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 The point is not to free the animal ▬ Gwen

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MessageSujet: The point is not to free the animal ▬ Gwen   Mar 21 Avr 2015 - 19:11

Jeudi 29 Janvier 2015 – Fin d'après midi
The point is not to free the animal



Gwen & Enzo

Ma nouvelle activité préférée : Fixer le plafond pendant des heures. Techniquement ça n'est pas le plafond mais le dessus de mon lit, enfin pour ce que ça change … Parce que ça n'est pas comme si je le voyais vraiment, soit dit en passant. D'ailleurs je ne sais pas vraiment ce que je vois, pas grand chose je crois, mais ça n'a pas la moindre importance. Première fois que je dors dans mon lit depuis un mois et demi, ça fait un peu bizarre. Dormir avec Kyle aussi, puis retrouver toutes ces odeurs familières, retrouver mes marques finalement, mais je ne m'attends pas à ce que ça se fasse du jour au lendemain. J'ai toujours été trop pressé, surtout envers moi même, mais il ne va pas falloir que je recommence à forcer les choses comme j'ai pu le faire par le passé, c'est tout. Dans le fond y a rien de grave, je vais bien, tout le monde va bien, dans le meilleur des mondes. Mouais. Enfin ça pourrait être pire, ça peut toujours être pire, et je suis rentré, j’ai retrouvé mes amis, mes repères, mon chat, mes affaires, et Kyle. Kyle qui ne veut pas me lâcher, parce qu’il a eu peur, ce que je peux comprendre, et si en temps normal j’aurai surement réagit de la même manière … Je ne dis pas que je veux le jeter hors de mon lit, loin de là, c’est juste qu’on ne va pas pouvoir se couper du monde éternellement et la vie continue. Il a cours, moi aussi soit dit en passant, mais si j’ai longuement hésité à y aller j’ai finalement pris la décision de rester là. J’ai déjà renoué avec certaines personnes, notamment les gars du dortoir, mais je ne me sens pas prêt a « affronter » le reste du monde. Pas ce matin. Je ne peux pas dire que j’étouffe, j’ai simplement besoin d’un peu de temps. Du temps pour moi.

« Vas-y. T'inquiète pas pour moi, ça va aller. J'ai ... »

Petit coup d’œil circulaire sur la pièce, c’est encore un joyeux bordel même si j’ai déjà élagué un peu. Merci les gars pour mon cadeau de bienvenue ! D’ailleurs je crois que le coup du Vaisseau de l’Amour je vais le laisser, ça me fait bien rire, même si mon cher et tendre fait un peu la grimace. C’est mon lit jusqu’à preuve du contraire, non ? Façon de parler, il ne m’appartient pas et c’est d’ailleurs probablement de la détérioration de matériel mais on s’en tape.

« Des trucs à ranger, tout ça. J'suis pas perdu ici, et j'me sens pas prêt à refaire surface. »

Lune fait sa toilette au bout du lit, calé entre nos quatre pieds, Kyle est contre moi, encerclé par mes bras, la tête posé sur mon torse et sa main sur mon ventre. Mes yeux retrouvent leur contemplation du plafond. Soupir.

« J'crois que j'ai besoin d'être un peu seul. »

Je sais que ça risque de le blesser un peu, j’en ai bien conscience, et le baiser que je dépose sur sa tête a surement pour but de tempérer un peu les effets mais aussi paradoxale que ça puisse être, c’est la vérité. Ça me tord l’estomac de lui infliger ça, parce que je sais qu’il va le vivre comme un retour en arrière, comme la dernière fois quand je suis sorti du coma, mais ça n’est pas le cas. D’un autre côté je sais qu’il est compréhensif et qu’il me connait bien alors …

« Repasse ce midi si tu veux, j'pense pas bouger du dortoir d'ici là. »
« D’accord. »

Ce midi, c’est dans un peu plus de deux heures, c’est rien … Mais pour moi c’est nécessaire. Il se lève, je le regarde faire, me perd un peu dans mes pensées pendant qu’il fait ce qu’il a affaire mais quand il s’approche de la porte pour partir …

« Hey. »

Je me lève et franchit les quelques pas qui nous sépare avant de lui attraper le poignet et de le tourner vers moi en douceur. Mon autre main se pose sur sa joue, et mes lèvres sur son front, avant de poser mes yeux dans les siens.

« Je t'aime, d'accord ? Ça ne change rien. »

Un sourire, un peu timide c’est vrai, mais de son côté comme du mien. Ça prendra un peu de temps, et je m’excuse, mais ça va aller. Tout ira bien.

~*~

J’ai l’air d’un con, un con qui ne sait pas quoi faire de lui. Ça fait dix minutes que je suis assis sur mon lit et rien ne se passe. Je regarde, j’observe, parfois je me perds un peu dans ma tête et je me rends compte que j’ai des absences. Le truc c’est que je ne pense à rien de spécifique dans ces cas là, je suis juste … Pas là. Enzo, ça fait même pas 48h, laisse toi le temps …
Et puis ça fait tilt ! J’ai des gens à rassurer. Direction la douche, mon ventre grogne et je me rends compte que je n’ai pas mangé ou pas beaucoup depuis qu’on a quitté le manoir alors en sortant et après avoir enfilé un caleçon propre – un beau caleçon blanc avec des cœurs et le fameux panneau stop sur l’arrière, cadeau des gars – je m’affale sur mon lit et fouille dans mon sac par terre pour en sortir des trucs à grignoter que j’ai ramené d’Australie, du Brésil ou de Londres. Des trucs secs, encore bons, évidemment. Mes doigts effleurent ma planche que je n’ai toujours pas sorti, un sourire étire mes lèvres, les choses commencent à se remettre en place. Lentement mais surement. Parchemin, encre ? Non. Bloque-note et stylo. Pas envie d’être un Sorcier aujourd’hui.


Grand-Mère,

Je vais bien. On va bien. Peut être que tu es déjà au courant, à vrai dire je n’en sais rien, mais Derek et moi sommes rentrés au château. Sains et saufs.
Je t’écrirais plus longuement d’ici quelques jours, je voulais simplement te rassurer. J’espère que tu vas bien et que tu es entourée.

Tu me manques.

Enzo



Jill ! C’est moi, le seul, l’unique, entier, en chair et en os, et avec 2 kilos en moins. On va bien, on est en sécurité. C’est un peu long a expliquer donc je t’écrirais plus longuement plus tard, c’est promis, mais je voulais te rassurer. Tu me manques grande folle, j’espère qu’on pourra se revoir vite. C’était super de passer ces quelques jours ensemble. Je te lèche amicalement la joue, parce que je sais que tu adores ça ! Enzo.


Et puis j’hésite. Amelya. Clarisse. J’ai leur visage qui flottent dans ma tête et … Non. Pas maintenant. Un jour, peut être. Surement. Nouvelle absence, puis je reviens. Le temps me semble une notion totalement abstraite, je crois que ça serait une bonne idée que je retourne en cours malgré tout, histoire de retrouver un rythme, quelque chose qui m’occupe, me booste, me cadre. Peut être demain ? Pas aujourd’hui en tout cas. J’esquisse un sourire, il y a encore des paillettes partout, quelques pétales de roses, un joyeux bordel et les magasines qui sont toujours planqués dans mon tiroir. Je les garde précieusement, avec une petite idée en tête, mais la vengeance est un plat qui se mange froid.
Tour du propriétaire. Mon skate, le faux, n’est plus qu’un énorme livre sous mon lit puisque le sortilège n’est plus actif. En revanche, le vrai, celui que j’ai ramené d’Australie, est toujours bien à l’abri dans mon sac, avec mon surf, une tonne de bouquins et tout un tas de bordel au milieu de vêtements. Ça me fait sourire de revoir tout ça, ça … me fait du bien de retrouver mes affaires. C’est comme ça que j’ai passé le reste de la matinée, après m’être habillé quand même, à ranger mes affaires, les remettre à leur place, installer les nouvelles, bouquiner un peu aussi mais finalement le temps est passé plutôt rapidement. Kyle est revenu le midi, on a grignoté tous les deux et discuté tranquillement puis il est reparti en cours. J’ai recommencé mon errance solitaire sans voir le temps passer, en regardant des photos, ce genre de trucs, en laissant mes yeux se perdre sur l’extérieur pendant de longues minutes, pensif, absent, me disant que j’irai bien voir les Créatures parce qu’elles me manquent, tout comme Fenrir d’ailleurs, puis en fin de journée je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose. Et pas n’importe quelle chose. J’ai hésité, tergiversé, pendant un long moment et puis finalement un peu avant 18h je me suis décidé à bouger après avoir balancé une balle contre le mur pendant quelques minutes. La pleine lune est dans une semaine, il est temps de faire les choses bien.

