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 Please, hold my hand... [PV Cameron]

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MessageSujet: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Jeu 16 Avr 2015 - 16:02

~Lundi 19 janvier ~

J’ai mal.

J’essaye d’ouvrir les yeux depuis plusieurs minutes maintenant mais tout mon corps me demande de rester là, allongée. Mais c’est où, ce là? Où suis-je? J’en ai aucune idée. J’entends des voix lointaines et je suppose que je ne peux pas être dans ma cellule. Surtout que le drap que je sens sur moi n’est pas celui que j’ai l’habitude de toucher. Il faut que j’ouvre les yeux pour comprendre. Mais j’ai la désagréable impression que quelqu’un est en train de jouer du tambourin dans ma tête. Je sens que ma tête n‘est pas la seule à avoir pris. Mon dos aussi est douloureux, mes bras et mes jambes semblent fatiguées, lourdes. Je ne comprends pas bien, j’ai du mal à tout remettre en place dans mon esprit. Il faut que j’ouvre les yeux, maintenant.


Le calme régnait dans l’infirmerie. Emily pouvait juste percevoir les voix des membres du personnel qui discutaient calmement, sans vouloir réveiller les malades, ceux venant chercher un peu de tranquillité dans ce lieu, vu comme un sanctuaire. La jeune femme mit du temps à y voir clair. Sa vue était un peu trouble et quand enfin elle pu faire la mise au point sur le plafond, elle pu faire circuler son regard dans toute la pièce et comprendre où elle avait atterri. Mystère numéro 1 résolu. Maintenant elle devait se souvenir pourquoi elle était ici. Au début, tout se mélangeait dans sa tête et elle avait l’impression que son cerveau allait exploser si elle continuait à fouiller comme ça. La demoiselle décida donc de prendre une pause et de tenter de se relever. Elle parvint à se mettre assise mais porta immédiatement une main au niveau de sa tête. Le tambourin était toujours là et ne semblait pas décidé à lui foutre la paix. A croire que c’était sa malédiction du jour. Sur la table de chevet était posé un verre d’eau, elle s’en saisit et bu de longues gorgées jusqu’à ce que quelqu’un, une jeune femme, sans doute quelqu’un qui aidait l’infirmier, vint lui parler.

“Melle Anthon, comment allez-vous? Vous avez fait une sacrée chute dans les escaliers vous savez! Vous avez dû faire un malaise, vous êtes sûre de manger suffisamment?”

Au mot escalier, Emily avait complètement cessé de l’écouter. Elle s’était figée alors que les images devenaient enfin clair dans sa tête. C’était lui. C’était lui qui l’avait poussée, elle n‘était pas tombée. Une boule se forma dans la gorge de la jeune femme et elle eut terriblement envie de vomir. Apparemment cela devait se voir à son teint car la demoiselle lui tendit une bassine. Ems resta quelques minutes, penchée au-dessus, cherchant à se calmer alors que la jeune femme passait des serviettes froides dans son cou en essayant de la détendre. Elle était douce et gentille. Mais la cracmolle ne l’écoutait pas. L’image de son frère la poussant dans les escaliers tournait en boucle dans sa tête. Il avait cherché à la tuer, elle ne pouvait pas dire ça autrement. Alors oui, elle avait faillit déconner une fois, pendant la libération du Château mais c’était différent. Stefen lui avait fait ça à froid, soudainement, sans prévenir. Il fallait qu’elle se calme, qu’elle respire. Personne ne semblait au courant de ce qu’il s’était réellement passé et ça valait mieux comme ça. Maintenant il fallait qu’elle se calme et qu’elle sorte d’ici. Elle avait besoin de voir Cameron. Là, maintenant, tout de suite. Il fallait qu’elle lui parle. Elle ne voulait pas affronter Ricardo comme ça, elle ne saurait pas quoi dire, elle avait d’abord besoin de voir son frère, le vrai, de tout cracher, de… Elle ne savait pas ce qu’elle voulait faire exactement mais elle était sûre d’une chose: Elle avait besoin de lui. Alors, soudainement, elle posa la bassine et tenta de se lever.

“Melle ce n’est pas très prudent… Vous avez pris un coup sur la tête…”

Emily lui adressa alors un regard à la fois souriant mais ferme. Elle allait bien, du moins suffisament pour avoir les idées claires et savoir ce qui était bon pour elle. Si elle restait là, à attendre, elle allait devenir dingue tout simplement. Il fallait qu’elle sorte.

“Je reviens cette nuit si vous voulez, je reviendrai, mais là j’ai besoin d’un peu d’air et je vous promets que je serai pas seule, il y aura quelqu’un pour me surveiller.”

Emily ne mentait pas. Elle voulait juste voir Cameron, lui parler et ensuite elle reviendrait bien sagement dans ce lit si les infirmiers pensaient que c’était le mieux pour elle. La jeune femme semblait hésiter. Elle n’était sans doute pas apte à prendre ce genre de décisions. Elle fit donc signe à Emily d’attendre puis s’absenta, sans doute pour demander l’autorisation. Les minutes qui s’écoulèrent parurent interminables à la jeune femme. Il fallait qu’elle sorte de la, merde! Depuis combien de temps était-elle dans son lit? Stefen avait-il entrepris autre chose depuis? Elle n’en savait rien, tout était flou dans sa tête sauf certains points bien précis et c’était en train de la rendre complètement dingue. Lorsque la jeune femme revint, elle lui déclara qu’elle pouvait en effet sortir mais devrait revenir et que si ce n’était pas le cas, elle serait ensuite privée de toute escapade jusqu’à ce que son état soit considéré comme complètement normal. Emily acquiesça mais ne perdit pas une seule seconde et se rua hors de l’infirmerie, enfin, autant que son corps tiraillé le lui permettait.

Une fois dehors, Emily se sentit pourtant perdue. Elle n’avait aucune idée du jour qu’on était ni de l’heure. Ses souvenirs étaient flous et elle n’arrivait pas à se concentrer sur autre chose que la vision de Stephen la poussant dans les escaliers. Elle ne savait donc plus trop où chercher, complètement désemparé. Elle décida donc de se rendre dans la chambre de Cameron. La pièce était vide mais semblait avoir été remuée peu avant. La jeune femme s’assit donc sur le lit de son frère et attendit qu’il arrive. Alors qu’elle se retrouvait enfin seule, perdue dans ses pensées, elle sentit des larmes couler sur ses joues jusqu’à ce qu’elle éclate littéralement en sanglots. Tout allait trop vite dernièrement, trop de choses, elle était fatiguée. Très fatiguée. Elle ne comprenait plus rien et voulait juste que ça s’arrête. Elle voulait juste parler à Cameron, se décharger un peu pour mieux repartir et pour comprendre peut être ce qui ne tournait pas rond ces derniers temps…


Dernière édition par Emily Anthon le Jeu 11 Juin 2015 - 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Sam 25 Avr 2015 - 11:38

Lundi 19 Janvier 2015 – Dans la journée
Please, hold my hand



Emily & Cameron

Dimanche 18 Janvier 2015 – Dans l’après midi

Aujourd’hui il a 18 ans, c’est l’anniversaire de ce petit con et je me sens investi comme mission du jour de sortir Kyle et essayer de lui faire penser à tout et n’importe quoi sauf ça. Non ça n’est pas l’anniversaire de Kyle mais celui d’Enzo, Enzo dont on n’a toujours aucune nouvelle. Ni de lui, ni de son frère. Il fait à peu près beau, froid mais beau, alors j’ai un peu fait le forcing je l’admets mais j’ai réussi à faire sortir East Coast pour qu’il prenne un peu l’air. L’idée de le laisser enfermé et seul dans sa bulle toute la journée me filait des crampes à l’estomac, parce que je me dis que si moi j’ai du mal à garder le sourire, je n’ose même pas imaginer dans quel état il est. Aujourd’hui ce petit con de Gryffondor devrait être avec sa famille, avec nous, en sécurité, mais c’est pas le cas et ça me rend dingue. Personne ne sait où il est ni s’il va bien, c’est … Frustrant. C’est frustrant de se dire que le temps passe et que l’espoir s’amenuise sans qu’on ne puisse y faire quoi que ce soit. La vie continue, le temps ne s’arrête pas, et c’est difficile de se dire qu’on arrive à faire sans lui sans culpabiliser. Ça me frappe quand je regarde Kyle perdu dans ses pensées, exactement comme c’est le cas en ce moment alors que je suis appuyé contre une barrière à côté de la cabane d’Ismaelle – avec elle – et qu’il est assis un peu plus loin sur un banc, caressant Fenrir dans un geste automatique et absent. Il n’est pas là, il n’est pas avec nous, et un soupir m’échappe.

« J’ai peut être une piste mais … Pour l’instant c’est de l’abstrait total, je ne veux pas m’emballer. »
« Ok. Ok, j’comprends. »
« Je ne pense pas que ça soit une bonne idée de lui en parler pour le moment. »
« Non, non, t’en fais pas. Je garde ça pour moi. »

Dans ce genre de cas on se force à ne pas se laisser embarquer par l’espoir. On dit qu’il fait vivre mais … Non, personnellement j’ai l’impression qu’il tue plus qu’autre chose, en tout cas dans ce genre de situation. Espérer puis être déçu, la chute est encore plus brutale. Je ne baisse pas les bras pour autant, je me dis même que si ça s’éternise et que les portes du château s’ouvrent à nouveau j’en profiterai pour prendre le large mais c’est totalement stupide. C’est un Sorcier qui l’a embarqué, et qu’est ce que je pourrais bien faire moi sans la moindre trace de Magie ? Rien. Alors je reste à ma place, je garde mon calme et je fais ce qui me semble le plus correct, ce que je sais faire surtout : M’occuper de ma famille et veiller sur eux. Sur Kyle, en l’occurrence.

« J’espère que ça va le faire. »

Nouveau soupir. Pas de coup de pression, je sais qu’Ismaelle ferait – et fait – tout ce qu’elle peut pour retrouver ces deux emmerdeurs qui nous ont fait faux bond.

« Yo P’tit Frère ! J’te laisse là, j’ai un truc à voir avec Will. Sois gentil avec la dame. »
« La dame ? Tu viens de me faire passer la cinquantaine … »
« Ah ben faut bien que tu t’y prépare hein, c’est pour bientôt ! »
« Cameron Cassidy ! Tu es un homme mort ! »
« Oui, mais un homme jeune ! »

Et c'est avec le sourire que je m'en vais, malgré tout. On fait tous ce qu'on peut pour le garder ce putain de sourire, parce qu'il le faut, et ça n'était pas l'idée d'abandonner Kyle mais je sais qu'il est entre de bonnes mains avec Ismaelle et au milieu de ses créatures. Je fais ce que je peux mais parfois moi aussi j'ai besoin de voir autre chose, penser à autre chose, et puis c'est un peu le deal entre nous tous. On prend le relais l'un de l'autre, les uns des autres. Megan comme à son habitude ne parle pas beaucoup, à vrai dire j'ai un peu de mal à cerner ce qui se passe dans sa tête vis à vis de l'absence de Derek parce que même s'ils étaient en froid depuis un moment il n'en reste pas moins une personne qui a eu une place importance dans sa vie alors … Oui, je l'admets, je ne sais pas quoi penser ni vraiment comment me comporter par moment.

