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 C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'

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MessageSujet: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Lun 11 Mai 2015 - 14:33

► C'était un jour sans, sans en avoir l'air. ◄
Zac’& Will

Mardi 27 Janvier – Aux aurores

J’émerge lentement, en douceur, lové dans une torpeur chaude et agréable. Je suis encore les yeux fermés mais ma conscience, elle, s’éveille. Je me sens allongé sur le ventre, un bras par-dessus un corps chaud et nu je crois. Mon cerveau percute aussitôt et un léger sourire étire mes lèvres. Je sais  qui se trouve à côté de moi mais surtout, dans quel lit j’ai passé la nuit. Son parfum emplit encore mes narines et les souvenirs de cette nuit affluent au fur et à mesure que mon cerveau émerge. Je ne sais pas quelle heure il est mais je m’en contre-fou, je sais déjà que je ne réussirais plus à dormir. Je finis par ouvrir un œil, puis le deuxième. Le soleil n’est pas encore levé mais le temps que mon regard s’habitue à la peine ombre, je perçois la chevelure blonde de Drew à quelques centimètres de moi.

Je reste un instant à l’observer alors qu’il dort comme une souche, puis retire mon bras de son dos avant de m’adosser à sa tête de lit. Le dortoir est calme, on doit être encore à une bonne demi-heure du réveil. Je m’étire de tout mon long avant de lâcher un soupire d’aise. Passer des soirées comme celles-là avec Drew est toujours curieusement agréable. Que ça se termine au lit ou non, j’aime bien sa présence. Il est plutôt amusant et attendrissant avec cette naïveté qui agace Maxime mais qui m’attendrit moi. Disons qu’il est rapidement devenu un Sex-friend. Régulier. Très régulier me semble-t-il. Il n’y aucune prise de tête sur ça, tout se fait d’un naturel assez déconcertant et j’crois que ça convient à chacun. Je me penche vers son oreille délicatement, parce que je sais qu’il n’aime pas tellement que j’me tire comme une prostituée au levée du jour et lui murmure.

- Eh j’y vais. T’ennuie pas trop sans moi.

J’effleure sa tempe d’un léger baiser furtif alors que je perçois un semblant de sourire sur son visage tout endormi. Il est foutrement mignon comme ça. Je me tire des draps et commence à chercher un peu partout mes fringues… Ouais, on prend pas le temps de ranger pendant qu’on s’envoie en l’air, désolé. Je récupère mon tee-shirt que j’enfile, mon caleçon et saute d’un pied sur l’autre pour me glisser dans mon jean pour ensuite en attacher le bouton. Chaussettes, vieilles baskets, mon pull entre mes doigts et j’accorde un dernier regard sur le corps endormi de Drew pour m’éclipser du dortoir des moldus. J’aime lorsque tout est simple comme avec lui, chacun vit sa vie tranquillement et sans pression. Et puis on peut clairement rien lui refuser avec sa gueule angélique.

Je descends les escaliers et me dirige vers la salle commune des verts où j’attends Macy, clope aux lèvres. Elle ne tarde pas à venir, peut-être que je n’me suis pas levé si tôt finalement.

- Maxime nous rejoint, elle a du mal à se réveiller.
- Comme d’hab’ ;

Elle glisse son bras sous le mien et glisse sa tête aux cheveux blonds/roses sur mon épaule alors que l’on se dirige vers la grande salle pour le petit dej’. Maxime nous y rejoint une demi-heure après, la gueule enfarinée, les cheveux en vrac qu’elle ramène d’un geste de la main.

- Hep !

Elle s’installe en effectuant un geste lourd pour nous saluer, complètement dans le gaz. Jusqu’à ce qu’elle se fige, fronce les sourcils et l’arête du nez…

- Putain Will ! Tu pues !

J’hausse les sourcils, surprit. Je tire mon tee-shirt et le sens…

- Hein ? J’pue quoi ?
- A vue de nez ? Je dirais Parker…

Je comprends mieux son petit sourire en coin et je plisse les yeux. Son truc du flair là, ça va commencer à devenir un vrai problème ! Quoi qu’efficace dans certaines circonstances. J’affiche un large sourire en enfournant une bouchée d’omelette.

- Ah ouais ? Tu devrais sentir autre chose alors…
- Ah ouais et quoi Einstein.
- T’as pas envie d’le savoir.

Moment de silence où elle me jauge et où je la regarde tout sourire…

- Ew… t’as raison, espèce de chaudasse.

Il va de soit que j'raconte des conneries mais j'aime l'emmerder avec ça.

Macy lève les yeux au soleil et glisse sa main dans ma poche. J’ai la sensation qu’elle se sent un peu patraque aujourd’hui et ça me fait bizarre de la savoir silencieuse, pourtant elle garde toujours ce sourire béat sur les lèvres. Je me colle un peu plus à elle, parce qu’il peut y avoir un million de conquête dans mon existence, la seule femme de ma vie ce sera elle. Maxime, c’est pas pareil, elle c’est mon frère.
Mateo se ramène juste après, la gueule aussi enfarinée que Maxime pour venir s’assoir a  côté d’elle, piochant aussitôt dans les muffins.

- Vous parlez d’quoi ?
- Toi non plus t’as pas envie d’savoir.

Il me regarde et n’insiste pas… Il apprend vite.

La journée a été comme toutes les autres. Banales. Et c’est quand j’suis passé chez les Gryffondors pour demander un truc à Mateo que j’me suis laisser embarquer dans un merdier sans nom : Une soirée alcoolisée. Non sans déconner, le mec m’a proposé ça tellement gentiment que j’ai pas osé dire non ! Alors je suis là, un verre à la main, entrain de tituber méchamment. Parce qu’il doit pas être loin de 23h et que ça doit bien faire trois bonnes heures que j’suis là, à boire, à rire avec des gars à qui j’ai jamais parlé jusqu’ici. J’pense que Maxime va m’en vouloir de pas l’avoir prévenu de cette soirée mais c’est pas ma faute, j’ai pas eu le temps de le faire. J’me suis fait rattraper par une bouteille de vodka, j’y suis absolument pour rien !
Sauf qu’il faut que j’pense à rentrer chez moi pour décuver… Enfin rentrer chez moi, dans mon lit quoi. Peut-être que j’pourrais construire une cabane sous les draps avec Macy. Elle, elle voudra bien, comme lorsqu’on était gosse tiens. Avec nos lampes et tout le tralala.
N’empêche que ça tourne pas mal, que j’ai la vue brouillé et que j’ai des hallu’. J’ai cru voir chien à trois tête me servir un dernier verre… Non ça c’est le joint. Et si j’commence à voir ce genre de chose, c’est que c’est peut-être pas normal. Faudrait pas que j’fasse un bad trip, c’est pas tellement mon genre mais j’suis à l’abri de rien.

Je titube vers la sortie, sourire aux lèvres, entrain de rire tout seul comme un grand couillon. La porte s’ouvre et je trébuche contre la marche avant de me rattraper par je ne sais quel miracle et de me maintenir debout, en équilibre sur mes deux pieds, comme si j’étais sur mon skate.

- Youhouuuu j’fais du suuuurf sur les pavés !

J’éclate de rire et prends la direction de ma tour du sommeil. Je fais quelques pas, j’ai dû faire 20 mètres à peine alors que je lève les yeux et que mon cœur explose littéralement. Je sens mon sourire s’effacer, mon corps cesser de bouger alors que mes yeux, eux, ne décrochent pas de son visage. Il est là. Devant moi. Aussi beau que dans mes souvenirs quoi que son sourire me semble différent. Mais son regard… son putain de regard qui m’enflammait les sens est là, lui. Présent. Droit sur moi. Ce regard que j’ai croisé ce premier jour, celui qui m’a fait sentir différent, important. Puissant. Et je suis là, face à … Jude. Je suis sûr que c’est lui. Ou peut-être pas. Je ne sais plus. Il est mort. Je l’ai vu sous mes yeux, mourir à coup de pieds en pleine tête, sur ce trottoir. J’ai vu son corps à la morgue. Je l’ai vu au funérarium, dans son cercueil. J’ai vu cette boite contenant l’homme que j’aime, descendre dans ce trou qui allait l’avaler pour une éternité qui allait m’engloutir moi aussi.

Et il est là… Je suis saoul. Et je me demande si je n’ai pas des hallu’. Si c’est le cas alors tant mieux. Parce que ça ressemble à un « C’est le plus beau jours de ma vie ». Ce grand corps me dépasse sans que je ne bouge, mon cœur loupe un battement. Le parfum est différent et ma gorge se serre. Je suis sûr que c’est lui. Je me retourne, titube, me redresse. J’ai chaud et froid à la fois. J’suis en plein délire et j’aurai voulu que cet échange de regard dur jusqu’à la fin.

- Eh. Atte… ATTENDS !

J’avance, de plus en plus rapidement jusqu’à ce qu’il se retourne. Les images sont floues mais je ne cherche pas. Je l’attrape par le col et le plaque au mur avec passion. Il est là sous mes doigts et mes lèvres se scellent aux siennes, chaudes, douces. Merde. T’es vraiment là ? Rien à foutre si j’embrasse le mur, si j’embrasse une des armures, parce que j’vais finir par chialer si j’me rends compte que t’es en vie et après je te cognerais pour m’avoir fait cette putain de blague.

Il m'avait manqué. Je m'en rends compte aujourd'hui plus que jamais à quel point. Je le savais, mais jamais suffisamment.

En attendant, mon corps est plaqué au sien, mes mains glissants sur ses épaules, cette même carrure que j’ai tant de fois effleurée et mes lèvres qui ne veulent plus quitter les siennes. J’veux m’y crucifier. J’veux m’y figer. Je veux m’y engouffrer.

