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 Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo

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MessageSujet: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Mar 14 Avr 2015 - 14:10

Mercredi 28 Janvier 2015 – Fin de journée
Hoist The Color et sortez les meubles de salons !


*out*

Caem, Mateo & Enzo

Enzo Ryans, tu as perdu deux kilos, tu vas mourir ! Hum, pardon. Je sors de l’infirmerie, inspection générale, avec plusieurs paires d’yeux braqués sur moi, à l’affut du moindre signe suspect. Tout va bien, une petite carence en fer – qui est ce qui va se taper un bon steak bien saignant ce soir ? C’est bibi. Ou pas, parce que ça m’étonnerait qu’ils livrent à domicile – et j’ai effectivement perdu deux kilos sur mon … poids de forme comme ils disent – j’ai juste l’impression d’être un chien quand j’entends ça, ne me demandez pas pourquoi – mais tout va bien. Du sommeil à rattraper malgré le fait que j’ai passé la moitié de mon temps à dormir ces derniers jours mais visiblement ça n’était pas du bon sommeil, et éventuellement un p’tit passage chez le Psy si le cœur m’en dit … Euh, non, merci. Je sais que ça pourrait être une bonne chose mais là franchement j’ai juste pas envie de parler, et surtout pas envie qu’il aille fouiller dans les recoins de ma tête au risque d’ouvrir des portes qui cachent trop de choses. Un p’tit manque de magnésium aussi ! Enfin rien de bien méchant quoi, je suis en bonne santé, et maintenant le réel challenge ça va être de retrouver mes marques, me réhabituer au château et surtout à ses habitants, et tacher de faire le tri sur ce qu’il se passe dans ma tête concernant les derniers évènements. D’un point de vue personnel et familial, mais aussi plus globale. C’est la merde, d’après ce que je comprends, et parti dans mes délires vacances/kidnaping j’ai visiblement raté pas mal d’épisode. Salem est tombé, l’accès à Pré-Au-Lard est fermé jusqu’à nouvel ordre à cause de ce truc étrange qui s’y est passé le mois dernier, et ils ont attaqué le château le jour de Noël … Ok. Comment j’ai fait pour passer à côté de tout ça, je vous le demande. J’en sais rien, j’étais juste heureux en fait, et loin de tous problèmes, avec mon homme, un peu ma famille – enfin ma Grand-Mère et mon frère – et mes amis. Peut être que j’ai volontairement occulté tout ça, en tout cas pas cherché les infos, et sincèrement même si c’est incroyablement égoïste je ne regrette pas.

Je rase les murs, j’en ai bien conscience, mais je crois que j’ai encore besoin d’un peu de temps avant de me remettre dans le bain alors oui c’est vrai que depuis hier, enfin ce matin, je me cache, et s’il n’avait pas fallut passer par l’infirmerie je ne serais probablement pas sortie de la Salle sur Demande. Fin de nuit, toute la journée, c’était nécessaire. Juste lui et moi - et Lune - pour se retrouver et souffler un peu, et puis pour lui raconter tout ce qui s’est passé, y compris ce qui se passe dans ma tête parce que je sais que je ne sortirai pas indemne de tout ça. Ça m’a remué, plus les heures passent et plus je le ressens. Et Derek ? Je ne sais pas, on ne s’est pas revu depuis qu’on a quitté le bureau de Logan et là franchement j’ai pas envie de me poser la moindre question. Je me contente de marcher dans les couloirs, avec Kyle dont je ne lâche pas la main et réciproquement, on ne s’est pas quitté une seconde depuis ce matin et ça va probablement continuer comme ça encore un moment. Il a raté les cours, moi aussi, et a vrai dire je ne sais pas si je vais y retourner dès demain mais on verra, chaque chose en son temps. Pour le moment c’est l’heure de faire face aux Gryffondors, parce que oui c’est la direction de la Salle Commune que je prends en sortant de l’infirmerie, avec l’intention d’aller me planquer dans le dortoir. L’idée c’est que Kyle passe chez lui pour récupérer des affaires et me retrouve pour passer la soirée et la nuit avec moi. Je crois que collocation ou pas, les nuits prochaines ne vont pas se passer l’un sans l’autre. En tout cas j’en ai pas envie, c’est plutôt clair. Pendant un mois j’ai eu peur de ne jamais le revoir alors maintenant que je l’ai sous les yeux je ne le quitte plus et personne ne pourra aller contre ça. Encore une fois, ça devient tellement redondant toutes ces conneries quand on y pense … Enfin bref.

« Tu m’rejoins là haut ? »
« Oui. Je fais vite. »
« Est-ce que tu peux me ramener mes affaires si ça t’embête pas ? J’aimerai bien les récupérer et … faire le tri. »

C’est lui qui avait mon sac quand on a pris le chemin du retour et il y a dedans tout un tas de bordel, ma planche de surf inclus, et des trucs que j’ai ramené pour les copains. J’ai juste envie de reprendre possession de mon territoire aka ma piaule et mon pieu, et de ranger tout ça avant de les donner a qui de droit.

« Merci. A tout à l’heure. Ah et dis à Cameron que je passerai le voir mais là … Bref, pas maintenant. Remarque il peut remonter avec toi s’il veut. Comme vous le sentez. »

Baiser rapide. Je n’ai pas envie de lâcher sa main mais je le fais quand même et le regarde s’éloigner dans un sens alors que je pars dans l’autre. C’est ridicule, je sais, mais on ne se refait pas. Je parviens finalement à me donner un coup de pied au cul et commence à grimper les marches direction la Tour des Gryff. En chemin je croise quelques personnes, échange quelques sourires par politesse mais mon attitude est plutôt clair : Pas envie de parler. Ça n’est pas comme si c’était des gens que je connais bien de toute façon alors … Pourtant arriver devant le tableau de la Grosse Dame, je bloque. Premièrement parce que je n’ai pas le mot de passe qui a changé – bien joué – et deuxièmement parce que j’ai « peur » de rentrer là dedans. J’appréhende, de devoir m’expliquer, de … me retrouver entouré de personnes même si ça va, je ne me prends pas pour une Rockstar non plus mais … Trop tard. La porte s’ouvre, je recule d’un pas, et m’écarte pour laisser passer ceux qui sortent. Ils ont l’air étonné mais on ne se connait pas alors il trace leur chemin et je retiens la porte pour entrer. Je me fais tout petit, j’ai bien l’intention de raser les murs encore une fois mais quand Malie se retourne elle me voit je sais que ça va être mort. Reflexe, je pose mon index sur ma bouche pour lui faire comprendre de ne rien dire parce que quelque chose près du feu a attiré mon attention au même moment. Quelque chose, ou plutôt quelqu’un. Deux personnes en réalité. L’un dans le canapé, l’autre dans le fauteuil, ils ne me voient pas. C’est con, ou pas, mais je sens mon cœur qui s’emballe un peu quand je vois ces silhouettes familières et d’autant plus quand je me dis que je n’ai pas le souvenir d’avoir vu ces deux là ensemble une seule fois avant de partir mi-décembre. Alors je me pointe, après avoir fait un clin d’œil à la petite brune, à pas de Loup comme on dit, et une fois planté derrière eux …

« Je sais qu’entre nous trois c’est moi le plus beau mais faites pas cette tête là quand même. On s’y fait hein. »

Surtout maintenant que j’ai 18 ans et du poil au menton. Je suis un homme, ça y est *out*
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Mer 15 Avr 2015 - 11:10

Ce mois de janvier avait sans doute été l’un des plus étranges pour Caem. Le temps était passé assez vite au final et en même temps, plusieurs événements étaient venus perturber sa vie et en faire quelque chose de particulièrement étrange. Tout d’abord, il n’était plus avec Killian depuis un peu de temps maintenant et chaque jour, il ne pouvait s’empêcher de se demander quel serait leur avenir, combien de temps les choses allaient durer ainsi. Et puis il y avait eu ces petites retrouvailles avec Kevin… Hum… Bref. Et pour finir il avait croisé la route de Mateo. Et ça, ça restait quand même au summum. Jamais il n’aurait pu imaginer s’entendre aussi bien avec lui. Après tout, ils étaient plutôt différent mais c’était ce lien avec Enzo qui les avait rapproché. Et ça avait fait un bien fou au russe. Il n’allait pas se lancer dans de grandes déclarations et dire cela comme ça à son camarade, mais sa présence l’avait soulagé d’un poids. Il avait trouvé un pote avec qui discuter, avec qui se détendre et faire le con et au final, ça faisait du bien. A force de toujours vouloir être l’enfant modèle, sage et propre sur lui il en oubliait souvent de lâcher la bride et de juste, s’amuser. Il avait réussi à le faire avec Enzo et Mateo avait lui aussi atteint cet objectif. Alors depuis cette fameuse soirée où ils s’étaient pris pour des décorateurs d’intérieurs, les deux jeunes hommes se voyaient de temps en temps, pour discuter, déconner un coup ou juste briser la solitude. C’était plutôt cool. Oui, le Poufsouffle avait eu l’impression de regoûter un peu à la vie et cela lui donnait plus d’entrain. Même si la disparition d’Enzo lui pesait encore. Chaque jour un peu plus. Il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Il était sûr qu’il allait revenir et pourtant, parfois, au beau milieu de la nuit, il se réveillait la boule au ventre en essayant de retenir les pires scenarii qui essayaient d’envahir son cerveau. Et cela l’emmerdait profondément. Il ne voulait pas penser à ça, il ne voulait pas imaginer que quelque chose de terrible ait pu arriver mais parfois c’était comme si sa tête décidait d’aller contre la moindre de ses volontés. Et dans ce moments là, il se sentait désemparé avec une terrible envie de tout foutre en l’air. Et puis il reprenait le dessus. Psychologiquement, il allait mieux et parvenait à garder le dessus. Mais tout n’était pas encore gagné et il avait besoin de voir Enzo pour qu’il l’aide sur un choix capital: allait-il enfin se décider à aller voir un psy?

Mercredi 28 janvier, une journée de cours comme les autres. Caem dormait un peu plus ces derniers temps et commençaient à avoir une tête un peu plus humaine même si le résultat était encore loin d’être parfait. En cours, il avait réussi à rattraper pas mal de choses avec toutes les heures qu’il avait à perdre… Bon, il n’en restait pas moins que dès qu’il croisait Killian ou Zora, son taux de concentration descendait en flèche et qu’il se retrouvait comme un abruti à ne pouvoir s’enlever les deux de la tête. Il voyait bien leur expression à chaque fois et cela le rendait dingue. C’était trop oppressant. Ce midi-là, d’ailleurs, Zora semblait avoir décidé de rompre le long silence qui s’était installé entre eux. Alors que le jeune homme allait sortait tout juste de la Grande Salle, elle le choppa par le bras et l’entraîna dans un coin. Il n’eut même pas le temps d’en placer une.

“Ecoute-moi bien Caem. On t’a laissé du temps. Mais ça va plus durer. Je te laisserai pas rester dans ton coin éternellement. Je vois bien que ça va pas et ça me révolte que tu ais préféré ne pas m’en parler. Mais soit, j’ai respecté ta décision. Mais sache que bientôt, tu devras t’expliquer. Parce que je crois pas tout ce qu’Enzo a raconté. Parce que je crois pas que tu sois le salaud que tu as voulu montrer à Killian.”

Et sur ces mots, elle avait disparu aussi vite qu’elle était venue. Caem était resté sonné pendant quelques temps, ne sachant trop quoi faire. Zora avait raison sur toute la ligne mais cela ne l’étonnait pas. C’était sa meilleure amie, celle qui l’avait sondé dès son arrivée et avec qui il avait coutume de tout partager. Alors forcément, elle avait du bien comprendre ce qui se passait dans sa tête, ou du moins saisir qu’il y avait une part de faux. Long soupir. Il faisait quoi maintenant? En tout cas, une chose était sûre, il n’allait pas être le meilleur élève du jour. Les mots de son amie n’avaient cessé de résonner dans sa tête. Il était cuit. Vivement que les cours se terminent, il avait juste besoin de respirer.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Enfin, le cours de sport venait de s’achever et Caem ne pensait qu’à une chose: allait se détendre et se vider la tête, oublier le regard accusateur de Zora, oublier tout ça. Juste se vider la tête. Après avoir pris une douche il avait donc filé, à la recherche de Mateo. Bah quoi? Il savait au moins qu’avec lui il pourrait parler de tout et n’importe quoi et que sa soirée serait clairement moins déprimante. Seulement voilà, comme à chaque fois, il n’osait pas trop s’aventurer dans la salle commune des Gryffondors. C’était toujours la même histoire. Il ne voulait pas tomber sur Killian, il ne voulait pas lui imposer sa présence, sur son territoire. Alors il évitait autant que possible de se rendre là-bas. Sauf que bon, Mateo avait tendance à y traîner et il arrivait un moment où il était difficile de le voir sans s’y rendre. Cette fois là, Caem avait quand même voulu assurer ses arrières et avait interrogé un certain Zachary avec qui il avait parlé une ou deux fois parce qu’il traînait souvent avec l’autre taré.


“J’suis désolé vieux, mais je crois que tu vas être obligé d’aller dans notre Salle Commune, Mateo y est écroulé dans un fauteuil, il risque pas de bouger de si tôt.”


Soupir. Tant pis. Après avoir remercié Zachary, Caem s’était décidé à monter dans la tour et à entrer dans la Salle COmmune dont il connaissait à force le mot de passe. Une fois sur place, il remarqua en en effet Mateo, sur un fauteuil. Il s’installa à côté de lui, poussant un long soupir avant de le questionner sur sa journée. Voilà, parler un peu, tout simplement, c’était tout ce dont il avait besoin. Et puis, quelques fous rires au passage ne lui feraient pas de mal. Le temps passait donc soudainement beaucoup plus vite et ça aurait pu durer éternellement comme ça jusqu’à ce que…

« Je sais qu’entre nous trois c’est moi le plus beau mais faites pas cette tête là quand même. On s’y fait hein. »

Cette voix. Caem s’était retourné très lentement, les yeux écarquillés et alors que son regard se posait sur Enzo il eut l’impression d’avoir une crise cardiaque. Son regard était vite, ses muscles complètement bloqués.

“Pizdec…”

Un murmure. Caem venait de jurer en russe, cela faisait un moment que ça ne lui était pas arrivé mais sur le coup, c’était le premier mot qui lui était venu à l’esprit. Putain, il n’y croyait pas. Il était vraiment là? Après tout ce temps, il se pointait comme ça, comme une fleur et l’air plutôt en forme. Oh le con! Le Jaune parvint finalement à se lever et vint faire une accolade à Enzo. Il lui avait manqué ce con et c’était la première chose qu’il voulait faire, comme pour s’assurer peut être qu’il était bien là, en chair et en os, que ce n’était pas un fantôme, un sort lancé par une personne mal intentionnée.

“Mec, je te jure, nous refais jamais ça! Regarde le séisme que tu as provoqué, on est même devenus amis Mateo et moi, tu as perturbé le continuum espace/temps, cette chose n’aurait jamais dû arriver!”

C’était une blague bien évidemment. Caem était très content d’avoir rencontré Mateo mais oui, quand on connaissait les temps séparément, il y avait quelque chose d’un peu improbable dans la relation qu’ils avaient créées. Et le trio réuni, c’était encore plus fou et encore plus dangereux même…
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Jeu 16 Avr 2015 - 11:10

Hoist The Color et sortez les meubles de salons !


Mercredi 28 Janvier – 7h30

Je m’extirpe de mon lit, les cheveux ébouriffés et me frotte les yeux alors que je suis assis sur le bord de mon matelas. J’ai la gueule enfariné, comme chaque matin où il faut se lever si tôt pour assister à des cours que je n’arrive plus à suivre. Si le mois se termine bientôt, j’ai l’impression qu’il en valait deux. Trop de choses, d’évènements. L’attaque de Poudlard, l’arrivée de Salem, Riley, Marcus, Maxime, Kezabel… un sacré beau bordel. Sans compter la semaine de vengeance à laquelle j’ai eu le droit et où j’ai bien cru n’en jamais voir le bout. Jefferson ne manque pas de ressource et elle me l’a prouvé chaque jour jusqu’à épuisement. Croyez-moi que j’suis pas prêt de lui refaire des blagues de ce genre-là…
Je file sous la douche, encore dans la vase et me prépare lentement pour la journée. Tee-shirt, pull, jeans, sac à dos à moitié vide en vue du peu de cours que nous avons et je descends directement à la Grande Salle pour essayer de me réveiller la tronche avec un café. Peut-être que je croiserais Maxime si elle n’a pas terminée dans le pieu de Kezabel. Faut savoir un truc avec Jefferson…. Elle est comme moi – était ? J’en sais encore rien. - à profiter des jolies nanas du coin, un peu tout le temps. Et, j’veux pas être vulguaire, mais avoir une « régulière » c’est pas tellement son truc. Surtout avec Hasting, mais faut croire que les miracles existent. Il n’est pas question de « couple » - Maxime en couple, laissez-moi m’marrer s’il vous plait - et toutes les conneries qui vont avec mais… ouais, j’sais pas. C’est bizarre mais c’est une occasion de plus de les charrier toutes les deux.

