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 « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)

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MessageSujet: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Lun 25 Mai 2015 - 11:31

Mardi 20 janvier 2015
Vers 18h

Devoir de merde, journée de merde, vie de merde. Lorsque quelque chose énervait Kim, elle n'hésitait pas à extrapoler et à en vouloir à tout le monde et n'importe qui. En l’occurrence, elle en voulait surtout à elle-même et à ce fichu professeur d’HDM, mais tout le monde voyait très bien qu’elle était de mauvaise humeur et qu’il valait mieux ne pas l’approcher. Elle avait passé une journée entière à faire des recherches, prendre des notes, développer des raisonnements et rédiger une dissertation de six parchemins. Résultat ? Un P. Piètre. Sérieusement, là ? Si ce qu’elle avait fait était piètre, elle ne savait vraiment pas quoi faire pour avoir un EE ou un O ! D’accord, elle n’avait pas un super style d’écriture, elle ne savait pas broder ni enjoliver son expression, elle n’était pas franchement quelqu’un qui apportait beaucoup d’attention au soin et à la présentation, mais quand même, elle n’était pas bête, elle avait sa logique et savait argumenter, et c’était bien là la consigne du devoir. Elle ne méritait pas un P, clairement. Au moins un A, quoi, la moyenne ! Elle avait passé une putain de journée sur ce devoir, elle avait fait du meilleur qu’elle avait pu, elle s’était donnée à fond, vraiment. Elle avait fait des efforts, elle avait travaillé, même si elle avait toujours trouvé l’histoire ennuyante, inintéressante. Elle avait juste envie de déchirer ses parchemins et de les jeter par la fenêtre. Et de frapper quelqu’un ou quelque chose au passage.

Elle était impulsive, ce n'était plus un secret pour grand monde. Ou du moins, à Salem, tout le monde le savait. À Poudlard, pour l'instant, on la considérait plutôt comme la fille un peu grincheuse et carrément solitaire, qui ne faisait pas franchement d'efforts pour se trouver des amis et qui ne donnait donc pas vraiment envie d'aller l'aborder. Lorsqu'elle était seule, il lui arrivait d'avoir le sourire, d'être de bonne humeur, et il suffisait de peu pour que ce soit le cas, mais dès qu'un inconnu s'approchait, c'était comme si elle virait sur la défensive, et ça se sentait, donc autant la laisser dans son coin si c'était ce qu'elle voulait. Elle avait tout de même réussi à se faire quelques amis, des mecs de sa maison pour la plupart, ce qui était d'ailleurs tout à fait logique. Il n'y avait qu'à la regarder : les cheveux attachés négligemment voire pas du tout, parfois même cachés sous une capuche, des t-shirts larges et sombres, des joggings ou vieux jeans délavés, des vieilles baskets, l'air renfrogné, les manières bordéliques, le vocabulaire de rue aux accents à la fois irlandais et américains... Non, franchement, son sale caractère et ses manières de garçon manqué ne pouvaient la rapprocher que de mecs, pour autant que ce ne soient pas des burocrates en herbe.

Pourtant, les deux mecs qu'elle pouvait le plus considérer comme ses amis à Poudlard avaient aussi eu le droit à une belle dispute en guise de premier contact avec elle, et ils n'avaient pas été les seuls. Thomas et sa fichue volonté de l'aider à combattre son illusion comme si elle était une princesse en détresse et qu'il était le preux chevalier venu la secourir – elle lui avait bien fait comprendre qu'elle n'avait aucunement eu besoin de sa galanterie, et qu'il avait des choses à apprendre d'elle. Et Enzo avec sa manie de s'inquiéter pour elle comme si elle était une poupée de porcelaine. À croire qu'ils avaient besoin de s'engueuler avec elle pour comprendre qu'elle n'était pas une petite chose fragile. Elle se demandait s’ils n’étaient comme ça qu’avec elle parce qu’elle était en fauteuil ou s’ils se comportaient ainsi aussi avec les autres filles, auquelcas elle ne comprenait pas comment elles faisaient pour l’accepter. D’un autre côté, elle savait qu’elle en faisait probablement un peu trop, et elle s’efforçait d'ailleurs de prendre sur elle dans la mesure du possible, même si elle n’en donnait pas forcément l'impression. Elle avait été bien plus explosive, jadis. Aujourd'hui, elle était la version mature d'elle-même, bien que ce soit difficile à croire. Disons qu'elle se savait difficile à vivre au quotidien et faisait son possible pour éviter de se mêler aux autres, surtout lorsqu'elle n'était pas de bonne humeur, histoire de ne pas leur faire subir sa colère. Elle s'isolait et ça lui convenait très bien. Malheureusement, pas tout le monde ne semblait le comprendre.

« Faut pas le prendre comme ça, tu sais, c'est pas grave d'avoir une mauvaise note, en plus tu viens de Salem donc c'est normal que tu ne connaisses pas l'histoire de Poudlard. »

Elle se retourna vers le jeune homme qui venait de lui parler et leva la tête pour le regarder dans les yeux.

« De quoi je me mêle ?! »

Lui aboya-t-elle dessus, puis lui tourna le dos et commença à s'éloigner. Mais le grand blond ne semblait pas avoir compris le but de la manœuvre et lui emboîta le pas tout en continuant à parler.

« C'est juste que, ben, je trouve ça dommage aussi que tu sois pénalisée parce que tu ne viens pas d'ici, je me disais que je pourrais t'aider si tu veux. »

Alors non seulement il gâchait tous les efforts qu'elle faisait en s'isolant pour ne pas déverser sa colère sur des innocents, mais en plus il lui proposait de l'aide comme si elle démunie. Elle arrêta son fauteuil en le tournant vers l'autre mec dans le même mouvement. Ses yeux lançaient des éclairs.

« Écoute moi bien, car j'ai un scoop pour toi : j'suis paraplégique, ça veut pas dire que je suis conne, je peux très bien me débrouiller seule. Et puis t'es qui, d'abord, un pote à Turner, il t'a chargé de le remplacer dans la fonction d'ange gardien ? Ya quoi de difficile à comprendre quand je dis que j'ai pas, besoin, d'aide ? Maintenant, dégage et laisse moi tranquille. »

Alors, l'expression du mec changea du tout au tout. Ses traits se durcirent, son regard se glaça. Rouge de colère, de haine, de mépris, il ricana avant de répondre.

« T'as vraiment cru que je voulais t'aider ? T'es vraiment qu'une sale autiste. T'as pas ta place, ici, tu pourris le Sang des Sorciers. T'as pas d'amis, et t'en auras jamais. Tu penses pouvoir te débrouiller seule ? Ça tombe bien, tu l'es. Alors vas-y, montre-moi comment tu te défends, ya personne pour t'aider. »

Le couloir dans lequel elle avait voulu le semer était complètement vide, elle ne pouvait entendre que des bruits de voix qui remontaient des étages inférieurs. Il avait bien calculé son coup, c'était le moins qu'on puisse dire. Il avait sorti sa baguette et la lui pointait dessus. Elle dégaina à son tour, juste à temps pour lancer un sort de protection et propulser devant elle un bouclier sur lequel s'écrasa le sort de son adversaire. Adversaire qui déjà revenait à la charge. Elle esquiva son premier sort et dévia le deuxième. Il ricanait, se moquait visiblement d'elle.

« Alors, c'est tout ce que tu sais faire ? Je dois avouer que je m'attendais à un peu plus qu'à des sorts de première année, quand même.
- À ta place, je ne perdrais pas mon temps à dire des conneries. »

Et déjà, elle attaquait, lançant une flopée de sortilèges qui l'obligèrent à reculer en se protégeant derrière un bouclier, comme elle l'avait fait au départ. Elle maniait son fauteuil avec aise et confiance, gagnant du terrain, le forçant à lui en céder. Il se ressaisit cependant et se remit à attaquer. La tension était palpable, les sortilèges s'entrechoquaient et faisaient des étincelles. Le frémissement de la baguette de Kim dans sa main trahissait l'excitation du bout de bois dont le caractère de feu s'accordait parfaitement à celui de la rouquine. Il voulait la voire se battre ? Il serait servi. Bientôt, un sourire étirait ses lèvres et éclairait son visage, alors que les sorts continuaient à fuser de sa baguette tout comme ils fusaient de celle de son adversaire. Il l'avait à nouveau contrainte à reculer un peu, mais depuis un certain temps, ils ne bougeaient plus, gravitaient autour d'un axe imaginaire. Dès qu'il s'approchait un peu trop près de son fauteuil, elle accélérait la cadence des sorts et le forçait à s'éloigner à nouveau. Lorsqu'il tenta une approche pour la troisième fois, elle le força à battre en retraite et ne ralentit pas la cadence mais se mit à avancer à son tour vers lui, jusqu'à le déstabiliser assez pour former une brèche à travers laquelle elle le désarma et l'immobilisa par des liens invisibles avant de le faire tomber à genoux. Pointant sa baguette sur lui, elle le regarda droit dans les yeux puis lui tourna le dos et s'éloigna.

« Sale conne, je te ferai payer, tu verras !
- Ouais, et ramène tes petits copains, tant que tu y es, au cas où t'as besoin d'aide.
- J'te jure que…
- Mais ferme ta gueule ! »

Et elle lui lança un sortilège de mutisme avant de tourner à l'angle du couloir, défoulée et de pas si mauvaise humeur que ça.


Dernière édition par Kim Collins le Lun 10 Aoû 2015 - 9:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Mer 27 Mai 2015 - 18:08

~ Mardi 20 janvier ~

Et c’est reparti pour un tour! Zachary s’était levé de bonne humeur ce matin là. Il savait que ça allait être sa journée de cours la plus chargée de la semaine et pourtant, il avait une patate d’enfer. Dès le réveil il affichait un grand sourire et avait mordu dans ses tartines comme si elles représentaient un des mets les plus délicieux au monde. Puis il était arrivé en cours avec la même énergie, à la limite de se mettre à sautiller sur la table ou à danser la macarena. Puis les cours avaient commencé. Et il avait lutté. Lutté encore et toujours contre cette envie de dormir qui s’était emparé de lui. Certes il appréciait les cours et était bien plus motivé que la plupart de ses camarades de l'Université mais à croire qu’il avait consommé toute son énergie de la journée dans son sourire du matin. Après une phase de bonne humeur euphorique, voilà que tout retombait soudainement, comme si la fatigue venait de s’abattre sur lui, lui conseillant d’aller dormir un coup plutôt que de faire l’andouille. Sauf que ce n’était pas vraiment comme s’il avait le choix. Zach devait bosser, comme les autres, s’il voulait réussir son année. Alors il passa l’essentiel de sa matinée à lutter contre ses paupières et à noter tout ce que les profs disaient pour se maintenir éveillé. Après la pause déjeuner, ça allait mieux. Bon il avait tout de même repris un bon café pour éviter le syndrome de la digestion qui, il le savait, pouvait lui coûter très cher. Finalement, il avait retrouvé son énergie du début de matinée et parvint à suivre les cours la tête haute. Ce qui d’ailleurs l’agaça un peu. Parce qu’en soit, les cours du matin l’intéressaient bien plus et il était légèrement fâché d’avoir dû les passer dans de mauvaises conditions. En même temps, il avait qu’à dormir plus le week-end, peut être que les mardis ne seraient pas aussi difficiles. Ahem. Zachary se trouvait maintenant en cours de Sortilèges et il décrochait un peu. Cette matière il l’aimait en soit mais elle représentait moins de challenge que tous les autres. Et ce jour-là, le professeur avait décidé de faire de la théorie plutôt que de la pratique. Autant dire que ce n’était vraiment pas passionnant. Pour la première fois de la journée, le rouge relâcha un peu son attention et se prit à regarder par la fenêtre. Il aurait bien aimé que Josh soit là pour faire le con avec lui. Depuis que son meilleur ami avait décidé de ne pas revenir dans l’école, il devait bien avouer que la vie était un peu moins drôle à Poudlard. Il avait d’autres potes bien sûr mais aucun qui égalait Josh. Il devenait nostalgique tiens! Il se foutrait sans doute bien de sa gueule s’il voyait ça… Cette idée fit sourire Zachary ce qui n’échappa au professeur.

“Disemba, je peux savoir ce qui vous fait sourire comme un imbécile, vous pensez peut être à votre future conquête plutôt qu’à mon cours?”