Je veux y mourir.
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Mer 13 Mai 2015 - 10:06

18h. Zachary venait de terminer son dernier cours de la journée et il n’en était pas fâché. Certes, comme toujours le jeune homme avait fait de son mieux pour suivre les enseignements avec applications et pour rester concentrée. Certes comme toujours, il était en soit intéressé par les cours et avait envie d’apprendre mais encore une fois, ce n’était pas toujours aussi simple que ça. Le rouge avait beau avoir une sacrée détermination et une sacrée envie d’en découdre, il arrivait que son cerveau déconnecte, comme s’il n’avait plus aucune commande sur lui. Et dans ces moments là, il se retrouvait tiraillé comme un imbécile à ne pas savoir s’il devait abandonner ou continuer cette lutte sans fin contre lui-même. Ce jour-là il avait décidé de batailler. Peut être parce que le matin même il avait reçu une lettre de ses grands-parents et que cela l’avait motivé. Il avait tout de suite reconnu la chouette quand elle était arrivée et immédiatement, un sourire c’était dessiné sur son visage. Ça lui faisait toujours plaisir de recevoir du courrier d’Umkhulu et d’Ugogo. De ses grands parents maternels aussi d’ailleurs mais il était indéniablement moins proche d’eux dans la mesure où ils ne vivaient pas dans la même maison depuis toujours. Ainsi donc, le jeune homme s’était senti peut être poussé des ailes par les mots de sa famille. Pourtant, ils n’avaient rien d’extraordinaires, ils se contentaient de lui raconter la vie à la maison, de lui demander comment il allait, s’il s’en sortait à l’Université et s’il prenait bien soin de Layla surtout après les récents événements. Bien sûr ils avaient dû entendre parler de la chute de Salem et dans chacune de leurs lettres, Zach sentait bien qu’ils comptaient sur lui. Pour être l’homme de la famille, le guerrier qui prend soin des siens. Le rouge avait accepté cette mission depuis un moment déjà. Il savait qu’Umkhulu n’était plus en mesure de tenir ce rôle et si son père était encore l’homme fort de la famille, il savait qu’il pouvait apprendre de lui. Oui cette vision avait quelque chose de très patriarcale et de très conservatrice. Zachary en avait bien conscience, surtout que Layla ne cessait de lui rappeler en lui faisant comprendre qu’il n’était pas plus  même de veiller sur elle parce qu’il était un homme mais peut être juste parce qu’il était l’aîné. Et en soit le rouge était tout à fait d’accord avec elle. Mais il comprenait aussi ce que voulaient dire ses grands-parents. Alors il acceptait la mission, sans en chercher les fondements, sans chercher à la creuser. Il acceptait tout simplement et cela l’aidait à avancer.

Après les cours donc, Zachary avait décidé de se rendre immédiatement dans sa salle commune, auprès du feu, pour répondre à sa famille. Il ne perdait jamais de temps pour le faire et s’assurer que sa sœur fasse de même. Mais là-dessus il n’avait pas besoin d’insister. Layla aussi tenait énormément à ses grands parents et était hanté, plus que lui d’ailleurs, par l’idée qu’ils pouvaient partir à tout moment. Alors lorsqu’il l’avait croisé au déjeuner pour lui demander si elle avait elle aussi reçu un courrier, elle lui avait répondu avec un large sourire qu’elle répondrait avant ce soir et qu’elle serait peut être même plus rapide que lui. Rassuré et amusé, le jeune homme l’avait donc laissé tranquille à ce sujet.


~ Cher Umkhulu, chère Ugogo,

J’étais très heureux de recevoir votre lettre, comme toujours. Merci d’avoir accepté d’en écrire un bout en Afrikaans, ça m’a fait un bon entraînement. En parlant de ça, il serait temps qu’on organise le prochain voyage en Afrique du Sud. Si vous voulez, je veux bien m’en charger ! J’ai beaucoup de travail à l’Université mais d’ici l’été je pense pouvoir m’occuper de ça.
J’anticipe déjà vos questions, ne vous inquiétez pas, je me laisse pas dépasser par les cours. Je m’en sors bien jusque là, je rends tout en temps et en heure et je pense pouvoir avoir de bons résultats en fin d’année. Je ne vais pas mentir, je profite aussi de la vie étudiante mais comme dirait papa, j’ai la chance de pouvoir encore m’amuser à mon âge alors je dois en profiter !

Au fait Ugogo, ton écharpe est parfaite, je la mets souvent, encore merci !

Prenez bien soin de vous, dites à papa et maman que je leur écrirai bientôt.

Jou grand-seun wat lief vir jou.*
*Votre petit fils qui vous aime

Zachary ~


Zach posa sa plume et leva la tête. La nuit était tombée, l’hiver était impitoyable pour ça. Un sentiment de nostalgie l’envahissait. Cela lui procurait toujours une sensation étrange de penser à sa famille, de penser à ses attaches. Il avait toujours l’impression d’être un étranger, ou qu’il soit. En Afrique du Sud il avait parfois l’impression d’être trop britannique pour être complètement chez lui et ici il se sentait parfois trop appelé par sa terre africaine. Comme s’il se devait d’être toujours tiraillé entre deux pays, deux univers qui le définissaient indéniablement. Soupir. Cela ne servait à rien de penser comme ça ! Le jeune homme était donc allé poster sa lettre immédiatement, à la volière et à son retour, il n’avait pu que constater que la commune de sa maison était encore propice à une petite beuverie, il n’eut pas besoin de plus pour afficher un immense sourire. C’était parfait pour finir la journée même si le lendemain il avait une sacrée journée de cours qui l’attendait.

~Tonight I'm gonna have myself a real good time
I feel alive and the world it's turning inside out Yeah!
I'm floating around in ecstasy
So don't stop me now don't stop me
'Cause I'm having a good time having a good time~


Zachary s’était rapidement pris au jeu et avait fini par boire comme à son habitude de manière généreuse et faire le con. Ses camarades avaient l’habitude de le voir agir ainsi et ils ne semblaient pas plus surpris que ça. Ils s’en amusaient même. Surtout qu’à un moment, le jeune homme leur avait quand même accordé une petite danse. Magnifique déhanché. A ce moment là, il n’avait pas pu s’empêcher d’adresser un clin d’œil à Mateo qui trainait dans le coin, comme lui signifier qu’il ne pouvait rien contre son sex appeal naturel. Ahem. Bref. Après cette magnifique démonstration, le jeune homme s’était retrouvé à se promener dans les couloirs en charmante compagnie. Une demoiselle nommé Alyssia, de Serdaigle. Elle était en 11ème année, tout allait bien ! Ils n’avaient d’ailleurs rien fait de particulier, se contentant de discuter, de s’embrasser, un truc basique quoi. Zach, même éméché, avait bien fait comprendre à la jeune femme qu’il n’était pas du genre à se lancer dans une romance mais cela ne semblait pas la traumatiser. Et il avait fini par la raccompagner dans sa tour, alors qu’ils se disaient qu’ils pourraient repasser des soirées à s’amuser tout le deux. Il venait peut être de faire une bonne pioche !

Le rouge se dirigeait donc vers sa salle commune, retour à la case départ. Il allait peut être songer à aller se coucher d’ailleurs parce qu’il était déjà bien allumé et que s’il continuait sur cette voie, la journée de demain serait sans doute une épreuve. Zachary était donc déjà en train de s’imaginer dans son lit lorsqu’une voix l’arrêta. Le jeune homme se retourna alors qu’un mec venait de le héler. C’était bizarre d’ailleurs mais bref. Le rouge s’était donc retourné pour voir ce qu’il voulait, s’il avait besoin de quelque chose. Sauf que ce qu’il se passa, il n’aurait en aucun cas pu le prévoir. Avant même qu’il ait eu le temps de réagir Zachary se retrouva plaqué contre le mur, et les lèvres du type vinrent se poser sur les siennes. Zach ouvrit alors de grands yeux, incapable de réagir, complètement interdit. C’était quoi ce délire ? Il était bourré certes mais pas au point de délirer. Donc c’était vraiment en train de se passer. Vraiment ! Mais pourquoi ? Le rouge mit un temps fou avant de réagir. C’était comme si la surprise avait bloqué tous ses muscles. Puis enfin il parvint à reprendre le dessus. Il repoussa alors le jeune homme, un peu plus sèchement qu’il n’aurait voulu d’ailleurs.


« Mais qu’est-ce qui te prend ?? »


Zachary n’avait pas envie de lui hurler dessus. Mais la surprise était si forte que sa voix avait pris une inflexion assez étrange. Ce type, il ne le connaissait pas. Enfin, il l’avait aperçu à côté de Mateo une ou deux fois mais ça s’arrêtait là. Alors pourquoi venait-il littéralement de se jeter sur lui ? Si ça avait été une fille, le rouge n’aurait sans doute pas eu la même réaction il le savait mais là… Là ça le mettait mal à l’aise, ça le perturbait, il ne pouvait pas le nier.

« Je sais pas qui tu es, et… Désolé si je t’ai un peu bousculé mais on n’embrasse pas les gens qu’on connait pas comme ça, en les plaquant contre un mur, sans prévenir, c’est un peu violent quand même… »

Zachary essayait de rester calme. Ce type était peut être juste trop bourré, il sentait l’alcool d’ailleurs. Il n’en savait rien. Et il ne voulait pas passer pour un sale connard et se laisser dépasser par cette sensation étrange qui l’envahissait. Il venait littéralement de se faire plaquer contre un mur par un mec, sérieusement ! Un frisson étrange venait de l’envahir. Bordel, il était vraiment temps qu’il aille se coucher…
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Jeu 21 Mai 2015 - 8:36

Et ça dure. Des secondes entières, peut-être des minutes, je ne sais pas trop. Tout ce qui m'importe c'est cette chaleur au creux du ventre mais aussi, celle de ce corps que je tiens contre moi, plaquer à mon torse, alors que mes mains glissent cette fois sur ses bras fins mais légèrement musclés. Jude. Celui que j'aime. J'ai aimé ? Non, que j'aime encore aujourd'hui. Celui qui est censé être mort et enterré, serait-il vraiment là sous mes doigts ? J'ai bu. Beaucoup bu. Fumé un joint. Peut-être deux, ou plus. J'suis complètement désaxé, déphasé et je me plais à croire que finalement, j'étais peut-être au plein cœur un cauchemar depuis sa mort et que j'ai rêvé cette dernière, que je vais bientôt me réveiller en sursautant, en sueur, à ses côtés. Ouais, ça doit être ça. Le retrouver dans mes songes comme en cette seconde signe la fin de mon cauchemar. Je vais me réveiller et le retrouver. Je lui ferais l'amour toute la journée, toute la nuit, le gardant au creux de mes bras et ne le lâcherais plus jamais, comme si ma vie en dépendrait.

