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 But it's so easy in this blue, Where everything is good - Maxime

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MessageSujet: But it's so easy in this blue, Where everything is good - Maxime   Mar 19 Mai 2015 - 14:35

► But it's so easy in this blue, Where everything is good◄
OS Part 2 - William


Samedi 24 Janvier – 11h, couloirs du 3ème étage.

J’ai cette conversation avec Zachary qui me revient en mémoire, celle concernant le dessin, sur ce besoin de reproduire ce que je vois sur papier. Il y a des moments où l’instant semble parfait, où le monde qui m’entoure prendre toute sa beauté dans un rayon de soleil, dans un sourire ou juste dans un regard échangé. C’est quelque chose qui ne dure que quelques secondes, un bref instant où vous n’avez juste le temps que d’assimiler l’instant et de le capturer dans vos souvenirs. Et chez moi, c’est une chose récurrente, voir constante. J’ai la chance de pouvoir reproduire ce que je vois, ce que j’enregistre au fin fond de ma mémoire avec une quasi-exactitude afin de pouvoir immortaliser l’instant que je trouve, à mon sens, parfait. Même si la personne se trouve dans son mauvais jour, les traits figés par la fatigue ou avec un maquillage loupé, ça m’importe peu, ça n’empêche rien à une beauté.

Et c’est ce qu’il se produit dans ce couloir, ce samedi matin. Marcus n’est plus là, le renvoi a été expéditif après ma conversation avec Ismaelle. Témoignage, confrontation, tout ça n’a pris que quelques jours. C’était… éprouvant, aussi bien physiquement que psychologiquement et je commence seulement à retrouver un sommeil correct et à arrêter d’avoir la trouille à chaque détour de couloir. Certes, les cauchemars sont toujours là mais au moins, un problème était résolu. Définitivement résolu.
Il y a deux semaines, Mr Gabrieli a mis en place une sorte de « jeu » permettant aux trois premiers de gagner un objet moldu ensorcelé, donc utilisable au sein du château. Il y avait deux MP3 et un polaroïd, c’est ce dernier que je tiens entre les mains alors que j’arpente un couloir du 3ème et que j’aperçois la bande au loin. Celle que comportent Maxime, Will, Macy et même Mateo. Et à l’instant où je brandis l’appareil, je les trouve tout simplement parfait dans ce jeu de lumière mais surtout, avec cette complicité évidente, palpable et vivifiante. J’ai aussi pu en profiter avec Riley en prenant quelques photos et je suis contente d’avoir cet appareil entre les mains. Il n’est pas comme un appareil normal… les photos sont instantanés, comme mes croquis parfois.
Je me calle contre le mur, aucun d’eux ne me vois. Je profite clairement de leur insouciance car c’est lorsque nous ne savons rien que nous sommes le plus naturel. Le cliché est aussitôt prit et s’imprime sur le côté de l’appareil. Je me redresse, la regarde et affiche un large sourire … Exactement comme je le voulais.

¥

Dimanche 25 Janvier – 15h, Couloirs du 7ème étage.

Je tapote la photo contre mes doigts alors que je grimpe doucement les escaliers en direction de la salle commune des Serdaigles. La conversation avec William hier me travaille un peu. Je commence à regretter d’avoir pris cette photo et de devoir la donner moi-même à Maxime, sans le savoir il m’a foutu la pression en me soumettant l’idée de dire que je l’ai trouvé sur le sol. Si j’lui dis que c’est moi qui l’ai prise, qu’est-ce qu’il se passera ? Elle va me hurler dessus ? J’en sais rien mais bizarrement, je n’ai pas envie de tester l’expérience.  Riley m’a encouragé dans le même sens que William : La lui donner moi-même, sauf que je me sens beaucoup moins confiante depuis qu’il m’a dit tout ça. Autant qu’il la lui donne lui, non ? C’est son meilleur ami, un peu comme son frère d’après ce que j’ai pu voir… Alors…

- Ridicule.

Je secoue la tête dans un sourire. J’irai simplement la remercier plus tard, au pire je pourrais toujours lui faire un dessin de Macy. Il est plus qu’évident qu’un lien particulier les lient toutes les deux. Peut-être que cette fois je ne risquerais pas de me faire assassiner sur la place publique  (Détends toi Maximouss, c’est de l’humour !).

Et bon sang, grimper toutes ces marches me donnent l’impression de vivre dans une fournaise. Je déboutonne un bouton de ma chemise bleue pâle, afin de ne pas ressentir cette sensation d’oppression, sentiment que je ressens souvent ces derniers temps… peut-être un peu trop.
J’arrive non loin de la salle commune de bleus et lève les yeux. Mes pas ralentissent alors que je perçois sa longue chevelure brune qu’elle ramène d’un geste de la main qui me provoque toujours cette petite crampe à l’estomac. Je ne suis pas insensible au charme de Maxime, je le sais et j’en suis consciente sans pour autant tomber dans le fol attachement d’un amour quelconque. Juste que j’ai appris à voir d’elle d’autres facettes que celle d’une beauté froide et silencieuse, au visage fermé et au caractère abrupte. Elle est maladroite, elle n’arrive visiblement pas à tenir une conversation comme moi ou même William mais elle en est que plus touchante. Détail que je me garde bien de lui dire…

- Maxime ?

Je suis déjà en train de marcher vers elle d’un pas tranquille, ayant pris ma décision sans réellement m’en rendre compte. Elle plante son regard océan dans le mien alors que je lui offre un sourire léger, comme à mon habitude.

- Ça va ? Je peux te voir juste 5 minutes ?

Réponse peu éloquente mais je n’en tiens pas rigueur, du moins plus maintenant. Question d’habitude. Je fais quelques pas sur le côté, dans un renfoncement sans pour autant être totalement à l’abri des regards mais juste pour être un peu à l’écart. J’ai toujours la photo dans la main et je sais que j’étais normalement partie pour aller la donner à William pour qu’il lui donne à elle… mais maintenant qu’elle est là, j’hésite un bref instant. Je sais qu’elle n’aime pas les silences et encore moins que l’on reste planter là devant elle, sans se manifester. Maxime est un code, dans ses démarches, ses regards, ses gestes ou même sa manière de parler. Comme Vargas. Il est chiant, mais je crois que c’est un type bien. Je me suis promise de gratter un peu plus la surface plutôt que de rester cloitré sur mes premières impressions, comme beaucoup d’autres le font ici.

- Je te cherchais, j’ai trouvé ça dans un des couloirs…

J’hésite une micro seconde avant de lui tendre la photo, ne pouvant m’empêcher de ressentir un léger stress accélérant mon myocarde, que je dissimule derrière un sourire. Je lui mens mais il parait que c’est pour mon bien… J’avoue avoir hésité brièvement pour lui dire la vérité mais on va dire que je fais confiance à William. Il l’a connait bien mieux que moi.

- Je me suis dit que ça te ferais plaisir de l’avoir. Je vous trouvais particulièrement beaux dessus. Et puis ça fait une belle photo souvenir.