« Vous faites sérieusement chier tous les deux. Ça assez duré ce p'tit jeu, va falloir penser à revenir maintenant, y en a marre de ce délire de vouloir attirer l'attention comme ça ou alors trouvez un autre moyen. »

Pause. Mains à plat sur un rebord de fenêtre, yeux fermés. Soupir … Et ça repart. Ça doit repartir, parce qu'on ne peut pas s'arrêter, on n'a pas le droit.

~*~

Lundi 19 Janvier 2015 – Après le déjeuner

Pas d'Emly au petit déjeuner, en tout cas je ne l'ai pas aperçu alors en tant que grand frère un peu trop protecteur j'ai froncé les sourcils mais je me suis souvenu d'un … détail : Ricardo. Et non Cameron, tu n'es plus le seul homme dans sa vie et il faudra bien t'y faire. Soit. En revanche toujours pas de trace d'elle pendant le cours de 11h-13h et là je commence à vraiment me demander si c'est normal. Je ne vais pas remuer le château et le mettre sans dessus-dessous mais je me rends compte que ça va faire probablement 24h que je ne l'ai pas vu et je trouve ça quand même étrange. Le cours se passe, le déjeuner aussi et toujours pas de trace de la frangine. C'est plus fort que moi, je me dis qu'un truc cloche alors avant de retourner en cours je remonte quatre à quatre vers nos dortoirs mais fais chou blanc en frappant à la porte du sien. Personne ne répond, j'entre quand même quitte à me prendre un objet non identifié en pleine tête parce que je tombe au mauvais moment mais ça n'est pas le cas. Tout ce que je vois c'est qu'il est vide, ce qui me fait froncer les sourcils encore une fois et par désespoir de cause c'est la porte du notre – celui des gars et moi – que je pousse … Instantanément un sourire se pointe sur mon visage quand je vois cette petite silhouette familière assise sur mon lit.

« Je commençais à me demander si je devais m'inquiéter ou pas ! »

Soulagement. Soulagement, oui, mais qui s'estompe tout aussi rapidement quand je me rends compte que quelque chose ne tourne pas rond. Sa posture … Et ses larmes sur ses joues, ses yeux rougis, son corps secoué de tremblement ...

« Emily ... »

Ça ne me prend pas une seconde de plus pour me précipiter vers mon lit et m'assoir à côté d'elle avant de la prendre dans mes bras, en douceur. Mon cœur bat vite, très vite, et l'adrénaline coule déjà dans mes veines. Ça fait un moment qu'on se connait maintenant elle et moi, des mois voir des années, et je n'ai pas souvent eu l'occasion de la voir pleurer. C'est que quelque chose va mal, vraiment mal, et déjà de multiples scenarii se profilent dans ma tête.

« Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qui s'est passé ? »
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Lun 4 Mai 2015 - 17:54

Impossible de savoir combien de temps s’était écoulé, impossible de savoir pour la demoiselle depuis combien de temps elle était là, assise sur ce lit à pleurer. Cela pouvait être aussi bien quelques secondes comme presque une heure. Le temps s’était arrêté autour d’elle depuis qu’elle avait repris connaissance. Elle ne comprenait rien et ne savait pas si elle avait envie de comprendre. Dans son esprit tout était flou, rien n’avait de sens. Il n’y avait que cette certitude qui venait marteler sa tête à un rythme régulier : Stefen l’avait poussée dans les escaliers, pas pour rigoler, pas avec douceur. Non, il l’avait poussée avec violence pour qu’elle tombe, pour qu’elle se fracasse le crâne sur les marches avant de partir comme si de rien n’était. Pourquoi faire ça ? Quel était le but hormis espérer ce débarrasser d’elle et faire passer ça pour un accident ? Son père pensait-il que le jeu avait assez duré et qu’avec la déroute des Supérieurs à Poudlard il fallait simplement qu’elle disparaisse ? Elle ne savait pas. Comment pourrait-elle savoir en même temps ? Elle n’avait plus de contacts avec ses parents depuis bien longtemps maintenant et n’avait pas cherché à en avoir. Que pouvait-il se passer dans leur tête ? Que pensaient-ils de leur fille envoyée là-bas pour souffrir qui devait maintenant avoir une vie presque normale ? Impossible de savoir, impossible d’aller se plonger dans leur esprit. Elle ne pouvait que rester là, prostrée, confrontée à ses doutes et ses peurs, attendant désespérément que les choses s’éclairent dans sa tête, en vain sans doute. Ems avait tout simplement l’impression d’être prise au piège. C’était comme si, par ce geste, Stefen cherchait à lui rappeler qu’elle n’avait aucun contrôle sur sa propre vie. Qu’elle aurait beau se débattre, se défendre, elle serait toujours rappelée à l’horrible réalité : elle n’était qu’une marionnette entre leurs mains et ils pouvaient avoir décision de vie et de mort sur elle. Cette idée lui tordait les boyaux et lui donnait encore envie de vomir. Quand est-ce qu’elle serait enfin libre.

Emily ne releva la tête que lorsqu’elle entendit sa voix. Elle n’avait pas besoin de le voir pour comprendre que c’était lui. Elle posa son regard sur Cameron, sachant que de toute façon elle ne pourrait pas cacher ses larmes. En réalité, elle n’en avait pas envie. Oui elle était fière et pas du genre à s’écrouler mais là c’était différent. Elle était venue ici parce qu’elle avait besoin de lui et n’allait pas reculer. Elle n’en avait pas la force. La voix de son frère était au début plutôt enjouée mais quand il la vit, quand il prononça son prénom… Ça avait changé. Et Ems se mit à pleurer de plus belle tout en s’enfouissant dans ses bras. Sa fierté elle s’en foutait, elle aurait tout le temps de s’en occuper plus tard. Et puis avec lui cela ne rentrait tout simplement pas en ligne de compte. Cameron était sa famille, sa vraie famille, celui qui avait toujours été là pour elle, qui veillait sur elle et qu’elle ne voulait perdre pour rien au monde. Alors qu’il lui demandait ce qu’il se passait, la jeune femme ne pu s’empêcher d’agripper son haut, s’accrochant à lui comme s’il était sa bouée lors d’un naufrage. Et en un sens, c’était plutôt vrai.

« Il…. Il m’a poussée Cameron… Il … »

Les mots restaient coincés dans sa gorge. Il a voulu me tuer. C’était cette idée qui dominait dans sa tête, qui cognait à la paroi de son esprit et pourtant elle n’arrivait pas à le dire. Pourquoi ? Parce qu’au moment où elle aurait prononcé ses paroles cela deviendrait réel. Elle savait qu’elle ne pourrait plus alors se voiler la face, qu’elle serait confrontée aux faits. Elle savait aussi que Cameron allait devenir complètement dingue. Il faudrait qu’elle le retienne, qu’elle le supplie de ne pas aller le tuer lui. En aurait-elle la force ? Il le fallait. La cracmolle se serra alors un peu plus contre son frère, comme si elle avait besoin qu’il la serre encore plus fort pour qu’elle comprenne qu’elle était vivante, avec lui et que maintenant, ça allait aller mieux. Son corps lui faisait mal pourtant, ses muscles hurlaient alors qu’elle se crispait sans même s’en rendre compte. Mais en cet instant, la douleur physique était reléguée au second plan. Ce qui comptait, c’était cet étau autour de son cœur, ces nœuds dans son intestin.

« Stefen… Il m’a jetée dans les escaliers… Je crois qu’il… Qu’il voulait que… »

Les mots ne sortaient toujours pas et Emily ne savaient pas si elle serait capable de les prononcer. Mais une chose était sûre, Cameron allait saisir le message. Elle n’avait pas forcément besoin d’aller plus loin, d’en dire plus. Il comprendrait. Elle s’accrocha alors à lui de toutes ses forces, comme pour le retenir et releva la tête vers lui, osant enfin le regarder dans les yeux. Elle était déboussolée, elle craignait de voir la haine, la colère dans le regard de son frère. En même temps, c’était légitime et à sa place elle serait déjà partie en mode furie. Mais il ne fallait pas. Non c’était trop dangereux. S’il touchait à Stefen, ses parents lanceraient immédiatement un contrat sur sa tête. C’était hors de question. Il ne devait pas courir ce risque. Il ne devait surtout rien faire. Pour être sûre qu’il n’agisse pas elle aurait peut être dû tout garder pour elle mais c’était trop dur. Cette fois, elle n’avait pas la force d’être la guerrière qu’elle pouvait être d’habitude.

« Promets-moi de rien faire Cameron… Je t’en supplie… Promets-le-moi… »

C’était un appel de désespoir, une supplication. La voix d’Emily était cassée par ses sanglots, tremblante et pourtant assez ferme. Il ne fallait pas qu’il agisse et elle devait s’assurer de ça. Elle était la seule à pouvoir le retenir. Elle savait que s’il lui faisait une promesse il la tiendrait mais encore fallait-il qu’elle obtienne sa parole. Car déjà elle sentait la rage venir en lui. Elle le connaissait. Aussi bien qu’il la connaissait. Ils étaient frères et sœurs. Eux. Réellement. Ils étaient une famille prêts à tout l’un pour l’autre. Alors oui, elle savait ce qui pouvait se passer en lui. Mais elle voulait juste qu’il reste là, qu’il la soutienne… Ems voulait qu’il lui garde la tête hors de l’eau juste le temps qu’elle reprenne des forces pour nager par elle-même dans cet océan hostile.
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Jeu 7 Mai 2015 - 13:37

Qu’est ce qui se passe putain ? Qu’est ce qu’on a fait de mal pour mériter ça ? Non sincèrement je me pose la question parce que j’en ai ras le bol de voir ma famille dans cet état. Je les connais tous les deux, il leur faut une sacré dose pour les mettre à terre et leurs larmes ne se montrent pas facilement. D’un côté j’ai Kyle en miettes, parce qu’encore une fois on lui a pris la personne qu’il aime le plus au monde, et maintenant c’est ma petite sœur que je retrouve en mille morceaux ? Mais foutez-leur la paix putain ! Qui que ce soit : Le Destin, le hasard, le Voisin du Dessu, n’importe qui ou n’importe quoi … Foutez leur la paix ! C’est un fait, j’en peux plus de voir souffrir les gens à qui je tiens le plus. J’en peux plus. Je sais qu’il faudrait que je me calme, que je garde l’esprit clair parce que je n’ai pas tous les tenants et les aboutissants concernant son état mais j’y arrive pas. J’ai ce truc au fond de moi, l’instinct, qui sent clairement un truc pas bon. Ça pourrait être une peine de cœur, auquel cas j’irai rapidement voir Ricardo même si elle m’interdirait formellement de le faire mais s’il lui a fait du mal elle ne pourra pas me retenir, ceci dit mon instinct se cramponne à l’idée que non, c’est … autre chose.