Et le réveil est là, il survient, brutalement. Je sens mon corps se faire expulser en arrière par deux bras puissants et je titube, manquant de me casser la gueule sur le pavé. J'ai le souffle court, je me sens épris et palpitant, tremblant. Vivant. Ma vue se trouble et je fronce les sourcils. Je cligne des yeux, les frottent du bord de mes paumes et... Les traits se dissipent. La couleur sa peau s'assombrit légèrement, ses cheveux disparaissant pour quelque chose de plus court. Plus... brun. Non. Reviens. Putain, reviens.

« Mais qu’est-ce qui te prend ?? »

La voix tranche avec celle que je lui connais. Elle n'a rien à voir, ni dans son ton, ni dans sa manière de me claquer ça à la gueule. Et à la seconde où je me rend compte de mon erreur, celle qui me glace les sangs et qui me donne la sensation d'avaler une boule de neige, je décuve aussi sec. Peut-être pas totalement, c'est même carrément impossible. Mais il est clair que ma conscience revient au galop pour reprendre les reines du corps qui, jusqu'ici semblait s'embraser dans la soif et la faim de l'autre. Ce n'est plus mon mon Jude que j'ai face à moi... Ce n'est plus lui. Ça n'est pas lui... ça ne l'a jamais été.

Je suis incapable de prononcer la moindre parole, ma gorge me donnant l'impression d'être faite en papier de verre alors que d'une main tremblante, je glisse mes doigts dans mes cheveux, les empoignant avec force. Il était là, sous mes doigts. C'est comme si tout cela avait été réel... comme s'il était là. Sa chaleur, sa présence. Bordel de merde. Pourquoi je n'peux pas mourir crucifié à ce souvenir ou cette sensation ? Parce que t'es dans la réalité vieux et que même si t'es une grosse tête et que t'es un sorcier, personne ne peut ramener les morts à la vie. Et surtout pas toi. Sinon, ça ferait longtemps que Spencer serait avec Macy et Dean avec Maxime. On a tous les trois perdus notre part de nous même. Et j'en prends conscience que maintenant.

Wake up, Jackson. Tu glisses dangereusement et douloureusement vers le Bad trip.

Mon regard se porte sur … ce type. Que j'connais même pas. Faux. Je le scrute, ça me reviens. J'crois que c'est un pote de cette biatch argentine, Vargas.

« Je sais pas qui tu es, et… Désolé si je t’ai un peu bousculé mais on n’embrasse pas les gens qu’on connait pas comme ça, en les plaquant contre un mur, sans prévenir, c’est un peu violent quand même… »

Reprends toi, tu vas quand même pas chialer devant un type que tu connais pas ? Non, alors reprends ta paire et redresses-toi, tu auras tout le temps de pleurer dans ton pieu ou auprès de Macy si elle me trouve dans cet état. Je secoue la tête en me pinçant l'arête du nez, esquissant un sourire, lâchant un rire sec... puis amusé. Ma main glisse sur mon visage et je le fixe de nouveau. Bon, j'ai pas été embrasser le mec le plus dégueulasse de l'école, c'est clair et net. Ma paume se loge dans mon cou puis ma nuque, sans me détacher du regard sur lui, toujours un sourire aux lèvres. Voilà, garde ce cap. C'est très bien comme ça. Et surtout, ne prête pas attention à ce vide qui se loge dans ton estomac.

- Pour un type qui pense que c'est violent et que ça s’fait pas, t'étais quand même super long à la détente pour me repousser.

J'affiche clairement un sourire provocateur et taquin. J'suis bourré mais encore maître de ce que je dis. Ou pas, en fait. Je m'en fou, j'veux juste plus penser à cette bestiole qui me griffe de l'intérieur, me rappelant que quelques secondes avant, j'ai cru à la survie de Jude. Ma gorge en est encore serrée de larmes que je ne cracherais pour rien au monde et si mes yeux brillent, c’est à cause de l’alcool rien de plus.
Je glisse les mais dans mes poches et m’approchent d’un pas sans pour autant empiéter sur son espace vitale. Ca va, j’vais rien lui faire j’suis pas un barge même si ce type est complètement canon. Comment ça s’fait que je t’ai pas vu avant ? Will, t’as pas honte de te dire ça alors qu’un instant tu pensais que c’était Jude ? Ta gueule. J’ai dit que j’voulais pas y penser.

- Je trouve qu’au contraire, embrasser des gens qu’on n’connait pas dans un couloir avec autant d’ardeur, c’est plutôt excitant, tu n’trouves pas ? Tu sais, l’instant où tu sens cette fibre de surprise, puis de désir. Tout un art.

J’accentue mes paroles avec un geste de la main léger et précis, sans le lâcher du regard, plus qu’amusé de la situation. Je suis en train de jouer un double jeu et moi seul le sait. Jamais ce type ne se doutera que je l’ai pris pour mon feu petit-ami et j’lui dirais pas de toute façon. L’alcool reprend possession de mon corps et de mon esprit un peu embrumé mais j’suis pas pour autant prêt à me rouler par terre. Je n’en suis pas à ce point. Je lui fais face, lui faisant clairement du rentre-dedans mais en finesse, pas de manière grossière. A la Jackson. J’suis pas un mec super canon à part une paire d’yeux bleus limpides, j’ai rien à voir avec les types comme Drew ou comme celui qui est face à moi, mais je sais y faire et parfois, c’est suffisant.

- Et ne pas savoir qui je suis rajoute du piment ! Je serais l’illustre inconnu qui t’a embrassé passionnément dans un couloir, faisant exploser ton quotidien en ajoutant une petite touche d’imprévu.

Deuxième pas, mais toujours à une distance respectueuse, non envahissante. Sourire aux lèvres, je reste naturel. Bourré, mais naturel. Et je ne mentionnerais pas le fait que si je l’ai embrassé si furieusement et si ardemment, c’était parce que j’avais l’ultime espoir que la personne sous mes doigts était celle que j’ai perdu, quelques années plus tôt.
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Jeu 21 Mai 2015 - 21:57

Zachary n’avait pas pu de s’empêcher de chercher du regard la trace d’une présence humaine autour d’eux. Juste pour être sûr. Mais sûr de quoi ? Qu’il n’y ait pas quelqu’un pour l’aider à se tirer de ce mauvais pas si jamais l’inconnu insistait ? Ou sûr que personne ne l’ait vu en train d’embrasser un mec ? La vraie question était là. Le rouge aurait tendance de répondre la première option. Bien sûr elle était bien plus simple à endosser, bien plus facile à porter pour un mec intègre comme lui. Mais la vérité était-elle si simple ? Il n’avait jamais eu d’attirance pour les hommes et ne s’était jamais posé la question. Comme si pour lui c’était une évidence. En même temps ce n’était pas faux. Autant en Angleterre la question de l’homosexualité n’était pas tabou autant en Afrique du Sud il ne pouvait pas en dire autant. Surtout dans les petits villages. Alors oui, s’il n’avait aucun problème avec ça, si pour lui le mariage, l’adoption et tout le reste étaient des évidences, il était tout de suite plus mal à l’aise quand cela touchait sa propre personne. Alors oui, il avait cherché du regard. Peut être pour se disculper. Pour que personne ne pense qu’il avait pu vouloir cet échange. Merde à y penser comme ça, ça craignait franchement ! L’alcool n’aidait pas le métis dans son cheminement intérieur, bien au contraire. Elle provoquait en lui une avalanche de questions, une avalanche de réflexions qu’il aurait bien évité. Ca tournait à toute allure. Il ne voulait pas penser à ça, il ne voulait pas se poser de cas de conscience. Pourquoi avait-il fallut que ça tombe sur lui, bordel ?

Le rouge fut rattrapé par la réalité, par un rire. Un rire vraiment ? Bon en soit, le type en face avait l’air alcoolisé alors le fait qu’il rigole en soit ne devait pas être si surprenant que ça. Et pourtant. Pourtant son rire n’était pas celui de quelqu’un qui a perdu toute lucidité et qui se met à rire sans raison. Non, le son qui provenait de sa gorge était maîtrisé ou du moins assumé complètement. Zachary dévisagea alors son interlocuteur avec de grands yeux pendant que celui-ci semblait s’adonner à une gestuelle qui ressemblait un peu à un tic. Sa prise de parole n’aida pas Zach à retrouver un visage normal. Vraiment ? Il venait vraiment de lui dire ça ? Alors là il ne comprenait pas. Il ne s’excusait pas, ne se justifiait pas. Non il retournait le problème en sous-entendant qu’en fait ce contact plaisait bien au rouge et que du coup, il avait eu bien du mal à le repousser.

« Disons que je suis pas trop habitué à ce genre de situations alors mes réflexes ne sont pas très aiguisés… »

Ce qui était en soit complètement vrai. Ce n’était pas tous les jours que quelqu’un venait l’embrasser comme ça. Peut être parce que celles qui pourraient en avoir envie, il les draguait avant qu’elles n’en arrivent là. Enfin bref. Toujours était-il que ce type était vraiment étrange et avait fâcheuse tendance à le déstabiliser. D’ailleurs, Zachary faillit effectuer un mouvement de recul lorsqu’il s’approcha de lui mais il parvint à se retenir et à rester bien ancré sur ses deux jambes. Son regard traduisait bien son trouble. Il ne pouvait pas dire qu’il était en colère contre le mec en face de lui. Mais son comportement ne l’aidait pas à prendre la situation avec détente. Il avait un talent pour le mettre mal à l’aise apparemment. Et il n’avait encore rien vue… Parce que la suite était encore pire.