Je croise Zac que je salut d’un geste de la main, un geste un peu… mou. Ouais, mou. J’suis crevé. J’entre dans la salle commune et m’affale en bout de table, celle des Gryffondor. Je ne calcule rien autour de moi, comme si je vivais dans une brume continuelle. J’ai fait des cauchemars toute la nuit et c’était franchement moche.

- Mateo ? Je peux te parler un instant ?

Je lève les yeux de ma tasse de café fumante et croise le regard de Kezabel. J’hausse les sourcils, un peu surprit et bug quelques secondes avant de retrouver l’usage de la parole. Bah mon vieux, c’est compliqué ce matin on dirait…

- Ah euh… Si. Un problème ?
- Non, du tout.

Elle vient s’installer face à moi, un léger sourire aux lèvres. Si elle va mieux ? Je ne saurais pas tellement le dire. Je ne le connais pas aussi bien que Riley mais j’ai l’impression que son visage reste un peu tiré et fatigué. Ça ne m’étonnes pas, avec ce bordel concernant Marcus et… ouais. Ne pas y penser. Ne pas en parler. Je sens déjà mon cœur s’emballer de colère. Elle garde tout de même le sourire, chose qui m’impressionne toujours chez elle. Elle est chiante et rabat-joie, ok, mais elle a toujours ce sourire doux sur les lèvres et cette dévotion pour l’autre qui est déstabilisante.

- Tu veux boire un truc ?
- C’est gentil, j’ai déjà déjeuné.

J’hausse les épaules et me sers un muffin, attendant à ce qu’elle se décide à me parler. Je suppose qu’elle n’est pas là pour me tenir la conversation sur le temps d’aujourd’hui ou une autre connerie de ce genre. On s’entend mieux qu’il y a un mois, mais on en est pas encore là.

- Est-ce que quelqu’un t’aide, pour tes cours ?

Moment de bug alors que je lève mes yeux vers elle.

- Hein ?

Elle hésite, soupire puis croise ses bras sur la table, en se penchant un peu vers moi.

- Oui. Pour tes résultats. Est-ce que quelqu’un t’aide ? Je veux dire.. pour pas que tu foire ton année.
- J’vois pas d’quoi tu parles. J’suis l’exemple même du bon niveau scolaire.
- Mateo… Je te parle sérieusement cette fois, s’il te plait.

Mon sourire s’efface légèrement alors que je la scrute. Effectivement, elle n’avait pas l’air d’avoir envie de blaguer sur ce coup-là. Je pousse un soupir en croquant dans mon muffin.

- Non. Chai perchonne qui m’aide. Pourquoi ?
- Tous les Mardi, de 16h à 18h, on se rejoint à la salle commune des Poufsouffle. Je te donne un coup de main pour que tu remontes le niveau et que tu puisses au moins avoir la moyenne aux examens de fin d’année.

Le muffin m’en tombe dans mon café. Elle se fou de ma gueule ?

- Ferme la bouche Vargas, j’ai pas envie de voir tes amygdales.
- Hein. Euh… Attends, t’es entrain de me faire une blague ?
- Non. Je suis sérieuse. Mardi prochain, 16h. Je te fais rattraper le maximum pour que tu puisses être moins largué. A une condition.
- … J’me disais aussi.

Elle lève les yeux au ciel et reprend dans un sourire.

- Pas de triche, pas de blague. Juste du sérieux. Je te donne de mon temps, tu me donne de ta volonté. C’est tout. Me fait simplement pas perdre mon temps.
- Oui, mais c’est toi qui propose en même temps. J’ai rien demandé.
- Oui mais tu n'es pas forcé d’accepter. Si tu le fais, tu assumes, c’est tout.

Moment de silence. Elle vise juste. Mon regard se porte sur mon Muffin imbibé de Café qui flotte toujours dans ma tasse. Je me passe une main dans les cheveux, puis sur ma nuque. Je sais pas trop quoi répondre… J’me suis souvent posé la question à ce sujet, si j’devais pas m’y mettre sérieusement pour éviter de retaper une année supplémentaire. J’ai 23 piges et j’suis toujours en 10ème années, chose qui peut sembler pathétique. Je n’suis pas une tête, mais j’suis pas un crétin non plus… Peut-être que j’pourrais rattraper un peu ? Les cours me font chier en réalité, j’ai peur de pas suivre et surtout de sécher ses cours de soutiens. J’hésite, reste silencieux. Je pense à mes parents à qui je n’ai toujours pas donné de nouvelle… Je ne veux pas y penser, dès l’instant où je ressens cette boule au creux du ventre, je balaie leur souvenir d’un geste et me centre sur autre chose.

Elle voit que je ne réponds pas, que je butte sur mes mots et que j’hésite. Il est loin le Vargas super sûr de lui qui l’aurait renvoyé chier deux mois plutôt avec ses airs de samaritaine. Je ne la regarde pas, mais au ton de sa voix je ne sens aucunes pressions.

- Mardi, 16h. Je t’attends dans la salle commune des Jaunes à la sortie du cours de Potion. Tu viens si tu le souhaite mais… Si je peux t’aider, je le ferais. Ca ne tient qu’à toi.
- Ouais. Merci. J’réfléchirais.
- Ok. A tout à l’heure ?
- Ouais.

Elle m’offre un sourire avant de se lever et de partir au loin. Je la regarde quelques secondes, les yeux perdus dans le vague. Qu’est-ce que j’suis censé faire ? Dire oui ? Prendre des cours particuliers avec Hasting pour pas retaper mon année ? Je sais que William essaie de faire la même chose avec Maxime. Ils essaient de sauver un peu les cancres que nous sommes. Je fixe mon Muffin qui coule au fond de mon café, au fur et à mesure qu’il s’imbibe du liquide. Je pousse un long soupire, la demande de Kezabel me trottant dans la tête… Ouais, j’vais y réfléchir. Peut-être. Je plonge ma main sous mon tee-shirt et en ressort mon chapelet. Je pense à Camélia et à ce qu’elle me dirait si elle était encore là.

¥

Mercredi 28 Janvier – 7h30

Fin de journée. Déjà. Je suis affalé dans un canapé de la salle commune des Gryffondor, un peu dans le coltard malgré l’après-midi passé avec Maxime, Macy et William. Et surtout, la demande de Kezabel tourne en boucle dans mon crâne. Après tout, qu’est-ce que j’ai à perdre ? Du temps. Non, arrête de te mentir. Ca ne peut que t’être bénéfique. Ouais mais c’est chiant, les cours sont chiants, les profs aussi alors pourquoi j’me ferais chier à étudier ? C’est foutu de toute manière.
Tu pourrais au moins essayer. Pour Camélia.

Je déteste cette culpabilité qui m’étreint à chaque fois, pour ce genre de chose.

Je suis tellement plongé dans mes pensées que je vois pas Caem tout de suite, jusqu’à ce qu’il me passe une main devant les yeux. Je réagis enfin, décroche et reviens sur terre.

- Eh ! Salut collègue.

Grand sourire à sa vue. Je pensais pas qu’on continuerait à se « fréquenter » après notre petit trip à décorer la chambre d’Enzo. Enzo… dont on a toujours pas de nouvelle depuis un mois pile aujourd’hui. Quelle merde putain. Stop. On y pense pas, c’est pas le moment. Il s’installe à côté de moi et on parle de tout et de rien, je me surprends même à ricaner avec lui. Il se trouve être un bon compagnon de connerie mais aussi de discussion. Je m’entends bien avec et j’aime bien le voir de temps en temps, juste comme ça, pour déconner et parler. C’est pas un gars qui s’prend la tête et il est plutôt facile à vivre. De plus, je dois avouer que ça fait du bien d’avoir quelqu’un à qui parler, concernant Ryans. Il semble comprendre ce qui me bouffe, tout comme je comprends pour lui. Chacun y trouve son compte et c’est très bien comme ça.

On est entrain de raconter des conneries, je ne sais même plus sur quoi. J’suis avachi comme un paté dans mon siège au fond de la salle, les yeux rivés sur le feu.

« Je sais qu’entre nous trois c’est moi le plus beau mais faites pas cette tête là quand même. On s’y fait hein. »

Douche froide. Sursaut du cœur. Je me fige quelques secondes. J’ai la sensation d’avoir été plongé dans un bac de glace quand je tourne la tête et que je le vois. Que je le regarde. Que je le scrute, bien droit devant moi. Les traits tirés par la fatigue, certes, mais en vie. Entier. Vivant.
Je n’entends pas les mots de Caem, trop sur le cul pour comprendre ce qu’il se passe. J’suis pas du genre émotif mais là, c’est quand même violent. Mon cœur bat comme un putain de taré et je me lève, les yeux ronds comme des soucoupes.

Enzo est là, de retour. Et surtout, il n’est pas mort.

- Puta de mierda.

Je regarde Caem le prendre dans ses bras pendant que je me passe une main dans les cheveux, les sourcils froncés.

“Mec, je te jure, nous refais jamais ça! Regarde le séisme que tu as provoqué, on est même devenus amis Mateo et moi, tu as perturbé le continuum espace/temps, cette chose n’aurait jamais dû arriver!”

J’attends pas mon tour et trace pour le serrer dans mes bras et le soulever de quelques centimètres du sol, en éclatant de rire, à la fois nerveux et soulager. J’y mets la force, j’y met la franchise. Rien à foutre de savoir qui nous regarde, j’les emmerde. J’ai perdu deux de mes potes à cause de ces enfoirés et j’pensais que Ryans y était passé alors permettez-moi d’être foutrement content de le voir de retour.

- Dios ! Il a foutrement raison ! Tu fais chier à faire ton prince ! Je le lâche et le tiens par les épaules pour m’assurer que c’est bien lui que j’ai en face de moi. Regarde-moi ta p’tite gueule de branleur. Nous on était à là à s’faire du mouron et à se dire qu’une Drag queen t’avais volé à tes potes et tu reviens comme une fleur !

Je le lâche et viens me poster à côté de Caem, grand sourire aux lèvres avant de le désigner du pouce.

- Et maintenant, Caem et moi on couche ensemble pour éponger notre malheur… C’est bon ça va j’déconne. Mais t’as provoqué un vrai bordel dans la normalité. Mais bon, c’est quand même sympa d’le connaitre.

Je donne une bourrade dans l’épaule de Caem, amusé et… fébrile ? Ouais, ca rend dingue ce genre de truc putain. Il disparait et revient là, un mois après, comme si… de rien n’était. Et c’était pas plus mal non ? Ouais putain, c’était vachement mieux que de le revoir en pleurant ou avec deux bras en moins. Ou voir… ne pas revenir du tout.

- J’arrive pas à y croire… Et qui nous dit que t’es pas une sorte une sorte d’extraterrestre dans le corps de notre copain, hein ?

C’est la porte ouverte à la connerie, la porte ouverte à la joie. Et c’est surtout un foutu soulagement de le voir vivant. Ouais… Vivant. Bordel.
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Sam 18 Avr 2015 - 13:20

C'est … étrange. Je suis là, de retour au château, entrain de surprendre mes potes pour leur faire comprendre que je suis rentré et … Je veux dire, c'est ce que j'ai attendu pendant un mois, pourtant c'est comme si je n'étais pas vraiment là, comme si j'avais perdu tous mes repères. Je me doutais que ça ne serait pas forcément évident, et je dois aussi me laisser du temps – après tout ça ne fait que quelques heures – mais c'est un peu perturbant. J'ai quitté cet endroit et ces personnes le 15 décembre, ça fait un mois et demi loin de ces murs, et ça n'est pas rien. Ça n'est pas parce que les années passent que je change du tout au tout, visiblement j'ai toujours ce besoin d'avoir un peu de temps pour retomber sur mes pattes.

En tout cas je suis plutôt satisfait de l'effet que je leur fais en débarquant comme ça, sans bruit et sans prévenir, du jour au lendemain. Je me demande un peu ce qui a pu se passer dans leur tête pendant ce temps là, si je leur ai manqué ou pas, s'ils se sont inquiétés, s'il se sont fait à mon absence mais balaie tout ça d'une pensée. Ça n'est pas le moment, et ça n'a plus la moindre importance. Je suis là, ils sont là, et c'est tout ce qui compte. Ils sont là, et ils bloquent ...

« Pizdec… »
« Puta de mierda. »

La surprise vous rend grossier, pas besoin d'être polyglotte pour comprendre que ces mots ne sont pas des formules de politesse et ça me fait largement sourire. Aujourd'hui apprends à être grossier avec tes amis étrangers ! Un Russe, un Americano-Argentin et un Australien, si avec ça on n'est pas cosmopolites …
Aller, on fait abstraction des regards des autres, pour le moment je n'ai pas envie qu'ils existent, il n'y a dans cette pièce que ces deux là qui m'intéressent, et Mali, mais c'est tout. C'est Caem qui réagit en premier je crois, de toute façon Mateo a toujours été le plus long de nous tous à la détente – je sais, tu m'aimes – donc ça n'a rien d'étonnant et la seconde d'après c'est l'heure de l'accolade fraternelle hyper virile … On s'en fout, on se fait un câlin, et c'est tout. Je sens mon cœur qui accélère, je crois que je ne réalise pas encore mais mon corps lui enregistre bien les informations. C'est réel, tu n'es pas entrain de rêver, personne ne joue avec ton cerveau. Tout va bien. Mes sens se réveillent, quand bien même ils ne s'étaient pas endormis de toute façon, mais ce sont des odeurs, des bruits, pleins de choses familières qui redeviennent des évidences seconde après seconde.

« Mec, je te jure, nous refais jamais ça! Regarde le séisme que tu as provoqué, on est même devenus amis Mateo et moi, tu as perturbé le continuum espace/temps, cette chose n’aurait jamais dû arriver! »

On se lâche et s'éloigne d'un pas ou deux, j'écrase un nouveau rire et je sens bien l'émotion présente partout en moi. Ces gars là c'est … Ils sont important, c'est tout. Ils sont mes amis, ils sont … tout ce qui me reste parce que je ne peux plus compter sur les liens familiaux. Stop.

« Wow ! »

Cette fois c'est l'oeuvre de Mateo et il n'y va pas par quatre chemin. J'ai beau être le plus grand des trois, sans doute le plus lourd mais chut, ça ne l'empêche pas de me soulever du sol quelques secondes avant de m'y reposer et de s'écarter à son tour. Sur nos trois visages, c'est trois sourires qui se baladent. Et je sais pas, il y a tout un tas de trucs que j'ai envie de leur dire, notamment que je suis désolé, mais rien ne sort.

« Dios ! Il a foutrement raison ! Tu fais chier à faire ton prince ! »
« Ah ben faudrait savoir. Si Kyle est une Princesse a priori fallait un Prince dans l'histoire. »

Non, je n'ai pas perdu ma répartie ni mon humour. D'ailleurs ça me soulage un peu, étant donné l'état végétatif dans lequel j'ai été ces derniers jours. Mon cerveau fonctionne toujours, c'est une bonne nouvelle. Il y aura surement du boulot mais il reste de bonnes bases. Et sans parler du cerveau, de ma tête et de tout ce qui s'y passe, je crois qu'ils n'ont pas idée d'à quel point je sens mon cœur qui se réchauffe … Mais on ne va pas jouer les gonzesses sentimentales hein ? Non.

« Regarde-moi ta p’tite gueule de branleur. Nous on était à là à s’faire du mouron et à se dire qu’une Drag queen t’avais volé à tes potes et tu reviens comme une fleur ! »
« Ben c'était le cas en fait … Mais j'me suis lassé. »

Une Drag Queen, non mais t'es pas possible bordel !

« Plutôt pas mal la fleur, non ? »

Je ne peux pas m'empêcher de les regarder tour à tour, et je persiste, j'aurai jamais pensé les voir côte à côte ces deux là. En fait, l'idée ne m'a simplement jamais effleuré l'esprit je crois mais ça me fait plaisir, sincèrement. Et en les regardant je me demande comment ils vont, surtout Caem – désolée Mateo, ça ne veut pas dire que je t'aime moins, tu restes mon Capitaine Maracas ne l'oublies jamais – parce que je l'ai lâché à un moment plutôt mal choisi ...