Ses sanglots sont plus puissants, c’est la première fois qu’elle se blottit comme ça contre moi et quand elle s’agrippe à mon pull je me dis que je ne fais pas fausse route. Son corps tremble, elle tremble des pieds à la tête et la sentir aussi fébrile me fend le cœur en mille morceaux. J’ai l’impression d’être une bouée de sauvetage, et jusqu’ici elle n’a jamais vraiment eu besoin de moi comme ça … Ou plutôt si, mais pas de manière aussi intense. Elle a peur. C’est le sentiment que j’ai en tout cas. Quelque chose lui fait peur. Maintenant, s’il te plait, dis moi ce qu’il se passe avant que mon imagination s’en mêle et que je ne sois pas capable de l’en empêcher.

« Il…. Il m’a poussée Cameron… Il … »

Je fronce les sourcils, je ne comprends pas. De qui elle parle ? Comment ? Pourquoi ? Elle ne se mettrait pas dans cet état si ça n’était pas … grave. Ça n’est pas juste une personne lambda, ça n’est pas juste une bousculade. Et mes nerfs commencent à sérieusement se retrouver à vif, ça ne s’arrange pas quand elle se serre un peu plus contre moi, même si mes propres bras l’enroulent avec un peu plus de pression. Je fais ce que je peux pour ne pas serrer trop fort mais c’est difficile, difficile de maitriser les réactions de mon corps alors que la tension n’a de cesse de grimper à mesure que les secondes et les confidences défilent, se frayant lentement mais surement un chemin dans ma tête.

« Stefen… Il m’a jetée dans les escaliers… Je crois qu’il… Qu’il voulait que… »

Stop. Arrête sur image. Deux choses : La colère qui prend naissance dans mes veines est sourde, noire et glaciale. Ce prénom suffit à réveiller certains de mes pires instincts, des choses qui se tiennent en sourdine la plus part du temps mais cette fois … cette fois je ne peux pas, je ne peux pas les faire taire, et mon regard se braque droit devant moi. Stefen. Son frère. Son sang. Son propre sang a voulu la tuer, encore, parce qu’à mon sens c’est exactement ce qu’on voulu faire ses parents en la balançant ici même si eux même n’en avait peut être pas conscience. Sans trop savoir pourquoi un flash de Sulli tirant sur notre père me traverse l’esprit, de même que cet ordure de géniteur entrain de frapper ma mère probablement jusqu’à la tuer si mon grand frère n’était pas intervenu. Qu’est ce que c’est que ces familles dysfonctionnelles, dites-moi ? Je ne bouge pas, je ne parle pas, et c’est très mauvais signe. Dans ma tête le visage de Stefen apparait très clairement et je ressens l’envie furieuse de hurler, de lui dire qu’il n’est rien, que son frère c’est moi. De la colère nait la rage, puis la haine. Je peux me targuer d’avoir beaucoup de maitrise sur moi-même ces derniers temps il ne faut pas me demander de miracle … Le fait est que la seule chose qui m’empêche de me lever et de partir sans un regard et sans un mot sont les mains de ma petite sœur qui s’accrochent à mes vêtements et tout l’amour fraternel que je lui porte. En l’instant ça me parait très fragile. Trop fragile. Et je sais qu’elle cherche mon regard mais je ne suis pas capable de le lui donner. Dans ma cage thoracique mon cœur n’est plus qu’une machine lancé à pleine vitesse et je l’entends battre dans mes tempes.

« Promets-moi de rien faire Cameron… Je t’en supplie… Promets-le-moi… »

Toujours pas de réaction. Je crois … Je crois que je suis en état de choc et que c’est peut être aussi ce contrecoup qui me permet de rester aussi statique alors qu’au fond de moi je suis déjà entrain de massacrer cette pourriture. Nouveau flash. Je me revois dans les cachots avec Derek, cognant sur ce type au hasard, un Supérieur, jusqu’à ce qu’il cesse de respirer. Pour Megan. Il y a des mois de ça. Je n’en suis pas fier, je ne m’en suis pas venté et personne n’est au courant, mais s’il faut recommencer alors je le ferais et sans aucune once d’hésitation. Pas simplement par vengeance, mais aussi par protection. Il l’a fait une fois, qu’est ce qui l’empêche de recommencer ?

« Tu sais que je ne fais jamais de promesse que je ne suis pas certain de pouvoir tenir. »

Sans appel. Le ton n’est pas agressif, il est tout aussi glacial que les émotions qui me traversent et même ses supplications, même ses larmes, ne pourront rien y faire. Je ne suis pas impulsif en temps normal, aujourd’hui c’est extrêmes difficile pour moi de garder mon sang froid.

« Quand est ce que ça s'est passé ? »

Cette fois je m’écarte un peu mais sans la lâcher et enfin mes yeux se posent dans les siens. J’aimerai être le grand frère calme et réconfortant qu’elle attend, j’aimerai vraiment, et peut être que si je me laisse un peu de temps je pourrais le devenir mais pour le moment c’est trop me demander. Je ne peux pas lui sourire et lui dire que tout va bien se passer. Je ne peux pas la regarder dans les yeux et lui dire ce qu’elle a envie d’entendre.

« Est ce que quelqu'un d'autre est au courant ? Est ce que t'en as parlé à quelqu'un ? »
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Jeu 7 Mai 2015 - 19:17

Emily rêvait que Cameron reste calme et en même temps, elle savait que c’était impossible. Elle le connaissait absolument par cœur, cela faisait trop longtemps pour qu’elle puisse s’illusionner sur ses possibles réactions. Et pourtant… Pourtant elle était venue là, elle était venue pour l’attendre et pour lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. Alors que c’était certain qu’il risquait de perdre son calme, de devenir dingue et d’avoir envie de tuer Stefen. Alors pourquoi ? Pourquoi être venue là ? Pourquoi avoir pris le risque que Cameron fasse une connerie et que pour lui tout finisse mal. Son geste avait quelque chose d’égoïste en soit. La jeune femme n’était venue là qu’en pensant à elle, qu’en se disant que comme ça elle aurait du soutient. Mais pourquoi n’avait-elle pas pensé à son frère avant tout ? Surtout qu’elle savait que pour lui c’était difficile, avec la disparition d’Enzo il avait déjà Kyle à aider, il avait déjà trop de douleurs sur les épaules. Alors pourquoi être venu lui en rajouter ? Emily était perdue et alors qu’elle voyait Cameron se perdre dans ses pensées, alors qu’elle comprenait que son calme apparent était mauvais signe, elle se demandait si elle n’aurait pas mieux fait de se taire, de ravaler ses larmes et de supporter ça toute seule comme une grande. Pourtant, elle n’arrivait pas à lâcher Cameron, elle n’arrivait pas à desserrer ses mains de son haut, elle n’arrivait pas à le lâcher pour le laisser partir. Cependant quand son frère se décida enfin à parler, quand il se décida enfin à répondre à sa demande, elle se glaça. Oui elle savait bien qu’il ne prononçait jamais des promesses en l’air, que s’il ne disait rien c’était bien qu’il savait qu’il risquait de pas respecter ses souhaits. Ems se mit à réfléchir autant que son esprit embrumé le lui permettait mais à vrai dire ce n’était pas très productif. Elle n’arrivait pas à y voir clair, elle ne savait pas comment agir, ce qu’elle devait dire pour désactiver la bombe qu’était en train de devenir son aîné. Alors qu’il s’éloignait un peu d’elle, elle parvint tout de même à articuler quelques mots pour lui répondre.

« Je…. Le dimanche. Je sais pas quel jour on est, je viens juste de me réveiller à l’infirmerie. Tout est flou, je me souviens juste… de ce moment là… »

Emily ne savait toujours pas quel jour on était exactement. Elle était toujours aussi perdue et voir Cameron ainsi ne l’aidait pas à se concentrer. Elle ne le blâmait pas, bien au contraire. Elle regrettait juste d’avoir été idiote, de n’avoir pensé qu’à elle-même avant de réfléchir à l’impact de ses paroles sur celui qui avait toujours été là pour la protéger. Respire Ems, respire sinon tu vas finir par exploser. La jeune femme détaillait le visage de Cameron, cherchant à comprendre ce qu’il se passait exactement en lui à cet instant. Elle avait sa petite idée sur le sujet mais elle n’arrivait pas à jauger à quel point c’était, à quel stade il en était. Et ça l’inquiétait, très clairement. Mais il parvenait au moins toujours à lui poser des questions de manière claire. La demoiselle sécha alors les larmes qui étaient encore sur son visage, cherchant à calmer sa respiration et à reprendre le dessus, autant qu’elle le pouvait.

« A l’infirmerie ils croient que j’ai fait un malaise… Et quand ils m’ont laissée sortir je suis venue directement ici… »

Personne ne savait. Personne ne devait savoir. Si ça s’ébruitait ce serait la catastrophe. Si l’école faisait quelque chose contre Stefen ses parents allaient tout simplement devenir dingue. Ils allaient tout faire pour pourrir la vie d’Emily mais aussi celle de Cameron. La jeune femme acceptait de devoir supporter la folie de sa famille mais il était hors de question que son frère en pâtisse. Il ne fallait donc vraiment pas qu’il agisse. Mais comment lui expliquer ça… ? Cela paraissait impossible. Elle voyait bien dans le regard fuyant de Cameron que la colère était trop forte et qu’il aurait du mal à garder son calme, à raisonner de manière normale. La cracmolle se concentrait autant que possible sur sa respiration et ses sanglots et quand elle parvint enfin à avoir une respiration qui ressemblait à quelque chose, elle décida de se lever. Ses muscles étaient endoloris mais il le fallait. Une fois debout, elle se planta devant Cameron, pris son menton entre ses mains et le força à la regarder. Il n’allait pas aimer elle le savait. Mais elle devait le faire. Elle avait craqué, voilà c’était fait. Maintenant elle devait redevenir la fille forte qu’elle était, qu’elle avait toujours été car sinon ça risquait de mal tourner.

« Je peux pas te laisser te venger pour moi Cameron. De quelque manière que ce soit. Il est hors de question que quoi que ce soit te retombe dessus. Qu’ils s’en prennent à moi c’est une chose… Mais pas toi Cameron… »

Emily parlait avec ses tripes en cet instant. Elle savait que ça ne marcherait pas forcément, que Cameron n’en avait sans doute rien à foutre du danger qui pourrait peser sur lui. Elle le connaissait. C’était lui. Son grand frère qui était près à tout pour elle, pour Kyle et pour les gens qu’il aimait. Qui pouvait soulever des montagnes, faire preuve d’un courage et d’une abnégation hors du commun. Alors non il n’allait sans doute pas laisser tomber comme ça son envie de massacrer Stefen ou de faire en sorte qu’il soit envoyé loin d’ici. Mais elle devait se battre pour ça. Ems laissa doucement tomber le bras qui tenait jusque là la tête de Cameron, tout en continuant à la fixer. Des larmes commençaient à remonter dans ses yeux mais elle faisait de son mieux pour qu’elles ne coulent pas, qu’elles se contentent de flouer sa vue, tout simplement. Elle ne devait plus être faible. Elle avait déjà trop craqué, elle avait déjà baissé les bras trop bras, elle ne pouvait pas se permettre de continuer dans cette voie.