« Pardon ? »

C’était sorti tout seul. Zachary n’avait même pas eu le temps d’analyser clairement les mots qui venaient de sortir de la bouche de son camarade mais la réaction avait été vive, directe. Le métis affichait un air interdit, complètement paumé. Il était en train de le draguer ou il rêvait ? Non parce que ça y ressemblait quand même beaucoup. Au demeurant, ça restait tout de même assez étrange comme technique : embrasser quelqu’un par surprise et ensuite le persuader que c’était la chose la plus sexy au monde… Non vraiment dans l’esprit de Zachary il y avait un truc qui clochait. Ce n’était pas logique. Il devait halluciner ce n’était pas possible. Le rouge eut la confirmation qu’il ne rêvait pas lorsqu’il bougea légèrement son pied et que celui-ci heurta le mur alors que l’autre enfonçait le clou et s’approchait encore. Faire exploser son quotidien ? Nan mais vraiment ? Il s’en serait bien passé. Son quotidien était loin d’être monotone, Zachary savait très bien le rendre excitant et intéressant, il n’avait pas besoin que ce type vienne cherche à le secouer. Il souriait en plus le salaud ! Non mais soit il se moquait de lui, soit il le draguait mais dans tous les cas, le rouge n’avait pas envie que ça s’éternise. Non vraiment, il avait du mal à s’amuser de la situation. Pourtant c’était un dragueur aguerri, il avait l’habitude des scènes ambigües, pleines de tension… Mais là c’était différent. Ce n’était pas excitant. C’était bizarre. Et super déstabilisant.

« Écoute… Je sais pas à quoi tu joues mais en fait ça m’intéresse pas. Donc si ça t’éclate d’embrasser des mecs au hasard, tant mieux mais avec moi ça marche pas. Désolé. »

Zachary n’était pas méchant dans ses propos. Encore une fois il n’avait pas de ressentiment envers ce jeune homme et ne voulait pas se montrer désobligeant ou violent. Mais sa voix trahissait clairement son trouble. Il ne se sentait clairement pas à sa place et ne savait pas où se mettre. Surtout qu’il restait convaincu que quelque chose clochait dans cette histoire. Il n’arrivait pas à avaler qu’il était venu l’embrasser comme ça juste pour mener son petit jeu. Il avait bien vu, malgré son trouble, un changement dans son regard et dans son attitude. Il était incapable de dire à quoi s’était dû, parce qu’il ne connaissait pas ce type. Mais il ne voyait pas que quelque chose s’était passé autre qu’une envie folle de venir dragouiller. Il avait envie de savoir, vraiment et en même temps, l’idée de devoir rester coincé ici, en compagnie de ce type, coincé contre son humeur ne l’enchantait pas vraiment. Zach se racla alors la gorge et se redressa comme pour faire signe qu’il allait partir et qu’il fallait donc que le jeune homme le laisse passer. Il n’allait pas non plus le bousculer parce que là il passerait pour un fou ou un idiot, à voir.


« Je crois que tu as un peu bu et que tu ferais mieux de rejoindre ton dortoir. »


Conseil de grand. Au début, Zachary avait faillit proposer au jeune homme de le raccompagner s’il se sentait un peu trop éméché mais il s’était ravisé au dernier moment se disant que ce n’était pas une bonne idée. Non vraiment pas. Une proposition comme ça avait de fortes chances d’être mal interprétée. Se contenter de la simplicité et se sortir de là au plus vite. C’était sa seule ambition.
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Lun 1 Juin 2015 - 14:01

C’est dingue ce que l’alcool peut faire faire et faire dire comme conneries. Et surtout, les hallucinations que ça peut donner. Je le détail sans détour, mon taux d’ébriété aidant, et entame un comparatif avec Jude. Même taille, même carrure, même profondeur du regard et surtout, même couleur d’iris. La seule grosse différence réside dans la forme du visage et de la coupe de cheveux… Sinon, tout le reste semble propice à être une ressemblance qui me frappe un peu trop. Sûrement parce que je connais…sais Jude par cœur, dans les moindres détails. Chacune de ses courbes étaient un terrain connu pour mes mains et j’aurai su dire les yeux fermés à quoi il ressemblait. Mais la majeure différence qui réside entre lui et le mec en face de moi c’est que Zachary est vivant. Jude, non.

Et pour ne pas me laisser happer par cette douleur qui me bouffe de l’intérieur et qui gratte le creux de ma cage thoracique comme une sale bestiole dont nous n’arrivons pas à nous débarrasser, c’est de renverser la situation. De m’en amuser et d’en prendre le contrôle. J’préfère crever plutôt que de chialer devant lui d’avoir cru voir Jude ou de me confondre en excuse de l’avoir confondu avec quelqu’un d’autre. Non. J’préfère faire comme en cet instant. Sourire, le détailler et surtout m’amuser de son trouble qui est plus que clairvoyant. Un mois que j’suis ici et j’connais déjà ta réputation de petit Serial-Lover grâce à Mateo. Alors permet moi de m’amuser de ton trouble toi qui a l’air toujours si confiant avec les nanas. Je me passe une main dans les cheveux, toujours un sourire à la con sur les lèvres alors que j’me sens fébrile de l’intérieur. Mon but étant de l’oublier, ce creux dans la poitrine. Et Zachary est l’heureux élu de la soirée.

« Écoute… Je sais pas à quoi tu joues mais en fait ça m’intéresse pas. Donc si ça t’éclate d’embrasser des mecs au hasard, tant mieux mais avec moi ça marche pas. Désolé. »

Il se redresse et je le regarde toujours sans décrocher une seule fois, un sourire pendu aux lèvres. Mes mains sont glissées dans mes poches et j’en sors mon paquet de clope, coinçant une cigarette entre mes lèvres. Je sors mon briquet, l’allume et en tire une longue bouffée. Je suis amusé, je l’avoue et au-delà du fait que je suis en train de pallier le malaise provoquer par ma propre hallucination, il est clair que Zachary est un foutu menteur. Pas sur le fait que ça l’amuse pas, mais sur le fait d’emprunter cet air détaché du genre « Cherche pas mec, c’est pas mon truc, j’suis insensible à ça ». Foutaise.

Je me frotte de nouveau le visage avec ma main, sentant l’alcool garder son effet sur moi et ma conscience même si le coup de tout à l’heure m’a fait légèrement redescendre.
Je crois qu’il veut partir et je ne l’en empêcherait pas. J’suis pas du genre gros lourd/pot de colle même quand j’suis saoul, loin de là, moi-même ne supportant pas les gars comme ça. Mais c’était sans compter la perche qu’il me tend de 60 mètres de long.

« Je crois que tu as un peu bu et que tu ferais mieux de rejoindre ton dortoir. »

Je hausse les sourcils, tire une bouffée sur ma cigarette et expulse la nicotine dans un petit rire amusé.

- T’as raison, mais j’crois que j’suis pas capable d’y aller tout seul et puisque t’es si gentil, ça serait cool que tu m’accompagne.

Ce que je fais là, maintenant, n’a rien de méchant. Absolument pas. C’est de la pure taquinerie … Pourquoi ? Vous connaissez l’histoire de l’arroseur arrosé ? Alors ça fait quoi d’être de l’autre côté du tableau Zachary ? Ce mec transpire la confiance en lui lorsqu’il s’agit d’aller draguer deux ou trois nanas dans le coin. Et pour cause, il a carrément tout pour lui. Le regard, le sourire, l’allure et j’serais pas étonné qu’il sache manier l’art des mots aussi bien que… ouais, bref. Vous avez saisit l’idée.

Je lâche un rire amusé face à sa tronche décomposée.

- Ca va détend toi, j’déconnais. Mais sache au moins que t’es un piètre menteur.

Approfondis ton idée, Will. J’crois qu’il a du mal à te suivre.

- Quand tu fais style que « ça ne marche pas ». T’es peut-être pas intéressé, mais t’as l’air de tout, sauf d’un mec sûr de lui et qui n’est pas troublé.

Je tire de nouveau sur ma cigarette alors que des bruits de pas se font entendre à ma droite. Je tourne la tête et … Tiens, mais regardez-moi qui voilà. Grande, brune aux regards de glace, enfoui dans le sweat de celui qu’elle aime comme si elle se raccrochait à son existence, Maxime déambule dans le couloir d’un air nonchalant jusqu’à ce qu’elle m’aperçoive. Enfin, nous aperçoive. J’agite la main avec un grand sourire sur les lèvres.

- Tiens, c’est ma frangine ! Maxime ! Ça va ?

N’oublions pas que j’suis complètement péter et que j’dois avoir les yeux injectés de sang, comme si j’me tapais une allergie au pollen.
Maxime s’arrête une demi-seconde puis s’approche doucement, un léger sourire accroché aux lèvres.

- Ouais… J’vous pose pas la question j’veux pas interrompre

Je hausse les épaules alors qu’elle vient à côté de moi.

- Oh t’inquiète, j’ai terminé de l’embrasser, t’interrompt rien du tout ! Le meilleur est passé.

Elle s’arrête, se tourne vers Zachary et le détaille de la tête aux pieds, un peu comme si elle hallucinait ou qu’elle avait du mal à croire ce qu’elle entend… Et moi j’ai un grand sourire amusé. J’suis pas un menteur, c’est bien ce qu’il s’est passé non ? On m’a déjà dit que j’étais une petite pute, merci !

- Je vois… Vous inquiétez pas, j’suis pas là j’ai rien vu, rien entendu. Muette comme une tombe, hein ?
- Ouais, muette comme une tombe.

Et je fais un signe de croix sur mon cœur

- T’inquiète Zac, notre secret sera bien gardé !

Et je claque ma main avec un peu trop de franchise sur l’épaule de Maxime. Mais vu que c’est un Loup-Garou, j’me demande si ça ne lui est pas similaire à une caresse de velours. Elle fronce les sourcils et moi j’ai toujours le sourire. Ca va, ce qu’il s’est passé n’est pas un drame non plus et j’connais Maxime comme la poche de mon jean : Elle dira strictement rien. C’est pas son délire et en réalité, elle s’en tape comme de la dernière pluie.

