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 No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. - Ft Maxime

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MessageSujet: No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. - Ft Maxime   Mar 7 Avr 2015 - 16:12

► No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. ◄
Maxime & Kezabel



Lundi 19 Janvier – Histoire de la Magie, vers 17h

- J’t’en prie Keza, j’suis au bout du rouleau putain.
- Il fallait réfléchir avant de faire une connerie pareille, Vargas.
- J’ferais tout ce que tu voudras, j’suis sérieux. Je déconne pas. J’suis même plus tranquille quand je vais pisser, bordel…

Je lève les yeux vers lui et … je dois avouer qu’il a l’air tout sauf en forme. Des cernes sous les yeux, le teint pâle et le regard hagard, il semble au bout de sa vie. Maxime met le paquet concernant sa vengeance et elle ne le loupe à aucun moment afin de lui rappeler l’affront qu’il lui a fait en la ridiculisant – ou en froissant salement son égo – de cette manière. La faire tomber amoureuse de Riley… Lorsque j’y repense je me dis que ça à causer un vrai bordel. Et qu’il s’est attiré non seulement les foudres de Maxime mais aussi ceux de ma meilleure amie. Je n’arrive pas à discerner ce qu’il se passe entre eux deux mais j’ai comme l’impression que c’est un jeu d’inavoué. Je fais au mieux pour être là pour elle et l’aider à relativiser tout cela malgré le fait que ça ne doit pas être évident pour elle, de gérer.

Le regard perdu de Mateo ne me quitte pas… il est sincère dans sa demande et semble vraiment prêt à tout pour que tout s’arrête.

- Parles lui, s’il te plait.
- Mais tu crois quoi Mateo ? Qu’elle va m’écouter ? Pourquoi tu ne demandes pas à Macy ou William ? Ils sont 50 fois plus proches d’elle que moi je ne le suis.

Bordel, c'est pas parce que j'ai couché deux fois avec que nous sommes les meilleures copines de cette planète.

- Ils veulent pas… Ils disent que ça sert à rien et que c’est un vrai Pitbull. Qu’elle ne m’lâchera que quand elle l’aura décidée.

Et il me dit ça dans un murmure horrifié comme si, dans son esprit, il se demandait combien de temps tout cela allait durer. Combien de temps encore il allait devoir subir le courroux de Maxime. William m’a également prévenue que Mateo allait subir une semaine complète de bizutage en tout genre. J’ai cru comprendre qu’il avait déjà goûté au réveil de la Marine, samedi matin ce fut au tour d’œuf et farine et de sauce en tout genre, en pleine salle commune.

- Alors pourquoi tu t’obstines Mateo…
- Mais parce que je CRAQUE !
- Monsieur Vargas ! Silence je vous prie !

Il se rétrécie sur ma chaise alors que je fais mine de ne pas être impliqué dans la discussion, m’évitant ainsi une remontrance de la part du professeur d’HDM. Ma plume gratte le parchemin de mon écriture italique alors que je l’entends soupirer de lassitude à mes côtés. Il sa table, une main dans ses cheveux, complètement perdu. Ok, peut-être qu’il est vraiment au bord de la rupture et que ses nerfs vont exploser. En même temps, il l’a cherché, non ? Enfin… il n’y a pas été à moitié pour faire son coup, surtout si cet abruti a été embrassé Riley uniquement pour obtenir des cheveux d’elle. Non vraiment, il mérite ce qu’il lui arrive. Mais je ne peux cacher qu’en cet instant, il me fait de la peine.

- Pourquoi t’as fait ça ?
- Fais quoi …
- Aller l’embrasser, comme ça, sans raison.

Il se fige et ne me regarde pas. Je peux seulement voir sa mâchoire se contracter, peut-être de colère, peut-être de honte. Je ne sais pas.

- Qu’est-ce que ça peut t’foutre ?

Je me raidis à mon tour en lâchant un ricanement sec, me concentrant de nouveau sur mon parchemin. Une sueur froide me traverse la colonne vertébrale, piquée au vif par son ton sec et brutal. J'ai tellement envie de lui en coller une avec tout ça.

- Cours toujours pour que je t’aide, Vargas. Débrouille-toi tout seul pour te sortir de ton propre bordel.

Il ne m’écoute déjà plus, sa tête posée sur ses bras croisés il est déjà en train d’essayer de rattraper les heures de sommeil que Maxime lui vole jours après jours.
Je passe le reste de l’heure en silence, ruminant dans mon coin le fait qu’il réussisse encore à garder cette fierté après ce qu’il a fait. Je ne le comprends plus ou pas, je ne sais pas trop mais Mateo reste un véritable mystère pour moi. Et lorsque je le croise dans les couloirs, je me demande parfois de quels côtés Riley voulait parler lorsque nous étions en vacances et qu’elle me disait qu’il pouvait être surprenant.

Et en parlant de surprise… J’en croise une à la sortie du cours, à l’angle d’un couloir et elle s’appelle Maxime. Maxime avec qui je me surprends à parler de temps à autre, comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Je ne dis pas que ce sont de longues discussions, ni qu’elles sont très riches, mais elles sont présentes et je crois que ça me va, voir me fait plaisir. Sans trop réellement savoir pourquoi. Avoir avec elle un contact en dehors du physique n’est pas déplaisant, sans compter Macy qui vient parfois s’ajouter et où j’apprends au fur à mesure que Riley n’est pas la seule pile électrique du château… Même si elles se défendent bien toutes les deux. Je suis certaines que nous pourrions nourrir la moitié du château en électricité grâce à elles deux !
Les paroles échangées ne durent pas très longtemps mais c’est avec un léger sourire que je me dirige vers ma salle commune afin de finir mes devoirs, dans le but de rejoindre Riley par la suite.

¥


Mercredi 21 Janvier – Fin de soirée

Je m’étire de tout mon long après avoir claquer mon gros bouquin de Divination, d’un air satisfait. Je venais de terminer mon devoir avec la sensation de m’en être pas trop mal sortie et je dois l’avouer, ça fait sacrément du bien. C’est presque glorifiant… Bon, pas à ce point-là, mais quand même ! Je ne sais pas si Mlle Hunt m’a définitivement oubliée mais elle ne semble pas prêter un quelconque intérêt à ma personne. Du moins, pas plus qu’à un ou une autre et ça me va très bien. Plus les mois passent plus je me surprend à m’intéresser un peu plus à la Divination, par curiosité je pense. De savoir comment est-il possible de pouvoir lire entre les lignes d’une main ou dans des cartes. Ce ne sont que des cartes justement, des morceaux de cartons avec des formes, des dessins et rien d’autre… Pourtant, je n’ai pas la sensation que Mlle Hunt ne nous mente en nous informant que, lorsque l’art est travaillé et bien manié, les cartes peuvent nous soumettre quelques réponses. Et un détail ne m’échappe pas et que j’apprécie particulièrement : Le rappel que le futur n’est pas une ligne stable, bien au contraire. Finalement, il est un peu comme les lignes de nos mains, c’est-à-dire strié de plusieurs branches différentes. Je n’aurai pas cru que mon esprit cartésien réussisse à éprouver le moindre intérêt à cette matière… Peut-être que mes cauchemars me permettent d’avoir une tout autre vision sur le sujet. J’en suis venu à me demander si cela n’avait pas .. un signe particulier. Une signification. Quelque chose dans ce genre-là. J’ai même tenté de me servir de mes cours pour y voir plus clair mais sans succès.

Je secoue la tête en rassemblant mes affaires, plumes, livres et parchemins – soigneusement, car elle n’est absolument pas tolérante face aux rendus cornés et usés – pour les remonter dans ma chambre et de redescendre afin de rejoindre Riley chez les Verts. Je noue mes cheveux sur le chemin après avoir remontée les manches de mon pull corail. Nous sommes en plein mois de Janvier mais il fait étonnamment bon dans certains couloirs même si je sais qu’arriver près de la salle commune des Serpentard, ça ne sera peut-être plus le cas. Je descends joyeusement les marches, d’un pas plein d’entrain alors que les couloirs sont entièrement vide.

- Kezabel ?
- Hum ?

Je me tourne vers ma gauche et mon sang se fige dans la seconde. Je suspend mon geste qui terminait de planter une tige en bois dans mes cheveux pour les faire tenir en un chignon lorsque je fais face au jeune homme tout en muscle, faisant deux têtes de plus que moi. Je ravale ma salive et arbore un air détaché en faisant retomber mes bras, alors que mon cœur martèle le creux de ma poitrine. Cheveux châtains, regard noisette, visage carré et parsemé de grains de beauté. Marcus se tient là, droit, arborant un léger sourire. Un sourire qui est venu me hanter durant des mois après l’épisode de Juillet. Et tout déferle comme une vague sur les rochers. Les souvenirs affluent, me soulèvent l’estomac et me donnent un véritable nœud au ventre. Un nœud de terreur et de dégoût.