Je suis sorti, ma capuche sur la tête et les mains dans les poches, la tête baissée, et j’ai rasé les murs. J’ai emprunté les couloirs les moins fréquentés, j’ai fait des détours, mais l’idée de croiser quelqu’un et de devoir répondre à des questions … Non, pas envie. Finalement je me suis arrêté aux cuisines, totalement affamé, et j’ai dévoré ce qu’un Elfe m’a apporté avec le sourire. Toujours aussi serviables ceux là, et flippants. Mais attachants. Bref, c’est pas pour ça que je suis descendu ni même pour capter mon frangin à la fin de son cours – s’il y est – mais pour voir la nouvelle Prof de Potion. Sincèrement ça me fait chier que Jakob soit parti, mais ça n’a rien avec la matière, disons que c’est plus … lupin comme raison. Il ne reste plus que Ever, Maxime et moi désormais ? Livrés à nous même. Et moi je me retrouve coincé entre deux femelles, c’est ça le deal ? Je plaisante, et non a priori je ne vais pas me taper une crise de dominance, de territoire ou je ne sais pas quoi dans ce genre là mais … Enfin on verra mais sans mâle Alpha pour maintenir un peu tout ça … Ouais, bon, je me poserai la question un autre jour. Pour l’instant ce qui importe c’est le Tue-Loup. Maxence m’en a filé suffisamment pour tenir ce mois ci, et en théorie je sais le faire moi-même mais vu le désastre de la dernière je ne m’y risquerais pas. Ismaelle m’assassinerait si je m’en prends à ses Créatures, et il y a trop d’humains ici pour prendre le moindre risque alors je vais être un gentil garçon responsable et aller toquer à la porte de la nouvelle Prof de Potion. Porte qui est ouverte … Je n’entre pas mais frappe, parce que je suis un garçon bien élevé. Pas de réponse.

« Mlle Roberts-Moore, vous êtes là ? »

Comment est ce que je connais son nom ? Parce que je me suis renseigné, évidemment. Elle vient de Salem, comme pas mal d'autres personnes présentes ici visiblement. Oui, y a pas à dire, j'ai raté pas mal d'épisode mais c'est pas vraiment la question du jour.
Personne. Pas de réaction. Juste un bordel monstre sur le bureau et … pleins d’odeurs. Forcément, les cours sont terminés depuis peu de temps. Pourtant mon instinct me fait comprendre qu’il y a une présence, j’en suis sur, mais où ?

« Mademoiselle ? »

Et là, c’est le drame.

« Wow ! »

La moitié de ce qui est sur le bureau tombe par terre, chaudron y compris, et le bruit résonne dans toute la pièce alors qu’en me plaquant les mains sur les oreilles par réflexe je vois une tête blonde émerger de … ça.

« Bonjour … ? »

Bien joué Enzo, je crois que tu viens de réveiller ta nouvelle Prof, sympa comme première approche.
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MessageSujet: Re: The point is not to free the animal ▬ Gwen   Ven 24 Avr 2015 - 1:05

Il paraîtrait que le premier mois est toujours le plus difficile. Mais avaient-ils assez d’un mois pour se remettre de tant d’émotions ? La tension était encore palpable par moments. Elle avait commencé en douceur, ne voulant pas brusquer les élèves avec de nouvelles explosions, mais cela avait rapidement commencé à la démanger. Les anglais semblaient tolérer ses méthodes de cours et elle en était plutôt rassurée et satisfaite. Elle n’aurait pas à retravailler tout son programme, qu’elle avait déjà perdu une fois avec ses notes restées à Salem… Finalement, au bout d’un mois, les esprits commençaient à s’apaiser juste ce qu’il faut pour que cela soit vivable. Elle ne sursautait plus au moins bruit. Il lui arrivait de mal dormir mais un peu de maquillage suffisait pour n’en rien montrer, et elle avait totalement investi son nouveau bureau, effaçant toute trace du précédent professeur. Non pas qu'elle ait un quelconque problème avec M. Hammerschmitt, bien entendu, mais son bien-être passait par une appropriation totale des lieux. Si elle n'avait pas remué au moins trois fois chaque objet dans la salle, elle n'était pas totalement à son aise, comme si elle violait un sanctuaire...

Avec les autres enseignants, cela se passait plutôt bien. Elle évitait largement les discussions qui entouraient les attaques répétées et les tensions qui existaient au sein du Château, se contentant des quelques dialogues sans intérêt sur le quotidien, les élèves ou la nourriture locale. C’était plus rassurant pour elle. Par ailleurs, elle était contente d’avoir Emmy avec qui discuter librement autour d’une tasse de thé. Cette femme, très vive d’esprit et constamment en train de courir à droite et à gauche, l’avait prise sous son aile à son arrivée à Salem, deux ans plus tôt ; aujourd’hui, elles faisaient face à deux. Ils se raccrochaient tous à ce et ceux qu'ils connaissaient, qui aurait pu leur en vouloir ?

Cela n’empêchait pas la reprise d’être éreintante. La jeune Roberts-Moore continuait d'accuser le coup, ce jour-là d'autant plus. Le jeudi était une grosse journée : huit heures de cours d’affilée, des programmes proches dans lesquels elle s'emmêlait les pinceaux... La classe des plus jeunes avait été casse-pieds et elle avait dû faire exploser une potion pour retrouver le calme. Ah, leurs yeux ronds comme des soucoupes et leurs bouches à moitié ouvertes sur de petits couinements affolés, ça c’était la tranquillité… Depuis 15h, ça sentait donc le brûlé dans la salle. Évidemment, l’odeur avait eu le temps de se dissiper en partie, juste assez pour que cela soit respirable après quelques minutes d’accommodation, et elle avait veillé à ne pas créer des gaz toxiques qui auraient asphyxié tout le monde. Le cours suivant avec les 10ème année, lui, s’était passé sans encombre - peut-être était-ce la menace de cette odeur de brûlé qui les avait maintenus au calme... En tout cas, elle fut aussi contente qu'eux lorsque 18h sonna.

Plutôt satisfaite de sa journée, l'enseignante lança un regard à la pièce maintenant vide et totalement silencieuse. Les chaudrons des élèves étaient rangés mais il persistait un certain bazar - le sien, évidemment. Elle décréta qu’elle s’en occuperait plus tard et s’assit dans son fauteuil de bureau, un fauteuil large dans lequel elle semblait disparaître pourvu qu’elle ne se tienne pas tout à fait droite. D’ici, elle trônait comme une reine sur son royaume abandonné. Elle posa ses deux pieds sur son bureau, à un endroit miraculeusement épargné par son bordel, puis elle se laissa aller en arrière. Ses cheveux dégoulinaient sur ses épaules.

- Une bonne chose de faite, soupira-t-elle pour elle-même avant de fermer les yeux.

Le silence lui semblait d’une douceur exquise. Elle ne faisait plus attention aux odeurs de brûlé et des potions de la journée qui collaient à ses vêtements. Une bonne douche suffirait pour la débarrasser de tout cela. Ses doigts jouaient passivement avec ses alliances ; elle se demandait où était Anton à cet instant, ce qu'il était en train de faire, s’il pensait à elle… Toutes ces petites pensées d'amoureuse transie qu'elle se permettait d'avoir à l'occasion. Lorsqu’elle ferma les yeux, le sommeil commença rapidement à se faire sentir. Peut-être ferait-elle mieux d’aller faire une sieste dans les règles de l’art, dans sa chambre, et non dans sa salle de classe, la porte ouverte, au milieu de tout ce bazar… Trop tard. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire "procrastination", elle dormait déjà comme une bienheureuse, accrochée à son collier comme une gamine à sa peluche.

Elle ne dormit pas longtemps, une dizaine de minutes tout au plus. Au départ, c’était un signal lointain qu’elle n’avait pas envie d’écouter, quelqu’un qui l’appelait depuis l’extérieur, rien de dramatique. Ça attendrait. Puis, soudain, un courant d’air circula dans la pièce, un courant d’air très léger qui suffit à faire dégringoler le chaudron en équilibre instable sur le bureau. L’enseignante se réveilla en sursaut, surprise par ce grand fracas sorti de nulle part. Elle ouvrit les yeux d’un coup et, dans un mouvement de recul et de frayeur, sa chaise se bloqua et la miss continua le mouvement toute seule. Elle chuta bien joliment, réussissant à se rattraper en partie au bureau ; ouf, pas de fracture du coccyx pour cette fois.

En équilibre instable, elle se figea un instant, cherchant l’origine du bruit. Ce n’était pas une explosion, elle n’était pas à Salem, tout allait bien. La moitié des objets posés sur son bureau s’étaient fait la malle, tout simplement. Elle aurait dû prévoir le coup et ranger ce tas d’affaires avant de s’endormir. Tant pis, ça ne tomberait pas plus bas à présent. Elle se permit donc de respirer et souffla pour repousser les cheveux qui lui rentraient dans la bouche.