« Je t’en supplie Cameron…. »
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Mer 3 Juin 2015 - 13:29

« Je…. Le dimanche. Je sais pas quel jour on est, je viens juste de me réveiller à l’infirmerie. Tout est flou, je me souviens juste… de ce moment là… »
« On est lundi. »

Lundi 19 janvier 2015, et plus elle parle, plus je me tends. Bientôt 23 ans de vie commune avec moi-même, je pense que je commence à bien me connaitre et je sens parfaitement qu’un truc débloque chez moi. Je sais que ça n’est pas une bonne chose tout comme je sais que je suis déjà relativement sur les nerfs en ce moment alors sincèrement j’ai « peur » de la manière dont je risque fortement de finir par gérer les choses. J’ai trop de colère en moi, trop de frustration, et depuis trop longtemps. J’ai beau avoir un sang froid en apparence à toute épreuve je ne pourrais pas tenir comme indéfiniment et surtout pas quand on s’en prend – directement ou non – à ma famille. Pourtant pour le moment j’ai l’air de garder mon calme et dans le fond c’est le cas mais …

« A l’infirmerie ils croient que j’ai fait un malaise… Et quand ils m’ont laissée sortir je suis venue directement ici… »
« T’as bien fait. »

… mais le ton est bien trop glacial pour être normal. Avec Emily comme avec Kyle j’ai toujours fait en sorte de montrer mon visage le plus tranquille mais comme tout le monde j’ai une part d’ombre et si cette part d’ombre est restée en sourdine pendant un moment il semblerait qu’elle se réveille. La dernière fois c’était avec Derek il y a quelques mois, souvenir que j’ai préféré occulter et dont je n’ai parlé à personne. J’aimerai que ça continue comme ça, vraiment. J’aimerai qu’il ne voit de moi que le côté grand frère sans doute un peu trop protecteur mais de bonne humeur, blagueur, et tout ce qui va avec ; pas la machine de guerre que je peux devenir. Quand Sullivan s’est fait descendre j’ai mis ma vie entre parenthèse pendant un an jusqu’à ce que celui qui avait investigué sa mort soit à terre mais ça … Ils ne m’ont jamais vu comme ça, pourtant je ne peux pas promettre que ça ne va pas se produire. Emily n’est pas morte, certes, mais c’est sans doute une question de chance. Est-ce que j’ai peur ? Non. Non je ne ressens pas la peur de la perdre alors qu’elle a probablement frôlé la mort, tout ce que je ressens en cet instant c’est de la colère quand bien même je fais tout ce que je peux pour la garder contre moi avec le plus de douceur possible. Les yeux braqués sur le mur droit devant moi.

Quand elle a bougé je l’ai laissé faire, je ne l’ai pas regardé, mais ses doigts ont attrapé mon menton pour me forcer à la regarder et je me suis laissé faire. Poings serrés, regard sans doute noir malgré le bleu de mes yeux, t’as pas l’habitude de me voir comme ça n’est ce pas ? J’aurai aimé que ça reste comme ça tu sais. J’aurai aimé être capable de prendre les choses avec calme mais je n’en suis plus capable.

« Je peux pas te laisser te venger pour moi Cameron. De quelque manière que ce soit. Il est hors de question que quoi que ce soit te retombe dessus. Qu’ils s’en prennent à moi c’est une chose… Mais pas toi Cameron… »

Elle a compris ce qui me passe par la tête, bien sur qu’elle l’a compris, comment est ce qu’il aurait pu en être autrement. En cet instant je m’en veux, terriblement même. Je m’en veux de la mettre dans cet état, de la faire pleurer encore plus, de l’inquiéter, mais je le sais …

« Je t’en supplie Cameron…. »

… c’est trop tard.

Cette fois c’est à mon tour de me lever mais au lieu de me planter devant elle comme elle vient de le faire je me mets à faire les cents pas dans la pièce.

« Tu veux que je reste là à rien faire ? Tu veux que je continue de croiser ce malade tous les jours sans toucher à un de ses cheveux, qu’ils continuent à se promener sans problème dans les couloirs alors qu’il a essayé de te tuer ? »

Stop. Arrêt. Et c’est brutalement que je me retourne.

« Bordel Emily ! Il a essayé de te tuer ! Tu peux pas me demander de rester là les bras croisés en attendant qu’il recommence ! »

C’est la première fois que je m’emporte comme ça, la première fois que je lui crie dessus comme ça et je m’en veux mais je ressens chaque mot qui sort de ma bouche, chaque émotion qui s’exprime.

« Pourquoi ?! »

Pourquoi tu veux que j’épargne ce sale type ?

« Je sais que c’est ton frère mais … »

Un éclair de lassitude, une main dans les cheveux et l’autre sur la taille …

« J’le laisserai pas recommencer. J’laisse personne toucher à ma famille et s’en tirer comme ça. »

… mais un revirement de situation. Pas rapide, j’ouvre la porte à la volée et la referme tout aussi brutalement sans me retourner une seule fois. Je ne suis pas une personne impulsive, je l’étais plus jeune mais je peux me vanter d’avoir un certain sang froid et de ne pas partir au quart de tour sans réfléchir. C’est tout réfléchi. Je sais ce que je veux, et c’est en courant que je m’éloigne, accélérant de plus en plus, sautant les marches quatre à quatre avec un seul et unique objectif en tête : Trouver cet enfoiré.
Première pioche, la Salle Commune des Verts. Bonne pioche. A la seconde où j’aperçois sa sale gueule mon sang ne fait qu’un tour. Il est là, avec ses amis, des têtes que je connais toutes très bien pour les avoir emmerdé un nombre incalculable de fois par le passé.

« Stephen ! »

C’est de l’étonnement que je perçois dans son regard quand il se retourne et croise le mien. T’es sérieux ? Tu pensais vraiment que j’allais m’abstenir de débarquer ? C’est ta sœur par le sang, c’est tout, parce que pour tout le reste c’est MA sœur, et c’est à MA sœur que tu t’en es pris. Grossière erreur. Qu’il soit Sorcier me passe complètement au dessus de la tête et le premier coup part, certainement pas le dernier. L’effet de surprise les laisse tous un peu sur le cul, dans l’absence de réaction je crois mais je ne m’arrête pas.

« Regarde moi bien espèce de connard, regarde bien mon visage parce que c’est probablement la dernière chose que tu verras. »

Un autre, et encore un, je ne les compte pas tout comme je ne compte pas m’arrêter avant … Avant quoi ? J’en sais foutrement rien. Autour de nous l’agitation se forme, j’entends des cris, je crois qu’on m’appelle …

« Cameron arrête ! »
« Lâche-moi putain ! »

Je ne sais pas de qui il s’agit mais il se fait violemment rejeter et la seconde d’après je suis de nouveau sur cette enflure, prêt à m’exploser les poings s’il le faut. Je crois qu’il n’y a pas plus grand-chose de rationnel en moi, quoi qu’il en soit j’ai lâché prise.
Entraves. Magique cette fois. J’ai beau me débattre je me sens attiré vers l’arrière sans pouvoir y faire grand-chose ce qui me plonge dans un état de rage encore plus un intense et c’est à ce moment là que je comprends de qui il s’agit. William tient sa baguette braqué vers moi, Emily est juste à côté de lui et je ne suis qu’une boule de nerfs.

« T’es complètement malade Cassidy ! C’est quoi ton putain de problème ?! »
« Mon p… Mon putain de problème ?! Non mais tu te fous de ma gueule ?! »
« J’te jure que ça tu vas le regretter. »
« Mais viens ! Viens ! »

C’est ce qu’il allait faire, ne marchant plus très droit et sa petite gueule déjà bien abimé mais sa baguette dans sa main. Tu vas passer un sale quart d’heure Cameron, tu le sais ça ? J’en ai rien à foutre.

« Expelliarmus ! »

Encore une voix familière, celle de Riley, ce qui me laisse un peu perplexe et me fait bloquer un instant même si je ne suis de toute façon plus libre de mes mouvements. La baguette de Stephen vient d’atterrir dans sa main et la sienne est braquée vers Roberts et le reste de la bande. Toute l’attention est centrée sur nous tous, pourtant je ne vois personne et continue de me débattre dans le vide.

« Allez-y, sortez, je reste là. »

C’est à William qu’elle parle, et c’est ses mains à lui que je sens s’enrouler autour de mes bras alors qu’il me pousse vers l’extérieur. Une fois dans le couloir je retrouve ma liberté et instinctivement je tente d’entrer à nouveau dans la Salle Commune mais il me fait bien comprendre que ça n’est pas la peine d’essayer. Foutue magie de merde. Foutu château de merde qui finira par avoir notre peau à tous d’une manière ou d’une autre. La colère me fait penser des choses que je regretterai peut être plus tard : Pourquoi est ce que je suis revenu ? La réponse est évidente pourtant, elle est même juste là sous mes yeux, et pas seulement. Ma famille. C’est pour eux que je suis revenu et si je n’ai pas pu m’empêcher de frapper dans le premier truc que j’ai eu sous la main après avoir fait quelques pas je me fige instantanément en croisant le regard de ma petite sœur.
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Jeu 4 Juin 2015 - 11:49

Lundi… Alors Ems avait été inconsciente toute la nuit. Ce n’était pas pas si terrible alors. Une nuit… La jeune femme essayait de se souvenir exactement quand elle était tombée dans les escaliers mais cela restait bien difficile. Le soir.. Elle se souvenait avoir croisé Julian, être partie à la recherche de Ricardo et… Oui ça devait être à ce moment là. La cracmolle essayait de se convaincre que ce n’était pas terrible, qu’elle avait bien résisté au choc et que donc ce n’était peut être pas la peine de paniquer autant. Pourtant, elle avait beau se répéter ça encore et encore ça ne marchait pas très bien. Quelque chose se serrait dans son estomac. Quelque chose qui lui indiquait qu’elle ne pouvait pas se convaincre, que cette fois, il était impossible de voir le côté positif. Ce qui venait de se passer était incompréhensible et douloureux. Et le regard de Cameron ne l’aidait pas à relativiser. Alors qu’il lui disait qu’elle avait bien fait de venir lui parler, elle avait l’impression pourtant qu’il ne pensait pas ce qu’il disait ou plutôt, que ses pensées étaient déjà axées sur autre chose. Elle ne l’avait jamais vu comme ça et ça l’effrayait. Oui Emily avait peur de la réaction de son grand frère. Elle le comprenait parfaitement et c’était peut être pour ça aussi qu’elle avait si peur. Parce qu’elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’elle, elle aurait fait dans une telle situation. Voilà pourquoi elle cherchait tant à le convaincre de rester là. Voilà pourquoi elle mettait tant d’énergie dans les mots qu’elle prononçait. Il fallait qu’il reste là, qu’il ne bouge pas, qu’ils se contentent de digérer ça ensemble. Pourtant, alors que la jeune femme suppliait son frère, elle sentait que la situation était en train de lui échapper. Et cette mauvaise impression fut rapidement confirmée par Cameron qui se leva d’un coup et se mit à faire les cent pas dans la chambre. Et là… tout avait basculé. Ems regarda son frère avec de grands yeux, incapable de bouger presque pétrifié. Elle avait peur. Non pas de Cameron en lui-même mais de ce qui allait suivre. Lorsqu’il s’arrêta et se mit à parler encore plus fort la demoiselle sursauta. Les larmes qu’elle avait retenues jusque là se mirent à couler le long de ses joues.