Je suis incapable de bouger, de prononcer le moindre mot ou quoi que ce soit d’autre. Mon corps se remémore aussitôt à sa vue, ses mains sur mon ventre et je sens les extrémités de mes doigts commencer à trembler. Non. Ne te démonte pas Kezabel. Il ne te fera plus rien, l’épisode d’Alec lui a clairement suffit. Pour preuve, il n’est pas revenu une seule fois me voir depuis… depuis qu’il s’était fait graver en lettre de sang le mot « porc » sur le torse. Il est resté dans l’ombre, les Supérieurs n’étant plus là il ne se sentait plus aussi… fort. Plus aussi confiant. Il m’est arrivé de le croiser un bon nombre de fois puisque nous sommes dans la même maison, mais à aucun moment il ne m’a adressé la parole, voir un regard. Son égo a été salit et cela lui était suffisant pour ne plus se manifester.
Pourtant il est là et je ne rêve pas. Devant moi. Imposant, le regard brillant. Complètement terrifiant. J’ai l’envie de fuir, de partir en courant jusqu’à la salle commune des Verts et de me réfugier auprès de Riley pour les jours à venir car l’éclat au fond de ses yeux est plus angoissante que jamais. Carnassier, tel un prédateur qui attendait durant de très longues heures de pouvoir enfin piéger sa proie.

- C’fait un moment que nous avons pas parlé, toi et moi.

Je serre les dents, restant toujours figée comme un animal prit au piège. Il faut que je me reprenne et que je ne me laisse pas écraser. Respire. Inspire. Expire. Je vide mes poumons d’un air qui me brûle de l’intérieur et ne décroche pas mon regard du sien. Des sueurs froides me traversent la colonne vertébrale et mon sang semble se glacer dans mes veines, comme si un courant d’air froid s’y logeait.

- Et je pense que c’est tout aussi bien que nous continuions sur cette voie.

Ma voix tremble, elle n’est pas assurée. Je suis déjà entrain de me fracturer face à lui et je me hurle intérieurement de reculer et de partir, sans lui prêter la moindre attention. Pourquoi n’ai-je pas parlé de ce qu’il s’est passé en Juillet, à un professeur ? Par peur, dénie, culpabilité et parce que j’avais cette impression écrasante de n’être qu’un morceau de chair et de convoitise pour assouvir les envies perverses et primaires d’un homme comme Marcus. Je frissonne de dégoût alors qu’il s’approche d’un pas.

- Ne t’approche pas.

Je recule aussitôt et ma phrase fuse dans la seconde.

- Tu restes loin de moi.
- Sinon quoi, Hasting? Ton chevalier Alec le Tout Puissant va venir ?

Il ricane, plein de sarcasme. J’avais oublié à quel point son rire me semblait si gras, si rauque. Je ne peux pas nier l’évidence : Je le crains et je suis morte de trouille. Parce qu’il a su avoir ce pouvoir sur moi quelques minutes – de trop longues minutes – et maintenant, je suis foutrement incapable de bouger le petit doigt si ce n’est pour maintenir une distance entre lui et moi. J’ai le souffle lourd, court, mon corps tremble et j’ai la sensation que mes jambes vont se dérober dans la seconde. Effectivement, Alec n’est pas là et je crois qu’inconsciemment j’aurai aimé qu’il le soit, parce qu’il est le seul à savoir ce qu’il s’est passé. Je n’en ai jamais parlé à Riley, nous ne nous parlions pas à ce moment-là et l’idée de devoir lui avouer les faits me remplissaient déjà de honte. Je lui fais confiance, entièrement confiance… mais si jamais elle pensait que je l’avais aguiché ? Ça n’est pas son genre, j’en suis parfaitement consciente… mais allez dire ça à cette petite part de moi qui est entrain de se recroqueviller sous le regard lourd de Marcus.

- Fais pas cette gueule, t’as aimé la dernière fois, j’l’ai vu.
- Laisse-moi, bordel. Ma voix déraille, je n'ai aucune crédibilité. Si tu fais un pas de plus, je te jure que je t’enlève tout désir de t’approcher.
- J’aime quand t’es comme ça. L’genre farouche et qui essaie de résister. Sois pas conne, tu fais ta belle parce qu’ils sont partie. Mais tu l’sais comme moi, qu’ils vont revenir. Et là, toi et moi, on va recommencer à jouer comme avant.

Je voudrais hurler mais au lieu de ça, je sens une boule de larme me monter le long de ma gorge, à m’en faire mal. Je vais vomir, je sens la bile remonter petit à petit le long de mon œsophage. C’est donc ça ? Les Supérieurs refont surface et il se sent de nouveau puissant ?

- Ferme là.

Mes dents se serrent, je retiens tant bien que mal les larmes alors que j’ai la sensation de plonger dans un gouffre où je n’ai aucune prise. Je me sens déstabiliser et fragile, comme une moins que rien, comme un vulgaire tissu qui traine sur le bord d’un trottoir, lui donnant ainsi tous les pouvoirs de me manipuler. Il s’approche, je recule, et toujours ce sourire sur son visage qui ressemble à une lame de rasoir prête à me trancher la gorge. Je sens qu’il me pousse à me retrancher contre le mur et que ce dernier n’est pas loin. Non, bouge. Cours. Frappe-le. Ta baguette, pourquoi tu ne saisis pas ta baguette Kezabel ? Ne sois pas si faible, bon sang. Je ne pensais pas que tout ça recommencerait, je ne pensais pas revivre cette scène. Je me souviens parfaitement de sa puissance malsaine et je sais que je ne fais pas le poids contre lui. Je ne fais pas le poids contre ce regard carnassier.

- J’fais ce que j’veux. J’le sais que t’aime le genre d’être dominé t’vois ? Tu t’souviens de ce que l’autre connard m’a fait ? Tu l’sais que ça restera pas sans représailles.

Les souvenirs refont surface, encore une fois. Ce même regard, ce même désir. Ses mains, son souffle contre mon cou. Tout me ramène à ce moment et me donne l’envie de disparaitre au fond d’un trou, n’importe où, tant qu’il n’est pas à proximité de mon corps. J’ai mal partout tant mes muscles se crispent et ma gorge est gonflée de larmes que je ne cracherais pas. Je ne veux pas lui donner cette satisfaction… regarde toi ? Comptes-tu rester comme ça, à attendre ?

The fragile
The broken
Sit in temples and stay unspoken
We are powerless
©BMTH - Hospital for Souls

J’aurai dû en parler. Je n’aurai jamais dû croire que jamais il ne recommencerait et que la menace d’Alec était suffisante. J’aurai dû aller voir Mlle Stoneheaven ou un autre Enseignant. La honte est trop forte, plus que celle de la raison. Elle vous ronge et vous fait sentir médiocre. Comme un jeton usé que vous laissez sur le parking le soir, après vos courses. C’est un malade mentale et si je suis encore face à lui, c’est de ma faute. J’aurai dû agir.
Je perds toute faculté de défense, qu’elle soit verbale ou physique et je me trouve plus pathétique que jamais. Je n’ai que deux couloirs à peine pour atteindre la salle commune des verts et l’espace d’un instant j’hésite à envoyer un patronus pour appeler Riley. Je m'en veux plus que jamais de ne pas lui en avoir parler.
Regarde toi, le premier réflexe est d’appeler à l’aide et non de te défendre. Je ravale de nouveau mes larmes, la mâchoire serrée et le souffle court. Je suis déboussolée et prise au piège… Comme si déjà, il posait ses mains autour de ma peau pour se l’approprier.

Because we all walk alone on an empty staircase
Dial in the holes and nameless faces
I am powerless.
©BMTH - Hospital for souls

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MessageSujet: Re: No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. - Ft Maxime   Sam 11 Avr 2015 - 18:55

KEZABEL & MAXIME
21 JANVIER 2015
“ No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. “




  • Mardi 20 janvier au soir, tard, salle commune des Serpentards.



J’allais pour me rendre chez les Gryffondors, histoire de faire une nouvelle blague à Matéo, quand, en sortant de la douche, j’entends des reniflements parvenir du lit de Macy. Il n’est pas loin de minuit, je suis crevée moi aussi par cette semaine de vengeance impitoyable, mais ces petits sons répétés m’arrêtent nets dans ma démarche joyeuse. La forme recroquevillée de Macy bouge à peine derrière ses rideaux mal fermés. Je m’approche de son lit et appuie mon épaule contre le mur, silencieuse, et je la laisse un peu seule encore avant que ma voix ne s’élève davantage comme un murmure.