« Et maintenant, Caem et moi on couche ensemble pour éponger notre malheur… C’est bon ça va j’déconne. Mais t’as provoqué un vrai bordel dans la normalité. Mais bon, c’est quand même sympa d’le connaitre. »
« J'étais prêt à taper une crise de jalousie là, tu fais bien de préciser. »
« J’arrive pas à y croire… Et qui nous dit que t’es pas une sorte une sorte d’extraterrestre dans le corps de notre copain, hein ? »
« Ah ben ça … J'sais pas si ... »

Si quoi ? Si je pourrais réellement le prouver … Non, je n'ai pas vraiment d'avis sur la question. Est ce qu'ils existent d'autres formes de vie ailleurs ? Sincèrement je n'ai même pas envie de le savoir mais si c'est vrai, alors effectivement comment leur prouver que c'est bien moi ? Pas de méprise, je sais qu'il plaisante, mais tant qu'à plaisanter autant le faire totalement alors oui je cherche réellement une preuve éventuelle mais ça ne me vient pas. C'est le moment que choisi Lune pour débarquer et sauter sur le dossier du fauteuil puis sur mon épaule avant de frotter sa petite tête blanche contre ma tempe en ronronnant sourdement. Un nouveau sourire étire mon visage, elle a beau avoir passé une partie de la nuit avec moi, je n'en reste pas moins complètement heureux de la revoir. Un mois et demi sans ma Princesse, c'était long, et  j'ai eu le droit à une inspection général bien sur parce que j'avais sur moi l'odeur de deux autres chats ce qui ne lui a bien évidemment pas du tout plu. Là dessus elle est comme moi, on n'aime pas sentir des odeurs étrangères sur notre territoire. Ahum.

« Hum. J'crois que t'as la meilleure preuve du monde là. »

Après tout, on dit tout le temps que les chats ont un 6ème sens et qu'ils ressentent, voient des choses qu'on ne perçoit pas alors elle le saurait si je n'étais pas vraiment … moi, non ? Je ne regarde pas vraiment Mateo, j'ai juste la tête un peu tournée vers Lune et commence à lui grattouiller la tête.

« Moi aussi j'suis content de t'avoir retrouvé ma belle. »

Ne ferme pas les yeux. Ne te laisse pas embarquer dans ton p'tit monde, t'es plus tout seul … Reviens sur terre, aller. Redescend.

« C'est bon d'vous revoir les gars, sérieusement. J'y croyais plus vraiment. »

Le sourire se fait un peu plus timide et je me rends compte que ça commence à devenir trop sérieux, au moins dans ma tête, alors j'embraye et retrouve ma pêche, parce qu'il le faut. Tout va bien maintenant. T'es plus tout seul jeune homme.

« J'ai … une incroyable envie de pisser là. Vous montez avec moi et on rattrape le temps perdu ? »

...

« Nan pas de partouse, j'ai pas assez d'énergie pour vous satisfaire tous les deux là et j'voudrais pas faire de jaloux donc ça sera en tout bien tout honneur si ça vous dérange pas. »

Parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne, évidemment ! Lune descend de mon épaule et retourne à sa vie de chat, je la regarde s'éloigner quelques secondes et puis prends le chemin de mon dortoir, les gars sur mes talons, tout en me disant que ça fait … un mois et demi que je n'ai pas mis les pieds ici, et donc dans ma chambre. J'ai l'impression de tout redécouvrir, c'est assez étrange comme sensation mais j'imagine que tout ça reviendra rapidement et naturellement.

« J'reviens ! »

En entrant je ne fais attention à rien, mon lit est le premier sur la gauche, près de la fenêtre, mais je n'y fais pas attention et file directement faire la vidange parce que j'ai réellement une envie pressante de satisfaire un besoin naturel et comme je suis un garçon bien élevé je me lave les mains en sortant bien sur. Ça n'aura pris que quelques secondes, je vous passe les détails concernant les mœurs de ma vessie et quand je me pointe de nouveau dans le dortoir à proprement parlé ...

« Aaaah putain ça fait du b...ien ... »

Je bug, littéralement. Mes yeux viennent de se poser sur mon lit et … Je reste scotché. Je ne regarde pas les gars mais je n'ai pas besoin de ça pour savoir qu'ils sont entrain de se retenir d'éclater de rire.

« C'est … »

C'est ? Un véritable bordel et mes yeux commencent à tout inspecter. Mon lit est entouré de pétales de roses rouges, et sur le bois est gravé la mention « Vaisseau de l'Amour » avec un cœur à la place du point sur le i. Des paillettes, des coussins absolument affreux, en forme de cœur eux aussi, velours violet, les rideaux sont roses et transparents. Je reste silencieux mais mon sourire s'élargit et je ne les regarde toujours pas mais je m'approche pour détailler ce que je devine être leur œuvre et à nouveau je sens une vague de chaleur envahir mon petit cœur sensible. C'est un cadeau de bienvenue, non ? Ils n'ont jamais pensé que je ne reviendrais pas alors … Et … Tu vas pas chialer quand même ? Non. J'ai trop à faire pour ça. Mon lit est recouvert d'une couverture aux motifs palmiers, planches de surf, couché de soleil et ça me fait trop rêver même si c'est incroyablement kitch et moche. C'est moi, ils me connaissent très bien, et tout ce truc totalement niais je sais que ça vient sans doute en majeur partie de Mateo. Il aime trop me charrier là dessus pour que ça ne soit pas lui. Ma lampe de chevet est devenue une bouteille de Rhum vide, j'éclate de rire et les regarde enfin.

« Très artistique. »

Et je ne sais pas pourquoi mais en voyant leur tête je devine que je n'ai encore rien vu alors je continue mon inspection en suivant leur regard. En relevant la tête je tombe sur un espèce de mobile accroché en haut du lit, et s'y balance des photos de la tête de Kyle en miniature … Celle de Kyle, oui, mais aussi les deux leurs et à nouveau j'éclate de rire.

« Vous voulez que je rêve de vous aussi ? J'vais rêver de vous trois en même temps avec vos conneries. »

Et je me vois entrain de soulever la couverture et le drap du dessous pour finalement faire une sorte de bond en arrière juste après.

« Oh putain ! Faut pas qu'il voit ça. »

Ça ? Oh, juste son visage – je parle de Kyle – imprimé sur mon drap du dessous, à un certain endroit. Moi ça me fait rire, et ça me donnera probablement des idées ou des rêves plutôt sympa tôt ou tard, mais je ne sais pas si lui ça le fera rire … En tout cas pas devant témoins ça c'est sur et puisqu'il doit remonter dans pas longtemps on va peut être remettre la couverture à sa place, hein ? Oui. C'est mieux. Je sais qu'il va falloir qu'on retrouve nos marques lui et moi, et même si le processus est déjà plus ou moins enclenché ... Enfin je me connais, ça sera sans doute très naturel, mais je sens bien que je ne suis pas encore totalement là. Bien là. Bref, c'est pas le moment.

Et quand il n'y en a plus, il y en a encore !

« Merde c'est pas vrai ! »

Dans mon armoire je retrouve mes caleçons … blanc, avec des gros cœurs et un magnifique panneau stop sur l'arrière. Les gars vont finir en larmes je crois, et on aura tous les trois des belles crampes à force de rire comme des cons. Ils ont géré, y a pas à dire, ça ne manque clairement pas d'imagination et le geste me touche énormément. C'est bizarre de se dire que depuis un moins et demi rien n'a bougé ici, c'est comme si j'étais parti hier ...

« Ils sont géniaux, franchement, j'en porte un dès demain. »

Et je le ferais, bien sur que je le ferais.

« Bordel ! »

Encore un bon pour Bibi ! Et pourquoi cette fois ? Parce qu'en m'asseyant sur mon lit – plein de paillettes soit dit en passant, donc je suis bon pour passer des jours avec des paillettes collées partout sur moi en permanence et même dans les endroits les plus improbables. Ahum – j'ai ouvert le tiroir de ma table de chevet pour tomber nez à nez avec un monsieur pas très habillé, voir pas du tout, et là j'ai perdu les gars je crois. Fou rire. Je ne me laisse pas abattre pour autant et sors les trucs du tiroir : Des magasines. Et pas n'importe lesquels. Non mais sérieux vous avez eu ça comment ? C'est qu'un de vous deux les a acheté, on me la fait pas à moi. Heureusement pour moi ce sont des trucs visiblement sans magie donc a priori y aura que l'image, et elle ne sera pas animée, hein ? Non parce que … Je reste un peu prude quand même, faut pas croire. Toujours est il que je me retrouve entrain de les feuilleter et les grimaces qui étirent mon visage doivent être de plus en plus comiques, comme ma tête que je tourne dans un peu tous les sens pour essayer de comprendre parfois comment on doit regarder tel ou tel ... truc, chose, ...

« Non mais ça excite vraiment des gens ça ? »

Des mecs sans poils, et à poil, recouvert d'huile ou je sais pas quoi, dans des positions franchement … ridicules. Quoi ? Je m'instruis ! Des fois que ça me donnerait des idées, on sait jamais.

« Ah. Ça je maitrise. »

Et comme je suis une vraie garce je montre la page à Mateo, sur celle ci se trouvent deux types complètement à poil entrain de se faire du bien dans une position que je ne décrirais pas pour le respect des bonnes mœurs mais si moi ça ne me fait pas grand chose je sais que lui va probablement avoir l'envie subite de vomir tous ses repas de la journée. Tout ça avec le sourire, naturellement ! Et après les mecs, qui ont eu plutôt tendance à me dégoûter qu'autre chose parce que … Non, franchement c'est vraiment pas ma came. Les mecs en général d'une part, mais surtout comme ça … C'est … Mouais, pas convaincu là. Bref, c'est au tour des femmes maintenant, qui sincèrement ne sont pas beaucoup plus excitantes. Il n'empêche que, quand même, je l'admets … c'est plus vraiment des grimaces que j'expose là mais chut.

« Ah ben je sens que je vais bien dormir cette nuit moi ! »

Dit il en s'installant confortablement sur son lit, le dos posé contre les coussins en forme de cœur. Sans complexe. Narmol.

« Et Kyle va adorer cette lecture de chevet, j'le sens. Tout à fait son style cette madame, hum. »

Ironie, bien sur.

L'air de rien je continue de tourner les pages, il y en a pour tous les goûts : Blonde, Brune, Rousse, etc … Mais je finis quand même par refermer le truc et balancer celui pleins de mecs à Caem avec un regard lubrique pour l'emmerder un peu. Par contre je garde les nanas, tant qu'à faire. Et je me dis que Kyle ne pourrait pas choisir pire timing pour débarquer mais en même temps … ça serait quand même super drôle, non ?

« Ça va se payer, vous en êtes conscient j'imagine ? »

Pas une seconde je ne me vexe ou ne m'énerve, bien au contraire. Ils n'ont clairement pas manqué d'imagination et j'admire. Sincèrement, j'admire. Et je leur suis reconnaissant mais on a dit qu'on ne chialerait pas comme des gonzesses.

« Alors, qu'est c'que j'ai raté ? Et comment ça va vous deux ? D'ailleurs on fait comment ? Parce que je comptais être votre témoin à tous les deux mais si vous vous mariez ensemble ça va être compliqué ... »

Faire le con, poser des questions pour éviter d'en recevoir soi même, non ça n'est pas du tout ce que je fais. Ou peut être un peu. Il n'empêche que ça m'intéresse réellement parce que le monde ne s'est pas arrêté de tourner pendant mon absence.
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Dim 19 Avr 2015 - 20:31

Caem n’avait jamais ressenti et c’était très étrange pour lui. Il n’avait jamais connu cet éloignement de ses proches et des retrouvailles. Si bien sûr, on pouvait penser à la fois où il avait retrouvé son père après des années de séparation. Mais ça n’avait pas été si chaleureux. Son père bien sûr était heureux de la retrouver mais le russe lui était dans un autre état. Partagé, mitigé, encore troublé par le décès de sa mère et ayant encore besoin d’apprivoiser cet homme qu’il ne connaissait au final presque plus. Alors non, ça n’avait rien à voir ave ce qui était en train de se passer dans cette pièce. Les sourires, les rires… C’était beau en un sens. Et voir Mateo faire tourner Enzo comme ça, c’était assez mythique. Le jaune ne pu s’empêcher de rire. Il avait dû mal à reconnaître son propre rire d’ailleurs. Il n’avait rien de faux, loin de là, mais il était empli de tellement d’émotions différentes, c’était tellement fort qu’il riait aussi presque pour extérioriser tout ça. Mais ce n’était pas important. Il se fichait de savoir pourquoi il se mettait à rire, pourquoi cette scène était en train de s’inscrire définitivement dans sa mémoire. Là, ça faisait juste un bien fou de retrouver son ami et de se dire que cette période de doute était bel et bien terminée. Surtout qu’il semblait plus ou moins en forme si on en jugeait par sa répartie toujours aussi affinée. Ce fut surtout la blague autour de la drag queen qui fit beaucoup rire Caem. Ces deux là, décidément, il ne les avait jamais vu réunis mais il voyait déjà profilé de belles soirées devant eux. Il en eut un bel exemple quand Mateo déconna à propos du fait qu’ils aient pu se mettre à coucher ensemble. A vrai dire, sur le coup, le russe manqua de s’étouffer mais il se remit à rire quand Enzo évoqua sa jalousie. Il fit alors un petit sourire et un clin d’œil outrancier à son camarade. Bah quoi ?

Savoir si c’était le vrai Enzo ? A vrai dire Caem ne s’était même pas posé la question. Pourtant, au-delà de la blague, dans le monde magique, ça aurait pu être une vraie question. Mais l’arrivée de Lune brisa toutes les questions et le jeune homme regarda la scène avec un sourire. Ça lui faisait penser à… Non il refusait cette pensée. Il voulait juste penser à cet instant, rien d’autre. Surtout qu’Enzo semblait lui aussi être entre deux mondes et avoir besoin de se réhabituer à tout ça. C’était une bonne mission pour eux ça ! Il ne croyait plus revenir… ? Caem ne pu s’empêcher de se demander ce qu’il avait pu vivre. Mais il ne demanderait pas. Si son ami avait besoin de parler, il le ferait.

« Nous en tout cas, on doutait pas ! »

La preuve on a redécoré ta chambre ! Hum. Retiens toi Caem, tu auras comme ça le plaisir de voir sa magnifique tête. Le jeune homme avait dit cela sur un ton doux. C’était vrai. Il avait eu peur mais il n’avait jamais voulu croire au pire. Parce que sinon il n’aurait pas tenu. Parce que ce n’était tout simplement pas imaginable. Alors non, il n’avait jamais cessé de croire que ce moment aurait lieu. Le russe dû se retenir de faire une œillade à Mateo quand il dit qu’il voulait monter dans le dortoir. Il se retint et se contenta d’un hochement de tête, avant de rire à la réflexion d’Enzo.

« Arrête de croire que tu peux être le seul mâle dominant dans cette pièce… »

Caem était sans doute le plus frêle des trois et celui qui semblait le plus effacé de caractère, c’était donc encore plus drôle que ce soit lui qui ose dire ça. Mais bon hein, c’était pas comme s’il avait envie de filtrer ses propos. Déconner, c’était un beau programme. Et puis, dire une connerie c’était aussi un bon moyen de se retenir de son envie de rire en avance. Ils montèrent donc dans les dortoirs et alors qu’Enzo était parti aux toilettes, Caem se tourna vers Mateo, un sourire plaquait sur le visage qui s’étendant jusqu’à ses oreilles. Rien n’avait bougé depuis qu’ils avaient fait leur petite décoration. En revoyant ça, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’ils avaient quand même eu une très bonne inspiration ce jour là. Oui, franchement, ils s’étaient dépassés.

« J’espère qu’il va pas faire une crise cardiaque, le pauvre, il a l’air un peu fatigué, on va le perturber dès son retour ! »

Bien sûr, Caem était quasi sûr qu’Enzo ne décéderait pas en voyant tout ça et qu’il prendrait bien la chose mais bon on ne savait jamais. De toute façon, il n’eut pas le temps de cogiter beaucoup plus puisqu’Enzo fit son retour et mit apparemment quelques secondes à réaliser ce qu’il avait sous les yeux. En même temps, il y avait tellement de choses à contempler qu’il lui faudrait sans doute un moment pour tout repérer. Mais dans l’ensemble, il avait plutôt l’air subjugué. Et lorsqu’il déclara que c’était artistique, Caem ne pu s’empêcher d’éclater de rire. Ca lui rappelait étrangement quelque chose.

« T’avais raison en fait Mateo, on a de vraies âmes d’artistes ! »

Oui, oui bien sûr… :roll : . Caem, toujours le sourire aux lèvres, n’arrivant décidément pas à s’en séparer, observa ensuite Enzo qui faisait un petit tour du propriétaire. Le russe fut très fier de son effet sur le petit mobile. Et il ne pu s’empêcher de répondre du tac au tac à la petite taquinerie d’Enzo.