Léger haussement d’épaule et mes yeux vont de la photo à son regard, toujours muni d’un léger sourire empreint de ma douceur habituelle.
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MessageSujet: Re: But it's so easy in this blue, Where everything is good - Maxime   Mer 20 Mai 2015 - 16:04

KEZABEL & MAXIME
25 JANVIER 2015
7ème ÉTAGE

  • 24 janvier, soir — salle sur demande


« Pourquoi ils sont toujours gays..
- C'est pour éviter qu'ils te tournent tous autour Macy. Ça ferait trop de boulot pour nous.
- Mais... T'es bête. »

J'affiche un sourire en coin qu'elle me rend avec toutes ses dents. Macy n'est pas avare en sourire/câlins /bisous. Et si parfois c'est lourd parce que je suis une brute, sa touche de douceur est quelque chose dont ni moi ni William ne pourrions nous passer. Je laisse échapper un filet de fumée, puis lui tends le joint qu'elle a habilement roulé, qu'elle prend tranquillement et coince entre des lèvres, sa tête posée sur ma cuisse, allongée dans l'herbe. Je lai amenée dans la salle sur demande, et ses envies se sont matérialisées avant les miennes, comme si elles étaient plus pressantes, davantage nécessaires. Il fait beau et le soleil est vivifiant, on est au bord d'un lac, a l'ombre d'un grand arbre. Elle bronze topless, en culotte, tout va bien chez Macy. Je sais qu'en ce moment elle n'est pas au top de sa forme, alors quoi de mieux qu'un bon pétard, du soleil et des discussions autour de mecs. J'ai dans mon sac le t-shirt de Spencer, que j'ai retrouvé au fond de ma valise en bordel et je crois que, a l'instar de William qui m'a donné les affaires de Dean, je vais refiler ce bout de tissu à Macy. Elle n'a plus rien de lui que ses souvenirs, qui un jour, comme les miens, s'estomperont pour disparaitre et rester vagues. Elle se souviendra de la couleur de sa peau mais pas de la forme de ses yeux ou de ses lèvres. Et si Macy oublie son doudou, c'est elle-même qu'elle balance dans les abimes. J'en ai bien trop conscience, et si aujourd'hui, si maintenant, je peux respirer l'odeur de Dean, c'est parce que je porte son vêtement. Les souvenirs finiront par s'évader de la prison dorée dans laquelle je les ai confinés, mais pas aussi vite, et ce grâce à William. Je pousse un soupir, rattrape le joint qu'elle me tend. Elle me regarde avec un air interrogateur et je secoue la tête en réponse. Pas besoin de causer.

« Hé Maxime, tu penses quoi de Kezabel ? »

Je m'étouffe avec la fumée du joint, surprise par la question qui sort de nul part. Macy au naturel. Elle me regarde avec son air malicieux alors que je tousse, une main devant les lèvres. Je sais quelle m'observe, comme elle observe William ou le faisait avec Spencer et Dean. On est sa famille, ça n'est plus surprenant ni même une info nouvelle, tout le monde l'a su, tout le monde le sait, elle le clame a tout va et le fait bien comprendre au premier qui s'attaque à la bande. Ses parents sont que des cons absents, inconscients de leur chance. Je sais aussi que ça me déplait ce type de question et c'est bien pour ça qu'elle me la pose.

« J'ai pas mes papiers inspecteur, désolée. »

Ça la fait rire mais ça n'évince pas la question de son trop grand cerveau. Merde. Elle me regarde fixement. Pourquoi faut-il que son entêtement se manifeste par ce genre de conneries ? Elle me lâchera pas je l'sais. Je pousse un soupir et fume tranquillement, songeuse. Kezabel. Bah j'en sais rien moi. Je hausse les épaules.

« Elle est cool. Plus que je ne l'ai cru.
- C'est tout genre ?
- Bah ouais j'sais pas. Je l'aime bien. Et puis elle sait y faire.
- Je peux même pas dire que j'veux pas savoir ce serait faux ! »

Petit sourire en coin, Macy levé les yeux au ciel et ricane alors qu'elle tape ma cuisse blanche mais tatouée.

« Mais tu l'aimes bien genre quoi.
- Macy...
- Mais allez ! Vas-y on de dit tout. Et je dirais rien promis.
- Sauf à William et à qui veut l'entendre.
- Mais non promis, promis, promis. »

Pff. Je pousse un soupir. Elle me sort ses yeux bleus et son promis x3. Elle m'énerve. Je lui tends le joint qu'elle prend en main et sait qu'elle a gagné.

« Parce que j'te vois discuter avec elle hein. Alors que tu sais même pas parler.
- Ta gueule.
- Et t'as couché plein de fois avec.
- Pas plein nan. Plusieurs mais pas plein.
- Ah tu vois tu le reconnais !
- Pff... T'es chiante Miss Marple. C'est fini l'interrogatoire ? Bah elle est cool, je sais pas quoi te dire de plus. C'est pas Amour, gloire et beauté hein. »

Je n'ai aucune idée de comment formuler ça. Je suis simplement étonnée, Miss Hasting je-sais-tout n'est pas que ça. Elle est sympa, et son petit côté sauvage ne m'a pas échappé. Je dois avouer que c'était quelque chose, sa manière de prendre les devants. Certes je n'aime pas particulièrement la position de subordonnée mais venant de sa part, c'est quand même très surprenant. Être l'objet de sa convoitise est quelque chose que j'ai clairement apprécié et mon ego n'a pas fini de se le répéter, c'est vrai. En repensant à ça l'autre jour, je me suis dis que oui, si elle était la, c'était pour ça. Je suis lente à la détente, il m'a fallu pas mal de temps avant de décrypter la situation. Je brise le silence en expliquant ce truc à qui m'écoute avec joie. A grand renfort de "euh..", "tu vois", "en fait", je lui raconte sans gêne ce qu'il s'est passé. Son sourire s'accompagne de deux yeux ronds comme des soucoupes.

« Genre, plaquée contre le mur, comme ça. »

Elle mime, les deux mains au-dessus d'elle.

« Ouais.
- Sérieux ?
- Macy je viens de tout t'expliquer...
- J'en reviens pas. Pourquoi tu me l'as pas dis plus tôt ! C'est troopp sexy !
- Ça va ça t'excites pas blondie.
- Je le fais à ta place parce que t'es pas très expressive...
- Ça dépend des moments...»

Mon sourire s'élargit, fait rare et Macy gueule un coup style, c'est non je veux pas tout savoir non plus ! Je veux pas que cette conversation dure davantage alors je me dis qu'il est temps de lui refiler le t-shirt de Spencer. Je lui refile le bedo, attrape mon sac alors qu'elle est toujours à la même place, chope le t-shirt plié et roulé puis lui fourre entre les mains.

« J'ai r'trouvé ça. »

Sous-entendu tous les autres trucs en même temps que je voudrais lui dire mais que je n'arrive pas à articuler. Elle se redresse un air intrigué, je lui ai coupé la parole (parce que sinon on en finit plus), et attrape le t-shirt, deux fois trop grand, trois fois trop long, mais qui a une valeur inestimable. Gris chiné avec une petite poche sur le coeur, il est tour simple, mais on s'en fout. Son possesseur n'est plus la pour lui donner et je suis sure que notre batteur aurait voulu que ça se passe comme ça. Elle l'étend devant ses yeux et quand elle comprend, ses poings se serrent autour du t-shirt, son visage se tourne vers le mien et ce que j'y vois me brise le coeur.

« Oh non Macy, s'il te plait...»

Ses grands yeux bleus sont teintés de larmes et bientôt ils ne sont plus capable d'en supporter autant. Silencieuse, l'eau s'écoule sur ses joues et j'y passe mon pouce tatoué pour les effacer. Elle va pour ouvrir la bouche et je pose ma main sur ses lèvres. Je sais ce qu'elle va me dire et je n'en veux pas. Le tissu git sur ses cuisses, ses mains encore accrochées dedans et elle essaie de se retenir sans grand succès.

