, parce que de toutes façons va bien falloir qu’on s’lance.

« On a un… gros service à te demander. Du genre, question de vie ou de mort. »

Elle fronce les sourcils, je lève les yeux au ciel. En fait la mec elle te comprend pas s’tu veux. Elle répond et je finis par lever la voix.

« Ouais… On aurait besoin de toi pour que tu parles à Macy. On a fait une petite connerie et elle veut plus nous parler, enfin, tu vois le genre, elle boude vraiment pour rien… »

Elle reste perplexe. Je jette un coup d’œil à William. C’est le moment de sortir ton jeu de comédien Jackson. Sérieux. C’est notre dernier espoir. Va falloir mettre la pâtée.

« Puis toi tu sais parler, rassurer, ce genre de trucs, nous on galère, elle veut vraiment pas nous parler. »
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Ven 19 Juin 2015 - 10:45

► the love club ◄
Maxime et Keza


Dimanche 1er Février – Après le déjeuner.

Je repère Riley au loin dans le Hall, entrain de m’attendre pour aller manger. J’affiche un énorme sourire aux lèvres alors que je m’approche, guillerette, déjà contente de ma bêtise. Elle me voit arriver au loin, me salut et je m’approche en chantonnant en français …

- Quaaand il me prend dans ses braaaas, qu’il me parle touuut baaas, je vois la viiiiieee en roseeeeuuuuh

Et tout ça avec des gestes d’amante éperdue regardant le ciel, les deux mains sur le cœur, trainant du pied avec langueur et j’éclate de rire devant le froncement de ses sourcils.

- Tu as déjà oublié cette chanson ? Attends, je te la refais en anglais…


Je la lui chante, en prenant garde de maintenir une distance de sécurité entre elle et moi et j’ai à peine terminé ma phrase qu’elle me court déjà après. Dire que je sens ma meilleure amie plus sereine et légère est un euphémisme… Vargas a un véritable effet positif sur elle, une sorte d’énergisant qui lui file le sourire pour la journée. Tout s’est simplifié, dénoué, on n’sait pas encore où tout cela va les mener mais … Nous ne vivons qu’une fois, non ? Alors, autant qu’elle en profite, qu’elle vive et qu’elle se gorge de tout ce que cette situation puisse lui offrir. Et puis, j’aime la charier sur le sujet maintenant que je la vois sur ce petit nuage, d’autant plus que Riley ne marche, elle court. Droit dans la plaisanterie, alors pourquoi je m’en priverais… Et ça n’est pas comme si je n’avais pas le droit à ma propre petite dose de « moquerie », surtout depuis que Maxime m’a clairement fichu un vent avec ma superbe méga perche tendue…
Riley termine sa course sur mon dos et je titube sous l’élan, prête à m’écraser sur le sol et me rattrapant de justesse au mur d’à côté alors que nous sommes là, hilares, comme deux gamines de 13 ans et surtout, se fichant complètement du reste du monde.

Repas terminé, ventre bien remplit, je prends la direction de la sortie avec Riley pour rejoindre soit sa salle commune, soit la mienne pour terminer nos devoirs et avoir la fin du weekend de libre. Un pied dans le Hall et …

- Hey Keza !

Je me tourne et vois arrivé Will avec un air pas franchement victorieux, lui qui a toujours le sourire. Je fronce les sourcils et par réflexe je jette un œil à Riley qui hausse des épaules, pas plus avancée que moi.

- Quelque chose ne va pas ?
- Bah… Est-ce qu’on pourrait te parler ? Maxime et moi. C’est important.

Ses grands yeux bleus brillants se plantent dans les miens et j’ai presque de la peine, même si je ne sais absolument pas ce qu’il a à me dire. Un instant, ma paranoïa me dicte que Maxime va sûrement me dire de ne plus jamais l’approcher mais quand bien même ça serait le cas… Est-ce que je pourrais réellement avoir la légitimité de lui en vouloir ou quoi que ce soit d’autre ? J’ai bien peur que non.

- D’accord. Je me retourne vers Riley, un sourire rassurant sur les lèvres. Je te rejoints dans ta salle commune, ok ? Je fais vite.

Elle acquiesce, pas franchement rassurée et je peux la comprendre. A voir le visage de William c’est à croire qu’il a une mauvaise nouvelle à m’annoncer. Riley part de son côté et je suis le Serdaigle vers Maxime qui se trouve un peu plus en retrait. Si je suis inquiète ? Je dois avouer que je commence à me poser de sérieuses questions, oui. D’autant plus avec les derniers évènements, je n’ai pas reparlé à Maxime. Sauf lorsqu’elle est venue me demander des informations sur Dan et que nous l’avons vu toutes les deux… avec une autre que Macy.

- Salut Hasting…
- Salut.

Léger sourire aux coins des lèvres, je les regarde tour à tour, attendant que quelqu’un se décide de parler et insiste sur William. C’est lui qui est venu me chercher alors j’aimerais qu’il se manifeste un peu plus sur ses intentions parce que ça n’est pas que je sois entrain de me faire des films dans ma tête mais presque… Et les suspens comme celui-ci, je ne suis pas trop fan.

- On a un… gros service à te demander. Du genre, question de vie ou de mort.

Premier soulagement : Ca n’a rien à voir avec Maxime et moi. C’est une première chose. Et je ne m’étalerais pas sur le sujet. Deuxième chose… Il n’y en a pas en fait, puisque ma surprise est totale. Qu’est-ce qui les rends si… triste ? Si gênés et le visage si défait ? Je fronce les sourcils et ne comprend pas.

- Je ne suis pas sûre de vous suivre en fait… Un service ?

Sous-entendu : Quel genre de service ?

- Ouais… On aurait besoin de toi pour que tu parles à Macy. On a fait une petite connerie et elle veut plus nous parler, enfin, tu vois le genre, elle boude vraiment pour rien…

Je bug complètement sur la demande que Maxime me formule tout en me regardant droit dans les yeux. Je lâche un ricanement qui s’évanouit aussi vite qu’il n’est venu.

- Moi ? Parler à Macy ? Mais pourquoi, je …
- Mais parce qu’elle t’aime bien, tu vois ? Elle se fâchera pas comme elle l’fait avec nous, à gueuler dans tous les sens.
- Puis toi tu sais parler, rassurer, ce genre de trucs, nous on galère, elle veut vraiment pas nous parler…

Cette scène est presque surréaliste. Ils sont tous les trois soudés comme jamais, une vraie famille, toujours ensemble et ils me demandent à moi d’aller lui parler ? Pas que je ne veuille pas mais tout ça me semble étrange et un peu hors du commun. Je fronce de nouveau les sourcils, cherchant le sens à leur regard suppliant – surtout celui de William qui me sort le grand jeu des yeux mouillés et de la moue gênée – et au sens de leurs mots.

- Attendez, j’comprends pas. Pourquoi elle ne veut pas vous parler ? Elle vous écoutera sûrement plus que moi.
- Bah en fait… Ouais mais, toi, c’est pas pareil justement. T’es d’un avis neutre, t’as une autre vision des choses. Puis Maxime a raison, tu sais rassurer et parler de certaines choses, d’avoir une vraie discussion. Nous on est un peu empoté quand même pour la discussion
- Mais de quoi voulez-vous que je lui …

Ma phrase meurt avant même d’en voir la fin puisqu’une évidence me frappe de plein fouet. Le temps et la situation font que je côtoie Maxime de manière plus régulière et qu’il suffit de l’entendre, de la voir ou même de regarder le groupe dans les couloirs pour comprendre que Macy est leur protégée. Personne ne touche Macy et surtout, personne ne lui fait de mal. Hors… Il y a deux jours, c’est ce qu’il s’est produit sans que la jeune femme ne le sache. Mon regard se porte lentement vers Maxime… Elle est venue me demander qui était Dan, s’il était réglo et je l’ai suivi lorsqu’elle est partie presque furax quand elle a su que non, ça n’était pas tellement le genre de garçon à prêter serment de fidélité. Non, il était plutôt du genre à pratiquer la polygamie pour être franche…

Et lorsque vous ressassez toutes ses informations et que vous reliez tout cela à l’importance de Macy aux yeux des deux devant moi et que vous connaissiez un minimum leur caractère…

- … Me dites pas que vous avez fait ça.

Je les regarde tour à tour, la bouche entrouverte en secouant la tête, d’un air blasée. Parce que là, il n’y a pas tellement d’autre mot. Ils se jettent un regard en crispant les lèvres. Je pousse un long soupire en me prenant l’arête du nez entre les doigts.

- Rassurez moi et dites moi que vous lui avez juste fait peur…
- C’est-à-dire que… C’est presque ça. Mais il méritait tout de même une petite correction pour être sûr qu’il comprenne bien.
- Mais c’est pas vrai… vous abusez bon sang! Vous ne pouviez pas… juste… j’en sais rien ! Lui faire peur avec les mots ? Communiquer ? Ou à la rigueur le changer en rat ou en musaraigne !
- Keza s’il te plait… On veut juste que tu lui parles pour lui faire comprendre que ce type se foutait ouvertement d’elle. Tu sais comme nous qu’elle mérite pas un connard comme lui, pas Macy.

Son regard s’est assombri et je ne parle même pas de celui de Maxime. Et c’est un fourbe. Un vrai fourbe. Bien évidemment que Macy ne mérite pas un gars comme Dan. Bien évidemment qu’une jeune femme comme elle mérite bien mieux qu’un homme qui butine à chaque coins de couloirs. Elle douce, adorable parfois trop bavarde et très caractérielle mais ça ne change pas qu’elle est un vrai petit bonheur à elle toute seule. Et il joue sur ce terrain pour que je cède. Ou pas. Je ne sais pas.

- Et j’aime pas quand elle pleure comme ça.

Dernier coup de grâce et il me le paiera cher. J’ai envie de lui dire que ça, il fallait y réfléchir avant d’aller frapper Dan – parce que les connaissant tous les deux et à en voir leur visage, je ne me fais pas trop d’illusion – mais je n’ai pas la force de le faire. Pas quand je croise ces deux paires d’yeux bleus mouillés ou presque, avec cette expression de tristesse, de moue sincèrement gênée et affectée.
Je suis vraiment trop faible.
Soupire de lassitude, je lève le regard vers le ciel et laisse mes bras retomber mollement contre mes hanches.

- Bon d’accord, j’irais la voir. Mais c’est la première et dernière fois.
- T’es géniale Keza ! Merci.

Je n’ai même pas le courage de leur en vouloir lorsque je vois leurs traits soulagés. Je jette un œil vers Maxime, jeune femme qui m’a mis le plus grand vent de toute ma vie, m’arrête quelques secondes puis tourne les talons, en agitant la main en guise de salut.  

¥

Dimanche 1er Février – Milieu d’après-midi, Patio des 4 saisons.

- C’est moi, c’est ça ? J’suis trop nulle et j’parle trop, je l’ai saoulé c’est pour ça qu’il a été en voir une autre…
- Mais non Macy. Ca n’est pas toi le problème. Je connais Dan et je t’assure que… c’est pas le genre de garçon à rester avec une même fille plus de deux jours.

Elle est assise sur le banc, à côté de moi, triturant le bord de son tee-shirt des Rolling Stones - bien trop grand pour elle - entre ses doigts. Les yeux rivés vers l’herbe du Printemps, elle continue de pleurer en silence et en cette seconde elle ressemble à une enfant. Je lui passe un bras autour des épaules et la serre doucement contre moi, la berçant doucement en posant une main sur sa joue humide que je caresse avec le pouce. J’ai eu un peu de mal à la trouver et c’est Charleen qui m’a dit l’avoir vu s’enfermer dans une salle, la tête basse. Je n’ai pas eu beaucoup à insister pour la conduire ici, pour que nous puissions parler tranquillement dans une lieu de paix, de repos. Les vannes se sont ouvertes, elle m’a tout expliqué. Ses sentiments pour Dan, sa naïveté le concernant mais aussi toute la rage qu’elle avait entre ses deux meilleurs amis…

- Ils sont vraiment trop nuls ! Pourquoi ils sont pas venir m’le dire avant d’aller le frapper comme ça ? A chaque fois c'est pareil.

C’est exactement la même question que je me pose mais passons…

- Je sais que ça n’est pas la meilleure… des façons, c’est vrai, mais tu les connais mieux que moi. Ils ont fait ça pour te protéger et parce qu’ils tiennent à toi. Et aussi parce que ce sont deux impulsifs qui ne réfléchissent pas toujours correctement.

C'est une taquinerie que je lance afin de la détendre un peu et je crois que ça marche. Elle esquisse un sourire en s’écartant de mes bras et en haussant les épaules.

- C’est pas faux… Pourtant, Will est censé être le plus raisonnable d’entre nous.
- C’est là toute la différence avec le terme « censé être »… Je pense qu’il l’est mais lorsque l’on touche à sa petite sœur, je ne suis pas sûre que la faculté de réflexion soit encore connectée. Alors Maxime, je t’en parle même pas.
- Maxime est une grosse brute de toute façon. Mais elle est gentille, même si elle fait genre.

Et c’est aussi une aveugle de première qui ne comprend que trop rarement les méga signaux que nous pouvons lui envoyer.
Ca doit faire une bonne demi-heure que nous discutons de tout ça, parfois le silence s’installe et d’un coup, un flot d’insulte et de colère se manifeste pour redevenir à l’état de silence, de calme et de réflexion. Macy est une pile électrique imprévisible et si souvent elle donne l’image d’une candeur, je suis certaine que ça n’est qu’une première couche de sa personnalité. Elle se passe une main dans ses cheveux roses/blond avant de secouer la tête et de lâcher un rire sec.

- Le pire c’est que je sais que demain je leur en voudrais même plus. Mais il mérite quand même que j’leur fasse la gueule au moins pour la journée !

J’éclate de rire et elle en fait de même. Elle s’essuie les joues d’un geste plus confiant, plus sûr et surtout plus  déterminé. Je mets à profit ma douceur spontanée pour tenter de la réconforter et de lui faire comprendre que le problème dans tout ça, ça n’est pas elle … Et je pense y être parvenue. Surtout lorsque je vois ce sourire plus franc qui s’affiche sur son visage.

- Allez. Arrête de te faire de mauvaises idées, d’accord ? T’es quelqu’un de bien et d’adorable, tu trouveras bien mieux que lui t’en fais pas. C’est trop d’honneur pour un idiot comme lui de te fréquenter !

Nouveau rire, nouveau sourire et Macy plante ses grands yeux bleus dans les miens, arborant pour la première fois depuis notre conversation un visage bien plus calme et serein, voir… Plus adulte.

- Merci Kezabel. T’es cool comme nana, tu sais ?
- Oh… je… c’est gentil Macy.
- Je sais que Maxime a été trop nulle avec toi la dernière fois.

Comment ça je suis entrain de rougir ? A peine… Bordel, fallait bien s’en douter que William irait lui raconter ça.