- Criss de foutre ! balança-t-elle sur un ton agacé.

Alors qu’elle tournait la tête pour balancer de nouvelles injures, elle avisa qu’elle n’était pas seule. À la porte, il y avait un jeune homme qui se protégeait les oreilles, sûrement aussi surpris qu’elle par le vacarme. Saperlotte ! Depuis combien de temps attendait-il devant la porte ce jeunot-là ?

- Bonjour … ?
- Une min… Atchiii !

Ça, c’était la fin de sa chute après avoir glissé sur quelques papiers étalés au sol. À présent, elle était certaine de ne pas pouvoir tomber plus bas. Elle soupira, puis entreprit de se relever en tentant de sauver le peu de dignité qui lui restait. Elle poussa les papiers du bout du pied pour les faire disparaître sous son bureau et ramena ses cheveux en arrière pour être un peu plus présentable, puis elle s’éclaircit la gorge.

- Veuillez m’excuser. Elle attrapa un stylo sur le point de tomber à son tour et le fit claquer contre le bois. C’est pour ?

Elle releva la tête pour observer le nouvel arrivant. Un coup d’œil rapide lui permit de savoir qu’elle n’avait jamais vu cette tête-là en cours. Qui était-ce ? Un élève, semblait-il, mais si elle se trompait ? En ce moment, ça allait et venait en tout sens, des gens disparaissaient et réapparaissaient comme si Poudlard n’était qu’un moulin à vent. Elle n’arrivait plus à suivre… Elle ne s’attarda toutefois pas sur son observation et lui adressa un léger sourire, digne et calme.

- Tu peux rentrer. Ça ne tombera pas plus bas.

Tandis que le jeune homme approchait, elle sortit sa baguette d’aubépine et, d'un mouvement souple et assuré, lança un sort pour remettre un peu d’ordre à la salle. Quelques objets commencèrent à se promener à travers la pièce pour rejoindre leurs emplacements de prédilection. Elle aurait pu faire cela plus tôt, effectivement, mais la procrastination était venue toquer à sa porte, difficile de lui refuser un petit entretien…

HJ:
 
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MessageSujet: Re: The point is not to free the animal ▬ Gwen   Sam 25 Avr 2015 - 12:36

En fait non, je crois que ce désastre ne vient pas de moi mais d'un courant d'air ou je ne sais trop quelle autre présence fantomatique peut être … Mais en tout cas pas de moi donc a priori je ne risque pas de finir cloué au pilori. Ça doit faire super mal, soit dit en passant, et j'aurai trop peur que ça abime mes articulations parce que j'en ai trop besoin pour glisser. Et tout un tas d'autres choses, certes, mais c'est la première qui me vient en tête alors qu'elle ...

« Une min… Atchiii ! »

… se vautre. Je n'ai pas rigolé, je vous le promets ! Je crois que j'ai été trop surpris en fait parce qu'en temps normal j'aurai surement esquissé au moins un sourire mais non, je me tiens tranquille et je fais même un pas en avant dans un geste réflexe comme si je pouvais la rattraper ou je ne sais trop quoi. C'est totalement stupide vu la distance entre nous deux mais jusqu'à preuve du contraire et par définition un réflexe ça ne se maitrise pas.
Soupir de la part de la dame, je ne sais pas trop quoi faire de moi là je dois bien le dire alors je reste planté là comme un gland, en attendant qu'elle me fasse un signe, quelque chose, n'importe quoi m'assurant qu'elle a bien conscience de ma présence même si c'est probablement déjà le cas étant donné que nos regards se sont croisés une fraction de seconde avant qu'elle ne glisse totalement sur le sol. Sympa comme entrée en matière. Je reste statique, elle se relève et s'arrange un peu. Par décence je regarde un peu ailleurs et redécouvre l'intérieur de ses murs où j'ai vécu un paquet de choses. Des bonnes comme des mauvaises, mais très intenses pour certaines quoi qu'il en soit. Petit éclair de souvenirs, je retiens un sourire en me disant qu'elle n'a pas la moindre idée de ce qui a pu se passer sur ce bureau entre deux jeunes Lycan en mode pré-lunaire … Hum. C'est juste pas le moment de penser à ça Enzo Ryans ! Oui, pardon.

« Veuillez m’excuser. C’est pour ? »

Jolis cheveux, jolis yeux, jolis voix … Une odeur agréable … Je m'étais habitué à la présence lupine et masculine de Jakob, je pense que je n'aurai aucun mal à m'habituer à la sienne mais encore une fois ça n'est pas le propos. Quelque part c'est rassurant, je ne suis pas totalement foutu, il y a encore des trucs qui fonctionnent chez moi et me permettent de ne pas rester bloqué en mode Zombie. La dame a posé une question jeune homme … Oui, pardon. Je me concentre et lui rend son sourire.

« Tu peux rentrer. Ça ne tombera pas plus bas. »

J'acquiece d'un signe de tête et commence à m'avancer dans la pièce avec ma grande carcasse tout en regardant bien où je mets les pieds histoire de ne pas créer d'autres dégâts et ...

« Est c’que vous voulez un … »

… et non. Visiblement elle n'a pas besoin d'un coup de mains pour ranger puisque les objets sont déjà entrain de se ranger tout seul grâce à la Magie. Soit. Mon attention s'égare un peu sur les dits objets et puis finalement je me plante devant son bureau, les mains dans les poches, et capte son regard.

« Vous allez bien ? »

Rapport à sa chute, même si visiblement ça n'était pas méchant. Le réveil en sursaut fait faire des bonds au cœur aussi donc … Oui, bon, bref. C'est trop intrusif, c'est ça ? Excusez moi d'être bien élevé.

« Désolé de vous déranger en me pointant comme ça. »

En même temps, maintenant, plus tard, demain … J'imagine qu'elle a l'habitude.

« Je m’appelle Enzo, Enzo Ryans, et je suis en sixième année. Si j’me permets de venir vous voir c’est parce que j’ai raté un mois de cours pour raisons personnelles. Je redouble ma sixième donc je connais déjà le programme et je compte bien rattraper mon retard mais je voulais m’assurer que le programme en question n’avait pas changé ou trop évolué après le départ de J … Monsieur Hammerschmitt, histoire que je ne fasse pas fausse route et que je ne perde pas de temps. »

A quel moment ma vie est devenue aussi chiante ? Et l'égo en prend un petit coup au passage en évoquant le redoublement mais bon, on va faire avec. Je ferais mes preuves, c'est tout.

« J'ai eu l'occasion de bosser un peu pendant mon absence mais … Enfin c'est surtout pour me recaler sur les autres et sur vos cours. »

Raisons personnelles. Le truc le plus vaste du monde, qui parfois doit être équivalent a « ma chouette a fait son nid dans mes parchemins » ou autres conneries du genre. Je ne me vois pas lui déballer ma vie quoi qu'il arrive, surtout qu'elle doit s'en cogner comme de sa première robe de sorcière. Autant aller droit au but, venons en directement aux faits. C'est vrai qu'à la base je ne venais pas spécialement pour ça mais en y réfléchissant c'est tout aussi important. Non je n'ai pas l'intention de tout laisser en plan, c'est important pour moi de réussir et je veux m'en tenir à mes objectifs, ceux que je me suis fixé en début d'année scolaire. Je ne retaperais pas une fois encore, et j'ai bien l'intention de m'en tirer avec de supers notes. Point barre. Je bosserai deux fois plus que les autres s'il le faut, j'y passerai les trois quart de mon temps libre tant que j'arriverai à tenir en place, mais je cartonnerai cette année et c'est pas négociable. Et après … on verra. De toute façon c'est pas comme si je pouvais vraiment me projeter dans l'avenir pour l'instant. Il se passe quoi si je sors d'ici ? On va encore m'enfermer sous prétexte que c'est pour mon bien ?

« J’voulais aussi savoir si c’était possible de rattraper les devoirs que vous êtes susceptibles d’avoir donné depuis la reprise, parce que ça m’embêterait vraiment d’avoir des trous dans mes notes et de pas être au même niveau que les autres. »

Je ne suis pas trop mauvais en Potion, mais quand même. Je ne veux pas ne pas être trop mauvais, je veux être le meilleur ou à défaut au meilleur de ce que je peux faire. Non, je ne compte pas me transformer en Serdaigle, faut pas déconner non plus. Sans offenses.