Elle me choppe la cigarette d’entre mes lèvres mais je ne dis rien, je m’en rallumerais une plus tard. S’en fou. Elle commence à partir… mais à reculons, un sourire aux lèvres tout en nous regardant tour à tour :

- Bonne soirée…
- A demain !

J’agite de nouveau la main, comme un joyeux luron et plante mon regard dans celui de Zachary. Où est-ce qu’on en était déjà ?
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Mer 3 Juin 2015 - 16:53

Zachary avait l’impression d’être pris au piège. C’était comme une mauvaise blague. Est-ce que quelqu’un avait demandé à ce type de venir le draguer juste pour l’embêter? Non ça paraissait trop gros quand même. Il avait beau être assez mal à l’aise dans cette situation, il n’allait tout de même pas se mettre à plonger dans la paranoïa. Cela ne lui apporterait rien de bon et surtout, c’était idiot. Oui tout ne semblait pas logique dans ce qui était en train de se passer mais ce n’était pas pour autant qu’il devait se monter la tête. Respirer, être calme et naturel. Bon ok, il n’y arrivait pas mais il fallait au moins qu’il essaye de se contenir. Surtout qu’en face de lui, son camarade semblait pour le coup être parfaitement calme et amusé par le tout. L’air décontracté et désinvolte avec lequel il alluma sa cigarette laissa le métis perplexe. Il aurait pu faire une réflexion sur le fait de fumer dans les couloirs mais d’une ça n’avait rien à faire là et de deux, l’autre était suffisamment bourré pour ne pas avoir conscience de toutes ces considérations. Zach resta donc silencieux face à ça d’autant qu’il avait bien d’autres sujets avec lesquels se prendre la tête. Comme il avait pu le soupçonner, son camarade décida de tourner en dérision son petit conseil de grand. Bien qu’il avait plus ou moins anticipé la chose, le Sud-Africain resta tout de même complètement bloqué. Il aurait aimé répliquer un truc mais les mots ne sortaient pas. Il devait avoir l’air super malin, là comme ça, complètement interdit, incapable même de formuler la moindre réponse. En tout cas, l’autre semblait trouvait cela très drôle. Son petit rire n’aida pas l’aîné à se sentir mieux même s’il le rassura en disant qu’il rigolait. Sauf qu’à peine le soulagement s’était installé que l’interrogation décida de revenir pointer le bout de son nez. Lui, un menteur? Zachary avait conscience de ne pas être un ange et de parfois masquer la vérité pour mieux s’en sortir ou éviter des conflits mais là, il ne voyait pas ce que ça foutait là. Il ne tarda pas à avoir l’explication. Sauf que celle-ci ne l’aida pas plus que ça. Par réflexe, pris au piège, le métis ne pu se retenir de répliquer.


“Forcément que je suis perturbé, c’est pas le genre de situations auxquelles je suis confronté tous les jours.”


C’était nul. Et sa façon de répondre si vite, de manière si précipitée comme s’il cherchait à se justifier n’aidait en rien. Zach avait clairement envie de se mettre des tartes. En réagissait ainsi il ne faisait que donner raison au petit blond, lui donnait du crédit et ce n’était clairement pas la chose à faire. Il était en train de toucher le fond et avait tout intérêt à se tirer de là au plus vite. Mais il n’était pas au bout de ses surprises. Des bruits de pas se firent entendre et une silhouette que le rouge ne connaissait que trop bien fit son apparition. Maxime. Sérieusement? En plus vu la réaction de son camarade il semblait qu’il la connaissait. C’était le pompon. Lui et Maxime avaient une relation comment dire… Assez particulière. Ils ne cessaient de s’envoyer des pics et c’était comme s’il était juste impossible de les laisser dans la même pièce sans que ça fuse dans tous les sens. Elle ne voulait pas interrompre. Interrompre quoi?

“Oh mais…”

Zachary n’eut pas le temps de finir sa phrase que le petit jeune embraya pour dire qu’il avait fini de l’embrasser donc que tout allait bien. Le rouge faillit s’étouffer et ouvrit de grands yeux alors que Maxime semblait beaucoup s’amuser de la situation. C’était un cauchemar, il n’arrivait pas à y croire. Il avait juste envie de disparaître, de s’enfoncer dans une grotte, de dormir et d’oublier tout ce qu’il venait de se passer. Les deux continuaient à papoter mais Zach n’y faisait même plus attention. Il se doutait que Maxime n’irait pas raconter ça à tout le monde, ce n’était pas une adepte des potins, par contre il craignait que cela ne le poursuivre pour un bon moment encore. Le jeune homme passa alors une main sur son front. Cette soirée n’était vraiment pas la sienne. Alors que Maxime s’éloignait, il jeta un regard vers elle, en se demandant quel plan machiavélique elle allait encore pouvoir inventer pour lui faire passer de mauvaises journées. Il allait devoir trouver quelque chose pour répliquer. Pendant quelques secondes, l’idée que Maxime ait pu tout manigancer lui traversa l’esprit. Il avait beau tout faire pour ne pas être paranoïaque, il en arrivait à se dire que ce n’était pas impossible. Après tout, elle aimait bien le charrier sur son côté dragueur et avait peut être décidé de le mettre mal à l’aise juste pour s’éclater. Si elle s’entendait aussi bien qu’elle en avait l’air avec l’autre là…

“Et en plus, il faut que tu sois pote avec Maxime… Cette soirée est géniale. Absolument géniale.”

Alors qu’il disait ça dans un souffle, Zachary tilta que l’inconnu l’avait appelé par son prénom. Stop. Rembobine. Il ne lui avait pas donné pourtant? Le rouge était persuadé qu’il ne lui avait jamais donné son prénom. Et il ne connaissait pas vraiment le type en face de lui. Cet élément lui donnait encore plus envie de croire au coup monté. C’était idiot, il le connaissait peut être simplement de vue, il devait bien avouer qu’il n’était pas le type le plus discret de cette école. Mais quand même… Il avait besoin d’un autre verre en fait. Oui, il fallait qu’il boive un bon shot pour se remettre les idées en place. A la base il comptait aller se coucher mais là clairement il n’avait pas du tout envie de dormir. Pire, il imaginait même aller voir une nana et l’emballer pour oublier tout ça. C’était dramatique comme idée, cela montrait que ce petit incident le perturbait vraiment beaucoup trop. Il devait arrêter de se poser des questions, arrêter de se remuer la tête et prendre la fuite. Sauf que…

“Écoute, je crois vraiment qu’il faut que t’ailles te coucher. Mais avant j’aimerais quand même savoir pourquoi tu as fait ça. Et me dit pas que c’est juste comme ça au hasard, je te crois pas… J’ai bien remarqué qu’il y avait un truc étrange dans ton attitude.”

Zachary avait envie de partir mais il savait aussi que cette histoire allait lui tourner dans la tête s’il n’avait pas d’éclaircissements. Alors il tentait le tout pour le tout, en exagérant un peu les choses. Il n’était pas sûr de ce qu’il avait vu, il n’avait pas décrypté réellement l’attitude du type en face de lui. Mais il était persuadé que prétendre l’inverse était sa seule chance d’obtenir une explication. En tout cas, ce concentrer là-dessus avait permis au métis de reprendre un peu de contenance, c’était déjà ça…

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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Dim 7 Juin 2015 - 15:58

“Et en plus, il faut que tu sois pote avec Maxime… Cette soirée est géniale. Absolument géniale.
- Et alors ? J’viens de te dire qu’elle est super cool.’’
 
C’est quoi cette manie de me dire ça comme si c’était la plus grande catastrophe interplanétaire ? Ok, elle n’est pas toujours super aimable mais elle est sûrement plus fiable que vous tous dans cette école. Je la connais depuis mes 11 ans et pas à un seul moment dans notre vie elle ne m’a fait faux bond. Pas un seul moment. Elle tient ses promesses, elle tient ses engagements et des potes comme ça, ça court clairement pas les rues. J’ai même une putain de chance de l’avoir dans ma vie même si beaucoup d’élèves ici la trouvent taciturne, peu loquace et brutale, voir violente. Ils ne la connaissent pas, c’est aussi simple que ça. Quand t’as appris à gratter cette carapace qu’elle se forge à cause de son enfoiré de père qui lui a pourri l’existence et de sa mère qui s’est tiré sans demander son reste, tu y trouve quelqu’un de bien. De vraiment bien. C’est un peu un diamant brut dans un coffre protégé par des tigres affamés depuis une semaine, des dragons et des pièges à tout bout de champ. En gros, t’en bave pour l’atteindre.
 
Mais ce qu’il pense d’elle, je m’en fou. C’est pas le plus important dans l’histoire, non. L’important c’est que là tout de suite, j’ai envie de jouer. J’ai encore ce goût amer tapissé dans le fond de la gorge mais celui du jeu devient plus imposant, plus important et surtout, bien plus tentant que de me dire que j’ai eu une hallucination, celle qui m’a montré Jude dans ce couloir et qui m’a donné l’infime, maigre et impossible espoir qu’il était toujours en vie. Je préfère chasser cette image de ma tête parce qu’il suffit d’une seule seconde où je revois son visage pour me coller la boule au ventre. C’était beaucoup plus amusant de voir que Zachary semblait un peu désemparé, voire carrément troublé. Par la situation, par la venue de Maxime. Il se trouve en terrain inconnu et plus il parle, plus je me rends compte à quel point il n’est absolument pas sûr de lui. Ça change la donne, vraiment. Ca me pousse même à vouloir accentuer le jeu un peu plus loin par simple taquinerie.
 
“Écoute, je crois vraiment qu’il faut que t’ailles te coucher. Mais avant j’aimerais quand même savoir pourquoi tu as fait ça. Et me dit pas que c’est juste comme ça au hasard, je te crois pas… J’ai bien remarqué qu’il y avait un truc étrange dans ton attitude.”
 