« Tu veux m'en parler ? »

Elle secoue négativement la tête en silence. Je repousse une mèche derrière son oreille, elle glisse sa joue dans ma main et ferme les yeux, remonta le tissu sur sa poitrine dénudée. Je me sens gênée, j'étouffe un peu, je n'aime pas ça mais je ne me sens pas capable de lui refuser. Il a toujours eu une place particulière dans son coeur. Il est mort pour que ça ne soit pas elle, il n'a pas hésité, j'en suis sure. Nous n'avons jamais vraiment discuté du pourquoi et du comment mais c'est certain. Je connais trop bien ce type. Elle reste la un instant puis se détache de ma main et enfile le t-shirt. Je me vois faire de même avec le sweat, que je porte encore à ce moment précis. Son sourire se remet un peu à briller lorsqu'elle trouve un papier dans la poche. Je n'avais pas fais attention. C'est un de leur dessin a eux deux, qu'ils aimaient faire à deux. Ça ressemble plus a un truc de gamin mais on sen fout c'est rose et bleu et noir, c'est des petits coeurs et leur deux initiales. C'est un bonhomme mal foutu et qui sourit bêtement avec des bouclettes : William. La grande tige avec des cheveux noirs qui fait la gueule c'est moi. Le crane rasé sans expression, Dean. Ils se sont amusés à se dessiner l'un l'autre et Spencer ressemble davantage à une branche d'arbre, Macy à un clown. Je souris aussi. Elle garde le papier dans sa main et vient s'installer contre moi, tête sur mon épaule, sous mon bras, dos contre moi.

« Tu fais toujours la gueule. Qui va faire le pitre pour me faire rire maintenant ?
- Demande à Will il adorera se travestir pour toi. »

Je pose un baiser sur sa tête, elle ne bronche pas, regarde le dessin et on finit par évoquer des souvenirs qui n'ont, dans ce cadre, pas de quoi nous faire souffrir, mais rire.

Ø

  • 25 janvier, aprem' — couloir au 7ème, pépère


« Maxime ? Ça va ? Je peux te voir juste 5 minutes ?
- Ouais. »

Pour les deux questions.
Un bout de brioche dans la bouche, un autre dans la main, je viens de quitter Macy et William. Celle-ci est affublée du t-shirt de Spencer, grandes chaussettes remontées roses, short en jean en dessous, baskets de skate. Macy quoi. Elle a retrouvé la pêche, c'est cool. Kezabel se rapproche de moi et elle me guide vers un petit endroit plus à l'écart de la circulation. Quoi tu veux encore me plaquer au mur ? Pas de soucis, j'attends c'est parti. Je déconne ça va rougis pas.

« Je te cherchais, j’ai trouvé ça dans un des couloirs… »

Je hausse les sourcils, intriguée par le bout de papier qu'elle me tend. Je me sens plutôt d'humeur reposée. Pas de bonne humeur, mais pas de violence à l'horizon alors je prends la journée naturellement malgré la colle de ce matin. Matéo est retourné se coucher et moi, moi j'erre sans but. Oui j'ai des devoirs et non je ne les ferais pas. J’enfourne mon dernier bout de brioche dans ma bouche et attrape le carré de papier après avoir frotté mes mains l'une contre l'autre.

Lorsque je pose les yeux sur ce qui est une photo, je bloque. Mes yeux détaillent, et je suis arrêtée dans mon geste de mastication. Je déglutis difficilement le gros bout de brioche, jette un regard à Hasting puis retourne sur la photo. Tous les quatre la, on est canons. Macy pendouille à mon bras, mon visage émerge de ma capuche, je lui souris. Elle voulait que je l'accompagne je ne sais-où. Mateo et Will sont à coté, un pas derrière nous, à droite de la photo. Ça me fait chaud au cœur.

« Je me suis dit que ça te ferais plaisir de l’avoir. Je vous trouvais particulièrement beaux dessus. Et puis ça fait une belle photo souvenir.
- ouais... »

J'articule à peine, ma voix enrouée. L'instinct de fraternité qui se dégage de l'image fixe fait naître un sourire très léger sur mes lèvres, mon cœur bat un tantinet plus vite. Je porte le sweat de Dean. Il est un peu là parmi nous. Je reste bloquée dessus un certain temps, trouvant l’image plus que belle. Il manque deux têtes, oui, c’est vrai, et c’est en cela que cette photo diffère des autres déjà gardées dans la boite que Will m’a filée. Je suis contente d’y voir Matéo, qui sourit, une clope au bec à côté de William, lui aussi clope entre les lèvres. La mienne est dans ma main libre. C’est trop cool, ça m’apaise, un peu, je dois dire, de nous voir tous les quatre là. C’est ma famille et même si Matéo est en quelque sorte le petit dernier il a le droit à sa place ici, il a même intérêt de ne pas la trahir. Il ne sait surement pas à quel point la fraternité qui nous liait, de base, tous les cinq, bien avant tout ça, était ce qui nous donnait envie de nous lever, d’aller en cours, de rester ensemble, toujours. C’est une notion chère à mon cœur. Mon frère est à peu près tout ce qu’il me reste de famille, puis, il y a eux. Les jumeaux, sont les rescapés de notre bande. On est plus que trois, et puis Matéo s’est pointé dans ma vie le plus naturellement possible. Le cadre qui nous entoure doit rester là. Toutes ces fois où j’me sentirais seule, je n’aurais qu’à écrire à Alex, et puis nous observer là, entre ces quatre bandes blanches, ensemble.
Un air de mélancolie sur pointe sur mon visage et dans ma tête. Ouais ça me manque tout ça, putain. Mes doigts restent serrés sur la photo, mais il va falloir que j’décroche à un moment. J’me suis pas demandée qui et pourquoi et quand, et tant pis. Quelque chose me dit que je m’en fous, parce que cette photo au final me revient. J’dois protéger cette famille, c’est mon rôle, et la voir réunie là, me fait du bien.

Je finis par laisser tomber mon bras droit, qui tient la photo, et passe l’autre dans mes cheveux, calme, tranquille. Mon petit sourire ne s’est pas effacé. Je plante mon regard dans celui de Kezabel.

« Ben… merci. Je sais pas qui a pris cette photo, j’fais l’impasse dessus pour aujourd’hui, mais elle est superbe. C’est cool. ‘Fin, c’est cool de me la donner à moi j’veux dire. »

J’te dirais pas que ça me touche et tout parce que j’suis pas William. J’déconne pétasse. Mais j’le dirais pas quand même. Faut pas trop déconner. Je rejette un coup d’œil dessus, ma main bloquée dans mon cou puis reviens vers Hasting.

« J’avoue j’trouve ça un peu chelou de prendre les gens en photo comme ça dans les couloirs… Mais c’est quand même cool hein, en tout cas, on est canons. »

Je lâche un petit rire amusé, pose mon regard dans le sien. Elle a l'air contente.