- Mais faut pas lui en vouloir, elle est… Tu sais elle n’a pas l’habitude de tout ça et c’est pas le genre de personne à comprendre le sous-entendus. Faut être cash avec elle, tu vois ? Genre si tu lui dis pas clairement que tu veux coucher avec elle, elle comprendra pas !
- Hein ? Mais j’ai jamais dit que…
- Si si ! Je t’assure, faut y aller franchement. J’crois qu’elle a un gêne masculin qui s’ballade là-haut. Elle montre son cerveau du bout de son index, le regard pétillant de frénésie. Toutes les connexions ne se font pas toujours !

Je crois que je viens de prendre la teinte cramoisie et que j’atteins le niveau 98 du malaise et de la gêne. Parce que j’ai beau agiter les mains pour l’arrêter et lui dire que « non non, c’était pas pour… enfin tu vois », elle continue de parler, de s’emballer, oubliant définitivement Dan et son comportement de goujat pour me dicter « Comment réussir à pécho Maxime en 10 leçons ». Et je n’ose pas l’arrêter, pas quand je vois ce grand sourire sur son visage et ses yeux qui pétillent d’une joie et d’une excitation qui n’est plus à prouver. Elle s’amuse à me citer point par point, les méthodes appropriées pour que Maxime comprenne les choses et même si la situation me semble encore une fois surréaliste, je l’écoute attentivement, prenant note mentalement des conseils donnés sans en avoir l’air.

¥

Je pousse un soupir en regardant Macy partir au loin, à l’opposer de ma direction alors que mes pas me dirigent vers l’angle du couloir.

- Alors ?
- AAAAH ! BORDEL WILLIAM !

Dans un geste de pur réflexe, je lui frappe l’épaule, le cœur sur le point d’exploser, une main posée sur la poitrine. Je vais le tuer. Je vous jure que ces deux là, un jour, je vais le tuer. Maxime et William étaient cachés derrière le mur, attendant que je sorte du Patio, sûrement pour avoir un compte rendu de la situation.

- Désolé, on voulait pas te faire peur.
- Vous m’avez prise en filature ou quoi ? Vous commencez vraiment à m’faire flipper.

Je prends une inspiration en fermant les yeux, toujours main sur le cœur et prenant l’arrête de mon nez entre les doigts. Respire Keza, ça n’est pas aujourd’hui que ton heure est venue. C’est Riley qui va se marrer comme une mouette – oui, comme une mouette et alors ? – quand je lui raconterais tout ça.

- Du coup, elle t’a dit quoi ?
- Elle dit, je cite, que vous restez quand même de gros nuls et qu’elle vous boudera au moins pour la journée.
- Et ?
- Et c’est tout. Ah et que la prochaine fois, elle en prend un pour taper sur l’autre. Mais qu’elle vous aime quand même. Pas aujourd’hui par contre. Mais demain si vous êtes sages, elle pourra peut-être faire un effort pour vous aimer de nouveau. En somme, laissez-lui digérer tout ça. Ça ira mieux demain.

William parait complètement satisfait et dans un geste spontané me claque un bisou sur la joue en me serrant contre lui.

- T’es trop géniale Keza. Sérieux. Merci, j’te revaudrais ça !

Et il tourne les talons en courant, sans que je ne comprenne réellement ce qu’il se passe, ni ce qu’il va faire. Ils m’ont donné l’impression de vivre un film l’espace de quelques heures…
Je lâche un rire bref en secouant la tête, ramenant une mèche de cheveux derrière mon oreille. Voilà une bonne chose de faite.
Je m’approche d’un pas vers Maxime, oubliant complètement le petit incident de la dernière fois mais pas celui du baiser échangé lorsque je suis venu lui apporter la photo. Macy m’a assurée que Maxime n’était pas le genre à m’avoir mis ce vent volontairement… Et sachant qu’elle la connait sûrement mieux que moi…

- Rassurée maintenant ? Elle m’a dit qu’elle ferait exprès de vous faire la tête parce qu’elle sait que vous détestez quand elle vous ignore.

Mon sourire s’élargit, le regard presque taquin, je me perds une énième fois dans ses yeux de glace.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Dim 5 Juil 2015 - 16:19

Je les laisse parler et les observe, sous ma capuche, les poings enfoncés dans mes poches, comme toujours. La définition même de l’asociale. Bref, au fur et à mesure qu’elle s’explique, je me sens rassérénée. Parce que quand Macy boude, ça m’fout les boules, surtout après toutes ces merdes qui nous sont tombées sur la gueule. C’est insupportable de la voir faire sa moue, surtout que cette espèce de glandu allait lui briser le cœur. Ok, c’était peut-être pas totalement adroit mais en même il le méritait. Ça lui a fait du bien de comprendre qu’on peut pas jouer avec le cœur des autres comme ça, fille ou non, ça ne se fait pas. Bon, le commun des élèves ici j’avoue que ça m’intéresse moyen, mais Macy a la capacité de s’enticher d’abrutis et de consumer tout son être maigre pour ces passades naïves. Nous, on est là pour la protéger, et on est plus que deux. C’est à nous de gérer. Et je me dis que la prochaine fois ce sera à moi de parler à Macy et de m’occuper totalement de ça.

William saute littéralement au cou de Kezabel et je lève les yeux au ciel. Non mais n’importe quoi. Un léger sourire se pointe quand même sur le côté de mon visage, dans l’ombre du tissu. Il tourne les talons et se casse, Kezabel ne comprend pas et moi non plus. Je hausse un sourcil puis les épaules e, le regardant partir. Mon regard retombe sur Kezabel qui se rapproche, sourire aux lèvres.

« Rassurée maintenant ? Elle m’a dit qu’elle ferait exprès de vous faire la tête parce qu’elle sait que vous détestez quand elle vous ignore.
- Tu vas voir qu’elle reviendra avant nous tiens. Elle peut pas se passer de moi. »

Un sourire taquin aux lèvres, je redresse mes épaules. Les maux de têtes et le manque de sommeil de cette nuit ont un peu raison de moi et j’avoue que j’aimerais bien me poser un moment, pourtant je ne bouge pas. J’suis calme. Ses yeux se posent dans les miens et je ne bouge toujours pas, sa présence ne me dérange étrangement pas plus que ça et je ne subis pas son insertion dans mon espace vital comme une agression. Je ne sais trop quoi dire mais ça n’a pas l’air d’être un problème.

« Bon, j’vais aller prendre un truc… T’sais, toujours la migraine. »

Je montre du pouce la direction que je dois emprunter pour rejoindre ma salle commune puis enfonce à nouveau mon poing dans ma poche.

« C’était cool de ta part, de lui parler. »

Petit instant de flottement. Puis mes lèvres se remettent en mouvement, ma voix sombre s’élève, je n’entends pas le début de ma phrase, en tout cas ça sort avant que je ne décide consciemment quoi que ce soit.

« Tu fais quoi c’soir ? »

Je la laisse me répondre, un petit sourire aux lèvres.

« Ok, cool. A tout à l’heure alors. »

Demi-tour, droite. T’es complètement débile.

Ø

« Où tu vas ?
- J’croyais que tu m’faisais la gueule. »

Grand sourire, retournement lent, je plante mes yeux dans ceux de Macy qui se retrouve con face à sa curiosité maladive. Où tu vas, t’es avec qui, et pourquoi, c’est quoi son groupe sanguin, et son signe astrologique, et nianiania… Elle pousse un soupir et me dépasse la tête haute en sortant du dortoir alors je lâche un petit rire. Elle serait presque mignonne. Et j’imagine qu’elle va bêtement aller se plaindre à William, en oubliant à nouveau qu’elle lui fait la tronche elle aussi. Je pousse un soupir, attrape le sweat de Dean que j’enfile d’un geste tranquille, referme le zip, rabat ma capuche puis attrape mes clopes, le zippo de Dean et je file tranquillement en direction de la sortie.

Un air de Buckley me trotte dans la tête depuis cet après-midi, je le sifflote doucement en montant les marches pour me rendre au rez-de-chaussée. La salle commune des Poufsouffles n’est pas bien loin et ça m’arrange.
Je ne me suis pas posée la question du pourquoi et du comment, après le repas, j’ai décidé d’aller voir Kezabel, sans forcer les choses. Je lui ai dis que je viendrais tout à l’heure alors c’est le moment. Je sifflote mon petit air de Jeff Buckley et ne me presse pas. J’arrive devant le tableau qui garde la salle commune et profère le mot de passe.

« Non. C’est pas ça. »

Comment ça, non c’est pas ça.
Mon esprit fait tilt et je me rappelle alors que nous sommes le 1er Février. Fais chier. Je pousse un long soupir, puis me pose sur le côté et j’attends. Quelqu’un finira par arriver. Une tête blonde que je connais et que je vois souvent discuter avec William apparaît. La petite sœur de madame ma belle-sœur s’approche du tableau, le nez collé dans un bouquin.

« Hé, Charleen. Tu peux m’faire entrer ? »

Je crois qu’elle ne comprend pas tout de suite ou je sais pas ce qui lui arrive mais elle scotche quelques secondes. Redressée devant elle, la surplombant, j’attends un instant, les sourcils relevés. Bon… ok..

« Oh oh… Charleen.
- Euh… oui ! Désolée ! »

Et elle prononce enfin le mot de passe. Ok j’ai pas tout compris mais c’est pas grave, je la gratifie d’un merci à peine prononcé, et la suit pour entrer dans leur salle commune. Arrivée au cœur de leur salle, je la retiens par l’épaule alors qu’elle va pour se faufiler dans leurs dortoirs.

« Hé, tu veux pas dire à Kezabel que j’l’attends… T’es cool, merci, Charleen. Et ça t’va bien cette chemise. »

Petit clin d’œil, je lâche un sourire alors qu’elle scotche à nouveau. Elle semble se réveiller, bafouille un truc et s’en va à toutes vitesse. Ça marche à chaque fois. Je lâche un petit rire amusé et secoue la tête, amusée. D’un geste je déleste mon paquet de cigarette d’une de ses hôtes puis m’affale sur le canapé, face cheminée pour l’allumer avec le zippo que je fais ensuite tourner dans ma main en attendant Hasting.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Jeu 9 Juil 2015 - 16:27

- Tu vas voir qu’elle reviendra avant nous tiens. Elle peut pas se passer de moi.

Et toi, d’elle. Mais je ne le dirais pas, je ne pense pas qu’il soit utile de réveiller le dragon en elle n’y d’effacer ce sourire taquin qu’elle esquisse en cette seconde. Ce genre d’instant semble être de plus en plus fréquent entre elle et moi, et encore une fois ça me laisse une impression bizarre. Une sensation étrange quelque part lorsqu’il y a trois mois, nous ne pouvions nous supporter. Il y a trois mois, ce pas supplémentaire vers elle l’aurai faite reculer, l’aurait dérangé. Il y a trois mois, nous ne nous serions jamais parlé comme nous le faisons aujourd’hui. Il y a trois mois, tout un tas de chose ne se serait jamais produit entre elle et moi. Maxime éveille chez moi des choses que je ne comprends pas toujours et que je ne contrôle pas, mais qui malgré tout me reste agréable bien que parfois incompréhensible. Et tout cela est devenu une source de moquerie pour Riley… Et désormais, c’est franchement de bonne guerre !

Il y a quelques secondes de flottement qui ne me paraissent ni lourdes, ni gênantes. Les silences sont récurrents avec Maxime et j’ai appris à faire avec. En un mois.

- Bon, j’vais aller prendre un truc… T’sais, toujours la migraine.

Je cligne des yeux, revenant à la réalité qui nous entoure puis lui esquisse un sourire avant d’acquiescer, la regardant remettre sa main dans sa poche. Son visage est enfoncé dans sa capuche mais ça ne m’empêche pas de croiser son regard bleu translucide. S’en est presque effrayant.

- C’était cool de ta part, de lui parler.
- Il n’y a pas de quoi… Macy est adorable. Mais ne prenez pas ça pour une habitude, la prochaine fois je facture la note.

Toujours sur le ton de la plaisanterie, bien évidemment. Je me suis sentie un peu mal à l’aise pour plusieurs raisons. Le faire d’avoir dû être prise à l’écart de Riley pour tout cela, mais surtout d’avoir la sensation de me mêler de quelque chose qui ne me regardait pas. Chose qui était le cas… mais il fallait voir leur deux paires d’yeux brillants à me demander avec dix tonnes de gentillesse si je pouvais les aider. Je ne pouvais clairement pas refuser.

- Tu fais quoi c’soir ?

Gros bug.
J’ai pas bien entendu, je crois.
Si, t’as entendu.
Oui, mais passer d’un vent monumental à un « Tu fais quoi c’soir ? ».
Tais-toi et réponds.

- Euh… Rien. Enfin, aux dernières nouvelles. A part un devoir à terminer.

Elle me sourit et j’en fais de même tout en affichant un visage surprit par la demande. Ca n’est pas dans les habitudes de Maxime et même si elle me surprend de jour en jour, je crois que je ne m’y ferais jamais réellement. Je m’apprête à lui demander pourquoi et ce qu’elle fait également …

- Ok, cool. A tout à l’heure alors.
- … A… tout à l’heure.

Elle a déjà fait demi-tour, me laissant là au milieu du couloir… avec un sourire complètement stupide sur les lèvres.

¤

Plus légère que tout à l’heure et comme promis, je me dirige vers la salle commune des Serpentards pour rejoindre Riley. Pour lui raconter toute cette histoire mais aussi passer un peu de temps avec elle, comme il était prévu. Et aussi la proposition de Maxime, parce que je ne lui cache rien et que, quoi qu’elle dise, elle raffole des détails croustillants de ma vie… et inversement. De vraies copines, en somme.
J’arrive devant le portrait, prononce le mot de passe et pénètre dans la salle commune, sourire aux lèvres et cherchant Riley des yeux. Je l’y trouve, tout au fond avachis dans un fauteuil deux fois plus large qu’elle. Mais surtout, la mine soucieuse et fatiguée, le nez plongé dans un livre. Je fronce les sourcils et me rappelle que tout à l’heure, William ne l’a pas… calculée. Elle m’a dit qu’elle avait déjà passé une soirée avec lui et que ça s’était très bien passé. Or, tout à l’heure il n’a pas eu l’air de la voir. Je suppose que ça n’était pas volontaire… Je ne connais pas très bien William mais le peu que j’ai eu à faire à lui, il n’a rien de méchant, ni de mesquin. Il aime bien Riley et je suis certaine qu’il n’a pas voulu ne pas la voir. Même si malheureusement, il l’a fait quand même.

J’avance jusqu’à elle et m’installe à ses côtés.

- Arrête de faire semblant de savoir lire, on sait tous que c’est pas vrai.

Sourire de ma part et le sien me semble fade, fatigué. Elle pose son livre et ne me dit rien, s’allongeant tout simplement sur le canapé, tête sur mes genoux, visage tourné vers mon ventre. L’inquiétude transperce la légèreté qui m’habitait quelques secondes plus tôt. Riley est une pile électrique, ses émotions sont toujours exprimées, qu’elles soient négatives ou non. Incapable de contenir tout ce qui pourrait l’ennuyer, la ronger, la rendre heureuse, malheureuse, ou quoi que ce soit d’autre, il faut qu’elle évacue. Quel qu’en soit la manière. Et c’est comme ça que je l’aime, parce qu’elle est expressive, vivante, souriante et tout ce qu’il y a de plus agréable à avoir auprès de soi. Je sais que quelque fois, il n’est pas évident de la suivre dans ses mouvements ou ses humeurs, mais personnellement, ça ne m’a jamais posée problème. Bien au contraire. Alors, lorsqu’elle est fatiguée et conquise par un coup de blues, il est visible : Par le silence et par ses traits tirés.