« Macy, qu’est-ce-qui se passe ? »

Pleure-t-elle parce qu’elle a le don de tomber sur des gays quand elle apprécie un dude ? Parce qu’elle a loupé sa coloration ? Macy pleure pour un tas de choses, le plus souvent ce n’est pas très important à nos yeux de gens normaux, mais ça ne m’empêche pas de m’arrêter à chaque fois parce que c’est un crime de faire pleurer ses beaux yeux, et j’en connais quelque chose.

« Rien, j’suis triste…
- Bah dis-moi, qu’est-ce qu’il y’a ? Wiwi a couché avec une de tes cibles ? »

Je tente un peu d’humour, mais je ne perçois aucune réaction chez elle, et je fronce les sourcils. Macy rigole toujours à mes petites taquineries, que ce soit drôle ou pas, parce qu’elle, elle trouve toujours ça fun. Parce que même si elle sait que j’abuse parfois, particulièrement moqueuse, elle ne peut pas s’en empêcher. C’est elle, William et moi contre le monde maintenant, et c’est pourquoi j’aime pas quand elle pleure, il n’y a plus que nous deux pour la protéger des autres. De tous ces autres qui l’ont embêtée plus jeune, de ses parents ingrats. Macy est notre fille perdue. Et la jumelle de William, l’un sans l’autre ça n’existe pas, et quand parfois je comprends qu’ils sont en totale phase, je ne les dérange pas. Parce qu’ils sont très bien tous les deux, qu’ils se complètent, et c’est pas pour autant que je me sens mise de côté mais leur lien spécial a besoin d’être entretenu par des apartés. Je reviens sur terre, pour elle, lorsqu’une nouvelle je l’entends renifler, dos à moi, sur le côté gauche, sous sa couette. Je l’aperçois à travers la mini-ouverture de ses rideaux.

« Bah… tu sais…
— Non Macy, justement. Dis-moi. »

Je ne m’énerve pas, je suis complètement calme, je réajuste mon sac sur mon épaule, parée à partir, puis…

« Mon doudou me manque… »

Mes épaules s’affaissent dans un mouvement significatif, mes yeux se ferment, je lâche doucement mon sac dans un soupir. C’est comme une douche froide qui me tombe sur les épaules et étrangement, j’ai beaucoup moins envie de rire maintenant. Mon cœur se serre. Je sais que Will, Dean et Spencer étaient les trois hommes de sa vie. Will son frère, Dean son ami, son confident… mais Spencer, c’était autre chose. Son doudou, comme elle l’appelle. Deux têtes de plus qu’elle, la peau brune, la deuxième pile électrique et accessoirement le nounours de Macy. Quand elle dormait mal chez elle, c’est Spencer qu’elle appelait, et quand, de notre côté, Dean et Moi à New York voyions Spencer transplaner ou être transplané par ses parents et bien, nous comprenions. A Salem elle allait dans son lit, ils étaient dans le même coven d’Air. Légers, volatiles, vif, curieux.
Je dépose mon sac près de mon lit, silencieusement, et me défait de ma veste et mes chaussures. Doucement, je pousse les rideaux de son lit et m’assoit sur le bord de son lit après l’avoir contourné, pour arriver face à elle. Je la regarde, la tête tournée et pousse une mèche de ses cheveux pour la coincer derrière son oreille. J’essaie de lui offrir un sourire mais je suis très nulle à ça. Je marche par regard, par geste. Je ne sais pas réconforter, je n’ai pas appris. Mon regard se plante dans le sien et elle arrive tenir le sien en place.

Je sais ce qu’elle veut et je lui donne sans problèmes, je m’installe dos contre la tête de lit et elle vient se poser la tête contre mon épaule, mon bras autour d’elle. D’un geste de la baguette je referme les rideaux correctement et de ma main libre, ensuite, remonte la couverture jusqu’à son épaule et dépose un léger baiser sur le haut de son crâne avant de la serrer contre moi.

« Je suis sure que tu lui manques aussi. Mais il aimerait pas que tu pleures, tu crois pas ? »

Elle acquiesce contre mon épaule mais je sais bien que déjà des larmes brulantes glissent sur ses joues pour atterrir sur ma peau. Alors je vais rester là le temps que ça aille mieux.

Ø



  • Mercredi 21 Janvier, fin de soirée



« Non mais Maxime t’es sérieuse t’as pas réussi à répondre à cette question ?!
— ça va, ça va, j’suis pas une tête d’ampoule moi !
— Eh ! »

Macy me file un coup de poing maigrelet sur l’épaule et je lui souris, un œil fermé à cause de la fumée de ma cigarette. On est là tous les trois, on vient de quitter Matéo, et ce soir William vient étudier avec Macy alors on retourne tranquillement dans la salle commune des Serpentards.

« Ah, attendez ! »

Macy attrape le bras de William pour le retenir et s’accroupit pour refaire les lacets de ses converses. Les indémodables converses roses de Macy. Customisées bien sur. On attend là alors en discutant avec William quand un geste au loin attire mon attention. Dans un premier temps je reconnais Kezabel mais est avec elle une armoire à glace que je n’ai jamais remarqué jusqu’ici. Je lève un sourcil, la clope aux lèvres, et esquisse une moue intriguée avant de reporter mon attention sur William et de continuer à discuter avec lui. Si je me demande ce qu’elle fait avec ce mec ? Un peu, je la vois souvent du fait que Riley est dans ma classe —Riley… Ce prénom me file des frissons, ce n’est pas contre elle mais le coup du filtre m’a vaccinée—, et je ne l’ai jamais vue avec ce genre de type. Bien sur on peut faire des rencontres à tout moment mais… je sais pas, je marche à l’instinct, et un truc me dit que ça cloche par là-bas.

J’ai du mal à suivre la conversation avec William parce que mon esprit et mon regard divaguent automatiquement vers le duo plus loin et mes sourcils se froncent davantage lorsque je vois Kezabel reculer d’un pas ou deux. Je finis par ne plus entendre la voix de William lorsque celui-ci m’interpelle.

« Hé, Maxime, on y va ?
— Hein… Ouais ouais… »

Et alors un geste me frappe. Le mec avec Kezabel commence à approcher sa main de son cou et mes yeux restent plantés sur la scène.

« Non ! »

Un bruit vif, Kezabel vient de clairement mettre une barrière à ce type qui visiblement à l’air de l’importuner plus que ce que je ne le croyais. Un élan de colère s’installe entre mes côtes et je pince les lèvres,
Mon corps réagit plus vite que mon esprit et je refile ma cigarette à William, lui coupant la parole et mes pas lourds se dirigent vers Kezabel et le mec, avant d’arriver bien entre eux deux et de poser ma main droite sur le torse du type, la deuxième, la gauche, sur la hanche de Kezabel la plus éloignée de moi et je l’éloigne, placée à moitié derrière moi, qui suit de trois-quart, les yeux plantés dans ceux, porcins, du type qui l’importune.

« C’quoi ton problème. J’crois que la dame elle t’a dis non. »

Les dents serrées, le regard droit, l’œil brillant, il dégage ma main d’un geste méprisant, celle-ci retombe en poing le long de ma hanche alors que l’autre est toujours posée sur la hanche de Kezabel. J’ai l’impression de percevoir des tremblements de toutes part chez elle et je suis plus qu’intriguée par la situation. C’est quoi ce bordel.

« Oh oh ! Ça y’est ton nouveau chevalier est arrivé ? T’es passé des mecs aux nana c’est ça ? »

Je hausse les sourcils, redresse les épaules, et incline un peu la tête : son sourire me déplait et plein de choses m’interpellent dans sa phrase. Nouveau ? Un autre, un deuxième, est-il déjà venu l’emmerder une première fois ? Pourquoi est-ce qu’elle a si peur et pourquoi lui s’en joue clairement ? Mais t’es pas tombée sur la bonne personne aujourd’hui mon gars, tu le sais pas encore mais tu vas comprendre bien vite. J’ai pas l’esprit aussi vif que Macy et Wiliam mais faut pas être débile pour comprendre le sens de son message. Mon corps se tend, il ne fait que cinq centimètres de plus que moi à tout casser et c’est pourquoi mes yeux sont bien droits. Ma main gauche retombe sur ma hanche et se forme elle aussi en un poing. Premier réflexe.