“Arrête Cameron…”

Ce n’était plus qu’une supplication faible, un murmure. Emily se sentait débordée alors que la colère était en train d’exploser chez son frère. Elle ne savait plus quoi dire, comment le calmer, comme contre carrer ce qu’il disait. Il était trop en colère. Et lorsqu’il ouvrit la porte, elle eut un moment de bug. Quelques secondes pendant lesquels son cerveau avait débranché, regardant cette situation et se demandant s’il n’était pas temps d’abandonner. Puis un éclair. Un choc électrique qui avait envahi tout son corps. Ems reprit alors conscience et vit la porte fermée devant elle. Elle l’ouvrit à la volée et se mit à courir à la suite de Cameron, elle l’apercevait au loin et comprit immédiatement où il allait.

“Cameron !! Cameron !!”

Cela ne servait à rien. Il n’entendait pas. Les pensées défilaient à toute allure dans la tête d’Emily. Elle savait ce qu’il allait faire. La jeune femme courut donc aussi vite que possible et débarqua dans la salle commune des Serpentards juste après son frère. Juste pour le voir frapper une première fois Stefen. La jeune femme ne réfléchit alors pas plus et se jeta sur Cameron. Parce qu’elle ne pouvait pas le laisser faire. Elle s’était elle-même arrêtée la dernière fois alors qu’elle avait faillit tuer son frère de sang. Maintenant elle ne pouvait pas laisser Cameron faire une connerie pareille.

“Cameron arrête!”

Inutile. Emily se fit envoyer valser et se retrouva sur le dos au milieu de la pièce. Le choc fut sévère d’autant qu’elle n’était pas remise de sa chute. Elle tentait de se relever doucement et ne pouvait rien faire d’autre que d’observer la scène. Elle vit alors Julian se précipiter vers elle et l’aider à se remettre sur pied. La rousse allait intervenir lorsque quelqu’un entrava magiquement les mouvements de Cameron. Quelqu’un juste à côté des deux jeunes femmes. Stefen était prêt à attaquer Cameron à son tour, Emily avait l’impression de vivre un cauchemar. Elle allait se jeter sur son frère de sang mais Julian la retint fermement. Elle avait raison. Ems n’était pas en état de se battre mais elle se sentait immonde à rester là, à observer et à rien faire… Heureusement, une autre personne intervint, une fille qu’elle ne connaissait pas vraiment. Elle parvint à désarmer son frère et intima aux autres de déguerpir pendant qu’elle gérait la situation dans la salle commune. Ems jeta alors un regard à Julian, comme pour lui demander d’attendre là. La rousse opina du chef et se dirigea vers Riley pour voir si elle avait besoin d’un coup de main pendant que la cracmolle sortait à la suite de Cameron et de l’inconnu qui l’avait immobilisé. Une fois qu’ils furent dehors, la jeune femme posa son regard sur son frère qui cherchait encore à entrer dans la salle commune avant de frapper dans le mur. Puis leurs regards se croisèrent. Et là, Emily explosa.

“Tu te fous de moi Cameron??? Merde à quoi tu joues! Tu sais très bien ce qu’ils vont faire maintenant! Tu sais comment ils sont! Et toi… Je t’ai demandé de me soutenir et toi tu mets ta vie en danger! MERDE!”

Emily criait à son tour alors que les larmes coulaient de plus belle sur son visage. Elle tremblait. Elle avait eu tellement peur que tous ses nerfs lâchaient. Elle n’en pouvait plus. Elle ne voulait pas crier sur Cameron, elle ne voulait pas l’engueuler alors qu’il voulait juste la protéger mais là, c’était trop violent pour elle alors ça sortait, de manière brute et irréfléchie.

“Je fais quoi moi si je te perds? Hein…? Tu m’expliques? Ils peuvent te tuer Cameron pour t’en être pris à Stefen, tu en as conscience? Et moi… je fais quoi…”

La voix d’Emily s’était soudainement brisée dans un sanglot. Elle ne supportait pas de se voir comme ça, faible. Mais elle n’arrivait pas à faire autrement. Elle était épuisée. Elle avait juste envie de retourner s’allonger dans un lit et de tout oublier. Heureusement que Ricardo n’était pas dans la salle commune à cet instant, sinon, elle aurait été incapable de gérer la situation. Non là, elle voulait juste s’enfermer dans un coin, dormir et oublier ce putain de monde.

“T’as pas le droit de me laisser derrière toi…”

Emily donna alors à son tour un coup sec dans le mur. Elle entendit un craquement dans sa main droite mais elle en avait besoin. Elle releva alors la tête vers Cameron, complètement perdue, épuisée. Si seulement elle pouvait revenir en arrière…
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Lun 8 Juin 2015 - 19:07

Je le savais, pas une seule seconde je n'ai espéré ni même imaginé qu'elle puisse réagir autrement pour la simple et bonne raison que si les rôles étaient inversés la réciproque serait de rigueur. Si c'était elle qui avait pété un plomb et s'était ruée sur n'importe qui m'ayant fait du mal pour me venger ou simplement laisser exploser un trop plein de colère – de je ne sais trop quoi à vrai dire – j'aurai réagi exactement de la même façon. J'aurai essayé de l'arrêter, et sans vouloir jouer les macho j'aurai réussi, puis j'aurai probablement haussé le ton, lancé des regards noirs. Parce qu'on est pareil elle et moi, sur de nombreux points, et surtout on disjoncte quand on s'en prend à la famille même s'il nous faut une bonne dose avant de craquer. Est ce qu'une atteinte directe à sa vie est une raison suffisante ? Selon mes critère, oui. J'ai déjà perdu un frère, on me l'a arraché, on l'a tué. Ça n'était pas une mort naturelle, non, il a été assassiné et si Stefen avait réussi son coup aujourd'hui j'aurai du faire face à la même chose. Réaction typiquement égoïste de celui qui reste ? Non, je ne crois pas. Le fait est que j'ai réagit comme s'il avait effectivement réussi son coup mais le simple fait d'imaginer qu'il ait pu tenter de tuer sa propre sœur, son propre sang, mais surtout ma propre sœur a eu raison de mon sang froid.

Alors on en est là ? A se regarder en chiens de faïence. William est encore là mais j'ai retrouvé ma liberté de mouvement, chose qui m'a permis d'évacuer encore un peu de colère contre un mur, une porte, peu importe. Oui j'ai mal et alors ? C'est clairement pas le plus important là, maintenant, tout de suite. Et ce dont j'ai envie, et besoin, là, maintenant, tout de suite, c'est un pétard. Pour m'évader, pour décoller, pour débrancher et surtout pour me détendre. C'est temporaire, c'est éphémère, je le sais parfaitement. Les cases se remettent à leur place dans ma tête, la tension est palpable mais j'arrive à faire un peu le tri. Riley est à l'intérieur, Riley a qui je n'ai pas reparlé depuis des mois, et elle tient tête à ces abrutis ? Je l'admets une partie de moi n'a qu'une envie : Rentrer là dedans à nouveau et d'une continuer ce que j'ai commencé, de deux m'assurer qu'ils ne lui font rien. J'ai entrainé d'autres personnes avec moi dans ma connerie et je m'en veux mais je ne regrette pas d'avoir réagit comme je l'ai fait quand bien même ça n'est pas du goût de tout le monde. Elle n'est pas seule, je crois. Ça ira.

Et la vérité c'est que tout ça c'est passé un l'espace de quelques secondes à peine ...

« Tu te fous de moi Cameron??? Merde à quoi tu joues! Tu sais très bien ce qu’ils vont faire maintenant! Tu sais comment ils sont! Et toi… Je t’ai demandé de me soutenir et toi tu mets ta vie en danger! MERDE! »

Droit comme un I, les poings serrés, jamais je ne la lâche du regard. Vas-y, crache ce que tu as sur le cœur, petite sœur. Bien sur que ça m'atteint de la voir dans cet état et d'autant plus en sachant que j'en suis le responsable et bien sur que je m'en veux mais tout ce que je lui offre ce sont les traits d'un visage tirés par la tension et la haine. Elle pleure, elle tremble, elle cri … et je ne bouge pas d'un millimètre pourtant à l'intérieur de ma cage thoracique mon myocarde ne se calme pas, dans mes veines l'adrénaline continue de circuler.

« Je fais quoi moi si je te perds? Hein…? Tu m’expliques? Ils peuvent te tuer Cameron pour t’en être pris à Stefen, tu en as conscience? Et moi… je fais quoi… »

T'as pas le droit de lui faire ça après le choc physique qu'elle a subit. T'as pas le droit de lui faire ça après le choc psychologique qu'elle a subit … Non, j'ai pas le droit et pourtant je l'ai pris mais si j'ai l'air insensible en cet instant je ne le suis pas. Je crois.

« T’as pas le droit de me laisser derrière toi… »

Ça part comme une balle sortant du canon d'un flingue après que la détente ait été pressée, de son côté comme du mien. Elle cogne dans le mur, je desserre les mâchoires.

« Et moi j'fais quoi si c'est toi qui me laisse derrière ? »

Je sais pas, histoire qu'on remettre les choses en place, c'est pas moi qui ait failli me faire tuer hier tu crois pas ? Oui je suis en colère et visiblement certaines choses ont besoin de sortir. Je crois que c'est à ce moment là que William a disparu de mon champ de vision, captant probablement que la discussion allait devenir pour le moins personnelle. Je n'ai plus l'intention d'entrer à nouveau dans cette pièce, ça doit être écrit quelque part sur mon visage ou dans ma posture. Le fait est que le ton employé est trop calme pour être serein … trop calme pour que ça dure …

« C'est toi qu'il a failli te faire tuer, pas moi ! Et c'est pas moi non plus qu'on a enlevé ! Je suis là ! Je suis toujours là ! Je suis toujours revenu, j'ai toujours tenu mes promesses ! »

Aujourd'hui j'explose, aujourd'hui je mélange tout, aujourd'hui j'y arrive plus. J'arrive plus à être le grand frère sur qui on peut compter en toute circonstance sans avoir peur qu'il pète un câble. Aujourd'hui je suis juste un putain d'être humain qui ne sait plus quoi faire. Pour elle, pour Kyle, pour les autres. Et pour moi alors ? Je fais quoi pour moi ?