Zach releva alors la tête avec un sourire gêné tandis que la moitié de sa classe éclatait de rire. Si même les professeurs se mettaient à déblatérer sur sa réputation, il était mal parti… Le jeune homme s’excusa alors et se reconcentra tandis que des petits bouts de papiers volaient vers lui avec des imitations plus ou moins réussies de lui en train de draguer. Roh fallait pas exagérer non plus! Le métis décida de faire abstraction de tout ça et le cours se passa finalement sans encombres. A la sortie, son professeur lui expliqua que ce n’était qu’une boutade et qu’il n’avait que faire de sa vie privée. Zachary ne cherche même pas à entrer dans le débat et fila sans demander son reste. Il était bien décidé à aller faire une petite sieste pour ensuite aller dîner et travailler. Oui il avait un rythme de vie complètement aléatoire et en avait parfaitement conscience. Le jeune homme gravit donc les marches et arriva au deuxième étage. Seulement, il fut stoppé net dans sa progression par des éclats de voix. Il ne pouvait pas voir qui était en train de parler mais au fur et à mesure qu’il se rapprochait, il pu entendre clairement le sujet. Paraplégique? Tiens, ça devait être Kim. Il ne la connaissait pas vraiment mais forcément, il n’y avait pas beaucoup d’élèves en fauteuil roulant alors… Il entendit alors que le ton montait et que le mec en face d’elle avait l’air plutôt fâché. Zach arriva alors à l’angle du couloir et pu voir la scène. Lorsqu’il les vit dégainer leurs baguettes, il faillit sortir de sa cachette. Mais attendit un peu. Il avait compris que la demoiselle n’aimait pas être secourue. Très bien, il se contenterait de regarder alors sauf si ça dégénérait vraiment, dans un sens comme dans l’autre. Finalement, le rouge ne dû retenir un fou rire quand elle lui cloua le bec. Coriace celle-là, valait mieux pas l’avoir comme ennemi d’après ce qu’il voyait. Un bruit à l’autre bout du couloir attira alors l’attention de l’étudiant. Il tourna la tête pile au mauvais moment. Il ne vit pas Kim débarquer dans l’angle et percuta la jeune femme. Ou plutôt se fit percuter et tomba en arrière après avoir pris un sacré choc dans les jambes. Zachary grimaça tout en se relevant. Il allaita voir un sacré bleu sur les tibias, il ne savait pas ce qu’il avait cogné exactement mais c’était pas de la mousse….

“Wow, doucement la guerrière, c’est pas parce que tu viens de clouer le bec d’un type que tu dois renverser tout sur ton passage!”

Ce n’était pas agressif du tout. Zach avait dit ça avec le sourire. Il se doutait bien qu’elle n’avait pas fait exprès, lui-même ne regardait plus devant lui. En tout cas, il espérait que ce n’était pas volontaire de la part de Kim parce que sinon il avait plutôt intérêt à se tirer. Il savait se défendre mais n’avait pas spécialement envie de se battre contre quelqu’un qui semblait être déjà sacrément énervé.

“J’ai entendu un bout de votre dispute. Ce qu’il a dit c’est inadmissible. C’est un con. Mais par contre, tu sais, quand on te propose de l’aide ça n’a pas forcément de lien avec ton fauteuil.”

Nouveau sourire. Zachary n’avait pas pu s’empêcher de dire ça. Il savait que ce n’était pas forcément intelligent de sa part vu qu’elle était remontée, qu’elle ne le connaissait pas plus que ça et qu’il n’était pas dans l’histoire mais c’était venu tout seul. Ce qu’elle avait dit l’avait interpellé. Si on oubliait que l’autre était un con, il n’empêchait qu’à la base, elle s’était énervée parce qu’on lui proposait de l’aide. Et avait évoqué son fauteuil. Zach restait persuadé que ça n’avait rien à voir. Bon après elle avait peut être dit ça juste sous le coup de la colère… Enfin ça l’avait interpellé alors il en parlait mais sur un ton léger, pour montrer qu’il ne se prenait pas non plus pour monsieur je sais tout et qu’il disait juste ça comme ça…

“Sinon moi c’est Zachary, enfin Zach. Et toi c’est Kim, c’est ça?”

Un peu de politesse quand même. Et puis, s’il se souvenait bien cette fille était aussi à l’Université. Cela lui ferait peut être du bien de côtoyer de nouvelles personnes de son âge. Surtout qu’ils étaient dans la même maison. lui qui regrettait Josh le matin même avait peut être intérêt à renouveler son cercle d’amis. Après tout, si certains étaient restés, plusieurs comme Josh avaient décidé d’arrêter et du coup, certaines choses étaient à refaire pour le métis.
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Ven 3 Juil 2015 - 20:50

Un duel entre le murs d'une école ? Dit comme ça, ça sonnait comme quelque chose d'assez incroyable, mais quelque part, ça n'avait pas grand-chose de vraiment extraordinaire. Après tout, au vu du contexte dans lequel était plongé le monde magique depuis plusieurs années, il fallait s'attendre à ce que des conflits éclatent par-ci par-là. Les élèves pro-sup avaient beau se faire discrets depuis que les Supérieurs avaient déserté le château et que celui-ci était devenu le symbole de la résistance et de la tolérance, il arrivait malgré tout assez régulièrement qu'ils rappellent leur présence et leur idéologie à leur entourage. Et pour le coup, Kim venait de servir de cible à un de ses camarades de classe qui n'appréciait manifestement pas son moyen de locomotion purement moldu et qui témoignait de son origine tout sauf sorcière. Mais son handicap et par extension son fauteuil roulant incitaient souvent même les moldus et les sorciers anti-sup à se moquer d'elle et à la rabaisser, donc au final, elle était d'ailleurs presque un peu surprise qu'elle n'ait pas eu à se disputer avec quelqu'un à se sujet plus tôt. Enfin, bien sûr, avec son caractère, il n'était pas rare qu'elle s'engueule un peu avec des gens qui la croyaient vulnérable car elle avait horreur de ça, mais à Poudlard, elle n'avait jamais réellement été victime de discrimination jusqu'à ce jour. Pour une fois, Kim n'avait fait que se défendre, du moins au début, lorsqu'il avait commencé à l'attaquer, avant qu'il ne doive se défendre à son tour contre les attaques de la rousse. Il s'était arrangé pour se retrouver seul avec elle dans un lieu désert, et avait clairement planifié son coup.

Il ne s'était probablement pas attendu à ce qu'il perde la bataille et qu'elle reparte avec un sourire victorieux. Énervée elle l'était, et pleine de mépris pour ce crétin, mais au fond, elle pouvait presque le remercier pour lui avoir permis de se défouler. Encore dans le feu de l'action, elle tourna à l'angle du couloir et percuta un obstacle qui se trouvait là contre toute attente. Elle constata rapidement qu'il s'agissait d'un jeune homme qui s'était retrouvé par terre suite au choc et qui n'était pas Enzo mais qu'elle avait certainement déjà vu dans sa salle commune. Bien que sa mauvaise humeur se soit dissipée après la confrontation qu'elle venait de gagner, Kim n'avait pas franchement pensé à mesurer sa force et avait elle-même été bien déséquilibrée par la collision. Interloquée, elle regarda le métis se relever et déplier au dessus d'elle sa carcasse imposante comme s'il allait s'étendre à l'infini. Il devait frôler les deux mètres, c'était assez impressionnant. Elle s'éloigna un peu en reculant pour se donner une contenance et pour éviter d'avoir un torticolis à devoir lever la tête pour le regarder dans les yeux.

« Wow, doucement la guerrière, c’est pas parce que tu viens de clouer le bec d’un type que tu dois renverser tout sur ton passage ! »

Elle fronça les sourcils. Donc il avait assisté au duel avec le petit con qu'elle avait laissé ligoté et bâillonné magiquement derrière elle ? Depuis quand les épiait-il ? Comptait-il le venger, prendre sa défense ? Il ne semblait pas particulièrement lui en vouloir pour quoi que ce soit, mais après tout, elle venait de se faire piéger en beauté par un mec qui avait feint de vouloir l'aider dans le seul but de l'isoler avec lui et l'attaquer donc elle avait tout de même de bonnes raisons de se méfier.

« Désolée, je t'avais pas vu. T'étais bien caché. »

Elle l'accusait un peu, d'un ton légèrement plus dur que la normale, mais elle ne fit aucune autre allusion au duel ni au fait qu'il avait potentiellement tout vu. Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir un peu flattée par le sourire que lui adressait le jeune homme qui se dressait devant elle, comme si c'était une manière pour lui de tirer son chapeau à la rouquine et de la féliciter pour son exploit – elle avait presque l'impression qu'il était admirateur... – mais elle n'en montra rien et poussa sur les roues de son fauteuil pour passer son chemin. Elle était quand même un peu refroidie par rapport à tout à l'heure. Disons qu'il lui aurait fallu un peu plus de temps seule pour savourer sa victoire, car elle n'était pas spécialement du genre à aller vanter prouesses autour d'elle. Mais le métis ne semblait pas l'entendre de la même oreille et reprit la parole.

« J’ai entendu un bout de votre dispute. Ce qu’il a dit c’est inadmissible. C’est un con. Mais par contre, tu sais, quand on te propose de l’aide ça n’a pas forcément de lien avec ton fauteuil. »

Ah oui. Il était vrai qu'avant de commencer à l'attaquer, le blond lui avait proposé de l'aide et elle avait pris la mouche en lui faisant assez rudement comprendre qu'elle n'avait pas besoin d'être aidée pour quoi que ce se soit. Elle en avait carrément marre des gens qui trouvaient le moyen de voler à son secours comme des chevaliers galants volaient au secours de demoiselles en détresse au Moyen-Âge. Alors non, à priori, il n'y avait pas de lien avec son handicap physique dans une proposition de soutien en HDM, mais elle avait malgré tout l'impression que globalement elle attirait les Saints-Bernards bien plus que les filles valides. Après tout, c'était même plutôt logique, mais ça n'en restait pas moins énervant. Devait-elle déballer tout ça au jeune homme qui se trouvait à ses côtés ? Elle le regarda en levant à nouveau la tête et se demanda ce qu'elle devait penser de lui. Il lui souriait et avait l'air sincère, mais s'il y avait une leçon à tirer de ce qu'elle venait de vivre, c'était bien qu'elle ne pouvait pas faire confiance à n'importe qui dans ce château. Les gosses qui vivaient là depuis des années avaient développé des comportements assez spéciaux, c'était vrai autant pour les partisans que les résistants des Supérieurs. De quel côté était le métis ?

« Merci pour le conseil. Mais rassure-moi, tu serais pas un de ses potes par hasard ? Parce qu'au cas où t'aurais pas remarqué, je suis pas franchement une petite fille sans défense et je suis pas trop d'humeur à faire des faveurs… »

Elle avait appris à ne jamais sous-estimer ses adversaires, mais ce n'était pas pour autant qu'elle avait peur d'eux, et elle ne se gênait d'ailleurs pas pour lui faire comprendre qu'elle était prête à le traiter de la même manière que le crétin qu'elle venait de vaincre en duel. Pourtant, elle n'était pas vraiment agressive. Elle disait ça pour le prévenir mais pas sur le ton de la menace. Car quelque part, c'était comme si elle sentait qu'il ne lui voulait pas de mal et qu'il méprisait l'autre con presque autant qu'elle. D'ailleurs, elle ne s'opposait même pas à ce qu'il lui emboîte le pas et elle était de plutôt bonne humeur. Après tout, elle le connaissait de vue, il avait l'air d'être quelqu'un de bien. Peut-être pourraient-ils même devenir amis ? Enfin, pourvu qu'il n'essaye pas sur elle ses techniques de drague dont elle avait eu vent alors même qu'elle n'accordait pas beaucoup d'importance aux rumeurs. Elle passa une main dans ses cheveux pour les recoiffer tant bien que mal après avoir pris un peu son élan pour ne pas que ce geste la ralentisse trop, et voilà le métis qui se présentait.