Je pose une main sur ses cheveux, de manière plus maternelle que fraternelle je l’admets et capte son regard.

- Hey. Y a un truc qui ne va pas boulette ?

Silence.

- Tu m’oublie pas, hein ?

Sa phrase agit comme une brûlure au premier coup, mes sourcils se haussent et la surprise se lit clairement sur mon visage. Je m’apprête à lui demander pourquoi elle me demande ça mais c’est inutile. Ce n’est pas de questions dont elle a besoin. Ce genre de demande à toujours tendance à me rendre aussi molle qu’un marshmallow et à réduire ma sensibilité à l’état de coton aussi doux qu’un nuage. Une véritable guimauve en somme.
Je me souviens de notre première vraie discussion en plein cœur de la forêt interdite où elle m’avouait avoir une peur bleue de l’absence, l’abandon de l’autre. Je sais que ça ne l’a jamais vraiment quitté et qu’il lui arrive de temps à autre de me demander la même chose qu’à l’instant. Et ma réponse sera toujours la même :

- J’ai encore au moins 70 bonnes années devant moi pour te saouler, te coller et t’emmerder donc tu n’as pas de soucis à te faire pour ça !

J’affiche un grand sourire et prend sa main dans la mienne. C’est peut-être un peu bête mais un lendemain sans Riley n’est plus envisageable. Ça serait comme imaginer ma vie sans Adam. Ca n’est pas faisable et juste impossible à imaginer. Elle est là, à sa place dans ma vie et elle y reste. Et j’y tiens. J’ai eu un véritable coup de cœur avec elle, une sorte de coup de foudre amicale je pense… Un peu comme Macy et Maxime, finalement. Même si elles se connaissent depuis beaucoup plus longtemps que nous, ça ne change pas que la relation reste tout aussi intense, présente et précieuse.

J’aurai aimé que maman la connaisse et inversement.

Je soulève sa main et lui montre son bracelet, puis le mien, celui qu’elle nous a offert pour Noël qui relève plus du symbole que du bijou. Cadeau qui m’est plus précieux que nous ne pouvons le croire.

- Jamais, promis.

Je me penche et embrasse son front, la laissant s’assoupir sur mes genoux durant une bonne demi-heure tout en lui caressant les cheveux.

¤

Le reste de la journée est passée trop rapidement, sans que je ne voie le temps défiler. Riley s’est réveillée, on a parlé de cette histoire avec Macy, de Maxime et aussi de Tobias, un jeune homme que je ne suis pas sûre de connaitre beaucoup mais qui est de sa maison. Je la laisse me raconter ce qu’il s’est passé tout en faisant nos devoirs ensemble. Nous ne sommes peut-être pas de la même classe mais ça ne nous empêche pas de se rejoindre chez les Serpentard, Poufsouffle ou même dans la grande salle pour pouvoir étudier toutes les deux. Parfois, c’est beaucoup mieux que d’être reclus dans son coin.
Nous avons mangé ensemble puis elle est partie de son côté, peut-être pour passer du temps avec Mateo ou quelqu’un d’autre de son entourage. Chacune mène son petit quotidien paisiblement et c’est nécessaire, je pense.
J’arrive dans ma salle commune, monte jusqu’à mon dortoir et prépare mon sac pour le lendemain. Je traine un peu, range ce qu’il y a autour de moi, ma mallette de dessin, mes parchemins mais aussi mes photos prise avec le polaroïd gagné lors d’un petit concours organisé en cours avec Mr Gabrieli.

Encore ici, je ne vois pas le temps passer et surtout, je n’entends pas Charleen rentrer dans mon dortoir.

- Euh, Keza ? Y a euh… Maxime. Enfin, qui t’attends en bas. Elle m’a dit de venir te chercher.

Je me retourne vers elle et constate qu’elle est … rouge cramoisie. Je bloque un peu, elle ne me regarde pas dans les yeux, esquivant tout regard qui pourrait se poser sur elle.

- .. D’accord. Je vais descendre… Mais il y a quelque chose qui ne va pas Charleen ? Tu es toute rouge. De la fièvre ?

Elle se crispe et agite la main, gênée.

- Non non ! Ca va ! Bon, jevaisdansmondortoirj’aidesdevoirs !

Et … Coup de vent. Puis plus de Charleen. Je fronce les sourcils, intriguée de l’avoir vu … si intimidée.

- Etrange.
- Ce qui est « étrange », c’est que tu as deux boutons de ton chemisier qui se sont défait et que je sais maintenant que ton soutien-gorge est noir…

Je sursaute et constate que Lucy m’observe de son lit, allongée sur le ventre et le sourire espiègle, regard provocateur.

- Mais ! Je baisse les yeux…. Effectivement… Bon sang ! T’es une vraie perverse !
- HAHA ! Remarque, laisse-les comme ça… J’suis sûre que Jefferson va apprécier la vue…
- Arrête tes bêtises toi ! Je lui lance un oreiller en pleine figure qu’elle esquive à peine pour finir par le prendre dans ses bras et se poser dessus. T’es pas avec Josh ce soir ?
- Non il fait une soirée entre potes… Et toi, t’as rancard alors ? Tu vas faire quoi pour cette soirée en amoureuse ?
- On est pas… Je claque ma langue contre le palais .C’est pas un ra… Tu dis n’importe quoi !
- Une meuf canon t’attends en bas, si ça c’est pas un rancard.

Deuxième oreiller qu’elle réceptionne en éclatant de rire alors que je me sens rougir légèrement des pommettes, mes doigts rattachant maladroitement les boutons de ma chemise. Je ne tiens pas compte de sa dernière remarque, bien décidée à me venger dès que l’occasion se présentera. Je glisse une mèche de cheveux derrière mon oreille tout en descendant les escaliers tranquillement. Je ne savais pas réellement à quoi m’attendre en fait… Et pour être honnête, je n’étais pas certaine de la voir venir ici. Elle a été capable de ne pas comprendre une perche aussi grosse que le château alors elle aurait bien été capable de ne pas se souvenir de ce qu’elle m’a dit tout à l’heure…

J’arrive en bas et la vois qui attend, tranquillement assise face à la cheminée, toujours enfoui dans l’un de sweat beaucoup trop large pour elle et fumant une cigarette. Je commence à comprendre que Maxime ne se sépare que très rarement de ces deux éléments. Et à aucun moment je ne suis entrain de me dire que oui, sa demande ressemblerait presque à une sorte de rancard.

- Hey ! Ça va ?

J’affiche un grand sourire alors que je me sens tout aussi légère que tout à l’heure… Rien à voir avec mes cauchemars de mes nuits passées. Je viens tranquillement m’assoir à ses côtés, constatant que la salle commune n’est pas aussi remplit que je ne l’aurai pensée. Je m’assoie de côté, épaule appuyé contre le dossier du canapé, mains sur mon genou.

- Tu voulais faire quelque chose en particulier ?

J’ai l’impression de lui avoir fait une interro surprise lorsque je la vois hausser les sourcils et buguer… Ok, rien de prévu en tête ? C’est pas grave. La preuve, ça me fait même rire. Ça ne m’étonne pas tellement de Maxime, je suis presque certaine qu’elle a agi sous la spontanéité sans forcément avoir une idée précise derrière la tête. Et finalement, c’est pas comme si c’était primordiale…
Sans que je ne sache vraiment pour quelles raisons, une idée me traverse l’esprit. Furtive, mais… pas si bête que ça.

- Tu m’as bien parlé de Pokemon la dernière fois, non ? Quand… Oui, quand on était un peu saoul. Et accessoirement où tout à commencer à déraper. J’en déduis que tu aimes les jeux vidéo ?

Le concours en cours d’Etudes de Moldus, n’a pas été le seul a être fait dans ma classe. Un autre a été organisé dans la classe de Charleen dont elle a récupérer le premier lot dit « secret » mais qu’elle m’a partagée : L’accès une fois par mois à une tv et quelques jeux vidéo. Elle m’a dit que ça n’était pas so, truc mais que si un jour je voulais y faire un tour…
Mon sourire s’élargit, je ne pensais pas que ça pourrait être une idée de soirée avec elle mais après tout… pourquoi pas ? Mon frère adore ça et j’ai fait d’innombrables parties avec lui. Cette période-là me manque, même lorsqu’il me collait une vraie raclée digne d’un gamer aguerri. C’est tellement étrange de se dire ça en pleine école de magie.

- Je sais où on peut faire quelques parties… Sauf si tu as peur que je te ridiculise, chose que je comprendrais !

Je lui lance un regard plein de défi. Il est évident que ça n’est qu’une taquinerie et que les défis sont généralement le genre de choses qui fonctionnent avec Maxime. Il me suffit juste de faire un détour par Charleen pour récupérer la clé. Je ne la lâche pas des yeux, coude appuyé contre le dossier, tête contre mon poing, grand sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Sam 11 Juil 2015 - 20:34

« Hey ! Ça va ?
— hm hm, et toi ? »

Kezabel arrive au bout de cinq minutes, peut-être, environ. Nous ne mentionnerons le fait que je suis en pleine période de pleine lune et qu’une nana bourrée d’hormones s’approche dans mon sillage et qu’en plus c’est moi qui lui ai demandé de se ramener… MERCI. Je tire une latte sur ma clope, et me tourne sur le côté pour lui faire face. Sympa la chemise Hasting, mais je m’abstiendrais de tout commentaire qui pourrait paraître déplacé.

« Tu voulais faire quelque chose en particulier ? »

Là j’avoue que je scotche. J’avais pas pensé à ça, je partais sans aucun apriori et voilà je me retrouve à buger comme une abrutie. Je déteste ne pas avoir les choses en mains et pourtant pour ce genre de trucs, c’est très récurrent. On est pas en rendez-vous alors j’ai rien prévu puis moi j’fais pas de rendez-vous de toutes façons, tous mes moments qui ressemblaient à ça étaient des échecs et… Mais bref on s’en tape. J’vais pas me prendre la tête, alors je hausse les épaules et j’attends. J’suis une meuf spontanée moi ! Eh ouais ! Et bête aussi ! Je coince la clope entre mes lèvres, range mon zippo dans la poche de mon jean et récupère ma cigarette.

« Tu m’as bien parlé de Pokemon la dernière fois, non ? Quand… Oui, quand on était un peu saoul. J’en déduis que tu aimes les jeux vidéo ?
— Ouais j’ai dis ça, ouais. »

Grand sourire évocateur de ma part qu’elle ne semble pas soutenir mais en tout cas, c’est fait. Ouais j’peux pas m’empêcher de faire ce genre de blague. Son sourire s’élargit, c’qu’elle me dit me semble être une bonne idée, ça peut être sympa. J’aime bien les jeux vidéos, je jouais souvent avec mon frère. Puis ici, avec la magie, ils nous privent des bienfaits miraculeux des consoles. Puis j’suis pas venue pour lui sauter dessus. Pourquoi j’ai pensé à ça ? Allez savoir. Oui cette nana est attirante, c’est pas nouveau, on aurait pas couché ensemble, sinon, et plusieurs fois. Avec son air de j’y touche pas alors qu’on sait tous très bien qu’elle se débrouille plutôt pas mal. Merde. Si je commence à penser comme ça je suis foutue. Ouais bah hein, j’ai une excuse, j’suis aussi une louve dans l’âme (et pas que), ça aide pas.

Parfois quand je prends du recul sur la situation j’ne reviens pas de causer à Hasting de manière normale alors qu’elle me sortait par les yeux auparavant. Mais elle a gagné un p’tit quota de sympathie avec certains de ses actes – on comptera dans cette catégorie ses façons de me plaquer au mur, ou encore sa discussion avec Macy pas plus tard qu’aujourd’hui.

« Je sais où on peut faire quelques parties… Sauf si tu as peur que je te ridiculise, chose que je comprendrais !
- Ah ouais ?! »

Je me redresse, sourire aux lèvres, je me gratte la tempe avec la main qui tient ma clope et un air répondant à sa provocation. Fais attention à qui te défies tu pourrais très bien avoir ce que tu cherches Hasting.
D’un geste soudain et m’aidant de mes genoux je me redresse, pose la clope entre mes lèvres et lui tend une main tatouée pour l’aider à se relever.

« Tu sais pas à qui tu parles Hasting, numéro 1 en lancé de pokeball et jusque là j’ai toujours finis première aux Macy Game Tournament, sauf une fois mais Spencer avait triché. »

Mon sourire s’efface un peu alors que l’image de nous, avant, réunis autour de la sacro-sainte nintendo 64 à jouer à des trucs débiles style mario etc… je lui lâche la main et fais mine de chercher un truc dans mes poches, en tournant la tête ailleurs. Pas la peine qu’elle voit cette tronche de débile, autant pas tout gâcher. Elle dit un truc et moi, clope entre les lèvres encore, je sors mon briquet de ma poche pour la rallumer.

« Ouais, ouais, j’t’attends. »

Je m’sens un peu stupide de lâcher ce genre de trucs sans préavis, pourtant je suis sacrément tenace en temps normal, mais va savoir. Comme si ça allait aider, mon mal de tête se repointe et je masse une de mes tempes en allant près de la porte des Poufsouffles, toujours ma cigarette dans l’autre main. Lorsqu’elle revient, elle me dit que c’est bon alors nous sortons et je la suis dans les couloirs, tranquillement.

J’ai reposé ma capuche sur mon crâne pour éviter à la lumière de niquer mes yeux bleus et d’ajouter une dose à mon mal de crâne persistant, du coup, je ne fais pas gaffe à où on va mais je la laisse faire, elle a l’air visiblement assurée alors j’vois pas pourquoi j’me prendrais la tête.

Je suis un peu en retrait à l’arrière et j’essaie de faire affaire avec mon mal de crâne mais il n’aime pas négocier avec moi alors je tente de faire abstraction comme si ça allait aider. Ma clope est consumée, je la jette par une fenêtre ouverte et c’est alors qu’on bifurque à un angle de couloirs et que Kezabel regarde autour d’elle comme pour voir s’il n’y a personne et entre … dans la salle d’études des moldus.

« Tu nous cacherais quelque chose avec Gabrieli, Kezabel ? »

Petit sourire en coin. Pas qu’il soit pas canon et la rumeur court qu’il apprécie la jeunesse vaillante de Poudlard mais pas mon problème. Lui et moi on est pas en bons termes, en fait, je vais jamais à ses cours. Pas mon business, je connais suffisamment le délire moldu. C’est mon monde. Mais j’suis pas jalouse alors fais-toi plaisir Hasting. Pis t’façon j’ai pas de quoi l’être.

Mon regard fait un tour circulaire de la salle alors qu’elle ferme la porte à clef derrière elle et elle se dirige vers un meuble au centre de la pièce pour l’ouvrir. Je sors une autre clope, m’approche d’elle puis m’assoit sur une table, défais ma capuche, sors ma baguette pour baisser la luminosité en soupirant d’aise.
Une xbox est rangée correctement dans le meuble que Kezabel vient d’ouvrir. J’allume ma clope, tire une latte et lui adresse un petit sourire.