« Et sinon toi… ça va ? »
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MessageSujet: Re: But it's so easy in this blue, Where everything is good - Maxime   Sam 23 Mai 2015 - 15:02

Avant de prendre la photo que je lui tends, Maxime enfourne son dernier bout de brioche dans la bouche et s'essuie les mains. Dans ce geste complètement anodin, se trouve un étincelle d'innocence qui me touche. Elle a toujours été représentative de la brutalité, des gestes tendus ou nonchalant ou alors d'un silence pesant enfouie derrière sa capuche, mais il est rare de la voir aujourd'hui sans ses artifices, aussi détendu voir presque joviale. Elle se trouve entre les deux et je me surprend à me dire que ça lui va bien.
Ses yeux se posent sur la photo, elle déglutit difficilement et ne décroche pas de l'image qu'elle porte sous ses yeux. Le cliché ne bouge pas comme toute celles du monde magique, comme sur la Gazette du Sorcier par exemple. Ici, les membres restent figés dans le temps et c'est en ça que je trouve cette photo superbe.

« Je me suis dit que ça te ferais plaisir de l’avoir. Je vous trouvais particulièrement beaux dessus. Et puis ça fait une belle photo souvenir. 
- ouais... »

Je me sens un peu mal à l'aise, presque tendue par peur de la voir s'énerver ou carrément me percer à jour. Et si c'est le cas, je n'ai plus qu'à … Courir ? Non, seulement lui faire face et lui dire que je les trouvais beaux et c'est tout. Elle pourra bien me hurler dessus si elle le veut même si je doute que ça soit le cas. Pourtant William avait l'air plutôt convaincue et c'est bien à cause de ce fourbe que je me retrouve à me sentir un poil stressée à l'idée qu'elle puisse le découvrir
Seulement, c'est l'ombre d'un sourire qui apparaît sur ses lèvres et je retiens un soupir de soulagement. Détends-toi un peu il n'y a rien de mal à tout ça. Bien au contraire. En cette seconde où Maxime se perd dans la contemplation de la photo, à la seconde où elle abandonne la réalité pour se concentrer sur ceux qui lui sont chers, je lèves mon regard vers elle et perçoit dans le bleu de ses yeux une espèce d'étincelle d'émotion. Elle lâche prise, comme si elle abandonnait pour quelques secondes, ce masque que Maxime s'obstinait à placarder sur son visage chaque jour. Ca ne dure qu'un instant et l'image s'imprime dans mon cerveau comme un tampon sur une enveloppe et je sens mon sourire s'élargir. Je l'ai touché et ça me suffit amplement, plus qu'un merci.

Elle se passe une main dans ses cheveux et j'attends, patiemment, ne voulant à aucun moment briser ce court instant de nostalgie. Elle ne s'arrête pas de sourire et moi non plus, encore moins lorsque son regard brillant se plonge dans le mien. Regard que je ne lâche pas un seul instant.

« Ben… merci. Je sais pas qui a pris cette photo, j’fais l’impasse dessus pour aujourd’hui, mais elle est superbe. C’est cool. ‘Fin, c’est cool de me la donner à moi j’veux dire. »

Je hausse les épaules, plus que satisfaite de l'effet produit sur elle. Il est rare de réussir à lui provoquer des émotions, du moins c'est l'impression que j'ai alors oui, je suis contente de la voir sourire de cette façon.

- Ça me paraissait normal.

Je ne mentionne pas le fait que moi non plus je ne sais pas qui a prise cette photo mais autant dire que cette fois, je suis fière de moi. Je sais aussi que l'anniversaire de Riley est dans trois mois et j'ai déjà une petite idée de ce que vais lui offrir.

« J’avoue j’trouve ça un peu chelou de prendre les gens en photo comme ça dans les couloirs… Mais c’est quand même cool hein, en tout cas, on est canons. »

Je lâche un rire amusé, se mélangeant au sien, alors qu'elle repose son regard sur moi que j'accroche de nouveau. Oui c'est « chelou » hein ? Ahem... Évite de te trahir Kezabel, ça serait moche alors que tout se passe si bien.

« Et sinon toi… ça va ? »

Je reste là, à la regarder droit dans le yeux et je décroche à mon tour. Le fait d'avoir réussi à la toucher me transporte un peu et me rend plus légère, une satisfaction qui prend naissance du creux du ventre sous forme d'une chaleur apaisante, pour ensuite venir se loger dans la poitrine. J'ai un sourire en coin et je ne détache pas un instant mon regard du sien qui, lui non plus, ne fuit pas. Ils sont plus bleus que je ne le pensais, clairs, limpides. Près à vous aspirer dans les limbes avec elle.

Sa question résonne dans ma tête et je hausse les sourcils, clignent des paupières avant de répondre.

- Oui, ça va... Je ramène une mèche de cheveux derrière mon oreille, mes yeux glissant un instant sur le sol avant de revenir dans les siens, hésitante. Mieux depuis qu'il n'est plus là.

Il ? Marcus. Son départ m'a délesté d'un poids énorme malgré ce stress qui reste présent au creux de moi, parfois. Comme si je craignais à ce qu'il surgisse d'un couloir à tout moment pour venir m'achever, voir me tuer, d'avoir osé balancer ses actes. Je mets encore un peu de temps à comprendre que je ne risque plus rien et de toute manière, Riley n'est jamais loin de moi. Je sais également que si Maxime n'était pas intervenue, je serais probablement bien plus brisé que je ne l'ai été ce jour là...
Je tousse dans le creux de ma main avant de me lancer, puisqu'à la base c'est aussi pour ça que je suis là...

- D'ailleurs... Merci pour l'autre fois. D'être intervenue.

Je m'en veux de ne pas l'avoir fait avant mais il fallait d'abord que je règle tout ça, que ça soit Marcus ou cette sensation d'être sale qui ne me lâchait que trop rarement.
Pâle sourire, je me sens mal à l'aise et c'est bien pour ça que je baisse les yeux sur la photo qu'elle tient dans une main, enroulant mes bras autour de mon torse dans un pure réflexe de « protection ». Pas contre elle, mais simplement contre ce que le souvenir ramène chez moi. Pourtant, je ne me défais à aucun instant de mon sourire que je lui accorde, ramenant mon regard dans le sien.

- Je ne devrais peut-être pas dire ça... mais j'ai presque envie de te remercier de l'avoir amochée. Même si j'ai été incapable de le faire moi même. Bref. Merci et désolée pour tout ça.

Je hausse les épaules avant de défaire mes bras et de les lâcher contre mes cuisses. Je ne m'étalerais pas sur le sujet parce que je n'en ai pas envie et parce que Maxime serait rapidement agacée d'un long discours. Si je m'excuse c'est simplement parce que je culpabilise de l'avoir mêlée à tout ça et que ça n'aurait pas dû être elle qui aurait dû faire face à lui et le renvoyer sur les roses, mais bien moi. Bref, c'est pas le moment de retomber là dedans, j'ai déjà fait un gros travail sur moi vis à vis de tout ça et je n'ai pas envie de me replonger dans cette spirale infernale de culpabilité, de « j'suis désolée » et de cette angoisse profond. Il n'est plus là, tout est rentrée dans l'ordre, il ne fera plus de mal à personne, c'est tout ce qui compte.

Je pointe du doigts la photo qu'elle tient encore entre sa main, arborant un sourire bien plus léger alors que plante de nouveau mon regard dans le sien.

- Tu sais, c'est pas si bizarre qu'on vous prenne en photo dans un couloir. Vous dégagez toujours un aura particulier lorsque vous êtes tous ensemble...