« Oh moi ça me flatterait hein… »

Toujours voir le bon côté des choses :top : Bon Mateo et Kyle devaient sans doute être moins enthousiastes à cette idée mais bon… D’ailleurs en parlant de Kyle… Lorsqu’Enzo découvrir enfin le drap du dessous, le jaune rit encore à gorge déployée. Oui il avait sans doute raison, son petit copain ne serait peut être pas ravi mais bon, il comprendrait sans doute que ses amies avaient juste besoin de se détendre un peu. Et puis, il fallait bien avouer qu’ils s’étaient autant amusés à le faire qu’à contempler le résultat.C’était juste incroyable de voir sa réaction face à tout ce qu’il voyait. Et lorsqu’il ouvrit les tiroirs et tomba sur les caleçons, le jeune homme rit une nouvelle fois. Ca c’était l’œuvre de Mateo et ça le faisait toujours autant rire. D’ailleurs, Caem lui donna un petit coup de coude comme pour le féliciter d’avoir fait mouche. Et apparemment ce n’était pas la seule chose pour laquelle il avait été très doué. Le petit nuage de paillettes qui entoura Enzo lorsqu’il s’étala sur son lit était magnifique. Caem aurait rêvé d’avoir un appareil photo pour immortaliser le moment. Parce que franchement, ils auraient pu faire une super pub pour montrer la joie dans l’école. Hum. Bref. Maintenant, il était temps pour le rouge de découvrir les magazines. Son fou rire fut communicatif. Et lorsqu’il montra une photo très très explicite à Mateo, Caem se mit à rire de plus belle. La tête de Mateo surtout était assez épique.

« Arrête, après il va se sentir obligé d’aller coucher avec une nana pour renouer avec sa virilité ! »

Mateo et sa virilité. C’était un sujet assez drôle. Caem se fichait un peu de son comportement de ce côté-là. C’était jusque que ça l’amusait beaucoup de le charrier là-dessus. Hum. Pendant ce temps, Enzo semblait continuer sa contemplation. Si seulement il savait à quel point il allait dormir… Il faudrait peut être qu’il montre les magazines à Kyle avant de lui montrer le reste pour l’apaiser un peu. Enfin, s’il les lui laissait puisque Caem se retrouva à réceptionner un magazine avec des mecs tout nus. Le jaune ne pu s’empêcher d’y jeter un œil, répondant au regard d’Enzo avec un grand sourire. Il ne se cachait pas de son attrait pour les deux sexes et avec ces deux là, il n’avait aucunement envie de faire des complexes. Il jeta ensuite un sort à sa poche pour le planquer dedans, en riant toujours à moitié. S’il se faisait prendre avec ça, il se sentirait con mais bon, il penserait à ça plus tard… D’autant qu’Enzo était en train d’évoquer le sujet de la vengeance. Ahum.

« Il va falloir que tu sois à la hauteur parce qu’avec Mateo, on s’est quand même dépassés ! »

Peur de la vengeance ? Aucunement. A vrai dire, pas grand-chose ne pouvait lui faire peur en cet instant. Caem faillit replonger dans des pensées négatives quand Enzo leur demanda ce qu’il y avait de nouveau dans le coin, mais heureusement, le rouge n’avait rien perdu de son sens de l’humour et détendit l’atmosphère en rebondissant sur une des blagues de Mateo à qui Caem lança un regard.

« Nan mais entre nous deux c’est plus union libre tu vois, on se mariera avec d’autres personnes pour faire bien en société et comme ça tu pourras être notre témoin à chacun ! »

Nan mais sérieusement ? Oui il avait vraiment dit ça. Ça se sentait que Caem était heureux et qu’il avait juste envie de faire le con. Bien sûr il avait toujours su s’amuser mais il n’avait jamais cru pouvoir se lâcher autant avec des gens du Château. Peu étaient ceux qui le connaissaient sous ce visage. A croire que ces deux là avaient réussi à libérer le fou qui se trouvait en lui.

« Et puis sinon… Quoi de neuf… A vrai dire, à part quelques événements dont on t’a sans doute parlé, la vie continue son cours. A croire qu’il s’est passé tellement de choses ici que la routine ne se laisse même plus surprendre. »

Parce que malgré un mois de décembre plutôt chargé, tout le monde avait repris le cours de sa vie, plus ou moins facilement certes, mais en apparence, c’était comme si presque rien n’avait changé. Cela pouvait sans doute paraître horrible comme ça, mais les élèves de Poudlard en avaient vu tellement qu’ils étaient blindés. Cela ne voulait pas dire qu’ils n’étaient pas touchés, mais ils semblaient plus aptes ensuite à faire comme si rien ne s’était passé.
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Lun 27 Avr 2015 - 18:46

Cette semaine, c’est la semaine des miracles. Non, sans déconner. Hasting me propose de m’aider à rattraper mon retard et à avoir mon année. Et là, t’as Ryans qui débarque. En chair et en os. Entier. Vivant. Respirant la santé si ce n’est qu’un visage légèrement tiré et fatigué. J’ai même failli embrasser mon chapelet sous le coup de l’émotion pour remercier Dieu de l’avoir ramener, jusqu’à ce que ma conscience me rappelle que je n’y crois plus… Ou presque ? Foutus réflexes. Quoi qu’il en soit, j’ai encore peine à croire qu’il est bien là devant moi et ouais j’ai eu ce besoin de le serrer dans mes bras. Si vous saviez comme j’en ai rien à foutre de ce qu’on en pensera. C’est un pote bordel, un ami, c’est mon Capitaine et en tant que bon Coéquipier, je n’abandonne jamais le navire. Alors évidemment, je suis putain de content que lui non plus, il n’a pas abandonné le sien.
 
Sur le ton de la blague, je lui demande ce qui nous prouve que c’est le véritable Enzo mais avec un peu de recul, ma question n’est pas dénuée de sens. Il y a ce truc qu’on a appris en cours, le Polynectar, cette potion qui vous permet de prendre la forme d’un autre. Alors ça aurait pu être le cas. Jusqu’à ce que je vois une boule de poil blanche comme neige débarquer sur l’épaule d’Enzo, venant chercher de multiples câlins. La fameuse Princesse Lune et vu l’affection qu’elle met à chercher des papouilles…
 
« Hum. J'crois que t'as la meilleure preuve du monde là. »
 
Je lâche un rire amusé alors que nous le laissons profiter de son animal de compagnon. T’as dû sacrément lui manquer, elle a sûrement dû croire que tu l’as abandonné, à moins que les animaux soient douté d’un de ces sixième sens dont on parle régulièrement et qu’elle l’attendait de pieds ferme, durant tout ce temps. Il s’égare quelques secondes à gratouiller son chat et s’il ne revenait pas d’une si longue absence, j’lui aurai dis qu’il lui manquerait plus un sceptre pour qu’il soit la reine du château.
 
« C'est bon d'vous revoir les gars, sérieusement. J'y croyais plus vraiment. 
- Nous en tout cas, on doutait pas ! »
 
Je ne fais qu’acquiescer, mains dans les poches. Je ne sais pas ce qu’Enzo  a vécu durant tout ce temps mais j’suis pas sûr que ça soit une bonne idée d’évoquer le sujet. Quoi qu’il en soit, depuis cette soirée avec Caem dans ma tête le chemin était fait : Enzo reviendrait. Il ne pouvait en être autrement. Mais quelque chose plane au-dessus de nous et plus les secondes s’écoulent, plus chacun prend conscience que ce moment aurait pu ne jamais se produire, ne jamais existé…
 
« J'ai … une incroyable envie de pisser là. Vous montez avec moi et on rattrape le temps perdu ? »
 
Je ravale mon sourire en repensant à sa chambre… Ah si tu savais mec le bordel qu’on y a foutu. Avec le cœur en plus.
 
« Nan pas de partouse, j'ai pas assez d'énergie pour vous satisfaire tous les deux là et j'voudrais pas faire de jaloux donc ça sera en tout bien tout honneur si ça vous dérange pas. 
- Arrête de croire que tu peux être le seul mâle dominant dans cette pièce…
- T’inquiète, de toute façon Caem et moi, on se satisfait très bien ensemble, c’est pas vrai Dude ? »
 
Grand sourire. Bien sûr que c’est une blague je…
 
Flash. Soupire. Regard émeraude. Je bloque un instant, mon cœur loupant un battement. Non, pas maintenant. S’il te plait. Prends une inspiration, mec. Le problème c’est que depuis ma discussion avec Maxime, les évidences accourent et…
 
J’ai dis : Pas maintenant.
 
Je me recentre sur les copains parce que pour le moment, c’est tout ce qui prime et avec le retour d’Enzo, j’ai absolument pas le droit de laisser mon esprit divaguer. Passer du temps avec ces deux-là, me fera le plus grand bien et puis, j’ai un Capitaine à retrouver, et ça, c’est le plus important. N’empêche que j’ai franchement du mal à ne pas sourire comme un benêt alors que nous montons dans son dortoir. Ah bordel, dommage que nous n’ayons rien pour filmer ce moment ! C’est un évènement important, bordel !
Nous entrons dans la chambre, il trace comme une flèche pour soulager un besoin naturel qui se fait vraiment pressent visiblement. T’as raison, cours. Ça serait dommage de faire ça dans le caleçon sous le coup de l’émotion. Toujours mains dans les poches, je scrute notre œuvre d’art, un grand sourire aux lèvres. Tout est à sa place, rien n’a bougé et j’me dis que franchement, on avait mis le paquet.
 
« J’espère qu’il va pas faire une crise cardiaque, le pauvre, il a l’air un peu fatigué, on va le perturber dès son retour !
- C’est pas grave, c’est pour la bonne cause ! Et s’il est encore entier c’est qu’il est plus costaud qu’on n’le crois. »
 
Et puis merde, t’es un Super-Garou oui ou non !
J’entends la chasse-d’eau, des bruits de pas et le revoilà enfin. Maintenant, contemple moi tout ça mon grand et apprécie le spectacle.
 
« Aaaah putain ça fait du b...ien ... »
 
Ses yeux se posent sur son lit. Il bug. Regarde. Capte. Et c’est un éclat de rire que je lâche en même temps que celui de Caem, venant du fond du cœur. Il tire une tronche tellement mythique que j’en viens à regretter de pas avoir une foutue caméra portative sur moi. Il a la bouche entre-ouverte alors que son cerveau est entrain d’accueillir tous ces trucs dégueulasses au sein de la cellule grise. Tu verras jamais un lit aussi beau, tu le sais, on le sait, tout le monde le sait : On a cartonné ! Et il se joint à nous, à nos éclats de rire et j’dois dire que ça fait du bien. J’ai l’impression que depuis Noël nous manquions de ce genre de moment, comme ceux passés avec Maxime a … juste discuté. Se connaître un peu plus, comme de vrais potes, autour d’une bière.

« Très artistique. 
- T’avais raison en fait Mateo, on a de vraies âmes d’artistes !
- J'te l'avais dis ! On a plus qu'à ouvrir notre Business ! »

J'éclate à nouveau de rire, toujours mains dans les poches alors qu'Enzo part à la découverte de son nouveau lieu de vie. Enfin, de sommeil et de partie de jambes en l'air en règle.  
 
« Vous voulez que je rêve de vous aussi ? J'vais rêver de vous trois en même temps avec vos conneries. 
-  Oh moi ça me flatterait hein… 
- Complètement d'accord. Tout le monde n'a pas ta chance de pouvoir avoir cette occasion là... »

Faut dire qu'on est quand même pas dégueulasse à regarder, non ? Bon l'idée qu'Enzo puisse faire un rêve cochon à mon sujet accompagné de Caem m'enchante pas vraiment en réalité, mais restons sur le ton de la blague, c'est tout aussi bien ! Et si jamais ça devait arriver un jour, j'veux même pas être au courant. Ni des détails, ni même si c'est arrivé un jour ! Et puis quoi encore !
Il fait encore le tour du propriétaire, il s'exclame et lorsqu'il découvre le visage de son amant en plein milieu du drap, j'accompagne Caem dans un grand fou rire. Et en réalité, ça ne s'arrête jamais. L'euphorie des retrouvailles joue dans cette facilité à rire de tout ce qu'il se passe mais également ses expressions aussi bien verbales que faciales. Y a pas à dire, on a réellement gérer et je ne peux pas nier que j'suis content de voir qu'Enzo est presque aux anges et qu'il ressemble à un gamin ayant devant lui une montagne de cadeaux pour Noël. Finalement, c'est un peu le cas non ? Pendant qu'il s’affaire à découvrir les milles et une merveilles d'Ali-Enzo, je le scrute quelques secondes.

Donc, je ne rêve pas. Mon pote est bien revenu. Notre pote. C'est une chance monstre qu'on a là et j'ai l'impression que nous ne nous en rendons pas réellement compte pour le moment. Je garde un sourire vague sur les lèvres, plus que content de voir à quel point les choses reprennent rapidement leur place l'espace d'un instant, nous faisant presque oublier qu'Enzo avait disparu pendant un long mois. Je ne sais pas où t'étais Camarade, mais putain... Qu'il est bon de te voir sain et sauf. Ces instants m'offre un certain déclic, quelque chose en moi s'ouvre et je ne saurais pas dire quoi. Le genre d'évidence que nous évitons, que nous nions.

Enzo me ramène à la réalité alors qu'il scrute ses nouveaux caleçons. Aaaaah tant de romance sur son p'tit cul ! Je pose une main sur l'épaule de Caem comme pour dire qu'encore une fois, j'étais bien content de ce que nous avions fait lui et moi. Et lui aussi, j'suis content de le connaître maintenant. Et putain, tout ça me rend vraiment sentimentale, c'est à chier bordel.

Ryans est entrain de contempler mon petit cadeau surprise : Les magazines. Alors là mec, t'as de quoi te faire des petits plaisirs quand ta Princesse ne sera pas disponible. Eh, nous sommes de mecs avec des besoins naturels et c'est pas une excuse ! La masturbation est très bonne pour la santé et l'absence de ce plaisir peut être dangereux quand nous ne la pratiquons pas régulièrement.
C'était le Dr Vargas, en direct des studios.
Merci bonsoir.

« Ah. Ça je maitrise. »

Il me montre une page d'un des magazines gay et...

- PUTA DE MIERDA ! Mec t'es pas sérieux, arrache moi ça du visage ! J'ai pas envie de savoir !
- Arrête, après il va se sentir obligé d’aller coucher avec une nana pour renouer avec sa virilité ! » 

Et tout cela avec des rires bien francs s'il vous plait. Francs pour eux deux, jaunes pour moi. Je sais pas ce qu'il se passe dans ma caboche mais il y a un vrai problème. J'ai même cru que Caem lisait dans mes pensées quand il m'a dit ça. Pourquoi ? Parce que depuis tout à l'heure j'me demande pourquoi j'attends. Pourquoi j'joue aux cons. Maxime a raison, j'suis un vrai demeurer. Je ne sais pas ce qui est le pire : Le fait que j'pense à elle ou le fait que j'ai même pas envie de m'en taper une autre. Bordel de merde.

Stop. Pas maintenant. Mais j'ai tout un truc qui se passe. J'ai l'impression que le retour d'Enzo vient de réveiller un foutu truc quelque part en moi que j'arrive pas à contrôler. J'ai envie de prendre ce mec par l'épaule et de lui dire de venir qu'on se foute une putain de murge, qu'on lève nos verres et nos doigts bien haut contre ceux qui ont eu l'audace de le priver de sa liberté. Retrouver le pote qu'il est pour moi. J'ai envie de refaire cette soirée avec Maxime, avec mon alter-égo féminin. J'aurai jamais penser trouver quelqu'un comme elle ici et même si elle a un caractère de con, j'aime l'avoir avec moi. J'ai aussi envie d’entraîner Caem dans d'autres conneries comme celle qu'on a fait a Enzo et qui fait qu'en cet instant, on soit entrain de rigoler comme des cons, comme des insouciants, comme si les problèmes avaient foutu le camp. Et j'ai … Non. Profites de l'instant présent, vieux. Chaque chose à la fois. J'ai le cœur qui menace d'exploser face à toute cette chose qui me submerge.

« Ça va se payer, vous en êtes conscient j'imagine ? 
- Il va falloir que tu sois à la hauteur parce qu’avec Mateo, on s’est quand même dépassés
- Il est loiiiiiin de nous arriver à la cheville ! Parce que sa vengeance en entraînera une autre et crois moi Ryans, on est bourré de ressources ! Mais j'ai quand même hâte de voir ce dont tu es capable, Capitaine !

Je claque ma main sur l'épaule de Caem comme pour appuyer mes propos, un grand sourire aux lèvres. Je repars dans le délire, chasse toutes ces idées de ma tête et accorde un large sourire à mes comparses. Au moins, nous n'avons pas foiré notre coup, loin de là. J'dirais même qu'on a marqué un sacré score. Et même si j'ai donné niveau vengeance, j'ai hâte de voir les compétences d'Enzo en la matière, sachant pertinemment qu'il ne manque absolument pas de ressource. Et puis regarder le, au milieu de ce nuage de paillette... n'est-il pas superbe !

« Alors, qu'est c'que j'ai raté ? Et comment ça va vous deux ? D'ailleurs on fait comment ? Parce que je comptais être votre témoin à tous les deux mais si vous vous mariez ensemble ça va être compliqué ... 
- Nan mais entre nous deux c’est plus union libre tu vois, on se mariera avec d’autres personnes pour faire bien en société et comme ça tu pourras être notre témoin à chacun !
- Ca fera surtout une double raison d'aller faire des enterrements de vies de garçons et de passer du temps entre copains ! D'ailleurs il faudra que tu m'prête quelques bouquins pour que j'apprenne deux trois trucs. »

Tout est bon pour faire la fête ! Oh ! Autant profiter des occasions, non ? Sinon, je ne serais pas un véritable Vargas. Et putain, ferme là un peu au lieu de dire des conneries qui vont très rapidement se retourner contre toi. C'est pas comme si Enzo enregistrait très facilement ce genre de chose pour ensuite les ressortir au moment opportun.