« Ah ouais, sympa. J’te laisse choisir le jeu, les filles d’abord. »
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Lun 13 Juil 2015 - 0:54

- Ah ouais ?!

Maxime se redresse avec un sourire aux lèvres et je serais une menteuse d'être satisfaite de la voir répondre à ma pseudo-provocation. Elle me rend sans peine ce regard provocant tout en se grattant la tempe, cigarette entre ses doigts. Elle possède un charme même lorsqu'elle ne le fait pas exprès, c'est déroutant. Elle se lève et me tend la main, après avoir glissée sa cigarette entre les lèvres. Je... bug une demie-seconde avant de réagir et de glisser ma paume dans la sienne où elle me relève à mon tour, d'un petit geste. Je trouverais cet acte presque.. galant, alors que Maxime doit y voir un quelque chose de banale. Son contacte est chaud, agréable et ça me glisse des frissons le long de la colonne vertébrale.

- Tu sais pas à qui tu parles Hasting, numéro 1 en lancé de pokeball et jusque là j’ai toujours finis première aux Macy Game Tournament, sauf une fois mais Spencer avait triché.
- Les mauvais perdants disent toujours ça tu sais.

Nouvelle taquinerie, ça n'a rien de sérieux et mon sourire en est la preuve. Et vous ne rêvez pas, Maxime fait preuve d'humour et elle sait y faire puisque je ne retiens pas un rire amusé. Elle finit par lâcher ma main et je perçois son sourire qui s'efface, petit à petit alors qu'elle semble plongée dans ses pensées jusqu'à ce qu'elle cherche quelque chose dans ses poches, détournant ainsi le regard. Je fronce les sourcils mais ne préfère pas insister. Elle n'est pas du genre très bavarde alors je ne pense pas qu'elle soit prête à partager ce qu'il se cache derrière ce détournement de regard.

- Bon, je vais chercher la clé. C'est Charleen qui l'a. J'arrive !
- Ouais, ouais, j’t’attends. 

Encore un sourire de ma part et je tourne les talons, montant ainsi les escaliers pour rejoindre le dortoir de Charleen. Et lorsque je grimpe les marches, je prends conscience qu'il est tout de même étrange d'aller jouer aux jeux vidéos avec une jeune femme que je ne portais vraiment pas dans mon cœur. Étrange de voir à quel point tout semble avoir changer. Étrange de voir que j'en ressens une satisfaction de me dire que je vais passer la soirée avec elle. Et mon sourire s'élargit quelque peu.
Je toque quelques coups à la porte et entre doucement dans le dortoir, entendant quelques éclats de rire dans un coin. Je cherche Charleen du regard et la trouve assise sur son lit, en pleine lecture. Je m'approche, en me manifestant pour éviter de la surprendre.

- Hey Charleen, je te dérange pas ?

Elle lève son regard vers moi et …

- Charleen... qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu pleures ?

Je me précipite vers elle, m'asseyant sur le bord du lit pour faire face à la jeune femme, les yeux rougit, reniflant discrètement entre un mouchoir alors que les larmes continuent de rouler sur ses joues. J'ai l'impression que tous les désespoirs du monde se sont abattus sur ses épaules. Elle secoue la tête, un pauvre sourire aux lèvres. Elle me brandit le livre qu'elle tenait entre ses mains, titre face à moi... « Roméo et Juliette » de Shakespeare.

- Oh...
- C'est juste que... c'est trop triste... C'est beau mais … triste.

J'aurai presque envie de rire de la voir aussi attendrissante mais ça n'est pas le cas. Je la prend dans mes bras, en lui offrant un sourire amusé durant quelques secondes avant qu'elle ne me repousse gentiment, lâchant un rire gêné, se frottant les yeux.

- Désolée. J'me sens un peu bête.
- Non non, j'comprends. Disons que c'est pas le bouquin à lire si tu veux passer une joyeuse soirée.
- C'est vrai... Tu devais pas être avec Maxime ?

… Euh si. C'est exact. Et ça serait pas mal que je reviennes sur terre d'ailleurs.

- Si si elle m'attend ! Justement, je voulais savoir si ce que tu m'avais proposé tenait toujours ? Tu sais, je baisse la voix en m'approchant d'elle, pour rester discrète, pour les jeux vidéos.
- Oh oui ! Bien sûr, attends.

Elle se penche vers sa table de chevet et ouvre le tiroir pour en sortir une petite clé d'argent.

- Tiens, c'est le placard au fond de la salle. Par contre, faite attention. Il m'a dit que si on essaie de voler quoi que ce soit ou de dégrader le matériel, on risque de s'en souvenir.
- Oh t'inquiète pas, je ne pense pas que ça soit dans nos plans. Mais merci du conseil !
- Amusez-vous bien alors !
- T'en fais pas pour ça.

Je lui dépose un bisou sur la joue avant de partir et de descendre les escaliers pour rejoindre de nouveau Maxime qui m'attends prêt de la porte.

- C'est bon!

Nous sortons de la salle commune et nous prenons le chemin vers la salle d'études des moldus. Elle reste un peu en retrait et je ne la guide plus qu'autre chose puisqu'elle ne sait visiblement pas où nous allons. Le chemin se fait rapidement, en silence avec quelques brèves paroles échangées mais encore une fois, j'ai pris l'habitude avec Maxime. Presque plus rien ne pourrait m'étonner.
On arrive à l'angle du couloir et je prends garde de vérifier que personne n'est dans les parages. Il y a un point où Charleen insistait bien c'était celui de se faire discrète. Je la mène devant la porte de la salle de classe et l'ouvre d'un geste de baguette.

- Tu nous cacherais quelque chose avec Gabrieli, Kezabel ?

Je me retourne alors que je pousse le battant de bois, un sourire provocateur sur les lèvres :

- Avec Gabrieli, je sais pas, mais il se pourrait bien que je cache des choses. Va savoir.

Quoi ? Ca va, j'ai le droit de me lâcher un peu. Et de toute manière c'est pas comme si Maxime savait TOUT sur moi. Non mais oh ! Je lâche un ricanement amusée alors que je la laisse entrée à ma suite, m'occupant de fermer à clé d'un geste de baguette. Je me dirige vers le fond de la pièce et entreprend d'ouvrir les battants de l'armoire grâce à la petite clé. Je ne peux pas m'empêcher d'afficher un air surprit d'y voir réellement une télé et... une console, là, juste en dessous. C'est étrange de voir ça ici, alors que nous sommes dans une école de magie. Étrange, mais agréable. Ça me rappel ces soirées passées avec Adam à jouer durant des heures, se chahuter et bien évidemment me prendre des défaites monumentales.

- Ah ouais, sympa.

Je me retourne, visiblement pas la seule à être surprise par tout ça.

- J’te laisse choisir le jeu, les filles d’abord.
- C'est pas pour ça que je te laisserais gagner, macho.

C'est ça, fait ta maline tu verras que toutes ces années à jouer contre mon frère n'ont pas été vaines ! Je me penche légèrement vers la console où se trouve les jeux et regarde ce que Mr Gabrieli nous propose ici. Mes yeux parcourent le dos des boîtiers, tordant ma bouche dans un geste de réflexion, main posée sur l'étagère du dessus. Je cherches durant quelques secondes avant de tombe sur un titre qui illumine aussitôt mon visage d'un sourire amusé.

- J'ai trouvé ! J'espère que durant tes Macy Game Tournament, vous vous exerciez à Tekken.

J'allume la console, glisse le jeu à l'intérieur et prends les deux manettes avec moi. Je reviens vers Maxime et m'assoit sur le bureau juste en face, ouvrant l'interface de la Xbox. Le jeu se lance rapidement après avoir activé une session faite exprès pour les élèves et … je suis presque aussi enjouée qu'une gamine le jour de Noël. Ça fait longtemps que ce genre de soirée n'était pas arrivée – si j'exclue celles passées avec Riley où là, nous faisons naturellement en sorte que tout se passe de manière très agréable – et je ne pensais pas que ça arriverait avec Maxime, pour être honnête.
Je la regarde à la dérobée et je surprend une pensée furtive passer à la vitesse de la lumière parmi mes innombrables pensées à la seconde : Pourquoi est-ce que tu t'ennuie à dissimuler ton charisme derrière d'aussi gros gilet ?

Hop, nous n'y pensons plus. C'est pas tellement le moment, j'ai une partie à gagner moi !

- J'suis sûre que tu vas choisir une grosse brute à défaut de pouvoir avoir un gros dracaufeu.

Sourire en coin, nous sommes à l'interface des personnages où je fais défilé ma petite case bleue pour faire mon choix. Et ce dernier se fait rapidement. Forest Law. L'un de mes préférés. Rapide et efficace, il me fait même pensé à Bruce Lee, acteur préféré de Papa. Maxime jette son dévolu sur King et mon sourire s'élargit. On dirait que je commence à plutôt bien te cerner.
L'ambiance est juste... apaisante. Légère et sans tension quelconque. Je m'installe plus confortablement sur le bureau en m'asseyant en tailleur, relevant mes cheveux dans un chignon rapide maintenue par pic en bois basique. Oui, je me mets à l'aise, parfaitement. Et je me retrouve à jouer à la console avec Maxime Jefferson. Cette idée me semble toujours incroyablement hors du temps, voir improbable. Nouveau regard vers elle alors qu'elle baisse sa capuche. Je m'égare quelques secondes sur les courbes de son visage avant de secouer légèrement la tête et de me recentrer sur l'écran, le jeu débutant sous la voix caverneuse de l'arbitre factice.

Et c'est partie. Et les doigts s'activent à l'unisson sur la baguette. Les coups pleuvent, les grognements de protestations aussi mais toujours dans cette ambiance bon enfant. Et Maxime se débrouille bien mieux que je l'aurai cru ce qui est entrain clairement de m'amuser. Je ne cherche pas à faire de prises particulières et je dois avouer que j'appuie un peu partout et n'importe comment – Oui oui, comme toi Hanne quand tu joue à ça – et … j'ai comme l'impression que ça paie plutôt bien puisque le premier round est pour moi. Je la regarde en biais mais elle me donne l'impression de jouer sa vie, les sourcils froncés et le regard rivé sur l'écran.

Nouveau sourire amusé de ma part alors que le deuxième round se lance. Et cette fois, elle me complique clairement la tâche.

- Woaw ! Tu viens de démolir mon petit Bruce Lee !

Avec un coup de 48 comme celui de King dans la figure, j'suis pas certaine d'avoir eu encore ma tête sur les épaules si j'avais été à la place de Law... Ahem. Bref. C'est pas pour autant que je vais baisser les bras, loin de là. Naturellement, l'esprit de compétition s'installe sans que ça ne soit malsain ou tendu, bien au contraire. Personnellement, je m'éclate comme une gamine même lorsqu'elle m'offre ses coups supers puissants dans la figure. Mais c'est pas ce qui m'empêche de gagner mon deuxième round et donc, le match. Je me demande si je ne vais pas amener Riley ici le mois prochains avec des gâteaux et des bières. Oui oui, tout comme ça.

- Hehe ! Eh bien alors mamie, on est rouillée ?

Je me penche vers elle pour lui donner un petit coup d'épaule, la poussant gentiment avant de me remettre droite, grand sourire aux lèvres. Mon regard se perd dans le sien et comme à chaque fois, j'ai un peu de mal à m'en décrocher. Toujours cette clarté, toujours ce magnétisme. Je me concentre de nouveau sur l'écran, ramenant une mèche de cheveux qui venait de s'échapper de ma coiffure improvisée, derrière mon oreille.
Victoire ou défaite, peu m'importe en réalité tant que cet instant dure de manière aussi agréable.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Jeu 16 Juil 2015 - 8:28

« J’te laisse choisir le jeu, les filles d’abord.
— C'est pas pour ça que je te laisserais gagner, macho. »

Je lâche un « tss » suffisamment évocateur pour ne pas avoir à l’expliquer. La lumière baissée frappe moins ma rétine et je dois dire que c’est agréable. Ma baguette à ma droite, je remonte mes grandes cannes sur la table pour les croiser et rester en tailleur. Kezabel cherche un jeu, puisque c’est à elle de choisir, et moi j’allume ma cigarette tandis que mon regard filtre ses courbes visibles puisqu’en vêtements serrés. Si je me gêne ? Pas vraiment, et puis en même temps y’a du passif, et je suis pas une voyeuse non plus. Mais… profiter de la vue innocemment, oui, c’est bien mon truc. Et puis ça ne dure que quelques secondes car elle semble avoir trouvé l’objet de son désir.

« J'ai trouvé ! J'espère que durant tes Macy Game Tournament, vous vous exerciez à Tekken.
— Tu nous as pris pour des débutants ? »

Je glisse la cigarette entre mes lèvres étirées dans un sourire et réceptionne la manette qu’elle me tend alors que la console est allumée. Je suis bien là, posée, je souffre du crâne de manière amoindrie mais en contrepartie, je n’ai pas mal aux muscles et je suis installée confortablement, tapotant sur les touches en attendant le menu de sélection du personnage. Il ne fait ni chaud ni froid, je suis bien dans mon gros gilet, entourée d’une odeur particulière. J’ai presque l’impression de revenir quelques années plus tôt, dans un fiche squat aménagé par nos soins, avec nos consoles et nos instruments. Bref !

« J'suis sûre que tu vas choisir une grosse brute à défaut de pouvoir avoir un gros dracaufeu. »

Mon sourire s’élargit doucement mais je ne lui ferais pas le plaisir de répondre. Je choisis tranquillement mon personnage, presque au hasard, ça fait un sacré bout de temps que j’ai pas joué à ce jeu en particulier mais je suis sure que les réflexes reviendront. Les jeux de combats étaient, avec mon frère, une spécialité pour nous départager sur des trucs style « celui qui perd lave la voiture », par exemple. Sauf qu’évidemment c’était moi qui me faisais latter. Il a fallu que j’épluche les bouquins de gamings pour apprendre les combinaisons, et m’entraîner, de mon côté. C’est pourquoi je n’adopte pas la technique qu’utilise Kezabel en cet instant c’est-à-dire : tabasser tous les boutons sans aucune hésitation et de manière aléatoire (pauvre manette…) mais j’essaie de retrouver les enchainements et manipulations les plus probants. Et, faut pas croire, c’est pas dénué de sens un jeu vidéo.

« Woaw ! Tu viens de démolir mon petit Bruce Lee !
— Tu m’as mis un round dans la tronche, c’est pas mieux. »

Elle me met clairement une pâtée, et ça c’est pas arrivé depuis des lustres. Non mais sérieusement c’est moi la gameuse aguerrie ! Sourcils froncés, concentrée, le deuxième round s’enclenche, ma clope est toujours coincée entre mes lèvres, se consumant tout doucement. Les réflexes reviennent, les manipulations avec, mais ça ne l’empêche pas de me mettre un K.O. plus rapide que je ne l’avais prévu. Fin du match, j’ai perdu comme une grosse nulle, mes sourcils se haussent, je suis étonnée.