« Et j’me demandais si vous faisiez du Tue-Loup. »

Comme ça, de but en blanc, mais au moins c'est fait et elle sait en principe à qui elle a affaire. J'imagine qu'en tant que Prof – et surtout Prof de Potion – elle a été mise au courant de la présence de Lycanthropes dans le château mais qui sait … Si c'est pas le cas, surprise !
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MessageSujet: Re: The point is not to free the animal ▬ Gwen   Dim 26 Avr 2015 - 0:57

C’était une petite humiliation à laquelle elle avait droit. Être prise en train de dormir n’avait rien de glorieux, mais cette chute inattendue ajoutait à la gêne de départ. Gwen n’avait pas pour habitude de se réveiller aussi violemment ; la dernière fois avait eu lieu lors de l’attaque de Salem et constituait un bien mauvais souvenir. Non, vraiment, la miss n’aimait pas ces situations-là. Toutefois, elle se redressa avec calme et pudeur, appréciant fortement l’absence de moquerie dans le regard de l’élève qui avait assisté à la scène. Il resta un instant là, à attendre qu’elle se redresse à son rythme, prêt à lui porter secours si jamais elle en avait la nécessité. Mais cela ne serait pas nécessaire : réveillée, elle avait repris le contrôle total de son corps et du bazar qu’elle avait mis dans la pièce. La politesse du jeune homme faisait rêver ; s’ils étaient tous comme ça, les cours seraient une croisière quotidienne. Elle l’invita officiellement à entrer dans la salle de classe, un sourire tranquille sur les lèvres.

- Est c’que vous voulez un…

Il s’arrêta en voyant qu’elle avait déjà lancé un sort de rangement. L’enseignante n’était pas une princesse en détresse, elle était capable de ranger sans l’aide de personne. Évidemment, elle en avait rarement l’envie, mais un peu de nerfs par le chapeau de Merlin ! Elle remarqua que le regard du jeune se perdait dans la contemplation des objets qui se promenaient maintenant dans la pièce. Leur ballet était hypnotisant, mais elle était rôdée et ne se laisserait pas happer elle aussi par cette contemplation. Il finit par venir se planter devant le bureau, mains dans les poches. Une attitude quelque peu emprunte de désinvolture, mais il restait un adolescent.

- Vous allez bien ?
- Oui oui, tout va bien.

Et même si elle s’était fait mal, elle ne l’aurait pas avoué. C’était déjà assez gênant de se vautrer ainsi devant un élève. Pourquoi tous les élèves lui demandaient comment elle allait, ces derniers temps ? Avait-elle l’air si fragile que même des enfants cherchaient à la protéger ? Elle ne lui en voulait pas, mais ces comportements l’agaçaient un peu, à force. Il se reprit rapidement.

- Désolé de vous déranger en me pointant comme ça. Je m’appelle Enzo, Enzo Ryans, et je suis en sixième année.

Enzo Ryans. Oui, cela lui disait quelque chose, et plutôt deux fois qu’une. Les Ryans étaient ces deux étudiants dont on n’avait pas de nouvelles depuis la rentrée. Leur disparition avait inquiété l’équipe enseignante anglaise, mais la situation semblait être enfin rétablie puisqu’ils étaient sagement rentrés au château. Deux enfants d’une famille de sang-purs plutôt réputée. Elle le laissa parler sans l’interrompre.

- Si j’me permets de venir vous voir c’est parce que j’ai raté un mois de cours pour raisons personnelles. Je redouble ma sixième donc je connais déjà le programme et je compte bien rattraper mon retard mais je voulais m’assurer que le programme en question n’avait pas changé ou trop évolué après le départ de J… Monsieur Hammerschmitt, histoire que je ne fasse pas fausse route et que je ne perde pas de temps. J'ai eu l'occasion de bosser un peu pendant mon absence mais… Enfin c'est surtout pour me recaler sur les autres et sur vos cours.

Gwen l’observait expliquer sa situation en hochant ponctuellement la tête. Le lapsus la fit tiquer. Il appelait son ancien professeur par son prénom ? C’était inhabituel et bon à savoir. Avec Gwen, aucune chance que cela arrive. Elle n’aimait pas l’idée d’être proche d’un élève, aussi doué ou sympathique soit-il, et se demandait comment faisaient les autres professeurs que cela ne dérangeait pas. En tout cas, elle appréciait fortement les efforts que ce gamin faisait pour rester correct à son égard, et ne poserait pas de questions quant à ses excuses quelque peu expédiées. Si Logan Rivers avait accepté leur retour, leurs raisons devaient être bonnes, elle n’avait pas besoin d’en savoir plus. Lorsqu’il eut fini de parler, elle hocha une nouvelle fois la tête, levant son pied pour laisser s’échapper une feuille de papier qui voulait rejoindre un tas de feuilles sur le bureau.

- Le programme officiel n’a pas changé. Certains de mes cours abordent toutefois des potions qui ne sont pas au programme : tu n’auras nul besoin de les rattraper, mais si cela t'intéresse, j’imagine que tes camarades seront ravis de t'en parler.

Elle n’allait pas le prévenir des célèbres « cours sur les explosifs de miss Roberts-Moore », ce serait un honteux spoiler. Ses camarades n’avaient pas été prévenus, eux non plus, et elle ne faisait pas de favoritisme. Le jeune Ryans continua sur sa lancée.

- J’voulais aussi savoir si c’était possible de rattraper les devoirs que vous êtes susceptibles d’avoir donné depuis la reprise, parce que ça m’embêterait vraiment d’avoir des trous dans mes notes et de pas être au même niveau que les autres.
- Si tu y mets du tien, tu rattraperas rapidement ton retard. Je pourrai te faire une liste de ce que nous avons déjà travaillé avec ta classe, si cela peut te rassurer, et je reste disponible si tu as besoin d'aide ou de matériel.

Autour d'eux, le sortilège commençait à s’estomper faute d’objets à ranger. Tout n’était pas aussi propre et carré que lorsque Jakob Hammerschmitt officiait, mais c’était comme ça que ça devait être. Elle baissa les yeux sur la pile de papiers qui s’était formée devant elle, les feuilleta quelques instants avant d’en tirer un papier. L’écriture manuscrite était fine, petite et sûre. C’était le programme des sixième année. Avec deux heures de cours par semaine, ils avaient déjà eu le temps de travailler quelques potions, mais rien de bien compliqué. Elle attrapa ensuite une feuille vierge qui trainait dans le même tas et sortit sa plume pour noter. Elle aimait écrire à la main, cela l’occupait et l’empêchait de triturer tout et n’importe quoi. Toutefois, le jeune homme l’arrêta dans son élan.

- Et j’me demandais si vous faisiez du Tue-Loup.

Elle releva les yeux et lui lança un regard surpris. Elle avait dû louper cette information. Il lui était déjà difficile de retenir les noms et les visages de toutes ces nouvelles têtes qu’elle avait en cours, alors la lycanthropie des absents… Elle savait qu’il y avait des lycanthropes ici, mais pour l’instant, aucun d’eux ne s’était présenté de son propre chef pour lui demander du Tue-Loup. Elle lui adressa un léger sourire.

- Bien entendu, lâcha-t-elle doucement en lançant un sort à sa plume pour qu’elle note magiquement ce qu’il fallait. Je fais tout ce qu’il est possible d’imaginer en matière de potions.

Ce n’était pas de la vantardise mais la stricte vérité. Elle pouvait faire les potions les plus simples en un tour de main, et il lui suffisait d’un peu de temps et de tranquillité pour s’approprier toutes les autres. Tout était dans la patience, la finesse des dosages et sa connaissance aigue des effets de chaque ingrédient et de chaque combinaison. Évidemment, grâce à des années de pratique, elle connaissait aussi tous les mélanges dangereux qu’il était possible de faire avec les ingrédients les plus basiques et inoffensifs. Elle ramena délicatement une mèche derrière son oreille, prit son tas de papiers ainsi que la feuille en cours d’écriture, suspendant la plume dans sa tâche.

- Suis-moi. Nous allons passer dans mon bureau.

Elle prit les devants et ferma la porte par magie lorsque l’élève fut sorti à son tour. Elle n’était pas stupide au point de stocker l’essentiel de ses potions dans sa salle de classe. Bien qu’elle n’ait pas encore eu le temps de reconstituer tout son fonds, cela aurait été totalement inconscient de laisser des dizaines de flacons à la portée du premier élève venu ; d’autant plus lorsque les flacons en question n’étaient pas étiquetés et pouvaient tout aussi bien contenir du veritaserum que de l’explosif sous forme liquide. Son bureau était encore plus en bazar que sa salle de classe. Il faisait bon malgré le fait qu’ils soient en sous-sol. Une potion mijotait calmement dans un coin de la pièce. Des tas de papiers et quelques vieux chaudrons trainaient un peu partout, témoignant de ses diverses expériences de ces derniers jours sur une formule complexe. Que n’aurait-elle pas donné pour pouvoir récupérer du matériel neuf et tous ses livres… Elle fit signe au jeune homme d’entrer et se dirigea directement vers son armoire. Elle prit l’une des deux clefs à son cou, puis elle ouvrit en grand. Ses doigts pianotèrent un instant sur les fioles. Elle en attrapa une, l’ouvrit et entreprit d’en sentir le contenu pour l’identifier. Puis, satisfaite d’avoir trouvé du premier coup, elle referma le placard à clef et revint vers l’élève en faisant rouler la fiole entre ses doigts.