Mes poings se serrent davantage lorsque ses yeux me reluquent de haut en bas, avec un sourire qui me dérange de plus en plus, narquois, dédaigneux. Fais attention. Il reporte son attention sur Kezabel, qui se met en position défensive immédiatement, les bras enroulés, et le regard ailleurs. Je la scrute d’un air qui veut dire « mais qu’es-ce que c’est que ce délire ? », choquée par un comportement pareil quand la voix du mec retentit à nouveau à mes oreilles et je me retourne vers lui alors qu’il s’adresse à Kezabel.

« Raison de plus pour qu’on ait une petite discussion, toi et moi.
— Pardon ? »

Je lève un sourcil, décidément et replante mon regard droit dans celui du mec.

« J’ai cru mal comprendre là.
— Non toi t’as pas compris l’message, casse-toi de là, à moins que tu veuilles faire partie de la fête toi aussi.
— Ferme ta gueule. »

Ma réaction est sans appel, redressée au possible, tendue, mes dents sont serrées au possible mais ma voix est ferme et elle résonne dans le couloir comme le claquement d’un coup de fouet. Ma main est venue le repousser d’un geste sec et il bouge à peine alors que je la replace en poing contre mes hanches, le corps serré.

« J’ai l’impression que tu la fais chier, je pense pas qu’elle ait envie de partager ta fête, connard. Alors barre-toi. »

J’accentue mes paroles avec un geste de la tête qui lui intime de se tirer de là, dans l’immédiat. Ma menace est vibrante, sous-jacente, et s’il ne comprend pas c’est qu’il est vraiment con. Mais il en a l’air puisque son regard porcin s’accompagne désormais d’un sourire plus que narquois. Plus que salace. Il tente de s’approcher d’un pas mais je pose ma main sur son torse et le stoppe immédiatement, visiblement surprise par la force qui vient d’un être aussi maigre que moi, ses yeux oscillent entre Kezabel et moi.
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MessageSujet: Re: No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. - Ft Maxime   Dim 12 Avr 2015 - 21:40

J'aimerais fuir, que tout cela n'existe pas. Qu'il ne soit pas devant moi. Un poids m'écrase le torse et à chaque seconde, ma respiration se fait plus difficile, plus douloureuse. Les sueurs froides parcourent ma colonne vertébrale et mon cœur n'en finit plus d'hurler de m'enfuir. Il cogne, plus fort. Les yeux de Marcus ne me quittent pas et je ne décroche pas non plus de son regard, comme un animal prit au piège par les phares d'une voiture. Il me regarde me fracturer devant lui et il en prend plaisir. Je le vois à son sourire, je le vois à cette étincelle dans son regard. J'ai froid. Horriblement froid. Mon existence s'effile, s'amincit et se réduit à ce que je représente pour lui : Un morceau de chair qu'il veut goûter, posséder, saisir entre ses mains. Des images s'imposent à moi dans l'horreur. Mes cris résonnent en écho, son rire s'y mêle et je le revois me déchirer ma chemise avec  violence et surtout, avec une faim animale, un désir pressent. Il m'a salit de ses mains. Poitrine. Côtes. Ventre. Cou. Lèvres. Je vais vomir. Je me brise. Je ne veux pas que ça recommence... Et je n'en serais pas là si j'avais eu le cran d'en parler. Si je n'avais pas eu la stupidité de me taire, de le laisser déambuler dans les couloirs alors qu'il … Qu'il aurait pu..

- Tu n'es pas contente de me voir ? J'ai attendu longtemps avant de revenir te parler. Et pendant tout ce temps, tu sais à quoi je pensais ?

Il approche encore. Mes larmes se coincent et obstrue l'air venant le long de ma trachée. J'étouffe. Le monde autour de moi perd de sa consistance et les images se troublent. Seul Marcus reste là, bien devant moi. Agis. Prend ta baguette dans ta poche. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Tu as juste à plonger ta main dans la poche de ton jean, brandir celle qui prolonge ton bras depuis tes 11 ans et l'envoyer valser contre un mur. Peu importe s'il se fracasse le crâne contre les dalles, peu importe ce que ça engendrera, mais fait tout pour que ça ne recommence pas. Pour qu'il n'impose pas ses mains sur toi.

Toujours pas ? Tu ne veux toujours pas bouger ?
Je n'y arrive pas... Je n'y... arrive pas.

La peur est un moyen de pression, il le sait. Il sait aussi qu'elle me paralyse de tous les côtés, des pieds aux mains. C'est comme s'il m'avait attaché au mur, à la différence qu'ici, je suis la seule responsable de mon incompétence.

- Je repensais à cette fois là, dans la salle. Où j'ai pu sentir ton parfum. Ta peau sous mes doigts. Je l'ai goûté, je me souviens très bien de sa saveur. Et ça m'manque j'dois dire.

Sa voix est suave. Son timbre est brute, rocailleuse... répugnant.
Ferme là. Ferme là. Lèvres scellées, je ne bronche toujours pas. A quel moment vas-tu te décider à agir, Kezabel ? A quel foutu moment vas-tu te faire violence et lui coller un gifle ? Si je fais ça, ça ne ferait que l'exciter. Je le sais. Son sourire n'en finit pas de s'élargir, laissant entrevoir ses dents qui me semble plus longues, plus affûtées. L'angoisse me fait délirer et je ne remarque que maintenant que, durant un instant, j'ai cessé de respirer. J'inspire, l'air me brûle. Je frissonne. Mes muscles me font mal. J'ai mal.

- Laisse moi la toucher. Elle est à moi.

Il tend sa main vers mon cou et c'est un électrochoc. Rappel, souvenirs, sensation de dégoût et mon corps se débloque enfin.

- Non !

Ma voix est trop aiguë pour paraître sûre d'elle mais ma main vient aussitôt gifler celle de Marcus pour le tenir éloigné de moi, tout en reculant d'un pas. Un peu plus loin vers le renfoncement où il n'attend que ça, de m'y coincer.
A la seconde où ma main éjecte la sienne, son visage se modifie. Ses traits se durcissent, ses sourcils se froncent et son regard se fait plus dur, plus sombre... plus effrayant que jamais. L'animal s'est vu refuser son repas et il est hors de question qu'il me laisse m'échapper. Je viens de commettre une erreur fatale. Ma main palpe aussitôt la poche de mon jean pour y trouver ma baguette alors qu'il franchit le dernier pas vers moi, poing serré, poing à demi levé.

Mon estomac se retourne, mon cœur se crispe si violemment qu'il me donne la sensation de provoquer une déchirure en son muscle. Je m'apprête à lever les mains au dessus de mon visage dans un geste plus pathétique que défensive jusqu'à ce qu'une chevelure brune s'interpose dans mon champ de vision. Et surtout, un regard bleu limpide qui m’électrise sur le champ.
Maxime pose sa main sur le torse de Marcus et le repousse avec force, alors que son autre main s'impose sur ma hanche gauche, me forçant à me place légèrement derrière elle, en signe de... protection.

« C’quoi ton problème. J’crois que la dame elle t’a dis non. »

Intense soulagement. Pathétique intense soulagement. Mon corps tremble de plus belle, la gorge nouée, l'estomac à l'envers. Je passe une main tremblante dans mes cheveux alors que mon bras entoure mon ventre. La situation m'échappe, le temps en fait de même et je n'arrive pas à obtenir une réaction quelconque de mon esprit alors que Maxime s'interpose de toute sa hauteur face à Marcus qui la fusille du regard avec dédain et sarcasme, tout en dégageant sa main d'un geste de mépris. Celle de Maxime ne quitte pas ma hanche et si dans une telle situation j'aurai pu en ressentir une gêne ou un dégoût, j'y trouve malgré moi un réconfort, une présence rassurante et chaleureuse à l'instar du regard de mon ennemi, glaciale et dégueulasse. Mais surtout, c'est comme une accroche, un rebord à laquelle mes doigts peuvent se raccrocher pour ne pas tomber dans le vide, pour ne pas perdre contacte avec cette réalité qui ne demande qu'à être fuit.