« Hehe ! Eh bien alors mamie, on est rouillée ?
— Ah ouais tu la joues comme ça ? Si c’était ce genre de secrets que tu cachais, il fallait le dire. »

Petit sourire en coin qui veut tout dire, je lui laisse jauger la situation et retourne mon attention vers l’écran. OK. Fallait pas commencer comme ça. Je change de personnage, pour un espèce de robot japonais avec un sabre qui ressemble à ceux de star wars bref, un androïde génial, et cette fois-ci, c’est moi qui lui mets une raclée. Les combats s’enchainent et je ressors victorieuse avec à chaque fois un petit sourire en coin. Fallait pas m’embêter, little Macy. Ouais parce qu’à t’acharner sur les boutons, tu lui ressembles. Macy est douée en jeux vidéos, c’est un fait. Bizarrement, seuls les jeux de combats échappent à sa logique d’informaticienne autodidacte, geek, nerd, tout à la fois.

Quelques matchs gagnés plus tard, je dépose la manette à mes côtés et défais le zip de mon sweat pour finir par l’enlever, le plier et le déposer à côté. Je pose ensuite mes mains sur mes cuisses, toujours le même sourire presque narquois aux lèvres et redonne à Kezabel mon attention.

« Maintenant que j’t’ai lâchement humiliée, j’vais t’donner une chance de te rattraper. Parce que pour l’instant t’as l’air aussi virile que William ! »

Sourire qui s’élargit.
Je pense à toi bro, et tu m’aimes.
Je me jette littéralement de la table, frotte mes mains et me dirige tranquillement vers la console. Je suis pratiquement obligée de m’accroupir pour observer les jeux et mon dévolu se jette rapidement sur un vieux jeu aux graphismes effrayants de laideur. Un jeu de course, exactement. Je range le premier jeu, insère le deuxième, me relève et tire sur mon débardeur court noir en simili-jean à franges longues, manches échancrées, arborant le sigle des guns, puis reviens m’asseoir à ma place. Je mets en place le jeu, tranquillement, déplace mes cheveux sur mon épaule droite et lui jette un regard en biais.

« A chaque manche perdue, tu me livres une petite anecdote. »

Je rêve ou tu joues Maxime ?
Oui, à la console.
Tss.
Et puis après si tu veux on ira ailleurs s’ennuyer à deux. Mais je garde ça pour moi.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Mer 22 Juil 2015 - 15:06

- Ah ouais tu la joues comme ça ? Si c’était ce genre de secrets que tu cachais, il fallait le dire.

Je capte son sourire en coin que je lui rends sans retenue, avant de planter mon regard dans le sien et de lâcher.

- C’est le principe du secret de rester inconnu et de le découvrir au moment opportun.

J’ai la sensation qu’une légère brise de sous-entendu flotte autour de nous mais ne m’y attarde pas. Je prends plus d’assurance en sa présence et me laisse moins intimidé par ce qu’elle impose. Pourtant, ce que me fait ressentir Maxime ne change pas. Son charisme éveille toujours en moi cette notion de danger, de prise de risque qui enflamme mes sens, mes envies et mon audace. Elle dégage quelque chose qui ne laisse personne insensible. En bien ou en mal, quelle est importance ? Elle vit toujours avec cette nonchalance, ce « je m’en foutiste » peint sur le visage et pour des raisons que j’ignore, ces traits de sa personnalité ne m’agace plus autant qu’il y a deux mois. Enormément de choses ont changées entre elle et moi… Sinon, nous ne serions pas là à nous bastonner aux jeux vidéo, affichant pour ma part un sourire de fierté non dissimulé pour la taquiner, la provoquer.

Je reprends la manette en main pour le prochain match. Et le suivant. Et ainsi de suite. Trois, quatre, cinq fois… où je perds lamentablement malgré toutes mes tentatives vaines d’essayer d’avoir le dessus. Je m’exclame, éclate de rire lorsque je vois mon personnage tomber de manière pitoyable ou lamentable sans manquer de lâcher un juron sous la frustration de ne pas réussir les coups donnés. Je ne suis absolument pas une mauvaise joueuse et heureusement… parce qu’en vue du nombre de défaites que je viens de me manger en pleine face, ça ferait déjà une bonne dizaine de minutes que je serais partie d’ici.

- Je rêve…

Elle m’a littéralement laminée.. Et j’en reste quelques secondes bouche bée. Bon, note à moi-même : Ne plus jouer à Tekken avec Maxime au risque de me faire passer pour une enfant de trois ans qui n’a jamais touché à une manette de sa vie.
J’entends le zip de son sweat et par automatisme je tourne mon regard vers Maxime. Elle se défait du vêtement et me laisse entrevoir des morceaux de peau, comme à son habitude et ça ne loupe pas. Accélération légère du myocarde, une chaleur diffuse se propage dans mes veines et j’en apprécie la saveur. Je la regarde plier son sweat et ne remarque pas tout de suite que je suis tout simplement entrain de la scruter ou plutôt, de la mater. Sans retenue en plus. OH WAKE UP !
Je cligne des yeux, me redresse et me tourne vers la tv, toujours la manette en main, glissant une mèche de cheveux derrière mon oreille. Je la sens qui se tourne vers moi et je lui lance un regard alors que je capte son sourire narquois… L’esprit de fausse compétition revient d’emblée. Tseuh ! Enlève moi ce sourire de victoire sur ton visage !

- Maintenant que j’t’ai lâchement humiliée, j’vais t’donner une chance de te rattraper. Parce que pour l’instant t’as l’air aussi virile que William !



- Mais c’est que Mlle Jefferson est grand prince ! Sentez bien l’ironie dans le ton de ma voix. Inutile de préciser que je reste toujours sur le ton de l’humour et de la taquinerie. Et William est quelqu’un de très virile ! Plus que toi en tout cas.

Je n’avais pas prévu que ce soir je ramenais mon amie « Provocation », désolée.
Je la regarde descendre de la table pour se diriger vers la console, tout en me demandant de quoi elle parle lorsqu’elle me dit qu’elle va me donner une chance pour me rattraper. Je pose la manette entre mes jambes en tailleur, puis coude sur le genou, je pose mon menton dans le creux de la paume de ma main. Elle s’accroupie de moitié et de nouveau, mon regard glisse sur ses courbes. Epaule nue, hanche nue. Nuque libérée de sa longue chevelure brune. Je repars dans mon exploration visuelle avec cette fois, moins de gêne que tout à l’heure. Comme on se le dit souvent avec Riley, il n’y a pas que les autres qui peuvent se permettre de mater… et quand nous avons des personnes de choix telles que Mateo ou Maxime, pourquoi s’en priver ?

Elle se relève, je me redresse de nouveau et détourne le regard.
Ouais d’accord, je ne suis peut-être pas encore au point d’assumer complètement.
Ca dépend pour quoi…
Euh… Je peux continuer ou tu comptes m’interrompre encore longtemps ?
Pardon ma fille. *out*

Elle revient s’installer à côté de moi, je reprends la manette entre mes mains. Elle lance le jeu et là…

Jeu.
De.
Voiture.

Je ne dis rien mais n’en pense pas moins. Ce type de jeu vidéo est pour moi ce que Riley est à Daniella. Une incompatibilité. Et Adam en était ravi puisque je terminais toujours dernière à chaque course. Je fronce les sourcils puis plisse la bouche dans une moue de déception.

- A chaque manche perdue, tu me livres une petite anecdote.
- Quoi ? Mais c’est dégueulasse ! J’suis… Rah. J’suis vraiment trop nulle à ce genre de jeux. Du genre… je la regarde, elle me sourit amusée. Ouais bah tu verras par toi-même.

Et ça ne tarde pas mais allez savoir, il faut croire que je suis le genre de personne a toujours conservé la lueur d’espoir quelque part en croyant que tout s’arrangera. Et c’est ce que j’essaie de me dire en pensant que bon, sait-on jamais, un coup de chance, un pneu qui crève et BOUM, je la dépasse et je gagne. Ou pas. En réalité, je m’en fou complètement pour la simple et bonne raison que même si ça n’est pas mon type d’amusement de faire des courses de voitures, mon esprit lui a bien noté que Maxime semble se prêter au jeu en se lançant là-dedans. Et c’est bien pour ça que mon sourire ne se décroche pas une seule seconde. Parce que la situation m’amuse, parce qu’elle me laisse cette sensation de légèreté, de plénitude et de tranquillité. C’est presque surréaliste de me retrouver dans cette situation avec elle mais l’heure n’est pas aux questions.

- Si c’est parce que tu veux en savoir plus sur moi, il suffit simplement de me poser des questions hein.

Je ne la regarde pas, concentré sur l’écran à choisir la voiture de mon choix, sourire en coin. Non, je ne m’y connais pas si c’est ce que vous voulez savoir, j’essaie juste de faire entrer ma petite logique histoire de pas choisir la plus lourde ou la plus nulle mais s’il y a bien un sujet sur laquelle je suis complètement ignorante, ce sont bien les voitures. A la différence de mon père qui est fan de véhicules de collection.
Elle fait son choix de voiture, de circuit et lance la course.

A peine une minute s’écoule que je suis déjà rentrée quatre ou cinq fois dans le décor. Et ça la fait rire. Et moi aussi. J’suis 12ème sur 12 et je me fais même rattraper par … Maxime elle-même, qui est première.
Bon Keza, prépare toi à la soirée des confessions parce que j’ai comme l’impression que toi seule parlera.

La course se termine et j’affiche une moue faussement boudeuse avant de me tourner vers Maxime qui attend déjà mon anecdote.

- Rah, c’est pas fairplay ! Bon… laisse-moi réfléchir.

Je garde toujours la manette en main et me mords la lèvre inférieure tout en réfléchissant et en levant les yeux au plafond. Une anecdote ? J’en ai pas mal, sur mon enfance, sur ma vie en générale, mon quotidien. Je ne sais pas trop laquelle choisir en réalité, ni jusqu’où je peux aller avec elle. Est-ce que je peux considérer ce petit jeu comme une possibilité de s’ouvrir un peu plus à l’autre ? Je n’en sais trop rien et le mieux est de ne pas se poser de question.

- Hum… Mon père a fait quelques années dans la police. Quand j’étais plus jeune. Et un jour il a mis son uniforme à laver et j’ai cru bon d’y ajouter mon tee-shirt préféré… rose. Mais un vrai rose flashy avec des paillettes qui te colle aux doigts si tu touches aux écritures.

J’esquisse un sourire face à se souvenir et poursuis :

- Donc, il a lancé la machine, ma mère a étendu le linge après mais sans vraiment faire attention. Et un matin il était un peu en retard, il s’est habillé dans le noir, a filé direct au commissariat sans comprendre pourquoi ses collègues pouffaient de rire ou le regardait un peu surprit. Jusqu’à ce qu’il croise son chef qui lui a demandé s’il s’était reconverti en Strip-teaseur… Le tee-shirt de son uniforme était rose et surtout criblé de paillette avec un morceau de tête de licorne encore accroché dessus.

Je lâche un ricanement en secouant la tête. Ma mère s’était gentiment moquée de lui lorsqu’il était rentré fou de rage, tout en disant qu’elle n’avait pas fait attention puisque distraite ce jour-là. Il a continué de crier jusqu’à ce qu’elle lui explique que si elle était autant dans les nuages c’est qu’elle était tout simplement enceinte. D’Adam. Ca a suffi à le calmer. Elle n’a jamais dit que c’était moi et je crois même que mon père a encore ce vieux haut d’uniforme quelque part dans ses affaires, en souvenirs de cette époque mais aussi de la nouvelle annoncée. Je me perds une courte seconde avant de revenir à Maxime que je regarde avec un sourire aux lèvres, la pointant du doigt faussement menaçant…

- Ne va pas croire que j’vais être la seule à raconter des trucs sur moi !

Deuxième course.
Deuxième défaite.
Je soupire.

- Bon sang, tu vas connaitre toute ma vie avant la fin de la soirée si ça continue.

Je réfléchis quelques secondes, presque frustrée mais me prêtant au jeu. Tout en appréciant la saveur mais en silence.

- J’ai eu un petit ami à Poudlard, un Gryffondor. Il m’a trompé, je l’ai su alors j’ai jugé qu’il était bon de me venger en lui faisant pousser des furoncles partout sur le corps. Ils n’ont pas réussi à s’en débarrasser avant 3 jours.

Elle me regarde, peut-être un peu étonnée.

- Et non, je ne le regrette absolument pas. En plus il était stupide.

Vous la sentez l’amertume ? Pas moi. Et ça fait encore ricaner Maxime. C’est ça moque-toi de moi ! Parce que tu as raison de le faire. Je lève les yeux au ciel en ricanant… C’est là qu’on commence la troisième manche ? Si j’perds après celle-là, j’abandonne !
Elle lance la course et … ça me semble trop facile. Je vois que sa voiture percute un mur. Puis deux. J’essaie de stabiliser au mieux la mienne et croyez-le ou non, je la soupçonne presque de me laisser gagner. Mais je ne dis rien, je continue, essayant au mieux de maintenir mon véhicule sur le circuit et de ne pas le transformer en tondeuse à gazon puis je vois de nouveau la voiture de Maxime faire une embardée pour rogner le mur… je lui passe devant le nez juste à la ligne d’arrivée.

Silence. Je pose la manette et me tourne vers elle, l’air suspicieuse…

- Même si j’ai un énorme doute sur ma victoire… Du genre, tu m’as laissé gagner…. A moi l’anecdote ! Si tu me dis que tu as déjà été sous filtre d’amour, j’le sais déjà.

Grand sourire de vainqueur avant d’éclater de rire, me moquant gentiment d’elle.
Je la regarde sans la lâcher des yeux, luttant contre ce feu qui se déclare au fur et mesure en moi.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Lun 27 Juil 2015 - 2:19

« Si c’est parce que tu veux en savoir plus sur moi, il suffit simplement de me poser des questions hein.
— C’est exactement ce que je viens de faire. »

Petit sourire en coin, mais je reste concentrée sur l’écran. Réponse du tac-au-tac, comme toujours en ce qui concerne ma répartie. Ou surtout le fait que je ne réfléchisse par vraiment avant de parler c’est bien connu et ça m’a valu pas mal de baston, au plus grand désespoir de William.
On commence donc tranquillou une course, et je suis étonnée par le manque de dextérité de Kezabel. C’est au-delà de mes espérances, mes anecdotes vont tomber comme la pluie à Londres, tellement elle est nulle au jeu de voiture. Je ne me moque pas, en tout cas pas méchamment, c’est juste un fait. Elle se mange à peu près tous les murs du décor avec une certaine régularité.
Le plus drôle étant le moment où je la dépasse, étant première et elle dernière. Tu peux pas m’test aux jeux de courses, baby.

« Rah, c’est pas fairplay ! Bon… laisse-moi réfléchir.
— C’est la règle. »

Je dépose tranquillement ma manette, la laissant réfléchir pour sa petite anecdote, mes doigts courent sur le paquet de clope et je me saisis de l’une d’elle pour la glisser sur mon oreille. Au passage mes yeux glissent de son visage à son épaule, sans aucune pression.