- Je n’en ai pas plus en réserve pour le moment. As-tu besoin d’un dosage particulier ?

Gwen préférait demander avant de lui donner la fiole. Cela suffirait certainement pour une nuit, mais elle ne souhaitait pas faire d’erreurs et être responsable d’un accident ou d’un malaise du jeune homme. Cela lui permettrait aussi de connaître ses habitudes en la matière, sans demander de manière frontale la date de sa transformation. Elle n’acceptait de fournir les élèves en potions que lorsque la demande était justifiée, y compris et surtout pour ce type de demandes.

- Je n’ai même pas pensé à me renseigner sur la date de la prochaine pleine lune… soupira-t-elle, un peu pour elle-même.

Elle relança le sortilège d’écriture des potions que l’élève pourrait travailler, tripotant la fiole de Tue-Loup pour occuper ses mains.
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MessageSujet: Re: The point is not to free the animal ▬ Gwen   Mar 28 Avr 2015 - 21:48

Surprise. C’est ma première impression quand je croise son regard alors qu’elle s’affaire à noter ce que je suppose être tout ce qui a été vu par les 6ème année depuis la reprise. Un mois, ça n’est finalement pas une énormité – même si ça m’a semblé être une infinité – mais il faut quand même se les retaper. Dans le fond je ne m’inquiète pas trop, d’une parce que je suis extrêmement motivé, que quand j’ai quelque chose dans la tête je ne l’ai pas ailleurs et je fais tout pour arriver à mes fins, puis de deux parce que je le répète, je ne suis pas trop mauvais en Potion, même assez bon sans vouloir me lancer des fleurs. En tout cas j’ai enregistré, j’irai toquer aux portes de mes petits camarades pour rattraper ce que j’ai raté et puis j’ai toujours mes cours de l’année dernière, sans parler de deux de Rosalyn dont je me sers depuis le début de l’année en cas de besoin. Une écriture de fille c’est quand même beaucoup plus agréable, soit dit en passant. Quant à elle, la Prof, Mlle Roberts-Moore et ses jolis yeux – pardon, ou pas – elle dit rester disponible en cas de besoin alors ça aussi j’enregistre. J’ai été une tête dure pendant un moment, maintenant je sais parfaitement où sont mes intérêts et si le courant passe bien avec le ou la Prof concerné(e), si ce(tte) dernier(e) ne me prend pas de haut alors je sais rester le gentil garçon calme et discipliné que je peux être. Si ça n’est pas le cas … c’est plutôt complètement l’inverse et je sais que je ne suis pas toujours très tendre en fonction de mes humeurs mais a priori tout devrait bien se passer avec elle, non ? Si. C’est dans mon intérêt de toute façon alors je me tiendrais à carreau tant que je le peux.

Bref, venons-en au fait : Oui, je suis un Loup-Garou, enchanté. Joli sourire, au passage. Enzo !

« Bien entendu. Je fais tout ce qu’il est possible d’imaginer en matière de potions. »

Cette fois c’est moi qui esquisse un sourire et il n’a rien de sarcastique. Je ne sais pas quel âge elle peut avoir, elle a l’air assez jeune dans le fond mais l’âge n’entrave pas l’efficacité et le talent alors elle a raison d’affirmer ses compétences si elle les maitrise. Je ne mettrais pas ça en doute, c’est elle la Prof et moi l’élève. Chacun à sa place.

« Suis-moi. Nous allons passer dans mon bureau. »

J’acquiesce d’un signe de tête et la suis sans rechigner, me faisant la réflexion que cette confiance aveugle ne me ressemble pas vraiment. C’est vrai, je ne me méfie pas autant que j’aurai pu le faire auparavant et ça devrait m’inquiéter un peu je suppose mais je crois être suffisamment fatigué de pas mal de choses pour me stresser encore avec tout un tas de choses. Il y a des personnes compétentes pour gérer ici, c’est à eux de voir, pas à moi. Respire. Elle n’est pas d’ici, elle vient de l’extérieur, de Salem, et qu’est ce qui prouve qu’elle n’est pas un danger, un espion ? Rien, tout comme rien ne prouve le contraire alors on se détend. J’ai besoin d’elle, c’est un fait, alors autant jouer franc jeu.

Donc oui, je la suis mais me retourne quand même par réflexe quand la porte se referme derrière moi. Sentiment fugace d’enfermement et d’oppression. Mon instinct ne s’alarme pas, Loup reste tranquille, je me fais confiance. Une tête de moins que moi, un peu plus même, et ça me fait sourire c’est plus fort que moi. En aucun cas je ne la sous-estime à cause de cette différence de gabarit, ça n’est pas mon genre, mais ça m’amuse simplement. Et promis je n’ai pas laissé trainé mes yeux là où ils n’auraient pas du se poser … Pas plus de quatre secondes ... ça passe ? On ne se refait pas. Je n’ai pas vu grand monde pendant un mois, il ne faut pas m’en vouloir … Ok, excuse bidon, j’en aurais fait autant si ça n’avait pas été le cas. Je plaide coupable.
Joyeux bordel dans la pièce, on dirait le coin de dortoir de Kyle quand il dessine, il y en a partout mais chacun son espace, chacun son système de rangement. C’est juste un truc supplémentaire qui me fait sourire et je ne vais pas m’en plaindre.

Toujours en garçon bien élevé j’attends qu’elle me fasse signe pour entrer mais à aucun moment mes mains ne quittent mes poches. Ma baguette est dans l’une d’entre elle et je l’admets, je l’effleure parfois comme si ça me rassurait ou quelque chose comme ça. Je ne me sens pas menacé, c’est juste un réflexe je crois, et je dois dire être particulièrement soulagé de l’avoir retrouvé après un mois de séparation. Je ne l’ai pas vraiment utilisé depuis mon retour, il risque d’y avoir du boulot à ce niveau là aussi … Mais chaque chose en son temps. Une armoire dans le fond de la pièce, fermée à clé, et les clés accrochées à son cou. Ce sont de détails que je ne peux pas m’empêcher d’enregistrer même s’il n’y a pas vraiment de but derrière cette manie. Je détourne le regard pour ne pas qu’elle se sente trop épiée et puis finalement replace mon attention sur elle alors qu’elle s’approche, une petite fiole entre les doigts. Une seule dose. Un jour de traitement.

« Je n’en ai pas plus en réserve pour le moment. As-tu besoin d’un dosage particulier ? »

C’est … une très bonne question et pour le coup c’est moi qui doit afficher un air surpris l’espace de quelques secondes mais je retrouve mon visage impassible rapidement.

« Je n’ai même pas pensé à me renseigner sur la date de la prochaine pleine lune… »
« C’est dans la nuit du 4 au 5, dans une semaine. »

Donc la première dose devra être prise ce soir, sans faute.

« Pour ce mois-ci ça devrait aller, je suis passé à l’infirmerie hier soir et Maxence m’en a donné. »

Dépannage express, il en a toujours en stock.

« Par contre, j’me dis qu’au niveau du dosage … La dernière Pleine Lune s’est pas super bien passée au niveau du contrôle, et j’me connais suffisamment pour savoir que je ne suis pas forcément stable à 100 % donc augmenter un peu le dosage pourrait sans doute être une bonne idée maintenant que vous en parlez. »

Corsé un peu le mélange histoire de calmer Loup – et moi par extension et définition – au maximum histoire qu’il ne se sente pas trop pousser des ailes sans pour autant lui brider sa liberté. Minutieux, mais sans doute capital.

« Monsieur Hammerschmitt m’a appris à le faire moi-même, ça fait des mois que je m’entraine et sur le papier j’y arrive parfaitement mais je ne suis pas prêt à prendre le risque d’exposer qui que ce soit à cause d’un Tue-Loup mal dosé. Y a trop de … trop d’humains ici et même si je reste dehors, tous ne restent pas à l’intérieur. »

Ce château est peuplé d’inconscients, mais je sais pertinemment que je n’ai rien à dire sur le sujet étant donné que j’en fais partie moi aussi. Seulement en tant que Lycanthrope il n’est pas évident d’admettre que certains risquent sciemment leur vie en se baladant à l’extérieur une nuit de Pleine Lune. Je ne peux pas le nier, je trouve ça égoïste parce que même s’ils n’y pensent pas, ils prennent un risque pour eux mais ils prennent aussi un risque pour nous. Un dérapage peut très vite arriver et les conséquences peuvent être dramatiques, là-dessus je sais parfaitement de quoi je parle malheureusement et je ne tiens vraiment pas à ce que ça se reproduise alors certes ces ordures de « Supérieurs » ne sont plus là pour créer des situations où ne pas être hors de contrôle est difficile mais on n’en reste pas moins instables quoi qu’il arrive. C’est tout.