« Sinon moi c’est Zachary, enfin Zach. Et toi c’est Kim, c’est ça ? »

Ah oui, Zachary ! Elle avait certainement déjà entendu son prénom, mais n'y avait pas accordé d'importance. C'était assez étrange, d'ailleurs, vu la place qu'il occupait dans la maison des Gryffindors. Charmeur attitré et pas franchement mal foutu, Africain, doué en Quidditch et plus ou moins de son âge… Mais ils ne s'étaient jamais vraiment parlés avant et même si elle avait retenu l'identité de Enzo ou de Thomas avant même de les rencontrer officiellement, ça n'avait pas été le cas pour Zach. Mais mieux valait tard que jamais, donc elle lui fit un petit sourire et acquiesça en le regardant dans les yeux.

« C'est ça. Merci de m'avoir laissée clouer le bec à ce type comme tu dis. Ça faisait combien de temps que t'étais là à nous observer ? »

Apparemment, il avait entendu le mec l'insulter par rapport à son sang prétendument pas assez pur. Elle pouvait imaginer à quel point il avait dû faire un effort pour ne pas s'incruster dans la bataille et lui en était réellement reconnaissante. Elle se souvenait encore de comment Thomas avait décidé de lui venir en aide lorsqu'elle se faisait attaquer par une Illusion pendant la semaine d'Halloween. Certes, elle avait été en bien pire posture, coincée dans les airs, saucissonnée sans trop de moyens de se défendre vis à vis de son adversaire qui avait pris les traits de son ancien professeur de DCFM qui l'avait entraînée lorsqu'elle était à Salem. Mais elle continuait à croire qu'elle aurait pu vaincre son Illusion seule comme il se le devait et que Thomas n'aurait pas dû intervenir. Ça pouvait paraître cliché, mais elle n'était pas douillette, elle n'était pas peureuse, craintive, hystérique ou quoi que ce soit. Elle pouvait se défendre seule. Et Zachary venait d'en voir la preuve.

« En tout cas, faut avouer que ça fait du bien un petit duel inattendu de temps en temps ! »

Zach n'aurait pas à subir une Kim renfrognée : cadeau !
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Dim 5 Juil 2015 - 13:44

Si Zachary était clairement de bonne humeur et avait envie de sympathiser et de passer un agréable moment, il semblait bien que pour Kim la situation était un peu plus délicate. Alors que le métis se relevait à peine de leur collision et reprenait la parole sur un ton jovial, la demoiselle elle par contre lui répondit de manière un peu plus sèche. Son ton n’était pas réellement méchant, loin de là, mais cela se sentait bien que quelques minutes auparavant elle s’était énervée contre quelqu’un au point de lui balancer un bon nombre de sort à la figure. Aussi, le jeune homme préféra garder la petite blague qui était apparue dans son esprit pour lui, ne sachant pas trop si cela allait faire rire la jeune femme ou la persuader qu’elle avait un abruti en face d’elle. En effet, Zach avait faillit dire, une fois qu’elle avait répliquée qu’il était bien cachée que c’était sans doute parce qu’il faisait sombre dans les couloirs et que forcément, il se fondait dans le décor… Bon ok c’était nul et surtout, c’était le genre de plaisanteries que les gens ne savaient pas toujours comme interpréter et qui pouvaient créer un petit sentiment de malaise. Alors autant se retenir et voir comment la situation allait évoluer avant de se lancer sur ce genre de terrains. Et le métis fut finalement plutôt content d’avoir refréné ses ardeurs puisque Kim semblait être encore pas mal sur la défensive. En effet, alors qu’il n’avait pas pu s’empêcher de faire une petite réflexion concernant ce qu’il avait entendu plus tôt, la demoiselle lui demanda de manière assez directe s’il n’était pas un des amis de l’autre abruti, glissant un petit avertissement au passage. Zachary se mit alors à rire. Il préférait ne pas se formaliser et prendre tout ça sur un ton léger.


« Tu vas me blesser dans mon orgueil là à prétendre que je puisse être de la même espèce que cet abruti ! »


Tout de même ! Zach avait beau avoir conscience de ses défauts et savoir qu’il était loin d’être parfait, il espérait quand même ne pas avoir atteint le niveau de bêtise de l’autre. Certes parfois il pouvait être un peu con et faire des réflexions pas ultra appropriées mais tout de même pas à ce point. Et surtout, la tolérance faisait partie de ses axes directionnels. Juger les gens sur une apparence était pour lui quelque chose de complètement stupide, sa famille lui ayant suffisamment enseigné comme cela pouvait être dangereux. Le jeune homme avait donc décidé de se présenter pour essayer de briser la glace tout en suivant la jeune femme qui avait apparemment décidé de continuer sa progression mais sans aucunement repoussé le jeune homme. Ce dernier n’arrivait d’ailleurs pas à être fixé sur son humeur et sur ce qu’elle ressentait vis-à-vis de lui, si elle avait envie de l’envoyer valser ou si au contraire elle avait envie aussi de discuter un peu avec lui. Finalement, ce fut la seconde option qui semblait être la plus réaliste. Kim semblait en effet n’avoir aucune animosité envers lui, au contraire, elle semblait même plutôt contente qu’il ait accepté de la laisser se défendre sans se sentir obligé d’intervenir. Zach afficha alors un petit sourire. Il avait vu juste, cette fille devait avoir un sacré orgueil. En même temps il pouvait comprendre. S’il n’était pas toujours d’accord avec ce besoin qu’avaient certaines personnes de tout faire seuls, il pouvait comprendre, surtout dans le cas de la jeune femme. On devait constamment la rappeler à son handicape et elle devait avoir envie de faire comprendre qu’elle était comme tout le monde et n’avait pas besoin qu’on la traite comme une chose fragile. Et ça, il le respectait.

« J’ai entendu un bon bout de votre accrochage je crois. Je t’avoue que j’ai préféré rester au cas où les choses tournent mal mais j’ai bien vu que t’étais une guerrière. Je me suis donc promis à moi-même de ne pas te chercher d’emmerdes à l’avenir ! »

Zachary ponctua sa phrase avec un grand sourire. Il déconnait un peu dans la mesure où il n’avait pas non plus peur de la jeune femme. Mais il avait pu constater qu’elle se défendait très bien et se disait que dans un duel à la loyal, il ne pouvait que difficilement savoir qui aurait le dessus. Enfin, de toute façon, le jeune homme n’était pas vraiment du genre à se battre avec les gens. Il était plutôt pacifiste comme garçon et préférait éviter le conflit. Non il ne parlait pas de sa relation avec sa sœur là, nan mais oh ! Mais même en temps normal, le jeune homme n’aimait pas la violence et ne se rabattait dessus que lorsqu’elle était la seule solution, comme lorsqu’un groupe de malades mentaux se décidaient à attaquer des adolescents sans défense… Les épisodes des années précédentes l’avaient plutôt vacciné. Il préférait faire sortir sa rage et sa colère par le Quidditch, en se défoulant, ou en allant courir un peu. Même s’il devait bien avouer que parfois ça défoulait de pouvoir se battre un coup, mais pour lui, ça restait dans le cadre de cours de self-defense. Malgré ce point de vue, il rit légèrement lorsque Kim lui avoua que ce petit duel lui avait fait du bien.


« J’avoue que ça ne m’arrive pas souvent mais je veux bien te croire. Même si j’ai tendance à prôner la non-violence, comme tu as mis une raclée à un abruti de première, je crois que je vais faire une exception ! »


Zachary parlait toujours avec autant de légèreté dans la voix. Ils avaient suffisamment d’occasion comme ça d’être sérieux alors autant profiter des moments où ils pouvaient se permettre d’être un peu plus légers, d’être des jeunes de leur âge à peu près normaux. D’ailleurs, en parlant de ça, Zachary n’avait pas souvenir d’avoir vu la jeune femme avant son arrivée ici. Alors peut être était-ce parce qu’il n’avait pas bien fait attention mais cela l’étonnait quand même. S’ils avaient sensiblement le même âge et vu qu’ils étaient dans la même maison, cela paraîtrait tout de même fou qu’il ne l’ait jamais remarqué. Aussi, alors qu’ils continuaient leur petite progression, Zach suivant la jeune femme sans trop réfléchir, il reprit la parole.


« Dis moi si tu trouves ça indiscret hein, mais t’étais où avant d’intégrer l’Université ? Je t’avais jamais vue avant la rentrée. »


Apprendre à connaître les gens. Zachary n’allait pas s’immiscer dans sa vie privée mais cela l’intéressait réellement de savoir d’où elle venait. Après tout, le lieu où l’on grandit nous définit en grande partie, dirige une partie de notre développement. Alors il était curieux. Cette fille avait l’air cool, il avait envie de sympathiser tout simplement. Et il n’essayait même pas de la draguer ! A vrai dire, il avait comme l’impression qu’elle ne serait pas d’humeur.
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Sam 11 Juil 2015 - 17:45

Malgré sa collision avec un fauteuil roulant à toute vitesse suite à laquelle il s'était retrouvé par terre, le jeune homme semblait de très bonne humeur. Il prenait ça à la légère, avec humour et détachement, et ne semblait de loin pas en vouloir à Kim de lui avoir foncé dedans. Ce qui arrangeait plutôt bien la rouquine qui ne l'avait pas fait exprès et qui n'avait pas spécialement envie de se justifier auprès de lui. Elle s'excusa platement sur un ton presque un peu trop sec et commença à s'éloigner, estimant qu'ils n'avaient plus rien à se dire. Mais son camarade de maison ne semblait vraiment pas l'entendre de la même oreille et la suivit tout en continuant à parler avec elle sur le même ton enjoué, revenant sur son duel avec le crétin de tout à l'heure ainsi que sur l'échange qui l'avait précédé. Alors, bien qu'elle en doutait fortement, connaissant un brin le caractère du métis, elle ne put s'empêcher de le mettre en garde au cas où il aurait les mêmes intentions que le grand blond qu'elle venait de vaincre. Après tout, lui aussi l'avait approchée avec de belles paroles, des propositions de l'aider, et s'était arrangé pour se retrouver seul avec elle dans un couloir désert avant de lui montrer son vrai visage, donc elle avait toutes les raisons de se méfier. Elle n'avait pas franchement envie de devenir parano sur le long terme, mais pour le moment, c'était encore un peu trop frais dans sa tête. Mais le métis rigola.

« Tu vas me blesser dans mon orgueil là à prétendre que je puisse être de la même espèce que cet abruti ! »

Son ton faussement offusqué tira un sourire sincère à Kim qui commençait apparemment à apprécier la compagnie du jeune homme. C'était assez rare qu'elle ne s'oppose pas à ce que quelqu'un l'accompagne ; elle ne savait même pas vraiment où elle allait pour le moment, mais le métis lui avait emboîté le pas et elle n'avait rien fait pour l'en empêcher. Il avait l'air d'être quelqu'un de bien, il était à Gryffindor et il semblait avoir son âge, n'était-ce pas la combinaison idéale pour sympathiser avec lui, voire même s'en faire un ami ? Il fallait dire que pour le moment, le peu d'amis qu'elle avait étaient des garçons de sa maison. En fait, il y en avait surtout deux, à savoir Enzo et Thomas. Elle ne traînait pas sans arrêt avec eux, mais elle était toujours heureuse de les retrouver, que ce soit pour prendre les repas ensemble ou pour discuter un peu dans leur temps libre, et il fallait dire que quelques amis en plus ne seraient pas de refus. Bien sûr, elle n'était pas en train de penser explicitement à ça et de s'inventer une stratégie, mais inconsciemment, elle sentait qu'elle pourrait plutôt facilement se rapprocher du jeune homme. Jeune homme qui ne tarda pas à se présenter sous le prénom de Zachary. Elle le remercia pour l'avoir laissée régler seule son problème avec l'autre idiot et lui demanda depuis combien de temps il les observait.

« J’ai entendu un bon bout de votre accrochage je crois. Je t’avoue que j’ai préféré rester au cas où les choses tournent mal mais j’ai bien vu que t’étais une guerrière. Je me suis donc promis à moi-même de ne pas te chercher d’emmerdes à l’avenir ! »

Elle leva les yeux au ciel sans pouvoir retenir un petit sourire.