« Hum… Mon père a fait quelques années dans la police. Quand j’étais plus jeune. Et un jour il a mis son uniforme à laver et j’ai cru bon d’y ajouter mon tee-shirt préféré… rose. Mais un vrai rose flashy avec des paillettes qui te colle aux doigts si tu touches aux écritures. »

Ok, son père est flic, c’est bon à savoir. Je note. Pas génial pour mes relations mais bon.

« Donc, il a lancé la machine, ma mère a étendu le linge après mais sans vraiment faire attention. Et un matin il était un peu en retard, il s’est habillé dans le noir, a filé direct au commissariat sans comprendre pourquoi ses collègues pouffaient de rire ou le regardait un peu surprit. Jusqu’à ce qu’il croise son chef qui lui a demandé s’il s’était reconverti en Strip-teaseur… Le tee-shirt de son uniforme était rose et surtout criblé de paillette avec un morceau de tête de licorne encore accroché dessus. »

Je souris en coin alors qu’elle ricane, visiblement perchée dans son souvenir. Je l’observe. Elle me pointe du doigt soudainement d’un air pas très effrayant.

« Ne va pas croire que j’vais être la seule à raconter des trucs sur moi ! »

Je lève mes mains en l’air, paumes vers elle et secoue la tête de manière à lui faire comprendre que je ne compte pas abuser de sa confiance. Mais si elle perd, c’est pas de ma faute. Et si elle doit parler, c’est pas non plus ma faute. C’est la règle. Va falloir faire tomber les anecdotes, Kezabel, parce que ça, je connais pas encore. Est-ce que j’ai envie de la connaître ? Surement, sinon ma spontanéité habituelle ne se serait pas manifestée, j’imagine, puisque je ne réfléchis pas plus que ça avant d’ouvrir ma bouche maquillée. Je me retourne vers la télé, oubliant presque qu’on en encore dans une école de magie et c’est reparti pour une course. Elle perd en moins de deux. Evidemment.

« Bon sang, tu vas connaitre toute ma vie avant la fin de la soirée si ça continue.
— J’y compte bien. »

Petit sourire en coin. Je plaisante, évidemment, je suis pas là pour la stalker ou quoi, c’est pas mon truc. Et puis je suis pas réputée pour en avoir vraiment quelque chose à foutre de la vie des autres. Mais c’est Kezabel, et s’il y a deux mois je l’aurais encastrée dans le mur, je suis agréablement étonnée de la tournure des choses.

« J’ai eu un petit ami à Poudlard, un Gryffondor. Il m’a trompé, je l’ai su alors j’ai jugé qu’il était bon de me venger en lui faisant pousser des furoncles partout sur le corps. Ils n’ont pas réussi à s’en débarrasser avant 3 jours. »

Je hausse les sourcils, visiblement étonnée. Ok, c’est aussi bon à savoir, je note. Bien que je ne sois pas sa meuf, et que ça ne soit pas UN RENCARD, je n’ai pas forcément envie de me récupérer des boutons sur la tronche pendant trois jours non-stop, non merci. J’suis peut-être pas spécialement canon mais enfin quand même.

« Et non, je ne le regrette absolument pas. En plus il était stupide. »

Je ne ferais aucun commentaire sur l’amertume qui teinte sa voix. Est-ce qu’elle a toujours des sentiments pour ce type ? Je sais pas pourquoi je me pose cette question, mais ça se pourrait. Bien que je ne sois pas très perspicace en matière de relation et que clairement je ne sache pas me démerder dans ce domaine, parfois j’ai des éclairs de lucidité. On passera sur le fait que je lui ai mis un gros vent de la mort style, désert américain, mais bref. Tu le vois le petit tumbleweed, dis moi, tu le vois ? Bah elle aussi, elle l’a vu. Bref.
On reprend nos manettes et c’est reparti pour une course. Je repense en même temps à cette fois où elle m’a proposé de partager son ennui à deux, et où étonnamment je n’ai pas su réagir, tant et si bien que je me prends des murs dans la gueule. Le dernier est fatal, elle me passe juste devant et ma bat bêtement. J’ouvre la bouche, revenue sur terre, contemplant ma bêtise, puis tourne ma tête vers Kezabel, déposant la manette sur mes jambes croisées. Silence.

« Même si j’ai un énorme doute sur ma victoire… A moi l’anecdote ! Si tu me dis que tu as déjà été sous filtre d’amour, j’le sais déjà.
— Fabuleux moment. »

Je pousse un soupir blasé, dégoutée de devoir parler de moi en cet instant, puis dégage mes cheveux sur mon épaule droite en réfléchissant. Quoi lui dire, va savoir. Je pousse un autre soupir en chopant ma clope que je glisse entre mes lèvres, récupère d’une main mon zippo et allume ma cigarette. J’inspire une longue bouffée salvatrice de nicotine en fermant les yeux, puis dépose mon coude droit sur mon genou plié et pose ma tête dessus, clope dans l’autre main.

« Hm… j’sais pas trop quoi dire. »

Je sèche vraiment, comme à chaque fois ou je dois articuler trois mots sur moi. Je hausse les sourcils puis me redresse, victime d’une idée débile.

« J’ai déjà cassé le bras de William, sans faire exprès parce qu’on se battait. J’ai surement serré trop fort ou coup mal placé va savoir. »

Je tire une latte de ma clope, puis reviens au sujet de mon idée.

« Depuis il s’en sert comme excuse pour me faire chanter et me soutirer des trucs, style des clopes, etc. Un escroc quoi. »

Je me rappelle parfaitement de ce moment et de la sensation de l’os qui se brise sous mon impact et lève les yeux au ciel un instant comme si ça allait m’aider à me remémorer. Ses parents ne m’en ont pas voulu, simple bagarre entre amis. Son père et sa mère sont géniaux.

« Macy m’a gueulé dessus pendant des jours après ça. C’est lui qui est trop fragile. Mais bref, on y retourne, je compte pas t’en dire plus sur moi. »

C’est-à-dire : à toi de découvrir par toi-même madame. Je ne vais pas tout te livrer sur un plateau d’argent, comme toi tu le fais pour moi. Je tiens à garder ma part de mystère. Je coince ma clope entre mes lèvres et la savoure alors que je la laisse choisir le circuit pour un peu plus d’équité dans ce jeu ou visiblement elle n’a pas les mêmes compétences qu’en cours. Je ricane un peu lorsque je la vois choisir de véhicule, ce qui a le don de la faire changer, pour un modèle de meilleure composition. Je lui lance un regard brulant de provocation, puis elle lance la course.

Mes doigts s’agitent sur le joystick et cette fois je suis bien décidée à ne pas perdre. Et c’est d’ailleurs moi qui gagne alors que je n’ai même pas finis ma clope. Je laisse échapper un sourire en coin, puis me tourne vers elle, les yeux remplis de malice. Vraiment pas mal ce chemisier.

« Allez, avoue tout. J’ai hâte d’entendre le son de ma victoire. »
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Mar 28 Juil 2015 - 0:05

— Fabuleux moment.  
 
Avec du recul, ça n’est pas faux. Mais sur l’instant, je ne trouvais rien de fabuleux à ce qu’il se passait. Loin de là même. La situation est devenue gênante, pour tout le monde et Vargas s’en est pris pour son grade. En même temps, c’était quand même un chouia mérité…
Si Maxime compte obtenir toutes les informations de ma vie ce soir, elle se trompe. Je ne me délivrerais pas aussi facilement ou du moins, sans contrepartie. Je parle, tu parles. Et c’est d’ailleurs à son tour de se livrer et je ne cache pas de ressentir une profonde curiosité. Maxime est une personne tellement introvertie, peu bavarde et fermée sur soi que je me rends compte en cet instant que je ne connais rien sur elle… si ce n’est certains de ses tatouages et qu’elle adorait jouer à Pokemon avec son frère. Mais sinon, rien. Sa vie m’intéresse, peut-être plus que je ne veux l’avouer mais là encore, c’est un détail.
 
Elle dégage ses cheveux sur son autre épaule, laissant la seconde à vue, à nue. J’ai un très net souvenir de ce que j’y ai fait sur cette épaule il y a quelques temps et je vais tâcher d’occulter cette vague sensation de chaleur au creux de moi.
Elle s’allume une cigarette et je patiente, en silence, me retenant de lui dire combien de paquet elle fume comme ça par jours parce que ça ne me regarde pas. Même si c’est une simple curiosité.
 
- Hm… j’sais pas trop quoi dire.
- C’est la règle…
 
Sourire en coin. Je suis d’humeur joueuse. Quelques secondes s’écoulent alors qu’elle réfléchit, tête posée sur sa main. Elle finit par se redresser ayant visiblement trouvée une idée.
 
- J’ai déjà cassé le bras de William, sans faire exprès parce qu’on se battait. J’ai surement serré trop fort ou coup mal placé va savoir.
 
… Eh bien je vois que nous commençons de manière très.. directe. Elle dit ça avec un tel naturel que si nous ne la connaissions pas, nous pourrions presque croire que ça ne lui fait absolument rien.
 
- Depuis il s’en sert comme excuse pour me faire chanter et me soutirer des trucs, style des clopes, etc. Un escroc quoi.
- En même temps… tu lui as cassé le bras, espèce de brute !
 
Et je ricane, faussement offusquée. William a eu le bras cassé par Maxime… je sais pas pourquoi mais si lui en joue pour lui soutirer certaines choses, j’ai bien l’impression que l’inverse pourrait être faisable. Je reste tourné vers elle en attendant la suite de l'histoire parce qu'elle ne peut pas se contenter que de ça quand j'lui dis des détails, que je me livre à elle. Bon, ce ne sont que des petites anecdotes mais qui restent des parties de moi. Je prends goût à ce jeu et me rends compte qu'avoir la possibilité de la découvrir me plait.

- Macy m’a gueulé dessus pendant des jours après ça. C’est lui qui est trop fragile. Mais bref, on y retourne, je compte pas t’en dire plus sur moi.
- … Oh je vois. Mademoiselle se fait désirer. Je prends note.

Avare en confession Maxime ? C'est bon à savoir... la prochaine fois, je me trouverais être plus maline. Si c'est une manière de me dire qu'il faut que j'aille à la pêche aux informations la concernant alors elle est tombée sur la bonne personne. Parce que je ne suis pas du genre à baisser les bras si facilement et encore moins à m'avouer vaincue à la moindre difficulté. Si ça n'est pas pour ce soir, ça sera pour un autre jour.
Est-ce que je viens réellement de penser ça ?
On dirait bien que oui.

Je me tourne vers l'écran, demi-sourire aux lèvres, sentant une pointe d'exaltation. Elle se prend au jeu et j'en fais de même. Elle me laisse choisir le circuit et il va de soit que j'en prends un simplifié, puis j'en profite pour changer ma voiture... Maxime me lance un regard plein de provocation. Si je gagne, je refais une partie avec elle. Si je perds, je lâche une anecdote et j'arrête le massacre pour ce soir. Et je...

Concentration.
Cette fois, aucune erreur de Maxime et même si je me trouve être moins catastrophique que les premières courses... elle me bat, encore une fois. Elle sourit et se tourne vers moi. Regard. Qui glisse le long de son épaule et de son tee-shirt échancré qui laisse entrevoir une partie intime de sa peau. Relève les yeux, tout de suite.
Je plante mon regard dans le sien, le maintiens et lâche un soupire désespérer...

- Allez, avoue tout. J’ai hâte d’entendre le son de ma victoire.
- Profites-en bien car ça sera le dernier pour ce soir ! Je la regarde avec un air faussement vexée avant de secouer la tête et de lâcher un rire vaincu. Bon ok... Tu me raccompagnes jusqu'à la salle commune le temps que je réfléchisse ?

Je n'ai … absolument pas réfléchis à ce que je viens de dire. C'est sortie comme ça, sous la spontanéité et parce que si l'envie de jouer à la console s'est tari, celle de continuer la soirée en sa compagnie : non. Je suis bien là, j'apprécie sa présence qui m'enveloppe d'un quelque chose à la fois de rassurant, tranquille et de pas commun. Une cassure de cette routine qui s'installe dans notre vie quotidienne au château.
Est-ce que c'était donc une manière détournée de ma part pour lui demander de venir avec moi ? Peut-être.

Je descends de la table et entreprends de tout ranger correctement et à sa place, sans rien n'oublier. Je me penche pour ranger les jeux et éteindre la console, posant les manettes à côté, puis me relève afin d'éteindre la télé. Un coup de baguette suffit pour que les portes du placard se ferme en douceur. Je me retourne vers elle, esquisse un sourire et l'invite à me suivre.

- On y va ?

Je ferme les portes de la salle derrière nous et nous commençons le chemin du retour, d'un pas tranquille. Ma salle commune n'est pas loin, il ne nous faudra pas plus de cinq minutes pour l'atteindre et je sens son regard qui ne me lâche pas. L'anecdote Keza... réfléchis bien.

- J'ai … disons que j'ai passé la nuit avec une prof de l'école. Nous étions saoules. Toutes les deux.

Ah c'est vrai que tu pouvais pas faire moins cash.
Et non je ne dirais pas quand, ni avec qui.
Je me surprend moi même d'avoir dit ça mais ça n'est pas comme si Maxime était une personne que je connaissais depuis hier... Je lève mon regard vers elle et constate que cette fois, je l'ai soufflée nette.

- Quoi, tu ne t'attendais pas à ça de la part de Kezabel Hasting, alias Miss-Je-Sais-Tout ?

Un sourire amusé étire mes lèvres alors que nous continuons notre route. Je rougis légèrement à l'évocation de ce souvenir, c'est vrai mais en même temps.... c'était Katherine. L'une des femmes les plus sexy de cette école. Grande, élancée, incroyablement jolie et gentille. Elle avait tous les atouts pour faire d'elle une petite perfection lumineuse qui fait briller plus d'un cœur dans ce château. Et j'ai couchée avec elle. Certes, j'étais saoule et elle aussi, mais je me souviens de beaucoup de chose... de tout en fait. Et je rougis un peu plus en y repensant, sans pour autant me défaire de mon sourire amusée. Je me suis moi-même surprise le lendemain lorsque je me suis réveillée à ses côtés. J'ai l'impression que tout ça est... hors du temps.

Mais comme je pouvais le prévoir... Dire que j'ai couchée avec une prof au château ne suffit pas à Maxime. Non, il lui faut une identité et cette fois, il est hors de question que je démorde. Pas parce que je ne veux pas lui en parler mais simplement par respect pour Katherine. Personne n'est au courant au château à part Riley et je ne sais pas si Rina en a elle même parlé à quelqu'un mais de mon côté, ma meilleure amie était jusqu'ici la seule informée. Foutu jeu.

- Il est hors de question que je ne te donne un nom ! Je t'ai donné mon anecdote, j'ai joué le jeu.

Nous arrivons près de ma salle commune, où de manière machinale et surtout parce que nous sommes lancée dans la conversation, je prononce le mot de passe et y pénètre, sans penser une seule seconde que peut-être Maxime voulait partir. Ça n'a pas l'air d'être le cas, puisqu'elle me suit en insistant une nouvelle fois. Elle peut bien me sortir ce regard d'un bleu limpide qui s'est déjà trouvé à hanter mes rêves et qui m'embrase généralement, je ne me résoudrais pas à lui lâcher l'identité de Rina. Surtout que je ne suis pas stupide... Tu vas réellement me faire croire que ça ne te brûlera pas les lèvres d'en parler à William, ou même pire... à Mateo ?