Cette fois je bloque, je me redresse un peu et fronce les sourcils. Comment ça, un truc étrange ? Lui aussi, il l’a vu ? Non, bien sûr que non, abruti. Arrête de croire qu’un miracle peut venir t’atterrir en pleine poire, ça n’arrivera pas. Et honnêtement, j’préfère me faire passer sur le corps par un Troll ivre que de lui dire ce qu’il s’est passé dans ma tête. Comme si j’allais lui sortir « Tu ressemblais à mon mec qui est mort. J’ai cru qu’il était revenu et du coup, voilà. Désolé, ça fait un peu tendance nécrophile, je sais ». … Ouais, non, on va éviter ça. Le problème étant que je ne veux pas perdre contenance, chose qui est déjà un peu le cas avec mes épaules qui s’affaissent. Je pousse un soupir et me passe une main dans les cheveux après avoir lâcher un petit rire amusé.
 
- T’es genre quoi ? Un pro du comportementalisme ?
 
Je relève mon regard vers lui et plante mes yeux dans les siens. Ils sont clairs comme de l’eau.
 
- Tu veux vraiment savoir ce qu’il m’est passé par la tête ?

Je lui accorde un demi-sourire alors que j'ai tout de même l'air assez sérieux, du genre : le mec qui ne va pas raconter de connerie mais qui s'apprête à lâcher le morceau. Celui qu'attends tant Zachary. Tout se fait avec une spontanéité qui m'est propre et toujours dans le même esprit de jeu dans laquelle je suis, même si d'apparence, j'ai l'air tout à fait sérieux, prêt à dire l'entière vérité. La « vraie » vérité, il ne la saura jamais parce que je ne suis absolument pas le genre de gars à étaler ma vie et à venir pleurer sur ce qu'il s'est passé. Même encore aujourd'hui, je n'en parle jamais avec les filles ou alors, très très peu, lorsque certains jours deviennent trop lourd. Le temps fait son œuvre et c'est bien ce qui fait peur parfois, de voir nos souvenirs disparaître, de ne plus se souvenir d'un parfum ou d'une texture de peau. Ca arrivera forcément un jour et c'est bien pour ça que j'ai ensorcelé le sweat de Dean pour qu'il conserve toujours cette odeur pour que Maxime puisse ne jamais l'oublier et s'adapter au deuil.
Me concernant, je n'ai plus rien de Jude si ce n'est qu'une gourmette en argent qu'il ne quittait jamais. Ses parents me l'ont donné avec quelques affaires personnelles : Un tee-shirt, des Cd's, des bouquins. Mais le plus précieux reste ce « bijou » comme celui que j'ai autour du cou : La chaîne en argent de Dean. Elle m'a été léguée par Maxime et je sais que le sens est significatif... Je reprends le flambeau. Je dois veiller sur elles comme Dean le faisait.

Je me concentre toujours sur Zachary sans me défaire de ce petit sourire au coin des lèvres.

- Je me demandais si t’étais aussi audacieux que j'l'entends dans les couloirs. Du genre, qui n’a peur de rien, le mec qui n'a clairement pas froid aux yeux et qui relève n'importe quel défi. Mais un inconnu t’embrasse et ça y est tu perds tes moyens comme une petite vierge effarouchée.

Je hausse les épaules d'un air de « j'dis ça, j'dis rien tu sais... » alors que ma phrase sonne clairement comme une provocation. C'est comme si j'avais peinturé en gros sur les murs du château « Zachary fait le beau mais il n'a rien dans le calbut' ». Ça revient au même. J'affiche un petit air de « tant pis » presque déçu par la personne qui se tient devant moi. Je tente depuis tout à l'heure de noyer le poisson sous l'eau et je suis presque satisfait de voir que j'y arrive plutôt bien. Trop bien.

- Mais bon, c'est tout un art ce genre de jeu, un art que t'as pas l'air de maîtrisé si bien que ça. T'es un peu une flippette en vrai mais j'comprends hein, chacun son courage !

J'suis une petite pute qui le provoque ouvertement. Quoi, embrasser un mec ça t'fait peur ? Oh, p'tit chat, faudrait pas trop craqueler ta virilité, c'est vrai. Je m'en amuse, j'en joue alors qu'en réalité, je m'en fou comme de l'an 40 de ce qu'il peut penser, vivre ou ressentir. J'suis juste saoul avec peut-être une meilleure maîtrise de moi que tout à l'heure, mais tout de même. De nouveau, je hausse les épaules d'un air désinvolte, sans une seule fois le lâcher du regard. Alors qu'est-ce qu'il y a Zachary, on a du mal à se tenir sur ses jambes à cause d'une trop grande fébrilité ?
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Dim 7 Juin 2015 - 21:56

Maxime super cool ? En un sens Zachary n’en doutait pas tant que ça. Ce devait être le genre de fille qu’il ne fallait surtout pas avoir en ennemi mais qui devait faire beaucoup pour ses amis. Sauf que si on ne pouvait pas dire que les jeunes gens étaient vraiment ennemis, quelque chose ne passait pas entre eux. Ou plutôt, la jeune femme semblait prendre un malin plaisir à faire chier son aîné et à toujours lui chercher des poux. Si le métis se prenait souvent au jeu, il fallait bien avouer que parfois il avait l’impression qu’il n’allait jamais se débarrasser d’elle. Alors non, il ne doutait pas qu’elle puisse être une amie au top mais le fait de la croiser, n’était vraiment pas une bonne nouvelle pour lui. Peut être qu’elle ne dirait rien mais une chose était sûre, elle utiliserait ça directement contre Zach dès qu’elle en aurait l’occasion. Soupir. Il traiterait toutes ces informations quand son cerveau serait un peu moins embrumé par l’alcool et un peu moins déstabilisé par tout ce qu’il venait de se produire. Là il avait d’autres chats à fouetter et, pour une fois, Maxime s’avérait être le cadet de ses soucis. Pour l’instant, l’étudiant devait essayer de se sortir de cette situation qui le mettait indéniablement mal à l’aise mais sa curiosité, son envie de savoir, de comprendre les mécanismes humains et sa bonne conscience avaient pris le dessus. Son vis-à-vis semblait à la fois amusé et un peu lassé par sa réflexion. Lorsqu’il lui demanda qui il était pour évoquer des signes, Zachary reprit instantanément un peu de contenance. Là c’était une petite provocation simple et habituelle à laquelle il savait répondre assez facilement. Le métis afficha alors un petit sourire en coin et répondit du tac au tac.


« Non apprenti psychomage. »


Zachary venait tout juste de commencer en la matière et il savait bien qu’il n’était pas encore prêt pour mener des analyses précises et définitives. Mais si son camarade voulait le provoquer, ce n’était pas sur ce terrain là qu’il fallait jouer. C’était la première fois depuis le début de leur entrevue que le rouge n’était pas l’ombre de lui-même et qu’il arrivait à reprendre un peu de sa prestance habituelle. Alors, quand le jeune homme lui redemanda, de manière plutôt rhétorique s’il voulait vraiment savoir ce qu’il s’était passé dans sa tête, Zach parvint cette fois à soutenir son regard en conservant un petit sourire. Oui, là il avait l’impression d’être un peu plus sur son terrain et de pouvoir supporter le regard tout de même déstabilisant de ce type. Sauf que ce n’était pas pour durer… Alors que le silence commençait peu à peu à s’installer, le rouge était presque sur le point de croire qu’il allait connaître la vérité. Son sourire précédent était certes un peu provocateur mais simplement en réponse à la remarque de son camarade. En soit, il était surtout la preuve d’un retour de sa confiance en lui et témoin de son envie de savoir. Mais la réponse qu’il reçu n’avait rien pour lui plaire. Alors que l’ami de Maxime commençait à sortir son petit speech, le sourire de Zachary s’effaça peu à peu. Sérieusement ? Il n’était pas en train de faire ça ? Le mot vierge effarouché résonna alors aux oreilles du métis tandis qu’il se sentait profondément blessé dans son orgueil. Il comprenait bien la méthode. C’était la tactique de base, taper sur la fierté pour pousser l’autre à faire n’importe quoi. C’était gros, trop gros. Et pourtant, le rouge sentait bien qu’il aurait du mal à résister. D’autant qu’il fallait bien avouer que l’autre maîtrisait plutôt bien la démarche. Ce petit air faussement déçu et sa façon d’en remettre une couche… Et merde.

Zach attrapa alors vivement les épaules de l’inconnu et inversa les positions pour que ce soit ce dernier qui se retrouve soudainement adossé contre le mur. Le métis planta son regard dans celui de son vis-à-vis alors que la distance qui les séparait était plutôt faible. Il oubliait tout le reste. C’était toujours la même chose, ces deux points faibles demeuraient toujours les mêmes, sa famille (surtout sa sœur) et sa fierté. Il suffisait de taper là dedans pour le faire agir n’importe comment. Le rouge en avait conscience et se mordait toujours les doigts après coup mais sur le moment il avait bien du mal à se contenir. Le jeune homme avait sans doute gagné, il allait obtenir ce qu’il voulait mais pour Zachary, c’était presque secondaire.

« Tu peux me reprocher beaucoup de chose mais je t’interdis de me traiter de vierge effarouchée et de me prendre pour un mec qui s’assume pas. »

Je sais qui je suis, je sais comment je suis et j’en suis fier. Si cela n’empêchait pas Zachary d’avoir conscience de ses défauts, il n’avait aucunement l’intention de se rabaisser plus bas que terre et de remettre en doute sa personne. Alors on, il ne pouvait pas tolérer que quelqu’un d’autre le fasse. Alors, aussi absurde que cela pouvait paraître, alors que depuis le début il était déstabilisé par ça, le métis approcha son visage de celui de son camarade et vint déposer un baiser sur ses lèvres. Et bien sûr, il ne pouvait pas faire les choses à moitié. Il se sentit obligé d’y aller franchement, de l’embrasser comme il savait si bien le faire pour emballer (sans mauvais jeu de mot) de nombreuses conquêtes. Puis, Zach rompit l’échange, lâcha son camarade et recula d’un bon pas. Il était content de lui-même s’il savait très bien qu’il avait juste agit exactement comme l’autre le voulait. Il s’était fait avoir indéniablement mais son honneur était sauf et dans son esprit rendu encore plus manichéen par l’alcool, il ne pouvait s’empêcher d’être content de lui.