« Très bonne résolution ! Comme t'as pu voir, je suis un danger sur pattes – enfin, sur roulettes ! »

Et elle lui adressa un petit clin d'œil. Ben quoi, n'avait-elle pas le droit de faire des blagues à propos son propre fauteuil ? Elle avait beau être très à cheval sur son besoin d'autonomie et de respect, ainsi que très sensible à la manière, qu'elle soit pleine de pitié ou pleine de mépris, dont les gens la regardaient, elle n'était pas pour autant coincée au point de ne pas pouvoir prendre son handicap avec humour. D'ailleurs, elle n'était pas la seule à avoir le droit de rigoler en parlant de son fauteuil, et elle préférait qu'on le prenne à la légère plutôt que de le dramatiser. Tant que ce n'était pas de la moquerie malintentionnée, pas besoin de craindre ses réactions. Par contre, si elle se sentait rabaissée ou offensée de quelle manière que ce soit, elle n'hésitait effectivement pas à se défendre, et Zachary avait pu constater qu'elle savait être violente si besoin. C'était le genre de choses pour lesquelles elle avait toujours été plutôt doué. Quand elle était gosse, elle se retrouvait souvent par terre à se bagarrer avec des garçons. Plus tard, lorsqu'elle avait reçu sa baguette et commencé à apprendre la magie, elle s'était vite découvert une passion à jeter des sorts et à mettre en pratique la magie qui coulait dans ses veines. Les sortilèges, la DCFM, les duels, tout ça étaient ses points forts, et ce n'était donc pas très étonnant qu'elle ait décidé de vouloir devenir Auror plus tard. Elle ne tarda d'ailleurs pas à avouer à Zachary que le petit combat qu'elle venait de gagner contre le blond qui l'avait attaquée lui avait fait du bien.

« J’avoue que ça ne m’arrive pas souvent mais je veux bien te croire. Même si j’ai tendance à prôner la non-violence, comme tu as mis une raclée à un abruti de première, je crois que je vais faire une exception ! »

Elle sourit une fois de plus. Zachary avait donc décidé de la flatter ? Ce n'était pas la première fois qu'il avait implicitement complimenté la manière dont elle avait remis l'autre mec à sa place. Il fallait avouer que ça faisait plaisir à entendre.

« Merci merci ! »

Ironisa-t-elle cependant en faisant semblant de s'incliner comme si elle était en train de se faire applaudir. Elle finit même par lever les yeux au ciel et secouer légèrement la tête avant de passer une main dans ses cheveux pour reprendre un peu sa contenance. Elle se sentait plutôt bien, à causer comme si de rien n'était avec ce mec qu'elle venait de rencontrer. D'ailleurs, il ne tarda pas à commencer à lui poser des questions.

« Dis moi si tu trouves ça indiscret hein, mais t’étais où avant d’intégrer l’Université ? Je t’avais jamais vue avant la rentrée. »

C'était toujours la même chose. Elle était arrivée en septembre avec son fauteuil roulant, et tout le monde l'avait remarquée car un fauteuil roulant n'était pas quelque chose qu'on loupait facilement. Elle sourit. Le premier à lui avoir posé la question avait été le prof de Magie Noire, Oscar Reid. Et il lui avait d'ailleurs tout de suite demandé pourquoi elle n'était pas restée à l'Uni à Salem. Elle se doutait bien que Zachary allait lui faire la même remarque, et elle entreprit de répondre à ses interrogations en anticipant les suivantes.

« Pourquoi je trouverais ça indiscret ? J'étais à Salem jusqu'à mes 21 ans, mais ils ne m'ont pas acceptée à l'Uni donc quand j'ai appris qu'ils en ouvraient une à Poudlard, j'ai sauté sur l'occasion. Enfin comme t'as pu voir, je ne suis pas forcément une grande fan des études, mais je me dis qu'un diplôme me sera utile pour trouver du boulot. »

Sous-entendu, ses futurs employeurs la croiraient plus facilement capable d'être Auror si elle avait un papier pour en attester. Bon, de toute manière, elle n'avait pas forcément besoin de l'accord d'un employeur pour partir à la chasse aux méchants, mais voilà, elle n'avait pas réussi à intégrer le monde du travail aux States, donc elle tentait sa chance ici.

« Et toi, t'es de quelle origine ? T'es en médecine, c'est ça ? »

Deux questions qui n'avaient rien à voir l'une avec l'autre, mais c'était une manière de lui demander des informations à la fois privées et professionnelles, à la fois sur son passé et sur son futur.

« Et on va où là en fait ? »

Ils étaient arrivés devant des escaliers et avaient le choix de monter ou de descendre. Alors, cheminée de la salle co ou parc enneigé ?
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Sam 11 Juil 2015 - 22:57

En voyant Kim s’en aller, Zachary aurait peut être pu ou dû comprendre qu’elle avait l’intention d’arrêter leur discussion ici et que pour elle, il n’y avait pas de raison pour continuer. Pourtant, le jeune homme avait beau être en étude de psychologie, il avait laissé cette question complètement de côté. Il avait envie de discuter un peu et elle avait l’air cool alors tant qu’elle ne montrait pas clairement un signe d’agacement, il avait bien l’intention de rester un peu à parler. Après tout, vu ce qu’elle avait pu montrer un peu plus tôt, il semblait évident que si la compagnie du métis l’agaçait vraiment, elle serait bien assez grande pour le dire et lui demander de débarrasser le plancher. Dans ce cas, le rouge s’en irait avec le sourire et en la saluant. Il n’allait quand même pas se vexer pour si peu. Mais en tout cas, ce n’était pas encore arrivé, il considérait donc qu’il pouvait continuer à la suivre et à parler. Et puis, à partir du moment où elle lui adressa un sourire face à son air amusé, le jeune homme se dit qu’il était sur la bonne voie. Et puis, il avait l’habitude et savait dire assez facilement quand un sourire était sincère ou quand il était gêné ou qu’il signifiait « je vais genre pour pas que tu m’emmerdes mais si tu pouvais me lâcher ce serait cool ». Bref, avec Kim, ce n’était pas tout à fait ça. Il se permit donc un nouveau petit trait d’humour en parlant de l’accrochage précédent et il fut très surpris, mais dans le bon sens du terme, de la réaction de la demoiselle. Elle sembla s’amuser de sa réplique et renchérit même en ajoutant un petit rait d’humour sur son handicape. Zach lâcha alors un petit rire. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle ait de l’humour sur ça, à vrai dire il ne s’attendait à rien du tout. Il n’aurait jamais osé faire une blague là-dessus en premier mais si la demoiselle avait de l’humour là-dessus alors il notait qu’il pouvait faire une petite blague, sans bien sûr jamais aller dans la moquerie. Cela ne lui serait jamais venu à l’idée d’ailleurs.

Les deux jeunes gens continuaient donc leur route et Zachary se sentait de plus en plus à l’aise avec la demoiselle. Il ne savait pas trop comment l’expliquer mais il avait l’impression que la conversation était facile entre eux et surtout, qu’ils étaient un peu sur la même longueur d’onde niveau humour. Alors certes, ce n’était que le début et ils ne se connaissaient pas encore mais le rouge, avec son optimiste habituel, trouvait que ça préfigurait bien pour la suite. Et puis, il n’était pas au bout de ses surprises. Alors qu’il parlait, avec toujours une touche d’humour, des talents au duel de Kim, cette dernière le remercia en mimant une courbette. Nouveau petit rire de la part de Zach. Ok, cette fille avait un sens de l’auto-dérision assez drôle, il appréciait vraiment ça. Du coup, il avait bien envie d’en savoir plus et posa sa petite question sur le passé de la demoiselle en prenant bien sûr toutes ses précautions, ne voulant surtout pas qu’elle se sente obligée de lui raconter des choses si elle n’en avait pas envie. Mais apparemment cette idée n’avait même pas effleurée l’esprit de la jeune femme qui lui signifia bien qu’il n’avait pas à s’inquiète sur l’indiscrétion de sa question et répondit. Le métis tiqua cependant sur le fait que Salem ne l’ait pas acceptée à l’Université, c’était étrange quand même. Cela plongea d’ailleurs Zachary dans ses réflexions pendant quelques instants. Et avant qu’il ne s’en tire et qu’il demande plus d’informations à la demoiselle, celle-ci lui posa des questions à son tour.


« Je suis d’origine sud-africaine, par mon père mais j’ai grandi en Angleterre même si je retourne aux sources tous les étés. Et oui je suis en cursus médical mais j’aimerais me spécialiser pour être psychomage, je m’intéresse plus aux esprits qu’aux corps. »


Et là-dessus Zach fit un clin d’œil à Kim avec un air amusé sur le visage. Au début sa phrase ne contenait aucun sous-entendu, c’était le genre de choses qu’il avait coutume de dire quand il cherchait à expliquer pourquoi il voulait choisir cette voie. Seulement il s’était rendu compte en la disant que cette fois, sa phrase, adressée à la jeune femme pouvait avoir un tout autre sens. Il espérait juste qu’elle allait comprendre que d’une ce n’était pas adressé contre elle à la base et de deux surtout, que le double sens n’était en aucun moqueur, tout involontaire qui soit. En tout cas, tout cela n’empêchait pas que les deux jeunes gens étaient maintenant face à un choix. Monter ou descendre. Plutôt vers l’extérieur ou plutôt vers les pièces agréables du Château ? Kim ayant posé la question en premier, Zach se trouvait obligé de répondre, retourner la question aurait quand même était un peu naze…

« Bah écoute, si tu veux bien encore de ma compagnie, j’irais bien faire une petite promenade pour ensuite profiter encore mieux d’un bon feu de cheminée, qu’est-ce que tu en dis ? »

Zachary espérait que la jeune femme allait répondre positivement à sa proposition mais il osait espérer que si elle avait demandé où ils allaient c’était parce qu’elle n’avait pas pris de décision. Par contre, le jeune homme devait bien avouer qu’en cet instant il se trouvait assez con. Il se demandait comment la jeune femme avait coutume de descendre les escaliers. Il lui aurait bien proposé de faire un petit levicorpus mais il supposait qu’elle devait avoir l’habitude de se débrouilleur seule et avait bien compris qu’elle n’aimait pas qu’on l’aide plus qu’une autre en raison de son handicape. Le métis décida donc de commencer à descendre les escaliers et de voir comment Kim se débrouillait. Si elle avait besoin d’un coup de main, il l’aiderait sans souci mais préférait la laisser maître, la laisser choisir. Il entreprit donc de continuer la conversation.

« Et du coup c’est quoi ton projet pour l’avenir ? Quel est le métier que tu aimerais exercer avec un beau diplôme ? »

Après tout, Kim lui avait dit qu’elle avait repris ses études pour avoir un diplôme mais il ne savait pas pour quel domaine. Il était presque sûr qu’elle était dans l’autre cursus universitaire mais ce dernier restait, comme le sien, assez vaste en première année. La preuve en étant que lui et Ora qui n’étaient pas du tout destinés aux mêmes domaines se retrouvaient toujours ensemble en cours cette année. Donc non, il n’avait aucune idée de ce que pouvait bien vouloir faire la jeune femme mais peut être qu’en réfléchissant un peu il aurait pu deviner. En tout cas, les deux jeunes gens arrivèrent bientôt près des portes du Château et allaient pouvoir faire une petite excursion. Zachary se mit alors sur le côté, tendant ses bras vers la sortie et s’inclinant légèrement.