« Je serais pas éternel tu sais. J'peux juste pas rester là à rien faire en attendant que la vie passe sans jamais prendre le moins risque, sans jamais rien faire de stupide parce que j'ai pas le droit de laisser qui que ce soit derrière moi. »

Aujourd'hui la pression m'écrase les épaules et je vacille. Prêt à m'écrouler ? Pas encore. J'ai de la réserve, j'ai de la ressource, mais c'est peut être les prémices, qui sait. J'suis pas parfait, je ne l'ai jamais été, mais j'suis pas non plus un Bisounours et ça je crois que tout le monde a eu tendance à l'oublier ou plutôt ne l'a jamais vraiment su dans le fond. Mes mains ne sont pas blanches, elles portent des traces de sang et je n'aurai pas été jusqu'à tuer cet enfoiré aujourd'hui mais les choses auraient été clairement différentes s'il avait réussi ce qu'il a entrepris. Lui ou moi, l'un des deux aurait sans doute suivi sa petite sœur.

« Je t'aime et tu le sais, t'es ma famille Emily et probablement la personne a qui je tiens le plus sur cette foutue planète mais t'as pas le droit de me demander de ... »

Je bouge, pour la première fois depuis de longues secondes. Mains sur le visage, phrase en suspend, mes doigts vont se perdre dans mes cheveux une secondes alors que j'ai les yeux fermés mais quand je les ouvre à nouveau mes bras retombent le long de mon corps dans un geste las.

« Qu'est ce que tu veux que je fasse ? »
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Jeu 11 Juin 2015 - 15:55

Emily ne sentait presque pas les larmes qui coulaient sur son visage comme la douleur dans sa main droite. Tout ça c’était faible, un simple petit chatouillement, rien de plus. Ce qui se passait dans sa tête et son cœur était bien plus fort. C’était comme si la situation venait de lui échapper, comme si une fois de plus elle avait perdu le contrôle de sa vie. Elle croyait pourtant avoir tout repris en main, pouvoir de nouveau être maître de son destin. Mais toutes ces certitudes qui lui permettaient d’avancer ces derniers temps étaient en train de se craqueler devant elle. Plus rien n’avait de sens, plus rien ne tenait debout. Tout était en train de vaciller soudainement, brutalement. La jeune femme cherchait à quoi se raccrocher sans avoir le courage de prendre appui sur ses soutiens. Ricardo… Non elle n’avait pas la force de lui parler tout de suite. Demain peut être. Ou s’il venait la voir, mais là, elle était trop faible pour affronter son regard. Et Cameron… Cameron était lui aussi en train de se fissurer devant elle sans qu’elle n’ait rien vu venir. Il avait toujours été son grand frère, son protecteur, celui qui la prenait par la main et l’aidait à affronter toutes les épreuves de la vie. Mais maintenant? Maintenant il semblait lui aussi avoir besoin d’être guidé, épaulé, et Ems comprenait qu’elle avait faillit quelque part. Elle avait beau être la “petite” des deux, elle devait aussi penser à lui. Elle devait aussi être présente, comprendre ses sentiments et savoir se dire qu’il ne pouvait pas toujours avoir la tête haute. Mais c’était difficile de voir celui qu’on croyait comme surpuissant, indestructible se révéler sous un autre jour. Emily s’en voulait d’avoir était aussi idiote, de s’être contenté de réfléchir comme un petit enfant qui croit que ses parents ne souffrent pas, qu’ils ne sont pas comme les autres êtres humains que eux, seront toujours prêts à porter la misère du monde sur leurs épaules. Le fait que Cameron lui retourne sa question, lui demande ce qu’il ferait si c’était elle qui disparaissait l’avait soudainement ramenée à la réalité. Ça l’avait frappé, d’un coup en pleine figure. La cracmolle s’était alors stoppé, peut être même qu’elle avait retenu son souffle pendant quelques instants. Il avait raison. Ça allait forcément dans les deux sens…

Les larmes d’Emily ne coulaient plus. Elle observait Cameron, comme si elle le voyait pour la première fois. Il crachait ce qu’il avait sur le cœur et c’était violent. Mais elle ne bougea pas. Oui il avait toujours tenu ses promesses. Il revenait toujours. Evoquait-il la disparition d’Enzo en cet instant? Sans doute. Ems avait bien sûr songé à ce que cette disparition pouvait faire à Kyle mais elle avait oublié de se demander ce que son grand frère ressentait face à tout ça. Idiote. Idiote aussi de vouloir le priver de sa liberté de mouvement, de sa vie seulement pour elle. Oui elle aurait aimé que Cameron devienne un enfant parfaitement sage, un type tout carré qui ne prend aucun risque parce qu’elle n’avait pas envie de sentir son cœur s’affoler, ses tripes se serrer chaque fois qu’il n’était pas dans le coin. Mais il restait un gamin des rues, un type avec une histoire, un passé et surtout, un moldu confronté à un monde de violence, à une haine viscérale et à des drames quotidiens. Elle ne voulait pas renier sa vraie nature. Si c’était lui son grand frère, si c’était lui sa famille ce n’était pas pour rien. Elle avait été égoïste depuis bien plus longtemps qu’elle croyait en vérité. Et maintenant, elle devait se confronter au véritable visage des choses, au monde réel. C’était douloureux mais il était temps. Alors elle écoutait, sentant ses muscles se crisper, sentant son estomac se retourner. Mais elle écoutait.

Le cœur de la jeune femme loupa un battement. Elle savait ce qu’elle représentait pour Cameron mais l’entendre dire… C’était différent. Ils n’avaient jamais été de ceux qui se disent je t’aime, de ceux qui se rappellent quotidiennement à quel point ils tiennent l’un à l’autre. La pudeur était leur mode de conduite, c’était inscrit dans leur patrimoine génétique. Alors entendre ces mots, c’était fort, perturbant. Cela touchait Emily en plein cœur et malgré le tragique de la situation, malgré la douleur, elle ne pu s’empêcher de sourire. Parce qu’entendre ça la rendait heureuse même si cela impliquait la suite, même si cela impliquait cette lassitude chez Cameron et cette question à laquelle elle n’avait pas de réponse. Il l’aimait. Elle l’aimait aussi, plus que tout, d’une façon que personne ne pouvait comprendre. Et pour ça, elle devait arrêter de l’enchaîner…

“J’ai eu tord, je n’ai pas le droit de te dicter ta conduite.”

Emily se rendait compte qu’elle avait cherché à enchaîner son frère. Elle l’avait enfermé dans le rôle du protecteur, du bienveillant, le forçant à être toujours prêt à se battre mais dans les limites du raisonnable, l’empêchait de déraper devant elle, d’être aussi parfois simplement humain. Et c’était criminel d’avoir agi ainsi. Jamais elle n’aurait dû. Elle n’en avait tout simplement pas le droit. Ems se rapprocha alors doucement de son frère pour venir se planter devant lui. Son regard restait cependant fuyant. Parce qu’elle avait honte et qu’admettre ses erreurs n’avait jamais été quelque chose de simple pour elle. Elle se sentait toujours obligée de se justifier, de faire des détours, de chercher une explication logique à sa connerie. Mais là elle ne pouvait pas se le permettre. Parce qu’il avait besoin de sa sœur, il avait besoin qu’elle lui prouve qu’elle était adulte et qu’elle comprenait les choses.

“J’ai peur de te perdre comme j’ai perdu Stan. J’ai peur de devoir un jour parler de toi au passé, de devoir venir fleurir ta tombe et ne vivre des bons moments avec toi que par le souvenir. Mais j’ai pas le droit de t’enfermer. C’est ta vie. Et je peux pas te demander d’être parfait, d’être calme et logique alors que tout part en vrille autour de nous…”

Ce monde n’avait pas de sens. Ce de quoi ils avaient été plongé depuis plusieurs années maintenant n’avait aucun sens. Comment pouvait-elle alors espérer que Cameron ait toujours des réactions sereines? Elle aurait sans doute exploser le visage de quelqu’un l’ayant agressé de la même façon. Alors elle devait arrêter sur le champ de faire la gamine. Ems s’approcha alors du jeune homme et le prit dans ses bras. Il était plus grand mais pourtant, elle parvint à l’entourer de ses bras et à l’attirer contre elle. D’habitude c’était toujours elle qui se blottissait, qui cherchait le réconfort. Mais là, pour quelques instants, elle devait mettre sa petite personne de côté. Car oui elle avait frôlé la mort mais sans Cameron, sa vie n’avait plus le même sens.

“Pardon…. Pardon d’avoir fait toi le grand frère qui doit toujours tout gérer. “

Emily ferma alors les yeux et resserra son étreinte autant que ses muscles endoloris le lui permettait. Elle était épuisée et ce contact lui faisait malgré tout un bien fou. Ils étaient ensemble. Ensemble ils étaient solides. Chacun pouvait faiblir, choir à tour de rôle. Mais l’autre serait toujours là pour l’aider à se relever. C’était ça la famille, elle le comprenait vraiment en cet instant.
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Jeu 18 Juin 2015 - 13:09

T’as été faible sur ce coup-là Cam, t’as été faible et tu as craqué. Sans offense, t’es humain, ça n’a rien d’exceptionnel et tu le sais mais ça ne t’empêche pas de plutôt mal le vivre, n’est-ce pas ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme ça ? Et pourquoi pas … Dans le fond j’imagine que ça me pendait au nez, que tôt ou tard il y aurait une faille dans le système et même si en soit ça n’est pas « trop grave » je me rends bien compte que ça courrait depuis quelques jours, quelques semaines peut être. Dans le fond j’ai juste pas eu le temps de me poser au retour des vacances, de prendre le temps de réfléchir aux choses que j’ai réglé en rentrant à SF, parce qu’ici tout s’est accéléré et que je me suis complètement consacré à … autre chose qu’à moi finalement, à d’autres personnes, surtout à Kyle. J’ai eu le temps de faire le point un peu chez Jill, on a énormément parlé avant que les gars arrivent et j’ai débranché complètement les quelques jours où on a été tous ensemble mais depuis … C’est le blizzard. Le mois dernier je me suis fait démonter par mes frères, pour la forme, parce que c’est comme ça que ça se passe, que je le savais et que contrairement aux apparences il ne s’agit pas de violence gratuite. J’aurai préféré m’en aller sans avoir le sentiment d’être un fuyard mais je n’ai pas vraiment eu le choix alors je fais avec. Y a pas mal de trucs que j’ai pas vraiment pris le temps de digérer finalement et à force d’accumuler … Voilà le résultat.

Il n’empêche que je me connais suffisamment pour savoir que surmenage – je ne sais pas vraiment si c’est de ça dont il s’agit mais peu importe – ou pas, j’aurai réagi exactement de la même manière. Emily est ma famille désormais, elle l’est depuis que nos chemins se sont croisés ou presque et ça ne changera pas, ça ne changera plus. J’ai été éduqué selon certains codes de conduite et malgré la famille totalement dysfonctionnelle que j’ai pu avoir les cinq ou six premières années de ma vie c’est une notion importante voir primordiale pour moi : On ne touche pas à ma famille. On ne touche pas à ma petite sœur sans représailles, on ne touche pas non plus à mon petit frère même si pour le coup je n’ai aucun coupable à me mettre sous les poings et croyez moi c’est extrêmement frustrant. Ça n’est peut-être pas à lui directement que ce type sorti de nulle part s’en est pris – quoi que, le sortilège qu’il nous a lancé était quand même bien réel – mais les faits sont là et parlent d’eux même : Kyle souffre et je ne peux rien y faire. On lui arraché – encore une fois – une partie de lui-même et depuis c’est le blizzard pour lui aussi. Pour nous tous, touchés de prêt ou de loin. Perdre un proche n’est jamais quelque chose de simple à gérer, ça l’est d’autant moins quand on n’a pas la moindre idée de où cette personne peut être ni même si elle est encore en vie, ce qu’elle peut vivre, etc … Kyle est touché, il n’est pas le seul. Ça m’affecte aussi, ça en affecte d’autres. Ça affecte aussi surement Megan quand bien même elle n’en parle pas parce que quoi qu’il se soit passé Derek reste une personne qui a été – qui est peut-être encore – importante dans sa vie.