« Et puis sinon… Quoi de neuf… A vrai dire, à part quelques événements dont on t’a sans doute parlé, la vie continue son cours. A croire qu’il s’est passé tellement de choses ici que la routine ne se laisse même plus surprendre. »

Je ne fais qu’acquiescer silencieusement, les mains dans les poches. C'est vrai que c'est assez déconcertant de voir à quel point nous avons réussi à apprivoiser tous ces problèmes pour s'adapter et continuer notre petite vie presque comme si de rien n'était. Nous les premiers. De toute manière, se morfondre dans son coin ne servirait à rien et je me surprend encore aujourd'hui à n'avoir eu aucun remord à avoir achever ce fils de chien le jour de la bataille. C'était lui ou Maxime. Le choix a rapidement été fait.

- Attendez, avant de se lancer dans le racontage 3615MyLife, ça vous dirait pas de boire un truc en même temps ? J'dois avoir une bouteille qui traine sous mon lit...

Moment de silence.

- Ouais j'ai mes réserves ! Je me retourne vers Caem et lui dit avec un sourire tranquille. Toujours jus de Citrouille pour toi vieux ?

C'est ce qu'il m'a dit la première fois qu'on s'est parlé alors j'préfère pas insister sur le sujet. Et puis s'il veut boire avec nous y a pas de problème, j'suis pas radin, Enzo non plus et puis s'il veut il peut être notre matelos ou alors contre-maitre du bateau ! Eh, c'est super important, faut pas rigoler avec ça.

- Bon bougez pas les filles, j'reviens.

Et je m'en vais, poignet en théière, le cul en arrière et quitte la chambre dans une démarche de pétasse désabusée. Si j'viens d’imiter la folle dans tout son stéréotype ? Oui. Fermez vos gueules, pas de commentaire. C'est jour de fête, Maxime n'est pas là pour voir ça et j'me suis inspirer de William pour ça. Non c'est pas vrai mais on s'en fou il me fallait une excuse pour pallier à la connerie de ma mère.
Je grimpe les marches de mon dortoir 2 par 2 ( Franklin sait compter 2 par 2 et lacer ses chaussures, bah moi j'sais monter les marches deux par deux... chacun son truc ), fouille sous mon lit et en sort une bouteille de rhum. J'en essuie rapidement la poussière avec la manche de mon vêtement avant de revenir rapidement auprès des gars.

- BOUM BEBE ! J'ouvre la porte à la volée. Désolé, j'voulais pas interrompre vos roulages de pelles en guise de retrouvailles et j'savais que t'allais me faire cocue Caem ! J'suis pas assez bien pour toi c'est ça !

Air faussement outré et je brandis la bouteille vers le ciel avant de la jeter dans les mains d'Enzo.

- Allez, à toi l'honneur Capitaine ! Je lève les yeux au ciel et dis d'une voix claire. Possible d'avoir du jus de citrouille s'il vous plait ?

Aussitôt dit, aussitôt fait. Une carafe fraîche apparaît avec un verre, sur la table de chevet de Ryans alors que j'applaudis pour remercier les Elfes de Maison qui me surprendront toujours autant avec leur rapidité et leur efficacité. Je glisse les mains de nouveau dans mes poches avant de m'adosser au mur et de dire d'un ton léger.

- Ah ouais t'as loupé ma super blague qui m'a valu une belle droite dans la gueule. Accroche toi bien parce que j'en suis fier même si...ouais bref. J'ai fais boire un filtre d'amour à Maxime. Nous avons eu le droit de la voir éperdue d'amour pour Jenkins.



- Bon … ça c'est pas très bien terminé, j'l'avoue. Mais c'était marrant quand même. Ce qui m'a valu une semaine de vengeance de la part de Jefferson. Elle a même réussi à trafiquer mon gel douche. J'me suis balader dans les couloirs avec es cheveux roses.. Enfin pas que les cheveux mais j'te passerais les détails.

Et je hausse les épaules, un grand sourire aux lèvres et un air de « Tant pis pour ma gueule » sur le visage, le cœur léger de me retrouver avec ces deux grands cons. Et les sujets trop sérieux ne seront pas pour maintenant.
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Mar 28 Avr 2015 - 21:43

Vengeance ? Est-ce que je vais vraiment me venger ? En tout cas une chose est sur ça ne sera pas tout suite. Ça n’est pas dans mes habitudes d’être rancunier, en général je passe vite à autre chose et j’oublie sans parler du fait que les trucs infernaux qui ne s’arrêtent jamais c’est pas mon truc – enfin ça dépend de quoi il s’agit, je peux avoir un côté sale bête très développé je le sais – mais c’est surtout que pour le moment … Je ne suis pas encore totalement là. Je souris, je ris, je suis heureux d’avoir retrouvé mes repères, mes amis, mais non je ne suis pas encore totalement là je le sens bien. Par moment j’ai l’impression d’être entrain d’observer la scène du dessus mais ça ne fait même pas 24h, c’est probablement normal, surtout quand on me connait un minimum. Je suis un garçon plutôt long à la détente …

Enfin ça n’a pas d’importance, c’est par vague – normal – parfois je suis bien là, la seconde d’après je m’égare puis reviens la suivante. J’écoute ! Promis. Je m’intéresse et m’interroge, la preuve.

« Nan mais entre nous deux c’est plus union libre tu vois, on se mariera avec d’autres personnes pour faire bien en société et comme ça tu pourras être notre témoin à chacun ! »
« Ca fera surtout une double raison d'aller faire des enterrements de vies de garçons et de passer du temps entre copains ! D'ailleurs il faudra que tu m'prête quelques bouquins pour que j'apprenne deux trois trucs. »
« Eh ben j’vois que quand le Loup n’est pas là les brebis dansent … »

Oui vous êtes mes petites brebis les garçons ! Ceci dit l’idée me plait assez ! Pas qu’ils soient ensemble, ça je m’en fous et je sais que ça n’arrivera jamais – quoi que, il ne faut jamais dire jamais – mais les enterrements de vies de garçons … Oui, ça ça me plait bien. Et si c’était moi le premier a y passer ? Non mais Enzo Ryans t’as 18 ans, pense donc à autre chose … Même si l’idée … Bref. Quoi qu’il en soit je note, je note, Monsieur Vargas envisage d’apprendre deux ou trois trucs … Tu le vois mon sourire là ? Tu le vois bien ?

« Et puis sinon… Quoi de neuf… A vrai dire, à part quelques événements dont on t’a sans doute parlé, la vie continue son cours. A croire qu’il s’est passé tellement de choses ici que la routine ne se laisse même plus surprendre. »

Quelques évènements … Oui, d’ailleurs j’ai un peu honte de m’en sentir aussi détaché je dois bien le dire. Il y a eu des blessés, des traumatisés, sans doute même des morts et la possibilité qu’ils reviennent encore semer la terreur ici ne m’effleure même pas l’esprit. Je devrais avoir peur, peur que toutes ces conneries recommencent encore et encore, mais … Rien. Peut être que c’est mieux comme ça, j’en sais trop rien. Chaque chose en son temps Enzo ! Etre égoïste ne va pas te tuer alors n’envisage même pas une seule seconde de culpabiliser.

« Attendez, avant de se lancer dans le racontage 3615MyLife, ça vous dirait pas de boire un truc en même temps ? J'dois avoir une bouteille qui traine sous mon lit... »

Instinctivement je tourne la tête vers Caem, c’est plus fort que moi. C’est presque imperceptible, je tente de rester discret parce que je ne sais pas ce que Mateo sait ou non mais alcool et Caem dans le même endroit … Là je sais pas. Les choses ont pu évoluer en un mois et demi, en bien j’espère, mais quand on s’est quitté c’était encore pas trop ça même s’il y avait du mieux. Peut être qu’il a trouvé quelqu’un d’autre pour l’aider mais … Oui là je suis perplexe, je ne sais pas trop comment réagir alors je ne réagis pas, tout simplement.

« Ouais j'ai mes réserves ! »

J’esquisse malgré tout un sourire, et puis finalement c’est Mateo qui pose son attention sur notre camarade Jaune.

« Toujours jus de Citrouille pour toi vieux ? »

Réaction immédiate de ma part, intrigué, mes yeux vont de l’un à l’autre mais je n’en fais pas plus de cas. Il n’est peut être pas au courant, ou peut être que si, ça ne me regarde pas dans le fond. Est-ce que je suis inquiet ? Un peu, mais on verra bien. Caem est un grand garçon et si jamais il ne se sent pas bien il ne sera pas seul pour gérer ça.

« Bon bougez pas les filles, j'reviens. »

Et le voilà entrain de faire le con, roulant du cul comme si le chemin était de travers, le bras en théière, une vraie folle ! Ça me fait éclater de rire, soit dit en passant. Ça non plus ça ne va pas se perdre, t’en as conscience ? Bien sur que t’en as conscience mais tu fais ça comme un chef !

« Pétasse va ! Tu roules du cul comme ta dernière conquête, Matador ! Aurais-tu vraiment viré de bord en mon absence ? »

Riley ne le prends pas pour toi ! Je ne suis pas au courant ! Je sais que tu ne roules pas du cul comme ça parce que j’ai déjà analysé la chose :gla: Pas taper !

« Et dire qu’on me reproche souvent de pas tenir en place … »

Sourire vague, presque absent, alors que mes yeux bloquent sur la porte ouverte et le couloir dans lequel Mateo a disparu puis finalement je secoue la tête et capte le regard de mon camarade Russe.

« Ça va ? »

Ça n’est pas un « ça va » au hasard, il le comprend instantanément je pense. C’est un « ça va » ciblé …

« J’suis désolé de pas avoir donné de nouvelles, de t’avoir lâché comme ça … »

Je sais que je n’ai pas à m’excuser d’être parti en vacances ni même d’avoir été enlevé et de n’avoir pas pu donner de nouvelles mais c’est plus fort que moi.  Puis quelques minutes plus tard la porte qui s’était visiblement refermée s’ouvre à la volée et nous fait sursauter tous les deux. J’aurai du l’entendre arriver avec ses gros sabots celui là …

« BOUM BEBE ! »
« Oh la porte là ! On s’détend sur la détérioration de matériel Monsieur Vargas ! Je vais en référé à … à qui d’ailleurs ? »

Vu que Jakob est partie, qui a repris la Maison des Gryffondor ? Enfin bref, on s’en fout.

« Désolé, j'voulais pas interrompre vos roulages de pelles en guise de retrouvailles et j'savais que t'allais me faire cocue Caem ! J'suis pas assez bien pour toi c'est ça ! »
« En même temps … »

Me voilà debout, fier comme un Pape, la tête haute et le T-shirt relevé jusqu’au dessous des pecs pour exhiber mes abdos – mouais, moins deux kilos et pas trop d’exercice physique ou disons moins qu’à l’ordinaire dernièrement, y a un peu de boulot mais ça reste valable quand même – et mon teint doré. J’ai un peu perdu de mon bronzage et ça fait chier parce que le Brésil et l’Australie m’ont rendu tout caramel et j’adorai ça – instant narcisse – mais c’est la vie ! Tant que je ne suis pas blanc comme un c*l ça me va, le Royaume Unis ne m’arrachera jamais mon essence ! Pardon, je m’égare. PS : J’ai rien contre les gens pâles, loin de là même, ça se saurait si c’était le cas. T’es parfait comme t’es mon p’tit glaçon, je l’adore ta peau blanche.

« Tu peux pas test. »

Le teint caramel et des tablettes de chocolat, j’suis à croquer non ? Enzo … Continue, si ta connerie est là ça veut dire que tout va bien alors vas-y, éclate toi mon grand.

« Allez, à toi l'honneur Capitaine ! »

Je ne perds pas mes sales réflexes visiblement, à peine la bouteille lancée je la réceptionne sans le moindre problème d’une seule main. Instant lançage de fleurs ! Parce que je le vaux bien.

« Possible d'avoir du jus de citrouille s'il vous plait ? »
« Non mais genre … T’es vraiment une feignasse Maracas ! »

Tu peux pas te déplacer plutôt que de jouer les Divas et faire bosser ces pauvres Elfes ? Bon ok ils adorent ça, mais quand même ! D’ailleurs je me demande s’ils continuent de déposer un bol de lait à Lune tous les matins sur le rebord de la fenêtre. Je n’ai jamais rien demandé, un jour ça a commencé comme ça, surprise, et ça n’a jamais arrêté depuis. Elle est ravie, je ne m’en plains certainement pas.

« Ah ouais t'as loupé ma super blague qui m'a valu une belle droite dans la gueule. Accroche toi bien parce que j'en suis fier même si...ouais bref. J'ai fais boire un filtre d'amour à Maxime. Nous avons eu le droit de la voir éperdue d'amour pour Jenkins. »
« T’as pas fait ça … Il a fait ça ? Oh le con … »
« Bon … ça c'est pas très bien terminé, j'l'avoue. Mais c'était marrant quand même. Ce qui m'a valu une semaine de vengeance de la part de Jefferson. Elle a même réussi à trafiquer mon gel douche. J'me suis balader dans les couloirs avec es cheveux roses.. Enfin pas que les cheveux mais j'te passerais les détails. »
« Ouais, passe-moi les détails s’il te plait. C’est gentil. Et j’ai raté ça putain ! »

A l’adresse de Caem :

« Dis-moi que t’as pris une photo ! »

Ce type m’épatera toujours avec ces idées à la con, sérieusement. Qui aurait pensé à un truc pareil ? Certainement pas moi mais je suis loin d’être une référence en terme de blague, je le sais.

« Mais t’es pas genre un peu suicidaire de t’en prendre frontalement à ces deux là toi ? Niveau caractère je sais pas si on peut faire pire dans ce château … »

Ouuuuuuh la la c’est pas bien ! Surtout que je ne peux pas prétendre connaitre Maxime mais j’observe, c’est tout. Et Riley, là pour le coup je sais ce que j’avance et à mon avis – surtout vu comme c’est le grand amour entre ces deux là, entre elle et Mateo je veux dire – je doute que ça se soit très bien passé. Je ne sais pas quand c’était mais visiblement il a l’air entier et avoir suffisamment de recul pour en plaisanter donc … Tout va bien ?

« J’ai pas mon sac, il est chez Kyle, mais j’vous ai ramené des trucs que j’ai chopé pendant les vacances. J’vous donnerai ça plus tard, ma Princesse Aspirine doit me le remonter  tout à l’heure de toute façon. »

Enzo ! Oui oh ça va hein, c’est affectif. Je l’aime, de tout mon corps et de toute mon âme, mais j’ai quand même le droit de dire n’importe quoi avec mes potes. C’est pas méchant.

« D’ailleurs il va être ravis s’il débarque et qu’il me chope entrain de picoler et de mater des trucs interdits au moins de 18 ans … Hey mais attends ! Je les ai mes 18 ans ! J’ai le droit ! »

Oui c’est sur que ton cher et tendre va s’arrêter à ce détail administratif … Hum. Peut être qu’il serait curieux remarque, peut être qu’on regardera ensemble et que ça lui donnera des idées ! Est-ce que j’ai envie qu’il mate des mecs à poils même si c’est sur du papier ? Pas vraiment non, le seul mec à poils que tu mates il est là, en chair et en os, et il n’a pas besoin de s’épiler intégralement et de se rouler dans l’huile, lui. Je ne suis pas en plastique moi ! Je ne brille pas comme un ver luisant, j’ai des poils, je suis un homme, un vrai.

« J’ai de la liqueur Australienne, on trinquera comme il se doit dès que je la récupère … Et que je récupère aussi, par la même occasion, mais on peut déjà « fêter » ça entre nous, ça m’a manqué de pas avoir mes potes ce jour là. J’ai eu des supers cadeaux d’ailleurs : Des tunes, qui sont … je sais pas où sur un compte mais je m’en tape, une écharpe … »

Qui est … Je l’avais en arrivant, non ? J’en ai foutu quoi … Ah ben elle est sur mon lit, au milieu des paillettes.

« La voilà, avec mes initiales et tout, la classe. Et un chaton que j’ai abandonné. »

J’ai le sourire mais il est amer et je ne sais pas pourquoi je déballe tout ça alors que la dernière chose dont j’ai envie c’est de pourrir l’ambiance. Le truc c’est que … Je sais pas, ça sort tout seul c’est tout et puis c’est mes amis, j’ai pas envie de leur cacher ça, de mentir sur l’endroit où j’étais ou pourquoi surtout que quelque chose me dit qu’ils ne poseront pas de questions. Est-ce que j’ai envie qu’ils le fassent ? J’en sais rien, de toute façon c’est plus la peine et les doigts crispés autour de la bouteille je finis par la poser sur ma table de chevet avant de la faire exploser. Merci la Lycanthropie. Une main dans les cheveux, une autre sur un pilier du lit, et ... Je décharge.