« Après vous charmante demoiselle ! »

Bah quoi ? Il ne la draguait pas, il pouvait au moins faire le gentleman non ? Il ne lui manquait plus qu’un petit chapeau qu’il aurait pu ôter à son passage mais bon là il n’était pas vraiment équipé pour.
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Mer 12 Aoû 2015 - 12:01

C'était assez étrange, mais il semblerait que Kim soit sur la bonne voie pour considérer Zachary comme un ami ou du moins comme quelqu'un avec qui elle s'entendait bien, et ce sans même avoir eu besoin de s'engueuler avec lui au préalable. Elle avait certes été assez distante, presque méfiante, au départ, mais il s'était imposé à elle sans être intrusif pour un sou et il fallait dire qu'elle appréciait sa légèreté et son sens de l'humour. Elle n'avait donc pas tardé à se mettre sur la même longueur d'onde que lui, et les voilà en train de discuter assez joyeusement tout en parcourant les couloirs du Château. Elle s'ouvrait progressivement à lui, autant en répondant à ses questions qu'en dévoilant son caractère. Et apparemment, l'auto-dérision dont elle faisait preuve n'était pas pour déplaire au jeune homme qui rigolait à ses blagues tout comme elle rigolait aux siennes. Peut-être ne s'y attendait-on pas forcément de sa part, mais elle n'aimait pas les gens coincés et trop précautionneux. Elle pouvait certes paraître froide et mesurée au premier abord, mais en réalité, elle était et avait toujours été quelqu'un de vif et de spontané, avec un caractère de feu et des réactions souvent imprévisibles et comme irréfléchies, donc non, elle n'appréciait pas spécialement quand certaines personnes hésitaient trop pour faire ou dire ce qu'ils voulaient, elle considérait ça comme de la peur et comme un manque d'honnêteté. Ce qui l'exaspérait particulièrement, c'était cette manière qu'ils avaient tous de croire qu'elle se vexerait pour chaque mot de travers au sujet de son fauteuil roulant et, par extension, de son handicap. Certes, elle ne niait pas que c'était un sujet assez sensible, qu'elle ne trouvait pas toujours la curiosité des gens bien placée et qu'elle savait le leur faire comprendre, mais trop de précautions tuait les précautions et augmentaient le malaise. Elle préférait encore qu'on lui pose des questions de manière directe plutôt que de tourner autour du pot pendant des heures. Zachary semblait être quelqu'un de sincère et ça lui plaisait. Tout comme elle avait attendu de lui qu'il tolère sa méfiance initiale, elle pouvait comprendre qu'il s'inquiète que ses questions ne soient trop indiscrètes et elle y répondit donc ouvertement avant de les lui retourner.

« Je suis d’origine sud-africaine, par mon père mais j’ai grandi en Angleterre même si je retourne aux sources tous les étés. Et oui je suis en cursus médical mais j’aimerais me spécialiser pour être psychomage, je m’intéresse plus aux esprits qu’aux corps. »

Et le voilà qui lui adressait un clin d'œil et un air entendu, qu'elle ne fut pas sûre de très bien comprendre soit dit en passant, mais auxquels elle répondit par un sourire en levant rapidement les yeux au ciel. Psychomage, donc. Assez étrange, comme choix. Enfin, disons que Kim ne s'attendait pas vraiment à ça de la part de Zachary. Elle venait à peine de le rencontrer, certes, mais il lui donnait l'impression d'être quelqu'un d'assez… sociable, oui, mais presque trop, ainsi que badin et charmeur, comme le confirmaient les rumeurs sur lui, et assez drôle, ce qui n'était pas quelque chose qu'elle aurait pu dire d'un psy. Mais d'un autre côté, elle n'était jamais vraiment allée chez un psy, et elle ne connaissait sur eux que les clichés qui circulaient parmi les ados. Après tout, peut-être était-ce justement pour ces raisons qu'il serait un bon psy. Quelque part, en y réfléchissant, son choix de profession lui seyait plutôt bien. Elle haussa les épaules.

« Je vois, je vois. Bon courage ! Honnêtement, moi c'est plutôt l'inverse, donc je t'admire un peu de vouloir te lancer là dedans… »

Les esprits, comme il disait, c'était pas trop son truc. Elle était plutôt physique, du genre à foutre un coup de poing au lieu de perdre son temps à causer. Elle ne prônait pas la violence pour autant, mais elle ne la craignait pas et n'avait pas peur de se retrouver mêlée à une bagarre s'il le fallait. Et quand elle avait quelque chose à dire, elle n'y allait pas par quatre chemins, ne se prenait pas la tête avec le politiquement correct, ni ne tournait autour du pot pendant des heures. Elle n'était pas complètement insensible, bien sûr qu'elle était capable d'interpréter les sentiments des autres ainsi que d'éprouver de l'empathie, mais disons qu'il ne fallait pas lui demander d'aller réconforter quelqu'un. Paradoxalement, il s'avérait que sa présence presque brute pouvait être assez motivante et qu'elle n'était pas forcément de mauvaise compagnie pour quelqu'un d'un peu nostalgique, mais elle ne pouvait pas vraiment se vanter d'avoir beaucoup de patience ni de tact et était plutôt du genre à mettre les pieds en plein dans le plat ou à appuyer, exprès ou pas, pile là où ça faisait mal. Le pire était quand, mal à l'aise car consciente de ses défauts et de la facilité avec laquelle elle pouvait dire quelque chose qu'il ne fallait pas, elle essayait de se brider et de contrôler ses paroles mais finissait malgré tout par échouer lamentablement. Récemment, c'était Benjamin qui en avait fait les frais, et il n'était de loin pas le premier et encore moins le dernier. Et quelque part, même si certains pouvaient la considérer comme quelqu'un de lunatique et qui prenait facilement la mouche, ce n'était jamais à cause d'une question directe ou d'une remarque un peu trop audacieuse, mais plutôt à cause d'un manque de spontanéité et d'un excès de prudence témoignant d'un manque d'honnêteté. Heureusement, Zachary ne semblait pas non plus être du genre à trop surveiller ses paroles et à se vexer pour un rien, donc elle se sentait plutôt à l'aise avec lui. Pour dire, elle n'avait même pas demandé à ce qu'il la laisse tranquille et lui proposait de choisir où ils iraient ensuite.

« Bah écoute, si tu veux bien encore de ma compagnie, j’irais bien faire une petite promenade pour ensuite profiter encore mieux d’un bon feu de cheminée, qu’est-ce que tu en dis ?
- Ça me va ! »

Elle eut un sourire, heureuse qu'il veuille aller dehors car le parc et son immensité était une des choses qu'elle appréciait le plus au Château. C'était un peu son refuge, où elle aimait se retirer pour échapper à la constante pression de sa scolarité et de son enfermement à Poudlard. Elle était une fille de la nature, elle avait besoin de cette sensation de liberté qu'elle lui procurait. Ils se dirigèrent donc vers les escaliers menant vers les étages inférieurs du château et le laissa passer devant tandis qu'elle freinait devant la première marche et cherchait sa baguette dans la poche centrale de son sweat-shirt. Elle fit un mouvement discret du poignet en prononçant dans sa tête le sortilège qui lui permettait de soulever son fauteuil – et soi-même avec – dans les airs. C'était devenu tellement naturel pour elle qu'elle pouvait sans aucun soucis léviter dans les escaliers tout en se consacrant à la conversation que Zachary se chargeait d'entretenir en lui posant de nouvelles questions.

« Et du coup c’est quoi ton projet pour l’avenir ? Quel est le métier que tu aimerais exercer avec un beau diplôme ? »

Ah oui, voilà la question qui tuait. S'il y avait une chose qu'elle redoutait de devoir dire, c'était le fait qu'elle avait l'ambition de vouloir devenir Auror. Oui, elle, avec son handicap, voulait chasser les méchants. Elle, avec son fauteuil, allait devoir les poursuivre à travers les terrains escarpés du monde entier s'il le fallait. Elle avait beau parfois donner l'impression d'être du genre à affirmer sa position envers et contre tous, confiante et déterminée, elle n'était jamais totalement à l'aise lorsqu'elle devait en quelques sortes avouer son rêve car elle savait qu'il était tellement facile de le détruire avec un ou deux préjugés et déductions faciles.

« Idéalement, j'aimerai devenir Auror. Et le beau diplôme, si ça ne tenait qu'à moi, je n'en voudrais pas, j'suis pas trop faite pour les grandes études, mais c'est vrai qu'un peu de préparation ne fera pas de mal ! »

Bon, pour le coup, Zachary avait eu un petit aperçu de ses capacités donc peut-être n'allait-il pas la regarder trop bizarrement. Et, de la même manière qu'elle l'avait prouvé au crétin qui l'avait attaquée et au spectateur de leur petit combat, elle montrerait à tous ceux qui le lui demanderaient, qu'elle était agile, qu'elle avait des bons réflexes, et qu'elle savait se servir d'une baguette aussi bien que de ses poings. Et qu'elle avait assez d'énergie, voire même de rage, en elle, pour être efficace dans le boulot qu'elle avait choisi. Au fond, elle savait bien que le diplôme ne voulait rien dire dans cette profession. Qu'il fallait de l'expérience et une certaine prédisposition à ce genre de milieu et d'activités. Et des relations. Un Auror qui voudrait bien d'un apprenti. Et c'était surtout pour ça qu'elle avait besoin du diplôme attestant qu'elle avait les capacités pour ce genre de métier malgré son handicap qui faisait office de facteur de dissuasion.

« Après vous charmante demoiselle ! »

Ils venaient d'arriver aux portes du Château et Zachary s'était mis sur le côté en tendant ses bras et en s'inclinant sur son passage comme un laquais ou un portier. Elle leva les yeux au ciel mais sourit et passa devant lui.

« Merci mon fidèle serviteur. »

Si elle en faisait trop ? Peut-être, mais elle n'avait pas l'impression que le jeune homme soit un pince sans rire, donc elle rentrait dans son jeu sans trop se prendre la tête. Elle s'arrêta quelques mètres plus loin, lui laissant le temps de la rejoindre tandis qu'elle habillait ses roues de peaux de phoque à l'aide de sa baguette, comme l'avait fait cet autre mec, Mateo, qu'elle avait sans le faire exprès magnifiquement touché d'une boule de neige le mois dernier, avant les vacances. Il avait l'air sympa, au fond, bien qu'assez colérique, mais là-dessus elle n'avait pas grand-chose à dire. En tout cas, l'idée des peaux de phoque pour l'empêcher de trop patiner dans la neige et de reculer dans les pentes lui était très utile et elle l'avait tout de suite adoptée. Une fois le tour joué, elle se mit à avancer dans le parc, côte à côte avec Zachary.

« Je t'avoue que ça me change pas mal de New York ou de Salem. Mais j'aime bien, c'est plus… je sais pas, les grandes villes c'est pas trop mon truc je crois. Tu viens d'où en Angleterre, toi ? Ville ou campagne ? »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Jeu 20 Aoû 2015 - 16:45

Qu’on l’admire pour son choix de carrière ? A vrai dire, Zachary ne s’attendait pas vraiment à ça et cela dû se voir à l’expression qu’il afficha. Certes il savait que son futur métier demandait tout de même quelques études et du travail mais il ne le voyait pas comme une tâche qui méritait des éloges. Il trouvait cela fascinant, utile pour l’Homme etc mais n’y voyait en aucun cas une carrière admirable. Le jeune home avait bien plus de respect pour ceux qui mettaient les mains dans le cambouis, qui allait soigner des gens dans des pays difficiles, qui travaillaient dans les hôpitaux. Il voyait ls psychomages plus comme des nantis du milieu médical. Alors certes, il espérait ne pas devenir comme ça et être un médecin à l’éthique implacable, aidant des patients difficiles et pas forcément aisés. Mais peut être ne serait-il qu’un vieux charognard profitant du déchirement des couples… Non quand même pas. Il avait une suffisante estime de lui pour ne pas s’imaginer finir comme ça. Toujours était-il qu’il était surpris qu’on puisse l’admirer pour ça même si en un sens cela lui faisait plaisir. Il avait beau se cacher derrière tous les préjugés sur les psychomages, ce n’était pas pour rien qu’il avait choisi cette voie. Enfin bref, au moins il savait maintenant que ce n’était pas le domaine de Kim mais qu’elle ne le méprisait pas le moins du monde. Un bon point pour elle. Les deux jeunes gens continuèrent alors leur progression, se rapprochant de la sortie pour concrétiser leur petit plan de promenade. Sur le chemin, Zach en apprit plus sur sa comparse et notamment sur son plan de carrière à elle. Il afficha un sourire en l’écoutant. Auror, ça ne l’étonnait pas plus que ça à vrai dire. Il pouvait même affirmer que, du peu qu’il avait en avait vu sur la demoiselle, cela lui correspondait tout à fait. Il avait cependant tiquer sur son « idéalement ». Il ne fallait pas dire ça voyons ! Le métis n’eut pas besoin de réfléchir longtemps cependant pour se dire que cela avait peut être à voir avec son handicape. Oui peut être que c’était un désavantage mais pour Zachary ce n’était pas impossible. Après tout, le monde magique permettait bien plus de choses, non ?