« Oh oh ! Ça y’est ton nouveau chevalier est arrivé ? T’es passé des mecs aux nana c’est ça ? »

Stop. Stop. Que tout s'arrête. Qu'il se la ferme, qu'il dégage et que l'on m'enferme dans une boite où je n'en ressortirais jamais. J'ai honte, je culpabilise. Dans quelle merde je me suis fourrée ? Pourquoi je n'ai RIEN fais avant. Mon regard passe de Marcus à Maxime. Cette dernière est tendue comme un arc, je la vois de profil et je perçois les contractures de sa mâchoire qui se serre et se desserre. Sa main lâche ma hanche, laissant une absence glaciale, me laissant comme sensation un vide qui menace de s'étaler sous mes pieds.
L'atmosphère se tend, Maxime n'est qu'une boule de nerf à bien des égards : Ses poings crispés, son corps tendu et droit comme un « i », les yeux qui ne le lâchent plus. Alors que Marcus, lui, s'amuse de la situation. Il joue avec ma peur comme un prédateur avec sa proie, n'en ayant que faire de la présence de Maxime. Il est déterminé et ce n'est pas elle qui l'arrêtera. Si la leçon d'Alec ne lui a pas suffit... Il ne se dérobera pas sous son regard à elle. Et il est hors de question qu'elle subisse quoi que ce soit par ma faute. Voilà pourquoi tu aurais dû en parler. Pour éviter une situation pareille...
Il plante son regard sur moi, je m'enroule aussitôt de mes bras comme si cela pouvait me protéger de lui. Comme s'il avait la faculté de voir au travers moi, de mes vêtements. Comme si ses yeux pouvaient me salir de la même façon que ses mains l'ont faites.

« Raison de plus pour qu’on ait une petite discussion, toi et moi. 
— Pardon ? »

Mes mains se crispent autour de mes bras, plantant mes ongles au travers le tissu avec force.

« J’ai cru mal comprendre là. 
— Non toi t’as pas compris l’message, casse-toi de là, à moins que tu veuilles faire partie de la fête toi aussi. 
— Ferme ta gueule. »

Le ton monte crescendo. La situation dégénère.  Mon cœur palpite, de nouveau le souffle me manque. Je veux que tout s'arrête. La voix de Maxime claque dans le couloir et contrairement à moi, elle se trouve être ferme, sûre d'elle et surtout, prête à lui en décoller une s'il le faut. Chose dont j'ai été incapable de faire. Si elle n'était pas intervenue, qu'est-ce qu'il se serait passé ? Qu'est-ce qu'il m'aurait fait ? Un tas de scénarios s'affichent mais je me refuse de me les faire défiler comme un sale film.

Elle le repousse d'un geste sec, mes lèvres s'ouvrent pour prononcer quelque chose mais mes mots se bloquent dans ma gorge. La honte s'immisce et mon désir de disparaître se fait plus pressent.

« J’ai l’impression que tu la fais chier, je pense pas qu’elle ait envie de partager ta fête, connard. Alors barre-toi.»

Je tremble plus fort alors que mon regard court entre Maxime et Marcus. Il s'en fou. Il s'en contre-fou de sa menace et si j'ai espérer l'espace d'une seconde que cela suffirait, il me démontre rapidement que j'ai eu tord de croire quoi que ce soit. Que j'ai eu tord de croire qu'il ne recommencerait pas, qu'il était définitivement réduit au silence.
Il s'approche vers moi, la main de Maxime se pose aussitôt sur son torse pour l'arrêter net dans son geste.
Pas ça. Pas ça, s'il vous plait.

Dans un sursaut de conscience, ma main attrape le poignet de Maxime, celui qui se trouve près de moi et tire dessus légèrement.

- Laisse tomber s'il te plaît. Laisse tomber.

Ma voix n'est plus qu'un couinement de supplice, pour la simple et bonne raison que la peur commence à me ronger. Celle qui me susurre les pires horreurs, celle qui me fait comprendre que si la situation ne s'arrête pas maintenant, elle ne fera qu’accroître son envie de me cerner. Parce qu'il ne s'arrêtera pas là, ce qu'il va se passer si tout ne se stop pas dans la seconde, il me le fera payer au centuple et je ne veux pas. Je ne veux pas qu'il revienne, je ne veux pas qu'il me piège tout comme je ne veux pas qu'il s'en prenne à Maxime. Maxime qui n'a rien demandé et qui se trouve être coincée dans cette merde par ma faute. Je me mord la lèvre avec violence, prête à en percer la peau. Cette fois une larme roule le long de ma joue alors que je suis à deux doigts de me briser devant lui, devant eux.

- Dégage ta sale main dégueulasse de moi, t'entends ?

C'est foutu. Je le sais que c'est foutu. Le tableau va se déchirer sous mes yeux. Ils sont les deux protagoniste de la toile et j'en serais la lame venant éventrer cette scène qui me dépasse. Je n'ai plus aucun contrôle sur rien, ni sur moi dont mon corps ne cesse pas de trembler, me donnant l'impression que mes jambes vont se dérober sous moi. Ni sur Maxime qui, malgré ma main qui serre un peu plus son poignet en tentant de l’entraîner vers moi, s'apprête à faire de Marcus son prochain sac de frappe.

- Maxime s'il te plait, viens. Laisse tomber.

Pathétique et lâche, avec ça. Je panique et ma voix n'est qu'une suite de mots tremblants et brisés. Je veux que tout s'arrête, qu'il m'oublie, courir chez les Serpentard et me blottir contre Riley afin de m'oublier. Je ne veux pas que Maxime subisse quoi que ce soit par ma faute, je ne veux pas qu'elle ne soit blessé. Je ne me le pardonnerais jamais.
Et si suite à tout cela, il reportait sa faim malsaine sur elle ? Et si c'était elle sa prochaine cible ?

Prochaine cible ?

Combien en avait-il eu depuis qu'il m'avait réduit à l'état d'objet ? Combien de jeunes filles ou jeunes femmes avait-il touché depuis qu'il m'avait eu ? Et combien d'autres avant moi ? Combien de personnes ont subit son horreur  à cause de mon silence... Ça aurait pu être Charleen. Riley. Lucy. Macy. Par ma faute. La honte me submerge et une deuxième larme roule le long de ma joue. J'ai détruis des vies sans même le savoir. Par mon silence. Par ma lâcheté. Mes tremblements s'intensifient et ma nausée ne fait que s’accroître. Je m'encercle de mes bras un peu plus fort, mes doigts se crispant un peu plus sur ma peau, la douleur étant pour le moment la seule punition que je pouvais m'affliger. Tout prend une ampleur que je ne contrôle déjà plus.

Qu'est-ce que j'ai fais bon sang... qu'est-ce que j'ai fais.

- Allez ! Tu m'excuseras mais j'partage pas. Compris? Alors casse-toi.

Il détache chacun de ses mots. Partager. Tu n'es qu'un morceau de viande, souviens-toi.

Marcus ne se dégage pas de la main de Maxime. Pire, il la fixe de son regard noir et de son sourire répugnant.

- T'entends ? Tire toi, sale putain.

C'est terminé. A la seconde même où il achève sa phrase, je sais que tout est terminé. Je venais de déchirer la toile, laissant un orifice béant et sombre, portes ouvertes aux sévices.
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MessageSujet: Re: No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. - Ft Maxime   Mar 14 Avr 2015 - 10:53

« Laisse tomber s'il te plaît. Laisse tomber. »

Quoi laisse tomber ? Non j’laisse pas tomber non mais oh, tu couines plus que tu ne causes, tu crois vraiment que j’vais laisser tomber ? J’ouvre les yeux d’étonnement. Elle pose sa main sur mon poignet et malgré moi je me sens agressée. Peut-être que le terme est un peu extrême mais c’est le cas. Ne me touche pas alors que ce connard allait le faire sur toi visiblement, que ça n’est pas la première fois et qu’en plus tu crèves de peur. Ma colère n’est pas encore puissante mais elle est palpable, dans mes veines, surtout quand il me regarde avec cet air narquois et ce putain de sourire là. Ouais qu’est-ce-que t’as connard. T’as un problème, j’interromps quelque chose peut-être, j’suis pas invitée à ta fête ?

« Dégage ta sale main dégueulasse de moi, t'entends ? »

Il regarde ma main avec un air de dégoût profond et j’ai l’impression qu’il vient d’enclencher quelque chose. Ce quelque chose qui commence à vraiment prendre forme quand je sens que la main de Kezabel se serre davantage autour de mon poignet, entre deux tremblements. Ma sale main dégueulasse ouais ? Et toi ta petite tronche dégueulasse, je pense que tu vas morfler. Mon regard ne quitte pas le sien, je sens pratiquement mes poils se hérisser et la haine qui va avec. Je commence à cerner le petit jeu. La voix de Kezabel m’atteint mais je ne bouge pas, même si elle tente de me déplacer, et m’attirer plus loin. Je ne me décale pas d’un centimètre, décidée à ne pas faiblir, à ne pas lui laisser de la place. Explique moi c’que t’allais lui faire maintenant que j’commencer à capter l’envergure du personnage. Un regard malsain, un air… de tordu. Et c’est pas la première fois ? Ce qui expliquerait le comportement de Kezabel. Le comportement foutrement soumis par la peur de Kezabel. Une vague de mépris s’abat sur moi, dégoût et rage. La pression monte au fur et à mesure que les scénarios se profilent dans mon cerveau, que les informations affluent et je commence à voir rouge, le souffle court. Il faut qu’il se casse maintenant ou je lui défonce la gueule à coup de chaise.