Respire.
Ne mélange pas tout.

En l’état je ne sais plus comment réagir, j’ai l’impression d’être à bout de nerf mais le calme revient pourtant. Ça me tue de la voir comme ça, en larme, blessée, et tout ça en partie par ma faute mais je continue de ne pas regretter mon geste. Ce qui m’emmerde le plus dans l’histoire c’est d’avoir failli à mon rôle de grand frère, d’avoir éclaté cette image qu’ils doivent avoir de moi. Je le sens, je le vois dans ses yeux. Tout est immobile et silencieux mais les regards en disent long même s’ils ont l’air tout aussi perdu l’un que l’autre. C’est vrai, je ne sais plus vraiment quoi faire de moi maintenant que tout est entrain de retomber et je l’admets, une part de moi a simplement envie et besoin de foutre le camp.

Pourquoi est-ce que t’as souris ?

« J’ai eu tord, je n’ai pas le droit de te dicter ta conduite. »

Elle s’approche, se plante devant moi et je ne bouge pas d’un poil.

« J’ai peur de te perdre comme j’ai perdu Stan. J’ai peur de devoir un jour parler de toi au passé, de devoir venir fleurir ta tombe et ne vivre des bons moments avec toi que par le souvenir. Mais j’ai pas le droit de t’enfermer. C’est ta vie. Et je peux pas te demander d’être parfait, d’être calme et logique alors que tout part en vrille autour de nous… »

Stan. A la simple évocation de ce prénom une boule se forme dans ma gorge et je crois qu’elle est remplie d’une pointe de culpabilité. Elle a déjà perdu une personne qui comptait énormément pour elle et loin de moi l’idée de lui faire revivre ça parce que je sais trop bien ce que ça fait. En revanche – contrairement à elle peut être – je l’ai accepté depuis longtemps et le revivre ne m’effraie pas plus que ça, comme si je ressentais une certaine fatalité face à … la vie, tout simplement. On y passera forcément tous un jour, on aura tous des fleurs à déposer sur une tombe mais on espère simplement tous que ça se présentera le plus tard possible. Je n’ai pas envie de la faire souffrir, pas envie de disparaitre non plus mais elle a finalement très bien résumé la situation. Un jour ou l’autre je ne serais plus là, c’est comme ça. Aujourd’hui, demain, dans 10 ans, personne ne peut le savoir. Je pourrais tout aussi bien me faire tuer que m’étouffer en avalant mon p’tit dej de travers même si ça peut paraitre hors propos d’avoir une telle pensée en cet instant. Je ne me sens pas spécialement blasé ou lassé, j’ai juste le sentiment d’être rationnel sur la question. Non je n’ai pas envie de mourir mais ça ne me fait pas peur pour autant, et non je n’ai pas envie de perdre mes proches mais je sais que tôt ou tard ça arrivera. Partant de ce principe, autant se faire à l’idée et profiter du temps qu’on nous accorde. J’ai peut être juste un recul qu’ils n’ont pas, du fait de ma façon de vivre jusqu’ici, de notre différence d’âge, etc … J’en sais trop rien.

Te referme pas comme une huitre garçon …

« Pardon…. Pardon d’avoir fait toi le grand frère qui doit toujours tout gérer. »

Toujours cette envie de fuir ? Non. Plus maintenant qu’elle me serre contre elle, plus maintenant que ses mots me touchent plus que je n'aurai pu le croire, plus maintenant que je ressens quelque chose … quelque chose que je n’arrive pas vraiment à déchiffrer en réalité. Réconfort, soulagement, des trucs dans ce goût-là, des trucs qui me font lâcher prise et si elle me prend dans ses bras sans hésitation je n’hésite pas non plus à me laisser aller contre elle, passant mes bras autour de sa taille et fermant les yeux avec cette envie évidente de me couper du monde, de ne plus penser à rien d’autre. D’être juste … là, comme ça, dans les bras de ma petite sœur alors que les rôles semblent s’inverser. Peut-être que moi aussi j’ai besoin de réconfort …

Une minute, peut-être deux, aucune idée. Quoi qu’il en soit pendant tout ce temps c’est du silence qui nous entoure mais au bout d’un moment mes instincts se réveillent à nouveau, les questions et les émotions resurgissent. Son propre sang a essayé de la tuer, son propre sang va peut-être essayer de me tuer maintenant, son propre sang se trouve juste derrière cette porte là-bas, maitrisé par des visages familiers et d’autres un peu moins.

« J’suis désolé d’avoir réagi comme ça. »

Un soupir, long et profond soupir, un peu de lassitude et énormément de fatigue en découle, puis je m’écarte et me redresse.

« Pas … J’regrette pas d’avoir sauté sur ton frère comme un taré, j’suis juste désolé de t’avoir brusqué dans le processus. »

Les jointures de mon poings commencent à me faire sentir que sans adrénaline la douleur prend tranquillement mais efficacement ses droits. Pour la peine j’aurai du le cogner encore un peu plus fort mais en attendant je me sens coupable d’avoir physiquement heurté Emily même si je n’ai bien évidemment pas fait exprès.

« J’étais sérieux Ems, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? »

Plus les secondes passent et plus je me sens épuisé, abattu. Pour une fois je n’ai pas envie de faire semblant, de me cacher tout ça donc de le cacher aux autres.

« Si tu me demandes de ne rien dire je le ferais. A contre cœur, mais je le ferais. C’est ta décision, pas la mienne, dis-toi juste que je vais garder un œil sur lui. Et sur toi. »

Parce que je suis comme ça et que je ne changerai pas.

« Et si t’as peur pour moi, j’suis sûr qu’il y a moyen de trouver quelqu’un pour effacer la mémoire de Stefen histoire qu’il oublie comment et pourquoi il s’est pris un cyclone californien sur le coin de la face. »

Si c’est le seul moyen de te rassurer alors soit, ça n’est pas celui que j’aurai choisi parce que Sorcier ou non il ne me fait pas peur mais je ne peux pas penser qu’à moi sur ce coup là. Quant au fait d'utiliser la Magie comme « échappatoire », non, ça ne m'enchante pas évidemment mais un jour ou l'autre il faudra bien que je m'y fasse. J'imagine.
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Lun 22 Juin 2015 - 16:52

Cette étreinte, elle symbolisait tout ce qui avait permis à Emily de garder la tête en haute. En arrivant ici elle n’était qu’une gamine perdue, brisée. La vie n’avait cessée de la malmener, la ramenant soudainement à la brutalité du monde alors qu’elle commençait à peine à revivre. Elle n’était qu’une gosse sans repères qui sentait au fond d’elle l’envie de vivre mais qui ne savait plus trop comment la justifier. Et puis il était arrivé. D’un coup, comme ça, sortant de nulle part Cameron avait fait son apparition. Qui aurait-pu croire que quelqu’un lui ressemblant tant, était tant fait pour s’entendre avec elle puisse se trouver dans la nature ? Ems en tout cas n’y croyait plus. Mais cette rencontre lui avait permis de repartir, de chercher de nouveau à voir sa vie comme un don. Il était son frère, le seul élément de sa famille, le seul qui ne partirait jamais vraiment. Même au bout du monde il serait toujours présent avec elle. Elle avait pensé à lui quand elle croyait ne plus pouvoir tenir, quand elle pensait qu’elle ne méritait que de se laisser aller… Et maintenant c’était à son tour de faire ressentir ça à son frère. De lui dire qu’il aurait toujours quelqu’un sur qui s’accrocher, même lorsqu’il n’en pourrait plus, même s’il faisait la plus grosse des conneries. Emily ne lui tournerait jamais le dos. Elle allait grandir pour lui, maîtriser ses émotions et devenir une famille qui supporte et qui ne fait pas que se plaindre. Elle le voulait du plus profond de son âme et se donnerait les moyens d’y arriver. Alors elle le serrait fort contre elle et sentir ses bras autour de sa taille lui fit du bien. La demoiselle se laissa embarquer, glisser dans une bulle qui n’appartenait qu’à eux, qui effaçait le reste du monde pendant quelques instants. Ems aurait pu rester des heures ainsi avec lui. A oublier le temps, à oublier ce monde parfois trop violent. Mais aussi beau et aussi salvateur que pouvait être cet instant il ne pouvait durer et bientôt leurs corps se séparèrent et la jeune femme pu de nouveau rencontrer le regard de son frère.

La cracmolle l’écouta en silence tout d’abord. Puis lorsqu’il évoqua le fait de s’être « rué comme un taré » sur son frère de sang, elle ne pu s’empêcher d’afficher une sorte de sourire. Ce n’était pas drôle, la situation était loin d’être amusante mais c’était plus fort qu’elle. Tout ça, c’était juste tellement dingue pour quelqu’un avec une vie ressemblant à quelque chose. Parfois elle se demandait comment il était possible que sa vie soit aussi bordélique… Malheureusement cette soudaine prise de distance ne pouvait pas durer éternellement. Il était temps pour elle, maintenant la crise passée, de se concentrer sur le fond du problème. Cameron était là pour le lui parler. Lorsqu’il lui demanda sérieusement ce qu’elle voulait qu’il fasse, elle ne pu s’empêcher de baisser les yeux quelques secondes. Elle n’avait pas la réponse. Parce que sa conscience et son instinct lui dictaient deux choses totalement différentes. Alors non, elle ne savait pas plus que lui ce qu’elle devait répondre. Emily était au fond d’elle-même persuadée qu’il n’y avait pas de bonne solution. Parce que quoi qu’elle choisisse cela impliquait de la violence. Laisser son frère en liberté c’était s’exposer à un drame. Laisser Cameron agir c’était s’exposer à un autre drame quoiqu’il fasse, quand bien même il se contenterait de le dénoncer à un professeur. Ems poussa alors un léger soupir et passa nerveusement sa main dans ses cheveux, comme pour les ébouriffer.