« J’espère que tu y arriveras alors ! C’est une voie difficile mais avec ce que j’ai vu de toi, je ne doute pas de ton succès. »

Oui vraiment. Zachary avait entendu pas mal de jeunes gens prétendre à cette carrière mais la plupart ne le souhaitaient que pour être des héros, comme dans les films, sans se rendre compte de ce que cela représentait. Kim devait avoir la tête sur les épaules elle. Alors oui, elle avait toutes ses chances ! En tout cas, le jeune homme restait persuadé que si elle, de son côté, y croyait sincèrement, c’était déjà ça de gagné. Mais il avait bien senti qu’elle était motivée alors cela ne devrait pas poser de soucis. Mais en attendant ils n’étaient que deux jeunes étudiants se promenant dans l’école et se trouvant maintenant aux portes du jardin. Zach avait laissé passer sa camarade, avec toujours autant d’élégance et n’avait pu s’empêcher de rire quand elle l’appela serviteur. Cela lui plaisait quand on rentrait dans son jeu et ce n’était pas tous les jours que quelqu’un qu’il venait de rencontrer osait lui sortir une telle répartie, alors oui, ça lui plaisait beaucoup.

« A votre service ! »

Kim s’avança alors sur la neige et il la vit jeter un sort sur ses roues. Ah oui il n’avait pas pensé à ce détail. Mais encore une fois il constatait que la demoiselle elle avait plus d’un tour dans son sac et savait très bien vivre comme les autres malgré quelques petites difficultés supplémentaires. Zachary avança donc tranquillement et la rattrapa avant qu’il ne progresse côte à côte. Kim exprima alors son intérêt pour la nature. Zach n’avait jamais mis les pieds à New-York mais avait suffisament vu d’images de la ville pour comprendre que la transition devait être assez importante pour elle. D’autant que même si en Europe on trouvait de grandes villes, la capitale Américaine conservait des proportions plutôt impressionnantes.

« Je suis un gars de la ville, de Londres. Mais j’aime bien aussi me retrouver dans la nature. Ici je me sens en paix pour étudier et rêvasser, mais j’aime bien aussi le bourdonnement de la ville, toutes les activités qu’on y trouve, c’est un autre charme. »


Zachary ne s’était jamais demandé où il aimerait vivre plus tard et se rendait compte que la réponse n’était pas si évidente que ça pour lui. Il n’avait pas encore besoin de trouver de réponse certes mais la question finirait par se poser. Il devrait y réfléchir sérieusement. En tout cas pour l’instant, il était content de pouvoir profiter des deux même s’il n’était pas sûr de pouvoir retourner à Londres de si tôt.

« Je n’ai jamais été aux Etats-Unis mais étrangement je n’ai jamais ressenti de grand attrait pour ce pays. De vieux préjugés sans doute avec l’idée que les américains sont les méchants qui veulent dominer le monde et imposer leur culture à tout le monde. »

Zachary avait parlé d’une voix douce. Il n’y avait aucune méchanceté dans ce qu’il disait, aucune agressivité. Il parlait sincèrement tout simplement et avait l’impression de pouvoir se le permettre avec Kim. Ce n’était ni contre elle ni contre son pays qu’il se dressait, au contraire, il reconnaissait lui-même être victime des images qu’on cherchait à lui véhiculer. Il avait conscience de ça et se disait qu’un jour il devrait battre ses préjugés. Il était donc content de pouvoir parler avec une américaine histoire d’avoir un regard objectif de l’intérieur. Zachary était donc dans l’optique de partager une conversation simple avec Kim. Cela ne voulait pas dire pour lui parler de choses futiles pour meubler. Non il voyait ça juste comme un échange, qu’importe si les sujets pouvaient être plus délicates, la diplomatie il connaissait et cela lui permettait de parler de tout. Sauf si ça tournait vraiment au conflit, là, c’était une autre histoire.

« J’ai peut être aussi été influencé par mes parents qui m’ont beaucoup parlé de la Ségrégation. »

Car oui, au-delà de l’Afrique du Sud, les Etats-Unis avaient aussi été un vaste sujet de conversation dans sa famille. Ils n’avaient jamais compris qu’un pays aussi avancé puisse avoir agi de la sorte avec les populations noires pendant si longtemps. Zach se doutait bien que les américains de maintenant n’avait rien à voir avec tout ça mais inconsciemment, il était peut être orienté par tout ça.
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Sam 5 Sep 2015 - 1:43

Zachary sembla surpris lorsqu'elle lui dit qu'elle l'admirait pour son choix de carrière et ça la fit sourire. Il était vrai que l'intérêt de la société d'aujourd'hui était généralement suscité par les grandes actions plutôt que par les grandes pensées. Après tout, c'était bien plus impressionnant de voir les gentils se battre avec les méchants ou à la rigueur les médecins opérer les malades, plutôt que les intellectuels réfléchir et inventer des théories. Elle-même, quelques années plus tôt, aurait probablement méprisé le jeune métis et sa préférence pour le psychologique. Tout ce qui se rapportait à l'argumentation et à l'art de manier les mots ou de captiver les esprits était synonyme de passivité et de lâcheté pour elle fut un temps. De perversion, aussi. Ça ne l'intéressait pas, et elle préférait de loin résoudre ses conflits directement, que ce soit physiquement ou verbalement, plutôt que par des belles tournures de phrases pleines de mensonges qui ne servaient qu'à amadouer et exploiter les faibles. Oui, c'était comme ça qu'elle voyait notamment les politiciens ainsi que tous les acteurs du marketing, des médias et de la psychologie. Mais avec le temps, elle avait appris à respecter les personnes qui se destinaient à des domaines dans lesquels elle n'excellait pas forcément. Ce n'était pas parce qu'elle était nulle pour faire des discours ou pour réconforter quelqu'un que ces facultés ne pouvaient pas être des qualités. C'était plutôt la preuve que tout les goûts étaient dans la nature et qu'elle avait des choses à apprendre et à perfectionner. Chose qu'elle ne prévoyait pas particulièrement de faire, mais ça, c'était une autre histoire. Elle trouvait ça difficile de comprendre la manière de penser des autres et de s'y adapter, donc oui, en un sens, elle admirait vraiment Zachary de vouloir se lancer dans la psychomagie. Ce n'était pas de l'admiration comme celle que l'on vouait à un idole, à un modèle idéal auquel on voudrait ressembler, mais c'était de l'admiration pleine de respect et de tolérance, tout en comptant bien rester soi-même. Le psychologique, ce n'était vraiment pas son truc, ne le serait probablement jamais, et ça lui convenait très bien comme ça.

La carrière qu'elle se réservait était dans le domaine de la Défense. Concrètement, elle voulait devenir Auror. Alors certes, elle aurait besoin de réfléchir et de comprendre ce qui se passait dans la tête de ses adversaires, tout comme elle aurait besoin de maîtriser un peu plus que les simples bases de la Botanique et des Potions, et ce n'étaient que deux maigres exemples de domaines qu'elle n'avait jamais vraiment aimés, mais elle avait toujours su se donner les moyens de réussir, et cette fois-ci ne ferait pas exception. Lorsqu'elle avait un but précis en tête, la petite rouquine pouvait se montrer surprenante. Ce n'était pas parce qu'elle passait pour une battante et un garçon manqué qu'elle n'avait pas de cervelle ou ne savait pas faire marcher ses neurones. capacités qui n'entraient pas dans sa liste de préférences et qu'elle allait malgré tout devoir utiliser dans son métier. Mais au fond, ce n'était pas parce qu'elle était une battante et un garçon manqué qu'elle n'avait pas de cervelles et qu'elle ne savait pas faire marcher ses neurones. Ce n'était pas parce qu'elle était spontanée et impulsive, qu'elle était irréfléchie. Et ce n'était pas parce qu'elle était jadis dans le Coven du Feu et plus aujourd'hui dans la Maison de Gryffindor, qu'elle était imprudente, se jetait dans la gueule du loup ou vendait la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Une des facettes de sa personnalité qui la caractérisaient le plus était bien son ambition, et malgré la réticence qu'elle avait parfois à avouer son choix de carrière à cause de son aspect irréalisable pour une paraplégique, elle n'en restait pas moins motivée et déterminée à réussir sa vie comme elle l'entendait. Elle osait espérer que Zachary en avait assez vu pour ne pas la juger incapable de devenir Auror. Avec le duel qu'elle venait de gagner contre un crétin de sa classe, le métis avait eu un joli petit aperçu de ses capacités. Il n'empêche que ça lui fit plaisir lorsqu'il lui assura qu'il ne remettait pas sa réussite en question.

« J’espère que tu y arriveras alors ! C’est une voie difficile mais avec ce que j’ai vu de toi, je ne doute pas de ton succès. »

Une fois de plus, il la fit sourire. C'était sans doute étrange de voir la rouquine, d'habitude renfrognée et solitaire, s'ouvrir ainsi. Mais ceux qui la trouvaient désagréable ne la connaissaient pas. Elle était en réalité quelqu'un qui aimait s'amuser et faire des blagues, et entraîner ses amis avec elle dans tout type de bêtises qui finissaient généralement mal mais qui étaient toujours bien drôles. Il fallait juste qu'elle ait avec qui partager ses effronteries. Et même si elle n'avait plus vraiment l'âge de jouer des tours à ses camarades ou aux professeurs, elle ne disait jamais non à une conversation pleine de légèreté et d'esprit. Et Zachary semblait être le genre de mec à aimer faire des blagues et raconter un peu n'importe quoi pour rire. Le voilà qui faisait une courbette tout en lui tenant la porte pour qu'elle puisse sortir dans le parc. Lorsqu'elle le remercia et l'appela son fidèle serviteur, rigola, visiblement amusé par la manière dont elle rentrait dans son jeu.

« A votre service ! »

Et le sourire qu'elle arborait s'élargit. Elle devait avouer qu'elle regrettait un peu le fait de passer pour une rabat-joie à Poudlard, parfois. Les seuls qui connaissaient son vrai caractère se comptaient sur les doigts d'une main, alors que ça faisait bien six mois qu'elle était entrée à l'Université de l'École de Magie écossaise. Mais c'était entièrement (ou presque) de sa faute, et si elle avait voulu, probablement aurait-elle facilement pu se faire plus d'amis en n'étant qu'un chouilla plus avenante. Mais elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas de remplaçants pour ses amis New-Yorkais ni de nouvelles attaches. Il allait cependant bientôt falloir qu'elle se rende à l'évidence que créer des liens était inévitable. Rien que l'absence de Enzo l'avait tracassée bien plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Elle ne le connaissait quasiment pas, mais elle avait appris à apprécier le jeune homme qui pouvait se montrer à la fois sérieux et taquin, à la fois détaché et attentionné. Il y avait quelque chose en lui qui faisait qu'elle se sentait bien en sa présence, qu'elle souriait lorsqu'il lui disait bonjour de loin. Le savoir disparu ne l'avait pas laissée indifférente, ça c'était clair. Non pas qu'elle soit réellement triste ou stressée, mais elle ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'il aille bien, ou qu'il soit. Et puis, il était revenu, et, même si elle était restée inquiète quelques temps, ça avait fini par rentrer plus ou moins dans la normale. Il n'empêche qu'elle n'était pas sûre d'aimer ça. Elle ne s'inquiétait que pour Kat, avant d'arriver en Écosse, et c'était tellement plus… facile. Ce sentiment de crainte pour les autres, c'était un frein à sa liberté, et Merlin savait à quel point elle tenait à sa liberté. D'ailleurs, de ce point de vue là, elle préférait presque l'Écosse à l'Amérique. Même s'il lui était arrivé de faire des road-trips avec Kat et d'embrasser l'immensité des États-Unis, notamment celle des Grandes Plaines, elle préférait l'aspect naturel et sauvage du Nord de l'Angleterre et ne tarda pas à l'évoquer devant Zachary.

« Je suis un gars de la ville, de Londres. Mais j’aime bien aussi me retrouver dans la nature. Ici je me sens en paix pour étudier et rêvasser, mais j’aime bien aussi le bourdonnement de la ville, toutes les activités qu’on y trouve, c’est un autre charme. »

Elle aussi était une fille de la ville. Elle avait toujours vécu à New-York, et probablement connaissait-elle toutes les petites rues de son quartier par cœur. Et c'était bien ça, le truc. Elle jouait dans la rue avec ses amis quand elle était gosse, elle s'y défoulait quand ils étaient ados, elle y traînait avec sa bande de potes pendant les vacances… Mais elle n'était pas trop du genre à aller faire du shopping ou voir un film au ciné. Alors bien sûr, lorsqu'elle était allée à Londres avec Thomas au début des vacances d'hiver, elle ne s'était pas contentée de flâner sans but précis, elle avait fait du eye-shopping et visité la capitale Britannique puisqu'elle ne la connaissait pas. Mais voilà, c'était pas non plus un truc qu'elle pourrait faire chaque jour. Le bourdonnement de la ville, tout les activité, c'était pas trop-trop son truc.