Non à coup de poing, lui faire sentir ce qu’il fait à Kezabel actuellement rien qu’avec des mots. Mais moi, les mots, ça me suffit pas, j’ai besoin de lui faire comprendre la violence qui pèse à l’intérieur de moi, de l’exploser au sol comme une poupée, parce qu’il a visiblement déjà pris cette femme pour une putain de Barbie.

Je serre les dents et lorsque je sens Kezabel se rétracter sur elle-même et se mettre davantage derrière moi, les câbles qui enserrent l’animal en moi commencent à péter. Je la vois disparaître de la périphérie de ma vision puisqu’elle se faufile dans mon dos, et ça me met en rage de la sentir si effrayée, au bord du gouffre. Qu’est-ce que tu lui as fais gros porc pour qu’elle s’éloigne de toi, pour qu’elle regarde le sol, pour qu’elle me supplie presque d’arrêter. Chaque pas, chaque mimique, chaque geste, chaque mot m’a convaincue un peu plus : non je n’arrêterais pas et ce type sera mon prochain punching-ball pour le bien de la planète.

On se jauge, on s’évalue, mon regard reste planté dans celui du sale type dont je ne connais même pas le nom et je sens que mon poing me démange. J’ai envie de lui encastrer sa petite gueule d’ordure dans le mur mais je me retiens, encore, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu’elle l’a demandé. Je m’apprête à lui dire de dégager quand :

« Allez ! Tu m'excuseras mais j'partage pas. Compris? Alors casses-toi.
— T’as rien à partager, sac à merde. »

Ma main simplement posée sur son torse vient d’attraper son t-shirt et je me redresse davantage si c’est possible encore, prête à exploser, à imploser, le sang aux tempes, l’acouphène en fond sonore, je ne capte plus rien, je vois rouge, et le regard de ce type me met dans tous mes états. La violence bat contre mes côtes et s’apprête à défoncer ma cage thoracique. J’ai mal. Ça pulse, la, dans ma tête. Et le fait qu’il me défi comme ça, qu’il se tienne encore sur de lui et vaillant me rend malade.

« T'entends ? Tire toi, sale putain. »

Sale putain ?
Avant même que je ne comprenne ce qu’il se passe, mon corps réagit et mon poing s’abat une première fois sur la mâchoire inférieure droite du mec. Il vacille, je suis tendue, il porte les mains à son visage, je serre mes propres mâchoires, la respiration sifflante. Il titube, cogne contre je ne sais quoi et finit par tomber à la renverser.

« C’est moi qu’tu traites de sale putain, espèce de porc ?! »

La colère gronde à l’intérieur de moi, je sens mes muscles raidis se contracter sous la tension d’un nouvel affront. Je vais lui ravaler sa façade de connard endimanché, j’vais lui faire ravaler sa langue avec un plaisir particulier, celui de l’entendre souffrir et gémir. Il va me supplier d’arrêter.

Je fais trois pas en avant et j’attrape le col de son t-shirt penché vers lui, mon visage près du sien.

« Tu lui as fais quoi. »

J’attends une seconde, puis deux.

« TU LUI AS FAIS QUOI ! »

Je m’attendais à tout autre chose qu’un putain de sourire narquois, bloqué entre l’humiliation d’avoir chuté et le plaisir de pouvoir se battre, mais, violemment je plaque mon genou sur son torse et alors s’abat mon premier coup de poing. Ma violence est infinie, elle se délivre, et j’entends un craquement net au niveau de son nez, ce qui me tire un sentiment d’infinie jouissance, un frisson me parcourt l’échine et j’abats de nouveau mon poing sur sa sale face de rat. Aveuglée par la haine et le mépris, me corps se meut à ma place et je laisse ma force ébranler les fondements de son visage, et chaque fois que mon poing rencontre ses os, chaque fois que le bruit de nos peaux qui s’entrechoquent retentit, c’est un quota de plaisir en plus pour moi, une vengeance que Kezabel n’a surement pas pu prendre, j’atteins tout ce que je peux et avec une vitesse considérable mais, bientôt, dans le confort de mon acouphène, j’entends de pas se précipiter vers moi et la pluie de poing s’éteint, de force, lorsque je sens deux bras me tirer en arrière et m’éloigner de la pourriture au sol, le sang plein la bouche, le nez, l’arcade, l’œil fermé et déjà boursoufflé.

Je me débats comme je peux, et hurle à son encontre, je sens que mes cordes vocales vont se rompre si je n’arrête pas alors je ferme la bouche et finis par me défaire de l’emprise de la personne, qui se révèle être William, qui m’enlève de là.

« Arrête putain, arrête Maxime ! »

Je m’extirpe de son étreinte d’un geste d’épaule, me passe une main sur le pleine de sang sur le visage, les bretelles de mon haut sont tombées, ma respiration est courte, je suis essoufflée. Je fais mine de retourner vers William et, quand il tourne la tête, je fais volte face avec rapidité et reviens au-dessus de ma cible, qui essaie de se relever, et j'attrape le col de sa chemise pour confronter nos deux visages peints de SON sang. Je n'ai pas envie de rire, lui non plus.

Ma colère est vibrante, puissante, et je respire mal mais toujours mieux que lui. Mes yeux se plantent dans le seul valide qui lui reste, si on peut dire valide et ma voix siffle, ne se fait pas murmure. Non je veux qu'elle résonne et qu'elle lui explose les tympans.

« Tu la regardes, tu l'approches, tu lui parles : Je te tue. »

J'ai pas finis, alors tu peux faire une gueule endolorie je vais continuer.

« Je te recroise : Je te tue. »

Je le secoue, consciemment. Je ne pense a rien d'autre qu'à lui déchirer les entrailles, l'animal en moi en colère d'avoir été regardé de cette manière, la personne que je suis est malade à crever qu'un mec comme lui se ballade ici. Un de ces types aurait parfaitement pu en vouloir à Macy, ou à n'importe qu'elle nana de cette école. Il aurait très bien pu être l'un des mecs qui ont tabassé William et Jude ce jour-la au détour d'une ruelle. Une boule de colère déjà salement coincée dans ma gorge s'engorge de l'instant et se décuple. Si seulement je pouvais l'exploser, réduire son esprit à néant. Je tente de me contenir avec difficulté et crache ma haine par mots. Dernière menace.

« Tu pleureras tellement ta mère que t'auras plus de quoi me supplier. »

Je le lâche sans préavis, et, au passage, lui donne un bon coup de rangers dans les côtes, avec tout ce qu'il me reste de violence histoire qu'il comprenne bien la menace. Je me repasse une main sur le visage, essoufflée, grondante, le poing gauche serré et j'attends deux petites secondes de reprendre mon souffle. Je croise le regard de William, je suis en feu, je brûle, et puis croise le regard de Macy qui me dirige vers Kezabel.

Celle-ci est par terre,  recroquevillée, et visiblement effrayée. Un ouragan de colère se soulève à nouveau à l'intérieur de moi et je fais signe à William de surveiller la pourriture par terre. Je m'approche d'elle d'un pas décidé, attrape ses épaules, et en essayant de la ménager quand même au maximum, je la relève, parce qu'elle ne pèse rien et que la colère fait des prouesses. Mes mains sur ses épaules je la force à me regarder et je plante mon regard dans le sien, mouillé.

« Macy va te raccompagner chez les Serpentards. T'as entendu Macy ? »

Je tourne ma tête un demi-instant et mon amie acquiesce avec force et inquiétude.

« J'te laisse 2 jours pour en parler à quelqu'un ici. Sinon je m'en occupe. Il a pas à se balader ici comme un bouffon. 2 jours Kezabel. »

Ses yeux sont emplis de peur et de culpabilité et mes mots la font pleurer, je sais bien. Mais elle peut pas rester la, elle peut pas stagner dans sa peur, prise au piège par une nouvelle espèce d'enfoiré.

« Je le surveille. Ok...? Il bougera pas. Hé… Arrête d’avoir peur. Macy ! »

J'appelle mon amie qui arrive à la rescousse et je lui laisse prendre le relais, comme un tuteur pour Kezabel. Macy est une personne douce et attentionnée quand elle veut. Moi je ne sais pas faire, je peux la protéger d'autant plus qu'elle sera dans mon dortoir, mais je ne peux pas l'accompagner. Je vais surveiller ce type, prendre la relève de William, et  attendre.