Et je suis sincère... Ça n'est pas la première fois que je remarque cette complicité qu'ils dégagent lorsqu'ils se trouvent être tous ensemble, riant pour on ne sait quoi ou alors envelopper d'un silence qui n'a jamais l'air pesant lorsqu'ils sont entre eux. Ils me font penser à Riley et moi, même si on ne se connait pas depuis autant de temps. Je sais qu'avec elle je n'ai pas forcément besoin de parler, qu'un regard suffit parfois pour que nous puissions nous comprendre.
Je ne me rends pas compte qu'à aucun instant je ne décroche de ses yeux, sauf une poignée de seconde où je glisse sur ses lèvres pour me rappeler quelle douceur elles m'ont provoquées la dernière fois que je les ai senties sur ma peau ou sur mes propres lèvres. Je ne ressens aucune gêne face à ce souvenir, bien au contraire. Son bleu revient à moi, m'aspirant de nouveau.

- Peut-être que la personne en question à tout simplement voulu immortaliser cette aura, avant qu'elle ne disparaisse pour x raisons. Ça aurait été dommage de passer à côté.. de ça.

Je me souviens de ce que j'ai raconté à Zachary sur ma façon de voir, concernant le dessin. Je répète ce que je lui dis, cette histoire d'instant unique où l'être se trouve dans une position, dans un sourire ou dans un regard qui le rend beau, avec cette perfection bien précise. J'aimais à les représenter sous mon coup de crayon afin de les figer dans le temps... C'est exactement ce que j'ai fais avec cette photo.
J'esquisse un sourire et mes yeux ne la lâchent pas, me sentant aspirer par l'océan qu'elle porte dans son regard. Le myocarde s'accélère un peu et je repousse formellement ce que mon corps désire, faisant naître en moi une tension que je commence à bien connaître. La même qui m'a poussée à venir la plaquer contre ce mur il y a quelques temps déjà. Maxime représente un condensé de charisme qui jusqu'ici, ne m'avait jamais effleuré ni provoquer la moindre sensation. J'ai la sensation que nous avons fait deux bonds en avant tant ça me paraît parfois improbable. Son regard est toujours brillant de … joie, peut-être, d'émotion, ou quelque chose qui s'en rapproche.
Je ne bouge pas, n'osant émettre une parole de plus ou ne serait-ce qu'un geste, par peur de briser la beauté de l'instant qui se manifestait sous mes yeux.
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MessageSujet: Re: But it's so easy in this blue, Where everything is good - Maxime   Dim 31 Mai 2015 - 13:33

« Oui, ça va... »

Kezabel ramène une mèche de cheveux derrière ses oreilles, elle semble un peu gênée. Pas moi, j’suis plutôt tranquille, le papier entre mes doigts semble me bruler comme pour me rappeler qu’il est là.

« Mieux depuis qu'il n'est plus là. »

Mes sourcils se froncent un instant, et je lève mes yeux vers le ciel comme pour réfléchir. C’est vraiment le cas, je réfléchis, je capte pas tout de suite, puis le rappelle de cette fameuse après-midi et de Marcus Fincher se ramène dans mon esprit. Ah. Ouais. Ce type. Je hausse les épaules. C’est pas comme si ça m’avait coûté grand chose à part un peu de peau sur les phalanges et quelques heures d’observation. Oui parce que s’il a cru pouvoir se balader tranquille, ça n’était pas le cas, et quand je pouvais je le zieutais de loin. Pourriture de vermine. Mon regard retombe sur elle alors qu’elle tousse.

« D'ailleurs... Merci pour l'autre fois. D'être intervenue.
- y’a pas d’quoi. »

Ok. Je suis pas toujours très douée en matière de relations sociales et j’avoue que mes discussions laissent à désirer. Mais là j’avoue que j’aurais pu faire mieux, même moi je m’en rends compte. C’est vrai c’est débile, « y’a pas d’quoi », qui dit ça dans ce contexte ? Elle ne semble pas s’en formaliser, et au lieu de ça, elle baisse son regard sur la photo dans ma main, et ses bras s’enroulent autour de son torse, comme si elle cherchait à se protéger de quelque chose ou de quelqu’un. Je hausse un sourcil, étonnée par son comportement mais n’émets pas un son.

« Je ne devrais peut-être pas dire ça... mais j'ai presque envie de te remercier de l'avoir amochée. Même si j'ai été incapable de le faire moi même. Bref. Merci et désolée pour tout ça.
- Oh si tu peux. Et t’excuses pas, c’est pas à toi de l’faire. »

Elle hausse les épaules à son tour et défait ses bras, comme si elle voulait passer à autre chose. Je ne la retiens pas, cet espèce d’abruti de consanguin n’est pas mon sujet de conversation préféré. J’entends ses remerciements même si je suis pas vraiment fan de l’idée après tout, je vois pas en quoi elle devrait me remercier. Et en même temps je lui suis reconnaissant de ne pas tomber en larmes et en sang sur le sol avec un discours de dix mètres sur parchemin pour ça. La photo qu’elle m’a filé me suffit bien plus qu’on ne le croit. J’ai pas besoin de ça.
Elle finit d’ailleurs par pointer la photographie du doigt. Ses yeux remontent jusqu’au mien et elle semble s’y accrocher. Je n’ai pas pour habitude de détourner les yeux, je regarde toujours les gens dans les yeux, sans ciller.

« Tu sais, c'est pas si bizarre qu'on vous prenne en photo dans un couloir. Vous dégagez toujours une aura particulière lorsque vous êtes tous ensemble...
- Euh… »

De ma main libre je gratte le sommet de mon crâne, un peu gênée, je crois. J’ai pas vraiment l’habitude d’entendre ce genre de trucs tout simplement parce que j’suis pas forcément du genre à m’en formaliser. Voir pas du tout, l’avis des autres ne m’intéresse pas quand il s’agit de ma famille, tant qu’ils sont là près de moi, avec moi, le reste ne m’importe peu.
Mes pensées défilent mais je me rends compte que je ne suis pas forcément vraiment concentrée sur mes réflexions. Mon cerveau semble un peu décrocher. Je me sens plutôt bien, j’avoue que cette photo à plus d’effet sur moi que je ne m’autorise à l’exprimer et je suis contente de pouvoir dire que c’est bien moi qui l’ai. J’ai envie d’aller la montrer à tous ceux qui sont sur la photo.
Les yeux de Kezabel restent plantés dans les miens, genre, fixes, et pas une seconde ça ne me dérange. C’est pas comme si on avait pas été plus proches que ça… J’ai couché deux fois avec elle, la première fois se basait sur un accord mutuel et la deuxième fois elle est venue me chercher. Autant dire que mon égo s’en est bien sur glorifié, ce dont je ne lui ferais pas la remarque, mais ça m’a surtout beaucoup étonné après coup, précisément à cet instant où elle me semble douce et calme. Je trouve ça fun, même, les apparences sont trompeuses et Miss Je sais tout en a plus dans la culotte que certaines grandes gueules que j’ai déjà croisées. Ce petit souvenir dessine un léger sourire en coin sur mes lèvres.