- En revanche, je peux te dire une seule chose sur ça.

Je suis transportée par le jeu et l'ambiance, par son regard et ses gestes, sa posture, son aura... un tout qu'elle forme de part son existence. Regard provocant et sourire qui suit la même lignée, je m'approche d'un pas vers elle, m’immisçant en douceur et dans son espace vitale afin de glisser mes lèvres non loin de son oreille. Une part de moi me hurle de reculer tout de suite, d'arrêter ce petit jeu stupide des provocations... l'autre me susurre de continuer, de flirter avec cette sensation grisante d'être vivante et bourrée d'adrénaline. Ces dernières semaines n'ont rien eu de facile.. pas dans ma vie en générale. Non. La difficulté se trouve être présente au creux de mes nuits, celles que je retrouve parsemé de cauchemars et ce, de plus en plus. Si bien que certains matins me donnent l'envie de pleurer, sans que je ne comprenne cette sensation qui stagne sur mes épaules et ce malaise qui m'habite.
Ce qui se trame au creux de mon ventre alors que mes sens captent les effluves de Maxime, se décuple, fourmille et se répand avec délectation.

- Elle a été ma meilleure expérience jusqu'ici...

Je me surprend à emprunter un ton suave, provocant et incroyablement joueur. Mes lèvres s'attardent près de son oreille, non loin de sa joue avant de retirer mon visage et de lui faire face, les traits bien plus sérieux qu'ils ne l'étaient tout à l'heure. Ce que je dis n'est qu'un pur mensonge. Maxime et Katherine ne sont pas comparables, pour la simple et bonne raison qu'elles se trouvent être deux personnalités complètement différentes, donc deux expériences inédites. Katherine m'a fait découvrir cette passion latine qui n'appartient qu'à elle. Ses soupires espagnols, ses chants sortie tout droit de Madrid. Maxime a bousculé tout ce qui pouvait être stable chez moi, mais dans le bon sens du terme. Je n'ai jamais été une séductrice. Allez vers l'autre afin de jouer de mes charmes n'est absolument pas mon genre... Mais ici, tout change. Je me sens transporter par le regard parfois carnassier qu'elle me porte lorsqu'elle pense que je ne la vois pas, je me sens transporter par sa propre provocation mais aussi par ses sourires qui, parfois, en disent plus long que de simples mots. Elle me donne l'envie de jouer, de s'amuser de ses sens, des miens. D'entrer dans une phase où je l'attise de ma présence, comme en cette seconde où j'ai volontairement laisser traîner mes lèvres près de sa peau dans un murmure aux intonations suaves.
Je me rappelle sans peine ces quelques nuits passées avec elle où je me sens à la fois fracturée et pleine de vie. L'intensité des échanges est … incroyablement vivants.

Mon regard s'ancre dans le sien et je peux sentir au creux de mes tempes les battements de mon cœur affolé par mon geste, prêt à rompre chaque os de ma cage thoracique qui se soulève sous un souffle presque écourté.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Dim 9 Aoû 2015 - 1:13

« On y va ? »

J’ai pas répondu à sa question un peu plus tôt, qui était de la raccompagner à sa salle commune, mais ça me branche plutôt bien. Ça me branchait tellement bien que je suis partie dans une contemplation de ma fumée de cigarette en repensant à la dernière fois où j’ai fréquenté sa salle commune. Hm. Ouais. Je connais pas beaucoup d’autres Poufsouffles à part elle et Charleen, et autant dire que la petite blonde je la connais pas vraiment. Boh. Pourquoi on en était là ? Ah oui, la salle commune. Je suis déjà sur mes pattes, fourre la clope entre mes lèvres, attrape mon sweat et la suis. Elle ferme les portes de la salle, je reprends tranquillement possession de ma cigarette et j’entame le chemin du retour jusque sa salle. Je sais maintenant qu’une console se trouve ici, c’est très bon à savoir.
Donc j’en étais au moment où j’allais avoir mon anecdote c’est pourquoi je me reconcentre soudainement sur la situation, mon regard se pose sur elle et ne la lâche plus, comme verrouillé.

« J'ai … disons que j'ai passé la nuit avec une prof de l'école. Nous étions saoules. Toutes les deux. »

J’hésite entre me pincer ou me donner une tape sur la joue. Au lieu de ça, mes yeux s’arrondissent comme des soucoupes, j’en oublie même de respirer ma nicotine et toute ma fumée s’échappe de mes lèvres qui s’entrouvrent sous le choc. Genre Kezabel Hasting a couché avec un prof. UNE prof. Genre. Je suis réellement soufflée, je ne l’aurais jamais cru capable de faire ça, retranchée derrière ses parchemins et ses airs de j’ai tout vu. J’arque un sourcil réellement étonnée puis rapproche ma cigarette de mes lèvres.

« Quoi, tu ne t'attendais pas à ça de la part de Kezabel Hasting, alias Miss-Je-Sais-Tout ?
— Ah non c’est sur que j’t’aurais jamais cru capable de faire ça, sans offense. »

Sur ce coup je suis complètement sincère. Elle s’en amuse, mais ça semble ne durer qu’un temps : ses joues se mettent à rougir et alors, c’est mon sourire à moi qui s’étire alors que le sien s’efface doucement. Alors là, ma grande, tu vas y passer, c’est juste hors de question que je reste en dehors de tout ça !

« Alors Hasting… allez, dis-moi, laquelle est tombée dans tes bras ? »

Je fais mentalement la liste des profs féminines, et même si elle est là depuis plus longtemps que moi et qu’elle a certainement vu plus de profs, ici, que moi, je joue le jeu dans ma tête et mets des noms sur mes profs. Bien. On a Hunt, en divination, je sais qu’elle l’a aussi, mais ça m’étonnerait. Il y avait la prof de vol bien roulée aussi. La nouvelle de potions, Roberts-Moore. Oh et il y a Ismaëlle aussi, et quelle prof en plus. Je la questionne, ma langue se délie, lui demande de me filer des indices, elle est intraitable :

« Il est hors de question que je ne te donne un nom ! Je t'ai donné mon anecdote, j'ai joué le jeu.
— Putain, si c’est Ismaëlle je t’adresse plus la parole. »

Mais ça m’étonnerait bien fortement. On perçoit bien que Stoneheaven a un sens aigu de la hiérarchie et du respect alors… Je l’imagine pas du tout fricoter avec un et surtout une élève, à la Gabrieli (putain il m’énerve celui-là). J’ai l’impression qu’il me manque un nom mais de toutes façons je capte bien qu’elle ne dira rien. Cependant ma curiosité, qui se montre rarement, semble être lancée sur une bonne voie. C’est plus intéressant que trouver quel signe correspond à quelle connerie non ? Du coup je la laisse tranquille, réfléchis dans mon coin, et me fais la promesse de découvrir qui est cette prof. Sans faire gaffe on arrive à sa salle commune et avant que je capte où mes pas me mènent, je suis déjà à l’intérieur, chez les Poufsouffles.

« C’est bon je dirais rien, tu peux me dire, juré ! »

Je vois bien qu’elle ne marche pas dans mon jeu mais je ne peux pas m’en empêcher, la surprise est trop grande qu’il m’est impossible de lâcher le morceau. Sérieux, qui l’aurait cru, ça ? Il faut que j’en touche un mot à Matéo. Ça va, Matéo c’est pas pareil, je peux lui dire, c’est comme si elle lui avait directement dit, mon oreille est la sienne. Je tire une latte de ma cigarette puis reporte mon regard sur elle, alors qu’on s’est arrêtées sans que je m’en rende compte, trop absorbée par ma recherche, et qu’elle lève la voix.

« En revanche, je peux te dire une seule chose sur ça. »

C’est comme si d’un coup la pièce changeait automatiquement d’ambiance à cet instant précis. Mes yeux se plantent dans les siens et je crois alors voir une flamme provocatrice qu’il n’est pas donné de constater tous les jours. Son sourire s’étire, je reste bloquée, mon regard dans le sien, et elle fait un pas en avant. Etrangement, je ne subis pas son entrée dans mon espace vital comme une provocation, par contre je sais ce que ça peut occasionner quand mes hormones se font la malle à l’approche de la pleine lune. Mes sens développés par la lune approchante, je perçois rapidement les tonalités de son cœur alors qu’elle se glisse au creux de mon oreille. Ses effluves arrivent rapidement dans la foulée et je me sens les respirer à pleins poumons. C’est comme si ça réveillait la partie animale à l’intérieur de moi, incapable de résister à ce type d’appel.

« Elle a été ma meilleure expérience jusqu'ici... »

Un vent de provocation souffle mes barrières mais je reste d’apparence stoïque. Il faudrait pas lui donner trop d’avance. Si elle se refuse à me livrer des noms, en ce qui me concerne, ce sont mes pensées que je lui cache, comme à peu près à tout le monde. Et je ne suis pas du genre à révéler mes cartes d’un coup, puisqu’elle lance un jeu, il faut savoir que ma stratégie est très souvent basée sur la réserve. Si je me demande à un moment s’il ne faudrait pas que je rentre ? à vrai dire je n’ai plus trop envie, maintenant qu’elle s’éloigne et ancre son regard dans le mien. C’est à ce moment précis que je prends conscience que son cœur émet des battements affolés. Un léger sourire se dessine sur mon visage, en coin, mais explicitement joueur. J’ai des atouts qu’elle n’a pas mais elle n’en a pas conscience. Je coince ma cigarette entre mes lèvres et tire une latte. Ma main gauche, elle, se trouve dans ma poche de jean. Et si on faisait un test ?

Je fais un premier pas en avant qui fait qu’elle recule d’un demi-centimètre, en gros, pas grand chose. Ce qui est plus intéressant par contre ce sont les battements de son cœur qui semblent s’élancer dans une course folle. Mon sourire s’élargit imperceptiblement. Je compte clairement jouer avec ses sensations présentes. Je tends l’oreille, et je perçois nettement le rythme effréné de son myocarde.

Deuxième pas vers elle, elle se recule, je la regarde tête baissée vers elle, ne lui laisse visuellement aucun répit. Mon sourire reste là où il est. Un deuxième pas, une deuxième embardée au niveau de son cœur. Je peux l’entendre nettement prêt à déchirer sa poitrine. Je joue, ça m’amuse, c’est vrai. Je me penche légèrement en avant pour rapprocher mon visage du sien, mes yeux ne rompant jamais le contact instauré. Mes cheveux glissent un peu, certaines mèches retombent un peu devant mes yeux mais mon regard bleu traverserait toutes les matières à cet instant précis. Ils se plissent un peu alors que mes lèvres se pincent, amusée. Elle pourrait croire que je vais l’embrasser, là, alors que le mur derrière elle n’est pas très loin, mais non. Au contraire. Je finis par ouvrir mes lèvres sombres pour laisser échapper ma voix rocailleuse.

« Permets-moi d’en douter. »

Je me redresse doucement, mes yeux braqués dans les siens. Puis, d’un geste léger je m’éloigne d’elle, tire la dernière latte de ma cigarette et m’avance dans la salle commune pour jeter le mégot encore incandescent de ma clope dans la cheminée, par-dessus le dossier du sofa.

Je jette un œil amusé à l’horloge magique qui trône chez eux.

« C’est con, j’vais plus pouvoir rentrer avec le couvre-feu. »

Je me retourne vers elle, défait le sweat (que j’ai remis sur la route) et le pose sur le dossier puis m’adosse, les bras croisés. Le très léger sourire que je garde depuis tout à l’heure ne faiblit pas, mais il se teinte d’un poil de malice, surement. Je pourrais tout à fait rentrer mais bizarrement j’ai plus envie. Un engrenage espiègle s’est mis en route et quelque chose me dit que si je veux l’arrêter, c’est maintenant. Pourtant, je campe toujours contre ce canapé, mes yeux braqués dans les siens. C’est peut-être trop tard finalement.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Mer 12 Aoû 2015 - 14:29

Elle ne réagit pas tout de suite et j’en ai l’habitude. Maxime est une jeune femme très peu expressive mais j’apprends au fur et à mesure à comprendre, patienter et observer ses façons de faire. Mes lèvres à peine retiré de son oreille, je me replace à deux pas d’elle, à peine. Et j’ai le cœur qui tambourine avec violence dans ma poitrine. Tout semble changer et évoluer ces derniers temps. Certaines choses dans le bon sens, d’autres, dans le mauvais. Mais je ne saurais dire quels aspects de moi sont sur la bonne ou mauvaise voie. Mais tout ce que je sais, là, maintenant, c’est que je prends plaisir à ce petit jeu de tentation/séduction, je ne sais pas trop. J’ai un ton doucereusement provocant et je m’en délecte, j’en ai conscience et je l’assume. Et ce qui m’encourage, c’est cette étincelle au fond de son regard bleu transparent mais aussi cette inspiration prise lorsque je me trouvais au plus proche d’elle. Si l’on dit souvent qu’à trop jouer, nous nous brûlons, alors ce soir je ne demande que ça. Me brûler, ressentir cette adrénaline particulière au creux des veines, sentir sa peau sur la mienne et cette sauvagerie qui n’appartient qu’à elle.
Elle n’affiche aucun sourire, aucune manifestation physique mais je ne lâche pas mon regard du sien, arborant toujours un visage sérieux. Parce que je le suis, dans tout ce que je fais.

Lorsqu’elle fait un pas vers moi, mon premier réflexe est de reculer, à peine. Juste un centimètre qui ressemble plus à un mouvement de recul traduisant une tentation. Mais si mes traits sérieux, mon cœur lui, s’emballe. Il l’a fait à la seconde où elle s’est avancée vers moi, le désir subissant une poussée d’adrénaline. Je me stoppe, elle fait de même. Souffle en suspension, le temps s’arrête et je ne pense absolument plus à rien.

Comme à chaque fois qu’elle me regarde comme ça.
Comme à chaque fois que cette ambiance s’installe entre nous.

Elle sourit, très légèrement, c’est à peine visible mais mes yeux captent chaque détail de ce qu’elle est, en cette seconde. J’ai le regard aiguisé par mes années de pratique en dessin et son image me reste ancrée quelque part, si bien que je pourrais la reproduire sur feuille, là, tout de suite.

Deuxième pas vers moi et je recule de la même manière, avec le même objectif : Celui de la tenter. Attrape-moi, si tu le souhaite. Un brasier se déclenche chez moi, là, au creux du ventre et il me consume déjà, les flammes léchant chaque paroi de mon corps. Mon cœur lui, continue sa course, subissant un accélération suffisamment marqué pour que ma respiration grimpe en fréquence. Deux pas ont suffi à Maxime pour effacer le peu de distance entre elle et moi et son entrée dans mon périmètre éveille chacun de me sens. Tout se décuple. La vue qui perce son regard comme elle le fait avec le mien, se penchant légèrement vers moi où, là, mon odorat entre en action, son parfum venant chatouiller mon sens. Le toucher qui appelle cruellement sa peau et ses lèvres qu’elle me présente, millimètre par millimètre en se penchant un peu plus vers moi, faisant tomber ses cheveux par-dessus son épaule. Et mon ouïe est à la fois entraver par les battements violent de mon cœur et aiguisé, percevant ma respiration, la sienne qui effleure ma peau. Je m’avance de manière imperceptible alors que nos regards ne se lâchent pas un seul instant.