« Macy tu nous envoies un patronus quand t'es arrivée, s'il te plait. »
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MessageSujet: Re: No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. - Ft Maxime   Jeu 16 Avr 2015 - 16:03

La violence des phalanges de Maxime contre la mâchoire de Marcus m’arrache un cri silencieux. J’ouvre la bouche, mais aucun son ne sort. C’est comme un crochet au creux de mon estomac, cette même sensation que vous ressentez lorsque vous vous tenez au bord du vide et que vous êtes irrémédiablement attiré par le sol, a 150 mètres en dessous de vos pieds. Mes larmes se déversent alors que je reste tétanisée par cette scène. Suis-je cruelle d’avoir ressentie un sentiment de satisfaction profonde lorsqu’elle l’a cognée ? Non. Non, je ne le suis pas mais désormais, c’est la peur qui me tétanise. Maxime venait de frapper Marcus. Elle venait de signer notre arrête de mort, pour m’avoir défendue moi. La personne à qui elle ne devait rien. Je connais Marcus, je sais de quoi il est constitué et je sais aussi qu’il ne s’arrêtera pas à ça. Aussi, lorsque je le vois trébucher et tomber lamentablement sur le sol, ma conscience me souffle que dès que possible, il viendra se venger. Quoi qu’il lui en coûte… Parce que cet homme ne supporte pas l’humiliation et qu’il préfèrerait mourir plutôt que d’arpenter les couloirs, la queue entre les jambes.

« C’est moi qu’tu traites de sale putain, espèce de porc ?! »

Maxime est tendue et vibrante de colère. C’est la première fois que je la vois aussi… furieuse. Destructrice. Elle dégage une aura qui me fait sentir toute petite et qui me donne la sensation qu’elle aspire tout autour d’elle. Elle me parait plus grande, plus sombre, plus… tout. Comme si elle était une tout autre personne et lorsque je la vois faire trois pas vers Marcus, n’en ayant visiblement pas finit avec lui, je lâche un nouveau couinement en faisant un pas en avant, tendant la main dans un geste desespérer.

- Non, non, non…

Non n’y va pas je t’en supplie. Tu ne sais pas de quoi il est capable. Il se retournera contre toi. Contre moi. Contre nous. Il n’en finira pas ici, quoi que tu lui fasses.  La peur m’habite et se répand toujours un peu plus dans veines alors que mes mains tremblent. Je ne suis plus rien qu’un corps sans consistance.
Elle se penche vers lui, lui attrape le col du tee-shirt et le soulève légèrement.

« Tu lui as fais quoi. »

Une douleur au ventre me traverse violemment et me courbe. Elle a compris. La honte s’abat sur mes épaules et mes sanglots silencieux redoublent d’intensité. Ne lui demande pas. Je t’en prie. Ne lui demande rien.
Il se redresse, un sourire aux lèvres. Il me dégoûte. Il jubile… même après ça, il jubile.

« TU LUI AS FAIS QUOI ! »

Un murmure… imperceptible murmure.

- Un tas de chose.

Le genou de Maxime se plaque à son buste et alors, tout s’enchaine, plus vite que je ne l’aurai cru et trop vite pour que je ne réagisse. J’entends chaque coup donné, chaque os et morceau de peau se briser, se déchirer. J’hurle quelque chose mais je ne sais pas quoi, je ne sais plus. Je n’existe plus. La violence de Maxime me dépasse complètement et même si une part de moi, enfoui bien au fond, exulte face à la correction qu’elle lui donne, la terreur reprend le dessus, car pendant que ses poings que nous pensons inoffensifs détruisent le visage de Marcus, mon cerveau lui, me dicte les prochains évènements. Il se relèvera, me cherchera et me détruira. Pour de bon. Il fera pareil avec Maxime et avec ceux qu’elle aime. Elle se met en danger, par ma faute. Par celle de mon incompétence.

Ne la mêle pas à ça.

Je me sens reculer d’un pas, puis d’un deuxième… jusqu’à ce que je rencontre le mur.

Ne la ... MÊLE PAS A CA !

Je ne quitte pas la scène des yeux, je ne lâche pas Maxime et son corps frêle s’abattre sur celui qui me terrifie tant. Elle n’a pas hésitée une seule seconde à se jeter sur lui. Elle n’a pas hésité une seule seconde pour le détruire de sa rage, de sa haine et de son dégoût, tout en comprenant à demi-mot ce que Marcus représentait comme menace pour moi. Mes jambes fléchissent, menacent de se dérober sous moi et je me laisse glisser contre le mur, le visage en larme, sentant un profond sanglot m’entraver la gorge. Je n’ai été qu’une incapable. Pourquoi n’ai-je pas bouger. Pourquoi n’ai-je pas osé dès le début. Au lieu de ça, je laisse Maxime se salir pour moi. Risquer … je… déconnecte. La bile me remonte le long de la gorge, les cauchemars afflue, les mains de Marcus se baladent de nouveau sur moi. Car lorsque tout ça sera terminé, il me retrouvera. Et j’en serais la seule responsable.

La violence de celle qui semblait éveiller en moi une flamme inconnue, s’abats au même rythme que l’agrandissement de ma peur et de mon angoisse. J’ai la sensation que la scène se déroule au ralenti. Je ne veux qu’une chose : disparaitre. Ne plus jamais revenir. Ne plus respirer. Ne plus sentir se dégoût se profiler sur ma peau comme un million de bête venant me ronger. Ne plus réfléchir. Ne plus penser. Ne plus avoir peur. Oublier. S’enterrer. Que tout s’arrête. Je vous en supplie.

« Arrête putain, arrête Maxime ! »

Sa voix me parait éloignée, les hurlements de Maxime également, comme si je n’étais plus avec eux mais face à ce trou béant qui menace de m’aspirer. Un pas, une seul et unique pas et je disparaitrais. Je tremble de plus belle alors que Maxime s’écarte d’un Marcus à demi-évanoui, le visage en sang, boursouflé. Mes yeux captent des traces rouges sur le poing de la jeune femme mais aussi sur… son visage. Je me crispe, me tend. Il l’a touché ? Il l’a frappé ? Je vais vomir. Je vais finir par hurler. Mes mains glissent le long du visage et agrippent mes cheveux alors que des flashs incessants s’interposent en moi. Qu’est-ce que j’ai fait ? Mon dieu, mais qu’est-ce que j’ai fait ? Je me recroqueville, ramenant mes genoux vers moi, secouant la tête. Non. Pas Maxime. Tu ne peux pas la toucher. Comme tu ne peux pas toucher Charleen. Macy. Riley. Lucy. Et d’autres. Et moi je t’ai laissé courir dans ces couloirs, insouciante. Égoïste.

Elle fait demi-tour et je n’entends que ses mots, ma vue se brouille sous les larmes qui redoublent d’intensité. La honte est mon seul accroche à cette réalité.

« Tu la regardes, tu l'approches, tu lui parles : Je te tue. Je te recroise : Je te tue. »

Ses mots ne m’ont jamais semblé si … vrais. Si empreint d’une vérité qu’elle n’hésiterait pas à mettre en œuvre. Un sentiment profond de protection tente de s’insinuer en moi. Je viens d’assister à un carnage de violence et de rage que je n’aurai jamais soupçonné chez elle. J’ai entendu des échos concernant une altercation entre elle et un Serdaigle mais jamais je n’avais vu son visage et son corps transpirer une haine si vivante et palpable. Si elle était capable de tout ça, alors je n’ose imaginer la rage de Marcus lorsqu’il se réveillera. Lorsqu’il comprendra qu’il venait de se faire lamentablement humilié et qu’il venait de se faire sucrer sa partie de plaisir sous son nez.

Je n’entends plus que les battements affolés de mon cœur, ce sentiment de malaise profond et cette culpabilité qui me déchire à chaque inspiration. Les secondes s’écoulent alors que je suis ici, sur le sol, plus lamentable que jamais. Mon cerveau subit des interférences et je ne vois que ces images horrifiantes, sales, trash et menaçante. Il y a quelques jours, quelques semaines, lorsque mon corps cherchait celui de Maxime, j’avais cette sensation de sentir ces craquelures en moi jusqu’à ce que j’explose. Puis, il y a eu cette altercation avec Emily où juste avant, je sentais ces vieilles plaies refermées à la va-vite prête à céder sous la pression et à se rouvrir.

Ici, je suis à sang. A pleurs et à sang.

Je sens mon corps se relevé d’un coup sec alors que je sursaute violemment, m’accrochant aux bras qui me tiennent. Je croise le regard de Maxime, limpide, dur, et flambant de colère. Son visage est parsemé de tâches de sang et mes larmes continuent de couler alors que mes yeux parcourent chaque détail.