« Il avait l’habitude de laisser quelques doses accessibles aux Lycans du château dans la Salle de cours, cachées évidemment, et en cas de besoin, mais je ne sais pas comment vous comptez procéder ni même si les autres vous ont approché ou pas. »

Je l’admets, c’est un peu chacun pour sa pomme pour l’instant en ce qui me concerne. J’imagine que Ever m’a déjà senti, Maxime aussi peut être j’en ai aucune idée, mais je n’ai eu de contact avec aucune d’entre elles et je ne sais pas comment elles se débrouillent pour avoir leurs doses. Connaissant Jakob il n’est de toute façon pas parti en laissant ses « protégés » en plan, j’en doute fortement.

« Le mois dernier je l’ai fait moi-même, et même si mon état psychologique a surement beaucoup pesé dans la balance j’ai bien senti que je perdais le contrôle par moment. C’était comme … comme des microcoupures. »

Ces conneries auront coûté un troupeau de moutons à mon cher Grand-père et même si ça me fait mal au cœur pour ses pauvres bêtes, même si j’ai menacé ouvertement des enfants en étant attiré par leur odeur et surtout leur sang, je ne regrette rien. Qu’est ce que ça changerait de toute façon, de regretter ? Rien, absolument rien. Ce qui est fait n’est plus à faire comme on dit … Est-ce que j’ai l’intention de refaire couler le sang le mois prochain ? Je dirais que c’est rarement une question de réelle intention et qu’il est de toute façon difficile de prévoir à l’avance mais ça n’est pas la question. Je ne suis pas là pour faire des plans avec moi-même, dans ma tête, mais pour échanger avec la nouvelle Maitresse des Potions de Poudlard, inutile de se disperser, le sujet est trop important pour ça.

« D’ailleurs tant que je suis là, j’voudrais pas empiéter sur votre territoire, ni même sur votre temps, mais est ce que vous seriez d’accord pour je continue à venir m’entrainer dans la Salle régulièrement pour travailler cette Potion ? »

Elle n’est pas obligée de dire oui, bien évidemment, et d’ailleurs rien ne m’empêche de le faire ailleurs, dans mon coin, et seul mais … Je l’admets, même si ça n’était pas toujours évident d’être dans la même pièce que Jakob c’était important pour moi qu’il soit là. Non seulement c’est très pratique de travailler directement ici puisqu’il y a tous les ingrédients et ustensiles, mais avoir une personne qualifiée à ses côtés qui peut aguiller, donner des conseils, etc … C’est non seulement rassurant mais aussi important au niveau de l’apprentissage. Et sécurisant, aussi. Si je fais tout exploser je ne resterais pas seul entrain d’agoniser dans mon coin … Pas que ça me fasse spécialement peur mais l’idée ça n’est pas non plus de finir avec un bras en moins ou pire ! Et si mes cheveux prenaient feu, vous vous rendez compte ?! Ok, je sors.
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MessageSujet: Re: The point is not to free the animal ▬ Gwen   Ven 15 Mai 2015 - 13:39

Enzo Ryans. Sang pur. Sixième année. Absent un mois pour des « raisons personnelles » mais poli, cordial, physique plutôt sympathique et attentif à ce qu'elle racontait. Il ne tentait pas d'être familier avec elle  comme il semblait l'avoir été avec son prédécesseur, preuve de décence tout à fait appréciable. Enfin, il était motivé à rattraper les cours qu'il avait manqué. D'après ce que Gwen voyait, elle estimait que le jeune homme ferait partie de la crème de ses élèves. Ils étaient peu à avoir cette tenue, même si la majorité restaient corrects vis-à-vis des enseignants. Le sang entrait-il en compte dans son jugement ? Inconsciemment, oui, pour la simple et bonne raison que les grandes familles  élèvent leurs enfants d'une certaine manière, et que c'était ainsi que Gwen avait grandi. Elle n'était jamais insensible à une éducation semblable à la sienne. Evidemment, mieux valait mettre de côté l'accueil quelque peu... inhabituel qui seyait peu à une demoiselle de bonne famille, mais la miss se rattrapait toujours rapidement. Première étape, noter les informations dont le jeune homme aurait besoin pour rattraper son retard, tandis qu'il continuait d'exposer son cas.

Enzo Ryans, lycanthrope. Elle n'en montra rien, mais cette information la fit tiquer à nouveau. Eh bien ! L'empire Ryans possédait quelques tares dans sa descendance. Aucune famille n'était réellement à l'abri d'un accident, après tout. Il n'y avait aucun condescendance dans son raisonnement, elle avait simplement pris le réflexe de rechercher l'erreur interdisant aux familles de haute lignée de rabaisser les Roberts-Moore, privés du statut de famille de sang-pur pour quelques sang-mêlé dans la généalogie. Les apparences, toujours les apparences... sauf que les secrets de famille ressortaient toujours à un moment ou un autre. Gwen était bonne à ce jeu-là. Ne rien montrer, sembler calme, naturelle en société... Lorsqu'elle indiqua au jeune homme de la suivre, c'était avec un naturel déconcertant. En même temps, le jeune homme n'était pas difficile et elle l'appréciait déjà, donc c'était simple. Elle pouvait faire n'importe qu'elle potion : à cela, il répondit par un petit sourire sans moquerie. Il n'avait rien contre les femmes ambitieuses et sûres d'elles. Tant mieux, ils allaient bien s'entendre.

Après avoir fermé la porte de la salle de classe, elle ne toucha pas à celle de son bureau. Ils n'avaient pas besoin de s'enfermer à double tour dans la pièce, il ne lui volerait rien. Il avait beau être grand, bien bâti et posséder la force d'un loup sous son apparence d'adolescent lambda, elle était sur son territoire. Tout surnaturel qu'il puisse être, il n'aurait pas le dessus sur une enseignante dans ces conditions. Elle n'avait pas peur de la lycanthropie. Certes, les jeunes loups étaient bien plus instables que n'importe qui d'autre, mais les humains avaient eux-mêmes leur part d'ombre. Désolée petit, elle craignait plus les frères de son amant que les petits anglais dans son genre. Elle s'éloigna donc tranquillement vers son armoire pour chercher sa réserve de Tue-Loup. Pour tout dire, elle n'avait pas du tout pensé à se refaire un stock. Ses chaudrons chauffaient déjà en continu depuis qu'elle avait pris possession des lieux et elle ne savait plus exactement où donner de la tête...

Lorsqu'elle revint dans sa direction avec sa fiole et qu'elle lui posa la question piégeuse des dosages, il eut l'air surpris. Sa réaction répondait d'elle-même. Eh oui, jeune homme, il était parfaitement possible de créer des potions plus ou moins fortes selon les besoins ; ce n'était que de la cuisine après tout...

- C’est dans la nuit du 4 au 5, dans une semaine.
- Par Merlin. J'aurais dû y penser.

Certes, elle avait un stock entier de potions toutes plus importantes les unes que les autres à reconstituer, mais elle aurait dû penser au Tue-Loup en priorité. Dès que l'élève partirait, elle lancerait la production pour rattraper le coup : tant qu'elle ne savait pas combien de lycanthropes comptait Poudlard, elle avait intérêt de toujours en avoir un petit stock.

- Pour ce mois-ci ça devrait aller, je suis passé à l’infirmerie hier soir et Maxence m’en a donné.
- Bien.

« Maxence ». Par Merlin en peignoir, ce jeune homme était intime avec toute l'équipe de gestion du château ? Il était nécessaire d'avoir de bons rapports avec les enseignants et les infirmiers, évidemment, mais Gwen ne pouvait s'empêcher de trouver ces relations plutôt déplacées. Toutefois, elle n'en dit rien, plutôt rassurée que d'autres qu'elle aient pensé aux petits loups, et Enzo reprit.

-  Par contre, j’me dis qu’au niveau du dosage… La dernière Pleine Lune s’est pas super bien passée au niveau du contrôle, et j’me connais suffisamment pour savoir que je ne suis pas forcément stable à 100 % donc augmenter un peu le dosage pourrait sans doute être une bonne idée maintenant que vous en parlez.