« C’est notre Grand-Père qui nous a fait embarquer, le père de notre mère. On l’avait jamais vu ou peut être quand on était tous p’tits je sais plus trop mais bref, j’étais avec Derek. On a été bien traités dans l’ensemble. »

Si on fait abstraction de Travis et du fait qu’on était quand même privé de notre liberté, oui, on a été bien traités. Les moutons ne peuvent pas en dire autant mais c’est un détail.

« Du coup j’ai pas vraiment abandonné le chaton, il est juste resté là bas. »

Et si Amelya fait ce que je lui ai demandé de faire alors il est peut être déjà chez Clarisse aujourd’hui. Il sera très bien là bas, j’en suis sur. Quelque part je me dis que j’aurai pu le ramener et le donner à quelqu’un ici, à Kyle s’il avait voulu, mais c’est trop tard de toute façon.

« Si vous pouviez garder ça pour vous, j’tiens pas trop à c’que ça s’ébruite même si en fait on s’en fout mais … Voilà. »

Haussement d’épaules, pas besoin d’en faire des caisses mais les choses sont dites. Nouveau sourire de ma part, un peu plus convaincu, un peu plus convainquant.

« Y a des choses plus fun que ça ! Genre … »

Genre cette bouteille qui trône sur ma table de chevet et les deux verres que je récupère sur un meuble pas loin, probablement piqué par un de mes collocs. Ils sont propres, j’ai vérifié, et je remplis les dits verres, laisse Caem choisir ce qu’il veut et leur en tend chacun un.

« A la votre les gars ! »

Et on trinque, les verres tintent. Première gorgée, grimace, soupir de soulagement. Ça fait du bien par où ça passe, c’est tout ce que je dirais.

« J’veux pas jouer les sentimentaux ni faire un discours mais j’tiens à vous dire que j’suis quand même super heureux d’être là avec vous. »

Même si je m’égare parfois dans ma tête.

« Et Maracas … T’aurais été content si je t’avais emmené dans mes bagages pendant les vacances. »

Toujours debout, une main sur le pilier c’est l’autre que je tends vers lui, avec le verre, libérant juste mon index pour le désigner même si mes yeux vont de l’un à l’autre.

« On a été faire un tour aux USA, là où Kyle a grandi, et passer quelques jours en Australie pour Noël, ensuite on a squatté chez Jill à Londres avec Cameron juste avant la rentrée mais c’est surtout que j’ai emmené ma douce et tendre moitié au Brésil … »

Et mon sourire s’élargit rien qu’en y repensant. Les meilleures vacances de toute ma vie, c’est une certitude. Dans leur globalité, mais le Brésil … C’est hors compétition, au dessus de tout le reste.

« Putain j’te jure, j’y serais bien resté ! Du soleil, de la chaleur, des vagues de ouf ! J’me suis éclaté comme jamais ! Sans parler de ce sentiment de liberté … C’était … Juste wow … »

Le plat de ma main s’abat sur le bois, avec enthousiasme, mais le but de capter l’attention de Mateo c’est autre chose …

« Et des jolies filles en string partout sur les plages, des belles brunes au teint hâlé comme tu les aimes. J’ai pensé à toi juste avant de me faire « réprimander » par mon Jules parce que je laissais trainer mes yeux. »

Aller vas-y, imagine et bave mon grand, c’est cadeau.

« Vous savez quoi ? La prochaine fois on ira ensemble, entre mecs, en célibataires, et ça sera la foire tous les soirs. »

Nouvelle gorgée. Je ne sais pas si ça se fera mais j’aime à l’imaginer en tout cas.

« Est-ce que je me risque à vous demandez comment ça va avec tout ce qui s’est passé ici ou ça plomberait trop l’ambiance ? »

Parce que mine de rien … Oui c’est bien de faire les gus et de prendre tout à la légère mais ça m’intéresse quand même de savoir s’ils vont réellement bien. Peut être qu’ils m’en voudront, tant pis, je prends le risque. Je ne m’excuserai pas de me sentir concerné.
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Mar 5 Mai 2015 - 20:09

Ces mecs sont complètement tarés. Et ça fait un bien fou. En se retrouvant là, entre les deux, Caem avait l’impression de faire partie d’une petite bande, d’avoir trouvé des repères dans cette école, des gens avec qui oublier la morosité du quotidien. C’était con mais le simple fait que Mateo tape sur son épaule, le prenne à témoin montrait qu’il y avait une solidarité entre eux. Pourtant, quand on les voyait comme ça, on ne pouvait pas forcément parier sur le fait qu’ils allaient finir par s’entendre comme larrons en foire. Et pourtant, c’était le cas. Comme quoi, le russe avait eu raison ce jour là de se tourner vers son camarade. Pendant l’absence d’Enzo il avait trouvé quelqu’un avec qui partager son état de trouble et maintenant, il avait quelqu’un d’autre avec qui raconter des conneries et faire la fête. En somme il avait tout gagné. Alors le jaune décida de débrancher son cerveau. Il ne voulait plus penser à rien, à ce qu’il se passait avec Killian, à ce que lui avait dit Zora, au fait qu’il avait l’impression de pouvoir coucher avec n’importe qui pour oublier sa tristesse…Non tout ça, c’était mis de côté, enfermé à clé dans un coin de son cerveau. Il avait tout le temps qu’il voulait pour se lamenter et ressasser toutes ces choses. Par contre des moments de fous rires comme celui-là, il ne pouvait pas en avoir toujours alors il devait les vivre à fond. Et puis, il fallait bien avouer que Mateo et Enzo se donnaient à fond pour que la situation ne cesse jamais de surprendre. A eux d’eux, ils pourraient aisément former un duo comique. Rien que le fait que le rouge les surnomme « brebis » faisait beaucoup rire Caem. Décidément, il aurait fait travailler ses abdos cette fois !

Alors que le jaune résuma la période d’absence d’Enzo de manière assez brève, Mateo de son côté semblait avoir quelques révélations à faire mais apparemment avait besoin d’un certain matériel pour se lancer dans de grandes déclarations. Caem sentit tout de suite le regard d’Enzo sur lui et se tourna pour lui adresser un sourire franc. Il ne devait pas s’en faire. Il avait su résister jusque là. Le jaune reporta ensuite son attention sur le latino. Il parlerait de tout ça avec son ami calmement mais là ce n’était pas le moment. C’était plutôt le moment de se foutre de la gueule de Mateo qui apparemment se faisait ses petites réserves persos.

« Oui toujours jus de citrouille. Comment tu crois que je conserve mon magnifique visage d’ange ? »

Humour bien sûr. Caem n’était pas du genre à parler de son physique mais entraîné par les deux autres il n’avait pas pu s’empêcher de faire une petite réflexion. Ils l’avaient provoqué aussi à toujours vouloir se montrer les plus beaux ! Nan mais oh, lui aussi il avait une belle gueule à défendre… Hum… Enfin il fallait avouer que Mateo avait d’autres atout dans sa poche. Quand il sortit avec sa démarche de diva, Caem se mit à le siffler avant d’exploser de rire. Il avait quand même un joli petit cul, fallait bien l’avouer ! La réflexion d’Enzo fini d’achever Caem qui dû essuyer une larme qui coulait de son œil gauche.

« Ah oui, lui aussi dans le genre hyperactivité de la connerie, il est pas mal ! »

C’était indéniable. Ces deux là avaient une énergie folle à dépenser ! Caem pour le coup lui était plutôt du genre tranquille et calme mis avec eux il aimait bien sortir de ça pour se défouler. Après tout, il était comme tout le monde et avait aussi parfois besoin de lâcher les rennes et de faire le con. Mais avant ça, Enzo semblait avoir besoin d’être rassuré. Le jaune s’apprêtait à lui répondre quand il lui demanda si ça allait mais dû d’abord écouter les excuses du jeune homme. Caem poussa alors un long soupir. Sérieusement il s’excusait ? Enfin Enzo, tu me connais non !

« T’as pas à t’excuser, je suppose que c’était indépendant de ta volonté. Et puis, c’est moi qui t’ai embarqué là-dedans, toi t’avais rien demandé… »

Caem s’adoucit alors et afficha de nouveau un sourire.

« Je vais bien. J’ai pas bu une goutte depuis ton départ et je crois que maintenant ça c’est réglé. Faut que je fasse gaffe mais j’ai compris un truc : j’étais pas encore accroc physiquement, j’ai pu me sevrer bien plus facilement que prévu. Bon la mauvaise nouvelle c’est que psychologiquement par contre, j’suis un vrai sinistré mais bon hein… »

Petite touche d’humour. Caem n’avait pas envie de parler sérieusement de ça tout de suite. Il voulait rassurer Enzo et puis, il ne lui mentait pas en disant cela. Il savait maintenant ce qui clochait vraiment chez lui, restait plus qu’à trouver des solutions, ce qui n’était pas forcément le plus évident… Enfin, il réfléchirait à tout ça plus tard parce qu’un éléphant venait de défoncer la porte. Mateo… Il était vraiment inépuisable. Lorsqu’il reprocha au russe de s’être tourné vers Enzo, il ne pu s’empêcher de lui faire un clin d’œil et un bisou lointain. Et apparemment le rouge avait lui aussi décidé de donner dans la provocation puisqu’il était littéralement entrain d’exposer son corps pour faire comprendre que le latino n’était pas à la hauteur.

« Ouh… Arrête ça Enzo ça m’émoustille et après je vais devoir violer Mateo parce que toi t’es pas célibataire ! »

Grand sourire à l’adresse de Mateo. Il était sûr que sa petite réflexion allait lui plaire. Mais bon au moins maintenant il était armé pour supporter tout ça. La bouteille atterrit d’ailleurs dans les mains d’Enzo tandis que le jus de citrouille apparaissait sur la table de chevet, apportait par les elfes de maison. Parfait ! Pendant ce temps, Mateo semblait s’être enfin décidé à en livrer un peu plus. Lorsqu’il raconta sa connerie et qu’Enzo demanda confirmation, Caem hocha la tête. Quand il parla de ses cheveux, le jaune explosa de rire. Il avait croisé son camarade dans les couloirs avec cette belle couleur mais n’avait malheureusement pas pensé à immortaliser le moment.

« Désolé Bro’, j’y ai pas pensé ! Mais j’suis sûr qu’on peut demander à Maxime de recommencer, juste pour que tu vois ça ! »

Caem ne connaissait pas cette fille mais de ce qu’il avait pu entendre et comprendre, elle ne serait sans doute pas contre refaire cette petite blague encore une fois. Hum. Comme le soulignait si bien Enzo, Mateo n’avait pas choisi les cibles les plus faciles. Mais à croire qu’il aimait les défis et qu’il s’ennuyait si sa connerie n’était pas assez énorme. Enzo de son côté leur raconta qu’il leur avait ramené des souvenirs. Le jaune afficha alors un sourire. C’était gentil ça. Lui n’avait rien pour son ami. Pas même de cadeau pour son anniversaire d’ailleurs comme il le rappelait. Mais il se rattraperait. Et déjà, ils pouvaient le fêter ensemble comme le soulignait Enzo, c’était une bonne chose. D’ailleurs en parlant d’anniversaire, Caem avait complètement fait passer le sien à la trappe cette année encore.

« Oh oui on va fêter ça ensemble qu’est-ce que tu crois ! Et montre-nous ta splendide écharpe ! »

Non il se moquait pas, il charriait un peu. Mais lorsqu’Enzo trouva enfin l’écharpe, quelque chose d’étrange se passa. Son sourire était en train de changer alors qu’il évoquait un chaton qu’il avait dû abandonner. Le russe l’observa sans rien dire et ne bougea pas d’un millimètre lorsqu’il explosa la bouteille dans ses mains. Ne rien dire, attendre et observer, le laisser gérer ça. Et puis finalement Enzo se décida à parler. Il leur expliqua ce qui s’était passé et pour le coup, Caem resta interloqué. Leur Grand-père ? Pourquoi les embarquer comme ça, les empêcher d’avoir des contacts avec l’extérieur ? Ça lui paraissait être complètement dingue… Cependant lorsque leur camarade leur demanda de ne pas parler de ça, le jaune hocha la tête avec un sourire doux.

« Promis Bro’, personne n’en saura rien. C’est ton histoire et t’es le seul qui peut choisir si tu veux la partager ou pas. »

Caem aurait été prêt à accepter qu’Enzo ne dise rien d’ailleurs. Bien sûr qu’il voulait savoir ce qu’il était arrivé à son ami, mais jamais il ne l’aurait forcé à parler et il était quasi-sûr que Mateo pensait la même chose que lui là-dessus. Certes le latino pouvait poser des questions mais il n’était pas du genre à s’outrer pour une absence de réponse. Aussi, lorsqu’Enzo décida de changer de sujet, Caem le suivit avec le sourire. Pour le premier verre, il préféra se contenter d’un jus de citrouille mais trinqua et l’avala cul-sec, illusion parfaite ! Il tenterait peut être l’alcool après, il avait envie de se tester mais autant pas apporter ce sujet délicat sur la table tout de suite. Alors, quand le rouge déclara qu’il était heureux d’être là, le russe se servit un autre verre de jus de citrouille et le leva bien haut.

« Je suis heureux de boire du jus de citrouille en ton honneur ! »

Petit rire. Il avait la classe quand même ! Hum. Enfin bref. Enzo venait d’entreprendre de raconter ses vacances et Caem écouta, fasciné. Le Brésil, ça devait être dingue… Lui qui n’avait connu que la Russie et le Royaume-Unis avait dû mal à imaginer autre chose que les cartes postales qu’il avait pu apercevoir dans sa vie. Mais il fallait bien avouer que le tableau qu’en dressait Enzo était plutôt alléchant. Et d’ailleurs, la façon qu’il eut de décrire les filles pour Mateo le fit beaucoup rire. Mais ce qu’il retint surtout ce fut cette proposition, d’y aller ensemble un jour.

« Alors là les gars j’vous suis ! Bon par contre, j’risque de vous faire honte sur la plage parce que l’Irlando-russe ça bronze pas très bien ! »

Smile. Oui il était plutôt du genre pâle. Il risquait de passer pour un ovni là-bas avec sa peau blanche et ses yeux clairs. Oh quoi que ça lui permettrait peut être d’avoir du succès. Hum. Enzo venait de ramener leur attention sur quelque chose de plus sérieux. Caem jeta alors un regard vers Mateo, puis se décida à prendre la parole en premier.

« L’ambiance générale est pas au top faut bien l’avouer. Entre ceux de Salem qui ont vu leur monde s’écrouler et ceux qui ne se remettent pas de la nouvelle attaque… Oui on peut dire que c’est pas non plus la fête. »

Pas besoin d’être un fin psychologue pour remarquer les visages marqués, la peur qui revenait s’installer dans les yeux des gens. Pendant un temps ils avaient cru se débarrasser de tout ça mais malheureusement ça n’avait pas duré. Et ceux qui croyaient que le cauchemar était complètement fini était maintenant entrain de replonger lourdement dans un océan de désespoir.

« Après la vie continue. Si on s’écroule, ils ont gagné. On ne peut pas s’arrêter de vivre. Penser à se défendre oui mais se morfondre nous mènera nulle part. Alors on avance. Du moins, c’est comme ça que je prends les choses. »

Si l’avis de Caem par rapport aux Supérieurs avait évolué depuis son arrivée ici, s’il ne pensait plus uniquement à vivre sa petite vie normale, il n’en restait pas moins qu’il ne comptait pas tout abandonner à cause d’eux et vivre dans la peur. Cela ne leur saurait d’aucun secours de toute façon. Alors oui, il essayait de voir le positif et d’avancer. En même temps, s’il se laissait abattre, entre les événements et sa vie personnelle, il allait vraiment finir par s’ouvrir les veines.

Caem poussa alors un long soupir puis se dirigea vers la table ou se trouvait la bouteille d’alcool. Il la regarda un moment puis se décida à en verser un peu dans son verre, il le leva en direction de Mateo et Enzo et afficha un large sourire.

« Pour la peine, je vais me placer en tant qu’exemple vivant. Je vais montrer que rien n’est perdu et que même les pires situations peuvent se résoudre ! »

Caem vida alors son verre d’une traite, comme il avait coutume de le faire auparavant, la descente russe ne s’oublie pas. Puis il le remplit à nouveau mais cette fois de jus de citrouille, prêt à siroter sa boisson non alcoolisée pour le reste de la soirée. Cette gorgée d’alcool lui avait fait un bien fou, il ne pouvait pas la nier mais il était bien déterminé à se contenter de ce verre. Il voulait réussir ça pour lui, pour Enzo, pour Mateo. Pour ce jour où les choses semblaient se remettre un peu en ordre.
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Mer 13 Mai 2015 - 23:52

Bien sur que non il n'a pas prit de photo, sinon il ne serait pas là avec nous puisque je l'aurai tué et démembré. J'exagère mais ça m'étonnerait pas que certains aient pu le faire... Quand j'y repense, ça me donne des envies de vengeances. Ou pas. Ouais, non, j'ai quand même donné à ce niveau là.