« Je crois que le mieux pour l’instant c’est que tu ne dises rien. Pas éternellement. Je te promets d’agir, je te promets que je les laisserai plus m’atteindre comme ça. Mais agir tout de suite c’est trop dangereux, il faut attendre d’en savoir plus. »

Oui. Emily devait savoir si son frère avait agi comme ça sur un coup de tête ou si ses parents étaient impliqués. En soit cela ne changeait pas grand-chose à l’acte en lui-même mais pour elle s’était essentielle. Cela changeait tout. Peut être en lien avec ce qu’elle avait vu avec Alec ce jour-là dans cette étrange salle. Ces quelques souvenirs joyeux qui subsistaient, qui lui rappelait que sa famille n’avait pas toujours été la pire que cette Terre puisse porter. Elle avait besoin de réfléchir à tout ça, d’éclaircir certains points mais aussi de comprendre ce qu’elle ressentait réellement au fond d’elle. Alors pour l’instant il fallait attendre. Et elle acceptait que son frère reste sur ses gardes, parce qu’elle comprenait tout à fait ce qu’elle était en train de lui demander.

« Quand à lui effacer la mémoire… Y’avait du monde dans cette salle… Je sais pas ce qui est le mieux en fait… »

Là-dessus Emily était vraiment paumée et comptait bien sur Cameron pour l’éclairer. Il y avait quand même pas mal de témoins et pas tous hostiles à son frère. Certains se feraient sans doute un malin plaisir de lui rappeler l’intervention de Cameron. Mais le top serait sans doute qu’on puisse faire croire à Stefen qu’il y avait une raison toute autre à l’intervention du moldu… Sauf que là ça devenait vraiment compliqué même pour de la magie. La demoiselle porta alors une main à son front. Elle commençait à se rendre compte que ça tambourinait vraiment fort là-dedans, comme sa main qui la faisait souffrir maintenant que la pression était clairement redescendue. Elle avait besoin de repos c’était indéniable et ce n’était sans doute pas pour rien qu’à l’infirmerie on avait été un peu réticent à la faire partir comme ça.

« Je t’offrirai un punching ball à son effigie pour t’aider à te défouler en attendant… »

Emily afficha alors un sourire gêné. Oui c’était nul et sans doute trop tôt pour déconner sur le sujet mais elle avait besoin de souffler un peu et c’était la seule méthode qu’elle avait trouvée. Elle pensait bien à une autre mais elle ne savait pas si Cameron accepterait. En réalité, elle avait juste envie de fumer un joint, oubliant ainsi une grande partie de la douleur et ensuite de retourner se mettre sous les draps et dormir. Ce serait idyllique à vrai dire. Bon sauf si Ricardo débarquait à ce moment là. D’ailleurs il allait falloir qu’elle lui parle mais Emily ne savait encore pas du tout comment aborder la question et surtout, si elle serait capable de lui dire la vérité…

« J’ai besoin de fumer ne serait-ce qu’une cigarette. Tu m’accompagnes ? Et ensuite je retournerai à l’infirmerie dormir. »

Oui Emily semblait avoir décidé que la discussion sur l’incident et Stefen était terminée. C’était sa façon à elle de gérer les choses. Une fois qu’elle avait crachée ses sentiments elle n’arrivait jamais à rester sur un sujet trop longtemps. Une fois l’émotion passée elle avait besoin d’enchaîner, de reprendre sa vie. C’était peut être pour ça qu’elle avait toujours su rebondir. Mais ça restait dangereux car parfois, elle en oubliait de vérifier que le sujet était vraiment clos pour elle…
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MessageSujet: Re: Please, hold my hand... [PV Cameron]   Mar 23 Juin 2015 - 21:40

Ah screw it, feel like you want to hit that wall then do it
Punch through it, just cock back, put your all into it
Now you gon' take that rage and make that what you raise
Never take back what you say
If you stay trapped in your brain, engage in this fueled cage match
Ready to scrap asap
Take your fists to his bones

Eminem

Ceux qui me connaissent savent que ça n'est pas mon genre de baisser les bras et de rendre les armes aussi « facilement ». Je ne suis pas du genre à me laisser dicter ma façon de faire ni ma façon de penser et quand bien même ça m'a joué des tours je ne changerai pas pour autant. Je sais qu'ici il ne s'agit pas de ça mais pourtant c'est un peu comme ça que je ressens et vis la situation. J'abdique. Je n'irai pas fracasser ce type si elle me le demande alors qu'il y a quelques secondes à peine j'aurai aimé le voir mort sur le pavé. Œil pour œil, dent pour dent. Ça toujours été comme ça dans mon monde, peu importe lequel. Je relativise, j'essaie de faire la part des choses, ce qui est le mieux j'imagine et puis Emily est bien vivante. Elle est là, devant moi, en chair et en os. Elle s'en est tirée, non sans dommage mais elle s'en est tirée alors même si je n'accepte pas le geste j'ai bien conscience de devoir mesurer mes réactions. Il lui a fait mal, je lui ai fait mal. Finalement est ce qu'on n'est pas quitte ? J'aimerai le penser mais une part de moi a réellement du mal à le concevoir. Comment est ce qu'on peut s'en prendre de cette façon à son propre sang ? C'est une question que j'aurai du poser à mon père quand il était de mauvaise humeur et avait la main un peu trop leste. Je sais, ça n'est pas le moment de faire du cynisme. J'ai beau essayer de me dire qu'elle est une grande fille, je n'arrive pas à m'enlever de la tête qu'elle est encore une enfant malgré tout ce qu'elle a pu vivre. 18 ans à peine, comme Kyle, comme Enzo, comme tout un tas d'autres gosses plongés de force dans le grand bain alors qu'ils savent à peine nager … J'veux pas passer pour le prophète un peu réac de service ni même me taper un complexe de supériorité mais je pense juste que ces gamins méritent mieux que cette vie, c'est tout. Laissez les respirer, laissez avoir la vie qu'un gosse de cet âge là devrait avoir. A 18 ans j'étais un p'tit branleur avec certes une vie atypique mais ça n'avait rien à voir. Mon frangin n'était déjà plus là et je risquais moi même ma peau parfois mais personne ne me forçait à quoi que ce soit. Eux, on ne leur a pas donné le choix et ça change toute la donne.
Alors voilà, ce soir je me résigne, je lâche prise et j'arrête d'être le grand frère qui gère tout et tout le monde. Son sang, sa décision. Finalement c'est assez juste, complètement même. J'ai pas à mettre mon nez là dedans, pas plus qu'elle n'aurait eu à le faire si les rôles étaient inversés mais je sais très bien qu'elle aurait été en coller une à Sullivan s'il était là et qu'il avait tenté de ou réussi à me faire du mal. Chose improbable, mais c'est un exemple.

Mains dans les poches, retrouvant petit à petit mon calme, j'attends. Résigné. Fatigué.

« Je crois que le mieux pour l’instant c’est que tu ne dises rien. Pas éternellement. Je te promets d’agir, je te promets que je les laisserai plus m’atteindre comme ça. Mais agir tout de suite c’est trop dangereux, il faut attendre d’en savoir plus. »
« Ok. »

Cette fois c'est moi qui soupire mais ça n'a rien à voir avec une quelconque réaction à ce qu'elle vient de dire. C'est juste un peu de lassitude je crois, un réflexe du corps, quelque chose comme ça. C'est une bonne idée de prendre le temps d'analyser la situation, j'imagine. C'est probablement ce que j'aurai du faire mais … Ouais, on ne va pas se taper le même refrain indéfiniment non plus. On pourrait presque croire que ça me passe au dessus, bien sur ça n'est pas le cas mais je prends juste un peu de recul. Pour elle comme pour moi. La violence ne résout rien, il paraît, en attendant c'est un moyen plutôt efficace pour faire parler les gens mais c'est un autre débat. Elle gèrera ça à sa manière et moi je vais rester tranquille tant qu'il ne s'approche pas d'elle, ou de moi soit dit en passant.

« Quand à lui effacer la mémoire… Y’avait du monde dans cette salle… Je sais pas ce qui est le mieux en fait… »

Le foutre dehors ? Le renvoyer dans sa foutue famille de cinglée. Oui, je le pense mais ne le verbaliserait pas tout simplement parce que je n'en ai pas le droit. Ça fera du mal à Emily, parce qu'ils restent sa famille malgré tout et être rejeté et menacé par sa famille je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de pire. Tout ça au nom d'une différence, belle mentalité.

« Je t’offrirai un punching ball à son effigie pour t’aider à te défouler en attendant… »
« C'est gentil. Offre moi en deux, j'risque de finir par user le premier un peu trop rapidement. »
« J’ai besoin de fumer ne serait-ce qu’une cigarette. Tu m’accompagnes ? Et ensuite je retournerai à l’infirmerie dormir. »
« Ça marche. J'te raccompagnerai pour te raconter une histoire et te border. »

Les réponses sont assez automatiques, le ton un peu sec et le sourire assez peu présent voir inexistant. Je dois avoir l'air d'un robot mais c'est tout ce que je peux offrir pour le moment. La tension redescend, elle entraine avec elle une partie de l'homme et sincèrement l'idée d'aller m'écrouler quelque part moi aussi me tente assez. Quant à fumer ne serait-ce qu'une cigarette … Non, ça n'est pas vraiment de ça dont j'ai envie là tout de suite et très franchement je doute que ça soit son cas aussi.

On se met en route, mes mains ne sortent pas de mes poches et je ne peux pas m'empêcher de scruter la porte de la Salle Commune des Verts quand on passe devant. Je l'admets, une part de moi espère qu'elle s'ouvre sur un Stefen furax et menaçant mais ça n'est pas ce qu'il se passe. Et s'il s'en prend à Riley ? Ça n'est pas parce qu'on ne se parle plus qu'elle ne compte plus pour moi ou que son sort m'est totalement égal. C'est une grande fille, elle avait l'air de parfaitement savoir ce qu'elle faisait et puis elle n'était pas seule, je crois que William est re-rentré aussi mais … Mais rien, chaque chose en son temps.

« J'peux toujours jouer la carte du p'tit ami jaloux et impulsif histoire de noyer le poisson et brouiller les pistes. »

Les yeux à nouveau braqués devant moi alors qu'on commence à grimper les marches pour remonter vers le Hall, je hausse les épaules. Aucune crédibilité dans ce que je viens de dire mais c'est un alibi comme un autre. Je ne suis pas de nature jaloux, ça ne me viendrait pas à l'esprit d'aller démonter la gueule d'un type qui a un peu trop laissé trainer ses yeux sur ma copine et Megan sait parfaitement qu'elle se gère comme elle le veut. Elle sait se défendre si besoin et si l'envie lui prend d'aller voir ailleurs alors c'est un choix qu'elle fera en connaissance de cause. Je ne l'en empêcherai pas, mais je ne serais pas là si elle se décide à revenir vers moi c'est aussi simple que ça. Donc non, pas jaloux, mais petit ami ? Parfois je me demande si c'est vraiment pour moi tout ça. Je l'adore, c'est pas la question, mais … Peu importe, c'est pas l'ordre du jour de toute façon.

Quelques minutes plus tard Ems et moi sommes dehors, dans un recoin tranquille à l'abri du vent et entre mes doigts un joins prend forme. On va espérer que toutes ces émotions s'envolent en fumée, un peu plus à chaque taffe jusqu'à ce qu'on ne ressente plus rien. Au moins pour aujourd'hui.

▬ Fini (?) ▬
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Please, hold my hand... [PV Cameron]
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