Et je me sens incroyablement vivante.

- Permets-moi d’en douter.

Sa voix grave aux intonations américaines rompt le contacte aussi, suivit de son corps qui s’écarte de mon espace vitale, marquant une absence de chaleur qui me saisit l’estomac. Elle s’éloigne un peu plus et je me redresse, lâchant ma respiration que j’avais retenue durant une poignée de seconde, sans m’en rendre compte. Mon cœur, lui, explose cette fois. Elle s’avance au milieu de la salle, termine sa cigarette et jette le mégot dans la cheminée.

- C’est con, j’vais plus pouvoir rentrer avec le couvre-feu.

Ma première réaction ? De la frustration. Mêlée à de la colère. De la voir s’écarter alors que nous étions au plus proche. Ca ne dure qu’une fraction de seconde avant que ça ne retombe comme un soufflé pour laisser place à tout autre chose alors que je la regarde se défaire de son sweat, soulevant au passage son débardeur qui me laisse voir clairement la peau de son ventre. Bon, soit j’explose et je lui arrache tout ce qu’elle porte parce que je prends conscience en cet instant que le désir n’a jamais été aussi violent qu’en cette seconde, soit je … Soit, rien du tout. Elle s’adosse au sofa, croise les bras et braque son regard dans le mien, sourire en coin. Espiègle. Joueur.

Je n’ai pas bougé de ma place où, je la regarde, tout simplement. Les joues rougies par ce qu’il vient de se passer, par ce regard que j’ai allumée chez elle mais aussi par ce jeu que j’ai démarré et à laquelle elle a répondu. Je n’aurai jamais cru me voir faire ça un jour, et encore moins avec une femme de l’acabit de Maxime, pour être honnête. Nous sommes loin des jeux vidéo de tout à l’heure, de notre discussion, de nos petites anecdotes. Je suis loin de ce que je suis habituellement et de passer un peu plus de temps avec elle me permet visiblement de percevoir certaines choses dont je suis capable. Comme celle de m’avancer vers elle et de me planter face à Maxime, à un peu plus d’un mètre, tout en lâchant d’une voix faussement détachée.

- Effectivement, c’est dommage…

Je plante de nouveau mon regard dans le sien. Elle s’est amusée de moi il n’y a pas dix secondes et je commence à apprendre et comprendre que Maxime aime… titiller quelque chose chez moi que j’ai refoulé durant pas mal de temps. Avec ses regards, ses mains, ses manières de s’approcher de moi l’air de rien. Je ne me pose aucunes questions, me fiant simplement à mon instinct et à mon désir de la vouloir, tout de suite, ici même s’il le faut. Mes barrières ont déjà depuis longtemps explosées, libérant chez moi une adrénaline dans laquelle je puise pour guider mes gestes, mes regards et ma voix. Douce. Peut-être suave. Sans équivoque.

- … Tu vas être obligée de dormir ici, chez nous.

Mes doigts glissent vers les boutons de ma chemise ouverte de deux d’entre uniquement. Alors je prends le troisième, sans lâcher Maxime des yeux, sans trahir une émotion sur mon visage si ce n’est que mon regard parle pour le reste de mon corps. Le bouton cède en douceur, lentement, laissant entrevoir un peu plus de peau chez moi, voir, le dessus de ma poitrine. Aucune sonnette d’alarme chez moi, aucune question. Juste une envie de lâcher prise et d’effacer absolument tout ce qui peut ronger chacune de mes nuits, me poussant parfois à la crise d’angoisse, aux larmes silencieuses, aux coups de sang qui me traverse l’esprit en repensant à Shannon. Tout ça se trouve évincer par la chaleur qui grimpe chez moi, entre nous et chez elle.

- Tu as une préférence ?

Mes doigts glissent vers le quatrième bouton, que je saisis, toujours sans la lâcher du regard…

- Entre le sofa de la salle commune …

… et qui cède en douceur également, laissant cette fois le tissu de mon soutien-gorge a vu. Mon cœur s’emballe peut-être mais je contrôle chaque mesure de mes gestes calculés. La chaleur s’intensifie et un léger frisson parcoure ma peau, remontant du bas de mon dos jusqu’à ma nuque. Plus rien n’existe aux alentours, l’idée que quelqu’un puisse débarquer dans la seconde ne m’effleure pas l’esprit, même si en vue de l’heure et le fait qu’on ait cours demain me donne visiblement une chance que je semble saisir ce soir.

- … Ou un lit. Le mien en l’occurrence…

Mes doigts continuent leur progression jusqu’au cinquième bouton qui cède avec autant de facilité et de douceur. Cette fois, un sourire s’esquisse au coin de mes lèvres, très légèrement. Si je la désire ? Je pense que je n’ai plus à le prouver. Est-ce que j’aurai osé faire ça avec quelqu’un d’autre ? Je ne pense pas. Non, j’en suis certaine. Je ne saurais pas expliquer pourquoi je me le permets ici. Ni pour Maxime éveille chez moi ce besoin presque vitale de ressentir quelque chose de « dangereux », à moindre mesure peut-être, mais c’est présent.

-… Avec moi.

Et le sixième et dernier bouton cède pour cette fois, laisser les pans de ma chemise ouvertes, libérées l’une de l’autre. Tout ce qui se trouvait sous le tissu, s’offre à sa vue et je reste ainsi une poignée de seconde, toujours mes yeux dans les siens qui se manquent peut-être pas de satisfaire de ce qu’elle voit.
Mon message est plutôt clair et éloquent cette fois-ci et c’est bien pour ça que je lui offre un sourire plus large qui veut clairement dire « A toi de voir… » avant de me reculer d’un pas, cœur palpitant, la peau ressemblant plus à un brasier qu’autre chose. Chaque parcelle de moi appelle Maxime avec violence.

Je me recule d’un pas et me dirige vers ma gauche, après avoir rompu le contacte entre son regard et le mien, mais aussi en la privant de la vue qu’elle avait jusqu’à maintenant. Mes pas me mènent simplement aux escaliers menant à mon dortoir où je franchis la première marche.

Si tu me veux, c’est maintenant.
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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Ven 14 Aoû 2015 - 17:38

« Effectivement, c’est dommage… »

J’arque un sourcil alors qu’elle s’est plantée devant moi.

« Tu vas être obligée de dormir ici, chez nous. »

Le terme « obligée » n’est surement pas de mise mais je ne lui ferais lui plaisir de le savoir à cet instant. Je crois que j’hausse davantage les sourcils lorsque je vois ses doigts habiles défaire son premier bouton. Je ne la croyais pas forcément capable de faire ça mais autant dire que je ne vais certainement pas m’en plaindre à cet instant précis alors que mes lèvres s’amincissent dans un sourire discret. Elle sait clairement comment faire avec moi, il n’y a pas d’autres manières de me communiquer autant de choses. Sa peau se dévoile doucement et je ne manque pas de faire glisser mon regard sur les parcelles d’épiderme qu’il m’est donné de voir. Je me surprends à avoir envie qu’elle continue son petit jeu et qu’elle se dévoile toujours un peu plus sous mes yeux. La distance qu’elle a imposé entre elle et moi la rend plus désirable encore, bien qu’il me suffirait de faire un pas pour l’attraper et faire d’elle mon quatre-heure nocturne. Mais je lui laisse la main, je la laisse faire. Quelque chose me dit que ça n’est pas non plus dans ses habitudes. Mais moi, j’aime la retrancher vers ses limites et la pousser à les dépasser, c’est un jeu très drôle qui s’applique aussi à la colère pour les autres. Ici le jeu en vaut réellement la chandelle alors qu’elle se dirige vers le bouton du dessous.

Si j’ai une préférence ? Il ne s’agit même pas de ça, mais d’une évidence.
Je suis en pré-pleine lune, ça n’aide certainement pas à me contenir mais je reste droite, guettant au tournant le moment ou je pourrais m’approprier la peau qu’elle me cache encore.

« Entre le sofa de la salle commune … »

Le bouton cède, et laisse place au tissu de sa lingerie. Mon sourire devient plus joueur, même si toujours très léger, et je ne manque pas d’observer ce qu’elle m’offre. Ça devient très intéressant, quelque chose bascule chez moi, comme un déclic, et mes yeux glissent le long du haut de sa poitrine. Je détaille son tissu avec rigueur et une petite voix me dit qu’il ne restera pas longtemps posé sur sa peau.

« … Ou un lit. Le mien en l’occurrence… »

Elle continue sa descente et j’en profite pleinement. Je n’ai jamais honte d’observer une fille ou un mec, c’est plutôt naturel et surtout je ne vois pas pourquoi je m’en priverais. Mais quand une nana foutue comme Kezabel joue avec cette tendance observatrice, c’est davantage agréable. Je resterais là à l’observer sans agir un certain temps si le désir ne battait pas son plein au creux de mon ventre. Parce qu’il s’agit clairement d’attente désormais, je n’ai aucun autre plan et aucun ne m’intéresse. La perspective me réjouit alors j’attends beaucoup trop patiemment pour mes habitudes le moment ou je pourrais participer à ce déshabillage.

« … Avec moi. »

Son invitation est très claire et j’aime ça. J’aime les propos directs et la simplicité. Son regard est brûlant, son sourire est joueur, je reste fidèle à moi-même et pourtant je sens que j’ai grimpé en température. Celle-ci ne s’arrête pas et évolue à nouveau alors que les pans de sa chemise s’ouvrent et tombe. Mes yeux glissent sur ses courbes, le tissu flirtant avec sa hanche. Sa peau est claire, pas autant que la mienne certes mais assez claire et je peux voir des frissons modifier sa surface. Je me souviens du grain de sa peau de manière assez nette maintenant que j’y pense. Ça me donne davantage envie d’aller retoucher sa peau. Elle sourit, le regard mutin, se recule d’un pas puis se détourne de moi. Je la laisse s’avancer, comme incapable de bouger. Ma réponse sera celle qu’elle veut, il ne peut pas en être autrement.

Elle s’éloigne de plusieurs pas et commence à monter les escaliers quand je me décide à y aller, verrouillant mon esprit sur une seule et même idée. La rattraper et la faire mienne dès l’instant où j’aurais posé mes mains sur son corps. L’idée qu’elle m’appartienne ne serait-ce qu’un instant me procure une douce sensation dans le creux du dos, et je ne suis pas seule à apprécier contrôler. La louve est en accord primaire avec moi. C’est le moment où elle me torture le moins, nous sommes à l’unisson, focalisée sur un seul et même objectif : le désir.

Je monte une première marche et Kezabel est bien en avance par rapport à moi. Je la suppose pratiquement arrivée à la porte de son dortoir maintenant mais je reste tranquille sourire léger aux lèvres, toujours focalisée sur un point.

Mon cœur bat à toute vitesse. Je prends mon temps mais je sais que quand les engrenages se mettront en marche il ne sera plus question de douceur mais de domination, d’échange sauvage, de partage brûlant. L’idée me rend fébrile. Il me la faut, maintenant, comme une proie particulière qui m’est réservée. L’idée me plait, un peu trop, je ne pense pas à ce qui pourrait me déranger dans ces envies et tant mieux.

Lorsque je pousse la porte du dortoir je l’aperçois, à peine arrivée près de son lit. En quelques pas moyens je la rejoins, attrape son épaule, la force à me faire face et plaque mes lèvres aux siennes d’un geste appuyé, la repoussant contre le pilier de son lit, une main sur sa hanche et une autre dans son cou. Un léger grondement de plaisir s’élève de ma poitrine, je n’arrive même pas à le contrôler, et peu m’importe à cet instant, toucher ses lèvres libère la frénésie qui battait en mon cœur depuis le début de son petit. Je me colle à elle, coincée entre le lit et moi, jusqu’à ce que je décide de la guider dos à son matelas, et l’y lâche, rabattant un rideau à la va-vite, concentrée sur elle et la tension à exorciser.


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MessageSujet: Re: the love club — Kezabel   Sam 29 Aoû 2015 - 1:12

Je continue mon ascension, le cœur battant, le souffle court. Je tangue entre l'excitation et la crainte de me prendre une déception en pleine face, puisque je n'entends pas Maxime bougée derrière moi. Pas tout de suite. Jusqu'à ce que j'atteigne le première étage. Ses pas se précipitent derrière moi et le jeu commence, plus intense que tout à l'heure où je me suis laissé aller à l'envie de la séduire. Puisque c'était ça. La séduire, l'attirer, la tenter. Son regard sur mes courbes a éveiller chez moi quelque chose que je ne connais pas. Comme si elle venait de débloquer le cadenas d'une porte que je gardais gentiment bloquée, volontairement ou non. Un sourire s'esquisse sur mon visage alors que j'accélère mon pas, refusant à ce qu'elle ne m'atteigne tout de suite.

Je pousse la porte de mon dortoir que je referme à peine derrière moi et j'ai tout juste le temps d'arriver à mon lit que je l'entends juste là, sur le pas de la porte. Les gonds grincent légèrement, mon cœur loupe un battement. Seule idée en tête ? Elle est venue. La deuxième ? Je la veux. Tout de suite. Je ne contrôle rien et je n'ai rien envie de contrôler. Je ne veux penser à rien. Ni aux cauchemars qui me pétrifient, ni aux crises d'angoisses qui semblent me guetter, dans l'ombre. Je ne veux penser qu'au plaisir que je ressens lorsqu'elle me tourne face à elle, une main sur mon épaule et que je croise son regard sans équivoque. Celui de la convoitise. Cet échange ne dure qu'une seconde mais ça me suffit pour embraser chacun de mes sens et d’accroître le feu déjà présent. Sa main dans mon cou, l'autre sur ma hanche, je m'enflamme sous ses doigts bouillants et me laisse exploser contre ses lèvres qui, à contrario, sont agréablement fraîches. Mon corps rencontre le pilier mais c'est le sien que je veux et je le lui fais comprendre. Mes deux mains glissent dans le bas de son dos et la plaque plus fort à moi, lâchant un soupire de soulagement mêlé à un grondement que je perçois du fond de sa poitrine.

Coeur battant.
Souffle court.
Gestes fébriles, insistants et pressants. Expressifs.
Le temps se suspend et nous isole dans une bulle hermétique au monde. Aux autres. À l'existence pure.

Son simple contacte me fait perdre pieds et m'octroie un soulagement, dans son plus simple appareil. Chaque nœuds se défont, se dénouent et m'offre une totale liberté des choses et de mes envies. J'insiste sur mon étreinte mais ça n'est pas nécessaire puisqu'elle décide d'elle-même d'accentuer le corps à corps, ne lâchant jamais mes lèvres que je lui donne avec une ferveur que je ne me connais pas. Un flash s'interpose. Une image, éveillant chez moi des choses que je ne veux pas. Ne veux pas voir. Ne veux pas sentir. Ma main droite glisse le long de la hanche de Maxime, remonte le long de ses côtes jusqu'à son cou.

Je veux simplement m'oublier.

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the love club — Kezabel
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