« Ça te va comme preuve ? »


Zachary en avait complètement oublié le sujet de base. Il avait complètement zappé qu’il voulait connaître la raison de l’action de son camarade. S’il avait pris la peine d’y réfléchir, il se serait peut être dit que ce qu’il disait ressemblait surtout à de la provocation. Mais là, le métis était à des kilomètres d’une telle réflexion. Il était juste fier de son petit coup d’éclat. Il avait embrassé ce mec et venait de lui prouver qu’il n’était pas une flippette. Bravo mon grand, grande preuve d’intelligence et de maturité ! Pour le coup, il passait vraiment pour une nouille.
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Mer 17 Juin 2015 - 16:41

Je le provoque ouvertement, de plein front, et en plus, j’y prends un foutu plaisir. Pas parce que j’suis bourré mais parce qu’il ne marche pas, il court. Il se jette droit dans le mur et j’serais bien stupide de ne pas profiter de cette opportunité de déstabilisé le mec qui est réputé pour son assurance auprès de la gente féminine. Je choisis soigneusement mes mots pour toucher sa virilité et sa fierté et cette étincelle au fond du regard a tout l’air de me dire : Bravo Will, t’as touché là où il fallait. Je sais toujours « toucher » là où il faut, vous apprendrez ça ! Ceci dit, j’comprends mieux pourquoi il m’étudiait du regard et qu’il me posait ces questions qui n’le regardent pas… Psychomage hein ? Ca t’rendrais presque encore plus sexy.
Quoi qu’il en soit, je titille Fierté&Virilité et je n’éprouve aucune culpabilité à le faire. Il n’y a rien de méchant, ni de sournois. C’est juste du jeu, de la taquinerie, comme il pourrait le faire lui avec une nana. Je le pousse dans ses retranchements, l’affronte et remet en cause ses capacités à prouver que finalement, il n’est pas une si petite flippette que ça.

Et j’étais loin de m’attendre à ce qu’il allait se passer, là, dans la seconde suivante.

Je le vois se ruer sur moi, me saisir par les épaules et inverser brutalement les rôles en me plaquant contre le mur qui se trouvait, deux secondes plus tôt, derrière lui. Et dire que je n’ai ressenti aucune adrénaline au creux du ventre serait un putain de mensonge, d’autant plus que son visage est là, à proximité du mien et qu’il suffirait d’un seul geste pour que je puisse de nouveau goûter ses lèvres. J’ai pensé une seconde que c’était pour me coller une dérouillée qu’il me faisait ça, pour se montrer qu’il pouvait être le dominant, même avant moi et me foutre une bonne droite dans la gueule pour me remettre à ma place. Mais non, au lieu de ça, il me fixe de son regard de braise et c’est dingue comme, à cette seconde, ses yeux sont ceux de Jude. La température monte en flèche et je ne la réprime pas. J’exulte même.

- Tu peux me reprocher beaucoup de chose mais je t’interdis de me traiter de vierge effarouchée et de me prendre pour un mec qui s’assume pas.

Je lâche un ricanement provocateur qui veut tout simplement dire : Allez, épargne moi tes belles paroles tu veux ? C’est comme si ce mec avait lu quelque part dans ma tête, comme s’il s’était frayé un chemin dans mes pensées et qu’il y avait lu ces quelques mots. En tout cas, mes paroles ont eu leurs effets… Zachary se trouve blessé dans sa fierté et il me le fait clairement savoir. C’est une bonne chose à savoir… D’autant plus lorsqu’il impose ses lèvres aux miennes. Un baiser que j’accueille avec satisfaction, surtout lorsqu’il se permet d’y aller de manière plus direct, plus … farouche et passionnel. Je lui réponds, sans aucune hésitation, mes mains se posant sur ses hanches et s’y accrochant afin d’assurer ma prise. Le feu monte, grimpe, s’empare de mes neurones qui se déconnectent les uns des autres et je dois avouer que Zachary n’est franchement pas un empoté concernant cette échange linguistique, si je puis dire. Loin de là. Au point que j’en suis presque déçue lorsqu’il rompt l’échange brutalement, s’écartant d’un bon pas alors que je reprends un semble de souffle qui s’est écourté sous cet échange inattendu et brûlant. Bordel. Ça valait franchement le coup de jouer la provoque si c’était ce que je récoltais derrière… Est-ce qu’il est nécessaire de dire que je suis fier du résultat ?

Je reste appuyé contre le mur, un peu tremblant, un sourire sur les lèvres alors que mes yeux bleus se plantent dans les siens.

- Ça te va comme preuve ?

Nouveau ricanement et je hausse les sourcils, ne le lâchant pas des yeux. Il y a désormais se brasier au fond de moi, là, bien au creux de mes tripes qui ne demande qu’une chose : Assouvir un désir. Et ce désir est clairement dirigé contre ce type que j’connais à peine. C’est purement physique, il est canon, il a une belle gueule et en plus de ça, il ressemble à Jude. Qu’est-ce qu’il me faut de plus pour avoir l’envie de le conduire droit dans mon dortoir et de m’y perdre toute la nuit ? Rien de plus.
Je me redresse, franchis le pas qui nous sépare et ne réfléchis pas une seule seconde. L’alcool m’aide, j’vous jure. Je suis quelqu’un de plutôt direct et de franc, mais généralement pour ce genre de chose, je fais dans la subtilité. Mais Zachary venait de lancer le point de départ de l’échange avec ce foutu baiser brûlant qui me reste encore sur les lèvres, le « pire » étant que pas une seule seconde il n’a paru ne pas apprécier ça. Ça veut rien dire et j’m’en fou. Je suis déjà entrain de glisser une main sur sa nuque et de le replaquer à mes lèvres, reculant d’un seul pas pour l’attirer à moi, contre le mur, mon autre main accrochant sa hanche fermement. Je me fraie un passage enter ses lèvres brûlante et inspire son parfum dans la foulée, le cœur battant comme un fou, mon souffle devenant plus prononcé, plus saccadé sous l’effet de l’adrénaline et du désir. Il n’aura qu’à me jeter s’il le souhaite, je m’en contre fou. J’ai déjà eu ce que je voulais. Mes doigts glisse dans le peu de cheveux qu’il a et mon corps cherche le sien, de manière magnétique, presque fiévreux. Ma main gauche remonte le long de sa hanche, glisse sous le tee-shirt et effleure sa peau bouillante dont je devine du bout des doigts qu’en plus d’avoir une belle gueule, ce qu’il se passe sous le tissu doit être tout aussi agréable à regarder.

Je me perds, l’échange ne dure que quelques secondes à peine et je sens déjà le corps devenir fébrile et surtout, affamé avec le besoin d’assouvir plus de contacte, plus d’échange. Plus de fièvre, de gestes quasi-animales, farouches. Mes mains s’agrippent désormais au col de son vêtement et je m’écarte une fraction de seconde, plongeant mon regard provocateur dans le sien, n’affichant cette fois aucun sourire.

- Jusqu’où t’es capable d’aller… Petite vierge effarouchée ?

A moins que tu n’aies trop la trouille pour aller plus loin ?
Sournois ? Si peu. Après, promis… J’arrête de boire… Ou pas.
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Mer 17 Juin 2015 - 17:30

Pourquoi fallait-il que Zachary perde toute capacité de réflexion dès qu’on l’attaquait sur les points sensibles? Il n’était pourtant pas idiot, avait assez d’années derrière lui pour avoir appris que parfois il fallait savoir ravaler sa fierté et avancer. Mais non. Définitivement, le métis commettait toujours les mêmes erreurs, se laissait toujours emporter par son impulsivité et en oublier tout ce qu’il avait pu apprendre sur le comportement humain. pire, quand bien même son cerveau aurait réussi à analyser correctement la situation et à comprendre les pièges, son corps lui décidait d’agir autrement. Alors certes, cela lui donnait un petit côté chevaleresque dans certaines situations mais la plupart du temps, il ne faisait qu’aggraver son cas. Et là c’était typiquement ce qu’il venait de faire en se jetant dans la gueule du loup, en oubliant la logique, en oubliant tout ce que son sens de l’observation avait pu relever au cours de son échange avec le jeune homme. Plus rien ne tournait dans son esprit, plus rien n’avait de sens. Il avait agi, tout simplement, fier de se montrer à la hauteur. Et pendant ce baiser, tout s’était affolé en lui. Il avait presque oublié que c’était un homme qu’il était en train d’embrasser et n’avait même pas songé à décaler cette main étrangère qui était venue s’installer sur sa hanche. Il avait embrassé ce type avec autant de fougue qu’il l’aurait fait avec une autre conquête. Et en reculant, il avait pu constater que son petit manège avait bien fonctionné. Le garçon semblait être légèrement chamboulé par ce qu’il venait de se passer. Ses légers tremblements n’échappaient pas à Zach qui était en pleine observation tant il voulait observer, déceler des signes qui prouveraient que son manège avait bien fonctionner. Il était fier oui vraiment. Il avait montré à ce type de quoi il était capable et apparemment ce dernier semblait avoir envie de reconnaître ses talents en la matière. Parfait. Zachary n’avait plus qu’à attendre qu’il l’admette et à s’en aller et tout irait bien dans le meilleur des mondes.

Ou pas. Il était temps pour le petit Zach de se faire rattraper par sa naïveté et son idiotie. Il avait voulu faire le fier, maintenant il devait assumer. Au début, il fut incapable de comprendre le sens du sourire de son camarade, malgré tout encore un peu perturbé par tout ce qui venait de se passer. Il laissa donc l’autre jeune homme s’approcher sans trop se poser de questions. Puis tout s’enchaîna. Sans qu’il n’ait le temps de comprendre, d’analyser. Sans qu’il puisse réagir. Cette main sur sa hanche, l’autre dans sa nuque, ce corps contre le sien et leurs lèvres qui se touchaient encore. Zachary était sonné, déstabilisé. Le contact était chaud, agréable et il se dégageait quelque chose de fort. Il sentait que son camarade avait vraiment envie de faire ça, que le jeu avait changé soudainement et que c’était une attirance physique réelle qui se manifestait. Cette main sur son torse… Le métis eut juste le temps de sentir un frisson lui parcourir l’échine alors que machinalement, ses lèvres rendaient le baiser à son camarade. C’était surréaliste, inexplicable. Il y avait quelque chose de bestial et d’excitant. C’était indéniable et c’était ce qui était en train de semer le trouble chez Zach, de mettre un bordel monstre dans ses neurones et dans tout son corps. Alors quand le contact se rompt et qu’il le sent s’accrocher à son col, le métis ne comprend plus rien. Son souffle est court, son rythme cardiaque violent et ses yeux rencontrent ceux de son camarade. Il est perdu, destabilisé.