« Peut-être que la personne en question à tout simplement voulu immortaliser cette aura, avant qu'elle ne disparaisse pour x raisons. Ça aurait été dommage de passer à côté.. de ça.
- Ouais, je sais pas… T’as l’air bien informée, tu connais cette personne ? »

Je la taquine, mon sourire grandit et mes yeux restent bloqués dans les siens tout un tas de longues secondes. Mon rythme cardiaque effréné semble ralentir et se calmer. Je me sens apaisée, rassérénée par l’image que je tiens dans ma main. Rien ne me fait plus de bien au cœur que la vision de mes amis.
Étrangement je me sens incapable de détourner le regard, comme prise au piège par l’instant. J’attends sa réponse mais elle ne vient pas et je ne m’en formalise pas, bizarrement. Y’a quelque chose d’étrange qui se passe dans ma tête, comme si mon cerveau se mettait en pause et arrêtait de se poser dix milles questions à la fois, comme pour m’empêcher de respirer. Mes yeux trainent dans les siens, puis les contournent pour observer les traits de son visage, la couleur de sa peau, la forme de ses lèvres, de son cou. J’ai déjà bien suffisamment regardé sa poitrine auparavant, oui, ça on le sait… Je ne sais pas pourquoi d’un coup comme ça je me mets à l’observer mais quelque chose me dit de ne pas me poser la question.

Mes yeux sont plantés dans les siens depuis un certain temps, et c’est pourquoi, absorbée dans mon fil de pensée, je n’ai pas saisi tout de suite le lent mouvement en avant de mon corps. Avant que je ne puisse comprendre ce qu’il se passe réellement, ma main libre s’est posée derrière Kezabel sur le mur, et mes lèvres, elles, se sont déposées sur les siennes. Mon corps a repoussé le sien contre le mur, ma main droite toujours serrée autour du papier et mes yeux se sont fermés, profitant du contact chaud et sucré. L’environnement autour de moi est quelque peu flouté, je n’en perçois plus ni les formes ni les couleurs. Tout mon être semble se résumer à ce contact, cette sensation. Elle ne tarde pas à répondre à mon baiser, mon cerveau n’a pas encore pris le temps de tirer la sonnette d’alarme, mais ça arrive, bientôt, dès lors que je sens le contact d’une de ses mains sur ma hanche.

Ma réaction est immédiate, je m’écarte d’un bond, mon cerveau hurle, un acouphène terrible s’abat sur mes tympans. Mes yeux s’arrondissent, mon cœur jusque là très calme se met à battre un peu trop rapidement. Je ne rougis pas, au contraire, mon sang quitte tout mon corps et j’ai l’impression de vaciller. Je montre un masque impassible dès qu’il m’est possible de façonner mes traits à ma guise. Mon corps se redresse, mes mains se foutent dans les poches du sweat de Dean.

« Bon euh, salut. Et merci. »

Je fais demi-tour, mon pas est lent, trainant, comme à mon habitude. Je suis d’apparence tranquille. Dans mon cerveau c’est Beyrouth. Je file, loin, la tête anesthésiée, et je croise William et Macy qui m’observent venir vers eux. Ma trajectoire se modifie d’elle-même, je me décale de quelques centimètres, passe près d’eux et ne les regarde même pas. William semble vouloir ouvrir la bouche. Je lève une main sèche.

« Cherche pas. Simple remerciement. »

Je file sans leur adresser un regard.
Où il est Matéo là déjà ?
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MessageSujet: Re: But it's so easy in this blue, Where everything is good - Maxime   Jeu 4 Juin 2015 - 11:24

- Ouais, je sais pas… T’as l’air bien informée, tu connais cette personne ?

Hahahahaha.
Hahahaha.
Non.

Je ne réponds pas, me contentant d’hausser les épaules alors que son sourire s’élargit. Je crois que j’ai légèrement rougis mais si c’est le cas, elle n’en tient pas rigueur. Et ça n’est pas plus mal… Je préfère éviter que tout cela ne se termine mal alors que l’ambiance est détendue et sereine. Comme depuis quelques jours entre elle et moi, en fait. Sans raison particulière… Quand on y réfléchit, c’est surprenant. Si je retourne trois mois en arrière, il était pour moi inconcevable de pouvoir tenir une conversation avec Maxime parce qu’elle m’exaspérait, tout simplement. Pour diverses raisons. Parce qu’elle était aussi … insupportable que Mateo. Le peu de regard croisé n’était qu’exaspération. Je détaille Maxime du regard alors que le silence s’installe sans être gênant. Il était clairement improbable que j’en sois là avec elle aujourd’hui, à discuter, parfois rire. Il était clairement improbable que l’idée de poser mes lèvres sur les siennes me vienne à l’esprit, que l’envie se manifeste. Nous sommes le jour et la nuit, deux gros contrastes purs et durs.

Les vacances de Noël sont passées, il y a eu tout ce tumulte, ces combats et surtout mes cauchemars. Ma haine, ma déception malsaine, ma frustration et cette brèche qui ne semble pas s’arrêter dans sa course, à s’étendre en moi sans que je ne veuille le voir et en prendre conscience. J’ai la sensation que ma vision et perception des choses s’en trouve modifiée. Mes cauchemars se font plus récurent, plus brutaux parfois et surtout plus réalistes. Mais je ne perds pas le fil de la réalité pour autant, m’accrochant à des sourires et à des présences. Celle de Riley plus particulièrement, ce petit phare qui ne me perd jamais de vue. Que JE ne perds jamais de vue. Elle est cette petite étoile qui guide au travers les plus sombres brouillards.
Puis… il y a Maxime. Maxime que je ne lâche pas de regard.
Maxime qui ne me lâche pas du regard.
Ses yeux d’un bleu limpide, sa nature sombre et révoltée. Elle est attractive par son mystère et par ses manières discrètes de se manifester. Par ses façons de faire parfois brusques, brutales, brute de décoffrage. Elle provoque chez moi une espèce… d’étincelle, une attirance que je n’aurai simplement pas crue possible. Je ne parle pas de sentiments amoureux, de large question sur ce que je peux ressentir pour elle. Je parle d’un truc qui se passe, que je veux provoquer, que je veux attirer malgré moi. Elle est l’image même d’une révolte, d’une force de caractère, d’un côté… dangereux. Puis, il y a cette autre facette entre-aperçue entre deux gestes, entre deux regards, alors qu’elle lâche prise. Comme tout à l’heure alors qu’elle contemplait la photo qu’elle tient entre ses doigts. Cette part d’émotion qui semble inatteignable mais qui vous touche de plein fouet, avec la brutalité d’un accident de voiture, lorsqu’elle se manifeste.

Et le plus ahurissant dans tout cela… C’est que cette attraction me semble à double sens.  

Le temps se suspend ou continue de s’égrener, je ne sais pas réellement ce qu’il se passe. Ni pourquoi. Mes yeux virevoltent de détails en détails. De ses lèvres pulpeuses, à la fine carrure de sa mâchoire. Sa gorge diaphane dissimulée en partie par ses longs cheveux noirs qu’elle ramène toujours avec ce même mouvement de main, celui qui me provoque à chaque fois cette petite flamme au creux du ventre. Le bleu de ses yeux me capturent, me captivent. Ma respiration s’accélère doucement alors que son corps se rapproche et que le mien effectue le même mouvement, de manière imperceptible. Son bras s’étend et frôle mon visage alors qu’elle s’appuie sur le mur. Ses lèvres se déposent sur les miennes, je ferme instinctivement les yeux, sentant une douleur agréable se rependre dans le creux de mon ventre. Le contact est doux, brûlant, sucré. Il ne dure qu’une seconde. Peut-être deux. Inspiration. Mon cœur éclate. Je lui réponds sans une once d’hésitation et surtout, avec la même tranquillité, sans brutalité, sans passion… Juste… de la douceur. Un apaisement serein. Je ne me demande pas ce qu’il se passe, ni pourquoi elle a franchi ce pas. Je profite juste du contact alors que je suis déconnectée de la réalité et que son corps me pousse vers le mur que je rencontre très lentement. Le besoin de la sentir plus, plus proche, se manifeste… ma main se glisse sur sa hanche alors que je m’apprête à glisser l’autre autour de sa nuque.