« Mais t’es pas genre un peu suicidaire de t’en prendre frontalement à ces deux là toi ? Niveau caractère je sais pas si on peut faire pire dans ce château …
- On ne peut pas faire pire, mais tu sais que j'aime prendre des risques. »

Et tout ça avec un air de bad boy, trop sûr de lui... alors que j'faisais beaucoup moins le malin quand j'me suis mangé la droite de Jefferson. Et croyez moi, elle y a été avec tout son cœur, celui brisé en mille morceau de voir sa conquête éphémère amoureuse d'un autre. Bon, vu les derniers événements, j'ai de quoi me poser de sérieuses questions mais j'essaie au mieux de me focaliser sur les gars devant moi, sur ces retrouvailles.
D'ailleurs, Enzo nous annonce nous avoir ramener des souvenirs de son voyage avec son princesse et je l'écoute, toujours adossé et mains dans les poches raconter qu'avec ça, il a même apporter de la liqueur de son pays. Et ça, ça élargit mon sourire déjà grand. De la liqueur... de la vraie ! J'suis pas alcoolique mais j'apprécie les choses de qualité. Et je ne doute pas une seconde qu'Enzo nous a ramener un vrai truc du pays. Mais avant ça, il parle de ses 18 ans comme s'il venait de les obtenir et j'me demande si... c'était pas son anniversaire ce mois-ci. Nous avons beaucoup parlé lui et moi mais peut-être pas suffisamment pour savoir la date de naissance de l'autre. Ca n'est peut-être qu'un détail mais comme il le dit si bien... Nous allons fêter ça ensemble. Entre potes, comme il n'a pas eu l'occasion de le faire. J'me demande où est-ce qu'il était fourré durant tout ce temps...

Il parle de ses cadeaux, encouragé par Caem qui surenchérit sur le fait que oui, nous le fêterons ensemble. Et il est inutile de préciser que je serais de la partie avec grand plaisir. Qu'il le veuille ou non. Il parle d'argent sur un compte, d'une écharpe... qu'il cherche des yeux avant de la trouver sur son lit parmi les paillettes qui se sont déjà collées à la matière. Ah qu'il sera beau ainsi, brillant de mille feu sous les flammes du château ! Il nous la montre avec joie et entrain.

« La voilà, avec mes initiales et tout, la classe. Et un chaton que j’ai abandonné. »

J'hausse un sourcil. Abandonné un chaton ? En fait plusieurs détails m'interpellent. Il l'a fêté où son anniversaire ? Et de qui tenait-il tous ces cadeaux ? La situation devient subitement pesante parce qu'on sent bien qu'Enzo est un peu amer lorsqu'il parle, surtout lorsqu'il sourit. Le genre de sourire presque aigre. Il serre la bouteille entre ses doigts avant de la poser sur la table de chevet et de se passer une main dans les cheveux. Enzo a l'air plus tendu que tout à l'heure, tout ses gestes le traduisent.
Et le flot de parole se déversent. Les informations arrivent une à une mais j'ai du mal à toutes les encaisser. Leur Grand-père les a... enlevé ? C'est comme ça qu'on doit le comprendre je pense et même s'il nous fait comprendre qu'ils ont été « dans l'ensemble » bien traité, ça ne m'empêche pas froncer mes sourcils, commençant à sentir cette pointe de colère au creux de moi. Je suis un impulsif, ce genre de chose ont tendance à me faire gueuler mais je fais un effort et la ferme. Est-ce que ça veut dire qu'ils se sont échappés ? Ou que le Grand-père a finit par avoir une étincelle de raison pour les laisser partir ? Il n'en dit rien, reste évasif mais au moins, nous savons où il était durant tout ce temps. C'est toujours mieux que de l'imaginer dans un goulag.

« Si vous pouviez garder ça pour vous, j’tiens pas trop à c’que ça s’ébruite même si en fait on s’en fout mais … Voilà.
- Promis Bro’, personne n’en saura rien. C’est ton histoire et t’es le seul qui peut choisir si tu veux la partager ou pas.
- Compte sur nous.

Je n'effectue qu'un signe de tête en guise d'approbation alors que mon visage reste un peu crispé, bras croisés sur la poitrine. J'ai un million de question qui me passent par la tête et en temps normal, je ne me serais pas gêné pour les poser. Mais encore une fois, par respect pour Enzo, je ferme mon clapet et essaie d'avoir un minimum de contrôle sur mes paroles. Il n'était pas obligé de nous en parler et même s'il ne l'avait jamais fait, je ne lui en aurait pas tenu rigueur. C'est sa vie, son histoire, il l'a partage avec qui il veut, même si une part de moi est touché à ce qu'il se soit livré à nous. Ca me rappelle cette soirée avec Maxime et encore une fois je me dis que putain, on profite pas assez de ces potes.

« Y a des choses plus fun que ça ! Genre … »

Il se saisit des verres, en remplit deux d'alcool et un autre de jus de citrouille et nous les tends. J'arbore un sourire en coin alors que je prends le mien entre mes doigts, encore un peu nerveux à cause de cette histoire … de dingue. Un enlèvement. Putain mais dans quel monde on tourne.

« A la votre les gars ! »

On lève nos verres, les entrechoquent et je bois une première gorgée dont je laisse le liquide se glisser le long de mon œsophage avec délectation.

« J’veux pas jouer les sentimentaux ni faire un discours mais j’tiens à vous dire que j’suis quand même super heureux d’être là avec vous.
-Je suis heureux de boire du jus de citrouille en ton honneur !
- Et on est heureux que tu sois revenu, The Voice.

Clin d'oeil a Ryans. Il comprendra sans que je n'en dise plus. D'ailleurs, j'ai gardé ce fameux enregistrement. On sait jamais s'il se marie et que j'suis là... ca peut servir !

« Et Maracas … T’aurais été content si je t’avais emmené dans mes bagages pendant les vacances.
- Pourquoi ? J'te manquais trop c'est ça ?
- On a été faire un tour aux USA, là où Kyle a grandi, et passer quelques jours en Australie pour Noël, ensuite on a squatté chez Jill à Londres avec Cameron juste avant la rentrée mais c’est surtout que j’ai emmené ma douce et tendre moitié au Brésil …
- … Mierda. Le Brésil, t'es pas sérieux ? »

Bordel de shit. Il va me rendre jaloux.

- Putain j’te jure, j’y serais bien resté ! Du soleil, de la chaleur, des vagues de ouf ! J’me suis éclaté comme jamais ! Sans parler de ce sentiment de liberté … C’était … Juste wow … Et des jolies filles en string partout sur les plages, des belles brunes au teint hâlé comme tu les aimes. J’ai pensé à toi juste avant de me faire « réprimander » par mon Jules parce que je laissais trainer mes yeux.
- Tu me fais du mal, Capitaine. Vraiment, tu me brise le cœur et tu le piétines avec une armada de centaure là. Le Brésil mec... et même pas tu m'as ramené un de leur string en souvenirs ?! Arf ! Tu me déçois !

Je ricane et il va de soit que je plaisante même si j'aurai donné un rein pour être au brésil à Noël. Bon, j'ai pas à me plaindre parce que les trois jours passés avec Maxime en Roumanie étaient... Woaw. Et pas que woaw au niveau du paysage. Woaw au pieu aussi. Oui, à cette époque là on continuait de s'envoyer en l'air, régulièrement. Puis j'sais pas y a eu la bataille, la venue de William et Macy puis... naturellement on a arrêté. Comme si c'était plus naturel. Comme si nous étions passé à une autre étape de notre « relation ». La preuve avec cette soirée qu'on a fait et où nous avons lâcher des confidences jamais dites à personnes.

- Vous savez quoi ? La prochaine fois on ira ensemble, entre mecs, en célibataires, et ça sera la foire tous les soirs.
- Je veux oui ! C'est même pas négociable !
- Alors là les gars j’vous suis ! Bon par contre, j’risque de vous faire honte sur la plage parce que l’Irlando-russe ça bronze pas très bien ! 
- T'inquiète pas Bro', tu sera la vanille entre deux couches de biscottes grillées.

Je lui passe mon bras autour de mes épaules avant de le lâcher en riant. J'trouve l'image plutôt marrante et bizarrement, l'ambiance devient légère par la même occasion.

« Est-ce que je me risque à vous demandez comment ça va avec tout ce qui s’est passé ici ou ça plomberait trop l’ambiance ? »

Cette fois je ne dis rien et essaie de ne pas perdre mon sourire. Tout ce passe mieux malgré les tensions, c'est certains, mais l'attaque en elle même... Ouais. C'était pas la joie. Mes souvenirs restent nets malgré la vitesse des choses et je me revois clairement entrain de buter ce type. A aucun instant je n'ai ressenti quelconques remords. Pour moi, ça n'était pas tuer un homme mais de la légitime défense et surtout, tuer un psychopathe. Et si cette terre peut en compter un de moins, alors ça ne me pose aucun problème. Puis il y a eu la mort de Mehdi et Thomas, mes deux seuls potes à Salem. Je serre les dents et me contente de boire un grosse gorgée, sans rien dire.

« L’ambiance générale est pas au top faut bien l’avouer. Entre ceux de Salem qui ont vu leur monde s’écrouler et ceux qui ne se remettent pas de la nouvelle attaque… Oui on peut dire que c’est pas non plus la fête.
- Disons qu'on a connu mieux. »

Sans blague.

« Après la vie continue. Si on s’écroule, ils ont gagné. On ne peut pas s’arrêter de vivre. Penser à se défendre oui mais se morfondre nous mènera nulle part. Alors on avance. Du moins, c’est comme ça que je prends les choses.
- Quelque part on a pas tellement le choix si on a envie de détruire ces enfoirés s'ils reviennent. Et j'me ferais un plaisir d'en éclater un ou deux, comme la dernière fois. »

Et mon verre se termine en un cul sec, une grimace et un levage vers le ciel, en l'honneur de ces enfoirés de merde. Respire. Calme toi. J'repense aux potes de Maxime, à Spencer qui est mort lui aussi. C'est un truc de dingue tout ça, un monde de fou dans laquelle on essaie d'évoluer tant bien que mal. J'comprends toujours pas leur trip à venir gouverner une école pour une histoire de sang mais s'il faut aller au front pour les empêcher, je serais le premier à le faire. C'est inconscient, mais j'suis comme ça. Point.

Je lève les yeux vers Caem qui se dirige vers la table de chevet et le regarde vers un peu d'alcool dans son verre. Il le lève vers nous avec un sourire :

« Pour la peine, je vais me placer en tant qu’exemple vivant. Je vais montrer que rien n’est perdu et que même les pires situations peuvent se résoudre ! »

Jusqu'ici, je n'avais jamais pensé que si Caem refusait de boire de l'alcool, c'était tout simplement parce qu'il avait un problème avec ça. Pas du genre : Je tiens pas l'alcool, non. Mais plutôt du genre : Je le tiens trop bien justement et que j'affectionne plus que je ne le devrais. Alors quand je le vois boire cul sec, je me demande ce que ça doit lui faire, si tant est que je vise juste dans mes suppositions. Peut-être que je me plante totalement. Peut-être pas.

Malgré tout, je lui offre un grand sourire parce que si ce mec était en abstinence, ce qu'il vient de faire tient d'une force mentale remarquable. Je me dirige vers le pichet de jus de citrouille et le remplit à ras bord :

- Ouais rien n'est perdu, Bro'.

Je le lève vers Caem et Enzo et le termine cul sec. Ouais, Vargas boit autre chose que de l'alcool, c'est tout à fait possible. C'est un peu détourné en une manière humoristique mais ça n'est en aucun cas une moquerie, bien au contraire. Et on est foutrement bien là, tous les trois. Entre potes. Sans réels problèmes à l'horizon.

La porte s'ouvre et j'hausse les sourcils. Kyle entre dans la pièce, un peu gêné comme s'il venait d'interrompre une grande cérémonie. Mon regard va de lui à Enzo. Puis d'Enzo à Kyle avant de revenir vers mon capitaine, un grès grand sourire aux lèvres. Si Kyle est là, j'compte pas rester ici parce que ça fait un mois que ces deux là ne ce sont pas vu et qu'ils ont sûrement encore pleins de choses à ce dire. Sexuellement ou pas. Allez savoir. Perso, j'ai pas envie d'en savoir plus.

- J'espère que tu vas bien profiter de tous nos p'tits cadeaux avec lui. Ah et Salut Kyle !

Un peu de politesse tout de même !
Je m'approche d'Enzo, lui tend la main qu'il serre d'une poigne ferme et le force à se lever pour le serrer rapidement dans mes bras.

- J'suis content que tu sois revenu, Capitaine. On se fête ça rapidement.

Je lui donne une franche accolade avant de me retirer sans le regarder, parce que j'ai pas envie que ça parte dans la séquence émotion. J'attends que Caem face ce qu'il a à faire puis le prends par les épaules en le menant avec moi vers la sortie.

- Allez viens Bro', on a des p'tits à faire nous aussi.

Je fais un geste de la main et me dirige vers la salle commune des Gryffondor, toujours auprès de Caem à qui j'offre aussi un sourire. C'est cool de le connaître, vraiment. Nous sommes peut-être lui et moi, le jour et la nuit, mais j'sais pas j'ai un bon feeling avec lui. Y a un truc sympa qui s'est installé et j'en suis pas mécontent.

- Si un soir tu t'emmerde, hésite pas à venir. Ça serait cool de refaire une soirée avec toi.

Mains dans les poches, je suis là un peu comme un con mais je ne me défait pas de mon assurance habituelle. J'crois que tout ça, ça m'a secoué et que désormais j'ai plus envie de me prendre la tête. J'ai l'envie furieuse d'aller voir Jenkins et de claquer toutes les vérités, de la chercher, de la sentir. J'en suis passé à un stade différent et c'est flippant mais là, j'ai pas envie d'y penser. Pas après tout ce qu'il s'est passé.
Et d'ailleurs, j'ai envie d'aller voir Maxime. Juste... Ouais, j'vais aller la voir.

- Allez, passe une bonne soirée mec.

Je plonge la main au fond de ma poche, me tire une cigarette et l'allume en chemin, en sortant de la salle commune. Finalement, c'était une putain de bonne journée.

- FIN POUR MOI -

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Dim 31 Mai 2015 - 16:49

Parler sérieux, parler moins sérieux ou en tout cas d'une manière différente, plus légère. J'avais besoin de leur donner quelques explications même si elles ont été très brèves. Peut être que j'ouvrirai un peu plus les vannes plus tard, c'est possible, mais pour le moment je ne le sens tout simplement pas. Je viens de rentrer, j'ai besoin de temps pour atterrir et surtout aucune envie d'en parler réellement. Pas pour l'instant en tout cas. Alors oui parler des jolies fesses des Brésiliennes ça me paraît pas mal, même très bien, et surtout ça me ramène mon sourire instantanément quand je pense à tous les bons moments que j'ai pu passer là bas. C'était court en terme de temps comme séjour mais pourtant ça m'a semblé durer une éternité tellement je m'y sentais bien. Avec un peu de recul j'ai l'impression de m'être senti comme … comme si j'étais à ma place. Ça ne me rend pas nostalgique, ça me rend simplement heureux d'y penser c'est tout. D'ailleurs l'idée d'y retourner un jour s'ancre très bien dans ma tête. Seul, avec Kyle, ou avec les copains qui ont l'air carrément emballé par l'idée. Maintenant que j'ai passé le cap je me dis que ça n'est pas si compliqué que ça de prendre ses clics et ses clacs, je me dis aussi que ça fait énormément de bien de voir autre chose et que découvrir le monde est une chose qui semble réellement me plaire. Ça me rappelle aussi que j'ai découvert, réellement découvert, ce qu'était l'amitié en débarquant dans ce château que j'ai longtemps détesté pourtant. Quand j'étais plus jeune j'avais … un ami, Jo, avec qui je tapais la vague et j'allais en cours. Je connaissais d'autres gens mais globalement j'étais très solitaire, ça ne me pesais pas parce que j'avais mes parents et que cette petite bulle me suffisait complètement. C'est sans doute aussi pour ça que leur disparition m'a autant affecté, pourquoi j'ai eu autant de mal à m'en remettre, mais ce que je veux dire c'est que depuis que je m'ouvre un peu aux autres j'ai la chance d'avoir trouvé des personnes avec qui je me vois complètement partager ce genre de trucs et le simple fait d'avoir passé quelques jours avec Jill et Cameron à Londres à la fin des vacances m'a conforté dans l'idée que je voulais que ce genre d'expérience se renouvelle. Ça n'est pas simplement le cours normal des choses après tout ? Normal ou pas, c'est ce dont j'ai envie en tout cas.

Bien sur je ne peux pas m'empêcher de mettre les pieds dans le plat mais … J'assume. Échange de regard entre les deux, c'est Caem qui prend la parole.