Elle hocha la tête avec un air entendu. Augmenter le dosage, donc ? Non. Pas aussi simplement. Elle n'avait pas posé la question pour répondre aveuglément à sa demande, au contraire. De ses réponses, elle faisait ce qu'elle voulait. Pour l'instant, il semblait surtout atteint d'un grave manque de confiance en lui-même et en son comportement les nuits de pleine lune. Un jeune loup instable, voilà ce qui se cachait derrière son apparente tenue et ses mains fourrées nonchalamment dans ses poches. Il avait toutefois l’intelligence et le recul nécessaire pour lui parler de sa dernière pleine lune, alors elle le laissa continuer son exposé de la situation sans forcer.

- Monsieur Hammerschmitt m’a appris à le faire moi-même, ça fait des mois que je m’entraîne et sur le papier j’y arrive parfaitement mais je ne suis pas prêt à prendre le risque d’exposer qui que ce soit à cause d’un Tue-Loup mal dosé. Y a trop de… trop d’humains ici et même si je reste dehors, tous ne restent pas à l’intérieur.
- Il serait effectivement difficile d’enfermer tous les élèves inconscients dans le château.

Ses lèvres s'étirèrent en un petit sourire. Les Supérieurs avaient bien fermé les portes du château écossais pendant deux longues années, il n'y avait donc rien d'infaisable à enfermer tous les imbéciles dans leurs dortoirs les nuits de pleine lune… Elle demanderait des conseils à Anton, à l’occasion. Ou pas, car ce genre de traitement restait inhumain, qu'importe ceux qu'on enfermait. En tout cas, le jeune homme affirmait son manque de confiance et semblait réellement inquiet pour la sécurité des autres. Exemplaire jusqu'au bout.

- Il avait l’habitude de laisser quelques doses accessibles aux Lycans du château dans la Salle de cours, cachées évidemment, et en cas de besoin, mais je ne sais pas comment vous comptez procéder ni même si les autres vous ont approché ou pas.

Elle passa sa main dans ses cheveux et jeta un œil au papier où toutes les potions étaient maintenant inscrites. Il faudrait quelques mois avant que les gens cessent de la comparer à son prédécesseur, il faudrait qu'elle s'y fasse. La jeune enseignante n’aimait pas ça, mais elle tenta de ne pas montrer sa gêne. Après tout, elle n'avait aucune obligation, aucune contrainte. Ses yeux se reposèrent sur l'élève.

- Je ne cacherai pas de potions dans ma salle de cours. Son ton était calme mais catégorique. J’entrepose tout dans mon armoire ; nul besoin de tenter d’en forcer la serrure, cela vous reviendrait en plein visage. Je souhaite garder le contrôle sur mes potions et sur l’usage qui en est fait. Donc, si vous ou vos camarades avez besoin de Tue-Loup ou d'autre chose, mon bureau est toujours ouvert et je ferai preuve de discrétion si nécessaire, mais ce ne sera jamais du libre service.

Elle apprécierait moyennement que n’importe qui mis au courant de la cachette puisse s’approprier les Tue-Loup. Si un non-lycanthrope venait se servir pour une raison X ou Y, ou qu’un lycanthrope vidait les réserves en laissant les autres sans ressources, cela poserait de graves problèmes de gestion… De plus, c’était tellement le bazar dans la salle de classe qu’ils seraient fichus de laisser moisir le Tue-Loup faute de l’avoir retrouvé. Par ailleurs, il n'était pas question de leur ouvrir sa réserver personnelle : entre les dizaines de flacons non étiquetés et les potions dangereuses, un accident aurait vite fait d'arriver et elle n'avait aucune envie d'être responsable. Il était donc beaucoup plus simple de garder la main-mise sur son stock complet ; stock auquel elle ne laisserait même pas l'accès à monsieur Rivers, d'ailleurs... C'était pour dire le nombre de potions illégales qu'on pouvait trouver en cherchant un peu dans son foutoir. Les Supérieurs avaient dû s'en donner à cœur joie avec la réserve qu'elle avait laissée à Salem...

- Le mois dernier je l’ai fait moi-même, et même si mon état psychologique a surement beaucoup pesé dans la balance j’ai bien senti que je perdais le contrôle par moment. C’était comme… comme des microcoupures.

C'était la question qu'elle se posait depuis le départ. Qui avait fabriqué le Tue-Loup responsable de son manque de contrôle ? C'était donc lui, et cela la conforta dans l'idée que le problème était loin d'être le dosage de la potion. Elle s'empara d'une plume sur son bureau et entreprit de la tapoter contre la table dans un mouvement automatique.

- L’affect a toujours un impact sur les effets d’une potion. Les effets indésirables ressortent souvent dans ces moments-là, donc cette sensation de microcoupures ne m’étonne pas. Je ne te demanderai pas ce qui a causé ton « instabilité émotionnelle ». Mais tu ne peux pas ne pas prendre en compte les facteurs extérieurs.

Minute prévention bonjour.

- Parle de ce qui te tracasse à des gens de confiance. La nervosité ne te mènera jamais à une perte totale de contrôle avec un bon Tue-Loup, mais je pense que tu y gagneras en confort. Quant à la dernière pleine lune, il devait simplement manquer quelque chose à ta potion.

L'importance de parler, Anton la lui avait démontrée à de nombreuses reprises, notamment en levant toutes ses inhibitions l'empêchant de faire apparaître son patronus. Mais pour elle, le risque d'un peu d'angoisse restait minime. Bien entendu, il était aussi possible de contrer les effets d'une potion, mais il fallait posséder une grande force magique et mentale, et surtout, il fallait la volonté et l'expérience. La miss pouvait résister aux effets du Veritaserum, mais c'était là le fruit d'un entraînement long et difficile avec un « professionnel ». Le jeune homme n'avait pas à s'en faire. Parler, donc, pour une nuit de pleine lune en toute tranquillité. Cela fait un peu slogan pour serviettes hygiéniques, ne trouvez-vous pas ?

- D’ailleurs tant que je suis là, j’voudrais pas empiéter sur votre territoire, ni même sur votre temps, mais est ce que vous seriez d’accord pour je continue à venir m’entrainer dans la Salle régulièrement pour travailler cette Potion ?
- Mon territoire…

Elle gloussa quelques secondes avant de se reprendre. Ah, oui, elle ne pouvait pas nier ressentir un besoin excessif de prendre possession de ce qui lui appartenait dans sa totalité. Elle n'urinait ni ne se frottait sur les murs comme un animal, mais son bazar avait le même objectif de marquage. C'était chez elle et elle était contente que le jeune homme l'ait enregistré, malgré son lien de proximité avec l'ancien propriétaire des lieux. Le choix du mot était plutôt amusant lui aussi, venant d'un lycanthrope. Hey, on s'amuse de ce que l'on peut.

- C’est possible. Évidemment, je resterai dans la salle pendant ce temps-là. Cela m’intéresserait de voir comment tu procèdes seul, pour savoir ce qui a pu pêcher la dernière fois. Cela me permettra aussi d'être à disposition si tu as besoin d'un coup de main.

Elle ne le répèterait pas, mais c'était aussi une question de responsabilité et de contrôle qualité. Sans avoir vu tout le processus de production de la potion, elle n'était pas capable de juger de la fiabilité d'une potion aux dosages subtiles si elle ne pouvait la tester elle-même. Vous pouvez prendre cinq minutes pour imaginer la petite Gwen, 14 ans et une bouille de princesse, essayer tout ce qu'elle apprenait à faire en cours pour vérifier que cela marchait bien. Voilà. Elle posa sa plume, prit le papier avec les potions étudiées et le tendit à l'élève.

- Voilà la liste des potions que nous avons travaillées. Quand comptes-tu revenir en cours ?

Avec la prochaine pleine lune et son retour somme toute assez récent, elle n'était pas certaine de le voir le lendemain. Elle toucherait deux mots à ses collègues pour s'assurer que son absence était bien justifiée.