Cassure subite. Sursaut de la part à toute les deux. Prise de conscience violente et brutale. Je redescends sur terre à la vitesse d’une chute de 5 étages et je reste bloquée devant elle, respiration écourtée, mes joues rouges vifs. Ce qui est tout le contraire de Maxime. Pâle comme la mort, elle ne montre aucune expression mais reste bloquée quelques secondes supplémentaires. Je suis incapable de parler, trop… sidérer parce qu’il vient de se passer. Trop surprise d’avoir vu Maxime franchir ce pas. Elle glisse ses mains dans les poches de son sweat alors que les miennes restent ballantes le long de mes cuisses, toujours figée.

« Bon euh, salut. Et merci.
- Je… de rien. »

Elle fait demi-tour, je ne prononce pas un mot de plus, la voix enrouée et la regarde partir sans esquisser le moindre geste. Mon cœur bat toujours à cent à l’heure et j’ai encore la sensation de ses lèvres sur les miennes. Un courant électrique me traverse la colonne vertébrale et je frissonne, un sourire s’esquissant sur le coin de ma bouche. Mon regard croise celui de William au loin alors que Maxime disparait au détour d’un couloir. Il ricane et m’adresse un clin d’œil, signifiant presque un « Tu vois, j’te l’avais dit… ».

¥

Mercredi 28 Janvier – Milieu d’après-midi, Patio des 4 saisons

Nous sommes au plein cœur du printemps, une brise d’une douceur incroyable venant caresser nos visages, entourées d’une tranquillité qui nous fait un bien fou. A tel point que Riley s’est endormie comme une souche, tête posée sur ma cuisse alors que le reste de son corps est allongé dans l’herbe. Je suis assise contre un arbre, ma mallette posée à côté de moi et ça doit faire une bonne vingtaine de minute que je la dessine ainsi, à dormir. Son visage est apaisé, plus aucun soucis ne crispe ses traits et elle parait ainsi plus jeune d’une année ou deux. Je sais à quel point l’altercation avec Mateo l’a ébranlée et chamboulée plus qu’elle ne le croit et plus qu’elle ne veut se l’avouer. Je ne sais pas ce qui en résultera ni s’ils se reparleront un jour… Mais tout ce que je souhaite, c’est qu’elle se sente bien. Ou mieux. J’étais prête à lui raconter ce qu’il s’était passé avec Maxime dimanche mais il faut croire que Morphée a été plus rapide et surtout bien plus puissant… J’affiche un sourire alors que mon trait se suspend sur la feuille. Je repose le crayon une seconde et ne quitte pas mon regard de son visage si juvénile en cet instant, si apaisé et tranquille. On a vécu combien d’année de galère ici ? Deux années complètes et tout pourrait recommencer dès demain, sans que nous nous y attendions. Et pourtant je me sens hors du temps en cette seconde, comme si tout cela n’avait jamais eu lieu. Comme si plus rien ne pourrait nous atteindre.

Je reprends le crayon et continue mes esquisses, reprenant certains détails, certaines ombres, jusqu’à terminer le dessin et de le regarder quelques instants. Satisfaite du résultat et de l’émotion transcrit, je m’essaierais peut-être à de la couleur plus tard… Mais en attendant…

Je range délicatement mes affaires dans la mallette et dépose mon carnet sur le sol. J’arrache une brindille d’herbe et chatouille le nez de Riley, retenant un fou rire. D’un geste du visage, elle secoue la tête avant de retrousser son nez et de replonger dans son sommeil. Ne pas rire Keza… Ne pas rire… J’enfonce la brindille dans sa narine et … Le réveil fut un choc alors qu’elle jette ma main d’un geste violent de la paume et j’éclate de rire sans retenue, tombant à la renverse sur l’herbe, main sur le ventre. S’ensuit une bataille de chatouilles où elle me bat à plate couture et me laisse essoufflée sur le sol, pleurant de rire. Je ne me suis pas sentie aussi légère depuis quelques temps déjà et j’en ressens un apaisement certain et surtout, complet.
Nous sortons du Patio puis allons jusqu’à ma salle commune où Riley doit passer le reste de sa journée/soirée avec Lukas et Charleen. Et c’est après un gros bisou sur la joue de ma Boulette que je monte dans mon dortoir pour y déposer mes affaires.

Je grimpe les escaliers, pousse la porte et dépose ma mallette sur le lit mais échappe mon carnet de dessin dont plusieurs feuilles s’échappent.

- Team Boulet, bonjour.

Je lâche un soupire et me baisse pour les ramasser et les rassembler. Je prends la dernière feuille entre mes doigts et y redécouvre un dessin de Maxime que j’ai fait il y a quelques jours déjà. Voir quelques semaines alors que je l’ai vu assise dans un couloir, cigarette entre les doigts, visage vers le ciel et yeux fermés. Un instant de tranquillité et de plénitude qu’elle s’accordait et que je n’ai pas perturbée. Je me suis sentie un peu comme un voyeur alors que j’étais en train d’esquisse les premiers traits mais … Je n’ai pas réfléchis plus longtemps.
Je m’assoie sur mon lit et continue d’en regarder les détails. Nous nous sommes recroiser de temps en temps depuis Dimanche et j’ai la sensation que tout lui semble normal, elle affiche toujours cet air désinvolte même lorsque nos regards se croisent. Comme si rien ne s’était produit.

Pourtant, lorsqu’il s’agit de Maxime, ce genre de geste ne me semble jamais anodin. William lui-même me l’a fait comprendre… Je garde le dessin entre mes mains et une étincelle se forme au creux du ventre. Est-ce que ça vaut vraiment le coup d’hésiter ? Non. Je range mes feuilles dans leur carton avant de les ranger dans une boite sous mon lit et me relève. Je file à la douche, enfile un débardeur, une chemise ouverte et mon jean avant de me glisser dans mes baskets et de filer dans les couloirs. Des flashs me reviennent en mémoire, son corps non loin du mien, ses lèvres sur les miennes, cette sensation électrisante au creux du ventre jusqu’à la moelle épinière provoquant une série de frisson incontrôlable. C’était doux, chaud, sucré. Je me dirige vers la salle commune des Serpentard mais des éclats de voix attirent mon attention. Je détourne les yeux et perçois Maxime et William tout au fond du Hall, un peu retranché dans un recoin et m’apprête à faire demi-tour.

Je me stoppe dans mon geste. Est-ce que tout cela me ressemble vraiment ? J’ai ce feu dans les veines qui commence doucement à se profiler et une détermination qui exulte en moi. Je sais que je peux être spontanée et impulsive parfois, je crois que c’est ce qu’il se passe alors que je franchis le pas, repensant au propre geste de Maxime. Je n’ai pas envie de réfléchir, je n’ai pas envie de me poser un milliard de question, je veux juste y aller. Il y a ce truc que je ne comprends pas, cette fibre, cette braise qui ne demande qu’à être attisée mais qui me donne l’impression d’avoir une muraille de barbelés autour d’elle.
Je me dirige d’un pas tranquille vers eux, me faufilant entre les élèves qui arpentent le Hall avec la désinvolture d’un Mercredi Après-midi de libre.