« Macy va te raccompagner chez les Serpentards. T'as entendu Macy ? »

Serpentard. Riley. Son regard vert émeraude contemplant le pathétisme que je représente ? Hors de question, je n’peux pas faire ça. J’ai pas le… j’peux pas. Je secoue négativement la tête, serrant les dents, le souffle court, alors qu’elle cherche le regard de Macy. Elle ne m’a pas vu… je sais même plus ce que je dois faire ou ne pas faire.

« J'te laisse 2 jours pour en parler à quelqu'un ici. Sinon je m'en occupe. Il a pas à se balader ici comme un bouffon. 2 jours Kezabel. »

Je pleure de plus belle et ma culpabilité me taillade de part en part. Elle sait. Elle a compris depuis tout à l’heure à quel point ma lâcheté était tout aussi immonde que Marcus lui-même. J’ai honte et je me recroqueville sous ses mains, la tête dans un étau. Je suis foutrement incapable de prononcer un seul mot, pas même un désolé, puisque ça ne servirait à rien. Ses mots me blessent en même temps qu’ils me giflent. Je sais qu’elle a raison. Je sais qu’elle vise juste, qu’elle vise là où ça fait mal mais c’est la vérité. La réalité. Si je ne dis rien, il recommencera.

Non. Il va recommencer. Dès que je me retrouverais seule, il reviendra et s’en est terminé pour moi. Et s’il s’en prenait aux autres ? La terreur. Encore et toujours. Je ne suis réduis qu’à ça. Un amas de frousse et d’angoisse. Je ne me reconnais pas.

« Je le surveille. Ok...? Il bougera pas. Hé… Arrête d’avoir peur. Macy !
- Maxime… il reviendra. Il s’arrêtera pas… je… »

Ma voix se perd dans son murmure continuel troublé par les sanglots, je ne suis pas certaine qu’elle m’ait entendu mais Macy arrive en trottinant vers nous, les lèvres pincées. Plus je scrute son visage, plus je vois les mains de Marcus l’entacher. Vomir. Ma respiration s’écourte, mon cœur s’emballe. Non.

Envie subite. Maitresse et envahissante. Je veux que Maxime me garde entre ses mains. Je veux qu’elle ne me lâche pas du regard. Je veux que sa puissance me couvre et qu’elle me lave de tout ce dégoût qui me colle comme du pétrole.

« Macy tu nous envoies un patronus quand t'es arrivée, s'il te plait. »

…. Pour aller où ? Mon cerveau s’enclenche avec difficulté. Les rouages crissent, buttent mais reprennent en douceur. La salle des Serpentard. Je donnerais n’importe quoi pour me perdre dans les bras de Riley. Je donnerais n’importe quoi pour dormir auprès d’elle et qu’elle me lave de ce regard lubrique et carnassier avec ses mots. Je donnerais n’importe quoi pour qu’elle m’emmène loin d’ici, loin de moi, loin de lui. Mais je n’y arrive pas. Je ne peux pas y aller. Je ne peux pas affronter son regard. Elle va se demander ce qu’il se passe, elle va me jeter ce regard inquiet et je serais incapable de lui mentir, de lui cacher quoi que ce soit. Et que se passera-t-il lorsque je lui avouerais qu’un homme m’ayant touché de ses mains perverses était toujours en liberté, depuis tout ce temps, parce que je n’avais rien dis ? Comment va-t-elle réagir lorsqu’elle comprendra qu’indirectement, j’ai mis sa propre sœur en danger et elle avec ?

Je sens la main fraiche de Macy prendre la main et son bras m’enrouler l’épaule pour me guider. Mon regard a depuis longtemps quitter celui de Maxime et faire un pas supplémentaire me demande un effort incommensurable. Je jette un dernier coup d’œil au corps de Marcus qui semble bouger, se réveiller.

Mon cœur se crispe. De peur. De honte.

Il reviendra

Deux jours, Kezabel.

Il me détruira


- FIN POUR MOI -
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MessageSujet: Re: No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. - Ft Maxime   Ven 17 Avr 2015 - 21:37

Macy s’éloigne avec Kezabel et je les suis du regard un instant, jusqu’à ce qu’elle tourne au coin du couloir, pas très loin de la salle commune des Serpentards. Je lâche un soupir, passe une main dans mes cheveux, pleine de sang, et je reviens vers William. La colère fait vriller mes tympans et j’ai mal aux phalanges, mais c’est pas grave. Je recommencerais volontiers. William a la baguette de Marcus coincée sous le pied. Je tremble, un poing serré, l’autre main dans mes cheveux. Je jette un regard à l’ordure qui essaie de se relever avec pas mal de difficulté. Mon cœur bat à un rythme incroyable. Je devrais finir ce que j’ai commencé putain, et le réduire encore en cendre, lui éclater encore un os, exploser son nez à nouveau. Son thorax, ouais, l’écraser sous mes bottes. Un frisson de plaisir carnassier étire ma colonne vertébrale. Je devrais te tuer, connard. Un sentiment profond de dégoût et de mépris finit par ressortir et teinter mon visage. Je jette un regard vers William, ses sourcils sont froncés.

« Je comprends même pas pourquoi j’le laisse filer, putain…
— Moi non plus mais laisse-lui le temps, elle le fera…
— On en fait quoi ? »

J’accompagne ma phrase d’un mouvement de tête vers l’ordure au sol.

« Attends, je sais… »

Je me rapproche rapidement du mec, le rattrape par le col en m’accroupissant et le plaque au mur avec toute ma force. T’imagines pas à quel point j’aimerais te refaire encore le portrait. T’éclater au mur, t’entendre te briser. Salaud. Je contiens ma colère et la passe dans mes mots, durs, et froids.

« Ton nom, ton prénom.
— Va crever. »

Il sort de sa bouche une sorte de gargouillis mais je perçois ce qu’il dit et je le plaque au mur de nouveau sans me soucier de la force que j’y mets. Le plus possible. J’appelle William et celui-ci, qui est juste derrière moi, comprend parfaitement ce que je veux. La tête pensante. Il sort de sa poche la baguette qu’il avait ramassée et s’accroupit lui aussi près de moi. Je le sens tendu. Ses mains s’enroulent de part et d’autre de la baguette et commencent à faire plier le bois pourtant dur de la baguette et, celle-ci menace de se briser à tout instant.

« … Marcus Fincher. »

Un sourire malsain s’étire sur mes lèvres.

« Ta maison. »

Il hésite, William insiste davantage sur le bois de la baguette et « Marcus Fincher » se raidit. Il pourrait me donner un faux nom. Et pourtant je sais que quelque part il a la fierté d’être ce qu’il est et il est trop con pour mentir. Pas à ce stade où sa baguette est prête à être rompue par un gay né-moldu. Bon ça, il ne le sait pas. Mais ce serait plus délicieux encore qu’il le sache.

« Poufsouffle.
— Alors je réitère ma menace. Si tu veux pas crever comme un sale chien dans ces putains de cachots, t’approches pas d’elle. J’te suis, j’te vois, y’a rien qui va m’échapper. Tiens toi à carreau Fincher. »

Je lance mon poing une dernière fois sur son visage et il s’évanouit dans l’immédiat, assommé par la force du coup. Je bouge la main dans tous les sens en soufflant. Ce coup m’a fait mal, cette fois, et en me relevant je constate que je saigne. Cette fois ce sang est le mien. William repose sa baguette dans sa poche et ne manque pas de lui cracher dessus. Je fais comme si je ne voyais pas.

« Il faut que t’ailles…
— Ta gueule.
— Bon, donne. »

Dit-il en soupirant et en me tendant la main, histoire que je lui passe la mienne. Il constate. On attend encore quelques instants, lui se sert de sa baguette pour me rafistoler, et alors une deux trois oiseaux — des rouges-gorges précisément — se ruent sur nous et la voix de Macy retentit dans nos oreilles. Bien. Je pousse un soupir accompagné de William, qui s’est déjà sortit une cigarette et qui me balance son paquet. La haine vibre, encore. Je me tiendrais formellement à mes paroles : je serais là derrière chacun de ses pas. Je lui laisserais l’impression d’être libre. Et s’il m’échappe, s’il atteint quelqu’un, s’il s’approche de qui que ce soit, je le tue.

« Bon, faut que j’aille enlever ce truc de mon visage. Tu viens ? »

J’adresse un regard à William et nous filons, dans l’ombre. A bientôt Marcus.

FIN.
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No matter how fucked you get, there's always hell when you come back down. - Ft Maxime
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