« Mouais. Moi aussi je suis une fille de la ville, mais je sais pas, j'vois pas trop le charme comme tu dis. En fait, en ville, ce que j'aime bien, c'est l'anonymat. Le fait de savoir que je peux faire tout ce que veux et que les autres s'en contre-foutent. Donc que ce soit dans la rue devant chez moi ou en plein milieu de ce parc… peu m'importe au final. »

C'était un peu puéril, et elle savait qu'elle ne pourrait jamais être totalement libre de ses actions, du moins pas lorsqu'elles impliquaient plus ou moins directement son entourage, mais elle avait appris à assumer les conséquences de ses actes, quelles qu'elles soient. Elle s'était souvent retrouvée collée, lorsqu'elle était ado à Salem, et au final, cela ne lui importait presque plus. Elle savait qu'elle n'avait jamais mis personne en danger ni commis d'autres types de crimes, et ça lui suffisait. Manifestement, ça ne suffisait pas vraiment à ses professeurs, dix ans en arrière, mais ça c'était une autre histoire. Et puis, elle n'était pas associable, elle en avait juste marre du jugement. Alors parfois, il lui arrivait de le défier, notamment lorsqu'elle se donnait en spectacle quand elle était ado, et d'autres fois, elle préférait le fuir en s'isolant, donc de cet aspect là, elle préférait les grandes étendues de nature sauvage. Sauf que, forcément, c'était moins drôle, et elle devait avouer que ça lui manquait un peu, de s'amuser, que ce soit au détriment des autres ou pas. Cette petite conversation pleine de légèreté avec Zachary lui faisait donc beaucoup de bien.

« Je n’ai jamais été aux Etats-Unis mais étrangement je n’ai jamais ressenti de grand attrait pour ce pays. De vieux préjugés sans doute avec l’idée que les américains sont les méchants qui veulent dominer le monde et imposer leur culture à tout le monde. »

En tant qu'Américaine, Kim fut assez surprise d'entendre ce jugement. Disons qu'elle ne faisait pas forcément attention aux rumeurs, et puis de toute manière, elle n'avait pas trop eu l'occasion d'écouter tout ce que les européens pouvaient dire de son pays. Il était vrai que même au sein des États Unis, certains groupes de personnes reprochaient au gouvernement de trop empiéter sur le territoire des autres. Notamment depuis la guerre du Vietnam, qui avait provoqué une vague de réactions pacifistes parmi les Ricains. Mais, même si elle était au courant de cet événement là, il fallait dire qu'elle ne faisait pas trop trop attention à la politique. En plus, à Salem, difficile de se consacrer à la vie que menaient les moldus, même les plus puissants. Et, comme déjà dit, ça ne l'intéressait pas plus que ça, au final. Elle vivait sa vie, ne se prenait pas la tête. Ce qu'elle reprochait à l'Amérique, sur un plan tout à fait personnel, c'était toute la discrimination dont elle avait pu être victime. La propagande du Nouveau Continent était depuis des siècles basée sur la liberté et sur les opportunités dont il rengorgeait. Pourtant, elle avait l'impression que c'était tout l'inverse. En fait, théoriquement, n'importe qui pouvait devenir milliardaire, mais chacun était livré à soi-même et rien n'était jamais fait pour améliorer les conditions de vie de ceux qui en avaient besoin, si bien que la majorité vivaient malgré tout dans la précarité et espéraient jusqu'à la fin de leur vie que leur rêve se réalise un jour.

« J’ai peut être aussi été influencé par mes parents qui m’ont beaucoup parlé de la Ségrégation. »

Ah, la ségrégation. Quelque part, c'était aussi un exemple de cette illusion de liberté que donnait l'Amérique non seulement étrangers mais aussi et surtout à sa propre population. C'était carrément l'extrême, en fait. Elle pouvait donc tout à fait comprendre la réserve de Zachary vis à vis des États-Unis. Quelque part, le monde magique était en train de vivre le même problème, avec des Supérieurs prônant justement la supériorité du sang pur par rapport au sang mêlé. Toutes ces histoires lui sortaient un peu par les oreilles. Était-ce donc si compliqué que ça de laisser chacun vivre sa vie comme il l'entendait ?

« Honnêtement, moi ce que je reproche à l'Amérique, c'est leur manière de dire que tout est possible et de te bercer dans des espèces de faux espoirs d'American Dream irréalisable. Et ils te font croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, alors qu'en fait, pas du tout. En fait, ils remplacent les mesures sociales par des illusions, mais en vrai, c'est "tu te démerdes, on n'en a rien à foutre de toi". Je trouve ça malhonnête. »

Et s'il était un tant soit peu intelligent, il se dirait sans doute qu'elle avait pu vivre toutes sortes de déceptions depuis qu'elle avait perdu l'usage de ses jambes, et que c'était bien pour ça qu'elle se plaignait. Mais elle n'était pas la seule. C'était juste qu'elle s'en rendait mieux compte. Même avant qu'elle ne se retrouve réduite à un fauteuil roulant, sa famille n'en menait pas forcément large, et ils n'étaient de loin pas les seuls, donc bon. Mais il était vrai qu'elle s'était reçu cette réalité en pleine face et qu'elle ne le vivait pas forcément toujours très bien. D'un autre côté, elle ne pouvait pas dire qu'on avait été très tolérants avec elle dans le monde sorcier non plus.

« Et ils sont vachement fermés, même s'ils aiment prétendre le contraire. La Statue de la Liberté… ouais, bref.  Mais sinon, si tu te prends pas la tête, la vie est belle. Pis j'ai fait pas mal de road trips avec une pote, ya pas que des villes ou que des préjugés, aux States. Non, franchement, c'était cool. C'est grand et c'est plat. Des fois, t'as vraiment l'impression que tu peux faire ce que tu veux. »

Elle eut un sourire, les yeux perdus dans le vague. C'était tellement loin, et pourtant, elle revoyait comme si c'était hier tout ce qu'elle avait pu voir lorsqu'elle partait en vacances avec Kat. Ça lui manquait. Oui, l'espace d'une seconde, elle fut prise de mélancolie, mais elle se ressaisit rapidement, avant même qu'il n'ait pu trop le remarquer – du moins, elle l'espérait – et continua son petit discours d'agence de voyage.

« Et puis sinon, bien sûr, t'as toute la côte Ouest avec la Californie, t'as la Floride, t'as des belles grandes villes des deux côtés, t'as les lacs en haut qui sont magnifiques aussi… Je pense que ça vaut le coup de visiter. »

Et puis qui sait, peut-être serait-il un de ceux qui ont de la chance et font fortune ?

« C'est juste que, ben, c'est une autre mentalité. Sur certains points, je préfère ici. Mais ya d'autres choses qui sont mieux là bas. C'est subjectif. Mais cette histoire de Ségrégation et de domination du monde… Ouais, je suis pas vraiment fière de ça on va dire. M'enfin, l'Europe avec ses missions d'évangélisation et ses guerres coloniales… Certes, c'est passé depuis longtemps, mais c'était pas glorieux non plus hein. »

Elle préférait prendre tout ça à la légère, et lui fit donc un clin d'œil.

« Peut-être qu'un jour, ce sera au tour de l'Afrique de vouloir imposer sa marque sur les autres continents. M'enfin bon, perso je préfère ne pas trop me prendre la tête et vivre ma vie, si tu vois ce que je veux dire. »

En gros, entre-tuez vous si vous le voulez, moi je me mèle de mes oignons. Alors bien sûr, elle ne voulait pas être Auror pour rien, elle était tout de même un minimum concernée par la justice de ce monde, mais les histoires de politique, de pouvoir et d'argent, c'était vraiment quelque chose de totalement ridicule à ses yeux, et elle ne comptait absolument pas s'y mêler…
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Lun 7 Sep 2015 - 22:20

Zachary se sentait bien en cet instant, malgré le froid qui régnait, bien qu’il soit en compagnie d’une nana qu’il connaissait à peine. Mais il avait l’impression de ne pas avoir besoin de passer des heures avec elle pour que la connexion se fasse. Non, là c’était tout simple, ils arrivaient à discuter et à rigoler ensemble, le plus simplement du monde. Il devait bien avouer que ce n’était pas la première facette qu’il avait pu observer de Kim. Certes ils ne s’étaient jamais parlé auparavant mais il l’avait indéniablement remarquée et jusque là, il n’avait jamais vu un tel sourire sur son visage. Ce n’était pas pour lui déplaire. Il aimait les gens joviaux et avait l’impression que malgré les apparences, la jeune femme en faisait partie. Qu’importe si elle ne réservait ça qu’à certaines personnes, tant qu’avec lui elle se sentait suffisamment à l’aise pour dévoiler cet aspect de sa personnalité alors cela lui allait parfaitement bien. Lui de son côté était du genre à accorder son sourire à tout le monde. Ce qui signifiait pas qu’il avait moins de valeur ou qu’il n’était pas sincère. Non c’était simplement sa façon d’être, de voir la vie. Il avait envie de transmettre sa joie de vivre et il restait persuadé qu’un sourire pouvait changer bien des choses. Sa mère lui avait appris cela quand il était petit. Souvent, il croisait des gens à la rue, demandant une petite pièce. Lui, à l’époque, n’avait rien donné et un soir, il avait demandé à sa mère ce qu’il pouvait faire au lieu de détourner le regard et de fixer ses pieds. Elle lui avait alors répondu qu’un simple sourire était déjà beaucoup, que le fait de ne pas tourner les yeux et de prendre en considération ces gens était déjà un bel acte. Zach avait alors testé et constaté en effet, que souvent, son sourire lui était rendu avec un mot gentil. Il avait alors compris l’importance de la chaleur humaine et faisait de son mieux pour la transmettre. Lui croyait encore en l’être humain malgré tout ce qu’ils avaient pu vivre, lui pensait encore que tous ceux qu’il croisait méritaient par défaut un sourire jusqu’à preuve du contraire. Cette confiance absolue en la nature humaine pouvait parfois lui coûter bien cher. Mais il voulait y croire. Il refusait ce monde de violence et de haine que ses grands-parents lui avaient narré. Lui voulait croire en quelque chose de bon, en un monde solidaire et aimant. Cela ne l’empêchait pas d’ouvrir les yeux sur la réalité.

Zachary et Kim progressaient donc doucement dans le parc et la conversation allait bon train. Ils semblaient n’avoir aucune difficulté à échanger et surtout, à dire ce qu’ils pensaient. Ils débattaient alors sur la ville et ses attraits et apparemment, la jeune femme n’était pas vraiment fan de l’urbanisation. Sa remarque fit d’ailleurs sourire le jeune homme. Oui il comprenait cet attrait pour un endroit où les gens ne sont pas là pour surveiller les moindres de vos gestes. Et en même temps, pour avoir passé du temps dans de touts petits villages en Afrique, il devait bien avouer qu’il y avait un certain charme à se sentir considéré par ses voisins. Il comprenait donc les deux points de vue.

« Oui c’est sûr que c’est agréable de pouvoir mener sa vie sans devoir rendre compte à tout le quartier ! »

Surtout quand on est jeune et volage, n’est-ce pas Zach ! Il devait bien avouer que s’il avait eu ce comportement dans un village, il aurait eu bien des ennuis. Certes il savait que ses parents étaient tolérants mais ce n’était pas pour autant qu’il avait envie qu’ils sachent tout de sa vie sexuelle et de son envie de profiter à fond des plaisirs charnels. Non vraiment pas. Il imaginait d’ici la discussion gênante avec son père. Au secours ! Layla quant à elle aurait sans doute envie de disparaitre dans un trou pour ne pas sentir la honte due à la réputation de son frère s’abattre sur elle. Bon il devait bien avouer qu’en imaginant cela le gryffondor eut un léger sourire, mais léger hein ! La conversation quant à elle suivait son cours et les deux jeunes gens en vinrent bientôt à aborder les États-Unis. Zachary, qui n’était pas du genre à travestir ses pensées, avoua ce qu’il pensait à Kim de ce pays. Mais avec un respect et une objectivité totale sur ce qu’il disait. Oui il avait conscience d’être orienté par son éducation mais ce n’était pas le plus important. Ce qui l’intéressait vraiment c’était la réaction de la jeune femme. Cette dernière ne sembla d’ailleurs s’offenser en aucun cas de ce qu’avait dit son camarade et cela lui fit plaisir. Elle lui expliqua alors ce qui la dérangeait dans le système américain, système qu’elle au moins connaissait de l’intérieur. Zach fronça légèrement les sourcils en l’écoutant, concentré sur ce qu’elle disait, puis il hocha la tête. Il comprenait tout à fait où elle voulait en venir.