“ Jusqu’où t’es capable d’aller… Petite vierge effarouchée ? “

Les mots résonnent dans la tête de Zachary. Sa fierté se manifeste encore un peu et pourtant, elle semble avoir été annihilée. Elle qui l’avait poussé à agir sur un coup de tête, à faire quelque chose qu’il voyait comme clairement inenvisageable semblait désormais incapable de prendre une décision. Il était là comme un con à se demander ce qu’il était en train de se passer, ce qu’il voulait. Bloqué. Complètement bloqué. Le rouge resta quelques instants ainsi, incapable de répondre, incapable du moindre mouvement. Son regard se perdait dans celui de son camarade mais comme s’il était à des kilomètres de ce couloir, du Château, de cet échange qui était en train de foutre un bordel pas possible en lui.

Puis ce fut l’électrochoc.

Zachary se recula vivement, dans un geste un peu trop violent d’ailleurs. Il n’avait aucunement touché son camarade ou risqué de lui faire mal mais lui avait presque faillit basculer en arrière tant il avait voulu reculer vite. Son souffle était encore légèrement saccadé et sur son visage, on pouvait lire une sorte de panique. Non il n’avait pas envie de se montrer comme un trouillard mais là c’était trop complexe pour lui. Les pensées fusaient dans son esprit et quelque chose de fort le retenait. Il n’avait pas pu apprécier ce contact. Il ne pouvait pas souhaiter aller plus loin même pour répondre à un défi. Le type en face de lui était un homme et jamais il n’avait ressenti d’attirance pour le même sexe. Il était sûr de n’avoir rien contre l’homosexualité, acceptant sans problème celle des autres. Mais là ça touchait ses attirances à lui. Ça touchait toute une sorte d’interdits qu’il avait assimilés sans même s’en rendre compte. Zachary était paumé et refusait de voir les choses en face. Il aurait dû rire, dire au type qu’il fallait pas déconner non plus et s’en aller de manière nonchalante. Ça, ça aurait été une réaction normale. Mais le problème était bien là. Il ne réagissait pas normalement.

“C’est bon t’as bien joué, maintenant ça suffit.”

C’était sec, trop même. Zachary avait bien conscience qu’il avait attisé la situation, qu’il était en partie responsable des actions de son camarade. Mais il cherchait un échappatoire et il résidait en le fait de tout mettre sur le dos du jeune homme. Lui n’avait pas voulu ça. Lui ne s’était pas emballé parce qu’ils s’étaient embrassés. Non, c’était juste impossible. Il ne ressentait pas ça. Il avait juste trop bu, avait répondu à un défi débile et ça s’arrêtait là. Voilà la version qu’il voulait retenir. Toutes les autres n’étaient pas valables. Ne pouvaient pas être valables.

“Bonne nuit.”

La façon qu’eut Zachary de dire ça n’était pas vraiment cordial. Mais il n’eut pas le temps d’analyser la réaction de son camarade, de réfléchir au fait qu’il l’avait peut être blessé. Non. Zach avait immédiatement détourné les talons et prenait la direction de son dortoir d’un pas rapide. Il cherchait à calmer son rythme cardiaque, son souffle. Mais plus il réfléchissait à la situation et pire c’était. Bordel mais qu’était-il en train de se passer? Il déraillait complet, quelqu’un avait dû mettre quelque chose dans son verre ce n’était tout simplement pas possible autrement… En tout cas une chose était sûre, il n’arriverait jamais à regarder ce type en face et priait pour ne pas avoir à le croiser trop souvent.
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MessageSujet: Re: C'était un jour sans, sans en avoir l'air. - Zac'   Mar 23 Juin 2015 - 16:08

Qui aurait cru qu’un mec comme Zachary aurait pu se laisser faire ainsi, à me rendre mes baisers plus que passionnés, avides et affamés ? Et pourquoi pas ? Je ne suis qu’une bouche supplémentaire qu’il embrasse, celle d’un mec certes, mais une bouche avant tout. Et croyez moi que la brutalité du désir se fraie une chemin agréable dans mes veines et que je ne serais absolument pas contre continuer cet échange ailleurs, dans un endroit bien plus intime. Bon, il n’égale pas Drew qui arrive à me provoquer des frissons – et bien d’autres choses mais je ne voudrais pas entacher la chasteté de certains :ga: - comme jamais mais Zachary reste incroyablement tentant et doué dans le peu qu’il me fait. Ce sale sentiment depuis mon illusion qui restait tapie dans le fond de ma gorge s’est évaporé depuis quelques secondes, laissant place à un désir ardent de poursuivre tout cela de manière plus intime.

Ça aurait pu je pense, ouais. Si j’avais fermé simplement ma gueule plutôt que de le provoquer une énième fois, j’aurai pu l’entrainer dans la salle non loin de nous et le bouffer sur place. L’alcool aidant, il était presque certain que j’aurai fait preuve d’une certaine ardeur mais… Le fait est que j’ai articulé ces quelques mots en rompant l’échange qui avait si bien commencé. J’ai à peine fini ma phrase que Zachary s’écarte avec violence de moi, s’arrachant de mes mains alors que je recule d’un pas sous le choc. Il trébuche presque mais se maintient malgré tout debout. Arf, quel con j’fais quand même. Je reprends doucement ma respiration, calmant les battements de mon cœur tout en m’adossant contre le mur, me passant une main dans les cheveux et me grattant l’arrière du crâne.

- C’est bon t’as bien joué, maintenant ça suffit.

Je hausse les sourcils pour deux choses : La manière dont il me parle et le sens de sa phrase. Il est sec, froid, abrupte, comme s’il venait de prendre conscience de la nature de son geste. Quoi, ça t’dégoûte Dude ? Je lâche un rire sec en secouant la tête, en le pointant du doigts.

- J’ai bien joué ? Eh, t’étais pas en reste hein. T’avais pas l’air de désapprouver le cadeau.

Bien au contraire. J’suis pas certain qu’un mec n’ayant pas envie d’être embrassé par un autre mec reste ainsi comme il l’a fait : plaqué à moi, me rendant les baisers que je lui donnais avec fièvre. Ouais, il était loin d’être en désaccord. Cette blague. Je sais que j’l’ai ouvertement cherché, provoqué et que j’ai tapé là où il fallait pour atteindre son égo masculin et sa virilité. Mais en aucun cas il était obligé de répondre. Il aurait tout simplement pu me renvoyer chier et se tirer. Mais il l’a pas fait. Loin de là même.

- Bonne nuit.
- T’inquiète pas pour ça, par contre j’parierais pas pour toi.

Parce qu’en vue de la gueule que tu tires, j’suis pas sûr que tu sois vraiment heureux de me revoir dans tes rêves les plus fous…
Il tourne les talons et se tire sans demander son reste, sans rien ajouter d’autre. Je hausse les épaules, affichant au coin des lèvres un léger sourire amusé avant de glisser mon autre main dans ma poche et d’un coup d’épaule, de me redresser. Bordel, sacré soirée. Je prends le chemin opposé, menant vers le Hall dans le but d’aller faire un tour chez les Serpentards. Et plus je marche dans ces couloirs, plus cette impression amère revient me hanter, là, au fond des tripes. Je l’ai vu de mes propres yeux mais je sais aussi qu’il est mort. Sous mes yeux et que j’ai même sentie l’absence des battements de son cœur. Je l’ai vu dans ce cercueil, j’ai vu ce dernier se faire enterrer. Alors Jackson, cesse tes espérances à la con. Les morts ne reviennent jamais, t’entends ? Jude, ne reviendra jamais et tu le sais.

Je lâche un rire sec, bourré de sarcasme alors que je termine ma route vers le dortoir des Serpentards. J’ai une boule dans la gorge, j’aurai jamais dû aller à cette soirée et boire comme un con. Je pénètre dans la salle commune et je prends conscience seulement maintenant que … je ne peux pas rentrer dans le dortoir ni Macy et Maxime. Je repère au fond de la pièce une nana entrain de lire et me dirige un peu titubant vers elle.

- Eh, tu veux pas aller chercher Macy pour moi s’il te plait ? 9ème année, t’sais la nana avec les cheveux mi-rose, mi-blond.
- Euh… Pourquoi ?
- J’ai besoin de lui parler. J’suis son meilleur pote, j’vais pas la violé tire pas cette tronche.

Elle arque les sourcils et secoue la tête avant de claquer son livre et de se diriger vers le dortoir. Je ne tiens pas compte de sa manière de me regarder parce que la seule chose que je veux présentement, c’est ma petite sœur. Ce petit phare dans ma vie qui éclaire toutes les zones d’ombres.
J’me sens stressé, angoissé et oppressé. J’ai un creux qui est entrain de s’élargir chez moi et j’aime pas ça. Je tourne en rond, une main dans les cheveux, me grattant nerveusement l’arrière du crâne. N’y pense pas. C’était pas lui, c’était Zac’. N’empêche que cet espoir furtif mais présent m’a complètement bousillé.

- Will ?

Je lève les yeux et croise ceux de Macy qui descend les escaliers encore toute endormie, vêtue de son débardeur SexPistols et de son shorty. Macy se fou de savoir si on la regarde ou pas. Macy se fou de tout.
Et moi j’ai les larmes aux yeux alors qu’elle capte sans aucun mot que ça ne va pas. Elle franchit les derniers pas qui nous séparent et me prend dans ses bras frêles, avec une force et une tendresse à la fois, alors que je loge mon visage dans son cou.
Si tu savais combien il me manque.
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