« L’ambiance générale est pas au top faut bien l’avouer. Entre ceux de Salem qui ont vu leur monde s’écrouler et ceux qui ne se remettent pas de la nouvelle attaque… Oui on peut dire que c’est pas non plus la fête. »
« Disons qu'on a connu mieux. »

Les yeux d'abord braqués sur Caem je tourne la tête vers Mateo et le dévisage sans détour. Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il n'a pas vécu ces deux ans d'enfermement avec nous et que ça a du lui faire sacrément bizarre de voir ces cinglés débarquer mais pourtant il garde une attitude très stoïque. Je n'ai pour l'instant croisé personne de Salem mais j'imagine qu'ils ont du ressentir a peu de choses près la même chose, peut être même en pire puisqu'ils ont carrément perdu leur école alors que Poudlard tient encore le coup. On n'en est pas à notre coup d'essai, faut dire ce qui est, et même si mon intention n'est vraiment pas de mettre une barrière entre eux et nous je crois que quelque part c'est ce que je fais malgré moi. Ils ne sauront jamais ce qu'on a vécu ici, ils ne pourront jamais réellement le comprendre, c'est comme ça, mais ça n'enlève absolument rien à leur propre traumatisme ni ne fait de nous des personnes plus fortes qu'eux ou autre connerie dans le genre. Chacun son vécu, c'est tout.

« Après la vie continue. Si on s’écroule, ils ont gagné. On ne peut pas s’arrêter de vivre. Penser à se défendre oui mais se morfondre nous mènera nulle part. Alors on avance. Du moins, c’est comme ça que je prends les choses. »
« Quelque part on a pas tellement le choix si on a envie de détruire ces enfoirés s'ils reviennent. Et j'me ferais un plaisir d'en éclater un ou deux, comme la dernière fois. »

Je ne sais pas trop comment interpréter cette impression de « nonchalance » qu'il dégage à l'égard de tout ça, je ne sais pas s'il tente de cacher quelque chose ou quoi, je ne le connais pas assez pour ça et en fait je me rends compte que je ne connais pas grand chose de lui si on y réfléchit bien et réciproquement au final. Je me décide à ne pas creuser la question pour le moment, Caem se charge de toute façon de nous faire passer tous les trois à autre chose et c'est surement la meilleure chose à faire. J'ai posé une question, j'ai eu des réponses, on va se contenter de ça pour l'instant.

Un peu perdu dans tout ça je ne capte pas tout de suite ce qu'il se passe mais quand je vois Caem tendre son verre devant lui comme s'il voulait trinquer je prends conscience que c'est de l'alcool qu'il vient de verser dedans. J'écarquille les yeux et pose un mouvement de recul, les sourcils légèrement froncés, parce que même s'il a l'air totalement serein je ne peux pas m'empêcher de me dire que ça n'est peut être pas sérieux ce qu'il fait. Est ce qu'il a replongé ? Non, je ne pense pas. Est ce qu'il se sent capable de prendre le risque d'affronter à nouveau ce qui était devenu son pire cauchemar ? Il semblerait bien.

« Pour la peine, je vais me placer en tant qu’exemple vivant. Je vais montrer que rien n’est perdu et que même les pires situations peuvent se résoudre ! »

J'esquisse un sourire devant ce message d'espoir tout ce qu'il y a de plus cérémonial.

« Okay ... »

Cul sec, et une descente toujours aussi efficace. Ce type me couche sans problème et pourtant je peux me vanter de tenir plutôt pas mal l'alcool mais ça n'est pas la peine de défier le Jaune à ce jeu là, je suis certain qu'il coucherait même Mateo sans problème. Enfin l'idée n'est pas là et ça me rassure un peu de le voir reprendre un verre de jus de citrouille. Jus de citrouille qui atterri également dans le verre de mon comparse Rouge et cette fois c'est un rire amusé que je lâche.

« Ouais rien n'est perdu, Bro'. »
« Je pense qu'on vient effectivement d'avoir la preuve que rien n'est irréversible. Aller, cette nuit je dors en pyjama. »

Comment ça ça n'a aucun rapport ? C'est simplement tout aussi improbable que Mateo buvant du jus de citrouille alors qu'il a une bouteille de Rhum sous les yeux. L'idée c'est juste de faire les cons, de raconter et faire un maximum de connerie, parce que c'est ça la vie et pas que des choses graves.

La porte s'ouvre finalement, pour être tout à fait honnête j'avais un peu oublié que Kyle devait se pointer et tout le bordel qu'il y a autour de mon lit et dessus me revient en tête mais un peu trop tard … y compris le tiroir ouvert et les magasines bien visibles … Ahum. Si je suis un déconneur dans l'âme, si je me laisse facilement embarquer par les conneries quand je suis avec mes potes, si j'en suis parfois l'initiateur d'ailleurs, ça n'est pas vraiment le cas de Kyle alors je doute qu'il réagisse comme moi à toutes ces petites attentions de la part de mes potes mais … ça n'a pas d'importance. Il comprendra le symbole, d'ailleurs il a peut être déjà vu tout ça s'il est venu ici pendant mon absence j'en sais trop rien mais, non, vraiment, aucune importance. Tout ce que je vois c'est qu'il a l'air un peu gêné et le large sourire de Mateo ne doit pas l'aider à se sentir plus à l'aise mais moi ça me fait sourire aussi parce que je sais très bien ce qui se passe actuellement dans la tête de ce grand con de Maracas. Pervers. Après tu vas chialer parce que t'as des images en tête que t'as pas envie d'avoir. Chochotte va !

« J'espère que tu vas bien profiter de tous nos p'tits cadeaux avec lui. Ah et Salut Kyle ! »

Je sens que oui, il va adorer dormir dans les paillettes, la tête sur un gros coussin violet en forme de cœur et voir sa tête tourner au plafond à côté des vôtres. Entre autres.
Mateo s'approche de moi et me tend la main, main que j'attrape et serre avant de me faire attirer avec force vers lui. Encore un câlin ? Fais gaffe, bientôt tu pourras plus t'en passer tu sais. En attendant je ne suis pas le dernier à le serrer fermement, parce que je suis réellement content d'être là et de les avoir retrouvé.

« J'suis content que tu sois revenu, Capitaine. On se fête ça rapidement. »
« Espèce de sentimental va. Mais ça marche. »

Laisse moi juste le temps d'atterrir et je te mets ta misère en te prouvant que je n'ai pas perdu ma bonne descente moi non plus. Ou alors ça sera tout l'inverse et tu devras me porter jusqu'à mon lit et me border, c'est une éventualité qu'on ne peut pas écarter. C'est au tour de Caem de s'approcher et cette fois c'est moi qui amorce l'accolade. J'en profite pour lui glisser des mots doux à l'oreille au passage ...

« J'passerai surement te voir dans les jours à venir pour discuter. Est ce que tu peux juste supprimer la superbe œuvre d'art qu'il y a dans mes draps s'il te plait ? Discrètement. »

J'ai pas vraiment envie de gérer une crise conjugale ce soir … Non sans parler de ça c'est surtout que si Kyle voit ça il va être … pas très à l'aise je pense donc autant pas créer d'embrouille ou de mauvaises ondes tout de suite. On vient de se retrouver, j'avoue avoir juste envie que ça se passe bien. On n'a pas vraiment le même humour, chacun est comme il est. Quelques secondes plus tard Mateo attrape Caem par les épaules et les dirige tous les deux vers la sortie.

« Allez viens Bro', on a des p'tits à faire nous aussi. »
« C'est malin ça, obsédé. Amusez vous bien. »

Je reste un moment là, à les regarder partir, disparaître, puis reste planté les yeux dans le vague quelques secondes avant de me retourner et de capter le regard de Kyle.

« Oui, je sais ... »

Mes amis sont graves et moi avec, mais j'aime ça. Il regarde tout ce bordel d'un air perplexe et moi je me marre, oui ça me fait rire, jusqu'à ce que j'attrape mon sac qu'il a effectivement remonté.

« Merci. »

Un bisou sur la joue, une main qui glisse sur son bras sans y réfléchir et je m'assoie à nouveau sur mon lit puis me penche pour commencer à sortir mes affaires quand un truc qui bouge attire mon attention sous le lit. Encore un cadeau surprise ? Une chose est sur ce truc n'était pas là avant que je parte et je l'admets, j'ai un peu peur de ce que je vais trouver là dedans pourtant je me fous à quatre pattes par terre et chope la boite avec une main avant de l'attirer hors de dessous le lit. Inspiration, hésitation, expiration ...

« Putain mais c'est quoi encore ça ?! »

… Sursaut, bond en arrière, et une magnifique plante carnivore à failli me bouffer la moitié du bras droit. Oui j'exagère un peu, à peine. Beaucoup. Ils n'ont pas tenté de me tuer, ça va.

« Non mais c'est des grands malades. »

Et j'éclate de rire sous le regard un peu perplexe de Kyle. Ces tarés ont foutu une plante carnivore sous mon lit … Ils sont pas sérieux … Je crois que c'est la meilleure blague que j'ai pu voir depuis un moment, je suis carrément fan, surtout quand je pense à comment ils ont du récupérer ce truc là et où ...

« J'reviens dans deux minutes. »

Pression sur mes avants bras, je suis debout et attrape la boite après avoir pris soin de refermer le couvercle. Si je me dépêche je pourrais peut être encore les choper. Je descends les marches quatre à quatre, traverse la Salle Commune comme une fusée, passe le tableau, regarde un peu partout et fini par les capter tous les deux un peu plus bas alors je me remets en route jusqu'à arriver derrière eux, à une distance relativement raisonnable.

« Hey les filles ! »

Ouverture du couvercle.

« Réflexe ! »

Et je balance la plante dans leur direction. Je n'attends pas une seconde de plus et me barre en courant dans l'autre sens pour retourner d'où je viens, dans un nouvel éclat de rire. En espérant quand même qu'aucun des deux ne se soit fait abimer sa petite gueule … mais je n'ai pas entendu de hurlement de douleur, juste quelques insultes en Russe et en Espanol. Maintenant je vais chercher ma dose de calme et de douceur Américaine. La soirée est cosmopolite, et ça me plait bien comme ça.

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MessageSujet: Re: Hoist The Color et sortez les meubles de salons ! ▬ Caem & Mateo   Mer 3 Juin 2015 - 15:19

Pour Caem, c’était le moment ou jamais de prendre le risque. En cet instant, il avait eu l’impression de renouer avec la vie, de se sentir entier, prêt à tout affronter. Mateo et Enzo l’aidaient à croire en l’avenir. Alors s’il devait se défier lui-même une fois, s’il devait tenter le diable et en assumer les conséquences la tête haute c’était bien maintenant. Cela faisait un moment qu’il ne s’était pas senti aussi en forme, aussi sûr de lui. Alors il avait décidé de prendre le risque. Il se doutait bien qu’Enzo allait sans doute avoir un peu peur en le voyant faire mais c’était maintenant ou jamais. Et après avoir bu sa petite gorgée, il se sentit comme libéré d’un poids. Il avait l’impression d’avoir définitivement pris le dessus sur son addiction. Il savait que la route serait encore longue et qu’il devrait toute sa vie faire attention à ne pas franchir la barrière mais… Caem avait l’impression qu’il comprenait enfin pourquoi il buvait tant et surtout, qu’il pouvait enfin faire la différence entre l’addiction physique et mentale. Il avait sans doute était sauvé par Enzo au bon moment et voulait croire que maintenant, les choses iraient beaucoup mieux. Cela lui redonnait le sourire. Et ses potes aussi y étaient pour quelque chose. La petite blague de Mateo ne le vexa en aucun cas. Au contraire, cela le fit rire, tout comme lorsque le revenant déclara qu’il allait maintenant dormir en pyjama. Quelle bande de joyeux lurons ! De l’extérieur ils devaient avoir l’air complètement dingues. Mais ça n’avait pas d’importance, seul ce moment comptait. Comme l’avait si bien dit son camarade, s’ils se laissaient abattre ils n’auraient pas la force de se battre si les Supérieurs revenaient. Ils devaient recharger les batteries, emmagasiner les bonnes ondes pour être plus forts que jamais. Cette philosophie plaisait bien au jaune.

Malheureusement ils ne pouvaient pas rester là éternellement à faire les andouilles. A un moment ou un autre le reste du monde devait les rattraper et leur rappeler que leurs conneries avaient beau être très drôles, il n’y avait pas que ça dans la vie. Alors, lorsque Kyle entra dans la pièce, ils comprirent tous qu’il était temps de retrouver une activité normale. Caem afficha un petit sourire. Ils devaient avoir tant à se dire, à partager… Oui, il allait s’éclipser de toute façon, sans poser de question, cela lui paraissait juste évident. Le russe adressa donc un signe de mail au jeune homme pour lui dire bonjour, termina son jus de citrouille et posa le verre vide sur la table de chevet. Il regarda ensuite les deux autres se faire une accolade et eut presque envie d’immortaliser le moment. Il se dirigea ensuite vers Enzo, à son tour et ce dernier décida de l’amener contre lui mais sans doute parce qu’il avait des choses à lui dire…

“Quand tu veux… Et pour mon œuvre d’art, je suis triste mais bon… C’est bien parce que c’est toi!”

Caem se recula alors et adressa un clin d’œil à son ami. Dans le même temps, il avait sorti sa baguette et fait un léger mouvement, murmurant de manière imperceptible la formule pour annuler son sort précédent. Et voilà, le drap redevenait normal et les deux zigotos allaient pouvoir batifoler sans que Kyle ne se sente mal à l’aise. Le russe jeta donc un dernier regard vers la magnifique chambre avant de se faire embarquer par Mateo et une magnifique blague graveleuse. EN même temps cela le fit beaucoup rire et alors qu’ils tournaient le dos à Enzo et Kyle, Caem fit mine de poser sa main sur les fesses de l'argentin en tournant la tête vers les deux amoureux, un grand sourire aux lèvres. Si Mateo avait vu ça, il l’aurait sans doute trucidé, mais Caem retourna ensuite son attention vers lui comme si de rien n’était, riant certes mais cela pouvait passer pour une euphorie liée seulement à sa blague précédente. Mais oui, ça passait sans problème! Les deux jeunes gens sortirent alors finalement du dortoir et en chemin, Mateo invita le jaune à se refaire une soirée à l’occasion. Quand il voulait! Le russe venait de comprendre qu’il avait besoin de moment comme ça. Qu’il ne pouvait pas toujours être le gentil élève discret. Parfois, il fallait qu’il lâche la pression et s’amuser était un bon moyen de le faire.

“Avec grand plaisir! Tu vas plus pouvoir te débarrasser de moi après, fais gaffe !”

Il déconnait bien sûr. Caem était loin d’être le type le plus envahissait dans cette école, bien au contraire. Il savait parfaitement respecter la vie privée des autres et leurs moments. Aussi, alors qu’ils sortaient de la salle commune, avançant dans les couloirs et que Mateo lui souhaita une bonne soirée, le jaune se contenta de lui retourner le vœu et de sourire. Pas plus de question, il menait sa vie et ça ne le regardait pas. Le russe se demandait bien ce que lui allait pouvoir faire de son côté. Mais avant qu’il ne puisse trouver une solution, une voix familière le poussa à se retourner. Juste à temps pour voir foncer sur eux une plante familière. D’un mouvement de côté, le russe esquiva la bestiole et sortit sa baguette pour ralentir sa course et éviter qu’elle ne s’explose par terre. Après avoir juré et avoir changé de visage sous le coup de la surprise, Caem laissa son rire s’exprimer à son tour, en écho avec celui du rouge qui s’éloignait peu à peu.

“Gourgandine Enzo Ryans… Je l’avais presque oubliée celle-là!”

Cette charmante bestiole qui avait faillit lui bouffer le nez. Le russe s’approcha alors de la plante. Elle avait l’air d’avoir survécu au passage sous le lit d’Enzo mais d’avoir quand même un peu la dalle. Que faire avec maintenant? Il risquait de se faire chopper s’il allait la ranger. Caem se tourna alors vers Mateo avec un grand sourire.

“Bon je propose qu’elle reste là, comme si de rien n’était. Wallenstein sera heureux de la retrouver, vu qu’Enzo n’a apparemment pas envie d’avoir une plante à élever avec Kyle pour le moment!”

Smile. Caem poussa alors précautionneusement la plante dans un coin pour ne pas non plus qu’elle se fasse écraser. Visible mais pas dangereuse. Il entendit des tableaux protester et dire qu’ils étaient que des gamins inconscients. Il n’écouta pas. Il n’avait pas envie de se confronter à ce genre de discours. Il se sentait vivant et qu’importe ce que les autres pouvaient en penser. Le russe adressa alors un dernier signe de tête à Mateo puis le laissa vaquer à ses occupations pendant qu’il se rendait dans sa salle commune, le sourire aux lèvres. Cette journée était bizarre. Ce mois était bizarre. Mais peut être pour le meilleur…



- The End -
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