- Tiens ! Salut Keza, la forme ?

William m’accueille avec un grand sourire que je lui rends dans la foulée, toujours cette douceur qui orne mes traits. Les mêmes que ma mère.

- Salut Will, Maxime. Ouais, ça va merci. Et vous ?
- La pêche ! J’étais entrain de dire à Jefferson qu’il serait peut-être temps qu’elle se mette au boulot si elle n’a pas envie de se retrouver toujours en 9ème année alors qu’elle mettra son dentier dans un verre d’eau au coucher.

J’écarquille les yeux et éclate de rire alors qu’il se prend un coup de poing dans l’épaule. Je sais qu’elle n’est pas du genre très scolaire… un peu comme un certain Vargas.

- Rien n’est irrattrapable.
- Tiens tu vois ! Même elle, elle le dit ! T’façon j’vais m’occuper de toi et tu vas péter les scores.

Je ris avec légèreté avec Will. Maxime lui dit quelque chose mais je décroche un peu, perdu dans une brume indistincte. Un acouphène se forme, des bruits de fond se manifestent. C’est assez subit… Je perds le cap de la réalité et le sang bat à mes tempes. J’ai la sensation de sentir une odeur… semblable à celle du sang. Les bruits se fond plus précis mais étouffé. Des éclats de voix. Des … pleures ?

- Kezabel ?
- Hein ?
- Ca va ?

Je reviens à eux, cligne des paupières et capte les regards soucieux. Je suis déphasée, voir nauséeuse. Je ne sais pas ce qu’il se produit, si c’est l’urgence de rattraper cette situation que je n’ai pas compris, ni saisis, ou si c’est simplement un coup d’adrénaline mais je plante mon regard dans celui de Maxime, sans le lâcher un seul instant.

- Tu fais quoi ce soir ?

Pause, sourire légèrement tremblant mais je garde contenance, comme à mon habitude. L’odeur du sang a disparu, les bruits aussi. Seuls ceux des élèves derrière nous restent constants. Je ne sais pas ce qu’il s’est produit, comme si un début de malaise se manifestait mais j’ai le cœur qui bat trop vite et trop fort.
Je laisse flotter 2-3 secondes…

- Riley n’est pas « là » ce soir. Je me disais que ça serait pas mal de s’ennuyer à deux. Enfin quelque chose dans ce goût-là.

Je lui tends une perche de 60 mètres de long et à aucun moment je ne me sens fébrile, ni gênée. Je pense qu’à l’heure actuelle des choses, nous avons largement dépassés ce stade. Je patiente, toujours un léger sourire flottant sur mes lèvres, sans lâcher Maxime du regard.
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MessageSujet: Re: But it's so easy in this blue, Where everything is good - Maxime   Jeu 11 Juin 2015 - 10:52

Mercredi 28 Janvier – Milieu d’après-midi

« Non mais j’aime pas trop ça…
— Roh allez Maxime, juste deux heures par-ci par-là.
— Non mais laisse-moi tranquille, j’ai pas envie et…
— Tiens ! Salut Keza, la forme ? »

Je relève la tête sous ma capuche et le pose dans celui de Kezabel qui finit par échouer dans celui de William. Compliqué tout ça.

« Salut Will, Maxime. Ouais, ça va merci. Et vous ?
- La pêche ! J’étais entrain de dire à Jefferson qu’il serait peut-être temps qu’elle se mette au boulot si elle n’a pas envie de se retrouver toujours en 9ème année alors qu’elle mettra son dentier dans un verre d’eau au coucher. »

P’tain t’es chiant Jackson. Trouduc. Je lui balance un coup de poing dans l’épaule, et pas un truc à la Macy tu vois, histoire de lui faire comprendre qu’il me fait chier. Cette histoire m’emmerder, j’ai pas envie de bosser pour un truc qui me plait pas. J’ai pas envie d’apprendre à faire de la métamorphose ou j’sais pas quoi sérieux, ça va me servir à quoi ? Donnez moi une clé à molette et un morceau de fil, un pot d’échappement et une bière, bordel !

« Rien n’est irrattrapable.
- Tiens tu vois ! Même elle, elle le dit ! T’façon j’vais m’occuper de toi et tu vas péter les scores.
- J’ai pas envie que « tu t’occupes de moi », j’ai peur d’être traumatisée à vie. »

Il me lance un regard noir et mon sourire narquois s’étire dans les ténèbres de ma capuche. Kezabel semble disparaître dans ses pensées et je file un coup de coude à Wiwi pour qu’il s’en rende compte.

« Kezabel ?
- Hein ?
- Ca va ? »

Elle semble revenir à elle, Will me lance un regard et je hausse les épaules. Je sais pas moi j’suis pas devin. Elle semble vouloir attirer mon attention en me regardant alors je plante mes yeux dans les siens.

« Tu fais quoi ce soir ?
— Bah j’sais pas… je me tourne vers Will. On est censés faire quoi ce soir ? Pourquoi ? »

Il me lance un de ses regards chelous et mes sourcils se froncent. Bah quoi. Je me recentre sur Kezabel.

« Riley n’est pas « là » ce soir. Je me disais que ça serait pas mal de s’ennuyer à deux. Enfin quelque chose dans ce goût-là.
— Hein ? »

Mes yeux s’arrondissent sous la capuche. Mais c’est bizarre comme idée. Je traine pas trop avec Hasting (et j’évite un peu pour ne pas recommencer mes conneries, voyez-vous) mais j’ai l’habitude qu’elle soit plus… rusée et futée disons. J’trouve ça bizarre. Je secoue la tête d’un air d’incompréhension.

« C’est bizarre comme idée, j’imagine qu’à deux on s’ennuie plus. »

Grand silence. Je hausse les sourcils. William me regarde, interdit.

« Désolée Hasting mais Macy va grogner si on la fait encore attendre et c’est relou de l’entendre geindre alors… a plus tard ? »

Je laisse un très léger sourire teinter le coin de mes lèvres puis dépasse Kezabel avec William qui prend un petit temps de retard. Je fais quelques pas, sort une cigarette, l’allume, et William finit par me rejoindre. Il arbore un air chelou. J’allais pour avancer mais il me retient par l’avant-bras. Je fronce les sourcils.

« Attends attends… regarde j’crois que j’ai un truc dans ma main… »

Intriguée je baisse la tête (il est plus petit que moi HA HA) et pose mes yeux dans le creux de sa paume ouverte. Le coup ne se fait pas attendre, sa main s’écrase sur mon front, seul endroit pas couvert par ma capuche et je grogne.

« Mais t’es con Will !
— Mais c’est toi t’es encore plus con que j’le croyais ! »

S’ensuit un discours d’un quart d’heure sur mon incroyable connerie et moi je ne comprends toujours pas alors que nous rejoignons les Serpentards pour récupérer Macy. Lorsque vient enfin, le fin mot de l’histoire, j’ouvre de grands yeux. Une perche ? pour ? Sortir ? Aller la voir ? Merde.
Je repense à ce que j’ai sortis et un voile d’exaspération glisse sur mon visage. Ah. Merde. Je reste pensive toute l’après-midi par rapport à ce petit incident tandis que William ne se lasse pas de raconter encore et encore à Macy mon incroyable talent de détective et ma perspicacité.
Désolée Kezabel, je suis juste bête.

— FIN —
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