- Préviens-moi quand tu auras besoin de travailler dans la salle. Tu as d'autres questions ?
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MessageSujet: Re: The point is not to free the animal ▬ Gwen   Dim 31 Mai 2015 - 19:35

Deux choses me « choquent » dans ses réactions et propos, mais je reste stoïque et ne me permet pas le moindre commentaire. La première : Le fait qu'elle soit ferme, définitive et arbitraire sur le fait de ne pas laisser de Tue-Loup à disposition des Lycans de ce château. Dans le fond je comprends son point de vue, peut être qu'à sa place je n'aimerai pas non plus savoir mes Potions « n'importe où » mais le fait est qu'elle ne cerne pas le côté urgence éventuelle je pense. Blâmable ou non, je crois que ça n'est pas vraiment la question mais si Jakob a fait ça ça n'est certainement pas par flemme de devoir s'occuper de faire les doses de chacun tous les mois et de les distribuer. Non, s'il a fait ça c'est simplement parce qu'il est arrivé trop souvent que l'un de nous – lui y compris – soit privé d'une ou plusieurs doses à cause de nos charmants geôliers. Le fait que ses doses cachées existent et leur emplacement n'était connu que de Jakob – bien sur – Ever et moi. Taylor n'était bien évidemment pas au courant, Maxime n'était pas là ... quoi que, depuis la rentrée de septembre j'imagine qu'il le lui avait dit, la petite louve qui a disparu aussi vite qu'elle n'est apparu n'a probablement même pas eu le temps de le savoir et le compagnon d'Ever … Aucune idée. J'imagine qu'il l'était, dans le fond ça ne m'intéresse pas de le savoir. On ne s'est jamais côtoyé et si j'ai pu être touché par sa mort c'est simplement parce qu'elle a affecté Ever. Traitez moi de monstre insensible et égoïste si vous voulez, ça n'a pas la moindre importance. Il n'était à mes yeux qu'un rival, un autre jeune mâle sur mon territoire, et moins on se croisait mieux c'était pour tout le monde. Au moins je n'ai pas ressenti de satisfaction en voyant son corps sans vie étendu entre les arbres de la Forêt, c'est déjà ça.
Donc pas de libre service, ok, et c'est vrai qu'on a toujours l'option Maxence voir Logan mais … Qu'est ce qui se passe en cas d'urgence ? Qu'est ce qui se passe si elle disparaît du jour au lendemain sans laisser de trace et sans prévenir ? C'est sans doute dommage d'être méfiant à ce point mais quand on a vécu des Pleines Lunes sans Tue-Loup, et quand on a vécu enfermé ici pendant deux ans, à la merci des humeurs de certains, on peut difficilement faire autrement je crois. Enfin c'est comme ça, c'est elle la maitresse des lieux désormais donc c'est elle qui décide et je ne ferais pas de commentaire. J'accepterai sa décision sans broncher, n'ayant de toute façon pas mon mot à dire sur la question.

La deuxième chose est un peu plus personnelle, sans doute un poil égocentrique mais je ne peux pas faire autrement. Je n'aime déjà pas vraiment parler aussi ouvertement d'un tel sujet mais j'ai bien conscience de le faire pour mon propre bien donc la pilule passe plus facilement, seulement cette impression d'être entrain de recevoir un cours sur la gestion des émotions chez le Lycanthrope me fait un peu grimacer. Je doute qu'elle ne le fait pas dans ce but là, de même qu'elle sait de quoi elle parle niveau potion et donc effets sur l'individu mais … Au même titre que je ne lui apprendrais pas à faire son boulot, j'ai du mal à accepter qu'elle m'explique comment un Lycanthrope vit sa condition et comment il doit la gérer. Je ne suis pas un Louveteau, ça va faire trois ans que je trimballe cette particularité maintenant et même si ça n'est pas si énorme c'est déjà suffisant pour en savoir plus qu'elle sur la question étant donné que je le vis de l'intérieur.  La nervosité ne me mènera jamais à une perte totale de contrôle avec un bon Tue-Loup ? Peut être que je me trompe, c'est elle la pro dans le domaine, mais je me permets quand même d'en douter. Le Tue-Loup apaise le mal, il tempère la bête et permet à l'Homme de garder le contrôle de la situation seulement si l'Homme débloque … Une chose que je ne me permettrais pas de remettre en cause c'est la qualité des Potions distribuées par Jakob et pourtant il m'est arrivé parfois d'être au bord de la catastrophe, pour ne pas dire avoir carrément franchi la limite. Un Tue-Loup peut être parfait, il n'empêchera pas l'Humain de craquer si son état émotionnel part en freestyle total. Là dessus elle ne contredit pas ma manière de penser, au contraire elle la confirme mais j'ai simplement du mal à l'entendre me dire comment je dois gérer tout ça. En parler à des gens de confiance ? C'est déjà ce que je fais. Question de sale caractère j'imagine, on ne se refait pas. De toute façon tout ce qui importe c'est qu'elle apporte des réponses à mes questions, à savoir qu'effectivement mon Tue-Loup n'était pas assez efficace et que mon état émotionnel en a accentué les lacunes. Point barre. On range son égo au placard Monsieur Ryans Junior, cette réaction est totalement stupide et démesurée. Erf, qu'est ce que j'ai pu détester quand il m'appelait comme ça. Vous n'allez pas m'appeler comme ça, n'est ce pas ? On arrête les comparaisons, elle a déjà prouvé qu'elle n'était pas lui et il est parti alors fais toi à l'idée. Je crois que c'est déjà fait en réalité et promis je vais essayer de ne pas faire une petite crise de supériorité et me comporter comme un Alpha à l'égo sur-dimensionné. J'en connais deux qui me remettraient rapidement à ma place de toute façon et puis avec deux femelles ça ne risque pas d'être un problème. La hiérarchie a toujours été implicite ici, et même si ça n'a pas toujours été simple pour moi d'être dans la même pièce que Jakob j'ai toujours – plus ou moins – réussi à prendre sur moi. Une petite remise en place de temps en temps ça ne fait pas de mal, il l'a très bien compris le jour où il m'a passé par la fenêtre il me semble. Ahum. Bienvenue dans le merveilleux monde du National Geographic.

Bon ! On se recentre et on se concentre jeune homme !
Oui, pardon.

« Mon territoire… »

Visiblement j'ai caressé la dame dans le sens du poil. Enzo ! Quoi ? C'est pas politiquement correct de dire ça ? Histoire d'être sérieux quand même un minimum, j'ai juste nullement filtré les mots qui sortaient de ma bouche donc je les pense, c'est tout. C'est son territoire, ça me semble juste totalement logique, au même titre que mon espace dans le dortoir est le mien par exemple. Je considère chaque classe comme le territoire du Professeur concerné, visiblement. Et je ne ferais pas de commentaire désobligeant pour me vanter d'avoir fait glousser une Prof, vraiment pas, c'est clairement pas mon genre ! Je vais juste ranger ça dans ma petite case satisfaction personnelle.

« C’est possible. Évidemment, je resterai dans la salle pendant ce temps-là. Cela m’intéresserait de voir comment tu procèdes seul, pour savoir ce qui a pu pêcher la dernière fois. Cela me permettra aussi d'être à disposition si tu as besoin d'un coup de main. »
« C'est gentil, merci beaucoup. »

Sourire poli de ma part, j'apprécie vraiment et sans aucune arrière pensée. J'ai peut être un caractère de merde par moment mais j'ai appris à ne pas être trop borné sur certains sujet et ici c'est clairement elle la boss, elle qui domine le sujet, donc j'ai tout à apprendre d'elle. C'est elle la chef sur son territoire et dans son domaine, sa matière. Je ne passerai pas ma vie ici, à Poudlard, un jour ou l'autre – je l'espère en tout cas – je déploierai mes ailes – attention c'était le moment poétique de la journée – et je serais livré à moi même. Ce jour là je veux être en mesure de savoir faire mon Tue-Loup tout seul et pour ça j'ai besoin de quelqu'un calé dans le domaine. En l'occurrence j'ai besoin d'elle maintenant. Et si je suis aussi poli et tranquille ça n'a rien à voir avec de l'hypocrisie je tiens à le souligner.

« Voilà la liste des potions que nous avons travaillées. Quand comptes-tu revenir en cours ? »
« Merci. »

Oui, encore un, je vous l'ai dit mes parents m'ont bien élevé. J'attrape donc le parchemin et le survole d'un regard tout en me concentrant sur sa question. Soupir. Réflexion. Je relève la tête et plante mes yeux dans les siens, décidé.

« Je serais là demain matin. »

A quoi ça rime de rester planqué dans son coin ? A rien. Plus vite je sortirai de ma tanière et plus ça sera facile de reprendre le cours des choses donc oui, j'irai dès demain, autant ne pas perdre encore un peu plus de temps.

« Préviens-moi quand tu auras besoin de travailler dans la salle. Tu as d'autres questions ? »
« D'accord. Et … Non, je crois que j'ai fait le tour. »

Vous êtes célibataire ? Ok ça c'est juste parce que je suis un sale gosse mais histoire de garder l'illusion d'optique ça ne sortira pas de ma tête. Et aussi parce que je n'ai pas spécialement envie de voler à travers la pièce.

« Merci pour votre temps, bonne soirée Mlle Roberts-Moore. »

Un dernier signe de tête, quelques pas en arrière et je me retourne finalement pour passer dans le couloir, direction ma Salle Commune, le dortoir en fait. C'était le but, mais finalement ça ne s'est pas passé comme ça puisque je suis tombé sur une personne que je ne m'attendais pas à voir et avec qui j'ai passé un peu de temps. Une autre très jolie femme, si vous voulez tout savoir.

▬ Fin ▬
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