« Oui je vois… On parle souvent, notamment, de leur système de santé en Europe, du fait que si tu n’as pas assez d’argent, l’accès aux soins est plus que compliqué… C’est vrai que c’est un pays qui a été source de tous les fantasmes pour beaucoup de gens, ils doivent avoir du mal à revenir sur cette image. »


Zachary n’était pas en mesure de mener une analyse précise sur les États-Unis mais les dires de la jeune femme confirmaient certaines choses qu’il avait pu entendre. Elle enchaîna ensuite en parlant de l’ironie de la statue de la liberté. Petit rire de la part du jeune homme. Il appréciait la façon qu’elle avait de parler. Elle était franche et directe, c’était plutôt agréable. Mais apparemment, elle aimait aussi profiter de la vie simplement puisqu’elle lui parla de ses roads trips. Des images défilèrent alors devant les yeux du jeune homme. Oui ça le faisait rêver. Elle insista d’ailleurs en lui parlant de la Californie et des lacs. Ok, là elle faisait marquer des points à son pays.

« Je veux bien te croire ! Mais dans ce cas, je me dis que je ne pourrais profiter d’un voyage là-bas que si j’ai un bon guide qui sait quoi me montrer ! »

Zach adressa alors un clin d’œil à Kim. C’était une plaisanterie, il ne connaissait pas encore la jeune femme pour lui proposer de partir en voyage, comme ça. Mais en même temps, il avait toujours pensé qu’il n’y avait rien de mieux que de découvrir un pays par le biais de quelqu’un qui y vivait. La jeune femme embraya alors sur ce qu’il avait dit précédemment et compara les erreurs étasuniennes aux croisades et compagnie. Le métis ne pu s’empêcher de rire. Elle marquait un point. Ce n’était pas un sujet drôle mais c’était la désinvolture avec laquelle elle avait fait la comparaison qui l’amusait. Elle déclara ensuite que l’Afrique serait peut être un jour tenté de faire la même chose et cela l’amusa. Si seulement elle en avait les moyens… Kim de son côté en tout cas semblait préféré profiter de la vie que de penser à ça trop intensément.

« En tout cas, si les Africains partent dans ce délire un jour, je viendrais leur tirer les oreilles ! »

Petit sourire. Zachary croyait en l’importance de la variété des cultures. Lui-même était un produit de deux cultures très différentes et restait intimement persuadé que c’était son avantage dans la vie, d’avoir des horizons ouverts.


« Pour ma part, je ne peux m’empêcher de m’intéresser à toutes ces questions. Mes grands-parents ont fuit l’Apartheid, je n’ai jamais connu mon oncle, il est mort jeune lors des émeutes de Soweto. Alors forcément, j’ai grandi avec toutes ces choses dans la tête et je m’inquiète toujours de la santé du monde, des progrès ou des reculs de la tolérance… »


Zach poussa alors un long soupir. Ils étaient les premiers témoins du recul de la tolérance dans le monde sorcier. Lui-même avait parfois du mal à croire que des types puissent encore avoir une pensée aussi moyenâgeuse. C’était effrayant, incroyable. Comment pouvaient-ils être persuadés de choses aussi idiotes ? Ça le dépassait complètement. Il espérait en tout cas que ceux qui comme eux avaient vécu cet enfer comprendraient l’importance du respect de l’autre et permettraient l’élaboration d’un monde meilleur.

« Mais bon, ça ne m’empêche pas de profiter de la vie je te rassure ! »

Petit clin d’œil. Il ne savait pas si Kim avait entendu parler de lui et de sa jolie réputation mais le moins que l’on pouvait dire à son sujet c’était qu’il n‘oubliait pas de mordre la vie à pleine temps. Se soucier du monde oui, mais profiter aussi de ce dernier.
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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   Sam 6 Fév 2016 - 9:48

Oui, malgré les apparences, malgré son air renfrogné, Kim était quelqu’un qui aimait s’amuser, faire des blagues et des bêtises, et défier l’autorité. Le seul problème était qu’elle n’accordait pas sa confiance à n’importe qui et qu’elle avait besoin de temps pour s’attacher aux autres. D’autant plus que, pour le coup, elle ne cherchait pas vraiment à se faire des amis à Poudlard. Elle avait déjà ses potes aux States, elle ne comptait pas les remplacer. Du moins, c’était avec cette idée là en tête qu’elle était arrivée à l’Université écossaise. Une idée naïve et peu réaliste, avouons-le. Aussi autonome et indépendante qu’elle ne le soit, Kim n’avait pas vraiment l’habitude de rencontrer des nouvelles personnes ainsi. Elle avait sa meilleure amie, sa famille, ses proches, et ça avait toujours été le cas depuis qu’elle était gosse. Aujourd’hui, la voilà toute seule parmi des centaines d’inconnus qu’elle n’était pas sûre de vouloir connaître. Ses traits durs et froids étaient en grande partie une manière de se défendre contre tout ce qui pouvait lui arriver de pire. Elle souriait lorsqu’elle était seule, dans le parc ou même dans la bibliothèque, elle souriait lorsqu’elle n’était obligée de parler à personne. Mais dès que la possibilité d’une conversation se présentait, elle se refermait comme une huitre. Des remarques méchantes et gratuites, elle en avait entendues à maintes reprises et elle ne les craignait pas, mais elle les anticipait, c’était son caractère. Malheureusement, il y avait toujours des crétins qui ne comprenaient pas et qui essayaient de lui imposer leur présence et leurs belles paroles. Un des premiers à s’y essayer de manière marquée avait été Thomas, et même si les débuts n’avaient pas été faciles, au final, ni l’un ni l’autre ne le regrettaient et elle pouvait aujourd’hui affirmer qu’il faisait partie de ses amis. L’autre crétin de tout à l’heure, par contre, avec ses faux airs de Saint Bernard au départ et ses remarques racistes par la suite, avait pu constater que son apparence peu avenante n’était pas qu’une apparence, justement, et qu’elle savait se défendre autrement que par un simple masque visuel. Bref, on l’aura compris, Kim était une jeune femme aux multiples facettes et difficile d’approche, mais avec les bonnes personnes, elle savait se montrer agréable et amusante.

Zachary semblait surpris de voir qu’elle avait de l’humour par rapport à son handicap et qu’elle rentrait dans son jeu, mais tous deux semblaient vouloir mettre l’autre à l’aise, si bien qu’ils finirent par décider d’aller faire un tour dehors ensemble tout en continuant à discuter d’un ton léger. Oui, Kim aussi se sentait bien en cet instant, c’était agréable de parler avec le métis. Elle était parfaitement sincère et elle sentait qu’il l’était aussi, qu’aucune barrière n’entravait leur échange. C’était facile, c’était spontané. La seule fois où elle éprouva quelques difficultés à lui répondre fut quand il lui demanda quel était son projet d’avenir. Même s’il venait de lui apprendre qu’il voulait devenir psychomage, elle se doutait bien qu’entendre une fille en fauteuil roulant dire qu’elle rêvait d’être Auror était… disons que pas tout le monde ne le comprenait ou l’acceptait aussi bien qu’elle ne l’aurait voulu. Mais Zachary avait eu un petit aperçu de ses capacités et, surtout, il était de nature et d’éducation assez tolérante et d’esprit assez ouvert pour concevoir que son handicap ne voulait rien dire par rapport à ses capacités. Ils ne tardèrent pas à s’engager dans des sujets de conversation plus profonds, notamment concernant les différences et ressemblances culturelles entre leurs deux pays d’origine respectifs. Elle lui avoua sans détours tout ce qu’elle reprochait aux États-Unis, qui, malgré leur réputation flatteuse n’offraient de loin pas autant de possibilités et de liberté qu’ils ne le prétendaient.

« Oui je vois… On parle souvent, notamment, de leur système de santé en Europe, du fait que si tu n’as pas assez d’argent, l’accès aux soins est plus que compliqué… C’est vrai que c’est un pays qui a été source de tous les fantasmes pour beaucoup de gens, ils doivent avoir du mal à revenir sur cette image. »

Elle renchérit en soulevant le paradoxe de la Statue de la Liberté et il rigola, mais elle s’empressa de nuancer ses propos en parlant de ses road trips, dont elle avait profité à fond, visitant les quatre coins de son pays et lui assurant que ça valait certainement le détour.

« Je veux bien te croire ! Mais dans ce cas, je me dis que je ne pourrais profiter d’un voyage là-bas que si j’ai un bon guide qui sait quoi me montrer ! »

Il lui adressa un clin d’œil et elle rigola à son tour.

« C’est 50 dollars de l’heure, si jamais ! »

Répliqua-t-elle du tac au tac, avant de revenir sur le sujet qu’avait abordé Zachary tout au début, à savoir, la Ségrégation. Ce n’était clairement pas quelque chose dont elle était fière, mais quelque part, l’Europe avait elle-aussi eu sa période pendant laquelle elle avait voulu dominer le monde. Et, qui sait, peut-être que l’Afrique finirait par s’imposer à son tour, un peu comme l’Asie était en train de le faire aujourd’hui. Malgré toute l’amertume et tout le dégoût qu’elle ressentait en évoquant ces histoires de pouvoir et d’argent, elle s’efforçait de les aborder avec légèreté et désinvolture. Apparemment, ça faisait rire Zachary, et c’était bien le but.

« En tout cas, si les Africains partent dans ce délire un jour, je viendrais leur tirer les oreilles ! »

Elle rigola à son tour en secouant la tête.

« Ouais, c’est ça. Je parie qu’ils comprendront immédiatement et se repentiront humblement ! »

Oui, elle mettait en doute la capacité de Zachary à changer le monde. Après tout, aussi fort et intelligent qu’il soit, jamais ne réussirait-il à faire changer d’avis des gens aveuglés par la soif de pouvoir et d’argent.

« Pour ma part, je ne peux m’empêcher de m’intéresser à toutes ces questions. Mes grands-parents ont fui l’Apartheid, je n’ai jamais connu mon oncle, il est mort jeune lors des émeutes de Soweto. Alors forcément, j’ai grandi avec toutes ces choses dans la tête et je m’inquiète toujours de la santé du monde, des progrès ou des reculs de la tolérance… »

Il soupira alors, et elle comprit à quel point toutes ces considérations étaient profondément ancrées dans son esprit. Malgré ses airs joviaux et insouciants au quotidien, Zachary était clairement un homme qui s’intéressait aux mouvements dans la cour des grands. Elle hocha la tête, mais ne répondit rien. Elle n’était pas sûre de vouloir entrer dans ce genre de débats. Ce n’était pas trop son genre, disons. Ça la blasait. Heureusement, il ne tarda pas à rajouter

« Mais bon, ça ne m’empêche pas de profiter de la vie je te rassure ! »

en lui adressant à nouveau un petit clin d’œil. Elle n’était pas sûre de voir à quoi il faisait allusion concrètement, mais elle voyait où il voulait en venir et elle lui sourit.

« Dans ce cas, je te propose qu’on rentre, qu’on passe aux cuisines pour choper un truc à boire et des restes du repas, et d’aller profiter de la vie devant un bon feu de cheminée ! »

Car profiter de la vie pouvait aussi vouloir dire se régaler d'un bon repas en bonne compagnie ! Et, bientôt, les voilà assis dans leur Salle Co’ à siroter bierreaubeurres et/ou boisson chaude et à manger leur dîner retardé tout en continuant à discuter gaiement…

Fin pour moi ~

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MessageSujet: Re: « Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)   

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« Just when it can't get worse, I've had a shit day. » | Zach & Kim (& Thomas)
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